Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Effet de doses faibles à modérées de rayonnements ionisants externes sur la pathologie anévrismale aortique dégénératif chez la souris
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
114 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent une chirurgie induisant un anévrisme de l'aorte puis une irradiation à différentes doses, avec un risque de décès lié à la chirurgie comme à la rupture de l'anévrisme, pour explorer les effets des faibles doses de rayonnements sur cette pathologie. Le porteur mentionne un suivi quotidien et un scoring des animaux, sans détailler davantage les points limites. Il affirme qu'un "modèle intégré" est "nécessaire", les cultures cellulaires ne se maintenant pas au-delà de trois semaines.
Objectifs
Explorer par une approche in vivo les effets des rayonnements ionisants sur une large gamme de doses sur la pathologie de l’anévrisme chez la souris.
Bénéfices attendus
- Apporter des réponses dans le domaine des faibles doses de rayonnements ionisants pour une pathologie encore jamais étudiée : l’anévrisme - Impact du microenvironnement cellulaire et moléculaire sur l’effet d’une exposition à de faibles doses de rayonnements ionisants - Identification de potentiels doses seuils dans effets délétères sur cette pathologie
Procédures
- Mesure de la pression artérielle au niveau de la queue (non invasif) – durée maximum de 15 min (réalisé 2 fois) - Echographie : sous anesthésie, durée maximum de 15 min, réalisé 4 fois - Chirurgie sous anesthésie générale (avec analgésiques) (durée de 15 à 30 min selon la chirurgie réalisée) - Irradiation – durée maximale de 5 min
Impact sur les animaux
Risque de décès lié à la chirurgie Risque de décès lié à la rupture de l’anévrisme induit
Devenir
Les organes d’intérêt des animaux sont prélevés après la mise à mort (rate, aorte, cœur, sang) pour les analyser.
Remplacement
Pour mimer des modèles d’anévrisme qui est une pathologie physiopathologique il est nécessaire d’avoir recours à un modèle intégré pour comprendre la réponse des faibles doses sur cette pathologie. De plus, les études in vitro présentent des limites pour l’évaluation des mécanismes au niveau cellulaire après une exposition à faibles doses et ne permettent pas d’identifier des processus physiologique et/ou physiopathologique. En effet, il est très difficile de maintenir des cultures cellulaires au-delà de 3 semaines dû au vieillissement cellulaire et aux cycles limités des cellules.
Réduction
Afin d’obtenir des résultats robustes d’un point de vue statistique et de pouvoir effectuer des tests statistiques paramétriques, il est donc nécessaire d’avoir un minimum de 15 animaux par groupe et condition étudiée pour les souris ApoE-/- et de 12 animaux dans le cas des souris PPE.
Raffinement
Les animaux sont anesthésiés avant tout acte chirurgical selon les réglementations en vigueur. Par ailleurs, un traitement analgésique sera administré en sous-cutanée à toutes les souris opérées jusqu’à 2 à 3 jours après les opérations. Un suivi quotidien ainsi qu’un scoring des animaux sera mis en place pour prévenir toute souffrance.
Choix des espèces
Le modèle de développement d’anévrisme dégénératif chez des souris ApoE-/- supplémentée en angiotensine II est un des modèles les plus documentés dans la littérature et très utilisé de par sa grande ressemblance avec le développement de la même pathologie chez l’humain. Le modèle C57BL/6J avec application d’élastase pancréatique porcine est également un modèle très utilisé en recherche fondamentale. Bien que la physiopathologie soit plus distante de celle de l’Homme par rapport au modèle précédent (absence de rupture et d’inflammation), ce modèle présente toutefois une meilleure reproductibilité.
Acquisition et maintien des compétences techniques en expérimentation animale.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 300
400 souris et rats vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Ils servent non à produire des connaissances mais à entraîner le personnel aux gestes techniques, gavage, injections par plusieurs voies et prélèvements de sang, chaque animal subissant un geste par jour. Le porteur reconnaît qu'une fausse route lors du gavage ou une instillation peut provoquer la mort de l'animal. Il présente cette formation comme un moyen d'améliorer le bien-être des animaux non-humains et écarte tout remplacement, l'objectif étant l'entraînement lui-même.
Objectifs
La bonne réalisation d’un projet scientifique utilisant des animaux de laboratoire requiert que le personnel appliquant les procédures expérimentales soit parfaitement formé aux gestes techniques nécessaires à l’atteinte des objectifs dudit projet. Cela passe obligatoirement par l’acquisition et le maintien du niveau de maîtrise de ces gestes, en particulier pour les nouveaux arrivants (stagiaires, doctorants, post-doctorants, techniciens, chercheurs…). Ainsi, la bonne formation du personnel permet d’une part d’améliorer le bien-être des animaux en prévenant les gestes mal effectués et d’autre part d’éviter de refaire des expérimentations en raison du manque de reproductibilité des résultats scientifiques et donc de limiter le nombre d’animaux utilisés. Au regard de la réglementtaion, un établissement utilisateur doit s’assurer de la bonne formation de son personnel et du maintien de son expertise dans la réalisation de gestes techniques par la mise en place d’un tutorat. Même si cet apprentissage peut-être réalisé à l’extérieur de l’établissement dans le cadre de la formation continue, il est très rare que la personne formée applique directement les gestes appris dans un protocole sans les revalider au sein de son laboratoire. Ceci nécessite donc d’utiliser au sein d’un établissement des animaux de laboratoire dédiés à la formation et au maintien des compétences du personnel. Au lieu de les intégrer dans des projets individuels, il est plus judicieux de les regrouper au sein d’un même projet supervisé par le responsable de la formation et du suivi des compétences qui permettra de rationaliser le nombre d’animaux utilisés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de former les personnes impliquées dans la mise en oeuvre des procédures. Il contribuera ainsi à améliorer leurs compétences techniques favorisera la réalisation de gestes sûrs et améliorera le bien-être des animaux en limitant leur stress ou leur inconfort.
Procédures
Les animaux seront utilisés pour la formation du personnel à différents gestes techniques nécessaires à l'adminitration de substances (gavage; application cutanée; instillations nasale et intratrachéale; injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intramuculaire et intraveineuse) ou aux prélèvements sanguins (veine caudale et aorte abdominale). Pour un animal donné, une seule de ces techniques sera réalisée par jour et un temps d'attente de 48 h sera respecté entre deux gestes. Chaque geste ne prendra que quelques minutes tout au plus.
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux sont principalement dues aux voies d'administration même si le plus grand soin sera pris pour que les administrations de subtances soient réalisées en limitant au maximum l'inconfort des animaux. Si des effets indésirables étaient observés, ils seraient la conséquence d'un geste mal réalisé. Pour le gavage, une fausse route pourrait conduire à la mort de l'animal due à l'entrée de sérum physiologique ou huile dans le poumon. Pour les instillations endotrachéales, l'administration du sérum physiologique pourrait conduire dans de rares cas à un arrêt respiratoire. De toutes les manières, dès l'apparition de signes de souffrance non réversibles, les animaux seront mis à mort.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux peuvent soit être utilisés dans une autre procédure en respectant un délai de 48 h entre deux gestes, soit être mis à mort car le nombre cumulé de procédures apparait suffisamment important pour un même animal. En raison du degré de gravité des procédures (légère), il est considéré que les animaux peuvent être utilisés dans d'autres procédures du même projet sans préjudice notable pour leur bien-être.
Remplacement
Difficilement applicable à ce projet puisqu’il vise à garantir le niveau de compétence du personnel dans la réalisation des gestes en expérimentation animale.
Réduction
Diminution du nombre d’animaux utilisés dans les projets par la rationalisation des animaux utilisés pour l’apprentissage des gestes techniques et la diminution des erreurs expérimentales conduisant à refaire des expérimentations sur animaux.
Raffinement
La réalisation d'expérimentations sur animaux nécessite que les personnes amenées à les réaliser maîtrisent les gestes techniques requis à l'administration de subtsances ou à la collecte des tissus et les réalisent dans les règles de l'art. Cela est nécessaire pour limiter l'inconfort et le stress des animaux lors des expérimentations. Par ailleurs, le partage d'expériences entre les expérimentateurs et les tuteurs permet d'améliorer les pratiques et par conséquent le bien être des animaux.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont les deux espèces les plus couramment utilisées dans les études de toxicologie et sont les modèles sélectionnés dans les lignes directrices de l’OCDE portant sur les essais in vivo de toxicité des produits chimiques. La compréhension des effets toxiques chez l’animal de laboratoire et chez l’homme de nombreuses substances chimiques retrouvées en milieu professionnel est encore parcellaire. En raison de la complexité des processus physiologiques mis en oeuvre, les études chez l’animal de laboratoire ne peuvent pas encore être substituées par des études sur des cultures de cellules. Par ailleurs, afin d’améliorer le bien-être des animaux et la reproductibilité des résultats, il est nécessaire de prévenir les gestes mal réalisés en formant le personnel et en assurant le maintien de son niveau d’expertise dans les modèles expérimentaux de Toxicologie utilisés au sein de l'établissement, en l'occurence des rats et de souris.
Cinétique d’accumulation et d’élimination de la MC-LR libre et liée aux protéines chez la carpe après exposition répétée à une dose sublétale
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
86 carpes juvéniles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent par leur alimentation une cyanotoxine, la microcystine-LR, pendant dix jours, suivis de vingt et un jours sans contamination, avant prélèvement post-mortem du foie et des muscles. Le porteur affirme choisir des doses inférieures au seuil létal pour éviter tout effet toxique, et présente ces données comme "indispensables" à l'évaluation du risque sanitaire. L'exposition vise à mesurer l'accumulation et l'élimination de la toxine chez un poisson parfois consommé.
Objectifs
Les cyanobactéries sont des bactéries photosynthétiques capables de coloniser des environnements très divers, qu’ils soient terrestres, marins ou dulcicoles. En eau douce, lorsque les conditions environnementales (température, nutriments, lumière, etc.) sont favorables, principalement en périodes estivales et automnales, ces organismes sont capables de proliférer rapidement, formant des « blooms », ce qui entraine des désagréments visuels et olfactifs mais peut également poser des problèmes sanitaires. En effet, certaines cyanobactéries sont productrices de toxines. Les toxines produites, appelées cyanotoxines sont susceptibles d’affecter la faune mais également l’homme via notamment une exposition alimentaire (consommation d’organismes aquatiques ou d’eau contaminée) ou récréative par le biais de la pratique d’activités nautiques (baignade, sports nautiques, etc.). Les microcystines (MC) sont les cyanotoxines les plus fréquemment rencontrées et les plus étudiées, connues pour leur toxicité. Les MC font l’objet d’une réglementation quant à leur teneur dans l’eau destinée à la consommation humaine, et de recommandations de suivi concernant leur présence dans les eaux récréatives. Les MC s’accumulent notamment chez les poissons, sous une forme libre bien étudiée, mais aussi sous une forme liée aux protéines, très peu prise en considération bien que majoritaire dans les tissus. De plus, d’autres zones d’ombre demeurent, comme les cinétiques d’accumulation des deux formes dans la chair de poisson, et le temps nécessaire de dépuration. Malheureusement, les données disponibles dans la littérature sont insuffisantes et ne permettent pas de répondre entièrement aux questions posées. Elles ont néanmoins permis de définir des fréquences de consommation de poisson à ne pas dépasser selon la contamination en MC-LR (variant de MC le plus étudié), pour les enfants et les adultes. Dans le cadre de ce projet nous avons pour objectif de déterminer la cinétique d'accumulation et d’élimination de la MC-LR chez la carpe, en conditions contrôlées. Afin de tenir compte de l’existence des MC accumulées sous forme libre ou liée aux protéines, ces deux formes seront analysées par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS).
Bénéfices attendus
A l’issue de cette étude, nous disposerons de données en matière de cinétique d’accumulation de la MC-LR sous formes libre et liée aux protéines chez des carpes juvéniles après exposition quotidienne répétée pendant 10 jours à une dose non létale de toxine, ainsi que de données de cinétique d’élimination des deux formes de MC-LR sur une période de 21 jours. De telles données ne sont actuellement pas disponibles dans la littérature, et pourtant indispensables pour aider à l’évaluation du risque sanitaire.
Procédures
Pendant la durée de l'étude, les animaux ne seront soumis à aucune intervention, le mode d'exposition des animaux à la toxine étant l'alimentation volontaire. La toxine est mélangée pendant notre étude à des aliments pour poissons issus du commerce. Les concentrations choisies de toxines sont basées sur la littérature scientifique afin de se placer en deçà des concentrations léthales pour la carpe. Une pré-étude de 10 jours sera consacrée aux choix de la dose de MC, trois concentrations seront testés afin de choisir la concentration optimale permettant une accumulation chez l’animale sans observer de toxicité. La concentration choisie sera alors administrée par alimentation volontaire pendant une période de 10 jours suivie d’une période d’élimination de 21 jours sans contamination.
Impact sur les animaux
Le choix des concentrations utilisées durant la pré-étude (strictement en deçà de la dose léthale pour la carpe) permet d’éviter tout effet indésirable pour le poisson. Les animaux seront suivis quotidiennement et différents points limites seront suivis. Une attention particulière sera apportée à la surveillance des poissons après chaque période d’alimentation.
Devenir
L’objectif de notre étude est de pouvoir suivre l’accumulation et l’élimination des formes totales de MC chez la carpe. L’analyse des formes totales de MC nécessite de réaliser des prélèvements post-mortem des tissus (muscles, foie). Aucune autre procédure ne peut permettre d’estimer la présence de MC chez le poisson.
Remplacement
L'objectif de ce projet est d'étudier la cinétique d'accumulation et d'élimination des microcystines chez la carpe suivant une exposition par voie alimentaire. Pour ce faire, seules les expérimentations sur des organismes vivants sont susceptibles de nous permettre d’évaluer l’assimilation et l'élimination à la suite d'expositions à des doses contrôlées de toxine. Aucun autre modèle ne nous permet actuellement de remplacer leur usage.
Réduction
Dans un premier temps, notre étude nécessite de déterminer la toxicité de la microcystine-LR via une exposition par alimentation volontaire quotidienne pendant 10 jours chez des carpes juvéniles d’un été et pesant en moyenne 30g. Dans un objectif de raffinement, cette pré-étude permettra d’ajuster au mieux les doses utilisées par la suite et donc d’éviter les effets toxiques chez les poissons employés lors de l’étude cinétique tout en ayant néanmoins une accumulation suffisante chez les organismes afin de détecter et déceler les variations de microcystines chez les carpes au cours du temps d’exposition et de dépuration. A la suite de cette pré-étude, la concentration choisie sera utilisée pour le reste de la procédure. Des carpes juvéniles seront exposées pendant différents plusieurs pas de temps d'exposition (1 à 10 jours) et une période d'élimination (1 à 21 jours) sera observée. Ces durées ont été choisies pour mimer la durée des épisodes de proliférations de cyanobactéries auxquels les carpes peuvent être exposés dans leur milieu naturel.
Raffinement
Les carpes d’un été (30g en moyenne) seront placés dans des bacs de 120 litres, ces bacs présentent des parois lisses et opaques pour ne pas blesser les poissons et diminuer leur stress. L’eau des bacs sera renouvelée à hauteur de 30% chaque semaine afin de maintenir les conditions de stabulation constantes devant rester conforme aux conditions d'élevage classiques et non stressantes pour ces animaux. Chaque semaine, des tests biologiques colorimétriques permettront de s’assurer de la bonne qualité de l’eau des bacs. Des pompes seront placées dans chacun des 4 espaces de l’aquarium pour permettre une circulation de l’eau homogène dans l’ensemble de l’aquarium. Pour limiter le stress, des enrichissements tels que des tuyaux PVC et des plantes aquatiques apportent une zone refuge pour les poissons. En travaillant avec des conditions d’élevages adaptées à l’espèce employée et non stressantes et en privilégiant une méthode d'exposition non-invasive (l'alimentation volontaire), notre étude vise à limiter au maximum de manipuler ou de placer les animaux dans des conditions stressantes ou douloureuses. De plus, un suivi quotidien sera réalisé avec des points limites adaptées à l'espèce (changement de position dans la colonne d'eau ; consommation de nourriture ; apparence physique).
Choix des espèces
Les Cyprinidés dont la carpe (Cyprinus carpio) sont exposés aux cyanobactéries lors de proliférations massives par leur régime alimentaire. Ces poissons accumulent ainsi des cyanotoxines telles que la microcystine dans le foie mais également dans la chair. Or, la consommation occasionnelle de cette espèce pourrait donner lieu à un risque sanitaire. Les carpes utilisées seront au stade juvénile (un été, 30g en moyenne) dans l'objectif de minimiser la taille et le poids des individus pour faciliter l'expérimentation.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 978 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Un glioblastome leur est implanté dans le cerveau par stéréotaxie, avec suivi par IRM et injections répétées d'un peptide seul ou couplé à des nanocapsules de paclitaxel, une perte de poids supérieure à 20 % déclenchant la mise à mort. Le porteur revendique une combinaison d'études permettant de "raffiner" les doses et de réduire les lots suivants. Il affirme qu'il est "indispensable" de passer par un modèle animal reproduisant le glioblastome avant tout essai chez l'humain.
Objectifs
Le glioblastome (GBM) est le cancer cérébral le plus fréquent et le plus agressif, avec 200 000 décès par an dans le monde, une survie médiane de 14 mois et aucun traitement curatif. Le traitement actuel consiste en une exérèse chirurgicale suivie par le protocole de Stupp (radiothérapie et chimiothérapie avec le témozolomide). Des travaux publiés ont montré l’action anti-mitotique du peptide NFL-TBS.40-63 dans des cellules de GBM (rats, souris, humain). Ce peptide inhibe la prolifération et la viabilité des cellules souches et différenciées de GBM. Chez des rats porteurs d’un GBM orthotopique (F98), des injections intraveineuses répétées de ce peptide (15 mg/kg, une injection par jour pendant 5 jours) diminue de 53,5% la taille de la tumeur et améliore leur survie par rapport aux animaux non traités (résultats non publiés). Sur ce même modèle tumoral, la barrière hémato-encéphalique est lésée et permet le passage de molécules comme ce peptide (APAFIS N°2901) (résultats non publiés). De plus, adsorbé à la surface de nanocapsules lipidiques (LNCs), ce peptide augmente leur internalisation dans des cellules murines de GBM (GL261) comparativement aux LNCs seules. In vivo, une seule injection intratumorale de LNCs couplées au peptide et chargées en paclitaxel (0,8 mg/kg) diminue de manière plus efficace le volume tumoral de souris portant un GBM murin comparativement aux LNCs chargées en paclitaxel et non couplées au peptide (75% contre 60%, respectivement). Une société de biotechnologies en santé travaille sur les formulations du peptide seul (GC01) et combiné aux LNCs-paclitaxel (GC04) pour en faire de futurs candidats-médicaments pour le GBM. Leur développement pharmaceutique a permis de les formuler pour une utilisation clinique (formulations validées in vitro sur des cellules de GBM, notamment les cellules F98 utilisées dans ce projet) (résultats non publiés). Le but de ces travaux avancés de recherches pré-cliniques non réglementaires est d’étudier la tolérance et l’efficacité de GC01 et GC04 après administrations répétées chez des rats sains ou porteurs de GBM en déterminant la voie d’administration la plus adaptée (intraveineuse IV, intrapéritonéale IP ou sous-cutanée SC) dans un modèle physiopathologique proche de celui observé chez l’Homme afin de développer un traitement contre le GBM et prévenir les rechutes chez les patients.
Bénéfices attendus
Une société de biotechnologies en santé travaille actuellement sur des formulations du peptide seul (GC01) et combiné aux LNCs chargées en paclitaxel (GC04) pour en faire de futurs candidats-médicaments dans le traitement du GBM. Ces nouvelles formulations ont été préalablement testées et validées in vitro sur des cellules de GBM (notamment sur les cellules F98 qui seront utilisées dans ce projet) (résultats non publiés). Le but de ces travaux avancés de recherche pré-clinique non réglementaire est donc d’étudier in vivo la tolérance et l’efficacité de GC04 et de valider le maintien de l’activité de GC01 après administrations répétées chez des rats sains ou porteurs de GBM tout en déterminant la voie d’administration la plus adaptée pour ces traitements (intraveineuse IV, intrapéritonéale IP ou sous-cutanée SC) dans un modèle physiopathologique le plus proche possible de celui observé chez l’Homme, dans le but de développer un traitement contre le GBM et prévenir les rechutes chez les patients opérables ou non. Ces travaux avancés de recherche pré-clinique non réglementaire ont pour but de valider l’innocuité des traitements et leur efficacité et ainsi, confirmer leur intérêt thérapeutique. Si l’intérêt thérapeutique est attesté et la posologie déterminée, ces travaux pourront servir de base pour la mise en place d’essais pré-cliniques règlementaires avant la mise en place d’essais cliniques.
Procédures
Dans l’étude 1, les animaux subiront deux types d’intervention, des injections IV ou IP ou SC sur une période de 5 semaines (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours suivies de 2 jours de repos, sur 5 cycles) et un prélèvement par ponction cardiaque (1 fois puisque cette intervention sera suivie par la mise à mort des animaux). Dans l’étude 2, les animaux subiront trois types d’intervention, l’implantation tumorale par stéréotaxie qui dure quelques heures, le suivi de la croissante tumorale par IRM (3 IRM de suivi qui dureront quelques heures et qui seront espacées de plusieurs semaines) et des injections IV ou IP ou SC sur une période de 5 semaines (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours suivies de 2 jours de repos, sur 5 cycles). Dans l’étude 3, les animaux subiront deux types d’intervention, une injection unique IV ou IP ou SC qui durera quelques minutes et des prélèvements répétés de sang au niveau de la veine caudale et de la veine jugulaire (5 à 7 prélèvements maximum, qui dureront quelques minutes chacun et qui seront espacés de plusieurs minutes à plusieurs heures). Dans l’étude 4, les animaux subiront trois types d’intervention, l’implantation tumorale par stéréotaxie qui dure quelques heures, le suivi de la croissante tumorale par IRM (1 IRM de suivi qui durera quelques heures) et des injections IV ou IP ou SC (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours) ou une injection unique IV, qui dure quelques minutes, ou une injection intra-tumorale qui durera quelques heures.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables des candidats médicaments seront évalués lors de l’étude 1 qui a pour but d’évaluer l’innocuité des traitements et de définir ainsi les doses maximales répétées tolérées (MTRD) ou les doses sans effet nocif observables (NOAEL). GC04 étant composé d’un anticancéreux (le paclitaxel), des effets indésirables communément retrouvés après injection de ce type de composé pourraient être observés (modification de la formulation sanguine, perte de poids, faiblesse, etc.). Les effets indésirables peuvent être également liés à l’acte chirurgical et la croissance tumorale (hyperpression intracrânienne, œdème, etc.) ainsi qu’à l’injection des traitements (rougeur, inflammation, etc.).
Devenir
A l’issue de toutes les procédures, pour toutes les études décrites, les animaux seront tous mis à mort par inhalation de CO2 pour prélèvements de sang et/ou d’organes afin de réaliser des études post-mortem, ou seront mis à mort suite à l’atteinte de points limites spécifiques et établis selon un tableau de score (par animal) qui permettra d’évaluer l’état général des animaux (une perte de poids supérieure à 20%, par rapport au poids mesuré en début de protocole, ou un score égal ou supérieur à 12 points impliquera la mise à mort de l’animal avant la fin de la procédure ou de l’étude).
Remplacement
L’utilisation de GC01 et GC04 en thérapeutique étant à visée humaine, il est nécessaire de réaliser des études précliniques, comme ici des études toxicologiques et d’efficacité pour démontrer et valider sans aucune ambiguïté leur innocuité et efficacité avant de passer à des essais cliniques chez l’Homme. Ces traitements visent les femmes et les hommes, c’est pourquoi il est important de démontrer leur innocuité chez les deux sexes. Des travaux menés sur des cultures de cellules tumorales et saines ont déjà été réalisées pour valider les molécules et formulations testées. Pour compléter l’étude, il est indispensable de passer sur un modèle animal mimant les conditions de développement du GBM avant de pouvoir tester les molécules sur des patients atteints de ce cancer.
Réduction
La combinaison des deux premières études (études 1 et 2) permettra de raffiner la posologie et le mode d’administration, et ainsi de réduire le nombre de lot d’animaux à tester dans les études suivantes (études 3 et 4). Le nombre d’animaux mâles pourra également être réduit au strict minimum en fonction des résultats obtenus chez les femelles. De plus, lors de l’étude de toxicité, une seule dose à la fois sera testée. Ainsi, si la plus haute dose n’est pas toxique, les doses plus basses ne seront pas systématiquement testées. Le nombre d’animaux choisi par groupe est suffisant pour garantir des données précises, représentatives de l’espèce, et statistiquement exploitables. Il n’est pas utile d’avoir plus d’animaux, mais il est préférable de ne pas en utiliser moins, au risque d’être confronté à des variations entre des animaux d’un même groupe. Pour les études 1 (toxicité) et 4 (biodistribution), des comparaisons multiples (ANOVA) et des comparaisons appariées (Bonferroni’s correction) vont être effectués entre les différents groupes, notamment entre les groupes contrôles et les groupes traités. Pour l’étude 2 (efficacité), les analyses statistiques seront réalisées grâce au test Log-Rank après représentation des données sous forme de courbes type Kaplan-Meier, afin d’évaluer de potentielles différences significatives entre les différents traitements.
Raffinement
Les animaux sont reçus 2 à 4 semaines avant de débuter les expérimentations afin qu’ils s’acclimatent à leur nouvel environnement et à la contention. Selon l’Arrêté du 01/02/2013 fixant les conditions d’agrément, d’aménagement et de fonctionnement des établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques, le nombre de rats maximum par cage sera défini en fonction de leur poids (et âge) et du type de cage (surface adaptée). Par exemple, 7 rats femelles de 200-300g pourront être hébergées dans des cages de 1820 cm2. Aucune alimentation spécifique (à part nourriture et eau suffisantes), ni enrichissement particulier des cages (à part la présence d’une cabane) n’est nécessaire pour mener ces études. La douleur et l’angoisse de chaque animal seront évaluées par un suivi quotidien de leur poids, de leur bien-être, d’un changement dans leur comportement, de l’apparition de signes cliniques de souffrance (posture, poils hérissés et sales, tremblements, prostration, difficultés de se déplacer, aucune réponse aux stimuli …). Plusieurs personnes seront impliquées dans ce suivi. Afin d’évaluer de façon raffiner la souffrance/douleur des animaux tout au long de l’expérimentation, un système de score sous forme de tableau sera mis en place et annoté régulièrement pour chaque animal et pour chaque paramètre contrôlé (apparence physique, comportement, hydratation et prise de poids). Un score de 0 à 4 sera établi pour chaque paramètre contrôlé, 0 correspondant à un paramètre normal et 4 correspondant à un paramètre anormal fortement prédictif d’une souffrance ou d’une douleur. Dans le cas où un animal présenterait un ou des signes de souffrance, pour un score inférieur à 12 points (points limites prédictifs et précoces adaptés), de la buprénorphine (0,05 mg/kg) serait administrée (en sous-cutanée) toutes les 4h en journée (3 injections maximum par jour), pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que ces signes disparaissent. Une perte de poids supérieure à 20%, par rapport au poids mesuré en début de protocole, ou un score égal ou supérieur à 12 points (critère d’arrêt) impliquera la mise à mort de l’animal. Plusieurs personnes seront impliquées dans ce suivi, mais la décision finale sera prise dans les 24h par le porteur de projet.
Choix des espèces
Au début de l’expérimentation, les rats Fischer adultes seront âgés de 9-10 semaines. A leur arrivée à l’animalerie, les rats fournis seront âgés de 6-7 semaines. Pendant les 2 à 3 semaines de stabulation, les animaux s’acclimateront à leur nouvel environnement et seront manipulés par les expérimentateurs quotidiennement pour les habituer à la contention et ainsi réduire leur stress lors des études. Le choix de l’âge en début de projet a été dicté par la procédure de chirurgie (la taille de l’animal doit être suffisante pour être adaptée au cadre de stéréotaxie utilisé dans l’animalerie), mais aussi par les précédents travaux réalisés dans le laboratoire. Les animaux seront des femelles et des mâles. Il est important de vérifier l’efficacité anti-tumorale de GC01 et GC04 sur les deux sexes puisque ce traitement est destiné à la fois aux femmes et aux hommes. Ces études seront d’abord réalisées sur des rats Fisher femelles adultes, qui ont déjà été utilisées dans de précédentes études menées sur GC01. Selon les résultats (étude 1 et 2), les doses à injecter chez les rats mâles pourront être modulées pour ainsi réduire au strict minimum le nombre de lots d’animaux mâles à utiliser (réduction).
Effets de type antidépresseurs des nouveaux produits de synthèse de la ketamine
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections de dérivés de la kétamine puis passent une série de tests comportementaux, dont le test de la nage forcée, le labyrinthe en croix surélevé, l'open field et le splash test, pour évaluer un possible effet antidépresseur. Le porteur retient la souche Balb/C pour son "phénotype naturellement anxieux", ce qui lui évite d'infliger un stress supplémentaire. Il affirme que les réponses comportementales et la pharmacodynamie de ces molécules ne sont "pas modélisables" sans animaux.
Objectifs
Notre projet vise à édudier les effets antidépresseurs des dérivés de la kétamine (NPS) sur des souris Balb/C de phénotype anxieux. Ces effets seront étudiés d'un point de vue pharmacocinétique et comportemental.
Bénéfices attendus
Le potentiel thérapeutique des dérivés de la kétamine (appelé nouveaux produits de synthèse, NPS) n'a jamais été étudié. Cette étude pharmacologique et comportementale permettra d'identifier un potentiel candidat médicament ayant une activité pharmacologique "antidépresseur".
Procédures
Etude pharmacocinétique : 1 prélèvement sanguin/animal : 2 min (n=200); Comportement: 5 à 10 minutes (n=180) : 1-Test de la nage forcée : Les souris sont placées dans des bocaux de 10 cm de diamètre et de 30 cm de profondeur remplis d’eau tiède (25°C). Ce test de 6 minutes, mesure le temps de nage ainsi que le temps d’immobilité (n=45) 2- Test du labyrinthe en croix surélevé : Ce labyrinthe est composé de 2 bras ouverts et de 2 bras fermés reliés par une plateforme centrale, à 50 cm au-dessus du sol et éclairée par une lampe de faible puissance. Les souris peuvent explorer librement l’ensemble du labyrinthe pendant 5 minutes. Une caméra permet l’enregistrement des déplacements. Un phénotype anxieux se caractérise par une diminution du temps passé dans les bras ouverts par rapport au temps passé dans les bras fermés (n=45). 3- Test de l'openfield : L’animal est placé dans une enceinte étrangère en plexiglas à 2 dimensions (43x43 cm). Les souris peuvent explorer librement l’ensemble de l'enceinte pendant 10 minutes. Des cellules photoélectriques infrarouges permettent l’enregistrement automatique des déplacement de l'animal. Ce test est caractéristique d’un phénotype de type anxieux en évaluant le temps passé et le nombre d’entrées dans le centre de l’enceinte (n=45). 4- Splash test : Les souris sont aspergées avec un spray par environ 500 microlitres d’une solution de sucrose à 10%. La latence et fréquence de toilettage est alors mesurée pendant 5 minutes(n=45).
Impact sur les animaux
Les nuisances pour ces animaux sont très faibles. Pour l'axe comportemental, les administrations I.P seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques et les tests comportentaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable. Pour le test de la nage forcée les animaux ne subiront pas ce test jusqu'à épuisement car limité à une durée de 6 minutes.
Devenir
Euthanasie des animaux à l'issue de chaque procédure pour analyses tissulaires et biochimiques des prélèvements.
Remplacement
L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes qui iduisent une réponse comportementale n'est à ce jour pas modélisable. De façon similaire, les analyses de pharmacodynamique des traitements après administration i.p. ne sont pas modélisables non plus.
Réduction
Le calcul de puissance est effectuée pour les expériences de pharmacologie a été réalisé avec le logicile biostatGV. Un écart type de 20 % (issue des données de la littérature et de notre propre expérience) et la possibilité de discriminer un effet de 30% a été envisagé. Une puissance de 0,9 et un alpha de 0,05 ont été choisis. Ceci indique 10 animaux par groupe. Une approche statistique sera envisagée par analyse de la variance (ANOVA) entre les différents groupes d'animaux suivis pas des tests post-hoc adéquat. Les seuils de significativité seront fixés à *p
Raffinement
Le choix de la souche de souris Balb/C constitue un raffinement du protocole dans la mesure où il n'est pas nécessaire d'induire un stress à ces animaux pour évaluer l'activité antidépressive des différents traitements. Par ailleurs, l'évaluation pharmacocinétique effectuée avant la partie comportementale permet de déterminer parvance la dose intéressante de NPS à laquelle l'effet de type anxiodépressif.
Choix des espèces
L'utilisation de de souris est nécessaire pour ce projet en particulier la souche Balb/C de par son phenotype naturellement anxieux. Les animaux entreront dans le protocole expérimental lorsqu'ils seront agés de 8 à 10 semaines.