Les questions parlementaires
Moyens et information sur les méthodes non animales
Protection
Question écrite n° 17216, Assemblée nationale, 4 septembre 1989
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de la recherche les moyens consacrés aux méthodes non animales à des fins médicales et une politique d'information des laboratoires utilisateurs.
2 demandes : réponse partielle à 2.
Les moyens déployés par le ministère pour développer les méthodes non animales à des fins médicales.
Réponse partielle La réponse cite une action incitative sur la toxicité aiguë, des réseaux de laboratoires et des aides spécifiques, sans aucun montant.
Si le ministre entend engager une politique d'information en direction des laboratoires utilisateurs d'animaux.
Réponse partielle La réponse renvoie l'information à la formation exigée pour obtenir l'autorisation d'expérimenter, dont les programmes sont encore en cours d'examen ; aucune politique propre n'est annoncée.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, financement, enseignement et formation
- Auteur
- M. Pierre Mauroy (Socialiste)
- Ministère interrogé
- recherche et technologie
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 4 septembre 1989
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
Texte sans accents, tel que le site de l'Assemblée nationale le sert pour les législatures de 1986 à 1997.
(Question écrite n° 17216 de M. Pierre Mauroy, Assemblée nationale, JO du 4 septembre 1989)
M Pierre Mauroy appelle l'attention de M le ministre de la recherche et de la technologie sur le necessaire developpement des techniques alternatives a l'experimentation animale a des fins medicales (cultures de cellules animales ou humaines, imagerie medicale, etc). Il lui demande donc quels sont les moyens deployes par son ministere a cet effet et s'il entend engager une politique d'information en direction des laboratoires utilisateurs d'animaux a des fins medicales.
La réponse
(Réponse du ministère : recherche et technologie)
Des recherches et des etudes sont en cours afin de favoriser l'utilisation preferentielle de methodes de remplacement de l'animal dont plusieurs sont deja en application dans quelques domaines tels que la fabrication de vaccins ou certains tests de toxicite. La recherche sur les methodes permettant d'eviter l'utilisation d'animaux vivants est vivement encouragee par mon departement ministeriel qui a lance une action incitative de recherche sur les methodes alternatives aux tests de toxicite aigue effectues sur l'animal. Des reseaux de laboratoires ont ete crees, regroupant des unites de recherche du secteur public et des laboratoires du secteur industriel. L'objectif est d'etudier, selon des axes de recherche differents, le developpement de tests de toxicite in vitro. Des aides specifiques ont ete degagees. Le bilan de l'action 1988-1989 est actuellement en cours d'evaluation. Un groupe de reflexion a ete mis en place avec la mission de definir, pour la periode 1990-1991, les domaines prioritaires sur lesquels devront porter de nouvelles actions. S'agissant de l'information en direction des laboratoires, elle s'effectue par une formation speciale a l'experimentation animale exigee de toute personne sollicitant une autorisation de pratiquer des experiences sur les animaux. Le programme de cette formation, fixe par l'arrete du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'attribution de l'autorisation, prevoit notamment un enseignement sur « le developpement des methodes substitutives a l'experimentation animale ». Les programmes proposes par les organismes formateurs doivent etre approuves par le ministre de l'agriculture et de la foret. La procedure d'examen de ces programmes est actuellement en cours.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Action incitative de recherche du ministère sur les "méthodes alternatives" aux tests de toxicité aiguë effectués sur l'animal, avec des réseaux de laboratoires publics et industriels.
- Le bilan de l'action incitative 1988-1989 sur les "méthodes alternatives" aux tests de toxicité aiguë est en cours d'évaluation.
- Un groupe de réflexion a été mis en place pour définir les domaines prioritaires de nouvelles actions pour 1990-1991, à la suite de l'action incitative sur les "méthodes alternatives" aux tests de toxicité aiguë.
- La formation exigée pour l'autorisation d'expérimenter, fixée par l'arrêté du 19 avril 1988, prévoit un enseignement sur les méthodes substitutives.
- Les programmes de formation spéciale à l'expérimentation animale proposés par les organismes formateurs doivent être approuvés par le ministre de l'agriculture et de la forêt.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
Les questions qui ont reçu la même réponse
- Méthodes non animales en recherche et en enseignementQuestion écrite n° 15404, Assemblée nationale, 3 juillet 1989
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".