
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2026-09-14 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-092952)
Le genou de 240 souris est déstabilisé chirurgicalement pour provoquer une arthrose, puis reçoit une ou plusieurs injections dans l’articulation, que le porteur situe lui-même entre la douleur légère et la douleur sévère. Ces souris sont utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés et sévères, toutes tuées à l’issue. La description des atteintes tient en une ligne, « Dans le modèle d’arthrose de douleur, les animaux développeront une boiterie », quand celle des procédures prévoit des manipulations tous les trois ou quatre jours pendant vingt et un jours pour mesurer la motricité. La mise à mort sert à établir un score histologique du genou, seule façon selon le porteur d’évaluer l’efficacité de l’hydrogel testé.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Chez les patients arthrosiques, on retrouve une destruction du cartilage articulaire. Dans l’arthrose le principal motif de consultation des patients est la douleur articulaire. Ainsi, nous souhaitons évaluer les effets de formulations thérapeutiques à visée anti-arthrosique, sous la forme de gels complexes. Nous avons développé précédemment un produit efficace dans l’arthrose mécanique chez la souris (diminution des dommages sur le cartilage), et sur la douleur dans l’arthrose, quand il est injecté une fois par semaine. Ici, deux gels contenant le produit actif seront testés dans les mêmes modèles d’arthrose. Les gels relargueront le produit actif de façon prolongée et continue, nous vérifierons qu’une seule injection sera efficace pour obtenir un effet anti-arthrosique, comparativement au produit actif seul (injecté toutes les semaines pendant 8 semaines).
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les bénéfices attendus du projet sont à la fois l’optimisation de la délivrance du produit parmi deux types de gels, mais également la réduction du nombre d’injections de la molécule en vue d’une utilisation en clinique chez l’Homme. Comparativement à l’injection du produit « seul », soit une fois par semaine (8 injections), l’utilisation d’un gel diminuerait ces injections à une seule fois.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Dans le modèle chirugical d’arthrose, les souris subiront des manipulations (stress léger), une chirurgie de destabilisation du genou pour induire l’arthrose sous anesthésie (15 minutes, douleur modérée), une ou plusieurs injections intra-articulaires sous anesthésie (5 minutes, douleur légère) Dans le modèle de douleur d’arthrose, les animaux subiront des manipulations fréquentes (5 minutes tous les 3/4 jours pour évaluer leur motricité, stress léger), plusieurs injections intra-articulaires sous anesthésie (5 minutes, douleur légère à sévère)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Dans le modèle d’arthrose de douleur, les animaux développeront une boiterie.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux sont utilisés dans la cadre de l’évaluation de l’efficacité d’un hydrogel à but anti-arthrosique. L’efficacité ne peut être évaluée qu’avec l’étude d’un score histologique au site affectant la pathologie (genou) représentant les lésions dans l’articulation, nécessitant la mise à mort des animaux impliqués dans cette étude.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Certaines expériences peuvent être menées sur des modèles cellulaires plus ou moins complexe (un ou plusieurs types cellulaires, modèles cellulaires plus ou moins complexe (un ou plusieurs types cellulaires, en 2 ou 3 dimensions) mais l’impact d’un traitement potentiel d’une pathologie complexe comme l’arthrose ou de multiples compartiments sont impliqués (mécanique et douleur, notamment) est difficilement mesurable dans un système simplifié, ainsi le modèle animal est indispensable à la connaissance des effets sur l’articulation dans son intégralité
2. Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum d’après nos résultats précédents, diminuant le nombre de 18 à 12 animaux par groupe.
3. Raffinement
L’induction de l’arthrose (chirurgie, douleur) ainsi que l’injection des molécules (injection intra-articulaire) seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Nous faciliterons l’accès à la nourriture par mise à disposition de croquettes dans la cage, et à la boisson par mise en place d’un biberon à col plus long (évite à l’animal de se lever). Au vu de nos résultats précédents, nous parvenons à réduire la durée du modèle de douleur à 21 jours au lieu de 28. Enfin, seules des personnes expérimentées dans les injections et les chirurgies intra-articulaires participeront à cette étude, améliorant grandement la vitesse d’exécution des gestes et limitant ainsi les suites post-intervention.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est l’animal le plus étudié pour l’arthrose. Le modèle de chirurgie du genou est actuellement considéré comme le modèle reproduisant le mieux l’arthrose humaine, en termes de manifestations articulaires et de durée d’installation. Le modèle d’arthrose de douleur est un modèle reconnu comme modèle explorant le compartiment de la douleur dans l’arthrose. Les animaux sont utilisés à partir de 10 semaines d’âge, auquel les articulations sont bien formées. Il a été montré que les études articulaires ne doivent être faites sur des sujets ni trop jeunes ni trop âgés.