Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
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- Système urogénital
Etude de l’hématopoïèse normale et leucémique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Automutilation, stéréotypie sévère, prostration, perte de plus de 20 % du poids, diarrhée sanglante : la grille de points limites énumère ce qui déclenche la mise à mort des 1 316 souris de ce projet, dont 1 012 relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées pour prélèvement d'organes. Elles subissent des ponctions de moelle osseuse sous anesthésie, jusqu'à une par mois pendant toute leur vie, ainsi qu'une irradiation suivie quelques heures plus tard d'une greffe de moelle, les animaux d'élevage recevant en plus une coupe de queue pour génotypage. Le suivi va de un à trente mois d'âge pour comprendre le rôle d'une enzyme dans les leucémies aiguës, le porteur renvoyant à la littérature pour justifier l'effectif sans donner de calcul.
Objectifs
Notre moelle osseuse produit toutes les cellules du sang (globules blancs, globules rouges et plaquettes) à partir de cellules immatures nommées cellules souches hématopoïétiques (CSH). Notre gène d'intérêt code pour une enzyme essentielle dans la régulation de la stabilité d’un large panel de substrats, l’impliquant ainsi dans un grand nombre de processus physiologiques, de manière directe ou indirecte. Comme dans d’autres cancers, les Leucémies sont la conséquence de dérégulation de l’expression de protéines clés contribuant à la transformation leucémique des cellules sanguines. Des études de la littérature complétées de nos travaux les plus récents ont permis de décrire une expression altérée de la protéine d'interêt chez les patients atteints de Leucémies Aiguës. Notre équipe a ainsi développé des modèles animaux permettant de reconstituer et ainsi d’étudier l’histoire naturelle de la maladie. Précisément, l’objectif de notre projet de recherche est donc de comprendre le rôle de la protéine d'interêt dans le développement normal des cellules sanguines et d’identifier son implication lors de la transformation leucémique. Cette étape majeure nous permettra ensuite de développer de nouveaux médicaments candidats pour le traitement des Leucémies Aiguës. Dans l’ensemble, ce projet devrait permettre de mieux comprendre ainsi que de cibler les mécanismes cellulaires et moléculaires qui régissent le développement des Leucémies Aiguës.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de la protéine d'intérêt dans l'hématopoïèse normale et ainsi vérifer si elle pourrait être une bonne cible thérapeutique dans les Leucémies Aiguës.
Procédures
Le prélèvement de moelle osseuse et/ou de sang ainsi que les transplantations de moelle osseuse dans des souris receveuses irradiées au préalable se feront sous anesthésie (animal surveillé jusqu'au réveil). Les prélèvements de moelle osseuse, effectués sous anesthésie générale et locale, durent moins de deux minutes et sont réalisés au maximum une fois par mois au cours de la vie de la souris et sont des procédures de degré de sévérité modérée. Les expériences de transplantation nécessitent une irradiation des souris. Cette procédure de degré de sévérité modérée, réalisée une seule fois au cours de la vie de la souris, dure moins de 2 minutes. Les souris sont transplantées avec de la moelle quelques heures après l'irradiation pour garantir leur survie. Elles sont surveillées attentivement dans les heures qui suivent l'irradiation, et du gel hydratant est ajouté dans la cage durant la première semaine. Les animaux de l'élevage (USP7+/+ et USP7+/-) nécessaires à la préparation des lots expérimentaux, subiront la biopsie de queue pour déterminer leur génotype.
Impact sur les animaux
L'invalidation totale de la protéine d'intérêt est létale donc nous n'utiliserons que les animaux possédant une expression de moitié de la protéine d'intérêt (viables et ayant un développement normal) ainsi que leurs homologues sauvages. Ces souris ne présentent aucun phénotype dommageable. Les animaux de l'élevage (USP7+/+ et USP7+/-) qui ont été nécessaires à la préparation des lots expérimentaux de notre DAP subissent la biopsie de queue pour déterminer leur génotype. Dans ces conditions, le prélèvement pourrait être de douleur légère de courte durée pour les animaux concernées.
Devenir
A l’âge voulu, les souris seront euthanasiées pour prélèvement d'organes.
Remplacement
Nous avons validé au laboratoire, in vitro, que la protéine d'intérêt impacte la prolifération des cellules leucémiques et contribue à la résistance aux traitements. Afin de déterminer l'impact de cette enzyme sur un organisme entier, nous allons utiliser des souris où le gène de cette enzyme est muté. Nous allons également utiliser les cellules de ces souris pour réaliser les tests de différenciation ex vivo. Les modèles murins sont utilisés majoritairement par la communautéscientifique internationale pour étudier les cellules souches hématopoïétiques dans des pathologies hématologiques.
Réduction
Les études sur l'animal sont réalisées après une étude bibliographique détaillée et sur la base d'expériences réalisées in vitro avec des lignées leucémiques afin d'optimiser nos protocoles pour réduire au maximum le nombre d'animaux. Des études de la littérature nous permettent également de déterminer le nombre minimum de souris nécessaires afin que l'expérience ait une valeur scientifique et n'ait pas besoin d'être reproduite.
Raffinement
En plus des considérations éthiques, nous n'employons que des personnes formées à la manipulation des animaux et soucieux du bien-être de l'animal. Les animaux sont hébergés en cages ventilées, selon les normes de la directive 2010/63/EU, avec un enrichissement dans chaque cage (parmi igloo, batônnets de bois, coton, sizzle nest), et un statut sanitaire contrôlé trimestriellement. Des méthodes alternatives à la préhension par la queue sont utilisées, les procédures (de degré de sévérité modérée de cette DAP) sont réalisées sous anesthésie et analgésie quand cela est possible, et l’utilisation de tapis chauffants limite l’hypothermie lors des anesthésies. Les animaux utilisés sont choisis en bonne santé et sans phénotype dommageable. L’encadrement est réalisé par du personnel compétent, et l’état de santé des animaux contrôlé quotidiennement. Toute altération du bien-être (prostration, perte de poids, piloerection, blessures) des animaux réformés les écarte de toute utilisation de training. Les observations des animaux permettent d'appliquer des points limites précis et des critères d'arrêt des souffrances : APPARENCE GENERALE : Pas de toilette, posture recroquevillée. COMPORTEMENT : vocalisations, automutilation, stéréotypie sévère, souris immobile, prostrée. SIGNES CLINIQUES : perte de poids > 20% ou émacié, difficulté respiratoire sévère. ZOOTECHNIE : propreté cage : diarrhée sévère et sang, cage humide après 2 jours; absence de prise de boisson et alimentation.
Choix des espèces
Nous allons mener des études longitudinales tout au long de la vie des animaux, incluant des périodes à un jeune âge (1, 3, 6 et 12 mois) ainsi que pendant le vieillissement (souris âgées de 24 à 30 mois). Ces différents stades représentent l'évolution de l'hématopoïèse, à la fois chez l'Homme et chez la souris (hématopoïèse jeune, adulte et clonale).
Exploration des troubles cognitifs et corrélation avec l’inflammation après un AVC chez la souris adulte.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un accident vasculaire cérébral provoqué par une chirurgie de 45 minutes, puis jusqu'à quinze jours de test de mémoire quotidien sous restriction alimentaire et en cage individuelle : 340 souris passent par là, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont pesées chaque jour pour ajuster leur ration, l'appât alimentaire servant à les faire circuler dans un dispositif dont le RNT ne donne pas le nom. Le porteur écrit pourtant que la méthode retenue ne s'accompagne pas de symptômes majeurs et qu'elle limite la souffrance animale, moins de 3 % des souris ayant montré des signes de souffrance dans ses études précédentes. Toutes sont tuées par perfusion intracardiaque sous anesthésie, pour des analyses post-mortem du cerveau.
Objectifs
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont une cause majeure de déficits moteurs à long-terme et de déficits cognitifs. Certains symptômes se manifestent tardivement et ne sont pas forcément liés à la région initialement lésée, suggérant qu’un AVC dans une région spécifique peut aussi causer des modifications dans d’autres régions du cerveau. Des altérations dans des régions directement connectées à la zone lésée ont déjà été corrélées à l’apparition de troubles tardifs. Cependant, les régions associées aux fonctions impactées (les fonctions de mémoire par exemple) ne sont pas toujours directement connectées à la région lésée. Une bonne compréhension des mécanismes qui sous-tendent les troubles de mémoire se manifestant tardivement après l’AVC est donc nécessaire pour le développement de stratégies permettant d’éviter leur survenue. Nous émettons donc l’hypothèse que des modifications pourraient donc ne pas se restreindre aux régions connectées à la zone lésée primaire mais s’étendre spatialement et temporellement dans le cerveau. Dans cette étude, nous voulons induire un AVC limité à une région précise du cerveau d’un modèle de souris afin d’étudier l’impact de la lésion dans d’autres régions cérébrales associées aux toubles de mémoires et pas directement connectées à la zone lésée. Grâce à ce modèle, nous étudierons les déficits de mémoire ainsi que leurs décours temporel. De plus, si notre hypothèse est confirmée, nous pourrons corréler ces éventuels troubles aux mécanismes étudiés dans des zones non-connectées qui pourraient sous-tendre leur apparition.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de valider notre modèle animal d’AVC pour l’étude des mécanismes sous-tendant les troubles de mémoire qui se manifestent tardivement après un AVC, même quand la région initialement lésée n’est pas impliquée dans la mémoire. Nous émettons l’hypothèse que l’altération de mécanismes cellulaires associés à la mémoire pourrait être présente dans des régions non directement connectées à la zone lésée. Si notre hypothèse est confirmée, le modèle pourrait être utilisé pour comprendre les mécanismes sous-jacents les troubles de mémoire qui apparaissent tardivement après l’AVC. Cette compréhension pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche préclinique, et mettre en lumière, à terme, de nouvelles pistes thérapeutiques pour prévenir certains troubles cognitifs après un AVC.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie peu invasive pour induire l’AVC sous anesthésie générale (environ 45 minutes). Un test comportemental sera ensuite réalisé. Pendant la phase d’habituation (2 jours), le test dure entre 2 et 10 minutes et il est répété jusqu’à 3 fois par jour. Ensuite, la durée moyenne du test est de 20-30 minutes (répété une fois par jour jusqu’à stabilisation de la courbe d’apprentissage, jusqu’à un maximum de 15 jours). Enfin, ils seront soumis à une perfusion intracardiaque sous anesthésie générale (20 minutes). Tous les animaux sont concernés.
Impact sur les animaux
La méthode utilisée induit un infarctus cortical limité et ne s’accompagne typiquement pas des symptômes majeurs, rendant le modèle facilement utilisable tout en limitant la souffrance animale. Cependant, suite à l’induction de l’AVC, une perte de poids pourrait être observée. Un effet de stress pendant le test comportemental et pendant l’hébergement entre les répétitions de tests pourrait survenir.
Devenir
A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront mis à mort et des analyses complémentaires post-mortem seront effectuées.
Remplacement
Il n’existe pas encore, à ce jour, de modèle alternatif (cultures cellulaires, organoïde) à l’induction d’AVC chez la souris suffisant pour reproduire les mécanismes complexes présents dans la pathologie humaine, impliquant notamment des structures sophistiquées comme la vascularisation cérébrale. La méthode que nous utilisons est cependant la méthode actuelle connue la moins invasive, permettant l’induction controlée et reproductible d’un AVC limité à une zone d’intérêt. Il n’existe pas non plus actuellement de méthode alternative permettant de remplacer les animaux dans les expériences de comportement, impliquant l’intéraction complexe de différentes structures et systèmes cérébraux
Réduction
Le nombre de souris a été évalué sur la base de travaux précédents, en tenant compte des divers problèmes que nous pourrions rencontrer au cours des différentes phases expérimentales (au cours de la chirurgie, pendant les tests de mémoire). Le déroulement des expériences est organisé afin de limiter au maximum le nombre d’animaux. Le test comportemental choisi peut être répété sans altérer les résultats. Cela permet une étude longitudinale, et donc une réduction des animaux. Deux tailles de lésions d’AVC seront testées en même temps pour réduire le nombre d’animaux contrôles (n’ayant pas subi d’AVC) pour chaque lot d’animaux. Des tests statistiques seront utilisés pour comparer les résultats des expériences.
Raffinement
Des mesures de RAFFINEMENT seront mises en place durant toute la durée du projet. Les animaux sont dans des conditions d’hébergement favorisant leur bien-être et observés quotidiennement. Jusqu’à l’expérience de comportement, ils seront placés dans des cages collectives avec un enrichment renforcé par l’ajout d’un tube en carton, au nombre de 4-5 par cage. L’accès à la nourriture et à l’eau est sans restriction et un changement de litière est effectué chaque semaine. Dans des études précédentes, le nombre d’animaux qui ont montré des signes de souffrance dû à l’induction de l’AVC était très limité (moins de 3%). Le test comportemental nécessite une légère restriction alimentaire afin de motiver les animaux à se diriger vers la récompense alimentaire, qui seront donc hébergés individuellement avant le début du test, afin de stabiliser progressivement leurs poids. Pour cela les animaux sont pesés quotidiennement et la quantité quotidienne de nourriture est adaptée. En cas de perte plus importante, la ration alimentaire est augmentée, et si nécessaire de la nourriture en poudre est ajoutée. Les cages sont collées les unes aux autres pour augmenter les intéractions sociales. Dans les deux protocoles, en cas d’absence d’amélioration de l’état de l’animal, nous ferons intervenir la vétérinaire responsable.
Choix des espèces
Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris. Sa reproductibilité et le fait de pouvoir induire l'AVC dans une zone confinée du cerveau en font le modèle d’AVC le plus adapté à ce jour selon la littérature pour tester notre hypothèse. Des phénomènes de déconnexion de zones avec des connexions directes à la zone de l’AVC ont déjà été établis dans ce modèle, ainsi que des modifications de l’activité neuronale dans des zones éloignées et sans connexions directes. Ce modèle nous permettra de réaliser des tests comportementaux afin de mettre en évidence des troubles de mémoire après l’AVC. L’âge des souris a été choisi pour étudier les conséquences d’un AVC sur une tâche de mémoire chez un animal adulte.
Caractérisation des mécanismes conduisant à l’apparition spontanée de tumeurs hypophysaires au cours du vieillissement.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Huit incisions au bout de la queue et huit jeûnes de six heures, un par mois, puis l'attente : 1 060 souris sont laissées à vieillir au-delà de vingt mois pour voir apparaître des tumeurs de l'hypophyse, dans des procédures classées en souffrance légère. Toutes sont tuées pour prélèvement d'organes, une partie des tissus devant être mise à disposition d'autres équipes travaillant sur le vieillissement. Le porteur attend chez ces animaux âgés des troubles cardiaques, du diabète, de l'obésité, des cataractes, de l'athérosclérose, des troubles neurologiques, des difficultés de mobilité et d'autres tumeurs encore. Cette liste figure au titre des effets attendus, alors que l'ensemble du projet est déclaré en souffrance légère.
Objectifs
Les tumeurs hypophysaires constituent le second type de tumeurs intracrâniennes chez l’adulte. Le traitement des patients est principalement chirurgical, mais leur diagnostic tardif rend difficile leur résection complète. Au-delà des récidives observées chez un grand nombre de patients, près de 15% de d’entre elles sont considérées comme agressives et résistantes aux traitements disponibles. Bien que des progrès aient été faits dans leur compréhension, les mécanismes associés à leur origine restent encore mal compris. Leur fréquence élevée chez l’adulte questionne l’importance des mécanismes associés au vieillissement (accumulation de mutation, perte d’efficacité du système immunitaire) dans leur processus d’apparition. Des analyses réalisées sur des hypophyses de souris âgées révèlent l’existence de lésions tumorales spontanées. Nous souhaitons étudier les mécanismes qui conduisent à leur apparition spontanée, afin : 1- de mieux comprendre les mécanismes précoces qui conduisent à l’apparition de ces tumeurs 2- identifier les mutations qui sont responsables de ces tumeurs et 3- comprendre le rôle du système immunitaire dans l’apparition de ces tumeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent au nombre important de tumeurs hypophysaires retrouvées chez l’homme. Il permettra d’identifier de nouvelles mutations responsables de ces tumeurs, mais également de mieux comprendre le vieillissement de l’hypophyse. Au-delà de ces aspects, le projet permettra de mieux comprendre la biologie hypophysaire chez la souris. Signalons enfin que les échantillons tissulaires de souris vieillissantes seront mis à disposition de la la communauté scientifique afin de lui fournir un matériel biologique indispensable aux études de vieillissement et ainsi limiter des études redondantes.
Procédures
Les animaux seront manipulés par les expérimentateurs lors de leurs pesées et leurs observations (entre 5 et 30 secondes maximum 1 à 2 fois par semaine). Ils subiront une brève incision au bout leur queue (2 secondes, prélèvement mensuel, 8 prélèvements maximum par souris) pour obtenir une goutte de sang nécessaire à l’évaluation du statut diabétique). Ces animaux subiront également une mise à jeun de 6 heures (1 fois par mois, 8 fois maximum).
Impact sur les animaux
Un stress pourrait être généré chez les animaux par leur manipulation et leur contention nécessaire au suivi de leur état de santé. Un stress pourrait également survenir chez les animaux lors de leur mise à jeun de 6 heures. Les animaux pourraient avoir un inconfort lors de l’incision sous l’anesthésie nécessaire aux prélèvements sanguins pour des mesures de glycémie. Ils pourront développer des lésions tumorales hypophysaires qui seront éventuellement associées à des comorbidités (maux de tête, troubles visuels). Ces tumeurs restent néanmoins bénignes chez l’homme et souvent asymptomatiques pendant les 10 à 15 premières années de leur développement. Les animaux pourront développer de nombreuses pathologies liées à leur vieillissement comparable à celles retrouvées chez l’homme (trouble cardiaque, trouble métabolique de type diabète et obésité, cataractes, risque d’accidents vasculaires, troubles neurologiques/comportementaux, athérosclérose, problème de mobilité, autres tumeurs...).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation, leurs organes seront prélevés pour réaliser des analyses et étudier les tumeurs hypophysaires qui se seraient développées mais aussi d’autres organes au travers de travaux collaboratifs avec la communauté scientifique travaillant sur le la biologie du vieillissement.
Remplacement
La caractérisation du fonctionnement des organes endocrines et des effets des hormones qu’ils produisent ne peuvent pas à l’heure actuelle être étudiés grâce à des modèles cellulaires. Il en est de même pour les mécanismes de vieillissement qui de par leur complexité et leur hétérogénéité entre individus mâles et femelles requièrent l’utilisation de modèle vivant comme la souris.
Réduction
Pour la procédure d’élevage nous ne maintiendrons que les accouplements nécessaires à la production du nombre requis de souris pour la réalisation de nos procédures expérimentales. Une fois ce nombre obtenu, les accouplements seront réduits ou arrêtés pour ne pas générer inutilement d’animaux qui devraient être mis à mort sans raison scientifique. Cette stratégie devrait limiter le besoin en animaux à 60 pour la mise en place de nos accouplements et 800 souris générées. Pour l’étude de vieillissement, nous ignorons l’âge auquel vont apparaître les tumeurs hypophysaires spontanées. Une étude préliminaire faite par des collaborateurs a toutefois permis de déterminer qu’entre 60 et 70% des animaux âgés de plus de 20 mois développaient des lésions. Le nombre de 15 souris par sexe et par âge devrait donc nous permettre de comprendre le rôle du vieillissement sur l’apparition de lésions tumorales hypophysaires. 300 souris devaient être suffisantes pour réaliser la caractérisation des tumeurs mais également l’identification des mutations à leur origine. Nous aurons toutefois besoin d’un nombre total de 60 souris complémentaires pour réaliser un atlas cellulaire de l’hypophyse pour les 2 sexes à chaque âge étudié. Cet atlas permettra à la communauté scientifique de s’affanchir de l’utilisation d’autres animaux pour leurs travaux.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans un environnement enrichi, coton pour le nid, tunnels ou maison en plastique afin de créer un environnement familier et réconfortant. Leur isolement sera évité au maximum, ou limité sur de courtes périodes en cas de blessures liées à des bagarres. Les manipulations des souris seront limitées au maximum tout au long de leur vie, et limitées à la mise en place de leur identification et leur suivi. L'utilisation d'anesthésie et d'analgésique sera mise en place pour limiter la souffrance et le stress des animaux. Un suivi et une pesée sont réalisées chaque semaine afin d’identifier tout signe d’infection ou une perte ou un gain de poids excessif à partir de 2 mois. Tout animal présentant un des signes de souffrance sera mis à mort. Une attention plus importante et plus régulière sera apportée aux souris de plus de 16 mois plus susceptibles de développer des signes de souffrance liés à leur âge (diabète, obésité, arthrose, cataractes...).
Choix des espèces
De nombreux mécanismes endocrines humains ont été identifiés grâce au modèle rongeur souris (reproduction, lactation, régulation endocrine intégré, pathologies diabétiques etc...). Le fonctionnement des hormones hypophysaires y est comparable à celui des hormones humaines. L’utilisation de souris a également permis de mettre en évidence des lésions tumorales spontanées de l’hypophyse, ce modèle nous apparaît donc pertinent pour explorer la tumorigénèse hypophysaire. Les souris immunodéficientes sont, elles indispensables pour explorer la biologie des systèmes dans un contexte d’immunodéficience partielle (absence en lymphocyte T et B mature), ce modèle nous apparaît adapté pour comprendre si les mécanismes de tumorigénèse hypophysaire sont impactés (freinés ou accélérés) par une absence partielle du système immunitaire. Les animaux reproducteurs et ceux dont le vieillissement sera étudié seront issus des 2 sexes, utilisés et suivis à partir de 6 semaines d’âge. La nécessité d’étudier des animaux des 2 sexes se justifie par les différences de l’effets des hormones hypophysaires qui existe entre homme et femmes.
Maintien et génotypage de la lignée GASP1
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Les souriceaux qui ne portent pas le bon génotype sont tués, les autres deviennent reproducteurs : c'est le sort réservé aux 256 souris de ce projet, qui ne sert pas à produire des résultats mais à entretenir une lignée génétiquement modifiée. Les procédures sont classées en souffrance légère et consistent en une coupe du bout de la queue, pratiquée entre le cinquième et le dixième jour de vie sur l'animal éveillé, après deux minutes de séparation d'avec la mère. Le porteur justifie ce maintien par deux articles à soumettre dans l'année et d'éventuelles expériences futures, et indique qu'il arrêterait l'élevage pour cryoconserver la lignée si elles ne venaient pas. Sur l'espèce, il écrit qu'il lui est "indispensable" de travailler sur un modèle entier et qualifie la souris d'"incontournable" en neurosciences, tout en se disant attentif aux méthodes de génotypage qui éviteraient la coupe de queue.
Objectifs
La douleur chronique représente un enjeu de santé publique majeur, affectant la qualité de vie des patients et engendrant des coûts économiques importants. Malgré des avancées dans la compréhension de la douleur, peu de nouveaux analgésiques ont été développés. Les opiacés demeurent le traitement le plus efficace pour les douleurs modérées à sévères, mais leur utilisation entraîne des effets indésirables, notamment la tolérance analgésique, qui nécessite des doses croissantes pour maintenir l'efficacité. De plus, une consommation prolongée d'opiacés peut provoquer une hypersensibilité à la douleur. Des études sur des modèles murins ont montré que l'utilisation répétée d'opiacés peut inactiver le système analgésique, réduisant ainsi leur efficacité. Cette tolérance pourrait être liée à une dégradation rapide du système par les lysosomes. Dans ce contexte, une nouvelle famille de protéines adaptatrices a été identifiée dans le laboratoire, suggérant leur rôle dans la dégradation du système et la tolérance analgésique. Pour approfondir ces recherches, une lignée spécifique de souris a été créée, permettant de démontrer l'implication de ces protéines dans la tolérance aux opiacés et l'hyperactivité bronchique liée aux traitements de l'asthme. Deux articles scientifiques seront soumis cette année, et il est essentiel de maintenir cette lignée pour d'éventuelles expériences futures.
Bénéfices attendus
Ce projet est essentiel pour la compréhension de la mise en place des mécanismes de la douleur, de la modulation de la nociception et du développement de l’hyperalgésie induite par les opiacés et des douleurs persistantes. Ils pourraient permettre à terme d’établir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement de la douleur. Le maintien de lignée permettra donc d'effectuer les projets de recherche sur la compréhension du rôle de ces protéines adaptatrices des récepteurs aux opiacés.
Procédures
Tous les animaux subiront une biopsie de la queue sur animal vigil à l'âge de 5 à 10 jours afin de réaliser leur génotypage. Très exceptionnellement, elle pourrait être refaite à l'oreille sous anesthésie générale gazeuse.
Impact sur les animaux
Au moment de la biopsie, les souriceaux seront séparés de leur mère durant 2 minutes, ce qui peut engendrer un stress chez les animaux. Une douleur peut être ressentie au moment de la biopsie de la queue. Les animaux génétiquement modifiés ne présentent aucun phénotype dommageable.
Devenir
Les animaux présentant le génotype d'intérêt seront utilisés comme reproducteurs. Ceux n'ayant pas le génotype d'intérêt seront mis à mort.
Remplacement
L’étude du rôle de notre protéine d'intérêt dans la modulation de la nociception et de la douleur n’est réalisable que sur l’animal entier car il n’existe pas, à ce jour, de modèles in vitro permettant de réaliser ce travail. De plus, cette étude a pour but de compléter l’évaluation de différentes molécules ciblant les récepteurs à peptide RFamide sur la modulation de la nociception chez la souris. La combinaison des résultats obtenus par les approches génétiques et pharmacologiques permettra ainsi de conclure de manière plus convaincante quant à l’implication des différents récepteurs RF-amide dans la modulation de la douleur.
Réduction
Cette lignée ayant été créée depuis plusieurs années pour notre équipe, nous connaissons très bien les stratégies de maintien afin de ne générer que le nombre utile d'animaux et d'éviter au maximum toute naissance surnuméraire et restreindre le génotypage à son strict minimum. Ce schéma d’accouplement est le plus adapté pour maintenir notre lignée et nous permettra éventuellement de relancer la production d’animaux pour des expériences complémentaires demandées par des rapporteurs. Si ce n’était pas le cas, nous envisageons d’arrêter cet élevage et de cryoconserver la lignée. Bien entendu, nous restons vigilants quant aux nouvelles techniques de génotypage non-invasives possibles sur de jeunes individus sans poils, qui nous permettraient de ne plus pratiquer de caudectomie.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en cohorte, dans un milieu enrichi, et observés quotidiennement par l’expérimentateur, ou une personne compétente dans un établissement agréé de façon à maximiser leur confort et limiter une quelconque souffrance. Suite à la biopsie, un point de compression est fait pour éviter toute hémorragie, les instruments sont désinfectés entre chaque geste, la lame de scalpel est changée entre chaque portée.
Choix des espèces
Il nous est indispensable de travailler sur un modèle entier et complexe prenant en compte les cascades de réactions, les voies de signalisation, la communication entre les organes afin d’être dans des conditions au plus proche de la complexité humaine. Le modèle murin présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences et notamment dans la compréhension des mécanismes de la douleur. La souris possède également une forte homologie génétique faisant d’elle un bon modèle d’étude de la douleur. Pour le génotypage, les souriceaux seront utilisés avant d'avoir 10 jours car la minéralisation des os de la queue ainsi que le développement de la vascularisation ne sont pas encore complets, ce qui minimise la souffrance des petits.
Rôle du récepteur minéralocorticoïde dans la fibrose intestinale chez la Souris
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Tester si un médicament de l'hypertension déjà sur le marché freine la fibrose intestinale suppose ici d'infliger des colites chroniques à 924 souris, dont 374 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Une semaine d'antibiotiques vide leur microbiote, puis sept jours de gavage quotidien le remplacent par un autre, avant l'administration d'un agent chimique dans l'eau de boisson une semaine sur trois, ou par injection dans le rectum. Les protocoles durent 42 à 59 jours et provoquent, selon le porteur, une hypersensibilité viscérale sévère et une perte de poids, sans qu'aucun analgésique soit administré : il affirme que les quatre molécules disponibles interféreraient toutes avec l'inflammation étudiée. Les souris dont le score dépasse 3 sont mises à mort par surdosage d'anesthésiques.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ces maladies se caractérisent par la répétition de poussées inflammatoires, entrecoupées de phases de rémission. Une complication fréquente des MICI est la fibrose intestinale. Celle-ci se caractérise par une paroi intestinale plus épaisse en raison d’une réparation excessive. Cela peut conduire à un rétrécissement de la lumière intestinale. Aujourd’hui, aucun traitement spécifique ne permet de prévenir ou d’inhiber le développement de la fibrose intestinale, ce qui conduit les patients à des interventions chirurgicales, d’où l’importance de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques pour prévenir ou inhiber la fibrose intestinale. Nous avons décidé de cibler le récepteur minéralocorticoïde (RM). Ce récepteur est impliqué dans la régulation de la pression artérielle. Or, la suractivation de ce récepteur est impliquée dans le développement de fibroses extra-intestinales. Par exemple, cibler le RM permet de diminuer la fibrose cardiaque induite dans un modèle murin d’hypertension artérielle. Ainsi, nous évaluerons l’effet de l’antagonisme du RM sur le développement de la fibrose intestinale dans des modèles murins de colite. De plus, le RM exprimé au niveau des macrophages joue un rôle dans le mécanisme du développement de fibrose dans différents contextes extra-intestinaux, d’où l’importance d’évaluer spécifiquement l’implication du RM exprimé au niveau myéloïde dans le développement de la fibrose intestinale.
Bénéfices attendus
Même si des progrès thérapeutiques notables ont été réalisés dans le traitement des MICI, il n’existe pas de traitement préventif ou thérapeutique contre le développement de la fibrose intestinale. Comme les antagonistes du RM ne sont pas contre-indiqués chez les patients atteints de MICI, nous pourrions repositionner les antagonistes du RM déjà disponibles sur le marché dans un nouveau champ thérapeutique. De plus, ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents sur l’implication du RM dans le développement de la fibrose intestinale et en particulier le rôle du microbiote intestinal.
Procédures
Transfert de microbiote intestinal et induction de la fibrose intestinale. Les souris seront déplétées de leur microbiote par traitement antibiotique dans l’eau de boisson d’une durée d’une semaine. Puis, le transfert de microbiote intestinal se fera par gavage quotidien pendant 7 jours consécutifs et chaque gavage dure environ 1 min par souris. Les protocoles de colite chronique induite chimiquement se feront respectivement soit par administration de l’agent chimique dans l’eau de boisson, soit par une injection intra-rectale sous anesthésie/analgésie. L’administration de l’agent chimique dans l’eau de boisson dure 1 semaine et est répétée 3 fois au cours du protocole expérimental. L’injection rectale dure environ 1min. Les protocoles d’induction de fibrose sont de 59 jours et 42 jours respectivement. La composition corporelle est mesurée par EchoMRI les premiers et derniers jours de protocole de façon non invasive et la procédure dure environ 1 minute par souris. Dans le cadre de certaines procédures, des inhibiteurs pharmacologiques seront administrés dans l’alimentation des souris pendant toute la durée du protocole expérimental.
Impact sur les animaux
Les modèles de colites peuvent entrainer une hypersensibilité viscérale (modérée pour la colite aigue aux doses testées et sévère pour les modèles de colite chronique induite chimiquement) et une perte de poids corporelle chez la Souris
Devenir
A la fin du protocole, l’ensemble des animaux seront mis à mort afin de pouvoir évaluer différents paramètres physiologiques et marqueurs biologiques et collecter un maximum d’informations à partir de ces séries expérimentales.
Remplacement
Avant d’être testés in vivo, nos hypothèses de travail sont validées dans des modèles cellulaires comme des lignées de fibroblastes intestinaux humains ou des lignées de macrophages en conditions de fibrose. Cependant, ces modèles in vitro ne permettent pas de rendre compte de la complexité physiologique de la réponse fibrotique ou inflammatoire in vivo. Les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales.
Réduction
Ce projet s’efforce de réduire le nombre de souris au strict nécessaire pour que l’étude soit concluante et en collectant le maximum d’observations au cours d’une même expérience : (i) données nutritionnelles (composition corporelle, poids des animaux), (ii) inflammation, (iii) fibrose intestinale, (iv) fonction de barrière intestinale et (v) microbiote intestinal. Le nombre d’animaux nécessaires a été évalué selon la sensibilité et la spécificité des procédures utilisées, en fonction de l’expérience acquise lors de nos précédentes études, d’études pilotes pour valider les doses d’agents chimique et des données de la littérature. Pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, plusieurs approches combinées ont été prévues : des modèles de colites intestinales induites chimiquement par deux agents différents à des concentrations faibles mais efficaces d’après la littérature. Nous avons fait le choix d’utiliser une dose faible d’inducteur chimique pour limiter au maximum la mortalité, permettant ainsi d’optimiser le bien-être des animaux et de réduire le nombre d’animaux utilisés. - L’utilisation d’espèces d’animaux utilisés à des fins scientifique, caractérisés par une faible variation génétique permet de limiter la variabilité de la réponse biologique et par conséquent le nombre d’animaux. - L’effectif de chaque groupe a été déterminé par une approche statistique en prenant comme critère principal le score histologique. - Nous avons fait le choix de tester l’antagonisme pharmacologique ou génétique du RM uniquement sur les animaux colitiques et par conséquent de limiter les groupes contrôles au strict minimum. Les données obtenues chez des animaux contrôles seront réutilisées autant que possible. Par exemple, des échantillons de colon sont préservés dans le laboratoire et indiqués dans la base de données communes à notre Unité et peuvent ainsi être réutilisés au cours d’un autre protocole par nous ou une personne de l’Unité.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans des cages standards (4-5 souris/cage), avec enrichissement. Une période d’acclimatation d’une semaine après réception des souris sera réalisée avant le début des procédures. - Les conditions de soins et les méthodes utilisées viseront à réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement durant toute la durée des procédures, afin de déceler tout éventuel signe de souffrance. Une grille d’évaluation des point limites pour le bien-être animal sera utilisée . Un animal présentant un état de mal être ou de souffrance sera exclu de l'étude et mis à mort en fonction de son score et de la discussion avec les membres de la cellule SBEA. Pour limiter la douleur des animaux avec colite induite chimiquement, l’usage est de ne pas utiliser d’analgésique en raison de leur interaction potentielle avec le processus inflammatoire. Il existe 4 analgésiques potentiels utilisés dans l’inflammation intestinale, qui présentent tous un risque d’interférence avec notre modèle selon la littérature scientifique. Nous ne pourrons donc pas utiliser ces analgésiques dans nos procédures expérimentales. En cas d’atteinte des points limites (score >3), les souris seront mises à mort par surdosage d’anesthésiants.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est le mammifère non primate le plus proche (phylogénétiquement) de l’Homme. La souris est l’animal le plus couramment utilisé pour modéliser la colite expérimentale et les modèles génétiques d’invalidation du récepteur minéralocorticoïde ne sont disponibles que chez la Souris. Cette souche n’est pas résistante à l’induction de colite chronique par le DSS et le TNBS comme d’autres souches de souris et permet ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés. La lignée de souris a été utilisée par notre laboratoire pour la mise en place des techniques de greffe de microbiote intestinal et de déplétion du microbiote endogène des animaux greffés par antibiothérapie.
Étude d’un nouvel agent médicamenteux dans un modèle murin d’athérothrombose induite par rupture de plaque
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Opérées un quart d'heure pour provoquer la rupture d'une plaque de graisse dans une artère, 141 souris nourries au régime gras jusqu'à leurs 28 semaines sont toutes tuées à l'issue. Soixante-quinze d'entre elles ne se réveillent pas de l'intervention, les autres relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec jusqu'à deux injections et une administration orale. Le projet vise à confirmer chez la souris qu'un peptide candidat réduit le caillot plaquettaire sans augmenter le risque de saignement, effet que le porteur dit avoir déjà observé dans un autre modèle murin. Il en attend un "réel bénéfice clinique pour des millions de patients", formule qui repose sur cette seule étape supplémentaire chez l'animal.
Objectifs
Dans le monde, les pathologies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité (environ 38 % des décès) devant les cancers. Les complications majeures de la thrombose survenant suite à la rupture d’une plaque graisseuse (plaque d’athérome) dans une artère sont l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux. À la vue de ce constat, il est aujourd’hui essentiel de découvrir de nouvelles approches thérapeutiques dirigées contre des cibles moléculaires originales impliquées dans ces processus.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de notre candidat peptide sont une diminution de la taille voire une absence de caillot plaquettaire (thrombus) suite à la rupture d’une plaque graisseuse (plaque d’athérome). De plus, comme décrit précédemment des traitements limitant la formation de caillots plaquettaires existent actuellement sur le marché. Cependant, ceux-ci sont fortement corrélés à un risque accru de saignement. Le candidat peptide étudié dans notre procédure n’augmente pas le risque de saignement. Ce candidat peptide pourrait donc conduire à un réel bénéfice clinique pour des millions de patients atteints de pathologies cardiovasculaires. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale permettra de valider et de renforcer les résultats obtenus précédemment et ainsi de démontrer l’effet bénéfique de notre candidat peptide dans un modèle murin, et ainsi permettre d'avoir des données se rapprochant des cas cliniques observés. En effet les patients les plus à risque de thrombose développent, au cours du vieillissement ou lors de pathologies chroniques, des plaques graisseuses à l’intérieur de la paroi de leurs artères.
Procédures
- Injection d’anesthésique et d’analgésique (1 fois, temps maximale de l’injection : 30 secondes) - Injection (au maximum 2 fois, temps maximale de l’injection : 30 secondes) - Administration orale (au maximum 1 fois, temps maximale d’administration : 1 minute) - Chirurgie (15 minutes)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, une douleur de courte durée à l’endroit des injections, et une gêne de courte durée lors de l’administration orale.
Devenir
A l'issue de la procédure les animaux seront euthanasiés sans douleur et encore sous anesthésie. Les actes chirurgicaux induits par la procédure sur les animaux ne permettent pas le réveil des animaux.
Remplacement
Nos résultats très encourageants dans différents modèles avec les plaquettes de souris (modèle murin d’occlusion carotidienne induite chimiquement) nous permettent de penser que ce modèle permet de réconcilier les limites de chaque approche, et dans le futur, de se rapprocher de la clinique.
Réduction
Le nombre de souris par expérience est calculé pour permettre le plus faible nombre d'animaux utilisés tout en obtenant des résultats permettant une interprétation fiable basée sur des analyses statistiques adaptées
Raffinement
Une observation quotidienne des souris sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’anesthésiques, d’analgésiques et d’antalgiques permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Puis, au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés avec une attention particulière portée à la respiration et au rythme cardiaque avec un maintien de la température corporelle grâce à une plaque thermorégulée et une lampe chauffante. Au cours de la phase d’anesthésie, une attention particulière sera également portée aux indicateurs les plus significatifs d’une détérioration irréversible de l’état de l’animal réalisée à l'aide d'une grille d'évaluation de points limites. L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin du protocole.
Choix des espèces
Le modèle murin utilisé dans ce projet constitue le modèle de référence pour leur capacité à développer des plaques graisseuses dans la paroi des artères. L'utilisation à 28 semaines de ces animaux après un régime riche en graisse permet de se rapprocher des conditions pathologiques retrouvées chez l'homme.
Etude de la plasticité corticale chez le furet
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un implant crânien posé au cours d'une chirurgie de quatre à six heures, puis une cinquantaine de séances d'enregistrement de trois heures en moyenne, trois à cinq fois par semaine, sur un animal éveillé et maintenu en contention : c'est ce que subissent 60 furets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pour les motiver, le porteur les place en contrôle hydrique du dimanche après-midi au vendredi, soit 120 heures par semaine, avec une pause de dix jours tous les deux mois. L'objet déclaré est l'étude de la perception auditive et visuelle active, avec une retombée annoncée sur la conception des prothèses auditives. L'implant est retiré au terme d'une seconde chirurgie de trois heures pour permettre une réhabilitation, sans que le RNT nomme les organismes chargés de les accueillir ni ne précise en quoi consiste la tâche comportementale imposée.
Objectifs
Percevoir dans des situations réalistes est un processus actif qui mobilise les facultés perceptives et cognitives, conférant aux stimuli du sens et de la pertinence. Grâce à l'écoute et à la vision, les humains et les autres animaux naviguent à travers des scènes sensorielles complexes, séparent des sources mélangées, désambiguïsent des messages et évaluent leur pertinence comportementale. Ces prouesses remarquables sont actuellement au-delà de notre compréhension et dépassent de loin les capacités des systèmes d'ingénierie audio et vidéo les plus sophistiqués. L'objectif du projet est d'étudier expérimentalement la perception auditive et visuelle dans une situation active les processus sensoriels adaptatifs et cognitifs interagissent. Notre objectif est d'intégrer la fonction cognitive comme faisant partie intégrante du traitement sensoriel, ce qui se prête à une investigation neurophysiologique. Plus précisément, nous allons explorer le postulat que la perception active est médiée par un processus d'adaptation rapide au niveau du neurone mais aussi des populations de neurones dans leur ensemble ; ce phénomène est ici appelé plasticité rapide.
Bénéfices attendus
Le projet s'appuie sur les travaux du chercheur en charge du protocole réalisés lors de la dernière décennie sur la neurophysiologie du codage des sons dans le cerveau et la modélisation de ces phénomènes. En nous appuyant sur des techniques de pointe (électrophysiologie et neuroimagerie) et plusieurs innovations méthodologiques (reconstruction de stimulus à partir d'enregistrements de neurones à grande échelle chez les animaux réalisant une tâche de comportement, décodage de l'activité corticale), nous visons à une meilleure compréhension du codage de la nature et de la localisation des sons par le cerveau, ainsi que de l’influence de l’attention sur ce codage. Ce projet permettra de caractériser de manière plus fine les mécanismes neuronaux impliqués dans la perception auditive et l'attention. À terme, ces connaissances contribueront à l'amélioration de la conception des prothèses auditives pour les populations malentendantes, en surmontant certaines des limitations conceptuelles actuelles dans le traitement du signal auditif.
Procédures
POSE D’IMPLANT. Tous les animaux sont équipés d'un implant crânien lors d'une première chirurgie qui se fait sous anesthésie et analgésie (durée 4-6h). Cet implant permet ensuite de réaliser des enregistrements neuraux en électrophysiologie ou en neuroimagerie fonctionnelle par ultrasons (procédures répétées autour d'une cinquantaine de fois en moyenne chez animal vigile, entre 3 et 5 fois par semaine, durée moyenne d'enregistrement 3h). A la fin de la période d’enregistrement, l'implant crânien sera retiré lors d'une chirurgie sous anesthésie et analgésie (durée 3h) pour permettre une réhabilitation après un temps de récupération adapté. SUIVI POST-OPÉRATOIRE. Lors du suivi postopératoire, l'animal est en hébergement individuel maximum 48h en infirmerie (cage d’hébergement séparé qui permet de maintenir le contact visuel, olfactif et auditif avec les autres animaux, le personnel et la routine de l’animalerie) afin de s’assurer que d’autres furets ne s’accaparent les aliments mous mis à disposition ainsi que pour pouvoir observer si la prise de nourriture est faite. ENTRAÎNEMENT SOUS CONDITIONNEMENT APPÉTITIF. Les furets en entraînement sont placés en contrôle hydrique à partir de dimanche après-midi après pesée jusqu’au vendredi (120h, soit 5j soit 0.7 semaine). Une pause de 10 jours est ménagée tous les 2 mois.
Impact sur les animaux
L’intervention chirurgicale induit une présence de douleur post-opératoire sur les 2-3 jours post-op. Le suivi postopératoire entraîne un hébergement en isolation sur maximum 48h (cage d’infirmerie individuel qui permet de maintenir le contact visuel, olfactif et auditif avec les autres animaux, le personnel et la routine de l’animalerie) afin de s’assurer que d’autres furets ne s’accaparent les aliments mous mis à disposition ainsi que pour pouvoir observer si la prise de nourriture est faite. Les enregistrements neuraux se font chez l'animal en situation de contention sur une durée
Devenir
Nous retirons l'implant crânien des 60 furets à la fin de l'expérimentation afin qu'ils puissent être réhabilités par des organismes compétents.
Remplacement
Afin de pouvoir comprendre le traitement de l'information sensoriel dans les cortex auditifs, visuels et frontaux, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux vivants pour pouvoir enregistrer l'activité neurale, que ce soit de neurones uniques en électrophysiologie ou les flux hémodynamiques en imagerie large-champ. Ce type d'enregistrement n'est pas réalisable chez des êtres humains. Par ailleurs, le furet constitue un animal modèle nécessaire à la compréhension de la perception auditive dans un contexte de prise de décision. En effet, il est capable d'apprendre des tâches complexes et de percevoir des sons dans une gamme auditive similaire à celle de l'être humain. Son cerveau à cortex plissé permet aussi d'étudier le rôle fonctionnel des plis corticaux, ce qui n'est pas possible chez le rongeur ou primate à cortex licencéphale.
Réduction
Le type d'expérimentation que nous réalisons permet de réaliser de nombreux enregistrements sur un nombre réduit d'animaux. Le nombre total d'animaux est de 60 furets pour les 5 axes expérimentaux du projet, avec 12 animaux au maximum pour chacun des 5 axes expérimentaux. Les effets seront quantifiés par des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies en jouets et tunnels divers et régulièrement mis tous ensemble dans une aire de jeu. Durant les week-ends, les animaux ne doivent pas effectuer de tâche comportementale. Leur état de santé est suivi en permanence, en collaboration avec un vétérinaire. Le comportement est motivé par un contrôle hydrique, raison pour laquelle nous avons établi des points limites et suivons au plus près le poids des animaux ainsi que les marqueurs de bien-être (poids, état global, comportement...). Le protocole de chirurgie inclut l’administration d’anti-inflammatoire et d’anti-douleur en pré- et post-opératoire. Sur le plan expérimental, un effort constant nous pousse vers la pose de systèmes d'enregistrements chroniques chez les animaux pour obtenir des sessions d'enregistrements plus courtes. Enfin nous explantons les animaux à la fin de l'expérimentation, afin de les réhabiliter.
Choix des espèces
Les furets apprennent rapidement une tâche ; ils ont par ailleurs une large gamme auditive, similaire à celle de l'homme. Leur cerveau est assez grand pour utiliser des électrodes avec 200 contacts. De plus leur cortex est convolué ; ces plis corticaux ne sont pas présents chez le rongeur à l’inverse de nombreux primates. Le furet permet d’étudier un putatif rôle fonctionnel de ces plis. Les individus femelles sont préférés en raison de leur petite taille. Les animaux entrent en procédure à partir de 5 mois (jeune adulte, quand le développement du cerveau est terminé).
Production de souris humanisées pour le système immunitaire humain par injection de cellules souches humaines.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Fournir à des clients académiques et industriels des souris porteuses d'un système immunitaire humain, par lots pouvant atteindre cent individus : 14 000 souris immunodéficientes vont être utilisées à cette fin, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les nouveau-nées reçoivent une injection de cellules souches humaines trois à quatre jours après leur naissance, après une irradiation ou un traitement qui détruit les cellules de leur moelle osseuse. Des prélèvements sanguins suivent, jusqu'à un toutes les deux semaines, et le porteur indique attendre l'apparition de la maladie du greffon contre l'hôte, avec les lésions tissulaires qui l'accompagnent. Les souris de la phase de validation sont tuées, celles de la phase de production sont expédiées aux partenaires, parfois en avion, sur des lots calibrés selon les "besoins commerciaux".
Objectifs
Les souris immunodéficientes sont depuis plusieurs décennies des modèles de choix pour la transplantation de cellules humaines pour obtenir des souris humanisées car elles sont particulièrement tolérantes à l’implantation de cellules ou tissus. Les souris sont dites « humanisées » lorsqu’elles développent un système immunitaire humain après la greffe des cellules humaines. Le développement et la production de souris humanisées par injection de cellules souches humaines consiste à proposer des modèles expérimentaux pertinents et adaptés en recherche biomédicale sur les maladies inflammatoires aux utilisateurs finaux (académiques et industriels). L’une des particularités de ces modèles est le développement de plusieurs sous populations de globules blancs humains restant présents pendant plusieurs mois chez l’animal injecté, permettant ainsi de réaliser des études plus longues. Ainsi ce type de modèle permet l’étude de nombreuses pathologies dans lesquelles le système immunitaire joue un rôle majeur chez l’Homme dans des domaines tels que la production de cellules du sang, l’immunologie, les maladies infectieuses, la vaccination, l’oncologie et les maladies auto-immunes. Ces modèles permettent également l’amélioration de traitements et des méthodes de diagnostics notamment en oncologie, le cancer étant la première cause de mortalité prématurée ; mais aussi les maladies inflammatoires chroniques et certaines maladies d’origines infectieuses. Parmi les traitements, l’immunothérapie fait partie de ces nouveaux traitements innovants qui a révolutionnée la prise en charge des patients atteints de cancer. L’oncologie n’est pas le seul domaine dans lequel l’immunothérapie a eu des effets prometteurs et encourageants, les maladies inflammatoires chroniques ainsi que certaines maladies d’origines infectieuses sont sensibles à l’immunothérapie. Le recours à ces souris humanisées devrait permettre d’évaluer de nouvelles approches thérapeutiques nécessitant des modèles expérimentaux au plus proche de la situation humaine et permettant l’étude des réactions inflammatoires.
Bénéfices attendus
Le développement des souris humanisées pour le système immunitaire permet d’améliorer la compréhension des mécanismes pathologiques et immunologiques, d’identifier des marqueurs biologiques caractéristiques et de développer de nouvelles cibles thérapeutiques pour l’Homme. Les modèles de souris « humanisées » sont donc des modèles très pertinents pour le développement de traitements pharmacologiques. Depuis quelques décennies, le modèle humanisé est notamment très présent dans les études de nouvelles thérapies innovantes, dites immunothérapies. Il s’agit de thérapie qui se basent sur le fonctionnement du système immunitaire et de sa compréhension afin de combattre la pathologie du patient. Il n’est plus question de viser directement l’infection ou la tumeur, mais d’activer/booster le système immunitaire. De grand espoirs sont fondés notamment sur la médecine dite « personnalisée », pour laquelle ces modèles permettraient de greffer le système immunitaire et la tumeur d’un patient à des souris pour tester plusieurs thérapies avant l’administration du traitement le plus efficace au patient.
Procédures
Une partie des animaux recevront des injections d’un produit réduisant les cellules de la moelle osseuse ou une dose d’irradiation comme pré-traitement. Pour chacune des procédures dans la phase de validation, une injection unique de cellules humaines sera réalisée dans la veine de la queue ou dans le foie en fonction de l’âge de l’animal. Pour toutes les procédures, des prélèvements sanguins seront effectués à plusieurs reprise jusqu’à 1 fois toutes les deux semaines post-humanisation dans la veine sous-mandibulaire. Pour chacune des procédures dans la phase de production, une injection intraveineuse unique de cellules humaines sera réalisée dans la veine de la queue ou dans le foie en fonction de l’âge de l’animal. Chaque geste sera réalisé en moins d’une minute pour diminuer au maximum le stress et la douleur.
Impact sur les animaux
Après production et validation des contrôles qualités, les souris seront expédiées aux partenaires. Ces déplacements peuvent induire un certain stress par la manipulation et les bruits inhabituels. Lors du protocole d’humanisation les injections ou les rayons X, pourront induire un bref état de stress et/ou de douleur. Un ou plusieurs prélèvements de sang seront réalisés sur de petit volume et ave un écart d’au moins deux semaines entre les prélèvements, ce qui pourra aussi induire un stress et/ou une douleur transitoire. Un effet secondaire connu lié à l’injection de cellules humaines du sang se déclare chez la souris injectée. Il s’agit de l’apparition de la maladie du greffon contre l’hôte, amenant à des lésions tissulaires à travers une réponse inflammatoire.
Devenir
Les animaux de la phase de validation seront mis à mort (points limites atteints ou fin de protocole). Les animaux de la production seront expédiés à nos partenaires pour une utilisation continue ou gardés en fin de validité si un suivi de l’humanisation dans le temps est nécessaire.
Remplacement
Pour le moment, ce type de modèle n’est pas remplaçable car il s’agit d’un modèle complexe et innovant mimant le système immunitaire humain, mélangeant de nombreux mécanismes encore méconnus qui nécessitent encore des avancées en recherche fondamentale. Actuellement, il n’existe pas d’équivalent aussi complet in vitro, ex vivo ou in silico. Par ailleurs, les souris humanisées permettent d’approcher la situation physiologique humaine en limitant le recours aux modèles de primates non-humains.
Réduction
Les modèles testés sont déterminés en fonction des tendances et besoins sur les avancées scientifiques en lien avec les pathologies citées en introduction, par conséquent aux besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux auprès de nos partenaires. Nous avons utilisé un test statistique afin de déterminer le nombre d’animaux à inclure dans nos sous-groupes. Les paramètres utilisés sont tirés de la recherche bibliographique et de nos données internes ou partenariat relatives au processus. Pour la partie mise au point ou amélioration de protocole, nous testerons un ou différents paramètres pour un modèle donné. Pour chaque modèle, le nombre de groupes de souris entrant en protocole pourra varier en fonction des paramètres suivants : •Nouveau-nés versus juvéniles (entre le sevrage et la maturité sexuelle), •Techniques de traitement : produit réduisant les cellules de la moelle osseuse versus irradiation ou absence de traitement (en fonction du modèle), •Dose de traitement : jusqu’à 5 doses différentes testées, •Quantité de cellules souches humaines : jusqu’à 3 quantités différentes, •L’injection d’un mélange de donneurs de cellules souches humaines versus l’injection d’un donneur unique, •L’ajout ou non d’un agent booster du système immunitaire humain. Pour chaque test, un groupe contrôle sera ajouté, compris entre 1 et 10 souris, pour observer l’impact de nos protocoles sur les animaux et servir de témoins dans nos analyses. Pour un modèle donné, les paramètres testés seront choisis en fonction des données bibliographiques, des données internes et des spécificités du modèle, équivalent à 20 souris maximum par sous-groupes. Si les résultats ne sont pas concluants, des tests complémentaires pourront être menés pour évaluer la dose administrées ou l’impact des quantités de cellules humaines injectées lors de l’humanisation. Pour la partie production, des lots de souris produites seront proposées aux partenaires sur des souches préalablement étudiées et connues par notre établissement, répondant aux besoins commerciaux. Un nombre maximal de 100 souris par lot pourront être produites, toute demande supérieure fera l’objet d’une commande spécifique demandée par le client (Les commandes spécifiques seront réalisées dans le respect du protocole de la souche concernée et le bien-être des souris).
Raffinement
Un hébergement sous barrière sanitaire de niveau élevé est appliqué (litière, enrichissement et congénères) associé à une surveillance quotidienne. Toutes les observations feront l'objet d'une documentation adaptée. Le maintien de conditions d’hygiènes strictes exemptes de pathogènes et d’opportunistes étant la clé pour éviter l’expression du phénotype dommageable des animaux immunodéficients et limiter les nuisances associées. En fonction du pré-traitement choisi, un analgésique pourra être injecté si les animaux présentent des signes de douleur. En cas manipulation répétés sur les nouveaux nés, il sera nécessaire d’imprégner l’odeur de chaque cage par application de sciure souillé sur les gants du manipulateur pour éviter l’abandon des nouveaux nés par la mère. Concernant les prélèvements sanguins, les animaux seront prélevés de manière répétée jusqu’à 1 fois toutes les deux semaines à partir de 2 semaines post-humanisation au niveau de la veine sous mandibulaire pour que le prélèvement soit le moins invasif possible. Le volume maximal prélevé respectera les recommandations de 7,5% du volume sanguin de la souris afin que les souris puissent être prélevées 1 fois toutes les deux semaines en alternant le coté de prélèvement. Si nécessaire, une injection de sérum physio pourra être réalisé après chaque prélèvement pour rétablir la volémie des animaux et leur permettre une récupération plus rapide. Une attention particulière sera apportée à tout animal présentant des signes potentiellement avant-coureurs de la maladie du greffon pour appliquer des points limites. Après production, les souris seront expédiées aux partenaires. Pour limiter le stress occasionné par le transport, des processus d’envoi ont été établi. Pour des transports de moins de 24 heures à 48heures, tous nos colis contiennent de la litière, de l’enrichissement de l’aliment et un gel de transport. Pour les transports plus longs comme ceux en avion, la quantité d’aliment et de gel de transport est doublé.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets de nos partenaires. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, relativement peu coûteux à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils représentent un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain, avec 90% des gènes humains qui ont un équivalent chez la souris. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. Que ce soit pour la mise au point ou la production, les souris pourront entrer dans le protocole à des âges différents. Cet âge sera choisi en fonction du protocole le plus pertinent pour une souche donnée. Les souris pourront être humanisées soit à l’état nouveau-né ou soit entre le sevrage et la maturité sexuelle. Pour une humanisation à l’état nouveau-né, les souris recevront une injection de cellules souches humaines entre 3 et 4 jours après naissance. Pour une humanisation entre le sevrage et la maturité sexuelle, les souris recevront une injection de cellules souches humaines entre la 3ème et la 8ème semaine après la naissance.
Effets des domaines Fc d’anticorps sur la déplétion de cellules ou de complexes immuns
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Injectées à une ou deux reprises alors qu'elles sont éveillées, puis piquées cinq à six fois pour des prélèvements sanguins, 5 274 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le protocole prévoit un dernier prélèvement sous anesthésie, et les injections d'anticorps peuvent faire chuter leur température centrale de deux à trois degrés pendant une demi-heure. L'objectif déclaré porte sur l'optimisation d'anticorps thérapeutiques et sur la "bioproduction" de différents formats, la seule répétition des prélèvements suffisant à faire classer l'ensemble en souffrance modérée. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure, le porteur indiquant qu'elles ne peuvent être ni réutilisées ni adoptées parce que leur système immunitaire a été modifié de manière pérenne.
Objectifs
Nous cherchons à améliorer et à optimiser les anticorps thérapeutiques pour le traitement de diverses pathologies. Nous cherchons à améliorer la sélection d'anticorps innovants et d'optimiser la bioproduction de différents formats d'anticorps en comparant les choix possibles pour leur activité in vivo. Ceci sera étudié dans des souris humanisées pour des molécules affectants le rôle des anticorps pour une meilleure translation des résultats à l’homme.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à améliorer notre compréhension de la fonction effectrice d'anticorps à visée thérapeutique pour améliorer le traitement de diverses maladies humaines. La comparaison d’anticorps produits sous différents formats avec différentes modalités servira à mieux maîtriser leur développabilité dès les premières phases de développement et d'optimiser la bioproduction de formats d'anticorps.
Procédures
- Injections sous-cutanées, intradermique, intraveineuse, intramusculaire, intrapéritonéale et intranasale sur animaux vigiles : quelques secondes. 1-2 injections par animal. - Prélèvement sanguin sur souris vigiles : quelques secondes. 5-6 prélèvements par animal. - Prélèvement sanguin sur souris anesthésiés : quelques minutes. 1 prélèvement par animal.
Impact sur les animaux
Au cours de ces expériences, il n’est pas théoriquement envisagé de douleur ou effet indésirable majeur du fait de la nature des produits injectés (anticorps ou protéine). Les prélèvement répétés de sang représentent la nuisance principale dans ce projet. Il est également possible que les animaux présentent une légère irritation au niveau des sites d'injection, qui sera contrôlée chez la souris. En outre, les souris peuvent souffrir d’une légère hypothermie transitoire (2 à 3°C de perte de température centrale pendant 20-30 min) après les injections d'antigènes et d'anticorps. La température des souris sera surveillée pour détecter toute perte de température anormale et des critères d'évaluation appropriés ont été fixés. Aucun effet à long terme n'est attendu pour cette procédure. Les injections et les prélèvements sanguins de petit volume ne requièrent qu'une contention suivi de l’introduction d’une aiguille. Pour ce geste les animaux sont susceptibles d’éprouver une douleur légère de courte durée. La sévérité globale des procédures est considéré comme modérée uniquement du fait de la répétition des prélèvements sanguins au cours des protocoles.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car leur système immunitaire aura été modifié de manière pérenne durant les procédures, impactant leur capacité de réponse à d’autres stimuli.
Remplacement
Le recours à l’utilisation d’animaux est justifié par le fait que les mécanismes moléculaires du système immunitaire sont difficiles, voire impossible à étudier in vitro, en raison de l'implication de plusieurs organes et de l'absence d'un système circulatoire intact. Les thérapies objets d’investigations, ne peuvent pas être remplacées par des modèles in vitro: nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information biologiquement pertinente.
Réduction
Le recours à des lignées consanguines de souris permet entre autres de réduire le nombre d’animaux par groupe expérimental, et de ne pas prolonger les explorations dès lors que sont initiées et mesurables les conséquences biologiques des interactions entre les anticorps et leurs récepteurs. Les nombres d’animaux utilisés lors des expériences sont minimisés, avec la contrainte d’obtenir des données statistiquement significatives. Une analyse de variances sera réalisée entre les groupes.
Raffinement
Mesures prises pour minimiser les atteintes au bien-être des animaux. Il n’est pas attendu d’effet secondaire délétère pour la santé des animaux. L'état général des animaux et le point d'injection seront surveillés quotidiennement. La procédure sera interrompue si des signes généraux sont observés. Une légère irritation peut survenir au niveau des sites d'injection, qui sera contrôlée chez la souris. En outre, les souris peuvent souffrir d’une légère hypothermie transitoire (2 à 3°C de perte de température centrale pendant 20-30 min) après les injections d'antigènes et d'anticorps. La température des souris sera surveillée pour détecter toute perte de température anormale et des critères d'évaluation appropriés ont été fixés. Aucun effet à long terme n'est attendu pour cette procédure. Si l’animal présente une posture prostrée, un poil hérissé ou une perte de poids de plus de 10-15% le raffinenement sera renforcé avec du gel hydrique ou une réhydratation sous cutanée pour prévenir/traiter les signes cliniques. Si l’animal présente une hypothermie prolongée de plus de 30 min suite à une injection ou un prélèvement, les cages pourront être chauffées avec des chaufrettes. Les soins adéquats à apporter à l'animal seront déterminés par le vétérinaire. L’animal sera mis à mort si aggravation des signes clinique malgré le traitement.
Choix des espèces
L’espèce utilisée est la souris de laboratoire. Le recours à des lignées consanguines de souris permet de réduire le nombre d’animaux par groupe expérimental. Les souris de laboratoire restent des modèles dont la pertinence biologique et biomédicale est établie. De plus, l’utilisation de lignées de souris génétiquement modifiées permettra d’évaluer plus précisément les mécanismes moléculaires et cellulaires de la pathologie humaine. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information biologiquement pertinente. L’ensemble des animaux expérimentaux seront utilisés au stade « jeune adulte à adulte » : entre 6 et 15 semaines au début de l’expérience, âge à partir duquel le système immunitaire est mature et ne subit plus de changements majeurs. Les animaux ne sont pas utilisés à un âge plus avancé (au-delà de 15 semaines), afin que leur masse ne soit pas trop importante et ne nécessite l’injection de doses d’anticorps plus importantes.
Caractérisation des modifications de la connectivité cérébrale dans l’addiction à l’alcool de type binge drinking
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Isolées en cage individuelle pendant sept semaines avec un accès intermittent à un biberon d'alcool, 200 souris subissent ensuite deux prélèvements sanguins sous anesthésie et un examen IRM de deux heures, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Le projet cherche à cartographier les modifications de connectivité cérébrale associées à la consommation massive et rapide d'alcool. Le porteur qualifie cette consommation de "volontaire et non forcée", tout en décrivant un isolement de sept semaines imposé par le protocole, une déshydratation possible et un état d'anxiété ou de dépression à l'arrêt de l'alcool.
Objectifs
Selon les estimations de l’OMS, la consommation excessive d’alcool entraîne environ 3 millions de morts par an (5% de la mortalité dans le monde). D’après le manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux, le trouble d’usage de l’alcool est défini comme un « schéma problématique de consommation d’alcool entraînant une détresse importante au point de vu clinique ». Il a été montré que les troubles liés à la consommation excessive d’alcool sont de nature hétérogène. De plus, il existe différents types de troubles d’usage de l’alcool avec des bases neurobiologiques spécifiques. Parmi les différents types de troubles de l’usage de l’alcool, nous nous intéresserons à la consommation massive et rapide d’alcool, encore appelée binge drinking. Le binge drinking est défini comme un mode de consommation d’alcool suffisant pour générer une quantité d’alcool dans le sang de plus de 80 mg en une période de temps de 2 heures. Ce type de consommation d’alcool est particulièrement répandu chez les adolescents, et sa prévalence augmente chez les femmes. De plus, il est clairement démontré que l’alcoolisme sévère touche différemment les femmes et les hommes. De ce fait, il est important de caractériser la connectivité et l’impact neurobiologique de ce type de consommation d’alcool (binge drinking) pour comprendre les conséquences de ce mode de consommation d’alcool au niveau cérébral. Ce projet a pour objectif d’identifier les altérations de la connectivité cérébrale liées au trouble de l’usage de l’alcool, dans le cas d’une consommation de type binge drinking. L’identification des changements de connectivité cérébrale et la mise en évidence de l’implication de zones spécifiques au niveau du cerveau pourraient aider la recherche préclinique et clinique, et accélérer les stratégies thérapeutiques et de prévention.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude devraient aider à mieux comprendre les altérations de la connectivité cérébrale qui tendent le développement d’un profil de consommation excessif et rapide d’alcool. L’identification des changements de connectivité cérébrale et la mise en évidence de l’implication de zones spécifiques au niveau du cerveau pourraient aider la recherche préclinique et clinique, et accélérer les stratégies thérapeutiques et de prévention.
Procédures
Les animaux seront soumis à: 1) un protocole d'accès volontaire et intermittant à un biberon d'alcool pendant 7 semaines 2) deux prélèvements sanguins séparés de plusieurs semaines et réalisés sous anesthésie 3) un examen IRM sous anesthésie incluant: une séquence d'IRM fonctionnelle de 16 min, une séquence d'IRM anatomique de 10 min, et une séquence d'IRM de diffusion de 60 min (TOTAL=2 heures) 4) un test comportemental pendant 5 min. Les souris seront également hébergées individuellement durant toute la durée du protocole, soit 7 semaines.
Impact sur les animaux
La procédure expérimentale est basée sur une consommation volontaire et non forcée de l’alcool sur une courte période. Les souris peuvent cependant présenter un état de déshydratation suite à la consommation excessive d’alcool. Ce protocole exige par ailleurs que les souris soient isolées ce qui peut induire un stress chez les animaux, les souris peuvent également être dans un état d’anxiété et/ou de dépression dû à l’arrêt de consommation d’alcool. Le prélèvement sanguin peut entraîner : une perte de poids corporel, des hémorragies sous-cutanées et un œdème. Le test comportemental peut générer du stress en raison de l'isolement des souris pour la réalisation du test.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin d'effectuer des prélèvements d'organes d'intérêt.
Remplacement
Le modèle animal est pour le moment le seul modèle qui permet d’étudier dans son ensemble les phénomènes complexes mis en œuvre dans l'addiction à l'alcool au niveau cérébral à l'échelle du connectome. En effet ces atteintes sont multifactorielles, nécessitant un grand nombre d’acteurs, et toutes les conditions ne sont pas reproductibles fidèlement dans un modèle de culture cellulaire. L'alcoolisme est une pathologie hétérogène qui implique une grande variabilité des profils symptomatiques. L'étude chez l'animal permet un suivi au cours du temps et un contrôle de l'historique de consommation incluant différents paramètres. Il n'est pas non plus possible de réaliser des prélèvements tissulaires chez l'humain.
Réduction
Le nombre de souris est réduit au minimum d’animaux nécessaire afin d'assurer l'efficacité des tests statistiques et donner des résultats statistiquement fiables en fonction des expériences réalisées. Ainsi, le nombre d'animaux a été déterminé par une analyse de puissance statistique et sur la base de nos études antérieures sur l'addiction à l'alcool. En raison de la forte variabilité des phénotypes de consommation d’alcool, 50 souris seront nécessaires par groupe pour effectuer nos analyses conduisant à un total de 200 animaux.
Raffinement
Le stress potentiellement engendré par la pratique expérimentale sera limité au maximum. A leur arrivée à l’animalerie, les souris bénéficieront d’une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement de 2 semaines. Dans chaque cage d'hébergement, l'environnement sera enrichi par : 1- des lanières de papier permettant l’édification du nid afin de stimuler l’activité naturelle et diminuer le stress. 2- deux cylindres de coton pour l’édification du nid. 3- un morceau de bois pour que les souris usent leurs dents. 4- un tube pour fournir un abri. Durant l'examen IRM, le raffinement sera respecté par l'usage d’une anesthésie afin de réduire au maximum le stress de l'animal. Les yeux des animaux seront protégés du dessèchement grâce à l’application d’un gel de protection. Un tapis chauffant permettra le maintient des animaux à une température physiologique. La température et la respiration seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou d’une respiration altérée, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM et pris en charge. Il sera alors placé dans une cage mis sous une lumière chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. Les animaux seront habitués aux procédures comportementales préalablement à la réalisation des expériences. Des points limites ont été établis afin de soustraire les animaux à la douleur.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris de fond génétique C57BL/6. Cette souche est la plus utilisée dans l'étude du comportement lié à l'alcool et c'est également celle que nous avons utilisée dans nos études précédentes. Des informations standardisées sur sa génétique et son comportement sont connues. Des modèles de souris génétiquement modifiées présentant une sensibilité accrue à l’alcool que nous pourrions utiliser à l’avenir sont également disponibles, qui n'existent pas chez d'autres espèces. Nous utiliserons des animaux agés de 8 semaines. Le binge drinking chez les adultes entraine des effets chroniques, des coûts pour la santé et la société. Il s'agit ici d'étudier des effets de la consommation excessive sur un cerveau pleinement développé.
Développement de nanomédicaments vectorisés à base d’ARN comme nouvelle thérapie pour la maladie d’Alzheimer
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une hypothermie maintenue trois à cinq heures pour 84 souris, une chirurgie d'injection directe dans le cerveau pour 360 autres, des injections intraveineuses répétées pour 876 : 1 320 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes mises à mort quatorze ou soixante jours après le traitement. Une partie porte des mutations modèles de la maladie d'Alzheimer, avec déficit moteur, perte de mémoire spatiale, anxiété, anomalies de posture et difficultés à s'alimenter. Le projet teste des fragments d'anticorps censés faire passer des oligonucléotides à travers la barrière qui protège le cerveau. Le porteur annonce des tests comportementaux sans dire lesquels, et se réserve "le droit de ne pas divulguer le nom des gènes ciblés".
Objectifs
La maladie d'Alzheimer (MA) reste la cause la plus fréquente de démence. La thérapie génique basée sur les oligonucléotides a montré un grand potentiel thérapeutique car elle peut réguler potentiellement n'importe quel gène spécifiquement ciblé. Cependant, plus de 98% des médicaments développés pour des applications cérébrales ne parviennent pas à traverser la barrière hématoencéphalique (la barrière qui protège le cerveau des agents toxiques véhiculés par le sang), ce qui entrave leur application en clinique. Notre équipe et son partenaire biotechnologique ont développé des "vecteurs", basés sur des fragments d’anticorps, qui facilitent le transport de produits biologiques à travers la barrière hématoencéphalique. Nous faisons l’hypothèse que notre construction fragment d'anticorps pourrait être utilisée pour transporter efficacement des oligonucléotides dans le tissus cérébral et réguler des facteurs de risque pertinents de la MA. Pour évaluer cette hypothèse, nous avons conçu et testé in vitro plusieurs oligonucléotides ciblant des facteurs de risque génétiques connus, associés à la physiopathologie de la MA. Le premier objectif de notre projet est de tester l'efficacité des oligonucléotides chez la souris de type sauvage après injection directe dans le cerveau. Le second objectif du projet est de sélectionner de nouvelles constructions de fragments d'anticorps, conçues pour améliorer les caractéristiques de franchissement de la barrière hématoencéphalique des fragments d’anticorps. Ces deux premiers objectifs nous aideront à sélectionner les oligonucléotides les plus actifs en termes de régulation génique et le fragment le plus efficace en termes de franchissement de la barrière hématoencéphalique in vivo. Le conjugué fragment d’anticorps - oligonucléotide représentera notre médicament final. Par conséquent, le troisième objectif du projet sera de tester l'efficacité de nos nanomédicaments à réguler efficacement l’expression des gènes cibles, d’abord chez les souris sauvages après administration systémique (injection intraveineuse, IV). Enfin, notre quatrième objectif sera de tester nos nanomédicaments sur des souris modèle de la MA afin de vérifier i) leur efficacité dans la réduction des lésions neurodégénératives et ii) dans l'amélioration des fonctions cognitives, en comparaison avec nos placebo.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de mettre au point une nouvelle famille de médicaments à base d'oligonucléotides présentant des caractéristiques de distribution efficaces dans le cerveau et destinés à la régulation de facteurs de risque génétiques impliqués dans la physiopathologie de la MA. Plus précisément, ce projet validera in vivo nos nanomédicaments dont l'efficacité et l'innocuité ont déjà été testées in vitro. Nous répondrons à trois questions scientifiques principales : 1) nos nouvelles constructions fragment d'anticorps 2.0 peuvent-elles délivrer encore plus efficacement des oligonucléotides dans le cerveau que le fragment 1.0 déjà disponible; 2) nos oligonucléotides peuvent-ils réguler l'expression des facteurs de risque génétiques liés à la MA ; 3) l'inhibition des gènes ciblés améliorera-t-elle les fonctions cognitives dans les modèles de la MA. À ce jour, il n'existe aucune alternative in vitro capable de reproduire la complexité d'un système vivant, c'est pourquoi les études sur des modèles de souris restent une étape cruciale et inévitable dans le développement de thérapies dédiées au cerveau. En outre, les études précliniques sur des modèles murins de la MA restent le principal moyen prédictif pour étudier l'efficacité d'un nouveau médicament contre la MA, avant de passer aux phases cliniques. Par conséquent, les animaux restent les seuls modèles permettant d’évaluer nos hypothèses, de réaliser nos objectifs, de répondre à nos questions et de développer de nouvelles thérapies pour la MA. Dans le cadre de ce projet, nous sélectionnerons les nanomédicaments à base d'oligonucléotides qui ont un effet thérapeutique intéressant. A plus long terme, ces nanomédicaments seront produits à plus grande échelle pour validation dans des études cliniques. Par conséquent, notre projet devrait accélérer le développement de thérapies innovantes pour la MA, sachant qu’il n’existe à ce jour aucun médicament efficace contre la MA. En outre, grâce à la modularité de notre technologie, nos études ouvriront la voie à la recherche d'un plus grand nombre de facteurs génétiques impliqués dans d'autres troubles neurologiques (par exemple, la sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, les encéphalopathies, etc), élargissant ainsi encore l'impact scientifique de ce projet.
Procédures
Tous les animaux ayant reçu une injection dans le cerveau, soit 360 souris vont subir : - une chirurgie en vue d'injection des oligonucléotides directement dans le cerveau d'une durée de 30 minutes- des prélèvements de sang intermédiaires répartis sur la durée totale de la cinétique (maximum x3, séparés de 24h à 72h) qui seront réalisés sur animaux vigiles en contention à partir de l'extrémité de la queue, la durée d'un prélèvement n'excédera pas 5 minutes. Tous les animaux seront mis à mort 14 jours après injection dans le cerveau. Lors de l'induction de l'hypothermie, tous les animaux soit 84 souris vont subir une contention dans un dispositif dédié, des injections intraveineuses et l'induction d'une hypothermie. L'état d'hypothermie peut durer de 3 à 5 heures. Tous les animaux seront perfusés et mis à mort 14 jours après injection intraveineuse. Les animaux ayant reçu une injection intraveineuse, soit 876 souris, vont subir une contention dans un dispositif dédié, des injection intraveineuses, des prélèvements de sang intermédiaires répartis sur la durée totale de la cinétique (maximum x3, séparés de 24h à 72h) qui seront réalisés seront sur animaux vigiles en contention à partir de l'extrémité caudale et des tests comportementaux, ces manipulations peuvent durer une dizaine de minutes par animal. Tous les animaux seront perfusés et mis à mort à 60 jours après injection intraveineuse.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables susceptibles d'entraîner du stress et/ou de l'angoisse sont les suivants : la chirurgie pour l'injection ICV est susceptible d'entraîner de la douleur, la contention lors des multiples prises de température rectale (prise discontinue sur 5h maximum), des différents prélèvements de sang au niveau de la queue et lors des injections intraveineuses peut générer du stress et /ou de l'angoisse. L'induction de l'hypothermie peut provoquer inconfort jusqu’au retour à la température normale. Les anesthésies (par injection ou par inhalation) et les tests comportementaux sont susceptibles de générer du stress. Les souris modèle de la maladie d’Alzheimer sont censés présenter une perte neuronale et une perte des fonctions cognitives et motrices avec l’âge. Pour tous les modèles les phénotypes typiques sont un déficit moteur, un déficit de la mémoire spatiale, de l'anxiété, des anomalies posturales, des difficultés d'alimentation, et une mauvaise reconnaissance des objets nouveaux. Tous ces phénotypes sont plus graves chez les animaux homozygotes que chez les hétérozygotes, c'est pourquoi nous n'utiliserons que des souris hétérozygotes.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort pour procéder à l’évaluation de l’efficacité de l’inhibition génique de nos médicaments, par des tests biochimiques et de biologie moléculaire.
Remplacement
Des études in vitro ont montré que nos nanomédicaments inhibent les gènes sélectionnés et sont adsorbés par les cellules neurales grâce aux fragments d’anticorps. En outre, des études de toxicité in vitro ont prouvé que les médicaments testés sont sûrs et n'induisent pas de réactions indésirables dans les cellules. Ces études in vitro nous ont permis de réduire le nombre de médicaments sélectionnés et d’identifier les meilleurs candidats pour chaque gène ciblé, avec un potentiel d'application clinique. Cependant, les études in vitro ne prennent pas en compte les paramètres physiologiques complexes. Pour faire face à cette limite des études in vitro, nous prévoyons de réaliser nos expériences sur le petit animal de laboratoire, en l'occurrence la souris, qui est le premier modèle animal disponible relativement proche de l'homme et largement utilisé pour l'étude in vivo des mécanismes physiologiques et des nouvelles thérapies développées. À l'heure actuelle, il n'existe pas de système prédictif in vitro, de modèle à base d'organoïdes ou de modèles bioinformatiques capables de fournir toutes les réponses aux enjeux pharmacocinétiques, pharmacodynamiques, toxicité et effets secondaires. En ce qui concerne le développement de nouvelles thérapies pour la maladie d'Alzheimer, les études précliniques sur des modèles de souris transgéniques dédiés restent la principale approche prédictive pour étudier leur efficacité, avant de passer à la phase clinique. Par conséquent, à notre connaissance, les animaux sont le seul modèle qui pourrait nous permettre de tester nos médicaments.
Réduction
Notre étude sera structurée et bénéficiera d’une analyse statistique appropriée pour réduire le nombre d'animaux nécessaires. Plus précisément, la taille de l'échantillon pour chaque objectif a été calculée sur la base d'une analyse de puissance. Le nombre total d’animaux sera réparti sur de petits groupes de n=12 (6 mâles +6 femelles), à raison de maximum 15 groupes par étude. Nos données préliminaires ont montré une distribution homogène des oligonucléotides dans toutes les régions du cerveau lors de l’administration dans le cerveau. Par conséquent, pour réduire le nombre total d'animaux le cerveau sera divisé en deux hémisphères et chacun d'eux sera utilisé pour une évaluation différente. Par exemple, pour la localisation de l'ARN, la moitié du cerveau sera utilisé pour les approches de RNAscope (pour évaluer la distribution des ARNm cibles) et l'autre moitié pour les approches de siRNA scope (pour évaluer la distribution des siRNAs). De même, la moitié du cerveau pourra être utilisé pour la quantification de l'expression génique et l'autre moitié pour les analyses biochimiques. Cela nous permettra de réduire de moitié le nombre d’animaux.
Raffinement
A leur arrivée, les animaux sont hébergés en zone d'élevage de l'animalerie entre 4 à 5 souris par cage enrichies par des dômes en carton. Les souris seront transférées dans la zone expérimentale 7 jours avant toute expérimentation. - La chirurgie se fera sous analgésie suivi d'une anesthésie. Une fois l'animal anesthésié, il est placé sur un tapis chauffant. Les yeux sont protégés par un gel protecteur oculaire. Avant incision de la peau du crâne, une infiltration d’anesthésique local est appliquée. Une analgésie post-opératoire est établie pour réduire au minimum la douleur pendant les heures et les jours qui suivent la chirurgie. Préalablement aux injections intraveineuses, les souris sont habituées au dispositif de contention et lors de l'induction de l'hypothermie, nous veillerons à ce que la température ne descende pas en deçà de 30°C. - Après chaque prélèvement sanguin, une compresse est appliquée sur le bout de la queue pour arrêter le saignement. Préalablement aux tests comportementaux, les animaux sont manipulés régulièrement pour les habituer aux environnements des différents tests et à l'expérimentateur. Tout au long des 3 procédures, les animaux sont quotidiennement surveillés et pesés 3 fois par semaine. Une grille d'évaluation est appliquée. Notre réaction dépendra du score constaté. Quant au phénotype dommageable des souris modèles de la maladie d’Alzheimer, les souris seront mises à mort dès l'apparition des signes évidents de troubles nerveux fonctionnels.
Choix des espèces
À l’heure actuelle, à défaut d’alternatives, le modèle rongeur, ici la souris, reste le modèle le plus accessible de « petit mammifère » dont la physiologie est bien connue et relativement proche de celle de l’homme. Par sa petite taille, la souris est intéressante pour la balance pharmacologie/toxicologie (bénéfices/risques et diminution des posologies). La MA est un trouble neurologique multifactoriel qui implique différents mécanismes à l'origine de la maladie. De plus, les principaux modèles animaux expérimentaux de la MA sont des souris transgéniques. Nous nous réservons le droit de ne pas divulguer le nom des gènes ciblés. Pour les procédures sur les souris sauvages, nous utiliserons des animaux dits « jeunes adultes » ayant en moyenne de 7 à 12 semaines. A cet âge, on limite ainsi les variations interindividuelles qui peuvent avoir un impact sur les mécanismes physiologiques et les modulations de l’expression de certaines protéines. Les procédures sur les souris transgéniques modèles de la maladie d’Alzheimer seront effectuées sur deux 2 tranches d'âge : 1) les jeunes animaux (1 à 3 mois) qui ne présentent qu'un dépôt faible/initial d'espèces toxiques Aβ et Tau (stade précoce) ; 2) les souris âgées (6 à 8 mois) qui se caractérisent par un dépôt élevé et diffus d'espèces toxiques Aβ et Tau dans toutes les régions du cerveau (stade avancé).
Circuits neuronaux responsables de la genèse du signal directionnel des cellules du thalamus
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués par perfusion intracardiaque à l'issue. Chacun subit une chirurgie stéréotaxique de 45 à 90 minutes pour recevoir des vecteurs viraux dans le cerveau, et 90 d'entre eux portent ensuite un plot d'enregistrement de 5 à 10 grammes fixé sur le crâne, ce qui impose un hébergement individuel pendant environ six mois. Ils sont maintenus en restriction alimentaire pour qu'ils cherchent leur nourriture dans une arène, deux sessions par jour, pendant des mois selon la qualité du signal électrophysiologique. L'équipe compte utiliser les mêmes rats comme leurs propres témoins, avec et sans stimulation laser, une réduction du nombre d'animaux qui selon elle "n'augmente que marginalement les désagréments".
Objectifs
L’objectif principal est de comprendre comment l’activité des cellules dites ‘directionnelles’ est générée à partir des informations vestibulaires périphériques . Les cellules directionnelles sont des neurones présents dans le thalamus antérieur mais également dans d’autres structures corticales, qui s’activent lorsque la tête du rat pointe vers une direction précise. Ces cellules permettent à l’animal de s’orienter dans son environnement. Leur activité, particulièrement dans le thalamus, est sous le contrôle des informations provenant du système vestibulaire périphérique dans l'oreille interne. Ces informations vestibulaires sont vehiculées aux cellules directionnelles par deux structures du tronc cérébral: le noyaux supragénual et le noyau tegmental dorsal. Ces noyaux représentent le circuit responsable de la genèse des signaux directionnels thalamiques puisque la lésion de chacun de ces noyaux provoque une disparition de la modulation directionnelle des cellules directionnelles. Toutefois, leur rôle spécifique n’est pas connu. En parallèle de ces noyaux, la subdivision vestibulaire du cervelet (communément appelé vestibulo-cervelet) pourrait contribuer également à l'activité directionnelle puisque son activité pourrait générer un signal de vitesse de rotation de la tête centré sur le référentiel externe gravitationnel. L’objectif de notre projet est d’étudier le rôle exact des différentes composantes de ce circuit sur le contrôle des cellules directionnelles thalamiques. Pour cela nous allons réaliser des enregistrements électrophysiologiques de ces cellules chez des rats en comportement. Puis nous allons effectuer des perturbations de l'activité des structures cérébrales précitées, nous permettant de tester le rôle nécessaire et/ou suffisant de leur fonctionnement pour l’expression à la fois du comportement et de l’activité des cellules directionnelles. Ces trois approches (comportement, enregistrements et perturbations) forment une triade permettant de proposer des schémas interprétatifs solides sur la genèse des signaux directionnels, pouvant potentiellement aboutir à une vision d’ensemble de la contribution des signaux vestibulaires à la capacité de s'orientater dans l'espace.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à expliquer comment les signaux vestibulaires sont véhiculés aux structures cérébrales dont l'activité est nécessaire pour s'orienter correctement dans l'espace. Ceci permettra de mieux comprendre la nature et l'origine des déficits d'orientation spatiale et de mémoire qui sont générallement observés chez des patients ayant des atteintes du système vestibulaire.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux interventions principales: une procédure chirurgicale et une procédure comportementale couplée à l'enregistrement neuronal. La procédure chirurgicale a une durée comprise entre 45 et 90 minutes environ, en fonction de la présence ou absence de l'étape d'implantation du plot d'enregistrement. Pour la procédure comportementale, les animaux sont d'abord maintenus doucement par l'experimentateur pour permettre le brachement du cable d'enregistrement sur le plot. Cette étape a une durée de 30-60 secondes. Afin de minimiser le stress des animaux, ils sont habitués à cette legère contention avant et après la chirurgie, au cours des séances quotidiennes de manipulation. Puis ils sont introduit dans le dispositif comportemental. Chaque session comportementale a une dure de 20-30 minutes, durant lequel le rat doit explorer une arène ou une plateforme circulaire à la recherche de nourriture, à raison de 2 sessions par jour. Cette procédure peut perdurer pendant des mois, en fonction de la qualité du signal électrophysiologique.
Impact sur les animaux
Nuisance attendues : - la chirurgie stéréotaxique, sous anesthésie générale profonde, d'une durée comprise entre 45 et 90 minutes, entraîne une lésion et du stress. Cette chirurgie permet d’injecter les vecteurs viraux dans les structures cibles (N=100, tous les rats) et d’implanter les électrodes dans le thalamus antérieur (N=90 rats). 90 rats seront soumis à l’enregistrement de l’activité neuronale au cours de deux tests comportementaux (chacun ayant une durée de 30 minutes maximum) qui seront effectués 1 fois par jour (avec un délai de 2 heures environs entre les deux tests). - le plot d'enregistrement implanté en chronique entraîne une gêne modérée de par son encombrement et son poids (5-10 g), et impose un hébergement individuel pour préserver sa fonctionnalité. Il y a donc une restriction des interactions sociales durant environ 6 mois. De plus, Il y a donc un isolement social, et un protocole de contrôle alimentaire ayant pour but de motiver les animaux à l'obtention de récompenses alimentaires, et qui entraîne une faim modérée, qui est satisfaite lors des séances comportementales. - la manipulation pour le branchement du câble d'enregistrement nécessite une légère contention de l'animal pendant quelques secondes uniquement. - en fin d'expérimentation, les animaux sont mis à mort par perfusion intracardiaque, sous anesthésie et analgésie adaptée.
Devenir
A la fin des expériences tous les animaux seront mis à mort. Cette décision découle des objectifs de l'expérimentation, à savoir la réalisation des contrôles histologiques pour vérifier la bonne expression des opsines dans les strcutures cérébrales cible et la correcte implantation des électrodes. Elle est donc prise par les responsables du projet en accord avec la Structure du Bien Etre Animale (SBEA) de l'institut de recherche.
Remplacement
La nature même des expériences ne permet pas d'envisager de remplacement. En effet, elles reposent sur l'étude du comportement des rats, ce qui ne peut pas être realisé à partir de modèles in vitro ou des modèles artificiels (basés sur des simulations sur ordinateur). Du fait du caractère invasif des procédures (injections intra-cérébrales virales, implantation d'électrodes) elles ne peuvent pas non plus être conduites chez l'humain.
Réduction
Le calcul du nombre d’animaux utilisés reflète la recherche d’un juste équilibre entre la nécessité de répliquer les observations pour obtenir des résultats statistiquement valables (les phénomènes étudiés pouvant présenter une variabilité interindividuelle importante, notamment dans l’étude du comportement) et celle de réduire la taille des effectifs. Pour cela nous allons utiliser une stratégie qui consiste en l’utilisation des mêmes animaux pour analyser les effets à la fois comportementaux et neuronaux des inhibitions optogénétiques. Les rats seront ainsi leur propre témoin en comparant les résultats obtenus durant les périodes avec et sans stimulation laser. Cette stratégie présente un réel bénéfice en terme de réduction du nombre d’animaux et en terme de pertinence scientifique et statistique tout en n’augmentant que marginalement les désagréments pour les animaux. Le nombre d’animaux ici présenté a été estimé sur la base de nos expériences antérieures à la fois sur le comportement et l'enregistrement de l'activité neuronale, et sur un test de puissance statistique permettant de reduire au maximum le nombre d'animaux tout en ayant suffisamment de données pour une inférence statistique valide.
Raffinement
Les animaux sont habitués à la manipulation et à la salle d’expérimentation pendant 10 jours avant le début du protocole expérimental afin de diminuer leur stress. La chirurgie stéréotaxique pour effectuer les injections intra-cérébrales couplées aux implantations d’électrodes est optimisée pour réduire la durée de l’opération (environ 45-90 min). La souffrance est modérée car la chirurgie est réalisée sous anesthésie profonde. Les principaux paramètres vitaux (température, fréquence respiratoire) sont contrôlés tout au long de la chirurgie. Afin de diminuer la douleur, un analgésique morphinique puissant à action prolongée est administré en préopératoire. En complément, un analgésique anti-inflammatoire est administré en début d'opération pour anticiper l’apparition d’éventuelles douleurs et hydrater l’animal. Les animaux ne présentent pas de signes de souffrance ni de stress après réveil de l’anesthésie gazeuse. Le personnel animalier et expérimentateurs s’assurent d’une bonne récupération postopératoire des animaux. Une grille d’évaluation clinique adaptée est mise en place pour déterminer les points limites adaptés et mettre en place des actions
Choix des espèces
La majorité des études portant sur la caractérisation des cellules directionnelles ont été réalisés chez le rat. De plus, notre travail s’inscrit dans la continuité d’études antérieures (publiées et en cours d’analyse) réalisées chez la même espèce. On pourra ainsi se baser sur des connaissances bien établies pour poursuivre ce projet et ainsi éviter de multiplier les expériences et l'utilisation d'un grand nombre d'animaux. Les animaux seront testés à l'âge adulte. A cette âge les réseaux neuronaux sont suffisament matures et l'activité des cellules directionnelles bien stable. Peu d'études se sont intéressés à la caractérisation des propriétés des cellules directionnelles au cours du développement, alors que la grande majorité des travaux publiés ont été effectués chez des rats adultes. Ceci nous permet de se réferer à un grand nombre de données connues, reduisant ainsi le nombre d'animaux nécessaire pour réaliser notre projet.