Les questions parlementaires
Normes de l'OCDE et tests des cosmétiques
L'OCDE et le recours à des expérimentations animales en vue de la production de cosmétiques
Question écrite E-2625/00, Parlement européen, 1er août 2000
Le résumé de l'OXA
Le député demande à la Commission quelles normes de l'OCDE l'Union doit respecter pour la fabrication des cosmétiques et l'étiquetage des produits testés sur des animaux.
2 demandes : réponse à 1, aucune réponse à 1.
Les normes de l'OCDE que l'Union est tenue de respecter pour la fabrication des cosmétiques.
Réponse La réponse nomme les lignes directrices d'essai et les bonnes pratiques de laboratoire de l'OCDE, et l'acceptation mutuelle des données, qui oblige la Communauté à accepter des essais faits dans des pays tiers.
Les normes de l'OCDE applicables à l'étiquetage des produits testés sur des animaux.
Aucune réponse La réponse ne dit rien de l'étiquetage.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, substances chimiques et toxicologie, droit européen
- Auteur
- Esko Seppänen (GUE/NGL)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 1er août 2000
- Date de la réponse
- 6 octobre 2000
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 89 E du 20/03/2001, p. 214
- Sources
La question
(Question écrite E-2625/00 de Esko Seppänen, Parlement européen, 1er août 2000)
La Commission peut-elle indiquer quelles sont, à son avis, les normes OCDE que l'Union européenne est tenue de respecter en ce qui concerne la fabrication de cosmétiques et l'étiquetage de produits testés sur des animaux?
La réponse
(Réponse donnée par M. Liikanen au nom de la Commission, 6 octobre 2000)
Les lignes directrices sur le test de toxicité de l'organisation de coopération et de développement économique (OCDE) énumèrent les méthodes de test internationalement acceptées et recommandées afin de garantir la sécurité de tous les produits chimiques industriels (tels que produits pharmaceutiques, produits chimiques agricoles, substances dangereuses et ingrédients cosmétiques). Leur objectif est d'éviter la multiplication des méthodes de test différentes dans les pays et donc la duplication des tests. La Communauté a l'obligation d'accepter les résultats des tests effectués sur des animaux dans des pays tiers en raison de l'acceptation mutuelle des accords sur les données. En d'autres termes, l'expérimentation animale des ingrédients cosmétiques peut être interdite dans la Communauté, mais si quelqu'un souhaite introduire sur le marché communautaire des produits cosmétiques contenant des ingrédients testés sur des animaux dans un pays tiers qui utilise les lignes directrices et bonnes pratiques de laboratoire adoptées par l'OCDE pour déterminer leurs propriétés intrinsèques, la Communauté doit accepter les résultats des tests effectués. Une interdiction de la commercialisation des produits testés sur des animaux impliquerait de refaire les tests en recourant à d'autres méthodes, ce qui représenterait une entrave au commerce et pourrait avoir des répercussions sur toute position favorable prise au sujet de l'acceptabilité des données européennes in vitro.
L'OCDE a commencé à négocier l'adoption de lignes directrices sur les méthodes in vitro validées par la Communauté. La Commission poursuivra donc sa coopération avec l'OCDE et s'efforcera d'obtenir l'acceptation réglementaire au niveau de l'OCDE des méthodes de remplacement de l'expérimentation animale déjà validées au niveau communautaire. L'objectif sera d'appliquer ces méthodes par l'adoption de lignes directrices de l'OCDE visant à une amélioration effective du bien-être animal à un niveau plus global.
La Commission reconnaît la valeur du développement d'accords multilatéraux sur des normes en matière de bien-être animal fondées sur un avis scientifique et susceptibles de fournir la meilleure garantie que les mesures visant au bien-être animal ne soient pas détournées à des fins protectionnistes.
En ce qui concerne la possibilité d'interdire la commercialisation au sein de la Communauté de produits testés sur les animaux que ces produits soient fabriqués au sein de la Communauté ou importés de pays tiers la Commission estime qu'elle peut être contraire aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) (articles III et XX de l'accord général sur les tarifs et le commerce
(GATT) et article 2 de l'accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC)). Ces règles interdisent les mesures discriminatoires entre produits similaires. Conformément aux règles de l'OMC, il n'existe pas de différences entre les cosmétiques testés sur les animaux et in vitro, et il n'est donc pas justifié de les discriminer. Une interdiction générale de la commercialisation pourrait donc entraîner un conflit, notamment avec les États-Unis et le Japon.
Sur cette base, la Commission a adopté une proposition(1) de directive du Parlement et du Conseil modifiant pour la septième fois la directive 76/768/CEE du Conseil du 27 juillet 1976 concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux produits cosmétiques(2), qui aurait pour effet de transformer l'interdiction de commercialisation actuelle en une interdiction de l'expérimentation animale sur le territoire communautaire. Simultanément, la Commission fera tout son possible pour encourager l'adoption internationale d'alternatives aux tests sur les animaux tant lors des discussions bilatérales qu'au sein de l'OCDE.
(1) COM(2000) 189 final.
(2) JO L 262 du 27.9.1976.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Les lignes directrices de l'OCDE sur les tests de toxicité énumèrent des méthodes de test pour les produits chimiques industriels, ingrédients cosmétiques compris.
- La Communauté doit accepter les résultats d'essais sur des animaux faits dans un pays tiers selon les lignes directrices et les bonnes pratiques de laboratoire de l'OCDE.
- L'OCDE a commencé à négocier des lignes directrices sur les méthodes in vitro validées par la Communauté.
- La proposition COM(2000) 189 final de septième modification de la directive 76/768/CEE transformerait l'interdiction de commercialisation actuelle en interdiction de l'expérimentation animale dans la Communauté.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Lignes directrices de l'OCDE pour les essais de toxicité et bonnes pratiques de laboratoire texte non contraignant
- Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), articles III et XX texte juridique
- Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC), article 2 texte juridique
- Proposition de directive modifiant pour la septième fois la directive 76/768/CEE, COM(2000) 189 final texte en préparation
- Directive 76/768/CEE du Conseil du 27 juillet 1976, JO L 262 du 27.9.1976 texte juridique
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".