Oncologie

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Souris : 104
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Des cellules tumorales pancréatiques sont greffées dans la rate de chaque souris, au cours d'une opération de 25 minutes, pour qu'elles migrent vers le foie et y forment des métastases. 104 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées par dislocation cervicale puis autopsiées. Une partie reçoit en plus une chimiothérapie trois fois par semaine pendant deux semaines, et le porteur annonce un brevet sur l'usage anticancéreux d'un médicament déjà commercialisé contre une maladie héréditaire du foie. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont proscrits par le protocole, parce qu'ils altéreraient le métabolisme tumoral et pourraient renforcer l'effet de la chimiothérapie.

Objectifs

L'ORFADIN est un médicament dont l’efficacité dans le traitement d’une maladie héréditaire du foie provoquée par une dégradation incomplète d’un des composants des protéines alimentaires, la tyrosine, est incontestable. Des travaux de l’équipe montrent que cette dégradation de la tyrosine est essentielle à la survie et la prolifération des cellules tumorales pancréatiques qui ont colonisées le foie. Bloquer ce processus en administrant l’ORFADIN combiné ou non à un régime alimentaire sans tyrosine est un traitement possible contre la dissémination du cancer pancréatique dans le foie. Ce projet comportera 3 objectifs : Obj. 1 : Evaluer si l'ORFADIN est plus efficace seul ou associé à un régime sans tyrosine dans le traitement des métastases du foie ; Obj. 2 : Evaluer si le traitement optimal défini dans l’obj.1 (i.e. ORFADIN*) prolonge/améliore l’effet de la chimiothérapie, le FOLFIRINOX sur les métastases du foie ; Obj. 3 : Evaluer si ces différents traitements n’ont pas des effets secondaires importants.

Bénéfices attendus

Cette étude confirmera l’efficacité de l'ORFADIN associé ou non au FFX dans le traitement des cancers pancréatiques avec des métastases dans le foie et déterminera si ces traitements n’engendrent pas des effets indésirables. L’utilisation de l’ORFADIN pour le traitement du cancer pancréatique avec des métastases dans le foie sera protégée par un brevet et pourra être testée chez des patients avec un cancer pancréatique métastatique, pour lesquels aucun traitement curatif est disponible.

Procédures

Une seule procédure chirurgicale par souris sera effectuée, d’une durée maximale de 25 min (temps d’endormissement et de réveil inclus) : une greffe de cellules tumorales pancréatiques dans la rate qui favorisera le développement de métastases dans le foie. Une partie de ces souris seront traitées par une chimiothérapie, administrée 3 fois par semaine pendant 2 semaines (durée de l’intervention 1-2 min). A la fin de l'expérience les animaux seront euthanasiées par dislocation cervicale et autopsiées afin de collecter les organes d’intérêt : foie métastatique, pancréas, rate, poumons, ganglions lymphatiques, tissus métaboliques (rein, foie, tissu adipeux, muscle squelettique), et le sérum.

Impact sur les animaux

Les nuisances subies par les animaux sont : - avant la chirurgie : légère contention pour l’injection d’anti-douleur pouvant induire un léger stress ; - au cours de la chirurgie : l’anesthésie gazeuse peut engendrer une hypothermie et une détresse respiratoire si elle est mal contrôlée ; - en post-chirurgie : des complications, telles que rupture des points de sutures, infection de la plaie, peuvent survenir et engendrer de la douleur qui doit être rapidement soulagée ; un isolement temporaire de l’animal et de ses congénères ce qui génère un stress ; - au cours des traitements : les injections à répétitions de la chimiothérapie peuvent induire de légers dommages du tissu au site d’injection, les traitements combinés, eux-mêmes, peuvent avoir des effets indésirables, et les apparences/comportements anormaux induits par le développement des métastases qui sont rapidement détectés grâce à notre expertise du modèle et pris en charge selon une procédure adaptée.

Devenir

Afin d'évaluer la prise métastatique au sein du foie en fonction des traitements administrés aux animaux, ceux ci seront euthanasiés par dislocation cervicale et autopsiés.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est absolument indispensable pour finaliser le projet, qui vise à supprimer le dialogue entre les cellules cancéreuses des métastases de foie et les cellules du foie avoisinantes en utilisant un médicament déjà sur le marché pour traiter une autre maladie que le cancer du pancréas. Nous évaluerons si ce médicament permet une réduction du nombre et/ou de la taille des métastases du foie, et n’induit pas d’effets secondaires importants. Nous avons déjà montré que ce médicament est capable de supprimer le dialogue entre les cellules de foie en culture avec des cellules tumorales pancréatiques, validant ainsi la pertinence d’inhiber ce dialogue entre ces deux types cellulaires pour limiter l’expansion des métastases chez l’animal. C’est cette hypothèse que nous souhaitons valider chez l’animal porteur de métastases, et traité avec la chimiothérapie utilisée chez les patients pour le traitement des cancers pancréatiques métastatiques.

Réduction

Le nombre d’animaux, permettant d’obtenir une réduction incontestable de la taille des métastases dans le foie des animaux traités par rapport aux animaux sans traitement, est de 13 par groupe. Il a été défini par un test statistique et l’estimation de la diminution attendue du nombre/taille des métastases, prenant en compte les différences entre individus déterminées par les données de la littérature et les résultats antérieurs de l’équipe.

Raffinement

Les personnes compétentes en expérimentation animale et en chirurgie réaliseront les injections d’anti-douleur, l’anesthésie gazeuse, et l’injection d’anesthésique local avant la chirurgie, la greffe de cellules tumorales pancréatiques dans la rate, la suture et l’injection d’anti-douleur après la chirurgie. Ainsi toutes complications post-opératoires seront évitées et leur expertise limite le nombre d’animaux à opérer. Un enrichissement matériel de l’environnement des animaux (cocon, nid, maisonnette, etc…) est mis en place dans toutes les cages afin que les souris expriment un répertoire diversifié de comportements normaux. Une observation quotidienne de chaque souris opérée et traitée sera effectuée et différents critères : apparences générales, comportements, etc… seront évalués selon la grille de points définie. Des mesures adéquates seront prises pour chaque comportement anormal sévère observé, pouvant aller jusqu’à l’euthanasie obligatoire de l’animal si nécessaire. L’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdien pour limiter la douleur au cours des différents traitements entrepris est proscrite dans le cadre de ce protocole. En effet, les données de la littérature montrent que leur administration altère le métabolisme tumoral, limite la croissance tumorale et/ou potentialise l’action de la chimiothérapie.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris, modèle d'étude de référence dans le domaine du cancer pancréatique. Pour mimer un cancer pancréatique métastatique des cellules tumorales pancréatiques seront implantées dans la rate et donneront naissance après leur migration vers le foie à des métastases. Cette espèce a de nombreux avantages, notamment son développement rapide, une forte descendance et une facilité d’entretien de l’élevage. Les souris saines utilisées seront âgées de 9 semaines. A ce stade, l’impact du métabolisme sur la progression métastatique ne sera pas impacté par une prise de poids ou tout autre facteur lié au vieillissement de l’animal.

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Rats : 60
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60 rats vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. L'intervention dure environ trente minutes, le temps d'exposer les glandes parathyroïdes du cou, de les éclairer avec différentes longueurs d'onde et de les prélever, avant l'injection létale. L'objectif est de repérer les couleurs de lumière qui distinguent ces glandes de la graisse voisine, pour éviter de les retirer par erreur au cours des thyroïdectomies humaines, complication qui touche 15 à 25 % des patients. Le porteur indique que des études existent sur des glandes déjà prélevées, mais que les bandes lumineuses cherchées ne s'évaluent que sur une glande vascularisée, donc sur un animal dont le cœur bat encore.

Objectifs

L’hypoparathyroïdie est une complication fréquente après l’ablation de la thyroïde, touchant 15 à 25 % des patients, et pouvant causer de graves problèmes rénaux, cardiaques et psychiatriques. Elle résulte principalement d’une ablation accidentelle des glandes parathyroïdes ou de la lésion de leurs vaisseaux, en raison de leur petite taille et de leur ressemblance avec la graisse environnante. Prévenir cette complication repose actuellement sur une meilleure identification de ces glandes lors de l’intervention chirurgicale. Des recherches récentes s’intéressent à l’utilisation de lumières spécifiques, adaptées à chaque chirurgie, pour améliorer la visibilité des parathyroïdes et de leurs vaisseaux. Cette méthode exploite les différences d’interaction de la lumière avec les tissus, dues à leur composition chimique. L’étude des propriétés fluorescentes des parathyroïdes chez le rat, très similaires à celles de l’homme, permet de développer cette technique innovante. Ce projet est mené par une équipe spécialisée en chirurgie thyroïdienne. À ce jour, l’identification directe des parathyroïdes reste la seule méthode efficace pour limiter le risque d’hypoparathyroïdie. L’optimisation de la visualisation peropératoire représente donc une avancée majeure dans la prévention de cette complication.

Bénéfices attendus

Cette étude sur le modèle rat permettra d’identifier des spectres d’intérêt permettant de distinguer les parathyroïdes des tissus avoisinants ainsi que les vaisseaux assurant leur vascularisation. Elle fournira de nouvelles pistes d’exploration en utilisant notamment des systèmes d’imageries différents sur des bandes spectrales identifiées dans l’étude. Les bénéfices attendus du projet sont de mieux comprendre le comportement lumineux de la glande parathyroïde et de ses vaisseaux afin de préserver sa fonction et ainsi diminuer le taux d’hypoparathyroïdie post-opératoire tout en utilisant des systèmes d’imagerie déjà à notre disposition. Cela permettra à moyen terme de réaliser une étude clinique afin d’établir de nouvelles pistes d’identification et de préservation des glandes parathyroïdes lors des thyroïdectomies.

Procédures

Une procédure chirurgicale sous anesthésie générale d’environ 30min. 2 injections seront réalisées avant l’intervention l’anesthésiant et l’analgésiant. En fin d’intervention les parathyroïdes seront prélevées avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

Il est possible que les contentions et manipulations le jour de l’intervention engendrent un stress. Une douleur per opératoire est susceptible d’être ressentie en cas d’insuffisance analgésique L’injection intra-péritonéale de la « substance lumineuse peut induire un inconfort dû à l’injection.

Devenir

La mise à mort des rats se fait par injection létale IV. L’animal sera toujours sous anesthésie lors de ce geste.

Remplacement

Bien qu’il existe des études ex-vivo afin d’identifier des fluorophores présents dans la glande parathyroïde les bandes d’intérêt ne peuvent être évaluées que sur une glande vascularisée. En effet il existe des différences déjà connues d’émission entre des glandes bien vascularisées et non vascularisées. Ces différences imposent de réaliser l’étude sur des glandes vascularisées d’animaux conservant leur fonction cardiaque.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe est défini comme le nombre minimum nécessaire afin de mettre en évidence une différence significative entre les deux groupes. Compte tenu de la difficulté à évaluer ce nombre, étant donné le caractère novateur de cette étude, nous utiliserons le minimum de rat pour mettre en évidence une différence significative. Une phase de mise au point lumineuse a été faite en amont des expérimentations in vivo. Une étape préliminaire , sur animaux mis à mort au préalable, a été réalisé avant le début du projet afin de surmonter les difficultés techniques possibles (microchirurgie, conditions nécessaires à l’interprétation des images obtenus).

Raffinement

Lors de l’hébergement d’au moins une semaine dans le respect des conditions réglementaires, des manipulations quotidiennes de création de contact permettront d’habituer les animaux et de diminuer le stress lors de la procédure. La procédure sera réalisée intégralement sous anesthésie générale. L’intervention sera réalisée sur des tapis chauffants et prise en charge de la douleur adaptée par analgésique. Il sera également réalisé un contrôle visuel constant de vitalité et d’absence de réveil ou de souffrance pendant l’intervention. Des gouttes d’anesthésiques locales seront instillées avant la réalisation des prélèvements des glandes parathyroïdes afin d’éviter toute douleur. En cas de signes de souffrance pendant l’intervention une mise à mort (dans les mêmes conditions qu’en fin de procédure) sera immédiatement réalisée. Les injections de la substance lumineuse et du produit euthanasiant seront injectés directement en intraveineuse sur le site de la chirurgie ce qui est plus rapide et moins douloureux qu’une injection intrapéritonéale.

Choix des espèces

Pour notre étude, nous avons choisi d'utiliser le rat Wistar. C'est l'animal le plus couramment utilisé pour les recherches sur la chirurgie thyroïdienne, car il offre une base de connaissance déjà bien établie. Grâce à des méthodes d’exposition bien connues, on peut accéder facilement aux glandes parathyroïdes sans complications techniques supplémentaires. De plus, l'absence de graisse dans la région du cou des rats Wistar facilite l'observation directe de ces glandes et la capture d’image. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte soit à partir de 6 semaines. Ce stade de développement permet de réaliser les expérimentations sur des animaux avec des thyroïdes suffisamment volumineuse.

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Autres rongeurs : 240
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À trois et cinq jours de vie, chaque petit est séparé de sa fratrie et de son nid pendant 45 secondes pour mesurer la chute de sa température corporelle, un test dont le porteur reconnaît qu'il peut conduire, dans de rares cas, à un infanticide de la part de la mère. Après le sevrage, les juvéniles passent des tests d'exploration d'un environnement complexe et de sociabilité face à un congénère inconnu enfermé dans une petite cage, et les mères restent seules onze jours. 240 souris glaneuses vont être utilisées, 210 petits et 30 mères, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les mères sont tuées 39 jours après la mise bas et les juvéniles à 50 jours de vie, pour prélever leur cerveau et doser leurs hormones de stress, l'espèce ayant été retenue parce que l'âge de ses mères varie naturellement selon la saison de naissance.

Objectifs

Les effets de l’âge maternel sur les traits de personnalité et sur le fonctionnement du système de réponse au stress chez les jeunes ont rarement été étudiés chez les modèles animaux. Nous souhaitons approfondir ce sujet en utilisant des tests comportementaux plus proches des conditions naturelles de vie des animaux. Ces tests reflètent, d’une part, la capacité d’exploration d’environnements complexes, et d’autre part, leur tendance à établir des interactions sociales positives et non agressives avec des congénères du même âge (appelées interactions affiliatives). Nous explorerons également les effets de l’âge maternel sur le fonctionnement du système de réponse au stress, en mesurant les concentrations d’hormones du stress (appelées corticostéroïdes) dans les fèces et dans le sang des progénitures, et en évaluant le fonctionnement de ce système (appelé contrôle neuroendocrinien) à travers l’expression des gènes codant pour les récepteurs des corticostéroïdes dans le cerveau. De manière plus ciblée, nous nous demanderons si les jeunes qui étaient relativement les plus lourds et les plus légers de la portée au début de leur vie et qui selon d’autres études, diffèrent souvent en termes de personnalité, peuvent être affectée de manière différentielle par ces effets possibles de l'âge maternel. Pour cela, nous observerons systématiquement, dans chaque portée, deux petits relativement les plus lourds et deux relativement les plus légers (un mâle et une femelle dans chaque groupe). Nous vérifierons également si les petits relativement plus légers, au cours de leur première semaine de vie, se trouvent plus souvent à la périphérie du nid, une zone généralement moins chaude, comme cela a été observé chez d’autres espèces de petits mammifères. Plus important encore, nous comparerons les capacités de ces petits à maintenir leur température corporelle (performances thermogéniques), en mesurant la baisse de température de leur peau durant un bref isolement à l’aide d’une caméra thermique. Enfin, pour mieux comprendre les mécanismes en jeu, nous comparerons les différences de comportement et de réponse au stress entre les mères jeunes et âgées. Nous établirons ainsi le profil comportemental des mères en répétant des tests standards permettant d’évaluer leur personnalité, et nous mesurerons à la fois leurs niveaux d’hormones de stress et l’expression des gènes des récepteurs des corticostéroïdes dans leur cerveau.

Bénéfices attendus

Le projet prévu devrait apporter une contribution significative à nos connaissances sur les effets de l'âge des mères sur les caractéristiques de leurs petits. Premièrement, les résultats du projet pourront aider à mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent l’apparition de différences de personnalité entre les individus, et leur lien avec la façon dont chacun réagit au stress. Cela inclut notamment le rôle du système hormonal de régulation du stress, aussi appelé système neuroendocrinien, dans le cerveau. Pour cela, nous utiliserons des tests biologiquement pertinents, c’est-à-dire proches des conditions naturelles, qui permettront de mesurer la capacité des jeunes à explorer un environnement complexe, ainsi que leur sociabilité. Plus important encore, ce projet nous permettra de mettre en évidence l’effet de l’âge de la mère sur ces comportements et sur le fonctionnement du système de réponse au stress chez les petits, un aspect encore peu étudié. Deuxièmement, nous étudierons les différences entre les mères jeunes et âgées, à la fois dans leur comportement (activité, tendance à explorer ou à prendre soin de leurs petits), et dans leur fonctionnement hormonal lié au stress (paramètres neuroendocriniens). Cela nous permettra de mieux comprendre comment l’âge de la mère influence son comportement et ses réponses hormonales, ainsi que les conséquences possibles sur le développement de ses petits. Troisièmement, les résultats de notre étude peuvent contribuer à notre compréhension des mécanismes conduisant à des différences de personnalité saisonnières chez les animaux nés tard ou tôt dans la saison de reproduction. En effet, dans des conditions naturelles, les mères nées en début de saison sont souvent plus âgées (car elles ont survécu à l’hiver), tandis que celles nées en fin de saison sont souvent plus jeunes (nées plus tôt la même année). L’âge de la mère pourrait donc être l’un des facteurs expliquant ces différences de personnalité chez les jeunes, un phénomène déjà fréquemment observé dans des études menées dans des conditions naturelles.

Procédures

Tous les tests sont effectués sur des animaux vigils, et la plupart des tests sont des tests comportementaux sur des jeunes après le sevrage et sur des mères. La seule exception est un test effectué sur des petits aux jours 3 et 5 postnataux, au cours duquel on quantifie la baisse de la température corporelle pendant la séparation (performance thermogénique dans le TEST DE CHALLENGE THERMIQUE). Lors du sevrage (jour postnatal 28), les juvéniles sont répartis en deux catégories : les animaux focaux (groupes de 4 par portée) et les animaux non focaux (les individus restants de cette portée). Les animaux focaux seront soumis à six tests d'une durée totale de 35 minutes. Tout d'abord, le TEST DE CHALLENGE THERMIQUE aux jours postnatals 3 et 5 (45 secondes chacun ). Aux jours postnatals 35 et 45, ils subiront le TEST D'EXPLORATION D'UN ENVIRONNEMENT COMPLEXE d'une durée de 5 minutes chacun. Les jours postnatals 36 et 46, ils subiront le TEST DE SOCIABILITE, qui durera au total 12 minutes par test. Les animaux non focaux subiront six à sept tests, d'une durée totale de 29 à 26 minutes. Comme les animaux focaux, ils subiront le TEST DE CHALLENGE THERMIQUE aux jours postnataux 3 et 5 (45 secondes chacun). Après le sevrage, ces animaux serviront de partenaires dans le TEST DE SOCIABILITE, vers les jours postnataux 36 et 46. Ils seront donc introduits dans l'une des petites cages fermées pour se familiariser (2 minutes) et seront ensuite confrontés à un animal focal non familier du même sexe et âge, qui explorera l'arène et les cages (5 minutes). Chaque animal non focal participera à 4-5 confrontations de ce type. Les mères seront soumises à quatre tests comportementaux d'une durée totale de 20 minutes : Les jours 30 et 38 post-partum, les mères subiront, au cours de chacun de ces jours, des tests de comportement permettant d’étudier leur personnalité. En outre, le comportement maternel sera filmé à travers les parois en plastique transparent de la cage, au cours des jours postnatals 2, 4 et 6. Il s'agira d'une procédure totalement non invasive, car les mères n'en seront pas conscientes. Une fois l'expérimentation terminée, les animaux sont euthanasiés par une méthode réglementaire. Les animaux focaux et non focaux juvéniles au jour postnatal 50 et les mères au jour postpartum 39.

Impact sur les animaux

Les tests comportementaux que nous utilisons sur les juvéniles après le sevrage (aux jours postnataux 35, 36 et 45, 46) et sur les mères peuvent être considérés comme peu invasifs. Les tests répétés sur les juvéniles et les mères peuvent imposer un certain niveau de stress. Pendant le TEST DE SOCIABILITE, le partenaire (même sexe, même classe d'âge mais non familier à l'animal focal) sera dans une petite cage, ce qui peut imposer une certaine augmentation des niveaux de stress social. De brèves séparations des petits de leur mère, comme cela a été le cas lors du TEST DE CHALLENGE THERMIQUE (stress thermique, hébergement individuel) les jours 3 et 5, peuvent, dans de rares cas, conduire à un infanticide de la part de la mère. De plus, les petits se refroidissent inévitablement, bien que légèrement, au cours de ce bref test de 45 secondes. En outre, les mères seront maintenues seules (hébergement individuel) dans leur cage pendant 11 jours après le sevrage des jeunes (jour 28) jusqu'à l’euthanasie des mères (jour 39), période pendant laquelle les mères seront soumises à des tests comportementaux individuels répétés. Le fait d'être gardées seules, même pour une courte période de 11 jours, peut potentiellement avoir un impact négatif sur leur bien-être en fonction de cet hébergement individuel.

Devenir

Une fois les expérimentations terminées, les juvéniles (210 individus, au jour postnatal 50) et toutes les mères (30 mères, au jour postpartum 39) seront euthanasiées pour collecter post-mortem des échantillons pour des études physiologiques et moléculaires.

Remplacement

Les effets de l'âge maternel sur l'émergence de différences individuelles constantes dans le comportement (différences de personnalité) et sur les paramètres neuroendocriniens chez leur progéniture, ainsi que les différences de comportement et de paramètres neuroendocriniens entre les mères jeunes et âgées ne peuvent être évaluées par d’autres moyens que ceux où l’utilisation d’animaux est requise. S’agissant d’une étude sur le comportement et sur la neuroendocrinologie des individus, il n’est pas possible de se passer des animaux.

Réduction

Selon notre hypothèse, la cause sous-jacente des différences potentielles de personnalité entre les descendants de mères jeunes et de mères âgées sont les effets de l'âge maternel, qui trouvent donc leur origine au niveau maternel. Il est donc nécessaire de tester un nombre suffisamment important de mères, c'est-à-dire 15 portées de mères jeunes et 15 portées de mères âgées. Cependant, il est également nécessaire de tester plusieurs jeunes par portée afin de dissocier les effets de facteurs tels que le sexe et la masse corporelle relative de la progéniture, qui peuvent également influencer l'émergence de différences de personnalité. En particulier, nous émettons l'hypothèse que la progéniture relativement plus légère sera différemment affectée par les effets de l'âge maternel sur le développement de sa personnalité et sur ses paramètres neuroendocriniens que la progéniture relativement plus lourde. Il est même possible que ces effets soient spécifiques au sexe. Nous avons donc décidé de tester 4 jeunes par portée, 2 mâles (lourd et léger) et 2 femelles (lourde et légère). Cette stratégie nous permettra également de garder les 4 frères et sœurs ensemble dans un groupe après le sevrage, ce qui est favorable du point de vue du bien-être des animaux. En outre, nous aurons besoin d'un nombre minimum de portées pour nous garantir d’avoir toujours suffisamment de partenaires du même âge et non-familiers pour les tests de sociabilité, pour lesquels les jeunes excédentaires et non-focaux (autres que les 4 individus focaux par portée) seront utilisés. La taille de l'échantillon nécessaire pour obtenir des résultats fiables (au total nous utiliserons : 210 petits et 30 mères donnant 240 animaux expérimentaux) a été calculée à l'aide d'un test de puissance statistique. Des analyses statistiques seront utilisées pour analyser nos données pour une interprétation fiable des résultats. Pour ce faire, nous utiliserons des tests statistiques, qui vont servir à tester les répétabilités des mesures comportementales et à analyser les effets de l’âge maternel, du sexe et de la masse corporelle relative des petits sur l’émergence de leur personnalité.

Raffinement

Des enrichissements environnementaux (boules de coton pour la construction du nid, rouleaux en carton à ronger) sont fournis aux animaux à tout moment, aux couples reproducteurs ainsi qu'aux jeunes après le sevrage. Après le sevrage, les animaux expérimentaux sont gardés en groupes (frères et sœurs de la même portée), ce qui leur assure un environnement social stable. Ils sont répartis en un groupe de 4 (animaux focaux, et en un groupe de 3 restants en moyenne (non-focaux) utilisés comme partenaires dans le TEST DE SOCIABILITE. Dans le cas d'une portée de 5, le seul jeune restant (non focal) sera mis en commun avec les individus restants (non focaux) d'une autre portée. À cet âge, cela ne pose généralement pas de problème, mais nous contrôlerons quotidiennement tout signe d'agression ou de détérioration du bien-être dans ces cas (blessures, comportement anormal, isolement par rapport aux autres individus). Tous les transferts d'animaux d'une cage à une autre ou vers un dispositif d'essai sont effectués sans manipulation directe, mais à l'aide d'une petite boîte dans laquelle l'animal est encouragé à entrer. Les différents tests comportementaux auxquels sont soumis les animaux (jeunes entre jours 35-46, et mères entre jours 30-38 post-partum) sont brefs et peu invasifs (5-10 minutes par jour) et donnent généralement aux animaux la possibilité d'adopter une solution comportementale qui leur convient. Lorsque les jeunes sont séparés de leurs frères et sœurs et de leur nid pendant le TEST DE CHALLENGE THERMIQUE effectué aux jours 3 et 5, les séparations sont brèves, 45 secondes au maximum, et les changements de température sont en principe minimes, comme nous l’avons montré dans une étude précédente utilisant une méthode similaire. En outre, avant de séparer les petits individuellement, nous vérifions par l'observation comportementale qu'aucun des petits n'a été séparé de la portée (et donc potentiellement refroidi). Enfin, seuls quatre petits sont testés, et ceux qui restent dans le nid (au moins deux petits) ne sont pas seuls et peuvent donc se blottir les uns contre les autres pour se réchauffer. Dans le cas d'une portée de seulement 5 petits, nous ne testerons que 2 petits dans ce TEST DE CHALLENGE THERMIQUE, de sorte que 3 petits resteront ensemble dans le nid. Afin de prévenir efficacement un éventuel infanticide par la mère lors de son retour au nid, nous utiliserons des gants ne portant que l'odeur de la portée en question.

Choix des espèces

La souris glaneuse a, dans des conditions naturelles, une durée de vie très courte. Seuls les juvéniles nés pendant les mois d'été survivent à l'hiver. Pour cette raison, le schéma suivant se dessine : Au printemps, toutes les femelles qui se reproduisent sont primipares mais sont les vieilles femelles (environ 7-9 mois) nées au cours de l'année précédente. Plus tard au cours de la saison de reproduction, les mères sont principalement nées au cours de la même année (c'est-à-dire, des mères plus jeunes). Il existe des différences distinctes dans l'âge maternel au printemps et en été chez cette espèce. Notre projet utilise ce phénomène intéressant de l'histoire de vie de cette espèce, et explorera dans une étude en laboratoire si les différences d'âge maternel conduisent à des différences de personnalité chez la progéniture. Aux jours 3 et 5 de la période postnatale, alors que les petits dépendent fortement du regroupement avec leurs frères et sœurs pour se thermoréguler, nous quantifierons les performances thermogéniques individuelles des petits issus de mères jeunes et âgées, en comparant notamment les individus positionnés plutôt au centre et à la périphérie de la portée. De tels effets ne peuvent être testés que tôt dans la vie, durant la première semaine postnatale. Plus tard, entre les jours postnatals 35 et 46 (stade juvénile, avant la maturité), nous testerons la tendance des animaux à explorer un environnement complexe et leur sociabilité à l'égard de congénères non familiers du même sexe. Des études antérieures ont montré qu'il est approprié de tester les animaux de cette espèce à ces jours, car ils sont généralement très motivés pour explorer des environnements nouveaux et interagir avec d'autres individus du même âge de la même portée mais aussi d'autres portées.

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Souris : 390
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Tuées à la fin du protocole pour des analyses post-mortem, ou réutilisées dans un autre projet pour 65 d'entre elles, 390 souris sont soumises à un régime gras dès l'âge de quatre semaines. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent 28 jours d'injections quotidiennes dans l'abdomen, des gavages, sept prélèvements de sang en deux heures par une incision de la queue, et trois minutes de contention dans un tube d'imagerie. Le porteur indique que le régime gras prolongé peut altérer leur mobilité et créer un état dépressif et de l'anxiété, et prévoit que les souris écartées du protocole après le régime soient utilisées pour l'enseignement ou des mises au point techniques.

Objectifs

Afin d’améliorer la quantité trop importante de sucre dans le sang, chez le diabétique de type 2, plusieurs approches médicamenteuses sont possibles. Parmi elles, il existe une famille de molécules proches d’hormones naturellement produites par l’intestin. A l’heure actuelle, les médicaments de cette famille sont nombreux sur le marché, mais ne cible généralement qu’un seul site d’action. La molécule de cette étude est la première capable de cibler deux sites à la fois, lui conférant ainsi un potentiel thérapeutique plus important que les médicaments actuellement le marché. L’avantage d’avoir deux cibles réside dans le fait que des mécanismes d’action différents et complémentaires pourraient exister et donc permettre une efficacité supérieure. L’étude de l’action de ce type de médicament a mis en lumière le fait qu’en plus d’améliorer le diabète, elles étaient capables d’améliorer le métabolisme des graisses, souvent perturbé chez le diabétique. En effet, l’accumulation de graisses dans le foie, est un phénomène courant chez le diabétique et a des effets délétères sur l’organe mais aussi sur le diabète en général. Le but de ce projet est d’identifier comment la molécule étudiée dans ce projet ciblant deux sites améliore le métabolisme à la fois du sucre et des graisses chez un modèle de souris obèse/diabétique et en particulier d’identifier quels sont les mécanismes d’action permettant ces améliorations au niveau du foie en essayant de discriminer l’implication de l’un ou l’autre site d’action. Pour permettre la mesure des paramètres pertinents pour cette étude, ce projet se déroulera sur 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

La prise en charge et le traitement du diabète de type 2 et de ses complications est un enjeu de santé publique de plus en plus prégnant. Les stratégies médicamenteuses bien que multiples voient leurs limites dans le fait qu’elles ne ciblent généralement qu’un site d’action et donc qu’un point précis du métabolisme, limitant ainsi les effets. Les études préliminaires sur les effets de la molécule de cette étude semblent montrer une efficacité accrue en raison de sa capacité à cibler simultanément les deux sites d’action. L’intérêt d’un tel ciblage est que l’activation des deux sites entraîne des effets différents et complémentaires. Là où deux molécules étaient nécessaires, avec la molécule de notre étude une seule serait suffisante. De plus, d’un point de vue « pratique », les études montrent qu’une prise hebdomadaire chez l’Homme est suffisante pour permettre d’avoir les effets escomptés. Néanmoins, certains effets bénéfiques en relation avec le métabolisme lipidique et notamment avec un site d’action particulier restent à déterminer En résumé, le développement et la compréhension du mécanisme de la molécule de cette étude devrait permettre de contrôler plus efficacement le diabète de type 2 et d’apporter un confort au patient par l’administration d’une prise hebdomadaire unique de la molécule.

Procédures

Pour les tests nécessitant un gavage, les animaux vigils recevront un bolus unique par gavage. Cette manipulation prendra une dizaine de secondes. Pour chaque test nécessitant des mesures sur le sang, un prélèvement de sang se fera sur animaux vigiles et consistera : - en un prélèvement unique de 100 µl sur 2 minutes à J-4. - ou de 7 prélèvements de 30 secondes sur 2h à J+25 ou J+27 selon le test utilisée Pendant les 28 jours de traitements, les drogues seront administrées par injection dans la partie abdominale sur les animaux vigils, qui auront été habitués à leur manipulateur. Cette intervention prend moins de 10 secondes par animal. En ce qui concerne l’imagerie, les souris, vigiles, seront insérés dans un tube permettant la contention et la mesure indolore durera 3 minutes. Toutes les interventions citées ici exceptée la dernière se tiendront dans l’EU1, La technique d’imagerie se tiendra dans l’EU2.

Impact sur les animaux

En plus d’une perturbation du métabolisme, un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer la capacité des animaux à se Le régime gras peut également altérer la santé mentale des animaux et créer un état dépressif et de l’anxiété. Les gavages nécessitent la contention de la souris, celui-ci peut provoquer un stress. De plus le gavage peut provoquer une fausse route. Les prélèvements de sang au cours des différents test de tolérance (glucose, insuline et lipides) nécessitent une petite incision à la queue qui peut provoquer une douleur légère et passagère. L’imagerie se fera par insertion de la souris dans un tunnel sombre qui permet la mesure. Cet environnement étroit et nouveau, peut entraîner un stress durant la mesure.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure afin de procéder aux analyses post-mortem et déterminer les mécanismes d’actions mis en jeux. Les animaux qui ne seront pas entrés dans le protocole de traitement, suite au régime serviront pour l’enseignement ou des mises au point techniques.

Remplacement

L’obésité et le diabète de type 2 sont des maladies multifactorielles entraînant une élévation incontrôlée du sucre dans le sang, ce qui a des conséquences dramatiques sur de nombreux tissus et organes. Afin d’étudier les conséquences de cette pathologie, il est indispensable de travailler sur l’organisme vivant en entier ce qui justifie ainsi la nécessité de réaliser des expérimentations in vivo. Ainsi, aucun modèle cellulaire ne peut être utilisé pour substituer totalement l’utilisation de modèles animaux. Par ailleurs l’utilisation de modèles cellulaires in vitro, issus des animaux obèses diabétiques nous permettra de mieux comprendre l’impact direct des traitements sur les différents organes et évitera l’utilisation d’un certain nombre d’animaux supplémentaires pour les études in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé sur la base de projets similaires précédemment réalisés. Grâce à notre expérience du travail sur les molécules antidiabétiques, nous avons pu au cours des projets réduire le nombre d’animaux par groupe en optimisant les temps et doses de traitement. En effet, il ne nous est plus nécessaire de tester beaucoup de doses, ni de multiplier les temps de traitements pour ce type de molécule. De plus, l’utilisation des animaux a été réfléchie afin qu’un maximum de données soient obtenues avec un minimum de douleurs et de stress pour les animaux. Ainsi des tests in vivo et des prélèvements d’organes seront réalisés chez les mêmes animaux. Pour ces raisons, avec une seule dose et un seul temps de traitement, nous avons réduit le nombre d’animaux pour mener à bien ce projet et obtenir un puissance statistique suffisante. En ce qui concerne le travail in vitro nous avons essayé d’optimiser le nombre pour permettre de travailler sur l’ensemble des tissus d’intérêts aux différentes doses et temps escomptés. Grâce à notre expérience de ce type de traitement et au nombre important d’animaux issu de la partie préliminaire (suite au régime et avant la division en groupe pour le traitement), nous pourrons limiter les tests à une partie seulement des souris : petit nombre d’animaux pour avoir des résultats significatifs. Notre expérience dans ces techniques in vitro nous permet de rationaliser ce nombre pour ne pas multiplier les conditions expérimentales.

Raffinement

Par expérience, nous appliquerons des conditions optimales à l’obtention du modèle en permettant de maintenir le bien-être nécessaire. Afin d’éviter le stress de l’isolement, les animaux seront plusieurs par cage (5 à 10). De plus, les animaux auront à disposition dans les cages des objets permettant l’enrichissement nécessaire : des tunnels en plastique permettront de diminuer le stress et de réduire l’ennui en stimulant l’activité et permettant un sentiment de sécurité. De plus de la « frisette »de carton, permettra aux animaux de créer un nid et de s’y réfugier, renforçant le bien-être et ce sentiment de sécurité. Les animaux auront libre accès à un biberon d’eau et des objets d’enrichissement de milieu seront placés dans les cages. Une partie de la nourriture pourra directement être placée dans la cage pour permettre aux souris obèses ayant des problèmes de mobilité d’avoir accès à la nourriture plus facilement. Les tunnels d’enrichissement seront aussi placés à proximité de la nourriture et l’eau pour permettre aux souris de monter sur ces objets et de leur donner un accès plus facile. Pour ce qui est de l’anesthésie, nous utiliserons un anesthésique chimique lors des procédures 2, 3 et 4 qui se tiendront dans l’EU 1 et un gaz anesthésiant lors de la procédure 1 qui se tiendra dans l’EU 2. Pour le transport des animaux entre les deux EU (fin de procédure 1), les souris seront mises dans une cage contenant du coton avec un couvercle filtrant et transportées dans l’EU2 qui se trouve en face du lieu où les souris sont hébergées (EU1). Le temps de trajet estimé est de moins de 5 minutes. Au cours de ce transport, les cages seront mises dans un sac noir afin de préserver les souris de l’environnement extérieur en termes de température et de stress. Nous veillerons aussi au points limites du projet engendré par le diabète de type 2 qui consiste principalement en une déshydratation, en veillant à réhydrater ces derniers en cas de besoin. Enfin, en ce qui concerne les traitements et prélèvements, le personnel maitrise très bien les gestes techniques nécessaires au bon déroulement du prélèvement de sang servant à la mesure de la glycémie ainsi que la mise en œuvre des injections intrapéritonéales. Tous les animaux de l’étude seront suivis par un personnel compétent selon les modalités mise en place par la structure chargée du Bien-être Animal du Centre de zootechnie.

Choix des espèces

L’étude d’une pathologie a pour but d’en comprendre les mécanismes afin d’établir des stratégies thérapeutiques applicables à l’Homme. C’est pourquoi, le choix des modèles est important. Ainsi, il apparait logique de choisir un modèle de vertébré dont la physiologie est le plus proche possible de celles de l’Homme. C’est le cas pour la souris. Leur métabolisme au sens large présente de nombreuses similarités avec celui de l’Homme. De plus, cette espèce animale fait partie des espèces les plus étudiées avec des données bibliographiques abondantes ce qui diminue le risque de duplication inutile de travaux et veille à réduire au mieux le nombre d’animaux utilisés. Les animaux utilisés seront des jeunes males de 4 semaines. L’utilisation d’animaux jeunes se justifient par le fait qu’à cet âge, l’efficacité du régime est optimale car ils sont en pleine croissance. Ceci permet donc de limiter le temps de régime et donc le stress et les nuisances engendrées. Par conséquent, les traitements qui auront lieu par la suite seront réalisés sur ces mêmes souris devenus adultes (20 semaines)

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 288
Souffrances
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Devenir
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 288

Des cellules tumorales sont injectées directement dans le rein gauche de chaque souris après incision du dos, puis la tumeur est suivie deux fois par semaine par imagerie sous anesthésie pendant un mois. 288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever reins et poumons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur qualifie cette chirurgie de "mineure et quasi non-invasive", et décrit par ailleurs une incision douloureuse et inflammatoire, une perte de poids liée à la croissance de la tumeur et des difficultés respiratoires en cas de métastases pulmonaires. Cette dérive métastatique vers les poumons fait partie de ce qu'il attend du modèle.

Objectifs

Le carcinome rénal à cellules claires (ccRCC) représente 80 pourcents des cas de cancer du rein. Malgré les avancées des dernières années en matière d’analyse transcriptomiques, la compréhension des mécanismes mis en jeu reste nécessaire pour raffiner les approches thérapeutiques mises en place. La récente découverte de l’expression intrinsèque augmentées des proteines du complément chez les cellules tumorales suggèrent des fonctions non-canoniques essentielles à la formation et l’agressivité des cellules tumorales rénales, et corrèlent notamment avec un pronostique défavorable chez les patients. Cependant, les mécanismes connectant les protéines du complément à la physiologie des cellules tumorales restent encore incompris. L’objectif de ce projet est de comprendre l’implication des proteines du complément intracellulaire exprimées par les cellules tumorales. Pour répondre à cet objectif, nous proposons de créer un modèle murin d’injection de cellules tumorales rénales contrôles ou invalidées pour des gènes du complément candidats, implantées directement au niveau du rein gauche de la souris. Cette méthode nécessitant une chirurgie cutanée mineure et quasi non-invasive à l’avantage de recréer l’environnement primaire des tumeurs, et dans lequel nous pouvons observer une progression tumorale similaire à celle observée chez l’homme. Ainsi, la mise en place de ce modèle orthotopique est pertinent pour l’analyse et l’étude de la fonction des proteines du complément intrinsèque aux tumeurs. De plus, il permettra d’étudier la tumeur dans son ensemble, à savoir la mise en place et les interactions existantes entre les cellules tumorales et le microenvironnement tumoral. Ce projet permettra la compréhension des mécanismes qui sont mis en jeu et sera utile pour l’étude de nouvelles thérapies.

Bénéfices attendus

La prévalence du cancer du rein atteint 3 pourcents parmi tous les types de cancer, avec la plus forte incidence observée dans les pays occidentaux. Parmi eux, le carcinome rénal à cellules claires (ccRCC) représente plus de 80 pourcents des cancers du rein. Malgré les récentes avancées dans la compréhension du système du complément, ses fonctions au niveau intracellulaire restent encore méconnues. De part son impact observé sur la progression tumorale des patients atteints de ccRCC, et de part la disponibilité modèle tumorale murin reproduisant la progression observée chez l’homme, les benefices attendus sont d’avoir une meilleure compréhension de l’impact des gènes du complément sur la progression tumorale. Les tumeurs récuperées serviront de matériel de départ pour différentes analyses qui permettront de déterminer les mécanismes cellullaires impliqués mis en jeu. Notamment, certaines données préliminaires suggèrent que le complément intracelllulaire agit différemment dans les cellules cancéreuses comparé aux cellules saines. Avec l’essor de récentes thérapeutiques ciblant l’action des protéines du complément, nous pourrons à terme tester des inhibiteurs validés chez l’homme dans d’autres pathologies, pour une redirection thérapeutique.

Procédures

Les souris seront soumises à une unique intervention chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie. Cette intervention est nécessaire afin d’injecter les cellules tumorales dans le rein gauche (moins de 10 minutes). Apres injection, la progression tumorale sera mesurée 2 fois par semaine par imagerie non invasive via la bioluminescence effectuée sous anesthésie générale (environ 5 minutes pendant 1 mois maximum). Le suivi de la progression tumorale jusqu’à la fin de l’experience durera 1 mois maximum.

Impact sur les animaux

L’injection de cellules tumorales directement délivrées au niveau du rein requiert une chirurgie cutanée faiblement invasive nécessitant le recours à un traitment anesthésique et analgésique. L’incision réalisée au niveau du dos pourrait être source de douleur et d’inflammation. Les souris peuvent avoir faim ou soif après la chirurgie et lors d’une croissance rapide de la tumeur instillée en raison d’une réduction de la mobilité conduisant à une perte de poids. L’animal pourra présenter des signes de douleurs, de difficulté respiratoire en cas de métastases pulmonaires. Le suivi des animaux par imagerie impliquera des anesthésies fréquentes de courte durée pouvant générer un stress des animaux en raison des manipulations et un stress thermique du fait de l’anesthésie. L’ensemble de la procédure peut conduire à une perte de poids au cours du protocole, qui sera contrôlé par une pesée quotidienne des souris.

Devenir

Les souris sont euthanasiées par une méthode réglementaire afin de prélever les reins et le poumon dans le but d’analyser par des techniques de laboratoire les cellules tumorales et le profil des cellules immunitaires infiltrants la tumeur.

Remplacement

Nos expériences préliminaires de co-cultures in vitro suggèrent que l’abaltion des génes du complément intracellulaire chez la tumeur influence également la réponse immunitaire, améliorant la réponse anti tumorale. Cependant, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu (l’ensemble des cellules immunitaires, la vascularisation…). En effet, les cellules en culture ne permettent pas d'appréhender le processus de progression tumorale et les cellules immunitaires infiltrant la tumeur dans sa globalité. Les tumeurs seront ensuite collectées et analysées pour comprendre le comportement des cellules tumorales in vivo ainsi que les cellules du système immunitaire infiltrantes. Des experiences supplémentaires in vitro seront utilisées pour corroborer les observations faites in vivo.

Réduction

Les expériences seront regroupées pour limiter le nombre des animaux des groupes contrôles. Nous avons établi 16 souris par groupe. Nous utiliserons des techniques d'imagerie non invasive pour mesurer le volume tumoral et pour l’apparition des métastases aux cours du temps. Le nombre d’animaux impliqué dans l’étude est de 288. Nous utiliserons un test statistique permettant de comparer les moyennes des souris instillées par rapport aux contrôles.

Raffinement

Le raffinement implique l’optimisation de l’expérimentation afin de réduire et ou supprimer la détresse et la douleur des animaux. Afin de supprimer le stress des souris liés à un changement d’hébergement, nous respecterons le délai réglementaire de 8 jours minimum entre l’arrivée des animaux et la première manipulation de ces derniers dans le cadre de l’expérimentation. De plus, les souris seront hébergées dans des cages avec un milieu enrichi et limitées à 5 pour s’assurer d’un espace vital suffisant pour diminuer le stress. Au démarrage de la procédure, les dispositions nécessaires seront prises pour supprimer la douleur pendant l’instillation de la tumeur et soulager l’animal en phase de récupération. Ainsi, les souris seront sous anesthésie complète, combiné à un analgésique lors de l’acte chirurgical. La potentielle hypothermie induite par un endormissement prolongé sera prévenue par le maintien de la température de la souris à 37 degrés Celcius à l’aide d’un tapis chauffant. La micro-incision réalisée pendant l’opération nécessitera l’application de colle tissulaire pour permettre une cicatrisation complète. Au réveil, de la nourriture liquide sera placé au sol de la cage pour faciliter leur alimentation et leur ré-hydratation post-opératoire. Le temps estimé de l’opération est de moins de 10 minutes. La surveillance s’effectuera par le manipulateur à chaque mesure de suivi par imagerie non invasive des cellules tumorals par bioluminescence, 2 fois par semaine, en complément des surveillances quotidiennes opérées par le personnel de l’animalerie. Lors des mesures de la progression tumorale par imagerie, les souris seront endormies par anesthésie gazeuse permettant un réveil rapide dès l’arrêt de la procédure. Afin de prévenir la baisse de température corporelle due à un endormissement prolongé pendant les acquisitions d’images, les souris seront placées sur un tapis chauffant à 37 degrés Celcius. Le temps de cette procédure est estimé à 5 minutes

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour conduire nos expériences dans un systeme in vivo complexe et s’intègre dans un contexte scientifique où toutes les études similaires sont menées chez cet animal. Le modèle utilisé ici, récemment décrit dans la litterature, combine une approche rapide et peu invasive tout en récapitulant au mieux le tableau clinique observé chez l’homme avec l’implantation d’une tumeur primaire rénale et l’observation d’une dérive métastatique pulmonaire. Nous utilisons des souris couramment utilisées pour les expériences de bioluminescence. Les animaux commerciaux sont utilisés à l'âge de 7 à 9 semaines. Ce stade de développement a été choisi car les souris sont sevrées, ont atteint leur taille adulte et ont un système immunitaire mature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1050
Souffrances
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▲ 1050
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Devenir
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 1050

1 050 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever foie et rate, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un vecteur viral porteur du génome de l'hépatite B leur est injecté dans une veine, puis, selon les groupes, elles reçoivent deux fois par semaine pendant quatre semaines un produit provoquant une fibrose du foie, une injection unique déclenchant un cancer du foie, ou des anticorps détruisant une partie de leurs cellules immunitaires. Certaines subissent ces injections dès quinze jours de vie. Le porteur écrit que ces atteintes hépatiques entraînent des nuisances "inexistantes ou minimes", et affirme que le modèle murin est "indispensable" puisque aucun modèle in vitro, même un organoïde multicellulaire, ne reproduit les échanges entre le foie et le système immunitaire.

Objectifs

L'infection par le Virus de l'hépatite B (VHB) a touché plus d'un milliard de personnes dans le monde et est responsable d'infection chronique pour 250 millions de personnes, aujourd'hui. Ces infections chroniques peuvent conduire à la cirrhose et au cancer du foie. Environ un million de personnes décèdent tous les ans de cette infection virale. Il est donc essentiel de comprendre cette maladie virale afin de développer de nouvelles approches théraputiques. Notre projet de recherche basé sur nos précédents travaux, porte sur l'impact de l'expression d'un des gènes du VHB sur la pathogenèse hépatique et notamment en modulant la réponse immunitaire. Nous souhaitons évaluer le rôle de ce gène viral et les mécansimes associés en utilisant des virus complets ou délétés sur ce gène. Le modèle murin est indispensable pour évaluer les nombreuses interactions existantes entre les cellules du foie infectées et les cellules de l'environnement hépatique dont les cellules immunologiques. Cependant, le modèle murin n'étant pas infectable par le VHB. C'est pourquoi, nous avons généré des vecteurs viraux modifiés génétiquement qui sont d'une part, capables d'infecter le foie des souris et d'autre part, d'exprimer soit le génome complet soit un génome partiel du VHB. Ces vecteurs viraux et les modèles murins nous permettront ainsi d'évaluer l'impact d'une des protéines virales sur la pathogenèse hépatique et de déterminer le rôle de la réponse immunitaire dans cette progression.

Bénéfices attendus

Nos données acquises nous éclairerons sur la pathogenèse hépatique et le risque de développement du cancer du foie associé à une infection par le virus de l'hépatite B (VHB). Elles pourraient conduire à de nouvelles approches thérapeutiques ciblant l'infection par le VHB et des complications hépatiques associées chez les patients infectés par le VHB.

Procédures

Le transfert du génome du virus de l'hépatite B (VHB) sera réalisé après anesthésie (par injection pendant 5-10 secondes par voie intra-péritonéale) sur l'ensemble des souris incluses. Ce transfert sera réalisé par une unique injection par voie intra-veineuse (injection de 5-10 secondes). Parmi ces animaux, un groupe de souris vigiles sera soumis à une injection intra-péritonéale (5 à 10 secondes) deux fois par semaine pendant 4 semaines d'un réactif générant une fibrose hépatique. Un autre groupe également vigile sera soumis à une injection unique intra-péritonéale (5 à 10 secondes) d'un réactif générant un cancer du foie. Un troisième groupe de souris vigile aura été pré-immunisé par une injection intra-veineuse unique (de 5 à 10 secondes). Un dernier groupe de souris vigiles subira une déplétion de sous-population de cellules immunitaires par injections d'anticorps par voie intra-péritonéale (5 à 10 secondes) deux fois par semaine pendant 1 à 2 semaines. Au cours de cette étude, nous serons également amenés à prélever du sang (1 à 5 minutes). Le nombre de prélèvement de sang varie de 1 à 2 selon le temps d'expérimentation (de 7 semaines à 6 mois) de chaque procédure. Les animaux seront anesthésiés avant ce prélèvement de sang. A la fin de ce projet, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

L'anesthésie des animaux pourrait engendrer un stress thermique. L’induction des pathologies hépatiques sont bien connues et ont montré des nuisances légères ou modérées de l'atteinte hépatique. La manipulation des souris, en particulier les injections, peuvent induire un stress et pourraient conduire à une douleur légère de courte durée au site d'injection au moment du geste. L'administration de différentes drogues pourrait induire une inflammation, une fibrose et un cancer hépatique. Néanmoins, compte tenu des court temps expérimentaux effectués et/ou du faible impact de certaines des drogues utilisées, les nuisances cliniques seront inexistantes ou minimes. Ils pourraient éventuellement générer quelques troubles digestifs transitoires et rapidement réversibles. Les prélèvements sanguins pourraient être source de stress au moment de l’anesthésie et conduire à des saignements/hématomes.

Devenir

Pour l’ensemble des animaux inclus dans ce projet, l'euthanasie est requise afin de prélever des échantillons biologiques (foie, rate,...) pour permettre de réaliser de nombreuses analyses expérimentales post-mortem (histologie, quantification de paramètres cliniques, virologiques et immunologiques...) et, ainsi, répondre à la question scientifique posée. Cet acte nécessaire sera réalisé par du personnel compétent et selon les bonnes pratiques d'euthanasie des animaux par une méthode réglementaire.

Remplacement

De précédents résultats effectués sur des hépatocytes primaires humains (PHH) in vitro suggèrent un rôle du VHB dans le recrutement et l'activation des différents intervenants du système immunitaire intra-hépatique. La mise en place d'un modèle in vitro récapitulant la réponse immunitaire innée et acquise, le recrutement des cellules de la moelle osseuse, ainsi que les interactions entre le foie et le système digestif (interactions essentielles à la pathogenèse hépatique) n'est pas réalisable à ce jour in vitro, même dans un modèle d'organoïdes multicellulaires. C'est pourquoi il est nécessaire de réaliser ces travaux dans un modèle in vivo afin étudier l'impact du VHB sur le recrutement et l'activation des différents acteurs du système immunitaire, par interaction directe et/ou indirecte avec les hépatocytes infectés.

Réduction

La réduction de l'échantillonnage d'animaux est liée à l'approche statistique qui nécessite 30 souris par condition afin d'évaluer une différence significative entre les groupes par des tests statistiques. Le nombre total d'animaux sera de 1050 souris. Ce nombre a été évalué selon un calcul de puissance adapté en prenant la somme de toutes les expérimentations prévues dans ce projet de recherche. A l'issue de ces expérimentations, de nombreux tissus seront récupérés sur chaque souris (sang, foie, rate...) afin de permettre de réaliser un grand nombre d'analyses sur une même souris et ainsi de répondre aux questions scientifiques soulevées.

Raffinement

Les conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation pour l’espèce concernée et un suivi quotidien sera assuré par un personnel formé et compétent. De plus, les cages seront raffinées par la présence de lanières Kraft et des abris en carton et installées sur des portoirs ventilés. Aucune souris ne sera isolée dans une cage. Les animaux seront manipulés uniquement par du personnel qualifié et sensibilité au bien-être animal. Les procédures nécessitant l'endormissement de l'animal sont raffinées avec un protocole d’anesthésie et d’analgésie approprié, la gestion du risque d’hypothermie par l’utilisation d’une lampe chauffante ou d'un tapis chauffant durant les manipulations des animaux sous anesthésie, et l’ajout d’un gel de protection oculaire pour éviter toute sécheresse oculaire si besoin. Des points limites sont définis et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux. Si les points limites sont atteints, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire pour éviter toute souffrance inutile.

Choix des espèces

Le modèle murin syngénique (de génome identique) est un modèle parfaitement calibré à l'expérimentation animale. De plus, il existe une homologie relative avec l'Homme dans le fonctionement du système immunitaire et les interactions foie/autres tissus, que nous souhaitons étudier ici. Les animaux nés dans notre établissement seront utilisés à deux stades de développement, soit à 15 jours de vie pour l'initiation du cancer du foie, soit au moment ou quelques semaines après le sevrage pour les autres types d'expérimentation. Les souris adultes provenant de notre fournisseur seront de même fond génétique que les souris provenant de notre établissement. Ces souris seront acclimatées à notre environnement expérimental au moins une semaine avant inclusion dans une de nos procédures. Ces souris seront identifiées à l'inclusion dans une de nos procédures.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 780
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 720
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 780

780 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune passant quatorze jours consécutifs seule en cage calorimétrique. Elles subissent des jeûnes de quatre à quinze heures, deux tests métaboliques comportant jusqu'à six prélèvements sanguins chacun, et deux passages de trois minutes dans un tube de contention. Une partie porte un phénotype dommageable, diabète ou obésité, et le porteur indique que le régime gras peut réduire leur mobilité, les procédures relevant d'un niveau de souffrance léger pour 60 d'entre elles et modéré pour 720. Le projet ne teste aucun traitement, il met un équipement de phénotypage métabolique et un savoir-faire à disposition d'autres équipes de recherche.

Objectifs

Les maladies inflammatoires métaboliques comme le diabète de type 2 et l'obésité sont souvent associées à des changements dans l’équilibre énergétique de l’organisme. Ce changement consiste en un déséquilibre entre la consommation et la dépense calorique. L’ensemble de ces pathologies sont en progression dans la population, avec pour exemple la prévalence de l’obésité et du diabète de type 2, qui atteindra plus d’1.5 milliard de personnes en 2025. Dans ce contexte, il est nécessaire de développer des modèles précliniques mimant ces maladies humaines afin d’accélérer la recherche autour de la compréhension des mécanismes biologiques induisant ces pathologies et l’identification du potentiel thérapeutique de candidats médicaments. Dans ce cadre, nous disposons d’un équipement automatisé non invasif qui réalise différentes mesures de calorimétrie (consommation hydrique, prise alimentaire, consommation d’oxygène qui permet d’évaluer la dépense énergétique à l’aide de calculs, déplacements). Ce dispositif permet également de modifier les paramètres environnementaux tels que le cycle jour nuit et la température ambiante et il peut être couplé à différents tests métaboliques pour affiner les résultats. L’objectif de ce projet est de mettre à disposition des différentes équipes de recherche, l’équipement et le savoir-faire pour le phénotypage métabolique de ces modèles précliniques, afin d’évaluer le potentiel intérêt de modèles précliniques murins pour l’étude des maladies métaboliques.

Bénéfices attendus

Le savoir-faire technique et scientifique apporté par la plateforme permettra aux équipes de recherche d’analyser le phénotype métabolique de leurs modèles murins d’études précliniques mimant les maladies métaboliques humaines. Ce phénotypage permettra de définir la pertinence des modèles pour l’étude des maladies métaboliques et sera ainsi capitale pour l’obtention de modèles valides. Cette analyse est également une première étape essentielle pour la compréhension des mécanismes biologiques induisant les pathologies et l’identification du potentiel thérapeutique de candidats médicaments.

Procédures

Les animaux seront mis à jeun pour une durée de 4h à 15h en fonction du test effectué. Deux tests métaboliques à 1 semaine d’intervalle seront réalisés incluant une administration de solution suivie de plusieurs prélèvements sanguins de faible volume sur une période de 2h au total pour chaque test (6 prélèvements maximum par test, animal vigile, quelques seconde par acte). Les animaux seront en hébergement individuel (animal vigile, 14 jours consécutifs) afin d'évaluer l'énergie dépensée par les animaux. Les animaux seront placés dans un tube de contention (vigile) lui-même inséré dans une machine durant 3 minutes afin de mesurer la composition corporelle de l’animal (pourcentage de gras, de muscules et d'eau) (2 fois).

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés peuvent présenter un phénotype dommageable : ces phénotypes peuvent être associés à un diabète ou une obésite. Les régimes alimentaires spéciaux pourront entraîner une prise de poids pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. Les challenges métaboliques induisent un stress et une douleur de courte durée en raison des administrations et des quelques prélèvements d’une goutte de sang ainsi que des effets physiologiques tels qu’une hypo- ou une hyperglycémie durant quelques heures. Les challenges métaboliques peuvent également provoquer une sensation de faim suite à la mise à jeun de quelques heures. Les prélèvements sanguins pourront induire une douleur de courte durée aux animaux ainsi qu’un risque d’hématome ou d’hémorragie. La contention pour les mesures de la composition corporelle ainsi que l'hébergement individuel en cage calorimétrique pourront engendrer un stress.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire pour prélèvements d'organes afin de réaliser des analyses nécessaires pour répondre aux objectifs scientifiques.

Remplacement

La complexité des mécanismes pathophysiologiques impliqués dans les maladies métaboliques ne permet pas leur étude in vitro dans des cultures cellulaires ou organotypiques. La réalisation du projet ne peut donc s’envisager qu’à l’échelle de l’organisme entier afin d’avoir une approche globale et intégrée des mécanismes impliqués.

Réduction

780 animaux pourront être utilisés dans ce projet. Les animaux, étudiés dans ce projet, seront soumis à plusieurs actes techniques afin de réduire le nombre d’individus utilisés. Le nombre total d’animaux a été calculé de telle façon à réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires tout en obtenant des résultats exploitables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer. Aussi, les animaux qui permettront de s’assurer du bon fonctionnement de l’armoire métabolique lors de la maintenance annuelle seront des animaux provenant des élevages dans nos animaleries qui ne peuvent pas être utilisés dans un autre projet de recherche.

Raffinement

En condition d'hébergement standard, les paramètres environnementaux sont conformes à la réglementation et les animaux sont hébergés autant que possible avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress en apportant des soins adaptés. Tout sera mis en oeuvre pour limiter au maximum les nuisances. Les animaux sont manipulés par du personnel formé et compétent dans des pièces dédiées à chaque type d'intervention. Des mesures seront mises en place pour assurer le confort des animaux avec un phénotype dommageable. Pour favoriser le rongement, un bâton sera mis dans les cages standards des animaux sous régime spécial. Au cours du projet et pour limiter leur stress, les animaux seront habitués à l'hébergement individuel ainsi qu'à l'hébergement en cage calorimétrique. Dans tous les cas, le fond des cages sera rigide et pas sur grille, les animaux auront toujours de la litière dans leur cage. La surveillance attentive quotidienne sera accompagnée de points limites définis.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal couramment utilisé pour l’étude des pathologies métaboliques. Elle est également un modèle de choix pour la manipulation génétique, ce qui a permis de développer de nombreuses lignées pour répondre aux besoins des chercheurs. La physiologie murine est proche de celle de l’homme, justifiant ainsi l’utilisation de cette espèce à des fins de recherche thérapeutique en médecine humaine. Les animaux de ce projet seront étudiés à l’âge adultes entre 8 semaines et 32 semaines. En effet le métabolisme des souris est stabilisé à cet âge et permet d'obtenir des données fiables et représentatives sans les variations associées à la croissance juvénile ou au vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 5758
Souffrances
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▲ -
▲ 2312
▲ 3446
Devenir
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 -
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 5758

5 758 souris vont être utilisées, toutes tuées, dont 3 446 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune peut recevoir deux injections par jour ou un gavage une à deux fois par jour pendant un à deux mois, après qu'on lui a injecté des cellules de médulloblastome dans le cervelet ou greffé un fragment de tumeur sous la peau. Des souriceaux subissent la même injection intracérébrale, ce cancer touchant des enfants et le porteur cherchant à en reproduire l'environnement. La tumeur cérébrale provoque perte de poids, tête penchée et troubles de la locomotion, et le porteur conclut qu'après les travaux en culture le passage par un "organisme entier" devient "indispensable".

Objectifs

Le cancer est une maladie qui touche l’ensemble de la population et qui est, encore aujourd’hui, un véritable fléau pour la société. Nous nous intéressons plus particulièrement à un cancer touchant les enfants, le Médulloblastome. Le Médulloblastome est la tumeur cérébrale maligne la plus commune en pédiatrie. Ce cancer touche entre 100 et 200 enfants chaque année en France. Actuellement, le taux de survie à 5 ans est inférieur à 80%. Les traitements existants sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie mais ils laissent malheureusement d’importantes séquelles. A ce jour, il n’existe aucune thérapie ciblée qui permettrait d’agir sur des marqueurs spécifiques des cellules tumorales de Médulloblastome et ainsi réduire les effets secondaires pouvant être causés par des thérapies conventionnelles avec un champs d’action plus large touchant à la fois les cellules tumorales mais aussi les cellules saines. Ainsi, une meilleure compréhension de la maladie permettrait le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Notre travail consiste tout d’abord à comprendre les mécanismes conduisant à l’apparition de ce cancer afin d’établir de nouvelles stratégies thérapeutiques. Dans le but d’étudier ces mécanismes, nous utilisons des modèles mimant ces tumeurs. Ces modèles peuvent s’étendre de la cellule tumorale en culture jusqu’à l’utilisation de modèles animaux. Nos dernières études nous ont permis d’identifier 5 stratégies thérapeutiques prometteuses pour le traitement du Médulloblastome. Tout d’abord, nous avons montré, par des études bioinformatiques, l’importance de différents gènes dans le développement de ces tumeurs cérébrales. De plus, nous avons mis en évidence, dans des systèmes de culture de cellules tumorales in vitro, que ces 5 stratégies thérapeutiques, basées sur l’utilisation de nouvelles molécules, induisent la mort des cellules tumorales. Il nous est maintenant nécessaire de pouvoir étudier l’efficacité de ces approches in vivo en utilisant pour modèle, la souris. Ainsi, dans le cadre de ces projets, nous étudierons, chez la souris, l’effet de différents traitements sur le développement et la croissance tumorale de différents modèles de Médulloblastome. En conclusion, notre travail pourrait apporter une avancée conséquente dans le domaine du cancer du cerveau chez l’enfant.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à améliorer notre connaissance des mécanismes impliqués dans le développement tumoral des différents sous-groupes de Médulloblastome. Et il permettra également de valider l’efficacité de nos approches thérapeutiques in vivo, avec pour finalité une éventuelle transposition à l’Homme si les résultats s’avèrent satisfaisants

Procédures

- Un premier lot de souris sera injecté avec des cellules tumorales sous la peau (durée de l’anesthésie 2min). Dans un 2ème lot, des cellules seront injectées dans le cervelet de souris adultes anesthésiées (15min). Un troisième lot de souris sera constitué de souris génétiquement modifiées. Toutes ces souris seront ensuite traitées soit par 1) injection 3 fois/semaine (1min), 2) injection 2 fois/jour (30sec), 3) gavage (30sec) 1 à 2 fois/jour, 4) injection 3 fois/semaine + gavage 1 fois/jour, 5) injection 2 fois/jour + gavage 1 fois/jour, pendant 1 à 2 mois selon la croissance tumorale. - Dans un 4ème lot, des cellules tumorales génétiquement modifiées ou non seront injectées dans le cervelet de souris adultes sous anesthésie gazeuse (15min) puis le développement tumoral sera suivi au cours du temps. - Dans un 5ème lot, des cellules tumorales seront injectées dans le cervelet de souriceaux sous anesthésie (10min). Puis, ces dernières seront traitées à raison de soit 2 injections par jour (30sec) soit 3 injections par semaine, pendant 1 à 2 mois selon la croissance tumorale. - Dans un 6ème lot, des souris anesthésiées seront greffées avec des fragments de tumeurs sous la peau (durée de l’anesthésie : 15min) - Dans un 7ème lot, des cellules tumorales seront injectées dans le cervelet de souris adultes sous anesthésie (15min). Puis, ces souris recevront un régime alimentaire modifié en acide gras ou non et un traitement par injection 1 fois/semaine, pendant 1 à 2 mois selon la croissance tumorale. Un prélèvement de sang sous anesthésie (< 1min) sera réalisé au moment de la mise à mort. Une partie des animaux des lots 2, 3, 4, 5 et 7 seront opérés sous anesthésie générale profonde juste avant leur mise à mort pour remplacer le sang par une solution de fixation (durée de l’anesthésie : 15 min). Les animaux ne reprendront pas conscience après cette anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress modéré de courte durée lors de la contention et de l’initiation de l’anesthésie. Les procédures d’injection de traitements sont susceptibles d’entraîner également un stress et une douleur légère de courte durée chez l’animal. Il est possible que certains traitements entraînent à certaines doses une éventuelle toxicité pouvant causer une perte de poids de l’animal. L’acte chirurgical permettant la greffe tumorale pourra entraîner un stress et une douleur modérée dû à l’incision du plan cutané. De plus, l’injection de cellules tumorales chez l’animal est susceptible d’entraîner un léger stress et une légère douleur de courte durée due à la piqure. Ces animaux transplantés ou greffés développeront par la suite des tumeurs, qui à partir d’un certain volume, pourront entraîner une certaine gêne, tension au niveau de la peau, démangeaisons et irritations. La greffe des cellules tumorales dans le cervelet des souris pourra entraîner un stress ainsi que des douleurs post-opératoire chez l’animal durant les 3-4 premiers jours. Suite à cette greffe, le développement de la tumeur dans le cervelet des souris entraînera lui aussi des effets indésirables, tels que la perte de poids, une tête penchée et des problèmes de locomotion.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort et des prélèvements seront réalisés pour des analyses.

Remplacement

Dans un premier temps, des méthodes alternatives telles que des analyses de données de patients nous ont permises d’établir des hypothèses de travail pertinentes en identifiant plusieurs cibles impliquées dans la tumorigenèse des Médulloblastomes. Nous avons préalablement validé ces hypothèses par des études in vitro afin de remplacer en partie l’expérimentation in vivo autant que possible, mais à ce stade du projet, l’utilisation de modèles animaux appropriés devient indispensable pour examiner l’aspect translationnel de nos travaux. La souris représente un modèle biologique « intégré », permettant d’évaluer une cible dans un système physiologique dans son ensemble et non pas dans un contexte restreint (in vitro). Seule l’utilisation de ce modèle permet donc d’étudier l’efficacité d’une thérapie de manière compréhensive au niveau d’un organisme entier et est donc nécessaire pour les présents projets. De plus, des coupes de cerveau obtenues à partir d’animaux sains seront mises en culture afin d’étudier ex vivo certaines questions scientifiques et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés en procédure.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, dès que cela est possible, des expériences préliminaires réalisées sur un nombre restreint de souris permettront de déterminer la fréquence et les concentrations appropriées à utiliser pour les expérimentations de plus grande envergure. De plus, des coupes de cerveau obtenues à partir d’animaux sains seront mises en culture afin d’étudier ex vivo certaines questions scientifiques et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés. Le nombre de souris a été choisi de façon à limiter le nombre d’animaux utilisés tout en permettant une analyse statistique adéquate et ainsi une robustesse des résultats obtenus

Raffinement

Les procédures ont été réfléchies de façon à réduire au maximum le stress et les souffrances des animaux soumis aux expérimentations. En effet, lors d’interventions chirurgicales, les souris seront anesthésiées et des analgésiants locaux et généraux leur seront administrées pré- et post-opératoire. Durant l’opération, afin d’éviter une hypothermie des animaux, ces derniers seront placés sur un tapis chauffant. De plus, un gel ophtalmique sera appliqué sur les yeux des souris afin d’éviter un assèchement de leur cornée qui peut être causée par l’anesthésie gazeuse. A la fin de la procédure, les souris seront transférées dans une cage propre sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil, puis un gel hydratant et nutritif leur sera fourni afin de faciliter leur récupération post-opératoire. La croissance des tumeurs induites par injection sous-cutanée sera suivie par mesure régulière du volume à l’aide d’un pied à coulisse. Concernant les tumeurs intracrâniennes, la souffrance des animaux pourra, selon les modèles injectés, être anticipée par l’utilisation hebdomadaire de techniques, non invasives, d’imagerie du petit animal, qui permettront d’évaluer leur croissance au cours du temps et ainsi permettre une mise à mort précoce des animaux si cela est nécessaire. Les souris seront surveillées quotidiennement si besoin pour détecter le plus précocement possible la douleur chez ces dernières et y remédier. En cas d’apparition de signes de souffrance (perte de poids importante, prostration…), les animaux seront mis à mort. Une grille de score a notamment été définie afin de détecter la souffrance des souris et mettre en place des soins support destinés à la minimiser, ou d’arrêter l’expérience. En cas d’inconfort visible de l’animal, un gel hydratant et nutritif sera déposé dans la cage et une prise en charge analgésique sera effectuée.

Choix des espèces

La souris est un modèle particulièrement adapté pour les expériences menées en oncologie pour valider des cibles thérapeutiques. De plus, à ce jour, uniquement les modèles transgéniques de souris ont pu récapituler les caractéristiques du Médulloblastome. Leur physiologie est proche de l’Homme et la pharmacologie pertinente pour des applications cliniques. L’utilisation de ces modèles permet également de reconstituer un environnement tumoral complexe qui peut jouer un rôle déterminant dans l’efficacité d’une thérapie. D’autre part, l’utilisation de souris immunodéficientes permet de conserver la signature de la tumeur humaine d’origine tout en l’amplifiant et de minimiser les risques de rejet. Nous utiliserons des souris adultes et des souriceaux selon l’objectif scientifique étudié. Le Médulloblastome étant un cancer pédiatrique, les souriceaux permettront de mimer le plus fidèlement possible l’environnement de ce cancer. Cependant, de par leur petite taille, les voies possibles d’administration des médicaments sont plus limitées chez les souriceaux que chez une souris adulte, empêchant ainsi l’utilisation de certaines molécules nécessaires à ce projet. De plus, l’utilisation de souriceaux implique d’utiliser des souris immunocompétentes car les souriceaux immunodéficients, étant par conséquent plus fragiles, ces derniers ne survivent pas suite à une chirurgie. Ce dernier point nous empêche alors d’étudier des tumeurs humaines qui présentent un risque élevé de rejet dans ces souris. Ainsi, certaines études seront conduites sur des souris adultes dont le système immunitaire est déficient afin de permettre une conservation de la signature de la tumeur humaine d’origine et de minimiser les risques de rejets. Nous utiliserons aussi des souris adultes immunocompétentes lors d’études réalisées sur des souris transgéniques.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 6354
Souffrances
▲ -
▲ 1134
▲ 5220
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Devenir
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 -
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 6354

6 354 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les unes reçoivent une perfusion de fixateur dans le cœur sous anesthésie, les autres subissent une heure de chirurgie cérébrale pour l'implantation d'un détecteur d'activité neuronale, une ponction cardiaque ou des privations de boisson. L'objet du travail est le rôle d'une protéine des astrocytes dans la libération de l'ocytocine et de la vasopressine. Le porteur écrit que les tests comportementaux n'induisent pas de nuisance tout en comptant parmi eux la privation d'eau, et justifie l'effectif de 6 354 animaux par sa seule expérience du domaine.

Objectifs

Les interactions entre neurones et astrocytes sont essentielles aux activités cérébrales, en particulier dans les régions telles que l’hypothalamus, fortement liées au flux sanguin et régulant des fonctions physiologiques vitales. Les astrocytes contactent à la fois les vaisseaux et les neurones, pour détecter et intégrer les changements sanguins et des activités neuronales. En réponse, les astrocytes modulent les neurones adjacents. Cependant, les bases moléculaires qui sous-tendent cette régulation restent obscures. Une protéine fortement exprimée dans les astrocytes est peu explorée et nous émettons l'hypothèse que cette protéine participe à la régulation qui contrôlent l'activité des neurones secrétant l'ocytocine et la vasopressine. Ces dernières sont notamment essentielles à la régulation de fonctions vitales telles que le contrôle de la balance hydrique et la lactation. Nous proposons donc d'étudier si les mécanismes moléculaires qui participent au contrôle ces fonctions. Dans ce projet, nous analyserons les conséquences de la délétion de cette protéine sur : (1) La morphologie des astrocytes, l'activité des astrocytes et l'impact sur l'activité des neurones à ocytocine et à vasopressine. (2) La sécrétion d'ocytocine et de vasopressine au niveau de l'hypothalamus. (3) Le comportement maternel et le contrôle de la balance hydrominérale.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de comprendre par quels mécanismes l'ocytocine et la vasopressine sont libérées par l'hypothalamus et l'hypophyse. Comprendre comment ces hormones sont sécrétées permettra de développer de de nouvelles approches pour stimuler la sécrétion endogène de ces hormones dont nous savons qu'elles sont altérées dans certaines pathologies neurodévelopementales.

Procédures

Une perfusion intracardiaque sous anesthésie sera réalisée sur les animaux pour un prélèvement du cerveau afin de réaliser une étude d'immunomarquage sur le cerveau ainsi fixé. La durée de cette procédure est de 30 minutes. Des souris seront sujettes à une intervention chirurgicale sous anesthésie pour analyser les variations cérébrales d'ocytocine et de vasopressine. La durée de cette procédure est d'une heure. Des souris seront également sujettes à une intervention chirurgicale d'une durée d'une heure visant à l'implantation d'un détecteur d'activité neuronale. Finalement, des animaux subiront une ponction cardiaque sous anesthésie afin de pouvoir mesurer l'ocytocine et la vasopressine plasmatique. Certain animaux subiront des tests comportementaux de modulation de la prise de boisson par courte privation et des tests d'évaluation du comportement maternel.

Impact sur les animaux

La contention ainsi que l’injection d’analgésique et d’anesthésique peuvent engendrer un stress chez l’animal. Certains animaux seront soumis à une chirurgie sous-anesthésie avec réveil qui peut engendrer une douleur post-opératoire modérée de quelques heures. Les animaux impliqués dans les tests d'évaluations comportementales (prise de boisson, comportement maternel) sont dans des situations soit non anxiogènes ou très peu, n’impliquant pas de stress ou inconfort majeur, cependant, les animaux seront surveillés quotidiennement. Les animaux subiront des test comportementaux qui n'induisent pas de nuisance pour l'animal. La perfusion et la ponction cardiaque sont effectués sous anesthésie profonde et terminale de l'animal, sans réveil.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux sont mis à mort pour l'analyses de paramètres physiologiques ex vivo.

Remplacement

Le but du projet est de comprendre le rôle d'une protéine exprimée dans les astrocytes. Cette protéine interviendrait dans les interactions entre les neurones et les astrocytes pour la régulation de la sécrétion de l'ocytocine et de la vasopressine qui regissent de nombreuses fonctions physiologiques et comportementales. Dans ce contexte il est necessaire d'utiliser des animaux et un tissu nerveux intact afin de comprendre les mécanismes qui régulent les fonctions physiologiques et comportementales liés à ces neuropeptides hypothalamiques. Effectuer cette étude sur un système in vitro aboutirait à une étude de processus non-physiologiques et ne serait donc pas pertinent

Réduction

Pour réduire autant que possible le nombre d'animaux nécessaires, nous utilisons le nombre de souris total strictement nécessaire pour chacune des stratégies. Ceci correspond à notre expérience dans le domaine pour assurer la validité statistique des résultats.

Raffinement

Pour toute chirurgie, les animaux recevront les doses nécessaires d’anesthésiques, analgésiques et antalgiques en pré- et postopératoire. Les jours suivant l'opération chirurgicale, les animaux seront surveillés et pesés tous les jours par l'expérimentateur et/ou les animaliers (avec une fiche post-opératoire pour chaque animal), et recevront si besoin un analgésique par voie orale ou en injection sous-cutanée. Une grille de score pour évaluer le bien être des souris sera utilisée. Pendant la période de repos, aucune manipulation expérimentale n’est entreprise.

Choix des espèces

La souris est un petit mammifère dont le système nerveux central présente de nombreuses analogies avec les mammifères supérieur (dont l'humain). La grande maitrise des méthodes d'élevages, des conditions de bien-être animal et la haute standadisation des lignées en fait un organisme de choix pour une étude physiologique des interactions neurogliales. De plus, la modification génétique indispensable à la réalisation de ce projet est seulement disponible chez la souris (délétion des protéines lysosomales). Les souris seront utilisées à l'âge adulte à partir de 2 mois. A ce stade les animaux ont un cerveau qui a fini son développement et les animaux présentent un comportement d’adulte. D’autre part utiliser des souris à partir de cet âge de 2 mois, permet également de pouvoir comparer nos résultats avec la tranche d'âge pour laquelle la plupart des expériences précédentes ont été conduites.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1404
Souffrances
▲ -
▲ 36
▲ 1368
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1404

Une partie des souris utilisées est immunodéficiente et vit dans une animalerie séparée, avant d'être transportée vers celle où se déroulent les expériences. 1 404 souris sont concernées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, avec greffe de cellules tumorales, quinze anesthésies générales et onze injections par animal. Le projet est déclaré deux fois, une fiche par établissement, chacune annonçant 1 404 souris pour tester un agent pharmacologique censé renforcer l'action antitumorale de certaines cellules immunitaires. Toutes sont tuées à la fin, pour permettre les prélèvements.

Objectifs

Ces dix dernières années, les traitements stimulant le système immunitaire (immunothérapies) ont révolutionné la prise en charge des patients atteints de cancer. En éduquant système immunitaire à reconnaitre spécifiquement les cellules tumorales, ces traitements permettent en effet de guérir du cancer avec peu de toxicité et de façon durable, à la différence des traitements standards. Malgré ces avancées majeures, les immunothérapies sont efficaces chez une minorité (

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider à terme l’intérêt clinique d'un agent pharmacologique récemment identifié, pour lequel des résultats obtenus dans des cellules en culture sont encourageants.

Procédures

Au cours des différentes expériences, les animaux seront soumis à : -15 anesthésies générales d’une durée de moins de 20 minutes -11 injections, la durée de ce geste est évaluée à moins d'une minute - 1 séance de rasage du flanc droit à l'aide d'un rasoir électrique, la durée de ce geste est évaluée à moins de 2 minutes

Impact sur les animaux

- douleurs légères : injections des cellules tumorales, injections des traitements. - Stress / anxiété : anesthésies gazeuses - croissance tumorale douloureuse (douleur modérée possible), transport entre 2 animaleries du même site.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort, afin de réaliser les prélévements nécessaires à l'étude.

Remplacement

Les expériences exposées dans ce projet reposent sur un grand nombre d’expériences sur cultures cellulaires montrant un effet de la thérapie testée.

Réduction

Un suivi de la croissance des tumeurs sera réalisé par imagerie afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Le nombre de souris utilisées a été estimé sur la base d'une étude statistique permettant de mettre en évidence des différences significatives, en termes de réduction de la croissance des tumeurs. Les variations seront comparées par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

L'imagerie non invasive sous anesthésie générale sera utilisée pour suivre de la croissance tumorale. Les souris seront surveillées quotidiennement afin de déceler et notifier rapidement tout signe de changement de comportement ou d'état de santé des animaux. L’atteinte des points limites définis en amont entraina une mise à mort anticipée si nécessaire. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix et de référence pour cette étude car le développement tumoral et de la réponse immunitaire sont très proches de celui de l'être humain. Dans le projet proposé les souris utilisées seront des souris âgées de 8 à15 semaines (système immunitaire mature).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, la moitié soumise à un régime gras pendant dix-huit mois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal passe 48 heures seul en cage de mesure de la dépense énergétique, subit sept pesées, une injection, un gavage et trois prélèvements, puis jusqu'à six tests évaluant l'anxiété, l'activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire et les capacités sensorimotrices. La faim liée à la mise à jeun, la peur pendant les manipulations et l'isolement figurent parmi les nuisances déclarées. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur "l'animal entier" et retient la souris pour la facilité d'y invalider des gènes, les corps servant ensuite aux analyses histologiques.

Objectifs

Le laboratoire étudie les mécanismes favorisant le développement des maladies métaboliques (maladies du foie, diabète, obésité) et vasculaires (athérosclérose). Il étudie aussi l'impact du vieillissement biologique dans la survenue des pathologies avec l'âge et le déclin des fonctions physiques et cognitives. Dans cet objectif, il utilise des modèles murins génétiquement modifiés sur des protéines ou récepteurs impliqués dans la régulation de l'homéostasie lipidique et aussi glucidique. Les objectifs du projet sont de 4 niveaux et décrits à la suite: - comprendre à l'échelle du vivant le métabolisme des lipoprotéines ainsi que le fonctionnement des mitochondries - mettre en évidence sur des animaux génétiquement modifiés les anomalies de ce métabolisme sous un régime normal et sous un régime gras - Etudier/décrire l'impact des délétions génétiques sur le fonctionnement des organes au cours du vieillissement - étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme (vieillissement biologique). Le projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateur: EU1 et EU2.

Bénéfices attendus

Ce projet aboutira à une avancée potentielle en connaissances scientifiques. Les bénéfices attendus: 1/ Dans le cadre des études de recherche fondamentale, il s'agira de: - Comprendre/décrire dans un organisme l'impact des invalidations génétiques de protéines, notamment mitochondriales impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique, sur la physiopathologie du métabolisme glucidique et lipidique. - Comprendre/décrire l'activité métabolique des mitochondries, l'expression des gènes du métabolisme lipidique et glucidique et de régulation de la fonction mitochondriale, et les réactions métaboliques au sein des tissus génétiquement modifiés. - Comprendre l'impact d'une alimentation déséquilibrée sur le vieillissement des organes, - Comprendre l'impact du vieillissement sur le fonctionnement des organes, 2/ Dans le cadre de la recherche d'outils, cibles à visée thérapeutique pour un transfert chez l’homme: - Identifier des voies de signalisation et cibles thérapeutiques du métabolisme énergétique et lipidique, visant au développement de futurs médicaments.

Procédures

Dans le premier établissement, la moitié des animaux (souris) seront mis sous régime gras pendant 18 mois. Ils subiront, des pesées (7 fois, 30 sec), une injection (5 sec), un gavage (30 sec) et des prélèvements à 3 reprises (5 sec à 3 min), une mesure de la composition corporelle en matières grasses à 3 reprises (4min) et une mesure de la dépense énergétique où l’animal est hébergé seul (1 fois pendant 48h). Dans le second établissement, ils subiront jusqu’à 6 tests de comportements (durée 6min à 30min) afin d'évaluer l'anxiété, l’activité exploratoire, la force musculaire, la mémoire, les capacités sensorimotrices, et les capacités physiques de l’animal.

Impact sur les animaux

Les expérimentations prévues peuvent induire des nuisances ou effets indésirables sur les animaux. Le changement de régime alimentaire peut induire un stress à l'animal. La faim est une nuisance pouvant survenir lors de la mise à jeun des animaux.La peur et le stress sont des nuisances qui peuvent survenir lors de la manipulation des animaux, à l'occasion des prélèvements ou de leur isolement dans certaines procédures. La peur et le stress peuvent aussi survenir lors la découverte de nouveaux environnements, ou lors de l'administration d'un produit anesthésiant avant prélèvement. D'autres nuisances sont la douleur à l'injection, lors des prélèvements, ou à l'occasion de certains tests comportementaux.

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort à des fins d’analyse et d’études histologiques.

Remplacement

Nos travaux visent à étudier à l'échelle du vivant, dans un tissu ou organe, les mécanismes biologiques qui favorisent le développement des maladies métaboliques En parallèle,des tests de culture cellulaire sont à l'étude pour étudier des mécanismes précis et limiter le nombre d'animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est déterminé sur la base de nos études antérieures ou de la littérature correspondante. Dans ce contexte, le nombre d’animaux utilisé dans chaque groupe étudié sera suffisant pour réaliser les analyses statistiques. De plus, plusieurs données scientifiques pourront être obtenues avec un même animal ce qui réduira le nombre d'animaux dans le projet.

Raffinement

Pour optimiser la fiabilité des résultats, des mesures visant à réduire voire supprimer la douleur, le stress, et améliorer le bien-être des animaux sont mises en oeuvre : - les moyens pour limiter le stress aux animaux seront appliqués: avant les expériences, les animaux seront manipulés et habitués à l’expérimentateur afin de favoriser leur coopération dans les actes non invasifs et non douloureux. Ils seront acclimatés aux différentes conditions expérimentales (pièce, hébergement individuel, et différents expérimentateurs). Les expériences seront réalisées dans une pièce calme en présence d'un faible nombre d'expérimentateurs. - les expérimentateurs seront encadrés dans les protocoles par un sénior et rompus aux procédures expérimentales ce qui permet de limiter le stress et la douleur. - des anesthésiques et analgésiques seront utilisés dans les procédures en terminal. Un transporteur agréé pour le transport d'animaux sera réquisitionné. La durée du transport entre les établissements utilisateurs n’excèdera pas les 30 minutes. Les animaux seront transportés dans leur cage d'origine (enrichissement compris) afin de limiter le stress lié au transport. Des points limites (ou critères d’arrêt anticipé) de la procédure seront établis, - dans la mesure du possible et en fonction de la statistique, les animaux prévus dans les mesures invasives seront réduits, - des soins adéquats seront prévus avant, pendant et après les actes quand c'est nécessaire, - la mise en place de procédures de mise à mort quand c'est nécessaire.

Choix des espèces

La finalité du projet est d'identifier les effets de la mutation de protéines, notamment mitochondriales, impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique et le vieillissement. Ainsi, il est indispensable de travailler sur l’animal entier pour comprendre le rôle de ces protéines. Le choix du modèle souris vient du fait que celui-ci offre de larges potentialités pour l'application des méthodes d'ingénierie génétique et d'étude expérimentale du comportement. Il est possible, grâce à ce modèle, d’invalider l’expression des protéines étudiées dans ce projet, et ainsi d'évaluer leur rôle. Nous disposons de lignées murines transgéniques sur ces protéines pour réaliser notre projet. Les procédures de notre protocole sont adaptées à la souris. Nous disposons de données scientifiques du métabolisme des lipides et des glucides sur ce modèle animal. Nous maîtrisons d'un point de vue scientifique l'état de l'art sur la physiopathologie de l'athérosclérose et de la maladie du foie (inflammation et stéatose) sur ce modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à partir de l’âge de 8 semaines. Cet âge est classiquement utilisé pour démarrer le régime dans les études portant sur l'étude du métabolisme ou de l'athérosclérose. Les longues durées de régime sont classiquement utilisées pour étudier le développement de l'athérosclérose chez la souris et l'impact du régime alimentaire sur l'altération des fonctions au cours du vieillissement de l'animal. Dans les articles scientifiquement, le vieillissement chez la souris, est classiquement étudié chez des souris âgées de 12 à 18 mois.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 30
Autres poissons : 460
Souffrances
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▲ 490
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Devenir
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 490
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Sept minutes au maximum entre l'anesthésie, l'ouverture de l'abdomen pour y glisser un émetteur, le prélèvement d'un fragment de nageoire et la remise à l'eau : 490 poissons, dont 30 loups de mer, sont capturés à l'hameçon puis opérés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous relâchés là où ils ont été pris. Le suivi de leurs déplacements doit servir à harmoniser la gestion des aires marines protégées entre la France et l'Espagne. Les espèces retenues le sont pour le volume et la valeur commerciale de leur exploitation, et aucune n'est ciblée précisément, la liste couvrant jusqu'à 28 espèces possibles. Le chiffre de 490 marques ne repose sur aucun calcul, le porteur indiquant qu'aucune approche statistique n'a été réalisée et retenant 20 individus par espèce d'après la littérature.

Objectifs

Le littoral pyrénéen abrite une grande diversité d’espèces et d’habitats à forte valeur économique et patrimoniale. Pour préserver cette biodiversité et ses services écosystémiques (pêche, tourisme, loisirs), des réserves marines et des réglementations ont été mises en place. Cependant, ces mesures restent insuffisantes, car elles ne considèrent pas la région comme une unité écologique, ce qui entraîne la surexploitation de certaines espèces. Grâce à la télémétrie acoustique (technologie composée d’émetteurs acoustiques implantés dans le ventre des poissons après un acte chirurgical sous anesthésie, et d’un réseau de récepteurs acoustiques permettant de suivre le déplacement de ces poissons), le projet vise à améliorer la conservation en intégrant les habitats essentiels et en suivant les déplacements des poissons. L’étude inclura de nouveaux habitats (canyons sous-marins, estuaires, récifs artificiels) et le suivi d’espèces emblématiques comme les requins et les raies. Un diagnostic de l’état de conservation des espèces commerciales sera établi, avec une attention particulière aux stades critiques de leur cycle de vie (reproduction, juvéniles). Les poissons marqués et relâchés au plus vite après l’implantation de l’émetteur acoustique permettront d’identifier leurs déplacements et les corridors écologiques qu’ils empruntent. Ces données seront essentielles pour adapter les réglementations et les mesures de gestion à l’échelle régionale et transfrontalière.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est d’améliorer les connaissances sur le déplacement, la biologie et le comportement des populations de poissons. A terme, les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément l’écologie du mouvement des espèces suivies et de mettre en place une conservation et une gestion harmonisée entre les Aires Marines Protégées de deux pays frontaliers.

Procédures

Chaque animal sera soumis à : 1) une capture par des pêcheurs professionnels affrétés pour cette opération (capture à la palangre dérivante de surface, capture à la canne et au leurre artificiel) avec utilisation d'hameçons sans ardillon pour limiter au maximum tout stress et/ou traumatisme (durée de capture et blessure), 2) un acte chirurgical sous anesthésie pour insérer un émetteur dans la cavité abdominale ou sur le dos du poisson, et 3) un prélèvement d'un petit fragment de nageoire caudale ou pectorale. L'implantation de la marque et le prélèvement du petit fragment de nageoire ne se fait qu'une seule fois par animal ; le temps maximum pour l'anesthésie, l'acte chirurgical, le prélèvement de nageoire, le réveil et le relâcher est estimé à 7 mn maximum.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus concernent : 1) un stress dû à la capture, minimisé au maximum par l'utilisation d'hameçon sans ardillon, 2) une douleur modérée due à l’implantation d'une marque (acte chirurgical sous anesthésie) dans la cavité abdominale du poisson (à son réveil) ainsi que le prélèvement d'un petit fragment de nageoire caudale qui peut générer une très légère nuisance supplémentaire pour le poisson mais n’impacte en rien ses capacités natatoires.

Devenir

Les individus prélevés sont relâchés à l’endroit où ils ont été capturés afin de limiter les perturbations comportementales. Tous les individus seront relâchés directement après l’acte chirurgical une fois correctement réveillés.

Remplacement

Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser les mouvements individuels en milieu naturel, il n’est pas possible de faire appel à des méthodes de remplacement. L’apport de la télémétrie acoustique (détection de la présence de poissons marqués à proximité d’un récepteur) devrait permettre l’amélioration des connaissances sur les habitats occupés par les espèces et leurs mouvements, ce qui permettra à terme d’adapter leur gestion de manière cohérente entre la France et l’Espagne.

Réduction

Le nombre d’individus a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique. En l’absence de connaissance sur le niveau de fréquentation spécifique du site ciblé par cette étude, le nombre de 20 individus par espèce a été choisi afin de capturer la majorité des comportements spatiaux à l’échelle d’une zone spécifique. Aucune approche statistique n’a été réalisée afin de définir le nombre d’individus marqués en raison de l’étendue de la zone d’étude (réseau régional à l’échelle de la façade Méditerranéenne France-Espagne) et de la forte mobilité spatiale des espèces concernées en zone hauturière. Mais, en se basant sur la biomasse de ces espèces pêchées en Méditerranée (plusieurs dizaines à centaines de tonnes débarquées par an), l’impact de ce projet sur les populations paraît extrêmement limité. Enfin, en prenant en compte les contraintes de la télémétrie acoustique (ex : probabilité de détection) et la littérature existante, un nombre minimum de 20 individus par espèce est conseillé afin d’intégrer une variabilité naturelle représentative et ainsi garantir la robustesse des analyses statistiques associées aux populations concernées.

Raffinement

Dans le cadre des procédures, plusieurs mesures ont été mises en place afin de limiter la souffrance et le stress des individus lors du marquage, incluant la capture (utilisation d’un engin sélectif en direct, l’hameçon sans ardillon, pour limiter au maximum toute blessure et le temps où l’animal est en phase « capture »), ainsi que des procédures d’anesthésie optimales quand c’est possible (sinon utilisation de l’immobilité tonique et anesthésiant local – voir plus bas) durant les phases pré-opératoire, opératoire et post opératoire. Les individus seront surveillés en permanence de manière régulière avec une attention particulière à la respiration branchiale afin de s’assurer de la bonne oxygénation des animaux. Les individus seront retirés de la procédure dès que les points limites seront atteints. Les points limites sont identifiables à travers le comportement des poissons (activité de nage anormale) ou des signes extérieurs de stress (e.g. couleur de peau, plaies).

Choix des espèces

Le nombre d’espèces capturables sur la zone d’étude étant extrêmement varié, il est proposé dans cette étude de ne pas cibler d’espèces particulières, mais de (1) fournir une liste d’espèces potentielles, (2) limiter le nombre d’individus rentrant dans une procédure à N= 20 et (3) de limiter le nombre de marques déployées à N= 490, soit un équivalent de 28 espèces à N=20 ou N=10 individus par espèce si celle-ci est étudiée dans d’autres projets de télémétrie acoustique dans le Golfe du Lion. Les espèces de cette liste sont des espèces de premier plan en Méditerranée française, tant pour l'importance de leur exploitation (volume) que pour leur valeur commerciale (€). De nombreux aspects du cycle de vie de ces espèces restent inconnus, limitant la capacité des scientifiques à fournir un appui aux gestionnaires pour leur gestion. Pour la majorité de ces espèces, l’acquisition de connaissances sur leur dynamique spatiale est une première étape primordiale pour améliorer leur gestion. La maturité des poissons et des Élasmobranches marins (requins et raies) est très variable d’une espèce à l’autre et est déterminée généralement à partir de la taille. Afin de limiter l’impact sur la population et le choix du stade de développement (mature ou immature) de l’individu susceptible d’être choisi (nécessitant donc la capture, la mesure puis soit le relâcher, soit l’inclusion dans une procédure), des individus matures et immatures seront utilisés dans cette expérimentation. La taille de l’hameçon utilisé permettra juste de limiter la capture d’individus trop petits ou trop gros.