Maladies animales

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  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 3300
Rats : 3300
Lapins : 3300
Souffrances
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▲ 2100
▲ 7800
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Devenir
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 9900

9 900 souris, rats et lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Une sécheresse oculaire leur est induite par instillations répétées, pose de patchs, pompes osmotiques sous-cutanées ou ablation chirurgicale des glandes lacrymales, avant mise à mort pour analyses. Le porteur décrit picotements, brûlures et sensibilité à la lumière comme nuisances attendues. Les modèles doivent servir à tester de futurs traitements, dont l'efficacité reste à démontrer.

Objectifs

L'objectifs de ce projet est de pouvoir proposer des modèles expérimentaux de sécheresse oculaire chez le rat, la souris et le lapin afin de tester l'efficacité de nouveaux traitements. L’œil sec est une maladie multifactorielle des larmes et de la surface oculaire plus fréquente chez les femmes, les personnes âgées et qui concerne 5 à 35% de la population. Les manifestations cliniques sont variées et impactent considérablement la qualité de vie des patients. Les modèles de sécheresse oculaire chez les rongeurs et le lapin sont relativement bien représentés et décrits dans la littérature. Nous en avons sélectionné 3, parmi les plus référencés, les plus efficaces en terme d’impact sur la surface oculaire et la diminution de la sécrétion de larmes et les moins contraignants pour l’animal.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleurs conditions possibles et dans le respect du bien-être animal.

Procédures

Les procédures expérimentales nécessitent l'administration, le plus souvent quotidienne, de différents produits par instillations (gouttes oculaires), par voie transdermique (pose de patchs dermiques), sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale (anesthésies). Ces procédures ne durent que quelques secondes. Dans certains cas, comme la pose de pompes osmotiques en sous cutanée ou l'ablation des glandes lacrymales extra-orbitales situées juste sous la peau, une petite chirurgie unique dont la durée n'excèdera pas cinq minutes sera nécessaire. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et basé sur les recommandations du Gircor et durent moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont essentiellement celles observées dans la sécheresse oculaire à savoir des picotements, des démangeaisons, des sensations de brûlure, de sable ou de corps étranger dans les yeux ou bien encore une sensibilité accrue à la lumière. Toutes ces manifestations sont imputables à la composante inflammatoire de la maladie. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une gêne transitoire de courte durée et éventuellement une hyperémie des conjonctives comme on peut le constater chez l’homme. L'administration en sous cutanée ou en transdermique pourra occasionner une petite inflammation avec l'apparition de rougeurs sans conséquence majeure.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre des réalisés les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, ELISA...).

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (cornéen, rétinien, vitréen, vasculaire, nerveux...) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. l'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger. Si la procédure expérimentale le permet un abri sera ajouté. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans l'études auront 8 à 12 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles. Ils entrent en étude après une période d’acclimatation de 3 jours minimum.

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  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Cochons : 104
Souffrances
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▲ 104
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Devenir
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 104

104 cochons vont être utilisés, 26 truies et 78 porcelets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les animaux étant gardés vivants dans l'élevage expérimental à l'issue. Les truies subissent des prises de sang au lasso nasal, des collectes de fèces après stimulation anale et des traites précédées d'une injection d'ocytocine, les porcelets étant séparés de leur mère quarante minutes avant chaque prélèvement. Le projet décrit les oligosaccharides du lait de truie pour la filière porcine, avec l'objectif affiché de réduire les troubles digestifs des porcelets au sevrage. Le porteur reconnaît la contention comme stressante et affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour des animaux de ce poids.

Objectifs

Les oligosaccharides sont des composés du colostrum et du lait, présentant une grande diversité de structure, non digérés par les jeunes mammifères mais utilisés par les bactéries intestinales. Dans l’espèce humaine, ils auraient des effets bénéfiques sur le microbiote intestinal des bébés (effet prébiotique), contre des pathogènes, bactéries, virus et parasites (effet anti-adhésion) et sur l’activité des cellules intestinales épithéliales et immunitaires. Leurs effets dépendraient de leur structure. Chez les animaux d’élevage, cependant, leurs bénéfices sont peu ou pas connus. En élevage porcin, les porcelets sont très susceptibles aux troubles digestifs (diarrhées notamment), qui sont généralement traités par des antibiotiques. Dans l’enjeu de démédication des élevages et d’amélioration du bien-être des animaux, il est impératif de développer des stratégies préventives qui permettent d’améliorer la santé des porcelets. Dans ce contexte, le projet vise d’abord à décrire les oligosaccharides du lait de truie et leur diversité de structure et ensuite à étudier les liens entre ces profils en oligosaccharides du lait et le microbiote intestinal et la santé des porcelets.

Bénéfices attendus

A court terme, les données sur les oligosaccharides du lait de truie, quantité et diversité de structure, alimenteront une base de données multiespèce qui sera mise à disposition dans un répertoire public. Le projet apportera aussi des connaissances nouvelles sur le lien entre les profils d’oligosaccharides et la santé intestinale des porcelets allaités. A plus long terme, ces connaissances permettront de tester des stratégies de nutrition préventive pour les porcelets, en étudiant les effets d’oligosaccharides spécifiquement identifiés comme potentiellement bénéfiques. Nous fournirons ainsi des pistes à la filière porcine pour développer un aliment premier âge pour porcelet allaité qui serait enrichi en oligosaccharides bénéfiques, aliment qui permettrait de réduire les problèmes digestifs des porcelets au sevrage, une phase critique en élevage.

Procédures

Les truies seront soumises à une prise de sang (à 109 jours de gestation), une collecte de fèces (à 6 jours de lactation), une collecte de colostrum à la mise bas et 3 collectes de lait à 6, 20 et 27 jours de lactation. La durée de la prise de sang est limitée à 2 minutes. Si une stimulation anale légère est nécessaire pour stimuler la défécation, celle-ci ne dure pas plus d’une minute. La traite pour collecter le colostrum et le lait dure entre 5 et 15 minutes. Les porcelets seront soumis à 3 prises de sang et 3 collectes de fèces à 6, 20 et 27 jours d’âge. La durée de la prise de sang est limitée à 2 minutes et celle de la collecte de fèces est limitée à 5 minutes.

Impact sur les animaux

La prise de sang par ponction dans la veine jugulaire nécessite de tenir la truie au lasso nasal afin qu’elle soit la plus rapide et la moins douloureuse possible. La durée de la prise de sang est limitée à 2 minutes. Cette contention, même brève, est stressante pour la truie. A ce jour, il n’existe pas de méthode alternative approuvée et utilisable de manière systématique sur des animaux de cet âge, de ce poids et de cette force. Les truies sont récompensées par un morceau de pomme à l’issue de la procédure. La collecte de fèces est réalisée à la défécation naturelle ou après stimulation anale légère, donc sans stress ni douleur. La collecte de colostrum n’entraine pas de douleur et tout au plus une gêne de la truie à l’approche des expérimentateurs. Par contre, chaque prélèvement de lait nécessite de séparer les porcelets de leur mère pendant 40 minutes avant le prélèvement. Les porcelets sont alors placés dans une caisse placée à proximité de leur mère afin de réduire le stress engendré chez les porcelets et la truie. Cette séparation est requise pour que le lait s'accumule dans la mamelle, elle facilite la traite. Les porcelets sont remis avec leur mère dès la fin du prélèvement. Le prélèvement de lait nécessite aussi une injection préalable d’ocytocine en intramusculaire afin d’induire l’éjection du lait, engendrant la douleur de la piqure. Les porcelets seront soumis à 3 prises de sang et 3 collectes de fèces à 6, 20 et 27 jours d’âge. La prise de sang est faite dans la veine jugulaire avec un dispositif de type Vacutainer en maintenant les porcelets immobilisés en décubitus dorsal. L’immobilisation ne dépasse pas 5 minutes et la durée de la prise de sang est limitée à 2 minutes. La collecte de fèces est réalisée sur des porcelets allaités. Le lait étant très digestible, l'obtention de quelques grammes de fèces peut être difficile, notamment à 6 et 20 jours d’âge. Elle nécessite de tenir le porcelet et de faire une stimulation anale avec un thermomètre tout en appuyant sur l’abdomen. Mais cette étape ne sera pas nécessaire pour tous les porcelets car la collecte se fait au moment de la prise de sang qui favorise la défécation. La durée de contention de chaque porcelet est limitée à 5 minutes.

Devenir

Le projet sera mené sur des truies et leurs porcelets jusqu'à la fin de la période d'allaitement. Les porcs sont ici l'espèce cible du projet qui consiste à apporter des éléments scientifiques sur le lien entre des composés spécifiques du lait, les oligosaccharides, et le microbiote et la santé intestinale des porcelets. Les connaissances serviront de base pour tester des stratégies de nutrition préventive pour les porcelets sous la mère qui permettrait de réduire les problèmes diggestifs des porcelets au sevrage. En élevage porcin, le sevrage est une phase critique pour les porcelets. Truies et porcelets poursuivent leur carrière dans l'élevage expérimental.

Remplacement

Les deux objectifs du projet sont de décrire les profils en oligosaccharides du colostrum et du lait de truie et d’étudier les liens entre ces profils et le microbiote intestinal et la santé des porcelets. Le projet porte donc sur le continuum truie-sécrétions lactées- porcelets et nécessite d’être réalisé sur des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus est de 104 au maximum ; il correspond à 26 truies et 78 porcelets (3 porcelets/portée x 26 portées). Le nombre de truies (26 truies à la mise bas pour au final 20 truies avec un jeu de données complet) est suffisant et nécessaire pour décrire les profils en oligosaccharides du lait et leur variabilité au sein de truies d’un même génotype, d’un même élevage et conduites de la même façon. Il est suffisant aussi pour suivre la cinétique d’évolution de ces profils sur 4 semaines de lactation. Pour les porcelets, seul un nombre limité de porcelets par portée seront soumis aux interventions invasives. Ils seront représentatifs des porcelets de poids moyen dans la portée. Le choix de 2 et 3 porcelets pour les collectes de sang et de fèces permet d’évaluer l’effet de la mère dans les analyses. Deux ou 3 porcelets sur 20 portées (au final) permettent aussi de suivre la cinétique d’évolution du microbiote fécal et des indicateurs de santé des porcelets pendant leur phase d’allaitement. Ce choix est basé sur nos expériences précédentes, validées. Les cinétiques seront étudiées par analyse de variance comportant l’effet temps de prélèvement et l’effet truie.

Raffinement

L’ensemble des procédures sera réalisé par du personnel expérimenté et en respectant des points limites afin de réduire la souffrance et la douleur des animaux. Les mesures de raffinement consisteront à réduire le plus possible l’intensité et la durée de la douleur ou du stress que peuvent engendrer les interventions. La durée des contentions des truies et des porcelets sera limitée à 5 minutes. Les prises de sang seront stoppées au bout de 2 minutes. Les collectes de fèces seront aussi interrompues si sans succès au bout de 5 minutes. Truies et porcelets seront particulièrement surveillés après chaque intervention invasive.

Choix des espèces

Le projet sera mené sur des truies et leurs porcelets jusqu'à la fin de la période d'allaitement. Les porcs sont ici l'espèce cible du projet qui consiste à apporter des éléments scientifiques sur le lien entre des composés spécifiques du lait, les oligosaccharides, et le microbiote et la santé intestinale des porcelets. Les connaissances serviront de base pour tester des stratégies de nutrition préventive pour les porcelets sous la mère qui permettrait de réduire les problèmes diggestifs des porcelets au sevrage. En élevage porcin, le sevrage est une phase critique pour les porcelets. Le projet porte sur la transmission d’éléments de la truie aux porcelets via le colostrum et le lait. Il utilise donc des truies en lactation et des porcelets allaités par ces truies.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 146
Souffrances
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▲ -
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▲ 146
Devenir
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 146

146 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Issues d'une lignée transgénique qui reproduit la maladie de Huntington, elles présentent perte de poids, déficits moteurs et cognitifs et peuvent mourir spontanément vers trois mois, avant de recevoir une injection dans le cerveau par chirurgie stéréotaxique puis d'être tuées pour prélèvement. Le porteur indique que la craniotomie peut provoquer douleur, saignement et inflammation. Il affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit la complexité du cerveau et présente la lignée comme bien caractérisée.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives comme la maladie de Huntington (MH) sont une préoccupation croissante en santé publique. Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe encore aujourd’hui aucun traitement capable de combattre de façon efficace la progression de ce type de maladies. Des nouvelles approches thérapeutiques sont essentielles pour améliorer la qualité de vie des patients. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouve la thérapie génique. Elle utilise l’ADN pour soigner ou prévenir de la maladie. Selon la pathologie, cet objectif peut être atteint en délivrant aux cellules un gène sain qui prendra le relai du gène déficient. Un virus modifié (AAV) non pathogène nous permettra de délivrer cet ADN au cœur même des cellules. Nous avons déjà la preuve de concept de notre stratégie dans des modèles murins pour la maladie de Huntington : l’enzyme déficiente à l’origine de la pathologie est remplacée par cet ADN permettant la synthèse d’une enzyme assurant la fonction normale permettant de corriger les anomalies neuropathologiques et comportementales chez la souris malade. Le but principal de cette étude est d’investiguer quelles sont les conséquences générales de la surexpression de ce gène et donc de la quantité d’enzyme sur la restauration des paramètres biologiques attendus des souris du modèle murin pour la MH. Pour répondre à cette question différents biomarqueurs présents dans les tissus et dans le sang seront analysés.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra d’identifier un marqueur métabolique dont le profil pourrait être modifié après l'injection d’un AAV exprimant le gène thérapeutique CYP46A1 chez un model murin de la maladie d’huntington. Ce métabolite pourra être utilisé comme marqueur d’efficacité de ce traitement dans le cadre du futur essai clinique.

Procédures

A partir de 6 semaines d’âge, les animaux transgéniques issus des couples reproducteurs développeront un phénotype dommageable. Les souris utilisées recapitulent les atteintes patholgiques de la maladie d'Huntington, c'est a dire qu'ils présentent une perte de poids, des defauts moteurs et cognitifs et décedent spontanément apres 3 mois de vie. A 4 semaines d’âge, les animaux seront soumis à une injection stéréotaxique sous anesthésie générale (Durée 70 minutes), avec prise en charge analgésique avant et apres la chirurgie. A 10 semaines d’age, les animaux seront mis à jeun pendant 6 heures puis euthanasié avec prise en charge préalable d’analgésique avant l’intervention (euthanasie). Les animaux sont euthanasiés afin de pouvoir analyser les prélèvements de sang et de tissus.

Impact sur les animaux

Les souris utilisées récapitulent les atteintes patholgiques de la maladie d'Huntington, la perte de poids, les défauts moteurs et cognitifs impactant la capacité de l'animal a s'alimenter et ils peuvent décédés spontanement apres 3 mois de vie. Une douleur peut survenir lors la mise en barre d’oreille des animaux, un risque de saignement peut avoir lieu au moment de la craniotomie. Un risque d’inflammation relativement faible peut être également être observe suite l’injection de l’aiguille dans le striatum des souris. Une perte de poids dû a l’injection de AAV pourrait être observé (5 à 7% ) du poids total de l’animal, (selon nos précédentes études), bien que les concentrations des AAVs utilisées ont déjà été evaluées in vitro et dans nos précédentes études afin d’éviter toute toxicité chez la souris.

Devenir

Lors de la procédure n°1 qui correspond à l’élevage d’une lignée dommageable les animaux d’intérêt produits seront maintenus en vie et inclut dans la procédure n°2 qui est la procédure expérimentale à proprement parler. Pour la procédure n°2 et donc l’euthanasie des animaux, les animaux seront euthanasiés en fin procédure pour les prélèvements et leur analyse afin de pouvoir répondre à la question scientifique de ce projet.

Remplacement

Le recours aux modèles animaux est essentiel, car aucun type de culture cellulaire ou système synthétique ne permet à ce jour de reproduire la complexité architecturale des cellules du cerveau en particulier leurs interactions structurelles et fonctionnelles. De plus, les souris Huntington sont bien caractérisées. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont nés et élevés en captivité dans des élevages agrées

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (146) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives. En effet, des travaux précédents ont permis d’établir les doses de vecteur à injecter et les temps d'analyses. Afin de limiter le nombre total d’animaux essentiels au projet, les tests des analyses biochimiques post-mortem seront dans la mesure des possibles réalisés sur les mêmes animaux. Le design expérimental a pour but d’obtenir un maximum d’information en utilisant un minimum d’animaux. Les distincts paramètres (biochimiques) seront analysés grâce à des essais appropriés en fonction des revendications expérimentales. De plus, un plan statistique complet a été rédigé et validé.

Raffinement

Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. L’application de critères d’arrêts standards en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe certifient le bien-être des animaux. En cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique, et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. 6h après l’acte chirurgical, une injection d'analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. 24h après une deuxième injection d'analgésique est réalisée. 4h/5h après cette injection les animaux seront observés par l’expérimentateur et il sera vérifié qu’aucun signe de douleur est détecté. Si besoin, une injection d'analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. Le protocole d’analgésie post opératoire a été décidé avec l’accord du vétérinaire clinicien.

Choix des espèces

Le but principal de cette étude est d’investiguer quelles sont les conséquences générales, de la surexpression du CYP46A1 (le gène thérapeutique) et la restauration de la voie de synthèse du cholestérol dans la région cible du cerveau (striatum), sur le métabolisme cellulaire des souris du modèle murin pour la MH. Pour répondre à cette question différents biomarqueurs du métabolisme présents dans les tissus et dans le sang seront analysés. Nous commencerons par valider nos vecteurs dans des souris saines avant son utilisation future chez la souris modèle. Les souris qui seront utilisées sont des souris adultes (4-8 semaines), dans lesquelles nous avons déjà optimisé les coordonnés d’injection dans le cerveau. Ce protocole a déjà été validé dans notre laboratoire.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Autres carnivores : 370
Souffrances
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▲ 285
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▲ 85
Devenir
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 -
 200
 170

370 renards et chiens viverrins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, une partie tuée et 200 réutilisés dans d'autres projets. Selon les volets, ils sont vaccinés puis saignés, exsanguinés pour produire du sérum, ou infectés par le virus de la rage par voie intracérébrale, cette épreuve provoquant des signes cliniques de souffrance puis la mort. Le porteur reconnaît que l'infection par les lyssavirus est source de souffrance et conduit au décès, et présente des points limites qu'il indique vouloir tester lors des prochaines procédures. Il affirme que la réglementation européenne impose ces essais sur l'espèce cible et qu'ils ne peuvent être menés sur culture cellulaire.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans les actions de lutte contre la rage, en particulier garantir que l’Europe reste indemne de rage. Il utilisera des renards et des chiens viverrins, espèces importantes pour la persistance de la maladie dans certaines parties du monde. Le diagnostic de la rage repose sur la détection directe de virus sur animaux morts ou celle d’anticorps à l’infection ou vaccination (tests sérologiques pour évaluer l’efficacité d’une campagne vaccinale par exemple). Le projet comporte 2 volets : d’une part l’évaluation de l’efficacité protectrice de candidats vaccins oraux antirabiques avant toute autorisation de mise sur le marché et réglementairement faite sur les espèces cibles ; d’autre part, la production de produits biologiques pour le diagnostic et l’évaluation de nouveaux vaccins : production de virus homologue, de sérums négatifs sur des animaux non vaccinés, de sérums positifs sur animaux vaccinés. Ce projet fera l’objet de 4 procédures distinctes : Procédure 1 : Production de sérum positif sur renard et chien viverrin préalablement vaccinés avec des vaccins anti-rabiques oraux authorisés en Europe. Procédure 2 : Production de sérum naïf (sans anticorps spécifiques contre les lyssavirus) sur renard et chien viverrin sains non vaccinés entrant dans des procédures d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité de vaccins antirabiques oraux sur renard et chien viverrin selon un protocole réglementaire (monographie 0746 de la Pharmacopée Européenne): pour chaque vaccin évalué, 25 animaux vaccinés et 10 animaux non vaccinés, sont éprouvés avec une souche virale rabique. Le groupe témoin valide la dose virale utilisée (mortalité attendue d’au moins 80%). Procédure 4 : Production de virus d'épreuve homologue sur renard et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Elle vise à produire un stock de virus rabique homologue sur renard principalement pour le contrôle des vaccins antirabiques à partir des glandes salivaires mandibulaires et parotidiennes d’animaux infectés par la voie intracérébrale puis euthanasiés. Le suivi continu de la maladie (température, rythme cardiaque, activité) sera obtenu par des implants sans manipuler les animaux afin d’affiner la détermination de points limites précoces.

Bénéfices attendus

L’objectif du présent projet est de contribuer directement ou indirectement à la lutte contre la rage par l’évaluation de l’efficacité protectrice de nouveaux vaccins oraux antirabiques (prérequis avant toute autorisation de mise sur le marché) et réglementairement réalisée sur espèce cible. La production de réactifs (sérum naïf, sérum positif et stock de virus) est également nécessaire pour fournir les contrôles positifs (contenant des anticorps) et négatifs pour divers tests diagnostiques à usage interne ou distribués aux réseaux de laboratoires impliqués dans la lutte contre la rage. La mesure de données physiologiques par implants devrait permettre de raffiner les protocoles, de détecter plus précocement les points limites afin de limiter la souffrance des animaux.

Procédures

Procédure 1: Production d'un sérum positif de référence antirabique sur renard et chien viverrin : 3 doses vaccinales IM à 2 semaines d'intervalle (1min), puis 3 prises de sang sur animal vigile (3min). Afin de récolter le sérum, les animaux sont anesthésiés pour procéder à une exsanguination terminale (30 min). Procédure 2: Production de sérum naïf sur renard et chien viverrin : prélèvement de 50 ml de sang (3min) à 2 semaines d’intervalle sur animal vigile. Procédure 3: Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux sur renards et chiens viverrins : prises de sang sur tous animaux (volume = 7.5ml, 3min)) 8 fois à 1 mois d’intervalle. Pour chaque vaccin, 25 animaux vaccinés puis éprouvés 6 mois plus tard par administration par voie intracérébrale d’une souche virale rabique (15min), de même que 10 animaux contrôles non vaccinés. Procédure 4: Implantation sous-cutanée d'un système télémétrique (30min) sur animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique. 14j plus tard, infection virale par voie intracérébrale (20 min) des animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique.

Impact sur les animaux

Les prises de sang sont réalisées avec une contention manuelle et sont bien tolérées. Certaines actions sont effectuées sous anesthésie afin d’éviter les effets indésirables : L'infection expérimentale par des lyssavirus génère des signes cliniques qui sont source de souffrance pour les animaux et conduit à la mort. La contention chimique pour le positionnement de l'implant et l'infection expérimentale génère peu d'effets secondaires au réveil. Les implants seront positionnés avec toutes les précautions chirurgicales requises, et ne devraient induire aucune réaction de rejet. Les implants sont adaptés pour des animaux aussi petits que des furets adultes de plus de 1kg. L’implant est peu invasif, et est très bien toléré en SC chez d’autres espèces. Nous avons également choisi la voie la moins invasive (SC), plutôt que péritonéale souvent utilisée. La collecte des données s'effectuera à distance des animaux, sans manipulation fréquente. Les animaux sont issus d'élevages et ne subiront pas de stress de mise en captivité. Ils seront gardés dans des cages qui stimuleront les comportements naturels des espèces.

Devenir

Procédure 1 : Production d'un sérum positif de référence antirabique. Les animaux sont euthanasiés afin de recueillir la quantité maximale de sérum. Procédure 2 : Production de sérum naïf. Les animaux sont gardés vivants et utilisés dans d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux. Les animaux sont euthanasiés. Chez les animaux vaccinés et chez les animaux témoins, le taux de virus dans le cerveau sera analysé. Procédure 4: Production de virus d'épreuve homologue et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Les animaux sont euthanasiés, afin de prélever les organes riches en virus.

Remplacement

La réglementation européenne impose de réaliser les essais d’efficacité vaccinale sur espèce cible et ne nous permettent pas de nous affranchir de l’expérimentation animale. La production de sérums de référence ne peut se faire que sur animaux d’expérimentation. Enfin les productions de virus, utilisées notamment pour les essais d’efficacité vaccinale, requièrent de réaliser des infections virales de souches homologues et ne peuvent se faire sur culture cellulaire.

Réduction

Les animaux utilisés dans la procédure 2 seront réutilisables pour d'autres projets. Le nombre d’animaux dépendra du besoin annuel en serum et du nombre d’animaux disponibles.

Raffinement

L’ensemble des animaux utilisés dans ces procédures seront hébergés individuellement dans des cages modifiées pour tendre vers la surface réglementaire pour chiens, tout en respectant le caractère solitaire de ces espèces. Les cages seront enrichies avec des plateformes, des tunnels, jouets, os, et caisson en bois afin de stimuler le comportement naturel exploratoire et mordeur de ces animaux. Les animaux expérimentalement infectés par du lyssavirus sont inspectés plusieurs fois par jours afin de vérifier leur état de santé et mettre en place un traitement palliatif dès que possible. Des points limites ont été établis pour les procédures impliquant une infection par le virus de rage afin de limiter la souffrance animale, et il est prévu de tester lors des prochaines procédures. La sédation des animaux n’est pas considérée comme requise pour les prélèvements de sang qui se font aussi rapidement aussi facilement que pour des chiens, par contention manuelle.

Choix des espèces

La production de virus d'épreuve ne peut être réalisée que sur l'espèce "homologue", c'est-à-dire renard ou chien viverrin selon les cas, afin de ne pas induire une pression de sélection dans la population virale. La pharmacopée européenne demande que les tests d'efficacité de vaccin soient réalisés sur l'espèce cible lors de l'épreuve pour un dossier d'AMM. Enfin les productions de sérums de référence nécessitent d’obtenir des volumes conséquents de sang ; l’utilisation de renards et chiens viverrins d’autres protocoles nous permet d’atteindre ce critère quantitatif. Les animaux sont adultes.

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    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
Furets : 230
Souffrances
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Devenir
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 230

230 furets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une instillation nasale de variants du SARS-CoV-2 sous anesthésie, puis des lavages nasaux quotidiens et des prises de sang, pour comparer gravité, réplication et transmission entre furets naïfs, vaccinés ou convalescents. Le porteur décrit une infection peu symptomatique, avec au plus une toux faible et une apathie transitoire, et garde certains animaux jusqu'à quatre mois comme convalescents avant de les tuer. Il affirme que l'excrétion virale et la transmission entre individus ne peuvent être reproduites in vitro.

Objectifs

La gestion de l'épidémie de COVID19 est compliquée par l'émergence régulière de nouveaux variants de SARS-CoV-2 dont les mutations génétiques influencent la capacité du virus à se transmettre entre individus infectés, la gravité de l’infection et l’efficacité protectrice issue d’une vaccination ou d’une infection préalable. Le présent projet a pour objectif d’évaluer ces caractéristiques pour 5 variants en faisant appel à des études in-vitro et in-vivo. Pour les études in-vivo, le furet est un bon modèle de l’infection humaine de l’appareil respiratoire supérieur. Ce projet vise donc à évaluer pour chaque variant testé 1/ la gravité de l’infection 2/ sa vitesse de réplication chez le furet 3/ sa transmission entre furets. Pour chaque variant testé, cette évaluation se fait par comparaison avec un variant pour lequel la gravité de l’infection, la vitesse de réplication et la transmissibilité sont connues. L’autre partie du projet vise pour chaque nouveau variant à mesurer l’efficacité vaccinale ou la protection conférée par une infection préalable à SARS-CoV2. Les mêmes caractéristiques de gravité de l’infection, de vitesse de réplication et de transmissibilité seront ainsi évaluées chez des furets vaccinés ou convalescents d’une infection préalable. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois animaux à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes. Le nombre d’animaux utilisé par variant est de 46 furets pour obtenir les données requises pour caractériser un nouveau variant, pour évaluer la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable. Le projet est prévu pour l’étude de l’émergence de 5 nouveaux variants.

Bénéfices attendus

La caractérisation des nouveaux variants d’intérêt, l’évaluation de la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable est une aide aux pouvoirs publiques dans l’anticipation et la gestion des nouveaux variants.

Procédures

Les inoculations expérimentales seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse pour un furet par lot (virus instillé dans les narines). Des lavages nasaux seront réalisés quotidiennement sous anesthésie générale gazeuse (500µl d’une solution saline instillés à l'entrée de chaque narine, le liquide de lavage étant recueilli sous l'animal par gravité) (1minute). Des prises de sang seront réalisées à J4 et J8 sous anesthésie générale gazeuse dans la veine cave antérieure (3minutes).

Impact sur les animaux

L’infection à SARS-CoV-2 chez les furets est peu symptomatique: pas ou peu de perte de poids, peu d'hyperthermie. Une faible toux a été remarquée chez certains animaux et une apathie transitoire vers le 7ème- 8ème jour d’infection avec le variant alpha. L’inflammation locale des voie aériennes supérieures reste modeste et courte. L'inoculation virale intranasale et les lavages nasaux sont peu invasifs. Les furets étant des animaux sociaux, ils seront hébergés par groupes d’au moins 3 animaux avec des contacts permanents 6 heures après l’inoculation expérimentale des donneurs.

Devenir

Certains animaux issus de la procédure 1 seront gardés en vie jusqu'à 4 mois maximum après la fin de la procédure en tant que convalescents immunisés pour la procédure 2. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 2.

Remplacement

Les objectifs de ce projet requièrent une excrétion physiologique virale, de la transmission inter individus par la pénétration du virus dans des tissus des volutes nasales et le développement de réponses immunitaires locales et périphériques qu'il n'est pas possible de reproduire in-vitro. Le modèle animal reste donc nécessaire pour étudier la capacité réplicative de variants et son impact après infection chez des animaux immunisés ou non.

Réduction

Les nombres de furets par lot sont réduits. Certains lots pourront être supprimés. Ainsi, pour la procédure 1, les 2 lots utilisés pour le variant de référence pourront être supprimés s’il est conservé pour plusieurs variants à tester. Les lots sacrifiés à J8 des procédures 2 et 3 pourront s’avérer inutiles s’il est démontré par les résultats des essais préliminaires que la meilleure date pour avoir un maximum de titre viral est J4 (voir procédures 2 et 3). Aucune approche statistique n'a été réalisée, car les comparaisons entre variant seront qualitatives ou semi-quantitative.

Raffinement

Les furets sont anesthésiés pour tout prélèvement (prise de sang, lavage nasal) et pour les inoculations. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes.

Choix des espèces

Les furets constituent un modèle expérimental reproduisant la pathogénicité généralement peu marquée et courte de l’appareil respiratoire supérieur, ce qui est aussi observé lors de COVID-19. Les animaux auront plus de 18 semaines, car il est nécessaire que les animaux aient un système immunitaire mature afin que le modèle animal soit le plus proche possible de l’infection adulte humaine.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Moutons : 30
Souffrances
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▲ 30
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Devenir
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 30

30 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Leur cycle est synchronisé par éponge vaginale et injections hormonales, puis elles sont inséminées et tuées huit jours après pour prélever leur utérus et récupérer les embryons, afin d'étudier trois mutations récessives qui réduisent la fertilité des élevages ovins laitiers. Le porteur présente les bénéfices d'abord comme "technico-économiques", limitant les pertes liées à la baisse de fertilité, puis évoque la santé des animaux. Il affirme qu'aucune alternative n'existe et que l'espèce ovine est étudiée pour elle-même.

Objectifs

La ségrégation de mutations récessives de l'ADN dans les populations d’élevages en sélection peut conduire à des anomalies génétiques lorsqu’elles se retrouvent à l’état homozygote (2 copies mutées) chez un individu. Ces anomalies peuvent être bégnines, affectant la couleur du pelage, la taille, ou l’absence de cornes par exemple, d’autres sont délétères. Ces mutations délétères peuvent affecter la survie de l’embryon au cours du développement précoce et/ou induire des avortements au cours de la gestation, impactant négativement les résultats de fertilité. Elles peuvent également donner lieu à de la mortalité des jeunes animaux (en périnatal ou avant le sevrage). Elles peuvent encore créer des altérations morphologiques handicapantes, ou de multiples syndromes affectant la santé et le bien-être. Il y a donc un enjeu socio-économique pour les filières d'élevage dans la découverte et le contrôle de la diffusion de ces mutations dans les populations en sélection de façon à limiter la procréation d’animaux homozygotes et ainsi limiter l'impact négatif sur la santé et le bien-être. Une étude préliminaire de génétique chez des ovins laitiers a permis de mettre en évidence trois de ces mutations nommées « m1 à m3 » qui affectent trois gènes importants pour le métabolisme et la multiplication cellulaire. Les données populationnelles chez ces moutons indiquent une fertilité réduite (baisse de réussite à l’insémination animale) lorsque deux animaux porteurs supposés de ces mutations sont accouplés, laissant penser à une action délétère de ces mutations sur le développement embryonnaire précoce. L’objectif de ce projet expérimental est d’étudier l’effet des mutations « m1 », « m2 » et « m3 » à l’état homozygote (m/m) chez le mouton pour expliquer le défaut de fertilité dans l’accouplement d’animaux hétérozygote m/+. Ainsi, la réalisation d’accouplements orientés entre individus porteurs hétérozygotes (m/+) pour ces mutations est une étape essentielle pour produire des embryons homozygotes m/m et établir si la période du développement embryonnaire précoce est affectée. Avec un déterminisme supposé récessif (les deux copies du même gène doivent être mutées pour observer un effet), il y a une chance sur quatre qu’un tel accouplement génère un embryon homozygote (m/m) atteint d’une anomalie.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de pouvoir objectiver le/les phénotype(s) affecté(s) par des mutations récessives supposées délétères découvertes chez les ovins laitiers. Les bénéfices attendus sont multiples. D’un point de vue scientifique et cognitif, la réalisation de ce projet permettra d’apporter à court terme des connaissances de biologie fondamentale sur le rôle et le fonctionnement des gènes touchés par les mutations « m1 », « m2 » et « m3 » dans le développement des embryons de mammifères. D’un point de vue appliqué, ce projet bénéficie du soutien de l’interprofession en génétique pour l’élevage ovin. Par une gestion adaptée des reproducteurs porteurs de ces mutations, les bénéfices attendus à moyen terme sont d’ordre technico-économique d’une part pour limiter les pertes économiques dues à la baisse de fertilité engendrée (entretien de brebis vides, coûts vétérinaires pour avortements, manque à gagner pour la production laitière et la vente d’agneaux) et d’autre part pour améliorer la santé et le bien-être des animaux (baisse de la mortinatalité et de l’apparition d’anomalies génétiques handicapantes directement imputables à ces mutations).

Procédures

Pour réaliser les inséminations animales chez la brebis en vue de la production d’embryons après une stimulation ovarienne, nous devons préalablement synchroniser le cycle reproductif de chaque brebis par l’introduction intravaginale (J0) d’une éponge imprégnée d’une hormone progestagène (une pose d'éponge dure 2min) que l'on retire 14 jours plus tard (J14, le retrait prend quelques secondes). La stimulation ovarienne est réalisée par l’injection intramusculaire d'hormones gonadotropes en 6 doses décroissantes, avec 12h d’intervalle entre chaque injection et sur 3 jours (entre J12 et J14, chaque injection dure quelques secondes). Puis, l'insémination par dépôt intra-vaginal de la semence est réalisée 55h après retrait de l’éponge (J16, l'insémination dure 2 minutes). Huit jours après l’IA (J24), les brebis ainsi inséminées seront euthanasiées pour le prélèvement post-mortem des utérus et la collecte et l'analyse des embryons présents dans les cornes utérines (l'injection létale dure quelques secondes).

Impact sur les animaux

Cette procédure (sans euthanasie) est classiquement utilisée pour produire des embryons en centre d’élevage agrée des entreprises de sélection ovine et n’induit pas d’effets indésirables récurrents connus. Néanmoins, la procédure nécessitera plusieurs contentions des brebis (pose de l’éponge, intravaginale, injections intramusculaires, insémination) qui peuvent générer du stress durant les quelques minutes (5 min maximum) que durent les contentions.

Devenir

La procédure expérimentale pour produire des embryons est de classe légère. Cependant, le projet scientifique dans lequel s'inscrit cette procédure expérimentale nécessite la récupération des embryons produits pour analyse génétique. Pour cela, les 30 brebis seront euthanasiées 8 jours après la dernière intervention de la procédure (insémination animale) pour la collecte post-mortem des utérus contenant les embryons.

Remplacement

La réalisation et le suivi d’accouplements orientés pour produire des embryons ovins du génotype désiré ne peuvent se faire que par l’utilisation d’animaux vivants. Aucune alternative existe.

Réduction

Nous souhaitons obtenir une vingtaine d’embryons homozygotes mutés pour chaque mutation. Le projet utilisera 30 brebis (10 brebis par mutation, 3 mutations étudiées) identifiées comme porteuses d’une de ces mutations récessives délétères pour obtenir le nombre d’embryon souhaité. Cette estimation prend en compte l’efficacité du traitement de superovulation (12 ovulations/brebis en moyenne), le taux de fécondation après insémination (80%) et le taux de récupération des embryons (85%). Ainsi, la réalisation d’accouplements à risque de 30 brebis permettra d’obtenir environ 240 embryons (=30*12*0,8*0,85). Parmi ces 240 embryons, un quart devrait être homozygote, soit une soixantaine. De ce fait, ce projet permettra d’obtenir environ 20 embryons homozygotes par mutation étudiée permettant l'observation d'une altération du développement embryonnaire précoce par comparaison aux 20 autres embryons non porteurs de la mutation (observation d'un écart de 5 embryons au stade blastocyste entre les deux groupes, avec une puissance de 88%). Sans l’utilisation de biotechnologies de la reproduction (stimulation ovarienne, insémination animale), le nombre de brebis nécessaire serait de 210 pour obtenir 240 embryons (1,5 ovulation/brebis en moyenne, 90% de fertilité en monte naturelle, 85% de récupération des embryons) avec la gestion d’au moins 5 béliers en 2 lots de lutte.

Raffinement

Les poses d’éponges intra-vaginales, injections intramusculaires et inséminations seront réalisées par du personnel animalier expérimenté et formé pour ce type de gestes. Grâce au suivi journalier, toute suspicion d’impact négatif sur la santé et le bien-être des animaux sera pris en compte par un traitement médicamenteux vétérinaire adaptée. Ce projet sera réalisé en condition d’élevage des ovins offrant une litière paillée, un accès à l'eau et à la nourriture sans restriction, et respectant le comportement grégaire de cette espèce.

Choix des espèces

Les mutations identifiées ne sont présentes que chez les ovins. Les conséquences technico-économiques des pertes embryonnaires affectant la fertilité ne concernent que l'espèce ovine. L'espèce ovine est donc étudiée pour elle-même. Pour réaliser les accouplements nécessaires, les brebis seront adultes et cyclées, aptes à la reproduction (2 à 7 ans).

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Cochons : 40
Souffrances
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▲ 27
▲ 13
Devenir
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 40

40 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères, pour comparer des capteurs d'air à des prélèvements sur animaux vivants. Ils sont inoculés avec quatre agents pathogènes respiratoires, puis subissent pendant trois à six semaines des prélèvements répétés de mucus trachéal, des écouvillonnages, des prises de sang et des collectes d'air. Le porteur indique que l'infection par Actinobacillus pleuropneumoniae peut provoquer une forte fièvre et la mort dans les 48 heures chez dix porcs, les autres agents ne devant pas entraîner de symptômes sévères. Tous les porcs sont mis à mort par saignée sous anesthésie pour obtenir des prélèvements de qualité.

Objectifs

Le complexe respiratoire porcin (CRP) constitue l’une des maladies les plus fréquentes affectant les porcs élevés dans de grandes collectivités en bâtiment. Il est responsable de pertes économiques importantes pour la filière porcine. L’origine du CRP est multifactorielle. Au niveau des facteurs infectieux, le CRP résulte de la combinaison d’infections par plusieurs agents pathogènes. Mycoplasma hyopneumoniae (Mhp), les virus influenza A porcins (swIAV) et le virus du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (SDRPV) représentent les principaux agents pathogènes impliqués et Actinobacillus pleuropneumoniae (App) dans une moindre mesure. Différents travaux ont montré que ces agents infectieux peuvent être détectés dans l’air mais la viabilité dans l’air de ces agents infectieux est actuellement mal documentée. Le projet propose d’évaluer les capacités de nouveaux capteurs de bioaérosols (utilisant une collecte à sec par voie cyclonique ou par voie électrostatique) à détecter et quantifier quatre agents pathogènes impliqués dans le CRP et excrétés dans l’air par des porcs infectés, à savoir Mhp, App, les swIAV et le SDRPV. Ces capacités de détection seront comparées à celles des prélèvements sur animaux vivants, lesquels sont considérés comme étant la référence pour mettre en évidence l’excrétion de ces agents. Les prélèvements de référence sur animaux sont le prélèvement de mucus trachéal pour Mhp, l’écouvilllonnage amygdalien pour App et l’écouvillonnage nasal pour les swIAV et le SDRPV. Des prélèvements sanguins seront en outre effectués pour suivre la virémie SDRPV et la séroconversion vis-à-vis des pathogènes afin de confirmer les infections. Le projet vise également à évaluer la viabilité des bactéries et des particules virales contenues dans les aérosols collectés à partir de ces équipements. Le projet poursuit aussi l’objectif de décrire la composition de l’air exhalé par des porcs infectés.

Bénéfices attendus

La disponibilité de techniques de prise d’air pratiques et faciles à mettre en œuvre, alliées à des techniques de laboratoire performantes ouvrirait la voie à l’utilisation des prélèvements d’air comme nouvelle méthode pour le diagnostic des infections respiratoires. Sous réserve que l’échantillonnage d’air associé à des techniques de laboratoire ad hoc soit aussi performant que les prélèvements sur animaux vivants pour la détection et la quantification d’agents infectieux, le prélèvement d’air constituerait une alternative plus respectueuse du bien-être des animaux. Les techniques considérées comme « référence » pour la mise en évidence des infections respiratoires varient selon les agents pathogènes. Une prise d’air permettrait la recherche de multiples agents infectieux et simplifierait les modalités pratiques de collecte des échantillons diagnostic pour les gestionnaires de la santé du porc. Ce type d’outil permettrait de plus de suivre les cinétiques d’excrétion et de transmission des pathogènes dans des conditions expérimentales et de terrain. Au final, l’échantillonnage d’air et la qualification de ceux-ci vis-à-vis des agents pathogènes du CRP permettrait d’améliorer les connaissances sur les voies de transmission aéroportée et de mettre en œuvre des mesures de gestion appropriées pour réduire les probabilités de survenue de ces évènements.

Procédures

Des prélèvements seront réalisés sur chacun des porcs avant inoculation. Après inoculation, les animaux seront prélevés 3 fois par semaine pendant 6 semaines pour 3 expérimentations (lots infectés par Mhp, App ou SDRPV ; 18 interventions post-inoculation (pi)/porc) et 3 fois par semaine pendant 3 semaines pour l’expérimentation impliquant un swIAV (9 interventions pi/porc). La cadence de prélèvements des lots témoins sera plus faible que celle prévue pour les lots infectés, l’objectif étant de s’assurer de la conservation de leur statut négatif et de la spécificité des techniques sans générer un nombre excessif de prélèvements. Les lots témoins seront prélevés 1 fois par semaine (6 interventions pour les lots associés aux lots infectés par Mhp, App ou SDRPV et 3 interventions pour le lot associé au lot infecté par un swIAV). Selon l’agent pathogène inoculé, une partie des prélèvements sur animal vigile va différer afin de correspondre au prélèvement servant de référence pour suivre la durée d’excrétion. Du mucus trachéal sera prélevé sur chacun des porcs du lot inoculé par Mhp et son lot témoin (

Impact sur les animaux

Hormis une hyperthermie et une baisse d’appétit temporaires et des troubles respiratoires (toux, dyspnée), il n’est pas attendu de symptomatologie sévère suite à l’inoculation par Mhp, un swIAV ou le SDRPV (n=18 animaux). Toutefois, l’infection par App peut entrainer une hyperthermie transitoire et de la mortalité dans les 48 h post inoculation (n=10 porcs). En cas d’atteinte de points limites préalablement définis, les porcs seront mis à mort afin qu’ils ne souffrent pas.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort par une méthode permettant la récolte de prélèvements de bonne qualité. Ils seront tout d’abord anesthésiés avec un agent pharmacologique puis la mise à mort se fera par saignée. Il est nécessaire de saigner correctement les porcs afin d'obtenir des prélèvements de bonne qualité impactant directement les résultats des analyses.

Remplacement

Une alternative non animale disponible tiendrait à l’aérosolisation de chaque agent infectieux avec un générateur d’aérosols. Toutefois, cette technique physique ne reproduit pas totalement le processus naturel d’excrétion et d’aérosolisation qui se produit au niveau de l’organisme de l’animal. En effet, cette technique pourrait impacter négativement la viabilité des particules infectieuses générées artificiellement. Le projet ayant pour objectifs d’étudier la capacité de deux capteurs de particules à détecter des particules infectieuses viables dans l’air exhalé par des animaux lors d’un épisode infectieux et de quantifier la charge microbiologique des aérosols infectieux, l’utilisation d’une technique produisant des aérosols de manière artificielle et pouvant réduire la viabilité même des agents infectieux dans ces aérosols n’est pas envisageable. L’expérimentation consistant en la génération naturelle d’aérosols par les animaux, il n’y a aucune possibilité de remplacement du modèle animal par une étude in vitro ou in silico.

Réduction

Ce projet impliquera 40 porcs. Ce nombre d’animaux utilisés sera le plus faible possible tout en permettant l’estimation précise des performances de détection des capteurs de particules.

Raffinement

Les porcs seront élevés en groupe stable, bénéficieront d’un enrichissement social et auront à leur disposition des objets manipulables (mordilles, boules plastiques, tourniquets et tubes à relever et abaisser). Ils seront nourris et abreuvés à volonté. Du premier au dernier jour de l'essai, les animaux seront examinés quotidiennement. En cas d’atteinte de points limites préalablement définis, les porcs seront euthanasiés afin qu’ils ne souffrent pas. La cadence de prélèvements du lot témoin sera plus faible que celle prévue pour les lots infectés, les objectifs étant ici de s’assurer de la conservation de leur statut négatif et d’estimer les capacités des capteurs à réveler l’absence d’infection sans générer un nombre excessif de prélèvements. Un système de récompense sera proposé aux porcs une fois l’ensemble des prélèvements réalisé afin d’associer un moment positif aux manipulations opérées pour les besoins du projet.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible de Mycoplasma hyopneumoniae, Actinobacillus pleuropneumoniae, des virus influenza porcins et du virus du SDRP. Il est donc la seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions des procédures expérimentales. Les animaux impliqués dans ces expérimentations auront entre 5 et 6 semaines de vie au début de l’étude. Les modèles expérimentaux ont été précédemment validés à ces stades physiologiques ce qui permettra de s’affranchir d’une étape de validation de chaque modèle expérimental.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 160
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 médakas vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère. Les poissons, dont le gène auts2a est modifié par CRISPR, sont isolés huit heures pour des tests comportementaux d'apprentissage, puis tués par surdose d'anesthésique. Le porteur étudie la transmission à la descendance d'effets liés à ce gène qu'il dit impliqué dans plusieurs pathologies humaines dont l'autisme. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative à l'animal vivant pour observer des réponses comportementales issues d'une fécondation naturelle.

Objectifs

Des températures suboptimales lors de la période de reproduction ont montré une baisse de l’expression maternelle d’un gène, auts2a, impliqué dans de nombreuses neuropathologies humaines : Trouble du spectre autistique, schizophrénie, Retard mental, etc … . Ce projet vise à comprendre les mécanismes moléculaires des stades précoces du développement embryonnaire qui entrainent des modifications des phénotypes comportementaux chez une espèce de poisson modèle, le médaka (Oryzias latipes). Par une approche d’édition de génome (CRISPR/Cas9) nous réaliserons deux lignées de médaka n’exprimant pas la protéine auts2a, ce qui nous permettra de réaliser des phénotypages comportementaux et moléculaires.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les effets intergénérationnels de stress parentaux, par exemple thermiques liés au réchauffement climatique, sur les comportements adaptatifs de la descendance chez des poissons d'élevage. L'identification du rôle clé joué par le gène auts2 dans cette transmission chez un poisson modèle contribuera à renforcer les connaissances scientifiques sur la transmission maternelle et/ou paternelle de ce gène impliqué dans de nombreuses pathologies humaines.

Procédures

Les animaux seront isolés pendant 8h afin de s'habituer à un nouvel environnement (nous déterminerons ainsi leurs capacités d'apprentissage des caractéristiques nouvelles de cet environnement). Cet isolement entraîne un stress modéré pour le médaka puisque son activité de nage redevient régulière et le poisson remonte en surface (indicateur d'absence de stress) après moins d'une heure.

Impact sur les animaux

Les phénotypes entraînés par la mutation n’induisent pas de souffrance et ne sont donc pas dommageables pour l’animal (il s’agit essentiellement de modifications des réponses émotionnelles et cognitives bénignes).

Devenir

Mise à mort selon la réglementation en vigueur pour l'espèce (surdose d'anesthésie)

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation des animaux dans cette expérimentation car nous recherchons précisément des mécanismes intervenant pendant une fécondation naturelle perturbée par la modification ou l’absence d’une protéine impliquée dans le neurodéveloppement ainsi que les réponses comportementales des poissons (vivants donc) issus de cette fécondation.

Réduction

Concernant les tests comportementaux, nous comparerons 4 génotypes différents, avec un nombre équitable de femelles et de mâles par génotype, ce qui nécessite un minimum de 20 poissons (10 femelles et 10 mâles) par génotype pour réaliser des tests statistiques robustes.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans les conditions optimales de l’espèce (température, photopériode, qualité d’eau, densité). Les manipulations des animaux seront réalisées le plus rapidement possible pour limiter le stress. Pour les tests comportementaux, les conditions environnementales seront les mêmes qu’en condition d’élevage hormis un isolement obligatoire pour l’analyse du comportement. Il n’y aura aucune procédure douloureuse. A la fin des tests, ils seront euthanasiés selon la procédure de mise à mort réglementaire.

Choix des espèces

L’analyse de l’expression du transcriptome à différents stades de développement embryonnaire est rendue possible par les spécificités biologiques du médaka. En effet, Il produit une trentaine d’œufs de manière quotidienne, ce qui permet un grand échantillonnage. Son développement embryonnaire est plus lent que celui du zebrafish (9 jours contre 2 jours), ce qui permet une meilleure précision lors de l’étude et l’observation du développement des œufs (qui sont translucides). De plus, le médaka ne possède que le paralogue auts2a (comme l’homme) tandis que le zebrafish possède les paralogues auts2a et auts2b (dont on ne connaît pas la fonction). Les injections auront lieu sur des œufs au stade 1 cellule (15 minutes après leur fécondation) et seront issus de poissons matures de souche sauvage. Les études comportementales porteront sur des poissons âgés entre 3 et 5 mois. Avant 2 mois les médakas montrent une activité plus importante et une grande variabilité inter-individuelle et avant 3 mois leur phénotype adulte n’est pas atteint ce qui rend leur détection par le logiciel ethovision XT plus difficile (la couleur des médakas s’assombrissant avec le temps).

Identification de marqueurs du sexe chez le bar

(NTS-FR-236037v1 – 29/03/2022)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Loups de mer : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 1500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

1 500 bars vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit un marquage par puce, une biopsie de nageoire et trois mesures de croissance sous anesthésie. Il indique que tous les poissons sont tués à la fin pour être sexés par observation des gonades, le bar n'ayant pas de caractères sexuels externes. Le projet vise à mieux maîtriser le sex-ratio en élevage, la femelle étant jugée plus intéressante pour sa croissance rapide.

Objectifs

L'objectif du projet est de mieux comprendre les bases génétiques du déterminisme du sexe chez le bar. En aquaculture, il est fréquent que le sex-ratio des bars soit très biaisé vers les mâles (70 à 90%) alors que la femelle est l'animal le plus souhaitable à élever de par sa croissance rapide et sa maturation plus tardive. Nous avons démontré précédemment que le sexe du bar avait une composante génétique mais aussi environnementale, la production de femelles nécessitant un élevage froid (

Bénéfices attendus

Il est attendu que le projet permette de révéler les spécificités génétiques du déterminisme du sexe dans les trois populations principales de bar, lors de leur exposition à un traitement thermique féminisant en écloserie. Ceci devrait permettre de mieux comprendre la variabilité qui persiste lorsque ces traitements sont faits, et permettre aux éleveurs et sélectionneurs de bar de mieux maîtriser à terme le sex-ratio dans les populations d'élevage. Par ailleurs, en comparant ces données à celles d'un autre projet, conduit en parallèle sur des profils de température "naturels", nous pourrons aussi approcher le mécanisme de la domestication du bar sur le critère essentiel qu'est le déterminisme du sexe.

Procédures

Les animaux seront soumis à un marquage par puce RFID, à une biopsie de nageoire pour prélèvement d'ADN et à 3 mesures individuelles de croissance à 5, 8 et 12 mois. Ceci concernera les 1500 animaux utilisés dans la procédure

Impact sur les animaux

Les nuisances et les effets indésirables devraient être très limités, toutes les procédures sont d'une sévérité légère et sont maîtrisées par notre équipe sur cette espèce. Les conditions d'élevage en captivité ont été optimisées pour cette espèce.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 1. Ceci est nécessaire pour pouvoir procéder au sexage des animaux (sujet de l'étude), le bar n'ayant pas de caractères sexuels secondaires externes

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer l’espèce Dicentrarchus labrax pour ces recherches qui impliquent l'étude du déterminisme du sexe d’une espèce de poisson d’importance halieutique et piscicole, dont le système de détermination du sexe (polygénique avec influences environnementales) est assez unique.

Réduction

Pour l’approche génomique et l’analyse génétique de l’héritabilité nécessitent de travailler sur un nombre relativement important d’individus pour des questions de méthodologie statistique appliquée à ces disciplines. Typiquement, un nombre de 500 poissons par population et par condition environnementale est le minimum avec un caractère d'héritabilité de l'ordre de 0.5 (cas du sexe chez le bar) pour avoir une précision suffisante des estimations d’héritabilité et de différences entre populations. Dans notre cas, nous avons 3 populations et une condition, soit un nombre recommandé de 1500.

Raffinement

Pendant le marquage et les biométries lors des mesures de croissance, nous utiliserons une procédure d'anesthésie optimisée pour cette espèce: pré-anesthésie dans les bassins (15 mg/l de benzocaïne) pour calmer les poissons et permettre un pêche non stressante, puis anesthésie plus profonde (45mg/l de benzocaïne) pour toute les manipulations hors de l'eau (qui dureront moins d'une minute pour chaque poisson)

Choix des espèces

Dicentrarchus labrax (bar en Atlantique, loup en Méditerranée) est une espèce de poisson marin côtier, importante pour la pêche et la pisciculture. Comprendre les bases génomiques de son déterminisme du sexe, permettra de mieux contrôler le sexe dans les populations d'élevage, et de comprendre l'effet de la domestication sur le sexe de cette espèce présentant un déterminisme complexe et très particulier. Les animaux seront étudiés du stade juvénile à l'âge de 1 an, où l'observation visuelle des gonades sur poissons mis à mort permet un sexage sans erreur

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Équidés : 8
Souffrances
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▲ 8
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Devenir
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 8
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8 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis rendus à leur établissement éleveur à la fin de l'étude. Chaque animal, sous sédation, subit une nouvelle technique de pose de garrot, quatre perfusions locorégionales d'antibiotique et de nombreux prélèvements, jusqu'à seize prises de sang et vingt ponctions dans l'articulation du boulet. Le porteur indique que l'arthrite septique, jugée très peu probable, constitue un point limite qui exclurait le cheval de l'étude. Il conclut que ces cinétiques mettent en jeu plusieurs systèmes et que le remplacement est donc impossible, les manipulations devant se faire dans l'espèce cible.

Objectifs

Lors d’une atteinte des membres des chevaux, un traitement incluant une antibiothérapie peut être nécessaire. Une alternative intéressante est la réalisation de cette antibiothérapie par voie locorégionale, grâce à une injection d’antibiotique par voie intraveineuse (veine du membre du cheval) sous garrot afin de concentrer l’antibiotique dans la zone d’intérêt. En temps normal le garrot est mis en place sur le membre du cheval avec le pied posé au sol, cependant dans ces conditions les muscles et tendons sont en tension. Nous avons donc souhaité étudier une nouvelle technique de pose du garrot avec le membre fléchi afin de limiter la fuite de produit sous le garrot, permettant une meilleure concentration des antibiotiques dans la zone d’intérêt et en conséquence une perfusion locorégionale plus efficace. Cette procédure peut se réaliser sur cheval sédaté (ne nécessite pas d’anesthésie générale). Cette technique permettrait d’obtenir des concentrations d’antibiotiques effectivement supérieures aux techniques précédemment décrites. Pour évaluer l’efficacité de cette nouvelle méthode, il est nécessaire de réaliser des dosages d’antibiotiques dans une articulation du membre du cheval (boulet) ainsi que d’évaluer la décroissance de leur concentration locale, puis d’évaluer la fuite des antibiotiques dans la concentration sanguine au moment de la perfusion locorégionale. Ces mesures seront réalisées sur deux groupes de traitement (pose du garrot sur membre à l’appui ou au soutien) avec l’utilisation des deux antibiotiques les plus fréquemment utilisés en pratique vétérinaire équine, et les données seront comparées par des études statistiques. Il pourra également être discuté de l’intervalle de temps nécessaire entre deux administrations d’antibiotiques par perfusion locorégionale. En effet, en pratique les perfusions locorégionales sont répétées toutes les 24 à 48 heures, sans que les différentes études n’aient tranché sur l’intervalle de temps optimal. Les dosages d'antibiotiques réalisés dans notre étude permettront d’établir si les perfusions locorégionales peuvent être d'avantage espacées dans le temps, ou au contraire s'il est nécessaire de les réaliser plus fréquemment.

Bénéfices attendus

L’administration d’antibiotiques par voie locorégionale permet d’augmenter la concentration de la molécule dans la région que l’on souhaite traiter (distale au garrot) au niveau du membre du cheval. Cette technique est également une méthode alternative à l’antibiothérapie par voie générale et permet donc d’en limiter les effets secondaires (toxicité rénale par exemple). Notre étude a pour but de raffiner la méthode de réalisation de la perfusion locorégionale afin d’obtenir une efficacité maximale de l’antibiothérapie et donc de permettre un traitement plus efficace des affections du membre distal chez le cheval. Par ailleurs cette étude pourrait aussi permettre de montrer qu’il est nécessaire de rapprocher ou à contrario d’espacer les administrations d’antibiotiques par voie locorégionale, afin d’améliorer également l’efficacité de ces perfusions et donc de diminuer au maximum le développement de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques (liées à une concentration circulante d’antibiotique insuffisante).

Procédures

Les animaux seront soumis à différents types d'interventions : Prélèvements sanguins sur chevaux sédatés : avant réalisation de la perfusion locorégionale, 1 minute post-injection, puis 1 min avant et une minute après le retrait du garrot, pour évaluer l’efficacité de ce dernier. Soit 4 prises de sang par cheval et par phase (chaque phase étant espacée d’au moins 2 semaines), en comptant 30 secondes par prise de sang. Soit un total de 16 prises de sang sur la durée de l'étude. Les chevaux (sédatés) seront également soumis à des prélèvements articulaires dans l’articulation du boulet : prélèvement à 10 min, 12h, 24h, 36h et 48h après le retrait du garrot. Soit 5 prélèvements de synovie par cheval et par phase, en comptant 2 minutes par ponction synoviale (sans compter le temps de nettoyage de la peau). Soit un total de 20 prélèvements sur la durée de l'étude. En plus des différents prélèvements, les chevaux seront soumis à des perfusions locorégionales. Ces perfusions sont réalisées sous sédation et consistent en l'injection d'un anesthésique local (pour réduire la douleur), d'un antibiotique et de liquide stérile physiologique. Cette injection se réalise dans la veine céphalique du membre antérieur selectionné, après la mise en place d'un garrot. L'injection en elle même dure 1 minute puis le garrot est laissé en place pendant 20 minutes après cela. Chaque cheval recevra donc 4 perfusions locorégionales sous sédation au cours de l'étude (espacées de 2 semaines). Après la perfusion locorégionale et les ponctions synoviales, des bandages stériles seront mis en place. Cela correspond à la mise en place d'un bandage à 5 reprises par phase de l'étude l’étude (soit 20 bandages en tout dans l'étude), en comptant 5 minutes par pose de bandage. Enfin, les chevaux recevront deux examens cliniques par jour (en comptant 5 minutes par examen) pendant les 10 jours de box de chaque phase (soit 20 examens cliniques par phase et donc 80 examens cliniques au total sur l'étude); ainsi qu’un examen locomoteur simplifié une fois avant le début de la procédure, puis de manière quotidienne pendant les 3 jours de manipulation et une dernière fois au 10ème jour de la phase avant de remettre le cheval dans son environnement initial, soit 5 examens locomoteurs par phase de l’étude (20 examens locomoteurs au total pendant l'étude), en comptant 10 minutes par examen locomoteur.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pouvant être attendus sur les animaux sont les suivants : Douleur très faible immédiate associée à des ponctions sanguines et synoviales multiples (effet qui ne dure pas dans le temps), douleur modérée en cas de développement d'un complication (au niveau de la veine céphalique ou de l'articulation métacarpo-phalangienne) - pouvant durer quelques jours (mais prise en charge immédiate en cas de développement d'une complication). Le développement d'une arthrite septique semble très peu probable mais constitue un point limite qui entraînera l'exclusion du cheval de la procédure expérimentale (et la mise en place immédiate du traitement adapté).

Devenir

L'étude est formée d'une unique procédure. A la fin de l'étude, tous les chevaux retourneront à l'établissement éleveur après accord du vétérinaire désigné.

Remplacement

Les études de cinétiques mettent en jeu plusieurs systèmes organiques et ce caractère intégratif ne peut être reproduit in vitro ou in silico. Le remplacement est donc impossible. D'autre part, les manipulations doivent être réalisées dans l'espèce cible pour reproduire les modalités de réalisations.

Réduction

Nombre minimal estimé de chevaux sains permettant la réalisation du projet (nombre de chevaux utilisés pour de nombreuses études portant sur les perfusions locorégionales d’antibiotiques dans l’espèce équine). Aucun test statistique n’a été utilisé.

Raffinement

Les chevaux utilisés seront placés dans des conditions d’hébergement répondant au bien-être animal : box individuel de taille adéquate avec une litière propre et un nettoyage quotidien, accès à de l’eau et du foin à volonté, enrichissement de l’environnement, présence de congénères placés dans des box contigus. Il y aura une période d’habituation préalable de 5 jours avec des sorties quotidiennes en main (1 heure par jour, soit 3 fois 20 minutes). Pendant les 3 jours de manipulations et les 2 jours suivants de repos, les chevaux seront laissés au box strict. Chaque jour les chevaux seront pansés. L’environnement sera enrichi à l’aide de pierres à sel et de pipolino notamment. Les manipulations seront effectuées dans une même salle dans les locaux de la clinique équine (lieu de vie des chevaux) pour éviter tout stress. Pendant toute la durée de la procédure, les chevaux seront surveillés en permanence et en cas de problème, celui-ci sera pris en charge immédiatement par le vétérinaire désigné de l'établissement. Les chevaux recevront une analgésie afin de prévenir un potentiel inconfort lié à la procédure expérimentale (sédation et anesthésique local au moment de la réalisation de la perfusion locorégionale et mise en place d’un traitement anti-inflammatoire pendant toute la durée des prélèvements synoviaux).

Choix des espèces

Espèce cible pour la pratique concernée. Chevaux adultes sains (population cible pour la pratique concernée).

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60
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60 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort prévue, les animaux étant réintégrés dans la colonie de l'établissement pour être réutilisés. Sensibilisés à des allergènes pour développer une dermatite atopique, ils présentent érythème, papules, pustules et démangeaisons, et subissent des prélèvements de sang à la jugulaire ainsi que des biopsies de peau. Le projet sert à tester des molécules vétérinaires sur l'espèce cible. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit cette maladie, la complexité des mécanismes n'étant pas selon lui reproductible in vitro.

Objectifs

L’objectif du projet est de mettre en place des modèles de Dermatite Atopique Canine (DAC) aigus chez le chien, et de maintenir la sensibilisation afin d’obtenir un modèle de DAC subchronique, et d’utiliser ces modèles pour la sélection de futures molécules thérapeutiques pouvant entrer dans la composition de nouveaux médicaments destinés à une mise sur le marché. La maîtrise de ces modèles permettra d’évaluer primairement l’efficacité, secondairement la tolérance, le profil pharmacocinétique de molécules et également de suivre l’évolution de certains bio-marqueurs de l’inflammation (interleukines, PBMCs (peripheral blood mononuclear cell)…) dans nos modèles avec et sans traitement.

Bénéfices attendus

La DAC est la deuxième cause de démangeaisons chez le chien : elle touche environ 10% de la population canine mondiale. C’est une dermatose inflammatoire, prurigineuse, caractérisée parfois par une prédisposition génétique, le développement d’allergie à des allergènes environnementaux et des altérations de la barrière cutanée. Elle se caractérise par du prurit, des lésions cutanées plus ou moins caractéristiques et nécessite des soins coûteux et chronophages de la part du propriétaire tout au long de la vie de l’animal. Sa gravité réside principalement dans son impact sur la qualité de vie du propriétaire et de son chien, ceci pouvant être une cause de demande d’euthanasie. Le traitement et la gestion à long terme de la dermatite atopique sont difficiles. La majorité des traitements anti-inflammatoires ou immunomodulateurs sont susceptibles de causer des effets secondaires, surtout quand ils sont utilisés à forte dose et/ou de façon répétée, quotidienne ou prolongée. La recherche de nouveaux traitements pour un contrôle efficace et sûr de cette maladie chronique doit être évaluée sur l’espèce cible lors d’un épisode clinique. La mise en place, la maitrise et le maintien d’un modèle de DAC (aigu et subchronique) induisant des signes cliniques similaires aux lésions dermatologiques observés chez les chiens souffrant de la DAC spontanée, permettent d’évaluer l’efficacité d’un traitement dans des conditions réelles, d’améliorer les phases de screening de nouvelles molécules et ainsi de sélectionner plus vite et de façon plus sûre, des molécules présentant une probabilité de succès importante sur un nombre optimisé d’animaux. Un modèle de DAC présente plusieurs avantages par rapport aux dermatites atopiques de terrain. Lors d’une inflammation expérimentale de la peau, la dose appliquée d’allergène est connue et les caractéristiques de l’inflammation/lésions dermatologiques peuvent être suivies dès la phase précoce de la maladie. Un suivi rapproché par des personnes formées dans des conditions standardisées permet une évaluation d’efficacité mais aussi de tolérance, pharmacocinétique et la possibilité de chercher des bio-marqueurs. C’est un grand avantage de pouvoir récolter autant d’informations dans l’espèce cible par procédure expérimentale dans un modèle représentatif de la DAC spontanée.

Procédures

Traitements : Lors de cette procédure expérimentale, l’administration du produit sera réalisée par voie intraveineuse (IV), intramusculaire (IM), sous-cutanée (SC), orale, transcutanée, ou autre. Le volume maximal administré sera en accord avec les bonnes pratiques vétérinaires : • IV : 1-5 mL/kg • IM : 0.25-0.5 mL/kg • SC : 1-2 mL/kg • Transcutanée : le volume administré dépendra de la viscosité du produit et de l’espèce de destination. • Oral : les tablettes/comprimés ou solutions liquides seront adaptées à l’espèce de destination. Prélèvements de sang : généralement à la veine jugulaire sur animal vigile Les volumes totaux de sang prélevés suivent les volumes définis pour respecter le bien-être animal, et ne dépasse jamais 20% du volume de sang circulant par kg de poids vif. Un temps de repos suffisant est déterminé entre chaque phase de prélèvement si l’étude en compte plusieurs et entre chaque étude. Ainsi, pour un volume maximum prélevé correspondant à 7.5%, 10%, 15% et 20% du volume de sang circulant par kg de poids vif sur une période de 24h, le temps de récupération est de 3, 7, 14, et 28 jours respectivement. Prélèvements de fluides biologiques/tissus/matrices : Des raclages cutanés et/ou des biopsies de peau pourraient être réalisés. Dans le premier cas, le prélèvement s’effectuera avec une lame de bistouri émoussée. Dans le second cas, l’acte sera réalisé sous anesthésie locale, sur un animal vigile avec ou sans tranquillisation et suivies les cas échéant par des points de suture. Le nombre de biopsies sera limité à 3 par jour et 12 par étude pour chaque chien. La taille et la profondeur de la biopsie seront définies et argumentées dans le plan d’étude.

Impact sur les animaux

Les chiens sensibilisés dévélopperont des signes d’allergie cutanée ; l’erythème (rougeur de la peau), des papules (surélévation de la peau), pustules (soulèvement de la peau contenant du pus) et/ou de l’excoriation (écorchure superficielle). Ils peuvent aussi dévélopper un prurit passager (démangeaisons). Les signes cliniques apparaissent généralement dans les 24h après l’application des allergènes. Les lésions dermatologiques les plus sévères seront généralement observées entre 72h et 96h après la première application, ensuite ils se résolvent spontanément. Des prélèvements sanguins répétés pourront également générer un léger inconfort. Des biopsies de peau pourraient être collectées Avant de conduire des études d’efficacité nous avons généralement des informations de tolérance dans le chien, des réactions d’intolerance sévère à cause des produits évalués ne sont donc pas attendues. Les phases de traitement/prélèvement sur un animal vigile peuvent occasionner un léger stress/baisse de bien-être en raison de la légère contention nécessaire pour le traitement/recueil d’échantillons.

Devenir

Dans le cadre de ce projet, les euthanasies ne sont pas prévues. Par conséquent une réintroduction de l’ensemble des animaux qui participeront à ce projet dans la colonie hébergée au sein de l’EU est envisagée. Les informations concernant chaque animal sont conservées et consultées avant une réutilisation potentielle d’un animal dans un autre projet.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative pour reproduire la DAC et pouvoir évaluer l’état général de l’animal et l’intensité des manifestations dermatologiques, la complexité des mécanismes biologiques en jeu ne pouvant être reproduite in vitro.

Réduction

Les réactions allérgiques sont répétables entre chaque « challenge » pour tous les chiens sensibilisés mais avec une variabilté entre individus. L’expérience avec ce modèle nous montre qu’il ne faut pas utiliser moins de 4 et idéalement 6 ou 8 chiens par groupe pour garantir des résultats exploitables. Ce sont des études de preuve de concept : étapes précoces de l’évaluation d’un nouveau produit/composé actif. L’évaluation et l’intérprétation des résultats sont faites en comparant l’évolution des moyennes des scores dermatologiques journaliers des différents groupes de traitement. Les groupes de traitement sont : non-traité (contrôle négatif) et/ou le groupe traité avec un produit de référence (contrôle positif) et le (ou les) groupe(s) traité(s) avec le produit à évaluer. Le score moyen des chiens dans le contrôle négatif est au dessus du score défini le « seuil allergique » et le score moyen des chiens dans le groupe contrôle positif est en dessous du « seuil allergique ». Il est possible de réduire le nombre d’animaux par groupe, au cas par cas, selon la finalité de la procédure expérimentale. Cette décision sera dûment justifiée dans le plan d’étude spécifique dans le cadre de ce projet. Dans le plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié de manière à optimiser l’utilisation des animaux et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre d’animaux permette d’atteindre l’objectif de l’étude, c'est-à-dire que les résultats de l’étude permettent de prendre une décision sur le niveau de sensibilisation et/ou l’efficacité du produit/des produits évalués.

Raffinement

Les animaux sont régulièrement manipulés afin de les habituer à la contention et au contact des expérimentateurs. Les traitements et prélèvements sont réalisés généralement sur animaux vigiles selon les procédures en vigueur au sein de l’EU. Pour les chiens, une contention légère est suffisante pour l’administration du traitement et les collectes d’échantillons et n’induit pas de nuisance au bien-être des animaux autre que d’être maintenus pendant des temps très courts. Les volumes prélevés et les temps de récupération des animaux sont déterminés de manière anticipée pour s’assurer que le bien-être ne sera pas altéré. Dans le cas d’administrations ou de prélèvements spécifiques (biopsie de la peau), les animaux pourront être anesthésiés localement ou totalement pendant la durée de l’acte. L’anesthésie et le réveil des animaux se feront sous la surveillance d’un vétérinaire et selon les procédures en vigueur au sein de l’EU. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’à la fin de la phase animale, les animaux sont observés quotidiennement par du personnel formé. Des observations plus fréquentes sont prévues dès que requis, particulièrement après l’application des allergènes et la prise de traitements (examen dermatologique et observations cliniques générales), pour s’assurer que l’apparition des signes cliniques n’entraine pas de dégradation trop importante de l’état général de l’animal et que les traitements sont bien tolérés. Toute observation d’un état de santé ou d’un comportement anormal d’un animal fera l’objet d’un examen par un vétérinaire qui proposera les mesures adéquates pour protéger l’animal : si nécessaire, le sortir de la procédure expérimentale et/ou lui administrer un traitement. L’euthanasie (si nécessaire) sera effectuée sur site. Pendant le challenge, des personnes qualifiées évaluent quotidiennement les lésions cutanées avec une grille qui permet de définir si les réactions sont absentes, légères, modérées ou sévères, le seuil allergique et /ou plusieurs points limites qui une fois atteints ou dépassés, entraineront l’exclusion de l’animal de l’étude et son traitement. La réaction allergique et l’inconfort que le challenge peut engendrer sont vite et efficacement contrôlés avec par exemple des corticoïdes et/ou des shampooings. La grille d’évaluation des lésions et les points limites sont validés par le comité d’éthique et pourront être révisés de manière rétrospective selon les résultats obtenus à chaque étude.

Choix des espèces

Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination. Les modèles expérimentaux qui permettront d’évaluer les produits vétérinaires doivent être développés dans la même espèce pour plus de pertinence. L’espèce canine a été retenue comme correspondant à l’application clinique future des produits visant à traiter les signes d’allergie suite à la dermatite atopique du chien. Les modèles seront à mettre en place chez des chiens jeunes adultes sains. Ceci correspond à des animaux de plus de 6 mois avec un système immunitaire mature.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1900
Souffrances
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▲ 1900
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Devenir
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1 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souriceaux de trois jours et adultes reçoivent le parasite Cryptosporidium par voie orale puis des immunostimulants par injection intrapéritonéale, avant une mise à mort pour prélèvement de tissus. Le projet évalue des immunostimulants contre cette infection responsable de diarrhées. Le porteur signale que le stress de certaines lignées favorise le cannibalisme des portées, et affirme que l'étude de l'immunité intestinale ne peut se faire sans animaux, les modèles in vitro ignorant selon lui la complexité de l'environnement intestinal.

Objectifs

Les infections par le protozoaire Cryptosporidium sont très fréquentes à travers le monde. Elles conduisent à des pertes économiques importantes en santé vétérinaire puisque cette maladie provoque des diarrhées sévères chez les ruminants dès la naissance et affectent aussi la santé humaine (notamment les enfants de moins de 5 ans - 2ème cause de mortalité due aux diarrhées dans les pays en voie de développement). En absence de vaccins ou de traitements autorisés et efficaces, l’objectif du projet est d’évaluer l’effet protecteur de différents immunostimulants de l’immunité innée et de décrire les mécanismes immunologiques mis en jeu lors de ces traitements.

Bénéfices attendus

En l’absence de vaccin ou de traitements efficaces qui pourraient induire des résistances, l'utilisation d’immunostimulants pour stimuler de manière non spécifique les cellules de l’immunité est une approche très prometteuse qui pourrait être bénéfique pour toute autre infection en période néonatale puisqu’elle n’est pas basée sur une réponse spécifique vers l’agent pathogène (comme les vaccins).

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite, (une fois à l’âge de 3 jours pour les souriceaux, et une fois entre 7-12 semaines pour les adultes) puis à une administration intra-péritonéale des immunostimulants (5 jours après l’infection) (introduction aiguille) sur animaux vigiles sous contention.

Impact sur les animaux

Il est possible que la conjonction des traitements : infection et déficience génétique, immunostimulation et traitement antibiotique, puisse altérer l’état général de l‘animal.

Devenir

Mise à mort des animaux pour prélèvements de tissus biologiques voués à l’étude scientifique.

Remplacement

L’étude de l’immunologie et de la muqueuse intestinale ne peut être réalisée sans expérimentation animale. En effet, les études in vitro ne tiennent pas compte de la complexité des coopérations cellulaires et de l’environnement intestinal (flore bactérienne et antigènes alimentaires).

Réduction

Le plan expérimental (nombre d’animaux par lot, nombre de lots expérimentaux, répétition des expérimentations) a été établi de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de l’exploitabilité et de la significativité des résultats. Toutefois, malgré l’enrichissement, l’état de stress qui caractérise certaines lignées de souris, favorise le cannibalisme, c’est pourquoi plus d’animaux sont mis en reproduction (20 à 30% de plus, les reproductions sont gérées par la PFIE). Du point de vue statistique, nous utilisons des tests non paramétriques adaptés pour les petits échantillons mais 6 animaux par lots au minimum sont requis. Les animaux surnuméraires sont toujours utilisés et peuvent être introduits dans un autre protocole. Les immunostimulants cibleront spécifiquement des récepteurs des cellules immunitaires. Les immunostimulants non commerciaux seront tous préalablement validés in vitro pour leur capacité à stimuler fortement les cellules immunitaires avant de procéder à des études in vivo. Pour analyser les données (charge parasitaire ; cytokines ; % cellules immunitaires), nous utiliserons des modèles statistiques mixtes qui tiennent compte à la fois des facteurs à effet fixe (exemple Infection ou déficience génétique de l’animal ou traitement immunostimulant) et des facteurs à effet aléatoire (répétition des expériences). D'après nos expérimentations précédentes et dans ces conditions, ces effectifs et répétitions sont suffisants pour conclure du point de vue significatif ET biologique sur nos données (ex : pour la charge parasitaire avec un effet protecteur des immunostimulants d’environ 40% (faible) : puissance estimée à 95% avec un risque de 0.05% avec 6 animaux par lots). Deux animaux supplémentaires sont ajoutés dans chaque lot car de la mortalité est parfois observée dans les portées (très jeunes animaux) (indépendamment de l’infection ou d’un traitement).

Raffinement

Les souris sont hébergées en animalerie A2 en atmosphère contrôlée, à raison de 5 souris maximum lorsqu’elles sont adultes, dans un environnement enrichi (refuge en polycarbonate, feuilles de papier absorbant, copeaux, morceau de bois) ou 1 mère avec sa portée par cage, dans un environnement enrichi (papier absorbant qui diminue le cannibalisme des souris à la mise-bas, sizzle-nest, bâtonnets de coton, morceau de bois). Toute médication est proscrite pour ne pas interférer avec les paramètres immunologiques étudiés. Cependant les animaux sont suivis plusieurs fois par jour afin de prendre une décision rapide en cas d'atteinte des points limites durant tout le protocole et de limiter la douleur induite : (i) de souriceaux mis à l’écart par la mère, qui ne grossissent pas ou dont le pelage ne se développe pas (lié au retard de croissance), (ii) de souris amaigries, prostrées et avec le poil ébouriffé. Nous prenons encore plus de précautions (bruits) lors des visites lorsqu’il s’agit d’expérimentations avec les femelles gestantes et les premiers jours suivant la mise-bas

Choix des espèces

Le modèle souris est utilisé en tant que modèle expérimental pour étudier la cryptosporidiose. Le souriceau est représentatif de l’infection chez les jeunes ruminants. Dans les élevages, les jeunes ruminants se contaminent rapidement dès la naissance et éliminent le parasite en 3 semaines environ. Le souriceau inoculé avec le parasite entre 3 et 7 jours de vie élimine le parasite comme le jeune ruminant en 3 semaines environ. La souris adulte immunodéficiente, notamment lorsqu’elle est génétiquement modifiée pour un gène de l’immunité, est également utilisée dans la présente demande pour comprendre la spécificité du mécanisme de protection chez le jeune. Dans la présente demande, l’utilisation de souris (souriceaux, souris adulte) nous permettra de décortiquer très précisément les mécanismes de protection. Notre établissement élève de nombreuses lignées de souris transgéniques (gènes rapporteurs, déficientes, invalidation fonctionnelle etc.) pour parvenir à cet objectif. Les souriceaux sont inoculés par le parasite lorsqu’ils auront 3 jours. Les souris adultes seront également utilisées et âgées entre 7-12 semaines.