Oncologie
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Evaluation de l’effet d’une supplémentation alimentaire en poudre de tomate sur le métabolisme, l’inflammation et la résistance à l’insuline dans le modèle d’obésité induite par l’alimentation chez la souris mâle.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
80 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit un régime riche en graisses induisant l'obésité, complété par une supplémentation en poudre de tomate, avec prises de sang par incision de la queue, perçage des oreilles, tests de tolérance au glucose et à l'insuline et isolement pour recueil des fèces. Il indique que l'isolement provoque un stress social et que l'incision et le perçage peuvent être douloureux, avant la mise à mort pour prélever les tissus. Sur le remplacement, il affirme que l'étude d'une supplémentation sur la santé métabolique ne s'envisage qu'in vivo.
Objectifs
La tomate est une des productions agricoles les plus importantes en termes de volume de production et de portée économique. Sa consommation, notamment sous forme de poudre de tomate, est associée à des effets bénéfiques pour la santé métabolique, mais son profil nutritionnel et sa teneur en micronutriments dépend du génotype et des conditions de production. L’objectif du projet est de mieux comprendre l’impact du génotype de tomate et du déficit d’irrigation sur la qualité nutritionnelle des poudres de tomates et les conséquences que cela va engendrer en terme de santé métabolique chez souris. Pour ce faire, 4 génotypes de tomate ayant subit différents niveaux de stress hydrique et présentant des profils contrastés en phytomicronutriments seront lyophilisés (6 poudres différentes en tout) puis administrés à 80 souris C57Bl/6J males (8 groupes de 10 souris) durant 12 semaines, dans le cadre d'un régime riche en graisse. Une prise de sang sera réalisée à 6 semaines, ainsi qu'un test de tolérance à l'insuline à la 9eme semaine et un test de tolérance au glucose à la 10eme semaine. Les fèces seront également récoltés et le microbiote des animaux sera analysé.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux évaluer l’impact du génotype et des conditions de culture de poudres de tomate sur la santé métabolique. Ce projet s’insère dans un projet plus large qui permettra in fine d’améliorer les effets santé de la tomate avec une combinaison innovante du choix de génotypes, de pratiques culturales et de technologie alimentaire.
Procédures
Un prélèvement de sang sur animal vigile sera réalisé au début de l'étude et après 6 semaines (2 au total). Un test de tolérance à l'insuline et un test oral de tolérance au glucose seront pratiqués respectivement en 9ième et 10ième semaine. Lors de la procédure, 3 recueils de fèces nécessitant d’isoler temporairement l’animal seront effectués.
Impact sur les animaux
Stress social lié à l'isolement de l'animal de ses congénères lors d'un test de tolérance à l'insuline, d'un test oral de tolérance au glucose et du recueil de fecès. Douleurs possibles lors de l'incision à la queue pour les prises de sang, du perçage des oreilles pour l'identification des animaux et lors de la distribution des doses de glucose pendant le test oral.
Devenir
Les animaux de cette prcédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d'interet quei seront ensuite étudiés (expression génique, histologie, dosages protéiques) et de démontrer les effets métaboliques de la supplémentation en poudre de tomate.
Remplacement
L’étude d’une supplémentation en poudre de tomate sur la santé métabolique ne peut s'envisager que dans un modèle in vivo. Les souris C57Bl/6J sont un modèle largement utilisé et reconnu pour les études sur le métabolisme.
Réduction
Le nombre d'animaux (10 par groupes) est le nombre minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences significatives entre les groupes, notamment en ce qui concerne la prise de poids.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en cage de 3 ou 4, et l'environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique et de matériel de nidification (bandelettes de papier kraft). Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. Une crème anesthésique sera appliquée localement lors du perçage des oreilles pour identification et avant incision pour les prélèvements de sang à la queue. Des conflits entre animaux au sein d’une même cage pourraient se produire et engendrer des blessures. Dans ce cas, l’animal blessé sera soigné et placé dans une cage individuelle permettant de garder des contacts visuels, olfactifs et auditifs avec ses congénères jusqu’à la fin du protocole. Les animaux seront manipulés régulièrement afin de réduire leur stress. Et une phase d'habituation au gavage sera réalisée pendant 3 jours avant le début de l'étude.
Choix des espèces
Le modèle souris est un modèle reconnu pour les études portant sur l’obésité et les pathologies associées. Les mécanismes d’adaptation à une alimentation riche en matière grasse chez la souris sont très proches des mécanismes observés chez l’Homme. Les animaux seront âgés de 6 semaines à l’achat et d’environ 7 semaines lors du début du protocole. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondants tels que le vieillissement.
Etude chez le rat de la transmission transgénérationnelle d’un stress périnatal et sa correction par un traitement à la carbétocine et au probiotique Lactobacillus reuteri en période post-partum
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
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- Oncologie
- Système nerveux
2 186 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à modéré. Le porteur décrit un stress imposé aux femelles gestantes, immobilisées 45 minutes trois fois par jour, dont les effets sont suivis sur trois générations de descendants. Il indique que ceux-ci subissent des tests comportementaux, sans en préciser la nature, ainsi que des prélèvements de sang sous stress de nouveauté, avant la mise à mort pour prélever sang, cerveau et intestin. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet de recréer la transmission d'un stress périnatal sur trois générations.
Objectifs
Le projet a pour but de 1) caractériser les effets transgénérationnels du stress périnatal sur la descendance adulte mâle et femelle en 2ème et 3ème génération ,2) mettre en évidence les effets correcteurs d’un traitement en post partum avec la carbétocine (analogue de l’ocytocine) ou le probiotique Lactobacillus reuteri (puissant activateur du système ocytocinergique) sur les conséquences de l’exposition au stress et sur le comportement maternel et 3) comprendre les mécanismes mis en jeu au niveau du comportement et au niveau cérébral et moléculaire.
Bénéfices attendus
Le modèle de rat stressé périnatalement (PRS, perinatal stress) développé depuis 1995 (Maccari et al., 1995, J. NeuroSci., 15) constitue un modèle de choix pour l'étude des troubles associés au stress ainsi que pour leurs traitements. Ce modèle continue d’être caractérisé d'un point de vue comportemental mais également neuroendocrine. Les études actuelles sont complétées par des approches biochimiques et moléculaires. Les rats PRS utilisés pour les procédures expérimentales développées ci-après, proviennent de femelles qui après avoir été mises en reproduction seront soumises à un stress de contention pendant 45 minutes, 3 fois par jour à partir du 11ème jour de gestation jusqu'à la veille du jour de la parturition. Pour les rats non PRS, les mères gestantes ne subiront aucun stress et seront manipulées régulièrement. Ainsi, le stress est certes imposé au cours de la période prénatale mais il existe également un stress postnatal pour les ratons puisque les femelles stressées au cours de la gestation montrent une réduction des soins maternels (stress prénatal +postnatal = stress périnatal). Les rats PRS seront sélectionnés en fonction du comportement maternel déterminé au cours des 7 premiers jours après la parturition.
Procédures
-Injections intrapéritoneales ou traitement par l'eau de boisson chez la femelle lactante en post partum : 103 femelles pendant 7 jours ; -test comportementaux chez les descendants à l'age adulte 720 animaux durée 3 semaine avec espacement d'une semaine entre chaque test ; -prelévements sanguins sur animaux vigiles : 720 animaux , durée 1 journée (stress de nouveauté) ; -prelévements sanguins, cérébraux et intestinaux sur animauxeuthanasiés : 283 mères + 720 descendants pour un total de 1003 animaux.
Impact sur les animaux
La carbetocine, agoniste de l'ocytocine a deja montré son efficacité dans la correction de l'impact du stress dans le modèle PRS (Mairesse et al. 2015 ; Gatta et al. 2018) et le L. Reuteri est un puissant activateur du système ocytocinergique (Pouthaidis et al. 2013). Compte tenu de ces évidences experimentales, nous n'attendons pas d'effet indesirable particulier.
Devenir
-Procédure 1 reproduction F0) : seront euthanasiés les mâles reproducteurs et les femelles n'ayant pas donné de portée valable. Les femelles restantes seront reutilisées dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux ; -Procédure 2 (lignées maternelles F1, F2) : seront euthanasiés les mâles reproducteurs et les femelles n'ayant pas donné de portée valable, ou presentant le mauvais comportement maternel. Dans ce dernier cas leurs descendants seront également mis à mort. Les mères restantes seront reutilisées dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux. Les descendants valables séléctionnés dans la procédure 2 seront réutilisés dans la procédure 3 ; -Procedure 3 (descendants F1, F2, F3) : touts les animaux seront reutilisés dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux.
Remplacement
Ce projet est conçu dans l’optique de respecter scrupuleusement la règle des 3 R : - Principe de remplacement : Aucune méthode alternative ou de substitution permet de recréer les conditions exposées ci-dessus, car il s’agit de mesurer des éléments intégrés associant stress périnatal et sa transmission à travers 3 générations à l’âge adulte. - Principe de réduction: Pour les rates reproductrices, en génération F0, F1 et F2, nous estimons que 8 à 15 rates/groupe/genération sont nécessaires, et pour les descendants en F1, F2 et F3, 12 rats/groupe/sexe/genération sont nécessaires pour limiter la variabilité interindividuelle des réponses au stress et des traitements en postpartum à la carbetocine et au probiotique. - Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.
Réduction
Ce projet est conçu dans l’optique de respecter scrupuleusement la règle des 3 R : - Principe de remplacement : Aucune méthode alternative ou de substitution permet de recréer les conditions exposées ci-dessus, car il s’agit de mesurer des éléments intégrés associant stress périnatal et sa transmission à travers 3 générations à l’âge adulte. - Principe de réduction: Pour les rates reproductrices, en génération F0, F1 et F2, nous estimons que 8 à 15 rates/groupe/genération sont nécessaires, et pour les descendants en F1, F2 et F3, 12 rats/groupe/sexe/genération sont nécessaires pour limiter la variabilité interindividuelle des réponses au stress et des traitements en postpartum à la carbetocine et au probiotique. - Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.
Raffinement
Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.
Choix des espèces
L'utilisation du rat (souche Sprague-Dawley) comme modèle animal présentant des comportements de types émotionnels suite à la programmation par le stress périnatal constitue un modèle de choix pour tester les effets à long terme. Par ailleurs, les rats (souche Sprague-Dawley) sont particulièrement adaptés aux études comportementales et entre autres à l'étude des réponses au stress. Facilement manipulables, ils présentent également un métabolisme mesurable. Les analyses comportementales, biochimiques et structurales seront effectuées chez des animaux adultes (âgés de 3 à 5 mois) afin de déterminer la persistance des effets du stress à travers les générations.
Analyse de l’hypoxie et du pH intra-tumoral par IRM CEST
- Recherche fondamentale
- Oncologie
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit l'inoculation sous-cutanée de cellules cancéreuses humaines chez des souris immunodéficientes, suivie de séances d'imagerie IRM sous anesthésie, puis de la mise à mort pour prélever les tumeurs. Il indique que la croissance tumorale peut entraîner perte de poids, nécrose ou infection, une perte de plus de 20 pour cent du poids déclenchant l'euthanasie. Sur le remplacement, il affirme que la validation de cette méthode d'imagerie ne peut être réalisée qu'in vivo.
Objectifs
L’hypoxie (baisse de l’oxygénation du tissu) est une caractéristique du microenvironnement tumoral commune à la plupart des tumeurs solides et constitue une source importante de résistance aux traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. Décrite comme fluctuante et inhomogène aussi bien dans son intensité que dans sa distribution spatiale, l’hypoxie évolue au cours de la progression de la tumeur. Elle est responsable de remaniements métaboliques qui associés à la faible perfusion des tumeurs entrainent une accumulation d’ions H+ sera la cause majeure d’acidification du milieu extracellulaire au sein de la tumeur. La répartition hétérogène de l’hypoxie et donc du pH au sein des lésions cancéreuses n’est actuellement pas prise en compte en clinique pour générer une stratification des tumeurs en fonction de leur statut hypoxique ou acide conduisant de ce fait au manque d’efficacité de nouvelles thérapies ciblant l’hypoxie. Ainsi pour ce programme de recherche, nous proposons de réaliser dans un premier temps une étude chez la souris porteuse de xénogreffe visant à montrer la capacité d’une nouvelle technique d’IRM par échange chimique et transfert de saturation (IRM CEST) à cartographier et quantifier l’hétérogénéité de l’hypoxie et du pH intra-tumoral pour en faire un outil de stratification des tumeurs. La validation de la méthode d’IRM CEST sera réalisée par l’implantation d’une sonde pH/pO2 en intra-tumoral afin de corréler les mesures avec les observations réalisées par IRM. Si la méthode est validée, une seconde étude sera réalisée. Elle permettra de juger de la pertinence de l’IRM CEST pour l’évaluation de l’hypoxie et du pH au cours de la croissance tumorale en suivant les souris à plusieurs stades tumoraux.
Bénéfices attendus
Dans ce projet nous souhaitons stratifier les tumeurs en fonction de l’hétérogénéité constatée grâce à l’IRM CEST 3D. Ainsi, la caractérisation l’hypoxie tumorale pourrait offrir une opportunité unique de pouvoir sélectionner les patients éligibles aux traitements ciblant l’hypoxie tumorale.
Procédures
Les animaux auront une inoculation de cellules cancéreuses en sous cutané à l'aide d'une aiguille 26G sous anesthésie gazeuse (durée inférieure à 3min). Les animaux auront une ou plusieurs imageries IRM sous anesthésie gazeuse (non invasif).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus dans cette étude sont principalement liés à la croissance tumorale (perte de poids, altération de l’état général de l’animal, nécrose ou infection de la tumeur).
Devenir
Les animaux seront sacrifiés à l'issue des 2 procédures afin de prélever les tumeurs pour des analyses immunohistochimiques complémentaires.
Remplacement
La validation d’une méthode d’imagerie permettant que caractériser et stratifier le tissu tumoral ne peut être réalisée qu’in vivo. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu et une étude ex vivo ou in vitro ne peut représenter la complexité du vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe (n=10) a été réduit au maximum tout en permettant l’exploitation des résultats. Il prend notamment en compte l’hétérogénéité de la prise tumorale (estimée à 80%) afin de garantir un nombre optimal d’animaux permettant une signification statistique à l'étude menée. Le nombre total d’animaux est de 100 souris maximum sur une période de 5 ans. L'étude 1 déterminera la nécessité de faire l'étude 2.
Raffinement
Des méthodes sont utilisés afin d’optimiser au maximum le bien-être des animaux inclus dans ce projet, pour cela les conditions d'hébergement seront optimisées (portoirs ventilés, température, hygrométrie, luminosité, densité animale – minimum 3 animaux/cage-, enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette). De façon usuelle, les cages (litière, cage, grille, couvercle et biberon) sont changées toutes les semaines. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de déceler les premiers signaux de stress, de douleur ou d'inconfort pour l'animal qui pourront être améliorés par l'administration d'antalgiques (Rimadyl, 5mg/kg en sous-cutanée, 1 fois par jours pendant 5 jours maximum) avant l'atteinte des points limites définis (perte de poids supérieure à 20%, du poids maximal observé, prostration, volume tumoral, aspect du point d’injection……). Si aucune amélioration n’est observée, l’animal sera euthanasié.
Choix des espèces
Le modèle souris est classiquement utilisé en expérimentation animale dans le domaine de la recherche contre le cancer. De plus, le modèle souris immunodéficientes porteuses de xénogreffe de lignée tumorale humaine est adapté pour les études fondamentales et appliquées de développement et traitements des cancers humains. Des animaux de 5 à 7 semaines sont classiquement utilisés pour ce type de modèles.
Effet sur la perméabilité intestinale d’une carcinogénèse colique induite chez le rat par un traitement chimique à l’azoxymethane.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
24 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit une injection d'azoxyméthane déclenchant une cancérogenèse du côlon, suivie cent jours plus tard d'un jeûne de seize heures, d'un gavage et d'une prise de sang sous anesthésie, avant la mise à mort et le prélèvement du côlon. Il indique que les interventions peuvent provoquer du stress mais "pas de douleur" et que les lésions précancéreuses restent indolores. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune étude in vitro ne reproduit l'ensemble du développement d'un cancer colique.
Objectifs
Le contrôle de la perméabilité intestinale joue un rôle crucial dans le maintien d’une intégrité fonctionnelle et protectrice de l’intestin, face à de nombreux intrants alimentaires ou toxiques et face au contact permanent entre le microbiome et le tube digestif. De nombreux cas de fragilité ou de pathologies intestinales ont été associés à une augmentation de la perméabilité intestinale qui peut être observée de façon transitoire ou permanente. Cette perméabilité augmentée a été largement observée suite à des situations de stress, d’inflammations ou de cancers colorectaux (CRC) mais sa contribution dans la genèse ou l’entretien de pathologies intestinales reste à préciser. Ce projet étudiera la perméabilité intestinale de façon globale, in vivo mais aussi ex vivo sur des côlons prélevés post mortem, en comparant des rats mâles témoins à des rats dont la cancérogénèse colorectale a été chimio-induite 100 jours plus tôt par une injection d’azoxyméthane. Chez ces animaux traités, des lésions prénéoplasiques indolores se seront développées dans les côlons sans aller jusqu’au stade tumoral et sont de bons marqueurs de cancérogenèse qui sont largement acceptés par la communauté scientifique. Ces lésions seront dénombrées après mise à mort des animaux et la perméabilité intestinale sera détectée in vitro. Nous chercherons notamment à préciser en précisant l’abondance des zones perméables et leur proximité avec des lésions précancéreuses.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de préciser, notamment sur les côlons prélevés post mortem, où se situent les zones perméables du côlon et leur proximité des zones prénéoplasiques afin de mieux comprendre en quoi la perméabilité intestinale peut participer au processus de cancérisation du colon. La comparaison de la structure des côlons sains par rapport à celle des rats chimio-induits nous permettra d’identifier les lésions prénéoplasiques et de potentielles différences de perméabilité intestinale dans les zones saines ou précancéreuses.
Procédures
Sur une durée d’expérience de 100 jours, les rats vigiles seront soumis à J0 à une injection intrapéritonéale d’AOM, à J90 à une mise à jeun, avec accès libre à l'eau de boisson, puis gavage au FD4 et prélèvement de sang à la queue sous anesthésie à l'isoflurane, à J100 mise à mort sous anesthésie, par dislocation cervicale.
Impact sur les animaux
Seules quelques interventions sur les animaux seront effectuées pouvant provoquer un peu de stress mais pas de douleur. A J0, 12 rats recevront une injection intrapéritonéale d’azoxyméthane (AOM) dilué dans du sérum physiologique sera effectué par une personne qualifiée, afin de réduire la douleur et le stress de l’animal. A J90, le gavage de FD4 sera effectué par un utilisateur expérimenté ainsi que la prise de sang qui sera effectuée sur animaux anesthésiés à l'isoflurane. Le jeûne de 16h, avant l’administration orale est long mais nécessaire pour vider le côlon de ses fèces et le rendre ainsi accessible au FD4. Avant cette expérience les animaux auront été habitués à la contention et au gavage pendant quelques jours pour diminuer leur ressenti de stress.
Devenir
Tous les animaux seront anesthésiés et mis à mort à la fin de l’expérimentation (J100 après injection d’azoxyméthane) et leur côlon sera prélevé.
Remplacement
Aucune étude in vitro ne permet d’évaluer l’ensemble des étapes de développement des cancers, au niveau de l’écosystème colique. Seule une approche in vivo nous permettra de prendre en compte la complexité physiologique du côlon, dans les différentes étapes de son fonctionnement et du développement de foyers cancéreux qui sont influencés par la consommation alimentaire, la formation de composés toxiques, le microbiote et qui sont en permanence régulés par les systèmes immunitaires, sanguins et nerveux.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum (12 rats témoins et 12 rats traités à l’AOM) pour obtenir des résultats statistiquement solides et fiables dans l’appréciation de la relation entre l’installation de foyer prénéoplasiques dans le côlon et des modifications potentielles de la perméabilité intestinale.
Raffinement
Les rats seront maintenus à 2 par cage qui sera transparente pour ne pas souffrir d’isolement et dans laquelle un tunnel pour s'abriter sera ajouté pour raffinement. La température et l’hygrométrie seront maintenues constantes avec un cycle constant de lumière et obscurité de 12h chacune, un accès illimité à la nourriture et à l’eau et un change de litière hebdomadaire, pour leur confort. Les interventions sur les animaux (contention, injection d’AOM et gavage au FD4) seront réalisées par des techniciens expérimentés et après une habituation des rats, afin de limiter leur stress. La prise de sang sera effectuée sous anesthésie brève à l’isoflurane.
Choix des espèces
Le traitement de rats de la souche F344 à l’AOM induit dans leur côlon des carcinomes qui sont similaires aux carcinomes coliques humains sur de nombreux aspects comme la formation de foyers de cryptes aberrantes (ACF pour aberrant crypt foci) qui sont des lésions prénéoplasiques. Ces lésions sont précurseurs des adénomes ou carcinomes coliques chez l’homme et, chez le rat, permettent d’étudier la raison de la genèse des cancers colorectaux et de développer des thérapies préventives ou curatives. Rats adultes L'ensemble des études précédentes du laboratoire ont été menées sur des rats adultes. Ce projet vise à compléter les études précédentes des stratégies préventives sur le rôle du fer héminique dans l’effet promoteur de la cancérogenèse colorectale, il est important de rester au même stade de développement.
Mise en place d’un modèle de glioblastome opéré et validation par imagerie de bioluminescence. (EU porteur ; EU2/2)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
28 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 18 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome dans le cerveau par chirurgie stéréotaxique, suivie d'une chirurgie d'exérèse de la tumeur classée sévère, avec un suivi par imagerie. Le porteur signale que l'hébergement individuel après l'opération peut être une source de stress. Il affirme que le remplacement n'est "clairement pas possible" car la réponse à la chirurgie dépend de phénomènes biologiques complexes.
Objectifs
Le projet se place dans le contexte clinique du traitement des tumeurs cérébrales très agressives : les glioblastomes. Si la tumeur est accessible, le traitement des glioblastomes commence par une ablation chirurgicale (ou exérèse), suivie de séances de radiothérapie et de chimiothérapie. En effet, l’ablation chirurgicale, ne permet dans la plupart des cas de n’enlever que partiellement la masse tumorale même si le bénéfice est indéniable. Les cellules cancéreuses restantes après chirurgie sont ensuite traitées par radiothérapie et chimiothérapie. Ce projet exploratoire se place dans un contexte de développement de modèles expérimentaux « in vivo » plus proches des conditions observées en clinique chez l’être humain. En effet, aujourd’hui, peu de modèles de glioblastome chez l’animal intègrent le traitement chirurgical de la pathologie. Nous souhaitons donc faire évoluer nos modèles pour nous rapprocher au mieux des stratégies thérapeutiques conduites chez l’Homme. Pour cela, notre laboratoire s’est doté d’un système d’imagerie original nommé « OptiMAX » permettant d’obtenir des images des tumeurs greffées chez la souris en « bioluminescence », c’est-à-dire par émission de lumière. En effet, nos cellules de glioblastome expriment la luciférase (lignées U87-Luc et U251-Luc ) et sont capables d’émettre un signal lumineux, que nous sommes capables de détecter et de quantifier grâce à notre appareil d’imagerie non invasive : ceci permet de suivre la croissance des tumeurs, et de détecter la présence de quelques cellules restantes. Cette technique a déjà été utilisée au laboratoire dans le cadre des projets précédents). Dans ce projet, l’imagerie par bioluminescence va nous permettre de suivre la première phase de croissance des tumeurs implantées et de définir le meilleur moment pour réaliser l’intervention chirurgicale, puis de valider la présence de cellules tumorales résiduelles après l’opération. Enfin, nous allons pouvoir ainsi caractériser la reprise de la croissance après chirurgie.
Bénéfices attendus
La transposition de la chirurgie d'exérèse (stratégie utilisée classiquement en clinique) et du phénomène de récidive sur modèle animal permettra de se placer dans les mêmes modalités qu'en clinique. La maitrise de cette technique est indispensable pour caractériser par la suite le phénomène de résurgence et évaluer l'implication de l'environnement tumoral dans ce phénomène. Une meilleure compréhension des processus associés à la résurgence tumorale sont indispensable pour le développement ultérieur de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Procédures
-Procédure 1: Xenogreffe intracérébrale stéréotaxique de cellules U87-Luc, U251-Luc : réalisé une fois au début de l'étude (durée de 1h) -Procédure 3 : Chirugie d'exerèse tumorale : réalisé une fois au milieu de l'étude (durée 1h)
Impact sur les animaux
Chirurgie opératoire classée sévère mais utilisation d'analgésiques pour limiter la souffrance des animaux (cf procédure 3) avec mise en place de soins post-opératoires rigoureux. Hébergement en cage individuelle après la chirurgie d'exerèse pouvant conduire à un stress des souris (limitation des interactions sociales directes) mais atténuation de cet effet indésirable en accolant les cages les unes aux autres qui sont de surcroit transparentes.
Devenir
- Procédure 1 : Xenogreffe intracérébrale stéréotaxique de cellules U87-Luc, U251-Luc : animaux gardés en vie - Procédure 2 : Suivi par imagerie par Bioluminescence : animaux gardés en vie sauf si un des points limites cités précédemment a été atteint ou dans le cas d'un animal satellite mis à mort 3 jours après avoir retiré la tumeur en vue d'analyses histologiques - Procédure 3 : chirugie d'exérèse : animaux gardés en vie
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est dans ce contexte clairement pas possible puisque le développement et la réponse à la chirurgie d’exérèse de tumeurs cérébrales dépend de phénomènes biologiques complexes (influence du microenvironnement tumoral, activation de la microglie et des astrocytes, envahissement du parenchyme cérébral, angiogenèse...). De plus, la mise en place d’une tumeur est un phénomène multifactoriel impliquant différents types cellulaires (cellules tumorales, cellules endothéliales, stroma...). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Les données issues des études précédentes, nous ont permis de réaliser un premier suivi en imagerie de la croissance des lignées -Luc citées précédemment implantées en stéréotaxie, en l'absence de stratégie de traitement (groupe contrôle). Les données générées seront donc exploitées et permettront de réduire le nombre d'animaux utilisé dans les séries sans exérèse (5 souris par lignée au lieu des 8 nécessaires dans les séries avec exerèse)
Raffinement
La validation de la chirurgie d'exérèse partielle de la tumeur ainsi que le phénomème de résurgence par imagerie par Bioluminescence nécessite un suivi longitudinal des souris. Chaque animal sera son propre témoin ce qui constitue une stratégie permettant une utilisation judicieuse des animaux et assure une rigueur scintifique
Choix des espèces
Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris athymiques présentant une lymphopénie T, sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines du fait leur immunodéficience, il n'y a ainsi pas de rejet du greffon tumoral implanté. Nous privilégions des souris femelles plus sociables, pour faciltier l'hébergement collectif. Des souris âgées de 6 semaines sont utilisées, à un stade où leur conformation crâniale correspond à celle de l’atlas de stéréotaxie.
Etude de nouvelles méthodes de ciblage de médicaments utilisés en cancérologie sur des modèles rongeurs.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
608 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe une tumeur, puis elles reçoivent des médicaments par injection intraveineuse et intra-tumorale, avec des séances d'imagerie sous anesthésie et des prélèvements sanguins. Le projet teste des nanoparticules activées par ultrasons pour concentrer les médicaments anticancéreux au niveau de la tumeur. Le porteur affirme que le recours à l'animal est "indispensable" pour évaluer la biodistribution in vivo.
Objectifs
Aujourd'hui, de nombreux médicaments en oncologie souffrent d'une faible efficacité. Seul un pourcentage très faible de la dose atteint la cible à traiter lorsqu'ils sont administrés par voie orale ou intraveineuse, tandis que la majorité de la dose surcharge inutilement et dangereusement le corps du patient. En cancérologie, les traitements entrainent des effets indésirables difficiles à supporter pour les patients nécessitant de diminuer les doses et d’espacer les traitements. L’effet thérapeutique est alors fortement diminué. De nombreuses thérapies innovantes telles que l’ajout de transporteurs actifs tentent d’apporter une réponse à ce problème mais sont le plus souvent actives sur un nombre restreint de patients et ont un coût très élevé. Nous avons mis au point une nouvelle approche utilisant des nanoparticules pouvant être administrées chez les patients pour délivrer tout type de médicaments de façon ciblée au niveau de la tumeur. Cette délivrance peut être contrôlée par l’action d’ondes sonores (ultrasons) appliquées au niveau de la zone à traiter. Cette approche permettrait de traiter la zone cancéreuse chez un patient avec une plus grande efficacité thérapeutique tout en minimisant les effets indésirables au niveau des tissus sains. Elle permettrait ainsi d’éliminer les effets indésirables du médicament administré qui serait, de fait, mieux toléré et dont l’efficacité thérapeutique serait conservée. De nombreux médicaments utilisés aujourd’hui dans le traitement des cancers, peu tolérés en administration seule ou présentant certaines toxicités, pourraient être combinés à nos nanoparticules afin de limiter leurs effets indésirables et augmenter leur efficacité thérapeutique. Cette approche permet, en plus, d’exploiter des agents déjà développés ou en cours de développement et ayant fait leur preuve in vitro contre divers cancers avec des résultats mitigés in vivo. Nous avons montré en laboratoire (in vitro) que des ultrasons à des ondes bien précises entrainent la délivrance contrôlée de médicaments utilisés dans le traitement des cancers. Ces études en « tube à essai » sont une étape initiale importante mais doivent être validées dans un organisme vivant pour se rapprocher de la complexité rencontrée chez les patients. .
Bénéfices attendus
Ce projet avec un fort potentiel clinique doit permettre de tester cette nouvelle stratégie thérapeutique qui couple délivrance par ultrasons et médicaments anti cancéreux dans un modèle préclinique. Le recours à l’animal est indispensable pour l’évaluation in vivo sur la biodistribution et l’efficacité. Ces études auront pour but de vérifier et d’optimiser le ciblage de médicaments anti-cancéreux au niveau de la tumeur et d’étudier comment le médicament se distribue dans le reste du corps. Ces études sont une étape clé pour continuer le développement de cette technologie chez l’humain.
Procédures
Les effets interventions prévues sur les animaux sont listés ci dessous : o L’injection des médicaments en intra veineux et intra tumorale (2 fois par semaine maximum) peut induire une courte douleur (moins de 5min) qui sera réduite via l’utilisation d’anesthésiant local (Xylocaïne, gel 2%). Les injections de médicaments ne seront réalisées que sur une durée de moins de 3 semaines. o Les souris seront endormies lors des sessions d’imagerie (1h30 maximum) par voie gazeuse (isoflurane 1.5% à 2.5%). Lors du réveil, les souris peuvent être désorientées et stressées. Afin de minimiser le stress, la phase de réveil sera réalisée dans leur cage. Si un changement de cage est prévu, le transfert d’un peu de litière sera prévu dans la cage propre. o Des prélèvements sanguins seront réalisés pendant les différentes procédures. Un volume maximal de 50-100µL, lors de séance d’imagerie, soit une heure et 48h après l’injection des médicaments seront réalisés (durée totale : 5minutes). L’application de gel de Xylocaine (2%), sera effectué pour atténuer la douleur. o Les tumeurs peuvent impacter la mobilité de la souris. Suite à l’injection des xénogreffes, les souris seront examinées tous les deux jours afin de vérifier que le volume tumorale n’impacte pas la mobilité de la souris. Dès l’observation de cette mobilité réduite (dans les 24h), les souris seront euthanasiées.
Impact sur les animaux
La mise en place de modèles tumoraux peut induire une gêne au niveau du site d’implantation de la tumeur lors de l’injection de cellules pendant quelques heures. Une analgésie adaptée est mise en place (Xylocaine en gel) ainsi qu’un suivi régulier des animaliers. L’injection d’agents d’imagerie, toujours réalisée sous anesthésiant local (imagerie par tomographie par émission de positon, imagerie optique et /ou échographie) n’induit pas d’effets indésirables, étant donné que le traceur est à très faible dose. Le prélèvement sanguin n’est réalisé qu’une ou deux fois par semaine avec des volumes très faibles, ne perturbant pas le bien-être animal.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser des corrélations entre des analyses ex vivo et l’imagerie. L’analyse ex vivo est un point crucial afin de réduire dans les prochains projets le nombre d’animaux en validant la méthodologie appliquée. De plus, le volume tumoral à chaque fin de procédure serait trop important pour garantir les points limites sur le volume tumoral.
Remplacement
L’efficacité de la délivrance des médicaments augmentée par ultrasons sera dans un premier temps évalué in vitro afin de définir aux préalables les paramètres ultrasonores. La toxicité des nanoparticules et des médicaments associés seront évaluées in vitro également. Ces études sont essentielles afin de remplacer l’utilisation des animaux par des essais in vitro. De plus ces études permettent de réduire le nombre d’animaux que nous utiliserons pour l’évaluation sur le modèle murins.
Réduction
L’imagerie permet des études longitudinales en pharmacocinétique et par conséquent ne nécessite pas l’utilisation d’animaux à chaque temps, réduisant drastiquement le nombre de groupe d’animaux nécessaires pour des études classiques en pharmacologie. Chaque donnée d’imagerie, individuellement ou globalement, permettront après analyses de définir la distribution des agents thérapeutiques de manière longitudinale en gardant la puissance statistique de l’étude.
Raffinement
Toutes les interventions invasives, à savoir, les injections systémiques ou intra-tumorales seront réalisées sous anesthésie générale par voie gazeuse, complétées par une anesthésie locale et des soins post-opératoires adaptés afin de minimiser le stress de l’animal et les douleurs liés aux interventions. Des points limites sont définis pour éviter toute souffrance animale. Les souris seront hébergées par 4 ou 5 en milieu enrichi. Un suivi régulier permettra d’éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
Ce projet a comme objectif de suivre et d’évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique sur la délivrance de médicaments anti-tumoraux associés à des nanoparticules augmentée par ultrasons. La souris est l’animal de choix pour la mise en place de modèle tumoraux, ayant une taille adaptée pour la manipulation. Les modèles sous-cutanés sont largement utilisés pour examiner rapidement de larges cohortes de tumeurs relativement homogènes dont la croissance et la réponse aux médicaments délivrés de façon standard ont déjà été évaluées.
Développement d’une obesité chez la souris par regime gras
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées, elles sont soumises seize semaines à un régime gras jusqu'à devenir obèses, avec pesées, mesures de composition corporelle et tests de tolérance au glucose sur animaux vigiles. Un prélèvement sanguin rétro-orbital sous anesthésie précède la mise à mort et le prélèvement d'organes. Le porteur affirme que la dysfonction métabolique de l'obésité ne peut être étudiée que sur des animaux entiers.
Objectifs
Le but est d'evaluer la reponse metabolique des animaux porteurs d'anomalies de l'expression de certaines proteines a un regime obesogene , et d'evaluer l'importance des changements metaboliques par rapport a un groupe controle .Il s'agit de de tester la pertinence des cibles proteiques etudiées du point de vue physiopathologique/et/ou thérapeutique. Il s'agit d'un protocole de suivi metabolique standard, avec de légeres modifications qui ont pour seules consequences d'ameliorer le confort des animaux (elevage en thermoneutralité).
Bénéfices attendus
ce projet s'inscrit dans le contexte de l'etude de modeles de souris comme outil de comprehension des mecanismes physiopathologiques de l'obesité, qui necessite des etudes sur animaux vivants ne pouvant etre subsitues. Il permettra de demontrer l'importance de l'espression des proteines ciblées dans la dysregulation metabolique mise en jeu dans l'obesité, etape necessaire a la poursuite vers des essais therapeutiques.
Procédures
pendant l'etape 1 pendant 16 semaines: Changement de régime alimentaire et mise sous régime enrichi en graisse. Maintient a thermoneutralité (30°C) pendant l'etape 2: Pesée hebdomadaire. Mesure non invasive de la composition corporelle par RMN. Procedure realisée 2 fois a S0 et S15 sur animaux vigiles. Test de tolerance au glucose et a l'insuline comportant la mise a jeun pendant 4h suivie de prelevements de gouttes de sang a la queue (1 goutte x 6 pendant 180 minutes) sur animaux vigiles. Procedure realisée 2 fois a S0 et S15. pendant l'etape 3: (a S16) Anesthesie gazeuse pour prelevement sanguin retroorbital. Euthanasie pour prelevement d'organes post mortem.
Impact sur les animaux
Les animaux de ce protocole seront soumis a un regime alimentaire obesogene (riche en graisse) consommé avec grande appétence, qui conduit au développement d'une obésité expérimentale, ce qui peut etre considéré comme une nuisance a la santé. Egalement nous proposons dans ce protocole de maintenir les animaux a thermoneutralité (30°C) et non pas a temperature ambiante comme c'est generalement le cas dans la plupart des animaleries. Cette procedure peut constituer une nuisance dans le sens ou elle necessite l'utilisation d'une enceinte climatique pour la stabulation des animaux, cependant le confort thermique est amélioré, et plus proche des conditions de vie des humains qui vivent la quasi totalité dans des conditions de thermoneutralité.
Devenir
A la fin du protocole, tous les animaux sont euthanasiés en vue de prelever et d'etudier differents organes (tissu adipeux, foie, muscle etc). Les différents prélèvements sont nécessaires pour des analyses post-mortem et que cela implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux
Remplacement
La dysfonction metabolique induite par l'obésité chronique est une situation impliquant de nombreux acteurs cellulaires, qui ne peuvent être étudiées dans leur intégralité que sur des animaux. L’évaluation de candidats therapeutiques potentiels nécessite l’utilisation des modèles murins génétiquement modifiés. Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet et permet d'explorer les males et les femelles.
Réduction
Pour chaque groupe experimental correpondant a un regime (standard ou enrichi en graisse) et un genotype (ko ou control), 12 animaux (6males et 6 femelles) seront utilisés. Au total par lignée transgenique 48 animaux seront nécessaires, soit 240 au totalpour les 5 lignées a étudier. C'est le nombre minimal pour prendre en compte la variabilité experimentale de la reponse au regime riche en graisse, qui permet d'obtenir des differences statistiquement significatives apres 16 semaines de regime. . La durée du regime (16 semaines) correspond au temps necessaire pour obtenir non seulement une augmentation du poids corporel mais aussi des effets metaboliques associées a l'obesité chronique. De plus il est necessaire d'evaluer a la fois des males et des femelles car il est connu que les risques metaboliques consecutifs a l'obesité sont differents selon le sexe.
Raffinement
Pour l’étape 1 : Le maintien es animaux a thermoneutraliré réduit le stress thermique par rapport a un élevage a température ambiante. Il est réalisé dans une enceinte a climat constant a 30°C avec éclairage led entre 6.00AM et 18.00PM, l'humidité est maintenue constante a 40-70%, les cages standard utilisées pour la stabulation a température ambiante avec l'enrichissement habituel (lanières de papier) ont utilisées avec des biberons pour l'accès a l'eau de boisson. 6 animaux par cage au maximum. Le type d'enrichissement (lanières de papier a disposition dans les cages tapissées de sciure) est identique pour tous les groupes. Les point limites de l'expérience sont définis sur les critère habituels de bien être des animaux (posture, état du pelage) mais aussi sur l'évolution du poids corporel et de la prise de poids induite par le regime enrichi en graisse. Toute perte de poids de plus de 10% constatée sur 2 pesées hebdomadaires consécutives entrainera le retrait de l'expérience. Pour l’étape 2 : La pesée hebdomadaire et la mesure non invasive de la composition corporelle sont réalisées dans un environnement calme pour minimiser le stress lié a la manipulation. Pour l’évaluation metabolique par le test de tolerance au glucose, la mise a jeun temporaire (4h) est réalisée en laissant les animaux dans leur cage habituelle. Après chaque prélèvement d’une goutte de sang a la queue, les animaux vigiles sont immédiatement remis dans leur cage habituelle avec leurs congénères. Pour l’étape 3 nécessitant un prélèvement sanguin retro orbital et le prélèvement d’organe post mortem, une anesthésie gazeuse sans réveil est réalisée immédiatement suivie de dislocation cervicale.
Choix des espèces
Les modèles murins utilisés sont pertinents car la souris est la seule espèce de mammifère dans laquelle des invalidations géniques ciblées et spécifiques de certains tissus peuvent être réalisées dans l’état actuel des connaissances techniques et scientifiques. Les souris sont faciles à manipuler et la présence du centre d’explorations fonctionnelles sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’élevage. Stade adulte (soit age de 6 semaines) pour induction d'une obésité nutritionnelle. Le suivi pondéral des animaux permet de détecter le phénotype obèse qui se traduit par une prise de poids superieure à celle des animaux en régime standard. Les modeles commerciaux sont elevés comme reproducteurs pour generer les groupes experimentaux, ils ne sont pas utilisés dans le protocole. Les animaux sont identifiés par un marquage aux oreilles. Le genotypage est effectué par PCR sur de l'ADN genomique extrait de fragments de queue prelevés par les personnels de l'animalerie avent le sevrage.
Etude de la régulation de la taille et de l’architecture du fuseau de division chez le Xénope
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
150 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Les femelles reçoivent des injections hormonales répétées pour provoquer des pontes d'ovocytes, avec des périodes de repos de trois à six mois entre deux prélèvements, et 130 d'entre elles sont réutilisées. Les mâles sont tués pour prélever leurs testicules et préparer des noyaux spermatiques. Le porteur affirme que ces ovocytes fournissent un système d'étude "unique" du fuseau de division, qu'aucune culture cellulaire ne peut remplacer.
Objectifs
La mitose permet la division d’une cellule mère et la répartition fidèle du matériel génétique entre les deux cellules filles. La ségrégation fidèle des chromosomes repose sur le fuseau, une structure bipolaire composée de microtubules. La morphologie du fuseau, et notamment sa taille et son architecture, est essentielle pour sa fonction. Cependant, malgré des décennies d'étude, on ignore encore comment le fuseau adopte une morphologie optimisée pour sa fonction.
Bénéfices attendus
L'étude de l'assemblage et de la fonction du fuseau est particulièrement importante car des défauts de ségrégation des chromosomes sont à la base de diverses maladies humaines.
Procédures
Deux injections hormonales permettent l'obtention des ovocytes nécessaire à ce projet. L’hormone est injectées dans le sac lymphatique dorsal. L'injection se fait avec la plus petite aiguille possible et rapidement (moins d'une minute) pour éviter tout stress à l'animal. Les animaux femelles restent au repos entre les injections. Les animaux mâles, eux, sont sacrifié à la suite des stimulations hormonales afin de prélever les testicules pour réaliser la préparation de noyaux spermatiques.
Impact sur les animaux
Aucune procédure susceptible d'entrainer de la douleur n'est pratiqué dans le cadre de ce projet. La mise à mort des mâles se fait également en suivant la méthode règlementaire. Les points limites décrits ci-dessous sont utilisés dans le cadre du suivi post-manipulation (conséquences éventuelles à l'injection de l'hormone et à la contention des animaux) mais également de l'état sanitaires des animaux de la colonie. Ils sont communs aux espèce X. laevis et X. tropicalis. Points Critiques : amaigrissement d'un individu, dépigmentation, absence de réponse aux stimuli (passage main au-dessus des bacs), absence de pontes de qualité.
Devenir
Les animaux femelles restent au repos entre les injections avec un intervalle d'au moins 6 mois pour X. laevis et d’entre 3 et 4 mois minimum pour X. tropicalis. Les animaux mâles, eux, sont sacrifié à la suite des stimulations hormonales afin de prélever les testicules pour réaliser la préparation de noyaux spermatiques.
Remplacement
L’utilisation du modèle Xénope nous permet d’obtenir les ovocytes servant à la préparation d’extraits cytoplasmiques. Ces extraits sont uniques car ils sont capables de reproduire in vitro les évènements du cycle cellulaire et d’assembler des structures de microtubules, telles que les fuseaux de division, de tailles et de structures différentes. La génération in vitro de tel assemblages microtubulaires ne peut être réalisé qu'avec ces extraits d’ovocytes, de plus ce projet repose sur l'étude comparative entre X. laevis et X. tropicalis. C’est pourquoi aucune autre méthode, y compris les extraits de cellules en culture, ne peut être utilisée comme substitut.
Réduction
Les intervalles de repos entre les ovulations permettent d’obtenir une qualité et quantité d’ovocytes élevées, et ainsi d'utiliser moins d'animaux. De plus, le nombre de grenouilles utilisées par session est strictement adapté aux expériences prévues. Enfin, compte-tenu que les ovocytes de X. laevis génèrent plus d'extrait cytoplasmique par animal que X. tropicalis, ils seront utilisés en priorité pour optimiser les différents protocoles et ainsi minimiser le nombre total d’animaux utilisés.
Raffinement
Les installations qui héberge les grenouilles sont agréées et tous les efforts (soins optimaux, réservoir, eau, température, etc.) sont faits pour minimiser la souffrance, la détresse potentielle et améliorer le bien-être animal. Les animaux sont maintenus en bacs communautaire d'une vingtaine d'individus maximum dans un local ou la température de l'eau et de l'air est contrôlée et adaptée à l'espèce (18-20°C X. laevis, 23-25°C X. tropicalis). Ils sont maintenus avec une photopériode 12h/12h tamisée. La manipulation des animaux est minimale. Les animaux destinés aux expérimentations sont isolés au calme dans la pièce de stabulation dans des bacs individuels depuis l'injection de prime initiale jusqu'à 24h après le boost.
Choix des espèces
De par son mode de fécondation externe, il est possible de récupérer les ovocytes de Xénope dans le milieu de nage de l’animal, après une simple stimulation hormonale et sans chirurgie ni euthanasie. Ces ovocytes permettent la préparation d’un système d’étude unique, les extraits cytoplasmiques, permettant de reproduire le cycle cellulaire in vitro. Enfin, la possibilité de comparer ces deux espèces ouvre la voie à la compréhension des variations de la taille et de la morphologie du fuseau. En effet, ces deux espèces diffèrent non seulement au niveau de la taille de leurs corps, de leurs cellules et de leurs génomes mais egalement au niveau de la taille et de l’architecture de leurs fuseaux. Les mâles et les femelles utilisés pour les pontes sont des adultes. Un Xénope adulte femelle se conserve environ une dizaine d'année.
identification de cellules souches dans le myélome multiple
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
191 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 176 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de cellules de myélome qui se développent dans la moelle osseuse. Le porteur indique que la tumeur provoque à un stade tardif une compression de la moelle épinière et une paralysie des membres postérieurs. Les souris sont mises à mort selon un score combinant perte de poids, posture anormale et paralysie.
Objectifs
Le myélome multiple est un tumeur d'origine hématopoiétique qui se développe dans la moëlle osseuse. Cette tumeur montre un taux de réponse au traitement supérieur à 90%. Cependant, son contrôle clinique est complexifié par de fréquentes rechutes. rendant cette tumeur incurable à l'heure actuelle. Une des hypothèses est la présence d'un pool de cellules myélomateuses chez les patients résistantes au traitement. Grâce à une collaboration avec un groupe norvégien, nous avons identifié une modification post-traductionnelle dans un modèle murin qui permet le développement des cellules tumorales dans la moëlle osseuse. Ces cellules montrent certaines caractéristiques de cellules souches tumorales (tumorigénèse en nombre limité, susceptibilité moindre au drogues, formation de sphéroide). Ce projet vise à mieux définir ces cellules portant la modification pots-traductionnelle sur la chaine heparan sulfate du syndecan-1.
Bénéfices attendus
La complétion de ce projet permettre de définir si les cellules MOPC-315BM remplissent les caractéristiques de cellules souches. Si c'est en effet le cas, nous pourrons allors envisager la détection de ces cellules chez les patients atteints de myélome mulitple et corréler leur présence en fonction de leur devenir clinique.
Procédures
Injection intraveineuse 1X au jour 0 de l'expérience. Injection intrapéritonéale de bortezomib
Impact sur les animaux
Le développement des cellules MOPC-315BM dans la moëlle osseuse s'accompagne à un stade tardif par une compression de la moëlle épinière et la survenue de paralysie des membres inférieurs.
Devenir
Les animaux auront tous été injectés avec des cellules tumorales. Dans ce cas, ils ne peuvent pas être réutilisés pour une autre expérience
Remplacement
Les cellules tumorales de myélome multiple sont très dépendantes de leur environnement médullaire. Pour étudier de manière précise la biologie de ces cellules il nous faut recourir à des expériences in vivo chez la souris
Réduction
Dans les expérineces de tumorigénèse (1,2,3,5), la taille minimale des échantillons pour obtenir une différence au moins équivalente à un ecart type avec une probabilité de 90% et un seuil de significativité de 5% a été calculé à 22. Pour les expériences de phénotypage (4) ce nombre a été réduit à 15. Seulement un clone transfectant et déficient (2,3) sera testé in vivo.
Raffinement
Les souris seront euthanasiées selon les critères suivants: manque de toilettage 1pt poils ébouriffés 2pt posture anormale 3 pt perte de poids 20% 3 pt paralysie membres inférieurs n=1 2pt n=2 3pt Un score total de 3 entrainera l'euthanasie de l'animal. A partir du jour 20, la surveillance passera à tois jours par semaine. Un gel aqueux et de la nourriture seront placés au sol.
Choix des espèces
Le modèle murin MOPC-315BM chez les souris syngénéiques Balb/C est l'un des deux seules modèles de myélome multiple obtenu par injection intraveineuse. Souris à l'age adulte immunocompétente
Marquage en milieu naturel du bar européen et du lieu jaune pour améliorer nos connaissances sur leurs habitats et leurs mouvements.
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
370 poissons sauvages, bars européens et lieus jaunes, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu subit une chirurgie abdominale sous anesthésie pour l'implantation de marques électroniques, avec prélèvement d'écailles et d'un fragment de nageoire. 350 poissons sont relâchés en mer après marquage et 20 sont tués en milieu contrôlé pour caler le protocole sur le lieu jaune. Le porteur indique que le traumatisme de la pêche, de l'anesthésie et de la chirurgie peut entraîner des mortalités, et juge ces connaissances "indispensables" à la gestion des pêches.
Objectifs
Un manque de connaissance existe sur les habitats dont les poissons ont besoin pour se reproduire, se nourrir ou grandir, et sur leurs connectivités, empêchant une mise en œuvre à grande échelle de l’approche écosystémique des pêches. Pour atteindre le double objectif d’optimisation des équilibres entre les différents usages des richesses de l’océan tout en préservant la biodiversité et de minimisation des impacts des activités humaines sur les écosystèmes marins, l’approche écosystémique des pêches doit pouvoir s'appuyer sur des connaissances relatives à l'écologie du mouvement des espèces et à la fréquentation des habitats essentielles et leur connectivité. Le projet cherchera à combler ces lacunes par le déploiement d’un réseau de télémétrie acoustique et le suivi par marquage des déplacements d’une sélection d’espèces d’intérêt halieutique. Nous analyserons les mouvements et migrations du bar européen (Dicentrarchus labrax) et du lieu jaune (Pollachius pollachius) au stade adulte en Manche. Ces espèces cibles sont des composantes importantes des écosystèmes littoraux étudiés et des espèces commercialement importantes pour la région. Ces connaissances participeront à la compréhension de la structure spatio-temporelle de ces populations et de la manière dont elles exploitent les habitats marins, éléments indispensables pour la mise en place de la gestion écosystémique des pêches. Dans ce cadre, notre étude prévoit de marquer 370 poissons sauvages adultes (bar européen (Dicentrarchus labrax) et lieu jaune (Pollachius pollachius)). Ces opérations de marquage se basent sur un protocole qui a été développé et validé sur le bar adulte lors d’une étude pilote (2010-2012) et d’une étude à grande échelle (2014-2016) pour suivre ses mouvements et migrations. La présente demande d’autorisation de projet concerne 2 procédures de classe modérée : la première concerne l’adaptation du protocole de marquage au lieu jaune (n=20 individus), qui se déroulera en milieu contrôlé à l’issue d’une période d’acclimatation d’individus sauvages aux structures expérimentales ; la deuxième procédure concerne le marquage en milieu naturel de poissons sauvages adultes (n=350 individus ; 50%-70% bar et 30%-50% lieu jaune).
Bénéfices attendus
A terme, les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément l’écologie du mouvement des espèces suivies et ainsi de répondre aux questions suivantes : Comment se comportent-elles sur la verticale ? Dans quel but ? Quels sont les habitats fréquentés et quelles fonctions (alimentation, reproduction, croissance, etc.) permettent-ils de réaliser ? Existe-t-il des migrations saisonnières entre ces habitats ? Comment ces mouvements structurent-ils la population ? Existe-t-il des sous-populations démographiquement indépendantes ? Il existe très peu de connaissances à ce sujet sur le lieu jaune. Bien moins que pour le bar européen, pour lequel un gros effort de marquage a eu lieu dernièrement. Cependant, pour ce dernier, les résultats attendus de ce projet permettront de démontrer l’intérêt à moindre risque (en terme de maitrise du protocole de marquage) d’un réseau pérenne de télémétrie acoustique (inexistant en Manche), de préciser la délimitation de 2 sous-populations à la fois côté français et côté anglais de la Manche à l’aide de reconstructions validées. Ces connaissances relatives à l'écologie du mouvement de ces 2 espèces d’intérêt halieutique, que le marquage en milieu naturel rend possible, serviront de cas concrets pour implémenter l’approche écosystémique des pêches sur les sites suivis afin d’atteindre le double objectif de conservation et d'exploitation durable des espèces marines en général.
Procédures
La présente demande d’autorisation de projet concerne 2 procédures de classe modérée : la première concerne l’adaptation du protocole de marquage au lieu jaune (n=20 individus), qui se déroulera en milieu contrôlé à l’issue d’une période d’acclimatation d’individus sauvages aux structures expérimentales ; la deuxième procédure concerne le marquage en milieu naturel de poissons sauvages adultes (n=350 individus ; 50%-70% bar et 30%-50% lieu jaune). Lors de ces 2 procédures, bars et lieus jaunes seront soumis à une intervention chirurgicale nécessaire à l'implantation de marques électronique et acoustique dans la cavité abdominale. Il y aura une chirurgie par individu, sauf pour 10 individus de la procédure 1. Elle se fera sous anesthésie et des antalgiques seront donnés par injection intra-musculaire pour minimiser les douleurs post-opératoires. Des prélèvements auront lieu de 4 écailles et d'un fragment de nageoire caudale afin de déterminer l'âge des individus et faire des analyses génétiques respectivement.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus du marquage en milieu naturel sont des mortalités liées au traumatisme de l’expérimentation (pêche, anesthésie et chirurgie) et à la cicatrisation de la suture (infection). Des problèmes de croissance, de comportement et de mouvement liés à l’encombrement des marques dans la cavité abdominale peuvent être aussi attendues, cependant le poids total des marques ne représentant pas plus de 2% de la masse corporel des poissons marqués, ces effets devraient être minimes. Les effets indésirables attendus du marquage en milieu controlé sont les mêmes qu'en milieu naturel, à la différence que les individus pourront être surveillés. En milieu controlé, il se rajoute le stress de la captivité et des conditions d'élevage.
Devenir
L'objectif de l'étude est d’analyser les mouvements et les migrations du bar européen (Dicentrarchus labrax) et du lieu jaune (Pollachius pollachius) au stade adulte en Manche afin de mieux comprendre la structure spatio-temporelle de ces populations et la manière dont elles exploitent les habitats marins, éléments indispensables pour la mise en place de la gestion écosystémique des pêches. Il est donc indispensable de travailler sur des animaux issus du milieu naturel et que nous relacherons dans le milieu naturel après leur marquage. 20 individus seront prélevés dans le milieu naturel et sacrifiés (euthanasie en fin d'expérimentation) pour adapter en milieu controlé un protocole de marquage, qui sera ensuite utilisé sur le terrain.
Remplacement
Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser les mouvements individuels en milieu naturel, il n’est pas possible de faire appel à des méthodes de remplacement. Il est nécessaire de faire des marquages électroniques de poissons qui seront ensuite relâchés dans le milieu naturel. Deux sources de données seront utilisées pour reconstruire les mouvements des individus marqués : 1) des données de température et de profondeur acquise à haute fréquence temporelle par les marques DST permettent d’inférer les mouvements grâce à de la modélisation ; 2) des données de télémétrie acoustique permettent de détecter la présence de poissons marqués (émetteur acoustique) sur un réseau de récepteurs déployé en milieu côtier. La combinaison des deux approches permettra de valider les mouvements obtenus par modélisation. Du fait que nous ne disposons pas de retours d’expérience de marquage sur le lieu jaune en milieu naturel et que ce poisson soit une espèce plus fragile que le bar, il est indispensable d’évaluer en milieu controlé la survie des individus marqués et l’adaptation du protocole de marquage à cette espèce notamment en termes de sédation et d’anesthésie.
Réduction
Le nombre de poissons a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique. Procédure 1 (adaptation du marquage au lieu jaune en milieu contrôlé): L'expérience sera conduite sur 2 lots de 10 poissons chacun. L'analyse consistera à la comparaison des taux de survie et d'indice de condition par traitement statistique pour petits échantillons. Procédure 2 (marquage en milieu naturel): Il est prévu de marquer, dans le milieu naturel, 350 poissons adultes (50%-70% bar européen et 30%-50% lieu jaune) sur 3 sites répartis en Manche. Ce nombre est un compromis entre le coût de l'opération et le nombre de recaptures escomptées de 15% en moyenne soit 17 poissons par site et 51 poissons au total, ces recaptures devant être considérées comme représentatives des populations étudiées.
Raffinement
Pour la phase de captivité, les mesures de raffinement tiennent compte des contraintes zootechniques et notamment de la densité minimale d’animaux requise pour permettre aux animaux d’exprimer les meilleurs répertoires physiologiques et comportementaux possibles. Lors du marquage, les poissons seront anesthésiés et seront surveillés de manière régulière. Ils seront retirés de la procédure dès qu'un point limite sera atteint. Les points limites sont identifiables à travers le comportement des poissons (activité de nage anormale), la perte de poids ou des signes extérieurs de stress (e.g. couleur de peau, plaies). La méthode de mise à mort envisagée est une euthanasie par administration d'une dose létale d'anesthésiant après sédation. Les expérimentations en mer utiliseront des techniques de pêche qui n’altèrent que peu l’état de santé des poissons capturés (ligne ou palangre). Si leur condition corporelle est bonne, les individus seront maintenus en groupe dans de grands bassins afin qu’ils s’y sentent bien (comportement calme). Lors du marquage, les poissons seront anesthésiés et seront surveillés au moins deux heure avant d’être relâchés dans le milieu naturel. Ils seront retirés de la procédure dès qu'un point limite sera atteint. Les points limites auront été affinées via la première procédure en milieu contrôlé. La méthode de mise à mort envisagée est une euthanasie par administration d'une dose létale d'anesthésiant après sédation.
Choix des espèces
Le projet se focalise sur le bar européen, poisson d'intérêt écologique, économique et sociale. La structure spatio-temporelle de cette ressource remet en cause la délimitation actuelle des stocks de bar. Il existe un besoin d’affiner nos connaissances sur l’espèce au niveau de la zone de mélange de stocks, i.e. en Manche. Le projet s’intéresse aussi au lieu jaune, poisson d'intérêt écologique, économique et sociale dont les stocks sont classés à données limitées, conjugué à un manque patent de connaissances sur l'écologie de cette espèce. Du fait, de son poids économique plus important et de ses enjeux de gestion omniprésents (reconstitution de la biomasse du stock Nord, et remise en cause des limites de stocks), le marquage de bars est jugé prioritaire. La proportion attendue des espèces marquées pourra être plus forte pour le bar, i.e. 50%-70% de bars et 30%-50% de lieus jaunes. Nous nous focaliserons sur le stade adulte, car il permettra d'améliorer nos connaissances sur les migrations de reproduction et les zones de frayère, habitats essentiels à protéger pour exploiter durablement ces espèces.
Étude des interactions entre un exercice physique pré-administration de l’immuno-chimiothérapie sur la croissance tumorale et le muscle squelettique dans un modèle pré-clinique de cancer colorectal chez la souris. EU 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe une tumeur sous la peau, puis elles reçoivent une immuno-chimiothérapie par injection et par gavage quatre jours sur cinq, tout en étant soumises à des séances de course sur tapis. Le porteur reconnaît que le gavage cinq jours sur sept est "reconnu comme stressant" et que la croissance tumorale ou une ulcération peuvent conduire à la mise à mort avant terme. Il affirme n'avoir "aucune autre possibilité que d'utiliser un organisme entier" pour étudier l'effet de l'exercice sur la tumeur.
Objectifs
Nous savons que réaliser de l’activité physique (AP) diminue la mortalité induite par différents types de cancer chez l’Homme. Cela a été montre dans des études chez l’humain et chez l’animal. Cependant, nous ne comprenons pas vraiment comment l’exercice agit pour diminuer la croissance de la tumeur. Notre projet chez la souris est associé à notre projet chez l’homme ou nous souhaitons voir si un exercice physique juste avant la prise des traitements anti-cancéreux améliorerait l’efficacité de ces traitements. Chez l’homme, nous ne pouvons pas souvent récupérer les tumeurs chez des patients en stade avances car il y a trop de risques pour les patients. Nous avons donc besoin de développer d’autres modèles pour étudier les effets sur la tumeur elle-même. L’exercice physique pourrait modifier la réaction du système immunitaire ou le nombre de vaisseaux sanguins sur la tumeur (vascularisation) et ainsi rendre la tumeur plus sensible aux traitements. Secondairement, nous savons que le cancer ainsi que les traitements contre cette maladie peuvent engendrer des effets secondaires. En particulier, il existe une fonte musculaire et une altération de leur fonctionnement. Cela diminue la qualité de vie des patients et serait synonyme d’un moins bon pronostic. Ainsi faire réaliser des exercices physiques aux patients permettraient de maintenir leur masse musculaire et améliorer les effets des traitements. Notre projet vise donc à étudier les effets d’un exercice physique aigu pré- traitements sur 1) le développement de la tumeur dans un modèle de cancer chez la souris ; 2) la fonte musculaire induite dans ce modèle.
Bénéfices attendus
Le développement de la recherche dans le domaine de l'exercice appliqué à l’oncologie a permis de constituer une base de données importante sur le rôle de l’exercice physique dans la prévention et la gestion des effets indésirables du cancer. Néanmoins, il est essentiel de comprendre comment l'exercice diminue la progression tumorale. Sur le plan scientifique, ce projet permettra donc d’apporter des nouvelles données scientifiques sur les interactions entre l’exercice physique et les traitements anticancéreux des patients ainsi que les mécanismes potentiels par lesquels l’exercice physique pré-administration de l’immunochimiothérapie pourrait potentialiser l’efficacité des traitements. Aujourd’hui pour des questions de réduction de technique invasive chez les patients, de moins en moins de biopsie de la tumeur sont réalisées ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle murin à visée scientifique pour comprendre l’interaction biologique et moléculaire entre un exercice physique réalisé juste avant l’injection des traitements et le microenvironnement tumoral. Ce modèle nous permet donc d’accéder aux tumeurs et d’évaluer l’effet de l’exercice sur la taille de tumeur, les mécanismes immunitaire et vasculaire sous-jacent ainsi que le muscle squelettique. Grâce à cette étude nous pourrons rapidement apporter de précieuses données sur les interactions entre exercice et cancer. Sur le plan clinique, les mécanismes mis en évidence au cours de cette étude permettront d’envisager des essais cliniques futurs grandes ampleurs étudiant plus spécifiquement les effets de ce type d’intervention combiné sur le développement tumoral et la cachexie musculaire associée au cancer, deux paramètres majeurs dans la survie des patients. Ces résultats permettront ensuite de concevoir des essais cliniques plus poussées afin de déterminer et affiner la prescription de la dose d’exercice (durée, intensité, modalités) à utiliser en combinaison à un traitement anti-cancéreux. Ces différentes études permettront d’améliorer la prise en charge des patients et l’efficacité de la thérapie.
Procédures
Les animaux utilises dans ce projet seront tout d’abord soumis à une seule injection sous la peau au niveau du flan gauche de cellules capables de former une tumeur. Après avoir attendu quelques jours pour que la tumeur se forme, les animaux commenceront leurs traitements bases sur une immuno et chimiothérapie. Certains des animaux ne seront pas injectes avec des cellules tumorales et ne développeront pas de tumeurs. Ceux-ci correspondront aux groupes Non-Tumoraux (NT). Pour cela, les animaux recevront une fois par semaine une injection au niveau du ventre pour atteindre les organes (intrapéritonéale) ainsi qu’un gavage (insertion d’une sonde dans l’œsophage) quatre jours sur cinq pour recevoir la totalité des traitements. Une partie des animaux eux ne recevront pas le traitement mais un placebo. Au moment du début des traitements, les animaux commenceront de réaliser de l’exercice physique. Le premier exercice sera réalisé avant même l’injection des tumeurs pour établir le niveau de d’endurance physique des animaux grâce a un test de vitesse maximal de course (VMC) qui permettra d’adapter les exercices suivants. Ces derniers seront réalisés juste avant les traitements anti-cancéreux quatre jours sur cinq et dureront 50 minutes à une vitesse correspondant a 60% de la VMC. Ensuite une partie des animaux, seront mis à mort afin de récupérer les tumeurs après quatre jours de traitement et/ou d’exercice. L’autre partie des animaux poursuivra le protocole (traitement + exercice) jusqu’à 30 jours. A la fin du protocole, une partie des animaux sera utilise pour évaluer si l’exercice a modifie la vascularisation des tumeurs, c’est-à-dire savoir si l’exercice a permis que la tumeur soit plus perfusée et reçoive plus de traitement. Pour cela, les animaux recevront une molécule capable de visualiser les zones qui ont une diminution de leur taux d’oxygène (hypoxie) qui est une caractéristique des tumeurs agressives. Après cette injection, soient les animaux resteront au repos soient ils seront mis à l’exercice, puis mis à mort pour récupérer les tumeurs. Une autre partie des animaux, sera utilise pour voir si la croissance tumorale et les traitements ont un impact négatif sur les muscles et étudier les mécanismes mis en jeu. Pour cela, nous testerons la capacite des souris à réaliser une contraction musculaire. Puis, les animaux seront mis a mort et les muscles récupérés pour être étudiés.
Impact sur les animaux
Le modèle de tumeur sous la peau ne présente pas de métastases ni d’atteintes musculaires trop importantes. De plus, la localisation sous-cutanée de l’implantation de la tumeur permet de minimiser les douleurs associées à la croissance tumorale de par l’espace disponible et l’élasticité de la peau. La douleur ou gêne occasionnée lors de celle-ci sera néanmoins surveillée, en particulier si les animaux en évaluant une possible gêne à se mouvoir ou a se nourrir. Il est possible que les animaux présentent une plaie au niveau de la tumeur et dans ce cas les animaux touches seront mis à mort dans les plus brefs délais pour arrêter leur souffrance. De même si la croissance tumorale est trop importante et que la tumeur atteint une taille trop importante, les animaux seront sacrifiés. Les intensités d’exercice sont modérées et se rapprochent des intensités utilisées chez des patients atteints de pathologies chroniques. Elles sont donc connues pour induire des adaptations physiologiques bénéfiques sans effets négatifs chez l’homme comme chez la souris. Les différents traitements utilisés au cours de ce protocole ont déjà été validés au cours d’études précédentes et permettent une réduction du volume tumoral tout en minimisant la toxicité liée au traitement. Les traitements sont administrés par gavage ou injection dans le ventre. Les animaux seront donc exposés au stress induit par la contention et à la douleur de la manipulation. Ces gestes seront de très courte durée pour minimiser l’impact négatif sur les animaux. Ces procédures ont été choisies car utilisées dans le modèle tumoral utilise et déjà valide et n’ont pas été modifié pour ne pas changer l’efficacité des traitements. Le gavage 5 jours sur 7 est reconnu comme stressant. L’injection IP altère les tissus autour de la zone d’injection mais celle-ci n’ayant lieu qu’une fois par semaine, cela limitera les effets délétères de ce geste. La mesure de la force chez l’animal est réalisée sous anesthésie générale afin de ne pas induire de stress chez l’animal. Les contractions des muscles induites lors du test n’entraînent pas d’altérations de la fonction et de l’intégrité du muscle squelettique (i.e. crampe et/ou déchirement musculaire).
Devenir
Les animaux seront mis à mort après l’expérimentation car l’utilisation des muscles et de la tumeur sont nécessaires pour répondre aux questions émises dans le projet.
Remplacement
Le but de ce projet est d’étudier les interactions complexes des traitements combinés immuno/chimiothérapie et de l’exercice physique au sein de la tumeur et le rôle joue par le système immunitaire. De plus le second objectif est d’évaluer l’altération des muscles induits par ces différentes interventions. Nous n’avons donc aucune autre possibilité que d’utiliser un organisme entier. Toutes les découvertes faites lors de ce projet feront ensuite l’objet d’approfondissement dans des modèles de cellules n’utilisant pas d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé à partir de nos expériences passées pour mettre en évidence des différences en utilisant le minimum d’animaux. Dès lors que nous obtiendrons des différences entre nos conditions, nous arrêterons les expérimentations chez l’animal afin de maintenir le nombre d’animaux utilises au strict minimum.
Raffinement
Nous veillerons à améliorer au mieux les conditions d’hébergement des animaux en leur donnant accès a des zones cachées pour s’isoler, des jeux et en favorisant les interactions entre les animaux. Si leur condition physique rend difficile leur accès a la nourriture ou à l’eau en hauteur, nous adapterons leur environnement en leur mettant a disposition eau et nourriture au sol. Pour être sûr que la croissance tumorale reste acceptable pour l’animal, nous surveilleront le développement de la tumeur et mettrons a mort les animaux si la tumeur devient trop grosse. Nous surveillerons aussi le poids des animaux pour veiller à ce qu’ils ne subissent pas une perte de poids trop importante et synonyme de leur souffrance. Dans le cas d’une trop forte perte de poids, les animaux concernes seront mis à mort. Le protocole d’exercice physique est d’intensité modérée (60% des capacités maximales). A la suite du test de vitesse maximale de course, la récupération des souris sera vérifiée par observation de leur capacite à bouger le jour de l’intervention et le suivant avec un intervalles de 2h entre deux observations. Les différentes procédures peuvent induire du stress et nous veillerons donc à adapter au mieux nos manipulations pour limiter les actes stressants. Par exemple, nous limiterons le nombre de fois où nous toucherons les animaux en réalisant au même moment la mesure de la taille de la tumeur et les injections des traitements anti-cancéreux ; ou lors du transfert des cages au tapis de course et inversement ou nous pouvons les transférer sans les toucher avec l’aide d’une petite boite. Normalement le modèle ne devrait pas induire de douleur particulière sauf lors de l’atteinte d’un point limite (ulcération ou taille tumorale trop importante) menant à la mise à mort des animaux. Cependant, dans le cas où il semble que les animaux souffrent, nous prendrons contact avec le vétérinaire réfèrent pour évaluer les possibilités d’utiliser des médicaments pour réduire la douleur.
Choix des espèces
Le modèle de cancer sous la peau et les traitements anti-cancéreux que nous utilisons ont été valides préalablement sur les souris. Ces animaux sont très souvent utilisés dans les études en cancérologie ou dans les études portant sur l’exercice physique. Ce modèle permet donc d’obtenir des résultats nouveaux sans avoir à répéter des expériences déjà réalisées avant (nous limitons donc le nombre d’animaux ainsi que les procédures subites par ces animaux). De plus, les outils techniques dont nous avons besoin pour répondre aux questions ont bien été valides chez l’animal augmentant la probabilité d’obtenir de nombreux résultats en utilisant un minimum d’animaux. L’âge des animaux a été déterminé par des études précédentes qui ont valide le modèle que nous utilisons. Nous savons qu’a cet âge, nous obtiendrons un développement de la tumeur suffisant pour répondre à notre question. A cet âge, les animaux ont une fonction musculaire bonne qui permet de diminuer le nombre d’animaux ne voulant pas courir (pourcentage augmentant avec l’âge). Ainsi, a ce stade nous pouvons répondre aux différents questionnements du projet.
Protocole de production d’anticorps polyclonaux chez le cobaye
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
150 cobayes vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent six injections sous-cutanées d'antigène associé à un adjuvant et trois prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux vendus comme réactifs à des équipes de recherche. Le porteur indique que les immunisations peuvent provoquer des ulcérations aux points d'injection. Il affirme qu'aucune méthode substitutive n'est aussi efficace et que le recours à l'animal vivant reste "indispensable" pour obtenir des anticorps spécifiques.
Objectifs
Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces immunoglobulines constituent des ressources largement utilisées dans des applications analytiques et thérapeutiques. Les AcP sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ils trouvent des applications en biologie et en biochimie, en tant que ligand de colonne d’immunoaffinité. Ils possèdent également de nombreux emplois en recherche tel que la détection de molécules dans les essais du type enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA), les révélations de Western Blot, les procédures immunohistochimiques et d'immunoprécipitation, en immunofluoromicroscopie et en immunoélectromicroscopie. Notre processus de production assure la production d’AcP pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les antisérums sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps ; lorsque le titre est suffisamment élevé, on prépare un antisérum en effectuant une prise de sang suivie de l'isolement du sérum puis, si nécessaire, de la purification des anticorps à partir du sérum
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux (AcP) seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. Les anticorps développés de cobaye dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe. L’utilisation du cobaye interviendra dans des projets particuliers pour lesquels, cette espèce présente un avantage par rapport à d’autres. En effet, les cobayes présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal le plus communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Le cobaye étant phylogénétiquement plus éloigné de la souris que le rat, il permet l’obtention d’anticorps anti-protéines de souris. Plusieurs exemples ont montré l’intérêt des cobayes en comparaison d’autres espèces, notamment pour la production d’anticorps dirigé contre l’insuline porcine, où les cobayes ont permis d’obtenir d’une meilleure réponse en comparaison des lapins.
Procédures
Six injections aux cobayes en sous-cutané de l’antigène associé à un adjuvant. Trois prélèvements sanguins seront réalisés, au niveau de la veine saphène sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné). Injection sous-cutanée : 8 minutes dont 4 minutes pour prendre avec délicatesse l’animal, le rassurer et le préparer, 30 secondes par injection et 30 secondes pour masser la zone injectée (4 injections), c’est-à-dire 4 min. Prélèvement : l’endormissement sous anesthésie gazeuse prend 10 minutes pour être effective. Le prélèvement sous anesthésie au masque est réalisé pendant 3 à 4 minutes. Le réveil de l’animal prend 1 à 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Il n’y a pas d’opération chirurgicale dans les protocoles. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie.
Devenir
Tous les animaux sont concernés. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.
Remplacement
La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux (3 cobayes par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant dans l’obtention des protéines médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.
Raffinement
Raffiner : L’environnement des cobayes est enrichi pour améliorer leur bien-être (tunnel de jeu, friandises, foin, jouets,…). Les animaux seront particulièrement suivis pendant les 24h suivant les injections, puis quotidiennement pour examiner leur état de santé. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et permet ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Les prélèvements réalisés, sous anesthésie, concerneront de faibles volumes afin de ne pas induire de souffrance chez l’animal. Il s'agit d'un protocole de simple vaccinations avec adjuvants.
Choix des espèces
Les cobayes présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal le plus communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Etant phylogénétiquement plus éloigné de la souris que le rat, ils permettent l’obtention d’anticorps anti-protéines de souris. Plusieurs exemples ont montré l’intérêt des cobayes en comparaison d’autres espèces, notamment pour la production d’anticorps dirigé contre l’insuline porcine, où ils ont permis d’obtenir d’une meilleure réponse en comparaison des lapins. Ils permettent également l’obtention d’anticorps ayant une forte capacité à fixer le système du complément. Ils permettent en comparaison des souris de Réduire le nombre d’animaux engagés dans chaque protocole à 3 individus. La production d’anticorps chez le cobaye nécessite de faibles doses d’antigène. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les cobayes entreront en protocole à l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine d’une semaine, sans incident durant ce temps, ils seront aptes à rentrer en protocole.