Souris
Evaluation de l’immunogénicité des vaccins commercialisés ou en développement pour des tests de contrôle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 35000
Libérer des lots de vaccins commercialisés ou en développement contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche suppose ici de vacciner puis de tuer des animaux non-humains, lot après lot. 20 000 souris et 35 000 cobayes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués par ponction intracardiaque sous anesthésie pour doser leurs anticorps. Les cobayes reçoivent une injection sous-cutanée et une injection intramusculaire, et les plus fortes doses de certains vaccins provoquent parfois des indurations au point d'injection qui peuvent évoluer en ulcérations. Le porteur indique que deux projets de remplacement par des tests in vitro sont en cours, l'un pour le test chez le cobaye, l'autre pour le test chez la souris, ce qui n'empêche pas 55 000 animaux non-humains d'être engagés dans ce contrôle réglementaire de routine.
Objectifs
Les réglementations nationales et internationales (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7).imposent aux laboratoires pharmaceutiques d’effectuer des contrôles d’efficacité et d’innocuité sur chaque lot de vaccin produit. Ce projet porte sur l’évaluation de l’immunogénicité de ces vaccins produits (en cours de développement ou déjà commercialisés) sur animaux qui est l’une des méthodes décrites pour les contrôles d’efficacité. Ce projet comprend les essais réalisés sur les lots des valences suivantes : pertussis acellulaire (coqueluche), diphtérie et tétanos. De plus, ce projet s’applique de manière plus ponctuelle en cas d’investigation, d’optimisations de procédé ou d’études de stabilité. Il prend aussi en compte les animaux utilisés pour les qualifications des références nécessaires à la réalisation des tests.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché des lots de vaccins conformes aux spécifications et aux textes de référence après les tests de contrôle qualité. Les vaccins concernés (diphtérie, tétanos, coqueluche) participent à l’amélioration de la santé publique et l’éradication mondiale de ces maladies.
Procédures
Deux injections par voie intrapéritonéale et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les souris. Une injection par voie sous-cutanée, une injection par voir intra-musculaire et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les cobayes. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes. Les ponction intra-cardiaques durent environ 1 minute.
Impact sur les animaux
Pour les souris, les seules nuisances sont les injections (vaccin + anesthésie) et les prélèvements terminaux décrits dans la procédure. Pour les cobayes, en plus des injections et des prélèvements, l’injection des plus fortes doses de certains vaccins peuvent parfois causer des indurations au niveau du site d’injection. Dans de faibles proportions, ces indurations peuvent évoluer en ulcérations.
Devenir
Le projet comporte des procédures terminales qui nécessitent l’euthanasie des animaux en fin de test afin de pouvoir doser le taux d’anticorps dans leur sang.
Remplacement
Un projet est en cours afin de remplacer la procédure 2 (Test d’immunogénicité des valences diphtérie, tétanos et pertussis acellulaire chez le cobaye) par un test in vitro. Ce projet va se déployer par étapes, avec des jalons différents selon les vaccins et leur destination. La procédure 1 (Test d’immunogénicité des vaccins contenant la valence pertussis acellulaire chez la souris) fait un également l’objet d’un projet de remplacement par un test in vitro.
Réduction
L’implémentation en routine de la procédure 2 a permis de réduire considérablement le nombre de souris utilisées dans la procédure 1 et dans des procédures appartenant à d’autres projets de mesure d’activité, cotées sévères. Elle a permis le remplacement de 3 tests en 1 seul. La procédure 2 a : • Dans un 1er temps : implémentation sous la configuration multidoses (série de 129 cobayes pour tester 3 lots) pour un des vaccins (novembre 2020) • Dans un 2nd temps : implémentation en configuration unidoses (série de 49 cobayes pour tester 5 lots) pour un autre vaccin (juin 2022) • Dans un 3ème temps : passage de la configuration multidoses à unidoses (décembre 2023).
Raffinement
Souris : Elles sont hébergées en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des plateformes sur-élevées des dome-homes (abris en carton) pour créer des barrières visuelles, des nestlets (carrés de coton) utilisés pour la nidification. Cobayes : Ils sont hébergés en groupe dans des cages contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des huttes pour créer des barrières visuelles, du foin de Crau pour compléter leur alimentation. Un projet est initié dans le but d’héberger les cobayes sur litière. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux.
Choix des espèces
L’évaluation réglementaire de l’immunogénicité des vaccins concernés par ce projet passe nécessairement par une étape d’immunisation de l’animal (exigence des pharmacopées des différents pays (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7)) Comme expliqué dans le paragraphe remplacement, une technique in vitro est en cours de présentation aux autorités réglementaires. Les animaux utilisés sont des animaux sevrés afin de garantir un certain niveau de maturité du système immunitaire.
étude du rôle des mécanismes moléculaires et facteurs hormonaux liés aux troubles locomoteurs chez la souris 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Deux injections dans le canal rachidien espacées de quatre semaines, une pompe osmotique implantée sous la peau, un enregistrement musculaire sous anesthésie et jusqu'à trois injections dans l'abdomen. 7 046 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur moelle épinière et leurs muscles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. L'objectif déclaré est de comprendre le déclin locomoteur lié à l'âge et aux maladies neurodégénératives, les retombées thérapeutiques restant annoncées au conditionnel. Le porteur écrit qu'aucun effet indésirable n'a été décrit chez les animaux utilisés, tout en indiquant que le modèle de sclérose latérale amyotrophique reproduit la perte des cellules nerveuses du mouvement et la dégradation des muscles. Les souris sont réparties entre 10 jours, 3 mois et 16 mois, pour comparer un stade jeune et un stade âgé.
Objectifs
Le projet vise à comprendre les mécanismes moléculaires à l'origine du déclin locomoteur dans le contexte du vieillissement et des maladies neurodégénératives. La découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques, en lien avec le mécanisme chargé de la dégradation de composants intercellulaires et les neurones, pourrait permettre de prévenir/traiter le déclin de nos fonctions locomotrices lié à l'âge et des maladies associées aux problèmes moteurs. Ces travaux de recherche devraient permettre de tester l’efficacité de ces thérapies. Le projet se déroule sur 2 établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à améliorer notre connaissance des mécanismes impliqués dans le vieillissement et les maladies dégénératives. D'un point de vue biomédical, il pourrait conduire à l'identification de nouvelles stragégies thérapeutiques pour prévenir et/ou traiter le déclin lié à l'âge ou les maladies neurodégénératives, ce qui constitue actuellement un défi prioritaire pour les systèmes de santé du monde entier. Enfin, d’un point de vue thérapeutique, cette étude pourrait conduire à l’identification de cibles thérapeutiques dans le traitement de ces troubles.
Procédures
Les interventions subies par les animaux sont: - Deux injections intrathécales (10 minutes sous anesthésie par intrapéritonéal et sous analgésique en pré (30 minutes avant le début de la procédure) chirurgie puis 24 et 48 heures plus tard) espacées de 4 semaines. Pose d'une pompe osmotique sous-cutanée sous anesthésie et sous analgésie (en pré (30 minutes avant le début de la procédure) chirurgie puis 24 et 48 heures plus tard). Des tests de locomotion seront effectués, ainsi qu’un enregistrement musculaire sous anesthésie par voie intrapéritonéale. Au total, les souris recevront un maximum de 3 injections intrapéritonéal (durée totale de 15 secondes). Ces interventions seront fait dans l'établissement utilisateur 1. De plus, des biopsies de la queue seront effectuées dans l'établissement utilisateur 2 pour génotyper les souris.
Impact sur les animaux
Mobilité altérée liée au modèle sclérose latérale amyotrophique. Injection intrapéritonéale: peut causer une douleur légère due à la piqûre. Chirurgies (injections intrathécales ou pose de pompe osmotique): peut provoquer du stress dû à l'anesthésie et au dessèchement des yeux. Aucun effet indésirable n'a été décrit chez les animaux qui seront utilisés. La biopsie peut provoquer une douleur légère.
Devenir
Chaque animal sera mis à mort afin de prélever des tissus pour l'analyse moléculaire (moelle épinière et muscle).
Remplacement
La souris est le modèle le plus pertinent pour notre étude, car elle présente des similarités physiologiques avec les pathologies humaines. Il n'existe pas de modèle in vitro.
Réduction
Le nombre de souris est réduit à son minimum. De nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d'approfondir les études moléculaires, cellulaires et protéomiques. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations. De plus nous avons déterminé le nombre de souris par groupe en fonction de données de la littérature et grâce à l'utilisation d'un outil statistique.
Raffinement
Les souris bénéficieront de coton, de tunnels et de bâtonnets de bois à ronger afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un nid. Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie afin de détecter tout signe de douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et un analgésique sera administré en pré- et post-opératoire. A la suite de la chirurgie la souris sera réveillée au chaud et surveillée pendant les heures qui suivent et la bonne cicatrisation sera observée tous les jours durant la semaine qui suit l’opération par la personne en charge du protocole. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis. Tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris a été choisie pour notre étude sur les problèmes de locomotion dans un modèle de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Ce modèle, créé en modifiant un gène spécifique, reproduit bien les troubles moteurs observés dans cette maladie. Il permet d’étudier à la fois les formes familiales et non familiales de la SLA, et simule la perte des cellules nerveuses responsables du mouvement, ce qui conduit à une dégradation des muscles. Ce modèle nous aide aussi à étudier comment certains processus biologiques, comme le fonctionnement des cellules, influencent la locomotion à différents stades de vieillissement. Le projet consiste à utiliser des souris âgées de 3 mois et de 16 mois, soumises à des tests pour observer leurs comportements. Ces deux âges ont été choisis pour représenter les stades jeunes et âgés des souris, ce qui permettra de comparer leurs capacités de mouvement et de mieux comprendre comment le vieillissement affecte ces fonctions. À 3 mois, les souris sont en pleine forme physique, tandis qu’à 16 mois, des signes de déclin moteur liés à l’âge commencent à apparaître. Parallèlement, des souris porteuses d’une mutation génétique associée à la SLA (sclérose latérale amyotrophique) seront utilisées à 10 jours et à 3 mois. À 10 jours, l'objectif est de vérifier leur génotype pour déterminer si elles portent ou non la mutation génétique. À 3 mois, les premières altérations motrices liées à la SLA commencent à se manifester, ce qui permet de suivre l’évolution de la maladie au fur et à mesure.
rôle de la molécule APRIL et ses dérivés dans l’encéphalite autoimmune expérimentale
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Aucune des 40 souris ne sortira vivante de ce projet, le porteur jugeant qu'il n'est pas concevable de garder en vie des animaux non-humains chez qui une sclérose en plaques expérimentale a été induite. Elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec deux injections destinées à déclencher la maladie, puis un traitement par voie intraveineuse tous les trois jours ou par voie intranasale chaque jour pendant vingt jours, et des séances de radiologie nucléaire sous anesthésie après injection d'un composé radioactif. La paralysie induite commence par la queue avant de gagner la démarche, et le porteur indique avoir défini des points limites pour éviter les stades élevés. Pour justifier ce recours, il affirme qu'il lui "faut utiliser un organisme vivant comme une souris" afin de vérifier que ses composés se distribuent dans le système nerveux central.
Objectifs
Le projet a pour but de tester un composé pour son rôle neurorégénérateur dans un modèle murin de sclérose en plaques
Bénéfices attendus
La sclérose en plaques touche aujourd'hui 120 000 personnes dont 700 enfants en France. Le bénefice sera de mettre en évidence un composé capable d'induire de la régénération neuronale testable chez les patients atteints de sclérose en plaques.
Procédures
Les animaux recevront deux injections pour induire la pathologie. Dans la première phase, la radiologie nucléaire sera utilisée sur des animaux sous anesthésie après une injection d'un composé radioactif. Dans la deuxième phase, le traitement se fera par injection intraveineuse tout les 3 jours ou intranasale tout les jours pendant 20 jours.
Impact sur les animaux
La pathologie se traduit par une induction de paralysie graduelle commencant par la queue (score clinique 1), et une démarche anormale (score 2).
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure car il n'est pas concevalble de garder en vie/réutiliser des animaux pour lesquels une sclérose en plaques expérimentale a été induite.
Remplacement
Il nous faut utiliser un organisme vivant comme une souris pour vérifier que nos composés sont capables de se distribuer dans le système nerveux central après injection en périphérie.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été défini suivant les connaissances actuellement rapportées du modèle afin d'obtenir des résultats interprétables. Seule la voie d'injection permettant une biodistribution significative du composé sera retenue pour les projets ultérieurs.
Raffinement
L'utilisation de cage digitale permettant d'enregistrer le mouvement des animaux (activité motrice non forcée) va nous permettre d'obtenir des mesures plus fines pour un stade de paralysie donné et ainsi éviter les stades élevés. Des points limites limitant la sévérité de la maladie ont été définis. La combinaison des personnels impliqués présentent toutes les compétences requises en expérimentations animales pour mener à son terme le projet. Notre stratégie de rafinement comporte l'utilisation de nourriture au sol, d'un gel évitant le dessechement des yeux lors de l'imagerie et l'anesthésie.
Choix des espèces
Le modèle murin appelé experimental autoimmune encephalitis est standard dans l'étude de la sclérose en plaques chez la souris adulte qui comporte un système immunitaire mature nécessaire à l'induction de la pathologie.
Etude des liens entre la vascularisation de la tumeur et la réponse immunitaire chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
870 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une greffe de tumeur par injection sous-cutanée, puis un gavage quotidien pendant deux semaines et des injections intrapéritonéales, quotidiennes ou réparties sur la semaine selon le traitement testé, avant un prélèvement de sang sous anesthésie le jour de sa mise à mort. Le porteur reconnaît que sur les trois semaines de l'expérience, les souris porteuses de tumeurs peuvent perdre du poids et montrer des signes de souffrance, immobilité, isolement, dos voûté, poil terni. L'objet est de comparer plusieurs traitements anti-angiogéniques associés à des immunothérapies afin de "mieux les prescrire", et l'atteinte d'un point limite qui ne peut pas être soulagé conduit à tuer l'animal avant la fin du protocole.
Objectifs
La formation de nouveaux vaisseaux sanguins, est nécessaire au développement tumoral. Les cellules tumorales, ainsi que les cellules du microenvironnement tumoral produisent des facteurs favorisant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins au sein de la tumeur. Mais il a été observé que ces facteurs agissaient également sur le système immunitaire de souris porteuses de tumeurs et de patients atteints de cancer, et aboutissaient au blocage de la réponse immunitaire. Or, la réponse immunitaire contre la tumeur est nécessaire à l’élimination de celle-ci. Des traitements ciblant ces facteurs sont utilisés pour traiter certains cancers. Ils réduisent non seulement les vaisseaux sanguins au niveau de la tumeur mais aident également à améliorer la réponse immunitaire contre la tumeur. Ces traitements sont associés à des immunothérapies en particulier dans le cancer du rein résultant en une augmentation des effets anti-tumoraux observés. Plusieurs traitements ciblant la formation des vaisseaux sanguins sont actuellement associés à des immunothérapies sans avoir vraiment d’argument pour privilégier l’un de ces traitements. Il est important de comprendre l’impact de ces traitements sur la réponse immunitaire pour permettre de mieux les prescrire et de proposer de nouveaux traitements aux patients atteints de cancer.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra donc à la fois de faire progresser les connaissances concernant l’interaction entre l’angiogenèse (formation des vaisseaux sanguins) et la réponse immunitaire anti-tumorale et pour les patients atteints de cancer de mieux prescrire les traitements anti-angiogéniques en association avec des immunothérapies. Cette étude pourrait également permettre de proposer de nouvelles combinaisons d’anti-angiogéniques et d’immunothérapies.
Procédures
Injection sous-cutanée 1 fois au début de la procédure sur animaux vigiles ; durée totale du geste : 1-2 min Gavage 1 fois par jour tous les jours sur 2 semaines sur animaux vigiles ; durée totale du geste : 1-2 min Injection intrapéritonéale 1 fois par jour tous les jours sur 2 semaines ou 2 ou 3 fois par semaine selon le traitement administré sur animaux vigiles ; durée totale du geste : 1-2 min Prélèvement de sang sous anesthésie générale le jour de la mise à mort (durée totale environ 10 min puis mise à mort)
Impact sur les animaux
L’injection des cellules tumorales se fait par voie sous-cutanée. L’injection par voie sous-cutanée cause un stress et une douleur légère de courte durée. Le gavage cause un stress et une douleur légère de courte durée. L’injection par voie intra-péritonéale cause un stress et une douleur légère de courte durée. Les prélèvements de sang peuvent induire des douleurs légères et transitoires. Sur la durée entière de l’expérience (3 semaines environ), les souris avec des tumeurs peuvent perdre du poids ou présenter des signes évocateurs de souffrances tels que des troubles du comportement (immobilité, isolement...) et de l’aspect physique (dos vouté, apparence du poil...).
Devenir
Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes pour l'étude de la réponse immunitaire.
Remplacement
Le microenvironnement tumoral est complexe, les modèles in vitro ne permettent pas de le mimer fidèlement. Les modèles organoïdes ne reproduisent pour l’instant pas la complexité du microenvironnement tumoral. Il est en effet possible de faire se développer de petites sphères de cellules tumorales in vitro, mais il est très difficile de faire se développer des vaisseaux sanguins et d’y ajouter les différentes populations immunitaires. Les cellules immunitaires survivent très mal dans ces conditions. La présence de la tumeur et le développement des vaisseaux sanguins vont modifier le microenvironnement tumoral en induisant en particulier le développement de cellules immunosuppressives. C’est ce développement et l’impact des traitements anti-angiogéniques sur ces processus que nous étudierons dans ce projet, ce qui ne peut donc se faire qu’in vivo. C’est pourquoi l’expérimentation utilisant un modèle animal mimant le plus fidèlement le microenvironnement tumoral est indispensable. En parallèle à ce projet d’expérimentation animale, des expérimentations seront réalisées à partir de prélèvements humains (sanguins ou tumoraux).
Réduction
L'implantation des cellules tumorales est mise au point. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Pour chaque expérience, le maximum de tissus est prélevé afin de maximiser les analyses biologiques possibles.
Raffinement
Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les animaux sont surveillés tout au long du projet. Une grille de score et de points limites spécifiques au projet ont été établis, permettant d'intervenir pour soulager les animaux en cas de souffrance. L'atteinte d'un point limite qui ne pourra être soulagé entrainera une mise à mort anticipée de l'animal avant la fin du protocole.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour le suivi de la croissance tumorale. De nombreux outils sont disponibles pour analyser la réponse immunitaire chez la souris (en particulier des anticorps). D’autre part, les anti-angiogéniques utilisés dans ce protocole ont déjà été utilisés chez la souris et ont montré un impact sur la croissance tumorale. Des souris adultes à partir de 6-8 semaines seront utilisées car c’est à cet âge que le système immunitaire est complètement développé.
Utilisation de nanoparticules non virales pour le traitement des maladies génétiques du muscle
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Soumises à une ou deux injections intraveineuses de nanoparticules lipidiques ou de vecteurs de thérapie génique sous anesthésie gazeuse, 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, toutes tuées à l'issue. Une partie d'entre elles passe un test de force où la queue est reliée à un capteur qui enregistre leurs réponses d'échappement pendant cinq minutes. Le projet vise à valider l'effet de ces nanoparticules contre la fibrose musculaire dans des myopathies génétiques comme la dystrophie de Duchenne, et le porteur écrit qu'un essai clinique concluant "devrait" alors permettre de stopper la progression de la maladie chez les patients. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe "pas de modèle in vitro de fibrose musculaire" et que l'élimination des cellules fibrotiques par les lymphocytes T exige un milieu physiologique complet.
Objectifs
Notre laboratoire cherche à traiter un certain type de myopathies (maladie des muscles) qui comprennent en particulier la dystrophie musculaire de Duchenne et les dystrophies musculaires des ceintures. Ces myopathies sont des maladies génétiques rares, progressivement invalidantes et conduisent à la perte de la marche. Le muscle sans ses protéines structurales finit par se détruire puis l’apparition de la fibrose rigidifie le tissu et entraîne de sévères complications. Dans la myopathie de Duchenne, la protéine déficiente s'appelle la dystrophine. Cette protéine joue un rôle d'amortisseur au cours des cycles de contraction/relaxation du muscle et un rôle fonctionnel dans la membrane musculaire. Aucun traitement curatif n'est actuellement disponible. Les stratégies visant à ajouter une copie fonctionnelle du gène et/ou à réduire la fibrose constituent l’approche la plus prometteuse pour le traitement de ces myopathies. Des approches de thérapie génique sont en cours d’étude et consistent à introduire un gène médicament dans l’organisme du patient à l’aide d’un vecteur viral inoffensif pour remplacer le gène malade et rétablir le fonctionnement de la protéine. Néanmoins, les tests cliniques utilisant l'administration de versions courtes de la protéine dystrophine (micro-Dystrophine) via un virus adéno-associé (AAV), ont mis en évidence seulement une efficacité partielle du traitement et ont révélé des risques pour la sécurité des patients, tels qu'une réponse immunitaire associée à la dose élevée d'AAV utilisée. C’est pourquoi, dans ce projet, nous souhaitons explorer la technologie des nanoparticules, utilisées dans la formulation de certains vaccins, pour délivrer les ARN messagers de gènes thérapeutiques et réduire la fibrose dans le tissu musculaire. Ces nanoparticules sont le plus souvent lipidiques et permettent un transfert efficace et ciblé de protéine ou d’acide nucléique dans les cellules d’intérêts. Nous souhaitons donc tester dans un premier temps l’immunogénicité de ces particules chez la souris et dans un second temps, tester l'efficacité des nanoparticules pour le transfert de gènes et pour la reprogrammation de cellules T en cellules T anti-fibrose. L'étude permettra en outre de tester l'efficacité thérapeutique de grandes versions de dystrophine ou de dystrophine complète pouvant être logées dans les nanoparticules, ce qui ne pourrait pas être possible dans les AAV étant donné leur capacité de cargo limitée.
Bénéfices attendus
Ce projet se place dans le cadre de la recherche de traitements pour des maladies génétiques humaines touchant le muscle squelettique. Il vise à valider l’effet thérapeutique de nanoparticules lipidiques pour un groupe de maladies humaines sur un modèle murin de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique pourrait permettre d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de dystrophie, et donc de valider une thérapie pour des maladies qui n’en n’ont pas à ce jour.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse d'une durée maximum de 5 minutes pour vérifier la présence des nanoparticules lipidiques et analyser la réponse immunitaire. Ils seront aussi soumis à l'injection de nanoparticules lipidiques et ou de vecteurs de thérapie génique en intraveineux sous anesthésie gazeuse. Pour la PE1, il y aura 2 prélévements de sangs et une seule injection de nanoparticules lipdiques. Pour la PE2, les souris auront un prélévements de sang et deux injections en intraveineux, soit deux injections de nanoparticules lipidiques à deux semaines d'intervalle, soit une injection de nanoparticules lipidiques et 15 jours après une injection de vecteurs de thérapie génique. La durée d'anesthésie et le temps de d'injection durent moins de 5 minutes par souris. Pour le test de force musculaire, la queue des animaux est reliée à un capteur de force qui va enregistrer les réponses d’échappements des animaux. Ce test est limité à 5 min et ne peut être réalisé qu’une seule fois.
Impact sur les animaux
Les nuisances (douleur ou stress) attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés. Les nuisances de classe légères sont liées à l’acte d’anesthésie lors de l’injection : du traitement et des prélèvements de sang. Il y a une possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies. Les nuisances attendues pour le test de force sont de classe legère. Cet acte ne sera fait qu’une fois. En ce qui concerne le modèle utilisé, même s’ils portent une anomalie génétique correspondant à une dystrophie musculaire chez l’homme, ils présentent un phénotype moins important que les patients.
Devenir
Les animaux de chaque procédure seront tous euthanasiés pour collecter les muscles squelettiques, la rate et les ganglions pour analyser au laboratoire les effets de nos traitements.
Remplacement
Nous réalisons systématiquement des tests préalables in vitro pour exclure les nanoparticules de mauvaise qualité. Nous vérifions la présence de l’ARN messager du gène d’intérêt après infection cellulaire en mesurant l’expression des protéines d’intérêts. Afin de valider l’effet des nanoparticules anti-fibrose sur la fibrose in vivo au préalable à une application chez l’homme, nous souhaitons utiliser un modèle animal (souris), car aucun modèle in vitro n’est capable de développer cet aspect de la pathologie. En effet, il n’existe pas de modèle in vitro de fibrose musculaire et l’interaction et l’élimination des cellules fibrotiques par les lymphocytes T nécessite un milieu physiologique où la réponse immunitaire peut avoir lieu.
Réduction
Au cours des 5 années du projet, nous avons prévu d’utiliser un total de 160 souris pour faire l'ensemble des expériences in vivo. Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues. Lorsque ce sera possible, nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes en tant que contrôle pour les différents modèles évalués. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Nous administrerons les nanoparticules lipidiques par voie sanguine car c’est le moyen le plus efficace et le moins invasif pour cibler tous les muscles de l’organisme. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi. Aucun animal n’est seul dans une cage, sauf si problème d’agressivité. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies. Les prélèvements de sang à la veine submandibulaire se font sous anesthésie de courte durée. Les doses de nanoparticules injectées sont faibles par injection et d'après les données de la littérature scientifique aucune toxicité n’est attendue. Néanmoins une surveillance de l’état général des animaux sera effectuée régulièrement. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasies appropriées.
Choix des espèces
Ce projet se place dans le cadre de la recherche de traitements pour des maladies génétiques humaines touchant le muscle squelettique. Les modèles murins inclus dans ce projet portent des anomalies génétiques ciblant le gène de la pathologie chez l’homme qui va entraîner le plus souvent des désordres musculaires sans impact sur l’activité naturelle de la souris. Ces modèles permettent d’analyser les perturbations de la fonction musculaire et sont donc pertinents pour nos études. Nous utiliserons pour ce projet des souris jeunes d’environ 2 mois- 3 mois car c’est à cet âge que les muscles sont les plus permissifs au traitement de thérapie génique. Le développement de la fibrose qui est un frein majeur au transfert de gène musculaire est progressif et la cinétique de dépôts de collagène varie d’un muscle à l’autre. Nous avons vu également dans nos précédents résultats que pour réduire la fibrose de manière significative dans le muscle via des cellules T anti-fibrose, il faut cibler et éliminer le plus tôt possible les cellules fibroblastiques sécrétrices de collagène, soit environ à l’âge de 2 mois.
Effets de l’exposition transgénérationnelle aux médicaments antiépileptiques
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
- Système urogénital
Gavées deux fois par jour pendant les vingt et un jours de leur gestation avec des antiépileptiques de troisième génération, des souris gestantes passent aussi des échographies destinées à mesurer la viabilité de leurs fœtus. 1 376 souris vont être utilisées au total, toutes tuées à l'issue, 1 176 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 200 un niveau léger. Une partie des animaux reçoit un implant crânien d'électroencéphalographie sous anesthésie générale, suivi de séances d'enregistrement de six à huit heures, et les deux générations issues des mères traitées passent des tests comportementaux deux heures par jour pendant deux semaines. Ces tests ne sont pas nommés, seulement rattachés à "la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement", et les effets attendus sur les animaux tiennent en trois lignes : inconfort et douleur liés à l'implant, stress de l'isolement social, stress de la contention et du gavage.
Objectifs
L'administration de médicaments anticonvulsivants (ASM) pendant la grossesse représente un problème clinique majeur. Pour stopper les crises épileptiques, ces molécules sont disponibles avec des contre-indications variables. Notamment il existe des lacunes critiques sur les effets lors du développement des fœtus ou sur des trajectoires adverses neurologiques. Il existe des preuves que les anciens ASM, sont associés à des risques accrus de malformations fœtales. Dans le paysage des ASM disponibles, le choix des molécules à tester est crucial. Globalement, des études précliniques sur les risques neurodéveloppementaux de l'exposition pendant la grossesse existent pour les ASM de 1ère et 2ème génération, mais sont rares pour les ASM, les plus récents, de 3ème génération. C'est pourquoi nous examinerons les risques potentiels d'effets neurodéveloppementaux des ASM de 3e génération. Ces nouveaux ASM, aux mécanismes d'action diversifiés, pourraient élargir le choix thérapeutique afin d'améliorer la prise en charge des crises d'épilepsie pendant la grossesse.
Bénéfices attendus
Nous générerons des connaissances sur l'impact prénatal des ASM sélectionnées, en utilisant l'échographie 3D pour mesurer la viabilité et les changements anatomiques macroscopiques des fœtus et des placentas. Chez l'adulte, nous fournirons des données sur la présence de trouble de mémoire et d’anxiété en fonction de l’exposition prénatale d’ASM. L’ensemble de ses données fourniront des informations nouvelles sur des éventuels risques associés aux ASM de 3ème génération.
Procédures
Les femelles gestantes vont recevoir 2 fois par jour les médicaments anticonvulsivants par gavage (30 secondes par souris) pendant toutes la durée de la gestation (21 jours). Elles vont passer une échographie (20 min par souris), qui est un acte non invasif pour suivre l'évolution de la grossesse et déterminer la viabilité des foetus. Ensuite les souriceaux issus de ces mères ne seront plus exposés aux médicaments anticonvulsivants. Les tests comportementaux, qui seront utilisés sur les deux générations, sont basés sur la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement et se feront sur deux semaines à raison de 2 heures par jour. Les animaux seront soumis à une anesthésie générale pour l'implantation du système d'électroencéphalographie (30 min). Enregistrements électroencéphalographiques, entre 6 et 8 heures pour chaque séance.
Impact sur les animaux
Inconfort et douleur dû à la pose d'un implant crânien. Stress due à l'isolement social temporaire. Stress causés par la contention et le gavage.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure car il est nécessaire de récupérer les organes pour analyses.
Remplacement
Cette recherche nécessite un modèle murin car nous avons besoin d'étudier l'impact des médicaments antiépileptiques sur le placenta, le développement des fœtus, et la possibilité de trouble neuronal après exposition prénatal aux médicaments antiépileptiques.
Réduction
Nous avons minimisé le nombre d'animaux nécessaires dans chacune des procédures tout en nous assurant d'en avoir suffisamment pour faire l'analyse statistique de nos expériences. Dans toutes les procédures, nous utiliserons des femelles et des mâles issus des mêmes portées.
Raffinement
Tous les animaux seront surveillés tout au long de la procédure. Pour minimiser le stress des animaux, des dispositifs d'enrichissement (du coton, une buchette en bois et une maison igloo) sera disponible dans chaque cage.
Choix des espèces
Cette recherche nécessite l'utilisation de la souris car c'est un mammifère adéquat pour étudier les impacts pré et postnatal des médicaments. La souris est très utilisée dans les études précliniques pour le développement des médicaments antiépileptiques. Nous allons étudier l'impact des ASM à différents temps de développement allant du stade foetus au stade adulte. Certains ASM sont connus pour provoquer des malformations foetale. Certains ASM sont connus pour provoquer des malformations fœtales. Nous avons donc besoin de vérifier l’éventuelle présence de malformations fœtales après exposition des femelles gestantes aux ASM sélectionnés pour cette étude. Nous allons suivre les animaux exposés jusqu'au stade adulte pour étudier les éventuelles modifications cellulaires dans les générations F1 et F2.
Etude de l’effet antitumoral d’ARN thérapeutiques ciblant RBM39
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Pour vérifier chez la souris l'effet contre les tumeurs d'ARN thérapeutiques ciblant RBM39, observé jusqu'ici in vitro, 1 300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Greffées de cellules tumorales dans les flancs, elles subissent cinq à six séances d'imagerie de 30 minutes sous anesthésie, trois prises de sang derrière l'œil et des injections de traitement répétées trois à cinq fois, dans une veine, dans la tumeur ou dans l'abdomen. Le porteur prévoit une perte de poids, de la fatigue et une anémie liées aux tumeurs, et indique ne pas avoir encore évalué la toxicité des ARN. Il écrit que le "bien-être de l'animal au quotidien est nécessaire au bon déroulement de nos expériences". Aucun point limite n'est décrit, et les analgésiques "pourront" être donnés "en fonction de l'expérience et de la souffrance de l'animal".
Objectifs
Ce projet de recherche a pour but d'évaluer le potentiel antitumoral d’ARN thérapeutiques sur des modèles précliniques de cancer. Malgré de nombreuses avancées, en particulier avec l’arrivée des thérapies ciblées puis des immunothérapies, les thérapeutiques anticancéreuses actuellement disponibles restent limitées et des résistances émergent le plus souvent, nécessitant un changement de stratégie thérapeutiques. Il est donc essentiel de développer des nouveaux traitements, dont les mécanismes d’actions seraient différents des traitements actuellement utilisés, afin d’élargir le spectre des options thérapeutiques ais également de pouvoir adapter le traitement au patient et aux caractéristiques biologiques et moléculaires tumorales. Les arylsulfonamides sont une classe de drogue dont l’intérêt pour le traitement des cancers a été évalué. Nous avons récemment développé une approche thérapeutique via des ARN thérapeutiques, et avons fait la preuve de concept in vitro de leur activité antitumorale. Nous souhaitons donc avec ce projet valider nos observations in vitro.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à valider l'utilisation d'ARN thérapeutiques pour le traitement des cancers, en particulier le cancer colorectal. A plus long terme, ce projet pourrait aboutir au développement en clinique de ces mêmes ARN thérapeutiques.
Procédures
- Greffe de cellules tumorales sous-cutanée dans les flancs : Durée 10 minutes - 1 fois par animal / Injection intrapéritonéale de luciferine pour bioluminescence : Durée 1 minute - 5 à 6 fois par animal - Anesthésie gazeuse durant l'imagerie : Durée 30 minute - 5 à 6 fois par animal / Prélèvements sanguins retroorbitaires - Durée 2 minutes - 3 fois par animal / Injection de traitements par voie IV - Durée 2 minutes - 3 à 5 fois par animal / Injection de traitements par voie intratumorale - Durée 2 minutes - 3 à 5 fois par animal / Injection de traitements par voie intrapéritonéale - Durée 2 minutes - 3 à 5 fois par animal
Impact sur les animaux
La greffe de lignées cellulaires tumorales, suivi de la croissance des tumeurs, engendreront une altération de l'état général des animaux avec perte de poids, fatigue, et anémie principalement. Le traitement par indisulam pourrait engendrer certaines toxicités, même si la littérature décrit des toxicités systémiques limitées chez l'homme et la souris (rares anémies). Nous n'avons pas encore évalué la toxicité potentielle des ARN thérapeutiques, mais celle-ci sera évaluée grâce aux expériences de mise au point.
Devenir
Des tests sur des cellules tumorales et des cellules normales en culture in vitro nous ont déjà permis de déterminer certains effets de nos traitements. Cependant, l’utilisation de modèles in vivo comme la souris est indispensable à la compréhension des mécanismes d’action du traitement dans un organisme entier proche de l'homme, incluant des paramètres comme le développement tumoral, le microenvironnement, les contraintes physiques etc. qui ne sont pas retrouvés in vitro. Cette étape est également nécessaire puisque nous envisageons une potentielle et future utilisation chez l’homme comme thérapie. Afin de caractériser l'effet de nos traitements; nottament l'effet biologique, nous devons récupérer en fin d'expérience les tumeurs des animaux traités et non non traités. Nous devons pour cela procéder à l'euthanasie sysématique de l'ensemble des animaux du projet. L'étude moléculaire des tumeurs, ainsi que celles des tissus des autres organes est indidspensable pour évaluer les effets antitumoraux mais également la toxicité des traitements testés.
Remplacement
Des tests sur des cellules tumorales et des cellules normales en culture in vitro nous ont déjà permis de déterminer certains effets de nos traitements. Cependant, l’utilisation de modèles in vivo comme la souris est indispensable à la compréhension des mécanismes d’action du traitement dans un organisme entier proche de l'homme, incluant des paramètres comme le développement tumoral, le microenvironnement, les contraintes physiques etc. qui ne sont pas retrouvés in vitro. Cette étape est également nécessaire puisque nous envisageons une potentielle et future utilisation chez l’homme comme thérapie.
Réduction
Afin de limiter au maximum le nombre d'animaux, nous utiliserons les mêmes animaux pour évaluer à la fois la prise et la croissance tumorale, la dose des traitements et leur toxicité. Nous utiliserons également les mêmes souris pour nos contrôles positifs et négatifs dès que ce sera possible. Cette association nous permet de réduire le nombre de souris contrôles utilisées. Le nombre d’animaux par lot sera également réduit au maximum afin d’avoir des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Le bien-être de l’animal au quotidien est nécessaire au bon déroulement de nos expériences, mais également à la reproductibilité de nos résultats. Des enrichissements (maisons rouges) sont présents dans les cages. Au cours de nos expériences, de la nourriture humidifiée sera accessible directement dans la cage pour éviter la déshydratation des souris. Des tapis chauffants seront également utilisés dès l’anesthésie des souris, pendant les injections, et lors de la phase de réveil. Des injections d'analgésique pré et postopératoire pourront être réalisées en fonction de l'expérience et de la souffrance de l'animal. Un suivi attentif quotidien par du personnel compétent et formé, weekend compris, sera également mis en place. L'environnement des animaux sera enrichi par des tunnels en polycarbonate. Au moindre doute, nous ferons appel aux conseils de notre vétérinaire ou de la structure du Bien-Etre Animal (SBEA).
Choix des espèces
La souris représente l'animal classiquement décrit dans littérature pour ce type d'éxpérimentation. Nous utiliserons des lignées génétiquement modifiée immunodéprimées afin de permettre la bonne prise tumorale des xénogreffes de cellules humaines. L'utilisation d'un modèle syngénique nous permettra de valdier nos observations dans un système immunocompétent ce qui est essentiel pour envisager un dévellopement chez l'homme par la suite. Comme ce qui est classiquement décrit dans littérature pour ce type d'expérimentation, les animaux utilisés seront de 8 à 12 semaines.
Etude de la biodistribution de molécules marquées au sein de la tumeur chez la souris pour le diagnostic et/ou le traitement de certains cancers.
- Recherche appliquée
- Cancers
Après une injection de cellules tumorales sous la peau puis d'une molécule marquée dans une veine, 280 souris immunodéficientes sont toutes tuées pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leurs tumeurs sont mesurées trois fois par semaine sous anesthésie gazeuse, et chaque souris subit quatre observations à travers la peau et une prise de sang, ou sept pour 40 d'entre elles. Le projet suit la distribution dans l'organisme de huit nouvelles molécules destinées au diagnostic ou au traitement de cancers du poumon, du sein et du feuillet qui enveloppe la cage thoracique. Le porteur décrit chaque injection comme "brève (30 secondes)", et prévoit ailleurs "une souffrance et/ou une nécrose occasionnée par le développement tumoral".
Objectifs
L’objectif du projet est de quantifier et d’analyser, au sein de l’organisme entier et plus spécifiquement au sein de la tumeur, la distribution de huit nouvelles molécules innovantes issues de travaux menés au laboratoire pour le diagnostic et/ou le traitement de cancers pulmonaires, de cancers du feuillet enveloppant la cage thoracique et de cancers du sein. La caractérisation de ces nouvelles molécules ou de leur distribution au sein des tissus ou d’un organisme entier est nécessaire afin de s’assurer que ces molécules, après leur administration, soient bien adressées vers les cellules cancéreuses qu’elles ciblent privilégiement.
Bénéfices attendus
Les études de distribution dans les tissus, et plus spécifiquement dans la tumeur, réalisées dans ce projet vont permettre de définir la spécificité des molécules testées pour leur cible biologique après que ces molécules auront été administrées par voie intraveineuse au sein d’un organisme entier. La validation de la distribution tumorale de ces nouvelles molécules fera de ces molécules une solution prometteuse pour le diagnostic et/ou le traitement des cancers qu’elles ciblent.
Procédures
Une seule brève (30 secondes) injection sous-cutanée de cellules tumorales sur animal anesthésié par voie gazeuse. Une seule brève (30 secondes) injection intraveineuse de molécule d’intérêt sur animal anesthésié par voie gazeuse. Des mesures de la taille des tumeurs sous-cutanées réalisées 3 fois par semaine (2 minutes) sur animal anesthésié par voie gazeuse. Quatre observations à travers la peau pendant 5 minutes sur animal anesthésié par voie gazeuse. Un seul prélèvement de sang (1 minute) sous une anesthésie gazeuse, sauf pour 40 animaux du projet où 7 prélèvements d’un tout petit volume de sang (1 minute) seront réalisés sur animal anesthésié par voie gazeuse.
Impact sur les animaux
Les procédures seront réalisées chez des souris immunodéficientes qui constituent des lignées à phénotype dommageable, c’est-à-dire des lignées dans lesquelles l'état général des animaux est altéré s’ils sont exposés à des agents infectieux. Les effets indésirables attendus lors de l’étude sont une douleur et/ou une infection au niveau des points d’injections, une souffrance et/ou une nécrose occasionnée par le développement tumoral, une perte de sang lors de prélèvements et un stress dû aux manipulations des animaux pendant les procédures expérimentales.
Devenir
L’étude de la biodistribution des molécules d’intérêt au sein des tissus tumoraux nécessite de prélever les organes des animaux qui doivent donc être euthanasiés. Il n’existe pas d’autre méthode d’imagerie qui permette d’étudier cette biodistribution sur des temps longs.
Remplacement
L’étude de la biodistribution des molécules au sein des tissus tumoraux nécessite de prélever les organes et il n’existe pas d’autre méthode d’imagerie qui le permette sur des temps aussi longs. La caractérisation de ces molécules au sein d’un organisme entier est donc nécessaire. De plus, nous avons opéré une pré-sélection chimique et pharmacologique in vitro de chacune des molécules innovantes analysées in vivo dans ce projet qui sont destinées au diagnostic et/ou au traitement de cancers chez l’Homme.
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux : - Chaque procédure sera réalisée sur le plus petit nombre d’animaux par groupe déterminé via l’utilisation d’une application calculant les tailles d'échantillons nécessaires. - Les procédures ont pour but d’observer la distribution des molécules au sein de la tumeur. Les résultats seront considérés comme statistiquement significatifs à partir de 5 rongeurs par sexe et par groupe. - Une seule dose des molécules testées a été sélectionnée grâce à des analyses bibliographiques et des expériences in vitro. - Nous utilisons des modèles tumoraux qui ont déjà été décrits et mis au point par nos collègues chez la souris immunodéprimée ce qui permet de ne pas réaliser de tests de développement de tumeur chez des animaux supplémentaires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi comprenant des maisons et des tunnels en carton, de la paille ou du mouchoirs en papier pour leur nid, et des bâtonnets en bois à ronger. Les animaux seront hébergés au minimum 7 jours à l’animalerie avant d’entrer en procédure. Une surveillance quotidienne des animaux est assurée par des personnes habilitées et formées. Pour réduire ou supprimer la douleur et le stress relatifs à l’injection unique sous-cutanée de cellules tumorales et à l’injection unique intraveineuse de la molécule testée, ces deux injections seront réalisées pour chaque animal dans une pièce au calme sans passage et sous une anesthésie gazeuse. Un suivi attentif de l’évolution de la taille de la tumeur sera mené trois fois par semaine. Un suivi attentif de l’apparence de la tumeur sera aussi mené trois fois par semaine afin de déceler toute apparition d’une éventuelle nécrose. Les animaux seront observés attentivement trois fois par semaine. Des paramètres ont été définis permettant de prendre les décisions adéquates en cas de suspicion de douleur ou souffrance. Chaque animal sera sous une surveillance accrue durant les 24 heures après l’administration de la molécule afin de déceler tout comportement anormal ou tous signes éventuels de douleur ou souffrance. Tout animal présentant des signes de douleur ou souffrance sera euthanasié.
Choix des espèces
La souris est une espèce pertinente dans les études de biodistribution des molécules. Nous utiliserons des souris immunodéprimées, ce qui facilite l’implantation de cellules tumorales et le suivi dans la tumeur des molécules. Nous sélectionnerons des animaux adultes car les molécules testées dans ce projet sont destinées à des études cliniques chez des patients adultes.
Élevage d’une lignée de souris modèle pour l’étude de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
La lignée élevée dans ce projet porte un phénotype dommageable dont la nuisance déclarée est une anxiété accrue, compensée selon le porteur par des huttes en carton supplémentaires et un niveau sonore bas. 90 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. Chaque souriceau subit, entre son septième et son dixième jour de vie, une biopsie de la queue de quelques secondes, avec une douleur légère et un risque de saignement, le porteur situant l'intervention à un âge où les terminaisons nerveuses sont encore peu nombreuses. Toutes seront tuées, pour prélever des tissus cérébraux destinés à l'étude de la protéine Tau dans la maladie d'Alzheimer, ou parce que leur fertilité décline au-delà de six mois.
Objectifs
Les objectifs de sce projet sont : 1) méthode de génotypage invasive 2 ) maintien de la lignée Tau22 à phénotype dommageable sous forme respirante et de tirer profit des animaux générés par les accouplements d’élevage et par les animaux reproducteurs reformés pour effectuer un prélèvement de tissus à l’âge adulte.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus seront 1) la caractérisation génétique de la lignée pour l'optimisation de la gestion de son élevage et pour la production pour fournir des animaux pour nos projets scientifiques (utilisation continue vers des DAP expérimentation) 2) maintenir notre lignée de souris à phénotype dommageable pour l’étude des mécanismes autophagiques impliqués dans la dégradation de la protéine Tau pathologique au cours du développement de la maladie d’Alzheimer, ce qui permettra à terme d’identifier des stratégies thérapeutiques dans les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer
Procédures
Les animaux subiront une seule fois, une biopsie à la queue entre leur 7ieme et 10ieme jours lorsqu’ il y a encore peu de terminaisons nerveuses à ce niveau afin de limiter la douleur. Cette procédure durera que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux subissent une biopsie avec comme nuisances une douleur légère de courte durée avec un risque de saignements. La nuisance liée au phénotype dommageable de ces souris sera une anxiété plus accrue.
Devenir
Mise à mort pour prélèvement de tissus cérébraux et suite au déclin de la maturité sexuelle
Remplacement
Dans la maladie d'Alzheimer, une protéine anormale, Tau, s'agrège et se propage de neurone en neurone. Cette protéine Tau est le principal constituant des neurones en dégénérescence neurofibrillaire dans la maladie d'Alzheimer. Ces neurones sont envahis d'amas protéiques en forme de filaments qui bloquent le fonctionnement neuronal. Aujourd'hui, les mécanismes qui aboutissent à l'agrégation de Tau et à la formation de ces lésions demeurent inconnus et il est donc très difficile de reproduire ces changements de la protéine Tau in vitro. C’est pourquoi le prélèvement de tissus cérébraux de souris Alzheimer est important pour détecter cette forme pathologique de Tau et pour mieux comprendre comment favoriser la dégradation de cette protéine Tau en étudiant directement ses interacteurs in vivo (dans ce projet la protéine autophagique NDP52 sera étudiée). En fonction du génotypage les animaux seront utilisés pour les accouplements.
Réduction
Le nombre d’animaux sera limité au strict nécessaire par une gestion appropriée des plannings de reproduction et des accouplements réalisés afin de maximiser la production de génotypes utiles. Le projet fournira aussi de façon régulière des tissus cérébraux servant de base pour les expériences réalisées au laboratoire, par conséquent aucune analyse statistique n’est prévue sur les animaux utilisés dans ce projet. Enfin, cette lignée transgénique sera cryoconservée, ce qui permettra de ne pas maintenir sous forme respirante la lignée lorsque nous aurons terminé nos analyses.
Raffinement
Les animaux reproducteurs seront habitués à l’expérimentateur par une routine d’élevage (toujours le même expérimentateur, toujours le même jour d’accouplement, à la même heure) ce qui permet de diminuer le stress des animaux. Une manipulation régulière, par contention douce (dans le creux de la main ou dans un tube en carton servant d’enrichissement) sera privilégiée comme méthode de manipulation des animaux. La taille de la biopsie, à l’extrémité de la queue, sera limitée à un millimètre. Pour pallier à l’anxiété possible des souris Tau22, les souris auront un enrichissement renforcé : ajout de plusieurs huttes ou tubes en carton en fonction du nombre d'animaux /cages ; elles seront maintenues en groupe et des niveaux sonores bas seront privilégiés au sein de la structure.
Choix des espèces
Le choix d’un modèle de souris est justifié car il s’agit d’une espèce dont l’architecture cérébrale est proche de l’architecture du cerveau humain (en particulier l’hippocampe). Par ailleurs la souris présente un développement embryonnaire rapide (21 jours). Les animaux seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (6 semaines chez les mâles, 7 semaines chez les femelles) et utilisés en reproduction préférentiellement jusqu’à l’âge de 6 mois, après quoi la fertilité diminue et les animaux seront réformés. En cas de besoin les animaux pourront être mis en reproduction après 6 mois, en l’absence de reproducteurs plus jeunes disponibles. Les tissus seront prélevés principalement sur des animaux à des âges adultes allant de 3 à 12 mois.
Maintien et élevage de lignées de souris dans le cadre de l’étude sur les maladies de dépôt d’immunoglobulines
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
Produites par l'élevage du laboratoire pour alimenter d'autres protocoles en "utilisation continue", 2 614 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. Toutes subissent, au sevrage à quatre semaines, une biopsie du bout de la queue sous anesthésie générale gazeuse pour vérifier leur génotype par PCR, avec une douleur de courte durée au réveil. 2 280 d'entre elles restent en vie, réparties entre le renouvellement des lignées et les expérimentations à venir, les 334 autres étant tuées. Ces lignées portent des gènes humains codant des anticorps pathogènes responsables de maladies de dépôt d'immunoglobulines, et le porteur justifie l'effectif par le fait qu'il couvre l'ensemble de ses lignées sur cinq ans, sans avancer de calcul.
Objectifs
Notre laboratoire développe depuis de nombreuses années des modèles murins transgéniques permettant l'étude d'un groupe de pathologies, les maladies de dépôt d'immunoglobulines monoclonales, qui viennent gravement compliquer certaines maladies hématologiques tel que le myélome multiple. Le pronostic vital des patients est souvent très péjoratif. En lien les médecins en milieu hospitalier, nous avons développé des modèles murins qui surexpriment tout ou parties des anticorps humains pathogènes responsables de ces maladies. Le but de ces modèles est d'étudier les mécanismes physiopathologiques de développement de ces maladies, d'étudier la toxicité de ces immunoglobulines pour les organes touchés et de développer et tester des thérapies innovantes lors d'essais pré-cliniques. La présence de modèles animaux permet de valider ou non le bénéfice de la molécule et de potentiellement la proposer à terme aux patients. Toutes ces études nécessitent donc l'utilisation de différents modèles murins dont le génotype doit être vérifié afin de s'assurer que les animaux présentent bien les caractéristiques attendues. La technique de génotypage décrite dans cet APAFIS consiste en la biopsie d'un bout de queue de la souris afin de contrôler le génotype de l'animal par PCR.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de maintenir les différentes lignées de souris génétiquement modifiées permettant de mener à bien les projets de recherche sur les maladies de dépôts d'immunoglobulines monoclonales. Ces modèles murins sont génétiquement modifié afin d'intègrer une modification génétique précise au sein d'un organisme complet. La modification génétique par l'apport d'un gène humain codant pour une protéine pathogène permet d'analyser et de comprendre la physiopathologie de ces maladies de depôts.
Procédures
Le prélèvement d'un bout de queue nécessaire pour le génotypage sera effectué sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de bout de queue sous anesthésie entrainent une douleur de courte durée aprés le reveil de l'animal. Aucune nuisance ou effet indésirable lié à leur génotype n'est attendu sur les animaux.
Devenir
Sur la totalité des animaux générés, nous attendons 100% de génotypes d'intérêts. Une partie de ces animaux sera maintenue dans la zone d'élevage pour le renouvellement et le maintien de nos lignées, et l'autre partie sera utilisée dans le cadre d'expérimentations (utilisation continue).
Remplacement
les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la physiopathogie des maladies de dépôts qui peut varier par le nombre et la localisation des atteintes d’organes, et ne permettent pas non plus de reproduire l’incidence d’une défaillance d’organe sur un autre organe ou l’organisme dans son entier. D’autre part, les approches thérapeutiques que nous souhaitons tester ont principalement pour objectif de cibler les dépôts d’immunoglobulines et de vérifier les réponses organes. Des modèles murins pour certaines maladies de dépôts ont déjà été développé et ont permis d’atteindre les objectifs précédemment évoqués.
Réduction
Notre laboratoire possède une grande expérience dans l’élevage des lignées murines destinées à la recherche ce qui permet d’anticiper le nombre d’animaux reproducteurs nécessaires au maintien de chaque lignée ainsi que le nombre de portées nécessaires pour obtenir un nombre suffisant d’animaux pour effectuer les diverses expériences. Ce projet comprend un grand nombre d'animaux car il décrit l'ensemble des lignées de souris élevées par notre équipe pour une durée de 5 ans. Le nombre d'animaux produits est réduit au minimum afin d'être suffisant pour maintenir la lignée et effectuer les expérimentations ultérieures tout en évitant de produire des animaux inutilement.
Raffinement
La procédure sera réalisée de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux : les prélèvements de tissus seront tous réalisés sous anesthésie générale gazeuse et par du personnel qualifié maitrisant ces gestes. Les animaux sont maintenus sous surveillance jusqu’à leur réveil. L'observation régulière des animaux et le suivi de leur comportement permettra d’avoir un contrôle sur leur état de santé et tout animal présentant des signes de souffrance sera immédiatement euthanasié.
Choix des espèces
Ce type de pathologie, avec en particulier une atteinte rénale, a déjà été reproduit de nombreuses fois avec succés chez la souris. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 8 semaines, âge auquel mâles et femelles sont sexuellement matures et jusqu’à l’âge de 20 semaines car les animaux plus âgés (en particulier les femelles) commencent à présenter des difficultés à se reproduire. Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 4 semaines.
Evaluation de la biodistribution et de l’efficacité thérapeutique de nanoparticules dans un modèle murin de la Dystrophie Musculaire de Duchenne
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
233 souris porteuses d'une anomalie génétique correspondant à la dystrophie musculaire de Duchenne vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 90 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 143 un niveau léger. Chacune reçoit entre six et onze injections intraveineuses en vingt et un jours, chaque fois sous anesthésie gazeuse, après une biopsie de la queue pratiquée pour vérifier son génotype. Les animaux sont utilisés entre deux et cinq mois, avant que la lignée n'exprime son phénotype dommageable, qui apparaît à sept mois sous forme de perte de poids et d'altération de la fonction cardiaque. Le porteur juge l'utilisation d'animaux "indispensable" pour évaluer la biodistribution des nanoparticules dans un organisme entier, et rappelle que les données précliniques sur animaux sont de toute façon "imposées par les autorités" pour tout nouveau médicament.
Objectifs
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une pathologie dégénérative mortelle atteignant les garçons, caractérisée par une perte progressive de la fonction des muscles (membres inférieurs, diaphragme, muscle cardiaque). Elle est caractérisée par une grande fragilité des fibres musculaires conduisant à des blessures répétées et une inflammation chronique, aboutissant à de la fibrose. L’espérance de vie des patients atteints de DMD est d’environ 30 ans. Il n'existe à l'heure actuelle pas de traitement curatif et le traitement palliatif utilisé, qui consiste en l'administration chronique de glucocorticoïdes, induit de nombreux effets secondaires (atrophie musculaire, obésité, fragilisation des os...). Il existe des modèles de souris pertinents présentant des signes histologiques de la pathologie proches de ce qui est observé chez les patients DMD. Il a été montré que l’administration de molécules régulant l’activité des cellules inflammatoires permet d’améliorer la fonction musculaire des souris modèles de la DMD. Cependant, un des problèmes lors de l’administration d’un traitement est sa possible captation par des organes non désirés comme le rein, le foie ou la rate, nécessitant d’augmenter les doses et pouvant conduire à des effets toxiques. Le projet vise à utiliser des nanoparticules (particules de très petite taille) pour délivrer des molécules actives dans le muscle malade en utilisant un modèle de souris pertinent. Ce projet permettra d'abord d’identifier le type de nanoparticules le plus adapté pour le ciblage des muscles et la fréquence des injections. Puis, il permettra de tester 10 molécules actives, préalablement validées comme étant anti-fibrosantes in vitro, en les couplant aux nanoparticules les plus adaptées afin d’améliorer la fonction musculaire.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de développer de nouveaux traitements permettant d'améliorer la fonction musculaire dans un modèle de souris de la DMD qui seront potentiellement transférables chez les patients.
Procédures
Une biopsie de queue sera réalisé une fois (< 2 mm) pour vérifier le génotype des individus seulement sur la première portée de chaque femelle. Les animaux seront soumis à des injections intraveineuses qui seront réalisées sous anesthésie gazeuse (temps d'anesthésie inférieur à 10 minutes). En considérant une durée de vie des nanoparticules dans les muscles de 24 à 72h, nous estimons le nombre total d’injections entre 6 et 11 sur une période de 21 jours.
Impact sur les animaux
Nous utilisons une lignée de souris de phénotype dommageable mais avant l’expression de ce phénotype. En effet, les animaux sont âgés de 2 à 5 mois maximum, alors que le modèle de souris utilisé ne présente un phénotype dommageable qu'à partir de 7 mois, ce qui est caractérisé par une perte de poids et une altération de la fonction cardiaque. Nous n'attendons pas d'effets indésirables sur les animaux de l'injection des nanoparticules vides car le type de nanoparticules utilisé est approuvé par l’agence des médicaments américaine et européenne pour l'injection par voie intraveineuse. En revanche, les molécules actives utilisées étant des régulateurs métaboliques, il est possible qu’elles puissent altérer le fonctionnement de certains organes tels que le foie ou la rate, même si le but de leur couplage aux nanoparticules est de limiter ces effets indésirables. Dans ce cas, nous pouvons envisager une perte de poids des animaux associée à une mobilité réduite, du stress et un comportement anormal. Le cas échéant, ces animaux seront mis à mort dès les premiers signes de souffrance.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée des différents organes prélevés qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.
Remplacement
L'utilisation d'animaux est indispensable pour ce projet car il vise à développer des stratégies thérapeutiques permettant de cibler plus spécifiquement les tissus musculaires (muscles des membres inférieurs, diaphragme) tout en limitant leur impact sur les autres organes. Il est donc nécessaire de pouvoir étudier l'effet de ce traitement sur des organismes entiers. La pertinence des molécules actives utilisées sera d'abord évaluée in vitro sur des cellules avant d'envisager leur utilisation in vivo. Afin de permettre une potentielle translation vers des applications cliniques, l’évaluation des différentes formes nanoparticulaires développées sur des modèles murins est la dernière étape essentielle de validation de ces nouvelles approches thérapeutiques. En outre, l’acquisition de données précliniques sur animaux est imposée par les autorités pour les nouveaux médicaments.
Réduction
L'utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l'établissement des données expérimentales, à l'aide des analyses statistiques effectués précédemment pour ces procédures. Pour les procédures qui aboutissent à une analyse histologique et microscopique des tissus musculaires, il a été montré que 6 animaux par point d'analyse est suffisant pour des analyses statistiques. De plus, 2 lots différents de molécules encapsulées dans les nanoparticules seront testés en parallèle afin de réduire le nombre d’animaux contrôles nécessaires injectés par des nanoparticules vides (pour des raisons de manipulation, il ne sera pas possible de tester plus de 2 molécules encapsulées à la fois). Le nombre maximal d'animaux utilisés pour ce projet est de 233 souris.
Raffinement
Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d'élevage et de bien-être afin d'enrichir l'environnement des souris. Un suivi quotidien et des pesées régulières des animaux permettent d’éviter toute souffrance inutile et de prendre les mesures adéquates dans le cas d'un éventuel phénotype dommageable. Des prélèvements multiples sont réalisés après mise à mort sur le même individu pour des tests parallèles. Nous utilisons une lignée de souris de phénotype dommageable mais avant l’expression de ce phénotype dommageable au moment des procédures (les animaux sont âgés de 2 à 5 mois maximum), alors que le modèle pertinent utilisé ne présente un phénotype dommageable qu'à partir de 7 mois.
Choix des espèces
La structure et le fonctionnement du tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme. La souris représente un modèle expérimental privilégié pour les investigations de la physiopathologie des maladies musculaires survenant chez l’homme. Le modèle de souris pertinent utilisé présente des signes histologiques de la pathologie proches de la pathologie des patients DMD dès l’âge de 2 mois mais ne présente un phénotype dommageable qu’à partir de 7 mois. Les animaux sont utilisés entre 2 et 5 mois d'âge (âge adulte et évolution de la pathologie pour le muscle dystrophique).
Étude de l’efficacité de la combinaison d’un antidepresseur et d’un activateur de transporteur du chlore sur un modèle expérimental de neuropathie diabétique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour amener sur le marché une association d'un antidépresseur et d'un activateur de transporteur du chlore contre les douleurs neuropathiques, 1 350 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Un diabète de type 1 leur est provoqué par une injection de streptozotocine, avec l'hyperglycémie et ses conséquences, soif et miction excessives, faim permanente, et une mortalité de 10 % que le porteur intègre d'avance dans son calcul d'effectif. Suivent des gavages quotidiens pendant sept jours, une goutte de sang prélevée à la queue tous les trois jours, et des tests de sensibilité mécanique par filaments et de sensibilité thermique décrits comme produisant un stimulus douloureux. L'équipe indique avoir déjà validé cette combinaison chez la souris sur un autre modèle de douleur, par ligature du nerf sciatique, et attend de la nouvelle série qu'elle "pourrait apporter une vraie alternative" aux patients diabétiques.
Objectifs
Les douleurs neuropathiques sont secondaires à une atteinte du système nerveux (central ou périphérique), c’est‐à‐dire touchant le cerveau, la moelle épinière ou les nerfs. Le besoin médical est fort dans la prise en charge des douleurs neuropathiques. L’approche thérapeutique proposée se base principalement sur l’administration en première intention de certains antiépileptiques et de certains antidépresseurs. Néanmoins, ces traitements ne sont pas efficaces pour l’ensemble des patients, ainsi les patients atteints de neuropathie diabétique sont pour la plus grande majorité dans une impasse thérapeutique et voient leur qualité de vie considérablement altérée. Le projet vise donc à amener sur le marché un nouveau traitement pour soulager les douleurs neuropathiques pour lesquelles les traitements existants présentent une efficacité très modeste et occasionnent des effets secondaires importants. Cette combinaison médicamenteuse a déjà été validée par notre équipe de recherche chez le modèle neuropathique périphérique de souris qui consiste en une ligature du nerf sciatique. Il est basé sur l’association d’un antidepresseur particulier déjà utilisée chez le patient souffrant de douleur (inhibiteur sélectif permettant l'augmentation de l'effet de la sérotonine) avec une autre molécule favorisant le transport du chlore. Cette combinaison sera administrée par voie orale chez un modèle préclinique de neuropathie diabétique chez la souris.
Bénéfices attendus
Nous avons déjà montré chez la souris atteinte de douleur neuropathique périphérique que le traitement constitué de deux molécules: un antidépresseur et un activateur des transporteurs au chlore est efficace sur les symptômes de douleur évoqués ainsi que sur l’état de bien‐être général des souris. L'objectif de cette étude est que ce traitement pourrait apporter une vraie alternative aux thérapeutiques actuelles pour un effet synergique et de longue durée limitant le nombre de prise médicamenteuse sur les types de douleurs neuropathiques comme celles induites chez le patient diabétique.
Procédures
Pour l’étude aigue, les animaux recevront : -une seule injection intrapéritonéale d’un antibiotique afin d'induire un diabète (30s) sur animal vigile. -des prélèvements sanguins (petite incision au niveau de la queue) tous les 3 jours. - des tests de sensibilité mécanique et thermique avant la mise en place du modèle et 3, 6, 9, 12 et 15 jours après l'injection. Les animaux sont testés avec les différents filaments sur les 2 pattes arrières et le comportement dure environ 10 min. Une fois le seuil d’hypersensibilité (due à l’injection de STZ) atteint, les animaux sont testés 1h30, 24h et 48h après le gavage oral lors du protocole aigu. - un seul gavage afin de donner le traitement puis tests comportementaux 1h30, 24h et 48h après celui-ci. Pour l’étude chronique, les animaux recevront : - Injection intrapéritonéale de STZ : 1 seule injection, durée 30 sec, animal vigile - Comportement : tests de douleurs mecaniques et thermiques tous les 3 jours pendant 10 min par test jusqu'à obtention du modèle puis 1h30 après le gavage, tous les jours pendant 7 jours. - Gavage : 1 fois par jour pendant 7 jours consécutifs - Prélèvement sanguin : une goutte de sang prélevée au noveau de la queue de l’animal tous les 3 jours.
Impact sur les animaux
Le modèle de la souris rendue diabétique par la streptozocine reproduit un diabète de type 1 et les symptômes habituels de douleur évoquée. L'hyperglycémie sera accompagnée d’une polydipsie, d’une polyurie et d’une polyphagie. Les animaux seront gavés, il est donc important de bien surveiller les signes cliniques de l’animal suite à l’exécution du gavage (détresse respiratoire, reflux). La glycémie sera relevée quotidiennement en prélevant une goutte de sang au niveau de la queue de l'animal. Les différents tests utilisés sont des tests produisant un stilmulus douloureux, les animaux subiront donc des effets douloureux.
Devenir
Tous les animaux seront sacrifiés à la fin de l'expérimentation
Remplacement
Seuls les modèles mammaliens, et plus particulièrement la souris, répondent aux questions scientifiques posées par notre étude. Le recours donc au modèle animal « souris » est indispensable pour la réalisation de cette étude qui nécessite une évaluation comportementale et des mesures de la glycémie. De plus, si la perception de la douleur n’est plus remise en doute chez les organismes vertébrés, elle est sujet à débat chez les invertébrés, par exemple chez les insectes ou le nematode.
Réduction
Afin de ne pas utiliser plus que le nombre minimal d'animaux nécessaire, nous avons estimé, sur la base des études précédentes, le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre une signification statistique. Ainsi, un nombre d’animaux par traitement a été fixé (1) en se référant à des publications du domaine, (2) en prenant en compte la variabilité que nous retrouvons habituellement dans le comportement d’intérêt et (3) en prenant en compte une mortalité possible de 10% due à l'injection de streptozotocine. Nous évaluons donc 14 souris par traitement et par sexe. La streptozotocine pouvant induire une mortalité de 10%, nous utilserons 15 souris par traitement et par sexe.
Raffinement
Les souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (3 à 5 souris par cage), cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L’utilisation de substances anesthésie et analgésique permettront de supprimer la souffrance des animaux lors des procédures qui le nécessitent.
Choix des espèces
La souris est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale du réseau neuronal a de fortes ressemblances avec celui de l'homme. De plus, l'utilisation de souris permettra d'analyser nos résultats en se basant sur les données de la littérature de façon plus pertinente. Les souris utilisées seront des souris adultes de 2 à 6 mois. Cet âge constitue une période de stabilité durant laquelle on considère que le développement est achevé et les effets liés au vieillissement est minimum.