Troubles musculosquelettiques

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Cochons : 17
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17 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur injecte de la collagénase dans le tendon rotulien pour provoquer une tendinopathie, avant des séances d'imagerie répétées sous anesthésie sur 35 jours et, pour dix d'entre eux, une embolisation des vaisseaux. Les deux tendons sont prélevés après la mise à mort, geste que le porteur juge "indispensable" pour confirmer les données d'imagerie. Il affirme qu'aucune méthode sans animal ne permet d'étudier la néovascularisation dans un "organisme vivant" et retient le porc pour son accès endovasculaire proche de l'humain.

Objectifs

La tendinopathie est une pathologie fréquente. Celle-ci touche essentiellement les populations jeunes et adultes, elle est responsable d’une altération importante de la qualité de vie que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. Le principal symptôme étant la douleur chronique. Le traitement initial de la tendinopathie est principalement conservateur avec une reprise physique douce, glaçage, l’administration d’anti inflammatoires non stéréoidiens, l’injection péri tendineuse de corticostéroïdes ou l’injection intra-tendineuse de plasma riche en plaquettes. De nouveaux traitements sont également apparus, ceux-ci ciblant la néoangiogénèse dans les tendinopathies, correspondant la création de nouveaux vaisseaux : électrocoagulation des vaisseaux, sclérose des vaisseaux sous guidage échographique… Plus récemment, de nombreuses études sont apparues dans le traitement des pathologies ostéoarticulaires et notamment l’embolisation intra vasculaire des néo vaisseaux avec un succès clinique important (jusqu’à 80% de succès clinique persistant à 3 ans). Cependant, de nombreux agents emboliques sont utilisés et dans de nombreuses indications différentes les unes des autres. Certaines études ont montré une efficacité précoce mais avec une récurrence rapide de la douleur. Il est donc essentiel de mieux comprendre l’ensemble de ces mécanismes. L’objectif de notre projet est de mieux comprendre le mécanisme de néovascularisation (création de nouveaux vaisseaux) dans les tendinopathies et leur corrélation. De plus nous évaluerons l’effet de l’embolisation sur cette néoangiogenèse.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra une meilleure compréhension de la formation et de l'évolution des néovaisseaux dans un modèle de tendinopathie. De plus, l'analyse comparative de modèles de tendinopatie avec et sans traitement par embolisation ostéoarticulaire permettra d'étudier ses effets sur les néovaisseaux. Si nous montrons que l'embolisation provoque la destruction des néovaisseaux au début mais stimule la néoangiogenèse en même temps, nous pourrions expliquer l'effet transitoire (bon effet à 3 mois mais modéré à 1 an) et nous pourrions proposer une meilleure sélection des patients pouvant bénéficier d’une embolisation musculo-squelettique tels que les patients souffrant de douleurs aiguës provoquant une immobilisation douloureuse d’une articulation.

Procédures

Le protocole se déroule sur 35 jours: 1) acclimatation des animaux 2) sessions d'imagerie (scanner et TEP-CT) sous anesthésie générale, répétées à J0, 72h, J7, J9, J14, J21 et J28, chaque session durera environ 2h (30 minutes de préparation de l’animal, 10 minutes de scanner et 20 minutes d’acquisition TEP réalisée 1h post-injection du radiotraceur). 3) induction du modèle de tendinopathie par injection intra tendineuse au niveau du tendon patellaire de collagénase de type 1. Cette injection est réalisée suite à la 1ère session d'imagerie basale, sur un animal toujours sous anesthésie générale. L'induction du modèle dure environ une quinzaine de minutes. Dix animaux recevront le traitement par embolisation, cette procédure durera 30minutes. La mise à mort est réalisée à la fin de la procédure expérimentale n°1, sous anesthésie générale, par injection intra veineuse de pentobarbital (140mg/kg) . Les tendons patellaires sont prélevés après la mise à mort.

Impact sur les animaux

Le modèle de tendinopathie peut provoquer des douleurs au niveau de l'articulation. Afin de limiter celles-ci nous avons constitué des groupes hétérogènes afin de disperser les tendons recevant le modèle pour que chaque cochons puisse avoir un tendon sain ou un tendon traité. De plus, lors des phases d'observation de l’étude précédente ayant permis la validation de la dose de collagénase, aucun signe d’apparition d’inconfort ou de douleur, ni de changement de comportement chez les animaux n'ont été relevés. Enfin, pour réduire la douleur et d'éviter le stress chez les animaux, tous les gestes interventionnels seront réalisés sous anesthésie générale.

Devenir

Tous les animaux (n=17) du projet seront mis à mort à la fin de la procédure n°1. Le prélèvement des 2 tendons patellaires est indispensable afin de pouvoir confirmer les données d'imagerie par les analyses histologiques.

Remplacement

Il s’agit d’une étude ayant pour objectif de mieux comprendre le mécanisme de néovascularisation dans les tendinopathies ainsi que l’effet de l’embolisation sur cette néoangiogenèse. Cette meilleure compréhension permettra d’expliquer l'efficacité et la précision d'une technique de radiologie interventionnelle (l’embolisation). Il n’existe pas de méthode alternative permettant d’atteindre cet objectif dans des conditions le plus proches possibles des cas cliniques. En effet, le mécanisme de néovascularisation ne peut etre étudié que dans un organisme vivant. Le modèle animal choisi est le Porc qui présente l’avantage d’être accessible à une exploration endovasculaire pour embolisation par rapport au petit animal.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit en veillant toutefois de travailler sur un nombre suffisant pour obtenir une différence significative entre les différents groupes pour les comparaisons. La plupart des analyses dépendront de données qualitatives, par expérience, un nombre de 10 tendons par groupe permettra d'obtenir des résultats interprétables, en tenant compte de la variabilité interindividuelle. En prenant en compte le risque que la création du modèle de tendinopathie puisse ne pas aboutir dans 10% des cas, le nombre maximum d'animaux necéssaires pour avoir le nombre de tendons voulu sera donc de 17 cochons. Le projet sera arrêté dès l'obtention du nombre de tendons souhaité (soit 10 tendons par groupe).

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales ainsi que l’environnement d’hébergement ont été optimisées. Les gestes interventionnels seront toujours réalisés sous anesthésie générale, par du personnel formé, permettant un temps interventionnel réduit au maximun, afin de prévenir la souffrance et l’angoisse de l’animal. Le bien-être de l'animal sera contrôlé en veillant aux conditions d'hébergement et au comportement des animaux. L'acclimatation des animaux sera d'une semaine avant d'entrer dans le protocole. Des observations quotidiennes seront réalisées par une personne compétente basées sur l'apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (peu enclins aux manipulations, tentative de fuite). Ces contrôles sont enregistrés et permettent de repérer tout animal malade ou blessé pour prendre des mesures appropriées. Des controles biquotidiens en postopératoire sur une durée de 5 jours seront réalisés par une personne compétente avec évaluation du bien-être et de la douleur (Annexe 2). L'évolution du score permet de noter l'amélioration ou l'aggravation de l'état de l'animal et de prendre des mesures appropriées (points limites). Chaque paramètre est ainsi quantifiable, les scores sont additionnés et l'atteinte d'un score supérieur ou égal à 6 définit un point limite et engendre la sortie de l'animal du programme et sa mise à mort après consultation du vétérinaire référent si nécessaire. Tout constat d'un mal-être est remonté au responsable du bien-être des animaux pour examen approfondis, traitements adaptés et/ou consultation du vétérinaire référent.

Choix des espèces

Il s’agit d’une étude ayant pour objectifs de mieux comprendre le mécanisme de néovascularisation dans les tendinopathies et leur corrélation, d’expliquer l'efficacité et la précision d'une technique de radiologie interventionnelle en étudiant l’effet de l’embolisation sur la néoangiogenèse. Le recours à un modèle in vivo est incontournable pour créer un modèle de pathologie et étudier les conséquences vasculaires d'un traitement par embolisation. Le modèle animal choisi est le Porc qui présente l’avantage d’être accessible à une exploration endovasculaire pour embolisation par rapport au petit animal. De manière générale, le Porc est un bon modèle d'étude, proche de la physiologie humaine, notamment au niveau de la vascularisation, ce qui permet de reproduire les therapeutiques utilisées chez l'Homme. De plus, le modèle de tendinopathie sur le Porc est bien décrit dans la littérature. Les animaux seront des porcs adultes. Les tendinopathies touchent en très grande majorité les populations d'adultes.

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Souris : 819
Souffrances
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819 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une cryolésion, une brûlure par le froid de degré 4 détruisant le muscle, réalisée sous anesthésie et provoquant une boiterie transitoire, pour étudier le rôle d'une chimiokine dans la réparation musculaire. Le porteur soutient, références à l'appui, que la destruction des terminaisons nerveuses rend la zone insensible, et prévoit un antalgique péri-opératoire. Il affirme qu'aucun système de culture ne pourrait reproduire la complexité des interactions cellulaires impliquées.

Objectifs

L’objectif du projet est de détailler le rôle des isoformes de CXCL12 dans la stabilité de la microvasculature musculaire à l’homéostasie et dans la réparation musculaire après lésion. La microvasculature à l’homéostasie et les étapes de réparation tissulaire seront étudiées dans des souris de phénotype sauvage, dans des souris dont CXCL12 est dépourvu de tous ses sites de fixation à la matrice extracellulaire (souris CXCL12gatm) et dans des souris n’exprimant pas CXCL12γ qui est l’isoforme ayant de loin la plus forte affinité à la matrice extracellulaire (souris CXCL12gamma). Nous avons des souris portant également la mutation Flk1-GFP qui permet de visualiser directement les vaisseaux sanguins en microscopie confocale. Les lésions musculaires seront créées en suivant le protocole de cryolésion décrit dans le projet dont celui-ci prend la suite. A différents temps post-lésions, les muscles seront prélevés après mise à mort des animaux et étudiés par des méthodes standard d’histologie impliquant des colorations de coupes et des immunomarquages des populations cellulaires impliquées. Ces analyses seront complétées par des quantification d’expression, par qPCR, des isoformes de CXCL12.

Bénéfices attendus

Ces expériences devraient permettre de comprendre de façon plus fine l’implication de CXCL12 dans les processus de réparation musculaire et devraient à plus long terme ouvrir à une meilleure compréhension des mécanismes de régulation de cette chimiokine multifonctionnelle, exprimée dans de nombreux organes et tissus depuis les premières étapes du développement et tout au long de la vie. La très grande similarité entre CXCL12 de souris et CXCL12 humaine (CXCL12 est extrêmement conservée dans l’évolution) est évidemment un atout important dans une perspective translationnelle. Des interventions thérapeutiques ciblées sur un isoforme, dans le cas de processus pathologiques impliquant CXCL12, pourraient permettre de moduler l’action de cette cytokine qu’il est difficile de cibler dans sa totalité du fait de son caractère essentiel.

Procédures

Cryolésion une fois dans leur vie (une intervention réalisée sous anesthésie). L’intervention dure quelques minutes.

Impact sur les animaux

Les mutations sur CXCL12 ou sur flk1 n’entraînent aucun phénotype particulier, en particulier aucune altération visible du comportement ou de la fertilité. Chez l’humain les brûlures par le froid (gelures) de degré 3 (atteinte de toute l’épaisseur du derme) et 4 (destruction musculaire) détruisent les terminaisons nerveuses et s’accompagnent d’une perte de sensibilité. Cf les deux sites web ci-dessous : https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/frostbite/symptoms-causes/syc-20372656 (“Deep (severe) frostbite … [that] affects all layers of the skin as well as the tissues that lie below [makes] the skin turns white or blue-gray and you lose all sensation of cold, pain or discomfort in the area.”) http://www.brulures.be/index.php/degres-de-gravite/fr/ (« les atteintes du 3e degré sont indolores du fait de la destruction des terminaisons nerveuses ») La brûlure que nous appliquons aux souris est de degré 4 et donc après cryolésion les terminaisons nerveuses du tissu sont détruites. Nous pouvons en déduire que, par les mêmes mécanismes que chez l’Homme, il y a une perte de sensibilité au niveau de la cryolésion. Les souris seront protégées de la douleur de l’incision cutanée par une anesthésie générale à l’isoflurane, complétée d’un traitement antalgique péri-opératoire. Il est possible que des douleurs apparaissent à la ré-innervation ou du fait de la réaction inflammatoire. Le risque d’infection secondaire qui accompagne les brûlures graves chez l’Homme est ici très faible parce que la brûlure sera protégée par la peau qui, elle, sera intacte (quoique suturée). Du côté lésé, les souris auront une perte transitoire de la fonction musculaire engendrant une boiterie, qui n’empêchera pas les animaux d’accéder à la nourriture dans la grille.

Devenir

Tous les animaux inclus dans le projet seront euthanasiés.

Remplacement

Nous nous intéressons à la régulation complexe par CXCL12 et ses isoformes d’interactions entre des populations cellulaires différentes (résidentes du tissu et recrutées à partir du sang) permettant la régénération d’un tissu lésé. CXCL12 lui-même peut avoir différentes cibles cellulaires. Aucun système de culture ne pourrait reproduire fidèlement la complexité de l’environnement cellulaire impliqué.

Réduction

Le nombre de souris a été déterminé en comptant 7 animaux par groupe, et en multipliant par le nombre de points d’observation prévus. Le nombre de souris pour chaque groupe a été déterminé sur la base de précédentes expériences. Un effectif de 7 animaux par groupe a été retenu pour permettre de détecter les différences de moyenne attendues entre les deux lignées mutantes, avec une puissance statistique suffisante. Chaque animal fournit un muscle lésé et son contrôle controlatéral, non lésé, et un groupe contrôle présentant le phénotype sauvage est également inclus.

Raffinement

La cryolésion sera réalisée dans le cadre d’une anesthésie gazeuse et d’un traitement antalgique complémentaire. Les animaux seront sur plaque chauffante le temps de l’intervention et des chaufferettes seront utilisées jusqu’au réveil complet. De l’aliment appétent facilement absorbable sera rajouté dans les cages qui seront également enrichies d’un igloo. Les souris seront surveillées quotidiennement par le responsable du protocole à la recherche de signes de complications locales, de douleur ou d’altération de l’état général. Si certains de ces signes apparaissent, des actions adaptées seront mises en oeuvre.

Choix des espèces

Nous travaillons chez la souris car il s’agit d’un petit Mammifère, étudié par de nombreuses unités de recherche (important pour les confrontations avec les résultats antérieurs), pour lequel de nombreux outils existent (anticorps, biologie moléculaire, etc…), génétiquement manipulable, aux temps de génération courts et aux portées nombreuses, permettant d’obtenir rapidement le nombre d’animaux nécessaire pour nos expérimentations. De plus, le CXCL12 murin est homologue à 99% au CXCL12 humain. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes âgés de 6 et 10 semaines. Le choix de cette tranche d’âge résulte des éléments suivants : 1) L’importance de garder les mêmes conditions expérimentales que celles qui ont été utilisées dans une étude antérieure dont celle-ci prendra la suite ; 2) Pour ces deux études, le but est d’étudier des processus de réparation tissulaire et vasculaire à l’âge adulte, sans interférence avec la croissance et la maturation du système immunitaire des premières semaines de vie, ni avec les processus de vieillissement qui surviennent au-delà de quelques mois.

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Rats : 654
Souffrances
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654 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. Ils reçoivent une injection intramusculaire d'un myorelaxant candidat, puis sont soumis au test du "digit abduction score", où l'animal, tenu par le torse, est lâché en chute simulée pour observer l'écartement de ses doigts de pied. Le porteur décrit ce test comme "bref, indolore et peu stressant" et annonce des retombées pour les patients atteints de dystonie ou de spasticité. Il indique avoir tenté de réutiliser les animaux lors d'un projet précédent sans succès, ce qui le conduit à tous les tuer.

Objectifs

Nous démontrerons les bénéfices de nos produits face aux produits de référence utilisé en clinique. Ce projet expérimental d’optimisation concerne le produit d’intérêt FTP-101 identifié suite à nos travaux exploratoires. Cette étude a pour objectif d’optimiser les paramètres d’utilisation du candidat Lead (en particulier la formulation et la cinétique d’injection). Dans cette étude, le produit sera injecté localement aux rats, dans les membres postérieurs pour un suivi du « digit abduction score » (DAS). Cette procédure (injection et test DAS) est brève, indolore, et peu stressante pour les animaux. Notre produit sera comparé au traitement actuel de référence. La voie de développement choisie (d’abord la formulation, la dose, la cinétique d’injection puis la vérification de stabilité de la molécule) pour ce Lead suivra le même principe que celle utilisée pour le Lead FTP-501 à travers différentes demandes d’autorisation de projets (déjà validées par le CEEA)

Bénéfices attendus

Les troubles du mouvement sont des maladies neuromusculaires, qui handicapent durablement les patients et ont donc un impact sociétal important. La dystonie, par exemple, est un trouble qui se caractérise par des contractions musculaires involontaires, pouvant entrainer des mouvements répétitifs ou des postures figées. La spasticité musculaire, quant à elle, est considérée comme une sur-contraction inhabituelle et involontaire du ou des muscles. Ce trouble du système nerveux central résulte en une crispation et une rigidité accrue du muscle touché. Le traitement de ces maladies implique généralement la prescription de traitements administrés oralement : le baclofène, les benzodiazépines, le dantrolène… Ces traitements systémiques comportent cependant tous des effets secondaires conséquents. Alternativement, l’injection intramusculaire de certains produits directement dans le muscle affecté peut soulager ces malades : le phénol ou la toxine botulique. Cette approche présente des avantages devant celles présentées précédemment, notamment concernant les effets secondaires. Cette approche doit encore être optimisée : les patients et soignants attendent des myorelaxants offrant encore moins d’effets secondaires, capables d’être efficaces rapidement après l’injection, et dont les effets seraient durables. L’objectif de notre projet global est de mettre en évidence les effets bénéfiques de l’utilisation locale de différents produits myorelaxants novateurs à effet rapide et durable, sur la contraction musculaire pour les patients souffrant de troubles du mouvement comme la dystonie et la spasticité. Au cours d’une étude princeps, nous avons pu identifier au moins 5 produits présentant une activité myorelaxante d’intérêt ; ensuite, grâce aux différents projets déposés, nous avons avancé notre premier Lead (FTP-501) quasiment au terme de son développement préclinique. Chacun des produits identifiés au cours de l’étude princeps semble avoir des caractéristiques pharmacologiques différentes : certains induisent une myorelaxation très rapide (le cas de FTP-101 ici), et d’autres offrent un effet durable par exemple (le cas du premier Lead FTP-501). Or, selon la maladie neuromusculaire, le besoin clinique est différent, et donc chaque caractéristique est plus ou moins critique. Nous visons ainsi le développement de plusieurs produits, car nous envisageons la possibilité de positionner chacun des produits finaux pour le traitement de différentes maladies neuromusculaires.

Procédures

Les rats seront soumis à l’évaluation du digit abduction score (DAS) après injection intramusculaire des composés. Le DAS correspond à l’évaluation après injection, pour chaque animal, de la capacité à écarter leurs doigts de pied lorsque l’animal est soumis à une simulation de chute (ce reflexe est déclenché pour amortir un choc de réception). Le rat est maintenu par le torse par l’expérimentateur. L’expérimentateur lève alors le bras en l’air (le rat ayant sa face ventrale faisant face au sol), et le redescend relativement rapidement, pour simuler une chute ; il arrête bien sûr son geste avant le contact avec le support (par exemple, la paillasse). L’expérimentateur tourne alors l’animal afin d’observer les doigts de la patte postérieure, attribuant un score. Les degrés de DAS seront enregistrés sur une échelle allant de 0 à 4 (Voir schéma en annexe). La réponse DAS sera mesurée à 5, 15, 30 minutes, 1, 2,4, 8 et 24 heures après injection puis toutes les 24 heures tant qu’un DAS>0 est mesuré.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de cette procédure, aucun signe clinique ni effets secondaires n’est attendu ici suite à l’injection des composés, d’après nos résultats obtenus dans l’étude princeps et la littérature. En effet lors de notre précédent projet, aucun signe clinique de type infection ou inflammation suite à l’injection n’a été observé. Dans le cadre de nos procédures, les nuisances attendus sont : le stress des animaux dû à la contention pour l’injection et le test du DAS ; une douleur à liée à l’injection i.m. Il est important de noter qu’une étude histo-pathologique sur la toxicité locale suite à une injection i.m. de notre composé a été préalablement réalisée et a permis de vérifier que notre composé ne modifie en rien la structure musculaire et qu’aucune lésion n’est présente.

Devenir

Tous les animaux des différentes procédures seront euthanasiés. En effet, il n’est malheureusement pas possible de les réutiliser dans une nouvelle série d’expériences. Nous avons testé cette possibilité lors du premier projet (APAFiS 18558), malheureusement sans succès. Il est possible que les animaux ayant subi une série d’expériences (suivi d’une période de repos) se soient accoutumés au test DAS, et répondent différemment des animaux naïfs ; le poids plus important des animaux ré-utilisés peut également impacter négativement la réponse au test DAS.

Remplacement

Le remplacement ne peut pas être assuré dans cette étape du programme de travail, car la pertinence des modèles cellulaires de coculture est aujourd’hui encore débattue, et de tels modèles ne prennent de toute façon pas en compte le paramètre de diffusion (qui est essentiel lorsqu’on s’intéresse au profil pharmacodynamique des composés). Le test DAS nous permet au contraire de mesurer l’activité myorelaxante tout en prenant en compte ce paramètre.

Réduction

Pour la réduction, les études précédemment réalisées nous ont donné un certain recul sur la taille des groupes nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs (test de kruskal wallis); Nous utiliserons donc le nombre minimal d’animaux par groupe permettant d’arriver à une conclusion. Soit 6 animaux par groupe.

Raffinement

Concernant le raffinement, les animaux seront hébergés en groupe de 2 avec enrichissement du milieu, et surveillés quotidiennement permettant un suivi clinique de chaque animal. Ainsi, des points limites sont mis en place durant tout ce projet permettant de définir des critères d’arrêt si nécessaire . Nos études précédentes nous ont permis un raffinement du modèle DAS chez le rat : l’injection intramusculaire dans le membre inférieur est réalisée sous contention par un expérimentateur entraîné, et les mesures de DAS sont brèves, indolores et peu stressantes pour les animaux. Au cours de cette étude, nous souhaitons continuer à limiter au maximum le stress des animaux.

Choix des espèces

La comparaison de la rapidité d’action entre notre molécule et les traitements sur le marché ne pourra se faire que sur un modèle : i) exprimant les cibles moléculaires d’intérêt à la jonction neuromusculaire, et ii) dans lequel il existe une limite de diffusion dans les tissus. En effet, la cinétique des molécules après injection intra-musculaire est fortement dépendante de la capacité à diffuser dans le muscle, un tissu très compartimenté comportant plusieurs membranes internes. Or, bien qu’il existe des modèles in vitro qui permettent d’étudier la jonction neuromusculaire, la pertinence de ces modèles pour mimer la fonctionnalité de la jonction est débattue, et ils ne récapitulent pas les problématiques de diffusion qui se jouent in vivo. Le test DAS chez le rongeur, déjà éprouvé lors de notre étude princeps, est au contraire un test reconnu pour sa pertinence pour étudier les myorelaxants. Rats femelles Sprague Dawley femelles âgées de 6 semaines en début d’expérimentation (200g) et 10-12 semaines maximum en fin d’expérimentation (300g). Des animaux juvéniles seront choisis pour leur capacité à exhiber un réflexe lors des tests DAS. Les animaux âgés peuvent effectivement répondre de manière moins spontanée aux stimulations. Ils sont également plus légers, donc plus facile à stimuler

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Cochons : 14
Souffrances
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Devenir
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 14

14 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, huit d'entre eux étant opérés sous anesthésie sans réveil. Ils subissent une électrochimiothérapie de la colonne vertébrale d'une durée de trois heures, pour évaluer la toxicité du traitement sur la moelle épinière. Le porteur indique que six animaux sont réveillés après l'intervention et peuvent alors développer des lésions neurologiques, comme un déficit moteur des membres postérieurs. Il affirme qu'aucune méthode alternative, simulation ou modèle numérique, ne permet de modéliser cette toxicité.

Objectifs

Les patients souffrants de métastases osseuses vertébrales sont à risque de développer une compression médullaire lorsque les cellules tumorales envahissent le canal rachidien où se trouve la moelle épinière et les nerfs. On parle alors « d’épidurite métastatique ». C’est une complication grave puisqu’elle entraine d’importantes douleurs et un risque de handicap sévère et définitif : la paraplégie. La fréquence des compressions médullaires par épidurite métastatique est estimée à 5% des patients atteints de cancer. Elle est plus particulièrement fréquente chez les patients souffrants de cancer de la prostate, du sein ou du poumon.

Bénéfices attendus

La réalisation d’un traitement d’électrochimiothérapie en utilisant une chimiothérapie sans toxicité neurologique, telle que la bléomycine, permet d’espérer une destruction sélective des cellules tumorales sans séquelle neurologique. Le but du projet est donc de vérifier l’innocuité de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière en utilisant un modèle porcin. En l’absence de toxicité, ce traitement pourra être envisagé chez des patients souffrants d’épidurite métastatique pour évaluer l’efficacité anti-tumorale.

Procédures

L’ensemble des traitement d’électrochimiothérapie sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Deux animaux seront utilisés en phase préliminaire pour valider la faisabilité de l'étude et 12 autres pour le projet à proprement parlé. Si les résultats des deux animaux préliminaires le permettent, ceux-ci seront inclus dans le groupe expérimentation (groupe 1 - N=6). Les animaux du groupe test et du groupe 1 (procédures aigus) seront sous anesthésie générale pendant la durée de la procédure (3 heures) avant d'être euthanasiés. Les animaux du groupe 2 (N=6) subiront la même procédure que ceux du groupe 1 mais seront réveillés et euthanasiés à J+3 (N=3) et J+28 (N=3).

Impact sur les animaux

L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Pour le groupe 3 (n=6) les animaux seront réveillés après le traitement d'électrochimiothérapie. Le risque, qui aura théoriquement été préalablement écarté lors des procédures du groupe 2 est l'apparition, après le réveil, de lésions neurologiques (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien).

Devenir

L'ensemble des animaux seront euthanasiés afin de pouvoir réaliser l'étude anatomopatholgique des segments de moelles exposés à l’électrochimiothérapie.

Remplacement

Notre projet prévoit d’utiliser un modèle animal porcin car il n’existe actuellement pas de méthodes alternatives (simulation sur mannequin haute-fidélité́, simulation numérique) permettant de modéliser les éventuelles toxicités de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière : courant électrique et chimiothérapie.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire, chaque animal sera son propre témoin.

Raffinement

L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale balancée. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Les animaux du groupe 3 (N=6) seront évalués cliniquement, après leur reveil, à la recherche de signe de lésion neurologique (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien) ou de tout autre signe de souffrance. Cette évaluation aura lieu deux fois par jours de J0 à J3 selon la grille d'évaluation (Annexe 1-2). Une attention particulière sera portée sur l'éventuelle altérration du comportement général (recherche de signe de passivité ou d'apathie) et de la locomotion (réticence à se déplacer, trouble de l'équilibre, paralysie...). L’atteinte d’un point limite est déterminée par un score basé sur des signes comportementaux, d’apparence générale permettant de quantifier la souffrance de l’animal (Annexe 1-2). En cas de doutes ou de constat d’un mal-être, l’information sera remontée au responsable du bien-être animal qui fera une contre-expertise du score. Selon le score obtenu, le responsable du bien-être animal prescrira des examens systématiques qui seront fait sous sédation et préviendra le vétérinaire désigné de la situation. La prise en charge de l’origine de la douleur devra entrainer la baisse du score. En cas de détérioration du score, le responsable du bien-être animal contactera le vétérinaire désigné pour effectuer des examens plus approfondis et définir la conduite à tenir. Pour améliorer le confort et le bien-être des animaux, les animaux seront hébergés en zone de réveil après l'intervention afin de s'assurer de leur parfaite récupération puis dès que cela sera possible, ils réintègreront la zone d'hébergement avec leurs congénères afin de réduire leur stress, à raison de deux par box. Du personnel animalier mettra quotidiennement à disposition un environnement stimulant (activité́ de fouissage, distributeur d’aliments, planche à gratter).

Choix des espèces

Le porc est l’animal le plus approprié pour notre étude à la fois du fait des caractéristiques physiologiques proches de l’homme, mais également en raison de son anatomie et la taille de ses vertèbre et de sa moelle épinière qui se prêtent aisément à la mise en place des aiguilles d’électrochimiothérapie.

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Souris : 1200
Souffrances
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Devenir
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 1200

1200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections répétées par trois voies, jusqu'à 32 fois pour certains groupes, et un prélèvement sanguin rétro-orbital sous anesthésie, ainsi que des électromyogrammes, des tests d'agrippement et des mesures de contractilité musculaire, pour tester la protéine GDF5 contre la perte musculaire liée à l'âge. Le porteur indique que les souris âgées de 20 mois peuvent présenter une perte de poids massive ou développer des tumeurs. Les bénéfices annoncés pour l'humain, un futur traitement de la sarcopénie, sont renvoyés à des études précliniques et cliniques ultérieures, tandis que le porteur affirme que le recours à la souris est "indispensable".

Objectifs

Au cours du vieillissement, la masse et la fonction musculaires diminuent progressivement. Lorsque la perte musculaire est excessive, elle peut conduire à une pathologie : la sarcopénie. La sarcopénie est à l'origine d'une détérioration générale de la condition physique qui se traduit par un risque accru de chutes, un allongement de la durée d'hospitalisation, une perte d'autonomie et conduit inévitablement à une augmentation du taux de morbidité et de mortalité. Actuellement, il n'existe pas de traitement pharmacologique. La masse musculaire squelettique dépend de l'état d'innervation des muscles. Lorsque le nerf périphérique est endommagé, le muscle squelettique subit une atrophie. Pour contrecarrer la perte de masse et de fonction, un mécanisme compensatoire se met en place. Il s’agit de la voie GDF5 (Growth differentiation factor 5) qui joue un rôle très important dans le maintien de la masse musculaire. Pour ce projet, nous émettons donc l'hypothèse que la supplémentation en GDF5 pourrait avoir un bénéfice thérapeutique pour lutter contre la perte musculaire liée à l’âge. Pour ce projet, nous utiliserons au total 1200 animaux. 504 souris C57BL/6JRj jeunes (12 semaines) et 696 souris C57BL/6JRj âgées (20 mois) qui seront traitées avec la protéine recombinante rGDF5 ou avec le véhicule. Nous comparerons plusieurs voies d’administration (intra-péritonéale, sous-cutanée et intra-veineuse par injection rétro-orbitale. Les animaux feront aussi l’objet d’évaluations fonctionnelles telles que des mesures de composition corporelle, une exploration fonctionnelle du système nerveux périphérique et des mesures de force.

Bénéfices attendus

Nous émettons l’hypothèse que la protéine rGDF5 puisse représenter un outil thérapeutique pour limiter la perte de masse et de force musculaires chez des souris âgées. A court terme, chez le modèle murin, nous envisageons un maintien de la masse musculaire, une amélioration de la composition corporelle (masse grasse / masse maigre) et des performances (test d’agrippement, course sur tapis…) ainsi qu’une amélioration de la communication nerf-muscle rendant compte d’une amélioration de la force musculaire. S’agissant de bénéfices à long terme, nous envisageons la mise en place d'études précliniques et cliniques pour étudier les effets bénéfiques de l'administration de GDF5 chez des sujets âgés.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs types d'interventions: -Injection intra péritonéale (20 secondes),(400 animaux) (1 à 3 fois pour lots 1 à 6 / 32 fois pour lot 7), (sans anesthésie) -Injection sous-cutanée (20 secondes),(400 animaux) (1 à 3 fois pour lots 8 à 13 / 32 fois pour lot 14 ), (sans anesthésie) -Injection intra veineuse (20 secondes),(400 animaux) (1 à 3 fois pour lots 1à 6 / 32 fois pour lot 21 ), (avec anesthésie) -Prélèvements de sang en retro-orbital (20 secondes) (1200 animaux) (1 fois en fin de procédure pour chaque animal) (avec anesthésie) Les animaux seront soumis à des mesures fonctionnelles -Mesures de composition corporelle (2 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (8 fois) (sans anesthésie) -Tests d'agrippement (5 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (3 fois) (sans anesthésie) -Electromyogrammes (20 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (3 fois) (avec anesthésie) -Mesures de contractilité musculaire (20 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (1 fois) (avec anesthésie)

Impact sur les animaux

Nous utiliserons des souris âgées qui peuvent présenter une perte de poids massive ou développer des tumeurs. L’injection de protéine rGDF5 se fera 1 à 2 fois par semaine pendant 4 mois. Pour les injections en sous-cutané, cela pourrait engendrer l’apparition de durillons, nous alternerons donc les sites d’injection. Pour les injections en intrapéritonéal et intraveineux, le risque est surtout lié à une mauvaise injection. Nous serons donc très vigilants sur ce point.

Devenir

Des prélèvements et des analyses seront nécessaires post-mortem, les animaux inclus dans les procédures 1 et 2 seront donc euthanasiés en fin de procédure.

Remplacement

Le but de notre projet est l’identification d’une possible stratégie thérapeutique pour le maintien de la masse musculaire et de la force musculaire au cours du vieillissement. Pour cela, il est nécessaire d’étudier le rôle de notre protéine d’intérêt et les effets du traitement dans un modèle animal tel que la souris pour avoir accès à la masse et à la fonction musculaire. Pour réaliser cette étude, l’utilisation du modèle murin est donc indispensable. La finalité de cette étude est de développer des stratégies thérapeutiques, ce qui ne peut se faire que sur un modèle animal. Néanmoins, autant que possible et si la question posée peut être résolue ainsi, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires seront réalisées pour limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.

Réduction

Les protocoles expérimentaux seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. La taille des effectifs sera établie grâce à un calcul de puissance ce qui permettra d'utiliser un nombre de souris limité. Nous réaliserons des tests statistiques pour permettre une analyse et une interprétation fiables des résultats. De plus tous les muscles et une majorité des organes des souris seront prélevés. Au total, nous prévoyons d'utiliser 1200 animaux.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Elles consistent en un contrôle quotidien des cages, un changement régulier, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum) et pas d’animaux isolés. Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de laine de bois afin que les souris puissent faire un nid ainsi que de lanières de papier Kraft et des tunnels en carton. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage. Pour limiter la souffrance et l'angoisse, les procédures qui le nécessiteront seront réalisées sous anesthésie et sous analgésiques. Au cours des différentes procédures, la température des souris est maintenue constante à l’aide d’une plate-forme chauffante ou sous lampe radiante. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Nous mettrons en place des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum.

Choix des espèces

La souris est l’espèce de choix pour la caractérisation de l’homéostasie musculaire. Cette espèce permet de combiner les études moléculaires et fonctionnelles du muscle squelettique. Nous avons choisi d’utiliser la souris C57BL/6JRj. Des souris adultes jeunes (12 semaines) pour que la croissance du muscle soit terminée mais qu’il n’y ait pas de paramètres supplémentaires liés au vieillissement. Des souris vieillissantes (20 mois) pour évaluer l’effet du traitement sur la perte de masse et de fonction musculaires liée à l’âge Nous savons que la perte de masse musculaire liée à l’âge est visible à partir de 19-20 mois, toutefois, avant 24 mois les différences en terme de masse, d'innervation et de force musculaire risquent de pas être significatives entre les souris traitées au véhicule et les traitées au GDF5, car les signes majeurs de dénervation sont présents seulement à un âge très avancé (24 mois). Les souris seront donc traitées pendant 4 mois à partir de l'âge de 20 mois. Les animaux sont séparés selon leur âge. L'identification des animaux se fait avant le début des expérimentations par tatouage au niveau des doigts sous anesthésie (3% d’isoflurane en induction ; 1.5% en maintien) à l’aide d’une seringue insuline 29G et d’encre de chine diluée.