Procédures modérées

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  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 28
Souffrances
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Devenir
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 28

28 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une minipompe est implantée sous leur peau par chirurgie pour diffuser deux molécules provoquant une hypertension, avec des échographies sous anesthésie et des prélèvements sanguins répétés, avant mise à mort pour analyses. Le projet ne vise pas une connaissance nouvelle mais à vérifier la fiabilité du matériel servant à modéliser l'hypertension chez la souris. Le porteur juge cette étape "indispensable" pour valider ses futures études pharmacologiques.

Objectifs

Le but de ce projet est d'analyser de manière précise une modalité d'administration d'un mélange de composés utilisé chez la Souris pour modéliser l'hypertension. En effet, afin de reproduire des conditions pathologiques sur le modèle Souris, nous utilisons une diffusion continue d'une faible dose de deux molécules (Angiotensine 2 et Phenylephrine) dans la cavité péritonéale. Cette diffusion est gérée par une mini-pompe placée en sous-cutané, qui doit envoyer durant une période de 28 jours complets une concentration continue de la solution dans l'organisme afin de soumettre le système cardiaque à une surcharge vasculaire entrainant une hypertension. Ce protocole est ensuite utilisé pour modéliser les atteintes observées chez l'Homme afin d'étudier des gênes ou des composés potentiellement utilisables pour réduire ces symptomes. Néanmoins, nous avons observé dans une étude précédente que durant la dernière semaine de traitement, après le 21ème jour de diffusion, nous observions une forte réduction de l'hypertension sur une modèle génétiquement modifié. Cela nous questionne sur la durée réelle de diffusion des composés dans l'organisme. Pour répondre à ce point, nous souhaitons réaliser une étude de validation de ce protocole.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de mettre en évidence de manière robuste la variabilité expérimentale possible due au matériel employé pour modéliser l'hypertension chez la Souris. Cette étape est indispensable pour pouvoir poursuivre nos études pharmacologiques sur le modèle Souris et conclure sans équivoque sur les données générées dans ce cadre.

Procédures

Les animaux subiront plusieurs échographies pour surveiller leurs fonctions cardiaques. Elle seront anesthésiée par voie gazeuse. Des prélevements sanguins seront réalisés sur animaux vigiles ou anesthésiés selon la décision du manipulateur, afin de favoriser le bien-être de l'animal (le prélevement vigile se fait à la veine temporale superficielle et s'avère moins stressant qu'une anesthésie gazeuse couplée au prélevement au sinus orbital) Une implantation de minipompe sera réalisée sous la peau lors d'un geste chirurgical. Celui-ci sera couplé à l'utilisation d'antalgiques avant, pendant et après l'incision pour éviter toute souffrance aux souris.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une implantation sous-cutanée des mini-pompes. Celles ci restent sous la peau durant l'ensemble du projet, et ont une longeur de 3 cm et un diamètre de 0.7 cm. La chirurgie est simple et maitrisée pour cette implantation et aucune complication n'a été observée dans le projet précédent. Une couverture analgésique durant l'implantation et dans les jours suivant celle-ci, couplée à des conditions antiseptiques permettent de s'assurer du maintien des animaux dans des conditions optimales. Suite à cette implantation, les animaux effectueront une anesthésie gazeuse pour passer une échographie cardiaque chaque semaine. Celle-ci dure environ 30 minutes et les animaux se réveillent spontanément. Durant cette anesthésie, un prélevement sanguin à la veine temporale superficielle sera effectué.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem biochimiques et histologiques.

Remplacement

Etant donné que ce protocole vise à modéliser un phénomène cardiaque complet, à savoir la mise en place d'une hypertension, nous ne disposons pas actuellement de modèles alternatifs n'utilisant pas l'animal.

Réduction

Dans ce protocole, nous avons planifié d'utiliser 14 animaux par groupes expérimentaux. En effet, nos études précédentes nous ont montré que l'effectif idéal se situe entre 12 et 14 animaux par groupe expérimental selon la variabilité de la réponse au mélange pharmacologique observée. De ce fait, nous prévoyons un total de 28 animaux recevant une minipompe, pour obtenir des conclusions statistiques tout en anticipant une variabilité possible. Les données générées seront analysées par des tests paramétriques (analyse de variance et test de Student).

Raffinement

Les animaux seront hebergés dans des conditions optimales d'animalerie, en groupes, avec un enrichissement, nourriture et boisson à volonté. Les animaux recevront un antalgique par injection intra-péritonéale avant leur anesthésie. Ils auront un antalgique en post-opératoire pour couvrir les douleurs possibles lors de la cicatrisation. Lors des échographies, les animaux seront anesthésies par voie gazeuse. Chaque semaine, les animaux seront pesés et évalués pour constater leur état général et s'assurer qu'aucune dégradation de celui-ci n'est constatée. Si ce cas se présentait, un protocole spécifique serait mis en place avec une surveillance quotidienne approfondie. En cas de perte de poids supérieure à 20% sur une semaine, prostration avec vocalisation, lésion du site d'implantation, hypothermie, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

nous utilisons le modèle souris car il nous offre un accès à de nombreuses lignées génétiquement modifiées et que le système cardiaque peut être étudié et est suffisamment proche de l'humain pour offrir une valeur prédictive dans notre approche translationnelle. Les animaux seront agés de 1 an, afin d'être dans des conditions similaires à notre étude précédente.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Cochons : 6
Souffrances
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 6

6 porcs miniatures vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie puis des séances d'imagerie au fil d'une succession de cinq procédures dont la dernière est terminale, pour tester une substance censée moduler la détection du sucre près du foie. Le porteur présente le diabète de type 2 comme concernant environ 500 millions de personnes et annonce une "solution thérapeutique innovante". Il justifie le recours au porc par sa taille proche de l'humain et l'impossibilité de reproduire in vitro la régulation de la glycémie sur un "animal entier".

Objectifs

Le projet vise à définir la dose minimale d’une substance susceptible de moduler la manière dont le système de détection de l’arrivée de sucre situé à proximité du foie renseigne le cerveau après le repas. L’objectif final est de traiter le diabète de type 2 en limitant les effets secondaires néfastes qui sont malheureusement classiques avec les thérapeutiques actuelles. Le modèle retenu est celui du porc miniature car il développe spontanément un des permisses du diabète de type 2 lorsqu’il est soumis à un régime alimentaire pléthorique. De plus, la taille de l’animal permet un abord chirurgical identique à celui qui sera réalisé à terme chez l’homme. Enfin, sa taille est adaptée à une imagerie du système de détection de l’arrivée du sucre.

Bénéfices attendus

Le bénéfice prévu vise à disposer d’une solution thérapeutique innovante pour le traitement du diabète de type 2. Cet objectif est réaliste car nous avons préalablement mis en évidence les mécanismes qui conduisent à la réduction d’efficacité du système de détection de l’arrivée de sucre. Cette réduction est parallèle à la survenue de la réduction de l’efficacité de l’insuline - un phénomène connu comme étant la prémisse de l’établissement du diabète de type 2. Cette cascade survient, en l’absence de prise de charge, chez tous les patients au cours de l’apparition du diabète de type 2, c’est à dire environ 500 millions de personnes dans le monde par an.

Procédures

Pour ce projet, 6 animaux seront utilisés sachant que les données sur des animaux témoins ont déjà été obtenus dans le cadre d’un projet antérieur. Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale dont la durée interventionnelle est de 10 minutes. Les animaux subiront également des imageries (2 imageries par animal) pour évaluer l’efficacité de la thérapeutique. Ces animaux sont produits à cet effet dans une structure agréée qui tient compte de l’éthique animale et assure l’élevage et le suivi quotidien des animaux dans les meilleures conditions de bien-être conformément à la législation et à la règle des 3R.

Impact sur les animaux

Ce projet sera réalisé́ en s’assurant qu’aucune angoisse, douleur ou souffrance inutile ne soit ressentie lors de toute intervention sur les animaux. Une observation quotidienne et une interaction positive quotidienne avec les animaux sera effectuée pour s’assurer de leur bien-être. En cas d’effet inattendu, les traitements appropriés seront mis en œuvre en accord avec les responsables du bien-être animal de notre établissement utilisateur.

Devenir

Ce projet correspond à la succession temporelle de 5 procédures - les 4 premières conduisant à la réutilisation de l’animal pour la procédure suivante, la cinquième et dernière étant terminale. A la fin de chaque procédure, les animaux seront suivis par un vétérinaire pour décider d’enclencher la procédure suivante. Trois procédures sont de classe légère, une procédure de classe modérée (chirurgie) et une sans réveil.

Remplacement

Les procédures ne peuvent être faites que sur l’animal entier car la régulation de la glycémie est liée à une série de réponses biologiques non reproductibles intégralement in-vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux est volontairement réduit car les données sur les animaux témoins ont déjà été obtenues dans le cadre d’un projet antérieur. Cette réduction significative du nombre d’animaux n’induit donc pas une réduction de la significativité statistique alors qu’elle divise par deux le nombre d’animaux impliqués.

Raffinement

Des points limites sont fixés au préalable, et un suivi des animaux est effectué́ de façon très régulière. Les procédures chirurgicales et d’imagerie ont été́ conçues et validées par un vétérinaire en incluant une valence analgésique forte. Les méthodes d’imagerie sont les plus sophistiquées possible à ce jour indépendamment de l’espèce utilisée. La méthode chirurgicale est reconnue comme celle produisant les suites post-opératoires néfastes les plus limités possibles.

Choix des espèces

Le porc s’impose comme un modèle privilégié pour les études en nutrition et neurosciences. En contexte nutritionnel délétère, le miniporc adulte développe une obésité similaire à la pathologie humaine. Les animaux seront des jeunes adultes lorsque leur croissance aura atteint un plateau i.e. > 1,5 an. Ceci se justife par le fait que la condition visée par notre solution thérapeutique est celle de l'obésité chez l'adulte

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 4680
Souffrances
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Devenir
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 4680

4 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Il s'agit d'élever et de faire se reproduire par fécondation in vitro une lignée porteuse d'une forme de nanisme, les femelles recevant des hormones de superovulation puis étant tuées pour prélever leurs ovocytes, les mâles étant tués pour leur sperme. Les animaux porteurs de la mutation expriment eux-mêmes un phénotype pathologique avant d'être sacrifiés. Le porteur affirme que le projet "ne peut pas se faire sans modèle animal" pour valider un futur traitement, et décrit le choix du rongeur par son faible coût de reproduction.

Objectifs

Le but de ce projet est de produire des lots par fécondation In Vitro (FIV), après maintien et superovulation d'un modèle murin de dysplasie spondyloépiphysaire congénitale (lignée SEDc). la collagénopathie de type 2 la plus fréquente. Ces lots seront utilisés afin de développer un traitement contre cette maladie. La SEDc est une dysplasie osseuse génétique qui cause une forme rare de nanisme chez l'être humain (1 naissance sur 100 000). Elle est caractérisée phénotypiquement par une petite taille avec un raccourcissement du tronc et du cou, induisant un risque important d'instabilité au niveau des vertèbres cervicales pouvant provoquer une paralysie. Les patients souffrent également d'anomalies au niveau de la rétine et d’une perte d'audition. Cette pathologie est due à des mutations perte de fonction dans le gène du collagène de type 2.

Bénéfices attendus

Ce projet aura des bénéfices pour l’homme à plusieurs niveaux. Actuellement, il n’existe pas pour cette maladie de traitements qui restaurent une croissance osseuse et qui permette donc aux patients de grandir mais surtout qui élimine les complications dues à cette pathologie. Ce projet pourra donc offrir à long terme des solutions thérapeutiques pour soigner cette maladie. De plus, cette maladie étant encore peu connue, ce projet permettra à court terme de mieux comprendre sa physiopathologie grâce au modèle de souris malades.

Procédures

Les femelles seront injectées avec des hormones qui vont stimuler leurs production d’ovocytes. Ces femelles seront ensuite euthanasiées pour récupérer les ovocytes. Ils seront utilisés pour une FIV avec du sperme récolté à partir d'un mâle qu'il est nécessaire de mette à mort également.

Impact sur les animaux

Avant de réaliser les injections d'hormones et de sacrifier les animaux pour prélever les ovocytes et le sperme, les souris SEDc seront hébergés pendant une à deux semaines et pourront exprimés un phénotype plus ou moins modéré. Ensuite, les femelles de ce projet seront injectées avec des hormones puis seront euthanasiées afin de prélever les ovocytes qui serviront pour les FIV. Les mâles seront également sacrifiés pour prélever le sperme. Avant le prélèvement de sperme et d’ovocytes, une attention particulière sera apportée à chacun des animaux qui seront surveillés quotidiennement. Les animaux seront évalués sur leur aspect physique, leur comportement et leur poids selon une grille d’observation spécifique à ce projet.

Devenir

Tous les animaux seront sacrifiés pour prélever les ovocytes et le sperme afin de réaliser des fécondations in vitro.

Remplacement

Ce projet ne peut pas se faire sans modèle animal car avant de pouvoir envisager un traitement, et de commencer une étude clinique sur les patients souffrant de SEDc, il est nécessaire de démontrer que les molécules choisies ont l'effet attendu au niveau du modèle animal de la maladie et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins finaux. Le nombre d’animaux est calculé selon les protocoles expérimentaux de manière à obtenir le minimum d’animaux par groupe permettant des résultats significatifs et homogènes. Des analyses statistiques ont pour cela été utilisées. De plus, et afin d'optimiser les rendements de la superovulation et des FIV, la dose optimale et l'âge des femelles ont préalablement étés définis pour chaque souche en effectuant des injections préliminaires dose-réponse et par expérience.

Raffinement

Les points limites sont observés pendant toute la durée du projet. Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique au modéle. Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages contenant un enrichissement minimum (bâtons de bois et matériel de nidification).

Choix des espèces

Le répertoire comportemental des rongeurs correspond aux domaines de recherche abordés, contrairement à des espèces présentant un système moins développé. De plus, les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, relativement peu coûteux à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est largement bien caractérisé et très comparable au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de celui-ci un modèle de choix fiable pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats valables pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les demandes et les objectifs scientifiques du projet. Nous utiliserons pour ce projet des femelles âgées de minimum 3 semaines pour les donneuses d'ovocytes (idéalement de 3 à 6 semaines) et des mâles de plus de 10 semaines pour les donneurs de sperme.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 640
Souffrances
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Devenir
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 640

640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent du lithium et diverses molécules par gavage, injection intrapéritonéale, croquettes enrichies ou minipompe implantée sous la peau, avec passages en cage à métabolisme et injection rétro-orbitaire, avant d'être tuées pour analyse des reins. Le projet cherche à comprendre la toxicité rénale du lithium, que le porteur qualifie de traitement "incontournable" du trouble bipolaire. Les atteintes possibles décrites vont de la soif intense à la douleur liée aux injections et aux implantations chirurgicales.

Objectifs

Le trouble bipolaire est une affection à la fois fréquente, touchant 1 à 4% de la population mondiale, et grave, puisque les accès maniaques et dépressifs engagent le pronostic vital en raison du risque suicidaire. Le traitement le plus efficace à ce jour est le Carbonate de Lithium. Cette efficacité incontestée est contrebalancée par des effets secondaires à long terme, et en particulier rénaux. Ceux-ci se manifestent d’abord par une incapacité à concentrer les urines et donc une soif intense, puis à plus long terme par une insuffisance rénale avec l'apparition de microkystes rénaux, pouvant évoluer vers l’insuffisance rénale terminale. Le mécanisme impliquerait un type de cellules particulières du rein, les cellules principales du canal collecteur responsables de l'équilibre de l'eau et du sel, et donc du milieu intérieur, dans l'organisme. Les données de la littérature ont montré une prolifération de ces cellules suite à une exposition à doses thérapeutiques au lithium. Cette prolifération semble médiée par le GDF15, facteur de croissance précédemment connu du laboratoire pour son effet en situation d’acidose. Notre projet vise à déterminer in vitro (sur des cultures cellulaires, dont sphéroïdes 3D) et in vivo sur un modèle d’exposition à long terme (jusqu’à 6 mois) le rôle et les mécanismes de la prolifération de ces cellules dans la progression vers l’insuffisance rénale. L’objectif de ce projet est ainsi de mieux comprendre la toxicité rénale du lithium et de mettre en évidence des pistes thérapeutiques préventives et curatives sur un modèle expérimental avant le développement d’essais cliniques.

Bénéfices attendus

Il s’agit d’un projet original de recherche fondamentale dans le domaine de la physiopathologie. Il vise à élucider certains mécanismes qui sous-tendent la toxicité rénale d’un traitement incontournable de la maladie bipolaire et de proposer des traitements préventifs.

Procédures

Un groupe de 80 souris sera soumis à une mise en cage métabolique pendant une durée de 4heures, chez un animal vigile, à 15 jours, 1 mois, 3 mois et 6 mois du début de la procédure : soit 4 fois par souris. Ces mêmes souris seront soumises à une mesure de DFG : injection rétro-orbitaire de FITC-inuline sous anesthésie à l'isoflurane, puis prélèvements microcapillaires à la queue à 3, 7, 10, 15, 20, 40 et 60 minutes, qui seront réalisées à 1 mois, 3 mois et 6 mois, soit 3 fois par souris. Un groupe de 40 souris sera soumis à un gavage gastrique de mubritinib sur animal vigile quotidien pendant 4 semaines. Un groupe de 40 souris sera soumis à une injection intrapéritonéale de canertinib sur animal vigile quotidienne pendant 4 semaines. Enfin, un groupe de 80 souris sera soumis à une intervention chirurgicale consistant à la pose de minipompes osmotiques sous-cutanées sous anesthésie générale (réalisée par injection intrapéritonéale) : une pose par souris. Les minipompes seront laissées pendant une durée de 4 semaines. Enfin, 400 souris seront nourries par des croquettes enrichies en médicaments données au long cours aux humains (amiloride et lithium) sans autre intervention que le prélèvement d'urines par simple contention et la surveillance de la prise de boissons, d'aliments et du poids.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables des interventions sont connus car déjà testés chez l'animal et utilisés chez l'homme. Le traitement par carbonate de lithium induit une augmentation de la consommation d'eau et de la diurèse ; le traitement par mubritinib peut être responsable d'un inconfort lié au gavage gastrique, il est par ailleurs bien toléré ; le traitement par canertinib peut entraîner du fait de sa voie d'administration des douleurs liées à l'injection intrapéritonéale, il est bien toléré par ailleurs. Le traitement par tolvaptan peut entraîner des douleurs liées à l'implantation sous-cutanée des minipompes. Il est responsable également d'une augmentation de la diurèse et d'une augmentation de la consommation d'eau. La mise en cages métaboliques peut entrainer un stress chez la souris. La mesure du débit de filtration glomérulaire peut entraîner des douleurs au point d'injection du produit.

Devenir

Les souris sont euthanasiées car les prélèvements et analyses sont nécessaires sur les tissus afin d'évaluer l'efficacité des traitements sur l'architecture des reins, la présence de microkystes et de fibrose, et ceci n'est pas possible avec le maintien en vie.

Remplacement

Le projet vise élucider des mécanismes responsables de l’homéostasie cellulaire du rein en réponse à des stimuli physiopathologiques. Ces stimuli sont transduits au niveau de différents tissus/organes en messages hormonaux, humoraux et/ou physiques qui sont perçus par le rein. La réponse rénale quant à elle intègre plusieurs types cellulaires, avec des interactions para et endocrines entre elles. L’analyse d’une telle complexité nécessite de travailler sur des organismes entiers.

Réduction

Pour toutes les procédures expérimentales qui seront mises en oeuvre, le nombre de souris par groupe sera de 10, avec un nombre total de 640 animaux. Ce chiffre correspond à la taille des effectifs établis grâce au calcul du nombre d'animaux nécessaires pour que les tests statistiques soient interprétables.

Raffinement

Afin de réduire au maximum la souffrance des animaux, nous prévoyons de mettre en place des critères d’interruption des procédures expérimentales basés sur des paramètres non invasifs représentatifs de l’évolution de la pathologie tels que la mesure de la variation du poids corporel (Perte de poids de plus de 10 % par rapport à la dernière pesée), la pression artérielle et la surveillance quotidienne du comportement des animaux (paralysie des membres postérieurs, epistaxis, animal prostré, ne bougeant plus). La procédure en cage métabolique concernant la plus faible proportion de souris possible, et sera réalisée après habituation des souris à la procédure sur une très courte période (6h). Enfin, pour limiter la douleur dans la procédure de mesure du débit de filtration glomérulaire (procédure 6), la sédation à l’isoflurane est privilégiée.

Choix des espèces

L’intérêt d’utiliser des souris pour cette procédure est que nous maîtrisons la transgénèse chez ces animaux, et que les modèles transgéniques sont déjà disponibles, sans nécessité de nouveaux élevages et croisement dans une autre espèce. Les expériences sont réalisées chez des souris adultes de 8 semaines pesant 25-30g au début de l’expérimentation. L’âge adulte est nécessaire pour que la néphrogénèse soit totalement terminée. Les animaux sont étudiés jeunes car une exposition longue (6 mois) est prévue dans un groupe d’étude.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Xénopes : 2300
Souffrances
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▲ 1900
▲ 400
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Devenir
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 1900
 400

2 300 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un centre de ressources les produit et les élève pour approvisionner des laboratoires, injectant des hormones à 1 900 femelles pour stimuler la ponte et pratiquant sur 400 autres jusqu'à quatre laparotomies pour prélever des fragments d'ovaire. Les femelles hormonées peuvent être réutilisées, celles opérées à répétition étant ensuite réutilisées pour l'enseignement ou tuées. Le porteur revendique le xénope comme "organisme modèle de choix" et met en avant sa longévité, jusqu'à trente ans, comme argument de réutilisation.

Objectifs

La plateforme est au service de la communauté scientifique travaillant avec le modèle xénope. Elle reprend les activités du Centre de Ressources Biologiques Xénopes qui servait près de 60 équipes de recherche en France depuis 20 ans. Notre unité d’appui à la recherche a pour mission de fournir des animaux à différents stades de développement (œufs, têtards, juvéniles ou adultes) à la communauté de chercheurs utilisant les modèles xénopes. Pour cela, le centre devra produire, maintenir et élever des animaux propres à la vente. Aucun apport extérieur ne sera réalisé, nous maintiendrons le cheptel minimum nécessaire aux besoins de la communauté. Les animaux pourront être produits par reproduction semi-naturelle ou par fécondation in vitro, pour lesquelles des injections d'hormones chez la femelle sont nécessaires. Ces hormones stimulent la ponte et permettent d'obtenir un grand nombre d'oeufs. Par ailleurs, pour répondre aux besoins de certains laboratoires utilisateurs concernant les fragments d'ovaires, il est nécessaire de pratiquer sur les femelles une laparotomie (ouverture de l'abdomen par une incision) sous anesthésie générale. Une fois suturée, les femelles feront l'objet d'une surveillance post-opératoire afin de détecter un éventuel signe de souffance.

Bénéfices attendus

Notre unité d’appui à la recherche a pour mission de fournir des animaux à différents stades de développement (œufs, têtards, juvéniles ou adultes) à la communauté de chercheurs utilisant les modèles xénopes.

Procédures

Puçage (tous) Injection d'hormones (1900) ou prélèvement de fragment d'ovaire par laparotomie (ouverture de l'abdomen par une incision) (400)

Impact sur les animaux

La présence d’un stress est tout de suite visible par l’émission de venin par les glandes épithéliales. Dans ce cas l’expérience est arrêtée immédiatement et l’animal est mis en observation. Après manipulation, les femelles retournent en stabulation dans les animaleries. Le personnel animalier s’assure que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général. En cas de comportement anormal (perte de poids rapide ou progressive de au moins 20%, état de choc associé à de la prostration, nage anormale, lésions ou changement de couleur de la peau entraine la mise à mort de l'animal), le responsable du bien-être des animaux fait intervenir le vétérinaire référent pour décider de la marche à suivre (administration d’analgésiques pour soulager la douleur, ou décision d’euthanasie si l’état ne s’améliore pas au bout de 4 jours).

Devenir

Les femelles xénopes issues de la procédure 1 pourront être réutilisées dans un autre projet ou à des fins d'enseignement : en effet, la durée de vie de ces animaux est très longue (jusqu'à 30 ans) Les femelles issues de la procédure pourront, après avoir subi 4 laparotomies, être réutilisées à des fins d'enseignement ou seront euthanasiées.

Remplacement

les applications des recherches réalisées sur les xénopes nécessitent des observations sur un tissu ou individu entier. Il n’existe pas de modèle mathématique ou in vitro et pour certaines investigations, le xénope s’avère être le modèle le plus adapté (biotechnologies spécifiques disponibles uniquement chez ce modèle).

Réduction

Pour réduire le cheptel nécessaire aux différents besoins de nos utilisateurs, nous pourrons : 1) mutualiser les commandes pour que cela ne nécessite qu’une seule manipulation 2) opérer 3 à 4 fois maximum un seul individu (opérations espacées de quelques mois) et ensuite le destiner à des fins d’enseignement. 3) faire correspondre les pontes demandées par nos utilisateurs au renouvellement des stocks d’individus dans l’animalerie.

Raffinement

Les animaux seront hébergés et élevés dans une animalerie agréée et les procédures seront optimisées. Tout est mis en œuvre pour enrichir le milieu et améliorer le bien-être animal (ne pas isoler longtemps un animal, cacher des aliments “bonus” pour satisfaire leur instinct de recherche de nourriture, installation de cachette). Lors des chirurgies, la douleur sera prise en charge par l'utilisation d'anesthésiques et d'analgésiques appropriés.

Choix des espèces

Le xénope est un organisme modèle de choix pour l’étude des processus biologiques. Il a par exemple contribué de manière déterminante à la compréhension des mécanismes qui sous-tendent le développement embryonnaire. Il fait partie d’une sélection de modèles pour lesquels les approches de génomique fonctionnelle sont réalisables. Par ailleurs, pour l’étude fonctionnelle de canaux ioniques, de récepteurs ou transporteurs, le modèle xénope est très intéressant car les ovocytes sont capables d’exprimer de nombreuses protéines qu’il est ensuite aisé de caractériser grâce, entre autre, à des méthodes d’électrophysiologie. Outre ces caractéristiques, il est facile à élever et à maintenir en laboratoire et des pontes peuvent être obtenues à demande. Les embryons sont nombreux et robustes. Le développement externe permet des analyses non invasives dès la fécondation et à tous les stades. Pour pouvoir obtenir des pontes les animaux utilisés sont des animaux matures sexuellement âgés de 2 ans environ pour X. laevis et 6 mois pour X. tropicalis (le temps de développement de cette espèce est plus rapide).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 4664
Souffrances
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▲ 440
▲ 4224
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Devenir
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 4664

Livrées "supposées gestantes" au deuxième jour de gestation, 4 664 rates vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour provoquer chez elles une prééclampsie, une hypertension de la grossesse, et tester sur elles des traitements. Elles subissent une chirurgie, la pose d'une pompe osmotique sous la peau ou la ligature des artères utérines, 18 heures en cage à urine, douze jours de mesures quotidiennes de la pression par brassard à la queue, une méthode que le porteur dit "légèrement stressante", et des injections sous-cutanées quotidiennes pendant quatre à douze jours ou une injection intraveineuse. Toutes sont tuées au CO2 dans le dernier tiers de leur gestation, pour récupérer leur sang par ponction cardiaque, leurs fœtus, leurs placentas et leurs reins. Le porteur affirme qu'il est "indispensable de mener cette étude in vivo au niveau d'un organisme entier", aucune méthode in vitro ne reproduisant selon lui la prééclampsie.

Objectifs

La prééclampsie est une maladie qui survient pendant la grossesse et qui provoque une hypertension artérielle chez la mère. Les complications pouvant être graves pour la mère et le fœtus, la prééclampsie peut nécessiter le déclenchement prématuré de l’accouchement, entraînant des risques potentiels pour le nouveau-né. Les femmes ayant souffert de prééclampsie et les adultes nés prématurément ont un risque augmenté de maladies cardiovasculaires. Il n’existe pas de traitement spécifique de la prééclampsie. Des études cliniques ont mis en évidence une augmentation (avant même le diagnostic) de la vasopressine (ou AVP) et une diminution de l’apeline circulant dans le sang des mères atteintes de prééclampsie, suggérant fortement que l'AVP et l'apeline jouent un rôle dans le développement de la maladie. De plus, des études chez le rongeur suggèrent un rôle spécifique d’un récepteur, le V2R, dans la maladie et montrent que l'administration préventive d'apeline améliore les symptômes liés à la prééclampsie. Le premier objectif sera donc de comprendre le rôle de l'AVP et de l'apeline dans la physiopathologie de la prééclampsie chez le rat. Pour cela, i) nous évaluerons le rôle de chacun des récepteurs de l'AVP dans la prééclampsie en comparant le modèle préexistant par infusion d'AVP (qui active les trois récepteurs de l'AVP) à un nouveau modèle par infusion de dDAVP (qui a une affinité très élevée pour le V2R), et ii) nous étudierons le rôle du récepteur de l'apeline dans la prééclampsie en utilisant l'antagoniste MM 54, et nous décrirons le rôle de chaque ligand endogène du récepteur de l'apeline. Le second objectif sera d'évaluer le potentiel impact thérapeutique d’un antagoniste du V2R ou/et d’un agoniste du récepteur de l'apeline chez le rongeur atteint de prééclampsie. Pour ce faire, nous utiliserons des peptides qui ne traversent pas la barrière placentaire, c’est-à-dire sans risque pour le fœtus, et qui présentent une haute affinité et une sélectivité absolue pour le V2R ou le récepteur de l'apeline.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de mieux comprendre la physiopathologie de la prééclampsie qui demeure, à ce jour, incertaine. En particulier, ce projet va clarifier le rôle des récepteurs de la vasopressine et l’apeline dans la prééclampsie. Malheureusement, il n’existe pas de traitement spécifique de la prééclampsie, ce qui nécessite le déclenchement prématuré de l’accouchement, entraînant des risques potentiels pour le nouveau-né. Ce projet va donc chercher à développer une stratégie thérapeutique contre la prééclampsie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule intervention chirurgicale qui consistera soit en une intervention courte de 5-10 minutes de pose d’une pompe osmotique sous-cutanée soit en une intervention plus longue de 20 minutes de ligature des artères utérines. Les animaux seront également soumis à un seul prélèvement urinaire qui aura lieu durant 18 heures dans des cages spéciales permettant de recueillir les urines. Les animaux seront aussi soumis à un enregistrement de la pression artérielle par une méthode non-invasive (une fois par jour pendant 30 minutes maximum) durant une période de 12 jours consécutifs. Enfin les animaux seront soumis soit à des injections sous-cutanées répétées (une fois par jour) s’étalant sur 4 à 12 jours maximum, soit à une seule injection intraveineuse.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables relatifs aux chirurgies (implantation d’une pompe osmotique sous-cutanée ou ligature des artères utérines) sont potentiellement une douleur relative à la chirurgie, une infection et/ou une mauvaise cicatrisation au niveau du site chirurgical. Ces effets débuteront lors de la chirurgie, soit 7 jours après la livraison des rates gestantes, et ne devront pas s’étendre au-delà de 72h après la chirurgie. Pour éviter ces effets indésirables la zone sera désinfectée abondamment avec de la Vétidine, un analgésique local injectable sera appliqué au niveau du site chirurgical (Lidocaïne/Laocaïne) et un antidouleur global à action diffuse par voie sous-cutanée (Buprénorphine) sera injecté. Cependant, si une infection est décelée et perdure au-delà de 72h, l’animal sera exclu de l’étude et pris en charge par le vétérinaire de l’installation. Les effets indésirables relatifs au geste quotidien d’injections sous-cutanées sont potentiellement une douleur au niveau du site d’injection et un stress lié à la contention des animaux. Ces effets débuteront 7 jours après la livraison des rates gestantes jusqu’au dernier tiers de leur gestation. Pour éviter ces effets indésirables i) une pommade analgésique local sera appliquée, au préalable, sur le site d’injection, ii) la localisation du site d’injection variera quotidiennement et iii) les injections seront faites dans une pièce au calme sans passage. Les effets indésirables liés aux molécules administrées (inhibiteur de nitrique oxyde synthase, antagoniste du récepteur de l’apeline, AVP, dDAVP, antagoniste du récepteur de l’AVP, agoniste du récepteur de l’apeline) sont décrits dans la littérature et dans nos précédentes études « preuve de concept » et de « toxicité ». Les doses sélectionnées dans ce projet ont été choisies afin de ne pas induire d’effets indésirables chez les animaux.

Devenir

Les rates seront mises à mort durant le dernier tiers de leur gestation par euthanasie gazeuse au CO2 à la fin de chacune des procédures expérimentales afin de récupérer du sang par ponction cardiaque et des tissus d’intérêts (fœtus, placentas, reins) pour des analyses complémentaires.

Remplacement

Nous avons étudié in vitro des molécules d’intérêts pour traiter la prééclampsie (antagonistes du récepteur de l’AVP de type 2 et agonistes du récepteur de l’apeline) afin de sélectionner le plus petit nombre possible de molécules à tester in vivo. Il est indispensable de mener cette étude in vivo au niveau d’un organisme entier car il n’existe pas de modèle in vitro de prééclampsie et car cette étude s’inscrit dans le cadre d’une phase préclinique d’un nouveau traitement d’une pathologie chez l'Homme.

Réduction

Le projet s’intéresse au développement de la préécleampsie dont le paramètre caractéristique est la pression artérielle. Or, la pression artérielle est un paramètre très variable. De ce fait, le nombre minimum d’animaux par groupe calculé afin d’obtenir la puissance statistique nécessaire s’élève à 8 rongeurs par condition différentes. Une des procédures expérimentales a pour but de mesurer la capacité des molécules d’intérêt à passer la barrière materno-fœtale et donc de sélectionner les molécules non-toxiques pour l’embryon, c’est-à-dire celles ne franchissant pas cette barrière. Les résultats sont considérés comme statistiquement significatifs à partir de 5 rongeurs par type d’analyse pour cette procédure. Pour réduire le nombre d’animaux, les doses de molécules thérapeutiques qui vont être étudiées ont été sélectionnées grâce à des études in vitro et in vivo antérieures afin d’être réduites à leur stricte minimum. De plus, nous allons essentiellement réaliser notre étude sur des modèles déjà publiés et bien décrits dans la littérature de prééclampsie, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux à utiliser pour la mise au point de modèles. Enfin, si une des doses de molécule étudiée parait adéquate, toutes les doses indiquées ne seront pas nécessairement testées afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Dès leur arrivée, les animaux seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi pendant 7 jours. Une surveillance quotidienne des animaux par des personnes habilitées et formées sera effectuée. Pour réduire ou supprimer la douleur et le stress relatifs aux administrations sous-cutanées quotidiennes, une pommade analgésique sera appliquée localement sur le site d’injection, la localisation du site d’injection variera quotidiennement et les injections seront réalisées dans une pièce au calme sans passage. Afin de diminuer la douleur occasionnée par les chirurgies, une analgésie locale injectable par voie sous-cutanée (laocaïne) sera utilisée accompagnée par un analgésique global à action diffuse par voie sous-cutanée (buprénorphine). Pendant toute chirurgie, les animaux seront placés sur une plaque chauffante à 37°C, leur rythme respiratoire sera observé avec attention, et ils seront réhydratés avec du sérum physiologique. À leur réveil, les animaux seront remis dans une cage propre en groupe dans un milieu enrichi et étroitement surveillés. Pour réduire ou supprimer la douleur relative aux enregistrements de pression artérielle, nous utiliserons une méthode non-invasive qui consiste à mesurer la pression artérielle et le rythme cardiaque des rongeurs à l’aide d’un brassard placé au niveau de la queue des rongeurs. Cette méthode non-invasive est toutefois légèrement stressante pour l’animal. Pour réduire ou supprimer le stress relatif à cette méthode nous entrainerons donc les animaux quotidiennement entre le treizième jour et le vingtième jour de gestation pendant un temps n’excédant pas 30 minutes par jour. Enfin, bien qu’il n’y ait pas, à priori, de douleur, de souffrance et d’angoisse associées à l’administration des composés, une étroite surveillance quotidienne des animaux sera réalisée à l’aide d’une grille de scoring associée.

Choix des espèces

Le rat est une espèce pertinente pour l’étude de la prééclampsie car plusieurs modèles préexistants ont déjà été publiés et sont largement décrits. De plus, nous avons déjà étudié chez le rat dans des études « preuve de concept » et dans des études de « toxicité » les molécules d’intérêts que nous souhaitons utiliser pour traiter la prééclampsie. Les animaux utilisés seront des rates gestantes. Les rates seront commandées et livrées supposées gestantes au deuxième jour de gestation. Les rates seront ensuite utilisées 7 jours après leur livraison, soit entre le neuvième jour et le vingtième jour de gestation, c’est-à-dire jusqu’au dernier tiers de leur gestation.

  • Formation professionnelle
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 6000
Rats : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 7000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7000

7 000 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent la pose chirurgicale d'un cathéter veineux, des prélèvements sanguins répétés, un séjour en cage à métabolisme sur sol grillagé que le porteur reconnaît de dimensions inférieures à la réglementation, puis un prélèvement terminal sous anesthésie. Le projet sert à mesurer le devenir de médicaments candidats dans l'organisme, en partie dans un cadre de formation professionnelle. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthode substitutive" aux études pharmacocinétiques in vivo.

Objectifs

Après une phase de sélection basée sur des modèles informatiques et des tests cellulaires, les molécules répondant aux critères des programmes de recherche en termes d’efficacité et de sélectivité par rapport aux cibles étudiées, sont évaluées en utilisant des modèles in vitro dérivés de cellules ou de tissus animaux. Les molécules retenues sont ensuite caractérisées in vivo pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques, dans un premier temps, dans les modèles utilisés en pharmacologie ou en toxicologie.

Bénéfices attendus

Les molécules retenues sont caractérisées in vivo pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques, dans les modèles utilisés en pharmacologie, puis au fur et à mesure de la progression de la molécule dans le développement et en fonction du type de molécules testées (molécules biologiques ou petites molécules chimiques), de l’activité pharmacologique du produit et des espèces animales qui seront utilisées en toxicologie

Procédures

Prélèvements sur animaux vigiles : sang : 3 à 6 sur 24h ou bien 9 à 11 sur 28 jours dans le respect des volumes cumulés compatibles avec la pratique vétérinaire, urine-fécès : sur une durée de 24 à 168h maximum Procédure chirurgicale pour pose de cathéters veineux : environ 1h/animal Prélèvements terminaux sur animaux anesthésiés : sang, tissus, liquide céphalo-rachidien.

Impact sur les animaux

Les contraintes/douleurs attendues sont : - la mise à jeun : stress léger de courte durée suite à la mise à jeun. - l'implantation chirurgicale d’un cathéter veineux : douleur per et post opératoire et inconfort post-opératoire. l'administration du composé à tester : stress léger et inconfort transitoire. - le prélèvement urinaire en cage à métabolisme durée de 24 à 168h maximum : stress et inconfort lié à l’individualisation (rat uniquement), dimensions de la cage inférieures à la règlementation et sol grillagé. les prélèvements sanguins répétés : stress et inconfort de courte durée. - les prélèvements sous anesthésie terminale : douleur en cas de laparotomie. - le recueil biliaire après réception des animaux cathétérisés du fournisseur agrée sur 48h max : stress et inconfort car acclimatation réduite, dimensions de la cage inférieures à la règlementation et éventuellement sol grillagé. - le développement d’une pathologie (souris porteuses de tumeur, souris immunodéprimées, souris transgéniques ou non modèles de pathologie d’intérêt) : gêne lors de la croissance de la tumeur, infections opportunistes, impact sur le bien-être animal en fonction du modèle.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés en fin d’étude afin de prélever les tissus et fluides pour évaluer la diffusion du produit étudié dans l’organisme.

Remplacement

Il n’existe pas à ce jour de méthode substitutive aux études pharmacocinétiques in vivo. Les tests in vitro et in silico permettent d’étudier certains aspects de la pharmacocinétique (absorption, métabolisme) mais ne peuvent pas fournir l’ensemble des éléments caractérisant le devenir du médicament dans un organisme vivant depuis son absorption jusqu’à son élimination

Réduction

Afin de limiter le recours aux animaux, les molécules testées in vivo sont sélectionnées sur la base des résultats obtenus dans les modèles cellulaires et informatiques. Le nombre d’animaux utilisés dans les études pharmacocinétiques est basé sur les lignes directrices ICH et se limite au strict nécessaire pour atteindre l’objectif scientifique. Dans le cas des études non réglementaires, une analyse biostatistique réalisée par un expert interne permet d’optimiser les effectifs et les designs d’étude. Par ailleurs, le développement de méthodes de dosage adaptées à des micro-volumes de sang permet de réaliser des prélèvements répétés chez un même animal - souris ou rat - et d’utiliser ainsi moins de rongeurs dans ce projet. La manipulation, les techniques d’administration et de prélèvement sont réalisées selon les bonnes pratiques vétérinaires.

Raffinement

Les conditions d’utilisation des animaux sont encadrées par des recommandations éthiques internes. Les animaux sont hébergés sur de la litière avec enrichissement du milieu. Aliment et eau sont distribués ad libitum et la pièce est éclairée selon un cycle 12h-12h. L’observation des animaux est faite quotidiennement par le personnel de l’animalerie et de l’étude dûment formé à la reconnaissance des signes cliniques en lien avec les services vétérinaires. Les prélèvements terminaux et au sinus rétro-orbitaire sont réalisés sous anesthésie et uniquement lorsqu’aucune autre voie de prélèvement est appropriée. Les cathétérisations sont réalisés sous anesthésie et analgésie adaptées et selon les techniques aseptiques. Les modèles transgéniques ou porteurs de tumeurs dont l’état général peut se dégrader sont suivis cliniquement avec l’application de point limites spécifiques

Choix des espèces

Concernant les études de pharmacocinétiques réglementaires, les espèces utilisées sont les mêmes que celles étudiées dans les études de pharmacologie de sécurité ou de toxicologies. Dans ce cadre, le choix de l’espèce est défini par les lignes directrices internationales (ICH, CHMP, FDA…) sur des bases scientifiques telles que : Les données de pharmacocinétique et métabolisme inter espèces Les résultats des études de toxicologie La cible thérapeutique visés Le(s) véhicule(s) envisagé(s) Dans le cas d’études non règlementaires, les études de pharmacocinétique sont effectuées pour caractériser des composés d’intérêt dans les modèles animaux en support de l’activité pharmacologique. Dans ce cadre, le choix de l’espèce dépend de la cible thérapeutique étudiée et des modèles pharmacologiques développés par les équipes de pharmacologie, à ce stade précoce essentiellement de souris ou des rats.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 648
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 648
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 648

648 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles ingèrent des polluants environnementaux, avec ou sans antioxydants, dans leur eau de boisson pendant environ deux semaines, subissent une ponction sanguine intracardiaque sous anesthésie puis sont tuées pour prélever l'épididyme. Le porteur affirme n'attendre "aucun effet physiologique notable" aux doses employées, tout en classant les procédures en gravité modérée. Il indique qu'il est "impossible de remplacer" l'animal, la seule façon d'obtenir les spermatozoïdes étant de les prélever après la mort.

Objectifs

Les objectifs de ce projets sont les suivants : - déterminer l'impact de la consommations de polluants envirronementaux, à des doses supra-physiologiques mais relativement faibles, sur la qualité globale et nucléaire des spermatozoïdes ; - travailler sur des temps d'exposition courts de l'ordre de 2 semaines, justifiant les doses mentionnées, pour objectiver principalement les événements post-testiculaires au niveau de l'épididyme ; - tester l'efficacité de supplémentations orales antioxydantes sur les effets néfastes des polluants.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont les suivants : (1) affiner les connaissances sur les effets reprotoxiques de polluants fréquents dans l'envirronement, (2) apporter des données nouvelles concernant la susceptibilité des gamètes mâles aux effets nocifs dans l'épididyme, donc après leur production dans le testicule, (3) démontrer l'intérêt de supplémentations orales antioxydantes dans la prévention des dégats nucléaires des spermatozoïdes chez des individus exposés à des stress envirronementaux.

Procédures

Les animaux seront soumis, selon les lots, à trois types d'interventions : apports des polluants et/ou des antioxydants par supplémentation de l'eau de boisson ; prélèvement de sang par ponction intra-cardiaque, sous anesthésie générale; mise à mort dans l'objectif de prélever des tissus et des organes.

Impact sur les animaux

Aux doses faibles utilisées et sur les durées d'exposition prévues pour ce projet, aucun effet physiologique notable, ou effet indésirable, susceptible d'entraîner une altération du bien-être des animaux n'est prévu.

Devenir

A la fin de l'exposition aux molécules souhaitées dans l'eau de boisson, les animaux seront tous mis à mort car il n'existe pas d'autre méthode pour obtenir les spermatozoïdes des souris mâles que d'aller les prélever dans la queue de l'épididyme.

Remplacement

Notre objectif est d'analyser les effets de polluants environnementaux sur la qualité spermatique. Il n'existe pas de modèle alternatif permettant d'aborder de telles questions. Il est donc impossible de remplacer l'utilisation des animaux dans ce projet.

Réduction

Le nombre d'animaux dans chaque lot est réduit au minimum tout en permettant d'appliquer des tests statistiques robustes et en prenant en compte les variations inter-individuelles.

Raffinement

Les molécules seront toutes diluées dans l'eau de boisson, ce qui permet d'éviter de gaver les animaux quotidiennement, minimisant ainsi le stress et l'inconfort associés à une telle procédure, tout en évitant de blesser les animaux. Les souris seront soumises aux observations quotidiennes réglementaires pour la détection éventuelle de signes de douleur.

Choix des espèces

Notre objectif est d'analyser les effets de polluants environnementaux sur la qualité spermatique. Nous utiliserons donc des mâles matures sexuellement (8 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 6240
Rats : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 6000
▲ 1440
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7440

7 440 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des composés candidats et des agents inducteurs par diverses voies pendant deux semaines, avec des prélèvements sanguins sous anesthésie, avant d'être tués pour prélever des tissus. Le projet vise à cribler de nouvelles molécules anti-inflammatoires dans le cadre d'un programme de recherche pharmaceutique. Le porteur annonce peu de signes cliniques hormis des inflammations locales, et affirme que le recours au modèle animal est "indispensable" une fois les molécules validées in vitro.

Objectifs

On dénombre environ 80 maladies immuno-inflammatoires telles que le psoriasis, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. On estime que 5 à 8% de la population mondiale est touchée par une maladie auto-immune, caractérisée par une réponse inadaptée du système immunitaire qui se retourne contre les propres tissus du patient. Notre programme de recherche vise à découvrir des molécules qui agissent via des mécanismes d’action innovants et qui peuvent ainsi représenter des options thérapeutiques pour tous les patients.

Bénéfices attendus

L’objectif ultime est de pouvoir supprimer spécifiquement le mécanisme à l’origine d’une maladie auto-immune, sans impacter le bon fonctionnement du système immunitaire. Ces nouvelles molécules fourniront aux patients des thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices ciblées qui pourront grandement améliorer leur qualité de vie.

Procédures

Dans ce projet, les animaux recevront des agents biologiques et composés par diffrentes voies d'administration définies par la réglementation. L'administration des composés (durée = 1 min/animal) se fera 1 à 2 fois par jour sur une durée de maximale de 2 semaines. L'induction avec des agents biologiques (durée = 1 min/animal) se ferra 1 à 2 fois au cours de l'étude de 2 semaines. Un à deux prélèvements sanguins seront également effectués sur animaux préalalement anesthésiés (durée = 2-3 min/animal) pour suivre la pharmacocinétique des composés testés sur l'ensemble de l'étude de 2 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux ne développeront pas de signes cliniques notoires hormis des inflammations locales légères.

Devenir

Les animaux seront anesthésiés puis euthanasiés pour collecte de tissus

Remplacement

L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro.

Réduction

Nous utilisons des modèles établis dans la littérature que nous utilisons en routine dans notre établissement utilisateur depuis 5 ans. Une analyse statistique rétrospective a permis de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe pour obtenir une distribution normale et présentent une variabilité acceptable. Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude.

Raffinement

Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude et leur environnement sera enrichi avec du materiels de nidification. Afin de pallier l'inconfort lié aux procédures, un programme d'anesthésie sera envisagé. Des analgésiques seront utilisées en cas de signes de douleur. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, une surveillance journalière et des points limites précoces et spécifiques aux modèles ont été établis conduisant à l’arrêt temporaire des traitements ou au sacrifice anticipé de l’animal

Choix des espèces

Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat. Les différents modèles seront mis au point, sur la base de la littérature et sur des modèles déjà bien documentés afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour les mises au point. En accord avec la littérature pour les différents modèles, les animaux seront utilisés au stade adulte afin d’évaluer les composés à visée anti-inflammatoire, sur un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 25680
Souffrances
▲ 5640
▲ 18264
▲ 192
▲ 1584
Devenir
 -
 -
 -
 25680

25 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Elles servent à reproduire une dizaine de pathologies comme l'anaphylaxie, l'asthme, le psoriasis, la septicémie ou le diabète de type 2, au moyen d'injections répétées, de gavages, de nébulisations et de prélèvements sanguins. Le porteur indique que la douleur, inhérente à certains de ces modèles inflammatoires, ne peut pas être prise en charge dans certaines procédures sans interférer avec les résultats. Il affirme que la complexité des interactions entre organes rend l'expérimentation in vivo "indispensable", les retombées thérapeutiques restant formulées comme de simples perspectives.

Objectifs

But : Ce projet a donc pour but d’étudier la contribution des cellules immunes dans les pathologies immuno-inflammatoires et métaboliques et dans l’aggravation des unes par les autres. Il s’agira notamment de déterminer comment certains facteurs régulent le développement et la fonction des cellules immunes dans le contexte des maladies métaboliques. Ces facteurs sont d’une part, certains récepteurs nucléaires, activateurs ou répresseurs transcriptionnels activés par un ligand (un lipide ou un dérivé d’acide gras) ou des récepteurs membranaires.

Bénéfices attendus

Sur le plan fondamental: meilleure connaissance du rôle des récepteurs nucléaires dans les processus pathophysiologiques impliquant le système immuno-inflammatoire Sur le plan appliqué: les mécanismes mis en évidence pourraient ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques. En effet, les récepteurs nucélaires peuvent être ciblés pharmatologiquement par de petites molécules

Procédures

P1 Anaphylaxie. 1. Injection intraveineuse, intrapéritonéale et intradermique. 2. Prélèvement sanguin. 3. Injection intraveneuse ou intradermique. 4. Gavage. 5. Injection intraveineuse. 6 Prise de témpérature (2h). 7 Prélèvement sanguin. P2 Athme. 1. Prélèvement sanguin. 2. Sensibilisation (3-5 nébulisation, injection intransale, intrapéritonéale, ou intratrachélae). 3. Nébulisation (20min). 4. Pléthysmographie (30 min). 5. Prélèvement sanguin. P3 Dermatite atopique. 1. Prélèvment sanguin. 2. Rasage. 3. Application topique. 4. Pose de "" (5X 3-4 jours). 5. Nébulisation (20min) ou injection intranasale. 6. Pléthysmographie. 7. Prélèvement sanguin. P4 Psoriasis. 1. Prélèvement sanguin. 2. Alimentation enrichie. 3. Rasage. 4. Application topique (5). 6 Prélvement sanguin. P5 Hypersensibilité. 1. Prélèvmeent sanguin. 2. Application topique (3). 4. Rasage. 5. Application topique (2). 6 Prélèvement sanguin. P6 Septicémie et P7 Endotoxémie. 1. Prélèvement sanguin. 2. Gavage. 3. Injection intrapéritonéale ou sous cutanée. 4. Prélèvement sanguin. P8 Inflammation stérile. 1.Prélèvement sanguin. 2. Injection intrrapéritonéale. 3. Gavage (3). 4. Injection sous-cutanée. 5. Prélèvement sanguin. P9 Athérosclérose et P10-13 Diabète de type 2 (DT2). 1. Prélèvement sanguin. 2. Alimentation enrichie. 3. Prélèvement sanguin (6). P10-11 DT2. 1. Prélèvement sanguin. 2. Alimentation enrichie. 3. Gavage. 4. Gavage ou injection intrapéritonéale. 5 Prélèvement sanguin (9). P10-12 DT2. 1. Prélèvement sanguin. 2. Alimentation enrichie. 3. Cathétérisation (30 min). 4. Clamp (2h). 5. Prélèvement sanguin. P14 Exercice. 1. Exercice sur tapis de course (4X1h) 2. Prélèvement sanguin. 3. Exercice sur tapis de course (80X1h) 4. Prélèvement sanguin. P15-11-18 NASH. 1. Prélèvement sanguin. 2. Alimentation enrichie ou carencée. 3. Gavage (16). 4. Gavage ou injection intrapéritonéale 5. Prélèvement sanguin (8). 6 Canulation biliaire (1h). 15-11-19 NASH. 1. Prélèvement sanguin. 2. Alimentation enrichie ou carencée. 3. Gavage (16). 4. Gavage ou injection intrapéritonéale 5. Prélèvement sanguin (8). 6 Canulation canal thoracique (1h). P16 Colite. 1. Prélèvement sanguin. 2. Injection Intrapéritonéale ou intrarectale. 3. Prélèvement sanguin. P17 Immunisation. 1. Prélevement sanguin. 2. Injection intrapéritonéale (3). 3. Gavage (8). 4. Prélèvement sanguin.

Impact sur les animaux

La douleur faisant partie de certains processus patholgiques, notamment pour l'inflammation intestinale et les processus allergiques, celle-ci ne peut être prise en charge dans certaines procédures sauf à interférer avec les résultats

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la suite des procédures ou enchaînement de procédures

Remplacement

Les pathologies métaboliques et/ou immunes impliquent de nombreux organes du corps et de nombreux types cellulaires circulant entre ces organes. Comme il est impossible de reproduire la complexité de ces interactions in vitro, l’expérimentation animale in vivo est indispensable pour reproduire de manière aussi réaliste que possible ces pathologies.

Réduction

L’utilisation de conditions les plus standardisées possibles (conditions d’hébergement, âge et sexe des animaux, groupes contrôles appariés, horaires de réalisation des expériences…) et l’entraînement et la dextérité du personnel impliqué dans l’expérimentation permettent de diminuer la variabilité individuelle des réponses des animaux et par voie de conséquence le nombre d’animaux nécessaires par groupe pour obtenir des résultats significatifs. De

Raffinement

L’hébergement dans des conditions sanitaires optimales (exemptes d’organismes -opportunistes etpathogènes spécifiques), l’enrichissement de l’environnement dans les cages (abris et « jeux »), le maintien des interactions sociales, l’utilisation de techniques non invasives, des produits anesthésiques et analgésiques optimaux, et la dextérité du personnel contribuent à réduire le stress durant toute la vie des animaux y compris durant l’expérimentation. Une surveillance quotidienne est également pratiquée.

Choix des espèces

En raison du grand nombre de lignées génétiquement modifiées disponibles et de la facilité relative avec laquelle il est possible d’en créer de nouvelles, la souris a été choisie comme modèle d’étude. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (à partir de 6 semaines), âge à partir duquel le système immunitaire est mature. De plus les pathologies cardiométaboliques sont des pathologies de l'adulte.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 5000
Souffrances
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Devenir
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 5000

5 000 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent dans leur alimentation des mycotoxines puis des additifs censés en neutraliser les effets, avec une prise de sang en fin d'étude et une mise à mort pour prélever sang, contenus intestinaux et organes. Le porteur décrit des atteintes possibles aux yeux, au système digestif, au foie et aux reins, une nage anormale et une perte de poids. Il affirme qu'il est "indispensable" de tester ces additifs sur l'espèce destinataire pour en démontrer l'efficacité auprès de l'autorité européenne, la finalité restant la performance des élevages.

Objectifs

Le projet s'étend sur 5 années dans le but de réaliser des études d'efficacité avec des additifs alimentaires considérés comme bénéfiques pour atténuer les effets négatifs des mycotoxines retrouvées dans les régimes alimentaires, afin de permettre aux animaux d'exprimer au mieux leur potentiel de croissance et de maintenir leur immunité et leur bien-être. Les mycotoxines sont produites sur une large variété de denrées alimentaires avant, pendant et après la récolte. Lorsqu’elles sont présentes en trop grande quantité dans l'alimentation des animaux, une fois ingérées par l’animal, elles peuvent s'avérer toxiques, notamment chez les poissons d’élevage et peuvent avoir des conséquences sur leur santé et leurs performances. Les mycotoxines peuvent affecter très négativement les performances zootechniques et la rentabilité économique des élevages. Les mycotoxines, contaminants courants de l'alimentation humaine et animale affectant la santé et le bien-être, sont des métabolites secondaires de faible poids moléculaire secrétés par des moisissures appartenant principalement aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium. Parmi les centaines de mycotoxines connues, les plus préoccupantes sont les aflatoxines, l’ochratoxine A, les trichothécènes (DON, T-2 toxin), la zéaralénone et les fumonisines. Une des stratégies de prévention aux mycotoxines est l’utilisation d’additifs fixateurs de toxines pouvant être ajoutés à l’aliment afin de réduire l’absorption intestinale des toxines en les liant ou en les transformant en produits moins toxiques. Les enzymes constituent un fixateur de toxines permettant de transformer les mycotoxines en composés moins toxiques conduisant à une amélioration des performances des animaux. Les études in vivo vont faire appel à des procédures expérimentales entrainant notamment l’utilisation de régimes alimentaires contenant des mycotoxines à des teneurs contrôlées afin d’être représentatifs des régimes alimentaires distribués en élevage aquacole. De ce fait, aucun effet négatif supplémentaire sur le bien-être des poissons ne sera engendré. Ces régimes seront distribués afin d’induire des changements sur la performance, l’ingestion, la réponse immune, l’état de santé intestinale, l’utilisation et le métabolisme des nutriments qui serviront à évaluer l’impact des additifs sur les changements induits par les mycotoxines.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront d’identifier et de mieux appréhender le fonctionnement et l’efficacité de molécules à détoxifier des contaminants courants de l’alimentation des animaux et par conséquent à améliorer la nutrition et la santé animale. En effet, l'un des principaux défis de la détoxification des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, et en particulier des mycotoxines, est la spécificité de l’additif détoxifiant à éliminer ou à neutraliser efficacement l'effet toxique du contaminant de l'aliment sans produire d'autres métabolites dangereux et, d'autre part, à ne pas altérer et, idéalement, améliorer les valeurs nutritionnelles de l'aliment. Une diversité de réponses physiologiques peut être observée en fonction de la nature des mycotoxines, de leur concentration et des espèces de poissons qui les ingèrent. Ce projet contribuera à caractériser l’efficacité de chaque additif utilisé en prévention aux mycotoxines sur les changements induits an niveau des performances, de l’ingestion, de la réponse immune, de l’état de santé intestinale, et de l’utilisation des nutriments.

Procédures

Prises de sang unitaires au niveau de la veine caudale en fin d’étude (pas plus de 10% du volume sanguin circulant estimé à 40 ml/kg de poids corporel est prélevé en une seule fois, soit 100 µl pour un poids estimé à 250 g)

Impact sur les animaux

Changement comportementaux (nage anormale), morphologqiues et de couleur de la peau. Perte de poids, ralentissement de la croissance en cas de réduction de l'ingestion alimentaire (refus alimentaire) pendant toute la durée de l'étude. Dommages aux niveaux des yeux, du système digestif, hépathique et rénal.

Devenir

A la fin de chaque procédure expérimentale, les animaux sont mis à mort pour le prélèvement d'échantillons biologiques (sang, contenu intestinaux,organes).

Remplacement

La recherche expérimentale mise en oeuvre pour étudier la réponse aux mycotoxines, du groupe des fumonisines ou d'autres groupes, susceptibles d’être présentes dans les rations alimentaires des poissons, nécessite le développement de détoxifiants spécifiques comme les enzymes qui vont entrer dans la composition des aliments afin de réduire ou d’éliminer les effets négatifs des toxines chez les espèces aquatiques. Lors du processus de développement et d’enregistrements de ces additifs alimentaires, il est indispensable de tester l’efficacité des additifs développés sur l’animal auquel il est destiné, cela afin d’en démontrer l’efficacité et l’innocuité auprès de l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui autorisera la mise sur le marché pour l’alimentation animale dans la catégorie des substances pour la réduction de la contamination des aliments par les mycotoxines pour animaux (code EFSA 1m03). En outre, les données recueillies dans le cadre de cet essai seront utilisées pour développer des stratégies de réduction toxicologique pour les espèces aquatiques.

Réduction

Une analyse statistique, spécifique du produit à tester est réalisée en amont sur la base d’études antérieures afin de déterminer le nombre minimum d’échantillons permettant d’obtenir cette différence significative (puissance de l’expérience) et donc de réduire le nombre d’animaux à utiliser dans les différentes études à venir. De plus, le raffinement appliqué aux études limitera le nombre et la diversité des échantillons prélevés à la seule finalité de l’étude. Selon, le protocole de l’étude, le nombre de traitements, et la distribution normale ou non de la population, un test paramétrique (Fischer ; t-test, etc.), non paramétrique (Kruskal-Walli, etc.) ou une analyse de variance à un ou plusieurs facteurs seront réalisés et suivis d’un test de comparaison multiple (Newman-Keuls, Bonferonni, Duncan, etc.) permettant de classer les moyennes des différents traitements. D’autres méthodes de test statistique sont susceptibles d’être utilisées, en fonction des paramètres étudiés.

Raffinement

Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours d’une étude, les truites arc en ciel sont sédatées à raison de 40 mg de MS-222/L ou/et anesthésiées à raison de 80 mg de MS-222/L et tamponné avec la double quantité de bicarbonate de sodium (BS) Les densités restent inférieures à 80 kg de poissons/m3. La capture et le stress dus à la sortie des bassins pour la pesée par groupe des animaux et pour les prises de sang (approche ventrale) sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour poser l’animal sur le support de contention et d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne « Geste technique sur animaux vivants : prises de sang » qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux (température…) ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur (Arrêté du 01/02/2013). Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères.

Choix des espèces

Les additifs alimentaires développés sont destinés à être incorporés dans les aliments destinés aux poissons. Il peut s’agir de la truite qui fait partie de la famille des salmonidés, utilisée comme modèle pour les poissons d’eau froide. Truites : tous les stades du cycle de vie peuvent être utilisés et généralement entre 50 g et 250 g.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 576
Souffrances
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▲ 576
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Devenir
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 576

576 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales, des traitements par injection et des séances d'imagerie sous anesthésie, la radiothérapie pouvant provoquer une nécrose de la tumeur, avant d'être tué pour prélever la tumeur et les organes voisins. Le porteur prévoit une grille de score entraînant la mise à mort au-delà de six points ou d'un volume tumoral de 1 500 mm3. Sur le remplacement, il affirme que l'étude de la réponse immunitaire à la radiothérapie impose le recours à l'animal.

Objectifs

Le cancer est désormais la première cause de mortalité dans les pays développés, devant les pathologies cardiovasculaires. L’impact du microenvironnement tumoral, notamment la présence de cellules immunitaires agressives, sur le développement tumoral est aujourd’hui clairement établie. La présence de ces cellules immunitaires (e.g. les lymphocytes T régulateur (Treg)) favorise l’échappement tumoral qui promeut le caractère agressif et invasif des cancers. L’objectif de ce projet est de développer de nouvelles sondes théranostiques (combinant des propriétés d’imagerie et de thérapie) pour évaluer la présence de ces cellules immunitaires au sein des tumeurs au court de divers traitements (radiothérapie, immunothérapies…), et également cibler spécifiquement ces cellules pro-tumorales dans le cadre de stratégies thérapeutiques (e.g. radiothérapie interne vectorisée). Cela permettra d’adapter les traitements de façon la plus individualisée possible à chaque patient grâce à un examen non-invasif d’imagerie moléculaire.

Bénéfices attendus

Le développement de nouveaux agents d’imagerie permettra à terme de réaliser ou affiner le diagnostic chez l’homme mais également de suivre l’efficacité des traitements tout en utilisant des méthodes non invasives. Ce projet aboutira également au développement de traceurs théranostiques permettant une utilisation diagnostique et thérapeutique ciblant les Treg, acteurs majeurs de l’agressivité tumorale, de l’invasion métastatique et de la résistance aux traitements.

Procédures

Les animaux subiront des injections de cellules par voie sous-cutanée (injection unique, 5 minutes sous anesthésie). Des traitements seront également administrés à certains animaux par voie intrapéritonéale ou intraveineuse (injections quotidiennes sur 15 jours maximum, 15 secondes de contention maximum par animal). Enfin, les animaux subiront des imageries in vivo (SPECT/CT, session d’imagerie de 45 minutes sous anesthésie maximum répétée une fois par semaine sur 8 semaines maximum).

Impact sur les animaux

Les animaux porteurs de tumeurs seront observés quotidiennement et suivis 3 fois par semaine depuis l’implantation des cellules. La pousse tumorale en SC peut occasionner une gêne à la mobilité qui sera évaluée. La radiothérapie peut entrainer l’apparition d’une nécrose tumorale de surface. Généralement cette nécrose est « sèche » et n’est pas associée à de la douleur. Cependant si cette nécrose était responsable de douleur (évaluée par palpation de la tumeur nécrosée) et /ou une taille de tumeur supérieure à 1500 mm3 les souris seraient sacrifiées. Les observations faites lors de la procédure 1 permettront d’adapter les points limites pour les procédures suivantes. Toute observation anormale sera répertoriée et suivie de mesures. Les critères d’arrêt du protocole par rapport à la souffrance et les points limites seront déterminés suivant le tableau en annexe 1. Si le score obtenu est > 6 points, l’animal sera sacrifié. Des mesures proactives seront systématiquement prises en cas de score compris entre 2 et 6 : notamment une supplémentation en nourriture en gelée si une perte de poids était observée, injection sous-cutanée de sérum physiologique en cas de déshydratation, une augmentation de la fréquence d’observation des animaux si des problèmes respiratoires ou des problèmes comportementaux étaient observés.

Devenir

L’analyse du microenvironnement tumorale nécessite le prélèvement de la tumeur et des organes avoisinants. L’analyse de la biodistribution des différents traceurs radioactifs nécessite également le prélèvement de différents organes justifiant ainsi le recours à l’euthanasie de tous les animaux inclus dans ce projet.

Remplacement

Etant donné que nous allons évaluer l’effet des modalités d’administration de la radiothérapie sur la réponse immunitaire, il nous est nécessaire de réaliser notre étude sur des modèles animaux. Le REMPLACEMENT des animaux est donc impossible pour cette étude. Toutefois l’étude préalable des molécules d’intérêts sur culture cellulaire permet de s’affranchir de l’utilisation d’animaux non justifiée (REMPLACEMENT)

Réduction

En comparaison avec une étude de « classique » qui nécessite l’euthanasie des animaux à chaque point de temps examiné, l’imagerie nous permet de répéter l’imagerie à différents temps chez le même animal et donc de REDUIRE le nombre d’animaux d’autant.

Raffinement

Les souris seront maintenues dans des cages de 10 individus en présence d’enrichissement. Les irradiations seront réalisées sous anesthésie gazeuse et aucune toxicité n’est attendue aux doses utilisées. Enfin, la totalité des procédures d’imagerie impliquant les animaux (injection intraveineuse, sous-cutanée et imagerie) sera réalisée sous anesthésie suivie d’un réveil sous lampe chauffante pour réduire l’inconfort potentiel à son minimum permettant ainsi le RAFFINEMENT de l’étude.

Choix des espèces

Du point de vue scientifique, la souris reste le modèle de choix dans les études de l’activation du système immunitaire. La prise tumorale dans des souris avec un fond génétique stable est homogène permet, sur un nombre d’animaux relativement réduit, de traiter l’ensemble du groupe au même moment. Ainsi il faut prévoir seulement 20% d’animaux supplémentaires au moment du greffage des tumeurs. L’utilisation de cellules cancéreuses syngéniques des souris permet d’étudier la réponse des cellules immunitaires à la présence de cellules cancéreuses d’un même fond génétique. C’est pourquoi les tumeurs CT26 ou 4T1 seront greffées sur des souris Balb/c et les tumeurs MC38 sur des souris C57Bl/6. Des souris de 8 semaines de manière à avoir un système immunitaire mature et un poids corporel > 20 g seront utilisées.