Maladies animales

550 contenus, page 42 sur 46
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Cochons : 17
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 17
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 17

17 porcelets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par deux coronavirus porcins pour étudier la recombinaison virale, avec écouvillonnages fécaux quotidiens pendant dix jours, puis tués pour prélever les tissus. Le porteur indique que l'infection peut provoquer des hyperthermies, une baisse d'appétit et des diarrhées légères. Il affirme que les modèles cellulaires miment rarement la complexité de l'animal et qualifie l'expérimentation animale d'"essentielle" pour reproduire l'environnement naturel de la recombinaison.

Objectifs

L'objectif du projet est d'améliorer la compréhension des mécanismes de recombinaison chez les coronavirus, suite à l'émergence du SARS-CoV-2, en utilisant comme modèle deux coronavirus porcins, montrant depuis 2009 des événements de recombinaison naturelle. La recombinaison génétique virale, formation de virus chimériques à partir de souches parentales, contribue significativement à la variation génétique des virus ARN et joue, avec les mutations, un rôle important dans l'aptitude de ces derniers à évoluer et s'adapter à un nouvel environnement.

Bénéfices attendus

Les connaissances générées dans le cadre de ce projet permettront d'évaluer si nous arrivons à reproduire des événements de recombinaison entre les deux souches de coronavirus porcins et plus précisément d'estimer la fréquence associée de ces évènements et la caractérisation des génomes recombinants identifiés.

Procédures

Prélèvement de fèces par écouvillon les J1, J2, J3 jusqu’à J10 - 1 fois par jour - quelques minutes d'intervention par prélévements.

Impact sur les animaux

L'infection chez des porcelets de plus de 3 semaines par les souches étudiées est moyennement virulente. Elle devrait induire quelques hyperthermies et une diminution temporaire d'appétit. Des épisodes de diarrhées légères sont possibles.

Devenir

Les porcs seront mis à mort à la fin de l'étude afin de prélever les tissus.

Remplacement

Les approches d’infection de virus en modèle alternatif in vitro type lignées cellulaires sont sujettes à critique car ces cultures miment rarement la complexité cellulaire et la totalité des interactions présentent dans l’animal. L'expérimentation animale est ainsi essentielle dans l'optique de mimer l'environnement naturel avec tous les facteurs prédisposant à la recombinaison.

Réduction

Le nombre d’animaux impliqué dans chaque groupe constitue un minimum nécessaire pour des analyses statistiques robustes (test ANOVA et de Student). En effet, nous ne pouvons prévoir l’efficacité de recombinaison entre le GETv et le DEPv, ainsi un nombre plus élevé de porcelets co-infectés (8 porcelets) est nécessaire en comparaison aux animaux témoins et mono-infectés GETv ou DEPv (3 porcelets par groupe) qui montrent une très faible variabilité.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes stables avec enrichissement du milieu. Le bien-être animal sera pris en compte avec la constitution suite au sevrage de groupes d’élevage avec un nombre stable (autant que possible) tout au long d’un essai, eau et nourriture à volonté, la surface par animal, la mise à disposition d’objets manipulables, la présence de lampes chauffantes et d’une plaque de couchage si l’âge des animaux le justifie, la surveillance des animaux afin de déceler la survenue de points limites et d’y remédier. Après chaque inoculation en particulier, et tout au long du séjour de ces animaux dans nos animaleries, les porcs seront observés quotidiennement.

Choix des espèces

Seuls les porcs sont sensibles à l’infection par les virus de la GET et de la DEP. Il est donc indispensable d’avoir recours à cette espèce animale pour cette étude. Porcelets à partir de 8 kg de poids vif (en post-sevrage plus âgés que 3 semaines pour diminuer les symptômes tout en favorisant l’infection).

Maintien de colonies de puces

(NTS-FR-764268v1 – 01/07/2022)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 18202
Souffrances
▲ -
▲ 7642
▲ 10560
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 18202

18 202 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. Les souriceaux de deux à cinq jours sont placés dans des jarres contenant des puces et se vident de leur sang en quelques minutes, sans anesthésie car elle perturberait les insectes, pour maintenir et infecter des colonies de puces destinées à l'étude de la transmission de la peste. Le porteur décrit cette mise à mort comme une douleur "sévère mais très transitoire", alors que les procédures sont déclarées en gravité seulement légère à modérée. Sur le remplacement, il indique qu'un nourrissage artificiel existe mais exige de la peau de souris et davantage d'animaux, et reconnaît chercher une méthode évitant les animaux vigiles sans certitude d'y parvenir.

Objectifs

La peste est une maladie mortelle transmise par les puces (un insecte hématophage strict) et causée par la bactérie Yersinia pestis. Cette maladie qui sévit toujours à travers le monde a ré-émergé dans des régions où elle avait disparu pendant plusieurs décennies. Ce problème de santé publique international est aggravé par l'émergence de souches multi-résistantes aux antibiotiques, l'absence de vaccin commercialisé et l’émergence de puces résistantes aux insecticides. En somme, notre arsenal anti-peste se réduit et il serait incapable d’éliminer un réservoir majeur de la maladie que sont les puces. Il nous faut donc développer de nouvelles stratégies anti-peste. L’une d’entre d’elles ciblerait la transmission du bacille par les puces. Pour cela, il nous en faut mieux comprendre les mécanismes, car ils sont peu documentés. Dans ces circonstances, l’objectif général de notre projet (d’une durée de 5 ans) est un déchiffrement des mécanismes physiologiques et moléculaires expliquant la dynamique de la transmission peste par les puces. Plus particulièrement, le projet à 6 objectifs scientifiques impliquant des animaux : 1. Caractériser la physiologie et le taux reproduction de différentes souches de puces 2. Mettre au point un protocole permettant d’étudier les capacités vectorielles de différentes souches d’intérêt, afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux nécessaires tout en garantissant les conclusions scientifiques. 3. Comparer les compétences et capacités vectorielles des différentes souches de puces à l’aide du protocole développé au point 3. 4. Elucider les mécanismes expliquant des différences de comportement vis-à-vis d’une infection et du comportement alimentaire de différente souches de puces. 5. Mettre point de nouvelles méthodes d’étude d’infection des puces par Yersinia pestis dont une a pour but d’éviter la souffrance animale. 6. Elucider les mécanismes moléculaires d’infection de la puce par Y. pestis en partie à l’aide d’une nouvelle méthode qui requière beaucoup moins d’animaux que la méthode usuelle.

Bénéfices attendus

Le projet permettra une meilleure compréhension 1) de la physiologie des puces, 2) de la capacité des puces mécanismes moléculaires utilisées par Y. pestis pour une infection transmissible par les puces. Elle permettra également peut être de comprendre pourquoi des puces seraient plus résistantes ou non à une infection par Y. pestis. Dans son ensemble, il permettra d’entrevoir le développement de nouvelles stratégies de lutte anti-peste, en ciblant les puces

Procédures

Aucune intervention n'est prévue sur les animaux

Impact sur les animaux

Dans le cadre des élevages, les souriceaux subissent une souffrance transitoire car ils sont inconscients et exsangues en quelques minutes. Dans le cadre des nourrissages autres que celui de l’élevage, le souriceau ressent au maximum une légère gêne mais aucune douleur sévère est apparente. Ceci est lié au fait que la plupart des piqures de puce sont indolores.

Devenir

Tous les animaux restant en vie seront sacrifiés

Remplacement

Aucun système in vitro ne mime la puce ou s'en rapproche. Il est possible de nourrir des puces à l’aide d’un système artificiel. Ce dernier requiert une peau de souris adulte recouvert par 5 ml de sang hépariné fraichement collecté. Ce système artificiel est utilisé pour infecter ponctuellement des puces, mais il ne permet pas de nourrir l’ensemble des colonies de puces nécessaires au projet. L’utilisation de souriceaux présente l’avantage de nécessiter un nombre plus restreint d’animaux par rapport au nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes). De plus, elle réduit la manipulation des insectes et donc, le risque de fuite d’insectes infectés ou non. Cependant, dans ce projet, nous cherchons à mettre en place une méthode qui permettrait de ne plus utiliser des animaux vigils pour étudier les mécanismes utilisés par Y. pestis pour infecter les puces. Mais, il n’est pas certain que nous y arriverons.

Réduction

Pour maintenir les colonies de puces infectées ou saines, il faut les nourrir au moins deux à trois fois par semaine en fonction de la souche considérée. Le nourrissage de puces saines se faisant toute l’année, il faut au minimum 104 à 156 souriceaux par colonie saine par an. Le nombre de colonies saines requis pour le projet est réduit au maximum (15 et 3 en moyenne en fonction de la souche) afin d'assurer la mise en oeuvre du projet. Par ailleurs, pour nos projets visant à mettre au point de nouvelle méthode et élucider les mécanismes d’infection, la colonie qui nécessite le moins d’animaux pour son élevage a été choisi. Pour élucider les mécanismes d’infection, nous faisons en partie appel à une nouvelle méthode d’analyse. Celle-ci identifie un gène de Y. pestis requis pour l’infection de la puce en utilisant nettement moins de souriceau que des méthodes usuelles. Il faut en effet, 6 vs 16 souriceaux par mutant (contrôle inclus). De plus, elle permet de tester des mutants en batterie, réduisant encore plus le nombre d’animaux à utiliser puisque le même groupe contrôle est utilisé pour un nombre plus importants de mutant à tester. Bien éthiquement avantageuse, cette méthode peut identifier des mutants dépourvus de gènes qui ne sont pas impacter dans le processus infectieux per se. C’est pourquoi, les mutants identifiés par cette méthode doivent toujours être confirmés par des méthodes plus anciennes. Avec cette ancienne méthode, le nourrissage des puces infectées doit se faire sur une période variant de 1 à 4 semaines en fonction de la question posée, et pour obtenir des résultats exploitables. De plus, les expériences doivent être également menées au minimum trois fois afin de ne pas compromettre la puissance des tests statistiques. C’est pourquoi, nous ne pouvons pas utiliser moins de 6-9 (2 à 3 nourrissages pendant 1 semaine x 3 expériences) et 24-36 animaux (8-12 nourrissages pendant 4 semaines x 3 expériences) par colonie de puces infectées. Néanmoins, pour la plupart des études menées, les puces qui nécessitent le moins d’animaux pour étudier l’infection ont été choisies. Enfin, il convient de mentionner que l'utilisation de souriceau permet de réduire le nombre d'animaux à utiliser par rapport à un système de nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes).

Raffinement

En pratique, pour maintenir les colonies saines, le souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une jarre contenant une colonie de puces saines. Cette approche induit une douleur sévère, mais très transitoire ; l’animal est exsangue en quelques minutes. Il n’est pas possible d’utiliser d’anesthésiques ou d'analgésiques car cela affecteraient les colonies puces et donc, empêcheraient la réalisation du projet. Dans le cas de maintien de colonies de puces infectées, un souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une capsule (sans contention) pendant une heure. L’animal reçoit quelques piqûres lors de cette manipulation, ce qui ne semble pas induire de douleur sévère. Cependant, si l’animal présente une agitation anormale, une douleur et/ou crie, il sera récupéré et sacrifié immédiatement.

Choix des espèces

Nos souches de puce sont des puces de rongeur; elles se nourrissent sur des souris.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 186
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 46
▲ 140
Devenir
 -
 -
 -
 186

186 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 140 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 46 un niveau modéré. Les souris R6/2 développent selon le porteur une perte progressive de poids et une atteinte motrice à partir de six semaines, subissent des tests moteurs répétés au rotarod puis une injection d'un vecteur de thérapie génique directement dans le cerveau sous anesthésie, avant mise à mort par perfusion intracardiaque. Le porteur revendique un nombre "restreint au minimum indispensable" et présente l'étude comme la validation d'un lot destiné à un futur essai clinique chez des patients. Il affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit la complexité du cerveau et justifie ainsi le recours à la souris.

Objectifs

La maladie de Huntington (MH) est une affection neurodégénérative du système nerveux central, rare et héréditaire. Elle se manifeste par des troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques qui s'aggravent progressivement jusqu'à l’invalidité motrice et la détérioration intellectuelle sévère. Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe encore aujourd’hui aucun traitement capable de combattre de façon efficace cette maladie. Des nouvelles approches thérapeutiques sont essentielles pour progresser dans la prise en charge des patients. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouve la thérapie génique. Elle utilise l’ADN pour soigner ou prévenir de la maladie. Selon la pathologie, cet objectif peut être atteint en délivrant aux cellules un gène à action thérapeutique (transgène) qui surexprime la protéine déficitaire dans la maladie. Ces acides nucléiques sont le plus souvent transportés dans les cellules grâce à un vecteur viral. Plusieurs études ont montré que chez les patients atteints de la MH, le métabolisme cérébral du cholestérol est perturbé. L'enzyme CYP46A1, enzyme clé dans le métabolisme du cholestérol dans les neurones, est diminuée dans le cerveau des patients atteints de la MH et aussi dans des modèles murins de la MH. Nous avons déjà la preuve de concept de notre stratégie dans des modèles murins pour la MH : la surexpression de CYP46A1, à l’aide d’un vecteur (de type AAV) dans les régions atteintes par la pathologie chez des souris modèle permet de corriger les anomalies neuropathologiques et comportementales. Le but principal est de tester l’efficacité et trouver la dose efficace minimale d’un AAV exprimant le gène thérapeutique (CYP46A1) dans la région cible du cerveau (striatum) du modèle murin pour la MH, en injectant le même lot qui va être utilisé chez les patients atteints de la MH dans le cadre du futur essai clinique, afin d’évaluer l’effet du traitement sur la neuropathologie et sur les fonctions motrices. De plus, les niveaux de plusieurs biomarqueurs de la MH, présents au niveau du sang seront analysés.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra de tester l’efficacité et de trouver la dose efficace minimale d’un AAV exprimant le gène thérapeutique (CYP46A1) dans la région cible du cerveau (striatum) du modèle murin pour la MH, en injectant le même lot qui va être utilisé chez les patients atteints de la MH dans le cadre du futur essai clinique.

Procédures

Les animaux R6/2 présentent un phénotype dommageable à partir de 6 semaines d’âge. Ces animaux seront aussi soumis à des tests de comportement (rotarod) de 5 jusqu’à 10 semaines d’âge (durée du test : 20 minutes par animal. Ceci est répétée 3 jours consécutifs par semaine). Dû à leur phénotype dommageable ces animaux vont présenter une perte progressive de poids, et atteinte motrice. Des 4 semaines d’âge de la nourriture sera mise à disposition directement dans la cage et les animaux seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens et au moins une fois par semaine par l’expérimentateur qui effectuera aussi une prise de poids hebdomadaire. Tous les animaux seront soumis à une injection stéréotaxique sous anesthésie générale (durée de 70 min), animal endormie avec une prise en charge analgésique afin d'éviter la douleur, par l'administration d'analgésiques avant et après la chirurgie. Juste avant l'euthanasie par perfusion intracardiaque, les animaux seront soumis à un prélèvement sanguin. Le prélèvement sera effectué sur animal endormie avec prise en charge analgésique afin d’éviter la douleur (durée du prélèvement 2 minutes).

Impact sur les animaux

Une perte de poids du à l'injection de AAV pourrait être observé (5-10% du poids total de l'animal, selon nos précédentes études), bien que les concentrations des AAVs utilisées ont déjà été evaluées in vitro et dans nos précédentes études afin d'éviter toute toxicité chez la souris.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiées 3-8 semaines après les injections pour effectuer les prélèvement et analyses post-mortem nécessaires.

Remplacement

Le recours aux modèles animaux est essentiel, car aucun type de culture cellulaire ou système synthétique ne permet à ce jour de reproduire la complexité architecturale des cellules du cerveau en particulier leurs interactions structurelles et fonctionnelles. De plus, les souris Huntington sont bien caractérisées. Tous les vecteurs AAV et les préparations utilisées seront caractérisés in vitro avant leur utilisation chez l’animal. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont nés et élevés en captivité dans des élevages agrées.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (186) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives. En effet, des travaux précédents ont permis d’établir les doses de vecteur à injecter et les temps d'analyses.

Raffinement

Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. L’application de critères d’arrêts standards en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe certifient le bien-être des animaux. De plus, en cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique et anti-inflammatoire, et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Lobjectif de cette étude est d'évaluer l’efficacité et de trouver la dose efficace minimale d’un AAV exprimant le gène thérapeutique (CYP46A1) dans la région cible du cerveau (striatum) du modèle murin pour la MH, en injectant le même lot qui va être utilisé chez les patients atteints de la MH dans le cadre du futur essai clinique. Nous commencerons donc par valider l'expression de l'AAV-CYP46A1, qui a été produit avec un nouveau procédé de fabrication/qualité GMP, dqns des souris saines avant son utilisation future chez la souris R6/2, modèle de la MH. Les souris qui seront utilisées sont des souris agée de 4 semaines, dans lesquelles nous avaons déjà optimisé les coordonnées d'injetion dans le cerveau. Ce protocole a déjà été validé dans notre laboratoire.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 2500
Rats : 4000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 500
▲ 6000
Devenir
 -
 -
 -
 6500

2500 souris et 4000 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, mis à mort ou cédés à des équipes scientifiques. Ils subissent une chirurgie unique pour créer des modèles de diabète, d'insuffisance hépatique, d'arthrose, d'infarctus du myocarde ou de vagotomie, avec des prélèvements sanguins et une récupération post-opératoire de 48 à 72 heures. Le porteur revendique la production et la mise à disposition de ces modèles pathologiques pour la recherche, en assumant le recours à des animaux "surnuméraires". Il affirme qu'il est "impossible de modéliser une maladie dans sa globalité" par des outils informatiques ou cellulaires.

Objectifs

L’objectif du projet est de permettre la production et la mise à disposition pour la communauté scientifique de modèles pathologiques sur les espèces rat et souris dans le but d’étudier les pathologies associées. Les différents modèles pathologiques sont la création par des procédures de chirurgie de modèle de diabète, d’insuffisance hépatique, d’arthrose, d’infarctus du myocarde et de vagotomie.

Bénéfices attendus

L’utilisation de modèles pathologiques permet l’amélioration des connaissances et de la compréhension de la physiopathologie des affections cliniques associées pour la médecine humaine comme vétérinaire dans différents domaines : facteurs de risques, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, recherche fondamentale, prévention …

Procédures

Tous les animaux dans le cadre de ce projet seront soumis à une procédure chirurgicale unique de quelques minutes à une heure sous anesthésie générale ou injection unique d’un produit sur animal vigile. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins (maximum 4 prélèvements sanguins par jour). Les actes de prélèvements et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.

Impact sur les animaux

Douleur, stress et perte de poids dus aux contentions, aux procédures chirurgicales et lors de la période de récupération post-opératoire (48-72h). Hébergement individuel possible jusqu’à une semaine.

Devenir

Mise à mort ou envoi chez les scientifiques pour tous les animaux.

Remplacement

L’apparition et l’évolution d’une maladie est un phénomène complexe, faisant intervenir beaucoup de types de cellules et d’organes au sein d’un même corps. De plus, le nombre de ces types de cellules et d’organes ainsi que leur façon de communiquer entre eux ou de réagir ne sont pas semblables selon le stade de la maladie. Cette complexité et le côté dynamique d’une maladie fait qu’il est impossible de modéliser une maladie dans sa globalité par des outils informatiques ou cellulaires par exemple et demande de faire appel à des modèles pathologiques sur des espèces animales telles que le rat et la souris.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires est défini par le scientifique. Il est possible que des animaux surnuméraires doivent être utilisés de par les contraintes du modèle. La réduction de ces animaux surnuméraires repose sur : l'expertise de l’équipe chirurgie et la maitrise des procédures, les locaux adaptés, les données historiques, l’observation de l’état clinique de l’animal en péri-opératoire afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle. Le nombre d’animaux surnuméraires utilisés dans chaque procédure est déterminé au cas par cas, en fonction du degré de difficulté du modèle, du taux de succès de la chirurgie, du nombre d’animaux à opérer, de la souche, du sexe et de la provenance.

Raffinement

Le contrôle de la douleur est réalisé avant la chirurgie et lors du post-opératoire ou en cas de besoin par une administration d’analgésique. L’utilisation complémentaire d’anesthésique local peut être effectuée, si nécessaire. Une injection systématique sous-cutanée de sérum physiologique de réhydratation est pratiquée pour tous les animaux au réveil. Une habituation par la manipulation des animaux peut être effectué dès la phase d’acclimatation. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques (traitements médicamenteux, ajout d’enrichissement, mesures de réhydratation ou de réchauffement, ajout d’aliment, de gel hydratant, de litière ou d’eau complémentés ou non pouvant être disposés directement dans la cage afin d’en améliorer l’accès). En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes. Le choix de l’âge ou du poids des animaux est défini par les scientifiques en fonction de leurs études et des poids et/ou âges minimum pour lesquels les modèles pathologiques peuvent être développés soit : Dès la naissance pour les rats concernant le modèle diabétique. A partir de 25g pour les souris et 125g chez le rat pour le modèle infarctus du myocarde et ligature du canal cholédoque. Dès 125g pour le modèle d’arthrose chez le rat. Dès 175g pour le modèle de vagotomie chez le rat.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Équidés : 3
Souffrances
▲ -
▲ 3
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

Trois juments vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrées au troupeau de chevaux de travaux pratiques. Elles reçoivent, sous sédation, des impulsions électriques destinées à mettre au point un traitement des sarcoïdes équins sans anesthésie générale, sans injection de cisplatine à ce stade. Le porteur indique que le nouveau protocole, à tension réduite, ne devrait pas provoquer la douleur observée avec la méthode actuelle, ce qu'il dit avoir vérifié sur les bras des concepteurs de l'appareil. Il justifie le recours au cheval par l'intérêt d'éviter l'anesthésie générale et ses risques au réveil.

Objectifs

L’électrochimiothérapie (ECT) est une technique largement utilisée pour le traitement des sarcoïdes chez les chevaux. La procédure est habituellement realisée obligatoirement sous anesthesie générale car les impulsions électriques délivrées par le générateur au travers d’electrodes au contact de la tumeur sont à très haute tension. Préalablement aux impulsions électriques, des injections intra-tumorales d’agent cytotoxique (cisplatine par exemple) sont realisées. Les impulsions électriques provoquent la perméabilisation des cellules tumorales et permettent une meilleure pénétration des agents cytotoxiques. Le projet a comme objectif l’essai des applications des champs électriques pulsés (ou impulsions électriques) sur un cheval debout, tout d'abord sans administration de cisplatine. Une fois démontré que l’électroporation ne génère pas une réaction douloureuse pour le cheval ni dangereuse pour le cheval et les opérateurs, nous voudrions passer par la suite à la réalisation de séances d’ECT debout, sans l’obligation de devoir soumettre le cheval à une anesthésie générale, comme c’est le cas actuellement. Le fait d’éviter l’anesthésie générale et surtout le réveil évite une grande partie des risques de mortalité et d’accidents associés à cette procédure.

Bénéfices attendus

Les sarcoïdes sont des tumeurs bénignes très fréquentes chez les chevaux et nous recevons beaucoup de cas en consultations pendant toute l’année. Le traitement le plus efficace, et qui surtout évite le risque de récidives (très fréquent avec ce type de tumeur), est l’électrochimiothérapie (ECT). Nous proposons ce traitement quasiment pour tous les cas de sarcoïdes. Certains propriétaires acceptent ce traitement sans problèmes, alors que d’autres refusent de traiter leur cheval principalement pour une raison financière (chaque séance coute environ 900 euros, et il faut réaliser au moins 3 séances pour avoir un bon résultat) ou pour des inquiétudes liées aux risques d'une anesthésie générale. Si les sarcoïdes ne sont pas traités, ils vont la plupart du temps augmenter en taille et être gênants pour le cheval. Dans le pire des cas, si la localisation et la taille sont incompatibles avec la vie du cheval, l’euthanasie est conseillée. Ce protocole électrique amélioré de l’ECT (train d’impulsion plus court et à 800 Volts au lieu de 1 300) aurait plusieurs impacts très positifs : 1. Le cheval pourrait être juste sédaté au lieu de subir une anesthésie générale lourde, 2. La nécrose liée au champ électrique seul serait minimisée, 3. La durée du traitement et les soins liés à l’anesthésie seraient très réduits, 4. Le coût pour les propriétaires serait divisé par 4, rendant plus accessible ce traitement et incitant les propriétaires à traiter ces tumeurs à des stades plus précoces qu’actuellement.

Procédures

1. Une séance d'électrostimulation sous sédation avec maximum 3 localisations testées par jument, 30 min par jument; 2. Administration d'AINS par voie intraveineuse, une intraveineuse à J1; 3. Administration d'AINS par voie orale, maximum 2 fois par jour pendant 3 jours puis une fois par jour pendant 3 jours; 4. Examen clinique par un vétérinaire pendant 1 semaine, 10 min/jour; 5. Hébergement en box pendant une semaine avant retour au pré.

Impact sur les animaux

Les impulsions électriques du nouveau protocole sont délivrées à une fréquence autour de 1 MHz contre 5 kHz actuellement, et sont surtout multipolaires ; c’est cette combinaison qui réduit drastiquement la stimulation des axones des cellules nerveuses par rapport aux impulsions unipolaires délivrées actuellement en médecine vétérinaire et en médecine humaine. De plus, la tension a été réduite de 1 300 V à 800 V, ce qui fait que l’intensité de la douleur associée à la réaction nerveuse et musculaire (spasmes et contractions généralisés du corps du cheval) que nous observons avec le protocole actuel, ne seront plus présentes. Le cheval ne va pas sentir de douleur mais une légère sensation très localisée (voire aucune sensation). Tous les protocoles électriques ont été testés sur les bras et jambes des trois concepteurs du générateur du projet afin de vérifier l’absence de douleur. À l’issue de ce projet, lorsque les chevaux seront traités avec injection préalable de cisplatine, un œdème de la zone traitée peut être attendu le jour du traitement, qui peut durer quelques jours après la seance. Nous l’avons aussi avec le protocole actuel et cela correspond à l’inflammation créée par le cisplatine et l’électroporation. Quelques jours après le traitement la zone traitée peut devenir exsudative et montrer une légère nécrose, due à l’action cytotoxique du cisplatine dans les cellules tumorales, résultat que nous rechercherons avec le cisplatine parce qu’il indique un bon fonctionnement. Des anti-inflammatoires sont toujours donnés au cheval avant et après la séance, pendant plusieurs jours. Le propriétaire est toujours prévenu de cet effet indésirable.

Devenir

La procédure n'impactant pas la qualité de vie des animaux, ils pourront retourner dans le cheptel des chevaux de TP de l'ENVT.

Remplacement

Des essais in-vitro, sur des cellules tumorales ainsi que des cellules saines, ont été menés au préalable afin de démontrer l’efficacité du nouveau protocole avec une mortalité accrue des cellules tumorales et une survie plus élevée des cellules saines qu’avec le protocole d’ECT actuel. Parmi les protocoles électriques les plus efficaces, a été retenu celui dont la sensation ressentie a été la plus faible sur les bras et jambes des concepteurs du générateur. Le millier d’essai in vitro a donc permis de déterminer les valeurs optimales des impulsions (champ électrique, intensité, durée, fréquence), et il n’est donc pas question de faire des tests sur les chevaux en faisant varier des paramètres, d'où une réduction du nombre d'animaux pour ce projet. Il est maintenant nécessaire d’évaluer l’absence ou la faible réaction du cheval sous sédation avec ce nouveau protocole, avant d’envisager par la suite d’évaluer son efficacité sur des tumeurs solides.

Réduction

Nous voudrions tester le nouveau protocole avec 3 juments, afin d’évaluer les différents réactions subjectives que chaque cheval peut avoir par rapport à sa perception de la douleur. Nous n’avons pas besoin d’autres animaux en plus pour pouvoir valider le projet.

Raffinement

Nous allons noter, documenter et filmer toutes les différentes phases du protocole sur chaque jument, afin de suivre au mieux l’évolution du projet. Chaque jument est sedatée par voie intraveineuse, pour réduire encore plus la sensibilité pendant l’électroporation. Des anti-inflammatoires et antidouleurs sont administrés avant la séance (Jour 0) par voie intraveineuse. Le jour après (Jour 1) nous utilisons la même dose d’anti-inflammatoires par voie intraveineuse. Le Jour 2 des anti-inflammatoires sont donnés 2 fois par jour par voie orale. En fonction de la réaction locale (œdème plus ou moins marqué), nous déciderons de la prolongation ou non du traitement anti-inflammatoire oral. Les juments seront observées pendant 1 semaine après la seance, plusieurs fois par jour. Ces juments sont hébergées en groupe au pré au sein d'un Centre Equestre. Elles pourront être séparées du groupe pour les essais mais seront alors placées dans des boxs au sein de la clinique équine, lieu dans lequel elles sont habituées à être logées lors des séances de Travaux Pratiques.

Choix des espèces

Le nouveau protocole a pour vocation d'être utilisé par la suite en médecine équine. De plus, le cheval représente l’espèce la plus indiquée dans ce cas parce que le fait de pouvoir éviter l’anesthesie générale avec cette espèce réduit considérablement les risques de fractures, d'œdème pulmonaire, d’arrêt cardiaque, qui peuvent se passer pendant le réveil. Adultes car la plupart des sarcoïdes sont présents sur des chevaux adultes et non sur des poulains ou nouveau-nés.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
Souris : 80
Rats : 280
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 360

80 souris et 280 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont isolés jusqu'à 168 heures dans des cages à métabolisme, sur grille et exposés à la lumière, ce que le porteur décrit lui-même comme un inconfort, après administration de candidats médicaments par diverses voies. Ces études d'excrétion s'inscrivent dans le cadre réglementaire obligatoire pour la mise sur le marché d'un médicament, et les animaux sont tués pour doser ce qui reste dans leur corps. Le porteur indique qu'il n'existe "aucun modèle in vitro" applicable à l'excrétion dans un organisme vivant.

Objectifs

Ce projet a pour but de décrire les études d’excrétion réalisées dans le cadre des études de pharmacocinétique réalisées chez les rat ou les souris. Chaque étude permet d’évaluer le devenir de molécules contenues dans un candidat médicament dans l'organisme. L’objectif est de récolter des données concernant la quantité des molécules excrétées par rapport aux quantités administrés ainsi que de déterminer la durée d’excrétion. Après l'administration, des recueils d’urines, fèces ou de bile pour mesure de la concentration de la molécule seront réalisés. L’objectif de ces tests n’est pas de démontrer une efficacité de la molécule ou de mettre en relief les effets secondaires possibles, mais de démontrer que le produit est bien excrété du corps après une période définie.

Bénéfices attendus

Ce type d'étude permet de comprendre comment et pendant combien de temps des molécules sont excrétées de l'organisme après leur administration et sont nécessaires pour évaluer la sécurité d'un médicament.

Procédures

Les animaux sont placés individuellement dans les cages pendant une certaine durée : Pour les études d’excrétion biliaire (procédure 1), 3 à 4 jours d’acclimatation des rats sur litière + 24h maximum dans les cages à métabolisme. Pour les animaux utilisés pour les études d’excrétion urine et fèces (procédure 2), la durée, seul dans les cages à métabolisme, est au maximum de 168h. Les administrations iv, vaginale, rectale, oculaire, intranasale, intra-auriculaire, topique sont réalisées une seule fois sous anesthésie en moins d'une minute Les administration PO sont réalisées une seule fois sur animaux vigile en moins d'une minute

Impact sur les animaux

Dans le cas des études pour récupérer l'urine et fèces, les animaux sont placés individuellement dans les cages à métabolisme. Les animaux sont seuls dans la cage, sur grille et plus exposé à la lumière que dans les cages classiques, ce qui provoque un inconfort chez l’animal et ne correspond pas à son environnement habituel.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de l'étude, afin d’analyser la quantité retrouvée dans le corps de l’animal et non excrétée.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro permettant d’étudier l’excrétion d’une molécule dans un organisme vivant. Un autre modèle n’est pas applicable dans la mesure où ces études rentrent dans un cadre réglementaire obligatoire pour la sécurité d'un médicament.

Réduction

Pour les études réglementaires le nombre minimum utilisé est défini par les guidances. Pour les études précoces dans le développement d’un médicament, un nombre d’animaux inférieur ou égal à celui recommandé par les guidances est utilisé. Dans la mesure du possible un maximum de données est collecté sur un même animal afin de ne pas avoir à reproduire l’expérimentation.

Raffinement

Une procédure de point limite est en place au laboratoire. Dans le cadre de l'utilisation des cages à métabolisme ou le placement seul dans une cage, les cages sont regroupées sur le même portoir afin que les animaux soient proches l’un de l’autre pour favoriser le lien et la communication entre animaux (instinct grégaire). Une plaque métallique finement perforée est ajoutée dans les cages afin de permettre à l’animal de se reposer. Des panneaux opaques sont placés sur un des quatre côtés de la cage pour éviter l’exposition directe à la lumière. Les animaux sont observés tous les jours et les points limites (voir annexe) basés sur l’apparence et le comportement de l’animal sont définis dans une grille afin de décider si l’animal doit être soulagé de son inconfort.

Choix des espèces

Les espèces rat ou souris seront utilisées conformément aux guidances techniques. Le choix de l’espèce pour chaque étude sera en cohérence avec les espèces utilisées pour toutes les études nécessaires pour le dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM) de la molécule. Les animaux utilisés sont âgés au minimum de 6 à 12 semaines conformément aux recommandations de la règlementation.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Bovins : 6
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6

6 vaches en tarissement vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des prises de sang répétées, des injections intramusculaires et intramammaires puis des stimulations et lavages de la mamelle, pour évaluer des vecteurs vaccinaux à base de levure de boulanger contre les mammites. Le porteur indique que ces animaux, destinés à l'alimentation humaine mais ayant reçu des molécules sans autorisation de mise sur le marché, seront tous mis à mort et ne peuvent être ni replacés ni adoptés. Il justifie le projet par les "pertes économiques" des mammites et par un "besoin" de nouveaux vaccins pour réduire l'usage d'antibiotiques.

Objectifs

Limiter l’usage des antibiotiques représente un enjeu sociétal prioritaire. Dans ce contexte, la vaccination joue un rôle important dans la réduction de l’incidence et la sévérité des infections. La recherche de nouveaux vecteurs d’antigènes, ou plateformes vaccinales, pour le développement de vaccins plus performants demeure un besoin dans la lutte contre certaines maladies animales, notamment les infections mammaires (mammites) chez les ruminants. Les mammites sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Les vaccins actuels contre ces infections sont peu efficaces et des nouvelles approches vaccinales doivent être proposées. Ce projet a ainsi pour but d’évaluer l’efficacité in vivo de nouveaux vecteurs d’antigènes (plateformes vaccinales) basés sur la levure du boulanger (Saccharomyces cerevisiae - SCe) inactivée par la chaleur. Ces vecteurs ont pour avantages leur sûreté pour l’être humain et les animaux ainsi que leur moindre coût de production et stockage. Des analyses in vitro préliminaires mises en place par notre équipe indiquent que les vecteurs SCe ont la capacité de stimuler les cellules sanguines des bovins laitiers. Cependant, leur capacité à induire une réponse protectrice dans la glande mammaire reste à évaluer.

Bénéfices attendus

Les vaccins actuels contre les mammites, basés sur des approches traditionnelles (bactéries inactivées), sont peu efficaces et ce constat est attribué à leur incapacité à déclencher une réponse immunitaire à médiation cellulaire (modulée par les lymphocytes). Les connaissances apportées par ce projet contribueront au développement de nouveaux vaccins contre les mammites dans le cadre d'un programme de recherche financé par l’instrument JCJC de l’ANR. Ces vaccins exploiteront la levure du boulanger comme vecteur d’antigènes et cela permettra la production de vaccins plus sûrs, moins coûteux et stockables sans chaine de refroidissement. A long terme, cette stratégie pourra être utilisée pour la mise en place de vaccins plus performants contre les mammites et d’autres maladies des animaux de rente, contribuant à la réduction de l’usage d’antibiotiques au sein des élevages.

Procédures

Prélèvement sanguin: une, éventuellement deux prises par semaine. Une période de repos d’au moins une semaine sera instituée avant un nouveau prélèvement. Acte vétérinaire courant et léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. Administration par la voie intramusculaire : 1 fois. Acte vétérinaire courant et léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure de 2 à 3 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Administration par la voie intramammaire : 2 fois (maximum) espacées d’au moins 4 mois, le cas échéant. Acte vétérinaire léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure moins de 5 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Stimulation et lavage intramammaire. 4 fois (maximum) espacées d’au moins 1 mois. Acte vétérinaire léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure moins 10 minutes par animal avec un opérateur entrainé.

Impact sur les animaux

Hématomes et inflammation locale suite aux immunisations (risque faible). Phlébites suite aux prélèvements sanguins (risque très faible). Mammites suite aux stimulations et lavages intramammaires (risque faible).

Devenir

S’agissant d’individus d’une espèce destinée à l’alimentation humaine ayant subi des traitements avec des molécules dépourvues d’une autorisation de mise sur le marché, l’ensemble des animaux sera mis à mort. Etant donné que les animaux seront maintenus au sein d’une plateforme de recherche en infectiologie, le replacement ou adoption de ces animaux n’est pas envisageable.

Remplacement

Les cellules bovines ne peuvent pas être remplacées par celles d’une autre espèce ou par une lignée cellulaire commerciale. De plus, bien souvent les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles rongeurs ne sont pas transposables aux ruminants.

Réduction

Notre équipe a précédemment observé qu’un animal sur quatre ne présente pas une réponse immunitaire mesurable suite à des immunisations avec l’ovalbumine. Ainsi, un collectif de six animaux représente le minimum pour obtenir des résultats se prêtant à des tests statistiques adaptés aux petits échantillons. De plus, afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés, notre schéma expérimental a été conçu de façon à remplacer le groupe d’animaux contrôles (non-immunisés) par un contrôle endogène. Concrètement, l’ensemble des animaux sera soumis au même protocole d’immunisation (tâche 1) et lors des stimulations de la glande mammaire (tâche 3), 1 quartier non-stimulé sera utilisé comme témoin pour les analyses in vitro.

Raffinement

Les prises de sang et les injections intramusculaires ne nécessiteront qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être pris au cornadis pour la distribution des aliments. Pour les administrations et lavages intramammaires, les animaux seront retenus dans une cage de contention pour une période courte (inférieure à 5 min). Suite aux admininstrations et lavages, les animaux seront surveillés pour la présence de signes systémiques et locaux de réaction adverse. Pour cela, l’état général et la température corporelle des animaux, ainsi que la présence d’hématomes et d’inflammation sera évalué au moins 1 fois par jour pendant la période d’une semaine après chaque administration. Le cas échéant, ces signes seront traités avec un anti-inflammatoire non stéroïdien approuvé pour l’usage chez le bovin. En cas de mammite infectieuse suite aux administrations intramammaires, les quartiers affectés seront soumis à un traitement antibiotique à spectre large. Enrichissement du mileu: pierre de sel, brosse de grattage, tapis de couchage, paille. Enrichissement social : confinement en groupe et visite régulière des animaliers. Une récompense positive (alimentation en granulés) sera fournise aux animaux après les prélèvements et lavages intramammaires.

Choix des espèces

Les infections mammaires des bovins sont fréquentes en élevage. Elles sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Des vaccins plus efficaces contre ces infections doivent être proposés et pour cela, des nouveaux vecteurs d’antigènes (plateformes vaccinales) adaptés à l’espèce bovine doivent être mis au point. Le choix de l’espèce cible pour la mise en place de ce protocole est justifiée par l’observation que les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles murins sont peu transposables aux ruminants. Les expérimentations seront réalisées sur des vaches en tarissement car ces animaux correspondent à la catégorie ciblée par notre approche vaccinale en cours de développement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 804
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 804
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 804

804 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par le parasite Giardia puis gavées quotidiennement pendant douze jours, une partie étant des souriceaux non sevrés séparés de leur mère à chaque manipulation, pour tester des probiotiques destinés d'abord à un usage vétérinaire chez le chien. Le porteur décrit un objectif de commercialisation par un partenaire industriel et une application humaine à plus long terme, et indique que l'infection reste asymptomatique et auto-résolutive chez la souris. Il affirme qu'il est "nécessaire" de vérifier in vivo l'efficacité observée in vitro, aucun modèle ne reproduisant selon lui les interactions hôte-parasite-microbiote.

Objectifs

Giardia est un parasite de l’intestin de nombreuses espèces de mammifères dont l’Homme. Il est à l’origine d’infections intestinales souvent chroniques se traduisant par des diarrhées et parfois des signes de malabsorption. Le nombre croissant de cas de giardiose liés à la contamination de l’eau potable, aux effets secondaires des traitements, ainsi qu'à l’émergence de souches résistantes aux médicaments, font de la giardiose un sujet d’actualité de plus en plus préoccupant qui nécessite le développement de traitements alternatifs. Nous avons établi que la microflore et certains probiotiques, comme les bactéries probiotiques Lactobacillus johnsonii, jouent un rôle important dans la protection contre cette parasitose. Des résultats obtenus, in vitro et in vivo, montrent que ces bactéries agissent en produisant des composés toxiques pour le parasite, permettant de réduire les signes de la maladie. Une souche de L. johnsonii a également fait l’objet d’un essai clinique chez le chiot où nous avons pu confirmer ses propriétés anti-Giardia. A partir de ces résultats très encourageants, nous avons obtenus au laboratoire 4 nouvelles souches de probiotiques présentant des propriétés anti-Giardia augmentées comparativement à la souche d’origine in vitro. Afin de déterminer quelle souche sera utilisée sur l’espèce hôte cible (le chien), mais aussi afin d’étudier in situ dans l’intestin les mécanismes à l’origine de ces effets, il est nécessaire de valider les résultats obtenus sur ces différentes souches in vitro, par des essais in vivo d’infection à Giardia sur des modèles rongeurs. Nos objectifs sont la commercialisation par notre partenaire industriel de ce nouveau probiotique chez le chien, d’ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le traitement de la giardiose basées sur l'utilisation de probiotiques ou de molécules actives.

Bénéfices attendus

La majorité des traitements humains ou vétérinaires actuels font appel à l’emploi d’antibiotiques, qui non seulement provoquent d’importants effets secondaires, mais sont également de moins en moins efficaces dû à l’émergence de souches résistantes à ces médicaments. Ce contexte préoccupant nécessite le développement de traitements alternatifs novateurs, et nécessite également des avancées majeures dans la compréhension des interactions hôte/Giardia/microbiote qui seront à la base de nombreuses thérapies innovantes. Giardia est un parasite ayant une prévalence importante dans l’industrie de l’élevage en Europe et dans le monde. La diminution de l’utilisation des antibiotiques dans l’ensemble des traitements des animaux est un sujet de très haute importance étant donné l’apparition de nombreuses souches résistantes. Le développement de ce type de traitement alternatif est donc capital, en particulier dans ce type d’industrie. La réduction de souches résistantes aux antibiotiques ainsi que la diminution des traces d’antibiotiques dans l’alimentation humaine et vétérinaire est au cœur des enjeux sociétaux et environnementaux actuels et pour le futur. Ce projet permettra à court terme le développement et la mise sur le marché vétérinaire de probiotiques anti-Giardia, puis à plus long terme une application chez l’humain. Ceci pourrait permettre un développement de l’éventail thérapeutique, une amélioration de la prise en charge et du traitement de la maladie, pour in fine une amélioration de la qualité de vie des individus concernés. Il permettra également l’avancement des connaissances fondamentales dans l’application de souches probiotiques produisant des composants toxiques pour le parasite, en particulier dans leur action synergique avec le microbiote. Le microbiote est au centre de découvertes majeures dans l’application à la médecine vétérinaire et humaine depuis 20 ans. Ce projet vise à en comprendre les mécanismes clés, ce qui permettrait d’identifier de nouveaux axes de recherche fondamentaux ou appliqués.

Procédures

Au cours des études et pour l’ensemble des animaux rentrant en procédures, les interventions seront : - Prise de poids et gavage quotidiens pendant 12 jours maximum (5 min maximum par animal) - Deux gavages quotidiens espacés d’une demi-journée : 1 fois - Prélèvement sanguin : 1 fois juste avant la mise à mort - Mise à mort

Impact sur les animaux

L’infection à Giardia duodenalis est asymptomatique et auto-résolutive en une dizaine de jours chez la souris. Les potentiels effets indésirables seront les erreurs de gavage (fausse route avec passage de la sonde dans la trachée, détectable par présence de sang sur la sonde). Dans ce cas nous procéderons à l’euthanasie immédiate des animaux concernés. Chez les jeunes souriceaux, un stress est engendré lors des gavages et pesées journalières, mais il est également dû à la séparation de sa mère, qui a lieu durant ces différents gestes. Les souriceaux seront manipulés avec des gants imbibés de l’urine et fèces de la mère afin de réduire le risque de rejet et/ou cannibalisme de la mère.

Devenir

A l’issue de l’ensemble des procédures, les animaux seront euthanasiés afin de procéder au prélèvement des différents organes nécessaires à la quantification de la giardiose et aux traitements des données expérimentales.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est nécessaire pour confirmer les observations faites in vitro. En effet, le test in vitro ne permet d’apprécier que l’efficacité du surnageant de culture bactérienne sur Giardia. Il est donc nécessaire de vérifier l’efficacité de ces stratégies thérapeutiques dans des conditions physiologiques. De plus, il n’existe pas de modèle in vitro envisageable qui permet l’étude des interactions hôte/Giardia/microbiote. L’ensemble des souches de probiotiques qui seront administrées in vivo auront fait l’objet d’études préliminaires in vitro et seront le fruit d’une première sélection visant à ne garder que les souches ayant un réel intérêt anti-Giardia. Préalablement, l’activité transcriptionnelle, la quantité de protéine produite, ainsi que la capacité de ces protéines à hydrolyser les acides biliaires conjugués ont été étudiées afin de sélectionner uniquement des souches ayant un fort potentiel in vivo. Pour chaque formulation, des études de faisabilité, de stabilité de l’activité sont réalisées. Ainsi les formulations qui seront étudiées in vivo seront également issues d’un processus de sélection afin de limiter le nombre de groupes et donc le nombre d’animaux entrant dans cette étude.

Réduction

Pour la procédure sur souriceaux non sevrés, le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour mesurer l’efficacité d’un traitement et comparer les traitements entre eux. Afin de déterminer le nombre d’animaux que nous utiliserons au cours de ces études, nous nous appuyons sur l’expérience de collègues ayant déjà utilisé ce modèle. De plus il a déjà été montré et validé par 2 publications que 12 animaux par groupe séparés en 2 lot de 6 animaux étaient suffisants. Pour le modèle de souris âgés de 3 semaines, une publication récente a démontré que 16 animaux par groupe séparés en 2 sous-groupes de 8 animaux étaient suffisants.

Raffinement

Un suivi journalier du bien-être des animaux sera effectué via un cahier de suivi rempli quotidiennement. Les gavages intragastriques des animaux seront pratiqués par des expérimentateurs formés et entrainés. La présence d’une procédure d’entrainement spécifique permettra un raffinement des autres procédures présentes dans le projet. Un enrichissement de milieu sera mis en place pour améliorer les conditions d’hébergement des souris : ajout de cellulose déchiquetée et bâton à ronger. Une attention particulière sera faite pour réduire au minimum les temps de séparation mère-souriceaux dus aux gavages ou aux autres manipulations. Les souriceaux seront manipulés avec des gants imbibés de l’urine et fèces de la mère afin de réduire le risque de rejet et/ou cannibalisme de la mère. L’établissement de points limites s’appuyant sur des paramètres objectifs facilement quantifiables (poids, mobilité) sera mis en place afin d’éviter efficacement tout état de souffrance aux animaux.

Choix des espèces

Deux espèces de Rongeurs sont utilisées pour les études expérimentales de la giardiose : la souris et la gerbille de Mongolie qui est beaucoup plus difficile à manipuler et très sensible au stress et qui n’est utilisée que lorsque le modèle souris ne peut pas être utilisé notamment pour étudier la giardiose chronique. Les modèles souris sont des modèles reproductibles. Ils correspondent aux modèles les plus utilisés pour tester des traitements contre la giardiose. L’infection par Giardia n’est possible que chez le souriceau avant sevrage et jusqu’à l’âge de 4 semaines. Après cet âge, l’infection est inconstante ou nécessite un traitement préalable des animaux (immunosuppression ou antibiothérapie pour détruire la flore digestive). La variabilité de l’infection est plus faible avant sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Poules : 24
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ 12
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 24

24 poules vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie reçoit une injection de traceur d'hypoxie, l'autre est inoculée avec le virus de la maladie de Marek puis subit des prises de sang au sinus occipital et des prélèvements de plumes, pour repérer les tissus manquant d'oxygène chez la poule saine ou infectée. Le porteur indique que le développement des lymphomes induits par le virus peut provoquer une douleur modérée à sévère, et que les poules sont euthanasiées après chaque procédure pour prélever les organes. Il affirme qu'une telle détection ne peut par définition pas s'étudier autrement que sur des animaux et juge le remplacement in vitro ou in silico impossible.

Objectifs

Ce protocole vise à détecter l’hypoxie tissulaire chez la poule, une espèce pour laquelle cette donnée n’est pas connue contrairement à un certain nombre de mammifères et en particulier l’homme et la souris. En effet, si la pression partielle en oxygène (pO2) est de 21% dans l’atmosphère, cette pO2 est toujours inférieure dans les tissus chez les mammifères. Certains tissus ont de manière physiologique une pO2 équivalente à celle de tissus hypoxiques, c’est-à-dire inférieure à 5% d’oxygène, comme la peau et les follicules pileux. Ce protocole vise à identifier les tissus hypoxiques chez la poule saine et chez la poule infectée par le virus de la maladie de Marek. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la peau et aux phanères (follicules plumeux, peau des pattes recouverte d’écailles) ainsi qu’aux autres organes cibles du virus de la maladie de Marek, notamment ceux où se développent les lymphomes (par ex, les reins, l’ovaire ou le testicule, la rate)). Nous avons démontré que l’hypoxie induit la réactivation du virus de la maladie de Marek dans des lymphocytes T transformés par ce virus in vitro. Nous souhaitons à présent déterminer les tissus hypoxiques chez la poule infectée afin d’identifier les tissus dans lesquels cette réactivation virale pourrait avoir lieu au cours de l’infection virale. De façon importante, il est très bien décrit chez les mammifères que les tumeurs sont des tissus particulièrement hypoxiques et on s’attend donc à trouver de l’hypoxie dans les lymphomes induits par MDV en phase tardive d’infection et donc un site potentiel de réactivation du virus. Le présent projet vise donc à détecter l’hypoxie dans les tissus de poules saines de 2 à 5 semaines d’âge ainsi que dans les tissus de poules infectées par le virus de la maladie de Marek et en particulier dans les tumeurs induites par ce virus. Ce projet nécessitera au maximum l’utilisation de 24 poules.

Bénéfices attendus

Apporter des connaissances scientifiques nouvelles dans l’espèce poulet, dans une perspective de biologie comparée mais aussi dans la physiopathologie de l’infection par le virus de la maladie de Marek. Evaluer l’hypoxie dans des tissus de jeunes poulets sains et en particulier dans la peau et les follicules plumeux ainsi que dans des lymphomes T induits par le virus de la maladie de Marek.

Procédures

Procédure 1 : sur les 12 animaux : Une administration de 250 µL à 1000 µL de molécule chimique (traceur EF5 ou pimonidazole) sur animaux vigiles, d’une durée de moins de 10 sec. Procédure 2 : Une inoculation de virus aux animaux par voie intramusculaire sur animaux vigiles, 100 µL de virus RB-1B fluorescent (3000 pfu/100µl), d’une durée de 2-3 sec + 2 prises de sang au sinus occipital à J21 et J28 post-inoculation (300 µL), d’une durée de moins de 10 sec + 2 prélèvements de plumes, à J21 et J28 post-inoculation, d’une durée d’environ 30 sec + Administration intraveineuse de molécules chimiques dans le sinus occipital, volume de 250 à 1000 µL (traceur EF5 ou pimonidazole) sur animaux vigiles, d’une durée de moins de 10 sec.

Impact sur les animaux

Pour l’injection de traceur : l’injection est un acte maitrisé par les animaliers qui durera une dizaine de secondes. Une douleur modérée pourrait potentiellement survenir à l’injection du traceur par voie IV (intraveineuse). Les animaux seront mis sous surveillance environ 10 min ensuite et euthanasié environ 30 min après l’injection. Aucun effet indésirable a été décrit dans la littérature après injection de ces traceurs chez la souris (Silvola et 2011 https://doi.org/10.1161/ATVBAHA.110.221440). Pour les animaux infectés, une douleur légère pourrait survenir lors de l’injection du virus ou des prélèvements de sang et de plumes. De plus une douleur modérée à sévère pourrait survenir liée au développement de tumeurs.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure. Les prélèvements de tissus seront réalisés afin de déterminer l’hypoxie, qui est l’objectif premier de cette demande.

Remplacement

La détection d’hypoxie dans les tissus d’animaux sains ou infectés par MDV ne peut pas, par définition, être étudiée autrement que sur des animaux. Il est donc impossible de remplacer le modèle par des approches in vitro ou in silico.

Réduction

Le nombre de 6 animaux par lot a été choisi car c’est le nombre minimal pour faire des statistiques sur les animaux qui recevront le traceur avec un test de Mann-Whitney (test non paramétique, adaptable aux petits echantillons).

Raffinement

Les animaux seront maintenus en groupe dans des locaux adaptés en nombre et en taille, dans des conditions environnementales contrôlées, avec nourriture et boisson à volonté. Ils bénéficieront d’un enrichissement social. Dans l’expérience 2, les animaux seront élevés en isolateur pendant la phase infectieuse, des objets à picorer seront à disposition et un perchoir. Dans l’expérience 1, les animaux seront pris directement à l’élevage le jour de l’injection du traceur. L’élevage est soumis à un agrément DDPP.

Choix des espèces

La poule est notre espèce d’intérêt. De plus, la maladie de Marek est une maladie des Phasianidés, d'importance principalement dans l'espèce Gallus gallus (poule). Pour les expériences #1, les animaux seront utilisés entre l’âge de 2 et 4 semaines maximum. Nous prendons plutôt des poules de 25 jours, présentant déjà un plumage juvénile, après remplacement du duvet. Pour les expériences #2, les animaux seront utilisés de l’âge de 1 à 40 jours maximum.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Lapins : 180
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

180 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils sont logés à six en cages grillagées de 0,8 m² sans traitement antibiotique, avec prises de sang et rasages du dos pour mesurer le cortisol, dans une étude censée améliorer le bien-être des lapins d'élevage. Le porteur indique que 60 lapins seront tués pour des prélèvements de tissus et de cerveau, et que les 120 autres partiront à l'abattoir à 77 jours. Il présente comme "urgent" de faire évoluer un élevage critiqué, tout en menant l'essai en cages grillagées sans possibilité de soigner les malades.

Objectifs

Contexte : Le mode d’élevage des animaux est aujourd’hui critiqué par la société car jugé non respectueux du bien-être animal. En France, l’élevage de lapins est réalisé en grande majorité dans des cages grillagées de petite taille (

Bénéfices attendus

Les lapins font partie des espèces d'élevage élevées en totale claustration. Il y a donc une nécessité à faire évoluer les conditions d'élevage pour améliorer le bien-être des lapins, anticiper l’évolution réglementaire et prendre en compte la demande sociétale. Mais il est nécessaire que ce progrès ne se fasse pas au détriment de la santé des animaux. Les connaissances générées par le projet contribueront à guider l'évolution des conditions d'élevage des lapins en éclairant sur le choix d’une lignée génétique adaptée à un élevage avec accès à l’extérieur.

Procédures

Nous souhaitons évaluer la santé, le stress, le comportement (observation directe), la croissance (pesées) et les modifications de l'ADN. Les interventions contraignantes sont les suivantes : 1) Les 180 lapins seront logés par 6 pendant 5 semaines dans des cages collectives grillagées de 0,8 m2 du sevrage (35j) à 70 j d'âge. Afin d'étudier l'impact de leurs conditions de vie et de leur type génétique (sélectionnés ou témoins) sur leur santé, les animaux sont élevés sans traitements antibiotiques. 2) Pour 160 lapins : (a) une prise de sang unique d'un petit volume de sang réalisée à 60 jours d’âge minimum (durée < 5 minutes), (b) deux rasages du dos de 10 cm2 (durée < 2 minutes par rasage) fait avec une petite tondeuse électrique à 35 et 63 jours. Les échantillons de sang permettront d'évaluer la santé, l'immunité des lapins (formule sanguine, dosage d'anticorps) et les modifications de l'ADN (marques épigénétiques). Les échantillons de poils permettront d'analyser les quantités de cortisol (hormone du stress) accumulées dans le poil tout au long de la période d'élevage des lapins. 3) Pour 20 lapins : euthanasie par électronarcose suivie d'une saignée pour des prélèvements post-mortem de tissus intestinaux et de sang. Ces échantillons permettront de déterminer le microbiote (flore intestinale) des lapins, et d'évaluer leur santé et leur immunité (formule sanguine, dosage d'anticorps).

Impact sur les animaux

Certaines actions sont légèrement stressantes pour les animaux : (a) la contention et la douleur liée à l’introduction d’une aiguille pour la prise de sang, (b) la contention et le bruit de la tondeuse peuvent aussi être brièvement stressants lors du prélèvement de 10 cm² de poil sur le dos de l'animal, (c) La vie en cage contraint l'expression des comportements propre à l'espèce et restreint les mouvements des animaux, (d) par ailleurs, l'absence de recours à des traitements antibiotiques ne permet pas de soigner les malades ou de faire des traitements préventifs.

Devenir

20 lapins seront euthanasiés à 42 jours pour des prélèvements de tissus. A la fin de l'engraissement, à 77 jours d’âge, 40 lapins (10 lapins de chaque sexe pour les deux lignées génétiques) seront euthanasiés par une overdose d'anesthésiant pour pouvoir relier, par méthode d’imagerie, le comportement des animaux et leur anatomie cérébrale, tandis que les 120 autres lapins intègreront la chaine alimentaire à 77 jours d’âge.

Remplacement

Le but du projet est d'améliorer les conditions d’élevage du lapin afin qu’elles soient plus respectueuses du bien-être tout en préservant la santé des animaux. Pour que ces résultats aient un impact sociétal et soient repris par les éleveurs voire les organismes professionnels de sélection, en lapin ou sur d’autres animaux d’élevage, les résultats doivent être obtenus sur l’espèce cible ou une espèce proche, dans des conditions d’élevage. Il n'est pas possible d'utiliser des simulations ou des approches in-vitro.

Réduction

Les effectifs de lapins ont été définis pour pouvoir comparer les résultats obtenus sur les animaux sélectionnés pour la résistance aux maladies versus témoins et pour chacun des sexes. Il y a donc deux lots de 90 lapins comportant chacun 45 mâles et 45 femelles, soit 180 lapins. Cet effectif tient compte d'un taux de mortalité moyen attendu de 12%, et permet d'observer des faibles différences de poids, de taux de cortisol, de modifications de l'ADN, statistiquement significatives.

Raffinement

Les méthodes de prélèvements employées sont peu ou pas invasives (prise de sang à l’oreille, coupe de poils dans le dos), et seront mises en œuvre par un personnel formé et disposant des autorisations nécessaires à l'expérimentation animale, et expérimenté dans la manipulation des lapins, utilisant une contention manuelle douce et rassurante pour l'animal. Pour éviter de manipuler plusieurs fois les lapins, les prélèvements de poil seront réalisés au moment de la pesée à 35 jours et 63 jours. Les animaux seront logés par 6 en cages collectives de grande dimension (0,8 m2) équipées d'une plateforme et d'un bloc à ronger. Les conditions d'ambiance du bâtiment seront maîtrisées : température de 19°C, renouvellement de l'air en continue, lumière naturelle, hygiène scrupuleuse). L'état de santé (présence de diarrhées, poil piqué, animal abattu) sera surveillé au quotidien. Les animaux malades qui ne présenteraient pas de perspectives de guérison seront euthanasiés de façon compationnelle.

Choix des espèces

Les travaux ont un objectif finalisé d’application au sein de la filière de production de lapins française, dans le but d'améliorer le bien-être tout en respectant la santé des lapins. Il n’est donc pas pertinent de choisir une autre espèce animale que le lapin. Les animaux seront utilisés entre le sevrage (35 jours) et la fin de l’engraissement (77 jours). Le projet a pour objectif de proposer des améliorations de l'élevage des lapins destinés à la consommation humaine. Il est donc nécessaire de faire des observations et mesures sur les lapins de chair habituellement commercialisés.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 51
Souffrances
▲ -
▲ 51
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 51
 -

51 brebis gestantes vont être utilisées, gardées vivantes puis réutilisées dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque brebis subit une prise de sang de cinq minutes sur animal vigile, pour chercher dans le sang maternel des marqueurs de bonne santé placentaire et réduire la mortalité des agneaux nouveau-nés. Le porteur indique que la prise de sang peut provoquer un léger stress. Il affirme que le recours à la brebis est "indispensable" puisqu'il s'agit de collecter du sang au cours de la gestation.

Objectifs

Dans l'espèce ovine, la mortalité néonatale affecte près de 15 à 20% des jeunes et reste un enjeu important tant du point de vue du bien-être animal qu’économique. Les causes de cette mortalité sont nombreuses, néanmoins elle résulte principalement de mort-nés et/ou d’un retard de croissance d'origine gestationnelle. Le placenta, organe transitoire à l’interface entre la mère et le foetus, joue un rôle primordial dans la communication entre la mère et le foetus et dans la mise en place de phénomènes adaptatifs. Il apparaît donc crucial d’étudier les mécanismes d’adaptations placentaires mis en place au cours de la gestation chez la brebis afin de pouvoir identifier des marqueurs de la bonne santé placentaire dans le sang maternel et de les utiliser ultérieurement dans le suivi de complications gestationnelles.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont ciblés pour la filière ovine et visent à identifier des marqueurs de la bonne santé placentaire permettant de développer des stratégies de correction au cours de la gestation limitant la mortalité néonatale.

Procédures

Des prises de sang seront réalisées sur animaux vigiles, soit un prélèvement d'une durée de 5 min par animal.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter un léger stress en raison de la prise de sang.

Devenir

- Quel que soit la procédure, les brebis seront utilisées dans d'autres projets.

Remplacement

Le recours à l’animal est indispensable puisqu'il s'agit de collecter des placentas au cours de la gestation et du sang .

Réduction

Lors de la conception du protocole expérimental, nous avons déterminé le nombre d'animaux nécessaire et suffisant à la mise en place de nos protocoles, en nous basant sur une publication scientifique en lien avec la gestation chez la brebis. Pour la mise au point du protocole chirurgical à 3 stades de gestation, nous avons prévu un maximum de 10 brebis gestantes par stades comme dans la publication. Nous arrêterons cette procédure dès qu'elle sera mise au point. Pour définir des marqueurs de bonne santé placentaire, 7 brebis par stade sont prévues, ce nombre est suffisant pour obtenir des résultats suffisamment fiables et robustes.

Raffinement

-Les brebis seront toujours manipulées par lot. -15 jours avant la procédure chirurgicale, les brebis auront une phase d’acclimation avec leur environnement. -Afin de limiter la douleur et la souffrance des animaux, les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale précédée d'une analgésie adaptée et d'une antalgie post-opératoire. Les prélèvements seront réalisés sous coelioscopie pour limiter la taille des incisions et le nombre de points de suture. -Après la chirurgie, les brebis, placées en logette d’isolement, seront suivies pendant toute la phase de réveil. Ces logettes permettent aux animaux de toujours maintenir un lien visuel, sonore et olfactif. Elles auront aussi un ballon et une brosse comme enrichissement. -Un traitement antalgique et/ou antibiotique sera réalisé durant les cinq jours qui suivent la chirurgie, en évaluant les signes de douleurs selon une grille définie dans une publication scientifique (signes de prostration, perte d’appétit, mimiques faciales …) -Le suivi post-opératoire inclura aussi une vérification par échographie du maintien de la gestation, 5 jours post-opératoire puis une fois par semaine pendant 3 semaines. -De plus, les animaux bénéficieront de conditions d’hébergement en troupeau/lot pour favoriser les relations sociales et leur bien-être mais aussi d'enrichissements (ballon, brosse). Ils seront placées le plus possible en situation d'éco-paturage en extérieur (pâture sécurisée dans l'enceinte du centre de recherche) dans la mesure où leur état de santé le permettra (en dehors des périodes de surveillance post-opératoire).

Choix des espèces

Ce projet vise la filière ovine pour limiter la mortalité néonatale, par conséquent l'espèce animale ne peut-être que la brebis. Les brebis adultes, primipares ou multipares, seront âgées de 1 à 4 ans. Nous avons prévu des mises au point chirurgicales à différents temps de gestation (60, 80 et 120 jours de gestation). A 60 et 80 jours, le placenta est en croissance et à 120 jours, il est mature. L'objectif est de maîtriser la procédure chirurgicale puis de collecter le tissu placentaire afin de pouvoir identifier les marqueurs de la bonne santé placentaires le plus tôt possible.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Lapins : 180
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

180 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Élevés en semi-plein air sans traitement antibiotique, ils subissent des prises de sang et des rasages du dos, 20 étant tués à 42 jours et 40 à 77 jours pour des prélèvements de tissus tandis que les 120 autres partent à l'abattoir pour la consommation. Le porteur présente le projet comme une réponse au bien-être des lapins et à la demande sociétale contre l'élevage en cage. Il indique que l'absence d'antibiotiques ne permet pas de soigner les malades et que l'exposition extérieure peut provoquer un stress thermique.

Objectifs

Contexte : Le mode d’élevage des animaux est aujourd’hui critiqué par la société car jugé non respectueux du bien-être animal. En France, l’élevage de lapins est réalisé en grande majorité dans des cages grillagées de petite taille (

Bénéfices attendus

Les lapins font partie des espèces d'élevage élevées en totale claustration. Il y a donc une nécessité à faire évoluer les conditions d'élevage pour améliorer le bien-être des lapins, anticiper l’évolution réglementaire et prendre en compte la demande sociétale. Mais il est nécessaire que ce progrès ne se fasse pas au détriment de la santé des animaux. Les connaissances générées par le projet contribueront à guider l'évolution des conditions d'élevage des lapins en éclairant sur le choix d’une lignée génétique adaptée à un élevage avec accès à l’extérieur, en évaluant la pertinence d’un enrichissement du parcours herbagé pour gérer les pics de température.

Procédures

Nous souhaitons évaluer la santé, le stress, le comportement (observation directe), la croissance (pesées) et les modifications de l'ADN. Les interventions contraignantes sont les suivantes : 1) Les 180 lapins seront logés en semi-plein air, avec une exposition aux conditions naturelles, et donc un potentiel stress thermique suivant la météo (durée 42 jours). Afin d'étudier l'impact de leurs conditions de vie et de leur type génétique (sélectionnés ou témoins) sur leur santé, les animaux sont élevés sans traitements antibiotiques. 2) Pour 160 lapins : (a) une prise de sang unique d'un petit volume de sang réalisée à 60 jours d’âge minimum (durée < 5 minutes), (b) deux rasages du dos de 10 cm2 (durée < 2 minutes par rasage) fait avec une petite tondeuse électrique à 35 et 63 jours. Les échantillons de sang permettront d'évaluer la santé, l'immunité des lapins (formule sanguine, dosage d'anticorps) et les modifications de l'ADN (marques épigénétiques). Les échantillons de poils permettront d'analyser les quantités de cortisol (hormone du stress) accumulées dans le poil tout au long de la période d'élevage des lapins. 3) Pour 20 lapins : euthanasie par étourdissement électrique suivie d'une saignée pour des prélèvements post-mortem de tissus intestinaux et de sang. Ces échantillons permettront de déterminer le microbiote (flore intestinale) des lapins, et d'évaluer leur santé et leur immunité (formule sanguine, dosage d'anticorps)

Impact sur les animaux

Certaines actions sont stressantes pour les animaux : (a) la contention et la douleur liée à l’introduction d’une aiguille pour la prise de sang, (b) la contention et le bruit de la tondeuse peuvent aussi être brièvement stressants lors du prélèvement de 10 cm² de poil sur le dos de l'animal, (c) l'élevage en semi plein-air avec un accès libre à un pâture herbagée expose les lapins aux conditions extérieures et peut engendrer un stress thermique pendant l'été, (d) par ailleurs, l'absence de recours à des traitements antibiotiques ne permet pas de soigner les malades ou de faire des traitements préventifs.

Devenir

20 lapins seront euthanasiés à 42 jours pour des prélèvements de tissus. A la fin de l'engraissement, à 77 jours d’âge, 40 lapins (10 lapins de chaque sexe pour les deux lignées génétiques) seront euthanasiés chimiquement pour pouvoir relier, par méthode d’imagerie, le comportement des animaux et leur anatomie cérébrale, tandis que les 120 autres lapins intègrent la chaine alimentaire à 77 jours d’âge.

Remplacement

Le but du projet est d'améliorer les conditions d’élevage du lapin afin qu’elles soient plus respectueuses du bien-être tout en préservant la santé des animaux. Pour que ces résultats aient un impact sociétal et soient repris par les éleveurs voire les organismes professionnels de sélection, en lapin ou sur d’autres animaux d’élevage, les résultats doivent être obtenus sur l’espèce cible ou une espèce proche, dans des conditions d’élevage. Il n'est pas possible d'utiliser des simulations ou des approches in-vitro.

Réduction

Les effectifs de lapins ont été définis pour pouvoir comparer les résultats obtenus sur les animaux sélectionnés pour la résistance aux maladies versus témoins et pour chacun des sexes. Il y a donc deux lots de 90 lapins comportant chacun 45 mâles et 45 femelles, soit 180 lapins. Cet effectif tient compte d'un taux de mortalité moyen attendu de 12%, et permet d'observer des faibles différences de poids, de taux de cortisol, de modifications de l'ADN, statistiquement significatives.

Raffinement

Les méthodes de prélèvements employées sont peu ou pas invasives (prise de sang à l’oreille, coupe de poils dans le dos), et sont mises en œuvre par un personnel formé et disposant des autorisations nécessaires à l'expérimentation animale, et expérimenté dans la manipulation des lapins, utilisant une contention manuelle douce et rassurante pour l'animal. Pour éviter de manipuler plusieurs fois les lapins, les prélèvements de poil seront réalisés au moment de la pesée à 35 jours et 63 jours. Le parcours herbagé sera équipé de 8 parasols de 2m² minimum chacun pour limiter le stress thermique. En cas de pic de chaleur, seront aussi mis en place l'arrosage du bâtiment et une brumisation / aspersion sur le parcours, ainsi que des ventilateurs à l'intérieur du bâtiment. L'état de santé (présence de diarrhées, poil piqué, animal abattu) sera surveillé au quotidien. Les animaux malades qui ne présenteraient pas de perspectives de guérison seront euthanasiés de façon compationnelle.

Choix des espèces

Les travaux ont un objectif finalisé d’application au sein de la filière de production cunicole française, dans le but d'améliorer le bien-être tout en respectant la santé des lapins. Il n’est donc pas pertinent de choisir une autre espèce animale que le lapin. Les animaux seront utilisés entre le sevrage (35 jours) et la fin de l’engraissement (77 jours). Le projet a pour objectif de proposer des améliorations de l'élevage des lapins destinés à la consommation humaine. Il est donc nécessaire de faire des observations et mesures sur les lapins de chair habituellement commercialisés.