Oncologie
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- Biologie du développement
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Etude de la fonction de Kat2b et autres mécanismes moléculaires dans le développement de la Fibrose Hépatique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
Soumises à six régimes ou traitements destinés à abîmer leur foie, 1 200 souris passent cinq jours en cage métabolique, subissent des tests de quatre heures toutes les deux semaines, des prélèvements de sang à la queue, des injections d'insuline et de pyruvate, puis un prélèvement derrière l'œil sous anesthésie. Les procédures vont d'un niveau de souffrance léger à sévère, et toutes les souris sont tuées par dislocation cervicale pour prélèvement du foie. Le porteur, qui travaille sur des souris privées du gène Kat2b dans le foie, ne retient comme effets indésirables attendus qu'un stress lié aux manipulations et des troubles digestifs, alors que le projet consiste à provoquer une fibrose hépatique. Le texte annonce 60 souris par génotype pour cinq procédures, sans expliquer comment il parvient au total de 1 200.
Objectifs
Notre projet vise à définir le gène de la lysine acetyl transferase 2B (KAT2B) comme un gardien de l'identité des hépatocytes et une cible pharmacologique pour contrecarrer la perte d'identité et de fonction hépatocytaire caractérisant les foies gravement lésés.
Bénéfices attendus
Le contrôle et le rétablissement de l’identité hépatocytaire émergent comme des voies thérapeutiques potentielles dans les formes graves d’atteinte à la fonction du foie. En identifiant un acteur pouvant être ciblé pharmacologiquement dans ce but, notre projet fera passer un cap permettant d’envisager plus sérieusement cette approche thérapeutique. D’autre part, en y adossant le développement d’organoïdes de foie humain, ce projet contribuera à fournir un modèle pertinent vis-à-vis de la recherche translationnelle.
Procédures
La totalité des souris sera soumise à différentes régimes ou traitements (6 protocoles de traitements ou régime) associés à des tests métaboliques et cages métaboliques (5 jours) afin de mesurer l'éfficacité des traitements provoquant la dysfonction hépatique et le rôle de nos gènes d'inéterets ou molécules pharmacologiques dans la physiopathologie hépatique. Ces tests métaboliques seront réalisés tous les 2 semaines sur les mêmes animaux afin de réduire le nombre d'animaux utilisés pendant une durée de 4 heures. La totalité des souris sera soumise à un prélèvement sanguin à la veine caudale lors des tests de tolérance au glucose afin de determiner l'insulinémie et la glycémie. La totalité des souris sera soumise à une injection intra péritonéale d'insuline et de pyruvate. Un prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire d'une durée de 3 minutes sera réalisé sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane à l'issu des protocoles expérimentaux. Nous utiliserons 60 souris de chaque génotype (wt/ko) pour les 5 procédures, traitées ou non avec l'activateur pharmacologique.
Impact sur les animaux
L'effet indésirable qui pourrait être attendu sur les animaux est l'apparition d'un stress en lien avec la manipulation des animaux. Le développement d'une fibrose du foie pourra également générer des effets indésirables, notamment des troubles digestifs.
Devenir
A l'issu des protocoles, les souris seront euthanasiées par dislocation cervicale après anesthésie générale de l'animal. Des dissections des échantillons biologiques seront réalisées pour mener les études histologiques, moléculaires et épigénétiques.
Remplacement
Nos objectifs sont de mieux comprendre la physiopathologie de stéatose hépatique. Pour cela, la validation chez l'animal est une obligation pour déchiffrer les mécanismes moléculaires et physiopathologiques à l'origine de CETTE maladie. Nous devons donc utiliser des souris génétiquement modifiées pour identifier certains gènes intervenant dans le dévelopement de cette maladie. Il est nécessaire de travailler sur un organisme entier vivant pour reproduire la physiopathologie complexe de la stéatose hépatique, car cette maladie fait intervenir plusieurs types cellulaires dans le foie mais également d'autres organes comme l'intestin. Il est donc impossible de modéliser ces interactions complexes in vitro.
Réduction
Pour définir statistiquement le nombre d'animaux, une étude statiistique (utilisation du logiciel gpower pour definir le nombre d'animaux necessaires) est utilisée pour réduire au minimum le nombre d'animaux, permettant ainsi de générer le nombre exact d'animaux par expérimentation en fonction des paramètres recherchés (glycémie, poids, ...).
Raffinement
Un suivi quotidien et une observation des animaux sont réalisés par les membres de l'équipe de l'animalerie dans laquelle les animaux sont hébergés. Les membres de l'équipe travaillant sur ce projet suivent également les animaux afin de garantir leur bien-être et minimiser au maximum leurs éventuelles souffrances. L'état général des animaux est évalué tous les jours par des observations quotidennes et pesées hebdomadaires.
Choix des espèces
La souris génétiquement modifiée reste le meilleur modèle pour étudier l'effet d'un gène sur le développement d'une maladie. Nous utiliserons donc des souris invalidées pour notre gène d’intéret spécifiquement au niveau hépatique. Ces souris seront soumises à différents traitements régimes afin de mimer le développement d’une maladie du foie. Les animaux utilisés sont des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines (pesant entre 20 et 30g) possédant un système digestif et immunologique mature, permettant l'étude d'un système physiologique digestif optimal.
Optimisation et validation des avantages des stratégies de programmation thermique embryonnaire chez les poulets de chair.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Élevés au sol par groupes de quarante dès l'éclosion, opérés à quinze jours sous anesthésie pour recevoir un capteur de température dans le corps, saignés au sinus occipital à trois reprises, 1 440 poulets de chair sont ensuite exposés cinq jours durant à 32 °C six heures par jour. Ces procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur attend de l'exposition à la chaleur de l'agitation, de l'apathie et des comportements d'évitement, et signale que le picage entre animaux peut s'aggraver pendant ces épisodes. Tous sont tués à 77 jours dans un abattoir commercial et leurs carcasses "valorisées dans le circuit agroalimentaire classique", l'objet du projet étant de fournir aux couvoirs des recommandations sur le conditionnement thermique des embryons.
Objectifs
Le projet vise à évaluer dans une approche multicritère, l’impact de la « programmation thermique embryonnaire » appliquée dans différentes situations (durée de stockage des œufs, sexe), sur des poulets exposés à de fortes chaleurs. Il permettra i) d’éclairer la compréhension des mécanismes physiologiques ouvrant de nouvelles perspectives de recherche, ii) d’émettre des recommandations concrètes de mise en œuvre pour les couvoirs.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de déterminer l'intérêt d'une programmation thermique embryonnaire sur le poulet de chair et son interaction avec le sexe des animaux et la durée de stockage des oeufs. Par ailleurs, un modèle thermodynamique sera développé, qui se concentrera sur la simulation des températures corporelle, sous-cutanée et de surface des plumes en fonction de la température ambiante, de l'humidité relative ambiante, du contenu énergétique théorique de l'aliment et de la dynamique de l'ingestion. Une fois validé, ce modèle pourrait servir de substitut non invasif pour le suivi de la température corporelle (et par conséquent les niveaux de stress thermique) sous diverses conditions environnementales.
Procédures
La pose de capteurs interne de suivi de température sera réalisée sous anesthésie pour 10 poulets par chirurgie à 15 jours. Trois prises de sang seront réalisés sur 15 poulets par lot, tous les 5 jours durant 15 jours, avant, pendant et après le coup de chaleur réalisé 10 jours avant abattage. Le délai d'anesthésie prévisionnel est de 30 min, le délai de chirurgie est estimé entre 15 et 20 min par poulet. Concernant les prises de sang, elles durent quelques secondes. Application d’un coup de chaleur qui débutera 10 jours avant abattage pour une durée de 5 jours. Les fluctuations oscilleront entre jour et nuit tel que en journée la température atteindra 32°C durant 6 h et la nuit la température descendra à 25°C durant 6 h. Les augmentations et diminutions seront graduelles.
Impact sur les animaux
Les prises de sang au sinus occipital réalisées sur les poulets sont considérées comme une source de stress, notamment due à la contention nécessaire, et peuvent engendrer des hématomes. L’exposition aux fortes chaleurs peut engendrer des conséquences physiologiques potentielles, des conséquences comportementales (agitation, apathie, ou des comportements visant à éviter la chaleur (par exemple, regroupement en zones fraîches ou tentatives d’échappement) durant cette période. La chirurgie peut provoquer de la douleur et de l’inconfort en cas d’insuffisance d’action de l’anesthésie. Cette dernière peut provoquer une dépression respiratoire, même si le risque est limité avec une anesthésie gazeuse. Dans nos conditions, l’apparition de complications post-opératoires est peu probable mais reste possible. L’élevage des animaux au sol en groupe peut entraîner des comportements agressifs, voire de picage, qui peuvent être exacerbés lors d’épisodes de chaleur.
Devenir
Tous les animaux élevés durant le projet seront mis à mort à 77 jours dans un abattoir commercial et leurs carcasses valorisées dans le circuit agroalimentaire classique. Les animaux auront atteint l’âge classique d’abatage en conditions commerciales. ce qui permet la valorisation des carcasses.
Remplacement
Aucun modèle cellulaire ou in vitro n'est capable de reproduire l'effet de la programmation thermique chez l'espère cible, le poulet de chair, et son impact durant toute la durée de vie de l'animal (physiologie, comportement, etc..).
Réduction
Les travaux antérieurs et la variabilité interindividuelle attendue pour nos critères d’intérêt montrent que pour mettre en évidence des effets significatifs pour les indicateurs sanitaires, comportementaux et zootechniques. nous devons disposer de 240 animaux/lot. Parmi les différents paramètres mesurés, les marqueurs sanguins de stress oxydatifs sont les plus variables. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires pour mettre en évidence une différence significative entre les groupes est de 15 poulets/lot. Pour le suivi de la température corporelle des poulets et compte tenu de la faible variabilité interindividuelle de ce critère, le nombre de 5 animaux par lot est nécessaire et suffisant pour mettre en évidence des effets significatifs entre les groupes.
Raffinement
Les poulets seront élevés dans des conditions standards dès l’éclosion dans des parquets de 6m² à raison de 40 animaux par loge dans un bâtiment d‘élevage avec un contrôle automatique de la température, ventilation et lumière. Les animaux seront élevés au sol, sur copeaux, par lot de 40, et auront accès à l’aliment et à l’eau ad libitum. Cet élevage en groupe permet la proximité entre congénères et renforce les échanges auditifs, olfactifs et visuels entre les animaux, ainsi que les interactions positives. Ils seront visités deux fois par jour minimum, y compris pendant les week-ends et jours fériés et les manifestations de détresse ou de maladie seront prises en considération pour envisager le retrait des animaux (case infirmerie) ou leur euthanasie en cas d’atteinte des points limites. Le milieu de vie des poulets sera enrichi avec des chaînettes de couleur à picorer, et un perchoir sera mis à disposition des animaux dans chacune des cases dès leur arrivée dans le bâtiment à 1 jour.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car il s'agit de l'espèce agronomique cible du projet. L’évaluation de l’intérêt d’une programmation thermique embryonnaire lors de l’incubation se fera tout au long de la durée d’élevage des animaux. L’opération se fera sur des animaux de 15 jours afin qu’il puisse supporter l’acte de chirurgie et permettre de suivre les paramètres du capteur tout au long de la vie de l’animal. Par ailleurs, l’épisode artificiel de forte chaleur sera appliqué en fin d’élevage, 10 jours avant abattage (à l’âge où les animaux sont les plus sensibles au pic de température) de J67 à J72. Il convient donc de suivre les critères zootechniques, comportementaux et sanitaires pendant toute la durée de l’élevage. Les poulets seront élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique d’abattage pour un élevage type fermier à savoir 10 semaines (77 jours).
Étude et manipulation de l’activité neuronale dans les processus mnésiques en comportement et pendant le sommeil
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Chaque souris subit une ou deux chirurgies cérébrales, dont une implantation d'électrodes pouvant durer six heures, puis un conditionnement par chocs, douze stimulations en moyenne par journée sur trois journées, et jusqu'à 1 500 stimulations intracérébrales. 1 680 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, isolées pour protéger leur implant, ce que le porteur reconnaît susceptible d'avoir des répercussions émotionnelles. Il qualifie pourtant ces chocs de stimulations "désagréables (ou très légèrement douloureuses)", et justifie l'effectif par un taux de réussite technique attendu entre 50 et 75 %. Toutes sont tuées pour vérifier après coup la position des électrodes dans leur cerveau.
Objectifs
La peur est souvent étudiée chez les rongeurs en analysant leur réaction face à une situation menaçante. Jusqu’à présent, les recherches se sont principalement concentrées sur l’immobilité des animaux en réponse au danger, en mesurant le temps qu’ils passent dans cet état. Cependant, cette approche ne reflète pas toute la diversité des stratégies de défense observées dans la nature. Pour mieux comprendre ces comportements, notre laboratoire a mis en place une expérience où une souris explore un environnement composé de deux zones distinctes, dont l’une est associée à une situation aversive. Cette approche permet d’observer une large gamme de réactions en fonction de la distance perçue par l’animal par rapport à la source du danger. Nos premiers résultats suggèrent que l’immobilité adoptée par les rongeurs n’est pas un état unique, mais qu’elle se manifeste sous différentes formes, chacune étant liée à des mécanismes cérébraux et corporels distincts. L’objectif de notre projet est d’identifier les interactions entre le corps et le cerveau qui influencent ces réactions défensives et d’explorer comment elles varient en fonction du contexte et de la proximité du danger.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes électrophysiologiques impliqués dans la mémoire, la panique et l’anxiété. A court terme, le projet permettra d’élucider le rôle des oscillations cérébrales et de la relation corps-cerveau dans les troubles anxieux ou dans le fonctionnement et la formation de la mémoire chez la souris, mais également de façon translationnelle chez l’Humain. A plus long terme, ces connaissances pourront conduire au développement de thérapies plus ciblées et efficaces pour lutter contre divers troubles anxieux ou paniques, et donc avoir un impact clinique concret. Les modèles rongeurs sont des modèles de choix pour l’étude du comportement et de ses bases physiologiques, car ils présentent des mécanismes cognitifs complexes et une cartographie fonctionnelle transposables aux humains. Le modèle souris est en particulier adapté aux études comportementales pour sa rapidité d’adaptation. De plus, il s’agit de l’espèce pour laquelle nous avons le plus de données électrophysiologiques préexistantes et pour laquelle l’outil pharmacologique et les modèles génétiques sont les plus développés ce qui permettra de faire le lien avec les études existantes et réduire in fine le nombre d’animaux.
Procédures
L’ensemble des animaux de ce projet subiront une ou deux chirurgies sous anesthésie générale comprenant une injection cérébrale (30 minutes à 2h) et/ou une implantation d’électrodes (4 à 6h). Les d’animaux subiront un protocole de conditionnement aversif (12 stimulations en moyenne par journée, 3 journées chacune espacées d'au moins une semaine). Pendant ce protocole, les souris recevront également des stimulations intracérabrales (pendant l’éveil ou le sommeil, le nombre dépendant très fortement de la manipulation voulue, allant de 50 à 1500) ou un traitement pharmacologique (une injection par après-midi de conditionnement). La durée maximale des enregistrements sera de 4 mois au total (18 semaines après la chirurgie).
Impact sur les animaux
Les principales nuisances ou effets indésirables attendus concernent essentiellement les méthodes d'implantation d'électrodes, ainsi que l'usage d'implants. Les nuisances qui pourraient apparaître sont les suivantes: - À court terme (de 0 à 24h après la chirurgie), les nuisances potentielles liées aux interventions chirurgicales, comme les risques anesthésiques, l'hypothermie, ou les hémorragies. - À moyen terme (1 à 7 jours) les nuisances seraient liées aux risques d’infections locales du tissu cérébral, ou risques d’ischémie, faisant suite à la procédure d’implantation d’électrodes ou de fibres. - À long terme (au-delà de 15 jours) des nuisances liées à la présence physique de l'implant, telles que des chocs ou des difficultés de mouvement peuvent apparaitre. L'isolement nécessaire à la protection des implants peut conduire à des répercussions émotionnelles. L'usage de câbles connectant l'implant au matériel d'enregistrement, bien que potentiellement restrictif. - Le protocole de conditionnement aversif implique d'utiliser des stimulations désagréables (ou très légèrement douloureuses) pour l'animal (nécessaire afin d’étudier les réactivations associées à la peur) ce qui peut modifier son comportement sur le long terme et occasionner de la prostration.
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux seront euthanasiés pour permettre la récupération des cerveau et la vérification de la localisation des électrodes et/ou des sites d’injection.
Remplacement
Notre objectif est d’étudier les réactivations en lien avec la mémoire, panique et l’anxiété. Ces études ne peuvent pas, pour le moment, être réalisées in vitro, ex vivo ou in silico. Nous examinons des réponses électrophysiologiques et des paramètres physiologiques essentiels, tels que la respiration et le rythme cardiaque, qui nécessitent un organisme complexe et proche physiologiquement de l’être humain pour des comparaisons pertinentes. La souris est donc indispensable pour notre projet, étant le seul modèle qui satisfait à l'ensemble de ces exigences.
Réduction
Afin de minimiser l’utilisation d’animaux, nous améliorerons l’efficacité des différentes procédures chirurgicales et le suivi longitudinal des animaux. L’utilisation de différents sites d’implantation des électrodes nous permet de récolter un nombre conséquent de données par animal, permettant ainsi de réduire le nombre total d’animaux utilisés pour répondre à différentes questions. Le nombre d'animaux requis pour ces expériences sera réduit au minimum nécessaire pour pouvoir réaliser des tests statistiques à partir de nos résultats avec une puissance suffisante. Étant donné que nos résultats dépendent de la qualité des signaux recueillis par les électrodes implantées, des fois de l’expression du virus, de l’implantation des fibres ou des électrodes de stimulation, et de l’efficacité du conditionnement aversif, nous nous attendons à un taux global de succès situé entre 50 et 75%, soit un nombre total d’animaux de 1680. Ce chiffre prend en compte l’implantation optimale des électrodes, le maintien de l’intégrité du connecteur et la variabilité des expériences comportementales.
Raffinement
Nous veillons à réduire autant que possible l’inconfort, la douleur et la souffrance des animaux tout au long de nos expériences. Avant toute intervention, les animaux bénéficient d’une semaine d’acclimatation incluant des manipulations douces quotidiennes pour diminuer leur stress lié aux interactions avec les chercheurs et améliorer la fiabilité des résultats. Leur environnement est enrichi par des éléments tels que des dômes et des tubes pour favoriser leur bien-être. Les procédures chirurgicales suivent strictement les réglementations en matière d’anesthésie et d’analgésie. Après les interventions, une période de convalescence d’une semaine est prévue, sans aucune manipulation expérimentale, afin de garantir une prise en charge optimale. Pendant cette période, les animaux font l’objet d’un suivi attentif par le personnel animalier et les chercheurs, avec des observations régulières pour détecter tout signe de douleur ou de mal-être. Un système d’évaluation adapté est utilisé pour identifier rapidement les signes de souffrance ou de complications. Cela permet de mettre en place des mesures adaptées, comme des traitements pour soulager la douleur ou, dans les cas les plus sévères, une euthanasie pour éviter toute souffrance prolongée.
Choix des espèces
Les modèles rongeurs sont des modèles de choix pour l’étude du comportement et de ses bases physiologiques, car ils présentent des mécanismes cognitifs complexes et une cartographie fonctionnelle transposables aux humains. Le modèle souris est en particulier adapté aux études comportementales pour sa rapidité d’adaptation. De plus, il s’agit de l’espèce pour laquelle nous avons le plus de données électrophysiologiques préexistantes et pour laquelle l’outil pharmacologique et les modèles génétiques sont les plus développés ce qui permettra de faire le lien avec les études existantes et réduire in fine le nombre d’animaux. Nous utiliserons donc le modèle souris. La procédure de stéréotaxie nécessite d’utiliser des animaux dont la croissance du crâne est stabilisée. C’est pourquoi, en accord avec la littérature, nous réaliserons les implantations d’électrodes chez des animaux ayant entre 7 et 9 semaines. Les enregistrements seront réalisés jusqu’à 4 mois après l’implantation.
Etude des propriétés immunitaires des antigènes dérivés du génome non-codant.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
6 516 souris vont être utilisées, chacune portant une tumeur induite par un carcinogène, greffée sous la peau ou appliquée sur une peau abrasée, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Un quatrième groupe est irradié pour détruire son système immunitaire avant de recevoir une greffe de moelle osseuse, avec des diarrhées, de la prostration et une altération de l'état général possibles pendant trois semaines. Toutes sont tuées pour analyses post-mortem. Le porteur revendique de suivre vingt peptides chez la même souris pour réduire les effectifs, affirme qu'il reste "nécessaire" de valider ses observations dans un "organisme entier", et annonce comme retombée d'accélérer le développement de vaccins anti-tumoraux.
Objectifs
L’essor récent des approches d’immunothérapie a révolutionné la prise en charge de cancers préalablement incurables. Cependant, ces approches ne sont pas efficaces pour les patients et ne s’appliquent pas à tous les cancers. Pour élargir leur champ d’application, il est essentiel d’identifier des stratégies visant à combiner les médicaments d’immunothérapie déjà utilisés avec d’autres molécules ou approches qui augmenteront l’efficacité des traitements. Une piste privilégiée est le développement de vaccins anti-tumoraux. L’objectif de tels vaccins seraient d’induire le développement de cellules immunitaires capables de reconnaître les cellules tumorales. Une étape essentielle est d’identifier les molécules exprimées par les cellules cancéreuses (antigènes) et pas par les cellules saines. Cela est possible car pendant la tumorigénèse, les cellules cancéreuses divergent petit à petit des cellules normales par l’accumulation d’anomalies génétiques ou épigénétiques. On sait depuis longtemps que le système immunitaire peut détecter les anomalies génétiques associées aux cancers. Ces dernières années, de nombreuses équipes ont montré qu’il peut détecter la plupart des anomalies épigénétiques acquises pendant la tumorigénèse. Cependant, il est nécessaire de tester si les cibles dérivant de ces anomalies épigénétiques sont adéquates pour une vaccination anti-tumorale, en déterminant notamment la stabilité de leur expression au cours du temps, leur capacité à induire une réponse immunitaire robuste, etc… L’objectif de ce projet est de fournir une description approfondie des réponses immunitaires contre les anomalies épigénétiques associées aux cancers, pour accélérer le développement de vaccins anti-tumoraux.
Bénéfices attendus
Le développement de l’immunothérapie a révolutionné la prise en charge de nombreux cancers. Cependant, ces protocoles ne sont pas efficaces pour tous les patients et ne s’appliquent pas à toutes les pathologies. Améliorer leur efficacité est un enjeu central en cancérologie. Le développement de vaccins anti-tumoraux thérapeutiques est une piste prometteuse pour améliorer le champ d’application de l’immunothérapie. Ces dernières années, de nombreuses équipes ont identifié de nouvelles sources de molécules exprimées par les cellules tumorales qui peuvent être détectées pour le système immunitaire. Cependant, il est nécessaire de mieux décrire les réponses immunitaires contre ces nouvelles molécules si on veut s’appuyer sur cette découverte pour améliorer la prise en charge clinique des patients. Le projet proposé ici apportera une compréhension approfondie des réponses immunitaires contre les cancers et consolidera les approches visant au développement de vaccins anti-tumoraux.
Procédures
Dans un premier lot d’animaux, une molécule carcinogène (induisant la formation des tumeurs) sera injectée à des souris anesthésiées (1 fois au cours de l’expérience, durée de l’anesthésie inf à 5 min). Dès que les tumeurs seront palpables (5-7 jours post-injection), elles seront mesurées deux fois par semaine sur animaux vigiles à l’aide d’un point à coulisse pendant toute la durée de la procédure. Dans un deuxième lot d’animaux, des cellules tumorales seront injectées aux animaux vigiles (1 fois au cours de l'expérience – durée du geste inf à 10 sec). Dès que les tumeurs seront palpables (5-7 jours post-injection), elles seront mesurées deux fois par semaine sur animaux vigiles à l’aide d’un point à coulisse et les animaux seront traités 2 fois par semaine par injection pendant toute la durée de la procédure. La mesure de la tumeur et l’injection pour le traitement sont réalisées en même temps (une seule contention inf à 2 min). Dans un troisième lot d’animaux, des cellules tumorales seront appliquées aux animaux anesthésiés après abrasion douce de la peau (1 fois au cours de l’expérience – durée de l’anesthésie env 20 min). Dès que les tumeurs seront palpables (5-7 jours post-injection), elles seront mesurées deux fois par semaine sur animaux vigiles à l’aide d’un point à coulisse pendant toute la durée de la procédure. Dans un quatrième lot d’animaux, les animaux seront irradiés pour éliminer les cellules immunitaires. 4h après irradiation, des cellules de moelle osseuse d’intérêt seront injectées par voie intraveineuse sur animaux vigiles (1 fois au cours de l'expérience – durée du geste inf à 10 sec) pour reconstituer le système immunitaire. 6-8 semaines après injection, un prélèvement de sang sera réalisé sur animaux vigiles (1 fois au cours de l'expérience – durée du geste inf à 10 sec) pour évaluer la reconstitution.
Impact sur les animaux
Les animaux greffés avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée ou soumis à une procédure de carcinogenèse chimique développeront des tumeurs qui seront mesurées régulièrement. Pour les expériences d’injections de carcinogènes, de cellules ou des traitements, il est attendu une douleur directe associée à l’utilisation d’une aiguille. Pour le prélèvement de sang, il est également attendu une douleur légère liée à la piqûre elle-même (gène de courte durée ). Suite aux irradiations, certains animaux peuvent présenter des problèmes de diarrhée, prostration, altération de l’état général pendant les 3 premières semaines suivant l’irradiation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Nous avons réalisé des expériences in vitro ainsi que de nombreuses analyses bioinformatiques qui nous ont permis d’identifier des peptides dérivant de gènes, de mutations ou du génome silencieux exprimés par plusieurs lignées tumorales. Cependant, pour analyser si leur expression peut être affectée lors d’une réponse immunitaire efficace, il nous est essentiel de réaliser certaines expériences en utilisant des modèles de souris. En effet, il n’existe pas à l’heure actuelle de système d’activation in vitro permettant de récapituler la complexité des interactions entre cellules tumorales et système immunitaire lors du développement d’un cancer. Par conséquent, pour décrire les propriétés immunologiques des antigènes dérivés du génome non-codant, il nous est essentiel d’avoir recours à un modèle animal. Le modèle murin est particulièrement adapté du fait de la proximité des systèmes immunitaires entre hommes et souris.
Réduction
Nous avons réalisé des approches expérimentales et bioinformatiques en profondeur pour caractériser au mieux l’expression de différents types d’antigènes par nos cellules tumorales d’intérêt et ajuster les expériences à faire in vivo. Cela permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet. Néanmoins, il est nécessaire de valider ces observations dans le contexte d'un organisme entier où les interactions complexes entre cellules tumorales et système immunitaire seront reproduites. D’autre part, nous utiliserons systématiquement des approches dites de « multiplexage », qui permettront de suivre dans la même souris le comportement d’au moins 20 peptides différents. Ces approches complexes ont déjà été mises en place au laboratoire, ce qui permet de minimiser le nombre d’animaux utilisés dans ce projet . Les nombres d’animaux dans les différentes procédures ont été déterminés sur la base d’expériences similaires au laboratoire et sur la base des données de la littérature
Raffinement
Les animaux seront suivis régulièrement afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de souffrance ou de stress. Une grille de score a été établie afin d’évaluer la souffrance, et des points limites ont été définis. Les animaux seront mis à mort à l’atteinte des points limites. Dans le cas des greffes de tumeurs, les animaux sont surveillés 2 à 3 fois par semaines pour leur état général et pour mesurer la taille de la tumeur afin d'appliquer les points limites décrits dans la grille de score. Les gestes invasifs seront réalisés sous anesthésie générale avec recours aux analgésiques.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix en immunologie du fait de la forte similitude des systèmes immunitaires humains et murins. D’autre part, la connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris immunodéficientes. Il y a également de nombreux modèles de tumeurs transplantables disponibles, bien décrits et reproductibles, qui permettront de répondre rapidement aux questions posées dans ce projet. Les souris seront utilisées à l'âge adulte afin qu’elles aient fini leur croissance et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux. De plus, cet âge est adapté pour générer des modèles de tumeurs par la greffe de lignées de cellules tumorales. Enfin, l'âge adulte permet d'étudier un système immunitaire mature.
Modification de l’expression de gènes dans des cellules souches musculaires à l’aide de vecteurs viraux (adénoviraux AAV) chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système musculosquelettique
Injectées avec des vecteurs viraux dans les jours suivant leur naissance ou à quatre semaines, puis soumises à un régime spécifique et à deux gavages, 136 souris subissent la destruction chimique d'un muscle de la patte par injection de chlorure de baryum sous anesthésie. La régénération dure trente jours. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger à modéré, et le porteur indique que la lésion peut être douloureuse pendant cette phase. L'objectif déclaré est de valider une méthode qui permettrait ensuite de cibler n'importe quel gène sans créer une nouvelle lignée de souris, et toutes sont tuées pour prélever leurs cellules souches musculaires.
Objectifs
Le muscle possède une remarquable capacité de régénération, due en grande partie à la fonction des cellules souches musculaires, également connues sous le nom de cellules satellites. En réponse à une lésion musculaire ou à une maladie affectant le tissu musculaire, les cellules satellites s'activent et génèrent de nouvelles cellules musculaires pour réparer les dommages. Pour maintenir leur capacité de régénération, les cellules satellites doivent rester dans leur niche appropriée, qui leur fournit des éléments optimaux tels que des nutriments, des signaux chimiques et un soutien physique. Lorsqu'elles sont retirées de cette niche spécialisée, les cellules satellites perdent leur capacité de régénération. L'un des principaux défis de la recherche biomédicale est d'identifier les facteurs qui composent cette niche spécialisée, car cette connaissance pourrait aider à préserver les propriétés régénératrices des cellules satellites et éventuellement à les exploiter à des fins thérapeutiques. La matrice extracellulaire, un réseau complexe de protéines comme les collagènes, joue un rôle crucial dans la niche des cellules satellites. Nous avons identifié plusieurs facteurs candidats de la matrice extracellulaire et nous souhaitons étudier leurs fonctions à l'aide de modèles de souris génétiquement modifiées. Ce projet devrait nous permettre de développer une nouvelle méthode pour générer rapidement des souris génétiquement modifiées afin d'étudier le rôle de différents facteurs de la niche dans la fonction des cellules satellites.
Bénéfices attendus
Bénéfice à court terme (scientifique) : La matrice extracellulaire est un environnement riche et dense composé de nombreuses protéines différentes spécialisées en fonction du tissu. Ce projet nous permettra de cribler l'importance des différents composants de la matrice extracellulaire exprimés par les cellules souches musculaires pour leur activité lors de lésions musculaires. Bénéfice à long terme (scientifique + réduction du nombre d'animaux) : Ce projet nous permettra de confirmer la stratégie de ciblage de differentes gènes d’intérêt en utilisant une seul model. Par conséquent, dans une perspective à long terme, la validation de cette stratégie nous permettra, ainsi qu'à d'autres chercheurs-euses, d'utiliser ce protocole comme un modèle rapide et robuste pour cibler n'importe quel gène d'intérêt dans les cellules souches musculaires directement in vivo sans avoir besoin de développer de nouvelles model de souris pour chaque gène d'intérêt. Cela réduira considérablement le nombre de souris utilisées par projet.
Procédures
Les souris incluses dans ce projet recevront en une injection des vecteurs viraux, en un seul geste (rapide (moins d'une minute)) soit après la naissance, soit à l'âge de 4 semaines. Une fois adultes, les souris seront soumises à un régime alimentaire spécifique en granules pendant deux semaines suivi par deux gavages (pendant deux jours consictifs, un par jour, en un seul geste, ce qui prend moins d'une minute). Deux semaines après, un seul muscle d'une seule jambe sera blessé par injection intramusculaire (rapide (moins d'une minute)) sous anesthésie générale. Le processus de régénération musculaire dure 30 jours chez la souris.
Impact sur les animaux
Concernant l'injection des vecteurs viraux chez les souriceaux après la naissance ou chez les souris adultes, ils seront realisées rapidement et à l'aide d'une aiguille adaptée et fine afin de minimiser la douleur chez l'animal. La douleur est donc considérée comme faible. Le gavage est effectué par des chercheurs formés et expérimentés en un seul geste, rapidement, à l'aide de sondes adaptées. La douleur est minimale et l'inconfort pour l'animal est très faible. Enfin, concernant l'induction de lésions musculaires par injection de BaCl2 dans le muscle tibialis antérieur (TA), l'injection est réalisée rapidement, sous anesthésie, en un seul geste et à l'aide d'aiguilles fines adaptées pour minimiser la douleur. Cependant, étant donné que l'induction de la lésion elle-même peut être douloureuse pour les souris pendant la régénération musculaire, des analgésiques ainsi que des adaptations de l'environnement et de la nourriture des animaux dans la cage ont été envisagés et décrites dans les sections adaptées.
Devenir
Toutes les animaux inclut dans ce projet seront utilisées pour effectuer des prélèvements musculaire afin d'avoir accès aux cellules souches musculaire.
Remplacement
Dans ce projet, nous nous intéressons aux cellules souches musculaires et à la structure de leur matrix extra cellulaire in vivo. Bien que plusieurs systèmes de culture cellulaire se soient développés, le comportement de ces cellules change lors de leur mise en culture. Par conséquent, la simulation complète de la matrice extra cellulaire physiologique des cellules souches musculaire n’est pas encore possible in vitro, ce qui nous oblige à passer par des modèles in vivo.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux, tous les tests in vitro possibles ont été réalisés. Cependant, pour confirmer notre stratégie de travail nous aurions besoin de 36 souris avant de commencer les expériences principales. Ensuite, pour la phase expérimentale, nous avons décidé de réduire le nombre d'animaux en induisant une lésion musculaire dans un seul muscle d'une seule patte par souris, ce qui nous permettra de comparer le comportement des cellules souches musculaires au repos (muscle controlatéral non lésé = témoin) ou après régénération musculaire. Ainsi, 100 animaux (10 lots de 10 souris, pour avoir par lot, 5 souris controles et 5 souris expérimentales) sont prévus pour la phase expérimentale. Ces groupes représentent le minimum nécessaire pour pouvoir effectuer une analyse statistique et conclure les résultats expérimentaux.
Raffinement
Tout au long du projet, le comportement et le poids des souris seront surveillés par le même manipulateur afin de détecter tout signe de douleur ou d'inconfort chez les souris. Toutefois, l'induction de la blessure musculaire provoque des lésions musculaires et une régénération. De la nourriture et de l’hydrogel seront mis à disposition dans la cage les trois premiers jours au cas où les animaux ne parviendraient pas à atteindre la grille pour se nourrir. Également, des anti-douleurs sont prévus pour réduire la douleur des souris. Un tableau d'évaluation des animaux et des points limites a été préparé, adapté à chaque intervention, et sera consulté tout au long du projet pour évaluer l'état de chaque souris incluse dans chaque procédure
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris pour des raisons multiples : 1. La souris est un mammifère et la structure de son muscle squelettique est très similaire à celle du muscle squelettique humain. 2. La courte durée de gestation et la maturité post natale chez la souris sont compatibles avec la durée de nos expériences. 3. La petite taille des souriceaux nous permet de cibler toutes les cellules avec une petite quantité des vecteurs viraux. 4. Des études similaires sur la délivrance de gènes par des vecteurs viraux chez la souris ont servi de base à la conception de l'expérience. 5. Notre laboratoire possède une expertise dans la manipulation des souris. pour l'injection des vecteurs viraux, les souris seront injectées soit après la naissance, soit à l'âge de 4 semaines. L'objectif est de cibler le plus grand nombre de cellules souches musculaire par l'intermédiaire des vecteurs viraux. Par la suite, les tests de régénération musculaire seront effectués chez des souris adultes, soit à 11-15 semaines d'âge, pour étudier le comportement et la capacité des cellules souches musculaires pendant la régénération des muscles squelettiques.
Altération du métabolisme du stroma médullaire au cours de la progression leucémique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Irradiées à 2 grays pendant environ trois minutes, puis greffées de cellules leucémiques sous anesthésie, 375 souris vont être utilisées, 309 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 66 un niveau sévère. Chacune peut subir jusqu'à trois prélèvements de 50 microlitres de sang sous anesthésie, espacés d'une semaine ou de 48 heures si la proportion de cellules leucémiques dans le sang approche le point limite. Le porteur justifie le classement en gravité sévère par l'effet cumulé des manipulations et de la progression d'une leucémie aiguë myéloïde, dont les symptômes peuvent devenir graves en fin d'étude. Au plus tard 21 jours après la greffe, toutes sont mises à mort pour caractériser leur moelle osseuse, à laquelle le porteur indique ne pas pouvoir accéder autrement.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre ce qui, dans le milieu de la moelle osseuse de souris atteintes d'une forme légère de leucémie, aide les cellules cancéreuses à survivre et à se multiplier. Plus précisément, nous voulons savoir comment l’augmentation du nombre de cellules malades affecte leur environnement immédiat, notamment les cellules qui soutiennent et nourrissent les autres cellules (appelées cellules stromales). Nos premiers résultats montrent que cet environnement change dès les tout premiers stades de la maladie. Nous allons donc étudier si la présence de quelques cellules leucémiques (moins de 5%) dans la moelle osseuse peut déjà modifier la fréquence, les fonctions et le comportement des cellules environnantes, ainsi que leur capacité à soutenir les cellules leucémiques.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à repérer les premiers changements dans l’environnement de soutien de la moelle osseuse (appelé stroma) au début du développement de la leucémie. Ces anomalies nous aideront à comprendre comment elles favorisent l’aggravation de la maladie et préparent un terrain favorable aux rechutes. Nous espérons comparer nos résultats obtenus sur les souris avec des données humaines (provenant d’échantillons de patients ou de bases de données publiques). Cela permettra de valider nos découvertes et peut-être d’identifier de nouveaux indicateurs permettant de mieux prédire l’évolution de la leucémie.
Procédures
Selon la procédure, les animaux subiront une exposition à des rayonnements X (2Gy, environ 3 minutes), une transplantation de cellules leucémiques sous anesthésie (quelques minutes), et une série de 3 prélèvements maximum de 50µL de sang sous anesthésie (quelques minutes), espacés d’une semaine ou bien au minimum de 48h si le pourcentage de cellules leucémiques dans le sang approche sans l’atteindre le point limite fixé. Au maximum 21 jours après transplantation, les souris seront anesthésiées pour euthanasie et prélèvement d’organes.
Impact sur les animaux
Les animaux développeront une pathologie tumorale humaine potentiellement grave, ce qui justifie la classification en procédure de gravité sévère. Cette classification tient compte des effets cumulés des manipulations et de l'évolution de la maladie, même si les différentes étapes individuelles sont associées à des degrés de gravité moindres. Par exemple, la transplantation des cellules cancéreuses provoquera une brève douleur légère. Les anesthésies nécessaires pour les prélèvements sanguins (au maximum trois) et pour l’irradiation (réalisée une seule fois avant la transplantation) peuvent causer un stress de courte durée. De même, les manipulations répétées, comme les pesées, peuvent être sources d’angoisse. Cependant, c’est l’impact global de la progression de la maladie tumorale, avec des symptômes potentiellement graves en fin d’étude, qui justifie le classement en gravité sévère pour ces procédures. Cela inclut les éventuels effets sur le bien-être des animaux, qui seront surveillés en continu pour intervenir rapidement en cas d’inconfort ou de souffrance.
Devenir
Les 375 souris impliquées dans ce projet feront l’objet d’une caractérisation de la moelle osseuse qui nécessitera leur mise à mort. Il est en effet impossible d’accéder de manière non invasive à cet organe.
Remplacement
La leucémie aiguë myéloïde étant dans la catégorie des cancers « liquides », il n’est pas possible à ce jour d’établir de modèle 3D in vitro permettant de reproduire la complexité du tissu de la moelle osseuse, notamment sur des suivis dans le temps. De plus, la complexité des interactions entre les cellules leucémiques et leur environnement ne peut pas être modélisée facilement in vitro. D’autre part, les cellules leucémiques utilisées sont des cellules dont la dépendance au stroma et au microenvironnement de la moelle osseuse est primordiale pour leur survie. La souris est donc le modèle expérimental le plus adapté pour modéliser la pathologie humaine. Cependant les résultats de ces analyses in vivo prévues dans ce projet nous permettront de pouvoir ensuite modéliser in vitro ces interactions à l’aide de cellules leucémiques humaines et des lignées de cellules stromales humaines. Ainsi nous pourront remplacer les études in vivo par des analyses in vitro ce qui est une prévision relevante dans le cadre des 3R.
Réduction
Ce projet de 4 ans a été soigneusement planifié pour limiter au maximum l’utilisation d’animaux tout en obtenant des résultats fiables. Le nombre d’animaux nécessaires a été calculé avec précision en s’appuyant sur nos connaissances des modèles étudiés. Nous avons identifié des moments-clés (appelés « points de cinétique ») correspondant à des stades précoces ou modérés de la maladie, qui ne causent généralement pas de douleurs aux animaux. Pour réduire encore le nombre d’animaux, nous nous concentrons sur seulement deux moments-clés lors des principales étapes de l’étude, et nous avons utilisé un outil statistique spécialisé pour calculer combien d’animaux sont nécessaires par groupe. Ce calcul prend en compte un impact attendu d’au moins 20% entre les groupes sains et malades, avec un très haut niveau de précision (90% de puissance et un risque d’erreur de 5%). Enfin, à chaque fin d’expérience, nous collecterons tous les organes et échantillons nécessaires (comme la moelle osseuse, la rate, les ganglions et le sang) afin de réaliser un maximum d’analyses sur ces mêmes échantillons et éviter de multiplier les expérimentations. Aller jusqu’au stade avancé de la maladie dans une première étape est crucial pour obtenir suffisamment de cellules leucémiques à utiliser dans les expériences suivantes.
Raffinement
Notre connaissance des modèles nous permet de réduire le nombre de prélèvements sanguins pour le suivi de la pathologie. En effet à 14 jour post injection, la fréquence de cellules leucémiques dans la moelle osseuse est de l’ordre de 3 à 5% sous la forme d’ilots, alors qu’à J21 nous avons un envahissement d’environ 40-60% avec une couverture presque homogène des cellules leucémiques. Enfin, l’envahissement médullaire faible ou modéré n’est généralement pas associé à des douleurs chez les animaux. Dans un souci de raffinement, le suivi du développement leucémique, lorsque nécessaire, se fera par des mesures de suivi dans le temps utilisant un procédé peu ou pas invasif, à savoir les techniques de cytométrie en flux sur prélèvement sanguin réalisé sous anesthésie gazeuse. Afin d’améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum (à volonté), cages propres, enrichissement, stabulation en groupe). L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l'apport d'un analgésique) à mener en fonction d’une grille de score du bien-être. Les animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvèlement d’air : 15 volumes/heure; éclairage artificiel : 12h jour/12h nuit). Afin de respecter leur instinct grégaire, les souris seront stabulées par petits groupes de 3 à 5 dans des cages dont l’environnement est enrichi à l’aide de copeaux de bois compactés et/ou de coton. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l'apport d'un analgésique) à mener en fonction d’une grille de score du bien-être.
Choix des espèces
Le recours à l’expérimentation animale se justifie par les limitations des études in vitro. En effet la complexité des interactions entre les différentes cellules composant le microenvironnement de la moelle osseuse est difficile à modéliser in vitro. En effet, les modèles 3D in vitro (sphéroïdes, organoïdes) ne sont pas encore suffisamment complexes à l’heure actuelle et ne permettent pas de reproduire la complexité du tissu de la moelle osseuse. Le projet nécessite l’utilisation d’une espèce de la classe des mammifères proche de l’Homme pour sa physiologie. L’utilisation de lignées de cellules leucémiques qui restent dépendante d’un support stromal pour survivre et proliférer est un avantage comparé à l'utilisation de lignées cellulaires ayant perdu cette dépendance. Nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature pour ce type de modèle d’injection de cellules leucémiques murines, c’est à dire des souris « jeunes adultes » âgées de 8 à 12 semaines au moment de la greffe.
Étude du syndrome métabolique et l’immunosuppression associés au cancer dans un modèle murin.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
3 360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune manipulée moins d'une minute tous les deux à trois jours pendant trois à trente jours de traitement. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et comprennent une injection de cellules tumorales sous la peau, entre les côtes ou dans une veine, un suivi de la croissance tumorale au pied à coulisse ou par bioluminescence sous vingt minutes d'anesthésie, des injections intrapéritonéales trois fois par semaine et des gavages de solutions médicamenteuses ou bactériennes. Le porteur indique que la croissance tumorale et les traitements peuvent faire perdre du poids aux souris, et que les sites d'injection peuvent s'infecter. L'objet du projet est de relier la composition du microbiote intestinal à la réponse aux immunothérapies, et le porteur conclut à la "nécessité d'utiliser un organisme entier" dans lequel les cellules immunitaires circulent.
Objectifs
La dysbiose du microbiote intestinal a été reconnue comme une des caractéristiques du cancer impliquée dans le dialogue cancer-immunité au niveau clinique. Pour cette raison, nous souhaitons identifier les produits microbiens (tels que les métabolites) présents dans l’intestin afin d’étudier leur impact sur le cancer. L’objectif de ce projet est d’évaluer si la dysbiose du microbiote intestinal induit des changements métaboliques et immunitaires, à la fois dans l'intestin et au niveau systémique, qui peuvent être pertinents pour améliorer la prise en charge du cancer. Il s’agit d’un nouveau concept qui mérite une recherche approfondie.
Bénéfices attendus
Le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme, le troisième chez la femme, ce qui en fait un problème majeur de santé public. Ainsi il est important d’étudier les mécanismes de réponse aux traitements dans ce type de cancer. Dans cette étude, nous espérons que la dysbiose intestinale identifiée pourra être utilisée en tant que biomarqueur prédictif de la réponse au traitement dans le cancer L’ensemble de ce projet de recherche a pour finalité essentielle d’améliorer la prise en charge des patients et les effets des immunothérapies.
Procédures
Tous les animaux seront manipulés brièvement (moins d’une 1 minute) tous les 2 à 3 jours pour mesurer les tumeurs ou les co-traitements. Deux tiers des souris recevront des traitements dans l’eau de boisson qui seront changés tous les 2 à 3 jours. La durée des traitements variera entre 3 à 30 jours. Certaines souris seront soumises à une expérience de croissance tumorale : 1 injection en sous-cutanée ou en intercostale sous anesthésie (3 à 5 minutes pour chaque souris) ou 1 injection en intraveineuse sur animal vigile (environ 3 minutes par souris). Une heure avant et huit heures après l’injection des cellules en intercostale, les souris recevront un analgésique. La croissance tumorale sera suivie par mesure manuelle (pied à coulisse) ou par bioluminescence. Cette dernière méthode nécessitera d’endormir pendant 20 minutes la souris qui sera placée sur un tapis chauffant. D’autres souris seront soumises à une administration de molécules thérapeutiques par voie intra-péritonéale sur animal vigile. Un tiers des souris recevront 3 injections par semaine et le reste des souris recevront 4 injections au total pendant l’expérience. Certaines souris seront soumises à l’administration d’une solution médicamenteuse ou bactérienne, par gavage sur animal vigile (3 administrations par semaine). Du sang sera prélevé une fois sur l’animal vigile (3 à 5 minutes) pour certaines expériences afin d’évaluer les changements métaboliques face aux traitements.
Impact sur les animaux
Certains effets indésirables peuvent être observés chez la souris lors des expérimentations, notamment la manipulation et la contention régulière peuvent engendrer un stress. De plus, lors des injections une légère douleur (équivalente à une piqure) peut survenir, éventuellement accompagnée d’une irritation au niveau du site d’injection. Les sites d’injections peuvent s’infecter. L’anesthésie peut induire un stress thermique. Les gavages répétés peuvent entrainer une certaine contrainte. Un prélèvement sanguin sur animal vigile effectué pourrait engendrer une légère douleur et la formation d’un hématome. Par ailleurs, la croissance tumorale et l’administration de traitements peuvent entrainer une baisse ou perte d’appétit qui peut causer une perte de poids des animaux.
Devenir
Tous les animaux à la fin des procédures seront euthanasiés. Chaque procédure requiert l’injection de cellules tumorales, ce qui implique l’impossibilité de garder les souris en vie à la fin de l’expérience. De plus, des analyses seront effectuées sur tissus, sang et organes post-mortem.
Remplacement
Cette étude peut exclusivement être conduite in vivo, car il n’y a pas de modèles alternatifs permettant d’étudier l’efficacité des traitements anticancéreux et de confirmer leur action via l’activation du système immunitaire. Il est donc essentiel d’utiliser un modèle reproduisant au mieux l’environnement tumoral et le fonctionnement du système immunitaire. Cela se traduit par la nécessité d’utiliser un organisme entier dans lequel les cellules et les molécules du système immunitaire peuvent circuler, permettant ainsi une représentation plus fidèle des interactions biologiques complexes à l’intérieur du corps.
Réduction
Pour la réalisation de cette étude, des groupes de 10, 20 ou 40 souris (selon les procédures) seront utilisés afin de garantir une évaluation statistique robuste des effets analysés, soit au total 3360 souris. Nous appliquerons des tests statistiques appropriées à notre modèle d’étude pour comparer les effets étudiés entre les groupes. Dans un souci de réduction du nombre des animaux contrôles, nous chercherons à regrouper les expérimentations lorsque cela est possible. L’étude sera interrompue si les expériences initiales ne confirment pas l’hypothèse de travail. Les échantillons seront partagés avec des collaborateurs.
Raffinement
Les souris seront soumises à un suivi quotidien afin d’évaluer leur niveau de stress. Pour minimiser leur stress, plusieurs souris seront logées dans la même cage, offrant un environnement social au calme et un espace vital suffisant. Les conditions d’hébergement respecteront les normes conventionnelles, comprenant un régime alimentaire normal disponible en permanence et un accès libre à l’eau. Un milieu enrichi adapté est prévu: dans les cages il y aura des nids et des tunnels en carton. Le comportement général des animaux sera surveillé régulièrement et leur poids sera mesuré avant le début des traitements, ainsi qu’une fois par semaine tout au long de l’expérience de croissance tumorale. Toutes les interventions seront effectuées par des personnes expérimentées et éloignées des animaux hébergés. L’anesthésie sera effectuée lors des injections des cellules tumorales. Une heure avant et huit heures après l’injection des cellules en intercostale, les souris recevront un analgésique. Les critères définis pour atteindre un point limite seront strictement appliqués, et les souris seront euthanasiées à la fin de l’étude ou en cas d’atteinte des points limites préétablis.
Choix des espèces
Le choix d’utiliser la souris dans cette étude est justifié par des considérations scientifiques et éthiques. Tout d’abord, la souris est un organisme complet et fonctionnel dont le système immunitaire peut être comparé à celui de l’homme, ce qui en fait un modèle pertinent. De plus, sa génétique est bien caractérisée, ce qui facilite les études génétiques et moléculaires. La souris est largement reconnue et utilisée comme modèle animal standard dans la recherche scientifique, notamment dans les études précliniques. Sa large utilisation au sein de la communauté scientifique internationale permet une meilleure comparabilité des résultats et une meilleure validation des observations entre différentes études. L’utilisation de la souris présente plusieurs avantages: nous disposons d’installations adaptées pour les souris, ainsi que d’une expertise solide en matière de techniques d’expérimentation animale et de suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. Nous utiliserons des animaux témoins et transgéniques avec un phénotype normal. Les animaux sont utilisés au stade adulte (à partir de 7 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et un système immunitaire actif.
Identification des effets de la 5G sur les mécanismes de régulation thermique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 360
Tous tués à l'issue pour prélever sang, organes et tissus, 360 rats et 64 souris vont être utilisés pour mesurer ce que fait l'exposition aux fréquences de la 5G à leur régulation thermique. Les rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les souris un niveau léger. Chaque rat reçoit un capteur télémétrique implanté dans la cavité abdominale au cours d'une chirurgie de trente minutes, puis passe deux heures par jour, pendant une ou quatre semaines, dans une cage d'exposition chauffée à 31 °C, avec un test de préférence thermique de quinze minutes. Le porteur reconnaît qu'aux plus fortes intensités la température interne des rats peut monter de 0,5 à 1 °C, et rattache le projet à un programme européen destiné à revoir les valeurs limites réglementaires d'exposition.
Objectifs
Actuellement, la 5G est diffusée par l’intermédiaire d’une bande de fréquence de 3,5 GHz et pourra par la suite être accompagnée d’une nouvelle bande dite millimétrique à 26 GHz. L’éventuel impact sanitaire des champs électromagnétiques (CEM) à ces fréquences, est peu étudié. De précédents travaux avaient montré une modification de la régulation thermique à une température d’air de 31°C après une exposition de 5 semaines à 900 MHz chez des rats. Des souris exposées une semaine à 900 MHz semblaient avoir une expression plus importante de certaines protéines dans différents tissus. Ainsi, les rongeurs exposés aux CEM de 900 MHz activent des réponses observées lors d’exposition au froid. Dans ce projet, nous étudierons si une exposition aux fréquences de 3,5 GHz et 26 GHz à différentes intensités couplée à une température d’air élevée (31°C) modifie les paramètres physiologiques impliqués dans la régulation thermique (mesure in vivo de la température interne, du poids corporel et de la préférence thermique) chez des rats. Le second objectif du projet est de vérifier si la fréquence de 3,5 GHz influe sur un récepteur sensible au froid chez des souris après une exposition subaiguë. Pour cela, des rats seront exposés deux heures par jour à une température d’air de 31°C et à différents débits d’absorption spécifique (DAS) pour la fréquence de 3,5 GHz et différentes densités surfaciques de puissance (DSP) pour la fréquence de 26 GHz. Les paramètres physiologiques seront analysés lors ou après une exposition à des DAS de 0,08 W/kg, 0,4 W/kg et 4 W/kg pour la fréquence de 3,5 GHz, et des DSP de 10W/ m2, 50W/ m2 et 100W/ m2. Ces différents groupes d'exposition seront comparés aux groupes non exposés aux CEM (antenne éteintes) mais exposés à 31°C, en fonction du temps d’exposition (1 ou 4 semaine(s)) et en fonction du sexe (mâle et femelle). Deux autres groupes (contrôles négatifs) seront maintenus dans les cages d’hébergement sans être exposés ni aux CEM ni à 31°C. Cette procédure sera composée de 360 rats répartis en 30 groupes de 12 animaux chacun. Pour étudier l’implication des récepteurs au froid lors d’une exposition, des souris seront exposés deux heures par jour à des DAS de 0,08 W/kg, 0,4 W/kg et 4 W/kg à la fréquence de 3,5 GHz à 24°C pendant 4 semaines. Ces groupes seront comparés à un groupe non exposé. Cette procédure sera composée de 64 souris réparties en 4 groupes de 16 animaux chacun. Au total, le projet sera effectué sur 424 rongeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un projet européen qui a pour objectif d’évaluer les niveaux d’exposition de la population à la technologie 5G et les éventuels effets sanitaires (études expérimentales et clinique chez l’homme ou l’animal). Ainsi, ce projet permettra d’évaluer les risques d’une exposition 5G pour donner d’éventuelles recommandations ou revoir les valeurs limites d’exposition réglementaires concernant les fréquences liées à la 5G.
Procédures
Des animaux seront exposés à des champs électromagnétiques et à une température ambiante de 31°C deux heures par jour durant une ou quatre semaines. Une chirurgie sera effectuée afin d'implanter un capteur télémétrique pour enregistrer la température interne dans la cavité abdominale. Celle-ci durera maximum 30 minutes par animal. Les animaux seront transportés et manipulés pour les déplacer de leur cage d'hébergement à leur cage d'exposition. Un test comportemental sera réalisé pour mesurer la préférence thermique. Celui-ci durera 15 minutes avec une habituation de 5 minutes tous les jours 3 jours avant le test.
Impact sur les animaux
Les groupes d’animaux exposés à 3,5 GHz à un DAS de 4 W/kg peuvent avoir une augmentation de leur température interne, comprise entre 0,5 et 1°C. Cette augmentation est liée à une absorption trop importante de l’énergie émise qui n’est pas assez dissipée par le système thermorégulateur des organismes (effet qui est à l’origine des valeurs limites d’exposition aux CEM chez l’homme). Cette augmentation, si elle est présente, durera le temps de l’exposition soit maximum 2 heures par jour. Pour les intensités inférieures, aucune nuisance ou effet indésirable n’est attendu. Pour la fréquence de 26 GHz, aucune nuisance ou effet indésirable n’est connu actuellement. Un potentiel effet stress peut être observé lors de la manipulation des animaux pour les déplacer de leur cage d’hébergement aux cages d’exposition.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de collecter le sang, des organes et des tissus pour effectuer des analyses post-mortem.
Remplacement
Le modèle in vivo est indispensable pour étudier les effets des CEM. En effet, l'énergie émise par les CEM est absorbée par l'organisme. Cette énergie peut induire une élévation de température qui est généralement dissipée par la thermorégulation. Les modèles in vitro actuels ne permettent pas de reproduire cette thermorégulation ce qui entraîne très souvent une élévation de température des cultures cellulaires. Ainsi, les résultats observés sont forcément liés à cette élévation de température. De plus, il n’existe pas de modèle in silico et in vitro reproduisant la régulation thermique qui implique des variations hormonales et comportementales ce qui nécessite le recours aux études in vivo. Le modèle rongeur (souris et rat) a été choisi car son système thermorégulateur est relativement similaire à celui de l’homme au niveau génétique, hormonal, comportemental et tissulaire. Les effets observés chez le rongeur peuvent contribuer à définir des valeurs limites d’exposition aux CEM.
Réduction
Plusieurs paramètres physiologiques seront analysés sur chaque rat. Afin de s’assurer d’avoir des résultats exploitables pour la température et le comportement et d’une puissance statistique forte pour réaliser des tests robustes combinant plusieurs facteurs, le nombre de 12 animaux par groupe a été choisi. En effet, de précédentes études ont montré des résultats robustes et significatifs à partir de 10 animaux. Cependant, l'enregistrement de la température interne avec le capteur télémétrique pouvant être parfois défaillant et la chirurgie pouvant amener des effets secondaires non désirables, nous avons choisi d'ajouter 2 animaux supplémentaires pour nous assurer d'obtenir assez de données exploitables. Il a été choisi de réaliser les expérimentations sur 16 animaux par groupe de souris. Les analyses ex vivo seront réalisées sur des tissus parfois présents en faible quantité chez la souris. Ainsi, ce nombre permettra d’avoir une puissante statistique suffisamment forte pour réaliser des tests robustes car les réponses individuelles peuvent être faibles et non exploitables. Nous utiliserons que des individus mâles car les effets sur les récepteurs au froid sont normalement similaires (pas d'effet sexe observé lors de précédentes études). Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel spécifique. Les effets testés au cours de ce projet seront les fréquences d’exposition (3,5 GHz/26 GHz), les niveaux d’exposition (DAS et DSP), la durée d’exposition (1 et 4 semaines), le sexe (mâle et femelle) et la cage (hébergement et exposition). En effet, le groupe contrôle négatif permettra de déterminer un éventuel effet stress lié à la manipulation et au transport entre la cage d’hébergement et la cage d’exposition.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement afin de vérifier leur bien-être grâce à des critères précis, permettant de déterminer un score et de prendre en charge précocement les signes de détresse, stress ou douleur. Cette grille prendra en compte l’apparence, le comportement et certains signes cliniques. Pour des scores supérieurs à 3, des mesures seront prises afin de soulager l’animal. Un score inférieur à 3 est un bon indicateur du bien-être de l’animal au sein du protocole. Un enrichissement sera mis en place pour les animaux afin de limiter le stress lié à leur hébergement (cylindres en carton, lanières de papier kraft, bâtons de bois à ronger). Les animaux seront hébergés à plusieurs dans les cages d’hébergements en prenant en compte la taille de la cage ainsi que le poids des animaux. Dans les cages d’exposition, les rats seront deux par cage et les souris deux ou trois par cage. Les rats qui seront opérés sous anesthésie pour implanter le capteur Anipill auront un traitement pré-opératoire avec l'administration d'un antalgique et l'application d'un anesthésique sur la zone à inciser. Pendant la chirurgie, les animaux seront sur un tapis chauffant pour éviter l'hypothermie et des mesures d'aseptie seront mises en place (stérilisation des instruments, utilisation de matériel stérile et à usage unique). Un traitement post-opératoire avec l'administration d'un antalgique sera effectué pour éviter la douleur liée à l’incision abdominale. Cette dernière sera la plus petite possible (maximum 1,5 cm de long). Après la chirurgie, les rats seront hébergés à plusieurs par cage avec les mêmes congénères qu'avant l'opération. Ils seront également étroitement surveillés pendant une semaine afin de s’assurer de la bonne récupération des animaux avant de réaliser les expositions aux CEM. Un test comportemental de préférence thermique sera réalisé chez les rats. Pour limiter le stress lié à un nouvel environnement, les animaux seront habitués 5 minutes au dispositif 3 jours avant le test pour limiter le comportement exploratoire et ainsi d’avoir rapidement la préférence thermique. La mise à mort des animaux se fera sous anesthésie avec l'injection préalable d'un analgésique.
Choix des espèces
Le modèle rongeur (rat et souris) est un excellent modèle in vivo pour étudier les effets des CEM. En effet, l'énergie émise par les CEM est absorbée par l'organisme. Cette énergie peut induire une élévation de température qui est généralement dissipée par la thermorégulation. Ce système est relativement similaire à celui de l'homme. Le rat est un modèle pertinent pour son comportement thermorégulateur et les réponses physiologiques mis en place. De plus, les systèmes physiologiques sont largement décrits dans la littérature. La souris est un bon modèle pour les études génomiques qui seront réalisées pour étudier l'implication de récepteurs au froid, leurs génomes étant entièrement séquencés et ayant une forte similitude avec le génome humain. Les rats utilisés seront des adultes d'environ 3 mois afin d'avoir une quantité de sang suffisante pour réaliser tous les dosages hormonaux. De plus, de précédentes études dans le laboratoire ont déjà été réalisées avec des rats à différents âges sans observer de différence. Les souris seront juvéniles avec un âge de 5 semaines au début de l'exposition afin de voir si les effets observés lors d'une précédente étude chez le rat juvénile sont également observés chez la souris.
Étude de la migration des cellules métastatiques du cancer du poumon à petites cellules dans le cerveau
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
1 455 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, dont 675 recevront une fenêtre de verre de 3 millimètres implantée dans le crâne au cours d'une chirurgie d'environ une heure. Toutes subissent une injection de cellules cancéreuses directement dans le cerveau sous anesthésie, pour suivre la migration des métastases d'un cancer du poumon à petites cellules. Le porteur indique que la chirurgie entraîne de la douleur et modifie le comportement, et que la tumeur intracérébrale peut provoquer une perte de poids et une hausse de la pression intracrânienne. Les souris, pesées chaque jour week-ends et jours fériés compris, sont tuées dès qu'elles perdent plus de 20 % de leur poids de référence ou montrent un comportement stéréotypé.
Objectifs
Ce projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs EU1 et EU2. Chez l’Homme, le cancer du poumon, le plus malin et le plus fréquent à l'échelle mondiale, inclut un sous-type particulièrement agressive appelé cancer du poumon à petites cellules (CPPC), représentant 14 % des cas de cancer pulmonaire. Environ 20 % des patients atteints de CPPC présentent des métastases cérébrales au moment du diagnostic, constituant la principale cause de décès dans cette population. En raison de sa nature agressive et de son potentiel métastatique élevé, le CPPC est utilisé par notre équipe comme modèle cliniquement pertinent pour comprendre les mécanismes responsables de la migration des cellules métastatiques, en particulier les métastases cérébrales, qui demeurent mal compris malgré son impact clinique majeur. Ce projet est une collaboration avec des chercheurs Américains, spécialiste mondial de ce type de cancer, qui nous donne accès à des lignées cellulaires dérivées de modèles murins et de tumeurs humaines. Les cellules détectent la nature physique et biochimique de leur environnement pour contrôler des fonctions cellulaires (adhésion, migration, prolifération, apoptose, différenciation) impliquées dans le développement du cancer. Notre hypothèse de travail est que le potentiel métastatique des cellules est associé à l’acquisition de nouvelles structures adhésives et de nouvelles structures du cytosquelette de l'actine.
Bénéfices attendus
Le projet vise à approfondir notre compréhension des mécanismes de dissémination métastatique du cancer du poumon à petites cellules (CPPC) dans le cerveau. En étudiant les interactions entre les cellules de CPPC et leur microenvironnement cérébral, il cherche à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter le CPPC métastatique. En comparant ces mécanismes avec ceux d'autres types de cancer cérébral comme le glioblastome, le projet offre une perspective élargie sur les approches thérapeutiques possibles. En utilisant des modèles murins, il contribue à améliorer la fiabilité des tests précliniques de nouveaux traitements. De plus, en caractérisant le microenvironnement tumoral, il ouvre la voie à une meilleure compréhension de son rôle dans la progression de la maladie et à l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques. En résumé, ce projet offre une opportunité précieuse d'avancer dans la lutte contre le cancer du poumon en fournissant des données pertinentes pour le développement de traitements plus efficaces et ciblés.
Procédures
675 souris auront la pose d'un dispositif d'imagerie. Pour avoir ce dispositif il faut procéder à une chirugie (dans l'EU1) sur animal endormi qui dure environ 1h avec utilisation de produits anti douleur. Un dispositif d'imagerie (fenetre en verre) de 3mm de diamètre sera implanté dans le crâne de la souris (dans l'EU1) . Toutes les souris auront une injection directe dans le cerveau pendant qu'elles seront endormies (dans l'EU1 et 2) . Les souris auront une préparation des tissus pour l'étude des propriétés cellulaires après une ou plusieurs injections (si la souris a un dispositif d'injection ou non)(dans l'EU1 et 2) . Cette préparation des tissus se fera sur animal endormi très profondement avec utilisation d'anti douleur. L'animal sera ensuite euthanasié et le cerveau sera récupéré(dans l'EU2) .
Impact sur les animaux
Les étapes de la chirurgie entrainent de la douleur chez les animaux et modifient leur comportement. Le développement tumoral intracérébral peut entraîner une perte de poids et/ou une augmentation de la pression intracranienne.
Devenir
Mise à mort pour prélèvement du cerveau et etude histologique
Remplacement
La souris est l'espèce de choix pour étudier le système nerveux des vertébrés, ce qui fournit des informations transposables à l'homme. Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. Il est nécessaire d’utiliser des approches in vivo avec des animaux de façon à observer le cerveau en fonctionnement. Il n’y a donc aucune alternative à l’utilisation d’animaux. La culture cellulaire n’est pas appropriée car les propriétés synaptiques de réseaux et leurs interactions avec les cellules tumorales sont modifiées dans ces préparations.
Réduction
Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production : en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique. Nous utiliserons des tests statistiques appariés
Raffinement
A chaque étape du projet, le bien-être de nos animaux sera au coeur de nos préoccupations. Nos animaux naîtront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventilés, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures invasives (chirurgie). Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimentateur a une forte expérience pour toutes les procédures proposées. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter leurs points limites post injection de cellule tumorale (week-ends, vacances et jours fériés inclus) : poids (pesés quotidienne), si plusieurs pertes de poids consécutives, avec une perte >20% par rapport à la pesée de référence à raison d’une pesée par jour, les animaux seront euthanasiés. Si l’animal présente un comportement stéréotypé ou à des comportements anormaux (agressivité, cachexie, stéréotypie, prostration) il sera dans un premier temps isolé et surveillé, l’animal est euthanasié si pas d’amélioration après 48h. Les animaux seront euthanasiés, dès les premiers signes neurologiques détectés (tremblements, problème de mobilité) Trasport entre les deux EU: Le transfert entre les 2 animaleries est effectué par les utilisateurs. Ils ramènent les cages sur un chariot du PIV-EXPE au quatiréme étage (EU B33063940) vers la salle d’hébergement du CHRONIC au deuxiéme étage (EU B33063943) en utilisant un montecharge adapté. Ils suivront une acclimatation de 4 jours minimum avant de commencer le protocole expérimental.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez similaire à celle de l'homme, ce qui permet d'extrapoler les résultats obtenus dans cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires au niveau comportemental. Les propriétés du système nerveux central de la souris présentent de nombreuses similitudes avec d'autres mammifères, dont l'homme. Ainsi, les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris sont largement transférables à l'homme. Le projet sera réalisé sur des animaux à l'age adulte. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d’injection.
Utilisation de lapins pour un élevage de tiques (Ixodes ricinus et autres espèces) saines en laboratoire
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
Pour entretenir un élevage de tiques au laboratoire, 20 lapines adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, à raison d'une lapine par repas sanguin, trois à quatre fois par an pendant cinq ans. Chacune est tondue sur un quart de la surface du dos, porte deux capsules collées à la peau et un gilet vétérinaire, puis reste douze jours seule en cage pendant que les tiques la piquent par intermittence. Le porteur décrit un stress thermique le temps que les poils repoussent, une gêne de trois jours due aux capsules, un prurit de cinq à sept jours et un stress d'isolement sur toute la durée. 15 lapines seront proposées à l'adoption et 5 tuées pour prélèvement d'organes, le porteur indiquant qu'un gorgeur artificiel existe mais n'obtient que 25 % de repas réussis, ce qui rend selon lui le recours au lapin "encore nécessaire".
Objectifs
L’objectif de ce projet est l’utilisation de lapins pour entretenir et maintenir un élevage de tiques en laboratoire. Les tiques serviront par la suite à réaliser diverses expériences nécessitant l’utilisation de cet acarien hématophage (qui se nourrit exclusivement de sang). Nous utiliserons les tiques pour réaliser des infections expérimentales avec divers agents pathogènes afin d’analyser leur transmission et comprendre la relation entre l’hôte vecteur et le pathogène, pour développer de nouveaux protocoles d’identification de tiques par biologie moléculaire ou encore pour tester des molécules acaricides ou répulsives. Nous collecterons également du sang sur 5 lapins pour étudier le système immunitaire de ces animaux après un cycle de gorgement des tiques.
Bénéfices attendus
Les lapins qui serviront dans la procédure de ce projet, permettront d’entretenir un élevage de tiques dans le laboratoire. Les tiques sont de très importants vecteurs de micro-organismes pathogènes à la fois pour les animaux et pour l’être humain. Pour lutter contre les tiques il est indispensable de connaitre leur biologie et leur physiologie, ce qui ne peut se faire que grâce à un élevage maintenu en laboratoire. Outre l’acquisition de connaissances, cet élevage permettra aussi de tester de nouvelles molécules acaricides dites « naturelles » pour en évaluer l’efficacité. Enfin, nous utiliserons ces tiques pour mettre en place de nouveaux protocoles d’identification moléculaire des différentes espèces. Du sang sera collecté sur des lapins ayant eu une procédure de gorgement pour étudier l’immunité « anti-tique » développée chez ces lapins.
Procédures
Tonte de 5 minutes pratiquée avec une tondeuse électrique vétérinaire. Pose de deux capsules et d’un gilet (quelques minutes) sur la peau des lapins. Dépôt des tiques sur la peau du lapin, piqures par les tiques (12 jours de contact, piqure par intermittence). Prise de sang (quelques minutes).
Impact sur les animaux
Lors de la procédure expérimentale le lapin pourrait ressentir un stress physique de 5 minutes environ pendant la tonte qui doit être pratiquée avec une tondeuse électrique vétérinaire. Le lapin rasé au niveau du dos (25% de sa surface) pourrait ressentir un stress thermique le temps que les poils repoussent soit environ une douzaine de jours. Les deux capsules, où sont placées les tiques pendant la procédure, collées avec une colle latex non toxique, pourront gêner le lapin pendant environ 3 jours, le temps que l’animal s’habitue. Pour limiter l’accès du lapin aux capsules, il porte pendant la durée de la procédure un gilet vétérinaire qui peut occasionner un stress physique pendant 24 à 48h. Lors du dépôt des tiques sur la peau du lapin, un stress physique de quelques minutes pourra être ressentie. Un prurit pourrait apparaitre lors du repas sanguin des tiques soit environ 5 à 7 jours maximum. Les lapins seront hébergés individuellement le temps de la procédure de repas sanguin qui dure 12 jours, cela pourrait induire un stress d’isolement pendant la durée de cette période. Un stress physique d’environ 5 minutes sera ressenti pendant la prise de sang ainsi qu’une douleur de piqure de sévérité légère de courte durée (3 secondes).
Devenir
15 des 20 lapins seront proposés à l’adoption. 5 lapins seront mis à mort à la fin de la procédure pour récupérer des organes.
Remplacement
Les tiques sont des animaux hématophages stricts : le repas sanguin sur un animal vertébré est donc obligatoire pour leur métamorphose et donc les maintenir en élevage. Un système de repas sanguin artificiel sera utilisé dès que possible afin de ne pas utiliser de lapin. A l’heure actuelle, ce n’est pas un système totalement optimal (on obtient une efficacité de repas sanguin de 25% en moyenne pour les tiques déposées sur le gorgeur artificiel) ce qui ne permet pas d’obtenir suffisamment de tiques pour maintenir une colonie ou lors d’un besoin ponctuel de nombreux individus. Le recours à un lapin est donc encore nécessaire. En revanche le repas sanguin sur ce système artificiel sera utilisé pour les larves (disponible en très grand nombre) et pour les infections expérimentales.
Réduction
Les tiques sont des acariens hématophages pour qui le repas sanguin est obligatoire pour leur métamorphose et donc pour entretenir un élevage Ces repas sanguins sont réalisés au laboratoire tous les 3 - 4 mois sur des lapins. Nous réaliserons donc entre trois et quatre procédures de repas sanguin par an pendant toute la durée de ce projet. Chaque procédure sera réalisée avec 1 lapin. Nous utiliserons donc au maximum pendant les 5 années du projet 20 lapins. Le nombre d’animaux que nous estimons nécessaire repose sur notre expérience de la conception d’études de ce type. Un système de repas sanguin artificiel permet de réduire le nombre de lapin dans ce projet. Pour ce dispositif les tiques sont placées dans un flacon de culture cellulaire percé sur sa face supérieure pour y adapter un gorgeur en verre. Ce gorgeur est fermé à sa base avec une peau de lapin pour que les tiques puissent se fixer et il est rempli de sang de mouton défibriné maintenu à 37°C qui sera changé deux fois par jour, pour que les tiques puissent se nourrir. Nous l’utiliserons pour le nourrissage des larves de tiques et lors des expériences d’infection expérimentales des tiques.
Raffinement
Nous veillerons à ce que la réalisation de ce projet soit conforme aux exigences de raffinement liées à l’expérimentation animale. L’absence d’effets indésirables sera contrôlée au cours de l’expérience et des points limites spécifiques sont mis en place, au-delà desquels les animaux seront temporairement ou définitivement sortis de la procédure. La présence d’un prurit important, une déshydratation, un comportement anormal des lapins seront surveillés comme des indicateurs d’effets indésirables. Si l’un de ces indicateurs est atteint, le lapin sortira de la procédure et le protocole de repas sanguin sera arrêté. La consultation du vétérinaire référent permettra de mettre en place un traitement correctif pour cet animal. Les lapins seront maintenus dans des portoirs conventionnels (le milieu est enrichi avec des jouets et des balles autoclavables, hébergement en cage collective pour éviter les stress d'isolement) permettant ainsi l’interaction entre les individus. Lorsque les lapins arrivent de chez le fournisseur, ils resteront 7 jours minimum dans la pièce d’hébergement avant d’entrer dans la phase d’habituation à la procédure. Le lapin en expérimentation sera séparé du groupe, afin d’éviter que les individus non appareillés viennent défaire le gilet et abîmer les capsules du lapin en expérimentation. Même individualisé, les lapins auront un contact auditif et olfactif avec les autres lapins. Les lapins seront habitués à la manipulation une semaine en amont du repas sanguin pour l’habituer à l’opérateur et à la procédure. Nous ferons fonctionner la tondeuse quelques minutes à proximité du lapin la semaine avant le repas sanguin pour l’habituer au bruit. Nous enfilerons le gilet au lapin 3 ou 4 fois la semaine précédant l’expérimentation. Le lapin le gardera quelques minutes à chaque fois. Nous placerons les animaux qui subiront une prise de sang dans un sac de contention plusieurs fois et pendant 5 minutes la semaine précédant l’expérimentation. Pendant le repas sanguin, nous surveillerons l’apparition d’une réaction allergique ou un des effets indésirables cité au début de ce paragraphe. Une crème anti-démangeaison pourra être appliquée sur recommandation du vétérinaire référent si on constate la présence d’un prurit ou d’une allergie à la piqure des tiques. On limitera le nombre de tiques par lapin au strict minimum pour éviter toute spoliation sanguine des lapins.
Choix des espèces
Nous utiliserons des lapins car les tiques présentent des spécificités d'hôtes relativement strictes et ne peuvent se gorger que sur certains animaux vertébrés. Afin de maintenir un élevage de tiques au laboratoire, il est nécessaire d’obtenir un grand nombre de tiques gorgées pour chaque stade et le lapin permet de nourrir simultanément plusieurs tiques sans lui nuire. L’utilisation de lapins permet d’éviter l’apparition d’anémie compte tenu de la sa taille lors de la procédure expérimentale. Les lapins que nous utiliserons seront des femelles adultes d’environ 6 mois. Ce stade permet de gorger un nombre suffisant de tiques pour maintenir la pérennité de l’élevage de tiques. D’autre part, ce stade relativement jeune, permettra un replacement des animaux après l’expérimentation.
Etude du rôle bénéfique du régime cétogène et/ou de le composé X dans la cicatrisation chez la souris OXCT1 KO dans les macrophages
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Deux plaies cutanées sont ouvertes dans le dos de chaque souris jusqu'au muscle de la peau, puis maintenues par des disques de silicone suturés, les pansements étant changés chaque jour sous anesthésie. 760 souris vont être utilisées de cette façon, 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 560 un niveau modéré, avec des injections intrapéritonéales quotidiennes d'un composé issu du régime cétogène. Le point limite retenu est la présence simultanée de trois signes de douleur parmi la fermeture des yeux, l'immobilité, les poils piqués et le suintement de la plaie. Le porteur annonce la mise à mort de 740 animaux à l'issue, quand le tableau de gravité du même résumé en déclare 760.
Objectifs
Le composé X est produit naturellement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses et pauvre en sucre (régime cétogène). Il a sur les cellules immunitaires des propriétés bénéfiques démontrées in vitro mais également in vivo lors de leurs infiltrations sur des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire, l’injection ou l’application topique de ce composé lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire importante (brûlures, plaies…) pourrait être bénéfique à un patient.
Bénéfices attendus
Au-delà des informations fondamentales les observations ouvrent des perspectives thérapeutiques pour le traitement de pathologies/situations nécessitant une réparation tissulaire. Le composé X est produit naturallement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses et pauvre en sucre (régime cétogène). Il a sur les cellules immunitaires des propriétés bénéfiques démontrées in vitro mais restent à être validées in vivo lors de leurs infiltrations sur des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire, l’injection ou l’application topique de ce composé lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire importante (brûlures, plaies…) pourrait être bénéfique à un patient.
Procédures
Les animaux seront soumis à un régime spécifique ou seront traités par des injections intrapéritonéales du composé X ou seront traités directement en topique avec le composé X. Les 3 traitements seront réalisés sur des souris ayant subi une chirurgie afin d’induire deux lésions cutanées sur le dos de l’animal (modèle de cicatrisation). Les injections intrapéritonéales sont rapides et n’excèdent pas quelques secondes de manipulation. Elles seront réalisées alternativement à droite et à gauche d’un jour à l’autre afin de réduire la douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie et antidouleur local. Le temps de raser les animaux, de réaliser la plaie, d’appliquer et de fixer les disques de silicones avec des points de suture, une vingtaine de minutes sont nécessaires par souris. Les pansements des plaies des animaux seront changés chaque jour sous anesthésie. Le temps de changer les pansements, de faire l’acquisition d’images afin de suivre l’évolution de la cicatrisation et d’appliquer le composé X sur les plaies environ 5 minutes sont nécessaires par souris..
Impact sur les animaux
Les animaux subiront des injections quotidiennes en intrapéritonéales alternativement à droite et à gauche. Ces injections répétées pourraient induire une réponse inflammatoire. Les animaux subiront également une procédure expérimentale appelée modèle de cicatrisation consistant en l’induction de deux lésions cutanées (tissus sous cutanés incluant la couche de muscle de la peau panniculus carnosus) sur le dos de l’animal qui pourrait causer de l’inconfort et de la douleur. Les souris pourront présenter (i) aucun signe clinique particulier (asymptomatique), (ii) certains signes cliniques et comportementaux traduisant une douleur potentielle. La souris pourra présenter une fermeture plus prononcée des yeux (fatigue), une modification de comportement par l’absence de mobilité, un suintement de la plaie et une ouverture plus importante de la plaie, un aspect général de son pelage présentant des pics (poils piqué), en présence d’un de ces signes, un analgésique sera donné. La présence de 3 signes simultanés constituera le point limite de l’expérimentation car traduisant une douleur plus importante.
Devenir
La totalité des animaux (740) sera mis à mort à la fin des 2 procédures pour prélèvement d’organes post mortem.
Remplacement
Les procédures seront réalisées sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux (740 souris avec 180 souris dans une procédure et 560 dans l’autre. Ce nombre a été défini afin d’exploiter des résultats statistiquement fiables. Chaque lot dans chacune des procédures expérimentales a été prévu en fonction des résultats attendus afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Ainsi, l’analyse statistique du modèle cicatrisation des plaies et le recrutement des cellules immunitaires dans les modèles d’inflammation sera faite en utilisant le test statistique le plus approprié.
Réduction
Les procédures seront réalisées sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux (740 souris avec 180 souris dans une procédure et 560 dans l’autre. Ce nombre a été défini afin d’exploiter des résultats statistiquement fiables. Chaque lot dans chacune des procédures expérimentales a été prévu en fonction des résultats attendus afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Ainsi, l’analyse statistique du modèle cicatrisation des plaies et le recrutement des cellules immunitaires dans les modèles d’inflammation sera faite en utilisant le test statistique le plus approprié.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort afin d’éliminer ou réduire au minimum toute douleur, souffrance, ou angoisse et tout dommage durable susceptible d’être infligé à ceux-ci. Ainsi, les souris seront hébergées en cages collectives (5 animaux par cage), dans des locaux aux paramètres environnementaux contrôlés où leur entretien sera pris en charge par un personnel formé et compétent qui évaluera quotidiennement leur état général Des points limites précoces et adaptés ont également été envisagés avec des procédures d’antalgie (= permettant de gérer la douleur) utilisant le paracétamol et la buprénorphine. Les cages seront enrichies par des tunnels, abris et os en nylon autoclavés, permettant aux animaux d’explorer, de se cacher ou de ronger pour rétablir le répertoire comportemental des souris Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique d’expérimentation animale et est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.
Choix des espèces
Les souris sont les espèces les plus couramment utilisées dans la recherche préclinique. Ceci est dû à la facilité d'introduire une modification génétique chez ces espèces, à la grande taille des portées, au temps de génération court et à la relative facilité d'hébergement et de soins. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines et jusqu'à 12 semaines car la cicatrisation est plus longue et peut devenir pathologique avec l’âge. Nous voulons donc tester si notre composé X est capable de favoriser la cicatrisation indépendamment des difficultés de cicatrisation liée à l’âge.
Effet de l’activité de régulateurs du cholesterol sur la réponse dà l’immunothérapie dans un modèle de carcinogenèse prostatique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Les souris de ce projet portent une inactivation génétique de l'épithélium prostatique qui leur fait développer un cancer de la prostate. 288 d'entre elles vont être utilisées, 216 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 72 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ces dernières reçoivent des injections intrapéritonéales trois fois par semaine pendant quatre semaines, le porteur précisant qu'elles seront utilisées avant l'apparition des douleurs et des difficultés à uriner, attendues vers quatorze mois. Toutes sont mises à mort trois puis dix-huit jours après traitement, pour prélever la tumeur, les organes lymphoïdes et le foie.
Objectifs
Les régulateurs du cholestérol étudiés sont des récepteurs nucléaires qui agissent sur de nombreux gènes et sont impliqués dans le fonctionnement des cellules immunitaires. Le cancer de la prostate (CaP) est le plus souvent traité par hormonothérapie (blocage des actions androgéniques) avec des réponses positives pendant les premières années. Cependant des rechutes apparaissent systématiquement qui restent dans l’immédiat sans possibilité de thérapie. Le CaP est considéré comme une tumeur résistante à l'immunothérapie, dans laquelle le système immunitaire antitumoral est peu activé. Nous avons montré, dans un modèle murin de tumeur de la prostate que l’absence de ces récepteurs accroit la croissance tumorale et modifie le profil immunitaire des tumeurs. Nous faisons l’hypothèse que la modulation de leur activité peut modifier la réponse immune antitumorale. Nous associerons ainsi des approches pharmacologiques qui régulent leur activité et des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire pour déterminer l’impact de la modulation des senseurs de cholestérol sur la réponse à l’immunothérapie.
Bénéfices attendus
Cette étude est partie intégrante d’un projet visant à caractériser la pertinence d’un ciblage pharmacologique de régulateurs du cholestérol dans le cancer de la prostate (CaP). Plusieurs études montrent que ces régulateurs du cholestérol sont capables de moduler le paysage immunitaire d’autres types tumoraux. Ils sont donc des candidats pertinents pour améliorer la réponse immune et/ou l’efficacité des immunothérapies dans la prise en charge thérapeutique du CaP. Ce projet documentera la relation entre la régulation du cholestérol et la réponse immune antitumorale chez la souris, et la possibilité d’améliorer l‘immunothérapie du CaP.
Procédures
Les animaux seront soumis à l’injection en intra-péritonéal des différents traitements. La durée de la procédure sera de maximum 30 secondes répétée trois fois par semaine pendant 4 semaines .
Impact sur les animaux
Les nuisances liées au phénotype dommageable (développement d’un cancer de la prostate suite à une inactivation génétique dans l’épithélium prostatique) apparaissent tardivement dans le modèle (14 mois). Nous utiliserons les souris avant l’apparition des effets indésirables (douleurs, difficulté à uriner). L’injection intra-péritonéale et la contention peuvent engendrer un stress. Ce geste technique sera réalisé par des personnes formées . En revanche nous vérifierons l’innocuité des traitements en suivant le poids des animaux ainsi que leur comportement. Les scores seront évalués selon la grille de score mise en annexe.
Devenir
Les souris seront mises à mort pour effectuer les prélèvements (tumeur, organes lymphoïdes, foie) nécessaires aux analyses cellulaires et moléculaires à deux temps différents post traitements (J3 et J 18).
Remplacement
Ces études sont complémentées par des études in vitro de co-cultures de milieu tumoral obtenu à partir de lignées cellulaires et de cellules immunitaires. Nous évaluerons notamment l’effet de l’activation et/ou de l’inhibition des LXRs sur les mécansimes cellulaires impliquant les cellules immunitaires (phagocytose et migration). Cependant l’utilisation de modèles tumoraux syngéniques permettra d’avoir une cartographie de l’ensemble des cellules immunitaires en fonction de l’état d’activation des LXRs, dans le cadre d’un organisme complet.
Réduction
Ce projet fait suite à des travaux publiés, ayant permis de caractériser les doses d'utilisation prévisible in vivo pour les ligands et l’immunothérapie . Le nombre d’animaux de 6 par groupe a été réduit à trois dans une étude préalable afin d’objectiver des effets significatifs. Si des associations synergiques entre les ligands et l’immunothérapie sont observés, ces résultats seront confortés par une série supplémentaire de 3 souris et un point supplémentaire de suivi plus tardif.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe de 4 souris par cage avec un milieu enrichi renforcé (cabane plastique, tube carton, pad-fibre) et un suivi sera réalisé lors des injections avec une feuille des scores personnalisés (2 visites hebdomadaires). Les observations quotidiennes sont effectuées par des zootechniciens formés.
Choix des espèces
La réponse immunitaire anti-tumorale est un processus complexe impliquant le dialogue entre de nombreux types cellulaires notamment les cellules de la tumeur et les cellules immunes. L’utilisation d‘animaux immunocompétents permet d’étudier les mécanismes mis en jeu dans un organisme complet, ce qui est majeur pour le developpment de nouvelles stratégies anti-cancéreuses. L’utilisation du modèle souris permet aussi d’utiliser des organismes modifiés génétiquement et d’étudier des régulateurs spécifiques. Nous avons ainsi montré dans le modèle d’invalidation des récepteurs nucléaires LXR des modifications de l’infiltrat immunitaire dans les tissus prostatiques normaux et tumoraux chez la souris. Notre projet consitera dans le modèle tumoral à étudier l’effet de regulateurs de ces récepteurs nuléaires sur les populations immunes présentes sur des individus de 4 à 5 mois ce qui correspond à un stade de carcinome.