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Imagerie fonctionnelle de maladies génétiques neurologiques rares chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
590 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie du cerveau sous anesthésie pour bloquer localement l'expression d'un gène ou implanter une canule, puis des séances d'imagerie fonctionnelle, une partie ayant les vibrisses d'un côté coupées pendant deux semaines. Le porteur indique que le blocage de ces gènes peut provoquer des troubles sensoriels, moteurs ou cognitifs, et que la privation des vibrisses induit de l'anxiété et une altération de la mémoire à court terme. Il présente ce travail comme un moyen de mieux comprendre des maladies rares comme les syndromes de Rett, d'Angelman ou de l'X fragile, les souris étant tuées pour prélever leur cerveau.
Objectifs
Les pathologies du système nerveux central ne sont que faiblement couvertes par les molécules thérapeutiques actuelles et l’efficacité des traitements est parfois limitée. Ce constat est d’autant plus flagrant en ce qui concerne les maladies neurologiques rares, qui sont des pathologies très sévères et handicapantes et particulièrement mal comprises. Mieux comprendre les symptômes observés dans ces pathologies constituerait une étape importante afin de guider le développement de nouveaux traitements, adaptés au fort besoin médical chez ces patients. Dans ce contexte, nous nous focalisons ici sur des pathologies orphelines neurologiques liées à la perte de fonction d’un gène, en particulier le syndrome de Rett, le syndrome d’Angelman, le syndrome de l’X fragile et la maladie de Niemann-Pick de type C. Ces maladies se développent dès l’enfance et provoquent des symptômes très invalidants (des troubles cognitifs, moteurs, sensoriels ou épileptiques notamment). Les traitements existants sont extrêmement limités actuellement et ne couvrent que peu de symptômes. Notre objectif est d’étudier par différentes techniques de neuroimagerie l’impact du blocage de l’expression des gènes responsables de ces maladies de manière locale dans le cerveau chez la souris. Cette étude permettra à la fois de répondre à des questions cruciales concernant le rôle respectif des gènes d’intérêt dans ces maladies, et de disposer de modèles animaux ainsi que de biomarqueurs d’imagerie permettant l’évaluation de futurs candidats médicaments.
Bénéfices attendus
Les besoins thérapeutiques liés aux maladies du systeme nerveux central ne sont que partiellement couverts par les médicaments actuels, en particulier les maladies orphelines génétiques pour lesquelles les rôles des gènes impliqués sont encore mal connus, et les mécanismes cérébraux conduisant aux symptômes sont peu établis. Notre stratégie consiste à étudier quelles sont les altérations de l’activité cérébrale qui sous-tendent les symptômes de ces pathologies. Les bénéfices attendus sont donc une meilleure compréhension de ces pathologies orphelines, et permettront de guider le développement de candidat-médicaments futurs grâce à l’identification des paramètres qui sont altérés de manière significative en imagerie.
Procédures
La quasi-totalité des animaux utilisés dans l’étude auront une unique intervention de chirurgie stéréotaxique, toujours sous anesthésie générale et analgésie d’une durée d’1h30 environ pour permettre : - L’injection stéréotaxique d’un vecteur permettant le blocage de l’expression d’un gène - Et/ou l’implantation stéréotaxique d’une canule pour l’imagerie par photométrie à fibre A la suite de cette intervention de chirurgie stéréotaxique des souris seront utilisées pour un unique examen d’imagerie fonctionnelle ultrasonore qui est non-invasif mais réalisé sous anesthésie générale (durée d’une heure). D’autres souris seront utilisées pour un total de deux examens d’imagerie fonctionnelle ultrasonore, toujours sous anesthésie générale, séparés par deux semaines. Pendant ces deux semaines, ces souris seront anesthésiées tous les deux jours pendant 5 minutes par isoflurane ; des souris auront les vibrisses coupées du côté gauche pendant cette anesthésie. Enfin, les souris implantées avec canule seront utilisées pour un unique examen d’imagerie photométrique, avec pour la plupart un examen de tomographie par émission de positons réalisé dans la foulée. La photométrie et la captation du radiotraceur se font chez la souris éveillée et libre de ses mouvements, puis l’imagerie par tomographie se fait chez la souris anesthésiée (pendant 30 minutes).
Impact sur les animaux
Le blocage de l’expression des gènes en question sera susceptible de provoquer des symptômes neurologiques (troubles sensoriels, moteurs ou cognitifs) chez les animaux. Néanmoins, comme ce blocage n’aura lieu que dans une petite zone (contrairement aux patients) nous prévoyons des troubles légers survenant quelques jours après l’injection, similairement à de précédentes études utilisant des approches similaires (par exemple des atteintes transitoires des réflexes, ou encore des troubles de la mémoire et des interactions sociales dans des modèles rongeurs du syndrome de Rett avec déficience localisée du gène). Concernant la privation des vibrisses d’un côté pour une des procédures, il est rapporté qu’une privation chronique des vibrisses droites et gauches produit des symptômes légers d’anxiété et d’altération de la mémoire à court terme. Des symptômes similaires pourraient survenir durant les 2 semaines de privation que nous envisageons. Les chirurgies telles que l’injection stéréotaxique des vecteurs ou l’implantation de la fibre peuvent causer une douleur, elles seront donc réalisées dans un état d’anesthésie générale, et sous analgésie.
Devenir
De part la nécessité de prélever les cerveaux pour des analyses post-mortem, tous les animaux à la fin des procédures seront mis-à-mort.
Remplacement
La complexité des pathologies étudiées ne peut pas être reproduite exclusivement par des modèles in vitro, dont l’utilisation est préalable à cette étude (l’efficacité des séquences shRNA est notamment évaluée au préalable sur des cultures cellulaires). Pour comprendre l’impact du blocage de l’expression des gènes d’intérêt dans le cerveau en conditions réalistes, il nous faut travailler chez l’animal vivant, afin de pouvoir établir des parallèles avec les maladies observées chez les patients et évaluer des processus physiologiques pertinents tels que la connectivité fonctionnelle entre aires cérébrales, ou encore la sensibilité à des stimulations sensorielles extérieures. De plus, ces travaux permettront d’établir des modèles animaux et des biomarqueurs in vivo pour l’évaluation de futurs candidats-médicaments, dont l’efficacité devra être vérifiée chez l’animal avant passage à l’humain.
Réduction
Selon notre expérience en termes de variabilité et de taille d’effet sur ces données d’imagerie, le nombre d’animaux par groupe a été estimé à 8 sur la base d’un calcul de puissance statistique et nous prévoyons 2 animaux supplémentaires en cas d’échec éventuel de la chirurgie. Puis les données expérimentales générées seront traitées à l’aide de tests statistiques selon les paramètres évalués. La validation du déficit local d’expression des gènes d’intérêt sera systématiquement effectuée au démarrage de l’étude pour vérifier l’impact des vecteurs sur les gènes d’intérêt avant toute utilisation des animaux en imagerie. Les mêmes animaux effectueront les examens d’imagerie comme la photométrie et la Tomographie par Emission de Positons de manière à réduire le nombre d’animaux final.
Raffinement
L’injection stéréotaxique sera réalisée sous anesthésie générale et locale, et analgésie générale. Les animaux seront surveillés régulièrement grâce a une grille de score et des points limites adaptés prenant en compte les éventuels troubles liés au modèle. En cas de signes de détresse, la procédure serait interrompue et la mise à mort de l’animal serait effectuée. L’environnement sera enrichi avec morceaux de bois, boites ou cylindres et nourriture en pâtée après la chirurgie.
Choix des espèces
La souris est l’espèce pour laquelle l’impact comportemental d’une inactivation des gènes d’intérêt est connu, parfois en lien avec des régions particulières du cerveau, ce qui nous apporte des informations précieuses sur les régions à cibler dans notre approche locale, et permettra une comparaison des données de la littérature avec nos propres résultats. A l’inverse, nos résultats seront intéressants pour la communauté scientifique car ils apporteront des informations spatiales et temporelles plus précises sur le rôle des gènes d’intérêt. De plus, la souris est une espèce idéale pour l’utilisation de notre dispositif d’imagerie cérébrale ultrasonore, car l’épaisseur restreinte du crâne permet un passage des ultrasons et une qualité d’imagerie suffisante dans des conditions non invasives. Des études précliniques ont montré que l’inactivation tardive de certains gènes chez la souris adulte produit un décours de la pathologie similaire à une inactivation embryonnaire. Pour d’autres gènes, plusieurs arguments suggèrent également une importance du maintien à l’âge adulte de ces gènes notamment pour le maintien de la plasticité synaptique. Cette question est cruciale sur le plan clinique étant donné que le diagnostic de ces pathologies survient habituellement tardivement par rapport au stade de développement du cerveau. Il est donc important de savoir si corriger le déficit d’expression du gène après une maturation avancée du cerveau peut suffire à améliorer la qualité de vie des patients. C’est pourquoi nous souhaitons utiliser des souris adultes afin de mieux caractériser le rôle de ces gènes d’intérêt à ce stade. Notre approche par injection locale de vecteurs est particulièrement adaptée à cette problématique puisqu’elle permet de contrôler à la fois la localisation et le moment où le gène devient déficitaire.
Caractérisation des anomalies des cellules du système immunitaire dans une maladie immunologique héréditaire rare, le syndrome WHIM.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 206 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont irradiées pour préparer une greffe de cellules souches, reçoivent des injections intraveineuses et intrapéritonéales quotidiennes pendant trois semaines et des prélèvements sanguins, avant d'être tuées pour prélever rate et moelle osseuse. Le porteur indique que l'irradiation peut provoquer perte de poids et diarrhées, et les injections répétées un stress et une ulcération au point d'injection. Il reproduit chez la souris l'anomalie du syndrome de WHIM, maladie humaine rare, et affirme que le modèle murin est "indispensable".
Objectifs
Chaque jour, le corps humain produit quelques 500 milliards de cellules sanguines qui regroupent globules blancs et rouges. Ces cellules sont toutes générées à partir de cellules souches (= cellules à l'origine des cellules du sang) présentes dans la moelle osseuse (MO) au niveau de « niches » (site spécialisé) qui fournissent les facteurs et les signaux nécessaires à la production des cellules du sang. Un des signaux importants dans la formation des cellules du sang est apporté par des molécules de la famille des chimiokines (molécule ayant un rôle dans le guidage des cellules). Une anomalie d'un des récepteurs à une chimiokine a été mise en évidence dans une pathologie humaine rare, le syndrome de WHIM, qui se caractérise par un nombre de globules blancs très faible dans le sang. L’objectif de notre projet consiste à comprendre le rôle exact joué par une chimiokine et son récepteur dans la production des globules blancs à partir des cellules souches. Pour cela nous utiliserons un modèle de souris présentant la même anomalie du récepteur à une chimiokine que celle identifiée chez les patients.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le syndrome de WHIM et le rôle du récepteur à une chimiokine dans cette pathologie. L’objectif à moyen terme sera d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, qui pourront alors conduire à la mise en place de thérapeutiques ciblées applicable à cette maladie rare mais également à d’autres pathologies, comme le cancer du sang ou certaines maladies auto-immunes (dérèglement du système immunitaire qui s’attaque à ces propres cellules) où l’expression du récepteur est également anormale.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, nous serons amenés à mettre en place un modèle de greffe de cellules. Cela consiste en un conditionnement des souris (irradiation) permettant de « faire de la place » dans la moelle osseuse en vue de l’injection de nouvelles cellules souches. L’étape d’irradiation dure 2 fois 6 minutes (avec un délai de 3h entre les 2 cycles d’irradiation). Les souris ainsi conditionnées seront injectées avec des cellules souches (normales ou ayant une anomalie d’expression du récepteur) par voie intraveineuse (veine de la queue, durée de l’injection 30 secondes réalisée sur souris non anesthésiées). Afin de comprendre précisément le rôle de ce récepteur dans la biologie des cellules souches, nous serons amenés à traiter les souris (normales ou présentant la modification du récepteur) avec des produits chimiques n’ayant pas d’effets toxiques sur l’animal mais permettant de suivre les cellules souches (prolifération, localisation dans la moelle osseuse). Ces produits seront injectés par voie intrapéritonéale (dans l’abdomen des souris non anesthésiées, durée 20 secondes) une seule fois ou chaque jour pendant 3 semaines ou par voie intraveineuse (veine de la queue, durée de l'injection 30 secondes). Afin de suivre le développement des cellules souches dans l’organisme, nous réaliserons dans certains protocoles expérimentaux des prélèvements de sang (au niveau de la veine de la joue, sur souris non anesthésiées, durée de 10 secondes).
Impact sur les animaux
Suite à l’irradiation des souris, il est possible d’observer dans les deux semaines qui suivent des effets indésirables telles que la perte de poids et des diarrhées. L’injection des produits chimiques ne doit pas conduire à des effets indésirables (injection dans une solution neutre à des concentrations connues pour ne pas avoir d’effet sur le bien-être des souris). Néanmoins, les injection répétées quotidiennement pendant 3 semaines peuvent entrainer un stress de l’animal (contention régulière) et une ulcération au point d’injection.
Devenir
Toutes les souris seront euthanasiées à la fin de chaque procédure expérimentale afin de prélever les organes (rate, moelle osseuse) pour effectuer les analyses nécessaires.
Remplacement
L’utilisation du modèle murin dans ce projet est indispensable pour étudier le développement des cellules du sang à partir des cellules souches, tels qu’il se déroule dans un organisme vivant. En effet, cela fait intervenir de nombreuses interactions (cellules/cellules et/ou cellules/environnement) qui peuvent à ce jour difficilement être reproduites en dehors d’un organisme vivant entier.
Réduction
Nous avons réalisé des analyses statistiques nous permettant de déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats interprétables scientifiquement. De plus, nous avons développés des analyses de cultures cellulaires (n'utilisant pas l'animal) afin de limiter le nombre d’animaux nécessaires.
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe dans un environnement enrichi (présence de tunnel en carton, papier kraft pour faire des nids et buchettes en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux sera réalisé afin de détecter des signes de mal-être. Ceci sera complété par un suivi clinique hebdomadaire s’appuyant sur une fiche d’évaluation regroupant l’évaluation de différents paramètres (poids, comportement, apparence physique). En fonction du score, différentes actions seront mises en place allant d’une surveillance accrue (bi-quotidienne) à l’ajout de nourriture dans la cage ou à l’euthanasie anticipée de la souris.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour l'étude du développement des cellules du sang en raison aux fortes similitudes entre la souris et l’Homme. De plus, le gène codant pour le récepteur à la chimiokine étudié dans ce projet est très conservée entre l’Homme et la souris, rendant pertinent son étude et transposable à l’Homme. Les souris utilisées seront des souris adultes afin qu’elles aient le système sanguin totalement développé et fonctionnel.
Liens émergents entre la sénescence cellulaire, la transition épithéliomésenchymateuse, et l’invasion tumorale précoce
- Recherche fondamentale
- Oncologie
136 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses humaines dans la glande mammaire sous anesthésie, puis un gavage répété d'une molécule, avant d'être tuées pour prélever leurs tissus. Le projet cherche à établir un lien entre sénescence cellulaire et invasion tumorale, avec des retombées thérapeutiques renvoyées au long terme et à une "preuve de concept". Le porteur affirme qu'on ne peut pas recréer in vitro la complexité d'un "organisme entier".
Objectifs
La sénescence cellulaire ou vieillissement cellulaire est associée à un arrêt de la croissance cellulaire. Le cancer est considéré le plus souvent comme une maladie du vieillissement. La transition épithélio-mésenchymateuse (TEM) au cours de la cancérogenèse consiste à faire passer les cellules cancéreuses d’un état non agressif à un état agressif caractérisé par la capacité des cellules cancéreuses à se déplacer dans l’organisme et à former des métastases. La formation des métastases est responsable de 90% des décès des patients atteints de cancer. La sénescence et la TEM pourraient ainsi se produire dans les mêmes cellules cancéreuses, ce qui nous fait penser que la sénescence pourrait être un prérequis à la TEM. Notre projet vise à démontrer que la sénescence et la TEM peuvent se produire dans les mêmes cellules cancéreuses, à disséquer les régulateurs communs à ces deux processus, et à étudier si l'élimination des cellules en sénescence empêchera la TEM. Nous utiliserons différents types de cellules cancéreuses que nous cultiverons et que nous injecterons à la souris de façon à reproduire le développement d’un cancer dans un organisme entier. Les résultats obtenus seront validés à l'aide d'échantillons de cancers humains présentant une TEM. Différentes approches de biologie cellulaire seront utilisées pour manipuler la sénescence et la TEM.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce projet devraient établir fermement le lien entre la sénescence des cellules tumorales et la transition épithélio-mésenchymateuse (TEM), et fournir de nombreuses informations critiques sur le processus impliqué dans l'étape précoce de dissémination et d'invasion des cellules tumorales. Les travaux pourraient conduire à la découverte que la TEM et la sénescence cellulaire, pourraient être deux processus coexistant qui apparaissent et participent à une réponse biologique commune impliquée dans la dissémination et l'invasion précoces des cellules tumorales. La « preuve de concept » d'un lien direct entre la TEM et la sénescence cellulaire, aura un impact sur la biologie du cancer en reliant divers domaines d'investigation et en ouvrant de nouvelles voies de recherche. Ces travaux devraient également ouvrir la voie au développement de stratégies innovantes pour prévenir la progression précoce des tumeurs en ciblant la sénescence cellulaire. Les travaux devraient donc fournir des pistes prometteuses pour de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à prévenir ou à retarder la progression tumorale et les métastases, augmentant ainsi la durée de vie des patients atteints de cancer. Ce projet devrait donc permettre de décrypter le rôle de la sénescence dans la TEM. À long terme, cela pourrait aider à identifier des médicaments ciblant les cellules en sénescence pour bloquer l’agressivité d’un cancer et ainsi la formation des métastases. Comprendre comment les métastases se forment est un enjeu majeur de santé publique, et notre projet devrait apporter des éléments dans la compréhension de la formation des métastases.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - une injection unique de cellules cancéreuses humaines dans la glande mammaire sous anesthésie générale (10-12 minutes/animal) ; - un gavage d’une molécule (ou son solvant) qui intervient 3 semaines après l’injection des cellules à raison de 5j/7 ou 3j/7 durant 1 à 7 semaines selon les groupes de traitements (1 minute/animal). Les animaux seront ensuite euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements et analyses nécessaires pour répondre à la question scientifique.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux peuvent être une inflammation au site d’injection des cellules tumorales, une détresse respiratoire lors de l’anesthésie de l’animal, un amaigrissement de l’animal ou une gêne de l’animal en raison du développement de la tumeur. Les traitements seront administrés par gavage pouvant induire un stress léger mais non traumatique.
Devenir
A l’issue des temps de traitement prévus, les animaux seront tous euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements et analyses nécessaires pour répondre à la question scientifique.
Remplacement
Un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans la progression tumorale qui est au cœur de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Le modèle d’injection intraductale des cellules tumorales à la souris SCID reste un des meilleurs modèles à ce jour pour étudier spécifiquement l’invasion tumorale in vivo
Réduction
Le projet impliquera un total de 136 animaux. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique (test de comparaison des portions binomiales) a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation (surveillance quotidienne 7j/7, contrôle des températures/hygrométrie, nombre d’animaux par cage, etc.), les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.).
Choix des espèces
Justification de l’espèce : Nous travaillons avec des souris immunodéprimées car ces animaux acceptent la xénogreffe de cellules tumorales humaines et constituent des modèles validés pour l’étude la progression tumorale. Description du ou des modèle(s) : La souris SCID est le standard pour les études précliniques relatives à l'évaluation in vivo des effets d'anti-tumoraux sur des cellules humaines. Stade de développement : Les souris seront utilisées à 10 semaines d'âge après 1 à 2 semaines d’acclimatation au sein de l’établissement utilisateur. Cet âge est optimal pour notre étude. En effet, la formation des tumeurs in situ à 4 semaines et des tumeurs invasives à 10 semaines a été rapportée après injection intraductale des cellules tumorales mammaire à des souris SCID femelles âgées de 10 semaines.
Evaluation de l’hyperexcitabilité corticale dans des modèles murins de Sclérose Latérale Amyotrophique par électrocorticographie et électroencéphalographie
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Reproduisant la sclérose latérale amyotrophique, elles développent une paralysie progressive des pattes et peuvent perdre jusqu'à 40 % de leur poids, subissent des chirurgies, des injections quotidiennes pendant deux mois et des isolements de 24 heures pour enregistrer leur activité cérébrale. Le projet cherche à valider une méthode de diagnostic précoce et à tester des molécules censées restaurer le fonctionnement du cerveau. Le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de recréer in vitro un cerveau entier", ce qui écarterait selon lui le remplacement.
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est la plus fréquente des maladies neurodégénératives du neurone moteur adulte. Elle induit une paralysie progressive des patients et conduit irrévocablement au décès 2 à 5 ans après l’apparition des premiers signes. Elle demeure encore incurable. Environ 10% des patients présentent des mutations dans des gènes qui ont été identifiés et ont permis le développement de souris transgéniques qui reproduisent les symptômes de la maladie. La SLA découle de la mort de neurones présents dans le cerveau et la moelle épinière. Il est suspecté que la maladie pourrait commencer dans le cerveau. En effet, il a été montré que les personnes porteuses de mutations induisant la SLA présentent une altération du fonctionnement du cerveau bien avant l’apparition de la paralysie. L’enregistrement de l’activité du cerveau pourrait donc servir de marqueur précoce de la SLA. Cependant, les techniques actuelles sont chères, difficiles à appliquer et peu utilisées. Pour pallier à ce problème nous proposons une méthode alternative que nous souhaitons tester sur des souris génétiquement modifiées et qui reproduisent les symptômes de la SLA. Notre hypothèse est que l’utilisation d’une nouvelle méthode d’analyse du fonctionnement du cerveau permettrait de diagnostiquer les patients SLA plus tôt, pour leur permettre d’avoir accès plus rapidement aux traitements disponibles et permettre à un plus grand nombre de patients de participer aux essais cliniques visant à développer de nouveaux traitements. Tester cette hypothèse constitue le premier objectif de notre projet. Le second objectif consiste à tester l’effet de diverses molécules, sélectionnées sur les bases de nos résultats d’analyses moléculaires, pour leur capacité à restaurer des dysfonctionnements du cerveau propres à la SLA.
Bénéfices attendus
A l’heure actuelle, deux conditions sont nécessaires pour établir un diagnostic de SLA: 1) un signe de mort des neurones du cerveau, et 2) un signe de mort des neurones de la moelle épinière. Malheureusement, les premiers sont souvent masqués par les seconds, ce qui ralentit grandement le diagnostic de la maladie : il faut en moyenne 17 mois pour diagnostiquer la maladie. Or la maladie progresse très vite, 24 à 60 mois en moyenne, et le retard de diagnostic ralentit l’accès des patients aux traitements et limite leur participation aux études cliniques. Pour contourner la difficulté de mettre en évidence les signes de mort des neurones du cerveau et accélérer le diagnostic de la maladie, nous proposons de révéler les dérèglements du fonctionnement du cerveau par des approches d’investigation déjà présentes en clinique, afin d’accélérer le diagnostic de la SLA. Plusieurs études scientifiques suggèrent que le dysfonctionnement du cerveau pourrait être à l’origine de la SLA. Nous proposons donc également de tester l’effet de médicaments choisis pour améliorer le fonctionnement du cerveau, afin de déterminer s’ils pourraient constituer de nouveaux traitements de la SLA.
Procédures
Les animaux seront soumis à trois types d’interventions : - Une partie des animaux subira une chirurgie d'une durée de 30 minutes, puis une injection d'une durée de 30 secondes. - Une partie des animaux subira également une chirurgie d'une durée de 45 minutes puis sera isolé 24h tous les 15 jours ou tous les mois pour des enregistrements sur animal vigile. - En parallèle, les animaux recevront une injection/jour d'une durée de 30 secondes pendant 2 mois.
Impact sur les animaux
Trois types de nuisances sont attendues au cours de cette étude : 1- une partie des animaux aura des altérations motrices évoluant des pattes arrière vers les pattes avant et une perte de poids pouvant aller jusqu'à 40%. Pour d'autres animaux, une altération de l'extension des pattes arrière ou une diminution de la capacité à s'agripper seront observés. 2- L’isolement des animaux durant les 24 heures nécessaires à l’enregistrement de leur activité cérébrale, avant retour dans la cage avec leurs congénères. 3- Suite aux chirurgies, une inflammation, un saignement ou une réouverte de la plaie peuvent être observés. Suite aux injections répétées, une inflammation au point d'injection peut également être observée.
Devenir
Tous les animaux seront tous mis à mort à l’issue des procédures.
Remplacement
Ce projet consiste à déterminer si l’altération du fonctionnement du cerveau qui caractérise les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique pourrait aider au de diagnostic de la maladie et constituer une nouvelle cible thérapeutique. A l’heure actuelle, il n’est pas possible de recréer in vitro un cerveau entier. En conséquence, dans le cadre de la question biologique posée, le modèle animal ne saurait être remplacé par un modèle cellulaire.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires a été calculé, d’après nos travaux préliminaires, de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. De plus, pour limiter le nombre total d’animaux générés, nous proposons ici d’utiliser les mâles pour les suivis longitudinaux de l’activité du cerveau, et les femelles pour les analyses histologiques et moléculaires.
Raffinement
L’enrichissement de l’environnement des animaux (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton blanc), le maintien des interactions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Des points limites permettant de soustraire l’animal à la souffrance ont été établis. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie et analgésie pré et post opératoire.
Choix des espèces
Parmi les modèles de SLA, les souris sont les plus appropriées à notre étude car 1) elles présentent le niveau de complexité du cerveau et de la moelle épinière adéquat, 2) il existe plusieurs lignées de souris qui, dans leur ensemble couvrent plusieurs mutations retrouvées chez les patients contrairement aux modèles de primates (très rares) ou de rats (peu fréquents) et que la multiplication des modèles est désormais requise pour convaincre la communauté scientifique, et 3) elles permettent davantage de manipulations génétiques, par croisement, qui permettent en outre de répondre également à des questions mécanistiques. Les animaux seront utilisés à partir de 12 jours ou 40 jours et jusqu'à 12 mois maximum.
Rôle des astrocytes dans la sensibilisation à la cocaine chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 425 souris vont être utilisées, tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales de cocaïne cinq jours de suite, passent des tests comportementaux en enceinte, subissent des injections de virus dans le cerveau sous anesthésie, puis une perfusion intracardiaque. Le porteur indique que la cocaïne induit une dépendance pouvant se traduire par une surexcitation, de l'agressivité et de l'anxiété, évaluées chaque jour. Il affirme que l'addiction, en tant que trouble du comportement, ne peut être reproduite in vitro et nécessite l'animal entier.
Objectifs
Les astrocytes jouent un rôle majeur dans l'efficacité synaptique et contrôlent l'activité neuronale. Dans l'addiction à la cocaine, des dérégulations de l'homéostasie des neurotransmetteurs glutamatergiques et dopaminergiques ont été mis en évidence et certaianes études suggèrent que des défauts de fonctions astrcoytaires sont impliquées. L'homéostasie des neurotransmetteurs étant défini comme l'ensemble de processus permettant de maintenir les concentrations de ces molécules autour d'une certaine valeur ce qui implique des processus de libération dans le milieu extracellulaire et de recapture par les cellules. Les objectifs de ce projet sont de déterminer l'effet de la réactivité astrocytaire sur la réponse à la cocaine. Ainsi, nous analyserons particulièrement le rôle d'une protéine astrocytaire permettant de créer un réseau astrocytaire, sur le comportement, l'expression des gènes astrocytaires et la transmission dopaminergique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de la réactivité astrocytaire dans la sensibilisation à la cocaine et l'influence d'une protéine particulière,la connexine 30, sur les processus impliqués dans l'addiction. A long-terme, ce projet permettrait de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur une modulation de l'expression ou des fonctions de la connexine 30 afin de réduire les comportements compulsifs caractéristiques de l'addiction.
Procédures
1) injection intrapéritonéale de cocaine ou solution saline 1 fois/jour pendant 5 jours consécutifs (et un challenge au 15ème jour pour les souris réalisant des tests comportementaux) sur animaux vigiles, Cette procédure dure 30 secondes. 2) tests comportements: l'animal est placé dans une enceinte carrée où on enregistre son activité 30 min avant l'injection (habituation) et 30 min après. Ce test est réalisé pendant 5 jours consécutifs puis au 15ème jour, 3) injections intracérébrales de virus: l'animal est anesthésié et on injecte des virus permettant la modulation de l'expression de protéines spécifiques dans des cellules cibles. Nous administrons également un analgésique à l'animal. Cette procédure chirurgicale dure 30-45 min. 4) perfusion intracardiaque afin de réaliser des études histologiques et de vérifier l'expression des virus injectés. Cette procédure dure 20-30 min. 5) après sensibilisation à la cocaine, les animaux seront sacrifiés afin de préléver leur cerveau pour des analyses biochimiques ou pour réaliser des expériences sur des tranches aigues. Cette prcoédure dure 30 secondes.
Impact sur les animaux
L'administration de cocaine va entrainer une dépendance à la drogue chez la souris qui peut se traduire par une surexcitation, des comportement de recherche de drogue, une agréssivité et une anxiété. Ces paramètres seront quotidiennement évalués. Pour réduire la souffrance de l'animal suite aux injections de cocaine, induisant principalement du stress, les cages pourront être enrichies en coton et mouchoir. Pour réduire la souffrance de l'animal due à la perfusion intra-cardiaque, nous injecterons un antalgique. En cas de phénotype dommageable, des aménagements pourront être apporté au niveau de l’accès à la nourriture (placés directement dans la cage au lieu de la mangeoire). Des médicaments antalgiques ou analgésique pourront être proposés afin de limiter la souffrance de l’animal. Leur environnement pourra également être enrichi afin de limiter leur inconfort.
Devenir
Pour toutes les procédures: Euthanasie afin de réaliser des études immunohistochimiques ou biochimiques sur les animaux sensibilisés à la cocaine. Certains animaux qui ne sont pas en expérimentation seront conservés dans le cadre de l'élevage et du maintien de la lignée transgénique.
Remplacement
Le but majeur du présent projet est d’étudier le rôle des interactions neurogliales dans la sensibilisation à la cocaine chez l’animal entier, qui nécessite une approche in vivo sur modèle animal. Il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico alternatifs de l’addiction. De plus, l’addiction est un trouble du comportement et, en tant que tel, ne peut pas être récapitulé sur des lignées cellulaires humaines ou animales ou tout autre modèle in vitro, cellulaire ou subcellulaire.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux, nous utiliserons le même animal lorsque cela est possible pour analyser les effets au niveau du cortex préfrontal et du noyau accumbens. Nous estimons qu’une vingtaine de souris est nécessaire lors des expériences de test comportementaux pour obtenir des résultats suffisamment fiables pouvant être testés à l’aide d’un test statistique. Cependant, compte tenu de possibles aléas liés à l’injection du virus, nous ajoutons 5 souris supplémentaires soit un maximum de 25 souris par groupe testé. Pour les expériences de séquençage et de caractérisation microscopique et biochimique, une quinzaine de souris est nécessaire pour être testée à l’aide d’un test statistique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans une structure agréée qui tient compte de l'éthique animale. L'hébergement se fait dans des cages enrichies de coton afin de minimiser le stress induit par l'hébergement. Les animaux sont hebergés en groupes sociaux afin de réduire le stress. Le raffinement est complété par une surveillance journalière des animaux pour s'assurer que les conditions de bien-être sont respectées. En cas de souffrance constatée, toutes les mesures nécessaires pour réduire la souffrance seront mises en place (anesthésie, analgésie et/ou sortie du protocole). Des points limites généraux et spécifiques sont identifiés permettant de prendre les mesures nécessaires dans l’intérêt de l’animal dès l’apparition des signes modérés.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus répandue dans les laboratoires de Neurosciences aujourd’hui et toutes les lignées transgéniques utilisées ici se basent sur cette espèce. Elle permettra une meilleure reproductibilité des résultats et une meilleure comparaison avec ceux publiés dans la littérature. De plus, ce modèle permet d’étudier les interactions neurones-astrocytes dans des aspects comportementaux complexes Dans le but d’étudier les propriétés neuronales et astrocytaires et leurs interactions, les expériences seront réalisées chez la souris adulte où les réseaux neuronaux sont matures. Certaines propriétés neuronales et astrocytaires sont particulières au développement et créeraient un biais dans notre étude. Ainsi nous nous focaliserons sur les interactions neurogliales de la souris adulte.
Étude de l’impact du traitement des leucémies aigues myéloïdes sur l’expression du génome silencieux
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une irradiation corporelle totale, une injection de cellules leucémiques ou de moelle humaine, des prélèvements sanguins hebdomadaires et des cures de traitement injectées dans l'abdomen sur animal vigile, puis sont tuées pour analyser leur moelle osseuse. Le porteur indique que les souris porteuses de leucémie peuvent présenter des signes de souffrance selon la progression de la maladie. Il affirme que le modèle murin reste "indispensable", le contrôle d'une moelle saine traitée étant selon lui impossible à obtenir autrement.
Objectifs
Le génome silencieux (qui ne permet pas la production de protéines) représente plus de 50% du génome. Il est composé de fragments d’ADN capables de se déplacer dans le génome. Chez l’homme comme dans d’autres espèces animales, il est démontré que ces séquences peuvent interférer avec le génome codant pour des protéines avec un retentissement fonctionnel. Dans le cancer, les insertions de ces séquences dans des gènes suppresseurs de tumeurs peuvent être responsables de la cancérogénèse mais elles peuvent également interagir avec des séquences codantes de l’ADN pour produire de nouveaux antigènes (néoantigènes) spécifiques de la tumeur. Lorsqu’une séquence d’ADN ne doit pas être exprimée, la cellule le signale en marquant cette séquence avec une étiquette appelée méthylation. Ce phénomène de marquage est très présent sur le génome silencieux dans des maladies comme les leucémies aigues myéloïdes (LAM) limitant sa capacité d’interaction avec le reste du génome. A l’heure actuelle une partie des traitements utilisés dans ces maladies est connu pour avoir la capacité de retirer ce marquage. Notre hypothèse principale soutenue par des travaux préliminaires est que ces traitements pourraient favoriser l’interaction du génome silencieux avec le reste de l’ADN induisant des erreurs qui seraient faciles à repérer par le système immunitaire afin d’éliminer la maladie. L’objectif de ce projet est d’étudier de manière systématique l’expression du génome silencieux dans les leucémies aigues myéloïdes (LAM) soumis à un traitement. Il permettra tout d’abord une meilleure compréhension des mécanismes d’actions de ces traitements mais les erreurs favorisées par le traitement peuvent également constituer une source de cibles pour des thérapies spécifiques et contribuer à améliorer le pronostique effroyable de ces hémopathies.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples. Sur le plan scientifique, il permettra la description fine des mécanismes d’action des traitements qui retirent les marquages sur l’expression du génome silencieux dans les LAM et permettra une comparaison à des moelles saines traitées, impossibles à obtenir en dehors du cadre murin. Il permettra également d’établir un modèle de souris atteintes de LAM d’origine humaine afin de pouvoir tester d’éventuels traitements spécifiques des cibles identifiées dans le cadre d’un autre projet. Sur le plan médical, il peut permettre la découverte de cibles thérapeutiques permettant l’amélioration du pronostic de ces hémopathies.
Procédures
Les souris seront soumises à une irradiation corporelle totale (1 fois) suivie d’une injection de cellules tumorales ou de moelle saine. Des prélèvements sanguins hebdomadaires seront réalisés sur une partie des animaux. Des traitements seront administrés aux autres animaux. Ces traitements seront injectés directement dans l’abdomen à raison d’une fois par jour pendant 5 jours consécutifs. Deux cures seront réalisées avec 2 jours de repos entre chaque cure. Tous ces gestes seront réalisés sur animaux vigiles. Les gestes seront inférieurs à 2 minutes pour les injections/prélèvements. L’irradiation des animaux n’excédera pas 5 minutes au total
Impact sur les animaux
La réalisation des injections et prélèvements peut être source de douleur pour les animaux au moment de la piqûre. Les souris étant irradiées, le risque de toxicité en particulier digestive est présent avec une durée de quelques jours. Cependant, la dose d’irradiation étant faible, ce risque est très modéré. Les souris étant injectées avec des leucémies aigues myéloides, elles peuvent présenter des signes de souffrance dans le cas d’une progression de la leucémie.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin des expériences pour analyse post mortem de la composition de leur moelle osseuse
Remplacement
L’analyse transcriptomique sera au préalable réalisée sur les mêmes lignées de LAM traitées in vitro. Cependant, le contrôle nécessaire qui est celui d’une moelle saine traitée par les mêmes agents est impossible à obtenir en dehors de la souris, ce traitement n’étant administré qu’à des patients malades. Par ailleurs, ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire l’environnement auquel est soumis la cellule tumorale. L’utilisation du modèle Souris reste donc indispensable pour le projet.
Réduction
Le nombre d’expériences et donc d’animaux utilisés seront réduits au minimum pour permettre la reproductibilité des phénomènes observés en assurant la puissance statistique nécessaire en tenant compte de la variabilité expérimentale du modèle employé. L’analyse statistique entre les différentes conditions s’appuiera sur l’étude de l’expression différentielle des gènes en utilisant des modèles de régression linéaires. Les organes hématopoïétiques (moelle osseuse et rate) seront analysés chez toutes les souris après mise à mort.
Raffinement
Les animaux seront suivis tous les 2/3jours afin d’assurer leur bien-être et pour monitorer les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des points-limites ont été établis et une grille de score permettra d’évaluer de manière objective l’état des animaux.
Choix des espèces
Dans le cadre de notre projet, la souris est le modèle de choix pour ces expériences qui étudient la cancérogénèse et la recherche en thérapeutique du cancer. C’est la seule espèce présentant une souche exprimant les facteurs de croissances hématopoïétiques humains permettant une bonne prise de cellules myéloïdes à partir de moelle osseuse humaine saine dans un environnement médullaire proche de celui de l’être humain. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (6 à 12 semaines après la naissance). Nous n’attendons pas d’effet lié à l’âge des souris sur la croissance tumorale.
Utilisation de paraprobiotiques et d’un dérivé de la sérine dans le traitement des dérèglements métaboliques observés dans des modèles murins de prédiabète.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent chaque jour pendant dix jours un gavage ou une injection intrapéritonéale, subissent deux tests de tolérance au glucose, une coupure d'un à deux millimètres au bout de la queue et un prélèvement sanguin, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le projet vise à comprendre l'effet anti-hyperglycémiant de paraprobiotiques en vue d'un complément alimentaire pour l'homme. Le porteur affirme que le recours à l'animal est "nécessaire", aucun modèle in vitro ne simulant selon lui les interactions entre organes qui règlent la glycémie.
Objectifs
Des résultats préliminaires ont mis en évidence un effet anti-hyperglycémiant de bactéries non pathogènes naturellement présentes dans l’intestin, inactivées par la chaleur (appelé paraprobiotiques) et d’un métabolite dérivé de la sérine (présent chez les bactéries et les plantes) dans un modèle in vivo de prédiabète induit par un régime riche en graisse mais également dans un modèle de souris saine. Un des objectifs de notre projet est de déterminer le mécanisme biologique impliqué dans cet effet anti-hyperglycémiant. Ce projet a pour objectif final le développement d’un complément alimentaire pour prévenir le prédiabète et ainsi le développement du diabète. Pour ce faire, plusieurs paraprobiotiques ainsi que des métabolites dérivés de la sérine seront administrées par gavage ou injection intrapéritonéale à un modèle de souris saines afin d’élucider le mécanisme d’action et les tissus cibles mis en jeu.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de determiner le mécanisme mis en jeu par les bactéries sélectionnées ou le métabolite bactérien dérivé de la sérine pour obtenir cet effet anti-hyperglycémiant. La mise en evidence de ce mécanisme est incluse dans un projet de maturation qui vise, à terme, à developper un complément alimentaire, pour l’homme, à partir de ces paraprobiotiques et/ou de ce métabolite. Ce complément alimentaire jouerait un rôle anti-hyperglycémiant au stade de pré-diabète et permettrait ainsi de prévenir le développement du diabète.
Procédures
Les animaux seront gavés ou recevront une injection en intra-péritonéale quotidiennement pour une durée totale de 10 jours (deux fois 5 jours). Les animaux seront soumis également à deux tests de tolérance au glucose (test de tolérance orale (gavage oro-gastrique du glucose, de quelques secondes) ou test de tolérance avec injection de glucose en intra-péritonéale (de quelques secondes). Pour ces tests de tolérance au glucose les souris subiront une petite coupure unique à l’extrémité de la queue de 1 à 2mm (1 seconde). Un prélèvement de sang sera effectué sur animaux vigiles, au niveau de la veine submandibulaire une seule fois avant de l’euthanasie (15 secondes). Les animaux seront mis à jeun des animaux avant les tests (6h) en période diurne.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à un stress sur un temps très court (moins de 10 secondes) au cours de la contention nécessaire lors des gavages et à de l’injection en IP sur une période de 5 jours. Les gavages et l’IP seront réalisés par du personnel expérimenté. D’après les résultats préliminaires du laboratoire, ces gavages avec les différents composés n’induisent pas de perte de poids. Le poids des souris sera de plus contrôlé deux fois par semaine. Comme nous devrons mettre les souris à jeun avant les tests de tolérance orale au glucose, afin d’éviter une période de jeûne trop drastique, celui-ci ne sera pas réalisée durant la phase nocturne mais en phase diurne durant 6h.
Devenir
L’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin de chaque procédure et certains de leurs organes et tissus seront prélevés pour des analyses, ncessaires au projet.
Remplacement
Il n’existe pas aujourd’hui de modèle ou de technique in vitro permettant de simuler les interactions inter-organes impliquées dans la régulation de la gycémie d’un individu. Le recours à des animaux est donc nécessaire pour intégrer l’ensemble des données obtenues à partir du sang (glycémie), des tissus du système digestif (l’intestin) et des organes internes impliqués dans la régulation des taux de glucose dans le sang (pancréas, foie et muscle).
Réduction
Nous avons prévu d’inclure 12 souris par groupe expérimental, car d’après les études déjà menées au laboratoire, ce nombre apparait nécessaire afin de permettre la mise en évidence de différences statistiques significatives (P value de 5% avec une puissance de 80%) compte-tenu de la variabilité connue du paramètre « glycémie » mesuré. De plus, nous avons fait le choix d’utiliser les mêmes groupes de souris contrôles et de souris traitées avec la metformine pour les deux expériences de la procédure 1 et le même groupe de souris contrôles pour les deux expériences de la procédure 2 afin de réduire le nombre d’animaux utilisés : au total 2 groupes de 12 souris contrôles et 2 groupes de12 souris traitées avec de la metformine sur les deux procédures = 48 souris au lieu de de 4 groupes de 12 souris contrôles et 4 groupes de souris 12 traitées avec de la metformine sur les deux procédures, soit 96 souris (nombre divisé par 2). Des études de biochimie sur des bactéries disponibles au laboratoire nous ont permis d’identifier des protéines de la surface des paroies bactériennes potentiellement intéressantes dans le contexte de la régulation de la glycémie (ces protéines ont des structures proches d’une autre protéine bactérienne connue pour ses effets améliorateurs de la glycémie). Ces protéines sont présentes sur huit souches d’intérêt (alors que nous disposons d’une collection de 40 souches donc cela nous a permis de réduire le nombre de paraprobiotiques à tester). Des points limites ont été définis pour chaque procédure.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d’un enrichissement avec du papier absorbant à déchiqueter, d’un bâton à ronger et d'un abri en propylène rouge. Les animaux seront surveillés 2 fois par semaine (surveillance visuelle plus suivi du poids). Une perte de poids dépassant 20 % du poids initial de l’animal sera considérée comme un point limite. De même des comportements atypiques de type poil hérissé, prostration, absence de toilettage ou léthargie pendant plus de deux jours ou stéréotypie seront également considérés comme des points limites entrainant l’arrêt précoce du protocole sur les animaux concernés et leur euthanasie. Les souris seront 3 par cage pour éviter l'isolement et réduire le stress.
Choix des espèces
Le modèle souris est largement utilisé pour les recherches sur les maladies métaboliques en raison de ses réponses reproductibles due à une moins grande variabilité individuelle. Nous disposons également de données préliminaires sur ce modèle animal. Nous avons choisi de travailler sur des animaux de 8-12 semaines d’âge afin de travailler sur des animaux adultes ayant un microbiote stabilisé et car nos données préliminaires ont été réalisées sur des animaux du même âge.
Role du TNFα microglial dans la consolidation de la mémoire.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
40 souris vont être utilisées, gardées vivantes pour être réutilisées ensuite dans d'autres expériences, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent pendant six jours un régime supplémenté en tamoxifène, qui peut leur faire perdre du poids, puis passent un test de mémoire consistant en une tâche motrice d'environ une heure deux jours de suite. Le porteur admet ne pas savoir si la perte de poids tient à l'appétence des aliments ou à des effets métaboliques. Il affirme qu'il n'est "pas possible" d'étudier la mémorisation pendant le sommeil autrement que sur des animaux vivants.
Objectifs
Le TNFα produit par les microglies contrôle l'activité des synapses inhibitrices dans le cortex et de ce fait, modifie certains paramètres du sommeil comme la structure des ondes lentes. Les ondes lentes sont necessaires à la consolidation de la mémoire par le sommeil. L'objectif de ce projet de montrer le TNFα microglial est necessaire à la consolidation de la mémoire par le sommeil
Bénéfices attendus
Quasiment toutes les pathologies du cerveau sont accompagnées de troubles du sommeil. D'autre part, toutes ces pathologies présentent des signes d'inflammation du cerveau, c'est-à-dire d'activation des cellules microgliales. Notre projet propose d'étudier le lien entre l'activation microgliale et les troubles du sommeil.
Procédures
Les souris seront exposées pendant 6 jours à un régime supplémenté en tamoxifen. Il est possible qu'elles perdent du poids pendant cette période. Nous n'avons pas identifié si cette perte de poids est due aux aliments qui seraient moins appétant ou à ses effets métaboliques. Les animaux feront ensuite un test de consolidation de la mémoire qui consiste en une tache motrice pendant environ 1h deux jours de suite
Impact sur les animaux
Il est possible que les animaux perdent du poids de manière transitoire lors du changement de régime. La manipulation des souris et le test d'apprentissage lui même sont susceptibles d'engendrer du stress et de l'inconfort aux souris.
Devenir
À l'issue des tests comportementaux, les animaux seront remis en cage de maintien sans autre manipulation. Aucune euthanasie ou prélèvements ne sera nécessaire dans le cadre de ce projet. Les animaux pourront être réutilisés par la suite dans d’autres expériences.
Remplacement
Il n'est pas possible d'étudier la mémorisation pendant le sommeil autrement que sur des animaux vivants.
Réduction
Nous utiliserons 40 souris soit deux groupes de 20 animaux. C'est selon l'article sur lequel nous fondons notre étude et les expériences précédentes d'apprentissage réalisées dans le laboratoire, le nombre minimal pour arriver à des résultats significatifs. Les resultats seront analysés par des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Les souris sont stabulées en cages ventilées et leur milieu est enrichi par des copeaux de carton. Elles sont controlées tous les jours par du personnel compétent et seront sorties du protocole si elles atteignent un point limite. Pour réduire au maximum l'inconfort et le stress des souris, elles seront habituées à être manipulées tous les jours de la semaine précédent l'experience. Le jour de l'expérience, elles seront introduites dans la salle d'expérimentation 1h avant le début du test et celui-ci ne dure pas plus d'un heure, pour ne pas perturber trop leur sommeil. Enfin, l'appareil sur lequel se fera le test est concu pour que les souris qui ratent leur essai ne tombent que de quelques centimetres pour diminuer le stress lié à l'essai et les risques de blessures.
Choix des espèces
Travailler sur la souris permet de travailler dans la continuité de nos études précédentes. Puisque notre but est ici d'étudier le role du TNFα produit par la microglie, nous n'avons comme seul outil disponible les outils génétiques chez la souris. Les expériences se feront sur des jeunes adultes entre 2 et 5 mois qui est une période classique d'étude des comportements d'apprentissage liés au sommeil.
Evaluation d’une nouvelle solution de préservation myocardique ex-vivo en condition de préservation hypothermique statique et dynamique.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
11 porcelets vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention de trente minutes pour prélever le bloc cœur-poumon, dont le cœur servira à tester une nouvelle solution de préservation d'organe destinée à la transplantation cardiaque humaine. Le porteur affirme qu'il n'existe "aucun modèle alternatif" à l'animal pour étudier le métabolisme du myocarde et que "seul un modèle sur le gros animal" permet d'extrapoler à l'homme. Il indique avoir écarté la transplantation in vivo, qui aurait doublé le nombre d'animaux.
Objectifs
La transplantation cardiaque est le traitement de référence de l’insuffisance cardiaque avancée réfractaire au traitement pharmacologique. Durant le prélèvement cardiaque sur donneur, la préservation de l’organe est réalisée par immersion de ce dernier dans une solution de préservation à 4°C, afin de diminuer significativement son métabolisme et permettre ainsi de limiter son altération liée à l’absence d’oxygène pendant son transport vers le centre de transplantation. Plusieurs types de solution de préservation d’organe ont été développés depuis les années 1980. Leur principes communs reposent sur leur capacité à préserver en hypothermie le cœur pendant une durée maximale de 4 heure, une fois l’organe immergé dedans. La préservation du cœur est alors assurée par son arrêt total (réduisant alors de manière importante le métabolisme cardiaque) ainsi que grâce à des agents anti-œdémateux et antioxydant qui permettent de limiter l’altération de l’organe lors de sa préservation. L’objectif de cette étude est d’établir l’efficacité et la sureté d’utilisation d'une nouvelle solution de préservation d’organe extracellulaire. Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en condition physiologique. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique ni à partir d’un modèle mathématique.
Bénéfices attendus
Cette étude permettrait, de démontrer que la préservation myocardique avec cette nouvelle solution de préservation est effective et de comparer cette solution à une autre solution couramment utilisée . Il s'agit de déterminer si cette solution permettent ou non d'améliorer la qualité de la préservation par rapport à la solution déjà connue, afin d'améliorer les performances hémodynamiques et métaboliques du greffon cardiaque une fois transplanté.
Procédures
Les animaux seront soumis à une seule intervention de 30 minutes, réalisée sous anesthésie générale, consistant au prélèvement du bloc coeur-poumon à l'issue de laquelle les animaux ne seront pas réveillés. Il n'y a aucune intervention prévue sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
La seule nuisance sera l'injection intra musculaire permettant d’obtenir une sédation vigile et une tranquiliation avant de réaliser l'anesthésie générale.
Devenir
La finalité de l'étude est d'évaluer la fonction et les lésions du greffon cardiaque après perfusion hypothermique à l'aide d'un nouveau soluté de préservation. Il n'existe pas d'autre modèle pour étudier ce système de conservation. L'ensemble des procédures impliquent l'explantation du coeur ce qui rend la réutilisation, le replacement ou l'adoption des animaux inenvisageable.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en condition physiologique. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique ni à partir d’un modèle mathématique. De même, la perfusion d’organe ex vivo repose sur l’utilisation d’un organe et non d’un tissu ou d’une culture cellulaire (pas d’alternative in silico ou in vitro). Il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un cœur prélevé sur un système vivant. Par ailleurs seul un modèle sur le gros animal permet d’extrapoler facilement les résultats à l’homme, dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan physiologique et métabolique.
Réduction
La fonction contractile du greffon cardiaque sera évaluée sur une machine de perfusion ex vivo après la phase de préservation hypothermique; nous privilégions cette approche d'évaluation fonctionnelle sur organe isolé plutôt qu'une transplantation in vivo qui nécessiterait d'inclure le double du nombre d'animaux (1 animal donneur et 1 animal receveur pour chaque expérimentation) d'autant plus que la transplantation cardiaque sur le porc est une technique chirurgicale difficile qui exposerait à un haut risque d'échec de la procédure sans que nous puissions atteindre notre objectif d'évaluation de la fonction cardiaque. Le nombre d’animaux par groupe est fixé à 3 afin de pouvoir réaliser des tests de comparaison statistique entre les groupes. Au total 9 animaux seront utilisés pour cette étude afin de mettre en évidence une différence significative entre les groupes.
Raffinement
Respect d’une période d’acclimatation d’une semaine minimum entre l’arrivée à l’animalerie du laboratoire et l’inclusion dans le protocole - Hébergement en groupe de deux pour favoriser le contact régulier entre congénères - Environnement adapté à chaque phase de l’expérimentation pour réduire l’angoisse des animaux (accompagnement et anxiolyse durant le transfert depuis l’animalerie jusqu’en salle d’intervention) - Procédures expérimentales réalisées par du personnel qualifié et expérimenté (chirurgiens séniors, techniciens anesthésistes) permettant un temps interventionnel réduit au minimum pour chaque animal - Privilégier les ponctions vasculaires percutanées échoguidées artérielles et veineuses, pour mise en place des cathéters de monitoring hémodynamique: moins de souffrance, moins de saignement et risque infectieux réduit
Choix des espèces
Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en condition physiologique. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique ni à partir d’un modèle mathématique. De même, la perfusion d’organe ex vivo repose sur l’utilisation d’un organe et non d’un tissu ou d’une culture cellulaire (pas d’alternative in silico ou in vitro). Il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un cœur prélevé sur un système vivant. Par ailleurs seul un modèle sur le gros animal permet d’extrapoler facilement les résultats à l’homme, dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan physiologique et métabolique. Les animaux utilisés dans chaque protocole expérimental sont des porcelets de 30 à 40 kg. A ce stade de développement les porcs ont un système circulatoire très proche de l’homme et leur gabarit permet une modélisation chirurgicale optimale pour l’implantation du cœur sur machine de perfusion ex vivo. Par ailleurs l’analyse métabolique du greffon cardiaque nécessite des prélèvements plasmatiques et tissulaires d’un volume minimum de 400 microlitres et d’un poids minimum de 35 mg respectivement pour chaque spécimen, sachant que ces prélèvements seront répétés pendant les 4 heures de perfusion ex vivo (toutes les heures pour les échantillons plasmatiques et pour les biopsies myocardiques). En conséquence, seul un modèle expérimental sur le gros animal peut permettre de satisfaire à ces contraintes répétées de volume et de poids des prélèvements biologiques destinées à l’analyse du métabolisme.
Effet d’un probiotique de nouvelle génération dans un modèle murin de la cholangite sclérosante primitive
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
288 souris transgéniques développant une maladie du foie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un gavage quotidien pendant 28 jours, puis un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie profonde avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le porteur reconnaît que le gavage sur animal vigile peut provoquer un stress et, rarement, des lésions de l'œsophage. Il vise une "preuve de concept" de l'effet d'un probiotique sur la cholangite sclérosante primitive, dont la transposition à l'homme reste hypothétique, et affirme qu'on ne peut pas recréer in vitro la complexité d'un "organisme entier".
Objectifs
La cholangite sclérosante primitive (CSP) est une maladie chronique du foie affectant les voies biliaires, souvent associée à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Plusieurs études ont démontré l’importance du microbiote intestinal dans le développement des MICI et de la CSP. Nous avons identifié une bactérie commensale du microbiote intestinal possédant des propriétés anti-inflammatoires, qui utilisée comme probiotique de nouvelle génération, a un effet bénéfique sur les MICI. Le but de cette étude est d’évaluer l’effet de cette bactérie sur la CSP, en utilisant un modèle murin transgénique qui développe spontanément une pathologie du foie qui mime la CSP. Nous traiterons ces souris en leur administrant le probiotique quotidiennement par voie oral. Nous analyserons leur microbiote intestinal avant et après administration du probiotique afin d’évaluer l’impact de ce traitement sur le microbiote. Nous comparerons le foie des souris traitées par le probiotique au foie des souris traitées par placebo pour évaluer l’effet de la bactérie sur les manifestations de la CSP. Nous attendons de cette étude la preuve de concept de l’effet bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP.
Bénéfices attendus
La cholangite sclérosante primitive (CSP) est une maladie grave exposant au risque de cirrhose et de cholangiocarcinome. Actuellement, le seul traitement efficace de la CSP est la transplantation hépatique. Or ce traitement est réservé aux patients avec une maladie avancée et n’est pas toujours possible en cas de cancer. Il est donc primordial d’étudier d’autres pistes thérapeutiques. Nous attendons de cette étude la preuve de concept de l’effet bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP et son éventuelle transposition à l'homme dans le cadre du traitement de la CSP.
Procédures
Les animaux seront produits au sein de l’établissement. A 4 semaines, ils seront soumis à un gavage quotidien sur animal vigile (15 secondes/animal) durant 28 jours. A l’issue de la période de traitement (4 semaines), les animaux subiront un prélèvement sanguin terminal unique sous anesthésie profonde (5 minutes) puis seront immédiatement euthanasié sans réveil de l’animal.
Impact sur les animaux
Le modèle de souris transgénique développe une cholangite sclérosante primitive avec le temps, nous utiliserons ici des animaux jeunes adultes dans lesquels les lésions du foie sont déjà présentes mais à un stade débutant n’entrainant aucun symptôme pour l’animal. Le gavage quotidien sur animal vigile peut être source de stress et d’inconfort pour l’animal. De façon extrêmement rare, il peut induire des lésions traumatiques de l’œsophage. L’administration de la bactérie ne devrait pas entrainer de nuisance en dehors du geste technique (gavage).
Devenir
L’ensemble des animaux (n=288) sera euthanasié à la fin de la période de traitement afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et analyser le potentiel effet bénéfique du traitement sur la CSP.
Remplacement
Dans la mise en œuvre de ce projet, un système vivant est nécessaire pour reproduire les interactions foie-intestin mises en jeu dans le développement de la CSP, et l’effet bénéfique potentiel d’un probiotique. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec ces interactions inter-organes et tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Nous travaillons avec modèle animal (souris transgéniques) reconnu pour cette maladie biliaire afin d’évaluer les effets bénéfiques in vivo d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP.
Réduction
Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de souris. Un nombre de 12 souris par groupe est prévu afin de pouvoir réaliser des statistiques. Un total de 288 souris sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie si les actes le nécessitent). Dans ce projet, l’administration de la bactérie ne devrait pas entrainer de nuisance en dehors du geste technique (gavage sur animal vigile) mais plutôt un bénéfice pour les animaux avec un ralentissement de la progression de la maladie du foie. De plus, le fait que ce geste soit pratiqué par une personne formée et expérimentée ainsi que l’utilisation de matériel adapté permettent de réduire significativement les nuisances liées au geste technique lui-même.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : Le projet a pour objectif d'évaluer le potentiel bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération dans la CSP. Afin de répondre à cet objectif nous allons utiliser le modèle animal reconnu pour cette maladie biliaire qui est représenté par un modèle de souris invalidé pour un gène qui modifie la composition de la bile (modèle préclinique le mieux validé de CSP). Nous attendons de cette étude la preuve de concept de l’effet bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP et son éventuelle transposition à animal/homme dans le cadre du traitement de la CSP. Justification des stades : Dans la grande majorité des études précliniques, les souris transgéniques modélisant la CSP sont traitées entre l’âge de 4 semaines, stade des lésions débutantes, et 8 semaines, stade auquel les lésions atteignent un plateau. Nous suivrons ce schéma validé dans de nombreuses études et débuterons ainsi le traitement chez des souris âgées de 4 semaines lorsque les lésions hépatiques sont débutantes, et ainsi accessibles à un traitement qui permettrait de freiner leur évolution. Justification du sexe : Chez la souris, comme chez l’Homme, la gravité des lésions hépatiques est variable en fonction du sexe. De plus, le même traitement peut avoir une efficacité variable en fonction du sexe. En effet, dans un projet précédent nous avions obtenu des résultats différents chez les souris mâles et les femelles. C’est pourquoi, il est nécessaire d’inclure dans ce projet 50% de souris mâles et 50% de souris femelles.
Un enrichissement environnemental innovant pour la santé et le bien-être de la truite en élevage
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
288 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont isolées de leurs congénères dans un test de réactivité émotionnelle conçu comme une situation anxiogène, reçoivent une injection d'immunostimulant, subissent des prises de sang répétées et une mise à jeun de 24 à 48 heures, avant d'être tuées par surdose d'anesthésiant pour prélever leurs organes. Le projet teste un rideau de bulles censé améliorer le bien-être des truites en élevage. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" à l'expérimentation, une étude sur le bien-être des poissons qui se solde par la mise à mort des 288 individus.
Objectifs
La recherche de méthodes préventives et durables conciliant le contrôle de pathogènes et le bien-être des poissons devient une priorité pour la filière piscicole. L’enrichissement du milieu vise à améliorer les besoins psychologiques et physiologiques d’un animal captif par la complexification de son environnement. Si cette pratique existe déjà chez les espèces de rente terrestres, la filière piscicole ne l'a pas encore adoptée, sans doute par manque de connaissances scientifiques et de réglementations spécifiques au bien-être des poissons. Par ailleurs, l’enrichissement consistant à ajouter des dispositifs physiques dans le bassin rend difficile son entretien et peut constituer un réservoir bactérien altérant la santé des poissons, ce qui expliquerait aussi la réticence de la filière pour la mise en place de ces pratiques. Dans ce projet, nous étudierons les effets d’un enrichissement innovant consistant à introduire dans le bassin dès les premiers stades de vie un dispositif de bullage constitué d’un tuyau générant un rideau de bulles, puisque des observations préliminaires ont montré l’attrait des poissons dans des zones où sont diffusées des bulles. Nous évaluerons l’impact à court et à long terme de ces rideaux de bulles sur la croissance, la cinétique de la réponse immunitaire, le parasitisme, ainsi que sur les comportements et la réponse au stress des poissons. Nous allons pour cela réaliser des enregistrements vidéo du comportement des poissons pendant deux périodes d’élevage (2,5 mois et 4.5 mois d’élevage), à l’issue desquelles des tests de comportements pour la mesure des réponses émotionnelles seront réalisées, ainsi que des injections de différents immunostimulants pour mesurer les capacités de réponse immunitaire innée des poissons. L’accent sera mis sur l’observation des comportements agressifs que nous pensons ainsi pouvoir limiter car ils peuvent être sources de lésions et de stress impactant le système immunitaire. Ce type d’enrichissement permettrait d’intégrer la notion de « positive welfare » en élevage en favorisant l’expression de comportements de jeu, tout en garantissant un entretien facile et un bon état de santé des poissons.
Bénéfices attendus
Le projet a pour but d'évaluer l'impact d'un nouvel enrichissement du milieu de vie des poissons sur leur bien-être et leur santé. La stratégie d'enrichissement que nous proposons de développer serait facile à mettre en place en élevage et les contraintes liées à l'entretien seraient limitées contrairement aux structures complexes habituellement testées et proposées pour enrichir les bacs d'élevage.
Procédures
Test de réactivité émotionnelle : le test consiste à introduire un individu dans un nouvel environnement séparé de ses congénères, ce qui représente une situation anxiogène pour l'animal, et vise à analyser la perception que l'animal se fait de cet environnement par analyse comportementale sur vidéo. Les poissons seront filmés pendant les 20 premières minutes, puis laissés 20 min supplémentaires avant d’être immédiatement mis à mort par surdose d'anesthésiant. Evaluation de la réponse immunitaire innée : Un immunostimulant est une substance qui stimule les défenses immunitaires (vaccin par exemple). Pour comparer la capacité des animaux à induire une réponse immunitaire, il est nécessaire de les stimuler de manière contrôlée en injectant des immunostimulants (bactériens ou viraux) puis en mesurant par qPCR les gènes de l’immunité exprimés dans le sang ou les organes du système immunitaire (rein antérieur et rate). Les animaux subiront une unique injection (50µl) d'immunostimulant (ou du PBS, lot contrôle), puis des prises de sang répétées seront réalisées à J+1 puis à J+5. Chacune de ces interventions sera réalisée sous anesthésie par du personnel expérimenté et dure 10 secondes au maximum. La dernière prise de sang ets les prélèvements d'organes seront réalisés sur l’animal mort.
Impact sur les animaux
Lors du test comportemental de Réactivité Emotionnelle (procédure 2), les nuisances attendues sont le stress induit par la pêche des poissons, et l'isolement social en environnement nouveau que nous cherchons précisément à mettre en évidence à travers les réponses émotionnelles des poissons. Ces tests dureront 40 minutes (20 min d’observation vidéo et 20 min avant la pêche). Par expérience, nous savons que ces tests d'isolement de seulement 40 min créent un stress mais le pic de cortisol reste bien en-deçà des niveaux atteints lors des procédures classiques induisant un stress aigu (confinement prolongé). La cortisolémie revient à un niveau basal après 2h; Cette nuisance attendue est classée légère. Pour l’évaluation de la réponse immunitaire innée (procédure 1). Les nuisances attendues sont une douleur induite par les injections d’immunostimulants et qui seront surveillées de près, ainsi qu’une une émersion des animaux qui sera réalisé après anesthésie et ne durera pas plus de 10 secondes pour réaliser les injections d’immunostimulants. Il en sera de même pour les deux prises de sang, qui seront répétées sur les mêmes individus en l’espace de 4 jours à l’issue de la deuxième période uniquement. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée. Enfin, les animaux seront également mis à jeun entre 24 et 48 heures avant toute manipulation pour éviter des problèmes de régurgitations des poissons pouvant survenir lorsque l'estomac est plein.
Devenir
Il y aura des prélèvements d’organe sur une partie des animaux ayant subi une injection d'immunostimulants. Ces prélèvements nécessitent une mise à mort. Aucun poisson ne sera ré-utilisé à l'issue de ce projet. Ils seront donc tous mis à mort.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative à cette expérimentation animale puisque le but de cette étude est principalement d’observer le comportement des poissons en réponse à la présence ou à l’absence d’un enrichissement de l'environnement dans l’optique d’une application future en élevage. Les réponses émotionnelles et immunitaires des poissons à cet enrichissement nécessitent également de manipuler des animaux vivants.
Réduction
Le nombre d’animaux prélevés ainsi que le nombre de bacs d'élevage par traitement (lorsque le bac devient l'unité statistique pour l'observation du groupe à la vidéo) ont été réfléchis pour permettre des analyses statistiques fiables. Le nombre d'animaux par bac a aussi été ajusté au mieux pour se rapprocher des conditions réelles en élevage mais également pour assurer une densité optimisant la stabilité hiérarchique des poissons au sein des bacs (
Raffinement
Lors des tests comportementaux de Réactivité Emotionnelle, les manipulations sont réalisées le plus rapidement possible pour limiter le stress. Un rideau opaque sera disposé autour de l’ensemble des bacs d’élevage et des bacs utilisés pour réaliser les tests comportementaux de Réactivité Emotionnelle afin de les isoler du reste de la zone d’alevinage, et limiter le stress des poissons. L’ensemble de ces dispositifs sont situés à proximité afin de limiter au minimum le stress du transfert pour réaliser les tests de comportement. Le marquage, les injections ou les prises de sang seront réalisées sous anesthésie avec de la tricaïne MS-222 et du bicarbonate de soude pour tamponner le milieu et éviter un stress d’acidité. Lors des injections, les poissons seront pêches et anesthésiés par groupe de 5, puis ils seront déposés sur une serpillère humide pour éviter la déperdition de mucus. Le corps et les yeux des poissons seront recouvert de cette serpillière pour les isoler de l’environnement ambiant. Après manipulation (injection ou prélèvement de sang), ils seront mis dans un bac de réveil, avant de rejoindre leurs congénères non manipulés dans leur bac d’élevage.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. La question du bien-être de cet animal de rente est donc primordiale Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusée dans la communauté scientifique (environ 50 000 références).
Analyse de l’hétérogénéité et du rôle des cellules myéloïdes dans des modèles murins de lymphomes Diffus à Larges Cellules B (DLBCL)
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements sanguins sur animal vigile, une irradiation destinée à les rendre aplasiques, des greffes de cellules souches, des injections intraveineuses, sous-cutanées et intrapéritonéales, et une induction de lymphome par des globules rouges de mouton et du tamoxifène, les animaux étant tués dès une perte de poids de 20 % ou un gonflement abdominal. Le projet cherche à comprendre le rôle des cellules myéloïdes dans un cancer du sang humain et à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Le porteur affirme que la souris est un modèle "irremplaçable" et qu'"aucun autre système" ne peut s'y substituer.
Objectifs
Le lymphome diffus à grandes cellules B (DLBCL) est un groupe de cancers du sang qui se disséminent dans les organes lymphoïdes. Il est très agressif et la survie du patient atteint de DLBCL se compte en nombre de mois en absence de traitement. Malgré des traitements standards efficaces, environ 30 à 40 % des patients atteints de DLBCL meurent de leur maladie. Ce manque d'efficacité thérapeutique contre le DLBCL a été attribué entre autres par la présence de cellules immunitaires d’origine myéloïde. Ces cellules myéloïdes pourraient participer à la survie et au maintien des cellules tumorales chez des patients atteints de DLBCL, et pourraient aider les cellules tumorales à échapper à la reconnaissance immunitaire, donc pourraient contrecarrer les bénéfices des thérapies administrées aux patients. Jusqu’à présent, toutes les études visant à comprendre le rôle des cellules myéloïdes dans le DLBCL portaient sur des échantillons prélevés sur des patients atteints de DLBCL. Cependant, les accès aux biopsies sont limités : les biopsies ne sont pas fréquentes, et pour celles qui nous parviennent, elles ne contiennent que peu très peu de cellules myéloïdes et tumorales, et ne nous permettent pas de poursuivre des analyses expérimentales poussées. Ainsi, ce projet vise à développer des modèles de DLBCL chez la souris afin de déterminer comment, au cours de la progression tumorale, les cellules myéloïdes alimentent l’expansion des cellules tumorales. Les objectifs de ce projet sont : 1) Analyser les populations de cellules myéloïdes infiltrant les organes atteints par les cellules tumorales ; 2) Déterminer le rôle des populations myéloïdes dans le maintien de la survie des cellules tumorales ; 3) Identifier des cibles thérapeutiques exprimées par les cellules myéloïdes, et les valider expérimentalement. Ce projet en expérimentation animale est critique pour avancer sur notre compréhension du lymphome agressif DLBCL chez l’homme, contre lequel les traitements actuels ne sont pas efficaces à 100%.
Bénéfices attendus
Ce projet en expérimentation animale est essentiel pour plusieurs raisons : - il permet de mieux comprendre comment les cellules myéloïdes favorisent la persistance des cellules tumorales, et la résistance des patients atteints de DLBCL aux thérapies anti tumorales utilisées actuellement en clinique. - il participe à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques présentes sur ces cellules myéloïdes, qui pourraient être spécifiquement ciblées et/ou neutralisées en clinique pour améliorer les traitements actuellement appliqués, et qui restent sans effet chez des patients DLBCL. - il permet de valider l’efficacité thérapeutique de nouveaux traitements de DLBCL sur des modèles précliniques murins.
Procédures
En ce qui concerne les interventions, aucune intervention chirurgicale n’est prévue dans ce projet. Des prélèvements sanguins via la veine sous maxillaire sont effectués sur animaux vigiles (540 animaux). 560 animaux seront irradiés. Quant aux gestes techniques, le projet comprend des injections intraveineuses et sous-cutanées sur animaux anesthésiés par voie gazeuse (isoflurane et oxygène) (972 animaux), des injections par voie intrapéritonéale (772) sur animaux vigils selon la réglementation en vigueur.
Impact sur les animaux
Dans ce projet d’expérimentation animale, nous réalisons plusieurs gestes techniques nous amenant à : 1) administrer de cellules de lymphome d’origine murine; 2) irradier des animaux pour les rendre aplasiques et pouvoir reconstituer leur système immunitaire avec des cellules souches hématopoïétiques modifiés; 3) effectuer des administrations par voie intraveineuse de cellules immunitaires purifiées; 4) administrer un inhibiteur du développement des cellules myéloïdes par la voie intra-péritonéale, ou administrer des inhibiteurs de la vascularisation des tumeurs par la voie sous-cutanée; 5) induire des lymphomes B par administration de globules rouges de mouton et de tamoxifène. Toutes ces procédures nécessitent de la contention à l’origine d’un stress passager de l’animal (5 minutes). Les procédures impliquant l’administration d’un traitement par voie intrapéritonéale sur animaux vigils entrainent une douleur locale de 2 secondes causée par la piqure de la seringue. Toute autre administration (voie intraveineuse ou sous-cutanée, prélèvements sanguins) se réalise sur animaux anesthésiés et ne provoque pas d’inconfort le temps de la manipulation. Les injections intraveineuses et les prélèvements sanguins par voie rétro-orbitales entrainent un inconfort passager (5 minutes) de l’oeil qui est soignée par l’application d’un gel oculaire dès la fin de la procédure. L’irradiation n’entraine aucun effet indésirable dès lors que les animaux reçoivent une greffe de cellules souches hématopoïétiques suivie d’un traitement antibiotique continu de 4 semaines. L’immunisation par des globules rouges de mouton et le transfert adoptif n’entraine aucun effet indésirable sur le long terme. L’administration de tamoxifène peut entrainer une perte de poids de 10% le temps du traitement (ici, 9 jours). La croissance tumorale du lymphome peut entrainer une perte de poids dans 10% des cas ou un gonflement abdominal. La mise à mort des animaux concernés sera appliquée dès lors que la perte de poids atteindra 20% du poids total, ou qu’un gonflement abdominal est observé.
Devenir
Les animaux (mus musculus) sont euthanasiés pour effectuer des prélèvements de plusieurs organes, et effectuer des analyses biologiques en laboratoire.
Remplacement
Il nous est à ce jour impossible de recréer grâce à des modèles informatiques ou des modèles de culture cellulaire tous les facteurs physiologiques et environnementaux permettant à une tumeur de se développer, d’être irriguée par le sang, drainée par la lymphe, de modifier son environnement, et d’interagir avec les cellules du système immunitaire. Ainsi aucun autre système ou modèle actuellement disponible ne peut se substituer au modèle murin, modèle animal irremplaçable pour notre projet.
Réduction
Des résultats fiables sont obtenus avec 5 animaux par groupe expérimental, et pour des expériences répétées deux fois. Tous les animaux ont un fond génétique uniforme pour limiter les variations entre les individus et assurer la reproductibilité des résultats. Nous appliquons des analyses statistiques spécifiques à chaque expérience pour déterminer si les différences que nous observons entre nos groupes d’animaux sont exactes et suffisamment fiables pour conclure sur les effets observés, établir de nouvelles hypothèses et avancer dans notre recherche de potentielles molécules candidates pouvant être ciblées dans les lymphomes de type DLBCL.
Raffinement
Les animaux sont gardés en groupes sociaux, avec nids et dômes protecteurs, et suivis quotidiennement. Les analgésiques administrés régulièrement en systémique modifiant les réponses immunitaires étudiées, leur utilisation n’est pas recommandée. La totalité des animaux utilisés dans ce projet et porteurs de cellules tumorales sont mis à mort avant l’apparition de signe de stress ou de souffrance. Cependant, un animal présentant des signes de trouble du comportement et/ou de douleur fera l’objet d’une surveillance accrue, disposera de nourriture humidifiée au fond de la cage pour faciliter la prise alimentaire, et sera mis à mort dès lors qu’il présente simultanément une perte de poids, des troubles du comportement, une déshydratation, et une baisse d’activité. Dans les expériences nécessitant des injections sous-cutanée, intraveineuse et des prélèvements sanguins, les souris sont anesthésiées par voie gazeuse (un mélange oxygène/isoflurane), ou chimiquement.
Choix des espèces
La physiopathologie de la souris est proche de celle de l’homme : une étude de la souris nous permet de mieux comprendre le fonctionnement du système immunitaire chez l’homme. Par ailleurs, la taille, la rapidité du cycle de reproduction et la génétique de la souris en font le modèle d’étude le plus simple et le mieux approprié pour 1) Analyser l’impact des mutations génétiques à l’origine des pathologies des lymphomes agressifs de type DLBCL chez les patients, et 2) Visualiser et analyser des cellules myéloïdes qui participent à l’émergence et à la persistance des cellules tumorales dans les tissus tels que la rate, la moelle osseuse et les ganglions grâce à des techniques d’imagerie de pointe (cytométrie, microscopie). Dans ce projet, les animaux utilisés ont atteint l'âge adulte (> 8 semaines d’âge).