Maladies animales

550 contenus, page 2 sur 46
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Équidés : 144
Souffrances
▲ -
▲ 144
▲ -
▲ -
Devenir
 54
 -
 90
 -

L'usage attendu des résultats vise les éleveurs de la filière équine, à qui le porteur veut adresser des recommandations pour optimiser la santé cardiovasculaire des juments et les performances athlétiques de leurs poulains. 144 équidés, juments et poulains, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque jument subit douze prises de sang pendant sa gestation, deux tests de tolérance au glucose de quatre heures, deux tests d'effort à la longe aux trois allures et six prélèvements de lait précédés de deux heures pendant lesquelles son poulain ne peut pas téter, et chaque poulain dix-huit prises de sang de sa naissance à ses 18 mois. Aucun n'est tué à l'issue, 90 sont réutilisés dans d'autres procédures et 54 adoptés, la répartition étant décidée en fonction des "besoins en animaux de la structure", écrit le porteur.

Objectifs

Les chevaux obèses peuvent représenter jusqu’à 45% des populations équines. L’obésité est associée à de nombreuses maladies (fourbure, syndrome métabolique équin, etc.). Les chevaux d’élevage semblent les plus sujets à l’obésité. Ainsi, nombre de juments mises à la reproduction sont concernées par cette problématique. Or, il a été démontré que l’obésité maternelle entraîne des altérations du développement et de la santé de la descendance. Il a été mis en évidence que les juments obèses présentent des altérations du métabolisme glucidique et une inflammation globale plus importante. Ces paramètres sont des facteurs prédisposants de maladies. Leurs poulains sont également plus résistants à l’insuline et présentent une inflammation systémique plus importante. Les poulains issus de juments obèses présentent plus de lésions d’ostéochondrose. Les juments obèses produisaient du lait moins riche en acides gras oméga-3 et plus riche en oméga-6. Ce profil pro-inflammatoire et les altérations du métabolisme glucidique sont associés à des altérations de la fonction cardiovasculaire chez le cheval adulte. Il a été observé que la composition en acides gras du sang des poulains nés de juments non obèses s’éloignait de celle du lait maternel au cours du temps. Au contraire, la composition en acides gras du sang des poulains nés de juments obèses reste proche de la composition du lait maternel. Cette disparité peut être le reflet d’un comportement alimentaire différent.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d'informer les communautés scientifiques et vétérinaires, mais surtout les éleveurs, sur les effets délétères de l'obésité maternelle sur la santé de la jument ainsi que sur le développement de la descendance. Nous pourrons ainsi émettre des recommandations en direction des éleveurs permettant de prévenir ces effets sur le futur poulain dans une optique d'amélioration du bien-être animal de la jument gestante et du futur cheval athlète. Ces changements de pratiques peuvent paraître négligeables au jour le jour mais auront un impact positif non négligeable sur l'ensemble de la filière s'ils sont suivis par le plus grand nombre. Ces recommandations permettront d'aider la filière équine a (1) optimiser la santé cardiovasculaire de la jument, qui va en général avoir plusieurs poulains dans sa carrière et reste donc un temps significatif de sa vie gestante, (2) optimiser la fonction cardiovasculaire du poulain durant sa croissance mais également à l'âge adulte, ce qui peut directement impacter ses performances athlétiques. De plus, nous avons à cœur d'identifier des biomarqueurs précoces du développement post-natal afin d'aider les vétérinaires et les éleveurs à pouvoir réagir rapidement avant même la naissance du poulain. Pour cela, nous étudions (1) le placenta, organe éliminé naturellement au moment du poulinage, qui est un marqueur particulièrement pertinent de ce qu'il s'est passé durant la gestation. L'étude de cet organe, en plus des autres paramètres maternels, nous permet de mieux comprendre les mécanismes in utero de la programmation développementale associée à l'obésité maternelle, et ainsi de pouvoir cibler les paramètres maternels à améliorer, (2) les vésicules extracellulaires sont produites par tous les organes de l'organisme, qu'ils soient d'origine maternelle ou placentaire par exemple et exportés dans la circulation systémique. Ce sont ainsi des messagers en temps réel du fonctionnement des organes maternels et foetaux à ne pas négliger. Notre objectif est donc de pouvoir identifier des biomarqueurs précoces reflétant la santé maternelle et prédisant la fonction des différents paramètres étudiés chez le poulain après sa naissance, dans l'objectif à plus long terme de pouvoir les utiliser sur le terrain. L'usage de ces marqueurs peu invasifs permettra ainsi d'outiller les différents acteurs de la filière pour réaliser des choix pertinents concernant la gestion des animaux à l'élevage.

Procédures

Les juments et les poulains seront soumis à des prises de sang. Pour les juments, 12 prises de sang (1x/mois jusqu'au 10ème mois de gestation puis une 15 jours avant la mise bas) auront lieu au cours de la gestation (27 mL répartis en 3 tubes, 1 à 2 minutes par prise de sang). Pour les poulains, 18 prises de sang auront lieu (1x/mois de 0 à 18 mois). Les premières prises de sang pourront prendre un peu plus de temps que pour les juments puisqu'une contention légère sera appliquée. Néanmoins, le temps de prélèvement n'excèdera pas 4 minutes. Des tests de tolérance au glucose, intégrant des prises de sang sériées seront réalisées sur les juments (2 au cours de la gestation) et les poulains (3 au cours de la croissance). Ces tests représentent 13 prises de sang (soient 117mL de sang). Des cathéters seront posés afin de limiter les interventions. L'ensemble de la procédure durera 4h. Des tests d'effort seront aussi mis en place (2 pour les juments, 3 pour les poulains). Pour chacun des tests, les animaux seront longés pendant 7 minutes aux trois allures (pas, trot puis galop) et trois prises de sang (15 mL au total) seront réalisées avant le test puis 10 et 30 minutes après le test. Au cours de cette procédure les animaux seront équipés d'un cardiofréquence mètre et une échographie Doppler du coeur et d'une artère palmaire sera réalisée avant le test puis après le test. Ces tests sont réalisés en externes et sont donc non-invasif. Des prélèvements de lait auront lieu sur les juments 3, 30, 60, 90, 120 et 150j après le poulinage. La procédure durera environ 2h comprenant une phase d'empêchement de la tétée (2h) et une phase de prélèvement (3 à 4 minutes) avec un volume de lait prélevé compris entre 50 et 500mL en fonction de l'individu. Pour ce prélèvement, un tire-lait manuel sera utilisé et la jument son poulain ne seront pas séparés au cours de la procédure.

Impact sur les animaux

Un protocole traitant de certains effets de l’obésité maternelle sur la descendance a déjà été mis en œuvre avec succès sur le site expérimental. Son applicabilité logistique et zootechnique est donc assurée. Cette expérience passée nous permet de savoir qu’aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux ne surviendra au cours de l’expérimentation. Les aspects cardiovasculaires n’ayant pas été étudiés précédemment, cette nouvelle phase animale a lieu. Un léger stress pourra survenir dans le cas de jeunes juments encore non accoutumées à la traite notamment. Pour les poulains, un stress peut être induit par la contention nécessaire lors des mesures de croissance. Néanmoins, l’ensemble des interventions du projet sont de classe "légère" et seront effectuées par les personnels formés, expérimentés et connus par les animaux. Les raffinements nécessaires sont apportés vis-à-vis de ces procédures.

Devenir

Le projet comporte deux procédures de classe légère l'une concernant les juments et la seconde concernant les poulains. Dans les deux cas, aucune conséquence à court, moyen ou long termes des procédures n'est à attendre. Les animaux maintenus en vie pourront être réutilisés dans le cadre de procédures légères ou adoptés. La réutilisation ou l’adoption seront décidées en fonction des besoins en animaux de la structure en accord avec la SBEA.

Remplacement

Afin de comprendre et caractériser les conséquences d’une obésité maternelle sur la santé de la jument et de son poulain, une approche in vivo est nécessaire. En effet, les paramètres observés mettent en jeu des réponses systémiques complexes. En outre, nous cherchons à savoir si des effets observés précédemment sur d’autres modèles (rongeurs, ruminants, humains) sont aussi détectables chez le cheval. Bien qu’étant aussi un mammifère, le temps de gestation, le type de placentation et/ou l’alimentation sont différents des autres modèles étudiés.

Réduction

Le nombre de juments incluses dans cette étude est le nombre minimum qui permettra d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Des groupes plus réduits mèneraient à une absence réprésentativité de la différence inter-individuelle, élevée pour certains des paramètres étudiés (composition du lait par exemple). Ce nombre nous permettra aussi de tenir compte de plusieurs différences inter-individuelles comme la parité, l’âge des juments étudiées ou le sexe des poulains. En effet, il est nécessaire de prendre en compte ces éléments dans la composition des groupes étudiés puisque de précédentes études ont montré leur impact sur certains paramètres étudiés.

Raffinement

L’ensemble des manipulations seront réalisées par des personnels formés et connus des animaux. Lors de l’insémination, les juments seront logées en groupe au pâturage suivant un système de pâturage tournant permettant un accès ad libitum à l’herbe. A partir du 4ème mois de gestation, les juments seront hébergées en boxes individuels de 16m². Elles seront sorties en groupe au paddock a minima tous les deux jours. Quel que soit l’hébergement, l’ensemble des animaux seront suivis bi-quotidiennement, permettant de détecter précocement tout problème de santé pouvant survenir. Seront notamment surveillés d’éventuelles modifications de l'état général ou du comportement (e.g. agressivité ou refus d’interaction avec les autres chevaux et l’homme, isolement social, abattement), une perte d'appétit, la locomotion et l’intégrité physique générale. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de sa pathologie. Au besoin, le vétérinaire référent de l’élevage sera consulté pour la mise en place d’un traitement. En fonction de la pathologie l’individu pourra être retiré de l’étude. Une surveillance accrue sera mise en place lors des poulinages. L’ensemble des boxes seront placés sous vidéo-surveillance et les juments seront équipée d’un dispositif permettant de détecter l’imminence de la mise bas. Une personne qualifiée sera d'astreinte sur place pour toute la durée de la saison de poulinage, permettant une réaction rapide si une aide s’avérait nécessaire. Les cas plus complexes seront remontés au vétérinaire praticien de l’élevage. Pour toutes les manipulations pouvant générer un stress lorsque non connues des animaux, comme la traite par exemple, des phases d’habituation seront mises en place. Si certains animaux ne parviennent pas à se familiariser avec la procédure, avec un niveau de stress trop important et/ou une mise en danger de l’individu lui-même ou du manipulateur, l’animal ne sera pas soumis à la procédure en question mais pourra être maintenu dans l’étude pour la collection des autres données.

Choix des espèces

Le projet traite des spécificités des effets de l’obésité maternelle sur la jument et le poulain vis-à-vis de la fonction cardiovasculaire et de l’apprentissage. Les interactions au sein du couple mère-jeune sont directement liées à la production et à la valorisation de chevaux en bonne santé et performant. Les chevaux d’élevage étant touché de manière prédominante par l’obésité au sein de l’espèce équine, il est important d’acquérir des connaissances pour pouvoir ensuite communiquer sur les bonnes pratiques auprès des professionnels de la filière. Du fait des spécificités de l’espèce, les tests menés dans ce projet doivent être réalisés sur l’espèce cible. Nous utiliserons des animaux adultes pour une part importante de l’expérimentation, soient des juments qui pourront être mises à la reproduction et pouliner sans risque puis élever leurs jeunes jusqu’au sevrage. Des mesures seront aussi réalisées sur leurs poulains, de leur naissance jusqu’à leurs 18 mois.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 224
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 224
▲ -
Devenir
 -
 -
 224
 -

Tonte, abrasion de la peau à la bande adhésive puis au dermaroller, avant l'application de bactéries destinées à provoquer une infection cutanée : 224 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les lésions attendues sont des rougeurs, des papules, des pustules et des croûtes, avec des démangeaisons, certains prélèvements se faisant par introduction d'une aiguille dans la lésion. Chaque chien porte une collerette pour l'empêcher de se lécher et vit en box individuel jusqu'à vingt jours, le temps que l'infection provoquée guérisse d'elle-même, l'ensemble servant à tester des traitements vétérinaires présentés comme une réponse à l'antibiorésistance. Aucun de ces chiens n'est tué : ils rejoignent le "stock des animaux hébergés dans les locaux" de l'établissement et pourront être réutilisés dans une étude suivante après guérison complète et six semaines de repos.

Objectifs

La pyodermite canine représente l'un des motifs de consultation les plus fréquents en médecine vétérinaire. C’est une infection bactérienne cutanée généralement causée par des bactéries. Lorsque la barrière cutanée est altérée, les bactéries commensales de la peau peuvent proliférer de manière excessive, entraînant un déséquilibre bactérien et une réponse inflammatoire locale. La pyodermite peut être classée en plusieurs catégories selon la profondeur de l’infection et les couches de peau affectées (de surface, superficielle ou profonde). Les chiens atteints de pyodermite présentent une barrière cutanée altérée avec la présence de croûtes, de pustules, de papules et des zones d’alopécie. La qualité de vie de l’animal est affectée, il se gratte et se lèche, ce qui peut augmenter l’infection.Les traitements classiques actuels reposent l'utilisation de topiques antiseptiques et l'utilisation d'antibiotiques par voie systémique. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement de nouveaux traitements vétérinaires, pharmaceutiques ou non. Il se décomposera en 2 procédures: mise en place d’un modèle expérimental de pyodermite superficielle imitant étroitement la maladie naturelle et évaluation de l’efficacité de nouveaux traitements de la pyodermite en vue d’optimiser et de réduire l’utilisation des antibiotiques lorsqu'ils s'avèrent nécessaires. Ces nouveaux traitements permettront également de limiter les conséquences de la maladie et amélioreront de façon notable le bien-être de l’animal. Le modèle de pyodermite sera mis en place d’après des modèles décrits dans la littérature. Les traitements seront testés chez l’espèce de destination et de ce fait une sélection préalable de solutions de traitement ne présentant pas de risque pour l’animal sera réalisée (excipient, volume à administrer…). Les traitements pourront être administrés par voie topique (sprays, mousses, gels, shampooings) ou par voie systémique (alternatives aux antibiotiques ou complémentaires aux antibiotiques)dans le strict respect des bonnes pratiques vétérinaires d’administration.

Bénéfices attendus

La pyodermite canine est due à la prolifération opportuniste de bactéries. Les traitements classiques actuels reposent sur l'administration d'antibiotiques systémiques et l'utilisation de topiques antiseptiques. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. L’objectif de ce projet est de répondre à cette problématique d’antibiorésistance avec des solutions alternatives et/ou complémentaires aux traitements antibiotiques limitant ainsi leur utilisation tout en préservant l’environnement et la santé humaine. La recherche de nouveaux traitements pour un contrôle efficace et sûr de la pyodermite doit être évaluée sur l’espèce cible présentant les caractéristiques de la maladie. La mise en place et la maitrise d’un modèle de pyodermite superficielle induisant des signes cliniques similaires aux lésions cutanées observés chez les chiens souffrant de pyodermite spontanée, permettront d’évaluer l’efficacité d’un traitement dans des conditions contrôlées, d’améliorer les phases de screening de nouvelles solutions alternatives aux antibiotiques et ainsi de sélectionner plus rapidement et de façon plus sûre, des solutions présentant une probabilité importante de succès de guérison sur un nombre optimisé d’animaux. Ainsi, ces traitements permettront d’améliorer l’état et le bien-être du chien (plus de grattage, ni léchage) tout en préservant son microbiome cutané. Ces nouveaux traitements participeront à améliorer le confort d'application et d'utilisation par rapport à l'existant (spot on, durée de traitement réduit...).

Procédures

- Préparation des zones de peau à infecter, tonte et légère abrasion avec une bande adhésive (« tape stripping ») puis au dermaroller - 1x par procédure – quelques minutes - Administration du (des) traitements : • Par voie topique par spray, shampooing - 1 à plusieurs applications par semaines pendant 1 à 4 semaines selon le traitement – maximum 5 mn • Par voie générale - 1 administration unique – 1 mn - Prélèvements • Microbiologiques – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement. • Cytologiques, – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement.

Impact sur les animaux

1/L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique requièrent une contention légère et de très courte durée des animaux, pouvant induire un stress léger. 2/L’induction d’une pyodermite superficielle induira des lésions cutanées attendues au niveau des zones testées (ex: érythème, papules/pustules, croûtes). Ces lésions pourront entrainer du prurit et donc être source d'inconfort pour le chien. 3/Prélèvements cytologiques: certains prélèvements pourront se faire par aspiration, c'est-à-dire via l'introduction d'une aiguille dans la lésion cutanée observée, pouvant induire une légère douleur pour l'animal au moment de la ponction. 4/Mobilité réduite: pour éviter le léchage qui pourrait aggraver les symptômes infectieux, les chiens devront porter une collerette pouvant générer un léger stress et inconfort. 5/Afin d’éviter toute contamination croisée entre les chiens (contamination de la zone inoculée par la flore buccale et/ou par les germes de différentes souches qui pourront être appliqués sur les différents chiens), ils seront hébergés en box individuel au maximum 20 jours ce qui pourra induire du stress pour l'animal. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans le projet seront réintroduits dans le stock des animaux hébergés dans les locaux de l’EU. Les études de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Les animaux pourront être réutilisés dans chaque étude du projet après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum. L’effet cumulatif est évalué par le vétérinaire de l’EU en collaboration avec le(s) directeurs(s) d’étude(s) selon le type de produits administrés. Les animaux peuvent être réutilisés après une période de repos suffisante entre 2 études pour s’assurer de l’élimination totale de l’organisme du dernier traitement administré ; cette durée ne peut être inférieure à 10 fois la demi-vie du produit si celle-ci est connue ou 1 mois si celle-ci n’est pas connue. De plus, tout animal réutilisé fait l’objet d’une visite du vétérinaire de l’EU qui certifie que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général et peut être ré-inclus dans une nouvelle étude sans dommage pour lui.

Remplacement

Conformément au principe de remplacement, des modèles non animaux (cultures cellulaires, peau reconstruite, systèmes ex vivo) ont été évalués. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire la physiopathologie de la pyodermite superficielle canine, reposant sur l’altération de la barrière cutanée, sa colonisation par une bactérie et la réponse immunitaire cutanée de l’hôte. Seul un modèle in vivo permettra d’analyser simultanément et de façon standardisée, l’induction des lésions, la dynamique infectieuse, l’inflammation et la cicatrisation, ainsi que l’évaluation clinique des stratégies thérapeutiques. Des études in vitro pourront être réalisées en amont de chacune des études de cette procédure, comme : - Des études de microbiologie permettront de caractériser les agents infectieux utilisés lors du modèle et de sélectionner des souches adaptées en évaluant leur pathogénicité et leur sensibilité aux solutions de traitement à évaluer. - Des études de toxicité des solutions de traitement à évaluer permettront d’écarter les produits toxiques ou mal tolérés.

Réduction

Dans la mesure du possible, des approches in vitro seront réalisées préalablement afin de sélectionner les meilleurs candidats de traitement pour un passage in vivo et limiter le nombre d’animaux inclus dans la procédure. Les études réalisées dans le cadre de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés et en préservant leur bien-être autant que possible. Dans chaque plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié de manière à optimiser leur utilisation et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre permettra d’atteindre l’objectif de l’étude, c'est-à-dire que les résultats de l’étude permettront de prendre une décision sur l’induction de la pyodermite et /ou le niveau d’efficacité de la/des solutions de traitement évaluées. Chaque animal sera son propre témoin. La littérature nous montre que pour ce modèle, un minimum de 6 chiens est nécessaire pour garantir des résultats exploitables. Les études de mise au point seront réalisées sur 6 à 8 chiens (dans le cas où différentes conditions devraient être étudiées, telles que l'application de germes différents). Lors des études d’évaluation de produits, 3 à 4 groupes de 6 à 8 chiens seront nécessaires (2 groupes contrôles, négatif et positif, 2 groupes traités). Les différentes études seront réalisées successivement, et les animaux pourront être réutilisés dans les études suivantes après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum.

Raffinement

L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique, requièrent une contention légère des animaux. Les animaux sont habitués à la contention et au contact des expérimentateurs en étant régulièrement manipulés. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’à la dernière observation, l’état de santé général des animaux sera observé a minima 2 fois par jour pour s’assurer qu’aucune réaction non attendue est observée. Des observations locales seront également prévues a minima une fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à guérison du chien. Les examens cliniques locaux pourront cependant être plus fréquents si les besoins de l’étude le justifient, par exemple, réalisés quotidiennement tout au long de la phase expérimentale. Le personnel de l’EU en charge des observations est expérimenté et formé à reconnaitre un état de santé ou comportement anormal devant être signalé au vétérinaire de l'étude. Des points limites seront définis et précisés dans chaque plan d'étude. Si un des points limites est atteint, le chien sera immédiatement retiré de la phase expérimentale et traité. Les chiens devant être hébergés en box individuel durant la phase expérimentale (maximum 20 jours), un enrichissement compensatoire avec des jeux spécifiques (tapis de léchage) leur sera fourni. Deux à trois jours après l’induction du modèle, les chiens pourront sortir faire de l’exercice, 2 à 3 fois par semaine, en individuel et sous surveillance. Les interactions avec le personnel qualifié de l’EU seront plus fréquentes qu’en hébergement collectif. Le temps en box individuel sera ajusté à chaque étude de mise en place afin de le réduire au maximum. Il sera discuté pour chaque étude avec la SBEA. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra. Dès qu’un animal sera guéri, il pourra de nouveau être placé en box collectif.

Choix des espèces

Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination. L’espèce de destination des traitements contre la pyodermite étant le chien et l’absence d’alternative à l’utilisation d’animaux justifie l’utilisation des chiens dans ce projet. Les modèles seront à mettre en place chez des chiens adultes sains avec un système immunitaire mature soit des animaux de plus de 10 mois.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Souris : 1185
Rats : 1185
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2370
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2370

Jusqu'à deux injections sous-cutanées par jour, trois injections intraveineuses par semaine, et selon les protocoles une injection dans l'œil sous microscope chirurgical une à deux fois par semaine : 1 185 souris et 1 185 rats, soit 2 370 rongeurs, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une maladie auto-immune leur est provoquée par immunisation, avec des atteintes motrices progressives allant de la faiblesse de la queue à une paralysie partielle, une perte de poids et une baisse de la vision. Il s'agit de tester des candidats médicaments contre la sclérose en plaques et la névrite optique qui l'accompagne. Le porteur donne d'abord des raisons anatomiques et physiologiques au recours aux rongeurs, puis indique que "les contraintes liées aux quantités disponibles des substances expérimentales détermineront le choix entre la souris et rat".

Objectifs

L’objectif du projet est de mettre en place un modèle de névrite optique chez le rongeur dans le but de tester des traitements potentiels. La névrite optique (NO) est une inflammation aiguë du nerf optique qui entraîne une altération de la transmission des signaux visuels entre la rétine et le cerveau, elle survient essentiellement chez les jeunes adultes. Les symptômes sont une perte visuelle chez le jeune adulte, des douleurs optiques modérées qui sont amplifiées par des mouvement oculaires, chez l’homme les symptômes ne touchent généralement qu’un seul œil. Dans la majorité des cas la névrite optique est une manifestation de la sclérose en plaque. C'est une maladie auto-immune inflammatoire du SNC, dans laquelle des lymphocytes T et B auto-réactifs dirigés contre des antigènes de la myéline sont activés, traversent la barrière hémato-encéphalique, et produisent une inflammation du nerf optique avec une démyélinisation prédominante. D’autres causes sont possibles comme des maladies infectieuses (virales ou bactériennes), maladies auto-immunes (lupus, sarcoïdoses), toxiques ou médicamenteuses (plomb, tabac, antibiotiques). L’encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE) est le modèle le plus couramment utilisé pour le développement préclinique de candidats médicaments destinés au traitement de la sclérose en plaques (SEP) et de la névrite optique associée en reproduisant de manière concomitante l’activation immune systémique, l’inflammation du SNC, la démyélinisation et la dégénérescence axonale.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de participer au développement de traitements thérapeutiques destinés aux maladies neuro‑inflammatoires et démyélinisantes du système nerveux central, telles que la sclérose en plaques et les névrites optiques associées, en évaluant l’efficacité de candidats dans un contexte physiopathologique complexe intégrant inflammation, démyélinisation et atteinte neuro‑axonale.

Procédures

L'induction de la pathologie se fait par injection sous-cutanée en début d'étude, accompagnée de 2 injections intrapéritonéales sur animal vigile pour stimuler le système immunitaire et déclencher la maladie auto-immune. Les examens ophtalmologiques qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Le nombre d’administration varie en fonction du traitement à tester et du mode d’injection, avec un maximum de 2 injections par jour en sous cutané, une administration orale ou intrapéritonéale par jour ou de 3 injections intraveineuses par semaine. Si le produit doit être administré par injection au niveau de l’œil, l’animal sera anesthésié de façon générale et locale. La fréquence sera plus limitée, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux sont principalement liés à l’induction du modèle d’encéphalomyélite auto‑immune expérimentale (EAE) et à l’évolution de la maladie. L’induction par immunisation induit un inconfort transitoire lié aux injections avec une réaction inflammatoire locale modérée au site d’injection. Au cours du développement de l’EAE, les animaux vont présenter des altérations motrices progressives, pouvant aller d’une faiblesse de la queue ou des membres postérieurs à une paralysie partielle, évaluée quotidiennement par un score clinique standardisé. Une diminution de l’activité spontanée et de la mobilité est observée, ainsi qu’une perte de poids liée à l’inflammation systémique et à la diminution de l’activité. La sévérité du projet est classée modérée, des points limites (score moteur, altération de l’état général, perte de poids excessive) permettront d’éviter l’apparition de cas sévères. Les animaux auront également une altération de la vision, d'après notre expérience pour d'autres modèles expérimentaux, les rongeurs qui ont une baisse de la vision, ont un comportement comparable aux animaux naifs, en terme de mobilité dans la cage, acces à la nourriture et l'eau.

Devenir

Les animaux sont mis à mort en fin de procedure pour réaliser des évaluation ex vivo des tissus, histologie, immuno marquage, dosage de biomarqueurs.

Remplacement

L’étude de la pathologie et des effets de potentiels traitements nécessitent l’analyse intégrée et dynamique des interactions entre le système immunitaire, le système nerveux central, la barrière hémato‑encéphalique et les cellules gliales, ainsi que l’évaluation de conséquences fonctionnelles et structurelles au niveau du nerf optique et de la rétine. À ce jour, aucune méthode alternative non animale (modèles in vitro, ex vivo, organoïdes, approches in silico) ne permet de reproduire la complexité de la réponse auto‑immune systémique impliquée dans l’EAE, la migration des cellules immunitaires vers le système nerveux central, la démyélinisation inflammatoire in vivo, ni l’évolution temporelle des atteintes neuro‑axonales et visuelles. Les approches in vitro et ex vivo disponibles sont utiles pour l’étude de mécanismes cellulaires isolés ou pour le criblage préliminaire de composés, mais ne permettent pas d’évaluer l’efficacité globale et la tolérance d’un candidat médicament dans un contexte physiopathologique complet.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été délibérément limité afin de respecter les principes éthiques liés à l’expérimentation animale, tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour permettre une analyse fiable et reproductible des résultats. Une analyse de puissance, sera systématiquement réalisée en amont de chaque série expérimentale, afin de déterminer l’effectif optimal nécessaire à la détection d’un effet significatif. Ce calcul permettra, le cas échéant, d’ajuster à la baisse le nombre d’animaux inclus dans les procédures, sans compromettre la validité scientifique des conclusions. Un test statistique sera utilisé pour conclure sur la significativité des résultats. L’utilisation de méthodes non invasives pour le suivi de la pathologie, permettra de réaliser des suivis longitudinaux sur les mêmes individus, évitant ainsi la nécessité de sacrifices à chaque point d’analyse. Les deux yeux d’un même animal pourront être analysés, ce qui permet de doubler les données collectées sans augmenter le nombre d’animaux. Par ailleurs, l’optimisation des protocoles expérimentaux (standardisation des conditions d’induction de la dénervation, contrôle rigoureux des paramètres environnementaux et biologiques) contribuera à limiter la variabilité interindividuelle et à maximiser la robustesse des résultats.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe avec accès libre à la nourriture et à l’eau (ad libitum) dans des cages incluant des abris et des objets à ronger. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Si l’immobilité est requise pour un examen (confocal) une anesthésié légère et courte pourra être administrée pour assurer le confort et limiter le stress. Après chaque anesthésie, les animaux seront sous environnement chauffant pour prévenir l’hypothermie. Une hydratation locale sera réalisée sur les cornées jusqu’au réveil afin d’éviter les complications oculaires. Les animaux seront ensuite replacés dans leur environnement habituel pour réduire le stress post-manipulation. L’induction de l’EAE repose sur un protocole standardisé et maîtrisé, largement validé dans la littérature et par l’expérience de l’équipe, afin de limiter la variabilité et la sévérité excessive du modèle. L’accès facilité à l’eau et à la nourriture sera facilité pour les animaux présentant des troubles moteurs (abreuvoirs et nourriture placés à hauteur accessible). La durée d’exposition à la maladie est strictement limitée aux temps nécessaires pour répondre aux objectifs scientifiques. Des points limites précoces et clairement définis sont appliqués (score moteur élevé, perte de poids excessive, altération marquée de l’état général). En cas d’atteinte sévère ou de dépassement des points limites, une mise à mort anticipée est réalisée afin d’éviter toute souffrance prolongée. Enfin, une attention particulière sera portée à la formation des opérateurs qui seront dejà formés aux techniques de manipulations, d'injections ou d'administration de substances avant d'intervenir sur le projet, ainsi qu' à la qualité des soins apportés aux animaux, afin de garantir leur bien-être tout au long de l’étude.

Choix des espèces

Les espèces sélectionnées pour ce projet, le rat et la souris, présentent des caractéristiques anatomiques, physiologiques et métaboliques bien documentées dans la littérature scientifique, ce qui facilite l’extrapolation des résultats vers l’humain, dans le contexte de l’étude de névrite optique. Les rongeurs sont bien caractérisés pour l’étude de l’encéphalomyélite auto‑immune expérimentale modèle de référence des maladies neuro‑inflammatoires et démyélinisantes du système nerveux central. Les mécanismes d’inflammation du système nerveux central, la démyélinisation et l’atteinte axonale secondaire du nerf optique est bien documentée. Les contraintes liées aux quantités disponibles des substances expérimentales détermineront le choix entre la souris et rat. Les rongeurs sont adaptés aux administrations systémiques, péri-oculaires et intra-oculaires, potentiellement utilisées dans les tests d’efficacité de traitement. Les animaux utilisés dans ce projet seront des jeunes adultes. Les publications indiquent un âge de 8 à 10 semaines pour les souris et 8 à 12 semaines pour les rats au moment de l’induction. Le système immunitaire est alors pleinement mature pour obtenir une induction fiable et reproductible. Le système nerveux central est complètement développé et permet d’étudier la démyélinisation, d’inflammation et d’atteinte neuro‑axonale au niveau du nerf optique, de la rétine et de la moelle épinière. Le choix de cette tranche d’âge permet également d’éviter les biais liés à la croissance ou à la sénescence, tout en assurant une bonne tolérance aux procédures expérimentales.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 1825
Souffrances
▲ -
▲ 1825
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 1825
 -

Trier des chiots Beagle avant de les vendre : 1825 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun tué dans ce cadre. Chaque chiot subit trois à quatre prises de sang à la jugulaire et des écouvillonnages nasaux, oraux ou rectaux, aux dates fixées par le cahier des charges du "client". Quand le commanditaire demande des chiots à faible taux d'anticorps, ceux-ci sont isolés dès la naissance dans une maternité dédiée, soignés par du personnel séparé, et non vaccinés contre les maladies visées. Le porteur écrit que les chiots retenus passent directement dans le projet du "Donneur d'Ordre" et que les mères et les chiots surnuméraires repartent dans le circuit d'élevage, disponibles pour une autre procédure expérimentale.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de tester des chiots Beagle m?les et femelles et/ou leur m?res afin d??valuer et de suivre leur statut immunitaire et sanitaire avant inclusion dans des projets de d?veloppement de vaccins canins

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l??valuation du statut immunitaire et/ou sanitaire des chiots et/ou leurs m?res ? des fins de s?lection pour un projet de d?veloppement de nouveaux vaccins contre les pathologies canines. Cette proc?dure pr?liminaire permettra d?inclure des chiots r?pondants aux objectifs scientifiques et/ou r?glementaires du client. Le but est de mettre sur le march? de nouveaux vaccins plus efficaces ou d??viter les effets ind?sirables reconnus sur un vaccin commercialis?.

Procédures

Les interventions suivantes seront r?alis?es sur animaux vigiles en quelques minutes chacune : 1) Pr?l?vements sanguins (au niveau de la veine jugulaire) pour la r?alisation de l?analyse s?rologique : 3 ? 4 pr?l?vements sanguins de 1 ? 5 mL aux temps d?finis dans le cahier de charges du client tout en respectant les recommandations internationales 2) Ecouvillons nasaux ou rectaux pour recherche de l?agents cible (culture et/ou PCR).

Impact sur les animaux

Il n?y a aucune administration de produit d?essai. Les seules nuisances attendues sont celles li?es aux pr?l?vements des animaux (?couvillons nasaux, oraux ou rectaux et des pr?l?vements sanguins). Les animaux subissent donc une nuisance de courte dur?e (inf?rieure ? 5 min) li?e au stress de la contention et de l?introduction de l??couvillon (dans la narine, la cavit? buccale ou rectum) et/ou de l?aiguille sous la peau entra?nant une sensibilit? l?g?re et transitoire au point d?introduction.

Devenir

A l?issue du projet la majorit? des chiots seront inclus imm?diatement dans le projet exp?rimentale du Donneur d'Ordre. Les m?res et les chiots surnum?raires retourneront dans le circuit traditionnel de l??levage et seront disponibles pour une autre proc?dure exp?rimentale.

Remplacement

L'utilisation de chiens sur ce projet est justifi?e car ils repr?sentent l?esp?ce cible des produits et qu'il n?existe pas de m?thode alternative pour ce type de tests.

Réduction

Le nombre d?animaux ?lev?s pour ce projet a ?t? estim? en prenant en consid?ration le nombre moyen de port?es utilis?es les derni?res ann?es pour r?pondre aux besoins des Donneurs d?ordre lors de chacune de ces demandes. Les femelles sont s?lectionn?es en fonction de leur date de chaleurs et ne sont incluses dans ce projet que lorsque la gestation est confirm?e par ?chographie avec une date de mise bas et un nombre de chiots pr?vus r?pondant au cahier de charge ?tabli en amont par le client. Les chiots surnum?raires (en fonction du nombre d?animaux par port?e) sont plac?s dans le circuit d??levage traditionnel du site pour ?tre r?utilis?s dans d?autres projets. Ces chiots suppl?mentaires sont in?vitables car la s?lection se base sur les r?sultats des diff?rents tests (s?rologie, culture, PCR?) mais aussi sur la croissance de chaque individu. Les animaux qui ne r?pondent pas aux crit?res de s?lection seront ainsi exclus. Les chiots exclus seront pris en charge pour assurer leur bien-?tre et une croissance conforme ? nos exigences ?thiques.

Raffinement

Les conditions d'h?bergement sont adapt?es ? l'?ge des animaux avec l?enrichissement classique d?une maternit? ou post-maternit? (plateforme, nid, tunnel, lampe chauffante, liti?re, jouet suspendu?). Dans le cas o? l?objectif du projet est d?inclure des animaux avec des taux faibles d?anticorps, les chiots seront isol?s d?s leur naissance dans une maternit? d?di?e. Le personnel effectue un changement complet des tenues et les chiots ne sont pas vaccin?s contre les valences cibl?es. Dans la mesure du possible, les soins ? ces animaux sont r?alis?s par du personnel qui n?est pas affect? ? la maternit? classique du site, de mani?re ? limiter les risques de transmission, soit par les souches vaccinales, soit par des antig?nes ? sauvages ?. Cependant, le personnel d?di? est form? aux soins et au suivi des chiots. Les chiots sont vendus au client entre 5 et 12 semaines selon l??ge de vaccination souhait?, soit g?n?ralement entre 5 et 12 semaines. Tout au long de la proc?dure, la croissance des animaux est suivie de pr?s (pes?es quotidiennes puis bi-hebdomadaires, ?valuation de la prise alimentaire) et des mesures deu nursing, en plus des proc?dures du site, sont mis en place au cas par cas (sondage ou biberonnage, introduction d?aliment humide, des compl?ments vitamin?s?) Les pr?l?vements sont r?alis?s avec du mat?riel adapt? pour les jeunes chiots. Les volumes sanguins pr?lev?s respectent les recommandations internationales. En cas d?apparition d?un signe de souffrance ou d?un signe clinique s?v?re chez l?animal selon des points limites pr?d?finis, il sera pris en charge par le v?t?rinaire et recevra un traitement adapt? pour le soulager.

Choix des espèces

Le chien est l?esp?ce cible du vaccin en d?veloppement. Il n?existe pas de m?thode de remplacement pour ce type de d?veloppement. Les femelles reproductrices seront s?lectionn?es par rapport ? leur date de mise bas pr?vue, par ?chographie, afin que les chiots naissent tous ? 2 ? 3 semaines d?intervalle maximum. Les chiots issus de ces lots seront fournis ? l'?ge de 5 ? 12 semaines environ.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Bovins : 6
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6

Déjà utilisées dans un autre protocole, 6 vaches laitières taries sont reprises pour tester un vaccin nasal contre la besnoitiose, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La tête bloquée au cornadis, chacune subit quatre prises de sang de trente millilitres, quatre écouvillonnages nasaux, trois instillations du vaccin et jusqu'à vingt-huit prises de température rectale. L'effectif tient à la disponibilité de ces six vaches, le porteur indiquant qu'il n'est pas modulable puisqu'elles proviennent d'un protocole antérieur. Toutes seront mises à mort à l'issue, au motif qu'elles auront été soumises à des produits expérimentaux.

Objectifs

La besnoitiose, caus?e par le parasite unicellulaire Besnoitia besnoiti (B. besnoiti), repr?sente une menace significative pour l??levage bovin. Maladie r?-?mergente en Europe, la besnoitiose progresse du sud vers le nord en France. Les parasites pr?sents dans la peau peuvent ?tre transmis par l?interm?diaire d?insectes ou d?aiguilles avec une progression jusqu?? 20% de nouveaux animaux infect?s par an dans les troupeaux touch?s. La phase f?brile est caract?ris?e par un larmoiement, un jetage nasal, une congestion des muqueuses, de la fi?vre ; puis la phase des ?d?mes touche toutes les r?gions du corps rendant les d?placements difficiles ; puis vient la phase de d?pilation et scl?rodermie accompagn? d?amaigrissement. La mort, spontan?e ou provoqu?e, peut atteindre jusqu?? 10 % des animaux infect?s. Cette maladie est ?galement une cause d?infertilit? des m?les pouvant impacter des taureaux de grande valeur g?n?tique. Aucun traitement curatif n?est disponible en Europe et les moyens de lutte sont limit?s au d?pistage et ? l??limination des animaux malades, ce qui est difficile pour les animaux asymptomatiques, ou au contr?le des insectes. Le d?veloppement d?un vaccin efficace offrirait aux ?leveurs une meilleure strat?gie de contr?le de cette maladie. Le but de ce projet est d??valuer l?immunog?nicit? et l?efficacit? d?un vaccin sous-unitaire ? administration nasale contre la besnoitiose. Ce vaccin est constitu? de prot?ines de B. besnoiti associ?es ? un muco-excipient ? base d?amidon. Les vaches seront immunis?es par voie intranasale pour d?clencher une r?ponse immunitaire muqueuse et syst?mique. Ces r?ponses seront ?valu?es par le suivi de l?apparition d?anticorps muqueux et s?riques sp?cifiques de B. besnoiti et par la production de mol?cules inflammatoires par les cellules sanguines. Le vaccin sera test? sur 6 vaches r?utilis?es et h?berg?es conform?ment aux directives europ?ennes, avec un enrichissement appropri? aux bovins. Toute m?dication interf?rant avec la r?ponse immunitaire est ? ?viter.

Bénéfices attendus

Les b?n?fices attendus sont la mise en ?vidence du d?veloppement d?une immunit? contre Besnoitia besnoiti, ? l?aide d?un vaccin nasal. Ces r?sultats sont essentiels pour envisager le d?ploiement de la vaccination de bovins dans les zones end?miques en France. Cet outil de lutte est attendu par les acteurs du secteurs (?leveurs impact?s, groupement de d?fense sanitaire qui soutient les ?leveurs dans la gestion de la besnoitiose).

Procédures

Les animaux seront soumis ? des pr?l?vements sanguins sous contention de la t?te au cornadis (environ 5 minutes par animal, 4 fois au total, ? deux semaines d?intervalle) ; des pr?l?vements nasaux par ?couvillonnage sous contention de la t?te au cornadis (environ 1 minute par animal, 4 fois au total, ? deux semaines d?intervalle) ; d?instillation du vaccin par voie intranasale sous contention de la t?te au cornadis (environ 1 minute par animal, 3 fois au total, ? deux semaines d?intervalle) ; des prises rectales de la temp?rature (environ 5 minutes par animal, entre 16 et 28 fois avec un maximum de 2 fois par jour pendant 3 jours apr?s vaccination).

Impact sur les animaux

Les prises de sang peuvent ?tre source de stress et de douleur mod?r?e. Au total, 4 prises de sang de 30 mL chacune, ? 2 semaines d?intervalle seront r?alis?es sur chaque animal. L??couvillon dans la narine peut provoquer une sensation de d?mangeaison limit?e ? la dur?e du geste. Au total, 4 ?couvillonages ? 2 semaines d?intervalle seront r?alis?es sur chaque animal. La prise rectale de la temp?rature peut occasionner une g?ne passag?re. Le pr?l?vement de sang au niveau de la veine jugulaire n?cessite une contention de la t?te ? l?aide d?un cornadis et d?un licol. Le pr?l?vement nasal se fera ? la suite pour profiter de l?immobilisation de la t?te de l?animal.

Devenir

A l'issue de la proc?dure 1, les 6 animaux seront mis ? mort ?tant donn? qu?ils auront ?t? soumis ? des produits exp?rimentaux.

Remplacement

Il n?existe ? ce jour aucune alternative non animale permettant d??tudier les r?ponses immunitaires. L??tude des r?ponses immunitaires n?cessite d?immuniser et de faire des pr?l?vements sur des animaux vivants. Le bovin est l?h?te de B. besnoiti. C?est donc la seule esp?ce pertinente pour ?tudier les r?ponses immunitaires d?un vaccin ? destination des bovins.

Réduction

Il s?agit d?une ?tude exploratoire sur des animaux r?utilis?s issus d?un autre protocole afin de ne pas en utiliser d?autres (r?duction). Le nombre d?animaux n?est donc pas modulable. Le fait que chaque animal soit son propre t?moin n?gatif permet d?avoir un lot unique et d?augmenter la robustesse des r?sultats. Pour les dosages de cytokines produites par les cellules sanguines stimul?es ex vivo, le test statistique non param?trique (2 ?chantillons appari?s) pourra ?tre utilis? pour d?terminer si la diff?rence entre le point avant vaccination (J0) et chaque point apr?s vaccination (J14, J28, J47) est significative. Une simulation r?alis?e avec l?outil de calcul de puissance de ce test indique que 6 individus sont n?cessaires pour atteindre 95 %, sans tenir compte de la grande variabilit? individuelle d?j? observ?e avec les cellules bovines et pour une augmentation attendue d?au moins 50 % de cytokines produites.

Raffinement

Les animaux ayant d?j? ?t? utilis?s, ils resteront dans leur environnement habituel. Ils ont d?j? ?t? acclimat?s et habitu?s aux pr?l?vements sanguins. Les prises de sang et les immunisations intranasales ne n?cessiteront qu?une contention minimale (au cornadis). Dans leur pr?cedent ?levage, les animaux ont d?j? ?t? habitu?s ? l?alimentation au cornadis. Un renforcement positif (granul?s pour vaches par exemple) sera appliqu? apr?s chaque immunisation et pr?l?vements. La vaccination ne devrait pas entrainer d?effet ind?sirable grave et toute m?dication pouvant interf?rer avec les r?ponses immunitaires (tels que les anti-inflammatoires) est proscrite. Enrichissement du milieu par : des brosses de grattage, des blocs de sels min?raux et de la paille r?guli?rement chang?e pour le couchage. Enrichissement social : les animaux seront h?berg?s en groupes stables et auront au minimum deux visites quotidiennes des animaliers.

Choix des espèces

Le bovin est l?esp?ce cible du vaccin test? dans cette exp?rimentation. Les vaches laiti?res sont au stade adulte et taries qui correspond au stade majoritairement infect? par B. besnoiti. En effet, le risque est li? aux piq?res d?insectes et il augmente avec l??ge des animaux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Cochons : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

Quinze séances de prélèvement par porcelet, dont treize écouvillons nasaux et treize prélèvements de fèces : 48 cochons sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à la fin pour prélever poumons et ganglions. Une partie est vaccinée, puis tous sont exposés au virus du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin ou à un tampon témoin, exposition qui peut provoquer chez 10 à 50 % d'entre eux une fièvre dépassant 40 °C pendant un à trois jours, de la toux, des éternuements et une baisse d'appétit. Trois échographies pulmonaires sont réalisées sous anesthésie, et le porteur envisage d'en tenter quelques-unes sans anesthésie pour en évaluer la faisabilité. Le bénéfice annoncé à court terme est d'informer éleveurs et vétérinaires "d'un effet (ou non) d'une supplémentation alimentaire en algues sur la réponse vaccinale anti-SDRP", une supplémentation que le porteur décrit comme "peu chère et facile à mettre en place en élevage".

Objectifs

Le syndrome dysg?n?sisque et respiratoire porcin (SDRP) est une maladie virale tr?s fr?quente chez les porcs en ?levage intensif dans le monde, avec des impacts ? la fois ?conomiques et sur le bien-?tre des animaux. Il provoque des troubles de la reproduction chez les femelles adultes, des troubles respiratoires qui peuvent ?tre l?taux chez les porcelets allait?s, et augmente la sensibilit? aux infections bact?riennes secondaires, conduisant ? une surutilisation des antibiotiques. Il existe des vaccins qui r?duisent les sympt?mes sans emp?cher la transmission du virus. Depuis une dizaine d'ann?es, les extraits d'algues, utilis?s dans les traitements ? court terme ou lors de la vaccination, sont empiriquement reconnus par les ?leveurs pour leurs effets positifs sur la sant? des porcs. Ce projet a pour objectif d??valuer l?effet d?une suppl?mentation alimentaire en extraits d?algues sur l?am?lioration de l?efficacit? des vaccins anti-SDRP chez le porc : les r?sultats auront une port?e ? la fois clinique (avec l?am?lioration potentielle de l?efficacit? des vaccins commerciaux par une suppl?mentation alimentaire) et plus fondamentale (avec l??tude de la stimulation immunitaire par le vaccin et par les algues). Notre ?tude pr?c?dente a montr? qu?une suppl?mentation en extrait d?algues des porcs pendant 3 jours autour de la vaccination anti-SDRP induisait des changements globaux du syst?me immunitaire, comme observ? dans le sang. De plus, cette suppl?mentation a ?galement augment? la r?ponse vaccinale, mesur?e par le taux d?anticorps totaux dirig?s contre le virus. Ces r?sultats encourageants ne permettent cependant pas d??valuer l?effet de la suppl?mentation en algue sur la protection r?elle contre la maladie. Pour cela il nous faut infecter les animaux vaccin?s afin de mesurer si les animaux suppl?ment?s en algues pr?sentent moins de sympt?mes (protection clinique) et moins de virus (protection viral) que les animaux non-suppl?ment?s en algues. Ce projet permettra de r?pondre ? ces questions. En plus d??valuer l?efficacit? du vaccin avec ou sans suppl?mentation en algues pour prot?ger sp?cifiquement contre la maladie SDRP, nous ?tudierons l?impact des algues et du vaccin sur les r?ponses immunitaires non-sp?cifiques, appel?es r?ponses inn?es. Ce ph?nom?ne pourrait ?tre induit par les extraits d?algues ou le vaccin att?nu?, et permettre une meilleure protection g?n?rale contre toutes les maladies respiratoires rencontr?es par les animaux.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet informera les ?leveurs et v?t?rinaire d?un effet (ou non) d?une suppl?mentation alimentaire en algues sur la r?ponse vaccinale anti-SDRP. Une suppl?mentation alimentaire sur 3 jours autour de la vaccination est peu ch?re et facile ? mettre en place en ?levage ? certains ?levage utilisant d?j? de telles suppl?mentations au quotidien ? certaines p?riodes de vie ? et pourrait ?tre recommand?e. L?am?lioration de la vaccination anti-SDRP ?tant un enjeu majeur en ?levages porcin. A moyen terme, les r?sultats concernant l?immunit? entra?n?e seront un premier pas ? la compr?hension de ce m?canisme chez le porc. Si le vaccin en lui-m?me ou la suppl?mentation en algues induisent un entra?nement b?n?fique des monocytes et/ou des macrophages cela permettrait d?am?liorer les protocoles vaccinaux en ?levage. Il serait alors ?galement int?ressant d??valuer ce m?canisme lors d?autres vaccinations contre d?autres pathog?nes et avec diff?rents types de vaccins. A long terme, ces donn?es participeront ? une meilleure compr?hension du fonctionnement de ce vaccin et de la suppl?mentation en algues, participant au corpus de donn?es n?cessaire ? l?am?lioration de la pr?vention du SDRP et de la conduite d??levage porcin face aux pathog?nes respiratoires.

Procédures

Les animaux seront pr?lev?s 15 fois sur la totalit? de l?exp?rimentation, avec au minimum un pr?l?vement de sang. Parmi ces 15 dates de pr?l?vements, 13 d?entre elles comporteront ?galement un ?couvillon nasal (en alternant les narines entre 2 pr?l?vements) et 13 d?entre elles comporteront des f?ces (dur?e entre 1 et 3 min). Une partie des animaux sera vaccin?e ? J0. Tous les animaux seront expos?s, soit ? un tampon, soit au virus SDRP. Trois ?chographies pulmonaires seront r?alis?es au cours de l?exp?rimentation sur animal anesth?si? (au maximum 20 minutes). Nous pourrons tester l??chographie sans anesth?sie (comme fait sur l?homme) sur quelques animaux pour en ?valuer la faisabilit?.

Impact sur les animaux

La suppl?mentation en algue et la vaccination ne devraient engendrer aucun effet ind?sirable, elles sont d?j? largement utilis?es en ?levage et nous avons d?j? test? ces techniques dans une ?tude pr?c?dente sans observer d?effet sur les animaux. L?exposition ? une souche peu virulente de virus SDRP peut induire chez 10 ? 50% des animaux une hyperthermie courte et mod?r?e (>40?C, mais atteignant rarement plus de 41?C pendant 1 ? 3 jours, alors que la temp?rature corporelle normal d?un porc est de 39?C). Une possible toux et des ?ternuements, avec ?ventuellement une respiration rapide et une l?g?re baisse d?app?tit peuvent ?tre observ?s jusqu?? 2 semaines.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasi?s pour pouvoir collecter diff?rents organes d?int?r?t : les poumons, les ganglions.

Remplacement

Des exp?riences pr?liminaires ont ?t? r?alis?es in vitro pour tester diff?rents lots d?extraits d?algues et leur effet sur les cellules immunitaires. Cependant, l?effet d?une mol?cule in vitro et son effet apr?s ingestion et passage par le syst?me digestif in vivo ne sont ?videmment pas similaires. De plus, il est impossible de pr?dire l?effet des extraits d?algues sur la mise en place des r?ponses immunitaires adaptatives (anticorps) ? l?aide d?exp?rimentation in vitro car cette r?ponse immunitaire d?pend d?un trop grand nombre de param?tres incluant l?immunit? de la m?re pendant la gestation et l?allaitement, le d?veloppement embryonnaire, le processus de production des cellules immunitaires dans la moelle osseuse et le thymus, et des param?tres de stimulation du syst?me immunitaire inn? qui ne sont pas encore connus.

Réduction

Le nombre d?animaux d?fini pour l??tude a ?t? d?termin? en tenant compte de la variabilit? inter-individuelle chez le porc, en nous basant sur nos exp?riences pr?c?dentes et la litt?rature Ainsi, le nombre d?animaux par groupe nous permettra de comparer ? l?aide d?ANOVA ou de t-tests les param?tres mesur?s (taux d?anticorps neutralisants et charge virale notamment) entre les groupes. De plus, avant de r?aliser cette ?tude, une premi?re ?tude in vivo avait ?t? r?alis?e en ?levage porcin conventionnel avec des pr?l?vements de sang et de fluides nasaux, sans euthanasies des animaux. Ces premi?res donn?es nous ont permis d?affiner le protocole et de r?duire le nombre d?animaux n?cessaires.

Raffinement

Les animaux seront h?berg?s en lots de 6 animaux stables au cours de toute la dur?e d??tude (3 m?les et 3 femelles). Les lots peuvent se voir et se sentir. Ils seront aliment?s ? volont? et auront acc?s ? discr?tion ? l?eau. Le confort thermique sera assur? par des lampes chauffantes ou par la temp?rature de l?animalerie. Il y aura un ballon et un nunchaku ou/et cha?nes dans chaque lot pour permettre les jeux. L?exp?rimentation commencera par 2 semaines d?acclimatation pour que les porcelets s?habituent ? leur nouvel environnement. Cette p?riode permet ?galement aux animaliers de ? conna?tre ? les animaux. Un renforcement positif sera mis en place avec des fraises tagada ou du pop-corn ou autres. Les porcelets seront ?galement entra?n?s ? recevoir la suppl?mentation orale en algue avec une ? deux premi?res sessions avec du jus de pomme. Certains pr?l?vements (animaux dont le poids est sup?rieur ? 30 kg) et expositions au virus seront r?alis?s sur animaux anesth?si?s. Le suivi des animaux sera fait en partie par t?l?m?trie (syst?me Plexx) gr?ce ? des puces de temp?ratures. La prise de temp?rature se prendra avec un lecteur et l?animalier viendra biper les animaux. Les puces seront administr?es par l??leveur.

Choix des espèces

Le porc est l?esp?ce cible de la maladie cible (SDRP) ainsi que des traitements (suppl?mentation alimentaire en algue et vaccination) ?tudi?s. Les animaux seront utilis?s apr?s le stade sevrage ce qui correspond ? la p?riode o? il y a transfert entre ?levage et potentiellement contamination. Le stress g?n?r? par ces transferts rend les animaux plus sensibles aux maladies. Un m?lange de m?les et de femelles (50/50) sera fait dans les groupes. La vaccination en ?levage a ?galement lieu ? la p?riode d?finie dans l??tude afin d??tre au plus pr?s des conditions des ?leveurs.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Moutons : 224
Souffrances
▲ -
▲ 224
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 224
 -

Aucune des 224 brebis n'est déclarée mise à mort : le champ structuré les annonce toutes réutilisées, quand le résumé mentionne seulement une "possibilité de retourner dans l'élevage". Elles subissent trois à six pesées en cage de contention et trois à six prélèvements de crottes effectués au doigt dans le rectum sur quinze semaines, plus zéro à quatre traitements antiparasitaires par voie orale ou par injection dans le cou, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le projet compare un pâturage libre et un pâturage tournant sur quatre lots de 36 brebis et deux couverts végétaux, pour réduire l'usage des antiparasitaires en élevage ovin. Le porteur affirme que l'utilisation de brebis au pâturage est "indispensable" et qu'il n'existe "pas de méthode in vitro ou de modèle suffisamment performant" pour répondre aux objectifs.

Objectifs

En France, les ?leveurs ovins (conventionnels et bio) font face ? des difficult?s croissantes pour contr?ler le parasitisme au p?turage. Cette impasse sanitaire s?explique par la r?sistance aux traitements, les pratiques de gestion, les ?volutions climatiques, une diversit? v?g?tale insuffisante et le manque d'?valuation des mesures pr?ventives. L'utilisation r?p?t?e des antiparasitaires (4 familles seulement, sans innovation depuis 2010) a induit des r?sistances rendant les soins inefficaces. Ce ph?nom?ne touche particuli?rement les parasites gastro-intestinaux qui causent des mortalit?s et des pertes de production. Jadis ?pargn?e, la France voit d?sormais se multiplier les cas de r?sistance, notamment aux lactones macrocycliques, un probl?me ?conomique majeur ? l'?chelle europ?enne. D?s lors, ce projet ?value l'impact d'une gestion cibl?e et individuelle des animaux sur les strongles gastro-intestinaux (SGI) et sur la baisse des intrants chimiques au sein de l'?levage. Notre sch?ma exp?rimental (annexe 1) s'articule autour de deux questions scientifiques : -Le mode de p?turage impacte-t-il le niveau de parasitisme d?un troupeau d?ovins ? Pour y r?pondre, deux modes sont compar?s sur un espace de 1,2 ha : i) P?turage libre / continu : un lot de 36 brebis dispose d'un acc?s permanent ? la totalit? de la parcelle. ii) P?turage tournant : un lot de 36 brebis dispose successivement de 4 paddocks distincts de 0,3 ha (ordre A-B-C-D). L?hypoth?se avanc?e est que cette rotation rapide permet de casser le cycle biologique du parasite dans le milieu ext?rieur avant la r?infestation. - Le r?gime alimentaire en herbe impacte-t-il le niveau de parasitisme ? Pour r?pondre ? cette question, les deux situations ci-dessus seront doubl?es en parall?le sur deux types de couverts :i) Un couvert de millet seul (esp?ce annuelle suspect?e d'avoir des propri?t?s b?n?fiques).ii) Un couvert multi-esp?ces de gramin?es. Le croisement de ces modalit?s se concr?tisera par le suivi de 4 lots ind?pendants de 36 brebis (Lots A, B, C et D). Afin de suivre la sant? des animaux et leur niveau d'infestation, un ensemble de mesures ph?notypiques seront r?alis?s r?guli?rement : l'?valuation de la Note d'?tat Corporel (NEC), les pes?es, la notation des indices de diarrh?e, le test FAMACHA pour surveiller l'an?mie par inspection de la muqueuse oculaire, ainsi que des analyses de coproscopie et des comptages d'?ufs par gramme de f?ces (OPG).

Bénéfices attendus

- Gains pour l??levage ovin de l?unit? : Meilleure connaissance des parasites pr?sents dans l??levage et des r?sistances ?ventuelles aux antiparasitaires. Diminution de la consommation d?antiparasitaires - Projet pilote dont les r?sultats permettraient la r?alisation d?un projet de plus grande envergure - Publication dans une revue technique.

Procédures

- Pes?e des animaux dans une cage de contention adapt?e. 3 ? 6 pes?es pr?vues selon la situation parasitaire de chaque brebis. Dur?e d?une pes?e : 30 secondes ? 1 minute pour permettre la stabilisation de la mesure - Pr?l?vements de crottes au niveau du rectum : 3 ? 6 pr?l?vements ?tal?s sur 15 semaines selon la situation parasitaire de l?animal. Si la brebis n?expulse pas de crottes spontan?ment, elles seront pr?lev?es d?licatement avec un doigt au niveau du rectum par un op?rateur form? ? cette technique. Il n?est pas possible de ramasser des crottes au sol car il y aurait un risque de contamination et de mauvaise identification de l??chantillon. - Traitements antiparasitaires classiquement r?alis?s en ?levage ovin : 0 ? 4 traitements possibles selon la situation parasitaire de chaque brebis. Afin de pr?server le bien-?tre animal, un traitement par solution buvable sera privil?gi? ? une injection, il sera administr? par un op?rateur form? et exp?riment? ? l?aide d?un mat?riel adapt?. Si la solution buvable n?est pas disponible, le traitement sera r?alis? avec une solution injectable par un op?rateur form? et exp?riment? ? l?aide d?une seringue ? usage unique.

Impact sur les animaux

Les mesures et interventions pr?vues sur les brebis rel?vent des actes courants d??levage. N?anmoins, un stress li? ? la contention n?cessaire au pr?l?vement de crottes pourrait apparaitre du fait de la r?p?tition des pr?l?vements. Le nombre de pr?l?vements par animal sera compris entre 3 et 6 sur une p?riode de 15 semaines environ, selon la situation parasitaire de l?animal. Un inconfort passager pourrait ?tre ressenti par les brebis lors du pr?l?vement de crottes au niveau du rectum. Elles seront pr?lev?es d?licatement avec un doigt au niveau du rectum par une personne form?e ? cette technique. La quantit? de crottes n?cessaires pour l?analyse est de 5 grammes, soit une dizaine de petites crottes. Le nombre de traitements antiparasitaires administr?s ? chaque animal sera compris entre z?ro et 4 selon la situation parasitaire de l?animal. Ces traitements seront administr?s prioritairement par voie orale mais pourront parfois n?cessiter une injection sous-cutan?e ou intra-musculaire si la mol?cule administr?e n?est pas disponible sous forme de solution buvable. En cas d?injection, une r?action inflammatoire au niveau du site d?injection est possible. Les injections seront r?alis?es au niveau du cou de l?animal. Si plusieurs injections devaient avoir lieu, elles seraient r?alis?es alternativement d?un c?t? ou de l?autre du cou. En cas d?administration par voie orale, une l?g?re irritation des muqueuses de l?int?rieur de la bouche pourrait appara?tre. Pour limiter ce risque, le traitement sera administr? par une personne form?e et exp?riment?e.

Devenir

Possibilit? de retourner dans l'?levage

Remplacement

Les objectifs du projet ?tant d??tudier l?impact du mode de p?turage et des esp?ces p?tur?es sur le niveau d?infestation des brebis adultes, l?utilisation de brebis au p?turage est donc indispensable. Il n?existe pas de m?thode in vitro ou de mod?le suffisamment performant pour r?pondre aux objectifs du projet.

Réduction

Le nombre d?animaux a ?t? optimis? de fa?on ? obtenir des r?sultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. L'?tude n?cessite un suivi permanent de 144 brebis par an ? raison de 30 animaux par hectare. Afin de reproduire fid?lement les conditions d'un syst?me d'?levage r?el, un renouvellement annuel de 40 brebis est pr?vu pour introduire de nouveaux animaux dans le protocole. Le calcul global des animaux requis s'?tablit ainsi : 144 brebis initiales + 40 brebis (renouvellement an 1) + 40 brebis (renouvellement an 2) = 224 brebis au total.

Raffinement

Les animaux seront gard?s en groupes sociaux stables tout au long de l?exp?rimentation. La mise ? l?herbe des brebis sera faite progressivement, avec des sorties au p?turage ?tal?es sur plusieurs jours et de dur?es allong?es progressivement pour permettre l?adaptation du syst?me digestif ? un r?gime alimentaire de type humide. Les brebis seront au p?turage durant la majeure partie de l?exp?rimentation, ce qui leur permettra d?exprimer leur comportement naturel d?animaux brouteurs ainsi que leurs comportements sociaux. En cas d?arr?t de la pousse de l?herbe (s?cheresse), du foin sera distribu? dans des r?teliers dispos?s dans les parcelles. Elles b?n?ficieront de zones d?ombre naturelles (arbres, haies) ou artificielles (barnums install?s sur les paddocks) et d?un acc?s illimit? ? l?abreuvement. Pour limiter le stress li? ? la manipulation, les animaux seront visit?s sur les parcelles quotidiennement, permettant ainsi leur habituation ? l?exp?rimentateur et un suivi de leur bien-?tre. De plus, nous r?compenserons les animaux apr?s chaque session de pr?l?vement de f?ces ou d?administration d?antiparasitaire en distribuant ? chaque animal quelques bouchons de luzerne d?shydrat?e dans un seau.

Choix des espèces

Etude portant sur le parasitisme interne des petits ruminants Il s'agit de brebis adultes ayant entre 2 et 5 ans, non gestantes, non suit?es. La variabilit? des classes d'?ge est importante car l'?ge des brebis peut influencer le niveau d'infestation en parasites internes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 115
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 115
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 115

Produire en série un parasite génétiquement modifiable : 115 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour prélever leurs cæca, y mesurer la charge parasitaire et y noter les lésions. Chacun reçoit Eimeria tenella par la bouche ou par le cloaque, à une dose que le porteur dit calculée pour ne pas déclencher de symptômes, la coccidiose clinique donnant sinon perte d'appétit, soif intense, crête décolorée, prostration et diarrhées sanglantes. Le rendement attendu est de dix millions d'oocystes par poulet infecté, et il faut recommencer régulièrement pour "préserver l'infectiosité de la nouvelle souche transgénique générée". Le porteur écrit avoir publié une culture in vitro qui "permet d'accéder à la totalité des stades du cycle parasitaire", puis qu'elle "ne reproduit que la 1ere multiplication asexuée" et "ne couvre pas la fin du cycle".

Objectifs

Les coccidioses représentant un problème majeur en élevage aviaire, elles entraînent de lourdes pertes économiques. Ces parasitoses sont causées par des apicomplexes intracellulaires obligatoires dont Eimeria tenella. Face au coût élevé des vaccins et l’émergence de parasites résistants aux anticoccidiens, il devient urgent d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. La possibilité de modifier génétiquement le parasite serait un outil précieux pour nos recherches portant sur la compréhension du parasite et la mise en place de nouvelles stratégies de contrôle : suivi de l’infection in vitro et in vivo, identification de facteurs de virulence, génération de mutants ou de vaccins, test d’efficacité de nouveaux traitements. Ce projet a pour but de créer une souche d’Eimeria tenella génétiquement modifiable par des systèmes tels que CRISPR/Cas9 pour réaliser de l’édition de génome dite « propre » et servira de souche de base pour la génération des souches transgéniques pour les recherches futures de l’équipe.

Bénéfices attendus

Le développement d’une souche d’E. tenella génétiquement modifiable permettra d’accélérer les recherches conduisant à l’identification de nouvelles molécules. En effet, cette nouvelle souche premettra de rendre diverses applications possibles (ex : génération de mutants ou de vaccins, identification et caractérisation de facteurs de virulence parasitaires par génétique inverse) plus aisées, robustes et rapides au laboratoire (ex : criblage et test d’efficacité de nouveaux traitements, suivi d’infection in vitro). Des multiplications régulières sur animaux sont nécessaires pour préserver l’infectiosité de la nouvelle souche transgénique générée et ainsi permettre la continuité des études au laboratoire.

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration par voie orale ou cloacale du parasite Eimeria à une dose qui ne cause pas de morbidité et qui n’induit pas de signes cliniques proches du point limite. L’objectif est de générer une souche d’Eimeria tenella génétiquement modifiable. L’inoculation est réalisée au fond de la cavité buccale de l’animal et n’est pas invasive comme le serait un gavage dans lequel l’embout serait inséré jusqu’à l’oesophage. L’inoculation est de courte durée (20s maximum). De même l’inoculation par voie cloacale n’est pas invasive et est de courte durée (10s). Aucune douleur n'est attendue suite aux deux types d’inoculations. L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée. Elle est effectuée par du personnel expérimenté.

Impact sur les animaux

En coccidiose aviaire, on ne parle pas de virulence mais plutôt de pouvoir pathogène des parasites car la gravité de l’infection est dépendante de la dose infectieuse. La coccidiose clinique est très symptomatique, avec une perte d’appétit, une perte de poids, une soif intense, une crête décolorée, des modifications du comportement (oiseaux prostrés, ailes pendantes), et des diarrhées sanglantes. Ces signes impactent fortement la croissance des jeunes et le taux de ponte des poules. En élevage, la plupart des cas de coccidiose sont des infections subcliniques, qui impactent les performances zootechniques des oiseaux, sans symptômes visibles. Dans le cadre de nos travaux, les doses inoculées aux poulets sont faibles et n’induisent pas de symptômes cliniques. La contention lors des inoculations peut engendrer un stress estimé comme léger et de très courte durée.

Devenir

Pour chaque procédure de ce projet, tous les animaux seront euthanasiés afin de pouvoir prélever différents tissus (caeca) et de pouvoir analyser la charge parasitaire contenue et le scoring des lésions.

Remplacement

L’équipe a publié une méthode de culture in vitro qui permet d’accéder à la totalité des stades du cycle parasitaire. Il s’agit là d’une preuve de concept et en aucun cas d’une méthode de production de parasites en grande quantité. La culture in vitro ne reproduit que la 1ere multiplication asexuée (production de mérozoïtes) et ne couvre pas la fin du cycle, c’est-à-dire, les 2 autres multiplications asexuées puis la reproduction sexuée (qui génère les oocystes). Nous avons publié une preuve de concept : avec une souche vaccinale (qui ne fait qu’une seule multiplication asexuée) et sur culture primaire de cellule de rein de poulet, on a réussi à produire in vitro quelques oocystes. Mais la manipulation des Eimeria nécessite la reproduction de 10e7 oocystes (c’est le rendement obtenu pour chaque poulet infecté).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dépend de la prolificité de la souche et du nombre de parasites requis. Pour la souche sauvage utilisée au laboratoire, le rendement en parasites produits peut être déterminé. En revanche pour la souche recombinante à générer, nous n’avons aucune donnée sur sa prolificité.

Raffinement

Chaque inoculum fait l'objet d'une attention particulière pour administrer des doses définies et adaptées à l’espèce présente et ainsi éviter toute pathogénicité. Pour un rendement optimal, la muqueuse intestinale ne doit pas être trop abîmée. Il est donc inutile d’inoculer une dose trop forte de parasites qui pourrait induire des effets pathogènes et donc provoquer de la douleur. Même si la dose inoculée est calculée de manière à ne pas induire de pathogénicité, nous restons vigilants à l’état de santé des animaux : après inoculation de l’agent infectieux, deux visites quotidiennes sont réalisées dans la salle expérimentale afin de surveiller l’éventuelle apparition des premiers symptômes liés à la maladie : plumes ébouriffées, prostration. Ils sont hébergés par groupe de 3 à 20 animaux en parquet, sur litière de miscanthus pour éviter les poussières ou bien en cage, selon les disponibilités des salles d’expérimentation. Ils ont à disposition aliment et eau ad libitum. Pour le raffinement des conditions d’hébergement, des petites plateformes triangulaires ont été placées pour permettre aux poulets de se percher à l’intérieur des parquets.

Choix des espèces

A l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative suffisamment efficace (in vitro) pour multiplier les parasites, en routine et en grande quantité. Le poulet est l’espèce hôte exclusive chez laquelle se multiplient les parasites. Des poulets de statut sanitaire contrôlé seront utilisés. L’étroitesse du spectre d’hôtes des parasites du genre Eimeria empêche toute tentative de manipulation d’une espèce parasitaire aviaire sur un modèle animal autre que la poule. Les animaux sont utilisés entre 3 et 7 semaines d’âge, considéré comme l’âge optimum pour un meilleur rendement en parasite.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Poules : 56
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 56
Devenir
 -
 -
 -
 56

Inoculés à quatorze jours par un herpèsvirus qui tue la majorité des oiseaux infectés, 56 poulets subissent huit prélèvements de sang et trois prélèvements de plumes, espacés de sept jours. Les procédures impliquent un niveau de souffrance sévère, et le porteur écrit qu'il est attendu que la majorité des poulets mourront de la maladie pendant les 56 jours de l'étude, avec lymphomes, perte de poids rapide, perte de plumes, difficultés respiratoires et boiterie. Quatorze oiseaux partagent un isolateur biologique de 2 m2 pendant toute cette durée. Ceux qui survivent sont tués à la fin pour le prélèvement d'organes, y compris ceux qui n'ont développé aucun signe clinique, le porteur invoquant la biosécurité.

Objectifs

Le virus de la maladie de Marek est un herpès virus aviaire hautement contagieux et entrainant des lymphomes mortels pour les animaux dans un délai de quelques semaines. Ce virus est actuellement sous contrôle grâce à des protocoles de vaccination très stricts, bien que ceux-ci ont montré des failles dans les dernières années. Au-delà de son impact économique et sanitaire, ce virus constitue également un modèle précieux pour la recherche biomédicale, notamment pour l’étude des cancers induits par des virus. L’objectif de ce projet est d’élucider les fonctions d’un gène essentiel à la virulence du virus, nommé LATs (Latency Associated Transcripts pour transcrits associés à la latence en français). En plus de sa forme linéaire classique, les molécules produites par LATs ont également été retrouvé sous forme circulaire avec leurs deux extrémités liées. À ce jour, les mécanismes d’action de ces deux types de molécules restent inconnus. Notre étude vise à déterminer quels produits issus de LATs contribuent à la latence virale et au développement des lymphomes associés . Pour cela, trois virus génétiquement modifiés (OGM) ont été créés en laboratoire. Ces virus seront comparés à une souche sauvage de référence. Les expérimentations seront réalisées sur quatre groupes distincts de poulets, chacun infecté par l’un des virus (les trois OGMs et le virus sauvage). Cette approche permettra d’évaluer l’impact des modifications génétiques sur la virulence et les mécanismes associés à la latence et au développement de la maladie.

Bénéfices attendus

À court terme, cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’établissement de la maladie de Marek, en explorant un aspect resté largement inexploré depuis plus de vingt ans : le rôle des transcrits produits par le locus LATs. Cela présente un impact direct pour la filière avicole puisque l’amélioration de la compréhension des mécanismes de virulence peut aider à concevoir des vaccins plus efficaces et à renforcer les mesures de contrôle, limitant ainsi les pertes économiques et améliorant la santé animale. De plus, ce travail répond à un besoin scientifique plus général, en cherchant à déterminer comment des molécules d’ARNs peuvent influencer la persistance virale et la transformation cellulaire en cancer. À plus long terme, les connaissances acquises pourront ouvrir de nouvelles perspectives pour la recherche fondamentale et appliquée. Elles serviront de base pour étudier les fonctions de transcrits circulaires dans des contextes physiologiques et pathologiques. Ces avancées pourraient également contribuer au développement de stratégies innovantes pour la prévention ou le traitement de cancers induits par des virus.

Procédures

Une inoculation de virus sur animaux vigiles + 8 prélèvements de sang sur animaux vigiles à 7 jours d'intervalle + 3 prélèvements de plumes sur animaux vigiles à 7 jours d'intervalles (simultanée avec la prise de sang). Durée de chaque acte : moins d’une minute. L'expérience prend fin 56 jours maximum après inoculation du virus.

Impact sur les animaux

Hébergement : Les animaux sont hébergés dans des isolateurs biologiques de 2m2. L’hébergement des animaux en isolateurs biologiques est nécessaire dans le cadre des recherches portant sur le virus de la maladie de Marek. 14 animaux vont être hebergés par isolateur durant toute la période de l’expérience. Expérience et manipulations : L’injection intramusculaire peut entrainer une douleur au niveau du site d’injection mais qui devrait vite s’estomper. Un animal dont la contention serait mal assurée pourrait se faire mal ou se blesser Les contentions, injections, prises de sang et prélèvements de plumes entraineront un stress récurrent chez les animaux concernés. Celui-ci ne peut pas être évité, mais sera limité à des intervalles de 7 jours. -Les prises de sang peuvent être sources d’hématomes -Les prélèvements de plumes entrainent une douleur ponctuelle désagréable pour l’animal. La maladie de Marek : est une maladie virale hautement contagieuse et fatale pour la majorité des animaux infectés. Il est attendu que la majorité des animaux de l’étude mourront de la maladie durant le temps de l’étude (56 jours). Parmi les symptômes, sont retrouvés : lymphomes, perte de poids rapide, perte de plumes, difficultés respiratoires et boiterie.

Devenir

À la fin de l'expérience, tous les animaux seront euthanasiés afin de permettre la réalisation de prélèvements d’organes nécessaires aux analyses. Étant donné que les animaux ont été infectés avec un virus pathogène, il est impossible d’envisager leur remplacement ou leur réutilisation, y compris pour ceux qui n’ont pas développé de signes cliniques de la maladie. Cette mesure vise à garantir la sécurité sanitaire et à respecter les protocoles de biosécurité.

Remplacement

Avant la mise en place de l’étude, des tests ont été réalisés sur des modèles in vitro afin de limiter l’utilisation d’animaux. Cependant, ces modèles ne permettent pas de reproduire la phase de latence du virus, qui est au cœur de la question scientifique étudiée. L’analyse du rôle d’un gène impliqué dans la latence nécessite une infection complète dans un organisme vivant. L’utilisation d’un autre modèle animal est impossible, car GaHV-2 (virus de la maladie de Marek) est strictement spécifique aux gallinacés. Aucun autre organisme ne reproduit les interactions virus-hôte indispensables pour étudier la latence et la transformation cellulaire. Par conséquent, le recours à des poulets est incontournable pour garantir la pertinence et la fiabilité des résultats.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé conformément au principe de réduction, en respectant les règles de bien-être animal tout en garantissant la robustesse scientifique des résultats. Ce nombre permet d’obtenir un échantillonnage suffisant pour que les différences observées entre les groupes soient statistiquement significatives et non dues au hasard. Ces calculs ont en partie été réalisés en se basant sur les résultats d'une autre expérience étudiant des OGM différents mais avec un virus sauvage identique (WT), ce qui renforce la pertinence de l'estimation. Après prélèvements, les groupes seront comparés entre eux sur base des différents prélèvements. En ce qui concerne les charges virales, les moyennes de chaque mutant seront comparées à celle du WT dans les différents temps avec une correction de l’erreur alpha pour compenser les comparaisons. De plus, des mesures répétées seront effectuées sur les mêmes individus à différents moments de l’étude. Cette approche limite le nombre total d’animaux nécessaires et évite d’avoir à euthanasier des individus à chaque point de prélèvement, tout en n’imposant que des contraintes minimales (prises de sang et prélèvements de petites plumes).

Raffinement

Les animaux sont visités deux fois quotidiennement à partir de 8h00 et l’après- midi entre 15h30 et 16h30 par le personnel technique qualifié afin de détecter l’apparition de symptômes de la maladie ou tout autre signe anormal lié à la santé et au bien-être des animaux. Tous les animaux sont regardés individuellement et la grille de score clinique est renseignée pour chacun.Des visites supplémentaires en fin de matinée et début d’après- midi sont aussi prévues lors des phases critiques du protocole. Si jamais le zootechnicien constate une dégradation du bien-être de l’animal et l’atteinte de ses points limites, il prévient aussitôt les responsables du projet et la vétérinaire désignée afin de prendre une décision. Les animaux présentant des symptômes graves de la maladie de Marek seront euthanasiés après confirmation du diagnostic par le responsable du projet ou la vétérinaire désignée de l'établissement utilisateur. L’ensemble des gestes techniques est assuré par du personnel formé et compétent, ce qui limitera le stress des animaux. La contention est effectuée en douceur et les prélèvements sont le plus rapide possible. Les prélèvements de plumes et de sang sont réalisés simultanément pour limiter le stress. Le nombre de prélèvements a été réduit au minimum et espacés au minimum de 7 jours pour limiter la manipulation et la souffrance liées aux prélèvements répétés. Dans le cas des prélèvements de plumes, de petites plumes seront prélevées, ce qui limite la douleur par rapport aux prélèvements de plus grosses plumes. Afin de limiter la douleur lors de l’inoculation du virus, nous utiliserons des seringues avec des aiguilles fines et courtes. Des vers de farine seront testés comme aliment de récompense après les prélèvements. Des points limites adaptés ont été définis. Les animaux hébergés en isolateur ont une température et une hygrométrie contrôlées. Ils ont accès à la nourriture et à l’eau de boisson à volonté. Ils sont hébergés en groupe, ont des petits perchoirs, et des jouets pour picorer/piquer. Les surfaces d’hébergement sont respectées.

Choix des espèces

Le virus étudié responsable de la maladie de Marek, présente une spécificité d’hôte stricte : il n’infecte que les gallinacés. Cette contrainte limite donc le choix du modèle animal à l’espèce Gallus gallus, qui est l’hôte naturel du virus. Lorsqu’il est possible d’infecter l’hôte naturel, cette approche est toujours la plus pertinente et la plus fiable, car elle permet d’obtenir des données directement transposables à la pathogénie réelle, sans extrapolation à partir d’un modèle artificiel. Pour des raisons techniques, les poulets seront infectés à l’âge de 14 jours. Ils seront euthanasiés à maximum 70 jours d’âge. L’âge d’inoculation de 14 jours a été choisi car il permet de commencer les prélèvements sanguins dès le début de l’expérience, tout en restant suffisamment sensible à la maladie pour obtenir des résultats robustes en un minimum de temps.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3000

Les souris infectées par le virus de l'encéphalite à tiques sont mises à mort dès l'apparition de signes neurologiques. 3 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune porte sur le dos une capsule remplie de larves, de nymphes ou de tiques femelles qui se gorgent de son sang, ce qui provoque des démangeaisons, et 2 250 d'entre elles subissent trois prélèvements de sang par le sinus rétro-orbitaire, aux sixième, dixième et quatorzième jours, avant que sang, oreille et organes soient prélevés après la mort. L'effectif se déduit du nombre de tiques gorgées récupérables sur chaque souris, le porteur précisant qu'aucune analyse statistique ne sera réalisée sur le nombre de souris utilisées.

Objectifs

Les tiques sont les premiers vecteurs d’agents pathogènes en Europe et constituent un risque majeur pour la santé humaine et animale en transmettant la plus grande variété de microorganismes (bactéries, parasites et virus). La plupart des agents pathogènes transmis par les tiques sont zoonotiques (transmissibles de l’animal à l’Homme), certains ne touchent que les animaux mais avec un impact économique très important et d’autres sont découverts chaque année. Les principales maladies liées aux tiques en Europe sont la Borréliose de Lyme, l’Anaplasmose granulocytaire et l’Encéphalite à tiques, et leur vecteur est la tique Ixodes ricinus, qui présente une très large répartition géographique. Dans ce projet nous étudions la compétence vectorielle des tiques Ixodes ricinus vis-à-vis de différents agents pathogènes, en infection simple (un seul agent pathogène à la fois) et en co-infection (deux agents pathogènes à la fois). En effet la compétence vectorielle des arthropodes est un caractère sous contrôle génétique et peut varier selon la souche de tique, et la souche de l’agent de pathogène étudié. De plus, dans diverses études il a été mis en évidence que les co-infections dans les tiques (plusieurs microorganismes présents dans une même tique) pouvaient être très fréquentes. Chez l’Homme, des patients présentant une maladie de Lyme chronique rapportent également des co-infections par d’autres bactéries ou d’autres parasites. Enfin en laboratoire il a été démontré que chez des souris co-infectées par deux bactéries (Borrelia et Anaplasma) on constatait une différence de réponse immunitaire de la souris suite à l'infection, une différence de pathogénicité des bactéries chez la souris ainsi qu'un impact sur l'acquisition de ces bactéries par les tiques comparativement à des infections simples. Nos travaux visent à comparer la compétence vectorielle des tiques lors d’infection simple et de co-infection par des bactéries (Borrelia, Anaplasma) et des virus (différentes souches du virus de l’encéphalite à tiques). Pour étudier cette compétence vectorielle, il nous faut etudier 3 étapes clés en laboratoire : (i) l’acquisition de l’agent pathogène ; (ii) la transmission transstadiale de l’agent pathogène (c'est à dire la persistance de l’agent pathogène au fil des stades de développement) ; (iii) la transmission de l’agent pathogène de la tique infectée vers un hôté vertébré sain (souris naïve).

Bénéfices attendus

Les tiques sont d'importants vecteurs d'agents pathogènes qui provoquent des maladies graves chez l'Homme et les animaux. Les phénomènes de co-infections peuvent aggraver ces maladies mais ne sont pas étudiés en laboratoire. Notre projet vise à mieux comprendre le risque lié aux tiques pour l’Homme et l’animal, notamment en comparant les infections simples avec les co-infections.

Procédures

Pour 750 souris maximum, Pas de prélèvement durant l’expérimentation, uniquement récupération tiques gorgées. Pour 2250 souris maximum, a J6, J10, J14 = prélèvement de 10µL de sang par souris (sinus rétrorbital). Après mise à mort des animaux, récupération sang, biopsie oreille et organes souris.

Impact sur les animaux

Le gorgement des tiques induit une gêne modérée (grattement) pour les souris utilisées mais afin de limiter l’inconfort lié à une démangeaison trop intense due aux piqûres de tiques, le nombre de tiques(larves/nymphes/femelles) par animal est limité. Lorsqu’une douleur ou gêne trop intense est vue chez la souris, nous enlevons les tiques qui ne se sont pas encore gorgées ou réduisons celles déjà attachées afin de réduire l’inconfort de la souris. Pour les souris potentiellement infectées par les bactéries Borrelia et Anaplasma, pas de signes cliniques attendus. Pour les souris infectées par le virus TBE, signe neurologique attendu, les animaux seront mis à mort dès que les signes neurologiques seront observés.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. En raison de l’immunité anti-tique, chaque animal ne peut être utilisé qu’une seule fois pour des gorgements. Pour les tests de transmission des agents pathogènes, le sang des animaux et les organes sont nécessaire pour rechercher les agents pathogènes par amplification de leur matériel génétique afin de valider la transmission par les tiques.

Remplacement

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, un système de gorgement artificiel sur membrane a été développé, il peut être utilisé lors des essais d’acquisition ou de transmission des agents pathogènes. Ce système sera privilégié dès que possible mais ne fonctionne malheureusement pas pour tous les agents pathogènes (notamment ne fonctionne pas pour Borrelia et Anaplasma et donc ne fonctionne pas pour les coinfections utilisant une de ces bactéries). Les expérimentations de co-infection proposées dans cette saisine de peuvent malheureusement pas être réalisées sans l'utilisation d'animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé a été calculé en fonction du nombre de tiques gorgées que l'on peut récupérer sur l'animal (maximum 50% des tiques déposées dans la capsule) et par rapport à nos besoins en tiques pour nos différentes expérimentations. En raison de l’immunité anti-tique, chaque animal ne peut être utilisé qu’une seule fois pour des gorgements. Dès que nous obtiendrons le nombre de tiques gorgées nécessaire aux analyses et à la suite des expérimentations, la répétition de l'expérimentation pour chaque modèle de co-infection sera stopée. Le nombre annoncé de répétition (10) est le nombre maximal annoncé. Nous espérons pouvoir réduire ce nombre à 5 ou 6 répétitions par type de co-infection. Il n'y aura pas d'analyses statistiques réalisées concernant le nombre souris utilisées.

Raffinement

Les souris sont élevées dans les conditions naturelles d'élevage des souris avec une maison en plastique par cage, un support pour grimper (roue), des carrés de coton. Lors des manipulations, elles seront hébergées en condition individuelle car les souris auront chacune une capsule avec des tiques sur le dos et les souris sont capables d'enlever les capsules du dos des autres souris et de manger les tiques. Les souris individuelles seront hébergées avec l’enrichissement nécessaire à leur bien-être (carré de coton, maison en plastique pour les souris, support pour grimper (roue)), et même si elles sont isolées elles pourront voir les souris des cages d’à côté. Les animaux sont isolés au maximum 21 jours.

Choix des espèces

Les souris (comparativement à d’autres modèles animaux) sont sensibles à l’infection par les 3 agents pathogènes que nous ciblons : Borrelia afzelii, Anaplasma phagocytophilum, Virus de l’Encéphalite à tiques. Les micromammifères étant notamment impliqués dans les cycles de transmission naturels de ces agents pathogènes, les souris représentent donc le modèle idéal en laboratoire. Dans les essais d'acquisition, les souris utilisées n'auront pas besoin d'être réceptives aux agents pathogènes, par contre, dans les essais de transmission, les souris utilisées devront être sensibles à l'infection par Anaplasma phagocytophilum, Borrelia et TBEV. Adultes. Minimum 4-5 semaines. Suffisamment grand pour pouvoir poser une capsule sur leur dos avec des tiques.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Souris : 2100
Rats : 2100
Lapins : 2100
Souffrances
▲ -
▲ 3150
▲ 3150
▲ -
Devenir
 -
 -
 630
 5670

6 300 animaux non-humains vont être utilisés, 2 100 souris, 2 100 rats et 2 100 lapins, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des instillations oculaires répétées plusieurs fois par jour, maintenus immobiles à chaque application, puis subissent des examens de la sensibilité cornéenne à l'esthésiomètre de Cochet-Bonnet, des mesures de la fente palpébrale à la règle et des observations comportementales que le porteur ne détaille pas. Provoquer chez eux un inconfort et une douleur oculaires, rougeurs et irritations comprises, est l'objet même du projet, qui vise ensuite à évaluer des traitements candidats. Environ 90 % sont tués pour des analyses histologiques de la rétine, de la choroïde et de la sclère, les 630 autres, écartés avant l'induction ou en cours de protocole, pouvant être réutilisés ailleurs. Le porteur affirme mener ces inductions dans le "strict respect des principes du bien-être animal".

Objectifs

L’objectif du projet est de développer et de mettre en œuvre, dans le strict respect des principes du bien‑être animal, des modèles expérimentaux induisant un inconfort léger à modéré chez l’animal. Ces modèles ont pour finalité de mieux comprendre les mécanismes de l’inconfort oculaire et de permettre l’identification, la caractérisation et l’évaluation de traitements candidats susceptibles de le prévenir ou de le réduire. L’ensemble des procédures est conçu de manière à minimiser la douleur, la souffrance et le stress des animaux, notamment par le recours à des méthodes non invasives, des durées d’exposition limitées et une surveillance régulière des paramètres de bien‑être. Les modèles expérimentaux utilisés représentent un compromis nécessaire entre la pertinence scientifique et l’application rigoureuse des principes des 3R (Remplacement, Réduction et Raffinement), afin de garantir une utilisation responsable et éthique des animaux à des fins de recherche biomédicale.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet résident dans l’identification, la caractérisation et la sélection de nouveaux traitements susceptibles d’améliorer la prise en charge clinique de l’inconfort et de la douleur oculaires. Les résultats obtenus pourraient contribuer au développement de stratégies thérapeutiques plus efficaces et mieux tolérées, visant à soulager les patients présentant des affections oculaires associées à une altération du confort visuel et du bien‑être. À terme, ce projet pourrait ainsi participer à l’amélioration de la qualité de vie des patients, en favorisant l’accès à des options thérapeutiques innovantes et mieux adaptées aux besoins cliniques, tout en répondant aux exigences actuelles de sécurité, d’efficacité et de tolérance.

Procédures

Tous les animaux recevront des instillations oculaires conformément au protocole expérimental. Ils seront maintenus immobile pendant quelques secondes pour permettre l'application topique. Ces administrations sont répétées plusieurs fois par jour et étalées sur un ou plusieurs jours selon la procédure choisie. Les examens réalisés dans le cadre des évaluations sont non invasifs et ne durent que quelques minutes. Ils reposent principalement sur des observations comportementales, sur l’évaluation de la sensibilité cornéenne à l’aide d’un esthésiomètre de Cochet‑Bonnet, la mesure de la fente palpébrale avec une règle et l'apparence de la surface oculaire. Ces examens, conçus pour limiter au maximum toute gêne ou contrainte pour l’animal, peuvent être répétés plusieurs fois au cours de la même journée en fonction du plan expérimental, sans impact significatif sur le bien‑être animal, il dure chacun quelques secondes à quelques minutes. L'animal est alors maintenu afin qu'il reste immobile pour permettre l'évaluation. L'ensemble de ces interventions seront étalées sur une journée.

Impact sur les animaux

Le projet a pour but de trouver des traitements à la douleur ou à l'inconfort oculaire. Les animaux vont sur une courte période ressentir un inconfort ou une douleur modérée. Des rougeurs et des irritations ponctuelles et réversibles pourront aussi apparaitre.

Devenir

À l’issue de la procédure expérimentale, l’ensemble des animaux ayant suivi la totalité du protocole pourront être euthanasiés de manière éthique et conforme à la réglementation, afin de permettre les analyses ex vivo nécessaires. Ces analyses pourront comprendre notamment : des études histologiques des structures oculaires (rétine, choroïde, sclère), des dosages biochimiques ou moléculaires, ainsi que des évaluations morphologiques complémentaires indispensables à la validation scientifique des résultats. En revanche, les animaux non inclus dans l’intégralité de la procédure, estimés à environ 10 % (hors exclusions pour atteinte d’un point limite), pourront être réutilisés dans d’autres protocoles compatibles, sous réserve de l’avis favorable du vétérinaire responsable. Il en va de même pour les animaux retirés avant l’induction pour une anomalie anatomique ou physiologique, un défaut oculaire préexistant. Ces individus n’auront subi ni induction, ni administration de traitement expérimental. Ils n’auront été exposés qu’à des examens non invalidants, sans conséquences durables. Dans ces conditions, leur réutilisation éventuelle s’inscrit pleinement dans les principes des 3R, en permettant une réduction du nombre total d’animaux utilisés tout en garantissant la protection du bien‑être animal et le respect des exigences scientifiques du projet.

Remplacement

L’œil est un organe sensoriel d’une grande complexité, constitué de structures anatomiques et physiologiques étroitement interconnectées (cornée, cristallin, rétine, choroïde, sclère, nerf optique), jouant un rôle central dans la perception sensorielle et la réponse aux stimuli irritatifs ou nociceptifs. Le maintien du confort oculaire repose sur des équilibres mécaniques, physicochimiques et biologiques précis, ainsi que sur une innervation et une vascularisation fonctionnelles. Toute perturbation de ces équilibres peut conduire à l’apparition d’inconfort ou de douleur oculaires. Bien que des approches alternatives telles que les cultures cellulaires, les organoïdes ou les modélisations in silico aient progressé ces dernières années, elles demeurent insuffisantes pour reproduire l’ensemble des interactions structurelles, fonctionnelles et pharmacocinétiques impliquées dans la genèse et la modulation de l’inconfort et de la douleur au sein d’un œil vivant. Ces modèles ne permettent notamment pas de simuler de manière fiable les réponses tridimensionnelles des tissus oculaires, l’intégration des signaux sensoriels et nociceptifs, ni les réponses cliniques et comportementales associées. Dans ce contexte, l’étude in vivo reste indispensable pour atteindre les objectifs du projet. Elle permet d’observer de manière intégrée et dynamique les mécanismes physiopathologiques impliqués dans l’apparition de l’inconfort et de la douleur oculaires, d’évaluer l’efficacité et la tolérance de traitements administrés par voie oculaire ou systémique, et d’étudier leurs effets à court et à long terme sur les différents tissus oculaires au sein d’un environnement physiologique complet, intégrant innervation, vascularisation et régulations neurosensorielles.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide de tests statistiques. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger et un abri. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les modèles expérimentaux présentés sont largement utilisés et décrits sur le lapin et le rongeur dont les publications de référence citées sur lesquelles le projet est basé. Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilités. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux seront de jeunes adultes : les rongeurs auront un minimum de 6 semaines au début de l’étude et les lapins environ 8-12 semaines, ces âges correspondent à la maturité visuelle.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 3000
Cochons d'Inde : 200
Hamsters dorés : 1000
Souffrances
▲ -
▲ 4200
▲ -
▲ -
Devenir
 500
 -
 -
 3700

Le projet sert à constituer les dossiers d'autorisation de mise sur le marché de vaccins vétérinaires destinés aux espèces domestiques. 3 000 souris, 1 000 hamsters dorés et 200 cobayes, soit 4 200 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacun recevant jusqu'à quatre injections espacées de 48 heures et des prélèvements sanguins tous les quatorze ou quinze jours. Les injections provoquent des rougeurs, des œdèmes, des nodules ou des démangeaisons, une perte de poids, un poil hérissé et une baisse d'activité, effets que le porteur annonce répétés au fil des administrations. 3 700 de ces rongeurs sont tués pour des prélèvements terminaux, dont certains par voie intracardiaque, et 500 peuvent être adoptés après avis vétérinaire, le porteur situant le passage au tout in vitro comme "l'ambition ultime et à très long terme" de l'entreprise.

Objectifs

Ce projet s'inscrit dans les premières étapes de création de nouveaux vaccins et produits stimulant l'immunité -Son objectif principal est d'étudier la sécurité (tolérance par l'organisme) et la capacité à déclencher une réponse immunitaire protectrice de ces futurs vaccins chez le rongeur avant leur administration chez les espèces auxquelles se destinent ces produits. -Les données recueillies permettront de définir les meilleures conditions d'utilisation du produit et d'éliminer les produits qui n'est pas conforme en termes de réponses et de tolérance — notamment la dose la plus efficace, la façon de l'administrer, et la sélection des bons ingrédients complémentaires (adjuvants et excipients) — afin d'orienter la suite de son développement.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques contre un agent pathogène par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou de l’amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de ces procédures seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études nécessaire à la constitution du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM).

Procédures

Le nombre d’interventions dépend de l’objectif de chaque étude. La durée de présence des animaux dans le projet varie de 1 jour à 3 mois, avec une durée moyenne de 28 jours. Les nuisances liées aux interventions sont les suivantes : ● Administrations (Vaccinations) : Les animaux reçoivent une ou plusieurs administrations de produit immunologique. Chaque acte dure entre 3 et 30 secondes. Entre chaque administration, un minimum de 48 heures est respecté ainsi qu’un site d’injection différent. ● Suivis et prélèvements simples : Des prélèvements sanguins sont effectués de manière régulière (souris : 1 prélèvement tous les 14 jours / hamster : 1 prélèvement tous les 14 jours / cobaye : 1 prélèvement tous les 15 jours selon le poids ou 1 fois par mois) , d'une durée de 10 à 30 secondes chacun sous anesthésie. ● Les contraintes de manipulation, le stress lié à la contention et la séparation temporaire d'avec les congénères constituent des nuisances transitoires. Inhérents au suivi de base, ces désagréments sont de courte durée et ne s'étendent que sur quelques heures. L'ensemble de ces interventions est réalisé par du personnel qualifié afin de minimiser le stress et la durée de contention des animaux.

Impact sur les animaux

Les administrations de produits (produit testé, anesthésiques ou traitements) par voies parentérales sont des injections réalisées sur l'animal vigile, entraînant une douleur légère et transitoire. Suite à ces administrations, les animaux peuvent présenter des réactions locales transitoires au site d’injections telles que des rougeurs, des gonflements (œdèmes, nodules) ou des démangeaisons (prurit). Des réactions générales passagères peuvent également être observées, incluant une perte de poids (selon le modèle), une baisse de la consommation alimentaire ou des signes d'inconfort comme un hérissement des poils (aspect ébouriffé) et une baisse d'activité. En raison du schéma vaccinal prévoyant des administrations multiples (jusqu'à 4 injections/minimum 48h entre chaque injections et changement de site d’injection pour chaque injection), ces nuisances sont susceptibles d'être répétées au cours de la procédure et seront suivie au cours de l’observation quotidienne des animaux. Les contraintes de manipulation, le stress lié à la contention et la séparation temporaire d'avec les congénères constituent des nuisances transitoires. Inhérents au suivi de base, ces désagréments sont de courte durée et ne s'étendent que sur quelques heures. La caractérisation de l’immunogénicité des candidats vaccins s’appuie sur des prélèvements sanguins, de suivi ou terminaux, dont les modalités d’exécution sont définies selon l’objectif de l’étude. Afin de limiter les nuisances, ces actes pourront être effectués sous une anesthésie générale profonde ou légère, selon la voie d’accès (veine saphène, veine jugulaire, veine mandibulaire ou par voie intracardiaque).

Devenir

L'issue pour les animaux inclus dans ce projet est définie selon deux orientations possibles, privilégiant systématiquement les principes de Réduction et de Réhabilitation : 1. Placement (Adoption) Les rongeurs pour lesquels un prélèvement terminal n’a pas été réalisé et après confirmation par le vétérinaire que leur état de santé et leur comportement permettent une vie domestique, conformément à la réglementation en vigueur. 2. Mise à mort pour prélèvements terminaux Les rongeurs seront euthanasiés par une méthode humaine pour les nécessités de l'étude : ● Analyses approfondies : Collecte de sérum, tissus et organes pour caractériser la réponse immunitaire et les mécanismes d'action. ● Développement de méthodes alternatives : Utilisation des échantillons pour mettre au point des tests sérologiques in vitro (tests de libération), visant à terme le remplacement des épreuves virulentes sur animaux.

Remplacement

L'absence de méthodes alternatives validées capable de reproduire la complexité systémique d'un organisme vivant rend nécessaire l'utilisation du modèle animal pour caractériser l'innocuité et l'efficacité des produits immunologiques. Ce protocole est indispensable pour répondre aux exigences réglementaires précliniques. Ce projet vise spécifiquement le recueil exhaustif de données pour remplacer les infections expérimentales lors des tests de libération de lots par des suivis d'immunogénicité (prises de sang). Si le passage au tout in vitro demeure l'ambition ultime et à très long terme de l’entreprise, le présent projet constitue l'étape intermédiaire indispensable de collecte de données pour y parvenir.

Réduction

Le nombre d’animaux a été dimensionné pour répondre aux exigences de la Pharmacopée Européenne et de la réglementation, tout en garantissant la validité scientifique des résultats. Pour les premières études de développement (préclinique préliminaire), les effectifs sont déterminés sur la base de données bibliographique, de modèles similaires et de l'historique de projets antérieurs. Au fur et à mesure de l'avancement vers les phases réglementaires, ces effectifs sont affinés grâce à une approche statistique (calcul de risque et de puissance), permettant de réduire au strict minimum le nombre d’animaux par lot. L'estimation globale sur 5 ans intègre une planification pluriannuelle afin d'optimiser l'utilisation de ces lots. Enfin, dans une démarche de réduction active, la mutualisation des groupes témoins est systématiquement privilégiée dès que possible : évaluer plusieurs produits simultanément permet de partager un groupe contrôle unique, réduisant ainsi de manière significative le nombre total d'animaux inclus dans le projet.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'un hébergement en groupe et d'un enrichissement du milieu adapté à l’espèce (abris, matériel de nidification), garantissant ainsi leur confort social et physique. Une phase d'acclimatation systématique et adaptée précède le début de chaque essai. Afin de minimiser la douleur et le stress, les procédures invasives, telles que les prélèvements de sang de suivi, sont réalisées sous anesthésie générale légère, associée si nécessaire à une analgésie adaptée. Les prélèvements sanguins terminaux sont, quant à eux, systématiquement effectués sous anesthésie générale profonde, également couplée à une analgésie. En amont de toute administration, la sûreté des produits (candidats vaccins ou immunostimulants) est garantie par une caractérisation et un contrôle préalable in vitro (vérification de la stérilité et de l'inactivation microbiologique). Enfin, ce projet repose sur l'application stricte de points limites spécifiques, prédéfinis pour l’innocuité des produits immunologiques selon le modèle utilisé. Basés sur des scores cliniques objectifs, ces points limites garantissent une prise en charge précoce, une sortie de procédure ou, en dernier recours, une euthanasie anticipée, afin d'éviter toute douleur ou détresse inutile

Choix des espèces

Le choix des espèces repose sur les exigences de la réglementation. - La souris est sélectionnée pour la richesse des outils d'analyse disponibles et des données préexistantes, évitant ainsi la duplication d'essais inutiles. - Le hamster est retenu pour sa sensibilité spécifique à certains microbes, garantissant une meilleure application des résultats d'efficacité du vaccin. - Le cobaye constitue un modèle de référence par sa proximité physiologique avec l’espèce cible et est souvent requis par la réglementation pour valider l'efficacité et la sécurité des produits. Ces modèles de petite taille optimisent la fiabilité scientifique grâce à un contrôle rigoureux des paramètres expérimentaux et présentent un comportement immunitaire pertinent par rapport aux espèces de destination. Cette approche garantit une évaluation solide de la protection vaccinale dans un organisme vivant. Concernant les stades de développement, les études seront réalisées sur des animaux jeunes (sevrés) ou adultes, conformément à la réglementation en vigueur et aux données scientifiques existantes.