
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2024-07-08 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-029777)
2 130 souris pour une seule maladie provoquée par l’alimentation, 1 380 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 750 un niveau léger, toutes tuées. Chacune peut recevoir une injection intrapéritonéale par semaine pendant 24 semaines, subir trois microcoupures de la queue, une biopsie de la pointe de la queue à dix jours, un gavage et deux jeûnes de six et quinze heures. Le régime riche en graisse les fait grossir jusqu’à 45 grammes et les rend moins actives, effet recherché puisque le projet reproduit la stéatose hépatique liée à l’obésité et au diabète de type 2. Les souris dont le génotype ne convient pas sont tuées à trois ou quatre semaines de vie, et le porteur justifie l’ensemble en une phrase, les modèles in vivo étant « indispensables » pour analyser la signalisation entre organes.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La stéatose hépatique non-alcoolique est une maladie chronique caractérisée par une accumulation de graisses dans le foie associée à une inflammation. Elle est plus fréquente chez les personnes atteintes d’obésité et/ou du diabète de type 2. Nous allons soumettre des modèles de souris à différents régimes induisant des dommages au foie pour comprendre le développement et les facteurs contribuant à cette maladie et proposer des solutions thérapeutiques.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet de recherche fondamental a pour objectif de définir une nouvelle approche thérapeutique dans la stéatose hépatique non-alcoolique et ses complications. Il apportera des connaissances fondamentales nécessaires au développement de thérapies ciblées sur les macrophages hépatiques. Des médicaments pourraient être developpés pour inhiber/activer spécifiquement les voies métaboliques spécifiques des macrophages révélées par ce projet. Considérant que la stéatose hépatique touche environ 1 être humain sur 4, les bénéfices de ce projet sont importants.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
-Microcoupure à la queue : 3X,5 seconds. -Biopsie de l’extrême pointe de la queue à l’âge de 10 jours: 1X, 5 seconds. Injection intrapéritonéale, 10s, 1X par semaine, pendant 24 semaine et 7X pendant une semaine. – Mise à jeun, 15h, 1X par animal. – Mise à jeun, 6h, 1X par animal. – Gavage, 10s, 1X par animal.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Régime riche en graisse: les souris vont prendre du poids au fur et à mesure des semaines (jusqu’à 45 grammes) et devenir un peu moins actifs. – Injection intrapéritonéale (IP) : douleur légère due à la piqure et possible nécrose ou irritation. – Microcoupure à la queue : douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure. – Mise à jeun : Les animaux n’auront plus accès à la nourriture, ils pourront subir une gêne due à la sensation de faim. – Gavage : stress dû à la contention et à la sonde de gavage. – Biopsie de l’extrême poite de la queue à l’age de 10 jours pour génotypage: douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récupérer tous les prélèvements nécessaires pour mettre en oeuvre les différentes techniques qui nous sont indispensables à la compréhension des mécanismes que nous souhaitons explorer dans ce projet. Les animaux dont le génotype n’est pas conforme seront également mis à mort à l’issue du génotypage (3-4 semaines de vie).
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Pour réaliser les tests de métabolisme systémique et d’analyser la signalisation inter-organe, les modèles in vivo sont indispensables.
2. Réduction
Le nombre de souris est reduit a son minimum. De nombreux tissus seront collectes apres mise a mort, afin d’approfondir les etudes moleculaires et cellulaires. Chaque souris generera donc de nombreuses informations. De plus nous avons determine un nombre de souris par groupe en fonction de donnees de la litterature et grâce à l’utilisation d’un outil statistique adapté.
3. Raffinement
Nous appliquerons strictement les points limites définis dans le projet et la douleur sera limitée à son maximum. Pour limiter les nuisances/effets indésirables par exemple Injection intrapéritonéale, nous utiliserons d’une aiguille fine pour gavage un sonde souple. Les souris seront sous surveillance journalière de la part de l’équipe professionnelle de zootechnie et lorsque cela est nécessaire une grille de score adaptée à la procédure sera mise en place. Les personnel seront formé à ces techniques.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est le modèle le plus pertinent dans notre étude car elle se rapproche physiologiquement des pathologies humaines. Dans la littérature, les modèles murins sont largement utilisés dans les études sur l’obésité. Les souris utilisées pour les procédures expérimentales seront adultes uniquement.