Oncologie
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Etude de l’influence de l’épigénétique sur les capacités d’adaptation des ovins
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Trois générations de sélection génétique pour écarter deux lignées de brebis sur leur taux de méthylation de l'ADN : 690 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants dans l'élevage à l'issue. Chaque agneau subit trois prises de sang à la veine jugulaire sur animal vigile, à 30, 45 et 64 jours d'âge, contenu entre des claies. La finalité déclarée porte sur les caractères de production, croissance et reproduction, et sur la "transition agroécologique de l'élevage ovin". Le porteur reconnaît un risque d'hématome, de phlébite voire d'infection au point de ponction, et affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" à l'utilisation d'animaux vivants.
Objectifs
L'amélioration génétique est traditionnellement basée sur l'utilisation d'enregistrements de phénotypes ou de caractères en tenant compte de données familiales pour estimer des valeurs individuelles. Plus récemment, les données de polymorphismes de l'ADN ont commencé à être utilisées dans l'estimation de ces valeurs dans certaines espèces dans le cadre de la sélection génomique. Quoi qu’il en soit le postulat qui est derrière ces approches suppose que les différences génétiques entre les individus sont dues à des différences de séquence d'ADN héritées de façon mendélienne. Les variations observées dans les phénotypes de production sont donc en partie dues à ce déterminisme génétique mais aussi à des effets de l’environnement et l’interaction qui existe entre les deux. Les connaissances récentes sur les effets de l’environnement pointent sur des effets dits « épigénétiques ». En effet, des modifications biochimiques de l’ADN (méthylation des cytosines par exemple) et des protéines avec lesquelles il est en interaction (méthylation, acétylation des histones) sont autant de marques épigénétiques qui peuvent influencer l’expression des gènes en réponse à l’environnement, démontrant que le génome eucaryote répond de manière dynamique aux variations du milieu auxquelles chaque individu se trouve exposé. De nouvelles questions scientifiques se posent donc autour de la relation Génétique/Epigénétique dans le cadre de l’amélioration des espèces et leur adaptation aux nouveaux systèmes de production. Notre projet est la continuité d'un projet précédent initiant des lignées génétiques divergentes pour des niveaux bas ou haut de méthylation global de l’ADN sanguin (TGMA). En effet, nous avions montré que le TGMA était variable entre individus et héritable. Nous avons réalisé deux générations de sélection sur ce critère et observé une différence de moyenne de valeurs génétiques entre nos deux lignées. Cependant, afin d’obtenir une divergence plus contrastée, 3 générations supplémentaires sont nécessaires. Ce contraste génétique nous permettra d’évaluer l’impact de cette sélection sur l'adaptation des animaux aux conditions d’élevages (nutrition, santé, environnement, …) changeantes dans le cadre global de la transition agroécologique des élevages.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d'aboutir à une divergence génétique basée sur le taux de méthylation de l'ADN contrastée entre nos deux lignées. Cette divergence nous permettra d'étudier son impact sur les capacités d’adaptation des animaux face à des aléas sanitaires ou alimentaires et sur les caractères de production classiques (croissance, reproduction) pour répondre aux besoins de recherche sur la transition agroécologique de l'élevage ovin.
Procédures
Les animaux auront trois prises de sang réalisées sur animaux vigiles, espacées de 15 jours, à 30, 45 et 64 jours d'âge. Chaque prise de sang n'exedera pas 30 secondes.
Impact sur les animaux
Lors des prises de sang (par ponction à la veine jugulaire), les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général des animaux. La prise de sang peut engendrer un hématome au niveau de la jugulaire et les différentes contentions peuvent engendrer du stress pour les animaux.
Devenir
À la fin des prises de sang, les animaux seront tous gardés en vie et resteront dans l'élevage.
Remplacement
La réalisation et le suivi d’accouplement prédéfinis, ainsi que la caractérisation des agneaux, impliquent l’utilisation d’animaux vivants. Il n'y a pas de méthode alternative.
Réduction
Nous avons minimisé le nombre d'animaux expérimentaux afin d'atteindre notre objectif d'obtenir un écart génétique conséquent entre nos deux lignées, pour contraster au mieux les capacités d'adaptation. Nous avons jusqu’à présent réalisé deux générations de sélection et nous avions pu faire une très forte pression de sélection sur la première génération de sélection en phénotypant plus de 800 agneaux. En partant des reproducteurs de la seconde génération (140 femelles et 12 mâles), nous exercerons une pression de sélection plus faible sur la voie mâle à chaque génération, le gain génétique sera donc plus petit. Il nous faudra donc 3 générations de 140 femelles et 12 mâles (+12 remplaçants) soit 690 animaux pour atteindre l'objectif de divergence génétique entre nos lignées.
Raffinement
Les agneaux et leurs mères sont hébergés dans la bergerie de l'installation. Afin de respecter la grégarité de l’espèce, les agneaux et leurs mères sont placés ensemble en lots sur litière paillée et leur contention pour les différentes interventions est faite dans un espace réduit (entre des claies) en présence de congénères pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence répétée des expérimentateurs en interaction positive en dehors des procédures (alimentation, soins aux animaux) est associée à une diminution du comportement de fuite de l’animal et donc de son stress face à la contention. Les animaux sont surveillés de façon journalière. Lors des prises de sang (par ponction veineuse à la jugulaire), les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Dans la mesure du possible, les prélèvements seront réalisés en alternant les veines jugulaires droite et gauche. Une surveillance de l’état général des animaux et du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite) voire d’une infection. En cas de signes de maladie, un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire conseil de l’installation expérimentale ou avec son intervention si nécessaire.
Choix des espèces
Nous travaillons en sélection génétique sur des animaux de rente, le mouton est notre modèle d'étude. Le phénotypage des agneaux pour le taux de méthylation sanguin (via une prise de sang) aura lieu entre 1 et 2 mois d'âge. Le protocole constituant une sélection génétique sur plusieurs générations; les animaux sélectionnés pour être reproducteurs, donneront naissance à la génération suivante.
Étude de la migration des cellules métastatiques du cancer du poumon à petites cellules dans le cerveau
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
1 455 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, dont 675 recevront une fenêtre de verre de trois millimètres implantée dans le crâne au cours d'une chirurgie d'une heure. Toutes reçoivent une injection de cellules tumorales directement dans le cerveau, puis sont tuées pour prélèvement et étude histologique du cerveau. Le développement de la tumeur peut entraîner une perte de poids et une hausse de la pression intracrânienne, l'enjeu déclaré étant de comprendre comment les cellules du cancer du poumon à petites cellules migrent vers le cerveau. Une perte de poids supérieure à 20 %, une prostration, une agressivité persistant plus de 48 heures ou les premiers tremblements déclenchent la mise à mort.
Objectifs
Ce projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs EU1 et EU2. Chez l’Homme, le cancer du poumon, le plus malin et le plus fréquent à l'échelle mondiale, inclut un sous-type particulièrement agressive appelé cancer du poumon à petites cellules (CPPC), représentant 14 % des cas de cancer pulmonaire. Environ 20 % des patients atteints de CPPC présentent des métastases cérébrales au moment du diagnostic, constituant la principale cause de décès dans cette population. En raison de sa nature agressive et de son potentiel métastatique élevé, le CPPC est utilisé par notre équipe comme modèle cliniquement pertinent pour comprendre les mécanismes responsables de la migration des cellules métastatiques, en particulier les métastases cérébrales, qui demeurent mal compris malgré son impact clinique majeur. Ce projet est une collaboration avec des chercheurs Américains, spécialiste mondial de ce type de cancer, qui nous donne accès à des lignées cellulaires dérivées de modèles murins et de tumeurs humaines. Les cellules détectent la nature physique et biochimique de leur environnement pour contrôler des fonctions cellulaires (adhésion, migration, prolifération, apoptose, différenciation) impliquées dans le développement du cancer. Notre hypothèse de travail est que le potentiel métastatique des cellules est associé à l’acquisition de nouvelles structures adhésives et de nouvelles structures du cytosquelette de l'actine.
Bénéfices attendus
Le projet vise à approfondir notre compréhension des mécanismes de dissémination métastatique du cancer du poumon à petites cellules (CPPC) dans le cerveau. En étudiant les interactions entre les cellules de CPPC et leur microenvironnement cérébral, il cherche à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter le CPPC métastatique. En comparant ces mécanismes avec ceux d'autres types de cancer cérébral comme le glioblastome, le projet offre une perspective élargie sur les approches thérapeutiques possibles. En utilisant des modèles murins, il contribue à améliorer la fiabilité des tests précliniques de nouveaux traitements. De plus, en caractérisant le microenvironnement tumoral, il ouvre la voie à une meilleure compréhension de son rôle dans la progression de la maladie et à l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques. En résumé, ce projet offre une opportunité précieuse d'avancer dans la lutte contre le cancer du poumon en fournissant des données pertinentes pour le développement de traitements plus efficaces et ciblés.
Procédures
675 souris auront la pose d'un dispositif d'imagerie. Pour avoir ce dispositif il faut procéder à une chirugie (dans l'EU1) sur animal endormi qui dure environ 1h avec utilisation de produits anti douleur. Un dispositif d'imagerie (fenetre en verre) de 3mm de diamètre sera implanté dans le crâne de la souris (dans l'EU1) . Toutes les souris auront une injection directe dans le cerveau pendant qu'elles seront endormies (dans l'EU1 et 2) . Les souris auront une préparation des tissus pour l'étude des propriétés cellulaires après une ou plusieurs injections (si la souris a un dispositif d'injection ou non)(dans l'EU1 et 2) . Cette préparation des tissus se fera sur animal endormi très profondement avec utilisation d'anti douleur. L'animal sera ensuite euthanasié et le cerveau sera récupéré(dans l'EU2) .
Impact sur les animaux
Les étapes de la chirurgie entrainent de la douleur chez les animaux et modifient leur comportement. Le développement tumoral intracérébral peut entraîner une perte de poids et/ou une augmentation de la pression intracranienne.
Devenir
Mise à mort pour prélèvement du cerveau et etude histologique
Remplacement
La souris est l'espèce de choix pour étudier le système nerveux des vertébrés, ce qui fournit des informations transposables à l'homme. Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. Il est nécessaire d’utiliser des approches in vivo avec des animaux de façon à observer le cerveau en fonctionnement. Il n’y a donc aucune alternative à l’utilisation d’animaux. La culture cellulaire n’est pas appropriée car les propriétés synaptiques de réseaux et leurs interactions avec les cellules tumorales sont modifiées dans ces préparations.
Réduction
Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production : en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique. Nous utiliserons des tests statistiques appariés
Raffinement
A chaque étape du projet, le bien-être de nos animaux sera au coeur de nos préoccupations. Nos animaux naîtront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventilés, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures invasives (chirurgie). Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimentateur a une forte expérience pour toutes les procédures proposées. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter leurs points limites post injection de cellule tumorale (week-ends, vacances et jours fériés inclus) : poids (pesés quotidienne), si plusieurs pertes de poids consécutives, avec une perte >20% par rapport à la pesée de référence à raison d’une pesée par jour, les animaux seront euthanasiés. Si l’animal présente un comportement stéréotypé ou à des comportements anormaux (agressivité, cachexie, stéréotypie, prostration) il sera dans un premier temps isolé et surveillé, l’animal est euthanasié si pas d’amélioration après 48h. Les animaux seront euthanasiés, dès les premiers signes neurologiques détectés (tremblements, problème de mobilité) Trasport entre les deux EU: Le transfert entre les 2 animaleries est effectué par les utilisateurs. Ils ramènent les cages sur un chariot du PIV-EXPE au quatiréme étage (EU B33063940) vers la salle d’hébergement du CHRONIC au deuxiéme étage (EU B33063943) en utilisant un montecharge adapté. Ils suivront une acclimatation de 4 jours minimum avant de commencer le protocole expérimental.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez similaire à celle de l'homme, ce qui permet d'extrapoler les résultats obtenus dans cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires au niveau comportemental. Les propriétés du système nerveux central de la souris présentent de nombreuses similitudes avec d'autres mammifères, dont l'homme. Ainsi, les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris sont largement transférables à l'homme. Le projet sera réalisé sur des animaux à l'age adulte. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d’injection.
Rôle du système endocannabinoïde dans les effets d’une alimentation obésogène sur la mémoire : différences entre mâles et femelles
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Placées dès le sevrage, à trois semaines, sous régime hyperlipidique ou standard pendant douze semaines, 1 300 souris mâles et femelles enchaînent ensuite quatre tests comportementaux espacés d'au moins 48 heures. Une partie subit une chirurgie stéréotaxique d'une heure, une partie des femelles une ovariectomie, et 52 d'entre elles un jeûne de cinq heures suivi de sept prélèvements sanguins en deux heures. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré, le conditionnement de peur pouvant provoquer un stress aigu durant 24 heures et la chirurgie une perte de poids limitée à 13 %. Toutes finissent par une mesure de masse grasse de deux minutes, un dernier prélèvement de sang, puis la mise à mort pour récupérer les cerveaux.
Objectifs
Si l’obésité est un réel problème de santé publique, générant une diminution de l’espérance de vie en raison des maladies qu’elle entraîne (hypertension, cancers, diabètes …), elle est également associée des déficits de mémoire. Ceci est d’autant plus problématique pendant l’enfance et l’adolescence qui représentent des périodes de maturation de certaines structures du cerveau indispensables pour la mémoire, comme l’hippocampe. Notre équipe a récemment mis en évidence chez la souris que la consommation d'une nourriture hyperlipidique (HL) pendant l'adolescence, en plus d'entrainer l’obésité, perturbe la mémoire et ceci implique un important système neuromodulateur, le système endocannabinoïde (SEC), au sein d’une structure particulière du cerveau (l'hippocampe). Nos études, tout comme la quasi-totalité des études de la littérature, ont utilisé des souris mâles comme modèle de l'obésité. Cependant chez l'humain, l'obésité affecte hommes et femmes de façon équivalente. Ainsi, pour élargir l'étendue de ces découvertes chez l'Homme, l’équipe s’est récemment intéressée aux deux sexes en incluant l'utilisation de souris femelles. Il a pu être démontrer que la nourriture HL consommée à l’adolescence a bien des effets délétères sur la mémoire des souris femelles, semblable à ceux observés ultérieurement chez les mâles. Bien que le SEC soit également impliqué chez la femelle, les types cellulaires et/ou les structures cérébrales mis en jeu semblent différentes de celles des mâles. L'objectif du présent projet est d'identifier les mécanismes neurobiologiques impliqués dans les déficits de mémoire induit par la consommation d'un régime obésogène hyperlipidique à l’adolescence chez les deux sexes, afin de mieux considérer l'effet genre. Pour cela, des souris mâles et femelles seront exposées pendant 12 semaines à un régime hyperlipidique (HL) ou standard (Cont) avant de réaliser des tests comportementaux simples permettant d’évaluer la mémoire. L’ensemble des procédures proposées est en conformité avec les directives européennes 2010/63/UE et françaises, dans le respect des nouveaux standards de soin et de bien-être des animaux (règle des 3Rs).
Bénéfices attendus
Ces expériences devraient permettre une meilleure compréhension des effets d'une nourriture HL sur le cerveau et la mémoire en identifiant certains mécanismes afin d'envisager potentiellement à plus long terme des stratégies thérapeutiques.
Procédures
Tous les animaux subiront, à au moins 48h d’intervalle, quatre tests comportementaux. Chaque étape de ces tests dure entre 6 et 10 minutes. Une partie des animaux (52) subira une fois un jeune de 5h préalablement aux mesures métaboliques (7 prélèvements sanguins sur une durée de 2 h). Une partie des animaux subira une intervention chirurgicale. La chirurgie stéréotaxique, réalisée sous anestésie gazeuse et en présence d'antalgique et d'anti-inflammatoire, dure 1h avec une phase de réveil de 20 minutes. Une partie de femelles subira également une ovariectomie, réalisée sous anesthésie gazeuse et en présence d'antalgique et d'anti-inflammatoire. Cette intervention dure 15 minutes avec une phase de réveil de 5 minutes. Tous les animaux subiront en fin d’expérimentation, une seule analyse en imagerie d’une durée de 2 min afin d’évaluer la répartition de leur masse grasse/masse maigre et un seul prélèvement sanguin.
Impact sur les animaux
L’alimentation obésogène donnée pendant 12 à 15 semaines entraîne un surpoids qui reste non délétère chez des animaux jeunes, comme ceux utilisés dans notre étude. Les tests de comportement, ainsi que les injections intra-péritonéales peuvent induire un stress qui sera limité par une habituation à la manipulation et à l'injection avant expérimentation. Les prélèvements de sang à la queue durant le test de tolérance au glucose (GTT) pourront engendrer une légère douleur aux animaux. La chirurgie stéréotaxique pourra entraîner dans les 48h suivant l’opération une douleur et un stress se traduisant par une perte de poids qui doit se limiter à 13% du poids initial. La phase d'acquisition du conditionnement de peur pourrait induire une gêne passagère des animaux et entraîner un stress aigu qui pourrait se poursuivre pendant 24h, mais nos précédents tests n’ont pas montré d’effet sur l’état général ou le poids des animaux.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en vue de récupérer leurs cerveaux pour des analyses biochimiques ou des contrôles histologiques.
Remplacement
L’étude intégrée des effets de la nutrition sur des aspects comportementaux et du fonctionnement cérébral est permise grâce à l’utilisation du modèle de rongeur soumis à de la nourriture obésogène et il n’est pas possible de le remplacer par des approches cellulaires sur des modèles in vitro ou in silico. Les tests comportementaux utilisés font appels à des comportements spontanées chez les rongeurs. Les chirurgies sont courtes mais nécessaires pour réaliser des manipulations chémogénétiques dans le cerveau et restent peu invasives dans la vie de l'animal. Les recherches seront réalisées en accord avec les recommandations institutionnelles pour le bon traitement des animaux de laboratoire.
Réduction
Tous les efforts seront faits pour réduire les souffrances inutiles et réduire le nombre d'animaux en effectuant plusieurs tests comportementaux chez les mêmes individus plutôt que des groupes différents. De plus, le nombre d’animaux sera réduit au mieux grâce à l’utilisation de tests statistiques minimisant le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats concluants et permettre des comparaisons statistiques fiables. Cela représente un total de 1300 (702 femelles et 598 mâles) sur 5 ans. Ces expériences devraient permettre une meilleure compréhension des effets d'une nourriture HL sur le cerveau et la mémoire en identifiant certains mécanismes afin d'envisager potentiellement à plus long terme des stratégies thérapeutiques.
Raffinement
Un soin particulier sera porté au bien-être de l'animal tout au long de sa vie. Les souris recevront de l’eau et de la nourriture à volonté et seront surveillées régulièrement. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale avec administration d’antalgiques en pré- et post-opératoire pour limiter la douleur. Toutes les précautions d'asepsie et de confort seront prises pour limiter l'inconfort des animaux (application d'un gel ophtalmique, opération sur tapis chauffant, ré-hydratation post-chirurgie). Les jours suivant la chirurgie, les animaux sont surveillés attentivement une fois par jour pour s’assurer de leur bon rétablissement. Avec la mise en place de points limites, si un animal présente une anomalie, il sera immédiatement isolé, surveillé et soigné par la prise d’un anti-inflammatoire pendant 3 jours jusqu’à amélioration. Durant les mois suivant la chirurgie, les animaux seront surveillés tous les jours de la semaine et pesés 1 fois par semaine par un personnel qualifié. S’il n’y a aucun signe de mal-être chez l’animal, il passera en phase comportementale qui sera optimisée pour durer le moins de temps possible. L’expérimentateur prendra le plus grand soin en manipulant l’animal et les tests comportementaux seront le moins stressant (lieu calme, acclimaté et inoffensif) et les souris seront remises avec leurs congénères entre chaque phase de test. Les injections pharmacologiques seront réalisées de façon aigüe de sorte à limiter les interventions sur l’animal.
Choix des espèces
Le modèle de rongeur soumis à des régimes obésogènes permet l’étude intégrée de la nutrition sur des aspects comportementaux et de fonctionnement cérébral qu’il n’est pas possible de remplacer par des approches cellulaires. En particulier, les tests comportementaux permettant d’évaluer chez l’animal vigile les dimensions cognitives et émotionnelles sont une nécessité expérimentale pour évaluer la réalité physiologique de nos résultats. Les souris seront exposées aux régimes obésogène ou contrôle dès le sevrage (3 semaines d’âge) et pendant 12 semaines afin de couvrir la période de l'adolescence. Les approches immunohistochimiques et biochimiques permettent d’appréhender les mécanismes physiologiques régissant l’effet de différents apports nutritionnels sur les fonctions cérébrales.
Rôle de l’habenula latérale dans l’intégration des signaux olfactifs sociaux chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Une souris dont la fréquence respiratoire chute de moitié pendant la neurochirurgie voit la procédure interrompue, et se retrouve tuée si son état ne permet pas une seconde tentative sept jours plus tard. 835 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement du cerveau, dont 20 opérées sous anesthésie sans réveil et 715 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une neurochirurgie de trente minutes, des injections intrapéritonéales d'endotoxine ou de modulateurs neuronaux, jusqu'à huit frottis vaginaux pour les femelles, un isolement de sept jours et des tests olfactifs de dix minutes. L'enjeu déclaré tient à la compréhension du rôle d'une région du cerveau, l'habenula latérale, dans l'évitement des congénères malades et l'attirance sexuelle.
Objectifs
Chez la plupart des animaux, les signaux chimiques olfactifs sont cruciaux pour communiquer des informations sur leur identité, leur organisation sociale, leur maturité sexuelle et leur territoire. Ces odeurs sociales sont intégrées via les neurones sensoriels du système olfactif et sont ensuite codées par des voies cérébrales spécifiques, afin de déclencher des comportements sociaux appropriés. Récemment, l'habenula latérale (LHb), une région cérébrale épithalamique qui participe à l'apprentissage à partir d'expériences aversives, a été impliquée dans la régulation des comportements sociaux et reproducteurs chez les mammifères. Les lésions habénulaires chez les rongeurs entraînent une altération de la sensibilité aux stimuli olfactifs, provoquent une diminution de la réactivité sexuelle (lordose) et un évitement des contacts sexuels. En outre, l'Hb reçoit les projections neuronales exprimant des hormones contrôlant la reproduction : la gonadolibérine (GnRH) et la kisspeptine (KP)). Il a été montré que l’LHb exprime les récepteurs de ces deux hormones. Cependant, le rôle de LHb comme centre de traitement olfactif régulant les comportements sociaux ainsi que la modulation de la fonction de l'Hb par les hormones GnRH et KP restent peu compris à ce jour. Nos résultats préliminaires montrent que LHb est activée par des stimuli olfactifs contenus dans l’urine de congénères malades. Ces mêmes stimuli olfactifs provoquent aussi l’évitement du congénère malade par la souris saine. Par conséquent, ce projet a pour objectif de : (i) caractériser le rôle de la LHb dans le traitement des odeurs sociales lié à l'évitement des congénères malades et à l'attirance sexuelle ; (ii) déterminer le rôle de la GnRH et de la KP dans la modulation du traitement des odeurs d'attraction sexuelle par LHb.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus avec ce projet seront de deux ordres à moyen terme : (i) la mise en évidence que l’LHb relaie des informations externes, telles que les odeurs sociales, permettant une régulation fine des comportements sociaux adaptatifs ; (ii) que les hormones KP et GnRH ne sont pas seulement des régulateurs clés de l'axe de reproduction hypothalamo-hypophyso-ovarien mais qu’ils peuvent aussi agir en amont dès la transmission des stimuli olfactifs.
Procédures
Les neurochirurgies seront d'une durée moyenne de 30 minutes par animal. Une seule neurochirugie sera effectué par animal. Pour déterminer le stade du cycle sexuel, les femelles auront 4 à 8 frottis vaginaux, prélévement de quelques secondes. Ces femelles seront vigiles et maintenues pendant le prélèvement. Selon les résultats des tests comportementaux, l'urine sera prelevé entre 4 à 8 fois pour chaque animal, en maintenant la souris et en massant délicatement son ventre afin de favoriser la miction dans le tube et ainsi récolter l'urine. Quelques secondes suffisent pour récolter l'urine. Pour les urines de souris mimiquant un état infectieux aigüe, une seule injection de l'endotoxine en intrapéritonéale (IP) sera effectuée et l'urine sera prélevée qu'une seule fois par animal. Chaque souris injectée avec l'inhibiteur de l'excitation neuronale, recevra au total 4 injections de l'activateur de l'inhibition en IP (1 fois/semaine) et 4 injections du tampon contrôle en IP (1 fois/semaine) juste avant le test olfactif. Chaque test olfactif durera 10 minutes. Toutes les injections IP ne dureront que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La chirurgie nécessaire à l'injection des virus, analogues et antagonistes peut entrainer des diminutions de la température corporelle et des hémorragies. Elle peut induire une douleur post opératoire pendant 2-3 jours essentiellement localisée au niveau du site d’incision du crâne. L'injection de la molécule provoquant la mort neuronale peut entrainer des petites convulsions jusqu'à 1 heure post-injection. Un stress dû à la manipulation des animaux pour récolter leurs urines est possible. Il s’agira d’un stress aigu de quelques minutes n’induisant pas d’effet à long terme. Les animaux injectés avec l'endotoxine pourront développer des effets secondaires transitoires tels que fatigue, réduction de l'appétit et diminution de l'intérêt social. Ces effets, qui peuvent être observées 2 à 3 h après l'injection de l'endotoxine, disparaissent rapidement et n’entraînent pas d’effet à long terme. Les animaux injectés avec l'activateur d'inhibition pourront développer des effets secondaires transitoires tels qu'une diminution de la locomotion et de l'anxiété. L'injection intrapérotonéale peut parfois générer une douleurs et hématome au point d'injection. Les animaux expérimentaux isolés 7 jours avant les tests olfactifs pourront présenter du stress lié à leur hébergement solitaire.
Devenir
Tous les animaux seront tous euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour des études ultérieures. Les animaux utilisés pour les prélévements d'urine qui seront euthanasiés par le personnel animalier.
Remplacement
A ce jour aucune méthode alternative non animale (in vitro et/ou de modélisation) ne peut être utilisée pour ce projet qui est dépendant de l'interconnectivité́ de neurones de résidants dans plusieurs structures qui sont à la fois olfactives et cérébrales. Il est donc impératif d’utiliser un animal entier pour comprendre les mécanismes de transmission et de régulations interconnectant l’olfaction et les fonctions comportementales des mammifères. Néanmoins nos expériences s’appuient sur des données fortes de la littérature ce qui nous permettra de limiter le nombre de tests et d’acquérir des résultats pertinents.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum compte tenu des techniques utilisées et pour maintenir la possibilité d'une mise en évidence statistique. La taille des échantillons est définie à partir des résultats obtenus lors d'expériences précédentes effectuées par notre groupe dans le cadre de tests similaires ainsi que des tailles d'effet observé dans la littérature. Nous avons aussi tenu compte de la variabilité entre les expériences, de la prévalence comportementale, de la survie post-opératoire, et de l'efficacité des injections. La taille de nos échantillons a été calculée grâce à un logiciel spécialisé. Dans l'optique de réduire la quantité de souris nécessaire, nous réutiliseront les mêmes animaux pour l’étude comportementale d’évitement et de préférence sexuelle. La significavité des résultats sera évaluée grace à des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupe sociaux en présence d’enrichissements (abri cartonné complémenté de matériel de nidification)] avec un accès à la nourriture et boisson ad libitum. Les souris seront anesthésiées lors des chirurgies avec une première sédation analgésique suivie d’une anesthésie gazeuse. Les animaux recevront un traitement analgésique post-opératoire par injection sous cutanée d’un anti-inflamatoire non stéroidien permettant une couverture analgésique de 24h. L’administration sera poursuivie pendant 2 à 3 jours post-opératoire si nécessaire. Les yeux de l'animal seront protégés au moyen d'une pommade ophtalmique pendant la neurochirurgie pour éviter le dessèchement. Durant la procédure et la période de réveil, les animaux seront maintenus sur un matelas chauffant et leur température sera monitorée afin d'éviter une hypothermie. La fréquence respiratoire sera également monitorée pendant la procédure. Si une hypothermie et/ou une détresse respiratoire est observée (diminution fréquence respiratoire d’au moins 50%), l’animal recevra une dose de molécule contrant les effets de l'analgésique et la procédure sera interrompue. Si l’état de santé de l’animal le permet, une nouvelle tentative sera effectuée après 7 jours de récupération. Dans le cas contraire, l’animal sera euthanasié conformément aux points limites définis dans nos procédures. De plus, une surveillance quotidienne des animaux ayant subi la chirurgie sera effectuée tout au long de l'expérimentation en se conformanat aux points limites post-opératoires connus chez cette espèce.
Choix des espèces
Notre recherche porte sur la mise en évidence des régulations des comportements socio-sexuels induits par l’olfaction chez les mammifères. La souris est un excellent modèle animal de référence. La souris est une espèce sociale présentant des comportements socio-sexuels innés et bien décrits majoritairement régulés par les signaux olfactifs. En outre, cette espèce permet des approches génétiques fonctionnelles (génération d'animaux mutants par exemple) qui ne sont pas ou peu possibles sur d'autres espèces. Les animaux mâles ou femelles seront des adultes qui seront âgés de 8 semaines au début des expériences.
Modèle préclinique de rat obèse et diabétique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Sélectionnés pour deux mutations spontanées qui les rendent obèses et diabétiques, 600 rats reçoivent une à deux administrations quotidiennes du composé à tester, puis cinq prises de sang après six heures de jeûne, avant traitement puis à deux, quatre, six et huit semaines. À six semaines viennent les tests de tolérance au glucose et à l'insuline, de 210 minutes, la surcharge en insuline pouvant les mettre en difficulté pour revenir à une glycémie normale. Des cathéters sont ensuite implantés dans la jugulaire et la carotide sous anesthésie, avec cinq jours d'isolement, avant un "clamp" terminal de 210 minutes à jeun sous perfusion continue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous sont tués pour récupérer tissus et sang, le porteur ne rapportant l'effectif de 600 qu'au besoin de dix animaux exploitables par groupe en fin de clamp.
Objectifs
Le diabète a touché 8,5% de personnes de plus de 18 ans dans le monde. 90% des personnes diabétiques sont atteintes de diabète de type 2, forme de diabète associé à l’obésité. Le nombre de personnes diabétiques ne cesse d’augmenter. Le diabète a des conséquences dramatiques sur le fonctionnement de certains organes comme le foie, le système nerveux, les reins ou le cœur et certaines de ces conséquences sont mortelles. Le diabète de type 2 se caractérise par deux phases, la phase de résistance à l’insuline où les niveaux plasmatiques d’insuline sont très élevés pour essayer de contrer l’hyperglycémie puis au fur et à mesure les cellules béta pancréatiques sécrétant l’insuline se fatiguent, ne sont plus capables de répondre et meurent. On parle alors de phase de dépendance à l’insuline. Plus le diabète de type 2 est traité précocement, moins les conséquences sont dramatiques. Ainsi, il est important de développer des thérapies qui ciblent la phase de résistance à l’insuline. Pour se faire, des animaux rendus obèses et diabétiques par l’apparition de deux mutations spontanées ont été séléctionnées puis reproduits entre eux pour créer une lignée. La résistance à l’insuline peut être évaluée de différentes manières : en réalisant des tests de tolérance à l’insuline et au glucose mais la technique dite "clamp" car elle permet la mesure de la sensibilité à l’insuline au niveau des différents organes et de façon bien précise, en utilisant des radiotraceurs. Ainsi, au cours de ce projet, des rats obèses seront traités ou non par des molécules et leur résistance à l’insuline sera évaluée par des tests de tolérance puis un "clamp".
Bénéfices attendus
Par cette étude, de nouveaux traitements ciblant la résistance à l’insuline et donc les phases précoces du diabète peuvent être trouvés. Également, comme le diabète évolue très vite vers une stade d’insulinopénie, c'est à dire que le corps ne sécrète plus d'insuline, des traitements ciblant les phases plus avancées du diabète peuvent être trouvées.
Procédures
Les composés à tester/de référence seront administrés une à deux fois par jour par toutes voies possibles. L'administration dure environ 1 minute sur animal vigile et 5 minutes sur animal anesthésié. Cinq prélèvements de sang seront réalisés au cours de la vie de l’animal (avant traitement et 2, 4, 6 et 8 semaines après traitement) afin de suivre des paramètres biologiques ou l’élimination des produits testés. Un prélèvement de sang se fait sur animal vigile et libre de ses mouvements, il est préalablement habitué à ce geste. La prise de sang dure environ 2 minutes par animal, et nécessite que l'animal ait un jeun de 6h. Un test de tolérance au glucose et un test de tolérance à l’insuline pourront être effectués après 6 semaines de traitement, ces tests durent 210 minutes. La surcharge en insuline pour un animal diabétique induit une difficulté de retour à l’euglycémie. Si l’animal montre des signes de détresse, nous pourrons l’aider à retrouver une glycémie normale en administrant du glucose. L’implantation de cathéters à demeure dans la veine jugulaire et dans l'artère carotide : la chirurgie est faite sous anesthésie et analgésie, par du personnel formé et l’état des animaux est surveillé de près. Les animaux seront hébergés en cage individuelle pendant les 5 jours post chirurgie. Une manipulation de 210 minutes appelée « clamp » est réalisée après 8 semaines de traitement. Pendant toute la durée du clamp, l’animal est à jeun, il est connecté à une perfusion et reçoit de l’insuline et du glucose par voie veineuse de façon continue.
Impact sur les animaux
1 – L’évolution de la maladie liée au phénotype des rats va induire une obésité et donc une baisse d’activité des animaux, lorsque le diabète va s’installer, les animaux vont uriner plus et avoir besoin de s’hydrater plus, ils peuvent également perdre du poids lors des stades plus avancés. 2 – Les traitements : le geste de traitement réalisé à répétition génère un stress chronique. Après chaque geste technique, l’état de l’animal sera surveillé. 3 – Les mises à jeun (6h) lors des prélèvements de sang peuvent être une source de stress, notamment pour des animaux diabétiques. 4- Lors de la mesure de la composition corporelle, l'animal est placé dans un tube à contention pendant environ 2 minutes, cela peut engendrer un stress modéré. 5 –La surcharge en insuline pour un animal diabétique induit une difficulté de retour à l’euglycémie. Si l’animal montre des signes de détresse, nous pourrons l’aider à retrouver une glycémie normale en administrant soit du glucose. 6 – La chirurgie (implantation des cathéters jugulaire et carotide) est faite sous anesthésie et analgésie, par du personnel formé et l’état des animaux est surveillé de près. L’anesthésie et la cicatrisation sont plus difficiles chez un animal diabétique. 7- Les animaux seront hébergés en individuel après la chirurgie pendant 5 jours, cela va induire un stress. 8- Clamp : Pendant toute la durée du clamp, l’animal est à jeun, il est connecté à une perfusion et reçoit de l’insuline et du glucose par voie veineuse de façon continue. Cette manipulation terminale peut être source de stress.
Devenir
En fin de projet, tous les animaux seront euthanasiés pour récupération de tissus et de sang, et évaluation de critères d’efficacité des composés (comptage des radioéléments, paramètres métaboliques et de fonction hépatique dans le sang...).
Remplacement
Des projets de cultures ainsi que de co-cultures cellulaires sont de plus en plus développées pour tenter de mimer les différents organes. Ce seront des alternatives à l'utilisation de l'animal, notamment pour les études de screening, de toxicité et d'efficacité sur l’organe cible. D’ailleurs, la société possède aujourd’hui une plateforme in vitro pour y répondre. Cependant, ces modèles ne sont encore suffisamment développés et ne sont pas un miroir suffisamment fiable de ce qu'il se passe dans la complexité de l’organisme. Les dysfonctions métaboliques associées aux complications hépatiques, cardiovasculaires et rénales ne peuvent être envisagées et reproduites que dans un système in vivo pour le moment.
Réduction
Toutes les étapes de la procédure seront réalisées sur le même animal. Des étapes de screening sont réalisées afin d’obtenir des groupes homogènes et les animaux ayant les meilleurs critères permettant d’avoir des données fiables et exploitables en fin d’étude et d’éviter de répéter plusieurs fois la dite étude. Nous effectuerons des tests statistiques, le nombre de données par groupe nécessaire pour être statistiquement robuste et donc pouvoir conclure sur l’effet d’un traitement est de 10 en fin de clamp.
Raffinement
Plusieurs types d'enrichissements seront placés dans les cages hébergeant les animaux : des objets en bois seront systématiquement ajoutés pour permettre aux rats de les mordiller. Après chaque prélèvement de sang, nous ajouterons des rouleaux de coton en guise de « récompense ». La durée de ces projets étant longue, nous alternerons les enrichissements au fil du temps (petits ou gros tunnels, boules ou briquettes en bois, lanières de papier ou morceaux de coton). L'état des animaux sera contrôlé quotidiennement, le poids corporel, la prise alimentaire et la prise hydrique seront mesurés par du personnel compétent afin de s'assurer de leur bien-être. Si un animal présente des signes de stress ou de douleur, il sera pris en charge par l'équipe zootechnique et la structure du bien-être animal. La chirurgie sera effectuée sous une couverture analgésique adaptée. Si l’état clinique de l’animal venait à se dégrader et atteindre plusieurs des points limites définis, l'animal serait euthanasié. En cas de déshydratation, une injection sous cutanée de soluté de réhydratation est envisagée. En cas d’hypothermie, l’animal peut être placé en armoire chauffante. Les prélèvements de sang effectués en cours d’étude se feront en respectant les volumes préconisés par les règles éthiques.
Choix des espèces
L’espèce a été choisie car son phénotype altéré induit le développement d’un diabète et de l’obésité sous régime normal avec une phase d’hyperinsulinémie à 5-7 semaines d’âges et une phase d’insulinopénie à l’âge de 13-15 semaines. Le rat est une espèce adaptée pour l’étude de la résistance à l’insuline par clamp lors de son jeune âge puisque les données obtenues sont assez homogènes. La chirurgie pour la mise en place du cathéter impacte très peu l'obésité et la résistance à l'insuline. Lors des âges plus avancés, ces rats spontanément diabétiques et obèses développent un diabète avec une insulinopénie et une mort des cellules béta ce qui permet d’identifier ce modèle de rat comme étant adapté pour l’étude des stades avancés du diabète. Ainsi, il permet aussi d’évaluer l’effet préventif de certains traitements sur l’évolution du diabète. L’espèce a été choisie car son phénotype altéré induit le développement d’un diabète et de l’obésité sous régime normal avec une phase d’hyperinsulinémie à 5-7 semaines d’âge et une phase d’insulinopénie à 13-15 semaines d'âge.
Imagerie non invasive de la vascularisation et du métabolisme des cancers lors de la résistance aux traitements chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Vingt-quatre souris subissent chacune six gavages, six anesthésies générales pouvant atteindre deux heures et douze injections intraveineuses, une fois leur tumeur greffée développée. 360 souris au total vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour des analyses de tissus : 40 reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, 320 une greffe chirurgicale dans le coussin graisseux, et 48 d'entre elles enchaînent trois anesthésies et six injections intraveineuses. Le porteur décrit des nuisances courtes et de faible intensité, hormis l'inflammation modérée au point d'injection des cellules tumorales. Il annonce des protocoles d'imagerie diagnostique transférables aux patients, quand le projet consiste à observer par scintigraphie et échographie comment une tumeur greffée contourne un traitement anti-angiogénique.
Objectifs
Les thérapies anti-cancéreuses dites anti-angiogéniques ont pour but d’arrêter la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans les tumeurs et ainsi empêcher leur croissance. Cependant, une reprise de la croissance des vaisseaux sanguins de la tumeur est observée après quelques mois de traitement dans la majorité des cas. Cette resistance au traitement est également observée dans le modèle de cancer chez la souris que nous développons. Ce projet propose une étude des vaisseaux sanguins et de la consommation de glucose de la tumeur lors du traitement anti-angiogénique. Nous utiliserons pour cela des caméras d’imagerie médicale non invasive, techniques utilisées également chez l'homme en clinique : scintigraphie et échographie. La scintigraphie permet d'acquérir une image révélant la consommation en glucose des tumeurs, paramètre lié à leur croissance et leur agressivité. L'échographie nous permettra d'obtenir une image des vaisseaux sanguins de la tumeur à l'échelle micrométrique. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment les cancers adaptent leurs vaisseaux sanguins et leur façon de se nourrir en réponse aux traitements anti-angiogéniques.
Bénéfices attendus
Cette étude aura pour résultats: (1) de mieux comprendre comment les tumeurs adaptent leur vaisseaux sanguins et leur façon de se nourrir en réponse aux traitements anti-angiogéniques, (2) de développer des protocoles d'imagerie diagnostique permettant de classer les cancers au moment de leur détection entre tumeurs pouvant répondre favorablement aux traitements et tumeurs résistantes, méthodes pouvant in fine être transférée chez les patients, (3) de développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant le métabolisme tumoral en complément de la destruction du réseau vasculaire.
Procédures
40 souris recevront une greffe de cellules par injection sous cutanée sous anesthésie gazeuse. Cette procédure devrait durer moins de 10 minutes. 248 souris auront une contention pour recevoir une dose d’analgésique par injection puis auront une chirurgie pour avoir une greffe dans le coussin graisseux sous anesthésie gazeuse. Cette procédure devrait durer 10 à 15 minutes. 72 animaux auront une contention pour recevoir une dose d’analgésique par injection puis une chirurgie pour avoir une greffe dans le coussin graisseux sous anesthésie gazeuse. Cette procédure devrait durer 10 à 15 minutes. Lorsque leur tumeur se sera développée, 48 de ces souris subiront : Gavage (
Impact sur les animaux
Lors des séances d'imagerie sous anesthésie, les animaux peuvent ressentir du stress et de l’inconfort lors de la manipulation et de la fatigue suite aux anesthésies (nuisances courtes et de faible intensité). A la suite des injections intraveineuses d'agent de contraste d'imagerie sous anesthésie, les animaux peuvent ressentir une douleur légère et de courte durée au site d’injection. La chimiothérapie anti-angiogénique sera administrée par gavage, ce qui peut générer du stress et de l’inconfort de courte durée (nuisance légère). L’injection de cellules tumorales peut provoquer de l’inflammation au niveau de la zone d’injection pouvant induire une irritation (nuisances modérées courtes).
Devenir
A l'issue de ce projet, tous les animaux seront mis à mort afin d’obtenir des échantillons de tissus qui seront utilisés pour des analyses ex vivo nécessaires au projet.
Remplacement
Les analyses in vitro ne sont pas suffisantes pour l’étude du lien entre métabolisme et vascularisation tumoraux, ce qui intègre le micro-environnement tumoral. Il est donc très difficile voire impossible de reproduire fidèlement l'ensemble de ces interactions in vitro, dans des modèles de cellules isolées. De plus, les cellules humaines de paragangliomes ne poussent pas en culture in vitro. Il est donc encore nécessaire d’utiliser un modèle de tumeur chez la souris afin de s’approcher au plus des tumeurs humaines. De plus, les méthodes de diagnostique testées dans ce projet sont des méthodes d'imagerie médicale ayant vocation à être appliquées ensuite chez l'homme. Ce projet ne peut donc pas être réalisé in vitro.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire a été évalué d'après nos précédentes études d'imagerie sur ce modèle, qui ont fait l'objet de publication. Nous nous aidons de plus d'une plateforme internet qui propose un outil de calcul statistique pour l'expérimentation animale. Les groupes ont été établis de façon à ce que les résultats obtenus soient suffisant statistiquement pour arriver à des conclusions robustes. Les données générées seront ensuite analysées à l'aide de tests statistiques appropriés.
Raffinement
La procédure chirurgicale sera pratiquée après administration en sous-cutané d’un analgésique 30 min avant la chirurgie. Les animaux sont ensuite endormis et maintenus par anesthésie gazeuse sur un tapis chauffant puis surveillés jusqu’à leur réveil. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été établis pour le suivi de l'état des animaux. Par ailleurs, les animaux seront maintenus en groupes sociaux dans un environnement enrichi.
Choix des espèces
Le choix des souris permet d’avoir accès à des animaux constituant un modèle préclinique particulièrement adapté à la réalisation de greffes de cellules et/ou tumeurs humaines ou de souris. Nos lignées cellulaires sont issues de souris ayant un fonds génétique mixte, rendant préférable l’utilisation d’une souris receveuse afin de minimiser le risque de rejet. Enfin, nous disposons au laboratoire de systèmes d’imagerie du petit animal particulièrement adaptés à la souris. Les animaux seront âgés de 7 à 8 semaines (jeunes adultes ayant atteint la maturité ; cet âge correspond à l’âge médian de développement de la maladie chez l’homme). C'est cet âge qui est le plus souvent rapporté dans la littérature pour ce type d'étude, ce qui nous permettra de confronter nos résultats avec ceux d'autres équipes.
Etude des polyphénols alimentaires sur l’hémostase et le risque hémorragique sous anti-coagulants chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Gavés quotidiennement d'anticoagulant pendant cinq semaines sous contention, 80 rats Sprague-Dawley vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués sans réveil pour la collecte du plasma et des tissus vasculaires. Ils sont hébergés seuls pendant tout le protocole, ce que le porteur justifie par le risque de blessures entre congénères sous anticoagulant et par le recueil des urines sur 24 heures. Une seule prise de sang est prévue en cours de traitement. Le projet évalue le risque hémorragique associé à une supplémentation en polyphénols, et le porteur écrit dans le même temps qu'aucun effet indésirable n'est suspecté.
Objectifs
Le saignement sous anti-coagulants représente une des premières causes iatrogènes d’hospitalisation d’urgence en France. Une marge thérapeutique étroite et des effets indésirables potentiellement graves des anti-coagulants conduisent les praticiens à prendre en considération les interactions possibles entre anti-coagulants et alimentation du patient. L’objectif du projet est l’évaluation des effets d’une supplémentation nutritionnelle en polyphénols sur les paramètres de l’hémostase et le risque d’hémorragie chez le rat sous anti-coagulant. En effet, de nombreuses études montrent que les polyphénols agiraient favorablement sur certains facteurs de risque cardiovasculaires dont l’amélioration de la fonction endothéliale . Bien qu’encore peu documenté au niveau clinique, les flavonoïdes, une famille de polyphénols, auraient également un impact direct sur l’hémostase (ensemble des phénomènes qui permettent l’arrêt d’une hémorragie). Elle est divisée en deux temps successifs : l’hémostase primaire correspondant à la formation du « clou plaquettaire » et l’hémostase secondaire, dite « cascade de coagulation ». Murphy et al. ont mis en évidence un impact des flavonoïdes sur l’hémostase primaire en exerçant une action antiplaquettaire. Plus récemment, des études ont mis en évidence une réduction de la coagulation plasmatique par les flavonoïdes qui exercent des activités anti-facteur IIa ou anti- facteur Xa. De plus, notre équipe a montré un impact des flavonoïdes sur la structure du caillot de fibrine formé lors de l’hémostase secondaire, résultant en un caillot moins dense et plus perméable. L’ensemble de ces résultats sont en faveur d’une diminution des évènements thrombotiques et d’un allongement de l’hémostase primaire , qui pourrait constituer un facteur de risque de saignement, notamment chez les sujets sous anti-coagulants. Ainsi, il apparaît pertinent de porter une attention particulière au risque hémorragique en cas de supplémentation nutritionnelle riche en polyphénols.
Bénéfices attendus
Les bénéfices qui découleront de ce projet sont la contribution à la compréhension de l’impact des polyphénols de notre alimentation sur l’hémostase, le risque hémorragique, et la réactivité vasculaire. Le projet contribuera également à la mise en place d’un modèle animal permettant de tester d’autres facteurs nutritionnels ou agents pharmacologiques présentant un bénéfice ou un risque hémorragique (anticoagulants ou anti-agrégants plaquettaires…).
Procédures
Les animaux, sous contention (d'une durée d'environ 30s) recevront une administration quotidienne d'anticoagulant par voie orale pendant 5 semaines. Une prise de sang unique sera réalisée pour s'assurer du taux plasmatique d'anticoagulant au cours du traitement (durée du geste = moins de 2 minutes). En fin d'études, les animaux seront anesthésiés (5 minutes) pour la réalisation de prélèvements et des mesures d'hémostase avant sacrifice sans réveil préalable pour la collecte des tissus.
Impact sur les animaux
La mise sous anti-coagulants ainsi que la supplémentation nutritionnelle en polyphénols (à des doses équivalentes à celles des aliments sources) ne sont pas suspectées d’induire d’effets indésirables. Toutefois, les animaux seront quotidiennement surveillés lors de l’administration par voie oral des traitements anti-coagulants afin de s’assurer de l’absence d’effet secondaire (hémorragie spontanée, …). Par ailleurs, l''hébergement en cage individuelle transparente n'est connu pour induire de baisse de l'ingéré. Par précaution, la masse corporelle ainsi que leur consommation alimentaire seront contrôlées de façon bi-hebdomadaire dans le cadre de se projet.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de collecter le plasma et les tissus vasculaires nécessaires à l'exploration des fonctions tissulaires impliquées dans l'hémostase et la réactivité vasculaire.
Remplacement
Les méthodes d’étude de l’hémostase in vitro, sur des restes de tubes de plasma humain par exemple, ne permettent pas la prise en compte du métabolisme des flavonoïdes. En effet, les flavonoïdes de notre alimentation sont soumis à différentes modifications de structure par les enzymes digestives et métaboliques, résultant en la génération de formes nommées métabolites dans la circulation sanguine. De plus, les approches in vitro ne prennent pas en compte les effets des métabolites des flavonoïdes sur les paramètres cellulaires régulant l’hémostase (ex : facteurs endothéliaux …). De plus ces méthodes permettent d’estimer de façon indirecte le risque d’hémorragie. Par conséquent, à ce jour, aucune méthode de remplacement n’est envisageable pour répondre aux objectifs scientifiques de notre projet.
Réduction
Le nombre d’animaux dans l’étude proposée a été déterminé sur la base des données de la littérature ayant mis en évidence une modification significative du temps de saignement chez le rat anti-coagulé à l’aide d’une procédure similaire. Par ailleurs, des critères secondaires d’analyses tels que l’évaluation de l’hémostase primaire et secondaire ainsi que l’évaluation de la réactivité vasculaire ont été inclus dans l’étude afin de ne pas répéter cette expérimentation à ces fins.
Raffinement
Les animaux seront hébergés individuellement afin d’éviter tout comportement agressif pouvant engendrer des blessures et saignement notamment lors des traitements sous anti-coagulants. De plus, l’individualisation des animaux est nécessaire pour le suivi de la prise alimentaire et le recueil des urines 24h. Cet hébergement se fera dans les conditions standards et réglementaires. Toutefois, ces animaux bénéficieront d’attention particulière notamment en termes d’offre d’objets d’enrichissement (tunnel et balles en acier) avec des alternances hebdomadaires. Un suivi quotidien des animaux, imposé par ailleurs par le déroulé du protocole, permettra de compléter la surveillance de leur bien-être.
Choix des espèces
Les rats « Sprague-Dawley » ont été largement étudiés avec des similitudes physiologiques avec l’homme. C’est la raison pour laquelle il est fréquemment utilisé comme modèle pour les études de nutrition. Ces animaux sont également utilisés dans les études publiées sur le temps de saignement ce qui facilite la comparaison des données issues des diverses expérimentations réalisées. La procédure expérimentale est réalisée sur des animaux agés de 8 semaines (poids < 200gr) de façon similaire aux études précédentes publiées.
Ciblage préclinique chez la souris de nouveaux biomarqueurs d’agressivité et de résistance dans le glioblastome en place et réséqué (1/2)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
580 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour éviter la souffrance liée à la croissance de la tumeur. Chacune reçoit une injection de cellules de glioblastome humain directement dans le cerveau, parfois accompagnée de la pose d'un implant, avec un suivi par IRM hebdomadaire. Une partie d'entre elles fait, à chaque séance de radiothérapie, un trajet routier de 95 kilomètres entre deux établissements, soit deux heures de transport aller et retour. Le porteur écrit qu'il n'existe "pas d'alternatives ni d'explants, ni d'organoides, ou coupes organotypiques" pour ses questions, après avoir décrit les études protéomiques et la modélisation informatique déjà conduites sur cellules.
Objectifs
L’identification récente de nouvelles "cibles", pouvant constituer de véritables moteurs de la maladie cancéreuse fait naitre de nouveaux espoirs de prise en charge du glioblastome (GB), tumeur du cerveau la plus fréquente et la plus agressive chez l’homme. L'objectif de ce projet est : - dans un premier temps d'étudier la tumorigénicité et la radiorésistance, en utilisant la radiothérapie externe aux rayons X en tant que traitement de référence, des cellules de Glioblastome humaines exprimant ces "cibles" et en parrallèle, de concevoir des thérapies spécifiques dirigés contre ces "cibles" - dans un second temps d'appliquer ces thérapies dans le GB pour anéantir la fonction tumorigénique de ces "cibles". Deux modalités d’administration locorégionale sont envisagées : l’injection directe sur la tumeur en place et l’application d'implants pour une délivrance « long terme » au sein des cavités de résection. Ce projet permettra d’explorer davantage ces "cibles" dans le GB et de qualifier de nouveaux outils afin si possible d’ouvrir la voie à des essais chez l’homme. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (ici référencés EU1 et EU2).
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est l'innovation thérapeutique par le ciblage de nouvelles cibles thérapeutiques sur une tumeur en place. Mais également une meilleure compréhension des effets d'implants interventionnels au sein des cavités d'éxérèse dans le glioblastome en synergie avec d'autres thérapeutiques pour une amélioration de la prise en charge de ces tumeurs ultérieurement chez l'homme.
Procédures
Les animaux seront anesthésiés et soumis à des actes expérimentaux modérées telles que : - l'injection intracérébrale de cellules tumorales (durée d'environ 30 minutes) réalisée à l'EU1 - l'injection intracérébrale de cellules tumorales associée à la pose d'implants (durée d'environ 1h30) réalsiée à l'EU1 - l'injection intracérébrale de thérapies spécifiques (durée d'environ 30 minutes) réalisée à l'EU1. En fonction de la procédure concernée un animal peut subir d'un seul acte jusqu'à 2. Pour toutes les procédures, les suivis IRM (durée d'environ 30 minutes) sont réalisés de manière hebdomadaire à l'EU1. L'un des actes, la radiothérapie externe sera réalisé à l'EU2 et inclut un transport d'environ 95 kilomètres (soit environ 1 heure) pour aller à de l'EU1 à l'EU2 et la même durée pour revenir à l'EU1.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus par les procédures chirurgicales peuvent être comportementales et physiques, exemples : fatigue, stress, réponses au stimulus altérés, mauvaise cicatrisation, perte de poids, prostration... Ces effets indésirables peuvent être présents, plus ou moins prononcés ou même absents selon les procédures subies et les animaux eux-mêmes. L'effet attendu de l'implantation des cellules tumorales est le volume de la tumeur qui peut être plus ou moins important selon les traitements appliqués par la suite aux animaux. Pour plus de détails, voir le tableau des points limites adaptés en annexe 1. En ce qui concerne le transport, celui-ci peut induire une fatigue et un stress nécessitant pour les animaux du repos.
Devenir
Tous les animaux du projet sont mis à mort pour éviter toute souffrance liée à la pousse du glioblastome.
Remplacement
Le projet ici proposé a pour but l’étude de "cibles" et leur ciblage par une thérapeutique innovantes sur tumeur en place et au travers de bio-implants polymères sur cavité d'exérèse pour l’éradication de tumeurs cérébrales. Si sa mise en place nécessite l’utilisation d’animaux dans des modèles dédiés pour valider les étapes finales de caractérisation des "cibles" (tumorigénicité, radiorésistance des lignées) et celle d’élimination (au travers de l’application de procédures de traitement par SiRNA et ASOs sur tumeur en place et sur la cavité d'exérèse), alors de nombreuses étapes amont, ont été réalisées in vitro sur des modèles cellulaires pour répondre aux normes de remplacement. Des études protéomiques et la modélisation informatique de ces données ont été faites sur des cellules hors du contexte animal. Par ailleurs justement pour ces dernière validation dans le contexte réel, il n'y a pas d'alternatives ni d'explants, ni d'organoides, ou coupes organotypiques sur lesquelles nous pourrions répondre à nos questions de tumorigénicité et de réponse au traitement dans le contexte global.
Réduction
En amont de ces expériences chez l'animal, divers essais sur ces lignées cellulaires contrôles et exprimant les "cibles" ont été réalisés limitant aux seuls prototypes utiles alors implantés chez l'animal la réalisation de cette étude. Le nombre d'animaux utilisés a été défini pour pouvoir générer des données statistiquement interprétables.
Raffinement
Les mesures spécifiques pour réduire les nuisances sur le bien-être animal dans les procédures expérimentales incluent : une surveillance accrue, des soins pré et post-opératoires, des mesures de gestion de la douleur, de bonnes conditions d'hébergement, l'enrichissement du milieu. Les mesures de raffinement pour le transport des animaux incluent : l’évaluation de la santé des animaux pour ne transporter que les animaux en bonne santé, le choix des contenants appropriés, la température et humidité contrôlées (véhicules climatisés), l’alimentation et hydratation, la minimisation du stress et la planification de l’arrivée.
Choix des espèces
Nous étudions la tumorigénicité de "cibles" d'intérêts dans des lignées cellulaires humaines qui nécessite donc que ce modèle soit utilisé chez la souris CB17-SCID. Les souris seront utilisés à 8 semaines car elles seront, à ce stade, de jeunes adultes matures.
Effets du passage de courants électriques au travers de tissus animaux en vue d’améliorer les dispositifs de protection contre les chocs électriques
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Une partie des rats utilisés appartient à une souche mutante dépourvue de poils, choisie pour que la peau puisse être électrisée sans préparation préalable. 208 rats au total vont être soumis, sous anesthésie générale et pendant deux heures au maximum, à des chocs électriques appliqués sur la peau ou en transcutané avec des configurations d'électrodes variées, avant d'être tués sans réveil. Le porteur reconnaît que les chocs les plus élevés peuvent provoquer une fibrillation ventriculaire irréversible et un arrêt circulatoire. Ces électrisations servent à fournir des données à un comité de normalisation électrotechnique, et le cœur de certains rats est ensuite prélevé pour être perfusé isolément.
Objectifs
La série de normes internationales IEC 60479 définit les effets du courant électrique sur le corps humain et les animaux domestiques. Les courbes établissant les limites de dangerosité font actuellement l’objet de controverses, certains acteurs plaidant pour un relèvement de ces limites, ce qui reviendrait à affaiblir les normes de sécurité. Une telle révision entraînerait des conséquences significatives : les dispositifs de protection contre les chocs électriques pourraient réagir plus tard en cas de défaut, augmentant ainsi les durées d'exposition au courant électrique et, par conséquent, les intensités traversant le corps humain. Cela exposerait les individus entrant en contact avec une tension électrique à des courants potentiellement plus dangereux, voire mortels. Il est crucial de souligner que les arguments avancés en faveur de ces modifications reposent sur des bases scientifiques discutables, souvent simplifiées à l’excès et dépourvues des validations expérimentales nécessaires. En particulier, des aspects fondamentaux tels que le comportement de la peau lors d’une électrisation sont complètement négligés. Le projet vise à acquérir des données systématiques sur la réponse des tissus biologiques vivants, ainsi que du corps entier, dans différentes conditions d’électrisation. Une approche scientifique rigoureuse, garantissant la traçabilité et la répétabilité des résultats, ainsi qu’un contrôle strict des conditions de test, est indispensable. Ces travaux fourniront des données fiables aux organismes de normalisation, afin de maintenir un niveau de sécurité optimal dans les installations électriques et une protection efficace contre les chocs électriques.
Bénéfices attendus
Le présent projet de recherche apportera des données biologiques sur les conséquences de l'électrisation du corps, dans des conditions expérimentales contrôlées. Ces données serviront de base à l'établissement des normes de sécurité des installations électriques et de protection des personnes contre les chocs électriques par l'IEC - TC64.
Procédures
Chaque animal subira un protocole sous anesthésie générale avec analgésie, d'une durée maximale de 2 heures pendant lequel il sera soumis à des chocs électriques appliqués sur la surface externe de la peau ou en transcutané avec différentes configurations de géométrie ou de positionnement des électrodes d'électrisation. Au terme de la série de mesures ou des deux heures, l'animal sera mis à mort sans réveil préalable.
Impact sur les animaux
Une anesthésie générale comporte un risque de détresse cardio-respiratoire. Les chocs électriques les plus élevés peuvent induire des fibrillations ventriculaires irréversibles conduisant à un arrêt circulatoire
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour une analyse anatomopathologique des tissus cibles (peau, coeur, foie, rein, etc.) ou pour une utilisation ex-vivo du cœur (perfusion de cœur isolé) ou d'échantillons de peau.
Remplacement
Les manipulations présentées dans cette demande font partie d’un projet d’étude destiné à rassembler les données physiques et biologiques nécessaires à l’établissement des normes de protection des personnes contre les courants électriques. Pour limiter l’utilisation des animaux vivants, des études portant sur les conséquences de l'électrisation sur le tissu cutané seront réalisées sur des biopsies de peau humaine fraichement prélevées dans le cadre de procédures d’abdominoplasties, et sur des cadavres humains. Toutefois, ces manipulations in vitro ne pourrons qu’établir le comportement physique des matériaux (inertes) constituant le derme et seule l’une des 2 composantes de l’impédance tissulaire (R[infini]) sera pertinente, l’accès à la résistance du milieu extracellulaire (R0) n’ayant de sens que dans un tissu vivant. Pour cette raison, des manipulations sur des modèles in vivo sont nécessaires pour permettre l’accès à l’évolution du R0 en réponse à l’électrisation dans des conditions physiologiques (marqueur des phénomènes lésionnels), ou pour évaluer l’impact de l’électrisation sur l’activité cardiaque. Il est à noter que le cœur de certains animaux de cette étude sera prélevé en fin de procédure pour des manipulations complémentaires ex vivo, sur cœur isolé et perfusé. Ces cœurs pourront être prélevés dans le cadre de ce projet ou d'un autre. Dans ce projet, seules les études qui nécessitent un contexte physiologique complet ne pouvant pas être remplacé par un modèle in vitro ou ex-vivo seront réalisés sur des animaux vivants.
Réduction
Un maximum de 208 rats sera utilisé dans ce protocole. Chaque groupe expérimental sera constitué de 8 animaux pour établir des courbes de dangerosité intégrant la variabilité inter-individuelle, qu'elle soit liée au sexe ou non. La taille des échantillons (n=8 par groupe) a été déterminée de façon à pouvoir mettre en évidence une différence de 15% sur des variables dont l'écart type est typiquement de 10% de la moyenne, avec un niveau de significativité de 0,05 et une puissance de 80%. Afin de réduire le nombre d'animaux plusieurs chocs électriques incrémentaux seront pratiqués sur un même animal en évaluant après chaque choc le degré de lésion par la mesure de l'impédance tissulaire. De plus, des biopsies tissulaires (notamment des biopsies cutanées) seront réalisées après la mise à mort des animaux pour compléter les travaux par les études ex-vivo. De même, le cœur de certains animaux sera prélevé en fin de manipulation pour des études de cœur isolé perfusé. Enfin, des animaux provenant d'autres protocoles pourront être utilisés.
Raffinement
Le projet sera mis en oeuvre dans un établissement utilisateur agréé. L'ensemble des personnels impliqués est à jour des formations réglementaires exigibles pour les manipulations sur des animaux vivants. Le rat correspond à l'espèce animale la plus pertinente dans ce type d'étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé et observés régulièrement afin d'anticiper l'apparition des points limites fixés. L'intégralité des gestes sera réalisée sous anesthésie générale complémentée par une analgésie. Les rats mutants sans poil présentent des anomalies de croissance des poils, des vibrisses et un épaississement de la peau, tout en conservant un système immunitaire fonctionnel. Il n'y aura aucune nuisance liée à cette mutation. Toutefois lors de l'hébergement d'acclimatation, l'enrichissement des cages d'hébergement pourra être optimisé.
Choix des espèces
Les études portent sur les conséquences physiologiques de l'électrisation de la peau. La taille du rat de 300g est adaptée à l'utilisation des électrodes d'électrisation actuellement préconisées par les normes internationales (1 cm2). La structure de l'épiderme, du derme et de l'hypoderme du rat est proche de celle des humains. Les rats de souche sans poil, qui feront partie de l'étude, sont des animaux communément utilisés dans les études de dermatolgie, du fait des similitudes physiologique entre la peau de ces animaux et celle des humains, avec une surface glabre et une couche cornée réduite. L'utilisation des animaux de souche sans poil (sur lesquels aucun traitement de la peau n'est nécessaire avant la manipulation) a été limitée au deux groupes nécessaires à la détermination de l'influence de l'impédance de contact de façon à permettre au maximum l'inclusion d'animaux de souches standards issus d'autres protocoles (réutilisation). Dans ce projet, une attention particulière sera portée aux lésions résultant de l'électrisation de la peau et sur ses effets sur l'activité électrique cardiaque. Le modèle rat est un modèle de prédilection reconnu pour l'étude des troubles du rythme et des altérations cellulaires cardiaques et la bibliographie sur l'électrophysiologie chez le rat est abondante. Enfin, les enzymes retenues comme marqueurs des lésions cardiaques sont les mêmes dans les modèles expérimentaux chez le rat et en clinique humaine.
Étude globale sur les populations de brochet dans les lacs alpins et efficacité de repeuplement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Capturés à la ligne puis anesthésiés, 100 brochets sauvages des lacs alpins se voient prélever un fragment de nageoire dorsale de la taille d'un grain de riz. 60 autres, élevés en pisciculture et transportés jusqu'à 1 h 45 en cuves oxygénées, reçoivent sous anesthésie une marque souple de 5 cm implantée dans le muscle du dos, qu'ils porteront à vie. Les procédures sont classées d'un niveau de souffrance léger pour les premiers et modéré pour les seconds, et les 160 individus sont remis à l'eau après contrôle de leur état et réveil complet. Le suivi des recaptures repose sur les prises des pêcheurs de loisir, dans une étude qui juge de l'efficacité des repeuplements organisés par les associations de pêche sur une espèce classée vulnérable.
Objectifs
Le brochet est l’une des espèces emblématiques de poissons de lacs alpins. Principal prédateur autochtone de eaux douces métropolitaines, cette espèce très recherchée par les pêcheurs est également soumise à de nombreuses pressions, principalement en lien avec la dégradation de l'habitat naturel (zones de frai, pollution, etc.). C'est une espèce indicatrice des grands milieux d'eau douce tempérés (lacs et grandes rivières), dont la présence indique le bon fonctionnement. Elle est considérée comme « Vulnérable », premier échelon des espèces menacées, par la Liste Rouge Régionale de 2023. Les suivis réalisés par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) ainsi que par les pêcheurs confirment le déclin progressif de ces populations sur les lacs alpins. Le but de cette étude est de comprendre le fonctionnement des populations de brochet commun sur les lacs où l'espèce apparaît sur le déclin. Pour se faire, elle comprendra 2 volets : - Une estimation de la diversité génétique de la population, basée des analyses de fragments de nageoires dorsales, prélevés sur des individus « sauvages » ; - Une estimation de l'efficacité des repeuplements effectués par les associations de pêche locales, par l’intermédiaire du suivi des recaptures de brochets issus de pisciculture (faites par les pêcheurs amateurs de loisir), via l’emploi de marques passives dites « spaghettis » implantées à la base de la nageoire dorsale.
Bénéfices attendus
Cette étude rentre dans le cadre d’un objectif de compréhension de l’état de la population de brochets actuelle au travers de la diversité génétique qu’elle présente, et de l’efficacité des opérations de repeuplement sur les lacs afin de juger de leur pertinence. Au final ces informations permettront d’orienter les politiques de gestion et de protection de l’espèce sur ces lacs.
Procédures
Pour le volet « analyse de la diversité génétique » de la procédure n°1, capture de poissons à la ligne puis prélèvement sous anesthésie d’un fragment de tissu de la nageoire dorsale (de la taille d’un grain de riz, soit 2mm X 3mm au maximum). Pour le volet « repeuplement » de la procédure n°2, insertion sous anesthésie d’une marque « spaghetti » dans le muscle dorsal. Les poissons concernés sont issus d’une pisciculture, située à 1h45 de route maximum, et arrivant par cuves oxygénées.
Impact sur les animaux
En accord avec le classement proposé, les effets indésirables des interventions, après raffinement peuvent être les suivants : Pour la procédure n°1 (classement proposé : légère) visant à analyser la diversité génétique, l’intervention entrainera une ablation infime et momentanée (régénération rapide en quelques semaines) du tissu membraneux de la nageoire dorsale, représentant moins de 1% de sa surface. Elle ne vise à entraver aucune des 5 libertés individuelles de l’animal. Les individus seront potentiellement soumis au stress lié à la manipulation et à la stabulation avant ou après l’anesthésie. Le prélèvement de tissu membraneux se déroulant sous anesthésie générale, il n’est pas attendu de stimulus nociceptif ni de malaise associé. Pour la procédure n°2 (classement proposé : modérée) visant à implanter une marque passive sur le dos à la base de la nageoire dorsale, l’intervention entrainera le port définitif d’une marque souple, de taille et poids réduits (tube de 3mm de diamètre pour 5 cm de long, poids 1 gr) visant l’identification des individus. Elle vise également à n’entraver aucune des 5 libertés individuelles de l’animal, notamment le déplacement des individus, en raison de sa taille réduite. Les individus seront potentiellement soumis au stress lié à la manipulation et à la stabulation près ou post-intervention. Les individus seront potentiellement soumis au stress lié à la manipulation et à la stabulation avant ou après l’anesthésie. L’implantation de la marque en intramusculaire se déroulant sous anesthésie générale, il n’est pas attendu de stimulus nociceptif ni de malaise associé. A l’issue des interventions, tous les individus sont relâchés dans le milieu naturel pour accomplissement de leur cycle de vie.
Devenir
Pour le volet caractérisation « génétique » des poissons sauvages, les prélèvements ne nécessitent pas la mise à mort des individus, la remise à l’eau sur le lieu de capture sera donc réalisée. Pour le volet « repeuplement », le but est ici de connaître le devenir des poissons relâchés dans les lacs, d’où leur remise à l’eau.
Remplacement
Le volet « génétique » s’intéresse aux poissons vivants actuellement dans les lacs, il est donc nécessaire d’accéder directement à des individus pour estimer la diversité génétique des populations (les méthodes recourant à l’analyse de l’eau ne permettent d’étudier cette échelle fine, pas plus que la simple observation de la morphologie des individus). Le volet « marquage » pour le suivi du repeuplement s’intéresse au devenir des poissons relâchés, issu de pisciculture, lors des campagnes de repeuplement des lacs. L’objectif visant l’étude globale des brochets dans leur milieu naturel, toute étude réalisée en milieu contrôlé n’est pas envisageable. Il n’existe pas de modèle statistique permettant de répondre aux besoins de l’étude.
Réduction
En ce qui concerne le volet génétique, la taille de l'échantillon doit être suffisante pour dégager des résultats fiables et statistiquement interprétables, et garantit une bonne vision de la diversité génétique des population étudiées. Aussi, nous visons 50 individus pour chacun des 2 lacs ; soit 100 poissons au total. Pour les individus marqués, il apparaît donc nécessaire de recourir au même nombre d’individus habituellement introduits pour le repeuplement annuel, soit un objectif de 60 individus.
Raffinement
Toutes les manipulations visant à procéder au prélèvement de fragment de nageoire, ou de pose de la marque « spaghetti », se feront sous anesthésie par du personnel qualifié sur le site d’étude. Pour les poissons venant de pisciculture, un temps d’habituation de 30 min sera pris pour acclimater les poissons aux conditions du milieu. L'ensemble des poissons ne sera remis à l'eau qu’après contrôle de l’état sanitaire (absence de lésions) et récupération totale de l’anesthésie (nage et respiration normales). Pendant l’anesthésie générale, obtenue par balnéation, les poissons seront sous surveillance, toute modification dans le comportement lors de cette dernière (réveil prématuré) sera ainsi prévenue. La manipulation des poissons sera réalisée de manière à prévenir toute infection : Le port des EPI (gants et lunettes) sera obligatoire lors de la préparation du bain de balnéation pour l'anesthésie et lors du marquage ; le matériel de prélèvement et/ou de marquage sera nettoyé, désinfecté et rincé à l’eau distillée avant chaque utilisation et la zone d’implantation de la marque spaghetti, pour le suivi du repeuplement sera désinfectée. Le bain d’anesthésiant sera renouvelé autant de fois que nécessaire (lorsque le temps d’endormissement dépassera 2 min). Après anesthésie, un soin sera apporté au réveil des individus, par la surveillance des paramètres du milieu (oxygène et température) et le retour pour les individus à l’état de nage (maintien) et de respiration normale.
Choix des espèces
Le brochet commun est l'espèce cible de l'étude. La présence de cette espèce, à la fois patrimoniale et très recherchée par les pêcheurs, est un indicateur du bon fonctionnement des écosystèmes lacustres de leurs annexes (zones humides, roselières en bordure). S’agissant d’une espèce « vulnérable » d’après le classement des espèces menacées (en raison du réchauffement climatique et de la dégradation des habitats), l’objectif final de cette étude est de comprendre et d’enrailler le déclin observé de l’espèce sur les lacs alpins. Les brochets marqués et relâchés, issus de pisciculture seront au stade mature, 2 ans pour les mâles et 3 ans pour les femelles, ce qui correspond à une taille comprise entre 40 et 60 cm. En ce qui concerne l’étude génétique, nous visons la caractérisation des potentiels géniteurs, une taille minimale de 30 cm sera considérée pour procéder au prélèvement du fragment de nageoire.
Étude de la réponse immunitaire pendant l’inflammation et pendant la vaccination à l’aide de la microscopie intra-vitale
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Une première procédure produit les souris transgéniques qui alimentent ensuite toutes les autres du projet, où elles ne peuvent plus être réutilisées. 3 441 souris vont être utilisées au total, dont 3 306 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes finissent tuées pour l'analyse de leur réponse immunitaire hors de l'organisme. Elles reçoivent un agent infectieux ou un agent inflammatoire par injection intramusculaire ou sous-cutanée, puis passent une chirurgie sans réveil pouvant durer six heures pour l'observation de leurs cellules au microscope. Le porteur compare la douleur au site d'injection à celle d'une vaccination chez l'humain, et indique que cultures cellulaires et organoïdes servent à caler les doses avant le passage à l'animal, sans pouvoir "récapituler la complexité des réponses immunitaires".
Objectifs
La réponse immunitaire contre un agent infectieux consiste à mobiliser, de manière ciblée et séquentielle, les cellules capables de lutter contre cette agression, limitant ainsi sa propagation. La vaccination, de son côté, "éduque" le système immunitaire pour qu'il puisse réagir efficacement à une future infection. Ces deux mécanismes sont complexes et impliquent le recrutement coordonné de différents types cellulaires à travers divers sites anatomiques. L’objectif de ce projet est de décortiquer ces différentes étapes du mécanisme immunitaire au niveau des tissus et des organes lymphoïdes drainants lors de la présence de microorganismes invasifs ou pendant la vaccination par une technologie émergente qui permet le développement d’un vaccin rapidement. Nous souhaiterions nous appuyer sur des modèles murins génétiquement modifiés, et des techniques d’imagerie afin d’améliorer notre connaissance de la mise en place de la réponse immunitaire précoce et plus tardive. Ce projet se décompose en 3 étapes: o Étape 1 : identification des souris transgéniques nécessaires afin d’étudier différents types cellulaires, acteurs de « l’immunité », ainsi que certaines voies de signalisation. o Étape 2 : A. Inoculation « du microbe invasif » ou de l’« agent inflammatoire » induisant des processus inflammatoires aïgus » afin de réaliser une étude de quantitative et qualitative des cellules immunitaires recrutées pendant la réponse immunitaire. B. Vaccination par une nouvelle technologie et étude de la réponse immunitaire induite. La réponse immunitaire sera comparée à une vaccination plus classique. o Étape 3 : Visualisation par imagerie des tissus hôtes « du microbe invasif » et des ganglions drainants ces tissus afin d’analyser les interactions ou la communication entre les cellules du système immunitaire. Ce projet de recherche devrait permettre d’identifier les acteurs cellulaires participant à une réponse inflammatoires précise dans le cas d’un agent infectieux, d’un agoniste ou d’une vaccination. Une meilleure connaissance de ces mécanismes permettrait d’optimiser les stratégies thérapeutiques en clinique.
Bénéfices attendus
La réalisation de cette recherche est cruciale pour mieux comprendre les mécanismes fondamentaux de la réponse immunitaire face aux infections et aux vaccins. En combinant des approches génétiques et de microscopie intra-vitale, nous avons la possibilité d’étudier en temps réel les interactions cellulaires au sein d’un organisme vivant, offrant ainsi une vision dynamique et globale des processus immunitaires. Ces recherches permettront non seulement d’identifier les gènes et cellules clés impliquées dans la défense contre les agents pathogènes, mais aussi de déchiffrer les étapes critiques de la coordination spatio-temporelle de la réponse immune. Ce savoir pourra par la suite être utilisé afin de mettre au point de nouvelles thérapies ciblées, capables de moduler la réponse immunitaire de manière plus précise et efficace, comme la vaccination. En effet, la vaccination est un pilier essentiel de la santé publique, car elle permet de prévenir la propagation de maladies infectieuses potentiellement graves, voire mortelles. En "éduquant" le système immunitaire à reconnaître et à combattre des agents pathogènes spécifiques, les vaccins protègent non seulement les individus vaccinés, mais aussi la collectivité dans son ensemble. Nos résultats pourront donc ouvrir de nouvelles pistes dans le domaine de l’élaboration de vaccins.
Procédures
Les animaux seront soumis : - Pour le génotypage : un prélèvement sanguin au niveau de la queue d’une courte durée (quelques secondes) par prélèvement. - Une injection intramusculaire ou en sous-cutanée en début de procédure d’une durée de quelques secondes ou une injection intramusculaire ou en sous cutanée en début de procédure (quelques secondes) puis une chirurgie sous anesthésie d’une durée maximale de 6 heures. - La chirurgie pour la microscopie est sans réveil.
Impact sur les animaux
Ce projet sera attentif aux cinq libertés individuelles de l’animal. Cependant, certaines des procédures pourraient avoir un effet indésirable sur l’animal. Certains animaux seront prélevés au niveau de la veine caudale ce qui pourrait entrainer une légère douleur au site de prélèvement. Certains animaux pourraient ressentir une douleur modérée au site d’injection, qui ne devrait pas dépasser celle ressentie chez l’homme lors d’une vaccination. Le site d’injection pourrait devenir inflammatoire pendant les 3 premiers jours et inconfortable pour l’animal. Dans ce cas, l’environnement de sa cage pourra être adapté (changement de litière pour de la cellulose, alimentation humide) Certains animaux recevront une injection qui pourra entrainer une légère douleur avant d’être anesthésiés.
Devenir
Les animaux générés par la procédure 1 seront utilisés pour toutes les procédures décrites dans ce projet. Les animaux des autres procédures seront mis à mort pour l’étude de la réponse immunitaire ex-vivo et ne pourront donc pas être réutilisés.
Remplacement
De nombreuses expériences seront validées au préalable in vitro à l’aide des lignées cellulaires pour remplacer les animaux. Ces expériences pourront être effectuées dans des cultures cellulaires ou des organoïdes (Structures 3 dimensions mimant certaines des communications inter cellulaires in vivo) et nous permettront de déterminer des doses ou la cinétique sur laquelle nous souhaiterions étudier la réponse immunitaire dans le cas d’une infection ou d’une vaccination. Différentes doses seront utilisées in vitro afin de déterminer la dose optimale de la thérapie. Ces travaux nous permettront de réduire le nombre d’animaux que nous utiliserons par la suite pour identifier le mode d’action de la thérapie in vivo. Une telle approche permettra de réduire de façon significative le nombre d’animaux dont nous aurons besoin pour notre recherche. Néanmoins, les tests in vitro ne permettent pas de récapituler la complexité des réponses immunitaires ayant lieu in vivo. C’est la raison pour laquelle nous avons recours aux animaux afin de décortiquer la complexité de la réponse immunitaire.
Réduction
Ce projet de recherche propose de réduire le nombre d’animaux utilisé si les différences à différent temps ou entre les sexes n’est pas importante. Par ailleurs, l'utilisation de l'imagerie sur l'animal vivant permet de réduire le nombre d'animaux utilisés car l'observation en temps réel permet d'acquérir plusieurs données à partir d’un même animal, en observant les cellules immunitaires avant traitement, puis dans les heures qui suivent l'administration des traitements. Dès que possible, différents tests seront effectuées sur les même animaux afin de limiter leur utilisation. Les effectifs par groupe (3-4) sont cohérentes avec les tailles d'effet très fortes attendues, correspondant à des différences très marquées entre les groupes. Les animaux ne pourront pas être réutilisés car ils auront reçus un agent infectieux ou une vaccination et seront mis à mort à la fin de la procédure. Enfin, si les premiers tests ne donnent pas les résultats attendus, les autres expériences ne seront pas réalisées. Ainsi, le nombre d’animaux utilisés dans ce projet seront réduits.
Raffinement
Pour épargner toute douleur, les animaux seront suivis fréquemment et des points limites sont établis pour raffiner les procédures et soulager les animaux à l’aide d’analgésique ou de les mettre à mort si la souffrance persiste. Pour les prélèvements sanguins, la queue sera désinfectée avant et après afin de minimiser les risques d’infections. Concernant l’injection d’agent inflammatoire, l’animal pourrait ressentir une gêne au site d’injection. Des analgésiques lui seront immédiatement administrés dans son eau de boisson. Concernant l’intervention chirurgicale, un analgésiant sera administré à l’animal en amont de l’anesthésie et de la chirurgie. Une plaque thermo contrôlée sera utilisée pendant l’imagerie pour limiter la perte de chaleur corporelle.
Choix des espèces
La complexité du système immunitaire de la souris est très proche du système immunitaire humain. Toutes les souris utilisées seront d’âge adulte entre 6 et 16 semaines afin d’étudier un système immunitaire mature et proche de la réponse immunitaire humaine.
Caractérisation et ciblage thérapeutique des macrophages dans l’athérosclérose aggravée par l’obésité chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Pendant les tests de tolérance au glucose et à l'insuline, la glycémie est suivie en cinétique et du glucose est administré si le seuil défini est franchi. 644 souris génétiquement modifiées pour développer de l'athérosclérose vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Elles subissent des contentions et des injections intrapéritonéales jusqu'à trois fois par semaine, un gavage, deux mises à jeun de cinq heures, des prélèvements de sang à la queue par microcoupure et un prélèvement rétro-orbitaire sous anesthésie. Le porteur annonce un effectif calculé par analyse de puissance sans donner ni le nombre de groupes ni le nombre d'individus par groupe.
Objectifs
L’obésité est associée à une augmentation du risque de développer des maladies cardiovasculaires, en particulier des pathologies des artères du cœur (maladie coronarienne) ou des artères carotides, pouvant entraîner l’infarctus du myocarde ou des accidents vasculaires cérébraux. Ces maladies des artères sont causées par la formation de plaques d’athérome (ou athérosclérose). L’athérosclérose est caractérisée par une réaction inflammatoire chronique dans la paroi des artères, impliquant divers types de cellules immunitaires, dont les macrophages. Cependant, l’impact de l’obésité sur la fonction des macrophages dans l’athérosclérose reste méconnu. Ce projet a pour objectif de (i) caractériser avec précision les macrophages vasculaires dans un modèle combinant l’obésité et l’athérosclérose chez la souris et (ii) évaluer le ciblage thérapeutique des macrophages dans le traitement de l’athérosclérose dans un contexte d’obésité chez la souris, et utilisera pour ce faire un modèle d'athérosclérose associé à l'obésité induite par des régimes particuliers riches en gras et/ou cholesterol. Ce projet nous permettra d’approfondir les connaissances concernant l’impact de l’obésité sur les mécanismes inflammatoires de l’athérosclérose et de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles. Ce projet permettra également d’évaluer l’efficacité thérapeutique du ciblage des macrophages dans le développement de l’athérosclérose dans un contexte d’obésité.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d’approfondir les connaissances concernant l’impact de l’obésité sur les mécanismes inflammatoires de l’athérosclérose et de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles. Ce projet permettra également d’évaluer l’efficacité thérapeutique du ciblage des macrophages dans le développement de l’athérosclérose dans un contexte d’obésité.
Procédures
-Contention (maximum 3 fois par semaine; quelques secondes) -Injections intrapéritonéales (maximum 3 fois par semaine; quelques secondes) -Injections intraveineuses sous anesthésie (1 fois, quelques secondes) -Gavage par sonde gastrique (1 fois, quelques secondes) -Prélèvement de sang à la queue sur souris vigiles (2 fois prélèvements répétés sur une période de 2 heures) -Mise à jeun (2 fois 5 heures) -Individualisation pendant les tests de tolérance au glucose ou à l'insuline (2 fois; environ 2h)-Anesthésie (1 fois; quelques minutes) -Prélèvement sanguin rétroorbital sous anesthésie (1 fois; quelques secondes)
Impact sur les animaux
Inconfort lié à la préhension et contention des animaux (nuisance légère de courte durée); injections intrapéritonéales : douleur de courte durée au point d'injection (nuisance légère de courte durée); inconfort lié au gavage du glucose lors du test de tolérance au glucose (nuisance légère de courte durée); prélèvement de sang lors des tests d’intolérance au glucose et à l’insuline: douleur de courte durée au site de prélèvement par microcoupure de la pointe de la queue (nuisance légère de courte durée); mise à jeun des souris avant tests d’intolérance au glucose et à l’insuline: stress liée au retrait temporaire de la nourriture (nuisance légère de courte durée); stress lié à l'individualisation des animaux durant la durée des tests de tolérance à l'insuline et au glucose (nuisance légère de courte durée)
Devenir
Tous les animaux sont mis à morts à la fin de la procédure. La mise à mort est nécessaire pour prélèvement d'organes nécessaires aux analyses prévues dans le projet.
Remplacement
Les questions scientifiques adréssées dans ce projet ne peuvent l'être que grâce à l'utilisation d'un modèle animal in vivo. En effet, l’athérosclérose et l’obésité sont des maladies impliquant divers organes et types cellulaires interagissant de manière complexe. Les mécanismes cellulaires et moléculaires de l'athérosclérose et de l’obésité doivent être étudiés dans un modèle qui imite le plus fidèlement possible la pathologie humaine. Actuellement il n'existe pas de système in vitro qui reproduise, imite ou permette la modélisation des interactions cellulaires et moléculaires qui conduisent au développement de l’obésité et de l’athérosclérose. L’expérimentation in vivo est également le seul modèle permettant d’appréhender l’intégration et la participation d’acteurs de différents tissus dans une même pathologie. Les modèles in vivo sont donc une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes impliqués dans l’obésité et l’athérosclérose, ou pour évaluer le potentiel effet de nouvelles approches thérapeutiques.
Réduction
Nous avons déterminé un nombre minimum de souris par groupes expérimentaux pour garantir une analyse statistique fiable, à partir de calculs statistiques (analyse de puissance) et à partir de notre expérience préalable sur les méthodes utilisées dans ce projet. Les données obtenues seront analysés à l'aide de tests statistiques prédéfinis et appropriés. Des mesures spécifiques sont mises en oeuvre pour éviter les biais expérimentaux: randomisation, analyse des données "en aveugle". Nous visons toujours à maximiser l'information qui peut être récupérée à partir d'un seul animal.
Raffinement
Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Un enrichissement complémentaire spécifique à la procédure sera implémenté : bâtonnets de bois pour éviter la pousse ou abrasion dentaire anormale des animaux sous régime riche en gras (aliment mou). Lors des procédures expérimentales, les nuisances seront réduites au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie adaptés et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures. Pour la procédure des tests métaboliques de tolérance à l'insuline et au glucose, la glycémie sera suivie en cinétique et l'apport de glucose sera réalisé si nécessaire en fonction des points limites définis. Les animaux feront l’objet d’une surveillance par les expérimentateurs pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires de l’athérosclérose dans un organisme biologique complexe, développant une pathologie présentant des similitudes à l'athérosclérose humaine. Les souris génétiquement modifiées présentant une prédisposition à l'athérosclérose utilisées dans ce projet représentent un modèle communément utilisé dans ce domaine de recherche, ce qui permettra une intégration et comparaison des résultats obtenus à la littérature scientifique existante. Les complications cardiovasculaires de l'obésité se manifestent à l'âge adulte. Nous utiliserons donc des souris âgées de 8 à 12 semaines au début des expériences, ce qui constitute un âge adulte. De plus, cet âge est communément utilisé dans les modèles souris d'athérosclérose et d'obésité, facilitant ainsi l'intégration et la comparaison de nos données à la litérature existante.