Procédures sévères
Modèle de rat pour l’étude préclinique de la néphropathie et la neuropathie diabétiques
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
- Système urogénital
1 050 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur retire un rein par une chirurgie décrite comme invasive et douloureuse, avant des traitements répétés par gavage ou injection, des tests de sensibilité de la voûte plantaire, des mesures de filtration glomérulaire et un hébergement en cage métabolique, pour constituer un modèle des complications du diabète. Le porteur reconnaît que l'ablation d'un rein aggrave la maladie, que des oedèmes peuvent apparaître et que les gestes répétés génèrent un "stress chronique". Il présente ce modèle comme une offre destinée à un "client" pour "implémenter le marché" de nouveaux traitements, et affirme que la neuropathie diabétique n'est pas reproductible in vitro.
Objectifs
Le diabète de type 2, associé à l’obesité, est associé à de nombreuses commorbidités telle que la neuropathie et la néphropathie diabétique. La neuropathie diabétique est une conséquence invalidante du diabète entraînant des conséquences sur la santé et la qualité de vie des patients. Elle se traduit par de l’incontinence fécale et urinaire, des désordres gastrointestinaux, des douleurs chroniques, entre autres. La conséquence la plus grave étant les altérations nerveuses au niveau cardiaque pouvant entrainer des arythmies. La néphropathie diabétique touche 20 à 40% des patients atteints de diabète (type 1 ou type 2). On observe dans d’abord un stade d’hyperfiltration rénale. Des lésions rénales précoces vont se mettre en place afin de normaliser le stade d’hyperfiltration rénale. Ces processus finissent par s’aggraver avec le temps et entrainent à terme une albuminurie et une protéinurie. La filtration glomérulaire finit par atteindre un stade d’insuffisance rénale entrainant une dialyse à vie. L’altération de la fonction rénale a des conséquences très importantes sur les fonctions cardiovasculaires augmentant le risque de maladies cardiovasculaires. La maladie du foie gras, ou NASH (non-alcoolic steatohepatitis), touche 25 à 30% de la population générale et ce chiffre va augmenter dans les prochaines années. Cette maladie a pour conséquences principales une évolution vers la fibrose hépatique puis la cirrhose voire le cancer du foie. Cette atteinte augmente également le risque cardiovasculaire. Aujourd’hui, aucune stratégie thérapeutique efficace n’est envisagée ou prescrite dans le cadre de ses commorbidités. Les seules stratégies envisagées sont le contrôle de la glycémie par les anti-diabétiques classiques et des recommandations diététiques et/ou le traitement par anti-dépresseurs dans le cas de la neuropathie. Ainsi, la mise en place d’un modèle animal présentant ces différents aspects de la maladie permettra au client de tester des molécules anti-diabétiques sur ces comorbidités ou bien de tester des molécules hépatoprotectrices, néphroprotectrices ou neuroprotectrices afin d’implémenter le marché de nouveaux traitements. L’objectif de ce projet est de proposer un modèle préclinique présentant les caractéristiques de la NASH, de la neuropathie et de la néphropathie. L'amélioration du risque cardiovasculaire est également évalué pour démontrer l'efficacité des traitements. Un seul traitement ou une combinaison de deux traitements sera testé.
Bénéfices attendus
En proposant un modèle de rat d’étude préclinique de neuropathie, de néphropathie diabétiques et de NASH, nous ouvrons notre catalogue de modèle préclinique à ces comorbidités du diabète qui aujourd’hui ne disposent pas de traitements efficaces et qui ont pourtant des conséquences dramatiques sur la vie du patient. Également par la mise en place de modèle, nous permettrons d’éclaircir les mécanismes mis en place pour le développement de la pathologie et nous permettrons ainsi un gain de connaissance.
Procédures
La chirurgie consistant à retirer un rein se déroule en plusieurs étapes et dure environ 30 minutes. Elle n'est réalisée qu'une seule fois, au cours de la phase précoce du diabète de type 2, elle débute la phase expérimentale. Les animaux subiront différents prélèvements de sang au cours de la procédure en respectant la fréquence et le volume par prélèvement fixés par la réglementation. Un prélèvement de sang dure moins d'une minute. Les animaux seront traités avec des molécules à viser therapeutiques par gavage, injections sous cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuses régulières, par le régime ou par mini-pompe osmotique sous cutanée. Une administration dure moins de 30 secondes. Les animaux subiront également un électrocardiogramme ou une échocardiographie (une seule fois) pour évaluer les paramètre cardiaque. Ils subiront un test de tolérance au glucose oral d'une durée de 2,5 heures une seule fois. L’analyse de la sensibilité mécanique et thermique au niveau de la voûte plantaire sera réalisée 5 fois maximum avec un temps de 5 minutes entre chaque mesure. La mesure de débit de filtration glomérulaire sera réalisée deux fois, en début et en fin de procédure, sur une durée de 3 heures. La récolte d'urine ou de fecès par l'utilisation de cage métabolique se fera une seule fois, en fin de procédure, sur 18 heures.
Impact sur les animaux
1 – l’induction de la néphropathie diabétique : La chirurgie est invasive et douloureuse pour l’animal. La cicatrisation est plus difficile chez un animal diabétique et nécessite un suivi particulier. Le système rénal et urinaire est déjà modifié par le diabète, retirer un rein accélère et aggrave la maladie. Des oedèmes peuvent apparaître au niveau des pattes suite à la retention d'eau qui peut être observée chez ce modèle de rats présentant une néphropathie diabétique. 2 - Les mesures réalisées : aucun effet indésirable est attendu après le test de tolérance au glucose et les prélèvements de sang associés, l’électrocardiogramme, la pléthysmographie caudale ou l'échocardiographie. L’analyse de la sensibilité mécanique au niveau de la voûte plantaire peut induire un inconfort ou possiblement une douleur. La mesure de débit de filtration glomérulaire nécessitant une anesthésie gazeuse et une injection intraveineuse à la veine caudale entraine des conséquences sur la prise alimentaire et hydrique les heures suivant le réveil ou la survie si l’animal ne répond pas bien à l’anesthésie. Enfin, la cage métabolique, où l’animal est isolé et dans une cage sans litière peut induire un stress et modifier le comportement de l’animal. 3 – Les traitements : le geste de traitement, i.e. gavage, injection sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse, réalisé à répétition génèrent un stress chronique. Après chaque geste technique, l’état de l’animal sera surveillé : apathie, prostration, agressivité, etc.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure, ce qui permettra de collecter le sang et les organes et faire des analyses biochimiques plus poussées afin d'évaluer l'efficacité des traitements réalisés
Remplacement
Le diabète est une pathologie touchant de nombreux organes et la neuropathie, la néphropathie et la NASH sont des conséquences de ce dérèglement multi organique. La neuropathie diabétique n’est pas mimable in vitro. La néphropathie diabétique peut être étudiée à partir de culture de cellules rénales in vitro mais le modèle est discutable car il ne mime par réellement l’organisation cellulaire du rein. La NASH associée au diabète peut être étudiée in vitro à partir de système sphéroïdes ou organoïdes et sont actuellement mis en place au sein de la société.
Réduction
Toutes les procédures nécessaires à la caractérisation de la pathologie, de ses commorbidités ou sa résolution, le cas échéant, seront réalisées sur le même animal afin de réduire le nombre d'animaux inclus dans l'étude. D’autre part, nous réduisons le nombre d’animaux du groupe de rats sains, non diabétiques. Compte tenu de l'hétérogénéité des paramètres mesurés et pour pouvoir conclure sur l'efficacité d'un traitement en terme de puissance statistique, un nombre de 10 points mesurés et donc un nombre de 10 animaux par groupe au minimum est nécessaire.
Raffinement
Les animaux seront, en première phase expérimentale, au cours des stades précoces du diabète, hébergés par deux pour respecter les normes d’hébergement compte-tenu du poids et puisque le rat est un animal social. De l’enrichissement est également ajouté dans les cages d’hébergement afin de répondre aux différents besoin des rats. Une double litière sera déposée en fond de cage pour éponger l'urine produite au maximum et garantir le confort de l'animal. La chirurgie sera réalisée selon un protocole d'anesthésie et d'analgésie adaptée. Après la chirurgie, le bien-être de l’animal sera suivi quotidiennement (mesure du poids, comportement) par les personnes qui ont réalisées la procédure et faisant parties de la structure chargée de la santé et du bien-être animal (SBEA). Après la chirurgie et jusqu'en fin d'étude, des changements significatifs dans le comportement des rats peuvent être annonciateurs de douleur : une démarche altérée ou une posture recroquevillée ou une déshydratation/perte d’appétit ou les yeux mi-clos ou une absence de selles ou une absence de comportement de toilettage ou à l’inverse un léchage excessif de la zone opérée entraineront un examen clinique poussé par le personnel qui a réalisé la procédure chirurgicale et la SBEA. Si l’état clinique de l’animal venait à se dégrader et atteindre plusieurs des points limites suivants sur plusieurs jours: hypothermie, prostration, perte de poids supérieurs à 20%, ce dernier serait euthanasié sous un protocole d'anésthésie associée à de l'analgésie. En raison de l’évolution rapide de la pathologie, avec une apparition de cécité sur les stades avancés, les animaux seront visités de façon quotidienne et des mesures d’approches et de préhension seront adaptées pour ne suprendre et stresser l'animal. En cas de déshydratation, une injection sous cutanée de solution hydratante est envisagée. En cas d’hypothermie, l’animal peut être placé en armoire chauffante. Les prélèvements de sang effectué en cours d’étude comme cela est le cas au cours du test de tolérance au glucose se feront en respectant les volumes préconisés par les règles éthiques. Une phase d'habituation sera réalisée pour la mise en cage à métabolisme, la mesure de sensibilité thermique et mécanique (sans stimulation) pour limiter le stress de l'animal. En cas d'apparition d'oedème, la patte concernée sera massée et mobilisée quotidiennement jusqu'à disparition de l'oedème comme préconisé par notre vétérinaire.
Choix des espèces
La souche de rats utilisés au cours de ce projet sont des rats qui développent rapidement un obesité et un diabète de type 2. Comme la maladie se développe relativement vite, les animaux seront commandés à 4 semaines d’âges car à cet âge, ils n'ont pas encore de signes associés au diabète et peuvent voyager sans crainte. Ils seront étudiés jusqu’à 10-15 semaines d’âges c’est-à-dire les stades les plus avancés de la maladie.
Ménopause modélisée chez le rat pour l’étude de composés pharmacologiques
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
900 rates vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une ablation des deux ovaires sous anesthésie pour modéliser la ménopause, puis reçoivent des composés à tester pendant parfois six mois, avec cystométrie de quatre heures après pose d'un cathéter intravésical et prélèvements de sang et d'urine. Le porteur indique un inconfort possible après chirurgie et administration, et précise que les interventions varient selon les recommandations d'un partenariat avec une entreprise pharmaceutique. Il affirme que la rate ovariectomisée est le "modèle de choix" et qu'aucun modèle in vitro pertinent ne rend l'usage d'animaux vivants évitable, qualifié d'"indispensable".
Objectifs
La ménopause est un événement physiologique qui survient entre 45 et 55 ans chez la femme, et qui correspond à l’arrêt du fonctionnement ovarien entraînant un arrêt de la production de progestérone puis des œstrogènes, marquant ainsi la fin des menstruations et donc de la fertilité. Cette carence en œstrogènes peut se manifester par des symptômes pouvant affecter la qualité de vie des patientes tels que des bouffées de chaleur, des modifications génitales, des dysfonctions sexuelles et urinaires. C’est aussi une période où, des pathologies potentiellement graves peuvent survenir du fait des changements hormonaux et de l’avancée en âge (fractures ostéoporotiques, maladies cardiovasculaires, cancer). Un traitement hormonal de la ménopause (THM) destiné à remplacer les œstrogènes et la progestérone qui ne sont plus produites par l’organisme, constitue le traitement le plus couramment prescrit aux femmes ménopausées. Cependant, depuis 2002, plusieurs études ont rapporté des effets indésirables graves dont un risque accru de cancer du sein et de l'utérus, et de maladie cardiovasculaire. Ainsi depuis 2003, il n’est plus recommandé d’utiliser un THM de façon systématique ou à titre préventif. Afin de soulager leurs symptômes, certaines femmes sont aussi tentées de se tourner vers des solutions alternatives, dont les potentiels risques ne sont pas encore connus. Dans ce contexte, il est donc nécessaire de conduire une recherche préclinique intensive visant à mettre en évidence et/ou à développer un traitement des symptômes de la ménopause efficace et offrant une sécurité d’emploi optimale. À ce titre, la rate ovariectomisée s’avère être un modèle préclinique de choix pour la compréhension des événements physiopathologiques associés à la ménopause et pour le développement de nouvelles thérapies efficaces. Des études préalables ont d’ailleurs montré, une diminution du taux d'œstrogènes circulants chez la rate ovariectomisée, imitant les modifications physiologiques post-ménopausiques humaines.
Bénéfices attendus
Depuis la parution de l’étude montrant les risques des traitements THM, moins de 6% des femmes ménopausées prennent actuellement ces traitements. Certaines femmes se tournent donc vers des solutions alternatives dont on ne connaît pas toujours les risques. Il est donc nécessaire d’identifier ou de développer des traitements efficaces qui offrent une sécurité d’emploi optimale. Cette étude vise à évaluer l’efficacité, et dans certains cas les effets indésirables, des nouveaux candidats médicaments dans la prise en charge des symptômes chez les femmes ménopausées, dans un modèle animal validé.
Procédures
Les animaux vont avoir une ovariectomie bilatérale sous anesthésie afin de modéliser la ménopause chez la femme. Cette opération est faite une seule fois au début de l'étude dure au maximum une demi-heure. Ensuite, les animaux seront traités par le composé à analyser ou ses contrôles, la fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (généralement moins de 6 mois). Tout type d’administration dure moins d’une minute sur un animal vigile, et moins de 30 min si l'administration nécessite une anesthésie. Une cystométrie peut être faite pour évaluer l'effet du composé administré, l’expérience dure 4 h au maximum, précédée de l’implantation d’un cathéter intravésical. Enfin, des prélèvements de sang, d’urines ou d'organes après sacrifice pourront être envisagés. Chaque prélèvement de sang durera moins de 3 minutes. Une collecte d’urine se fait en cage à métabolisme et en moins de 24h. A noter que tous les animaux n’auront pas forcément toutes ces interventions. En effet, les interventions seront limitées selon leur pertinence et selon les recommandations dans le cadre d’un partenariat avec une entreprise pharmaceutique.
Impact sur les animaux
L’ovariectomie et l’implantation de cathéter sont réalisées sur des animaux anesthésiés, sous antalgiques et avec une antibiothérapie prophylactique. Toutefois, une sensation d’inconfort peut apparaître chez l’animal après ces procédures. De même, l’administration des composés ou les prélèvements sanguins et ou d’urine peuvent entraîner un stress et ou une sensation d’inconfort chez les animaux.
Devenir
Les animaux seront ovariectomisés afin de mimer la ménopause et vont être traité avant ou après par les composés à évaluer. L’efficacité des nouveaux traitements vont être évalués par cystométrie, et ou par l’analyse des différents prélèvements de sang, d’organe ou d’urine. Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l’étude.
Remplacement
La rate ovariectomisée est le modèle préclinique de choix pour la compréhension des événements physiopathologiques associés à la ménopause et pour le développement de nouvelles thérapies efficaces. Une diminution du taux d'œstrogènes circulants est observée chez la rate ovariectomisée, imitant les modifications physiologiques post-ménopausiques humaines. A ce jour, il n’existe pas de modèle in vitro pertinent rendant ainsi indispensable l’utilisation d’un modèle intégré faisant appel à des animaux vivants.
Réduction
Une analyse de puissance statistique a été réalisée afin de réduire au minimum le nombre de rats par groupe. De plus, une réduction du nombre d’animaux en testant 2 composés à la fois sera mise en place lorsque cela s’avèrera possible, afin d’éviter des tests en doublon pour les groupes non traités ou traité par molécule de référence.
Raffinement
Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible : les rats sont hébergés par 2 animaux par cage quand cela est possible, afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. Un suivi quotidien de tous les rats sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). Ensuite,des points limites sont fixés afin que les zootechniciens puissent signaler aux responsables des soins et du projet l’apparition des critères nécessitant les traitements nécessaires pour arrêter les souffrances. Tous les actes chirurgicaux se font sous analgésie et anesthésie générale, et un traitement antibiotique est aussi mis en place pour éviter toute complication infectieuse. A noter que toutes les procédures expérimentales ne seront pas forcément appliquées aux animaux. Les procédures expérimentales appliquées à chaque groupe de rats seront attribuées en fonction de leur pertinence et selon les recommandations dans le cadre d’un partenariat avec une entreprise pharmaceutique.
Choix des espèces
L’expérimentation animale est nécessaire pour l’étude de modifications physiologiques multi-symptomatiques consécutives à la diminution des hormones féminines à la ménopause. Les rongeurs sont ainsi le modèle le plus utilisé en recherche et limitent l’utilisation de gros animaux tels que le chien. De plus ces derniers présentent comme chez la femme une ovulation spontanée contrairement au lapin qui a une ovulation provoquée suite à un accouplement. Par ailleurs, les évaluations incluses dans le cadre de ce projet sont plus faciles à réaliser chez le rat, par rapport à la souris. Concernant l’analyse des données de miction spontanée, la vessie du rat a une capacité plus importante et permet de faciliter l’analyse de la mesure du volume uriné. Des rates adultes de plus de 6 semaines sont employées, âge auquel les organes sexuels sont à maturité. Ce choix est justifié par la littérature scientifique.
Utilisation d’une lignée de souris transgénique AARE-LUC pour identifier les inducteurs et les tissus cibles de la voie eIF2α-ATF4
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1 035 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré sévère. Cette lignée transgénique brevetée exprime un gène rapporteur luminescent servant à visualiser l'activation d'une voie de signalisation selon le régime alimentaire, au moyen de prises de sang sur animal vigile, d'injections de luciférine, d'imagerie sous anesthésie, d'un jeûne jusqu'à seize heures et d'un hébergement individuel. Le porteur affirme pourtant que les souris "ne présentent pas de phénotype dommageable" et décrit des atteintes qu'il qualifie de limitées, en contraste avec la gravité sévère annoncée pour la totalité des animaux. Parmi elles, 105 souris sans transgène fonctionnel sont tuées d'emblée et 930 après deux procédures, le porteur jugeant "indispensable" d'expérimenter sur l'animal pour tenir compte du métabolisme entier.
Objectifs
Afin de pouvoir étudier le rôle joué par la voie de signalisation eIF2α/ATF4 au niveau de l’animal entier, nous avons généré une lignée de souris transgénique qui exprime le gène rapporteur luciférase sous le contrôle de séquences de fixation du facteur de transcription ATF4. Cette lignée de souris a été breveté et constitue un outil de choix pour visualiser le stress nutritionnel ou pharmacologique au niveau de l'animal entier. Notre objectif avec cet outil murin transgénique est de mieux caractériser les conditions d’activation de cette voie de signalisation dans l’espace et dans le temps en fonction du régime nutritionnel ou du traitement pharmacologique.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de mieux comprendre chez les mammifères les effets de la consommation d’un régime déséquilibré en acides aminés ou d’un traitement avec un inducteur pharmacologique. Dans ce but, les souris transgéniques bioluminescentes sont un outil de choix pour situer dans l’espace (identification des tissus et cellules cibles) et dans le temps (chronologie d’activation en fonction des sites) l’activation de la voie eIF2α-ATF4 dans des conditions de carences nutritionnelles en acides aminés ou lors d’un traitement pharmacologique par la mesure de la bioluminescence au niveau du corps entier de l’animal vigile, de l’expression (immuno-histochimie) et/ou de l’activité de l’enzyme codée par le gène rapporteur luciférase dans les tissus cibles.
Procédures
Des prises de sang pourront aussi être réalisées sur animal vigile au niveau de la veine submandibulaire (1 min par souris) à l'aide de microlancettes spécifiques. Elles seront réalisées avant et après le protocole nutritionnel en alternant le côté du prélèvement. Pour visualiser l’activité luciférase en utilisant un appareil d’imagerie bioluminescente (10 min par souris), les animaux seront injectés avec de la luciférine (10 sec par souris), anesthésiés sans effets indésirables (15 min par souris). Pendant toute la durée d'adaptation au régime contrôle (7 jours) et d'expérimentation (96h maximum), les souris seront hébergées individuellement avec un accès libre à l’eau et à la nourriture.
Impact sur les animaux
Les 2 lignées de souris génétiquement modifiées utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Les expériences réalisées ne vont pas engendrer d’effets indésirables sévères : piqûre d’aiguille, transport des souris, anesthésie gazeuse, jeûne de 16h maximum et isolement de courte durée. Pour la majorité des experiences réalisées, les souris doivent être hébergées en cages individuelles pour éviter les interactions afin de pouvoir mesurer précisément la prise alimentaire.
Devenir
Les animaux dont le transgène n’est pas fonctionnel seront mis à mort dans la procédure 1 (105 souris). Les autres animaux dont le transgène est fonctionnel sont gardés en vie pour rentrer dans les procédures 2 et 3 (930 souris) puis mis à mort à la fin de ces 2 procédures.
Remplacement
De nombreuses expériences préliminaires réalisées in vitro sur des lignées de cellules en culture permettent d'abord de tester l'efficacité de carence en un acide aminé ou d’inducteurs pharmacologiques sur l’activation de la voie eIF2α-ATF4. Ces expériences permettent dans un premier temps d'éviter d'expérimenter sur des souris. Il est ensuite indispensable d'expérimenter sur des souris pour tenir compte du métabolisme et des échanges inter-organes pour pouvoir évaluer l'effet de ces inducteurs in vivo.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés pour chaque expérience est calculé au minimum en fonction du test statistique retenu. Cependant, étant donné l'hétérogénéité inter-animal de l’induction de la bioluminescence, il s'avère indispensable de répéter les expériences. Etant donné que les procédures sont légères, une même souris pourra être réutilisée pour tester l’effet de plusieurs régimes après une période de récupération d’une semaine.
Raffinement
Durant l'étude, tout sera mis en œuvre pour minimiser le stress auquel les animaux sont soumis. Des éléments d'enrichissement du milieu seront mis à disposition (tube plastique rouge et/ou bille métallique). Par ailleurs, l'utilisation d’un transgène exprimant la luciférase nous permettra de suivre l’activation de la voie eIF2α-ATF4 à l'aide d'une méthode non invasive (bioluminescence).
Choix des espèces
Les deux lignées homozygotes de souris transgéniques bioluminescentes (fond génétique C57 Bl/6), ont été générées par notre équipe. Les croisements pour amplifier ces deux lignées seront réalisés avec des souris âgées de 4 à 6 mois, âge où le taux de fécondité est optimum. Pour toutes les procédures, les expériences seront réalisées sur des souris adultes âgées de 2 à 24 mois. L'âge pourra dépendre de l'objectif de l'expérience réalisée.
Caractérisation des effets du SB216763 sur la fonction musculaire chez un modèle murin reproduisant une forme de myopathie centronucléaire liée à MTM1
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
114 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qualifié de léger à sévère. Le modèle reproduit une myopathie centronucléaire liée au gène MTM1, les mâles atteints présentant perte de poids, scoliose, atrophie et faiblesse musculaires et une survie ne dépassant pas huit semaines. Les souris reçoivent des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant quinze jours, subissent des tests moteurs hebdomadaires puis une mesure de force sous anesthésie sans réveil suivie du prélèvement des organes, pour évaluer une molécule inhibitrice de kinase, le SB216763. Le porteur affirme que le modèle murin est "privilégié" faute de méthode évaluant la contractilité musculaire sur "organisme entier", et renvoie tout bénéfice clinique à d'éventuels essais ultérieurs.
Objectifs
Les myopathies centronucléaires sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucune thérapie n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien. Une hyperactivation de dynamine 2 (DNM2) est retrouvée dans ces myopathies. L'activité de cette protéine pourrait être corrigée par l'administration d'une molécule inhibitrice de kinase. Ce projet vise donc à caractériser les effets d’une administration de cette molécule (SB216763) sur la fonction musculaire chez un modèle murin reproduisant une forme de myopathie centronucléaire liée au gène MTM1. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique du SB216763 pour le traitement de cette forme de myopathie centronucléaire.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de fournir des informations relatives aux effets d’une molécule pharmacologique inhibitrice de kinase. Dans le cas d’effets bénéfiques, ce projet permettra d’envisager des essais cliniques pour une application dans les myopathies centronucléaires liées à l’X, touchant uniquement les mâles. Nos résultats nous permettrons également d’envisager des essais précliniques de cette molécule dans d’autres modèles murins de myopathies centronucléaires. Enfin, cette preuve de concept thérapeutique présente un intérêt pour un éventail plus large de maladies musculaires dues à une hyperactivation de DNM2.
Procédures
L’identification des animaux sera réalisée par poinçonnage des oreilles à partir de 14 jours après la naissance. La biopsie servira pour la procédure de génotypage. Les souris recevront des injections intrapéritonéales quotidiennes durant 15 jours (de 4 à 6 semaines) afin de leur administrer soit la molécule d'intérêt soit le placebo. Des tests de comportement peu invasifs, qui permettront d’évaluer les performances et capacités motrices de l’animal, seront réalisés une fois par semaine chez l’animal vigile à partir de 3 semaines pendant 5 semaines (i.e. jusqu’à l’âge de 8 semaines). Chaque test sera réalisé 3 fois par jour avec un temps de repos minimal de 10 minutes entre chaque essai. Chaque essai durera entre 10 secondes et 5 minutes selon le test comportemental. L’activité locomotrice spontanée et la posture debout de l’animal seront acquises pendant 48h au maximum, période au cours de laquelle les animaux seront hébergés individuellement. La production de force sera mesurée sur une durée maximale de 30 minutes chez l’animal anesthésié par inhalation d’un mélange gazeux ou par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes. Les animaux seront ensuite mis à mort après prélèvement de leurs organes sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Les souris mutantes présentent une perte de poids à partir de 3 semaines après la naissance, une scoliose et une cyphose, une atrophie musculaire, une faiblesse musculaire et une durée de vie réduite par rapport à des animaux contrôles (les animaux ne survivent pas plus de 8 semaines). Les mâles uniquement sont affectés car la mutation est présente sur le chromosome X. Nuisances causées par le traitement : les souris MTM1 KO et sauvages recevront une injection intrapéritonéale 1 fois par jour pendant 15 jours. Nuisances causés par les tests : mesure de force in situ : l’animal sera maintenu sous anesthésie générale réalisée par injection intrapéritonéale d’anesthésique et d’analgésique. Ce dernier test est sans réveil. A l’issue de ce test l’animal sera euthanasié.
Devenir
Les animaux utilisés pour les tests seront euthanasiés après prélèvement des organes nécessaires pour les analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Dans ce projet qui consiste à évaluer les effets sur le muscle d’un agent pharmacologique, le modèle murin est privilégié car l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer la contractilité du muscle et la toxicité sur un organisme entier. D’autre part, il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation des effets d’un agent pharmacologique in vivo est un prérequis indispensable avant toute application clinique.
Réduction
Pour la partie accouplement, le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle et en faisant plusieurs portées par femelle. Pour la partie expérimentale, les tests comportementaux peu invasifs offrent la possibilité de réaliser un suivi longitudinal en répétant les expérimentations sur les mêmes animaux au cours du temps. Ce point est essentiel car il permet de réduire de manière drastique le nombre d’animaux. D’autre part, les analyses moléculaires et histologiques seront réalisées uniquement en fin de traitement, ce qui permet non seulement de collecter les différents tissus sur ces mêmes animaux mais également de s’affranchir de générer une cohorte pour chaque point du suivi longitudinal. Ce point est important car il est à l’origine de la réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu’au sevrage. L’analyse de la capacité à se retourner et à se mouvoir, la couleur de la peau, la présence d'une poche de lait seront évalués chez le nouveau-né tous les 2 à 3 jours. A partir du sevrage, les animaux seront hébergés en groupe. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés 2 à 3 fois par semaine. Dès lors qu’une perte de poids sera notée, les animaux seront pesés quotidiennement. Si des difficultés de locomotion apparaissent, la nourriture sera placée dans la cage. Les tests comportementaux seront peu invasifs et permettront un suivi longitudinal. Afin de diminuer le stress lié à ces tests, une session de familiarisation sera effectuée.
Choix des espèces
Le modèle murin utilisé est modèle transgénique non disponible sur le marché qui reproduit les caractéristiques principales de la maladie étudiée. Le modèle développe des symptômes de myopathie dès 3 semaines après la naissance. La majorité des animaux meurent avant l’âge de 8 semaines, nécessitant la mise à mort entre 5 et 8 semaines du fait de la perte de poids et de la faiblesse musculaire sévère. Les tests comportementaux seront réalisés une fois par semaine sur des animaux âgés de 3 semaines sur une période de 5 semaines (donc jusqu’à l’âge de 8 semaines).
Etude des circuits de la résignation acquise et des troubles dépressifs chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
540 rats vont être utilisé·es, toutes tuées à l'issue, dont 420 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent des chirurgies cérébrales, un modèle de résignation acquise, la pose d'un manchon sur le nerf sciatique et une mise à jeun de 24 heures, pour étudier les circuits de la dépression et du stress post-traumatique. Le porteur indique que le symptôme douloureux ou dépressif "est attendu et ne peut être évité car cela correspond à l'objet de l'étude". Le cerveau est prélevé après mise à mort.
Objectifs
Depuis des années, les progrès en neuroanatomie et connectivité entre structures cérébrales ont permis de progresser dans la compréhension des maladies neurodégénératives et neuropsychiatriques. Récemment, notre équipe a décrit une nouvelle structure cérébrale du mésencéphale recevant directement des informations de zones cérébrales impliquées dans des pathologies neuropsychiatriques telles que la dépression et les troubles du stress post-traumatique (TSPT). Cette structure joue le rôle de contrôle inhibiteur principal des systèmes dopaminergiques qui contrôlent la motivation et sont altérés chez les sujets atteints de ces maladies chroniques invalidantes. Par sa connectivité et son action sur les systèmes dopaminergiques, nous avons émis l’hypothèse qu’elle joue également un rôle crucial dans le développement de symptômes communs à la dépression et aux TSPT. Des premiers résultats démontrent un changement synaptique profond, ce qui augmente significativement l’activité de la structure. Bloquer pharmacologiquement cette modification nous a permis de protéger les rats du développement ou de l’expression de ces symptômes, selon si l’intervention était préventive ou curative. Pour compléter ce projet, il est à présent nécessaire d’étudier dans quelle mesure l’activation neuronale de cette structure est bien directement responsable du symptôme comportemental et d’identifier le circuit neuronal dans lequel elle intervient. A long terme, nous espérons que ces travaux contribueront à ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de compléter la caractérisation détaillée du rôle de de cette structure dans la régulation émotionnelle du stress en comparant ce processus chez les mâles et les femelles. Il nous permettra de progresser dans la compréhension des pathologies liées au stress chronique et de mieux en saisir les différences liées au sexe ce qui permettra à long terme, de contribuer à l'ouverture de nouvelles pistes thérapeutiques mieux adaptées à chaque individu.
Procédures
Groupe d'animaux 1 : 2 chirurgies de 1h chacune + stimulation d'une aire cérébrale (1h) + test d’évaluation des troubles du stress post-traumatique (15min); Groupe d'animaux 2: 1 chirurgie de 1h; Groupe d'animaux 3: modèle de résignation acquise (50 min) + test d’évaluation des troubles du stress post-traumatique; Groupe d'animaux 4: 1 chirurgie (10 min) + 5 tests comportementaux visant à évaluer d'une part leur réponse à une stimulation douloureuse et d'autre part s'ils présentent des troubles de l'humeur , tests d'une durée de de 5 à 15min (dont 1 repété 4 fois et 2 répétés 3 fois et 1 nécessitant une mise à jeûne de 24h).
Impact sur les animaux
Les chirurgies peuvent induire de la douleur post-opératoire et une inflammation locale transitoire autour du dispositif des canules (peau du crane ; procédure 1 et 2) et du cuff (nerf sciatique ; procédure 4). Les modèles utilisés peuevnt entrainer un symptôme douloureux et/ou de type dépressif, ce qui est attendu et ne peut être évité car cela correspond à l’objet de l’étude. Un des tests comportementaux comporte une mise à jeûne de 24h maximum. Réduire la durée du jeûne n’est pas concluant afin d’observer le phénotype étudié.
Devenir
A l'issu de chaque procédure, les animaux sont mis à mort par du personnel formé et compétent, afin de prélever leur cerveau pour effectuer les analyses moléculaires d'intéret pour le projet.
Remplacement
Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, les analyses anatomo-fonctionelles nécessitent une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal entier vivant et vigile.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire le nombre d’animaux, mais en obtenant le maximum d’information scientifique par test. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été réduit au maximum afin d'obtenir un nombre d'échantillons statistiquement significatif, compte tenu de la variabilité interindividuelle des animaux, du bon placement des injections intracérébrales, de la qualité de prélèvement des structures cérébrales et du succès des analyses moléculaires. Néanmoins, dans l’idée de réduire le nombre total d’animaux utilisés, une même cohorte d’animaux sera étudiée et caractérisée au niveau comportemental et émotionnel, puis fera l’objet d’investigations moléculaires. De plus, pour optimiser l'expérience et réduire le nombre d’animaux au maximum, les expériences seront également menées par petits lots de 8 animaux; et seront répétées que jusqu'à ce que suffisamment d’échantillons de qualité adéquate aient pu être obtenus. Les résultats seront analysés par tests statistiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en cage collective afin de respecter leurs besoins sociaux. Chaque cage est enrichie avec un tunnel en carton et de la frisure pour favoriser la nidation, ainsi qu’avec un morceau de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale et analgésie (sans que l'animal ne ressente de la douleur) avec un tapis chauffant pour maintenir la température corporelle de l’animal à 37°C et du gel ophtalmique pour éviter le dessèchement oculaire. En post-chirurgie, les animaux seront quotidiennement surveillés afin de contrôler leur bien-être et de mettre en place une analgésie si besoin. L’analgésie sera toujours effectuée si cela n’interfère pas avec l’étude menée. A chaque étape de l'étude, nous avons établi des points limites nous permettant de soustraire l'animal à la souffrance. Si de nouvelles approches bénéfiques pour le bien-être de l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la Structure chargée du bien-être animal de l’institut pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.
Choix des espèces
La structure cérébrale étudiée est la mieux caractérisée chez le rat. De plus, ce projet venant compléter notre précédente étude réalisée chez le rat, il est nécessaire de continuer à utiliser cette espèce. Groupe d'animaux 1: Les animaux seront utilisés à partir de 6 semaines (poids>200g pour les chirurgies) afin qu'ils aient l'âge requis (9-10 semaines; rats adultes) lors des tests comportementaux utilisés dans le projet. Groupe d'animaux 2, 3 et 4: Les animaux seront utilisés à partir de 9 semaines puisque l'étude nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures.
Biodistribution et toxicologie des cellules Tregulatrices genetiquement modifiees pour le traitement de maladies intestinales inflammatoires
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
1 128 souris immunodéficientes vont être utilisé·es, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un modèle d'inflammation intestinale leur est induit, avec "perte de poids, diarrhée, douleur intestinales caractérisées par une prostration, un poil hérissé et des spasmes abdominaux", puis des prélèvements de sang et une imagerie sous anesthésie. Le matériel biologique est prélevé après mise à mort. Le porteur affirme que démontrer chez l'animal l'efficacité et l'innocuité du produit est "nécessaire" avant tout essai humain, faute de méthode reproduisant la complexité physiologique.
Objectifs
Les objectifs du projet sont 1) de vérifier la distribution du produit dans des modèles murins relevants 2) vérifier l'activation des cellules constituants le produit thérapeutique au site d'inflammation après reconnaissance de leur antigène cible et 3) de vérifier l'absence de toxicité du produit
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont de : 1) obtenir des données précliniques préliminaires de distribution du produit 2) d'obtenir des données de sécurité/d'absence de toxicité du produit thérapeutique 3) d'obtenir des données d'efficacité thérapeutique du produit dans un modèle d'inflammation du colon avant les premiers tests chez l'humain
Procédures
Les prélèvements de sang se font par voie submandibulaire. Nous prélèverons 100uL de sang une fois avant le début de l’expérience, au moment où l'efficacité de nos cellules est maximum et une fois en fin d’expérience soit 3 prélèvements. L'injection des cellules prend entre 30 secondes et 1 min par souris selon la voie d'injection, deux injections par animal à plusieurs jours d'intervalle selon la procédure. Pour l'analyse par bioluminescence (production et émission de lumière par les cellules via une réaction chimique au cours de laquelle l'énergie chimique est convertie en énergie lumineuse), les souris seront injectées avec un produit permettant la bioluminescence. L'injection prend environ 1 min par animal sous contention à chaque analyse hebdomadaire, 2 analyses maximum. Pour cette analyse par bioluminescence, les souris seront anesthésiées avec de l'isoflurane (4% (induction), maintenance 1-2% en air) pendant le temps de l'imagerie (4 anesthésies et 4 injections maximum pour une analyse par bioluminescence sur 2 semaines maximum). L'analyse dans le bio-imager (instrument de mesure qui permet de capter l'énergie lumineuse produite par les cellules) prend environ 5 à 10 min pour 5 souris à la fois.
Impact sur les animaux
Perte de poids, diarrhée, douleur intestinales caractérisées par une prostration, un poil hérissé et des spasmes abdominaux
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de l'expérience pour le prélèvement de materiel biologique et l'analyse ex-vivo
Remplacement
Avant toute administration de produit à visée thérapeutique chez l'homme, la mise en évidence de l'efficacité et de l'innocuité du produit doit être démontrée chez l'animal. En effet, l'emploi des modèles animaux est nécessaire au projet car il n'existe pas à l'heure actuelle de méthodes alternatives permettant de reproduire in vitro la complexité physiologique pouvant influer la distribution, la stabilité et la persistance (longévité) des cellules.
Réduction
De nombreux tests in vitro permettant une sélection importante de nos cellules seront effectués afin de valider leur qualité et leur efficacité avant les tests in vivo. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisé, chaque groupe contiendra le nombre minimum indispensable à l'obtention de résultats statistiquement pertinents. Un logiciel d'analyse statistique a été utilisé pour déterminer le nombre nécessaire d’animaux dans chaque groupe pour obtenir le nombre minimum d'animaux par groupe. Cependant il ne tient pas compte de la variabilité inter-donneur qui est non contrôlable. Nous voudrions donc avoir la possibilité de répéter l'expérience par lot si la variabilité inter-donneur est très importante en utilisant 3 donneurs.
Raffinement
Dans une approche éthique, nous prévoyons de limiter au maximum le nombre d'animaux avec des scores cliniques sévères et mettre en place des points limites adaptés. Nous utiliserons également une litière adaptée (douce, non-poussiéreuse) et un enrichissement qui favorise l'expression des comportements normaux de la souris (enfouissement, nidification...). Un apport de gel hydrique dans la cage est réalisé pour simplifier l'accès des animaux à une source hydrique et sera mis à disposition des animaux dès le début de leur hébergement pour les habituer à cette source hydrique. Des bâtons à ronger seront mis à leur disposition. Les souris sont hébergées en portoir ventilé par groupe de 5 souris maximum par cage dans la zone stérile de l'animalerie pour maintenir leur statut sanitaire . Pour la préhension des animaux et éviter le stress nous utiliserons un tunnel auquel nous les habituerons lors de leur phase d'acclimatation. Pour l'anayse par bioluminescence, les souris seront anesthésiées avec de l'isoflurane (4% (induction), maintenance 1-2% en air) pendant le temps de l'imagerie (Environ 5 à 10 min pour 5 souris à la fois). Les traitements anti-inflammatoires inhiberaient l'induction de la maladie. Nous mettrons en place une analgésie non médicamenteuse basée sur le raffinement des conditions expérimentales : précocité des points limites, fréquence accrue des observations.
Choix des espèces
Seules les souris immunodéficientes acceptent les greffes de cellules humaines. Il n'existe pas d'autre modèle animal immuno-déficient pour pouvoir développer un modèle humanisé de maladie inflammatoire. L'injection de cellules humaines dans une souris immuno-compétente ne serait pas possible car les cellules et les tissus humains seraient rejetés par le système immunitaire murin. Souris adultes de 8 à 12 semaines pour leur poids relativement stable en fin de croissance, pour la facilité de manipulation, de prélèvement et d'analyses d'échantillons, d'évaluation physique (bien-être)
Bases neurophysiologiques des Maladies psychiatriques
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
5 268 souris vont être utilisé·es, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent un stress de contention de deux heures par jour pendant dix jours, répété à deux âges de leur vie, des chirurgies d'injection intracrânienne et un test de peur acquise par stimulations électriques de 0,7 mA, pour étudier l'anxiété et la dépression induites par le stress. Le cerveau est prélevé après mise à mort. Le porteur affirme que ces connaissances "serviront à la société humaine mais aussi à améliorer le bien-être animal en général", une justification qui dépasse largement le contenu du projet.
Objectifs
Ce projet vise à étudier les origines des maladies psychiatriques, particulièrement les troubles anxieux et la dépression induites par le stress. Ces types de maladies psychiatriques sont un enjeu de santé majeur. Il n'y à pas à l'heure actuelle de connaissance des causes neurologiques qui sont à la base de ces maladies et nous n'avons pas de biomarqueurs comme moyen de les dépister, ni même de les diagnostiquer correctement. Le ministère de la santé ainsi que l'OMS ont envoyé des messages forts, rappelant l'urgence d'agir face à ces maladies dévastatrices. Ce projet à trois objectifs majeurs. Le premier vise à découvrir les modifications au niveau du cerveau induites par le stress, et comment cela se traduit au niveau comportemental. Le deuxième, vise à perturber la fonction de circuits neuronaux spécifiques pour prouver leur implication dans les effets du stress. En parallèle, urines et selles seront collectés. Ces excrétats contiennent des milliers de molécules qui reflètent fidèlement l'état dans lequel se trouve l'organisme, que l'état soit normal ou dysfonctionnel. Un troisième objectif sera de lire dans ces molécules des signatures de l'état dans lequel se trouvent les souris et détecter ainsi celles qui sont plus susceptibles de devenir malades. Ici l'emploi du mot susceptibilité est important car il s'agit bien d'animaux qui ne sont pas encore malades mais qui ont une plus forte tendance à le devenir s'ils subissent à nouveau des évènements stressants dans leur vie. Grâce aux signatures nous pourrons donc prédire qui tombera malade si de nouveaux stress sont vécus. Ceci ouvre donc la voie à des méthodes de prévention et de traitement. Les molécules que l'on retrouve dans les excrétats sont très similaires entre les souris et les hommes, donnant la possibilité d'utiliser les découvertes faites dans ce projet en santé humaine.
Bénéfices attendus
Ce projet est une étape clé pour permettre de mieux comprendre les circuits neuronaux impliqués dans le contrôle de l'anxiété liée au stress et de comprendre l'impact des gènes de susceptibilité aux maladies psychiatriques sur les processus pathologiques en découlant. Ces connaissances pourraient aboutir à des méthodes de prédiction et de traitements des maladies psychiatriques qui serviront à la société humaine mais aussi à améliorer le bien-être animal en général.
Procédures
Un lot d'animaux va subir un protocole de stress consistant en des stress psychologiques par contention d'une durée maximale de 2h pendant 10 jours et cela deux fois dans leur vie, pendant l'enfance et au stade de jeune adulte. A la fin de chaque période de stress des prélèvements d'urine et de selles seront réalisés en laissant l'animal produire naturellement ces excrétats qui seront collectés. Des prélèvements de sang seront aussi effectués avant le deuxième stress chez le jeune adulte. Un autre lot d'animaux subira les mêmes procédures que citées ci-dessus mais avec en plus une chirurgie consistant en une injection intracranienne avant ou après le premier stress de l'enfance. Un autre lot subira toujours le même protocole de stress mais sera génétiquement modifié c'est à dire qu'une des molécules nécessaires à l'activité normale d'une sous-population de neurones qui contrôlent la réponse au stress sera enlevé. La plupart des animaux auront leur comportement testé à travers divers tests de comportement. Ces tests durent chacun une dizaine de minutes et seront espacés sur quatre semaines, ne dépassant jamais 1 test par jour et 3 tests par semaine.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables seront principalement liés au stress provoqué par des restreintes physiques. Ce type de stress n'entraine pas de douleur mais provoque un stress psychologique. Les chirurgies provoqueront des douleurs au niveau du site d'incision cutanée et d'injection. Les tests de comportement seront pour la plupart sans douleur et basés sur la tendance naturelle des animaux à explorer ou éviter une zone anxiogène sans contrainte. Les tests d'abandon pour mesurer des symptômes dépressifs seront des contraintes physiques générant du stress de courte durée (6 minutes au maximum). Le test de la peur acquise sera légèrement douloureux car de légères stimulations électriques (5 au total de 1 seconde chacun de 0.7mA chacun) seront subis. Les perfusions intracardiaques entraineront des douleurs lors de l'ouverture du de la cage thoraxique pour accèder au coeur.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre des études moléculaires et histologiques post-morten du cerveau.
Remplacement
Notre projet repose sur différentes approches telles que l’étude du comportement et l’étude du développement et de la plasticité du système nerveux. Nous voulons comprendre le développement et les fonctions des systèmes de contrôle des émotions. Actuellement, il n’y a pas de méthodes substitutives qui pourraient remplacer le recours a l’animal dans nos travaux. La souris est le modèle de choix car ressemblant à l'homme concernant les mécanismes à l’oeuvre dans le développement et les fonctions des systèmes de contrôle des émotions. Enfin, il existe des tests du comportement chez la souris permettant d'identifier des symptômes pyschiatriques se manifestant de la même manière chez l'homme. Tout ceci permet d'appliquer à l'homme ce qui est trouvé chez la souris.
Réduction
Notre plan expérimental est conçu de telle manière que les premières expériences réalisées permettront d’optimiser les conditions des expériences suivantes et de réduire, par conséquent, le nombre d’animaux nécessaires à leur mise en œuvre. Le nombre d'animaux par groupe a été évalué en utilisant un logiciel de statistique, ce qui permet d'avoir une bonne estimation des effectifs suffisants pour l'obtention de données statistiquement fiables tout en s'assurant d'une utilisation des animaux au strict nécessaire.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu comprenant des dômes, des briques en bois à ronger et du matériel de nidification. Les animaux sont observés quotidiennement. Des signes potentiels de souffrance sont recherchés et des points limites adaptés aux différentes phases des procédures ont été fixés. Quatre phases vont être à distinguer. Phase 1, Le suivi quotidien avec recherche de signes de souffrance décrits dans les procédures; phase 2, le suivi de trois jours selon une grille de score si certains signes de souffrance sont relevés pendant la phase 1 de suivi quotidien; phase 3, le suivi pendant les périodes de contentions imposées pendant 10 jours consécutifs ; phase 4 les périodes pré et post-opératoire de chirurgie stéréotaxique, elles-mêmes obligatoirement suivies de trois jours de surveillance selon la même grille de score mentionnée ci-dessus. La douleur générée par la chirurgie sera limitée grâce à des anesthésiques et anti-inflammatoires. L’injection d’un anti-inflammatoire non stéroïdien pendant 2 jours après la chirurgie permettra de prévenir la douleur de l’animal. La perfusion intracardiaque se fera sous anesthésie profonde.
Choix des espèces
Nous avons une très bonne connaissance des caractéristiques biologique des souris par les travaux scientifiques et techniques publiés. L'élevage selon les mêmes conditions assure la reproductibilité des expérimentations. Le temps de génération rapide et la taille des portées permettent de développer un élevage rapidement et en nombre conséquent. La souris constitue un excellent modèle pour l’étude du fonctionnement du cerveau surtout concernant les circuits neuronaux qui contrôlent les émotions car ils sont similaires à ceux du cerveau humain. De plus, nous disposons de techniques adaptées à cette espèce. Pour toutes ces raisons, ce choix d’espèce constitue un excellent modèle pour nos études. Le stress précoce de 10 jours consécutifs commencera entre P10 et P40 (P=postnatal). Les stades d'études moléculaires et histologiques de P20 à P60 sont justifiés par le fait que nous étudions les effets du stress pendant la période ou le cerveau continue de maturer concernant le contrôle des émotions. Nous essayons de déterminer les périodes les plus sensibles car elles sont aussi les périodes au cours desquelles des environnements stressants peuvent provoquer des dysfonctionnements du cerveau provoquant des susceptibilités aux maladies psychiatriques. Les paramètres biologiques seront donc étudiés après le premier stress entre P20 et P60 mais aussi entre P70 et P240, après une seconde période de stress de P60 à P70 qui elle provoquera l’apparition de symptômes d’anxiété chez les animaux ayant subis le premier stress. Les tests de comportement seront réalisés entre P50 et P240 car nous voulons vérifier qu'il n'y a pas de symptômes avant le deuxième stress mais que consécutif au deuxième stress des symptômes apparaissent.
Formation aux actes techniques réalisés sur les animaux utilisés en cours de procédures expérimentales
- Enseignement supérieur
Rats : 515
Cochons d'Inde : 475
Hamsters dorés : 150
Lapins : 635
635 lapins, 515 rats, 475 cochons d'Inde, 225 souris et 150 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont la gravité déclarée va du "sans réveil" au sévère. Ils sont utilisés pour entraîner le personnel aux gestes techniques, injections, prélèvements, intubations et chirurgie, non pour produire des connaissances mais pour maintenir des compétences. Le porteur reconnaît une douleur et un stress lors des procédures, un hébergement isolé après chirurgie et un risque infectieux. Il présente l'entraînement préalable sur mannequins et sur animaux déjà tués comme un moyen de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Objectifs
Ce projet a pour but de maintenir et de compléter les compétences acquises au cours des formations initiales et réglementaires (formation en chirurgie et formation spécifique à l'expérimentation animale) et de ce fait, d'assurer à la fois le bien-être animal et la pertinence scientifique des résultats obtenus lors de ces procédures.
Bénéfices attendus
La maîtrise des actes techniques permet de réduire le nombre d’animaux utilisés, en assurant la pertinence scientifique des modèles expérimentaux et en limitant le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire pour obtenir les résultats escomptés. De plus, ce haut niveau de maîtrise permet de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse que peuvent subir les animaux au cours de leur utilisation.
Procédures
1/Les administrations seront effectuées sur animaux vigiles : injection intradermique, sous cutanée, intramusculaire, intrapéritonéale et per os. Le temps estimé pour réaliser 1 administration hors intubation est de moins d’1 min. Ajouter 2 min environ pour mettre en évidence le site d’administration à l’aide d’une contention adaptée et 5 min si une tonte de la zone. Les intubations seront réalisées sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour mettre sous inhalation, implique une prémédication (1 min), action des molécules 15 à 20 min, mise sous gaz anesthésique (environ 4 min). Procédure complète : 25 à 30 min. 2/Les animaux seront soumis à des administrations intraveineuses, effectuées vigiles. Le temps estimé pour réaliser 1 administration ou un prélèvement est d’environ 1 min. Ajouter 2 min pour mettre en évidence le site et 5 min si tonte. Procédure complète : 5 à 10 min. 3/Les administrations / prélèvements seront réalisées sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour réaliser 1 administration / prélèvement est de moins d’1 min. Ajouter l’anesthésie (prémédication 1 min) action des molécules 15 à 20 min puis mise sous gaz anesthésique (4 min). Procédure complète : 25 min. 4/Les administrations / prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour réaliser 1 administration / prélèvement est d’environ 1 min. Ajouter l’anesthésie avec la prémédication (1 min), action des molécules 15 à 20 min, réaliser la tonte et l’aseptie. Procédure complète : 25 à 30 min. 5/Les applications seront effectuées vigiles. Le temps estimé pour réaliser 1 application est d’environ 1 min. Ajouter 2 min pour mettre en évidence le site d’administration et 10 min si une tonte de la zone est nécessaire. Procédure complète : entre 5 et 15 min.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : - douleur et stress lors de la réalisation des procédures expérimentales. - en phase post-opératoire, les animaux pourront être hébergés individuellement de façon temporaire, ce qui peut également causer un stress à l’animal chez les espèces sociables. - effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours : perte de poids ou d’appétit, baisse d’activité, comportements atypiques... - risque infectieux suite à la chirurgie.
Devenir
Utilisation des animaux en continue jusqu’à la mise à mort pour des formations de prélèvements d’organes, de tissus.
Remplacement
Des méthodes de remplacement sont mises en place pour l’acquisition de certaines compétences : par exemple, entrainement sur mannequins ou sur animaux euthanasiés (contention, injection intraveineuse ou sous-cutanée, prélèvement sanguin intraveineux, administration orale, suture...). Cependant, certains actes nécessitent malgré tout le recours à des modèles animaux pour finaliser la formation des opérateurs dans des conditions les plus proches possible des situations réelles..
Réduction
Le recours aux mannequins ou l’utilisation d’animaux euthanasiés provenant d’autres procédures permet également de diminuer le nombre d’animaux utilisés pour l’entraînement et la formation du personnel. De plus, la réutilisation d’animaux permet de réduire encore le nombre d’animaux utilisé pour la formation.
Raffinement
Grâce à l’entrainement préalable sur mannequins et sur animaux euthanasiés permettant des gestes plus assurés de la part des opérateurs, les manipulations des animaux provoquent moins de stress. En cas de signes de stress ou de douleur, ou en amont lorsqu’ils sont prévisibles, une analgésie associée si besoin à une anesthésie sera réalisée.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce animale se fera conformément au besoin de la formation, et en adéquation avec les exigences de compétence pour la mise en œuvre des projets. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée.
Mise en place d’un modèle murin de xénogreffe orthotopique de glioblastome 2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
Porteuses d'une tumeur cérébrale issue de cellules humaines de glioblastome, injectées lors d'une chirurgie de 30 minutes, les souris de ce projet peuvent perdre du poids de façon excessive et présenter des troubles neurologiques à mesure que la tumeur grossit. 207 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour l'analyse de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, certaines menées sous anesthésie sans réveil. Après un transport en voiture vers un second établissement, une partie d'entre elles passe quatre semaines d'imagerie hebdomadaire sous anesthésie, avec des injections sur souris éveillées que le porteur dit capables de provoquer des problèmes respiratoires. Ce volet, numéroté 2/2, reprend mot pour mot le texte du volet 1/2 et annonce le même effectif de 207 souris, que le porteur justifie seulement par la recherche d'une analyse statistique "pertinente".
Objectifs
Le glioblastome multiforme est la tumeur cérébrale primitive la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte. La médiane de survie globale varie de 15 à 18 mois et le taux de survie à 5 ans n’excède pas 5%. Le traitement de référence consiste en la chirurgie la plus complète possible suivie de l’association d’une radiothérapie et d’une chimiothérapie par le témozolomide. Malgré ce protocole thérapeutique, la majorité des patients rechute dans un délai médian de 8-9 mois. Il est donc aujourd’hui indispensable d’améliorer ce protocole. Dans cette démarche, il est connu que les glioblastomes sont caractérisés comme des tumeurs résistantes à l’irradiation. Cette résistance repose en partie sur le manque d’oxygène (hypoxie) au cœur de la tumeur et il a été démontré dans de nombreuses études que l’oxygénation des tissus représente un facteur prédictif de réponse à l’irradiation. Dans ce contexte, ce projet aura comme objectif la mise au point d’un modèle orthotopique de glioblastome, c’est-à-dire l’induction d’une tumeur au sein même de la cavité crânienne chez la souris afin d’évaluer la réoxygénation cellulaire et la radiosensibilisation et ainsi d’améliorer la survie des patients atteints de glioblastome. Ce projet se déroulera dans 2 établissement utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait contribuer à optimiser le traitement actuel des patients atteints de glioblastome en sensibilisant les tumeurs aux effets de la radiothérapie pour améliorer la survie de ces patients.
Procédures
A) Dans l’Etablissement Utilisateur (EU) 1/2 nous ferons une Chirurgie 1 : une injection analgésique d’une minute sur animal vigile, puis une anesthésie générale gazeuse, suivie d’une chirurgie de 30 minutes avec une injection d’une minute et suture sous anesthésie générale et locale. B) Dans l’EU 2/2 nous ferons une Imagerie 1 : une injection d’une minute sur animal vigile, puis imagerie de 30 minutes sous anesthésie générale pour l’observation de la croissance tumorale. Puis, une injection sur animal sur animal vigile, suivi 24h après d'une imagerie de 15 minutes sous anesthésie générale. Cette procédure sera réalisée à raison d’une fois par semaine pendant 4 semaines. C) Dans l’EU 2/2 nous ferons une Imagerie 2 : Imagerie sous anesthésie générale de 2 heures pour l’observation de la croissance tumorale et de l’hypoxie à raison d’une fois par semaine pendant 4 semaines. D) Dans l’EU 2/2 nous ferons une Chirurgie 2 : une injection d’une minute d’un anesthésique général sur animal vigile, puis des injections d’une minute d’un anesthésique local et d'un analgésique, puis une chirurgie de 2 minutes, suivi d’une perfusion de 5 minutes. E) Dans l’EU 2/2 nous ferons une Mise à mort. Un groupe subira les procédures : A et E. Un groupe subira les procédures : A, puis B, suivi D puis E. Un groupe subira les procédures : A, puis C, suivi D puis E.
Impact sur les animaux
La mise en place des modèles pourra induire des douleurs/infections suite à la chirurgie associée à une potentielle perte de poids transitoire et une déshydratation. Le transport des animaux entre les deux EU pourra induire un stress. Les injections nécessaires à l’imagerie pourront entrainer un stress chez l’animal se traduisant par des problèmes respiratoires. Les suivis par imagerie pourront induire du stress suite aux anesthésies répétées. La croissance des tumeurs pourra entrainer une perte de poids excessive et des effets neurologiques.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure afin de récupérer les cerveaux pour des analyses ex-vivo.
Remplacement
Les études préliminaires réalisés sur cellules cancéreuses ont permis de valider 2 types de cellules pour notre modèle de glioblastome chez la souris. Ce modèle chez l’animal permet de mimer au plus proche la complexité d'un environnement tumoral chez l'individu (vascularisation, inflammation…).
Réduction
Les études préliminaires sur cellules ont également permis de réduire le nombre de lignées à 2 afin de réduire le nombre de groupe utilisant des animaux. La mise en place du modèle permettra également de réduire le nombre d’animaux utilisées dans de futurs projets étudiant l’amélioration de la radiothérapie sur un modèle de glioblastome. Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé avec suffisamment d’animaux pour pouvoir réaliser une analyse statistique pertinente par les 2 méthodes d’imagerie décrites. Ce projet utilise des méthodes d’imagerie non-invasives permettant de suivre un même animal au cours du temps réduisant le nombre d’animaux.
Raffinement
Chaque protocole expérimental prend en compte un potentiel impact sur la souffrance animale et différents critères ont été établis pour justifier un arrêt de l'expérience en cours. Les animaux seront hébergés à 5-8 souris par cage (souris issues de différents groupes de traitement), dans des cages à couvercle filtrant avec de la litière, des frisures de papier kraft, des tubes de coton (nidification), des bâtons et des tunnels. Les procédures expérimentales seront réalisées par des manipulateurs expérimentés. Les animaux seront acclimatés à leur hébergement deux semaines avant de démarrer les procédures. Des anesthésies et des analgésies sont appliquées dès que possible pour éviter tout risque de stress et de souffrance. Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale et seront évalués 3 fois par semaine. Si une souris présentait des signes d’effet(s) secondaire(s) ou de symptômes révélant un inconfort ou l’apparition de douleur, le vétérinaire désigné sera contacté pour venir voir les animaux, poser un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées. Les méthodes d’imagerie utilisées sont reconnues non-invasives et non-irradiantes. Les animaux seront transportés en voiture entre les deux Etablissements Utilisateur (1/2 et 2/2) (maximum 10 minutes). Pour cela, les animaux seront mis dans des boites de transport dédiées avec un filtre sanitaire et de la nourriture et de l’eau gélifiée avec ajout de chaufferettes sous les boites.
Choix des espèces
La souris représente l’espèce la plus utilisée en expérimentation en oncologie. La raison la plus importante du choix de la souris pour notre étude est sa similitude avec les organismes humains en ce qui concerne l’anatomie, la physiologie et la génétique. Le modèle de souris choisi permettra l’implantation de lignées cancéreuses humaines et le développement des tumeurs orthotopiques. Les animaux utilisés seront adultes c’est-à-dire à partir de 6/8 semaines car ils possèdent un poids et un développement optimales pour les actes subit (chirurgie, injections…).
Mise en place d’un modèle murin de xénogreffe orthotopique de glioblastome 1/2
- Recherche appliquée
- Cancers
207 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, certaines menées sous anesthésie sans réveil. Opérées 30 minutes pour recevoir dans le cerveau des cellules humaines de glioblastome, elles sont ensuite transportées en voiture vers un second établissement, où une partie passe quatre semaines d'imagerie hebdomadaire sous anesthésie, jusqu'à deux heures par séance. La tumeur peut provoquer une perte de poids excessive et des troubles neurologiques, et les injections faites avant l'imagerie, sur souris éveillées, peuvent entraîner des problèmes respiratoires. Le projet met au point cette greffe intracrânienne pour étudier ensuite l'oxygénation des tumeurs et leur réponse à la radiothérapie. Le porteur affirme avoir établi des points limites "pour éviter toute souffrance animale".
Objectifs
Le glioblastome multiforme est la tumeur cérébrale primitive la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte. La médiane de survie globale varie de 15 à 18 mois et le taux de survie à 5 ans n’excède pas 5%. Le traitement de référence consiste en la chirurgie la plus complète possible suivie de l’association d’une radiothérapie et d’une chimiothérapie par le témozolomide. Malgré ce protocole thérapeutique, la majorité des patients rechute dans un délai médian de 8-9 mois. Il est donc aujourd’hui indispensable d’améliorer ce protocole. Dans cette démarche, il est connu que les glioblastomes sont caractérisés comme des tumeurs résistantes à l’irradiation. Cette résistance repose en partie sur le manque d’oxygène (hypoxie) au cœur de la tumeur et il a été démontré dans de nombreuses études que l’oxygénation des tissus représente un facteur prédictif de réponse à l’irradiation. Dans ce contexte, ce projet aura comme objectif la mise au point d’un modèle orthotopique de glioblastome, c’est-à-dire l’induction d’une tumeur au sein même de la cavité crânienne chez la souris afin d’évaluer la réoxygénation cellulaire et la radiosensibilisation et ainsi d’améliorer la survie des patients atteints de glioblastome. Ce projet se déroulera dans 2 établissement utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait contribuer à optimiser le traitement actuel des patients atteints de glioblastome en sensibilisant les tumeurs aux effets de la radiothérapie pour améliorer la survie de ces patients.
Procédures
A) Dans l’Etablissement Utilisateur (EU) 1/2 nous ferons une Chirurgie 1 : une injection analgésique d’une minute sur animal vigile, puis une anesthésie générale gazeuse, suivie d’une chirurgie de 30 minutes avec une injection d’une minute et suture sous anesthésie générale et locale. B) Dans l’EU 2/2 nous ferons une Imagerie 1 : une injection d’une minute sur animal vigile, puis imagerie de 30 minutes sous anesthésie générale pour l’observation de la croissance tumorale. Puis, une injection sur animal sur animal vigile, suivi 24h après d'une imagerie de 15 minutes sous anesthésie générale. Cette procédure sera réalisée à raison d’une fois par semaine pendant 4 semaines. C) Dans l’EU 2/2 nous ferons une Imagerie 2 : Imagerie sous anesthésie générale de 2 heures pour l’observation de la croissance tumorale et de l’hypoxie à raison d’une fois par semaine pendant 4 semaines. D) Dans l’EU 2/2 nous ferons une Chirurgie 2 : une injection d’une minute d’un anesthésique général sur animal vigile, puis des injections d’une minute d’un anesthésique local et d'un analgésique, puis une chirurgie de 2 minutes, suivi d’une perfusion de 5 minutes. E) Dans l'EU 2/2 nous ferons une Mise à mort. Un groupe subira les procédures : A et E. Un groupe subira les procédures : A, puis B, suivi D puis E. Un groupe subira les procédures : A, puis C, suivi D puis E.
Impact sur les animaux
La mise en place des modèles pourra induire des douleurs/infections suite à la chirurgie associée à une potentielle perte de poids transitoire et une déshydratation. Le transport des animaux entre les deux EU pourra induire un stress. Les injections nécessaires à l’imagerie pourront entrainer un stress chez l’animal se traduisant par des problèmes respiratoires. Les suivis par imagerie pourront induire du stress suite aux anesthésies répétées. La croissance des tumeurs pourra entrainer une perte de poids excessive et des effets neurologiques.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure afin de récupérer les cerveaux pour des analyses ex-vivo.
Remplacement
Les études préliminaires réalisés sur cellules cancéreuses ont permis de valider 2 types de cellules pour notre modèle de glioblastome chez la souris. Ce modèle chez l’animal permet de mimer au plus proche la complexité d'un environnement tumoral chez l'individu (vascularisation, inflammation…).
Réduction
Les études préliminaires sur cellules ont également permis de réduire le nombre de lignées à 2 afin de réduire le nombre de groupe utilisant des animaux. La mise en place du modèle permettra également de réduire le nombre d’animaux utilisées dans de futurs projets étudiant l’amélioration de la radiothérapie sur un modèle de glioblastome. Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé avec suffisamment d’animaux pour pouvoir réaliser une analyse statistique pertinente par les 2 méthodes d’imagerie décrites. Ce projet utilise des méthodes d’imagerie non-invasives permettant de suivre un même animal au cours du temps réduisant le nombre d’animaux.
Raffinement
Chaque protocole expérimental prend en compte un potentiel impact sur la souffrance animale et différents critères ont été établis pour justifier un arrêt de l'expérience en cours. Les animaux seront hébergés à 5-8 souris par cage (souris issues de différents groupes de traitement), dans des cages à couvercle filtrant avec de la litière, des frisures de papier kraft, des tubes de coton (nidification), des bâtons et des tunnels. Les procédures expérimentales seront réalisées par des manipulateurs expérimentés. Les animaux seront acclimatés à leur hébergement deux semaines avant de démarrer les procédures. Des anesthésies et des analgésies sont appliquées dès que possible pour éviter tout risque de stress et de souffrance. Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale et seront évalués 3 fois par semaine. Si une souris présentait des signes d’effet(s) secondaire(s) ou de symptômes révélant un inconfort ou l’apparition de douleur, le vétérinaire désigné sera contacté pour venir voir les animaux, poser un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées. Les méthodes d’imagerie utilisées sont reconnues non-invasives et non-irradiantes. Les animaux seront transportés en voiture entre les deux Etablissements Utilisateur (1/2 et 2/2) (maximum 10 minutes). Pour cela, les animaux seront mis dans des boites de transport dédiées avec un filtre sanitaire et de la nourriture et de l’eau gélifiée avec ajout de chaufferettes sous les boites.
Choix des espèces
La souris représente l’espèce la plus utilisée en expérimentation en oncologie. La raison la plus importante du choix de la souris pour notre étude est sa similitude avec les organismes humains en ce qui concerne l’anatomie, la physiologie et la génétique. Le modèle de souris choisi permettra l’implantation de lignées cancéreuses humaines et le développement des tumeurs orthotopiques. Les animaux utilisés seront adultes c’est-à-dire à partir de 6/8 semaines car ils possèdent un poids et un développement optimales pour les actes subit (chirurgie, injections…).
Etude des effets de candidats médicaments dans un modèle préclinique d’hypertension artérielle pulmonaire
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Injectés sous anesthésie d'un composé qui freine la formation des vaisseaux, puis enfermés trois semaines dans une enceinte pauvre en oxygène où l'humidité dépasse 80 %, 1 800 rats développent une hypertension artérielle pulmonaire, à côté de 120 rats témoins. De retour en hébergement classique, pour une période qui peut aller jusqu'à six semaines, les rats malades reçoivent une à deux fois par jour des candidats médicaments par gavage, injection ou voie intranasale, pendant que la maladie s'aggrave et devient irréversible. Le porteur prévoit que 15 % d'entre eux meurent de la maladie au cours du protocole, et jusqu'à 40 % quand cette phase dépasse trois semaines. Au total, 1 920 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. À la fin, sous anesthésie, un cathéter est introduit dans la carotide, puis le thorax est ouvert pour en glisser un autre dans le ventricule droit et l'artère pulmonaire. Le porteur juge ces mesures trop invasives pour envisager un réveil, et les rats sont tués par surdose.
Objectifs
L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie cardiovasculaire et pulmonaire rare et grave : sa prévalence dans la population générale en France est estimée à 15 cas par million et la survie médiane sans traitement après diagnostic est inférieure à 3 ans. Elle se caractérise par l’augmentation des résistances artérielles pulmonaires, responsable d'une hypertension, et aboutit à une insuffisance cardiaque. Cette maladie peut survenir de cause inconnue, dans un contexte familial ou compliquer l’évolution de certaines pathologies (insuffisance cardiaque). En identifiant et en traitant les patients le plus tôt possible, il est possible de retarder la progression de l'HTAP. Malheureusement, cette maladie est souvent mal diagnostiquée et traitée, car les symptômes initiaux sont légers et peu spécifiques (essoufflements, lipothymie et asthénie). Si les options thérapeutiques ont progressé ces dix dernières années et ont permis d'améliorer les conditions de vie des malades, la prise en charge de l'HTAP demeure incomplète car ne prolonge pas significativement le durée de vie après diagnostic. Ainsi, la recherche de médicaments ciblant de nouveaux mécanismes physiopathologiques reste un enjeu majeur pour les années à venir. Les tests de nouvelles molécules doivent se réaliser sur des modèles animaux suffisamment prédictifs de la maladie, afin d’optimiser la sélection des candidats médicaments qui entreront en phase clinique. Le modèle présenté d'HTAP chez le rat, induit conjointement par l’administration d'un composé diminuant la formation de vaisseaux sanguins et par une hypoxie (diminution des apports en oxygène) chronique, est un modèle qui reproduit l'ensemble des caractéristiques physiopathologiques décrites chez l'Homme, à savoir une atteinte vasculaire qui est associée à long terme avec le développement d'une insuffisance cardiaque droite. De plus, les traitements actuellement proposés chez l'Homme montrent des résultats bénéfiques significatifs dans ce modèle. Ainsi, ce modèle d'HTAP représente un modèle préclinique de choix pour l’étude de l’HTAP. Ce modèle nous permettra d’évaluer, chez le rat, l’efficacité de nombreux candidats médicaments qui s’intéressent à des mécanismes d’actions connus (atteintes vasculaires) et des cibles thérapeutiques nouvelles (atteintes cardiaques). Ce modèle nous permettra également une meilleure compréhension des mécanismes mise en jeu dans la maladie afin d’améliorer la prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
L’HTAP est une maladie rare et grave pour laquelle il n’existe actuellement pas de traitements curatifs efficaces. Si les traitements prescrits actuellement, essentiellement des vasodilatateurs, permettent une amélioration de la qualité de vie des patients et une prolongation de la survie en freinant l’évolution de la pathologie, la moitié des patients décèdent dans les sept ans qui suivent le diagnostic. Compte-tenu de l’évolution de l’HTAP dans ce modèle animal qui mime fidèlement la maladie humaine, la réalisation d’études précliniques utilisant des candidats médicaments novateurs apparait primordiale pour mettre en évidence de nouvelles pistes thérapeutiques. Ainsi, à terme, l’utilisation de ce modèle animal permettra de sélectionner des composés présentant des bénéfices sanitaires significatifs en vue d’essais cliniques.
Procédures
Une injection sous-cutanée (S.C.) du composé diminant la formation des vaisseaux est réalisée sous anesthésie gazeuse. Les animaux sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines avant de retourner en condition de normoxie (conditions d'hébergement classique) durant 0 à 6 semaines. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale (I.P.), sous-cutanée (S.C.), ou intranasale (I.N.). Des injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Durant la normoxie, des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi pourront être réalisés sous anesthésie gazeuse. A la fin du protocole, une chirurgie sous anesthésie gazeuse et analgésie est réalisée afin de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant.
Impact sur les animaux
Les animaux sont soumis à une anesthésie gazeuse et reçoivent une injection sous-cutanée pour induire une hypertension artérielle pulmonaire. Ils sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines. L’humidité dans l’enceinte est supérieure à 80%. En hypoxie, les animaux présentent une prise de poids ralentie de 50% par rapport à une stabulation conventionnelle à cause du stress et de l’asthénie provoqués par la déplétion en oxygène. De plus, le confinement dans l'enceinte d'hypoxie génère un inconfort, indépendamment de l'hypoxie elle même, via une humidité élevée et un risque d'accumulation d'ammoniaque et de CO2. A la fin de ces 3 semaines d’hypoxie, ils retournent dans la pièce d’hébergement conventionnelle pendant 0 à 6 semaines, période pendant laquelle la pathologie va s’aggraver et devenir irréversible. A long terme, les animaux peuvent mourir de la pathologie. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale (I.P.), sous-cutanée (S.C.), ou intranasale (I.N.). Ces administrations répétées peuvent êtres associées à des risques de fausses route, d'irritation ou de lésions de l'oesophage (PO), et d'irritations (I.P., S.C.). Des injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Des anesthésies gazeuses seront potentiellement réalisées au cours du protocole afin de réaliser des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi. A la fin du protocole, les animaux sont anesthésiés afin de réaliser un acte chirurgical qui permet de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux HTAP seront mis à mort afin de récupérer des organes pour des analyses de tissus (cœurs, poumons, artères pulmonaires) et/ou des analyses de morphologie des organes (pesée des deux ventricules du cœur). Les mesures de pressions dans le ventricule droit sont également trop invasives pour envisager un réveil des animaux. Un prélèvement de tissu sur les animaux Sham (non porteurs d'un HTAP) est nécessaire pour comparer aux conséquences cardiovasculaires des animaux porteurs de la maladie.
Remplacement
S'il existe un certain nombre de modèles de culture de cellules musculaires lisses, ces modèles in vitro sont utilisés en première intention (modèles de screening) et sont utilisés uniquement pour tester des activités moléculaires et identifier des voies de signalisation. Ces modèles cellulaires in-vitro ne permettent pas de tester l'efficacité d'un candidat médicament sur l'aspect de la restauration hémodynamique et morphologique mais sont utilisés en amont afin de sélectionner les meilleurs candidats à tester sur nos modèles in vivo. La validation de la formation aux techniques de mesures de pressions nécessite d’avoir recours à des animaux vivants car les phases critiques de l’approche chirurgicale reposent sur les risques hémorragiques qui peuvent entraîner des mesures de pression faussées, voir la mort de l’animal.
Réduction
Pour chaque groupe avec une HTAP, le nombre d'animaux nécessaire par groupe est fixé à 11. Ce nombre a été déterminé par un calcul de N, sur la base de données obtenues préalablement et prenant en compte les moyennes et déviations standards mesurées pour chaque paramètre. Basés sur les données historiques dans ce modèle d’HTAP, un pourcentage de perte de 15% est attendu jusqu’à 3 semaines de normoxie, correspondant aux animaux qui meurent au cours du protocole à cause du développement de la pathologie. Le nombre d’animaux inclus dans chaque groupe en début d’étude est donc de N=13. Lorsque le protocole inclus une période de normoxie supérieure à 3 semaines (jusqu’à 6 semaines), le nombre d’animaux par groupe est fixé à N=18 car le développement de la pathologie entraîne une mortalité plus importante des animaux (jusqu’à 40% de perte). Généralement, le groupe contrôle négatif (non malade) n’est composé que de 6 animaux car il y a peu de variabilité des paramètres cardiovasculaires étudiés. Ainsi, 1800 rats HTAP sont prévus dans le cadre de cette procédure et 120 rats Sham. Des échantillons de plasmas et/ou de tissus d'animaux sont prélevés à l'issue de certaines séries expérimentales et conservés pour pouvoir être utilisés dans le cadre d’autres projets de recherche (par exemple recherche d’un récepteur cible présent dans le plasma ou dans les tissus cardiaques ou vasculaires). L'utilisation de ces banques de tissus pour d'autres projets de recherches permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés car il permet de réduire le nombre de séries expérimentales réalisées.
Raffinement
l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. L'administration du composé induisant la pathologie est réalisée sous anesthésie gazeuse. Pendant les 3 semaines d'hypoxie, les animaux sont hébergés dans des grandes cages en plexiglass prévues à cet effet avec une sciure particulièrement absorbante (8 animaux par cages). Les caissons d’hypoxie sont ouverts et nettoyés tous les jours. De la chaux sodée est placée dans le caisson pour absorber le C02 et changée tous les jours, de l'acide borique permet d'absorber l'ammoniaque générée par les urines et est remplacé toutes les semaines ; et des absorbeurs d'humidité sont présents pour absorber l'humidité assurant des conditions correctes pour les animaux. La ventilation des caissons peut également être adaptée à l’aide d’aérations présentes sur les caissons dont l’ouverture et la fermeture peut être ajustée pour diminuer une humidité excessive. Les animaux sont observés quotidiennement et tout signe de douleur ou de détresse entraîne l’établissement d’un score grâce à une grille d’évaluation du bien-être animal. En fonction du score obtenu, un protocole d’analgésie approprié est mis en place si besoin. Des points limites spécifiques au protocole sont également établis (présence de plaies cutanées, fausse route…) Si des prélèvements de sang sont réalisés au cours du protocole, les animaux sont anesthésiés. Une anesthésie locale est également réalisée. Les rats sont placés sur un tapis chauffant avec contrôle de la température, et une réhydratation est réalisée en injectant en S.C. 3 fois le volume prélevé en NaCl ou Ringer Lactate. Si des injections en voie I.V. sont réalisées, les animaux sont anesthésiés avec une analgésie locale et contôle de la température corporelle. Les mesures hémodynamiques réalisées en fin de protocole se font sur animaux anesthésiés ayant reçus une injection préalable d'analgésiant au minimum 30 minutes avant la première incision. Pour chaque anesthésie, les animaux sont placés sur un tapis chauffant retro-contrôlé et du gel ophtalmique est déposé sur leurs yeux
Choix des espèces
Même si de nombreuses espèces animales sont concernées, la majorité des modèles d’HTAP ont été développés chez le rat adulte parce qu’il permet d’obtenir, après induction de la pathologie, des données hautement reproductibles. De plus, les rats présentent des modifications cardiovasculaires similaires à l’homme : modifications des pressions, remodelage vasculaire et cardiaque, perte de fonction. Finalement, ce modèle d'HTAP développé chez le rat représente un modèle de référence pour l’étude de l’HTAP car la progression de la pathologie est continue au cours du temps et mime ainsi l’évolution délétère de la maladie observée chez l’homme. Des rats de 4/6 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés pour ce modèle. Ce modèle est sensible à l’âge et des animaux plus âgés ne présentent pas le même développement de la pathologie.
Inhibition d’une lipide kinase comme nouvelle stratégie thérapeutique pour prévenir la progression des lésions post-AVC
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie provoquant un accident vasculaire cérébral, reçoivent un inhibiteur en injection quotidienne, puis sont tuées 24 heures après pour analyse des lésions. Le porteur décrit une paralysie latérale, une perte de sociabilité et de vitalité, qu'il présente comme non douloureuse par transposition de l'observation humaine. Il affirme que le recours au modèle murin est "irremplaçable" en raison de la complexité des mécanismes de l'AVC.
Objectifs
Les accidents vasculaires ischémiques cérébraux (AVC) sont la deuxième cause de mortalité dans le monde. Ils sont causés par l’obstruction d’une artère cérébrale par un caillot sanguin. La restauration de la circulation sanguine le plus rapidement possible dans l’artère occluse est le seul traitement des infarctus cérébraux. Toutefois, dans environ 30% des cas, cette restauration du flux sanguin dans l’artère cérébrale occluse, bien qu’indispensable, entraine l’apparition de nouvelles lésions appelées « lésions de reperfusion ». Les mécanismes sont complexes et impliquent un dysfonctionnement du vaisseau et une réponse inflammatoire importante conduisant à une perméabilité vasculaire et à la mort neuronale. Notre équipe étudie le rôle d’une famille de protéines dans différents contextes physiopathologiques. Alors que les souris exprimant une forme inactive de cette protéine sont normales, nous venons de mettre en évidence son rôle dans le contexte pathologique de l’AVC. Ces souris sont protégées de la perméabilité vasculaire, de l’œdème, et présentent des lésions cérébrales réduites. Ces résultats identifient la protéine d’intérêt comme une cible thérapeutique intéressante dans le contexte de l’AVC. Nous avons établi un partenariat pour générer un inhibiteur (bloqueur) de cette protéine que nous allons tester sur le modèle murin d'AVC. A terme, ce projet a pour but d’améliorer la prise en charge des patients en protégeant le vaisseau au moment de la reperfusion de l’artère bouchée, afin de diminuer les lésions cérébrales post-AVC et donc les séquelles chez les patients.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de valider l’efficacité de molécules candidates les plus prometteuses sur la protection des lésions post-AVC.
Procédures
Les animaux seront soumis à 1 injection/jour d’un inhibiteur pour induire l’inhibition de la protéine d'intérêt. Une procédure chirurgicale sera réalisée pour induire un AVC (intervention qui dure environ 15 min sous anesthésie et analgésie). Les animaux seront ensuite euthanasiés (24h après la chirurgie) pour être analysés. Pour l'évaluation de la perméabilité des vaisseaux sanguin : 1 seule injection (veine de la queue) de colorant sera réalisée (animal anesthésié) suivie de l'euthanasie de la souris 30min apres l'injection pour analyse.
Impact sur les animaux
Les souris seront soumises une chirurgie pour induire un AVC (chirurgie réalisée sous anesthésie générale en présence d’analgésique en prè-opératoire et post-opératoire). Les souris seront euthanasiées 24h après la chirurgie et l’ischémie cérébrale sera analysée. L’ischémie cérébrale entraine une paralysie latérale (patte avant rétractée, œil fermé, animal tourne sur lui-même toujours dans le même sens ou dans certains cas vrille sur lui-même), une perte de sociabilité et de vitalité. Chez l’Homme, cette paralysie latérale due à l’ischémie, bien qu’impressionnante, n’est pas douloureuse. Nous pouvons donc penser qu’il en est de même chez l’animal. Les animaux ne seront pas impliqués dans plusieurs procédures.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin d'analyser les lésions d'ischémie cérébrale.
Remplacement
Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) le test d’inhibiteurs sélectifs pour la protéine d'intérêt que nous souhaitons valider in vivo.
Réduction
Les doses d’inhibiteurs à injecter ainsi que la voie d’administration (intraveineuse ou orale) seront déterminés en fonction des tests ADME (Absorption, Distribution, Métabolisme, et Excrétion) et de pharmacocinétiques (concentration maximale, demi-vie, volume de distribution, clairance et biodisponibilité) qui sont en cours de réalisation par notre collaborateur. Le nombre de souris sera diminué en fonction des résultats obtenus au cours de la procédure. Nous obtiendrons dans un premier temps des résultats préliminaires sur 1 lot de 6 animaux nous permettant de définir s'il peut exister des différences statistiquement quantifiables entre les différents groupes (traité / non traité). Si ces différences existent, elles seront statistiquement affinées avec des groupes de 10 souris si besoin. Le traitement « antiplaquettaire + inhibiteur » sera réalisé uniquement si des résultats concluants sont obtenus avec l’inhibiteur seul.
Raffinement
Les souris ont un accès illimité à la nourriture et boisson. Si besoin de l’aliment hydraté sera mis à disposition dans la cage. Du papier, du carton et/ou des cubes de bois seront rajoutés dans la cage. Une observation quotidienne (plusieurs fois par jour) des souris sera réalisée par les zootechniciens et les expérimentateurs. Expérimentation réalisée sur souris anesthésiées et analgésiées. L’injection de l’analgésique sera également réalisée en post-opératoire (6 à 8h après la chirurgie puis après 8 à 12h). Un anesthésique local en injection intradermique sera également administré avant l’incision (chirurgie). La procédure sera réalisée sur plaque chauffante à 37°C pour le confort de l'animal au réveil. Expérience en manipulation des animaux et en chirurgie des expérimentateurs (formation en chirurgie validée). Le suivi des souris sera réalisé 3 fois par jour par les zootechniciens (matin) et l’expérimentateur (midi et soir) tout au long de la procédure. La vitalité et les expressions faciales seront évaluées (ouverture des yeux, nez et joues « froncées », position des oreilles et des moustaches). Les points limites seront basés sur la perte de poids (maximum 20% du poids initial) et sur l’examen visuel des signes suivant : léthargie, inconscience.
Choix des espèces
Ce projet a pour but de tester l’impact d’inhibiteurs nouvellement synthétisés spécifiques de la protéine d’intérêt (aucun inhibiteur n’est actuellement disponible sur le marché) dans la progression des lésions cérébrale post-AVC afin de voir si nous reproduisons l’effet protecteur obtenu avec des souris exprimant une forme inactive de la protéine d’intérêt. A terme, cette étude a pour but d’améliorer la prise en charge des patients en protégeant l’endothélium au moment de la reperfusion. Les effets pléïotropes dans ce contexte font intervenir des fonctions cellules multiples dans l'organisme non modélisables par des approches in vitro. Le recours à l'expérimentation animale est donc l'unique approche permettant de tester ces molécules dans ce contexte physiopathologique de l’AVC. Nous utiliserons des souris de 10 à 12 semaines (âge adulte).