Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3200
Souffrances
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Devenir
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3 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à différents points de la cinétique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection par jour pendant cinq jours pour inactiver un gène, puis jusqu'à trois prises de sang au cours de leur vie, et développent des lésions précancéreuses de la prostate qui peuvent évoluer vers des tumeurs de taille importante. Le projet vise à cartographier cette progression et à repérer des biomarqueurs sanguins et urinaires d'un diagnostic précoce du cancer de la prostate. Deux seuils déclenchent la mise à mort avant terme, une perte de poids supérieure à 20 % et un volume de prostate qui gêne la miction.

Objectifs

Le cancer de la prostate (CaP) est le cancer viscéral masculin le plus fréquent et responsable de 350 000 décès en 2020. Les méthodes de diagnostic actuelles ne permettent pas d’identifier de façon précoce et fiable les patients qui développeront des formes agressives et métastatiques. De plus, les traitements existants ne sont pas efficaces contre les formes agressives et sont à l’origine des nombreux effets indésirables. Une meilleure connaissance des mécanismes moléculaires à l’origine de l’agressivité des tumeurs est donc requise afin d’améliorer les outils diagnostiques et de développer des approches thérapeutiques plus efficaces. Une stratégie privilégiée pour l’étude du cancer est l’utilisation des modèles animaux qui miment la maladie humaine. Les modèles murins du cancer de la prostate, développés au laboratoire, répliquent les mutations du gène le plus fréquemment muté dans les tumeurs humaines. Cela permet la génération de lésions précancéreuses aux caractéristiques très proches de celles observées chez l'Homme. L'objectif de ce protocole, qui se déroulera dans 2 établissements utilisateurs, est le suivi et la caractérisation des lésions précancéreuses de la prostate. Suite à l'invalidation du ou des gènes, des lésions, nommées néoplasies intraépithéliales prostatiques (PIN), se développent. L'évolution des PIN sera surveillée pendant une période suffisante afin de détecter l'apparition de formes agressives. En conclusion, cette étude permettra de caractériser les mécanismes d'apparition des formes agressives du cancer de la prostate afin d’identifier des nouvelles cibles thérapeutiques et des outils diagnostiques.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de cartographier l’évolution des lésions précancéreuses et l’implication des gènes étudiés dans cette évolution. Les prélèvements de fluides (urines et sang) nous aideront à mettre en évidence des biomarqueurs du cancer de la prostate permettant un diagnostic précoce de la maladie.

Procédures

Chaque animal utilisé dans cette étude sera soumis à 1 injection quotidienne réalisés pendant 5 jours successifs, une fois que cet animal aura atteint l’âge adulte (8 à 12 semaines après naissance). Ce geste ne nécessite pas d’anesthésie. Ces injections seront réalisées dans les 2 établissements utilisateurs. Ensuite, afin de réaliser les études des biomarqueurs circulants, du sang sera prélevé sur 20 animaux à chaque point de la cinétique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 12 et 15 mois après inactivation du gène), un animal pourra être sujet à 3 prélèvements sanguins maximum au courant de sa vie, ces prélèvements seront espacés d’au moins 28 jours. Une injection prend 10 secondes de manipulation (contention+ injection) par souris. Le prélèvement sanguin prend 30 secondes de manipulation (contention+prélèvement+ injection) par souris.

Impact sur les animaux

Suite à l'injection, une infection peut se développer dans les journées qui suivent. Lorsque les souris transgéniques développeront les PIN, à partir de 4 semaines après injection, ces PIN pourront évoluer vers les tumeurs de taille importante dans les points de cinétique les plus tardifs établis. Ces tumeurs pourront conduire à une douleur abdominale chez l'animal qui sera manifestée par une posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, perte de poids etc. La taille de tumeur, vérifiée par palpation abdominale, sera donc un point limite clé. Suite à la prise de sang, les souris pourront être déshydratées, cette déshydratation sera régulièrement vérifiée par le pincement de peau sur le dos de la souris. De plus, une infection peut se développer sur le lieu de prélèvement, manifestée par une rougeur et un gonflement. les injections et les prélèvements de sang entrainent une légère douleur de courte durée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à différents points de cinétique afin de récupérer la prostate et différents organes en vue de la caractérisation.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire ne récapitule la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la formation de lésions précancéreuses. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre ce phénomène et identifier d'éventuelles cibles thérapeutiques.

Réduction

L’effectif demandé a été calculé afin d’obtenir les groupes des souris mutantes à différents points cinétiques de taille suffisante pour réaliser les tests statistiques de sorte à pouvoir tirer des conclusions pertinentes de nos expériences. Pour un type de souris donné et un point cinétique donné, 20 souris seront utilisées. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, les premières cohortes de souris seront divisées en sous-groupes pour étudier les différents stades de progression tumorale (stades précoces, intermédiaires et tardifs). Cette première étape permettra de déterminer les points cinétiques les plus intéressants pour réaliser les expériences. Le nombre d’expériences sur les points ne faisant pas partie de points clés pourra être réduit ce qui conduira à une réduction de nombre d’animaux utilisés. De plus, les cinétiques pourront potentiellement être raccourcies après cette première estimation, ce qui permettra de réduire encore plus le nombre d’animaux. En revanche, sur les points clés, des expériences supplémentaires pourront être réalisées, toujours dans la limite de 3200 souris maximum.

Raffinement

Durant la durée de l'étude, les souris seront gardées par groupes sociaux dans des cages agrémentées avec un enrichissement en animalerie. Pour l’ensemble des animaux, la surveillance sera visuelle, avec un suivi de l'aspect général de l'animal, sa posture et son comportement. Après injection, les souris seront observées pour détecter les éventuels signes de douleur ou de souffrance, à savoir la posture inhabituelle, le dos vouté, le poil hérissé, les grimaces, les vocalisations. Si ces signes persistent dans la journée suivant l'injection, les souris seront sorties de l'étude. De plus, lorsque les souris transgéniques développeront les PIN, à partir de 4 semaines après injection, elles seront observées par l'expérimentateurs et le personnel de l'animalerie d'hébergement chaque semaine afin de contrôler la taille de la prostate par palpation et l’apparence générale de la souris. Les points limites de l’expérience seront le volume de la prostate et le poids de la souris. Si le volume de la prostate gêne une miction naturelle, les souris seront mises à mort et disséquées pour analyse histologique. Si la perte de poids est supérieure à 20% et/ou si la souris présente des signes de souffrance ou de détresse (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif, léthargie), la souris sera retirée de l’expérience et sacrifiée. Après chaque prélèvement sanguin, un volume équivalent au prélèvement de sérum physiologique sera injecté en sous-cutanée. De plus, le lieu de l'injection sera surveillé dans les journées suivantes afin de détecter des signes d'une éventuelle inflammation (rougeur, gonflement).

Choix des espèces

La souris a été choisie comme animal modèle car l’expression des protéines jouant un rôle dans les développements du cancer de la prostate est similaire à celle de l’humain. Cela nous permet d’induire les mutations dans des gènes les plus fréquemment mutés dans les cancers de la prostate humain pour générer nos modèles. De plus, l’évolution des lésions précancéreuses dans notre modèle murin réplique de manière fidèle le développement du cancer de la prostate chez l’homme. Le système immunitaire murin est bien décrit dans la littérature et est proche de celui de l’humain, ce qui est crucial pour la mise en œuvre de notre projet d’étude sur l’interaction des cellules épithéliales de la prostate avec le microenvironnement tumoral. L’ensemble de ces facteurs nous permettra d’étudier l’évolution des lésions de CaP afin de développer des stratégies personnalisées de prévention, de surveillance active et/ou de traitement précoce. Les souris mâles seront utilisées de 8 semaines à 2 ans après naissance puisque le projet s’intéresse à l’organisme adulte. Les animaux utilisés seront adultes, les injections de tamoxifène se feront sur des jeunes adultes à partir de 8 semaines après naissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 80
Souffrances
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Devenir
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 80

Une grille de cotation de la douleur fixe le seuil au-delà duquel un rat sera mis à mort avant terme. 80 rats porteurs d'une mutation analogue à celle de la maladie de Huntington vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chacun subit une neurochirurgie d'environ une heure pour implanter des électrodes non amovibles, puis des enregistrements de douze à quarante-huit heures deux fois par mois pendant dix mois, des stimulations sonores mensuelles, et vit seul en cage pendant neuf mois avec un accès à la nourriture contrôlé. L'objet déclaré est de trouver des marqueurs électriques cérébraux transposables entre le rat et le patient, pour servir de test dans la mise au point de médicaments.

Objectifs

Les patients atteints de la maladie de Huntington, souffrent, en plus des symptômes moteurs et d'une altération de certaines capacités intellectuelles, de troubles du cycle veille-sommeil, ces perturbations du sommeil pouvant déjà être présentes au stade précoce (présence de symptômes avant-coureurs) de la pathologie. L'électroencéphalographie (EE) représente un outil de choix lors des tests précliniques en raison de son caractère transposable entre le rat et l’Homme car les activités cérébrales de base sont largement conservées dans l’évolution des mammifères ce qui permet donc l’application chez le rongeur d’observations faites chez le patient et inversement. Un modèle de rat porteur d’une mutation analogue à celle identifiée chez les patients atteints de la pathologie est disponible et a été caractérisé d’un point de vue comportemental. Il présente des troubles moteurs proches de ceux décrits chez l’Homme. Il est donc pertinent d’explorer les autres caractéristiques de la maladie décrites chez le patient afin de confirmer la pertinence de ce modèle dans l’étude de la maladie et la recherche de nouvelles solutions thérapeutiques. Dans ce projet, nous étudierons donc les phases de veille-sommeil et les oscillations cérébrales spontanées et évoquées dans un modèle de la maladie de Huntington.

Bénéfices attendus

La découverte et l’optimisation de nouveaux médicaments nécessite d’identifier des signes de la maladie dans le cerveau et des tests transposables entre les études cliniques et précliniques. Ils doivent permettre d’évaluer de façon fiable et robuste l’efficacité des molécules testées. Les activités électriques cérébrales sont largement conservées à travers les mammifères permettant ainsi une transposition fiable entre l’humain et le rongeur. Dans ce projet, nous utiliserons des rats modélisant la maladie de Huntington et chercherons à mettre en évidence des marqueurs de la maladie qui pourront par la suite être applicables à l’Homme et permettre de tester de nouvelles molécules thérapeutiques.

Procédures

L’ensemble des animaux de ce projet vont subir une neurochirurgie d’environ une heure, réalisée sous anesthésie générale. Les animaux seront tous soumis à des enregistrements longs (12 à 48 heures) qui seront réalisés sur l’animal éveillé de façon bimensuelle avec un intervalle minimum d’une semaine, sur une durée de 10 mois maximum. Les animaux pourront être soumis à des stimulations sonores qui seront réalisées sur l’animal éveillé une fois par mois (durée de quelques heures) sur une durée de 10 mois maximum (entre l’âge de 6 mois et de 15mois). Les stimulations sonores intermittentes dureront au maximum 2h. Les animaux sont hébergés de façon individuelle sur la totalité du projet à partir de la chirurgie (9 mois maximum). L’accès à la nourriture est contrôlé pendant la totalité du projet à l’exception des 2 semaines suivant la chirurgie.

Impact sur les animaux

Suite à la chirurgie, une diminution de l’activité locomotrice et une déshydratation passagère pourront être observées. Une douleur modérée pourra apparaître dans les heures suivant l’intervention chirurgicale. Les stimulations sonores utilisées seront limitées à une intensité en dessous de l’intensité dommageable et qui n’induit pas de réaction de stress sur les animaux. Après implantation des électrodes, les animaux seront hébergés en cages individuelles, avec un contact social réduit (plusieurs semaines) ce qui peut engendrer du stress. Des troubles de la démarche et de la coordination sont décrits dans la littérature sur cette lignée.

Devenir

Ce projet implique l’implantation de dispositifs d’enregistrement de signaux électriques du cerveau qui ne sont pas amovibles. De plus, des analyses des tissus cérébraux sont nécessaires pour compléter la caractérisation du modèle et vérifier le positionnement des électrodes les animaux doivent donc être mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

Cette étude nécessite l'utilisation de modèles animaux car elle étudie des mécanismes physiopathologiques complexes, comme le sommeil, qui ne peuvent pas être représentés par des modèles plus simples (ex. modèle cellulaire ou informatique).

Réduction

Les études sur le long terme présentent un avantage significatif en permettant à chaque animal de servir de contrôle pour lui-même, réduisant considérablement le nombre d'animaux nécessaires par groupe. Cette approche méthodologique nous a permis de déterminer le nombre d'animaux de manière à minimiser celui-ci, tout en veillant à préserver la validité scientifique et la fiabilité des résultats des expériences menées. Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires à nos études, les protocoles combineront un ensemble de recueil de mesures permettant de faire un suivi et d’obtenir plusieurs informations chez le même rat.

Raffinement

Le raffinement a été appréhendé à travers les conditions d'expérimentation et d'hébergement qui sont optimisées afin de s'assurer du bien-être des animaux tout au long des procédures expérimentales. Les rats qui entrent dans ce projet ont au minimum une semaine d’acclimatation à la zone d’hébergement. Les animaux seront regroupés dans une grande enceinte lors d’une session hebdomadaire afin de favoriser les contacts. Le projet prévoit des recueils des mesures engendrant des douleurs post-opératoires modérées. Toutefois, les animaux recevront un protocole de soins post-opératoires comprenant une évaluation clinique quotidienne, des antidouleurs et des anti-inflammatoires. Une échelle de cotation de douleur basée sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d’évaluer l’état général de chaque animal et de définir le point limite, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l’animal. De plus, nous appliquerons des actes expérimentaux les moins invasifs possibles aux rats testés comme le choix d’une anesthésie gazeuse (par rapport à une injection). L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long des expériences et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur et les points limites adaptés. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. La prise en compte de ces points permettra de juger du bien-être et d'éviter l'inconfort des animaux au cours de l'expérimentation de manière à garantir la qualité des résultats. Les stimulations sonores utilisées seront limitées à une intensité sonore en dessous de l’intensité dommageable.

Choix des espèces

Nous utiliserons une lignée de rats dont la mutation est similaire à celle présente chez les patients de la maladie de Huntington. Le choix de l’espèce est donc directement lié à cette similarité : la mutation de ce même gène chez l’homme et le rat induit en effet des troubles similaires dans les deux espèces. Les animaux sont manipulés au minimum à l’âge de 6 mois puisque nous souhaitons évaluer les modifications des activités électriques chez des animaux adultes. Les animaux seront gardés jusqu’à l’âge de 15 mois maximum. A ce stade, le cerveau est mature et présente des caractéristiques intéressantes pour reproduire les troubles observés chez le patient humain.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3440
Souffrances
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▲ 320
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▲ 3120
Devenir
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 3440

Implantées de fibres optiques dans le cerveau au cours d'une chirurgie stéréotaxique d'environ vingt-cinq minutes, puis d'une sonde de télémétrie sous la peau, puis d'une électrode de stimulation du nerf vague, 3 440 souris vont être utilisées, dont 3 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie subit dix jours de confrontations sociales quotidiennes, avec des blessures possibles et un état anxieux que le porteur dit ne pas pouvoir soulager parce qu'ils font partie du phénotype recherché. Suivent un hébergement isolé de treize à dix-huit jours, un test de prise de risque sous restriction alimentaire de huit jours, un champ ouvert de dix minutes et un labyrinthe en O de cinq minutes. Les souris sont ensuite tuées pour prélever leur cerveau, et celles écartées au génotypage partent vers les autres projets de l'équipe.

Objectifs

Les troubles anxieux sont les problèmes de santé mentale les plus répandus dans le monde. Ils se traduisent par des inquiétudes excessives ou par l'évitement de situations jugées menaçantes, ce qui complique la vie quotidienne des personnes concernées. Ces troubles peuvent aussi augmenter le risque de développer des problèmes cardiaques. C’est pourquoi il est important de comprendre comment le cerveau et le cœur interagissent, car cela pourrait nous aider à mieux comprendre et traiter l'anxiété. Notre recherche se concentre sur cette interaction entre le cerveau et le cœur, en étudiant plus précisément deux zones cérébrales : l'une est impliquée dans les réponses émotionnelles négatives (Zone A), et l'autre contrôle le rythme cardiaque (Zone R). Pour cela, dans un premier temps, nous étudierons le dialogue de la zone A vers la zone R. Puis, nous élaborerons un modèle murin avec un comportement de type anxieux sur lequel nous étudierons leur comportement lors de plusieurs tests comportementaux ainsi que leurs paramètres cardiaques. Nos premiers résultats montrent que la zone A envoie des signaux vers diverses zones cérébrales régulant le rythme cardiaque, dont majoritairement la zone R. L’objectif principal de notre projet est donc d’explorer comment cette connexion entre la Zone A et R influence l’apparition et le maintien des troubles anxieux, en jouant un rôle clé dans l’interaction entre le cœur et le cerveau.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence l’implication de la connexion A-R dans l’expression et le maintien des symptômes d’anxiété au sein de l’axe cœur-cerveau. Il permettra d’obtenir des informations sur les modifications cellulaires et moléculaires à long terme provoquées par un protocole de défaite sociale chronique (CSD). Une meilleure compréhension des circuits impliqués nous permettra d’évaluer de nouvelles approches pour le traitement des troubles anxieux

Procédures

Dans le cadre de nos recherches, différentes techniques sont utilisées pour étudier le fonctionnement cérébral des souris. Pour enregistrer l’activité neuronale ou activer certaines zones du cerveau à l’aide de la lumière, les souris reçoivent une implantation de fibres optiques ainsi que l’injection de vecteurs spécifiques via une intervention chirurgicale précise (durée de la chirurgie : environ 25 min). Pour les études du rythme cardiaque, des implants sont également placés pour permettre un suivi continu de certains paramètres, (durée de la chirurgie : environ 20 min). Les animaux réalisent des tests comportementaux afin d’étudier l’anxiété (test durant 5 à 10 minutes), la prise de risque avec restriction alimentaire (8 jours). Pour notre modèle de stress social, les souris seront hébergées individuellement durant 13 à 18 jours selon le type de tests effectués. Lorsque la fin de vie des animaux est nécessaire, celle-ci est réalisée sous anesthésie générale, suivie d’une procédure strictement encadrée pour garantir l’absence de souffrance (durée de la chirurgie : environ 15 min). Les souris seront également soumises à 3 tests comportementaux : a) prise de risque avec restriction alimentaire d'une durée de 8 jours, b) test du champ ouvert d'une durée de 10 minutes et c) test du labyrinthe en O d'une durée de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Tous les animaux seront génotypés et identifiés par poinçonnage d’oreille. Certains animaux seront exposés à des confrontations sociales, d’une durée maximale de 5 minutes par jour sur une période de 10 jours consécutifs. Ces souris seront hébergées 2 par 2 avec un séparateur en plexiglas pendant le protocole de défaite. Cette procédure amènera à de possibles blessures ou à l’état anxieux. Ces éléments ne peuvent pas être soulagés, car ils font partie du phénotype recherché. De potentielles blessures peuvent arriver lors de la défaite sociale. Une chirurgie stéréotaxique sera également pratiquée sur une partie des animaux avec implantation de fibre optique et/ou injection de vecteurs viraux. Une partie des souris subiront une chirurgie avec implantation d’une sonde de télémétrie en sous-cutané. Enfin, pour la dernière étape, les souris subiront une chirurgie pour l’implantation d’une électrode vouée à la stimulation du nerf vague. Ces diverses chirurgies peuvent entraîner des effets indésirables tels que des inflammations locales, un stress postopératoire et un inconfort temporaire pour les animaux. Certains animaux passeront des tests comportementaux (tels que le labyrinthe en 0 surélevés, le test de champs ouvert et le conditionnement de prise de risque) pouvant augmenter leurs niveaux de stress. Afin de diminuer ce stress les animaux seront habitués à l’expérimentateur et aux appareillages au préalable.

Devenir

Après les tests comportementaux, les souris seront mises à mort pour prélèvement de cerveau dans le but de réaliser des mesures électrophysiologiques ou afin de vérifier la justesse des injections intracérébrales et du placement des fibres optiques/d’enregistrements/implants. Après le génotypage, les animaux vont aller dans des groupes expérimentaux pour la réalisation de ce projet ou pour les autres projets de l'équipe.

Remplacement

Notre projet repose sur des études visant à mieux comprendre le fonctionnement de certaines régions du cerveau, qui jouent un rôle clé dans les troubles anxieux. À ce jour, il n’existe pas de méthode alternative permettant d’obtenir des résultats aussi précis sans avoir recours à des modèles animaux. Nous utilisons des souris, car leur cerveau partage de nombreuses similitudes avec celui des humains, ce qui en fait un modèle pertinent pour nos recherches. Grâce à des techniques avancées, nous pouvons cibler de manière très précise des zones spécifiques du cerveau. Cela nous aide à mieux comprendre comment ces zones fonctionnent et comment elles sont impliquées dans les troubles anxieux, en vue de développer des approches thérapeutiques adaptées.

Réduction

Nous faisons tout notre possible pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans nos recherches tout en assurant que les résultats obtenus soient fiables et significatifs. Pour cela, nous calculons avec soin le nombre minimum d’animaux nécessaires. Notre projet inclut des mâles et des femelles afin de représenter au mieux l’ensemble de la population et d’éviter des biais liés au sexe. Cela nous permet également de valoriser au maximum les animaux disponibles dans les élevages. Dans certains cas, les mêmes souris peuvent servir à plusieurs étapes de l’étude, ce qui réduit encore le nombre total d’animaux nécessaires tout en préservant la qualité de nos résultats.

Raffinement

Dans nos recherches, chaque animal est identifié et suivi grâce à des mesures spécifiques, comme une petite biopsie de l’oreille. Bien que ces pratiques puissent entraîner un léger inconfort temporaire, elles sont indispensables pour assurer un suivi précis et rigoureux de chaque animal. Malgré la rigueur des protocoles, comme ceux impliquant la défaite sociale chronique (CSD), le bien-être animal reste une priorité absolue. Pour cela, nous veillons à enrichir les cages et à minimiser le stress des animaux. Chaque animal est suivi de manière adaptée à sa situation, notamment pour prévenir des risques comme les blessures ou la déshydratation, qui peuvent survenir lors de certaines étapes, comme les chirurgies. Par exemple, dans le cas d’une opération, les souris sont anesthésiées et analgésiée, elles reçoivent une hydratation sous-cutanée avant et après la chirurgie, ainsi que des analgésiques et des anti-inflammatoires pendant cinq jours. Un tapis chauffant, contrôlé par une sonde, est utilisé pour maintenir leur température durant l’opération et le réveil, afin d’éviter l’hypothermie. Les animaux ont toujours accès à de la nourriture et de l’eau, et chaque cage est équipée de bois à ronger, d’un abri et de matériaux pour construire un nid. Nous surveillons régulièrement les signes de souffrance pour réagir rapidement si besoin. Des points limites ont également été établis pour intervenir à chaque étape. Nos recherches utilisent des techniques avancées qui permettent de réduire l’inconfort des animaux. Par exemple : Nous pouvons mesurer et moduler l’activité cérébrale chez des souris éveillées et en mouvement, permettant d’étudier leur comportement sur le long terme et sur les mêmes animaux. Ces outils permettent des interventions très ciblées. Enfin, pour certaines chirurgies, bien que réalisables sur des souris légères (17g), nous attendons que les animaux atteignent un poids de 22 à 30 g pour que ces opérations soient mieux tolérées par les animaux.

Choix des espèces

Les souris constituent un modèle de choix pour notre projet en raison de leur proximité évolutive avec l’Homme, de leur cycle de vie court et de l’abondance de connaissances scientifiques disponibles à leur sujet. Leur élevage dans des conditions standardisées assure la reproductibilité des résultats. Les mécanismes du stress et les propriétés neuronales des souris, notamment dans les structures cérébrales étudiées, présentent des similitudes notables avec ceux des humains. Cela permet de réaliser des avancées majeures dans la compréhension et le traitement des troubles anxieux. Enfin, notre laboratoire dispose des techniques appropriées pour travailler avec cette espèce. Dans nos protocoles expérimentaux, les souris, dès l’âge de six-huit semaines, sont soumises à différentes combinaisons d’interventions (injections de vecteurs, implantation de fibres optiques, dispositifs d’enregistrement de l’activité neuronale, du rythme cardiaque ou encore stimulation du nerf vague). Des périodes de récupération post-opératoire de plusieurs semaines sont systématiquement respectées avant de réaliser des analyses comportementales ou d’exposer les animaux à des paradigmes de stress social chronique. Certaines étapes incluent également des procédures spécifiques en fonction du génotype des souris (réalisé entre 21 et 28 jours après la naissance), adaptées aux objectifs expérimentaux. PS : Souris 6 semaines pour injections stéréotaxiques car les régions cérébrales sont bien développées à partir de cet âge, et les virus nécessitent une expression de 3 à 6 semaines. Souris 8 semaines ou plus pour la télémétrie et stimulation du nerf vague car plus tôt, les animaux sont trop petits pour être soumis à ce type de chirurgie. Souris 21-28 jours, comme période la plus jeune pour pouvoir être sevrées/ génotypées.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Rats : 1800
Souffrances
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▲ 1800
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Devenir
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 1800

Exposés à la lumière bleue jusqu'à détruire une partie de leurs photorécepteurs, 1 800 rats vont être utilisés dans des procédures déclarées au niveau de souffrance le plus faible, léger. Ils reçoivent des collyres jusqu'à six à huit fois par jour, des injections dans l'œil sous anesthésie locale une à deux fois par semaine, des examens ophtalmologiques sous anesthésie et des prises de sang sur animal vigile. La quasi-totalité est tuée pour analyse histologique de la rétine, le porteur estimant que 10 % des rats, écartés après l'électrorétinographie initiale, pourront être réutilisés dans d'autres procédures. La durée d'exposition à la lumière bleue, qui produit la lésion, n'est indiquée que comme "une certaine période", et le porteur écrit que le développement de ces maladies de la rétine n'est pas douloureux.

Objectifs

Le but de ce projet est d’utiliser un modèle de dégénérescence rétinienne induit par exposition à la lumière chez le rat afin de tester l'efficacité de substances à protéger les photorécepteurs. La rétine assure la conversion d'un signal lumineux en un influx nerveux, elle est composée de deux tissus : la rétine neurale (neurorétine) et l'épithélium pigmentaire de la rétine. La neurorétine est un tissu composé de six types de cellules neuronales (deux types de photorécepteurs : cônes et bâtonnets, des cellules horizontales, bipolaires, amacrines et ganglionnaires) et de trois types de cellules gliales (cellules gliales de Müller, astrocytes et cellules microgliales). Les dégénérescences de la rétine, dont la dégénérescence maculaire liée à l’âge sous sa forme sèche (DMLA sèche) ou la rétinite pigmentaire, font partie des causes de cécité les plus fréquentes dans les pays industrialisés. Ces atteintes conduisent à une atrophie progressive des photorécepteurs et à la perte de la vision centrale et peuvent entrainer un handicap chez les patients. Ce modèle consiste à exposer des rats à la lumière bleue pendant une certaine période, et à produire des altérations de la rétine au niveau des photorécepteurs et de l’épithélium pigmentaire rétinien. Ces lésions sont dues à l’activation du stress oxydatif, à la mort cellulaires par apoptose et par nécrose, elles sont comparables à celle observées dans les pathologies humaines telles que la DMLA sèche ou la rétinite pigmentaire. Le projet s'étale sur 5 ans nous estimons pouvoir réaliser 4 études de test d'efficacité de molécules par an, ces études comporteront au maximum 6 groupes de 15 animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera au développement de médicaments luttant contre la DMLA sèche, qui n’a actuellement pas de traitement, ou toute autre maladie entrainant la perte des photorécepteurs (rétinite pigmentaire, maladie de Leber, dystrophie rétinienne ou encore certains cas de glaucome ou de rétinopathie diabétique). La DMLA sèche concernerait environ 5 millions de personnes dans le monde et potentiellement 10 millions d’ici 2040 avec le vieillissement de la population.

Procédures

Les examens ophtalmologiques qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont essentiellement celles causées lors de l’induction de la pathologie, comme le maintien des animaux dans un environnement différent des conditions normales d’hébergement pendant quelques heures (exposition à une lumière bleue). Les examens pratiqués pour évaluer les signes cliniques de la maladie ne sont pas invasifs. Ils sont semblables à ceux pratiqués chez l’animal en clinique vétérinaire ou chez l'homme en cabinet ophtalmologique où ces examens sont d’ailleurs pratiqués sans anesthésie. Ici la gêne occasionnée sera le maintien de l’animal ou l’administration de l’anesthésie dans le cas où l’immobilisation est nécessaire. L'administration topique des produits notamment des traitements devrait engendrer une gêne transitoire de et éventuellement une hyperémie des conjonctives comme on peut le constater chez l’homme. L'administration par injection intraoculaire, en sous cutanée ou en transdermique pourra occasionner une petite inflammation transitoire avec l'apparition de rougeurs sans conséquence. Une administration d’anesthésiant locale dans le cas des injections intraoculaires réduira la gêne à son maximum. Les animaux vont avoir une baisse de la vision, mais leur comportement, déplacement dans leur cage, prise de poids n’est pas altéré. Le développement de ces maladies de la rétine n’est pas douloureux.

Devenir

A l'issue de la procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale : examens, induction de la pathologie et traitements, seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Mais nous estimons qu’une proportion de 10% animaux ne suivra pas la totalité de la procédure. Ces animaux seront potentiellement exclus de l’étude après l’électrorétinographie pratiquée en baseline qui sert à révéler un défaut anatomique ou physiologique. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie. Ils pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. Les lignées cellulaires ou les systèmes alternatifs comme les organoïdes ne permettent d’étudier qu’une partie des mécanismes. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins, avec notamment l’influence du système immunitaire. Les études in vivo permettent d’observer les réponses physiologiques d’un traitement dans un organisme vivant en tenant compte des pharmaco cinétiques, des métabolites générés.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide des tests statistiques. Un calcul de l’effectif sera réalisé afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Lors des anesthésies des substituts de larmes sont régulièrement instillés sur les cornées pour éviter le dessèchement, un dispositif est prévu pour éviter l’hypothermie (enceinte chauffante, coussin, ou lampe). Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie a une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Les animaux seront des jeunes adultes âgés au minimum de 6 semaines pour les rats correspondant à la maturité de la rétine.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
    • Troubles sensoriels
Souris : 560
Souffrances
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Devenir
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 560

Jusqu'à vingt-six mesures d'audition sous anesthésie générale, de deux heures chacune, et treize injections à travers le tympan sur cent quatre-vingts jours : 560 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet teste des candidats médicaments contre la perte d'audition liée à l'âge chez des lignées qui développent une pathologie proche de la maladie d'Alzheimer, pour vérifier si traiter l'oreille ralentit le déclin cognitif. Chez ces souris, le porteur décrit des agressions plus fréquentes entre congénères, une baisse des interactions sociales et une masse corporelle réduite dès cinq à six mois. Toutes sont tuées en fin de procédure pour prélever le cerveau et l'oreille interne, et parce que leur modification génétique interdit, selon lui, tout replacement ou réutilisation.

Objectifs

Des pertes d’audition même modérées ou légères peuvent augmenter à long terme un déclin cognitif et accélérer l’évolution négative des maladies neurodégénératives. Ceci est particulièrement vrai pour les cas de démences. A ce jour on estime que 4 millions des 50 millions de cas de démences dans le monde peuvent être en relation avec une perte d’audition liée à l’âge non traitée. Les différents mécanismes qui vont entrer en interaction entre les pertes d’audition liés à l’âge et le déclin cognitif vont être les suivants : - des dysfonctionnements du métabolisme énergétique des cellules nerveuses et de certaines voies de signalisation. - la privation sensorielle prolongée qui va avoir un impact sur diverses région cérébrales et accélérer le déclin cognitif. - une occupation des ressources cognitives plus importante pour traiter l’information auditive afin de compenser la dégradation de l’audition. Ce qui va réduire la ressource disponible pour les autres fonctions cognitives supérieures. - des modifications dans la relation structure/fonction de certaines zones du cerveau. Ainsi l’activité de certaines zones du cerveau sera modifiée du fait de la perte d’audition. Or certaines des zones qui seront modifiées sont des zones qui sont importante dans le traitement de la mémoire. Donc ces modifications pourront dégrader le traitement de la mémoire car les neurones disponibles dans ces zones seront affectés au traitement de l’information auditive. Dans le cadre de ce projet nous souhaitons évaluer l’efficacité de candidats médicament des pertes d’audition dans le contexte d’une maladie neurodégénérative qui est la maladie d’Alzheimer. Nous souhaitons donc traiter les animaux contre les pertes d’audition liées à l’âge suivre l’audition des animaux sur une période de 6 mois et enfin évaluer le stade de développement de la maladie ainsi que l’efficacité du traitement sur les pertes d’audition. Ce travail sera réalisé sur plusieurs lignées génétiquement modifiées. Les différentes lignées ont été choisies car celle-ci ont déjà fait l’objet de travaux de recherche dans l’audition.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont de déterminer si un traitement des pertes d’audition liées à l’âge peut permettre d’améliorer le stade de développement d’une pathologie neurodégénérative. En validant cette stratégie thérapeutique sur des modèles animaux nous pourrons poursuivre le développement de ce projet chez l’homme. L’objectif étant de ralentir le développement de cette pathologie afin d’améliorer la durée de vie en bonne santé des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : -Anesthésie injectable pour réaliser les mesures d’audition chaque semaine depuis l’inclusion jusqu’à la fin de la procédure sur les 80 animaux inclus dans cette procédure. -Mesure d’audition sous anesthésie générale au maximum 26 fois sur une période de 180 jours. -Chaque mesure d’audition dure environ 2h. -Euthanasie des 80 animaux en fin de procédure. -Anesthésie injectable pour réaliser les mesures d’auditions chaque semaine depuis l’inclusion jusqu’à la fin de la procédure sur les 480 animaux inclus dans cette procédure. -Mesure d’audition sous anesthésie générale au maximum 26 fois sur une période de 180 jours. Chaque mesure d’audition dure au maximum 2h. -Traitement transtympanique sous anesthésie générale gazeuse chaque 15 jours depuis l’inclusion jusqu’à la fin de la procédure sur les 480 animaux inclus dans cette procédure. Cela représente un maximum de 13 injections sur une période de 180 jours. Chaque injection dure au maximum 45min. -Euthanasie des 480 animaux en fin de procédure.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables qui sont attendus pour ce projet : Les animaux qui vont développer la pathologie de démence vont être atteint des symptômes suivants : Des pertes d’audition liées à l’âge. Des comportements d’agression plus fréquent envers leurs congénères chez les deux sexes et une diminution des interaction sociales. Une masse corporelle réduite par rapport aux animaux contrôle à partir de 5 à 6 mois d’âge.

Devenir

A la fin de chacune des procédure les animaux sont euthanasiés. Tout d’abord afin de collecter les tissus du cerveau et de l’oreille interne afin de réaliser des analyses pour évaluer l’efficacité du traitement et pour évaluer le stade de développement de la maladie d’Alzheimer. De plus cette euthanasie est justifiée car les animaux sont génétiquement modifiés donc ils ne peuvent pas faire l’objet d’un replacement ou d’une réutilisation dans un autre projet.

Remplacement

Le recourt à l’animal de laboratoire est nécessaire dans ce projet car nous souhaitons évaluer le bénéfice d’un traitement de l’audition dans le développement d’une maladie neurodégénérative. Ceci ne peut pas être réalisé sur des culture de cellules ou d’explant puisque nous étudions la synergie entre deux pathologies. Toutefois les candidats médicaments que nous allons tester ont été préalablement sélectionné par rapport à leurs effets positifs dans des modèles vitro, ex-vivo voir même in vivo.

Réduction

Afin de limiter les effectifs un calcul d’effectif est réalisé en amont. Ce calcul d’effectif a été en considérant le seuil d’audition comme variable principale. Ce calcul a été fait pour rechercher l’effectif nécessaire par groupe pour une amélioration de 20 décibels ou plus (en fonction de la fréquence) du seuil d’audition par rapport aux groupes contrôles.

Raffinement

Le contenu de ces études intègre les impératifs éthiques tels que : les modalités d’administration et de prélèvement, d’hébergement et d’enrichissement du milieu spécifique pour chaque espèce étudiée. Mais aussi la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal. Lors des procédures d’anesthésie de plus de 15minutes les animaux sont placés sur des tapis chauffants. Une hydratation par administration de sérum physiologique est mise en place après les anesthésies qui vont avoir une durée supérieure à 30 minutes. Des protocoles d’analgésie adaptés sont mis en place lorsque nécessaire par exemple pour les exsanguinations sous anesthésie générale avec laparotomie. Pour la réalisation des injections transtympaniques nous utilisons des endoscopes de très petite taille avec des aiguilles de très petite taille de diamètre afin de limiter la taille de la perforation du tympan. De plus lors de ces administrations répétées nous allons pouvoir vérifier l’apparition d’une inflammation de l’oreille externe ou le développement d’une otite de l’oreille moyenne. Mise en place de points limites précoces et adaptés. comme par exemple :l’absence prolongée de toilettage, tremblements, perte de poids …

Choix des espèces

Les lignées génétiquement altérées qui développent la pathologie neurodégénérative qui concernent ce projet n’existent que chez la souris. Les animaux seront tous des jeunes adultes ceci afin de démarrer les procédures avant le développement de la pathologie neurodégénérative. En fin d’expérimentation les animaux auront 8 mois d’âge afin d’arriver au stade précoce ou médian de développement de la maladie d’Alzheimer chez ces souches de souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 64
Souffrances
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Devenir
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 64

Pour comprendre comment certains globules blancs entretiennent la parodontite, 64 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées au bout de quatorze jours. Une ligature est posée autour d'une dent sous anesthésie générale profonde, renouvelée quatre fois en deux semaines, et deux radiographies 3D des mâchoires s'y ajoutent, soit cinq anesthésies par animal. Le porteur indique que des douleurs gingivales et des abcès peuvent réduire la mastication et la prise de poids. Les nuisances décrites incluent des accidents de gavage, fausse route ou blessure de l'œsophage, alors qu'aucun gavage n'apparaît dans la description des procédures.

Objectifs

La parodontite est une maladie fortement prévalente qui entraine une destruction des tissus de soutien des dents, des édentements précoces et a des liens avec de nombreuses maladies inflammatoires chroniques. Elle est déclenchée par un déséquilibre de la flore bactérienne. La concentration de certains globules blancs dans la gencive est en corrélation avec la gravité de la parodontite. Inhiber certaines de leurs fonctions permettrait de diminuer l’inflammation. Notre projet vise inhiber certaines fonctions de ces cellules, dans un modèle de parodontite expérimentale chez la souris pour mieux comprendre le développement de cette maladie Le projet concerne 64 souris mâles et femelles, sur 5 ans.

Bénéfices attendus

Ce projet peut permettre de mieux comprendre les mécanismes de la parodontite et ainsi d’ouvrir de nouvelles perspectives pour éviter la destruction tissulaire caractéristique de cette pathologie.

Procédures

Les souris seront soumises au modèle de parodontite : pose d’une ligature (5 minutes) par souris sous anesthésie générale profonde (4 anésthésies + 1 anésthésie avant la mise à mort, par animal), renouvelés tous les 3 jours pendant 14 jours (4 poses de ligature). Avant et à la fin de la mise en œuvre de ce modèle, une radiographie 3D (2 fois par souris) des machoires sera réalisée pour toutes les souris sous anesthésie légère gazeuse (2 fois par souris, durée 5 minutes/souris). Les animaux seront mis à mort après 14 jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour tous les animaux pourraient être : - exceptionnellement pour les souris recevant la pose de ligature des douleurs gingivales post-opératoires, voir des abcès gingivaux, diminuant la mastication et la prise de poids des animaux. - une hypothermie au cours de l’anesthésie. - une résistance à l’anesthésie. - un éventuel accident pourrait survenir au cours des gavages, tel qu’une fausse route ou des blessures au niveau de l’oesophage. - Le gavage pourrait induire un stress modéré des animaux

Devenir

A l'issue de la procédure, tous les animaux sont mis à mort permettant le prélèvement des tissus nécessaires à nos travaux.

Remplacement

Nous développons une recherche sur modèle expérimental chez le petit animal, car c'est le seul moyen à l'heure actuelle d’étudier les différents aspects de notre projet. En effet les modèles animaux sont les seuls à reconstituer la complexité des interactions entre le système immunitaire, les pathogènes et le parodonte dans son ensemble. Il n’existe pas d’autres méthodes alternatives (in vitro, in silico) pour l’étude de la parodontite dans son ensemble.

Réduction

Nous utiliserons une lignée consanguine dont le fond génétique est contrôlé et homogène pour minimiser la variabilité des phénotypes et donc le nombre d’animaux à utiliser. Plusieurs paramètres expérimentaux (résorption de l’os alvéolaire par micro-scanner, analyses de l’infiltrat inflammatoire par histologie) ont déjà été determinés dans nos expériences précédentes. Basé sur nos études précédentes nous avons pu déterminer un nombre d’animaux minimum pour constituer des groupes statistiquement significatifs. Il est estimé qu’une réponse sur un nombre de 16 animaux (mâles et femelles) est suffisante pour obtenir une différence statistique.

Raffinement

Afin d’identifier et de limiter toute souffrance et douleur les éléments suivants sont mis en place : (1) Les animaux seront hébergés en groupe sociaux, en milieu enrichi pour minimiser leur stress (2) Avant chaque examen radiologique, sans intervention chirurgicale, une anesthésie légère mais dont l’efficacité est validée, sera effectuée (3) Le gavage sera réalisé par des personnes formées et compétentes pour ce geste (4) Avant chaque pose de ligature les souris seront anesthésiées profondément (5) Après chaque anesthésie, les souris seront placées dans un environnement chauffé et surveillées jusqu’à leur réveil (6) Les animaux seront surveillés quotidiennement par personnel dédié de l'animalerie ou/et les responsables de projet (7) Des points limites ont été établis. (8) La mise à mort anticipée sera effectuée selon les méthodes réglementaires, en cas d’atteinte de points limites. (9) Une analgésie est administrée avant la mise à mort

Choix des espèces

Le modèle de parodontite induite par ligature chez la souris est un modèle d’étude pertinent permettant de reproduire plusieurs caractéristiques de la pathologie humaine (inflammation et resorption osseuse). Ce modèle est validé par la littérature scientifique. 3 mois – âge adulte avec croissance des maxillaires achevée

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3024
Souffrances
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Devenir
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 3024

Greffées d'une tumeur colorectale puis traitées par chimiothérapie et thérapie ciblée, 3 024 souris sont toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 1 872 d'entre elles et sévère pour 1 152. Des prélèvements sanguins encadrent chaque procédure, et le porteur décrit une gêne et une douleur au site d'implantation de la tumeur, une perte de poids et de la diarrhée. Le rythme des traitements est annoncé comme quotidien puis, dans la même phrase, comme deux fois par semaine pendant quatre semaines. L'objet reste de préciser le rôle de deux protéines dans la carcinogenèse colorectale, et le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" au modèle animal pour y parvenir.

Objectifs

En Europe, on compte 500 000 nouveaux cas de cancer colorectal par an, responsables de plus de 170 000 décès. Le cancer colorectal se développe spontanément ou apparaît suite à un état d’inflammatoire chronique que l’on retrouve dans la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Les modèles animaux permettent de comprendre le microenvironnement tumoral transposable à l’homme. Ils constituent des outils fondamentaux pour appréhender les mécanismes physiopathologiques ainsi que les traitements liés au cancer. Les protéines Mpzl1 et Slap1 régulent la carcinogenèse du cancer colorectal. Ainsi, nous avons pu précédemment montrer que la protéine Slap1 régule négativement la carcinogénèse et possède des fonctions suppressives de tumeurs remarquables dans des modèles in cellulo de cancer du côlon (inhibition de la prolifération et de l’invasion). Et, à l’inverse que la protéine Mpzl1 en réponse à certains facteurs du microenvironnement tumoral promeut l’invasion et la prolifération des cellules cancéreuses colorectales. L’objectif principal de notre étude est de mieux comprendre le rôle de ces protéines dans le développement du cancer colorectal afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour combattre cette maladie.

Bénéfices attendus

En conclusion, ce projet proposé vise à mieux comprendre la fonction des protéines anti-tumorale et pro-tumorale dans la physiologie de l’épithélium intestinal, la réponse à l’inflammation chronique, la régénération de l’épithélium intestinal et la carcinogenèse colorectale. A long terme, ce projet permettrait de développer de nouvelles thérapies et devrait permettre de mieux stratifier les patients répondeurs/non répondeurs à ces thérapies ciblée.

Procédures

Les animaux qui développeront des tumeurs colorectales recevront différents traitements (chimiothérapie et thérapie ciblée) quotidiennement par injections (2 fois par semaine pendant 4 semaines). Des prélèvements sanguins seront réalisés au début et à la fin de chaque procédure. Les différents gestes seront compris entre 20 et 90 secondes à raison de 1 à 2 fois.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux : •La mise en place de modèles tumoraux peut induire une gêne au niveau du site d’implantation de la tumeur ainsi qu’une douleur, une perte de poids et provoqué de la diarrhée. •Lors du réveil après une anesthésie, les souris peuvent être désorientées et stressées. •Les traitements (chimiothérapie et thérapie ciblée) peuvent avoir une toxicité non-spécifique au niveau des organes sains.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux en fin de chaque procédure afin de procéder au prélèvement et à l’analyse fine des organes et tumeurs.

Remplacement

Nous utiliserons des modèles ex vivo de tumoroïdes issus de cellules en culture pour étudier les effets des protéines étudiées et des traitements proposés dans les cellules épithéliales intestinales. Par contre, il n’existe pas d’alternative autre que l’utilisation des modèles animaux pour évaluer avec précision et pertinence, le rôle de ces protéines et l’effet de ces traitements dans un contexte mimant la physiopathologie et prenant en compte le dialogue entre les cellules tumorales et l’environnement de la tumeur, notamment avec la matrice extracellulaire et le système immunitaire.

Réduction

Selon nos études précédentes, les données de la littérature et des analyses statistiques, nous pouvons définir avec précision le nombre de souris suffisant par groupe pour chaque procédure. L’utilisation d’un animal dans plusieurs procédures réduit le nombre de souris à utiliser.

Raffinement

Les mesures destinées à réduire le stress et la douleur des animaux ont été prévues : stabulation des animaux en groupe, enrichissement du milieu (fibres de coton et cabanes en carton), injection d’anti-inflammatoires et analgésiques en cas de douleur. Des procédures expérimentales seront réalisés sous anesthésie afin de réduire au minimum le stress de l’animal. Tout au long du déroulement des expériences, une observation journalière de l’état clinique des souris utilisées sera assurée. Nous avons défini les points limites adaptés (perte de poids, saignement, diarrhée, isolement, tumeurs nécrosées et prostration de l’animal avec tremblements) pour permettre de limiter la douleur à son minimum. Tout animal présentant un signe de souffrance sera soigné ou euthanasié.

Choix des espèces

La souris immunocompétente est un modèle de référence pour étudier la tumorigenèse colorectale. Le protocole d'induction du cancer colorectal par l’administration d’une carcinogenèse et d’un agent inflammatoire est maintenant bien standardisé chez la souris. Ce modèle mime au plus près les étapes de la carcinogenèse colorectale suite à une inflammation chronique. Chez notre modèle murin génétique, les tumeurs se développent plus vite ce qui nous permet d’obtenir des résultats plus rapidement. La souris immunodéprimée est le modèle utilisé internationalement pour étudier la croissance tumorale des cellules humaines. Ne possédant pas de thymus, elle accepte la greffe de cellules tumorales humaines sans présenter de phénomène de rejet. Les animaux seront utilisés à partir de 2-3 mois d'âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 2547
Souffrances
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Devenir
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 2547

Une césarienne de quarante-cinq à soixante minutes est pratiquée sur des femelles à 12,5 jours de gestation pour électroporer un gène dans le cerveau de leurs embryons. 2 547 souris vont être utilisées, 2 196 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 351 un niveau modéré. Le porteur indique que les femelles opérées peuvent ressentir une douleur modérée limitant leur mobilité pendant sept à dix jours, et que les souris porteuses de deux copies de la mutation étudiée meurent une dizaine de jours après la naissance. Tous les animaux électroporés sont tués pour analyse de leurs tissus, les femelles césarisées le sont au moment où l'on récupère leurs embryons ou leurs souriceaux, et seuls les mâles reproducteurs peuvent servir à d'autres accouplements.

Objectifs

Le Syndrome d’Atrophie Optique de Bosch-Boonstra-Schaaf (BBSOAS) est une maladie génétique qui affecte le développement du cerveau. Elle est causée par des mutations au niveau d’un gène particulier, qui est essentiel pour la formation et l'organisation des cellules du cerveau. Nous utilisons des souris génétiquement modifiées, qui vont porter des mutations retrouvées chez les patients, pour étudier cette maladie. Nos recherches montrent que certaines mutations provoquent une réduction de la taille d'une partie du cerveau appelée septum qui joue un rôle important dans la motivation, la mémoire ou encore l’apprentissage. En parallèle, les cellules immunitaires du cerveau, appelées microglie, ne semblent pas se déplacer correctement. La microglie est cruciale pour le développement normal du cerveau, aidant à la croissance des cellules nerveuses et à la formation de leurs connexions. Très tôt au cours du développement embryonnaire, des cellules précurseurs se déplacent et se développent pour former le septum. Au même moment, la microglie est recrutée dans le cerveau. Nous pensons que les cellules précurseurs, qui donnent naissance aux cellules du septum, jouent aussi un rôle dans le recrutement précoce de la microglie. Dans notre projet, nous utilisons une technique appelée électroporation in utero, qui permet d’introduire des gènes dans les cellules d’un embryon. Nous ciblerons les cellules précurseurs que nous pourrons suivre grâce à un marqueur fluorescent. Cela nous permettra d'étudier leur développement et de tester des molécules qui pourraient corriger les défauts observés chez les souris atteintes de BBSOAS. Notre objectif est de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie et d'identifier des cibles potentielles pour des traitements futurs.

Bénéfices attendus

L'étude de modèle de souris mimant le BBSOAS a révélé des anomalies dans le cerveau, comme une réduction de la taille d'une partie appelée septum et un problème de recrutement des cellules immunitaires du cerveau. Ces différences dépendent des mutations portées et nous permettent de mieux comprendre leur implication dans le développement du cerveau. À moyen terme, en reliant les symptômes des patients atteints de BBSOAS à la mutation qu’ils portent, nous pourrons améliorer le diagnostic précoce et les soins, ce qui améliorera la qualité de vie des patients. À long terme, nous espérons identifier des cibles pour des traitements qui pourraient contrer les effets négatifs de ces mutations sur le développement du système nerveux.

Procédures

La césarienne est effectuée sur des femelle à 12.5 jours de gestation. Elle dure entre 45 et 60 minutes en fonction du nombre d'embryons portés à électroporer. Le poinçonnage au niveau des oreilles pour identification et génotypage des animaux servant aux accouplements se fera en une seule fois sur animal vigile sous contention et durera moins de 30 secondes par animal. La chirurgie terminale sera réalisée sur animaux ayant reçu une dose léthale d'anesthésique en une seule injection. Cette injection se fera sur animal vigile sous contention et durera moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les femelles gestantes ayant subi une cesarienne pour l’électroporation de leurs embryons pourront présenter une douleur ou une gêne de niveau modéré au niveau de l’incision pouvant réduire leur mobilité. Cette gêne est temporaire et devrait disparaitre après cicatrisation, entre 7 à 10 jours. Les souris porteuses d’une seule copie de nos mutations ne présentent aucun phénotype dommageable. Les souris porteuses de deux copies mutées meurent environ 10 jours après la naissance. Les mutations étudiées n’induisent donc pas effets indésirables avant la naissance, les embryons étant de taille comparable aux sauvages. Pour cette procédure nous prélèverons systématiquement avant la naissance les portées pouvant comporter des embryons présentant deux copies mutées évitant ainsi l’apparition de tout problème de santé sur nos souris. Chaque souris arrivant à terme ne sera porteuse que d’une seule mutation.

Devenir

L’ensemble des animaux électroporés sera mis à mort pour récupération et analyse des tissus post mortem. Les femelles gestantes ayant subi une césarienne ne pourront être réutilisées dans aucune autre procédure et seront donc mises à mort systématiquement au moment de la récupération de leurs embryons ou au moment de la mise à mort de leurs souriceaux. Les males ayant servi pour les accouplements pourront servir à d'autres accouplements.

Remplacement

Nous utilisons des cultures cellulaires in vitro, notamment des organoides de tissus cérébraux afin de remplacer autant que possible les expériences sur animaux vivants. Cependant, étudier le développement du système nerveux requiert un système biologique dynamique intégré tel qu’un organisme vivant. En effet, la microglie ne se forme pas dans le cerveau : elle tire son origine d’une structure extra-embryonnaire et colonise le cerveau en développement grâce au développement parallèle du système sanguin et à la vascularisation. Ainsi des facteurs spatiaux et temporels sont indispensables au bon développement du cerveau et impossibles à recréer à l’identique in vitro. C’est pourquoi le recours à un modèle animal reste indispensable pour comprendre les mécanismes qui mènent aux symptômes variés et complexes observés chez les patients.

Réduction

Nous avons estimé avec un outil statistique prédictif le nombre de souris nécessaire par groupe (9 souris) pour obtenir des résultats avec une puissance statistique suffisante (>80%) en se basant sur les analyses de nos précédents résultats. En considérant une perte potentielle de 10% d'animaux, incompressible et classique dans le cadre d'une chirurgie, 10 échantillons de chaque mutation étudiée seront analysés pour chaque lot expérimental. Pour obtenir cette taille d'effectif de 10 échantillons, il nous faudra 4 portées pour chaque stade de développement étudié. Les échantillons seront analysés au fil de l'eau et si le bon effectif d’embryons/souriceaux est obtenu avant d’atteindre le nombre de portées prévues, nous ne génèrerons pas de portée supplémentaire. Enfin, nous utilisons une stratégie de croisement qui permet d'utiliser tous les animaux générés que nous analyserons en parallèle.

Raffinement

Les conditions de réalisation de la chirurgie ont été optimisées afin de réduire au maximum la souffrance des animaux ; tapis chauffant avec sonde rectale pour maintien précis de la température, application d’anesthésique local, cage de réveil chauffée, traitements antalgiques et antiinflammatoire (pendant et après la chirurgie). Chaque femelle gestante ayant subi une césarienne sera suivie avec une évaluation de leur état réalisée selon une grille de score qui prévoit des critères d’arrêt précoce et des points limites adaptés. Pour la collecte d’animaux après la naissance, nous prévoyons d'utiliser des stratégies de croisement nous assurant de ne générer aucun animal porteur de deux copies de nos mutations. Chaque souris ne sera porteuse que d'un seul type de mutation. Les animaux électroporés seront tous génotypés post mortem.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris en raison de sa grande similarité génétique avec l'homme. De plus, le développement d’un embryon de souris est très similaire à celui d’un embryon humain et les mécanismes neurodeveloppementaux que nous souhaitons étudier sont les mêmes. Enfin, il existe déjà des lignées de souris transgéniques portant des mutations retrouvées chez les patients BBSOAS que nous possédons déjà au laboratoire et qui sont d’excellents modèles validés de cette maladie génétique. Pour cela, nous électroporerons les précurseurs neuronaux à 12,5 jours de gestation embryonnaire qui est un stade précoce où ces cellules précurseurs vont commencer à se différencier et à migrer pour aller former le futur septum. Le pic de recrutement des cellules immunitaires commence au même moment. Pour laisser le temps aux cellules électroporées de migrer et au gène électroporé de s’exprimer, nous analyserons les cerveaux embryonnaires 2, 4 ou 6 jours post électroporation ainsi qu'après la naissance.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 963
Souffrances
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 963

Les souris reçoivent une irradiation de 3 minutes et 4 secondes, une greffe de cellules de mélanome, de lymphome ou d'adénocarcinome, des injections tous les trois à quatre jours pendant quatre semaines, un gavage quotidien sur la même durée et un prélèvement de sang mandibulaire par semaine. 963 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur qualifie la douleur induite par ces manipulations de "faible intensité" et "très transitoire", tout en décrivant des tumeurs sous-cutanées qui se nécrosent et des métastases pulmonaires provoquant un déficit d'oxygénation. Aucun analgésique ni anti-inflammatoire n'est prévu, au motif qu'ils interféreraient avec les processus inflammatoires étudiés.

Objectifs

En France, le cancer est la première cause de décès. Pour mieux le soigner, de nouvelles méthodes, comme l’immunothérapie, ont été développées. L’immunothérapie aide le système immunitaire à combattre le cancer, notamment grâce à des cellules appelées lymphocytes T. Ces cellules peuvent être modifiées en laboratoire (on les appelle alors cellules CAR-T) ou stimulées avec des anticorps pour mieux attaquer la tumeur. Cependant, il arrive que ces cellules n’arrivent plus à détruire les cellules cancéreuses et deviennent "épuisées". Comprendre ce phénomène d'épuisement des lymphocytes T est donc très important pour améliorer les traitements d'immunothérapie du cancer. Ce projet de recherche cherche à mieux comprendre ce phénomène d’épuisement des lymphocytes T, en étudiant le rôle de deux molécules , Id2 et Msc, qui pourraient influencer ce processus. Les objectifs sont : 1. Déterminer si modifier ces molécules dans les cellules CAR-T permet de mieux ralentir la croissance des tumeurs. 2. Comprendre comment Id2 et Msc agissent sur le fonctionnement et l'épuisement des cellules CAR-T. En résumé, ce projet vise à rendre les traitements par immunothérapie plus efficaces contre le cancer, en empêchant les cellules immunitaires de s’épuiser.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet contribueront à l’optimisation de nouvelles approches thérapeutiques visant à améliorer l’efficacité des immunothérapies contre le cancer et aussi potentiellement pourraient permettre la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Les souris subiront un pré-condionnement correspondant à une irradiation non léthale à une dose de 350 rads (3.5Gy) pour une durée de 3 min 4 s dans un irradiateur à rayon X. Elles subiront des injections sur le flanc d’une lignée tumorale (mélanome, Lymphome, adenocarcinome) ou dans le coussinet graisseux mammaire (lignée tumorale mammaire), ainsi que des injections de lymphocytes T et d'anticorps (1 injection tous les 3-4 jours pour un maximum de 4 semaines), des gavages (1 par jour pour un maximum de 4 semaines) et des prélèvements de sang mandibulaire (1 par semaine-maximum de 3 semaines). Toutes les injections ne durent que quelques secondes et s'effectuent sur animaux anesthesiés à l'exception des injections d'anticorps et des gavages qui s’effectuent sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les souris subiront un pré-conditionnement correspondant à une irradiation non léthale (3 min 4s d'irradiation). Elles seront aussi soumises à des injections, des gavages ainsi que des prélèvements de sang. Ces manipulations peuvent potentiellement induire un stress, une angoisse ou un inconfort et/ou une douleur de faible intensité et de manière très transitoire (secondes) . Certaines tumeurs sous-cutanées peuvent se nécroser dans ce cas les animaux sont mis à mort, occasionnellement les animaux peuvent subir une perte de poids. L'immunothérapie peut induire un peu de diahrée et perte de poids transitoire. Dans le cas des tumeurs mammaires des métastases pulmonaires peuvent être observées à un temps tardif pouvant engendrer un deficit d'oxygénation.

Devenir

Tous les animaux intégrés dans chaque procédure expérimentale seront mis à mort en fin d’étude afin de prélever les organes nécessaires aux analyses.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale dans le cadre de cette étude se fait après de nombreuses études in vitro dans des modèles cellulaires. Le principe de remplacement n’est pas applicable à ce projet car les études in vitro ne reproduiraient pas l’ensemble des voies impliquées dans des modèles physiologiques intégrés et par conséquent ne permettent pas l’obtention de résultats scientifiques exploitables et pertinents de cette pathologie humaine. En effet l’utilisation de modèles expérimentaux intégrés est essentielle à ce projet. En effet, l’environnement tumoral et l’organisation tri-dimensionnel de la tumeur sont des paramètres clés qui réguleront le recrutement, l'activation et les fonctions des lymphocytes T. A ce jour, cette complexité ne peut être entièrement reproduite in vitro. De même les différents types de cellule du système immunitaire patrouillent par voie sanguine dans l’ensemble de l’organisme et leur recrutement dans la tumeur est défini par l’anatomie de la tumeur. Cette régulation de l'adressage tissulaire des cellules immunitaires, n'est à ce jour pas reproduit fidèlement par les systèmes de microfluidique.

Réduction

Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux. Afin de réduire le nombre d'animaux nous utilisons des modèles de tumeurs transplantées robustes dans des conditions expérimentales optimisées pour une prise de tumeur chez plus de 90% des animaux. Nous avons également pu valider certaines approches expérimentales in vitro permettant d’optimiser l’utilisation des animaux. Afin d’assurer la fiabilité de nos résultats, nous travaillerons avec des groupes tests et contrôles d’au minimum 5 animaux et répéterons nos experiences 3 fois. Le nombre d’animaux utilisés correspond dans nos expériences et dans celles des groupes travaillant sur des modèles équivalents au nombre minimal permettant une interprétation sans ambiguïté des résultats. Ceci garantira la valeur statistique de l'étude en intégrant les variations expérimentales et les variations inter-individus. Les tests statistiques varient suivant les expériences et sont réalisés avec un logiciel de statistique adapté.

Raffinement

Le bien-être de l’animal est un facteur de variabilité expérimentale. Nous prenons ceci en compte grâce au suivi rapproché quotidien des animaux par le personnel de la zootechnie qui évaluera leur état général (toilettage, mouvements), l’enrichissement de leur environnement et le respect de l’aspect social du groupe (pas d’isolement ni de changement de cage); et tous les deux jours-trois jours par l'expérimentateur qui vérifiera leur poids et apportera une aide à l’alimentation en cas de besoin (ajout dans la cage d'aliment et d'eau sous forme de gelée (gel-diet et water-gel)), et qui évaluera le développement de la tumeur et l'état de santé globale des animaux (comportement, prostration, plaies) . Des points limites ont été mis en place. Ainsi pour évaluer précisément l'etat général des animaux nous utiliserons une fiche de scoring afin de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. L’expérimentation sera arrêtée en cas de dégradation trop importante de la santé d’un animal selon les points limites définis sur la fiche de scoring. Si immédiatement après ou le lendemain d’un gavage ou d’une injection, un animal cesse de s’alimenter et devient prostré, il sera mis à mort. Le projet ne prévoit pas l’utilisation d’analgésiques ou anti-inflammatoires, car ils risquent d’interférer avec les processus inflammatoires au cours de notre expérimentation. Même les anti-douleurs de type morphinique ont des propriétés immunomodulatrices.

Choix des espèces

La possibilité de générer des modèles soit sur-exprimant soit déficient pour une molécule d’intérêt font des souris un modèle de choix pour mieux comprendre les interactions entre le système immunitaire et les tumeurs naissantes. Par ailleurs, les modèles murins pré-cliniques ont montré leur pertinence dans la découverte et le développement de nouvelles immunothérapies. La disponibilité d'anticorps spécifiques d'un nombre conséquent de molécules permet d'analyser finement les différentes composantes du sytème immunitaire et de leur environnement par cytométrie en flux ou par imagerie. De plus, nombre de ces anticorps sont des agonistes ou antagonistes des voies de signalisations induites par ces récepteurs, ils peuvent donc être utilisés afin de moduler le système immunitaire ou de préciser les mécanimes impliqués dans le processus biologique étudié. Des souris adultes, agées de 2 mois seront utilisées afin de pouvoir étudier les effets des manipulations sur un système immunitaire mature. Les souris sont considérées comme adultes entre 6-8 semaines d’âge. Avant toute procédure elles auront une semaine d’acclimatation.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 400
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 800

Les souris sont tuées quand la tumeur atteint un point limite, quand la radiothérapie dérègle leur transit, ou pour prélever un volume de sang et d'organes incompatible avec leur survie. 800 souris vont être utilisées, 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 400 un niveau sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, dans le péritoine ou directement dans la prostate par chirurgie, puis des traitements, des prélèvements de sang hebdomadaires, des séances d'imagerie sous anesthésie et jusqu'à cinq irradiations localisées par semaine. Les bénéfices tiennent en trois lignes au conditionnel, autour de la découverte de médicaments contre le cancer de la prostate, face à des atteintes décrites au présent.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments dans des modèles murins pertinents de cancer de la prostate.

Bénéfices attendus

A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que les stratégies thérapeutiques testées sont actives dans un modèle expérimental et également d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phases cliniques. Ainsi, à long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter les cancers de la prostate.

Procédures

Greffe de cellules tumorales par voie sous-cutanée (durée de l'injection inférieur à 1 min), ou intrapéritonéale (durée de l'injection inférieur à 1 min) ou dans la prostate (chirurgie d'une durée de 10 min en moyenne). Application / Administrations des traitements (moins de 2 min pour les injections et environ 5 min pour la radiothérapie). En cas de prélèvement de sang (moins de 2 min) ceux-ci seront réalisés sous anesthésie et limités à 1 par semaine. Un suivi par imagerie pourra être réalisé sous anesthésie (durée moyenne de 10 à 30 min). Irradiation localisée (durée moyenne 1 à 5 min par séance). Maximum 5 séances par semaine.

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie par agent chimique en inhalation et/ou injection lors des administrations / imageries. Stress lié à la contention pour l'implantation de cellules tumorales en sous cutanée ou dans la veine caudale et lors des suivis cliniques. Le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: présence d'une tumeur associée ou non à de la nécrose, perte de poids). Traitements par différentes voies d'administration (douleur équivalente à la piqure d’une aiguille). De même, l’utilisation de traitements novateurs pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères. Les effets de la radiothérapie, notamment sur les aspects digestifs (diarrhée, saignement). Les procédures chirurgicales d'implantation de cellules par voie intra prostatique et les procédures chirurgicales pour enlever les tumeurs induiront des douleurs suite à l'incision et à la cicatrisation.

Devenir

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal. Euthanasie des animaux suite aux effets indésirables provoqués le développement de la tumeur ou encore par le produit / modèle chez les animaux.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur les cancers. De plus, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’une nouvelle thérapeutique. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : classiquement 10 / par groupe en fonction de l’effet thérapeutique attendu. L’analyse statistique sera de façon générale la suivante : • Comparaison du groupe véhicule avec le groupe produit de référence • Comparaison du groupe véhicule avec les groupes traités par le composé à tester.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • des conditions d'hébergements propres • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • Le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, notamment liés à la croissance tumorale, liés à la radiothérapie (diarrhée) et/ou liés à l'utilisation de traitements de références et novateurs. • Les effets de la radiothérapie, notamment sur les aspects digestifs seront surveillés grâce à l'utilisation de points limites incluant une surveillance de la consistance des selles. • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et l'utilisation de gel lacrymal pour protéger du dessèchement. Un suivi postopératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adapté afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse.

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Les souris seront utilisées à l’âge de 6-12 semaines pour des raisons de maturité du développement, notamment squelettique et sexuel, facilitant non seulement le geste lié aux greffes de cellules tumorales mais renforçant aussi la pertinence des effets thérapeutiques (transfert clinique chez les patients).

Stimulation pneumatique – étude sur le rat.

(NTS-FR-294818v1 – 29/07/2025)
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 640
Souffrances
▲ -
▲ 640
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 608
 32

Les rats passent huit jours d'acclimatation avec mesure quotidienne de la queue, puis reçoivent sous anesthésie une bague pneumatique maintenue trente à soixante minutes sur cette même queue, pour 180 à 360 cycles de compression-décompression. 640 rats juvéniles, sevrés à quatre semaines, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, l'idée étant d'allonger un organe par pression mécanique. Le porteur admet des hématomes et des décollements de peau possibles sur la queue, conséquences de compressions répétées qu'il qualifie lui-même de non physiologiques. 32 rats sont tués par surdosage anesthésique, 608 pourront être réutilisés dans d'autres protocoles ou placés, et ceux qui ne le sont pas seront mis à mort pour alimenter une banque de tissus.

Objectifs

Quelques centaines d’enfants naissent tous les ans avec des membres réduits, ces malformations sont par exemple visibles dans le syndrome de Holt-Oram (bras court), la séquence de Pierre Robin (petite mâchoire) ou le nanisme. Les méthodes radicales pour réparer ces enfants consistent en distractions mécaniques après implantations de distracteurs mécaniques par chirurgie, des allongements de jambes jusqu’à 20cm peuvent être obtenus ainsi. Toutes les malformations ne sont pas opérables, certains parents s’opposent à certaines opérations jugées traumatisantes, par ailleurs ces opérations ne peuvent en général être exécutées qu’à partir de l’adolescence. Les chirurgiens pédiatriques souhaiteraient disposer de dispositifs médicaux non traumatiques, non invasifs pouvant être mis en oeuvre dès la naissance, au moment où les tissus sont les plus plastiques. Notre équipe effectue depuis plusieurs années des recherches dans l’objectif de parvenir à une croissance compensatoire d’organes. Le but ici n’est pas la régénération, qui est trop ambitieuse, mais l’accroissement de l’existant par des méthodes non douloureuses.

Bénéfices attendus

Les chirurgiens pédiatriques souhaiteraient disposer de dispositifs médicaux non traumatiques, non invasifs pouvant être mis en œuvre dès la naissance, au moment où les tissus sont les plus plastiques. Sur le plan à la fois psychologique et fonctionnel, il est préférable de réparer ces malformations le plus tôt possible.

Procédures

180 à 360 cycles de compression décompression au niveau de la queue semblable à une prise de tension en médecine humaine. Présence d'une bague sur la queue des rats pendant 30 minutes à 60 minutes.

Impact sur les animaux

Il est possible d'observer l’apparition d’hématomes sur la queue consécutifs à des compressions répétées non physiologiques, ou bien l’apparition de décollement de la peau, comme classiquement observé lors d’efforts mécaniques répétés (ampoule du sportif). A noter que les lésions superficielles liées à des déformations chroniques sont plutôt associées aux cisaillements qu’à la compression simple.

Devenir

Un animal par lot (expérimental ou contrôle) et par étude sera mis à mort par surdosage d’un mélange anesthésique de Kétamine et de Xylazine. Cela représente 16 rats par sexe, soit un total de 32 rats. Les autres animaux pourront être réutilisés dans un autre protocole en fonction des besoins. Ce nombre sera dépendant des demandes et des projets en cours. Les animaux non réutilisés seront placés si possible en fin d’étude selon les procédures réglementaires en vigueur. Les animaux devenus trop âgés et ceux qui ne sont pas placés seront mis à mort. Ils serviront à constituer une banque de tissus mise à disposition de la communauté scientifique.

Remplacement

Nous devons avoir recours à l'expérimentation animale car nous étudions un phénomène d'allongement de membre ce qui n'est réalisable que sur animaux vivants. Par contre des expérimentations préalables ont été menés sur des embryons de poulet afin de déterminer les valeurs des pressions à appliquer et la durée des pressions.

Réduction

Chaque groupe d’étude comprend 20 rats, un nombre suffisant pour tirer des conclusions solides sans gaspiller d’animaux. Pour évaluer l’effet des stimulations, nous mesurons très fréquemment la longueur de la queue de chaque rat pendant une heure complète. Ces mesures régulières nous permettent de suivre précisément les changements dans la croissance de la queue. Cela nous aide à détecter rapidement si la stimulation provoque un effet, en observant une accélération de cette croissance. Grâce à cette méthode, nous obtenons beaucoup d’informations à partir de chaque animal, ce qui évite d’avoir à utiliser plus de rats.

Raffinement

Les rats seront logés dans des cages aménagées avec des nids et des tunnels où ils pourront se cacher, par groupes de deux pour qu’ils aient de la compagnie tout en ayant assez de place. Pour qu’ils soient moins stressés, les rats seront habitués à la présence de la personne qui s’occupe d’eux grâce à des manipulations douces deux fois par jour pendant 8 jours. Avant les stimulations, la longueur de leur queue sera mesurée. Les stimulations seront faites sous anesthésie. Un système de suivi précis permettra de surveiller la santé des animaux et d’éviter qu’ils souffrent inutilement. Des critères clairs seront définis pour décider quand il faut arrêter l’expérience. Cette décision sera prise par le vétérinaire ou le responsable du projet. Les stimulations ne commenceront qu’après au moins 8 jours d’adaptation des animaux à leur nouvel environnement.

Choix des espèces

L’objectif du projet est de mesurer l’allongement d’un organe suffisamment simple à étudier morphologiquement, suffisamment gros pour y placer un anneau gonflable permettant d’exercer la stimulation et suffisamment proche d’un os humain comme par exemple une phalange. La queue de rat juvénile est l’organe qui semble le mieux répondre à ces exigences. Les articles classiques sur la mesure de la tension des rats emploient un tensiomètre miniature de 5mmx2cm qui est le modèle que nous utilisons. Les animaux testés seront des animaux juvéniles sevrés à l’âge de 4 semaines. Ils seront suivis pendant 8 jours (période d’acclimatation) pendant laquelle la manipulation consistera simplement à mesurer la longueur de leur queue. Ceci constituera également leur phase d’habituation aux manipulations par l’expérimentateur. Cette expérimentation est un début d'approche pour la santé Humaine.

Evaluation de l’activation de l’autophagie

(NTS-FR-253602v1 – 29/07/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 192
Souffrances
▲ -
▲ 192
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 192

192 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection unique et sont privées de nourriture pendant quatorze heures, avant prélèvement de leurs organes. Le projet sert à identifier les conditions d'hébergement des futures cohortes du projet principal, en amont de toute étude sur le vieillissement lui-même. Sur le remplacement, le porteur écrit qu'il est "actuellement impossible" de répondre à la question par des approches in vitro, sans dire lesquelles ont été essayées.

Objectifs

L’autophagie est un processus naturel utilisé par nos cellules pour recycler leurs composants endommagés ou inutiles. Ce système de nettoyage et de recyclage à l’intérieur de nos cellules, les aide à rester en bonne santé et à fonctionner correctement. Avec l'âge, l’autophagie ralentit, ce qui contribue au vieillissement et peut réduire la durée de vie. Nous avons précédemment montré que stimuler ce processus, peut améliorer la longévité chez les mammifères. Dans l’étude que nous proposons, nous utilisons des souris génétiquement modifiées qui possèdent une autophagie augmentée. L’objectif global de notre projet de recherche est de comprendre si augmenter l’autophagie dans les muscles en particulier peut aider les souris à vivre plus longtemps et en bonne santé. Cependant, des facteurs comme l'environnement ou les conditions d’hébergement des souris peuvent influencer ce processus. L’objectif du projet est donc d’identifier les conditions sanitaires nécessaires pour étudier l’autophagie au cours du vieillissement. En résumé, ce projet est la première étape primordiale à la mise en place de notre projet global qui vise à comprendre comment l’autophagie influence le vieillissement et si elle peut être activée pour favoriser le vieillissement en meilleure santé.

Bénéfices attendus

- Impact scientifique et technologique : validation du modèle d’étude ; identification des conditions d’hébergement adéquates pour l’établissement des cohortes de vieillissement pour notre projet global d’étude. - Impact sociétal et économique : mieux comprendre les conséquences de l’activation de l’autophagie d’une part; procédure initiale d’un projet d’étude qui pourra apporter une preuve de concept pour le développement de molécules activant l’autophagie afin de promouvoir le vieillissement en bonne santé.

Procédures

Une seule injection réalisée par animal en moins de 10 secondes. Une mise à jeun des animaux pendant 14h.

Impact sur les animaux

Douleur légère au site d’injection. La mise à jeun pendant 14h peut également entrainer du stress pour l'animal.

Devenir

Euthanasie pour prélèvement d’organes.

Remplacement

Il est actuellement impossible de répondre à notre question scientifique par le biais d’approches in vitro. L’utilisation de la souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés pour étudier l’impact de l’augmentation de l’autophagie sur la communication entre les organes au cours du vieillissement.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé au minimum avec un outil statistique en nous sommes basant sur les expériences que nous avons réalisées précédemment sur ces animaux. Nous réaliserons ces expériences sur 6 animaux/sexe/condition.

Raffinement

Ce projet permettra d’identifier les meilleures conditions d’hébergement des cohortes de vieillissement pour notre projet global et ainsi favoriser l’utilisation optimale des animaux lors de notre future étude. Les conditions d’expérimentation mises en place sont les moins invasives possibles et les points limites mis en place par la structure du bien-être animal du plateau permettent de pallier aux douleurs éventuelles.

Choix des espèces

L’utilisation de la souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés pour étudier le rôle du procesus d’autonettoyage sur l'organisme entier. Tous les animaux seront utilisés à un âge adulte (à partir de 10 semaines) car nous avons précédemment obtenu des résultats reproductibles à cet âge qui nous sert également d’âge de référence pour les études que nous réaliserons sur ces souris.