Recherche fondamentale
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- Système urogénital
Etude pilote de mise en place de modèles de croissance tumorale prostatique chez la souris avec un système immunitaire fonctionnel.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système urogénital
Deux séances d'imagerie par bioluminescence sous anesthésie chaque semaine, jusqu'à douze semaines, et autant de contentions pour des injections dans le péritoine : 128 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever la tumeur et d'autres organes. Certaines subissent une chirurgie pour recevoir des cellules cancéreuses dans la prostate, avec un risque d'inflammation chronique et d'incontinence urinaire, d'autres une injection sous la peau dont la tumeur peut devenir nécrotique et douloureuse. Ce projet pilote sert à mettre au point des greffes tumorales, avant de futures études sur les macrophages. Le porteur présente l'effectif comme "le minimum requis", tout en écrivant que l'étude se passe de toute analyse statistique.
Objectifs
Le cancer de la prostate (CaP) représente le premier cancer chez l'homme en France. La majorité des patients CaP évolue favorablement, mais environ 20% de ces patients développent une maladie agressive avec l’apparition de métastases. Pour ces patients, des hormonothérapies visant à bloquer la voie du récepteur des androgènes (RA) et de la chimiothérapie sont proposées, mais des résistances apparaissent amenant au décès de près de 8700 patients chaque année. La compréhension des mécanismes de résistance thérapeutique est donc l’un des grands enjeux dans le domaine du CaP. Il a été montré ces dernières années que les cellules non cancéreuses comme les macrophages associés aux cellules tumorales (TAM) participent au développement du CaP et à sa résistance aux traitements. Nous souhaitons étudier l’impact des différents traitements, dont l’hormonothérapie, sur ces TAM dans un contexte tumoral. L’objectif de ce projet est de mettre en place des modèles de croissance tumorale prostatique utilisant des cellules cancéreuses murines. Ces lignées seront injectées chez des souris ayant un système immunitaire fonctionnel. Ces cellules proviennent de la même souche de souris ce qui permet à la tumeur de se développer. Les cellules tumorales seront injectées dans deux conditions : en sous-cutanée ou en intra-prostatique. Plusieurs lignées cellulaires et plusieurs quantités de cellules seront testées pour mettre au point les modèles. Enfin la mise en place de ces modèles sera également testée dans une lignée de souris possédant des macrophages de fluorescences différentes selon leur provenance ce qui permet d’étudier l’hétérogénéité des macrophages au sein des tissus.
Bénéfices attendus
Les études récentes montrent une implication de plus en plus importante des cellules immunitaires et en particulier des macrophages dans de nombreuses pathologies, notamment le cancer et les maladies inflammatoires. La mise en place de ces modèles est un départ essentiel qui permettra d’étudier par la suite le rôle des macrophages dans un contexte de tumeur prostatique et permettra à moyen terme de mieux comprendre leur hétérogénéité et leur complexité notamment lors des différents traitements de chimiothérapie et d’hormonothérapie. A plus long terme ce projet permettra d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le cancer de la prostate afin d’éviter la résistance aux traitements.
Procédures
Les animaux au cours de ce projet seront soumis à des injections dans le péritoine et des contentions régulières (deux fois par semaines pendant 12 semaines au maximum). Certaines souris subiront une chirurgie pour une injection de cellules cancéreuses de la prostate. Elles subiront également des prises d’images de bioluminescence sous anesthésie (deux fois par semaines pendant 12 semaines au maximum).
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables attendus seront dus à l’acte chirurgical et à la croissance des tumeurs. La croissance tumorale sous-cutanée peut engendrer un inconfort de déplacement, parfois des nécroses et des douleurs chroniques si la taille tumorale devient trop importante. La croissance tumorale intra-prostatique peut engendrer une inflammation chronique et une incontinence urinaire. Les injections sous-cutanées peuvent entrainer une légère douleur transitoire. Tous les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière afin de détecter précocement tout signe de souffrance.
Devenir
A la fin de la procédure expérimentale les animaux seront mis à mort afin de prélever la tumeur et différents organes pour étudier le système immunitaire dans ces différents organes.
Remplacement
Des modèles cellulaires permettent d’étudier les macrophages dans des systèmes simples et l’étude des tissus de patients permettent d’intégrer ces données à des moments définis. Cependant l’étude dynamique de la complexité des populations de macrophages et notamment de l’impact des systèmes hormonaux et de leur inhibition (hormonothérapie) sur ces populations nécessite l’utilisation de modèles animaux.
Réduction
Ce projet est une étude pilote qui permettra de mettre en place des modèles de croissance tumorale prostatique chez la souris présentant un système immunitaire fonctionnel. Cette étude ne nécessite pas d’analyse statistique. Le nombre d’animaux présenté est le minimum requis pour s’assurer de la mise en place du modèle. Il permettra d’obtenir des données sur la variabilité de la croissance tumorale qui serviront par la suite à calculer le nombre d’animaux nécessaire aux prochaines études. Pour la greffe intra-prostatique, l’utilisation d’une imagerie du petit animal par bioluminescence permettant de suivre de manière non invasive dans le temps la croissance tumorale et de réduire le nombre d’animaux nécessaire.
Raffinement
L’environnement d’hébergement sera enrichi par l’ajout systématique d’au moins deux éléments parmi du papier kraft, des carrées de coton, une maison en cellulose et un bout de bois à ronger accroché à la cage. Ces enrichissements permettront de diminuer fortement le stress et de favoriser les comportements naturels des souris. Un suivi quotidien des souris tout au long des procédures sera effectué et une évaluation bihebdomadaire de leur état sera effectuée à l’aide d’une grille de score. Cette grille permettra de détecter précocement tout signe de souffrance. L’injection intra-prostatique se fera sous anesthésie générale. Une analgésie pré- et post-opératoire sera administrée systématiquement afin de contrôler la douleur.
Choix des espèces
L'étude de la complexité des populations de macrophages lors de la croissance tumorale et particulièrement de l’impact des systèmes hormonaux sur ces populations sont des éléments importants pour comprendre le fonctionnement et le rôle du système immunitaire dans le cancer. Dans la littérature scientifique, la souris est l’espèce la plus largement utilisée comme modèle du cancer en général et plus particulièrement du cancer de la prostate. Elles sont un moyen unique de suivre et d'étudier les cellules immunitaire d'intérêts dans le cadre du cancer. Les souris de ce projet seront âgées de 6 à 8 semaines (matures d’un point de vue hormonal) et seront uniquement des mâles car seuls les mâles possèdent une prostate et les cellules tumorales prostatiques ont besoin des androgènes (testostérone) pour croitre.
Endométriose modélisée chez les rongeurs pour l’étude de nouvelles stratégies thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Rats : 4032
8 064 rongeurs, 4 032 souris et 4 032 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Pour provoquer une endométriose, une partie reçoit du tissu d'endomètre greffé dans le péritoine au cours d'une chirurgie d'une heure, parfois après ablation des ovaires, avant des mesures de la douleur par le test de Von Frey et le comptage des léchages, et certains reçoivent un cathéter dans la vessie pour une cystométrie de quatre heures. Le porteur reconnaît que ces rongeurs n'ont pas de menstruations et ne développent pas la maladie, et les traitements testés peuvent durer jusqu'à 24 semaines. Les femelles atteintes sont tuées à la fin de la procédure, tandis que les témoins sans endométriose ni ovariectomie et leur descendance sont gardés en vie pour d'autres projets.
Objectifs
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique où des cellules similaires à celles de la muqueuse de l’utérus (appelée endomètre) se développent en dehors de celui-ci. Elle touche environ 10% des femmes en âge de procréer et peut apparaître dès l’adolescence. Elle provoque des douleurs pelviennes souvent importantes et peut entraîner des problèmes d’infertilité. Ses causes ne sont pas entièrement connues. Une hypothèse fréquente est celle des règles dites « rétrogrades », où une partie du sang menstruel remonterait vers l’abdomen et y transporterait des cellules de l’endomètre. Mais d’autres facteurs semblent aussi intervenir, notamment le système immunitaire, la génétique et d’autres mécanismes biologiques. L’endométriose est donc une maladie multifactorielle. Il n’existe pas de traitement curatif à ce jour. Les traitements visent surtout à réduire les symptômes, notamment grâce à des hormones qui mettent le cycle au repos, mais qui peuvent avoir des effets secondaires. La chirurgie peut aussi être proposée, sans garantir une guérison définitive. Face à une origine encore mal connue, la recherche est essentielle. Les études sur tissus humains sont utiles mais insuffisantes pour reproduire tout le fonctionnement du corps. Les modèles animaux sont donc indispensables pour comprendre la physiopathologie et tester de nouvelles thérapies. Chez les animaux, les rongeurs sont les plus utilisés, mais ils ne développent pas naturellement l’endométriose car ils n’ont pas de menstruations. La maladie spontanée n’existe que chez l’humain et certains primates non humains. Chez les rongeurs, des modèles d’endométriose ont été développés, qui consistent à injecter ou à greffer dans la cavité abdominale de l’animal du tissu endométrial. Le rat et la souris seront utilisés dans ce projet, car aucun des modèles disponibles ne reproduit à lui seul l’ensemble des caractéristiques de l’endométriose humaine. Chaque espèce présente des avantages et des limites, notamment en termes d’anatomie et d’évaluation des paramètres fonctionnels ou comportementaux. Le choix de l’espèce et du modèle sera donc guidé par le rationnel scientifique de chaque étude et les objectifs expérimentaux poursuivis. Ce projet vise donc à optimiser les modèles animaux d’endométriose chez les rongeurs. Et ensuite, d’évaluer l’efficacité des nouveaux traitements sur ces modèles d’endométriose validés.
Bénéfices attendus
Selon l’organisation mondiale de la santé, l’endométriose touche environ 190 millions de personne à l’échelle mondiale. Elle a d’importantes répercussions sur la santé, la vie sociale et la situation économique des personnes touchées. Les douleurs aiguës qu’elle provoque, ainsi que les saignements menstruels abondants, la fatigue, la dépression, l’anxiété, l’infertilité, les difficultés en matière de santé sexuelle et l’isolement social, peuvent fortement compromettre la qualité de vie. Ce projet de recherche permettrait le développement d’un modèle robuste et valide d’endométriose chez le rat et la souris. Ensuite, le projet vise à évaluer les nouveaux traitements de l’endométriose sur ces modèles animaux, donc une preuve de concept préclinique, avant les essais cliniques chez l’Homme.
Procédures
Tous les animaux ne subiront pas les mêmes nuisances. Une partie des animaux vont avoir une procédure chirurgicale pour l’implantation de tissus d’endomètre dans le péritoine afin d’induire l’endométriose. Cette procédure sera réalisée une fois pour l’animal et dure environ une heure sous anesthésie générale. Une ovariectomie peut être requise préalablement à l’induction de l’endométriose, et la procédure chirurgicale dure environ 30 minutes. Ensuite, les animaux vont recevoir une administration (voie selon la molécule à étudier) du composé à analyser, d’un contrôle négatif (souvent le véhicule du composé à tester) et d’une molécule de référence. La fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (une ou plusieurs fois par jour pendant 1 à 24 semaines). Des frottis vaginaux seront réalisés chez les animaux, avant le début de l’induction de l’endométriose une fois par jour pendant 14 jours, puis de manière ponctuel le jour des évaluations d’autres symptômes. Des évaluations de douleur seront faites, soit par observation et comptage du nombre de léchage pendant 10 à 20 minutes, soit par un test de douleur induit par l’application d’un filament sur l’abdomen ou les pattes (test de Von Frey) qui dure environ 30 minutes. Un test de fertilité par accouplement peut être réalisé afin d’observer le déroulement de la gestation. Les femelles seront mis en accouplement pendant 2 semaines au maximum et la gestation sera mené à terme (environ 3 semaines). Une deuxième partie des animaux vont avoir en plus des précédentes procédures expérimentales, une évaluation de leur fonction vésicale (cystométrie), précédée de l’implantation d’un cathéter vésical deux jours auparavant. La procédure chirurgicale d’implantation du cathéter est sous anesthésie générale et dure environ 1 heure, tandis que la cystométrie dure 4 heures. Enfin, si le protocole le requiert, des prélèvements de sang, du liquide intrapéritonéal et d’urines pourront être envisagés jusqu’à une fois par semaine pendant la durée de l’étude. Chaque prélèvement durera moins de 3 minutes.
Impact sur les animaux
Les chirurgies pour l’ovariectomie, l’implantation des pompes osmotiques, des lésions d’endométriose ou du cathéter vésical sont réalisées sur des animaux anesthésiés, sous antalgiques et avec une antibiothérapie prophylactique. Toutefois, une sensation d’inconfort peut apparaître chez l’animal après ces procédures, ainsi qu’un stress potentiellement induit par la période d’isolement après la chirurgie. Ces chirurgies durent moins d'une heure et réalisées une seule fois par animal. Un stress passager peut potentiellement être induit lors de l’évaluation de la douleur (test d’observation de fréquence de léchage de l’abdomen, et test par application du filament), et de la cystométrie, notamment lorsque l’animal sera seul dans sa cage pendant les évaluations. Ces évaluations de douleur durent entre 10 et 30 minutes. Elles peuvent être faites de manière hebdomadaire dans l'étude. L’administration des composés, la réalisation des frottis vaginaux et les prélèvements sanguins peuvent entraîner un stress et ou une sensation d’inconfort passager chez les animaux. Ces manipulations peuvent être requises tout au long de l'étude selon le rationnel scientifique du composé à tester et suivant les limitations dans les bonnes pratiques en expérimentation animale pour les prélèvements sanguins. Le test d'accouplement peut engendrer un léger stress et anxiété au début, lors de l'acclimatation avec le mâle. Le test sera réalisé une seule fois à la fin de la procédure expérimentale.
Devenir
Les animaux issus des groupes contrôles n'ayant pas l'endométriose ni d'ovariectomie, ainsi que leur descendance seront gardés en vie et utilisés dans d'autres projets de recherche. Tous les autres animaux avec une endométriose, ayant reçu ou non un traitement médicamenteux, seront euthanasiés à la fin de la procédure pour éviter une potentielle aggravation de la maladie à plus long terme.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro pertinent permettant d’évaluer l’efficacité d’un principe actif sur l’endométriose. En effet, le développement des lésions endométriales et l’apparition des douleurs pelviennes sont le résultat d’un ensemble de désordres hormonaux, tissulaires et inflammatoires. D’ailleurs, la croissance des lésions n’est pas corrélée à l’apparition des douleurs, confirmant la complexité de cette maladie.
Réduction
La réalisation des études sera conduite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Le modèle expérimental sera optimisé, notamment en ajustant la quantité de tissu implanté dans le péritoine ainsi que la durée des études, afin d’obtenir un modèle robuste, reproductible et suffisamment discriminant pour limiter le nombre d’animaux nécessaires par groupe expérimental. Cette optimisation sera particulièrement importante pour l’analyse des tests comportementaux, pour lesquels un modèle présentant des manifestations symptomatiques clairement caractérisées permettra de réduire la variabilité des résultats et, par conséquent, le nombre d’animaux requis. Une étude pilote sera réalisée, quand cela s’avère possible, pour l’optimisation du modèle expérimental. Les échantillons prélevés à la fin des études expérimentales seront proprement conservés pour permettre leur réutilisation sur le long terme sans devoir refaire l’expérience chez les animaux. Si un test d’accouplement est réalisé, les rats mâles seront réutilisés dans la mesure du possible afin de limiter leur nombre. Une réduction du nombre d’animaux en testant 2 composés en même temps dans la même étude sera mise en place lorsque cela s’avèrera possible, afin de limiter le nombre de groupe contrôles (non traités ou traités par une molécule de référence). Des tests statistiques seront aussi réalisés pour comparer les paramètres mesurés dans les groupes d’animaux étudiés.
Raffinement
Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible. Les animaux sont hébergés en groupe dans les cages (2 rats et jusqu’à 5 souris) afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. De plus, un suivi quotidien de tous les animaux sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). Pour les animaux avec une production excessive d’urine, notamment les rats diabétiques, une augmentation de la fréquence de renouvellement des cages et litières sera mise en place. Une anesthésie gazeuse avec l’isoflurane sera réalisée pour les procédures chirurgicales qui le nécessite, ainsi qu’un traitement antalgique contre les douleurs avant et après l’opération. Des points limites adaptés ont été fixés pour la réalisation du projet. L’atteinte d’un point limite sera signalé par le zootechnicien à un responsable des soins et au responsable du projet. Le cas échéant, si les symptômes sont réversibles, l’animal sera sorti de l’expérience et des procédures de soins peuvent être mis en place avant une éventuelle ré-inclusion dans l’étude. Si les symptômes sont irréversibles, l’animal sera euthanasié. Toute décision (sortie de la procédure en cours, soins ou euthanasie) sera prise en concertation avec le responsable du projet, le vétérinaire référent, et/ou le responsable de la structure du bien-être animal (SBEA) et/ou le responsable de la plateforme animalerie.
Choix des espèces
Le choix du modèle animal est guidé par le souci d’utiliser un nombre minimum d’animaux, les moins sensibles du point de vue neurophysiologique et présentant le maximum de chance d’obtenir des résultats satisfaisants. Bien que les rongeurs ne présentent pas de menstruations, ils constituent à ce jour les modèles les plus couramment utilisés dans la recherche sur l’endométriose. En particulier, le modèle autologue consistant à greffer ou implanter du tissu endométrial dans la cavité péritonéale, permet de reproduire des manifestations physiopathologiques proches de celles observées chez la femme, notamment en termes de développement des lésions et de symptômes associés. Par ailleurs, que ce soit chez le rat ou la souris, ce modèle a déjà été largement validé et utilisé dans des études précliniques visant à évaluer l’efficacité de traitements destinés à prévenir ou atténuer les conséquences de l’endométriose. Les deux espèces seront utilisés dans ce projet car aucun des modèles disponibles ne reproduit à lui seul l’ensemble des caractéristiques de l’endométriose humaine. Chaque espèce présente des avantages et des limites, notamment en termes d’anatomie et d’évaluation des paramètres fonctionnels ou comportementaux. Les animaux seront utilisés adulte, à partir de 8 semaines d’âge, âge auquel les organes sexuels sont à maturité. Ce choix est justifié par la littérature scientifique.
Analyse chez le rat de l’air exhalé au cours d’une exposition à un polluant émergeant, le benzène.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système respiratoire
Exposés éveillés à du benzène gazeux en chambre d'inhalation, une ou plusieurs fois par semaine pendant 25 minutes, des rats subissent aussi, pour une partie, une atteinte pulmonaire de type emphysème provoquée sous anesthésie. 92 rats vont être utilisés, tous tués pour l'analyse du cœur et des poumons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. L'objet est de valider un capteur qui mesure le benzène dans l'air expiré, et certains rats serviront aussi à former l'expérimentateur à l'échocardiographie. La gravité sévère n'est rattachée à aucune procédure précise, alors que le porteur mentionne "un cumul de stress physiologique et une récupération incomplète entre les sessions".
Objectifs
Ce projet a pour objectif de tester une nouvelle technologie de capteur capable de mesurer très précisément certains polluants présents dans l’air que l’on expire. Dans un premier temps, nous allons vérifier que le système fonctionne correctement en mesurant le monoxyde de carbone, un gaz bien connu en clinique humaine, non toxique à la concentration utilisée. Une fois cette étape validée, nous l’utiliserons pour mesurer le benzène. Le benzène est un polluant toxique que l’on retrouve souvent dans l’air intérieur. Il peut provenir des chauffages, des appareils à combustion, de la fumée de cigarette ou encore de certaines activités professionnelles comme le travail en industrie ou en station-service. Il est reconnu pour ses effets nocifs sur la santé et est associé à un risque plus élevé de maladies respiratoires et cardiovasculaires, même lors d’expositions faibles mais répétées sur une longue période. Mesurer le benzène directement dans l’air expiré présente un grand avantage : cette méthode est simple et non invasive. Elle permet d’estimer la quantité de polluant réellement absorbée par l’organisme après une exposition. Cela donne une indication plus précise de ce que le corps a accumulé. Grâce à cette approche, il devient possible de mieux comprendre l’impact de la pollution sur la santé respiratoire et cardiovasculaire, et de faire le lien entre l’exposition quotidienne à certains polluants et leurs effets sur l’organisme.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre comment la pollution de l’air affecte notre organisme. Il cherche à mesurer directement, dans l’air que l’on expire, la quantité d’un polluant qui a réellement été absorbée par le corps. En comparant le niveau d’exposition (unique ou répété sur une longue période) avec la quantité retrouvée dans l’air expiré, on pourra mieux déterminer à partir de quel seuil des effets sur la santé apparaissent. Cela permettra aussi d’identifier les éléments qui peuvent aggraver ou au contraire limiter ces effets. L’étape essentielle du projet sera de vérifier, chez l’animal, que ce nouveau capteur est fiable pour détecter le benzène dans l’air expiré. Si cette méthode est confirmée, elle pourrait devenir un moyen simple, rapide et sans douleur pour surveiller l’exposition à certains polluants et évaluer leurs effets sur le cœur et les poumons.
Procédures
Dans cette étude, les animaux seront exposés à de faibles quantités de benzène sous forme de gaz, une ou plusieurs fois par semaine pendant 25 minutes, alors qu’ils sont éveillés. Certains subiront des examens simples et sans chirurgie pour évaluer le fonctionnement des poumons et du cœur : la respiration sera mesurée sur animal éveillé, et le cœur sera examiné par imagerie sous anesthésie légère. Dans un autre groupe, une courte anesthésie sera réalisée pour mettre en place un modèle expérimental d’atteinte pulmonaire. Au cours d'expériences de mise en place et validation, quelques animaux auront trois prélèvements de sang à plusieurs heures d'intervalle.
Impact sur les animaux
L’exposition chronique ou intermittente au benzène peut entraîner à long terme, des altérations cardio-respiratoires et hématologiques. Dans le modèle d'emphysème, nous simulons une infection bactérienne qui peut induire des symptômes transitoires classiques de l'emphysème pulmonaire exacerbé chez l'homme tels qu’une difficulté respiratoire modérée, une réduction de l'activité physique, et dans des cas très rares une perte de poids. Concernant les chambres d’exposition, un stress peut apparaître en lien avec la manipulation des animaux et leur contention dans les chambres d’inhalation. Le suivi de la fréquence respiratoire pendant l’exposition permettra de détecter une agitation excessive et persistante de l’animal qui sera un critère d’arrêt. L’exposition répétée au benzène, pourrait induire une irritation des voies respiratoires. Des effets systémiques tels qu’une fatigue, une baisse d’activité et des altérations neurocomportementales seront surveillés. La répétition des expositions dans le cadre des protocoles entraîne un cumul de stress physiologique et une récupération incomplète entre les sessions. De plus, un stress peut apparaitre quand les animaux sont manipulés lors des explorations fonctionnelles non invasive sur animal éveillé et lors de la prise de sang à la queue. Les animaux feront l’objet d’une surveillance adaptée tout au long de l’étude afin de détecter rapidement tout signe de souffrance ou d’inconfort.
Devenir
À la fin des expériences, les animaux sont mis à mort afin de permettre l’étude détaillée de leurs organes, en particulier le cœur et les poumons. Cette étape est essentielle pour mieux comprendre les éventuelles altérations de ces organes et vérifier les effets de l’exposition.
Remplacement
Nous optimisons nos expériences pour utiliser le moins d’animaux possible. Chaque rongeur subit plusieurs analyses complémentaires, ce qui permet de limiter le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats scientifiques plus riches et fiables. Le nombre d’animaux inclus a été calculé statistiquement pour garantir la robustesse des résultats.
Réduction
Nous optimisons nos protocoles expérimentaux afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux utilisés. Pour cela, chaque rongeur est soumis à plusieurs analyses complémentaires (échographiques, hémodynamiques et biologiques), ce qui permet à la fois de limiter le nombre d’animaux et d’enrichir les interprétations scientifiques. Certains animaux servent à plusieurs procédures et serviront pour la formation de l'expérimenteur à l’échocardiographie, dans le but de garantir la robustesse et la reproductibilité des résultats obtenus.
Raffinement
Les rats sont hébergés dans des conditions adaptées, avec un environnement enrichi pour répondre à leurs besoins physiques et comportementaux. Des protocoles d’habituation ont été mis en place pour que les animaux s’habituent aux procédures et réduire leur stress. Ils sont surveillés chaque jour par un personnel formé, qui contrôle leur état de santé et leur bien-être. Si un animal montre des signes de détresse inhabituelle, il est euthanasié pour éviter toute souffrance.
Choix des espèces
Le modèle de rat est largement caractérisé sur le plan cardiovasculaire, il présente une physiologie cardiovasculaire plus proche de celle de l’homme, ce qui en fait un modèle plus pertinent pour l’étude des effets toxicologiques liés à l’inhalation de polluants. Par ailleurs, le métabolisme du benzène chez le rat reflète plus fidèlement celui observé chez l’homme dans des conditions d’exposition environnementales, alors que la souris présente des différences métaboliques notables qui limitent la transposabilité des résultats. Le choix du rat permet donc d’obtenir des données plus représentatives et exploitables pour l’évaluation du risque chez l’homme. Les études sont réalisées sur des animaux adultes mâles et femelles âgés de 7 à 8 semaines. Nous utilisons le stade adulte car nous souhaitons étudier les effets extra-pulmonaires, notamment cardiovasculaires, dont le système est pleinement mature chez les rongeurs à l’âge adulte. Nous voulons également éviter les biais liés à la croissance ou au vieillissement, afin d’obtenir des résultats comparables aux autres études environnementales publiées, qui utilisent majoritairement des animaux adultes.
Evaluation de la propriété analgésique de la mycolactone dans un modèle incisionnel plantaire chez le rat (test de Brennan)
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
240 rats vont être utilisés, tous tués après le dernier test pour récupérer leurs pattes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Sous anesthésie, 180 d'entre eux subissent une incision de la plante de la patte, puis tous passent jusqu'à six tests plantaires où l'équipe mesure leur temps de réaction à un stimulus de chaleur. Le but est de savoir si la mycolactone, toxine produite par la bactérie M. ulcerans, soulage la douleur postopératoire, et 60 rats incisés ne reçoivent aucun traitement, groupe chez qui le porteur attend une douleur modérée. Il écrit que "Le bien-être animal a été une des priorités dans la conception de cette étude".
Objectifs
Notre équipe travaille sur les propriétés analgésiques de la mycolactone, toxine produite par M. ulcerans. Nous avons démontré par des approches in vivo que la mycolactone induisait une hypoesthésie locale pendant plus de 24h après son inoculation en ciblant AT2R. Cette fixation permet l’activation d’une voie cellulaire permettant l’ouverture des canaux potassiques de la famille TRAAK. L’ouverture de ces canaux permet une fuite de potassium provoquant une hyperpolarisation cellulaire, empêchant la diffusion de l’influx nerveux par les cellules nerveuses. Jusqu’à maintenant, l’activité analgésique de la mycolactone n’avait été évaluée au laboratoire que sur des modèles de rats ne présentant pas de douleur. L’utilisation de ces modèles a d’ores et déjà permis de démontrer que la mycolactone présente des propriétés analgésiques supérieures à la morphine. De plus, nous avons pu augmenter son pouvoir analgésique en l’encapsulant dans des nanocapsules. Dans ce contexte, notre objectif est de déterminer si la mycolactone pourrait être utilisée comme analgésique local (en raison de sa faible diffusion après inoculation) dans des modèles de « douleur ». Compte tenu de son effet analgésique durable (entre 24 et 48 h après une injection unique en sous cutanée) et de sa faible diffusion dans l’organisme, la mycolactone pourrait présenter un intérêt pour traiter les douleurs post opératoires. Ainsi nous proposons d’évaluer l’effet analgésique de la mycolactone dans un modèle pertinent de douleur postopératoire
Bénéfices attendus
Nos résultats antérieurs ont montré que la mycolactone présentait des propriétés analgésiques lorsqu’elle était administrée par injection en sous cutanée chez des rats naïfs. Parallèlement, nos collaborateurs ont montré l’effet analgésique de la mycolactone dans le traitement de la douleur induite par des neuropathies (modèle de ligature du nerf sciatique). Compte tenu de l’ensemble des résultats positifs obtenus ces derniers mois, il nous semble judicieux d’évaluer les propriétés analgésiques de la mycolactone dans le traitement des douleurs post-opératoires. Ce projet se justifie puisque l’arsenal thérapeutique contre les douleurs reste limité.
Procédures
Les animaux seront répartis en 4 groupes de 60 animaux chacun (soit 240 animaux au total) : - sans incision - avec incision non traité - avec incision traité par un anesthésique de référence pour le traitement des douleurs post-opératoires (bupivacaïne). - avec incision traité par la mycolactone Incision plantaire, réalisée une seule fois. Geste réalisé sous anesthésie gazeuse. La durée de ce geste est d’environ 5 à 10 minutes. Les animaux concernés sont au nombre de 180 (Procédure 2 + 3 + 4). Les 60 animaux restants subiront tout le geste technique (anesthésie, désinfection de la patte) mais sans l’incision. Traitement : Injection à proximité du nerf sciatique, réalisée une seule fois. Geste réalisé sous anesthésie gazeuse 24 heures après l’incision. La durée de l’injection est rapide (
Impact sur les animaux
Suite à l’incision, il est attendu une douleur modérée, tout particulièrement chez les animaux non traités. Plusieurs indicateurs seront suivis : - L’induction d’une sensibilité excessive que nous détecterons lors des tests plantaires par un temps de réaction au stimulus chaleur réduit par rapport aux rats non incisés. - L’induction d’une modification de la démarche (telle qu’un boitement). - Un changement du comportement les 24 premières heures. De plus, malgré nos précautions, une surinfection (gonflement du coussinet, changement du comportement accentué de l’animal) de l’incision n’est pas à exclure. L’inoculation de la mycolactone ou de la bupivacaïne pourrait entraîner les effets suivants : -Surinfection au site d’inoculation (gonflement du coussinet, rougeur, changement de comportement marqué de l’animal) - Inflammation due aux propriétés pro-inflammatoires de la mycolactone - Altération de la démarche (boitement ou gêne locomotrice)
Devenir
A la suite du dernier test plantaire, tous les animaux seront mis à mort et les pattes seront récupérées pour des études histologiques.
Remplacement
Le bien-être animal a été une des priorités dans la conception de cette étude mais nous ne pouvons à ce stade nous passer d'utiliser des animaux. En effet, la phase réalisée chez les animaux permettra de valider l’effet de la mycolactone dans le traitement de douleurs post opératoires dans un système biologique complexe où de nombreux facteurs peuvent intervenir (disponibilité du composé, dégradation, capacité du composé à atteindre sa cible...). De plus, cette phase est obligatoire pour le développement d’analgésique destiné à la santé humaine et animale.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour cette étude est suffisant pour que les résultats soient statistiquement significatifs sans pour autant exagérer ce nombre. Afin de valider des différences statistiques, les groupes seront composés de 6 rats et un test statistique 2-way ANOVA sera réalisé. Si l’analyse des résultats montre l’absence d’effet analgésique de la part de la dose de mycolactone utilisée, ou souligne des effets secondaires (non rapportés à ce jour dans nos travaux précédents), les expériences ne se poursuivront pas pour cette dose. Cependant, si les résultats montrent un effet analgésique sans effet indésirable, alors l’expérience sera répétée une seconde fois indépendamment pour accroître la qualité de nos résultats. Ce préalable est indispensable pour la poursuite de notre étude, qui vise à réaliser une étude dans un modèle animal plus complexe.
Raffinement
Afin de raffiner les conditions de vie des rats, un suivi adapté des animaux a été instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'elles pourraient éprouver. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. Un suivi régulier sera effectué sur l'ensemble des animaux et des indicateurs comportementaux et physiques sont prédéfinis et constituent les points limites. Pour éviter toute souffrance ou stress lors du protocole expérimental, un anesthésique volatil (isoflurane) sera utilisé. La procédure d’incision sera d’abord pratiquée sur des cadavres pour s’entrainer à maitriser et calibrer l’incision avant de démarrer le protocole sur animaux vivants. Cet entrainement permettra de réaliser la procédure efficacement et rapidement pour éviter toute souffrance ou stress inutile aux animaux et diminuer le temps d’anesthésie générale. La dose de mycolactone maximale sera 4 μg car nos travaux précédents montrent qu’au-delà de cette dose il y a un risque de lésions tissulaires et d’inflammation. Lors de chaque expérience, les données des tests plantaires seront analysées au fur et à mesure et les tests seront arrêtés si à 6h aucun effet analgésique n’est observé de la part de la dose de mycolactone testée. Si un effet analgésique apparait, les tests se poursuivront jusqu’à ce que l’effet disparaisse, c’est-à-dire lorsque le temps de réaction au test plantaire des rats ayant reçu la mycolactone sera de nouveau identique à celui des rats du groupe témoin incisé non traité (arbre décisionnel en annexe). De plus, pour le groupe de rats ayant reçu la bupivacaïne(anti-douleur de référence pour le traitement des douleurs post-opératoires, un test sera réalisé 30 min après l’injection puis les animaux seront mis à mort (il a été montré par nos collaborateurs que l’effet est maximal jusqu’à 30 min après injection et disparait après 1 heure). Nous testerons les doses dans l’ordre décroissant, dès qu’une dose n’aura pas d’effet analgésique, nous arrêterons nos expérimentations et ne testerons pas les autres doses. Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique de l’expérimentation animale et, est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.
Choix des espèces
De nombreuses études visant à identifier de nouveaux analgésiques pour la prise en charge de la douleur postopératoire utilisent « l’espèce rat ». En effet, le modèle de Brennan est le modèle de référence pour évaluer des analgésiques sur la douleur postopératoire. Les animaux utilisés pour ce protocole devront, à l’initiation de l’expérimentation, être âgés de 6 semaines afin d’être homogène avec les autres partenaires du consortium.
Impact de l’exposition périnatale à un régime de type cafétéria sur le développement d’un phénotype autistique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Nourries d'un régime riche en sucres, en graisses et en sel de la semaine précédant l'accouplement jusqu'au sevrage, des souris gestantes donnent naissance à des souriceaux dont certains sont tués dès le premier ou le quinzième jour pour prélever sang et cerveau. En tout, 458 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, les mères étant tuées après le sevrage. Les descendants adultes reçoivent une injection dans l'abdomen chaque jour pendant 21 jours et passent six ou huit tests comportementaux que le résumé ne nomme pas. L'équipe cherche un lien entre alimentation maternelle et comportements de type autistique. Le porteur l'écrit lui-même : "Aucun bénéfice médical immédiat" n'en est attendu.
Objectifs
Les femelles reproductrices recevront soit une alimentation standard, soit une alimentation riche en sucres, en graisses et en sel. Cette alimentation débutera une semaine avant l’accouplement et sera maintenue pendant la gestation et l’allaitement. Selon la procédure, un produit étudié ou une solution témoin sera également administré dans l’eau de boisson de façon continue pendant la gestation et l’allaitement, sans contention ni geste invasif. Les solutions seront renouvelées chaque semaine. À l’âge adulte, les souris concernées recevront une injection dans l’abdomen une fois par jour pendant 21 jours. Chaque injection et la contention nécessaire dureront quelques secondes. Le développement des souriceaux sera évalué entre le 2e et le 16e jour après la naissance. Chaque évaluation durera moins de dix minutes, puis le souriceau sera immédiatement replacé auprès de sa mère. À l’âge adulte, les animaux réaliseront des tests comportementaux non invasifs. Selon la procédure, six ou huit types de tests seront réalisés, avec un seul test par jour lorsque cela sera possible. Enfin, les prélèvements seront réalisés uniquement au moment de la mise à mort, au 1er ou au 15e jour après la naissance chez les souriceaux concernés, ou à la fin de l’étude chez les souris adultes
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de mieux comprendre comment une alimentation maternelle très déséquilibrée peut modifier le développement du cerveau et le comportement de la descendance. Les résultats permettront d’identifier plus précisément les cellules et les mécanismes biologiques concernés. Le projet cherchera notamment à déterminer si une inflammation apparaissant très tôt après la naissance joue un rôle dans les modifications observées. Il permettra aussi de vérifier si l’action sur certains mécanismes du cerveau peut réduire les modifications du développement ou du comportement observées chez la souris. Ces connaissances pourront aider à mieux comprendre le rôle de facteurs environnementaux précoces dans les troubles du développement du cerveau et orienter de futurs travaux de recherche. Aucun bénéfice médical immédiat n’est attendu. À plus long terme, les résultats pourraient contribuer à identifier de nouvelles pistes de prévention ou de traitement, qui devront ensuite être confirmées par d’autres études avant toute application chez l’être humain
Procédures
Les femelles reproductrices recevront soit une alimentation standard, soit une alimentation riche en sucres, en graisses et en sel. Cette alimentation débutera une semaine avant l’accouplement et sera maintenue pendant la gestation et l’allaitement. Selon la procédure, un produit étudié ou une solution témoin sera également administré dans l’eau de boisson de façon continue pendant la gestation et l’allaitement, sans contention ni geste invasif. Les solutions seront renouvelées chaque semaine. À l’âge adulte, les souris concernées recevront une injection dans l’abdomen une fois par jour pendant 21 jours. Chaque injection et la contention nécessaire dureront quelques secondes. Le développement des souriceaux sera évalué entre le 2e et le 16e jour après la naissance. Chaque évaluation durera moins de dix minutes, puis le souriceau sera immédiatement replacé auprès de sa mère. À l’âge adulte, les animaux réaliseront des tests comportementaux non invasifs. Selon la procédure, six ou huit types de tests seront réalisés, avec un seul test par jour lorsque cela sera possible. Enfin, les prélèvements seront réalisés uniquement au moment de la mise à mort, au 1er ou au 15e jour après la naissance chez les souriceaux concernés, ou à la fin de l’étude chez les souris adultes
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont globalement légers et temporaires. L’alimentation riche en sucres, en graisses et en sel peut entraîner une prise de poids modérée, estimée entre 10 et 15 % chez les femelles reproductrices et à moins de 10 % chez leur descendance. Aucun effet important sur leur état général n’a été observé lors des études précédentes. Les produits administrés dans l’eau de boisson ne nécessitent ni contention ni intervention invasive. Aucun effet indésirable particulier n’est attendu avec ce mode d’administration. Les injections réalisées chez les souris adultes nécessiteront une contention brève et pourront provoquer une douleur légère et passagère au moment de l’injection. Une irritation locale au point d’injection est également possible. Les évaluations du développement nécessiteront de manipuler les souriceaux et de les séparer temporairement de leur mère, pendant moins de dix minutes. Cette séparation pourra provoquer un stress bref. Les souriceaux seront immédiatement replacés auprès de leur mère après chaque évaluation. Les tests réalisés à l’âge adulte sont non invasifs. Ils pourront toutefois entraîner un stress léger et temporaire lié au changement d’environnement, à la manipulation ou à la présence d’une autre souris. L’état général des animaux sera surveillé quotidiennement. Toute douleur, détresse ou altération persistante entraînera l’arrêt de l’intervention et la prise en charge immédiate de l’animal. .
Devenir
À l’issue des expérimentations, tous les animaux seront mis à mort. Aucun animal ne sera réutilisé, gardé en vie, placé ou remis en liberté. Certains souriceaux seront mis à mort 1 ou 15 jours après la naissance afin de permettre le prélèvement immédiat du sang et du cerveau. Les autres descendants seront mis à mort à l’âge adulte, soit pour prélever leur cerveau, soit après la réalisation des tests comportementaux. Les femelles reproductrices seront mises à mort après le sevrage de leur portée. Leur réutilisation n’est pas possible, car l’exposition alimentaire, les traitements, la gestation et la lactation modifient leur état physiologique. Une nouvelle utilisation introduirait des biais liés à l’âge, à la parité et aux expositions antérieures.
Remplacement
Ce projet étudie les effets d’une alimentation maternelle déséquilibrée sur la grossesse, l’allaitement, le développement du cerveau et le comportement de la descendance. Ces phénomènes dépendent de nombreux échanges entre la mère et ses petits et ne peuvent pas être reproduits correctement avec des cellules cultivées en laboratoire ou par une simulation informatique. Des méthodes réalisées sur des tissus seront utilisées pour analyser certains changements dans le cerveau. Elles ne peuvent toutefois intervenir qu’après l’étude sur l’animal et ne permettent pas, à elles seules, d’observer le développement, les interactions sociales, les déplacements ou les comportements répétitifs.
Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé avant le début du projet afin d’utiliser le plus petit effectif permettant d’obtenir des résultats fiables. Les expériences seront organisées de manière à comparer plusieurs groupes au cours d’une même étude, plutôt que de réaliser une expérience séparée pour chaque question. Lorsque cela est possible, plusieurs informations seront recueillies chez le même animal. Chez certains souriceaux, le sang et le cerveau seront ainsi analysés ensemble. Les souris adultes participeront à plusieurs tests comportementaux successifs, ce qui évite de constituer un groupe différent pour chaque test. Dans une procédure, les mêmes animaux seront suivis depuis leur développement précoce jusqu’à l’âge adulte. Les mesures obtenues sur plusieurs cellules ou plusieurs zones du cerveau d’une même souris ne seront pas considérées comme provenant de plusieurs animaux. Enfin, les résultats seront analysés avec des méthodes statistiques adaptées afin d’exploiter au mieux toutes les données recueillies.
Raffinement
Toutes les mesures possibles seront prises pour limiter le stress, l’inconfort et la douleur des animaux. Les souris seront hébergées en petits groupes, avec un abri et du matériel pour construire un nid. Les femelles et leurs petits seront surveillés chaque jour. Les manipulations seront réalisées par du personnel formé et, autant que possible, par les mêmes personnes. Les animaux seront progressivement habitués à être manipulés avant les expériences. Les souriceaux ne seront séparés de leur mère que pendant le temps strictement nécessaire aux évaluations, sans dépasser dix minutes, puis seront immédiatement replacés dans leur cage. Les produits seront administrés dans l’eau de boisson lorsque cela est possible, afin d’éviter les contentions et les injections répétées. Lorsque des injections seront nécessaires, elles seront très brèves, réalisées avec du matériel adapté et en alternant les côtés d’injection afin de limiter les irritations. Les tests comportementaux seront réalisés dans un environnement calme. Ils seront organisés du moins contraignant au plus contraignant, avec un temps de repos entre les tests. Tout animal présentant une douleur, une blessure, une perte de poids importante ou une modification durable de son comportement sera rapidement pris en charge et retiré de l’étude si nécessaire.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle permet d’étudier, dans un organisme entier, les effets de l’alimentation de la mère pendant la gestation et l’allaitement sur le développement du cerveau et le comportement de la descendance. C’est également une espèce sociale dont les comportements, notamment les interactions avec d’autres souris, les déplacements et les comportements répétitifs, sont bien connus. Le modèle utilisé est déjà établi au laboratoire. Les femelles reproductrices seront utilisées à l’âge adulte, entre 8 et 16 semaines, lorsqu’elles sont aptes à se reproduire. Dans une partie du projet, des souriceaux seront étudiés le premier et le quinzième jour après la naissance afin d’observer des mécanismes inflammatoires précoces. Dans une autre partie, le développement sera suivi entre le 2e et le 16e jour après la naissance, période pendant laquelle apparaissent progressivement la locomotion, l’odorat, l’audition et la vision. Enfin, certaines souris seront étudiées à partir de 8 semaines, lorsque leur cerveau et leurs comportements sont arrivés à maturité. Cela permettra d’évaluer les conséquences durables de l’exposition reçue avant et après la naissance.
Reproduction du mulet dorée Liza aurata dans le but d’obtenir du matériel biologique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Issus du milieu naturel, dont un lot pêché à l'automne quand les eaux côtières se refroidissent, 32 mulets dorés, poissons des eaux côtières, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque mois, ils sont sortis de l'eau sous anesthésie pour être pesés et mesurés, les femelles recevant un cathéter dans l'oviducte pour prélever des ovocytes, les mâles étant massés sur le ventre pour extraire leur semence, avec deux injections d'hormone si la ponte tarde. Tous sont gardés vivants comme stock de géniteurs. Le projet vise à "stabiliser un itinéraire zootechnique" pour fournir des alevins à la filière, et le porteur écrit qu'il n'existe "pas de manière de les remplacer" puisque l'objet même est la reproduction de l'espèce.
Objectifs
L’objectif du projet est d’obtenir des pontes de mulet doré (Liza aurata) en conditions contrôlées. Pour ce faire, deux lots de géniteurs (deux fois seize individus) sont maintenus dans des bassins et soumis à des paramètres d’ambiance naturels. Des prélèvements mensuels seront effectués afin d’évaluer le stade de maturation des individus. Ces suivis seront différents selon le sexe des animaux. Les mâles seront massés sur la partie ventrale afin de valider la facilité d’éjection du liquide reproducteur. Des prélèvements gonadiques seront effectués sur les femelles grâce à un petit cathéter introduit dans l’oviducte (tube menant aux gonades par lequel sont expulsés les œufs matures lors de la ponte). L’observation des ovocytes collectés permettra de suivre l’état de maturation des femelles. En parallèle, le poids et la taille sont mesurés afin de suivre l’évolution de la condition physique de chaque poisson. Chaque individu sera marqué à l’aide d’une puce RFID (1,25 x 7 mm) identique à celles utilisées pour les animaux de compagnie ou de la faune sauvage afin de pouvoir identifier chacun d’eux. À chaque fois que les individus sont manipulés, ils seront anesthésiés et analgésiés afin de faciliter leur prise en main. Ce processus permet de limiter au maximum le stress lors de la pêche et les risques de blessure (chute, perte d’écaille). Cela permet aussi de réduire au maximum la douleur lors de l’injection de la puce et des prélèvements associés au suivi de la maturation. Dans le cas où la maturation des individus serait avérée par le suivi mais qu’aucune ponte ne serait obtenue, une induction de celle-ci pourrait être déclenchée par une injection hormonale dans le muscle.
Bénéfices attendus
L’intérêt du projet est de pouvoir stabiliser un itinéraire zootechnique permettant de reproduire l’espèce et d’obtenir des pontes viables. Un protocole standardisé permettrait d’apporter, à terme, un moyen de produire des alevins pour soutenir l’essor durable de la filière en apportant une alternative au prélèvement d’individus dans les milieux naturels.
Procédures
Les animaux seront soumis à des biométries mensuelles hors de l’eau sous anesthésie générale. Lors de cette première biométrie, les individus seront identifiés par transpondeur en intramusculaire, toujours sous anesthésie. Durant les biométries suivantes, quelques ovocytes des mulets femelles seront prélevés par cannulation sous anesthésie. Selon le sexe établi, les individus seront soit massés (mâles), soit canulés (femelles). Les conditions d’élevage mises en place devraient permettre une maturation des individus et l’obtention de pontes. Dans le cas où elle ne surviendrait pas malgré l’observation de mâles spermiants et de femelles possédant des œufs hydratés de stade C, deux injections intramusculaires d’hormone, à 22 h d’intervalle, seront effectuées afin de déclencher la fin de la maturation et l’ovulation.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de la reproduction des animaux issus du milieu naturel, plusieurs nuisances peuvent être identifiées au cours du projet : biométrie : la sortie hors de l’eau des individus pour les mesures et quelques blessures comme des pertes d’écailles et donc des lésions cutanées minimes, lors de la manipulation. Marquage : risque de saignement limité. Les prélèvements d’ovocytes peuvent entraîner une inflammation et saignements des voies génitales et des ovaires. Les prélèvements de sperme se font par stripping et peuvent provoquer des irritations cutanées et lésions superficielles.
Devenir
L’objectif étant de stabiliser un itinéraire zootechnique pour la reproduction de l’espèce, les individus seront conservés et maintenus comme stocks de géniteurs.
Remplacement
La demande d’autorisation de projet reposant sur la stabilisation d’une méthode de reproduction de l’espèce cible le mulet doré, il n’existe pas de manière de les remplacer.
Réduction
L’objectif minimal est d’obtenir au moins six femelles donnant des œufs/ovules fécondables, afin de disposer d’un nombre suffisant de pontes biologiquement indépendantes pour décrire la réponse au protocole, le délai de latence, la qualité ovocytaire, le taux de fécondation, le taux d’éclosion et la survie larvaire précoce. En retenant une probabilité conservatrice de succès de 85 % par femelle mature utilisable, l’inclusion de dix femelles permet d’obtenir au moins six femelles réussies avec une probabilité de 99,0 %, selon une loi binomiale. Le nombre de mâles a été dimensionné séparément. L’objectif est de disposer d’au moins trois mâles fournissant un sperme exploitable, afin de sécuriser la fécondation et de permettre, si nécessaire, la constitution d’un pool de sperme. En retenant également une probabilité de succès de 85 % par mâle mature utilisable, l’inclusion de six mâles permet d’obtenir au moins trois mâles utilisables avec une probabilité de 99,4 %. Sous l'hypothèse d’indépendance entre la disponibilité des femelles et celle des mâles, la probabilité d’atteindre simultanément les deux objectifs est d’environ 98,4 %. L’effectif retenu est donc de seize géniteurs : dix femelles et six mâles. Ce nombre constitue un compromis entre réduction du nombre d’animaux utilisés et sécurisation de la réussite biologique de l’essai. Un deuxième lot d’effectif identique sera également constitué à partir d’animaux ayant maturé dans le milieu naturel dans le but d’obtenir une reproduction naturelle. Ces animaux seront prélevés durant l’automne lors de la baisse de température des eaux côtières.
Raffinement
Une fois dans les installations les individus seront acclimatés pendant au moins 3 semaines aux installations et nouveau régime alimentaire (aliments inertes). Ils seront maintenus en condition contrôlée reproduisant le plus fidèlement possible les conditions naturelles (température, luminosité) avec un enrichissement sur le fond du bac via des plantes en plastiques. Les individus seront maintenus dans des bacs de volume important en très faible densité (
Choix des espèces
Les animaux utilisés pour l’expérimentation seront exclusivement des poissons de l’espèce Liza aurata matures. L’utilisation d’individus mature est indispensable afin d’obtenir des pontes. D’autre part, travailler avec des modèles matures permet de s’affranchir d’une phase de grossissement éventuelle avant la phase de reproduction.
Rôle des circuits impliqués dans la cognition
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
380 souris vont être utilisées, chacune opérée du cerveau pendant une à quatre heures pour recevoir des implants, puis soumise à des séances comportementales allant jusqu'à trois heures par jour. Toutes sont tuées à l'issue pour vérifier la position des implants et analyser le tissu cérébral, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant onze jours au plus, elles subissent jusqu'à onze injections et une restriction alimentaire qui maintient leur poids à au moins 85 % de la normale, restriction que le porteur dit destinée à entretenir leur "motivation". Les tâches, décrites comme l'apprentissage d'une règle puis son changement, ne sont pas nommées. Les retombées pour la schizophrénie ou l'autisme sont renvoyées au "plus long terme".
Objectifs
Ce projet vise à mieux comprendre comment certains réseaux neuronaux participent à la flexibilité cognitive, c’est-à-dire à la capacité d’abandonner une stratégie devenue inadaptée afin d’en adopter une nouvelle. Nous chercherons à identifier comment certaines populations neuronales contribuent au maintien de comportements stables mais également à leur mise à jour lorsque les conditions changent. Pour répondre à cette question, nous utiliserons des approches complémentaires chez la souris. Les animaux réaliseront des tâches comportementales permettant d’étudier l’apprentissage initial d’une règle comportementale puis l’adaptation nécessaire lorsque cette règle change. Pendant ces tâches, l’activité neuronale pourra être enregistrée chez des animaux éveillés et libres de leurs mouvements afin de caractériser les dynamiques d’activité associées à l’apprentissage, aux erreurs comportementales et aux changements de stratégie. Nous étudierons également comment certaines populations cellulaires influencent ces mécanismes et peuvent favoriser des comportements persévérants lorsque l’adaptation comportementale échoue. Les données obtenues permettront une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans la flexibilité cognitive et pourraient contribuer à l’identification de nouvelles pistes thérapeutiques pour des troubles neurologiques et psychiatriques associés à des déficits d’adaptation comportementale.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de faire progresser les connaissances sur les mécanismes neuronaux permettent l’adaptation du comportement lorsque les règles de l’environnement changent. Les travaux fourniront des données détaillées sur les dynamiques d’activité neuronale associées à l’apprentissage, aux erreurs comportementales, aux changements de stratégie et aux comportements persévérants. Grâce à la combinaison d’approches complémentaires ce projet permettra d’étudier de manière précise le rôle de différentes populations neuronales dans le contrôle des comportements flexibles. Les données obtenues permettront également de mieux comprendre comment certaines perturbations de l’activité inhibitrice peuvent altérer les capacités d’adaptation comportementale. À plus long terme, ces travaux contribueront à une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans plusieurs troubles neurologiques et psychiatriques associés à des déficits cognitifs et à une rigidité comportementale, notamment la schizophrénie, l’autisme et certains troubles neurodéveloppementaux. Ces résultats pourront contribuer au développement futur de nouvelles hypothèses et approches thérapeutiques ciblant les circuits neuronaux impliqués dans ces déficits. Les données produites dans le cadre du projet pourront également contribuer au développement de nouvelles approches visant à mieux comprendre le fonctionnement des réseaux neuronaux impliqués dans la prise de décision et l’adaptation comportementale.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie du cerveau unique sous anesthésie générale. Cette chirurgie durera entre 1 et 4 heures selon les implants réalisés. Dans certains groupes d'imagerie, une seconde courte sous anesthésie générale pourra être réalisée une seule fois; cette intervention durera 30 à 60 minutes. Les animaux pourront recevoir au maximum 5 injections sur 5 jours consécutifs, selon les lignées utilisées. Pour certaines expériences, les animaux pourront recevoir une autre injection avant certaines séances expérimentales, avec un maximum d'une injection par séance et de 11 injections par animal sur l'ensemble de la période comportementale. Après récupération post-opératoire, les animaux seront progressivement habitués aux manipulations expérimentales et aux dispositifs d’enregistrement. Les séances comportementales dureront entre 30 minutes et 3 heures maximum par jour. La période comportementale, incluant l'habituation finale la restriction alimentaire contrôlée, les enregistrements et/ou les manipulations, durera au maximum 11 jours par animal. Une restriction alimentaire modérée pourra être mise en place uniquement pendant cette périodes comportementale, pour une durée maximale de 11 jours par animal. Le poids sera surveillé quotidiennement et maintenu à au moins 85 % du poids ad libitum. Les animaux seront ensuite replacés en hébergement collectif avec leurs congénères lorsque cela sera compatible avec leur état clinique et l'intégrité des implants.
Impact sur les animaux
Ce projet implique des chirurgies du cerveau réalisées sous anesthésie générale pouvant durer entre 1 et 4 heures selon la complexité des implants. Ces interventions sont susceptibles d’entraîner une douleur légère à modérée pendant quelques jours après la chirurgie, ainsi qu’une gêne transitoire liée à la cicatrisation et à la présence des implants chroniques. Les animaux subiront également des manipulations répétées, des périodes d’habituation aux dispositifs expérimentaux, des connexions aux systèmes d’enregistrement et, pour certains protocoles, un hébergement individuel temporaire. Ces procédures pourront induire un stress modéré transitoire. Les tâches comportementales nécessiteront une restriction alimentaire contrôlée destinée à maintenir la motivation des animaux. Cette restriction pourra entraîner une diminution modérée et réversible du poids corporel. Les nuisances attendues au cours du projet sont donc principalement : une douleur post-opératoire légère à modérée et transitoire, une gêne liée aux implants chroniques, un stress modéré associé aux manipulations et aux procédures comportementales, ainsi qu’une perte de poids légère et réversible liée à la restriction alimentaire.
Devenir
Les animaux utilisés dans ce projet ne pourront pas être replacés ou adoptés à l’issue des procédures expérimentales. Une partie des animaux sera maintenue en vie de manière séquentielle entre certaines procédures compatibles du projet afin de permettre la réalisation des enregistrements comportementaux et des analyses prévues. La poursuite des expérimentations sera conditionnée à l’état de bien-être des animaux et à l’absence de signes de douleur ou de détresse incompatibles avec la poursuite des procédures. À l’issue du projet, tous les animaux seront mis à mort selon les méthodes réglementaires prévues afin de permettre la réalisation des analyses finales nécessaires aux objectifs scientifiques du projet. Ces analyses incluront notamment l’étude des tissus cérébraux, la vérification de la localisation des implants et des injections ainsi que l’évaluation de l’expression des marqueurs expérimentaux. Les animaux ne pourront pas être réutilisés dans d’autres projets en raison des chirurgies intracérébrales, des implants chroniques, des manipulations expérimentales réalisées et des prélèvements tissulaires finaux nécessaires aux analyses scientifiques.
Remplacement
Il n’existe actuellement pas d’alternative non animale permettant d’étudier de manière complète les mécanismes cérébraux impliqués dans la flexibilité cognitive et l’adaptation du comportement lorsque les règles de l’environnement changent. Les objectifs du projet nécessitent l’étude de l’activité de réseaux neuronaux intacts pendant des comportements complexes impliquant perception, apprentissage, prise de décision et modification de stratégie comportementale. Les cultures cellulaires, modèles informatiques ou autres approches in vitro ne permettent pas de reproduire l’organisation complète des circuits cérébraux, les interactions entre différents types cellulaires, ni les comportements cognitifs étudiés dans ce projet. De plus, les expériences nécessitent l’étude de l’activité neuronale chez des animaux éveillés réalisant des tâches comportementales, ce qui ne peut pas être reproduit par des méthodes alternatives. L’utilisation d’animaux vivants est donc nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Le nombre d’animaux sera limité autant que possible et plusieurs analyses complémentaires pourront être réalisées à partir d’un même animal afin de maximiser les données obtenues.
Réduction
Le nombre total d’animaux inclus dans ce projet a été estimé en tenant compte des objectifs scientifiques et des mesures de réduction mises en œuvre afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux. Plusieurs analyses complémentaires pourront être réalisées à partir d’un même animal, notamment les expériences comportementales, les enregistrements d’activité cérébrale, l’imagerie et les analyses histologiques finales, afin de maximiser les données obtenues pour chaque animal utilisé. Le nombre d’animaux sera également réduit grâce à l’utilisation de protocoles expérimentaux standardisés, à l’expérience des expérimentateurs et à l’optimisation des procédures chirurgicales et comportementales, permettant de limiter les pertes expérimentales et la variabilité des résultats. Lorsque cela sera possible, les tissus prélevés pourront également être utilisés pour plusieurs analyses complémentaires. Les animaux ne pourront généralement pas être réutilisés après certaines procédures en raison des implants chroniques, des manipulations expérimentales réalisées ou des analyses terminales nécessaires à la collecte des tissus cérébraux. La taille des groupes expérimentaux sera déterminée à partir des données de la littérature, d’expériences antérieures et d’analyses statistiques adaptées afin d’obtenir des résultats scientifiquement interprétables tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques appropriés seront utilisés selon les données obtenues.
Raffinement
Toutes les mesures visant à réduire au minimum la douleur, la souffrance, l’angoisse et les dommages durables subis par les animaux seront appliquées tout au long du projet. Les protocoles expérimentaux ont été conçus afin de limiter le stress lié aux manipulations, aux chirurgies et aux tâches comportementales. Les animaux bénéficieront d’une période d’habituation aux expérimentateurs et aux dispositifs expérimentaux afin de réduire le stress associé aux procédures. Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie adaptée et accompagnées d’une prise en charge analgésique appropriée. Une surveillance régulière des animaux sera effectuée après les procédures expérimentales afin d’évaluer leur état général, leur poids, leur activité locomotrice et l’apparition éventuelle de signes de douleur ou de détresse. Des points limites spécifiques et précoces seront appliqués afin d’éviter toute souffrance prolongée. Les conditions d’hébergement et d’enrichissement du milieu seront adaptées aux besoins physiologiques et comportementaux des animaux. Les expérimentateurs impliqués dans le projet sont formés aux procédures expérimentales et au suivi du bien-être animal. Les protocoles expérimentaux pourront être ajustés au cours du projet afin d’intégrer toute nouvelle méthode de raffinement permettant d’améliorer le bien-être des animaux ou de réduire les nuisances expérimentales.
Choix des espèces
La souris est un modèle largement utilisé pour l’étude des fonctions cognitives et des mécanismes cérébraux impliqués dans l’apprentissage, la mémoire et la flexibilité comportementale. Les propriétés fondamentales des circuits neuronaux chez la souris sont comparables à celles observées chez d’autres mammifères, ce qui permet d’obtenir des connaissances pertinentes pour la compréhension du fonctionnement cérébral normal et pathologique. Cette espèce permet également la réalisation d’approches expérimentales complémentaires chez un même animal. Les souris présentent en outre l’avantage de pouvoir être génétiquement modifiées afin d’étudier le rôle de populations neuronales spécifiques impliquées dans les comportements étudiés. Les lignées transgéniques utilisées dans ce projet présentent des phénotypes compatibles avec les objectifs expérimentaux et ne présentent pas d’altérations majeures du comportement ou de l’état général en dehors des manipulations expérimentales réalisées dans le cadre du projet. Les souris seront incluses dans la procédure à partir d’environ 5 semaines d’âge selon les cohortes expérimentales. Les chirurgies du cerveau pourront être réalisées à partir de cet âge afin de permettre une période suffisante de récupération post-opératoire et d’expression virale avant le début des tâches comportementales ou des analyses terminales. Les tâches comportementales et les enregistrements in vivo seront réalisés après la période de récupération et d’expression virale, chez des animaux adultes ou jeunes adultes, à un stade de développement compatible avec les objectifs du projet. Ce choix permet de réaliser les implants chroniques suffisamment tôt tout en effectuant les mesures comportementales et physiologiques après maturation adaptée des circuits cérébraux étudiés.
Etude de l’implication d’un gène dans le neuro-développement et la neuro-inflammation
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Toutes les jeunes souris du projet ont un millimètre de queue prélevé pour le génotypage, et jusqu'à 160 d'entre elles subissent sous anesthésie profonde un prélèvement de liquide céphalo-rachidien. Au total, 1 212 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, ou menées sous anesthésie avec mise à mort avant tout réveil. Elles présentent, selon le porteur, des difficultés d'apprentissage, de mémoire et d'interactions sociales comparables à celles du syndrome de l'X fragile. Une partie est tuée, avec ou sans prélèvement d'organes, tandis que des souris du génotype recherché sont gardées pour entretenir la lignée. Les 720 souris soumises aux tests comportementaux passent une "analyse des fonctions cognitives, sociales et sensori-motrices" dont aucun test n'est nommé.
Objectifs
Le syndrome de l’X fragile est une maladie génétique qui constitue l’une des principales causes héréditaires de déficience intellectuelle et est souvent associée à des troubles du spectre de l’autisme. Ce projet vise à mieux comprendre un mécanisme biologique impliqué dans le développement et le fonctionnement du cerveau, afin d’évaluer son potentiel comme cible thérapeutique. Pour cela, des modèles animaux seront étudiés à différents stades du développement afin d’évaluer leurs capacités d’apprentissage, de mémoire et leurs comportements. Des analyses du cerveau seront également réalisées. Les résultats pourraient contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques visant à réduire les difficultés cognitives et comportementales associées au syndrome de l’X fragile.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le syndrome de l’X fragile, une maladie génétique affectant le développement et le fonctionnement du cerveau. Les résultats pourraient permettre d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques et contribuer, à long terme, au développement de traitements plus efficaces pour réduire les difficultés cognitives et comportementales associées à cette maladie.
Procédures
Tous les jeunes animaux du projet subiront un prélèvement d'environ 1 mm à l’extrémité de la queue afin de déterminer leur profil génétique. Cette intervention est réalisée une seule fois par animal, sur animal vigile, et dure moins d’une minute. 720 souris seront soumises à différents tests comportementaux (analyse des fonctions cognitives, sociales et sensori-motrices) de plusieurs minutes en fonction des tests à plusieurs âges, sur animaux vigiles. Un maximum de 160 souris seront placées sous anesthésie générale profonde par injection d’un mélange anesthésique et analgésique afin de réaliser un prélèvement de liquide céphalo-rachidien une seule fois pour une durée d’environ 20 à 30 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Les principales contraintes pour les animaux sont un stress léger et temporaire lié à leur manipulation, au prélèvement réalisé pour leur identification et aux tests comportementaux. Les souris utilisées dans cette étude présentent des difficultés d’apprentissage, de mémoire et d’interactions sociales, comme cela est observé dans le syndrome de l’X fragile. Les tests réalisés permettent d’étudier ces troubles et n’entraînent qu'un stress de courte durée.
Devenir
Une partie des animaux sera mis à mort avec ou sans prélèvements d’organes, en fonction des besoins expérimentaux. Certains animaux présentant le génotype d’intérêt seront conservés pour le maintien des lignées sur la durée du projet.
Remplacement
Aucune méthode en laboratoire ou sur ordinateur ne permet aujourd’hui de reproduire la complexité du cerveau en développement ni les comportements liés au syndrome de l’X fragile. Les études sur cellules montrent que la voie de signalisation que nous étudions est affectée, mais ces modèles restent trop simples pour représenter un organisme complet. C’est pourquoi l’utilisation de modèles animaux, comme la souris, reste indispensable pour comprendre les effets des nos gènes sur le cerveau et le comportement.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au strict minimum grâce à des groupes de taille optimisée et à la réutilisation des mêmes souris pour plusieurs évaluations compatibles. Un léger surplus est prévu uniquement pour éviter de devoir recommencer des expériences en cas de pertes techniques. Si les résultats du premier groupe suffisent, le second ne sera pas utilisé, conformément au principe de réduction.
Raffinement
Les animaux seront d’abord habitués aux personnes et au matériel pour réduire leur stress, et toutes les manipulations seront faites rapidement par du personnel formé. Leur état sera vérifié très régulièrement afin de repérer tout signe de malaise et d’agir immédiatement si nécessaire, y compris en stoppant la procédure pour éviter toute souffrance. Lors de la petite chirurgie, les souris seront anesthésiées et maintenues au chaud pour garantir une prise en charge correcte de la douleur, conformément aux principes de bien‑être animal.
Choix des espèces
La souris est utilisée car elle partage beaucoup de points communs avec l’humain et permet d’étudier précisément les mécanismes impliqués dans les troubles du neurodéveloppement. Les animaux seront observés à différents âges, de la petite enfance à l’âge adulte, pour comprendre comment la maladie évolue au cours du développement. Cette approche aidera à identifier les moments où la voie de signalisation que nous étudions joue un rôle clé et où une intervention pourrait être la plus efficace, ouvrant la voie à de futures pistes thérapeutiques.
Elevage d’une lignée de souris immunodéficiente (phénotype dommageable)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Privées de lymphocytes T et B par une mutation, les souris de cette lignée vivent exposées à un risque accru d'infection, au point d'être changées sous hotte stérile avec une litière et un aliment irradiés. 623 souris vont être utilisées dans ce projet d'élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie subissant une biopsie sur animal vigile pour le génotypage. Une partie est tuée dans le projet, à la fin de la période de reproduction ou en cas de point limite, les reproductrices et reproducteurs l'étant à huit mois. Les souris de 4 à 24 semaines sont transférées vers une autre animalerie pour y subir d'autres procédures, et le porteur ajoute aux 450 souris prévues pour deux projets 113 souris "supplémentaires pour pallier à une infertilité ou des lésions".
Objectifs
Ce projet consiste à élever une lignée murine immuno-déficiente afin de générer les animaux nécessaires à la réalisation de plusieurs projets scientifiques. Ces souris possèdent une mutation génétique qui conduit à l’absence d’une partie du système immunitaire dans l’organisme : les lymphocytes T et les lymphocytes B. L'intérêt d'utiliser cette lignée dans des études scientifiques dans le domaine de cardiologie associé à l'inflammtion est majeur. En effet, dans diverses études, un sous type cellulaire d'intérêt va être injecté et son devenir sera étudié (activation, prolifération, interaction avec les organes, etc) sans interactions avec d'autres cellules du système immunitaire. Ainsi seule le sous type cellulaire injecté sera étudié et analysé.
Bénéfices attendus
L’utilisation de ce modèle de souris immuno-déficientes va permettre de mieux comprendre le rôle de sous populations du système immunitaire étudiées, et en particulier des sous populations de lymphocytes T et B. Ces rôles seront étudiés dans un contexte de maladie cardiaque associée à l'obésité et aux arrythmies atriales afin d’étudier leur rôle dans la progression de la maladie. Les cellules étudiées dans ce modèle sont très semblables à celles présentes chez l’homme. Une meilleure compréhension de ces cellules immunitaires pourrait donc servir à mieux comprendre les maladies immunes chez l’homme et donc à pouvoir proposer des thérapies en clinique.
Procédures
Une partie des animaux subira une unique biopsie sur animal vigile pour l’identification génétique (quelques secondes par animal). L’ensemble des animaux dispose d’un phénotype dommageable (immunodéficience).
Impact sur les animaux
Les animaux ici en élevage présentent une immunodéficience acquise ce qui implique un risque accru aux infections. Lors de la biopsie nécessaire à l’dentification génétique, l'animal subira un stress et une douleur de courte durée associée à un faible risque d’inflammation/infection.
Devenir
Une partie des animaux produits seront impliqués dans des projets de recherche préalablement autorisés en utilisation continue, une autre partie sera euthanasié au sein de ce projet a l’issue de la période de reproduction ou en cas de point limite.
Remplacement
Le modèle animal est indispensable pour étudier le rôle d’une population cellulaire au sein du système immunitaire, dans différents contextes pathologiques immuns. Dans la mesure du possible, un maximum des questions scientifiques de nos projets font appel à des expériences in-vitro comme des tests de suppressions/proliférations d'une population cellulaire vis à vis d'une autre, ou des tests de sécrétion cytokiniques après activation. Cependant, les organes et les réponses immunitaires étudiés sont complexes et il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires entrant en jeu.
Réduction
Les animaux produit par l'élevage de ce projet seront inclus dans 2 projets expérimentaux autorisés par le ministère et s’élève à 450 animaux sur 5 ans. Ce nombre cumulé d’animaux a été obtenu pour aboutir des résultats statistiquement fiables selon les projets et procédures expérimentales. Cependant, nous nous accordons 113 animaux supplémentaires pour pallier à une infertilité ou des lésions. Sur les dernières années nos accouplements en duos fournissent en moyenne 3 portées de 5 individus sur 6 mois, soit 15 individus par duo. Il nous faudra donc 30 duos sur 5 ans pour générer les souris utiles à l’expérimentation, donc 60 individus. On estime alors à 623 animaux le nombre d’animaux total nécessaires. De plus, la lignée étant cryo-préservée dans notre établissement, l’élevage pourrait être suspendu si pendant une période les animaux ne sont plus utilisés. Les animaux auront accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Une période d’acclimatation sera respectée dans le cas d’un rafraichissement de la lignée avec des animaux provenant d’un fournisseur extérieur.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, avec un environnement sans agents pathogènes, avec une alternance jour/nuit, une température de 22 degrès Celsius, et une hygrométrie à 50. Le milieu est enrichi avec 2 types d’enrichissement pour toute la durée de l’élevage: bâton en bois à ronger pour la mastication et lambeaux de papier kraft pour la nidification changé toutes les semaines. Pour protéger les animaux immuno-déficients, le change des animaux s'effectue sous hotte de change en conditions stériles et la litière et l'aliment sont irradiés. Les contrôles sanitaires sont réalisés tous les trimestres. Les animaux seront examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie. Une mise en place d’étiquettes au niveau des cages permet d'assurer un meilleur suivi (note d’observation au cas de blessure, présence de souris gestante ou naissance). Une période d’acclimatation d'une semaine sera réalisée en cas de rafraichissement de la lignée à partir d’animaux issus de fournisseur extérieur.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus utilisé pour les études dans le domaine de l’immunologie car son système immunitaire est proche de celui de l’homme. Les animaux transgéniques utilisés pour les accouplements pourront être mis en duo à 2 mois. Les animaux en accouplement âgés de 8 mois seront euthanasiés et le duo d'accouplement sera renouvelé. Les animaux issus des accouplements agés entre 4 et 24 semaines seront transférés vers une autre animalerie pour être inclus dans des procédures expérimentales.
Stress psychosocial chronique et hypertension artérielle : interaction sur la vulnérabilité neurovasculaire cérébrale et le déclin cognitif
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
752 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement du cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant quatre semaines, une partie d'entre elles subit des changements d'environnement, des bruits et des perturbations lumineuses, reçoit une pompe sous la peau qui élève la pression artérielle, ou se voit implanter un dispositif d'imagerie miniaturisé dans le cerveau au cours d'une chirurgie d'environ une heure. L'équipe cherche à savoir si le stress chronique rend les petits vaisseaux cérébraux plus vulnérables à l'hypertension, et soumet les souris à des tests de mémoire et de comportement qu'elle ne nomme pas. Elle qualifie ce protocole de stress de "sans douleur", tout en indiquant qu'il peut réduire la prise alimentaire, altérer le pelage et diminuer l'activité.
Objectifs
L'hypertension artérielle est la première cause modifiable d'une maladie qui touche les petits vaisseaux du cerveau et qui peut entraîner, avec le temps, des troubles de la mémoire et de la concentration. Certaines personnes développent des atteintes cérébrales sévères malgré un bon contrôle de leur tension artérielle, ce qui suggère l'existence d'autres facteurs aggravants. Le stress chronique (lié par exemple au travail, à l'isolement social ou aux difficultés financières), auquel les femmes sont particulièrement exposées, pourrait être l'un de ces facteurs : il fragiliserait les petits vaisseaux du cerveau et les rendrait plus sensibles aux effets néfastes de l'hypertension. Ce projet a quatre objectifs : identifier les zones du cerveau les plus sensibles à cette combinaison stress-hypertension ; mesurer, grâce à des techniques d'imagerie, comment la circulation sanguine et l'étanchéité des petits vaisseaux cérébraux sont modifiées dans deux régions du cerveau impliquées dans la mémoire et les émotions (le cortex préfrontal et l'hippocampe) ; repérer des signes précoces, dans le comportement des animaux, annonçant des troubles de la mémoire ; identifier les mécanismes biologiques qui rendent certains individus plus vulnérables et d'autres plus résistants.
Bénéfices attendus
L'hypertension artérielle touche plus de 1,4 milliard de personnes dans le monde et constitue le premier facteur de risque de la maladie cérébrale des petits vaisseaux et du déclin cognitif. Malgré un contrôle tensionnel adéquat, certains patients développent des lésions cérébrales sévères tandis que d'autres sont épargnés, indiquant l'existence de facteurs de vulnérabilité encore non identifiés. Ce projet apportera : à court terme, une caractérisation de l'interaction entre stress psychosocial et hypertension sur le système neurovasculaire cérébral, avec identification de régions cérébrales particulièrement sensibles et de marqueurs biologiques permettant de distinguer les cerveaux qui résistent au stress de ceux qui y sont plus vulnérables ; à moyen terme, des indicateurs précoces (imagerie, marqueurs biologiques) permettant d'estimer le risque individuel de déclin cognitif lié à l'hypertension ; à long terme, de nouvelles pistes thérapeutiques personnalisées pour la prévention du déclin cognitif, intégrant la dimension du stress psychosocial dans la prise en charge de l'hypertension artérielle. Les résultats négatifs seront valorisés par publication dans des revues à comité de lecture.
Procédures
Ce projet utilise des souris réparties en quatre expériences sur 5 ans. Dans toutes les expériences, certaines souris sont soumises pendant 4 semaines à un protocole de stress modéré (changements d'environnement, bruits, perturbations lumineuses, sans douleur) et/ou subissent une chirurgie d'environ 5 minutes sous anesthésie gazeuse pour l'installation d'une petite pompe sous la peau délivrant une substance augmentant modérément la pression artérielle. Première expérience : mesure du flux sanguin cérébral par imagerie non invasive sous anesthésie, à trois reprises sur 4 semaines (environ 25 minutes par session). Deuxième expérience : chirurgie sous anesthésie pour implanter un dispositif d'imagerie miniaturisé dans le cerveau (environ 1 heure), puis enregistrements chez l'animal éveillé à trois reprises sur 4 semaines (environ 1h10 par session pour la moitié des animaux ; environ 45 minutes par session, incluant un test de mémoire de courte durée, pour l'autre moitié). Troisième expérience : tests de mémoire et de comportement ne causant aucune douleur, réalisés à deux reprises (environ 20 à 40 minutes par session selon le test), suivis de l'analyse des vaisseaux cérébraux après euthanasie. Quatrième expérience : après euthanasie sous anesthésie profonde, les cerveaux sont prélevés pour des analyses au microscope et des analyses des gènes actifs dans les vaisseaux.
Impact sur les animaux
Le stress chronique peut entraîner une légère diminution de la prise alimentaire, une altération de l'état du pelage et une réduction de l'activité. Ces effets sont transitoires et de faible intensité. La chirurgie d'implantation de la pompe et celle du dispositif d'imagerie peuvent occasionner une douleur modérée, prévenue et traitée par des médicaments antidouleur. L'hypertension modérée est généralement sans symptôme. De rares complications graves peuvent survenir, entraînant la mise à mort immédiate de l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés. La mise à mort est nécessaire pour le prélèvement du cerveau, seul organe étudié dans ce projet.
Remplacement
Le stress psychosocial chronique induit des modifications hormonales, comportementales et vasculaires systémiques non reproductibles en dehors d'un organisme vivant. L'étude de l'interaction entre stress et hypertension sur le cerveau nécessite un réseau vasculaire fonctionnel dans son environnement naturel. L'imagerie cérébrale avancée et les tests cognitifs nécessitent un animal vivant intact. Aucun modèle cellulaire ou informatique ne peut reproduire cette complexité. Des études complémentaires sur cellules en culture seront néanmoins réalisées pour valider certains mécanismes
Réduction
Le nombre d'animaux a été calculé pour garantir une analyse fiable avec le minimum nécessaire. Les expérimentations les plus lourdes (imagerie fonctionnelle et imagerie cellulaire) sont réalisées uniquement chez les femelles, population la plus à risque d'après les données épidémiologiques ; les résultats clés sont ensuite vérifiés chez les mâles (tests comportementaux et analyses tissulaires), ce qui évite de répéter l'ensemble du protocole d'imagerie dans les deux sexes. L'imagerie et les tests comportementaux sont longitudinaux (mêmes animaux suivis dans le temps).
Raffinement
Toutes les chirurgies sont réalisées sous anesthésie gazeuse avec médicaments antidouleur avant et après l’intervention. Les animaux sont acclimatés à la salle d’expérimentation et habitués à la manipulation avant le début des protocoles. Pour l’imagerie par miniscope, les animaux sont progressivement habitués au port du dispositif. Le stress utilise exclusivement des facteurs de faible intensité, sans douleur. Un suivi quotidien de l’état de santé est assuré, avec une surveillance accrue en période post-chirurgicale. Une grille de score et un arbre décisionnel définissent les soins conservatoires (antidouleur, nourriture enrichie, surveillance renforcée) et les critères de mise à mort en cas de souffrance.
Choix des espèces
La souris a été choisie car cette espèce permet de combiner stress chronique et hypertension dans un modèle intégré, avec des outils d’imagerie cérébrale avancés. La souche utilisée présente une sensibilité particulière aux lésions des petits vaisseaux cérébraux sous hypertension modérée, reproduisant les atteintes observées chez l’homme. Les souris seront utilisées au stade adulte (12 semaines) car le projet étudie des mécanismes pathologiques adultes et que la maturation vasculaire cérébrale est complète à ce stade.
Etude du développement et des fonctions des macrophages
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Une incision au bout de la queue, puis la croûte retirée toutes les trente minutes pour faire ressaigner, jusqu'à six gouttes de sang : c'est le test de tolérance au glucose prévu pour une partie des 3 780 souris de ce projet. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, qui comprennent aussi des gavages quotidiens, des injections intrapéritonéales, une péritonite provoquée au zymosan et une obésité induite. L'équipe veut suivre la transformation des monocytes en macrophages dans les tissus, avec des retombées thérapeutiques formulées au conditionnel. Le porteur écrit n'avoir détecté "aucun effet perceptible sur le bien être de la souris" après l'injection de zymosan, qui déclenche pourtant une inflammation de la cavité péritonéale.
Objectifs
Les macrophages sont des cellules immunitaires présentes dans tous les organes, dans lesquels ils participent aux réponses immunitaires et à l'entretien du fonctionnement des organes. Après la naissance, ils se développent à partir de cellules du sang appelées monocytes. Les données scientifiques actuelles suggèrent que les macrophages dérivant des monocytes joueraient un rôle clé dans les réponses inflammatoires. L’objectif de ce projet est d’étudier la différentiation des monocytes en macrophages après leur migration du sang vers les organes. Pour cela, nous utiliserons de nouveaux outils génétiques pour cibler précocemment les macrophages dérivant des monocytes avant qu’ils ne complètent leur maturation et établissent une résidence tissulaire. Afin de déterminer le rôle physiologique de cette voie de différentiation monocytaire, nous étudierons nos modèles en conditions d’inflammation aigue (péritonite, qui est une inflammation de la cavité péritonéale) et de stress métabolique (obésité) qui sont connues pour accélerer le recrutement des monocytes et leur différentiation en macrophages.
Bénéfices attendus
La cavité péritonéale contient de nombreux macrophages ayant la capacité d'éliminer les microbes au cours de la réponse immunitaire, en cas de péritonite (inflammation aigue de la cavité péritonéale). Les macrophages péritonéaux murins étant homologues aux macrophages péritonéaux humains, les résultats de cette étude pourraient donc ouvrir de nouvelles perspectives applicables à l'homme pour le traitement des pathologies infectieuses. Sur l’aspect métabolique, les macrophages du tissu adipeux régulent la prise de masse grasse et l’obésité s’associe avec une augmentation du nombre de macrophages qui dérivent des monocytes. Comprendre les facteurs régulant la différentiation des monocytes en macrophages au cours de l’obésité pourrait offrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour traiter les pathologies métaboliques.
Procédures
Au cours de ce projet les interventions réalisées sur animaux vigiles seront les suivantes : des gavages quotidiens pendant 3 jours (la durée de cet acte est de 20 secondes), des injection intrapéritonéale (jusqu'à deux par procédure, environ 10 secondes), 1 prélèvement de sang en fin d'expérience (30 secondes par prélèvement), prélèvement de sang au niveau de la queue pendant le test de tolérance au glucose (une incision est pratiquée à l'extremité de la queue et une goutte de sang est deposée sur la bandelette du glucomètre, la croute est retirée avec un tissu toutes les 30minutes pour renouveler le saignement et le prélèvement d'une goutte, pour un total de 6 gouttes prélevées).
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à des gavages répétés et recevront des injections intrapéritonéales, ce qui implique du stress et de l'inconfort liés à la contention, au gavage et aux injections. Les injections et prises de sang peuvent également provoquer une douleur. Toutefois, selon notre expérience des procédures expérimentales prévues, aucun effet sévère n'est attendu. En effet, le modèle de péritonite par zymosan est déjà utilisé dans le laboratoire et nous n'avons détecté aucun effet perceptible sur le bien être de la souris consécutivement à l'injection. Au cours du modèle d'obésité, la prise de poids des souris s'accompagne d'une réduction de leur activité physique et leur poil peut prendre un aspect gras caractéristique.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin d'expérimentation, et ce pour toutes les procédures. En effet, les expériences requièrent de collecter et analyser des organes d'intérêt par cytométrie en flux et microscopie confocale, ainsi qu'à utiliser de la moelle osseuse pour effectuer de la culture cellulaire in vitro, ce qui nécessite l'euthanasie des animaux.
Remplacement
La nécessité de cibler in vivo les macrophages en invalidant leur capacité à détecter certaines protéines, appelées facteurs de croissance, découle directement de résultats in vitro dans lesquels nous avons déterminé que ces facteurs de croissance jouent un rôle clé sur ces cellules. Les facteurs de croissance sont des molécules donnant notamment aux macrophages l'instruction de se maintenir en vie et de proliférer. Davantage d’études in vitro seront réalisées sur des cellules primaires issues des modèles murins du projet. Cependant, pour développer notre compréhension de la différentiation des monocytes en macrophages, il est indispensable de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents types cellulaires présents dans et entre les différents organes.
Réduction
Pour satisfaire à la réduction et éviter la génération d'animaux surnuméraires, nous utiliserons des schémas de croisement qui génèrent exclusivement des animaux d’intérêt. De plus, lorsque cela est impossible nous incluerons aussi bien les souris mâles que les souris femelles au sein de nos groupes expérimentaux. Nous avons effectué des analyses statistiques prédictives afin d'estimer le nombre d'animaux minimum nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes et assurer que nos résultats soient interprétables.
Raffinement
Pour satisfaire au raffinement, nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Dans les différentes procédures, le suivi pondéral des souris sera également un bon indicateur de leur état général. Il est important de préciser que les souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de "phénotype dommageable", c'est à dire pas d'altérations physiques qui pourraient affecter leur bien-être. Dans le cas d’injections intrapéritonéales répétées, nous utiliserons des aiguilles très fines et surveillerons l’aspect des sites d’injection. Le suivi sanitaire quotidien et nos visites régulières (plusieurs fois par semaine en fonction des procédures) permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser la souris car la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. Nous possédons une expertise établie de ce modèle ainsi que des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriées à cette espèce. De plus, nous étudions des populations de macrophages présentes chez l’Homme comme chez la souris. Enfin, les données in vivo de la littérature sont obtenues essentiellement sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de matériel pour faire des analyses protéiques (étude qualitative et quantitative des protéines), génomiques (études génétiques) et histologiques (étude de la structure des organes). Nous utiliserons les animaux à partir de l'âge de 3 semaines, car c'est à cet âge que nos cellules d'intérêt se développent dans les tissus. Nous utiliserons toutes les souris du bon génotype disponibles au sein de notre colonie, y compris des souris qui auraient vieilli au delà de l’âge auquel nous effectuerons la majorité des expériences (8 à 12 semaines), ce qui entre dans le cadre du principe de réduction.
Manipulation de cellules immunitaires pour améliorer la réponse antitumorale et les immunothérapies par inhibiteurs de points de contrôle – MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
7 806 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Réparties en sept lots, elles reçoivent une injection de cellules tumorales sous anesthésie, puis des injections quotidiennes dans l'abdomen quatre jours par semaine pendant deux à trois semaines, un lot étant d'abord irradié sept minutes trente avant de recevoir une greffe de moelle osseuse. Le porteur affirme que les traitements ne sont pas toxiques et ne provoquent pas d'effets indésirables, et écrit que le raffinement de ces protocoles ne fait pas appel à des antalgiques mais à un suivi rapproché, alors qu'il signale une nécrose possible de la tumeur en fin d'expérience, et une diarrhée avec perte de poids pendant quelques semaines après l'irradiation. Sur les 7 806 souris demandées, la rubrique consacrée à la réduction n'avance aucun calcul d'effectif, seulement le principe de couper chaque tumeur en deux échantillons et d'arrêter une étape si la précédente ne donne rien.
Objectifs
Les cellules dendritiques sont les sentinelles du système immunitaire. Elles patrouillent dans les tissus qu’elles échantillonnent à la recherche de signaux de danger (infection, tumeur), et sonnent l’alerte en activant dans les ganglions lymphatiques les lymphocytes T spécifiques de l’origine du danger. La mise en place d’une réponse des lymphocytes T est essentielle à la lutte contre les tumeurs, Une réponse immunitaire efficace et les stratégies actuelles d’immunothérapies visant à augmenter la réponse T reposent donc sur deux fonctions essentielles des cellules dendritiques : la migration et l’échantillonnage. Nous avons identifié une protéine qui est naturellement activée par les signaux de danger dans les cellules dendritiques au cours d’une réponse immunitaire, et qui augmente leur migration in vitro et in vivo. Cette protéine peut être activée chimiquement par des molécules spécifiques. Nos résultats préliminaires utilisant l’activateur « A1 » de cette protéine ont montré que A1 stimule la migration des cellules dendritiques in vitro sans affecter les fonctions d’échantillonnage, qu’A1 n’est pas toxique in vivo, et que l’utilisation de A1 permet d’augmenter la sensibilité de certaines tumeurs aux traitements par inhibiteur de points de contrôle (thérapies qui stimulent le système immunitaire afin d'éliminer la tumeur). . Ce projet a pour objectif d’évaluer le potentiel thérapeutique de l’activateur A1, sur la réponse immunitaire anti-cancéreuse, seul ou en combinaison avec des inhibiteurs de points de contrôle, et ce dans différents modèles tumoraux.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de déterminer si la molécule A1 peut être utilisée pour améliorer la réponse aux traitements d'immunothérapie dans les tumeurs solides qui ne répondent actuellement pas ou peu à ces traitements. Cela permettra aussi de mieux comprendre les mécanismes immunitaires déterminants dans la réponse ou la non-réponse à ce type de traitements, et ouvrira de nouvelles perspectives thérapeutiques.
Procédures
Dans un premier lot, des cellules tumorales seront injectées aux animaux anesthésiés (1 fois – durée anesthésie inf 5 min). Les animaux seront ensuite traités par des injections dans l’abdomen à raison d’une injection/jour, 4 fois/semaine pendant 3 semaines au maximum. Dans un second lot, des souris vigiles seront irradiées pendant 7min30. Les souris seront anesthésiées pour recevoir une injection de cellules de moelle osseuse (1 fois – durée anesthésie inf 5 min). Des cellules tumorales seront injectées aux animaux anesthésiés (1 fois au– durée anesthésie inf 5 min) Puis les animaux seront traités par des injections dans l’abdomen à raison d’une injection/jour, 4 fois/semaine pendant 2 semaines. Dans un 3ème lot, des cellules tumorales seront injectées aux animaux anesthésié (1 fois– durée anesthésie inf 5 min). Les animaux seront traités par des injections dans l’abdomen à raison d’une injection/jour pendant 2 jours. Un prélèvement de sang par la sera effectué juste avant la mise à mort des souris. Dans un 4ème lot, des cellules tumorales seront injectées aux animaux anesthésié (1 fois– durée anesthésie inf 5 min). Des cellules fluorescentes seront injectés aux animaux anesthésiés (1 fois – durée anesthésie inf 5 min). Les animaux seront ensuite traités par une injection dans l’abdomen. Dans un 5ème lot, des cellules tumorales seront injectées aux animaux anesthésié (1 fois– durée anesthésie inf 5 min). Des cellules seront injectées aux animaux anesthésiés (1 fois– durée anesthésie inf 5 min). Les animaux seront ensuite traités par une injection dans l’abdomen. Dans un 6ème lot, des cellules tumorales seront injectées aux animaux anesthésié (1 fois– durée anesthésie inf 5 min). Des cellules seront injectées aux animaux anesthésiés (1 fois– durée anesthésie
Impact sur les animaux
Les effets indésirables observés sont ceux liés au développement de tumeurs en sous-cutanée sur le flanc des animaux. Etant donné que nos observations se font à des temps précoces de la croissance tumorale, la taille de la tumeur reste modérée et ne gêne pas les déplacements de l’animal. Une nécrose peut apparaitre sur la tumeur en fin d’expérience. L'irradiation peut provoquer une diarrhée et une perte de poids chez les souris pendant quelques semaines. Les différents traitements sont non toxiques et ne provoquent pas d'effets indésirables chez les souris. Leur administration entrainera une légère douleur de courte durée liée à la piqûre elle-même.
Devenir
Dans toues les procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Nos résultats in vitro ont démontré le potentiel du composé A1 pour stimuler la migration des cellules dendritiques, et nous ont permis de comprendre les mécanismes moléculaires associés. Pour analyser les effets sur la réponse immunitaire anti-tumorale de ce composé, rien ne peut remplacer un modèle animal où les cellules sont confrontées à leur environnement physiologique. Aussi, malgré le développement de méthodes alternatives auxquelles le laboratoire a eu recours, l’utilisation du modèle Souris reste indispensable pour le présent projet. Pour évaluer la migration dans un tissu, entre deux tissus (par exemple la tumeur et les ganglions), et les effets sur la croissance tumorale et sur la réponse immunitaire, il est à ce stade du projet indispensable de réaliser des expériences in vivo chez la souris.
Réduction
Chaque tumeur sera coupée en 2 échantillons afin de réaliser plusieurs analyses (imagerie et cytométrie) sur la même tumeur pour permettre de réduire le nombre d’animaux utilisés. Notre projet est basé sur une suite d’étapes expérimentales dont les résultats conditionnent le passage à l’étape suivante. Nous ne procéderons à l'étude de la manière dont la réponse immunitaire est précisément affectée par le traitement que dans le groupe de souris traitées pour lesquelles nous observons un effet positif du traitement sur la croissance de la tumeur. Les résultats seront analysés par des approches statistiques.
Raffinement
En accord avec les recommandations internationales dans le domaine de la cancérologie, les animaux sont suivis attentivement tous les deux jours (poids, aspect et comportement). En effet, conformément aux guides de la Commission Européenne et aux recommandations internationales en cancérologie expérimentale, le raffinement de ces modèles ne fait pas appel à des antalgiques mais à un suivi rapproché pour déterminer des points d’arrêt les plus précoces possibles. Une grille de score permettra d’évaluer de manière objective l’état des animaux et de mettre en place des points-limite adaptés. L’atteinte d’un point-limite conduira à la mise en place de soins de support voire à la mise à mort de l’animal si la souffrance ne peut être soulagée. Du gel nutritif et hydratant sera donné en complément de l’alimentation habituelle afin de faciliter la prise alimentaire, et limiter la perte de poids et la déshydratation qui peuvent être causés lors de l’irradiation. Un apport de fluide injectable sera également assuré pour en cas de déshydratation. Les gestes nécessitant une immobilisation de l’animal seront effectués sous anesthésie générale.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour les études en immunologie anti-cancéreuse, de par la proximité de son système immunitaire avec le système immunitaire humain. C’est également dans ce modèle murin que nous avons à notre disposition les modèles génétiques indispensables à ce projet (souris déficientes pour la protéine d’intérêt, cible de A1). Stade adulte entre 8 et 24 semaines Nous souhaitons travailler sur un système immunitaire adulte.