Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Des souris de 8 à 12 semaines sont retenues pour un muscle jugé proche de celui de l’humain, et pour un stade jeune adulte qui favorise la pousse tumorale. Elles sont 60, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une bague à l’oreille, un prélèvement au bout de la queue, puis une greffe de cellules tumorales dans le flanc, avant vingt et un jours de pesées quotidiennes et de mesures de tumeur trois fois par semaine, maintenue à la main une quinzaine de secondes à chaque fois. La tumeur peut affaiblir l’animal jusqu’à l’empêcher d’atteindre sa nourriture, et la mise à mort sert à prélever un tissu musculaire que le porteur indique ne pas pouvoir analyser sur un animal vivant.

NTS-FR-434034v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Cachexie cancéreuse, Cellules souches musculaires, Reprogrammation cellulaire partielle, Régénération musculaire
Souris : 60

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le développement d’une tumeur au sein du corps humain a des répercussions sur l’organisme entier. Plus particulièrement, il a été démontré que la croissance d’une tumeur conduit à une fonte du tissu musculaire notamment en altérant les capacités de régénération musculaire. Nous avons observé qu’un groupe de gènes est capable de favoriser la régénération musculaire. L’objectif du projet est d’évaluer l’impact de l’expression de ces gènes sur le système musculaire chez un modèle murin de greffe de cellules tumorales.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le développement d’une tumeur engendre une fonte et une faiblesse du tissu musculaire, réduisant drastiquement la qualité et la durée de vie des patients ainsi que l’efficacité des traitements. Les bénéfices attendus sont donc d’avoir une meilleure compréhension des dysfonctionnements musculaires impliqués et de concevoir de nouvelles thérapies non pharmacologiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Avant le début de la procédure, les souriceaux sont identifiés par la pose d’une bague à l’oreille et un prélévement est effectué afin d’identifier la génétique de chaque individu. Ces deux procédures sont réalisées lors de la même anesthésie générale, d’une durée inferieure à 1 minute par animal. Des cellules tumorales seront greffées dans le flanc des animaux. Cette procédure n’est réalisée qu’une fois par animal et sous anesthésie générale (durée totale de l’anesthésie inférieure à 5 minutes par animal, l’injection dure une quinzaine de secondes). Cette implantation va engendrer le développement d’une tumeur qui va provoquer une perte de poids. Le poids des souris, sera mesuré tous les jours et le diamètre des tumeurs 3 fois par semaine, pendant 21 jours ou jusqu’à un point limite. Pour permettre ces mesures, les animaux seront maintenus à la main pendant une quinzaine de secondes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Des nuisances et effets indésirables modérés sont attendus du fait d’un cumul d’actes (pose de la bague d’identification, prélèvement du bout de la queue, contentions, injections, mesures des tumeurs, anesthésies), qui induisent du stress. Le développement de la tumeur peut induire une perte de poids et diminuer les défenses immunitaires. La fonte musculaire peut engendrer une faiblesse de l’animal et une difficulté à accéder à la nourriture et au biberon.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée du tissu musculaire qui ne peut pas être réalisée sur un animal vivant.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Afin d’évaluer les effets de la perte de poids et de la fonte musculaire induites par le cancer, nous n’avons d’autres choix que d’utilisé un système intégré, en l’occurrence le modèle murin. En effet, il est impossible de modéliser une perte de poids à l’aide de modèle in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

L’utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l’établissement des données expérimentales. Des analyses statistiques ont été réalisées afin de déterminer le nombre minimal requis pour générer des résultats significatifs.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. Le prélevement pour identification de la génétique de chaque individu est réalisé sous anesthésie générale. Les procédures expérimentales utilisées incluent un recours systématique à l’anesthésie générale adaptée lors de l’inoculation des cellules tumorales. Avant le début de l’expérimentation, les animaux seront habitués à être manipulés pendant une semaine dans le but de réduire leur stress lorsque l’expérimentateur devra les manipuler dans le cadre des suivis de pousse tumorale. Une fois les implantations réalisées, une surveillance quotidienne des animaux sera effectuée afin de repérer au plus tôt toute douleur ou souffrance éventuelle. L‘implantation des cellules cancéreuses impliquant le développement tumoral et une fonte musculaire, un suivi de poids des souris sera effectué quotidiennement ainsi que de volume des tumeurs trois fois par semaine. De la nourriture et un hydrogel seront déposés à même la litière afin de prendre en compte la réduction de la mobilité de l’animal et le risque de ne plus pouvoir accéder facilement à la nourriture avec le développement de la tumeur. Une grille de cotation des critères de bien être est utilisée pour déterminer les points limites de manière objective. Notre expérience montre que cette stratégie est suffisamment prédictive pour que l’ensemble des animaux soit inclus dans l’étude.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’espèce choisie sera la souris car elle présente un tissu musculaire très proche de celui de l’Homme dans sa structure et son fonctionnement. Les animaux seront âgés entre 8 et 12 semaines, nous permettant de mener nos projets sur un stade jeune adulte avec des muscles complètement développés. De plus, le stade jeune adulte favorise la pousse tumorale.