Maladies animales
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Test de stratégies nutritionnelles pour optimiser le statut immunitaire et antioxydant de la vache laitière en situation d’épreuve inflammatoire
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Maladies animales
45 vaches laitières vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintégrées au troupeau et susceptibles d'être réutilisées. Trente-six d'entre elles reçoivent une injection de lipopolysaccharide dans un quartier de la mamelle pour déclencher une inflammation, en plus de prises de sang répétées, afin de tester des compléments alimentaires censés prévenir les mammites. Le porteur indique que l'injection provoque une fièvre et une mamelle douloureuse de quatre à douze heures, et qu'aucun analgésique n'est administré car il interférerait avec l'inflammation étudiée. Il affirme que la réponse immunitaire doit être évaluée à l'échelle de "l'animal entier", ce qu'aucun système in vitro ne permettrait.
Objectifs
Les mammites sont parmi les maladies les plus fréquentes en élevage bovin laitier. Elles affectent les performances zootechniques et économiques et sont source de mal-être des animaux. La capacité des bovins laitiers à résister à l'établissement de mammites est liée, en partie, à l'efficacité de leur système immunitaire mais également au fonctionnement du tissu mammaire. Par ailleurs, les vaches laitières sont sujettes à un stress oxydant intense au démarrage de la lactation. Le stress oxydant interfère avec le système de défense immunitaire et peut également entrainer des dommages tissulaires au niveau mammaire. Alimenter les vaches laitières avec des extraits de plantes riches en antioxydant et en d’autres principes actifs susceptibles d’agir directement sur le système immunitaire pourrait permettre d’optimiser le statut immunitaire et antioxydant des vaches laitières et ainsi prévenir les mammites, cliniques ou sub-cliniques. Ainsi, les effets de ces extraits de plantes sur les mécanismes impliqués dans la réponse du système immunitaire et le fonctionnement mammaire méritent d’être objectivés pour permettre le développement de ces solutions sur le terrain. L’objectif de cette étude est de déterminer si des extraits de plantes ou un apport de vitamine E peut agir sur le statut immunitaire et antioxydant de la vache laitière en situation d’épreuve inflammatoire en réduisant le stress oxydant et l’inflammation et en améliorant l’intégrité de l’épithélium mammaire. La supplémentation en vitamine E correspond à une stratégie de prévention des mammites dont les effets ont été objectivés dans la littérature et constitue un témoin positif. Les supplémentations en vitamine E et en extrait de plantes seront comparées à un traitement témoin non supplémenté. Les extraits de plante testés ont vocation à être commercialisés en fermes laitières et à ce titre leur usage répond à toutes les réglementations en vigueur garantissant leur innocuité pour les animaux.
Bénéfices attendus
Les mammites sont le fait d’une pathologie courante en élevage laitier, notamment pendant les premières semaines de lactation. C’est aujourd’hui une des premières causes d’usage des antibiotiques dans ces élevages. L’adoption de stratégies alimentaires de prévention des mammites pourrait être un levier, à associer à d’autres, pour réduire le risque de mammites. Cependant, afin de définir les stratégies les plus efficaces possible, leurs effets méritent d’être objectivés. Le présent projet a pour objectif de mettre en évidence les mécanismes par lesquels ces stratégies peuvent favoriser un fonctionnement adéquate du système immunitaire face à une infection. Les bénéfices attendus sont une réponse inflammatoire améliorée avec les suppléments de vitamine E ou extraits de plantes. Cette réponse sera suivie par la mesure dans le lait des marqueurs de l’inflammation notamment la présence de cellules somatiques et le dosage de molécules de l’inflammation dans le sang et le lait. L’épreuve inflammatoire mise en œuvre dans ce projet peut être qualifiée de mécaniste par rapport à des approches épidémiologiques qui pourraient être une alternative. Elle se traduit par l’implication de peu d’individus dans l’objectif de mesurer l’effet des stratégies ciblées sur un mécanisme en amont de la déclaration des mammites (à savoir la réponse immunitaire) avec l’objectif de généraliser ces résultats. Ces travaux pourront permettre de donner de nouvelles recommandations pour une nutrition préventive des vaches laitières en début de lactation. La substitution des traitements antibiotiques par un ensemble de stratégie de prévention répond au concept de gestion intégrée de la santé aussi bien à destination des animaux, notamment en élevage, que des hommes.
Procédures
Durant ce projet, 45 vaches seront soumises à 2 prises de sang au niveau de la veine de la queue avant leur mise-bas. Parmi ces vaches, 36 seront soumises à l'injection d'un composé inflammatoire (lipopolysaccharide) dans un des quartiers de la mammelle en 5ième semaine de lactation et à 4 prises de sang au niveau de la veine jugulaire, une avant l'injection de LPS, les 3 autres, 4h, 28h et 76h après l'injection. En parallèle, des échantillons de lait seront également prélevés par traite partielle avant l’injection puis 0h, 4h, 7h, 10h, 28h, 52h et 76h après l’injection. L’injection de LPS dans un des quartiers de la mamelle des vaches déclenche une réaction inflammatoire aiguë, mais de courte durée, avec un retour en production des animaux dans la semaine qui suit le déclenchement de la réponse inflammatoire.
Impact sur les animaux
Entre quatre semaines avant la date prévue de vêlage et la fin de la 4ième semaine de lactation, les vaches seront conduites de la même façon que les autres vaches de la ferme, à la seule différente de la nature des stratégies de supplémentation destinées à prévenir les mammites. Le traitement ‘sans supplémentation’ se traduira par la non administration de suppléments alimentaires susceptibles d’aider les vaches à prévenir les maladies infectieuses, ce qui donnera lieu à un suivi rapproché afin de détecter précocement tout signe d’infection et de sortir rapidement les animaux de l’essai pour un traitement adapté. Les doses de vitamine E offertes seront toujours inférieures au maximum tolérable et l’extrait de plante utilisé a été évalué en amont de l’essai pour son absence de nocivité pour les vaches. Lors de cet essai, nous observons aussi les conséquences d’une injection d’un composé pro-inflammatoire dans un quartier de la mamelle. L’injection de lipopolysaccharide dans un des quartiers de la mamelle des vaches déclenche une réaction inflammatoire aiguë, mais de courte durée, avec un retour en production des animaux dans la semaine qui suit le déclenchement de la réponse inflammatoire. Compte-tenu des travaux antérieurs et des données de la littérature, l'injection du composé inflammatoire (LPS) induira une inflammation locale de courte durée (plus de signes locaux d'inflammation 12h après injection) accompagnée d’une fièvre de courte durée (pic de température rectale à 8h post-injection et retour à une température normale 12h post-injection). Le quartier injecté sera douloureux à la palpation entre 4h et 12h post-injection. L’état général, l’intensité de l’inflammation locale et la douleur sont évalués à l’aide d’une grille de notation. L’utilisation d’un médicament pour limiter la douleur (analgésique) n ‘est pas possible en raison de son impact sur le déroulement de l’inflammation. Les animaux seront par ailleurs suivis de près pour détecter dans les jours qui suivent tout cas de pathologie autre que cette injection pourrait masquer. Enfin, les animaux seront soumis à des prélèvements sur animaux vigils. Les prises de sang ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à la contention lors de la distribution des aliments. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront réintégrés dans le troupeau des vaches laitières de la ferme expérimentale pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celles que l’on peut trouver dans les troupeaux laitiers expérimentaux. Ces animaux sont donc susceptibles d’être réutilisés pour d’autres projets expérimentaux.
Remplacement
Même si des premières études sur cellules en culture ont permis de réaliser une première sélection des extraits de plantes susceptibles de moduler favorablement la réponse immunitaire et dont l’usage en ferme pourrait être envisagé, il n’est pas possible de remplacer entièrement l’utilisation d’animaux pour définir les modes d’actions des extraits de plantes. En particulier, l’amélioration de la réponse immunitaire et du statut antioxydant doit être évalués à l’échelle de l’animal entier afin de prendre en compte à la fois les régulations cellulaires mais aussi systémiques de ces réponses. La méthode proposée permet l'évaluation globale des premières étapes de la réponse au niveau de l’animal entier et permet de ré-introduire les animaux en élevage et donc de les garder en vie.
Réduction
L’objectif est de disposer de résultats sur 12 animaux par stratégie testée. Ce nombre a été évalué pour disposer d’une puissance statistique suffisante compte-tenu que chaque lot de vache ne recevra qu’un des trois traitements au cours de l’expérimentation. L’objectif est de disposer de suffisamment d’animaux pouvant détecter une différence entre les groupes en fonction des traitements et des réponses analysées. L’épreuve inflammatoire nécessitant de disposer d’animaux répondant à deux conditions qui sont difficiles à anticiper, des animaux de réserves (3 par stratégie) vont devoir être inclus. Les deux conditions sont de disposer au moment de l’épreuve de vaches à un même stade de lactation et ayant au moins un quartier de la mamelle avec un très bon niveau sanitaire constaté par une concentration faible de cellules somatiques dans le lait. Selon les dates effectives de vêlage et les résultats d’analyses de lait avant l’épreuve inflammatoire, certaines vaches pourront être remplacées par ces vaches de réserve pour l’épreuve inflammatoire. Des résultats expérimentaux passés permettent d'évaluer que 3 animaux de réserve par stratégie seront suffisants. Au final, le nombre d’animaux impliqués sera donc de 45, dont au maximum 36 seront soumis à l’épreuve. Les données seront analysées par analyse de variance en modèle mixte à l’aide du logiciel R. Nous étudierons l'effet des traitements en mesures répétées avec analyse de l’effet du temps et prise en compte de la vache en effet aléatoire.
Raffinement
La conduite d’élevage sera respectueuse du bien-être des animaux. Un suivi régulier du comportement et des paramètres indicateurs de la souffrance des animaux (fièvre supérieure à 40°C, animal couché faible, et les œdèmes de la mamelle qui engendre une sensibilité importante) sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de perturbations et traiter si besoin les animaux malades. Les parties du protocole pouvant entraîner de la souffrance chez les animaux sont clairement identifiées (prise de sang et épreuve inflammatoire). Le traitement visant à induire une inflammation dans un quartier de la mamelle est suivi d’une réponse inflammatoire de courte durée avec un retour en production des animaux dans la semaine qui suit le déclenchement de la réponse inflammatoire. L’utilisation d’un composé non infectieux pour le déclenchement de l’inflammation réduit l’intensité de cette inflammation. De plus, contrairement à une infection expérimentale, ce protocole permet de garder les animaux en vie tout en permettant de mimer les premières étapes d’une mammite. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être contentionnés lors de la distribution des aliments. A la fin de l’essai tous les animaux réintègreront le troupeau de la ferme.
Choix des espèces
La problématique de l’étude, assez spécifique aux vaches laitières, nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’ Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. L’incidence des mammites étant la plus forte et de façon nette en début de lactation, de même que le stress oxydatif, les vaches impliquées seront majoritairement en début de lactation.
Rôle des astrocytes dans la sensibilisation à la cocaine chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 425 souris vont être utilisées, tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales de cocaïne cinq jours de suite, passent des tests comportementaux en enceinte, subissent des injections de virus dans le cerveau sous anesthésie, puis une perfusion intracardiaque. Le porteur indique que la cocaïne induit une dépendance pouvant se traduire par une surexcitation, de l'agressivité et de l'anxiété, évaluées chaque jour. Il affirme que l'addiction, en tant que trouble du comportement, ne peut être reproduite in vitro et nécessite l'animal entier.
Objectifs
Les astrocytes jouent un rôle majeur dans l'efficacité synaptique et contrôlent l'activité neuronale. Dans l'addiction à la cocaine, des dérégulations de l'homéostasie des neurotransmetteurs glutamatergiques et dopaminergiques ont été mis en évidence et certaianes études suggèrent que des défauts de fonctions astrcoytaires sont impliquées. L'homéostasie des neurotransmetteurs étant défini comme l'ensemble de processus permettant de maintenir les concentrations de ces molécules autour d'une certaine valeur ce qui implique des processus de libération dans le milieu extracellulaire et de recapture par les cellules. Les objectifs de ce projet sont de déterminer l'effet de la réactivité astrocytaire sur la réponse à la cocaine. Ainsi, nous analyserons particulièrement le rôle d'une protéine astrocytaire permettant de créer un réseau astrocytaire, sur le comportement, l'expression des gènes astrocytaires et la transmission dopaminergique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de la réactivité astrocytaire dans la sensibilisation à la cocaine et l'influence d'une protéine particulière,la connexine 30, sur les processus impliqués dans l'addiction. A long-terme, ce projet permettrait de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur une modulation de l'expression ou des fonctions de la connexine 30 afin de réduire les comportements compulsifs caractéristiques de l'addiction.
Procédures
1) injection intrapéritonéale de cocaine ou solution saline 1 fois/jour pendant 5 jours consécutifs (et un challenge au 15ème jour pour les souris réalisant des tests comportementaux) sur animaux vigiles, Cette procédure dure 30 secondes. 2) tests comportements: l'animal est placé dans une enceinte carrée où on enregistre son activité 30 min avant l'injection (habituation) et 30 min après. Ce test est réalisé pendant 5 jours consécutifs puis au 15ème jour, 3) injections intracérébrales de virus: l'animal est anesthésié et on injecte des virus permettant la modulation de l'expression de protéines spécifiques dans des cellules cibles. Nous administrons également un analgésique à l'animal. Cette procédure chirurgicale dure 30-45 min. 4) perfusion intracardiaque afin de réaliser des études histologiques et de vérifier l'expression des virus injectés. Cette procédure dure 20-30 min. 5) après sensibilisation à la cocaine, les animaux seront sacrifiés afin de préléver leur cerveau pour des analyses biochimiques ou pour réaliser des expériences sur des tranches aigues. Cette prcoédure dure 30 secondes.
Impact sur les animaux
L'administration de cocaine va entrainer une dépendance à la drogue chez la souris qui peut se traduire par une surexcitation, des comportement de recherche de drogue, une agréssivité et une anxiété. Ces paramètres seront quotidiennement évalués. Pour réduire la souffrance de l'animal suite aux injections de cocaine, induisant principalement du stress, les cages pourront être enrichies en coton et mouchoir. Pour réduire la souffrance de l'animal due à la perfusion intra-cardiaque, nous injecterons un antalgique. En cas de phénotype dommageable, des aménagements pourront être apporté au niveau de l’accès à la nourriture (placés directement dans la cage au lieu de la mangeoire). Des médicaments antalgiques ou analgésique pourront être proposés afin de limiter la souffrance de l’animal. Leur environnement pourra également être enrichi afin de limiter leur inconfort.
Devenir
Pour toutes les procédures: Euthanasie afin de réaliser des études immunohistochimiques ou biochimiques sur les animaux sensibilisés à la cocaine. Certains animaux qui ne sont pas en expérimentation seront conservés dans le cadre de l'élevage et du maintien de la lignée transgénique.
Remplacement
Le but majeur du présent projet est d’étudier le rôle des interactions neurogliales dans la sensibilisation à la cocaine chez l’animal entier, qui nécessite une approche in vivo sur modèle animal. Il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico alternatifs de l’addiction. De plus, l’addiction est un trouble du comportement et, en tant que tel, ne peut pas être récapitulé sur des lignées cellulaires humaines ou animales ou tout autre modèle in vitro, cellulaire ou subcellulaire.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux, nous utiliserons le même animal lorsque cela est possible pour analyser les effets au niveau du cortex préfrontal et du noyau accumbens. Nous estimons qu’une vingtaine de souris est nécessaire lors des expériences de test comportementaux pour obtenir des résultats suffisamment fiables pouvant être testés à l’aide d’un test statistique. Cependant, compte tenu de possibles aléas liés à l’injection du virus, nous ajoutons 5 souris supplémentaires soit un maximum de 25 souris par groupe testé. Pour les expériences de séquençage et de caractérisation microscopique et biochimique, une quinzaine de souris est nécessaire pour être testée à l’aide d’un test statistique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans une structure agréée qui tient compte de l'éthique animale. L'hébergement se fait dans des cages enrichies de coton afin de minimiser le stress induit par l'hébergement. Les animaux sont hebergés en groupes sociaux afin de réduire le stress. Le raffinement est complété par une surveillance journalière des animaux pour s'assurer que les conditions de bien-être sont respectées. En cas de souffrance constatée, toutes les mesures nécessaires pour réduire la souffrance seront mises en place (anesthésie, analgésie et/ou sortie du protocole). Des points limites généraux et spécifiques sont identifiés permettant de prendre les mesures nécessaires dans l’intérêt de l’animal dès l’apparition des signes modérés.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus répandue dans les laboratoires de Neurosciences aujourd’hui et toutes les lignées transgéniques utilisées ici se basent sur cette espèce. Elle permettra une meilleure reproductibilité des résultats et une meilleure comparaison avec ceux publiés dans la littérature. De plus, ce modèle permet d’étudier les interactions neurones-astrocytes dans des aspects comportementaux complexes Dans le but d’étudier les propriétés neuronales et astrocytaires et leurs interactions, les expériences seront réalisées chez la souris adulte où les réseaux neuronaux sont matures. Certaines propriétés neuronales et astrocytaires sont particulières au développement et créeraient un biais dans notre étude. Ainsi nous nous focaliserons sur les interactions neurogliales de la souris adulte.
Suivi sur plusieurs années de l’exposition des micromammifères sauvages forestiers aux agents infectieux transmis par les tiques
- Recherche appliquée
- Maladies animales
3 000 micromammifères sauvages vont être capturés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés sur leur lieu de capture. Sur chaque animal vigile le porteur prélève du sang dans le sinus rétro-orbitaire, une biopsie d'oreille et des tiques, en moins de cinq minutes. Il indique un taux de mortalité de 1 à 2 % lors des captures, par hypothermie, choc cardiaque ou prédation dans les pièges. Le projet suit sur quinze à vingt ans l'exposition de ces rongeurs aux agents transmis par les tiques, dont la bactérie de la maladie de Lyme, et le porteur affirme que le remplacement ne peut être envisagé.
Objectifs
Les micrommamifères sauvages sont réservoirs de nombreux agents pathogènes transmis par les tiques qui peuvent entraîner des maladies chez l'homme, dont la borréliose de Lyme, l'encéphalite à tique (appelée aussi TBE), l’anaplasmose granulocytaire, la rickettsiose ou la neoerhlichiose. La densité de tiques infectées par ces différents agents pathogènes présente dans l’environnement est généralement utilisée comme une approximation du risque d’expositition de l’homme vis-à-vis de ces agents pathogènes. Elle varie en fonction de la saison et des années, en lien avec les variations des conditions météorologiques et des populations des hôtes. Très peu d’études de terrain ont été réalisées sur du long terme pour étudier les variations temporelles de la densité de tiques infectées par les différents agents infectieux et comprendre l’influence respective des conditions météorologiques et de la dynamique intra- et inter-annuelle des populations de micromammifères sur les densités de tiques infectées et donc sur le risque d’exposition à l’homme vis-à-vis de ces agents infectieux. L’objectif du projet est de réaliser un suivi long terme des populations de rongeurs (par espèce), de leur infestation par les tiques, de leur exposition aux agents infectieux étudiés et de la densité de tiques infectées par ces agents infectieux afin (i) d’étudier l’influence des conditions météorologiques et des densités de rongeurs sur les variations inter-annuelles de densités de tiques infectées et (ii) de modéliser le risque de contact et de transmission de l’Homme vis-à-vis de ces agents infectieux.
Bénéfices attendus
L’objectif long terme de ce projet est de déterminer l’influence respective des facteurs météorologiques et de densités de micrommamifères sur les variations inter-annuelles des densités de tiques infectées par différents agents infectieux d’intérêts afin de mieux prédire le risque d’exposition de l’Homme, en particulier pour Borrelia burgdorferi sl. (bactéries responsables de la maladie de Lyme). A moyen terme, il est prévu que les données collectées soit utilisées pour paramétrer un modèle mathématique de la transmission de Borrelia burgdorferi sl. à l’Homme. De plus, les données collectées permettront également d’apporter plus d’informations sur l’épidémiologie d’agents infectieux pour lesquelles les données existantes sont faibles (Anaplasma phagocytophilum, Rickettsia spp., Neoerhlichia mikurensis, TBEV), si ceux-ci sont présents dans la zone étudiée.
Procédures
Chaque animal, une fois par session, est immobilisé entre deux doigts au niveau de la nuque. Les prélèvements suivants sont réalisés sur animaux vigiles : prise de sang effectuée dans le sinus rétro-orbitaire, une biopsie de peaux d’oreille, prélèvements de tiques et identification par une puce. Le temps de manipulation n’excède pas 5 minutes, et l’animal est relaché au plus vite dans le milieu naturel sur son lieu de capture.
Impact sur les animaux
Les animaux sont soumis à un certain stress lors de la capture et de la manipulation (pesée, marquage, prise de sang rétro-orbital, biopsie, collecte de tiques). Pour limiter ce stress, la durée maximale de manipulation n’excèdera pas 5 minutes et les manipulateurs sont attentifs à la détection de points limites. Les animaux sont manipulés dans la matinée et sont relachés le plus rapidement possible sur leur domaine vitale grace à un quadrillage précis de la zone d’étude. Dans nos expériences précédentes de piégeage par méthode de capture-marquage-recapture, il est fréquent que des animaux soient recapturés trois nuits consécutives lors d’une même session de capture et durant plusieurs sessions, ce qui peut indiquer que la manipulation et les prélèvements réalisés n’ont pas induit d’effets négatifs à long terme sur certains individus. Un faible taux de mortalité (1-2%) lors des captures est généralement observé. La mortalité peut être liée à de l’hypothermie, un choc cardiaque lors de la manipulation et très ponctuellement à de la prédation dans les pièges par des martres ou fouines.
Devenir
Les animaux sont relachés sur leurs lieux de capture, dans le milieu naturel
Remplacement
Le but étant d’étudier la circulation des agents pathogènes au sein des populations de micromammifères dans leur milieu naturel pour mieux comprendre leur épidémiologie et le risque d’exposition pour l’Homme, le remplacement ne peut-être envisagé pour ce type de projet.
Réduction
Nous avons choisi de piéger sur trois sites différents distants de 1.5-2.5 km afin d’avoir trois réplicats au même moment. L’objectif est de réaliser ce suivi sur du très long terme (15-20 ans) sur ces trois sites afin d’avoir suffisamment de données pour l’analyse et mettre en évidence certains effets. Le nombre de pièges par site (100 par site), correspondant à un nombre attendu d’individu capturés variant de 30 à 300 individus pour une session selon les années de pullulations de micromammifères, a été défini afin d’avoir suffisamment de rongeurs capturés pour estimer leur exposition aux agents infectieux et leur infestation par les tiques au regard des contraintes matérielles et avec suffisammement de précision au moins pendant les phases de pullulation de rongeurs. Le nombre d’animaux maximum pour lesquels des prélèvements seront réalisés par session de capture est fixé à 300, nombre suffisant pour répondre aux objectifs de l’étude. Il permettra d’estimer des niveaux d’infestation par les tiques et des prévalences d’infection avec des précisions de 2 à 5% pour des prévalence d’infection attendues variant entre 5 et 30%.
Raffinement
Les animaux sont capturés la nuit par des pièges qui permettent de les maintenir à l’abri des intempéries et nous mettons à disposition des carottes et des graines de tournesol permettant un apport d’énergie (graines de tournesol) et d’eau (carottes) aux animaux capturés. Quand les animaux sont sortis des pièges, ils sont mis dans des gants de fouille (un individu par gant). Du papier est ajouté dans ces gants pour que les animaux puissent se blotir dedans et pour permettre d’absorber l’humidité (urines, …), de maintenir la température des animaux et de réduire leurs stress. Les animaux sont manipulés et relachés le plus rapidement possible sur leur domaine vitale grace à un quadrillage précis de la zone d’étude. Si les animaux sont capturés plusieurs fois au sein d’une même session, ils ne sont prélevés qu’une fois au sein d’une même session.
Choix des espèces
Cette demande porte sur l’étude dans le milieu naturel de la circulation des agents pathogènes vectorisés par les tiques au sein des populations de micromammifères. Le stade de développement influence le niveau d’infestation des tiques et le statut d’infection, et pour en tenir compte dans l’analyse à l’échelle individuelle et populationnelle, les animaux de tous les stades de développement seront étudiés.
Test d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin selon la Pharmacopée Chinoise
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
100 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque lapin est sédaté puis reçoit une injection de fer dans un muscle de la cuisse, avant d'être mis à mort une semaine plus tard pour prélever et analyser ce muscle, afin de contrôler des produits vétérinaires destinés au marché chinois. Le porteur indique que ce test in vivo est exigé par la Pharmacopée Chinoise, tout en visant à démontrer que les contrôles physico-chimiques déjà réalisés en France suffiraient à s'en passer. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour cette exigence réglementaire.
Objectifs
Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc 2 objectifs : 1) la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une demande d’AMM. 2) démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Bénéfices attendus
1) Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages. 2) Prouver que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapin lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Procédures
Les interventions prévues sur les animaux sont : 1) Injection pour la sédation des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 2) Les animaux sédatés recevront une injection unique dans le muscle vaste médial de l’un des membres postérieurs, l’autre servant de contrôle non injecté : durée inférieure à 30 secondes. La sédation permet de diminuer le stress de l’animal et facilite sa contention. Elle facilitera également l’injection qui doit être réalisée précisément dans le muscle vaste médial. 3) Une semaine plus tard, pour l’euthanasie des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 4) Sur les animaux euthanasiés, dissection et analyse du muscle vaste médial de l’un des membres : couleur du muscle au point d’injection et prélèvement du muscle pour doser la quantité de fer restant au niveau du point d’injection. Les résultats obtenus avec le muscle traité sont comparés avec ceux obtenus avec le muscle témoin qui n’a pas reçu d’injection.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont rattachés aux procédures et interventions prévues par le projet sur les animaux : 1) Stress et inconfort potentiellement induits par le port et la contention des animaux avant la sédation : durée inférieure à 5 minutes. 2) Stress et inconfort potentiellement induits lors de la pesée des animaux : durée inférieure à 1 minute. 3) Douleur induite par l’aiguille (piqure) lors de l’anesthésie des animaux : durée d’environ 10 secondes. 4) Stress potentiel dans la phase où l’animal redevient complètement vigile au fur et à mesure de la disparition de la sédation.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté étudié. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.
Remplacement
Remplacement : le remplacement n’est pas envisageable car le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo demandée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. L’absorption de fer est un processus dynamique nécessitant le passage de la molécule étudiée du site d’absorption vers le sang pour pénétrer dans la circulation systémique. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer que les contrôles qualité réalisés en France sont suffisants pour permettre à terme de s’affranchir de l’utilisation d’animaux pour chaque nouvelle libération de lot. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). De plus l’un des objectifs du projet est de démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois. Il a été estimé que 10 lots seraient testés par an, soit 100 lapins au total sur la durée du projet qui est de 5 ans.
Raffinement
Raffinement : 1) Les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. 2) La surveillance, les soins des animaux et l’administration du traitement prescrit sont assurés par du personnel formé, qualifié, compétent et sensibilisé à appliquer des points limites spécifiques au protocole 3) La surveillance des lapins sera accrue à des moments sensibles du projet tels que pour gérer/désamorcer les risques de bagarres entre lapins après la constitution des binômes dans les cages, durant la sédation et l’injection, après sédation et injection, jusqu’à ce que l’animal redeviennent complètement vigile. 4) Une grille décisionnelle/scores est appliquée pour atténuer ou abréger la douleur. 5) Une sédation du lapin sera pratiquée avant l’injection du produit à tester (anesthésie générale légère) pour diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention pour l’injection. La douleur, souffrance et angoisse de l’animal sont d’abord réduites puis supprimées pour que la manipulation puisse être réalisée dans les meilleures conditions. Il est primordial que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial, pour cela l’animal ne doit pas bouger. 6) Les lapins sont hébergés dans des conditions optimales en zones confinées, conçues pour protéger leur statut sanitaire Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifique et les préserver des infections. 7) Les paramètres critiques d’ambiance tels que la température et la ventilation sont maintenus stables, régulés en permanence et sous alarmes. 8) Les lapins sont rassurés par le personnel qui leur parle continuellement et les manipule de façon apaisante. 9) Les animaux sont hébergés en groupe harmonieux et ont accès à un enrichissement varié pour exprimer un large répertoire de comportements normaux, d’interactions sociales entre congénères. 10) Les animaux ne subissent ni stress de transport, ni de changement d’environnement (personnel, mode opératoire, aliment…) car ils sont nés sur place et maintenus dans les mêmes conditions, qu’ils soient expérimentation qu’en élevage. 11) Le respects de critères d’inclusion des lapins (age, bonne santé et poids) permettant de n’utiliser que des lapins les plus optimum.12) L’aliment et l’eau de boisson sont à volonté, leur disponibilité est vérifiée quotidiennement.
Choix des espèces
Le lapin est l’espèce utilisée pour ce projet car c’est l’animal demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.
Programme d’immunisation de rats en vue de la production d’anticorps polyclonaux
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
300 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat reçoit huit injections d'antigène, dont certaines avec l'adjuvant complet de Freund pouvant provoquer ulcérations, fièvre et inconfort, et subit quatre prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux servant au contrôle de protéines-médicaments. Le porteur euthanasie tous les rats en fin de protocole, chaque antigène empêchant selon lui leur réutilisation. Il affirme que l'immunisation d'un animal vivant reste "indispensable", aucune méthode in vitro n'étant selon lui aussi efficace.
Objectifs
Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les anticorps sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps. Lorsque la réponse est suffisamment élevée, une purification des anticorps est réalisée à partir de ce prélèvement.
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de rats développés interviendront notamment dans les étapes d’obtention des protéines d’intérêt, qui constituent des médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe.
Procédures
Huit injections : 4 prélèvements de 2 mL (volume de sang prélevé fonction du poids de l’animal) de sang seront réalisés. L’ensemble des prélèvements sera réalisé au niveau de la veine sublinguale ou au niveau de la veine caudale sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné).
Impact sur les animaux
Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Les injections en sous-cutanée et plus particulièrement celles couplées à l’adjuvant complet de Freund peuvent provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). L’anesthésie gazeuse, a un très faible impact sur l’animal, l’individu récupérant quasiment instantanément ses facultés après retrait du masque anesthésiant. Les prélèvements de sang, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal et correspondront au maximum à 12,5% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.
Devenir
Tous les animaux sont concernés. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.
Remplacement
La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux (10 rats par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant, notamment dans le contrôle et la qualification de protéines médicaments. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.
Raffinement
Les animaux sont prélevés et sacrifiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire (PO418 : Evaluation et suivi du bien-être animal). L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 4 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), physiologiques (respiration, fréquence cardiaque,…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, présence de masses anormales, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec 4 niveaux : normal, observer attentivement, souffrance : mise en œuvre immédiate d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement) de RUSSELL et BURCH, constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Idéalement, les points limites doivent être tels qu’ils permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance.
Choix des espèces
Les rats présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Les rats sont intéressants pour l’obtention d’IgG spécifiques pour les protéines de souris et pour la génération d’IgE. L’immunisation du rat nécessite des quantités d’antigène moindre, de plus cet animal est facile à manipuler et à élever en laboratoire. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les rats sont reçus à l’âge de six semaines et entreront en protocole après une semaine de quarantaine.
Programme d’immunisation de rats en vue de la production d’anticorps polyclonaux
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
260 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit huit injections d'antigène, souvent couplées à l'adjuvant complet de Freund pouvant provoquer ulcérations, fièvre et inconfort, et subit quatre prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche. Le porteur euthanasie tous les rats en fin de protocole, un antigène différent empêchant selon lui toute réutilisation. Il affirme que l'immunisation d'un animal vivant reste "indispensable" et qu'aucune méthode in vitro n'est aussi efficace.
Objectifs
Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les anticorps sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps. Lorsque la réponse est suffisamment élevée, une purification des anticorps est réalisée à partir de ce prélèvement.
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de rats développés interviendront notamment dans les étapes d’obtention des protéines d’intérêt, qui constituent des médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe.
Procédures
Huit injections : 4 prélèvements de 2 mL (volume de sang prélevé fonction du poids de l’animal) de sang seront réalisés. L’ensemble des prélèvements sera réalisé au niveau de la veine sublinguale ou au niveau de la veine caudale sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné).
Impact sur les animaux
Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Les injections en sous-cutanée et plus particulièrement celles couplées à l’adjuvant complet de Freund peuvent provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). L’anesthésie gazeuse, a un très faible impact sur l’animal, l’individu récupérant quasiment instantanément ses facultés après retrait du masque anesthésiant. Les prélèvements de sang, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal et correspondront au maximum à 12,5% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.
Devenir
Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.
Remplacement
La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux (20 rats par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant dans l’obtention des protéines médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole
Raffinement
Les animaux sont prélevés et sacrifiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire (PO418 : Evaluation et suivi du bien-être animal). L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 4 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), physiologiques (respiration, fréquence cardiaque,…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, présence de masses anormales, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec 4 niveaux : normal, observer attentivement, souffrance : mise en œuvre immédiate d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement) de RUSSELL et BURCH, constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Idéalement, les points limites doivent être tels qu’ils permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance.
Choix des espèces
Les rats présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Les rats sont intéressants pour l’obtention d’IgG spécifiques pour les protéines de souris et pour la génération d’IgE. L’immunisation du rat nécessite des quantités d’antigène moindre, de plus cet animal est facile à manipuler et à élever en laboratoire. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les rats sont reçus à l’âge de six semaines et entreront en protocole après une semaine de quarantaine.
Evaluation du potentiel antibactérien d’un peptide marin pour lutter contre l’infection à Aeromonas salmonicida chez la truite arc en ciel
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Maladies animales
1 140 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Une centaine sert à établir la dose bactérienne tuant la moitié des poissons, 40 aux tests d'innocuité et 1 000 à tester un peptide marin contre la furonculose provoquée par Aeromonas salmonicida. Le porteur indique que l'infection entraîne une mortalité rapide, survenant 48 à 72 heures après l'inoculation, et prévoit une mise à mort "compassionnelle" des poissons montrant des signes de souffrance. Il affirme que les tests in vitro doivent "obligatoirement" être complétés par des tests sur l'espèce cible pour une demande d'autorisation de mise sur le marché.
Objectifs
Les infections bactériennes en piscicultures intensives représentent un problème majeur pour le bien-être et la santé des animaux. S'il existe des antibiotiques et des autovaccins relativement efficaces pour un certain nombre de pathologies, certaines maladies restent néanmoins difficiles à combattre. Ce projet s'inscrit dans la recherche de bioalternatives aux traitements antibiotiques couramment utilisés et propose d'évaluer l'effet chez la truite arc en ciel d’un peptide isolé de l'environnement marin présentant une forte efficacité au laboratoire contre la bactérie pathogène Aeromonas salmonicida (responsable de la furonculose). Ce projet intègre 3 procédures : la première vise à développer le modèle infectieux truite arc en ciel / A. salmonicida et à déterminer la concentration bactérienne générant une mortalité de l’ordre de 50% par injection intra-péritonéale. La seconde testera l’absence d’effet délétère sur le comportement et la santé des truites d’une dose forte du peptide. La troisième visera à tester l’effet du peptide (2 concentrations et 2 durées d'administration) chez des animaux qui subiront une infection bactérienne à A. salmonicida (cf procédure 1).
Bénéfices attendus
L'analyse statistique des résultats permettra de déterminer si le peptide testé a un effet significatif ou non sur la survie des animaux traités et leur poids durant cette phase d'infection expérimentale. En cas d'effets positifs, la formulation de ce peptide pourra être optimisée pour envisager une utilisation en pisciculture après autorisation des autorités compétentes.
Procédures
Les animaux subiront uniquement une anesthésie de courte durée (10 minutes maximum) à l'eugénol lors de la phase d'injection de la souche bactérienne pathogène, à laquelle sera couplée une prise de poids individuelle. Des pesées seront également réalisées post-mortem.
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable du peptide d'intérêt n'est attendu sur les animaux traités. L'évaluation de l'innocuité de cette molécule permettra d'ajuster les doses utilisées pour éviter tout impact sur le bien-être et la santé des poissons. L'infection par A. salmonicida induira une mortalité significative des animaux qui survient généralement très rapidement (48 à 72h) après l'inoculation de la souche.
Devenir
Animaux infectés expérimentalement avec une bactérie pathogène ou, pour les tests d'innocuité, traités avec le peptide et donc ne pouvant être réutilisés.
Remplacement
Les tests d'efficacité anti-microbienne réalisés in vitro avec le peptide d'intérêt sur différentes souches bactériennes pathogènes des poissons dont A Salmonicida doivent obligatoirement être complétés par des tests in vivo sur l'espèce animale cible, tests plus représentatifs de la complexité d'un système biologique hôte / pathogène, pour pouvoir déposer une potentielle demande d'autorisation de mise sur le marché.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés sera limité à son maximum tout en permettant de garantir la pertinence scientifique des essais et de déterminer un potentiel effet significatif du peptide testé. Un total de 1140 animaux maximum seront utilisés : 100 pour mettre en place le modèle d'infection et déterminer la dose létale permettant d'obtenir 50% de mortalité avec Aeromonas salmonicida sur le modèle truite arc en ciel ; 40 pour les tests d'innocuité du peptide et 1000 pour déterminer l'efficacité du peptide (2 concentrations et 2 modalités de traitement) dans un contexte d'infection expérimentale.
Raffinement
Les mesures de raffinement viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction de la biomasse, un rythme jour/nuit naturel, la présence de suffisamment de congénères pour exprimer un répertoire comportemental riche, une alimentation adaptée à leur stade de développement. Les animaux présentant des signes de souffrance (comportement anormal, changement de couleur de robe, plaies cutanées, perte d'équilibre, ...) subiront une mise à mort compassionnelle.
Choix des espèces
La truite arc en ciel est l'espèce d'eau douce la plus produite en France et dans beaucoup de pays d'Europe. La furonculose touche principalement cette espèce. Nous utiliserons des animaux issus de la reproduction de Novembre 2021 (nés en Déc 2021) qui feront environ 10g au moment des essais. La furonculose touche tous les stades de vie mais les poissons jeunes sont plus fragiles.
Effets combinés de la génétique et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale chez la poule pondeuse.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
400 poules pondeuses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des gavages d'antibiotiques et des prises de sang sur animal vigile, pour mesurer l'effet combiné de la génétique et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale. Le porteur décrit le gavage et la contention comme des sources de stress, et les animaux sont tués à 5, 13 ou 24 semaines pour prélever leur microbiote caecal. Il annonce des retombées directes pour l'industrie avicole, les résultats devant être partagés avec ses représentants.
Objectifs
Deux lignées génétiques de poule pondeuse seront élevées durant 24 semaines pour cette expérimentation. Tous les animaux seront vaccinés suivant le plan de prophylaxie classique de poules pondeuses élevées en plein air. La moitié des animaux élevés seront soumis à un traitement antibiotique, démarrant 3 jours avant la vaccination et durant 3 jours, de façon à altérer la composition du microbiote intestinal. Nous souhaitons de cette manière étudier l’effet combiné d’une altération du microbiote intestinal et de variations génétiques sur la réponse vaccinale. Les animaux seront aussi séparés en deux lots de même taille. L’un aura accès à un parcours extérieur, et l'autre restera confiné dans le bâtiment d'élevage. Nous étudierons ainsi : - 2 lignées différentes - 2 conditions (traités ou non aux antibiotiques) - 2 modes d'élevage (avec accès ou non à l'éxtérieur) Nous suivrons sur ces animaux les variations de différents paramètres immunitaires, du microbiote caecal et de la réponse vaccinale au cours du temps, afin de mesurer l’effet d’une ingestion d’antibiotiques. En plus de la vaccination, nous effectuerons donc des prélèvements peu ou pas invasifs durant la vie des animaux (prises de sang). Enfin nous donnerons les antibiotiques aux animaux par gavage pour nous assurer que tous les animaux ingèrent la même dose.
Bénéfices attendus
La vaccination est la stratégie la plus efficace pour la prévention des maladies infectieuses des animaux d’élevage. Le rôle de la génétique sur la réponse vaccinale est connu mais reste à préciser, tandis que celui du microbiote est suspecté du fait de son rôle sur la régulation de l’immunité, mais reste à prouver. Combiner la sélection génétique pour une meilleure réponse vaccinale avec une stratégie nutritionnelle modulant favorablement le microbiote intestinal pourrait être très efficace. De plus, l’élevage à l’extérieur étant souvent considéré comme l’avenir de l’élevage animal, il est essentiel d’étudier ses effets sur les phénotypes d’intérêt. Dans ce projet nous allons étudier les effets combinés des variations génétiques de l’hôte et de la composition du microbiote caecal sur les réponses vaccinales et le comportement de poules pondeuses afin d’identifier des biomarqueurs génétiques et physiologiques associés avec la magnitude des réponses à plusieurs vaccins. Pour ce faire nous créerons une altération du microbiote soit forte via un traitement antibiotique soit plus modérée via la fourniture d’un accès extérieur aux animaux. Nous étudierons d’une part l’effet du mode d’élevage sur le microbiote, la réponse vaccinale et le comportement des animaux. Nous étudierons d’autre part les liens entre composition du microbiote intestinal et réponse vaccinale et comprotement. En bref, ce projet fournira des biomarqueurs génétiques et physiologiques associés aux réponses vaccinales et au comportement chez la poule pondeuse, et il estimera l’effet d’un accès extérieur sur ces caractères. Il sera conduit sur des lignées commerciales chez qui l’intérêt de la sélection pour tous ces caractères sera directement estimé, assurant une application directe de nos résultats. Les résultats seront partagés avec des représentants de l’industrie avicole pour assurer leur transfert efficace.
Procédures
Les animaux ne seront soumis qu’à deux types d’intervention : des gavages toutes les 24 heures pendant les 3 jours précédant la sortie, et des prises de sangs sur animaux vigiles réalisées par des personnels qualifiés.
Impact sur les animaux
Le gavage est une procédure stressante pour les animaux. Les prises de sang pourront également être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre.
Devenir
Il est prévu d’utiliser 400 animaux de 2 lignées de poules commerciales. Ils seront tous utilisés pour des prises de sang et la moitié d'entre eux seront soumis à un gavage . Ils seront tous mis à mort soit au cours de l'élevage à 5 semaines ( 72 animaux) , à 13 semaines (72 animaux) à la fin de l’expérience ( 256) afin de récupérer leurs microbiotes caecaux.
Remplacement
Pour évaluer l’effet des variations génétiques et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale il faut disposer de mesures individuelles sur les animaux. Par ailleurs le statut immunitaire et la réponse vaccinale impliquent des voies physiologiques dans l’organisme entier. Enfin le comportement ne peut être évalué que sur l’animal lui mêm. Le modèle le plus adapté pour évaluer les effets sus-mentionnés sur le poulet est donc le poulet lui-même.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire à la réalisation de cette expérience a été déterminé suite à des estimations basées sur la littérature publiée sur l’effet de l’ingestion d’antibiotiques sur la composition du microbiote et sur les résultats de nos propres expérimentations visant à étudier le microbiote intestinal. Les mesures effectuées sur des lots de 24 animaux ont confirmé l’existence d’une large variabilité pour les paramètres immunitaires et la réponse vaccinale, et donc la nécessité de continuer à étudier des lots d’au moins 24 animaux. Au cours du projet actuel, nous prévoyons 50 animaux par lot car 18 seront sacrifiés avant la fin de l’expérience, si bien que les analyses statistiques seront finalement menées sur 32 animaux. Ce nombre est nécessaire pour nous autoriser à utiliser des méthodes statistiques telles que analyses de variance (ANOVA) et pour nous donner un peu de marge pour explorer la variabilité de la réponse vaccinale à des vaccins jusqu’à présent non étudiés par notre groupe . Nous testerons le contraste de différentes variables (dosages d’anticorps, paramètres immunitaires, composition du microbiote intestinal) entre groupes d’animaux traités aux antibiotiques (8 lots de 12 animaux), et non traités (4 lots de 24 animaux), et entre lignées génétiques pour un même traitement (24 animaux sans traitement, 12 avec) par analysees de variance.
Raffinement
Les poussins sont élevés en parquets collectifs, avec des enrichissements du type ficelles, balles en plastique, bloc à piquer. Ils seront visités 2 fois par jour et toute manifestation de symptômes persistants tels que définis dans le point limite engendrera la mise à mort des animaux par le personnel qualifié. A l’extérieur les parcours seront enrichis avec des palettes, pour diminuer l’anxiété des animaux et faciliter leur sortie. Les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées, notamment pour les prises de sang et le gavage.
Choix des espèces
Notre étude vise, à terme, à réduire l’incidence de maladies chez la poule d’élevage par une approche préventive combinant vaccination et nutrition. Il est donc nécessaire d’effectuer nos expérimentations chez la poule domestique (Gallus gallus), qui a des réponses spécifiques que nous devons prendre en compte. Ces animaux seront élevés de leur éclosion à 24 semaines d’âge, temps nécessaire pour s’assurer que tous les animaux aient commencé à pondre afin de pouvoir collecter différentes données individuelles de production pour tous les animaux Par ailleurs nous souhaitons évaluer la persistence dans le temps de la réponse vaccinale et cette durée d’élevage est un bon compromis entre coût de l’expérience et réalisme des données obtenues par rapport à la durée réelle de l’élevage commercial (qui est supérieure à 24 semaines).
Chirurgies d’implantation de dispositifs permettant la diffusion de substances ou le suivi de paramètres biologiques chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Rats : 2500
5 500 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils subissent une chirurgie d'implantation, sous la peau ou dans l'abdomen, d'un dispositif diffusant des substances ou mesurant des paramètres biologiques, avec jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour, puis sont expédiés vivants aux chercheurs ou tués en cas d'atteinte d'un point limite ou pour contrôle qualité. Le porteur produit ces modèles implantés pour la communauté scientifique et revendique qu'ils réduisent le stress lié aux manipulations répétées. Il prévoit des animaux surnuméraires liés au taux d'échec des chirurgies et admet un "phénotype dommageable" possible selon les besoins du projet.
Objectifs
L’objectif du projet est de permettre la production et la mise à disposition pour la communauté scientifique des modèles de rongeurs équipés de manière permanente (par technique chirurgicale) d’implants sous la peau ou dans l’abdomen permettant soit la libération de substances (comme des médicaments ou des hormones) de manière répétée ou continue, soit la mesure de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension).
Bénéfices attendus
L’utilisation de modèles implantés permet l’administration répétée ou continue de substances d’intérêts (comme des médicaments ou des hormones) ou la mesure et le suivi de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension) chez l’animal sans la moindre manipulation de la part du chercheur et sans anesthésie. Cela permet donc la réduction très importante du stress provoqué chez l’animal par des manipulations répétées. Ces administrations et mesures pourront permettre à la communauté scientifique d’augmenter leurs connaissances et leurs compréhensions sur différents domaines de recherche (maladies cardiaques, maladies du cerveau, hypertension, cancer, infertilité, …) tout en réduisant les nuisances posssibles sur l’animal.
Procédures
Tous les animaux dans le cadre de ce projet seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée d’une demi-heure à une heure sous anesthésie générale et à la mise en place d’un matériel implanté. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins (maximum 4 prélèvements sanguins par jour). Les actes de prélèvements et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur les animaux font suite à la mise en place de l’implant suite à la chirurgie : douleur, stress et perte de poids possible chez tous les animaux dus aux contentions, aux procédures chirurgicales, à la présence du matériel implanté. Hébergement individuel possible jusqu’à une semaine.
Devenir
Les animaux sont expédiés chez les scientifiques ou sont mis à mort dans le cas d’atteinte d’un point limite ou pour contrôle qualité du modèle.
Remplacement
La production de modèles implantés a pour objectif de mettre à disposition des modèles rongeurs implantés prêts à l’emploi pour les scientifiques. Les animaux opérés sont intégrés dans des programmes de recherche ou d’études précliniques. Ces programmes visent à étudier les réactions des organes ou du comportement des individus face à une substance ou un stimulus. Cela entraîne de nombreux mécanismes différents et implique de nombreux organes. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels programmes sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires est défini par le scientifique. Il est possible que des animaux surnuméraires doivent être utilisés de par les contraintes du modèle, ce nombre étant basé sur les taux de réussite connus et attendus des modèles. La réduction de ces animaux surnuméraires repose sur : l'expertise de l’équipe chirurgie et la maitrise des procédures, les locaux adaptés, les données historiques, l’observation de l’état clinique de l’animal en péri-opératoire afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle. Le nombre d’animaux surnuméraires utilisés dans chaque procédure est déterminé au cas par cas, en fonction du degré de difficulté du modèle, du taux de succès de la chirurgie, du nombre d’animaux à opérer, de la souche, du sexe et de la provenance.
Raffinement
Les implantations permettent le suivi de paramètres biologiques ou l’administration de substances en continu sans intervention humaine ce qui permet une réduction très importante pour l’animal du stress provoqué par des manipulations répétées. Le contrôle de la douleur est réalisé par une administration appropriée d’analgésique et/ou d’anesthésie locale, sous le contrôle d’un vétérinaire. Une réhydratation est pratiquée pour tous les animaux au réveil. Une habituation par la manipulation positive des animaux peut être effectuée dès la phase d’acclimatation. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score et document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes. Sont concernés ici que les animaux sevrés à partir de 3 semaines, dont la taille et le poids sont compatibles avec la pose du matériel implanté, selon les recommandations éthiques en vigueur et les recommandations du fournisseur.
Composition et diversité des oligosaccharides du lait de lapine et impact sur la mise en place du microbiote intestinal des lapereaux
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
120 lapines vont être utilisées puis gardées comme reproductrices pour d'autres protocoles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent des collectes de lait à quatre stades de lactation, précédées d'une injection d'ocytocine pour faciliter l'éjection, afin de décrire les oligosaccharides du lait et leur lien avec le microbiote des lapereaux. Le porteur précise que soixante lapereaux seront tués pour prélever leur contenu caecal, ces morts étant comptées "hors procédure", et que les lapereaux non retenus rejoindront la filière de consommation à soixante-dix jours. Il inscrit le projet dans la réduction des antibiotiques en élevage cunicole et le présente comme "impératif" pour la santé des lapereaux.
Objectifs
Les oligosaccharides sont des composés présents dans le colostrum et le lait. Ces molécules sont des polymères composés d'au moins 3 sucres et présentent une grande diversité de structure. Ils ne sont pas digérés par les jeunes mammifères mais utilisés par les bactéries intestinales. Dans l’espèce humaine, ils ont des effets bénéfiques sur le microbiote intestinal des bébés (effet prébiotique), contre des pathogènes, bactéries, virus et parasites et sur l’activité des cellules intestinales épithéliales et immunitaires. Leurs effets dépendent de leur structure. Chez les animaux d’élevage, cependant, leurs bénéfices sont peu ou pas connus. En élevage cunicole, les lapereaux sont très susceptibles aux troubles digestifs (diarrhée notamment), qui sont généralement traités par des antibiotiques. Dans l’enjeu de suppression de l'utilisation d'antibiotique en élevages et d’amélioration du bien-être des animaux, il est impératif de développer des stratégies préventives qui permettent de préserver la santé des lapereaux. Dans ce contexte, le projet vise d’abord à décrire les oligosaccharides du lait de lapine et leur diversité de structure et ensuite à étudier les liens entre ces profils en oligosaccharides du lait et le microbiote intestinal et la santé des lapereaux.
Bénéfices attendus
A court terme, le projet apportera des connaissances nouvelles sur le lien entre les profils d’oligosaccharides et la santé intestinale des lapereaux allaités. Afin de bénéficier au plus grand nombre, les données sur les oligosaccharides du lait de lapine, quantité et diversité de structure, alimenteront une base de données multi-espèce qui sera mise à disposition dans un répertoire public. A plus long terme, ces connaissances permettront de tester des stratégies de nutrition préventive pour les lapereaux, en étudiant les effets d’oligosaccharides spécifiquement identifiés comme potentiellement bénéfiques. Nous fournirons ainsi des pistes à la filière cunicole pour développer un aliment premier âge pour lapereaux allaités qui serait enrichi en oligosaccharides bénéfiques, aliment qui permettrait de réduire les problèmes digestifs des lapereaux au sevrage, une phase critique en élevage.
Procédures
Les 120 lapines seront soumises à une collecte de lait à 3, 10, 17, 25 jours de lactation (objet de la procédure 1). Les 60 lapereaux sélectionnés sur le poids moyen de la portée pour les prélèvements de contenu caecal pour les analyses de microbiote seront euthanasiés (1 par portée x 10 portées x 2 lignées x 3 stades de prélèvement : 10, 17, et 25 jours; hors procédure)
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les lapines : Le prélèvement de lait nécessite une injection préalable d’ocytocine afin de faciliter l’éjection du lait, engendrant la douleur d'une piqure. La lapine est replacée au contact du nid dès la fin du prélèvement (10 minutes maximum). Les nuisances pour les lapereaux : le prélèvement de lait n’impacte pas la poursuite de la tétée. Les prélèvements de contenu caecal pour l’analyse du microbiote sont effectués post mortem (hors procédure et non comptabilisés ci dessous).
Devenir
Les 120 lapines, objet de la procédure 1 seront gardées comme futures reproductrices pour d'autres protocoles expériementaux.
Remplacement
Les deux objectifs du projet sont de décrire les profils en oligosaccharides du lait de lapine et d’étudier les liens entre ces profils et le microbiote intestinal des lapereaux. Le projet porte donc sur le continuum lapine-sécrétions lactées- lapereaux et nécessite d’être réalisé sur des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévus est de 120 lapines (procédure 1) et 60 lapereaux (1 lapereau / portée x 10 portées x 2 lignées x 3 stades de lactation; prélèvement post-mortem hors procédure). Afin d’évaluer la diversité génétique des profils d'oligosaccharides du lait, toutes les femelles disponibles dans le troupeau de lapines seront prélevées (2 x 60). Toutes ces lapines auront été génotypées en amont dans le cadre de l’expérimentation de sélection. Lors d'un essai préalable, nous avons pu caractériser la variabilité des profils d'oligosaccharides au sein d'une seule lignée sur la base de 75 lapines à un stade de lactation seulement. Dans le présent projet, ce nombre est également suffisant pour suivre la cinétique d’évolution de ces profils sur 4 semaines de lactation. Le prélèvement de contenu caecal post mortem sera réalisé sur un sous effectif de lapereaux. Pour des raisons de réduction de l’utilisation des animaux à des fins expérimentales nous n’utiliserons que 20 portées sur les 120 disponibles car les résultats obtenus antérieurement indiquent que l’unité statistique minimum pour mettre en évidence des différences de composition du microbiote est de n=10 lapereaux par groupe et par stade. Ces lapereaux seront issus de 10 portées par lot. Les 2 x 10 portées parmi les 2 x 60 portées seront choisies parmi celles respectant une taille de portée initiale de 10 lapereaux à 7 jours d'âge et représentatives du poids moyen intra lot. Au sein des 2 x 10 portées sélectionnées, les lapereaux seront euthanasiés à 10, 17 ou 24 jours. Les lapereaux seront des mâles représentatifs du poids moyen de leur portée. Les 3 stades de prélèvement permettent de suivre la cinétique d’évolution du microbiote intestinal des lapereaux pendant leur phase d’allaitement. Ce choix est basé sur nos expériences précédentes, validées. Les cinétiques seront étudiées par analyse de variance comportant l’effet temps de prélèvement et l’effet lapine. Les animaux non utilisés poursuivent le cycle d’élevage : les lapereaux sont élevés jusqu’à 70 jours d’âge à destination de la consommation humaine, tandis que les femelles poursuivent leur carrière reproductrice et pourront être réutilisées pour d’autre protocole.
Raffinement
L’ensemble des procédures sera réalisé par du personnel expérimenté et en respectant des points limites afin de réduire la souffrance et la douleur des animaux. Les mesures de raffinement consisteront à réduire le plus possible l’intensité et la durée du stress que peuvent engendrer la manipulation de la lapine pendant la prise de lait. Ainsi, les lapines et les lapereaux sont habitués aux mêmes personnels tout au long du protocole. En cas de signe de difficulté ou de nervosité pendant la prise de lait, le prélèvement sera interrompu et la femelle repositionnée dans son logement avec sa portée. Les lapines et les lapereaux seront particulièrement surveillés après la prise de lait et la poursuite de la tétée par les lapereaux sera suivie.
Choix des espèces
Les deux objectifs du projet sont de décrire les profils en oligosaccharides du lait de lapine et d’étudier les liens entre ces profils et la mise en place du microbiote intestinal des lapereaux. Le projet porte sur la transmission de substrats (oligosaccharides) de la lapine aux lapereaux via le lait. Il utilise donc des lapines en lactation et des lapereaux allaités par ces lapines
Etude comparative des réponses cliniques, virologiques et immunologiques du porc suite à l’infection par deux souches de coronavirus respiratoire porcin
- Recherche appliquée
- Maladies animales
18 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Douze sont infectés par un coronavirus respiratoire porcin par voie trachéale, puis subissent des lavages broncho-alvéolaires sous anesthésie et des écouvillonnages nasaux et rectaux répétés, six autres servant de témoins. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une hyperthermie, des troubles respiratoires et une baisse d'appétit, sans signes sévères attendus. Il retient le porc comme "espèce cible" du virus et prévoit aussi de récolter des sérums pour produire des réactifs de diagnostic.
Objectifs
Le coronavirus respiratoire porcin (ou PRCV pour porcine respiratory coronavirus) a été isolé pour la première fois en Belgique dans un élevage porcin en 1984 et s’est répandu massivement au sein des élevages européens, puis dans le reste du monde. Les premières études menées sur cet Alphacoronavirus ont montré qu’il était issu du virus de la gastro-entérite transmissible (GET) suite à des modifications génétiques lui permettant d’infecter les voies respiratoires alors que le virus de la GET ciblait les voies intestinales. Le PRCV entraîne généralement des signes cliniques respiratoires modérés mais il peut entraîner une atteinte respiratoire plus complexe, notamment quand il est associé au virus du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin ou au virus influenza A porcin. Des investigations menées récemment dans des élevages français où les porcs présentaient un syndrome respiratoire ont permis d’isoler de nouvelles souches du PRCV. Leurs génomes présentent quelques différences avec ceux des souches isolées dans les années 80-90 et les premières études menées in vitro indiquent que certains de ces virus se multiplient efficacement dans des cellules de trachée de porc alors que d’autres n’y parviennent pas. L’étude expérimentale proposée a pour objectif de mesurer et de comparer les manifestations cliniques, les voies d’excrétion virale et les réponses immunitaires de porcs infectés soit par une souche de PRCV se multipliant en cellules de trachée (souche A), soit par une souche de PRCV ne se multipliant pas dans ces cellules (souche B). Des sérums seront également collectés en fin de procédure afin de disposer de nouveaux réactifs pour le diagnostic sérologique. Pour cela, 6 porcs seront inoculés par la souche A du PRCV, 6 porcs seront inoculés par la souche B du PRCV et 6 autres porcs recevront du milieu de culture et serviront de témoins. Dans un souci de raffinement, un soin particulier sera apporté au suivi clinique de chaque animal au quotidien. En cas d’altération importante de l’état de santé (modification sévère de la température corporelle ou perte de poids anormalement élevée par exemple), les animaux concernés seront mis à mort après anesthésie.
Bénéfices attendus
Les données collectées permettront d’actualiser le modèle expérimental d’infection par le PRCV et d’acquérir de nouvelles connaissances quant au pouvoir pathogène de souches récemment isolées en élevage, en lien avec leurs caractéristiques génétiques et leurs propriétés fonctionnelles évaluées in vitro par ailleurs. De plus ce projet permettra d’évaluer les différentes voies d’excretion du virus et de produire des réactifs biologiques nécessaires au diagnostique sérologique.
Procédures
Les animaux (n=18) recevront du virus PRCV par voie trachéale (n=12) ou du milieu de culture par voie trachéale (n=6). Les porcs inoculés par du virus seront soumis à : 1/ quatre lavages broncho-alvéolaires sous anesthésie générale de courte durée (
Impact sur les animaux
L’infection par le PRCV peut provoquer une hyperthermie transitoire, des troubles respiratoires et une baisse d’appétit dans les jours suivant l’infection. Il n’est pas attendu de signes cliniques sévères lors de cette expérimentation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour pouvoir récolter des prélèvements de poumons
Remplacement
Ce projet a pour but d’évaluer/comparer les manifestations cliniques, l’excrétion virale et les réponses immunitaires de l’hôte naturel, après infection par deux souches de PRCV présentant des phénotypes différents in vitro. Ceci nécessite donc de passer par des expériences sur l’animal vivant.
Réduction
Il est nécessaire d’avoir 3 lots d’animaux au total pour répondre aux objectifs qui sont d’étudier et de comparer les manifestations cliniques, la multiplication/l’excrétion virale et les réponses immunitaires des porcs infectés par une souche de PRCV qui se multiplie in vitro sur cellules de trachée (souche A) versus une souche de PRCV qui ne se multiplie pas in vitro sur cellules de trachée (souche B): 1 lot inoculé par la souche A de PRCV, 1 lot inoculé par la souche B de PRCV et 1 lot inoculé par du milieu de culture (témoin). Les lots seront constitués chacun de 6 porcs. Cet effectif est le minimum nécessaire par groupe pour des analyses statistiques robustes compte tenu de la variabilité individuelle attendue sur les paramètres mesurés (croissance, virémie, réponses immunes, etc.).
Raffinement
Pendant tout l’essai, les animaux feront l’objet d’un examen clinique quotidien au cours d’une visite dans les animaleries et l’évolution pondérale sera suivie par des pesées individuelles quotidiennes, à partir du jour de l’inoculation jusqu’à J+4 post-inoculation, puis hebdomadaires jusqu’à la fin de la procédure expérimentale. La consommation alimentaire sera mesurée chaque semaine. Afin de diminuer la douleur pouvant être liée aux prélèvements : - les écouvillonnages répétés tous les 2 jours seront réalisés alternativement dans la narine droite puis la narine gauche afin de limiter l’irritation/lésion de la zone de prélèvement. - les prélèvements seront réalisés autant que de possible sans contention des animaux au lasso.
Choix des espèces
Le porc est l’espèce cible du Coronavirus respiratoire porcin. Les animaux seront sevrés à 4 semaines d’âge et auront 7 semaines pour s’acclimater à leur lieu d’hébergement avant le début de la procédure. Tous les animaux seront inoculés à 12 semaines d’âge. Cet âge correspond à un moment où le système immunitaire est considéré comme mature.
Caractérisation phénotypique et fonctionnelle des leucocytes des vaches laitières
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
8 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort, toutes réintégrant ensuite le troupeau. On leur injecte dans un quartier de la mamelle un composé inflammatoire qui provoque une fièvre brève et une douleur à la palpation entre quatre et douze heures, avec des prélèvements de lait et de sang. Le porteur indique qu'aucun analgésique n'est administré car il fausserait l'inflammation étudiée. Il affirme que cette approche évite une infection bactérienne expérimentale qui condamnerait les animaux à l'équarrissage.
Objectifs
Ce protocole s’inscrit dans le cadre de travaux visant à améliorer la résistance des animaux aux mammites, ces dernières représentant une des maladies majeures à ce jour en élevage bovin. Notre but est de mieux connaître les globules blancs, et plus particulièrement les neutrophiles qui ont un rôle essentiel dans la défense des vaches contre les mammites. Les neutrophiles sont les premières cellules immunitaires à arriver sur le site de l'inflammation mammaire lors des mammites bovines, d’où l’importance de la connaissance précise de ces cellules. Parmi les globules blancs des bovins, ces neutrophiles se répartissent en deux sous-groupes, chacun possédant des propriétés spécifiques soit d'activation ou de diminution de la réponse inflammatoire. L'objet de la présente demande est de nous permettre de caractériser finement les neutrophiles de la glande mammaires lors d'une inflammation et d’étudier comment les proportions et les activités biologiques respectives de différents types de neutrophiles évoluent, à la fois dans le sang et dans le lait, lors d'une inflammation mammaire.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans une démarche d’amélioration de la résistance des vaches laitières aux mammites. Il contribuera à une meilleure connaissance des neutrophiles recrutés dans le lait lors d'une inflammation et de leur rôle dans le contrôle de cette inflammation. Les données préalables recueillies dans le cadre du projet Masticells suggèrent que la proportion des neutrophiles régulateurs parmi les neutrophiles du lait à différents temps après déclenchement d'une mammite sont variables. Ces neutrophiles régulateurs ayant des capacités de modulation de la réponse immunitaire de l'hôte, ils pourraient intervenir dans les processus de contrôle de l'inflammation et potentiellement de réparation tissulaire après inflammation. A termes, cette meilleure caractérisation des neutrophiles du lait pourrait être introduite dans les critères d’amélioration génétique de la résistance des vaches laitières aux mammites.
Procédures
Une inflammation mammaire sera induite par injection, via le canal du trayon, d'un composé inducteur d'inflammation dans un des 4 quartiers de la glande mammaire des 8 vaches recrutées. Des prélèvements de lait (2x40ml) et de sang (à la jugulaire) sont prévus à 4 temps (t=0h, 4h, 72h et 144h post-injection de LPS).
Impact sur les animaux
Compte-tenu des travaux antérieurs et des données de la littérature, l'injection du composé inflammatoire (LPS) induira une inflammation locale de courte durée (plus de signes locaux d'inflammation 12h après injection) accompagnée d’une fièvre de courte durée (pic de température rectale à 8h post-injection et retour à une température normale 12h post-injection). Le quartier injecté est douloureux à la palpation entre 4h et 12h post-injection. L’état général, l’intensité de l’inflammation locale et la douleur sont évalués à l’aide d’une grille de notation. L’utilisation d’un médicament pour limiter la douleur (analgésique) n ‘est pas possible en raison de son impact sur le déroulement de l’inflammation. Les prises de sang ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à la contention lors de la distribution des aliments. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.
Devenir
Les animaux réintègreront le troupeau de l’unité expérimentale sur décision de la personne responsable du bien-être des animaux. La réponse inflammatoire consécutive à l'injection de LPS est de courte durée. Ce traitement n’engendre classiquement que peu d’inconfort et, par ailleurs, les animaux seront dans tous les cas soignés en cas de pathologie.
Remplacement
Les informations collectées lors de ce protocole porteront sur l'espèce concernée par les mammites (vache). L'approche proposée permet de remplacer une infection bactérienne expérimentale qui condamnerait les animaux à l'équarissage. Cette méthode alternative permet l'évaluation globale des premières étapes de la réponse au niveau de l’animal entier. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de modèle in vitro permettant de reproduire le recrutement des neutrophiles sanguins dans la glande mammaire suite à une infection mammaire.
Réduction
Huit vaches laitières en lactation seront incluses dans le projet. Ce nombre permet d'obtenir une valeur médiane des proportions de neutrophiles régulateurs dans le lait lors d'une inflammation mammaire. Nous comparerons l'évolution de ce pourcentage à différents points au cours de l'inflammation (t=4h, t=72h, t=144h). Les proportions des neutrophiles régulateurs aux différents temps seront analysées statistiquement par des approches de statistiques adaptées aux petits échantillons. Ce nombre a été déterminé pour satisfaire une condition de validité du test statistique qui sera utilisé (effectif d'au moins 5 animaux) et prendre en compte la possibilité d'une non-réponse de certains animaux (situation rencontrée lors de tests précédents à une fréquence de 5%). La capacité maximale de l'installation est de 8 animaux traités simultanément. Ce nombre d'animaux permettra de traiter tous les animaux en une seule série et ainsi contrôler des variations qui auraient été liées à plusieurs séries espacées dans le temps. Les variables contrôlées seront la race des animaux et le stade de lactation : les animaux seront de la même race (Prim'Holstein) et seront en milieu de lactation (entre 3 et 7 mois).
Raffinement
L’utilisation d’un composé non infectieux pour le déclenchement de l’inflammation réduit l’intensité et la durée de l’inflammation et permet de mimer les premières étapes d’une vraie infection. Les animaux seront gardés à proximité des bâtiments le jour de l’injection afin de pouvoir les surveiller de façon suivie. Tout signe d’une dégradation de l’état de santé d’un des animaux entraînera l’intervention du vétérinaire praticien de l’unité. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être pris au cornadis pour la distribution des aliments. Elles sont réalisées par du personnel expérimenté. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.
Choix des espèces
L’espèce animale utilisée est le bovin. Il s’agit de vaches laitières de race Prim’Holstein en lactation. Les travaux sont réalisés sur la vache laitière car c'est une des espèces sujette aux mammites. Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Il s'agit de vaches adultes (âgées de 3 à 6 ans) en lactation (stade de lactation entre 3 et 7 mois) non mises en reproduction.