Autre recherche fondamentale

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Mécanismes d’action du lithium

(NTS-FR-103185v1 – 01/08/2025)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 540
Souffrances
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▲ 270
▲ 270
Devenir
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 540

Vingt jours d'injections un jour sur deux, ou des privations de sommeil de six heures par jour répétées: 540 rats vont être utilisés pour leur induire un état décrit comme maniaque, 270 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 270 un niveau modéré. Ils subissent aussi une chirurgie d'implantation de pompe osmotique, jusqu'à deux prélèvements sanguins et sept tests comportementaux que le porteur qualifie de non invasifs sans les nommer. Tous sont tués à l'issue pour des analyses histologiques, l'objectif étant de comprendre comment agit le lithium, prescrit depuis soixante-dix ans sans que son mécanisme cellulaire soit élucidé. Le rat est retenu pour un volume cérébral plus adapté que celui de la souris à l'imagerie que doivent mener les collaborateurs du porteur.

Objectifs

Le trouble bipolaire (TB) est un trouble psychiatrique chronique grave qui touche 1 % de la population adulte. Le TB se caractérise par des fluctuations de l'humeur tout au long de la vie, allant d'épisodes dépressifs à des épisodes maniaques. Le lithium (Li) en est le traitement de référence depuis 70 ans, grâce à ses propriétés stabilisatrices de l'humeur découvertes par sérendipité. Cependant, nombreux aspects du mode d'action cellulaire thérapeutique du Li restent inconnus. Toutefois, entre les mécanismes cellulaires potentiellement impliqués dans l’action du Li nous pouvons mentionner : 1) des changements dans la plasticité synaptique ; 2) une augmentation de la neurogenèse ; 3) un effet neuro-immunomodulateur. Dans ce contexte, plusieurs questions restent encore sans réponse : comment les changements induits par le Li- sont-ils corrélés avec les autres effets cellulaires ? Les effets cellulaires thérapeutiques du Li sont-ils uniformes ou non dans le cerveau ? Finalement, ces changements sont-ils spécifiquement associés à des changements comportementaux bénéfiques dans le TB ? Ainsi, l’objectif de ce projet sera de comprendre les mécanismes d’action du Li a niveau cellulaire dans des animaux dit-maniques.

Bénéfices attendus

La pathologie étudiée se caractérise par des fluctuations de l'humeur tout au long de la vie, allant d'épisodes dépressifs à des épisodes maniaques. Le médicament étudié en est le traitement de référence depuis 70 ans, grâce à ses propriétés stabilisatrices de l'humeur découvertes par sérendipité. Ainsi, son mécanisme d'action est encore méconnu, tant au niveau moléculaire que cellulaire. En cherchant à comprendre quels sont les mécanismes d’action du médiament, cette étude permettra d’améliorer notre connaissance et notre compréhension de la physiopathologie de troubles bipolaires. De même, dans ce projet, les études histologiques et immunochimiques sur les rats permettront de tirer des conclusions sur les effets cellulaires sous-jacents du médicament chez l'homme. Nos résultats faciliteront le développement de nouveaux traitements pour la pathologie étudiée ciblant les actions cellulaires révélées et pourrait contribuer au développement des nouvelle stratégiques thérapeutiques alternatives.

Procédures

Dans ce projet, les rats pourront être soumises à différents types d’interventions : - Induction d’un phénotype dit-maniaque. Chaque rat ne pourra subir qu’une seule fois un des modèles de manie (injections un jour sur deux, de manière chronique pendant 20 jours ou restriction du sommeil de façon répétée (6 heures par jours) - Tests de comportement non-invasifs pour tester le phénotype dit-maniaque. Les rats devront réaliser au maximum 7 tests comportementaux différents (maximum 2 test/jour ; duration total : 6 Jours). - Procédures chirurgicales sous anesthésie générale. Chaque rat sera soumis à une seule intervention (duration : 15 min). - Prélèvement sanguin (durée : 3 min). Chaque animal subira un maximum de deux prélèvements sanguins, séparés au minimum de 15 jours.

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés aux procédures : 1) détresse induit et attendu pour les modèles de manie. Cependant, notre stratégie expérimentale par rapport à des travaux précédents (durée réduite de restriction de sommeil, hébergement groupé pendant la restriction de sommeil) 2) Des pompes osmotiques seront introduites par chirurgie sous anesthésie générale et analgésie chez les rats. Les chirurgies pourraient générer un stress, une douleur légère et de l’inconfort de courte durée (2 jours) liés à la chirurgie.. 3) La présence de dispositifs d’administrations insérés par chirurgie pourrait générer un léger inconfort (durée maximale de l’expérience : 15 jours).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés puisqu’il est nécessaire de réaliser des études histologiques sur les tissus à l’issue de chaque procédure

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative aux techniques in vivo pour étudier les circuits neuronaux impliqués dans le phénotype dit-manique et l’action du médicament. Toutefois, notre stratégie expérimentale est conçue de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux tout en évitant au maximum tout stress et inconfort de l’animal non-nécessaire à l’induction du modèle expérimental de manie.

Réduction

L’étude statistique impose des cohortes comprenant un nombre suffisant d’animaux afin d’avoir une évaluation pertinente de l’effet des différentes conditions expérimentales sur le comportement et les analyses histologiques. Le nombre de rats minimum par groupe a été calculé pour pouvoir utiliser des tests paramétriques, plus puissants que les tests non paramétriques grâce à des expériences similaires déjà réalisées par nos collaborateurs. Nous utiliserons des tests statistiques adaptés pour comparer les groupes. De plus, nous nous attacherons à décrire au mieux le phénotype des animaux utilisés à l’aide d’une batterie de mesures comportementales et physiologiques. Cela nous permettra de réduire la variabilité intra-individuelle de chacun des tests, et ainsi de nécessiter d’un moins grand nombre d’individus pour évaluer l’effet de nos modèles et des traitements.

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance et angoisse de l’animal. Pour cela, des points limites précoces et spécifiques seront bien définis et mis en place. Selon les signes cliniques présentés par les animaux, nous pourrons notamment avec recours à : - un complément alimentaire hautement calorique (gel hydrique) - chauffage des cages - réhydratation sous cutanée - renforcement d’enrichissement des cages De plus, la durée d’acclimatation à l’animalerie sera d’une semaine minimum. Durant la chirurgie, des anesthésiques et antalgiques seront utilisés, ainsi que des antalgiques de nouveau en post-chirurgie. Tout ceci est indispensable pour le bien-être de l’animal ainsi que pour la validité des résultats des tests comportementaux.

Choix des espèces

Le choix du rat comme modèle animal est justifié par le fait que les circuits impliqués dans les réponses émotionnels sont très bien conservés entre l’homme et les rongeurs. Par conséquent notre travail permet d’étudier les mécanismes d’action du médicament sur une espèce mammifère mais phylogénétiquement éloignée de l’homme. Le modèle chez les rongeurs est validé dans la littérature scientifique et largement utilisé. Le volume cérébral chez le rat est plus adapté que celui de la souris à l’imagerie cérébrale que sera réalisé par nos collaborateurs et devra être comparable avec notre étude, en particulièrement. De plus, en dehors de l’induction du phénotype dit-maniaque souhaité pour l’étude, le type de procédures effectuées dans ce projet sont relativement bien tolérées par les animaux et des traitements anesthésiques et antidouleurs très efficaces existent pour cette espèce et seront appliqués pour ce projet. Nous utiliserons tout au long du projet des jeunes rats adultes, âgées de 7-8 semaines, car nous étudions des modèles chez le sujet adulte.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 5464
Souffrances
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▲ 1308
▲ 4156
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Devenir
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 5464

Pour savoir si le microbiote intestinal déclenche l'arthrite juvénile, 5 464 souris colonisées par une flore humaine développent une arthrite chronique et sont examinées chaque semaine à mesure que leurs articulations gonflent, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des gavages, des injections, des prélèvements d'urine et de selles toutes les deux semaines, une ligature de l'iléon sous anesthésie pour certaines, et une exsanguination cardiaque à la fin. Le porteur indique que l'arthrite limite leur mobilité au point de gêner l'accès à la nourriture et à l'eau, et prévoit de la litière douce et du gel alimentaire posé dans la cage. Aucune n'est gardée vivante, le RNT précisant qu'elles ne peuvent être "ni réutilisées, ni replacées, ni adoptées".

Objectifs

L’arthrite juvénile idiopathique (AJI) est une maladie caractérisée par la présence d’une ou plusieurs arthrites d’origine inconnue chez l’enfant de moins de 16 ans, sur une durée supérieure à 6 semaines. Les causes de l’AJI restent inconnues. Nous formulons l’hypothèse que la composition du microbiote, le dysfonctionnement de la barrière intestinale et la translocation de composants bactériens seraient des éléments déclencheurs du développement d’arthrite. Nos objectifs sont les suivants : 1. Comprendre si le microbiote intestinal des patients atteints d'AJI peut moduler la sévérité de l'arthrite. 2. Étudier l'impact spécifique de composants bactériens intestinales sur l'apparition et la gravité de l'arthrite chronique 3. Comprendre quelles molécules ont cet effet, et si des changements de leur absorption dans l'intestin de l'hôte pourraient avoir un impact sur l'arthrite. L'exploration de cette hypothèse doit tenir compte des interactions complexes entre le contenu du tube digestif et de nombreuses structures mécaniques, chimiques et immunologiques qui forment la barrière intestinale. Ainsi, l'exploration de notre hypothèse nécessite l'expérimentation dans le contexte d'un être vivant. Dans la mesure du possible, les mécanismes pathologiques mis en évidence par ces études sur les animaux seront explorés plus avant à l'aide de modèles in vitro ou ex vivo.

Bénéfices attendus

Ce projet étudiera un lien de causalité entre la composition du microbiote intestinal et le développement de l'arthrite. Nous aurons une meilleure compréhension d'un mécanisme important de la maladie, la modulation de l'inflammation chronique de l'arthrite par la présence systémique de fragments de paroi provenant des bactéries intestinales. Ainsi notre projet ouvrirait la voie vers de nouvelles approches thérapeutiques de l'arthrite inflammatoire, basées sur la modulation de l’immunité intestinale, ou des thérapies ciblant spécifiquement les fragments de paroi bactérienne systémique afin de les inactiver ou de les éliminer des hôtes sensibles à l'arthrite. Globalement, nous comprendrons mieux un groupe spécifique de molécules communes à presque toutes les bactéries et dont l'effet sur l'hôte est mal compris.

Procédures

Interventions non-invasifs effectués sur des animaux vigiles : Prélèvement de l'urine/selles, toutes les 2 semaines, Quelque secondes Évaluation de la sévérité de l'arthrite , Hebdomadaire, moins d’une minute Gavage, 1 à 4 fois par souris , quelque secondes Injection, 3 à 4 fois par souris, quelque secondes Chirurgie de ligature de l'iléon sous anesthésie, 30 minutes Exsanguination cardiaque et perfusion cardiaque sou anesthésie, moins de 5 minutes

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues sur les animaux tout au long du projet sont : 1) Le stress et inconfort léger de courte durée, lié à la préhension, contention et au gavage ou injection. 2) Inconfort et douleur physique liés à la présence d'inflammation modérée dans les articulations, due à l'arthrite. 3) L’arthrite limitant la mobilité des souris, et peut avoir un impact sur l'accès à la nourriture et à l'eau. 4) L'intervention chirurgicale : de douleur et inconfort modérée contrôlés par l'analgésie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. Les animaux doivent être mis à mort pour prélèvements ou lorsqu’un point limite est observé.

Remplacement

Il existe des systèmes que nous pouvons utiliser pour nos études, notamment des organoides et les systèmes de micro-support 3D tels que les intestins-sur-puce, qui nous permettent de reproduire la barrière épithéliale intestinale et de réaliser des études précises sur les mécanismes de transport, en comparant les cellules provenant de plusieurs types de souris. Cela nous permet de réduire le nombre de souris nécessaires, puisque les cellules récupérées à partir d'un petit nombre de souris (après la mise à mort) peuvent être utilisées pour lancer les cultures ex vivo. Nous ferons des tests dans ces systèmes ex vivo qui nous permettront d'évaluer, par exemple, le transport de fragments spécifiques de la paroi bactérienne. D'autre part, nous devrons éventuellement réaliser les expériences sur des animaux vivants pour valider nos études. Autant que possible, les expériences sur les animaux auront été affinées par nos données obtenues en ex vivo. D'autre part, les méthodes ex vivo ne suffisent pas à démontrer le rôle causal entre le microbiote intestinal et le développement d'arthrite chez l'hôte. La relation de causalité entre le microbiote intestinal et l'arthrite chez les hôtes implique de multiples paramètres en interaction complexes qui sont répartis dans l'organisme (par exemple, l'intestin, la circulation, les articulations, les cellules épithéliales, les cellules immunitaires, etc), que nous ne pouvons pas reproduire in vitro ou ex vivo. Par conséquent, les procédures expérimentales décrites ici nous permettent soit de collecter du matériel pour des études ex vivo, soit d'étudier des paramètres physiologiques, immunitaires et pathologiques complexes qui ne peuvent être étudiés en dehors d'un hôte vivant.

Réduction

Afin de réduire le nombre de souris à un minimum garantissant une puissance statistique suffisante, le nombre optimal d’animaux pour chaque procédure a été décidé en tenant compte des connaissances sur la variation naturelle de l'arthrite entre les souris, et du nombre de souris nécessaire pour produire des résultats statistiquement significatifs, déterminée à l'aide d’un logiciel. Nous avons estimé qu’un maximum de 5464 souris au total sera nécessaires pour réaliser ces 5 procédures. Pour chaque procédure, nous avons prévu tous les groupes expérimentaux possibles qui pourraient être nécessaires pour répondre à notre question scientifique. Pour maintenir l'élevage, nous utilisons l'accouplement des souris à microbiote humanisé. Nous obtiendrons uniquement les génotypes nécessaires aux expériences, sans produire inutilement des souris de type sauvage. En ce qui concerne l'élevage, nous ne pouvons pas prévoir avec précision le nombre de souris générées et leur génotype. Nous proposons un nombre qui nous permettrait raisonnablement d'obtenir les groupes requis, mais nous nous efforcerons également d'élever et d'utiliser les souris aussi efficacement que possible, afin de minimiser le nombre de souris qui ne peuvent être incluses dans une expérience ou pour la collecte de biomatériaux. En outre, au fur et à mesure que nous recueillons des données, nos résultats peuvent montrer que tous les groupes de souris proposés dans un protocole ne sont pas nécessaires pour réaliser une expérience robuste. Par exemple, en fonction des résultats obtenus, un groupe de contrôle particulier peut ne pas être nécessaire. Dans ce cas, nous supprimerons ces groupes de l'étude, ce qui réduira le nombre de souris nécessaires. Par conséquent, le nombre total d’animaux pourrait être inférieur à notre estimation de départ.

Raffinement

Nous établirons des groupes reproducteurs de souris colonisées naturellement par le microbiote humain transmis par la mère. Il n'est donc plus nécessaire de gaver les souris avec du microbiote humain au début de chaque expérience, ce qui réduit le stress, la douleur et la souffrance. Pour les procédures expérimentales débutant sur des souris adultes, deux semaines d'acclimatation sont programmées pour le bien-être des souris, une fois qu'elles sont transférées dans leurs groupes expérimentaux. En outre, pour établir des groupes de reproduction colonisés par le microbiote humain, certaines souris sont utilisées car elles ne développeront pas d'arthrite, ce qui évite des souffrances inutiles. L’évaluation des animaux est effectuée rigoureusement à l’aide d’une grille d’évaluation avec les pointes limites précis. L'évaluation de l'arthrite n'est pas effectuée avant l'âge du sevrage, car l'arthrite n'apparaît jamais avant ce stade. Le renforcement d’enrichissement des cages, le nombre d’animaux par cage et les soins médicaux à fournir dépendront des signes cliniques observés. Lorsque les signes cliniques d’arthrite apparaissent, pour minimiser la douleur, nous mettons de la litière douce et la nourriture ou du gel alimentaire directement dans la cage. Pour l'évaluation de l'arthrite, nous avons mis au point un système de photographie des articulations des animaux pour éliminer la nécessité de mesurer physiquement les membres inflammés, ce qui peut provoquer des douleurs, et de réduire le temps de contention des animaux. Pour les animaux qui vont subir de la chirurgie, la douleur sera gérée de manière rigoureuse : les souris recevront une analgésie, une anesthésie générale, et une réhydratation injectable. Les souris seront maintenues sur un tapis chauffant tout au long de la procédure pour éviter l’hypothermie, et leur état sera rigoureusement suivi. Chaque procédure du projet sera réalisée dans un environnement calme, avec un nombre limité de personnel dans la pièce dédiée aux expérimentations afin de ne pas stresser les animaux.

Choix des espèces

La souris est un mammifère avec une physiologie et un système immunitaire très proches de l’homme et pour laquelle il existe une lignée mutante, permettant des études mécanistiques approfondies. Elles nous permettent d'imiter l'aspect juvénile de l'arthrite, ce qui est le but de notre étude. Les souris peuvent également être maintenues dans des conditions stériles et être recolonisées avec des microbiotes humains, ce qui permet d'étudier les effets spécifiques des microbiotes associés aux maladies humaines. Ainsi, les résultats expérimentaux seront très probablement transposables à l’homme. Pour établir les groupes des souris d'élevage colonisés avec la flore intestinale provenant de selles humaines, la recolonisation sera faite en utilisant les adultes (souris à maturité sexuelle) âgés de minimum 8 semaines. Pour toute autre procédure, étant donné que l'arthrite peut être due à des effets du développement immunitaire survenant au début de la vie et que notre modèle murin peut développer de l'arthrite dès l'âge de 5 semaines, nous étudierons le développement de l'arthrite chez les souris entre 4 semaines d'âge et l'âge adulte (15 semaines d'âge maximale).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 12744
Souffrances
▲ 24
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▲ 12720
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Devenir
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 12744

12 744 souris vont être utilisées, chacune portant une plaie chirurgicale ouverte dans le dos puis contaminée par des bactéries, 12 720 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 24 sous anesthésie sans jamais être réveillées. Une partie reçoit d'abord deux injections destinées à effondrer leurs défenses immunitaires, puis les plaies infectées sont suivies par imagerie sous anesthésie à six reprises en quinze jours, avec jusqu'à deux prises de sang. Toutes sont tuées à la fin, le porteur indiquant qu'elles ne peuvent être ni réutilisées ni adoptées parce qu'elles risquent d'être devenues porteuses asymptomatiques d'une bactérie pathogène. Les bénéfices annoncés pour les patients, une phagothérapie utilisable plus largement en clinique, restent à venir, quand la perte de plus de 20 % du poids corporel fixe déjà le seuil au-delà duquel une souris est tuée.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de développer un modèle préclinique d’infection liée à la formation de biofilm par plusieurs bactéries pathogènes et mimant les conditions d’infection chez l’homme. Il a aussi pour but de faire avancer les connaissances sur l’utilisation des bactériophages pour traiter ce type d’infection. Les bactériophages s’attaquent uniquement aux bactéries. Ils peuvent être envisagés pour tuer les bactéries résistantes aux antibiotiques notamment lorsqu’elles se développent sous forme de biofilms. Les connaissances qui seront acquises au cours de ce projet permettront de mieux appréhender le potentiel thérapeutique des bactériophages dans le but de permettre leur utilisation plus large en clinique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont d’abord la mise au point d’un modèle pertinent de plaies infectées chez la souris. De plus, le projet permettra d’étendre la compréhension des mécanismes mis en jeu lors de traitements par des bactériophages d’infections de plaies dues à différentes bactéries. Ces mécanismes comprennent à la fois les interactions entre les bactériophages et les bactéries mais aussi celles avec l’hôte et notamment son système immunitaire. Les résultats de cette étude pourraient être ainsi prédictifs de l’approche thérapeutique à déployer chez les patients. Ainsi, une meilleure compréhension de l’utilisation thérapeutique des bactériophages dans le cas de plaies infectées permettra d’envisager à terme une utilisation étendue de ce type de thérapeutiques dans des conditions optimales d’efficacité. Ceci pourrait permettre de réduire les échecs thérapeutiques de ce type d’infections lorsque les antibiotiques ont perdu leur efficacité, et ainsi augmenterait les conditions de vie des patients tout en réduisant le coût des frais hospitaliers.

Procédures

Les seules interventions sur animaux vigiles seront deux injections rapides à deux jours d’intervalles (20-30 secondes/souris) pour les souris traitées pour neutropénie. De plus, dans le cas où les souris seraient inclues dans le score 1 en termes de points limites, les souris recevront une injection (20-30 secondes/souris) d’analgésiques toutes les 8-12h jusqu’à disparition des symptômes de douleurs. Pour mimer les plaies aiguës chez l’homme, une plaie sera induite dans le cadre d’une procédure chirurgicale sous anesthésie. Elle est induite au niveau dorsal de la souris (Ensemble de la procédure 7-10min/souris). Au préalable de l’inoculation bactérienne, les souris seront traitées au niveau de la plaie par des dépôts directs au niveau plaie du produit candidat (20-30 secondes/souris). Dans les procédures 2 et 4, les souris seront suivies à J1, J2, J4, J7, J9 et J15 en imagerie sous anesthésie gazeuse (3-5min/souris). Pour suivre la réponse immunitaire, des prises de sang seront réalisées (1-2min/souris). Ainsi, au cours des expériences qui dureront au maximum 15 jours pour l’ensemble des procédures, les souris seront prélevées de leur sang au maximum deux fois (une fois par semaine).

Impact sur les animaux

Lors de nos expériences nous veillerons à impacter a minima le bien-être des souris. Les expériences consistent essentiellement à : - des injections pour l’analgésie sous anesthésie gazeuse, des prélèvements sanguins. La piqûre d'aiguille pour effectuer ces injections entraine une douleur légère de courte durée. Les prélèvements sanguins se feront en respectant le fait de faire au maximum un prélèvement sanguin par semaine et par animal en alternant les animaux prélevés. - une chirurgie pour la création de la plaie cutanée qui pourrait entraîner un stress et de la douleur. Ces gestes chirurgicaux se feront sous anesthésie gazeuse avec installation d’analgésie locale et systémique en amont et en post-chirurgie. - des protocoles infectieux qui entraîneront un inconfort et une douleur de sévérité modérée, et qui seront limités par l’utilisation d’un antalgique par voie sous-cutanée et le respect des points limites établis.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront mis à mort pour analyser des organes vitaux. De plus, la plupart auront été infectés par une bactérie pathogène. Cela implique que 1) leur défense immunitaire sera différente d’autres animaux non exposés à ce même pathogène et 2) ils sont potentiellement devenus porteurs asymptomatiques de cette bactérie pathogène et seraient donc susceptible de la transmettre s’ils étaient réutilisés.

Remplacement

Les modèles in vitro actuels sont malheureusement inappropriés pour reproduire la complexité d’un organisme entier et sa réponse à l’infection (système immunitaire). Il est donc primordial d’obtenir des résultats dans un modèle qui reproduit l’ensemble de la complexité d’un organisme entier. Concernant les bactériophages, l’utilisation de modèles mathématiques ne permet pas de refléter les éléments pharmacocinétiques.

Réduction

Des expériences in vitro seront réalisées en amont des expériences conduites chez l’animal afin de limiter le nombre d’animaux nécessaires. D’autre part, autant que possible, le nombre maximal de paramètres sera collecté pour chaque animal de façon à limiter le nombre total d’animaux utilisés. Un maximum de 6 souris par groupe sera utilisé afin d’assurer une représentativité statistique minimale. Au maximum 3 répétitions seront réalisées de façon indépendante pour valider les résultats expérimentaux et augmenter la puissance des analyses statistiques. Pour les données quantitatives, la distribution normale et la variance des variables seront vérifiées et les tests statistiques appropriés seront alors choisis. Pour les variables qualitatives d’autres tests seront effectués. Les éventuels effets confondants (sexe et cage par exemple) seront pris en compte au moment de l’analyse. L’outil de bioluminescence sera utilisé pour évaluer l’évolution longitudinale de l’infection in situ, pour suivre le même animal au cours du temps, limiter les variations inter-individuelles et ainsi diminuer le nombre d’animaux requis.

Raffinement

Les animaux seront élevés en communauté selon les normes d’hébergement dans des cages ventilées avec enrichissement et au minimum du coton, avec maximum 6 souris par cage pour un meilleur confort et moins de stress. Ces conditions ne risquent pas d'augmenter les difficultés de cicatrisation ni les comportements agressifs. Une visite sera faite quotidiennement pendant l'acclimatation et après la chirurgie et l'infection. La surveillance des critères de douleur inclut l'état physique externe, les comportements (hyperactivité, isolement, indifférence), les réponses aux stimuli, et des pesées/journées de températures spécifiques. Une variation de poids supérieure à 20% sera un point limite. Une grille d’évaluation permettra de suivre l'état de santé des animaux. Sur le plan pharmacologique, des anesthésiant locaux et anti-douleur seront administrés avant et après la chirurgie, renouvelés tous les 8-12h pendant trois jours. Un anti-douleur sera aussi utilisé, le cas échéant après infection. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie gazeuse pour un réveil rapide et moins traumatisant. De plus, les animaux recevront du gel hydrique après la chirurgie. Ils seront accueillis dans des cages avec de la litière douce. Un bandage sera apposé sur les plaies. Nous appliquerons aussi un chauffage des cages par chaufferettes après chirurgie. L’ensemble de ces éléments nous permettront d’éviter l’hébergement individuel.

Choix des espèces

Dans la recherche préclinique, les modèles murins permettent d’intégrer un grand nombre des caractéristiques de la pathologie humaine. Le modèle murin est notamment considéré comme un bon modèle pré-clinique pour l’évaluation de stratégies visant à améliorer la guérison de plaies infectées. De plus, à ce stade expérimental du développement de la phagothérapie, la souris représente l’espèce la plus pertinente pour l’évaluation des paramètres pharmacocinétiques et l’innocuité du traitement. Il s’agit d’un mammifère dont le système immunitaire est bien connu et comporte de très grandes analogies avec celui de l’homme. L’utilisation d’autres animaux plus proches de l’homme (primates) ou de références en pharmacocinétique (porc) ne peuvent représenter des animaux de première intention à ce stade de nos travaux. Dans tous les cas, seuls des animaux adultes seront utilisés (>= à 7 semaines) car leur système immunitaire est arrivé à maturité au contraire d’animaux plus jeunes.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 384
Souffrances
▲ -
▲ 384
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Devenir
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 384

384 souris génétiquement modifiées pour accélérer le recyclage de leurs composants cellulaires vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal est privé de nourriture pendant quatorze à quinze heures, reçoit une injection de moins de cinq secondes, puis est tué pour prélever ses organes. L'objet déclaré est de déterminer les conditions d'hébergement dans lesquelles se déroulera un projet ultérieur sur le vieillissement. Le porteur affirme qu'il est "actuellement impossible" de répondre à cette question par des approches in vitro.

Objectifs

L’autophagie est un processus naturel utilisé par nos cellules pour recycler leurs composants endommagés ou inutiles. Ce système de nettoyage et de recyclage à l’intérieur de nos cellules, les aide à rester en bonne santé et à fonctionner correctement. Avec l'âge, ce processus d’autophagie ralentit, ce qui contribue au vieillissement et peut réduire la durée de vie. Nous avons précédemment montré que stimuler ce processus, peut améliorer la longévité chez les mammifères. Dans l’étude que nous proposons, nous utilisons des souris génétiquement modifiées qui possèdent une capacité d’autophagie augmentée. L’objectif global de notre projet de recherche est de comprendre si augmenter l’autophagie dans les muscles en particulier peut aider les souris à vivre plus longtemps et en bonne santé. Cependant, des facteurs comme l'environnement ou les conditions d’hébergement des souris peuvent influencer ce processus. L’objectif du projet est donc d’identifier les conditions sanitaires nécessaires pour étudier l’autophagie au cours du veillissement. En résumé, ce projet est la première étape primordiale à la mise en place de notre projet global qui vise à comprendre comment l’autophagie influence le vieillissement et si elle peut être activée pour favoriser le vieillissement en meilleure santé.

Bénéfices attendus

- Impact scientifique et technologique : validation du modèle d’étude; identification des conditions d’hébergement adéquates pour la réalisation d’un projet global de vieillissement ; déterminer si les souris, dont la capacité d’autonettoyage est stimulée par la mutation, peuvent encore activer ce processus naturellement. - Impact sociétal et économique : mieux comprendre les conséquences de l’activation de l’autophagie d’une part ; procédure initiale d’un projet d’étude qui pourra apporter une preuve de concept pour le développement de molécules activant l’autophagie afin de promouvoir le vieillissement en bonne santé.

Procédures

Les animaux seront mis à jeun pendant 14h ou 15h, une seule fois en fin de projet. Une seule injection sera réalisée par animal en moins de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Douleur légère au site d’injection et stress lors de la mise à jeun et lors de la contention.

Devenir

Euthanasie pour prélèvement d’organes et études moléculaire de l’autophagie des cellules.

Remplacement

Il est actuellement impossible de répondre à notre question scientifique par le biais d’approches in vitro. L’utilisation de la souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés pour étudier l’impact de l’augmentation du processus d’autophagie sur la communication entre les organes au cours du vieillissement.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé au minimum avec un outil statistique. Pour les calculs, nous nous sommes basés sur les expériences que nous avons réalisées précédemment sur ces animaux. Nous réaliserons ces expériences sur 6 animaux/sexe/condition. Nous ne réaliserons la deuxième partie de l’étude que sur la condition d’hébergement étant la plus favorable à la mise en place de l’autophagie. Nous partagerons les tissus prélevés avec les équipes intéressées par une collaboration.

Raffinement

Nous réaliserons un suivi quotidien des animaux et appliquerons des points limites définis préalablement pour palier à tout problème éventuel survenant en cours du projet. Lors de l’injection unique, nous respecterons les recommandations en terme de volume et d’aiguille. La solution injectée sera tièdie pour éviter le refroidissement de l’animal.

Choix des espèces

L’utilisation de la souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés pour étudier le rôle du procesus d’autophagie in vivo. Les animaux seront utilisés à l’âge de jeune adulte entre 10 et 16 semaines. A ce stade, d’après notre expérience, nous savons que nous pouvons induire l’autophagie.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 620
Souffrances
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Devenir
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 620

Cinq jours d'administration orale par canule, une injection qui déclenche un état septique ou un sérum toxique pour les reins, puis pour un quatrième groupe un mois de régime hypergras : 620 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un traceur fluorescent leur est ensuite injecté et un capteur fixé sur le dos, avec deux anesthésies successives pour la pose et le retrait, et quelques heures d'isolement. Le porteur annonce les atteintes attendues, irritation de la gorge, saignements, œdème, péritonite, prise de poids massive et pelage gras pour les souris rendues diabétiques, risque d'arrêt cardio-respiratoire sous anesthésie. Toutes sont tuées à l'issue, les prélèvements post-mortem étant présentés comme le seul moyen d'obtenir les tissus recherchés.

Objectifs

Les maladies rénales, aigues ou chroniques, sont un problème majeur pour la santé publique, affectant des millions de personne dans le monde. Même si des progrès significatifs ont été réalisés dans l’identification des mécanismes responsables de leur progression, il n’existe aucun traitement spécifique permettant à l’heure actuelle de diminuer ou d’arrêter la progression des maladies rénales de manière probante. Par conséquent, la détection de la maladie à des stades très précoces ainsi que la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques sont d’une importance cruciale pour mettre au point un traitement efficace Nos récents travaux ont permis d’identifier le rôle important d'une protéine impliquée dans la mort de cellules de petits vaisseaux sanguins dans la maladie rénale. En effet, la surexpression de cette protéine est associée à une dégradation de la fonction rénale dans différents modèles de maladies rénales expérimentales. Plus précisément, nous avons récemment montré que cette protéineest fortement surexprimée dans des cellules qui assurent la fonction de filtration du rein et que cette surexpression conduit à une mortalité de ce type cellulaire dans des cultures de ces cellulesin vitro. L’objectif principal de ce projet est de définir le rôle de la protéine dans l’adaptation fonctionnelle et structurelle du rein en réponse à des agressions aigues et chroniques, glomérulaires ou vasculaires, en utilisant desmodèles de souris transgéniques pour lesquelles une surexpression ou bien une inhibition de la protéine d'intérêt est inductible dans le temps et de manière tissu spécifique. Ces expériences permettront de répondre à ces questions : La surexpression de la protéine peut elle induire ou aggraver la maladie rénale dans plusieurs modèles expérimentaux? A l'inverse, est ce que l’inhibition de la protéine peut ralentir la progression de l’insuffisance rénale ? Peut on mettre en place une stratégie thérapeutique bloquant la surpression de la protéine afin de préserver la fonction rénale dans un contexte pathologique ?

Bénéfices attendus

La prévalence des maladies rénales chroniques est en constante augmentation, affectant environ dix pour cent de la population mondiale, bien que beaucoup de cas restent non diagnostiqués en raison de leur évolution silencieuse. Une prise en charge précoce et une sensibilisation accrue sont essentielles pour prévenir leur progression vers l'insuffisance rénale terminale, nécessitant dialyse ou transplantation. Nous espérons que notre étude permettra d’acquérir de nouvelles connaissances sur cette protéine et la proposera comme nouvelle cible thérapeutique dans le traitement de l’insuffisance rénale. Nous effectuerons durant et après ces protocoles différentes analyses fonctionnelles, histologiques, cellulaires et moléculaires afin de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques associés . Ainsi, nous espérons faire un pas supplémentaire vers le développement de stratégies thérapeutique ciblant cette protéine afin de ralentir la progression des maladies rénales voire la faire régresser.

Procédures

Un premier lot reçoit une administration orale une fois par jour pendant cinq jours, chaque session durant environ 30 secondes par animal. Ensuite, une administration unique est effectuée à l’état vigile, afin d’induire le modèle septique, ce qui prend environ 10 secondes par souris. Un deuxième lot reçoit la même administration orale que le premier lot. Deux administrations par voie veineuse sont ensuite effectuées sous anesthésie, afin d’induire le modèle, chacune prenant 10 secondes par souris. Un troisième lot reçoit la même administration orale que le premier lot. Une seule administration d’une molécule est ensuite effectuée à l’état vigile, pour induire le modèle, ce qui prend environ 10 secondes par souris. Un quatrième lot reçoit un régime hyper gras. Un inhibiteur génétique leur est administré deux fois par semaine pendant un mois, (30 sec par souris) à l’état vigile. Alternativement, un stimulateur sera ajouté à l’eau de boisson et administré durant 30 jours. Une mesure de la fonction rénale est réalisée sur les trois derniers lots grâce à une nouvelle technique nécessitant une anesthésie gazeuse. Cette procédure inclut l’administration d’un traceur fluorescent et l’installation d’un capteur de fluorescence miniaturisé sur le dos de l’animal, pour une durée totale de cinq minutes. Deux heures plus tard, une seconde anesthésie est nécessaire pour retirer le capteur, ce qui prend environ deux minutes. En fin de protocole, les quatre lots font l’objet d’un prélèvement sanguin réalisé sous anesthésie (une minute par souris), suivi de l’euthanasie des animaux selon une méthode règlementaire, en vue des analyses et prélèvements nécessaires.

Impact sur les animaux

Un premier lot d’animaux subira une administration orale quotidienne durant 5 jours qui peut être source de stress, d’inconfort et d'irritation de la gorge pour la souris. Les animaux recevront ensuite une administration unique pour induire le modèle septique pouvant induire un stress et une douleur de courte durée au point d’injection. Le modèle pourra induire une perte d’activité et de poids et une élévation de la température. Un second lot subira une administration orale quotidienne durant 5 jours qui peut être source de stress, d’inconfort et d'irritation de la gorge pour la souris. Les animaux recevront ensuite une administration unique de sérum toxique pour les reins associé à un risque de saignement et œdème. Cette administration étant effectuée sous anesthésie générale courte, les nuisances de l’anesthésie sont ici très limitées. Un troisième lot subira une administration orale quotidienne durant 5 jours qui peut être source de stress, d’inconfort et d'irritation de la gorge pour la souris. Les animaux recevront ensuite une administration d’une molécule toxique pour les reins pouvant induire un stress et une douleur de courte durée au point d’injection. Un quatrième lot d’animaux diabétiques sera exposé à un régime riche en lipide qui s’accompagne d’une prise de poids massive, d’un soin altéré avec un pelage gras, d’une activité réduite avec un risque infectieux plus important. Une partie des animaux seront traitée par administrations répétés pouvant induire un stress et une douleur de courte durée au point d’injection. Il y a aussi un risque de péritonite et de saignements liés aux administrations répétées. Une autre partie sera traitée via l’eau de boisson pouvant conduire à une diminution transitoire de la prise hydrique en raison de la néophobie des souris. Les trois derniers lots subiront une mesure de la fonction rénale incluant deux anesthésies de courte durée pour la pose et le retrait du capteur pouvant induire un stress, un risque de saignement et d’œdème associé à l’administration du traceur fluorescent nécessaire à la mesure et un stress social lié à l’individualisation durant quelques heures. Tous les animaux subiront un prélèvement sanguin en fin de période de maintien sous anesthésie. L’anesthésie générale pourra conduire à des complications telles que : détresse respiratoire, arrêt cardio respiratoire, stress thermique.

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux expérimentaux par une méthode réglementaire.

Remplacement

En raison notamment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organoïdes, l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l’évolution de défaillance chronique progressive d’organes. De plus, l'un des critères majeurs de la caractérisation de l'effet de notre protéine cible sur le rein est la modification de la fonction rénale, qui est mesurée soit pas dosage de la concentration plasmatique de créatinine ou d'urée ou l'évaluation du débit de filtration glomérulaire.

Réduction

Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité inter individuelle du phénotype étudié dans nos modèles expérimentaux. Des lots de dix animaux sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Les effectifs ont été calculés à partir d'un module statistique dédié aux calculs de puissance statistique avec comme paramètre principal la mesure de la fonction rénale. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Le nombre total d'animaux pour ce projet est de 620 souris. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les nuisances seront réduites au maximum grâce à l'utilisation de mesures de raffinement appropriées : Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce concernée. La surveillance des animaux par du personnel qualifié est quotidienne. Le bien- être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes (matière compacte initialement, décompactée par les animaux), de morceaux de bois à ronger et d'un dôme refuge en cellulose dans toutes les cages. Pour les souris diabétiques il y a des mesures de raffinement supplémentaires, change plus régulier à cause de la polyurie, nombre réduit de souris par cages et bâton à ronger à cause des croquettes molles riches en gras. En dehors d'une courte période d’hébergement individuel limité à deux heures pendant une mesure, les souris restent dans leur cage initiale dans les mêmes groupes. Le bien-être des animaux sera également assuré par une surveillance quotidienne de l’aspect et de la motricité ainsi que d'une pesée régulière. L'administration orale aura un impact le plus limité possible grâce à l’utilisation de canules jetables. Il sera réalisé également par du personnel confirmé. Des points limites ont été définis, tels qu'une perte de poids trop importante, une paralysie des membres postérieurs, la prostration, l'hérissement du pelage. Administration : Il existe aussi un risque de saignement qui sera limité par l’utilisation d’aiguille fines et leur réalisation par du personnel expérimenté. L’anesthésie permet de limiter la douleur pour certaines administrations, qui seront suivies d’une application de gel ophtalmique pour limiter l’inconfort. Pour diminuer les risques de détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, stress thermique liés à l’anesthésie, les souris seront placées sur un plateau chauffant.

Choix des espèces

Concernant le choix de l’espèce: modèles bien maîtrisés dans cette espèce par le personnel du laboratoire ; nombreuses données relatives au projet déjà disponibles dans la littérature scientifique , plus que dans d'autres espèces. possibilités de tester l'implication de la voie de signalisation de la protéine cible dans l'insuffisance rénale grâce à des modèles de souris génétiquement modifiées. Concernant le stade de développement: Les animaux sélectionnés pour cette étude seront à un stade adulte, entre 8 et 10 semaines. À cet âge, ils possèdent un système rénal mature, tout en ne présentant pas encore des signes de vieillissement, ce qui garantit des résultats plus fiables et représentatifs.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Autres poissons : 225
Souffrances
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▲ 225
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Devenir
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 165
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Relever la température hivernale des bassins piscicoles pour réduire la facture de refroidissement, voilà le débouché annoncé à court terme. 225 perches communes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 165 d'entre elles étant ensuite réutilisées dans une autre expérience ou versées comme géniteurs dans une pisciculture, les autres tuées pour le prélèvement des ovaires. Chaque poisson est sorti de l'eau, anesthésié, sexé par échographie et pucé sous la peau, et 90 femelles subissent en plus l'introduction d'une canule dans l'orifice génital. La récupération des pontes et du sperme, elle, se fait sans anesthésie, par pression sur l'abdomen, pour ne pas altérer la qualité des gamètes. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des animaux entiers, les cultures de gonades ne permettant pas le développement complet des cellules reproductrices.

Objectifs

Les poissons des régions tempérées sont souvent sensibles aux variations de stimuli environnementaux présentant une saisonnalité. Tout écart important de ces stimuli par rapport à une situation normale, à laquelle est adaptée l’espèce cible, pourrait compromettre leur reproduction. Ainsi, le succès de reproduction d’une espèce dépend de sa capacité de résilience face aux écarts de ces stimuli par rapport à une référence. Le contrôle des étapes de production des cellules reproductrices femelles (l’ovogenèse) dépend notamment de variations de température chez la perche commune (Perca fluviatilis). Cette espèce, d’intérêt aquacole, peut être élevée avec succès dans des conditions captives dans lesquelles les variations thermiques saisonnières sont mimées. Il a été montré, dans ces conditions, qu’une exposition prolongée à une température de 6°C (vernalisation) durant l’ovogenèse garantissait l’obtention d’ovules de bonne qualité (avec cependant une très grande variation). En revanche, si la température de vernalisation ne descendait qu’à 14°C, l’ovogenèse s’arrêtait. Nous n’avons aucune donnée pour des températures intermédiaires. Or, dans les conditions environnementales actuelles, des écarts de cette température de vernalisation pourraient apparaitre plus fréquemment. Dans la cascade d’évènements qui lient la température au contrôle de la reproduction, on cite des modifications moléculaires sur l’ADN qui n’induisent pas de mutation. Toutefois la régulation des gènes est modifiée, conduisant potentiellement à des variations du contenu cellulaire. En effet, ces transformations chimiques sont effectuées par des protéines sensibles aux variations thermiques. Ainsi les œufs des poissons pourraient avoir une composition différente qui pourraient influencer leur qualité et la santé de la descendance. Ce projet porte sur la perche commune, un poisson d’eau tempérée dont les conditions de reproduction normales sont connues et reproductibles en bassins. Il est prévu d’étudier le succès de la reproduction lorsque les animaux sont soumis à des températures de vernalisation de 6, 8 et 10°C. En parallèle, les modifications du génome seront étudiées au cours de l’ovogenèse pour comprendre le lien potentiel entre des changements environnementaux et le succès de reproduction chez cette espèce.

Bénéfices attendus

La perche est une espèce d’intérêt aquacole et de haute valeur commerciale dans plusieurs pays européens. Son élevage peut être fait soit dans des étangs où elle est soumise aux variations climatiques conduisant régulièrement à des écarts thermiques en hiver, soit dans des bassins en circuit fermé pour lesquels les variations de température et photopériode (durée du jour et de l’obscurité au cours d’une journée) naturelles sont mimées artificiellement. Dans ce dernier cas, la température hivernale pour la perche commune est réglée à 6°C conformément aux résultats scientifiques obtenus chez cette espèce. L’augmentation du coût de l’énergie conduit les fermes aquacoles à revoir leurs pratiques et il devient souhaitable de déterminer s’il serait possible d’augmenter la température hivernale ce qui permettrait de réduire les besoins liés au refroidissement de l’eau. A court terme, cette information sur la qualité des gamètes mâles (analyse en microscopie) et femelles (analyse du succès de reproduction) en fonction de la température permettra de déterminer s’il est possible de changer la température hivernale. A moyen terme, ces données pourraient être partagées avec d’autres scientifiques pour intégrer des modèles prédictifs de l’effet d’un réchauffement de la température hivernale de 2 ou 4°C par rapport aux conditions normales dans le milieu sauvage ce qui aurait des répercussions tant pour l’élevage en étang que pour la survie de cette espèce en milieu sauvage. Enfin à moyen et plus long terme, ce travail favorisera une meilleure compréhension des interactions entre les variations de température, la qualité des gamètes femelles à l’échelle cellulaire et moléculaire. En effet, il sera intéressant d’étudier simultanément les données sur les régulations moléculaires dans les ovocytes qui pourraient avoir pour conséquence de modifier la composition des œufs et ainsi influencer le succès de développement chez une espèce sensible aux variations de température d’eau douce tempérée.

Procédures

Les poissons du projet seront soumis à une échographie sous anesthésie générale pour déterminer leur sexe (il n’y a pas de dimorphisme sexuel chez la perche). Lors de cette anesthésie, une puce électronique est injectée sous la peau à l’aide d’une aiguille pour pouvoir ensuite identifier chaque individu (sexe et numéro) : 150 femelles et 75 mâles seront ainsi retenus pour le projet. L’ensemble des deux procédures dure 2 à 3 minutes pour chaque individu. Avant la saison de ponte, le stade de maturation ovocytaire des femelles sera déterminé pour évaluer le moment de la ponte des différents individus : pour cela, une canule sera introduite dans l’orifice génital sous anesthésie générale pour prélever quelques ovocytes. Cette procédure dure 1 à 2 minutes et concernera 90 femelles. A la fin du projet, une fécondation artificielle devra être réalisée pour étudier la qualité des pontes. Pour cela, les pontes et le sperme sont récupérés en une minute en exerçant une légère pression sur l’abdomen des individus. Cette procédure est pratiquée sans anesthésie pour ne pas compromettre la qualité des gamètes, et concernera 90 femelles et 37 mâles. Toutes ces procédures sont pratiquées couramment dans les fermes piscicoles.

Impact sur les animaux

Les manipulations de poissons nécessitent de sortir les animaux de l’eau ce qui pourrait engendrer un stress chez les animaux. De plus, l’injection d’une puce électronique et la canulation impliquent des nuisances liées à la l’introduction d’une aiguille ou d’une canule. Cela pourrait induire des nuisances comme une douleur ou des infections quelques jours après l’intervention même si ces dernières sont rares.

Devenir

A la fin de l’expérience, hormis les femelles utilisées pour les prélèvements d’ovaires, l’ensemble des perches communes (Perca fluviatilis) seront gardées en vie. Les géniteurs (75 mâles et 90 femelles restantes) seront alors, selon les besoins expérimentaux au laboratoire à la fin de l’expérience soit réutilisés dans une nouvelle expérimentation, soit réhabilités comme géniteurs dans une pisciculture.

Remplacement

L’étude de l’effet de la température sur le contrôle de la production des ovules et spermatozoïdes implique des liens physiologiques entre différents organes parmi lesquels le cerveau, les gonades ou le foie. Ces organes diffusent par voie sanguine des hormones dont la concentration peut varier entre les conditions de vie des poissons (bassins à des températures différentes). Même si plusieurs hormones potentiellement impliquées sont connues, nous ne pouvons pas contrôler l’ensemble de ces signaux extracellulaires. Aussi, il est indispensable de nous assurer une réponse physiologique complète des individus qui permettront des régulations fines de la progression de l’ovogénèse au niveau cellulaire et moléculaire. Cette expérience implique donc de devoir travailler sur animaux entiers. Si les cultures de gonades se sont développées ces dernières années, elles ne permettent pas de réaliser un développement complet des cellules reproductrices.

Réduction

La perche commune vit en bancs dans le milieu sauvage. Pour son bien-être en conditions captives, il est nécessaire de reproduire ce mode de vie tout au long du cycle de reproduction. De plus, il est possible que des interactions comportementales ou à l’aide de phéromones puissent influencer la progression du cycle de reproduction. Nous souhaitons minimiser les différences entre les groupes et avons décidé d’établir des groupes homogènes entre les 3 conditions avec 50 femelles et 25 mâles dans chaque bassin. Une méthode de sexage des perches par échographie, nous permet de focaliser nos études sur un nombre de femelles et mâles adapté à nos besoins au départ. Le nombre de 50 femelles par condition a été établi en tenant compte des prélèvements tout au long du cycles (20 femelles par bassin pour l’expérience entière), de la mortalité éventuelle observée en conditions d’élevage et du fait que nous voulons mettre en évidence la diversité de qualité des ovules (étude de 15 pontes par condition pour effectuer une analyse statistique fiable). En effet, certaines femelles peuvent ne pas engager d’ovogenèse conduisant à l’absence de ponte. Concernant les mâles, 25 seront placés dans chaque bassin, leur présence est nécessaire pour le bon déroulement du cycle de reproduction. Ce nombre nous permettra de garantir l’obtention de sperme frais pour féconder toutes les pontes étudiées même à partir d’une condition même si les mâles des autres conditions ne sont pas spermiants.

Raffinement

Les procédures de puçage, de sexage ou de canulation peuvent engendrer un stress du fait d’une manipulation prolongée hors de l’eau (canulation ou sexage) ou une douleur correspondant à l’introduction d’une aiguille (puçage). De ce fait, les animaux seront préalablement anesthésiés pour limiter le stress et éviter la douleur. Même si les infections sont rares, les animaux seront surveillés de façon accrue la semaine suivant l’implantation de la puce ou la canulation. Le matériel utilisé est stérile ou désinfecté. Si nécessaire, un protocole de traitement mis en place au laboratoire sera utilisé. Les étapes de prélèvement de sperme ou des pontes chez les femelles sont rapides (inférieur à 2 minutes) et seuls les animaux spermiants ou ayant ovulé seront stimulés. Ces critères sont visibles dès les premiers instants de manipulation des poissons. L’absence de sperme chez les mâles, ou d’une cloque sur l’orifice génital chez les femelles nous conduira à replacer immédiatement l’animal dans le bassin. La stimulation des individus correspond à une légère pression sur l’abdomen des poissons qui déclenche la ponte ou la libération de sperme. Si ces étapes risquent de stresser les animaux du fait de la pêche et de la vérification quotidienne des femelles, la rapidité de la procédure nous permet de ne pas les anesthésier. Pour éviter les stress répétés, nous avons décidé de regrouper les femelles en fonction de leur stade de maturation ovocytaire lors d’une évaluation globale quelques jours avant le début de la saison de ponte. Ceci nous permet de concentrer les pêches de poissons dans un bassin sur quelques jours (6-7 j/par bassin) et nous disposerons de 3 bassins. Cette organisation diminue le stress des poissons dans chaque bassin tout en favorisant une meilleure efficacité dans notre gestion de la saison de pontes. Les mâles seront également isolés dans un bassin pour éviter qu’ils soient trop stressés également.

Choix des espèces

La perche commune (Perca fluviatilis) est une espèce d’intérêt aquacole pour laquelle l’amélioration du contrôle de la reproduction peut avoir des retombées économiques importantes. De plus, contrairement à de nombreux autres modèles, il s’agit d’une espèce à ovogénèse synchrone pour laquelle tous les ovocytes se développent simultanément selon un cycle contrôlé par des changements de photopériode et de température. Il est donc possible de comparer l’effet de variations de ces conditions à l’échelle moléculaire et cellulaire ainsi que leurs conséquences sur la génération suivante. Théoriquement, l’ensemble des ovocytes se développent de la même manière mais ce résultat n’a pas encore été démontré au niveau des régulations moléculaires. Les connaissances actuelles sur la progression de l’ovogenèse chez cette espèce sont assez fines pour garantir une comparaison rigoureuse avec la progression de l’ovogenèse en comparant le contenu moléculaire de cellules individuelles lorsque la température varie. Les animaux utilisés seront des adultes matures et primipares (qui ne se sont pas encore reproduits). Nous choisissons de travailler avec des animaux primipares car ils sont plus jeunes et proviennent le plus souvent d’un même groupe d’animaux ayant été élevés en même temps dans les mêmes conditions. Au contraire, des animaux ayant déjà pondu pourraient provenir de lots différents, et la qualité des pontes est connue pour être affectée par les pontes précédentes. Nous réduisons ainsi le risque que les animaux aient des histoires différentes ce qui pourrait éventuellement affecter le processus étudié et donc augmenter les variations individuelles qui pourraient interférer avec nos résultats. Nous pensons que le travail avec des primipares nous permettra de diminuer cette variabilité individuelle sans pour autant l’éviter complètement.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 21
Souffrances
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Devenir
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Anesthésiés cinq minutes, injectés dans la cavité péritonéale avec des hormones, puis réanesthésiés vingt heures plus tard pour la récolte des gamètes, 21 piranhas adultes subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'opération peut être répétée, avec deux semaines minimum entre deux injections et une pause de quatre à huit semaines après quatre stimulations. L'objectif est de déclencher en élevage des pontes que ces espèces, Pygocentrus, Metynnis et Myloplus, ne produisent pas ou mal en captivité, afin d'obtenir des jeunes à des âges précis pour étudier la détermination du sexe. Aucun de ces 21 poissons n'est tué à l'issue, le porteur indiquant les garder vivants pendant tout le projet parce que ces espèces sont difficiles à obtenir.

Objectifs

La question de comment le sexe est déterminé reste une question centrale de la biologie. Au sein des vertébrés, les modèles poissons sont particulièrement intéressants dans ce contexte, du fait de la variabilité importantes des mécanismes de détermination du sexe. Pour ce projet nous nous intéressons à la famille des Serrasalmidés, qui regroupe des espèces d'eau douce présentes principalement en Amérique du sud. Plus précisément, notre objectif est d'étudier les mécanismes qui déterminent le sexe chez certaines espèces de piranhas encore jamais explorées (Pygocentrus, Metynnis, Myloplus). Un des points cruciaux de ce projet consiste à maitriser la reproduction de ces espèces en élevage pour pouvoir produire de lots d'animaux à des âges bien définis, relativement précoces au cours de leur développement, pour suivre l’expression d’un certains nombres de gènes connus ou suspectés pour être impliqués dans le déterminisme du sexe. La reproduction naturelle de ces espèces en conditions d'élevage est soit de mauvaise qualité (Metynnis) soit inexistante (Pygocentrus, Myloplus) pour le moment. Pour la réalisation de ce projet nous serons donc amenés à tester des protocoles d’induction hormonale susceptibles de déclencher la ponte chez ces espèces afin d'obtenir des reproductions en condition d'élevage.

Bénéfices attendus

Le projet a pour but de comprendre et de décrire la différenciation sexuelle chez plusieurs espèces de Piranhas. Ceci qui nécessite la maitrise de la reproduction en condition d'élevage. Nous voulons construire une procédure d'initiation de la reproduction, un protocole de fécondation naturelle en condition d'élevage et de fécondation in vitro (FIV) ainsi que décrire les conditions d'élevage optimales pour un maximum de survie des embryons générés par FIV.

Procédures

Les animaux recevront une injection d'hormones au niveau de la cavité péritonéale pour induire la production de gamètes (sperme et ovules) : anesthésie de 5 min pour une injection de 10 secondes. Les gamètes seront récoltées environ 20h après l'injection: anesthésie de 5 min pour une récolte des gamètes qui dure 30 sec à 1 min.

Impact sur les animaux

Les nuisances identifiées sont : - Stress lié à la manipulation, l'anesthésie, la séparation du groupe et le changement de bassin. - Stress et douleur liés à l'injection.

Devenir

La réalisation des fécondations constitue le début du projet qui vise à produire des pools d'animaux des différentes espèces étudiées à des âges précoces qui nous permettrons d'étudier comment se déroule la différenciation du sexe au sein de ces populations. Les animaux seront donc gardés en vie dans les installations expérimentales jusqu'à la fin de ces études. De plus ce sont des espèces difficiles à obtenir, dans le cas d'expériences complémentaires à réaliser nous devons conserver les géniteurs en vie tout le temps du projet.

Remplacement

L'identification des mécanismes impliqués dans le déterminisme du sexe est très variable d'une espèce à l'autre et ne peut pas se faire sur une espèce modèle ou sur un modèle cellulaire.

Réduction

La fécondation de trois couples peut donner, au mieux, jusqu'à 2000 oeufs. Lors des premières 24h il y a environ 50% de mortalité, il reste donc environ 1000 œufs. Lors de l’éclosion il y a une mortalité supplémentaire d’environ 20% soit 800 œufs. Enfin, nous savons que l’étape entre l’éclosion et la première alimentation est critique et engendre une mortalité qui va de 20% à 100% de mortalité suivant la qualité de la fécondation, la présence de moisissures, les malformations, la température et la qualité de l’eau… Les conditions d’élevage dans cette phase « éclosion – première alimentation » est très peu documentée et est en cours de mise au point dans l’ISC. Nous avons pour le moment beaucoup de mortalité (environ 100 embryons viables à 15 jours post fécondation sur une ponte de 17000 œufs). La stimulation de 3 couples est le minimum acceptable pour obtenir suffisamment d’embryons pour réaliser une cinétique.

Raffinement

Pour limiter la sur-stimulation des poissons par les hormones, il y a une pause de 2 semaine minimum entre 2 injections et après 4 stimulations les animaux restent plusieurs semaines (4 à 8 semaines) sans être manipulés. La présence régulière des animaliers pour le nourrissage, le nettoyage des bassins et la pêche régulière permet une habituation des poissons à la présence humaine et limite le stress lors de la pêche. L'environnement des aquariums est adapté à chaque espèce (eau foncée par de la tourbe, pH autour de 4, intensité de la lumière baissée...), des plantes d'ornements sont installées dans le bassin ainsi que sur les pondoirs.

Choix des espèces

Les espèces étudiées dans ce projet : les Piranhas, dont Metynnis, Myloplus et Pigocentrus, sont des poissons d'Amérique du sud (Guyane française entre autres) qui sont importants pour leur valeur économique et patrimoniale : Pêche commerciale (mer), pêche artisanale (subsistance / tradition). Ces espèces représentent également une grande richesse de la biodiversité pour les régions tropicales. La description des ces espèces et la caractérisation de leurs mécanismes de différentiation sexuelle et de reproduction est un enjeu important pour la préservation de cette biodiversité. Pour étudier les mécanismes de différenciation sexuelle nous utiliserons des animaux adultes et matures sexuellement, c'est à dire à partir d'un an.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1050
Souffrances
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▲ 1050
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Devenir
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 1050

Les souris de ce projet sont immunodéficientes et humanisées, la rate qu'on leur retire étant remplacée par des fragments de rate humaine, y compris de rate fœtale. 1 050 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie de quarante-cinq minutes, jusqu'à huit prélèvements sanguins répartis sur 112 jours et une échographie de quarante-cinq minutes tous les quatorze jours, leur immunodéficience les exposant par ailleurs aux infections. Le porteur justifie la mise à mort par le fait que ces animaux sont modifiés et greffés de tissu humain, et prévoit de proposer les rates murines retirées à des équipes d'immunologistes du campus comme source de cellules.

Objectifs

Le premier objectif du projet est d’explorer expérimentalement le rôle de filtration de la rate et les différents mécanismes physiques et biologiques à l’origine de la rétention des globules rouges dans la rate, en particulier dans le cadre de maladies héréditaires (drépanocytose, sphérocytose héréditaire, ...) ou acquises (Paludisme,...). Dans ces maladies, la déformabilité des globules rouges est altérée, entraînant une rétention dans la rate à l’origine d’anémie et de complications pouvant être graves. Les mécanismes d’anémie et de congestion de la rate sont complexes et requièrent un modèle expérimental. Les modèles murins conventionnels ne sont pas totalement pertinents pour analyser cette fonction physiologique et les mécanismes physiopathologiques. Des souris greffées par des fragments de rate humaine permettraient en revanche d’aborder ces questions. La filtration des globules rouges est un phénomène dynamique, tridimensionnel et multicellulaire, impossible à répliquer entièrement in vitro dans l’état actuel de la technique. L’étude aura également pour objectif d’étudier la prise de greffe et le développement de fragments de rate fœtale. Cela permettra d’analyser la fonction filtrante et immunologique de ces rates immatures en considérant que leur développement reflète – ou non – en partie la poursuite de leur développement physiologique. En deuxième objectif, nous souhaitons explorer la faisabilité de l’auto-greffe splénique humaine afin de restaurer une fonction déficiente, sur le modèle de la préservation de la fertilité par cryopréservation-réimplantation différée des ovaires en médecine humaine. Chez les patients atteints de drépanocytose, une splénectomie est parfois nécessaire du fait de complications graves. La cryopréservation d’une partie du tissu splénique permettrait sa réimplantation et la restauration d’une fonction splénique normale chez les patients guéris ultérieurement de leur drépanocytose. Démontrer dans le modèle murin la prise de greffe avec des fragments de rate humaine serait une indication forte du succès possible de notre démarche. La probabilité de succès est élevée du fait du phénomène de splénose (repousse de petits fragments spléniques), observé tant chez l’être humain que chez la souris.

Bénéfices attendus

La rate joue un rôle crucial dans le système immunitaire et aide à maintenir une circulation fluide des globules rouges en éliminant ceux qui pourraient obstruer les petits vaisseaux. En cas de certaines maladies des globules rouges, la rate peut devenir hyperactive, entraînant une anémie et d'autres complications. Les mécanismes exacts de ces processus ne sont pas encore bien compris. Un processus spécifique appelé "pitting" permet à la rate d'éjecter des corps rigides ou des parasites morts des globules rouges sans les endommager. Ce processus est difficile à étudier en laboratoire, car il nécessite l'utilisation de rates humaines, qui sont rares et limitées. Pour mieux comprendre ces mécanismes, l’étude propose de greffer des fragments de rate humaines sur des souris afin d'observer directement la filtration des globules rouges et d'évaluer les effets de médicaments sur la déformabilité des globules rouges. Ce modèle pourrait également être utilisé pour des interventions thérapeutiques ou prophylactiques. L’utilisation de rates fœtale permettrait également d’étudier la maturation de ces dernières dans notre modèle. La perte de fonction splénique peut entraîner des complications graves. Après une rupture de rate traumatique, la rate peut se régénérer spontanément, ce qui suggère qu'une réimplantation contrôlée de tissu de la rate pourrait améliorer le pronostic à long terme des patients. Cette étude préclinique est une étape nécessaire avant de solliciter l'agence de la biomédecine pour la mise en œuvre d'une démarche ambitieuse de préservation de la fonction de la rate chez l'être humain, ce qui pourrait avoir de grands bénéfices pour certains patients.

Procédures

Les animaux dans ce projet expérimental seront soumis : Procédure 1 : - 2 à 6 injections (15sec) sur animaux vigiles répétables toutes les 8-12h - 1 à 3 injections (15sec) sur animaux vigiles répétables toute les 8-12h - 1 chirurgie (45 min) sur animaux anesthésiés et analgésiés - 8 prélèvements sanguins sur animaux vigiles (30 sec) répétés tous les 14 jours sur une période totale de 112 jours - 1 échographie tous les 14 jours sur animaux endormis jusqu’à 112 jours (45min) Procédure 2 : - Pour l’ablation de la rate et la greffe, les interventions seront les mêmes que pour la procédure 1 - 1 échographie tous les 14 jours sur animaux anesthésiés jusqu’à un temps déterminé en procédure 1 (45 min) sur animaux anesthésiés - 2 injections (30 sec) espacées de 3 jours si besoin - 1 injection sur animaux endormis (2min) - 5 prélèvements sanguins (30sec) de faible volume répété à 1 min, 30 min, 2h, 24h et 48h - Imagerie sur animaux anesthésiés durant un temps défini ne dépassant pas 4 heures

Impact sur les animaux

Les souris utilisées sont immunodéficiente ce qui augmente leurs sensibilités aux infections. Les injections et prélèvements de sang peuvent causer une douleur légère et temporaire à chaque site d'injection. La piqure d’aiguille pour l’injection elle-même provoque une douleur légère de courte durée. La chirurgie (exérèse de la rate, greffe) quant à elle, entraîne une douleur et un inconfort modérés.

Devenir

Tous les animaux à la fin de la procédure seront mis à mort car étant des organismes génétiquement modifiés et/ou greffés et/ou injectés avec du tissu humain ils ne peuvent pas être réutilisés ou replacés.

Remplacement

La démarche n'est pas directement applicable chez l'être humain et nécessite une étape préclinique. Les seules données antérieures disponibles sur cette démarche de greffe de rate humaine ont été obtenues chez la souris. Les modèles in vitro et ex vivo préalablement développés présentent des limites dans leur puissance d’exploration (visualisation directe de la filtration des globules rouges, évaluation de l’impact des médicaments in vivo), ne pouvant être franchies que par l’expérimentation animale.

Réduction

Le nombre de souris impliquées est réduit au maximum pour confirmer la faisabilité de la démarche et évaluer les médicaments avant leur utilisation chez l'être humain. Nous souhaitons nous assurer d'une probabilité de prise de greffe fonctionnelle supérieure à 70%. L’utilisation de l’échographie pour évaluer la prise de greffe lors de nos procédures permet un suivi transversal permettant de réduire le nombre d’animaux. Les rates murines enlevées lors de la splénectomie préparatoire seront proposées à des équipes d’immunologistes du campus comme source de cellules. Le nombre d’animaux a été défini avec un biostatisticien et à l’aide d’un outil statistique où nous considérons deux groupes et 3 répétitions. Chaque répétition sera divisée en 4 jours d'expériences, avec 2 animaux par groupe et par jour. Par conséquent, nous considérons un effet aléatoire jour qui inclut à la fois les effets de la répétition et du jour. Un effet lot/jour pourrait représenter 10,00 % de la variabilité totale, ce qui nous amène à multiplier le nombre total d'individus par un facteur adapté par rapport à une situation où aucun effet de lot n'est attendu. Résolution statistique de l'expérience : Nous avons décidé d'utiliser 8 individus par groupe et par répétition, ce qui porte le nombre total d'individus à 48. En tenant compte d'un effet lot/jour de 10,00 %, ces nombres devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des effets importants à très importants.

Raffinement

Le choix du modèle animal participe au raffinement en sélectionnant une espèce et une souche adaptées aux objectifs scientifiques tout en minimisant l’inconfort. Leur immunodéficience impose un hébergement en conditions sanitaires strictes où tout ce qui sera en contact avec les animaux sera stérile pour limiter les risques infectieux. Les interventions chirurgicales et injections seront faites sous anesthésie gazeuse avec une analgésie adaptée afin de limiter la douleur, le stress et d’optimiser la récupération. Des plaques chauffantes préviendront l’hypothermie, une réhydratation post-opératoire sera assurée, et un gel appliqué pour éviter le dessèchement oculaire. Les greffons stériles seront traités afin de garantir une asepsie maximale et prévenir toute infection ou réponse inflammatoire. La greffe sera effectuée là où la rate se régénère naturellement. Cette technique est privilégiée car elle est robuste et évite une nouvelle incision. L’échographie permet un suivi transversal des animaux et déceler des signes précoces de nécrose des greffons. Les animaux seront observés quotidiennement, avec des critères d’évaluation précis basés sur les recommandations de la SBEA. Des points limites spécifiques et précoces, tels qu’une perte de poids, des signes de détresse, des signes inflammatoires ou d’infections sont identifiés et pourrons permettre de traiter l’animal avec l’avis du vétérinaire et le cas échéant, la mise à mort sera réalisée.

Choix des espèces

Notre objectif est de développer des mesures fiables et indépendantes de fonctionnement anormal de la rate. Nous utilisons plusieurs techniques. Les marqueurs actuels, peu adaptés aux contraintes hospitalières, nécessitent une validation plus robuste comme prédicteurs de gravité. Le produit final visé est un test biologique de routine quantifiant la fonction splénique. Pour atteindre cet objectif, un modèle expérimental animal est indispensable. Après avoir testé diverses hypothèses physiopathologiques et agents pharmacologiques in vitro, nous devons désormais confirmer nos résultats in vivo pour proposer de nouvelles solutions thérapeutiques. Un modèle murin est essentiel, car les systèmes moins évolués ne reflètent pas suffisamment le contexte humain. L’humanisation du modèle murin par greffe d’organes humains a déjà permis des avancées significatives dans la compréhension de plusieurs phénomènes physiopathologiques. De jeunes adultes de 8 semaines seront utilisés afin d’être suffisamment âgés pour permettre une chirurgie aisée et suffisamment jeunes pour permettre un suivi prolongé (3 mois). De plus, cet âge correspond à l’âge des souris dans l’article publié sur lequel nous nous basons pour ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 6336
Souffrances
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▲ 6056
▲ 280
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Devenir
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 6336

Génétiquement modifiées, et pour certaines immunodéficientes donc exposées à un risque infectieux accru, 6 336 souris vont être utilisées dans un projet sur l'hyperplasie bénigne de la prostate, 6 056 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 280 un niveau modéré. Tous les nouveau-nés subissent une biopsie de la queue d'un à deux millimètres. Une partie reçoit ensuite des injections intrapéritonéales pendant huit semaines ou des gavages quotidiens pendant 28 jours, avec un risque de perforation de l'œsophage et de passage de la solution dans les poumons. Seuls les mâles entrent en procédure, une partie des femelles étant utilisée pour la reproduction puis tuée, les autres tuées sans entrer dans le protocole, et chaque mâle dont le génotype ne convient pas tué après génotypage.

Objectifs

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) est une maladie touchant un homme sur deux à l’âge de 50 ans et près de 100% à 80 ans. Le nombre de patient est destinée à augmenter avec le vieillissement de la population. Malgré sa fréquence, cette maladie inflammatoire reste méconnue et peu de traitements sont actuellement disponible. Récemment, il a été montré qu’une molécule était impliqué dans le développement de cette maladie et qu’elle était associée à l’inflammation. Cette étude a pour objectif d’évaluer le potentiel thérapeutique de l’inhibition de différents composants de l’inflammation et de cette molécule en comparaison avec le traitement actuel. Ce projet est réparti sur 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Afin de trouver de nouvelles approches thérapeutiques, il est nécessaire d’identifier les facteurs impliqués dans le développement de la maladie. Ce projet permettrait de définir, in vivo, chez la souris, si l’inhibition de ce facteur ou de composants de l’inflammation limiterait le développement de la maladie. Dans un second temps, nous comparerons ces approches thérapeutiques au traitement actuel donné aux patients. Enfin, si les résultats sont positifs, nous mesurons le potentiel effet bénéfique d’une approche combinée de nos candidats avec le traitement actuel.

Procédures

Dans les deux établissements utilisateurs, tous les nouveau-nés subiront une biopsie caudale de 1 à 2 millimètres. Une partie des animaux subiront soit des injections intra-péritonéales (de quelques secondes) tous les dix jours durant 8 semaines ou quotidiennement durant 28 jours ; soit des traitements par gavage (de quelques secondes) tous les jours pendant 28 jours.

Impact sur les animaux

Certaines souris sont immunodéficientes et ont un risque infectieux plus élevé. La contention et la biopsie peuvent provoquer un stress et une légère souffrance chez l’animal. Les injections intra-péritonéales répétées peuvent induire une irritation et/ou une douleur au niveau de la zone d’injection. Le gavage répété comporte un risque de perforation de l’œsophage ainsi qu’un risque d’arrivé de la solution dans le poumon entrainant des signes de détresse respiratoire.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort. Quelques femelles seront utilisées pour les accouplements puis mises à mort. Les autres femelles non gardées seront mises à mort. Parmi les animaux générés, seuls les mâles iront en procédure. Au sein des mâles, chaque animal sera mis à mort suite à un génotypage ne présentant pas d’intérêt pour l’étude, à des prélèvements post-mortem, à un score supérieur ou égal à 4 de la grille de score de points limites, un score maximal dans un seul des points limites, à la fin de la durée de traitement prévue.

Remplacement

Selon le principe du Remplacement, des études préliminaires ont été menées sur des modèles cellulaires in vitro afin d’évaluer la pertinence et la durée des traitements choisis. Pour répondre à nos questions, l’utilisation de modèles de souris est indispensable car aucun système ne permet de reproduire le développement de l’hyperplasie bégnine de la prostate ni les interactions avec les différentes cellules immunitaires qui ont une grande dynamique au sein d’un même organe et dans le corps.

Réduction

Selon le principe de réduction, le nombre d’animaux utilisé a été calculé sur la base d’un plan expérimental stéréotypé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes.

Raffinement

Tous les animaux sont maintenus en groupe sociaux dans un environnement enrichi. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis selon des grilles de score. Si, pour des raisons de protocole, une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologies. De plus, de nombreux outils d’analyse ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests sur modèles cellulaires et les études cliniques. Le modèle ici utilisé est préféré aux autres modèles de souris car il reproduit fidèlement la pathologie étudiée et nous permet d’essayer de la traiter.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 6336
Souffrances
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▲ 6056
▲ 280
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Devenir
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 6336

Issues de l'élevage de lignées génétiquement modifiées réparti sur deux établissements, 6 336 souris vont être utilisées, 280 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 6 056 d'un niveau léger. Tous les nouveau-nés subissent une biopsie de la queue pour le génotypage, et une partie reçoit des injections dans le ventre tous les dix jours pendant huit semaines, ou un gavage quotidien pendant vingt-huit jours, geste dont le porteur reconnaît le risque de perforation de l'œsophage. Seuls les mâles entrent en procédure, les femelles qui ne servent pas à la reproduction étant tuées, comme les animaux dont le génotype ne présente pas d'intérêt pour l'étude. Le porteur affirme qu'aucun système ne reproduit l'hyperplasie de la prostate ni la dynamique des cellules immunitaires dans l'organe, et juge le recours à la souris "indispensable" après des essais préliminaires sur cellules.

Objectifs

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) est une maladie touchant un homme sur deux à l’âge de 50 ans et près de 100% à 80 ans. Le nombre de patient est destinée à augmenter avec le vieillissement de la population. Malgré sa fréquence, cette maladie inflammatoire reste méconnue et peu de traitements sont actuellement disponible. Récemment, il a été montré qu’une molécule était impliqué dans le développement de cette maladie et qu’elle était associée à l’inflammation. Cette étude a pour objectif d’évaluer le potentiel thérapeutique de l’inhibition de différents composants de l’inflammation et de cette molécule en comparaison avec le traitement actuel. Ce projet est réparti sur 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Afin de trouver de nouvelles approches thérapeutiques, il est nécessaire d’identifier les facteurs impliqués dans le développement de la maladie. Ce projet permettrait de définir, in vivo, chez la souris, si l’inhibition de ce facteur ou de composants de l’inflammation limiterait le développement de la maladie. Dans un second temps, nous comparerons ces approches thérapeutiques au traitement actuel donné aux patients. Enfin, si les résultats sont positifs, nous mesurons le potentiel effet bénéfique d’une approche combinée de nos candidats avec le traitement actuel.

Procédures

Dans les deux établissements utilisateurs, tous les nouveau-nés subiront une biopsie caudale de 1 à 2 millimètres. Une partie des animaux subiront soit des injections intra-péritonéales (de quelques secondes) tous les dix jours durant 8 semaines ou quotidiennement durant 28 jours ; soit des traitements par gavage (de quelques secondes) tous les jours pendant 28 jours.

Impact sur les animaux

Certaines souris sont immunodéficientes et ont un risque infectieux plus élevé. La contention et la biopsie peuvent provoquer un stress et une légère souffrance chez l’animal. Les injections intra-péritonéales répétées peuvent induire une irritation et/ou une douleur au niveau de la zone d’injection. Le gavage répété comporte un risque de perforation de l’œsophage ainsi qu’un risque d’arrivé de la solution dans le poumon entrainant des signes de détresse respiratoire.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort. Quelques femelles seront utilisées pour les accouplements puis mises à mort. Les autres femelles non gardées seront mises à mort. Parmi les animaux générés, seuls les mâles iront en procédure. Au sein des mâles, chaque animal sera mis à mort suite à un génotypage ne présentant pas d’intérêt pour l’étude, à des prélèvements post-mortem, à un score supérieur ou égal à 4 de la grille de score de points limites, un score maximal dans un seul des points limites, à la fin de la durée de traitement prévue.

Remplacement

Selon le principe du Remplacement, des études préliminaires ont été menées sur des modèles cellulaires in vitro afin d’évaluer la pertinence et la durée des traitements choisis. Pour répondre à nos questions, l’utilisation de modèles de souris est indispensable car aucun système ne permet de reproduire le développement de l’hyperplasie bégnine de la prostate ni les interactions avec les différentes cellules immunitaires qui ont une grande dynamique au sein d’un même organe et dans le corps.

Réduction

Selon le principe de réduction, le nombre d’animaux utilisé a été calculé sur la base d’un plan expérimental stéréotypé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes.

Raffinement

Tous les animaux sont maintenus en groupe sociaux dans un environnement enrichi. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis selon des grilles de score. Si, pour des raisons de protocole, une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologies. De plus, de nombreux outils d’analyse ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests sur modèles cellulaires et les études cliniques. Le modèle ici utilisé est préféré aux autres modèles de souris car il reproduit fidèlement la pathologie étudiée et nous permet d’essayer de la traiter.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 945
Souffrances
▲ -
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▲ 945
Devenir
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 945

945 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un cathéter leur est implanté par une chirurgie du dos, puis une injection de formol sous la peau de la patte provoque une inflammation que le porteur décrit comme une douleur locale intense, avec des gonflements et jusqu'à vingt-cinq prélèvements de sang possibles par animal. Les retombées annoncées pour les patients, des antalgiques efficaces sans les effets secondaires des opiacés, sont renvoyées au long terme, l'attente à court terme se limitant à des posters et des articles. Sur le remplacement, le porteur affirme que les modèles in silico et in vitro n'atteignent pas la douleur comme "expérience sensorielle et émotionnelle" et conclut au recours au rat.

Objectifs

La douleur est encore dans les principales causes d’arrêt maladie. Très mal soignée ou avec de nombreux effets secondaires, il est important de continuer la recherche pour développer de nouvelles pharmacologies de références. La douleur inflammatoire est associée à des phénomènes d’inflammation qui perdurent anormalement. Dans des conditions normales, l’inflammation aiguë est essentielle pour protéger l’organisme contre les agents pathogènes ainsi que pour favoriser la réparation des tissus. À l’inverse, une inflammation chronique, qui dure 6 semaines ou plus, entraîne des lésions tissulaires et des douleurs indésirables. Les modèles in vivo, aident à comprendre les mécanismes physiopathologiques responsables de la génération de douleurs inflammatoires chroniques et permettent l’identification de nombreux candidats médicaments analgésiques. L’implantation de cathéter permettra l’évaluation de l'efficacité de composés administrés en perfusion directement au niveau central. elle sera évaluée par le test du formol, qui est couramment décrit dans la littérature et est réalisé dans le laboratoire depuis plusieurs années. L’objectif de ce projet est donc de proposer une méthode pertinente qui permettra l’évaluation de l’efficacité de nouvelles molécules à visée analgésique qui pourront ensuite être utilisées en clinique. Le but, à long terme, étant de mieux traiter les patients souffrant de douleurs et de limiter les effets secondaires des composés utilisés.

Bénéfices attendus

Les molécules de référence dans le traitement de la douleur sont soit peu efficaces, soit avec de nombreux effets secondaires (Opiacés : Impact sur le transit, tolérance…). Le but de ce projet est de tester de nouveaux candidats médicaments dans des tests de douleur reconnus. Ils seront comparés aux molécules de références testées en cliniques. Le bénéfice à long terme de ce projet est donc la mise au point de nouveaux composés antalgiques efficaces et avec peu d’effets secondaires destinés à l’évaluation en étude clinique puis à la mise à disposition des patients mais aussi à destination du domaine de la santé animale A plus court terme, la publication de posters/articles scientifiques pour mettre en évidence certains résultats encourageants sera envisagée.

Procédures

L’implantation du cathéter nécessaire pour le traitement se fait via une chirurgie au niveau dorsale qui dure 10-15min sous anesthésie avec un traitement local de la douleur. La stimulation chimique induisant une douleur locale intense. Les animaux seront également isolés dans des compartiments le temps des tests. Les animaux recevront des traitements de composés par injection. Ces actes durent quelques secondes. Ils pourront être réalisés une seule fois, ou plusieurs fois par jour espacé de 0min (simultanément) à plusieurs heures (2-4-6-8-12) ou même de plusieurs jours (une fois par semaine, un jour sur deux pendant 3 semaines maximum) Ceci est dépendant de la pharmacocinétique du composé testé. De plus, les animaux pourront subir des prélèvements de sang en répétés ou en prélèvement unique afin de suivre la pharmacocinétique du composé testé. Les prélèvements de sang durent maximum 3 minutes et les animaux peuvent être sous anesthésie pendant 5minutes. Les prélèvements sont limités à un maximum par jour selon les recommandations en vigueur (nombre maximum théorique: 25 prélèvements)

Impact sur les animaux

Le modèle du formol est un modèle de douleur inflammatoire. Des nuisance liées à l’inflammation sont donc attendues notamment des gonflements ( nuisances modérées à sévères selon l’inflammation). Les nuisances liées aux tests sont dues à l’application d’une injection unique d’un agent inflammatoire (stimulation chimique) en sous-cutanée plantaire (nuisance légère < 1 min). Les tests sont pratiqués sur animal dans une boîte en plexiglass avec une mobilité possible mais réduite (nuisance légère, 1h maximum) De plus, l’ensemble des animaux pourra subir des nuisances liées à l’administration unique ou répétée de composés (lésion superficielle : nuisance légère < 1 min, administration répétée : nuisance modérée). Les composés administrés peuvent induire des effets secondaires listés dans les points limites (posture anormale, sédation). Enfin, les animaux peuvent subir des prélèvements de sang en répétés ou unique afin de suivre la pharmacocinétique du composé (nuisance légère < 3 min). Les nuisances liées à la pose du cathéter et du système de perfusion sont : le risque d’infection, l’apparition de tissu cicatriciel et l’anesthésie.

Devenir

La douleur induite par ce test ne permet pas un retour à l’état physiologique de base. Les animaux ne peuvent donc pas être gardés. De ce fait, dès la fin de la phase expérimentale, les animaux sont euthanasiés par le personnel habilité du laboratoire.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de candidats médicaments analgésiques. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus, mais pas sur la douleur dans sa globalité. Selon sa définition par l’IASP (International Association for the Study of Pain), la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle ». L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie; faute de quoi la douleur n'est pas étudiée dans toute sa complexité.

Réduction

Ce test est couramment mis en place au sein de la structure. De nombreuses données ont été générées afin de calculer au mieux le nombre d’animaux minimum nécessaire pour réaliser des analyses statistiques à postériori. Pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisé est réduit à un minimum acceptable pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été fixé à n=12 en se basant sur les données disponibles. Il est attendu que le nombre d’animaux effectivement nécessaire soit inférieur aux prévisions de cette demande d’autorisation de projet. Classiquement une étude est composée de 5 à 6 groupes.

Raffinement

Les animaux ont accès dès leur arrivée dans l’animalerie à de l’enrichissement (tunnel en polycarbonate rouge transparent, briquettes en bois) et sont habitués à la salle d’expérimentation et aux tests (enceinte) afin de limiter leur stress. Un système de surveillance de l’état général des animaux associé à des points limites est mis en place au laboratoire. Lors de ce test un temps maximal d’observation est en place afin de limiter la douleur. Une anesthésie est appliquée avant chaque acte le nécessitant et le permettant : prélèvements, pose de cathéter. Une surveillance accrue des animaux est mise en place au vu de la thématique de la recherche. Des points limites sont clairement établis et des mesures sont mise en place suite à la pose de cathéter : aliments placés dans la cage de l’animal si difficultés à se nourrir, injection de solutions hydratantes en cas de déshydratation.

Choix des espèces

La question du remplacement des rongeurs par d’autres espèces est critique et suivie avec attention au sein du laboratoire. Chez ces espèces la démonstration la capacité à ressentir la douleur telle que définie par l’IASP est récente et les modèles in vitro d’étude de la pharmacologie de la douleur à visée clinique ne sont pas encore développés. Le rat a été sélectionné pour ce projet en se basant sur plusieurs critères : a) sensibilité aux stimuli nociceptifs utilisés dans ce projet ; b) large caractérisation du comportement et des modèles dans la littérature ; c) efficacité dans cette espèce des médicaments utilisés chez l’homme sont efficaces pour soulager une douleur équivalente suggérant l’existence de mécanismes biologiques communs. Les animaux utilisés pour l’ensemble des procédures sont des animaux juvéniles (4-7semaines). Ce stade a été choisi car il permet un suivi sur plusieurs semaines des animaux, évitant d’avoir des animaux âgés pour lesquels des pathologies liées à l’âge pourraient interférer avec nos résultats.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 9000
Souffrances
▲ -
▲ 3600
▲ 4800
▲ 600
Devenir
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 -
 -
 9000

9 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère, au sein d'un service d'animalerie qui met des batteries de tests comportementaux à la disposition des équipes de neurosciences. Les souriceaux subissent une biopsie de la queue entre trois et six jours de vie, les adultes une restriction alimentaire de quinze jours destinée à les motiver, puis jusqu'à huit tests de locomotion, huit tests d'anxiété et de sociabilité et sept tests cognitifs étalés sur onze semaines. Certaines lignées présentent des convulsions, des troubles moteurs qui compliquent l'accès à l'eau et à la nourriture, ou un retard de croissance, et le porteur présente ce phénotypage comme un moyen de fixer des points limites plus précoces et d'"assurer le bien-être animal". 3 264 animaux passent ensuite en utilisation continue vers d'autres projets autorisés, une partie rejoint les élevages, les autres sont tuées.

Objectifs

L’objectif du projet est de proposer par un service d’animalerie dédié un ensemble de tests (et protocoles) comportementaux mis à la disposition des équipes de recherche qui étudient les neurosciences. Le but est d’explorer des modèles de souris ayant des neuropathologiques qui miment un ensemble de maladies ou de troubles affectant le système nerveux, notamment le cerveau, la moelle épinière et les nerfs périphériques et de caractériser une altération de la santé de l’animal (phénotype dommageable). La meilleure connaissance de ces nouveaux modèles permettra dans le cas d’un phénotype dommageable de déterminer des points limites précoces afin d’améliorer le bien-être animal. L’ensemble des tests couvrent tous les âges (présevrage, juvénile, adulte et sénior) selon des protocoles classiques et modulables et selon les modèles pour s’adapter aux observations préliminaires qui ont conduit à la demande d’exploration comportementale par le chercheur.

Bénéfices attendus

Une meilleure connaissance du phénotype des animaux permet de déterminer des points limites plus précoces, permet d’assurer le bien-être animal, de faire progresser les connaissances neuropathologiques des modèles générés par les chercheurs afin d'établir de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement de ces pathologies.

Procédures

Dans le cadre du projet, différentes interventions sont réalisées : Interventions sur des animaux vigiles (conscients) : 1. Biopsie de queue : Réalisée sur des souriceaux âgés de 3 à 6 jours, cette intervention rapide (moins d’une minute) permet d’analyser leur patrimoine génétique afin de confirmer leur génotype. 2. Restriction alimentaire : Chez les souris adultes, une restriction modérée peut être appliquée pendant 15 jours afin de stimuler leur motivation lors de certains tests comportementaux. 3. Tests comportementaux : Divers tests sont menés pour évaluer l’activité motrice, la sociabilité, l’anxiété ou les capacités d’apprentissage. 4. Tests de locomotion : Très brefs (moins de 5 minutes), ils peuvent être réalisés deux fois par jour pendant 4 jours consécutifs, soit jusqu’à 8 tests sur 2 semaines. 5. Tests d’anxiété et d’interaction sociale : Ils durent entre 10 et 40 minutes, avec un jour de repos entre chaque session, pour un maximum de 8 tests répartis sur 3 semaines. 6. Tests cognitifs : Ils comportent entre 1 et 8 essais par jour, pendant 1 à 15 jours, dans une limite de 7 tests répartis sur 11 semaines. 7. Phénotypes dommageables : Certaines souris, en raison de modifications génétiques, peuvent présenter des troubles moteurs, des convulsions ou un retard de croissance. 8. Prélèvements sanguins : Deux prélèvements sont réalisés sur des animaux adultes vigiles, espacés de deux semaines, chacun durant moins d’une minute, afin d’analyser certains paramètres biologiques. 9. Évaluation globale : Des observations régulières de l’état physique et du comportement sont effectuées pour détecter précocement tout signe de malaise ou de maladie. 10. Interventions sous anesthésie – Chirurgie terminale : Une intervention courte (environ 5 minutes) est pratiquée sous anesthésie générale avec analgésie, sans réveil de l’animal (chez des juvéniles ou adultes).

Impact sur les animaux

La manipulation et la contention des souriceaux induisent un léger stress. Le prélèvement à la queue induit une douleur lors du prélèvement et un saignement est possible. Lors des tests comportementaux un léger stress peut être induit par la découverte d’un nouvel environnement. La séparation maternelle, peut également induire un stress chez les nouveau-nés et un abandon de la progéniture par la mère. La restriction alimentaire provoquera une sensation de faim et une perte de poids de l’animal. Le test de comportement interaction sociale peut induire des comportements anxieux et de l’agressivité chez les animaux. L’anesthésie peut induire dans de rare cas une hypothermie, une détresse respiratoire, voire un arrêt cardiorespiratoire. Les modèles de neuropathologies sont susceptibles de ressentir des douleurs allant de légères à sévères. En cas de crises d’épilepsie à un stade élevé, une fatigue, une atonie et une perte de poids peuvent également se manifester. Les troubles moteurs entraînent des difficultés de mouvement, rendant l'accès à l'eau et à la nourriture plus compliqué. Le retard de croissance affecte le développement des animaux, ce qui se traduit par un sevrage plus tardif. L’hébergement individuel peut induire un stress social

Devenir

L’ensemble des animaux qui ne sont pas euthanasiés à l’issus de ce projet rentreront en utilisation continue (N 3264) pour d’autres projets autorisés. Les souris dédiées aux tests de comportement seront euthanasiées pour réaliser des analyses histologiques. Les souris non utilisées pour des objectifs scientifiques seront pour une partie utilisée pour le maintien des élevages et pour une seconde partie euthanasiée.

Remplacement

Nos projets en neurosciences reposent sur des approches in vitro pour étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires dans un environnement contrôlé. Cependant, les modèles animaux sont indispensables pour analyser les interactions neuronales complexes, explorer les dynamiques cérébrales et valider les résultats in vitro dans un organisme vivant. Les alternatives aux modèles animaux, telles que les cultures cellulaires, les organoïdes cérébraux et les simulations informatiques, ont progressé ces dernières années. Ces méthodes permettent d'approfondir la compréhension des mécanismes neuronaux tout en évitant les contraintes éthiques. Les cultures en 2D et les organoïdes en 3D reproduisent certains aspects du développement neuronal, mais ne peuvent reproduire la complexité fonctionnelle et structurelle du cerveau. Malgré leurs avancées, ces alternatives présentent des limites. Les organoïdes manquent de vascularisation et d’interactions avec les systèmes immunitaire et circulatoire, tandis que les simulations informatiques, bien qu'efficaces, ne remplacent pas les connaissances acquises par l’expérimentation biologique. Ainsi, bien que les approches in vitro et informatiques réduisent l'utilisation des animaux, elles ne peuvent totalement s’y substituer.

Réduction

La taille des groupes expérimentaux est optimisée de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés pour le projet, tout en conservant une puissance statistique suffisante pour pouvoir obtenir des résultats reproductibles. Sur la base de résultats d’expériences et de publications utilisant des techniques similaires, nous pouvons déterminer la taille des groupes. Le nombre d’animaux utilisé pour ce projet est de 9000

Raffinement

Avant le début de chaque procédure l’animal sera pesé et son état général contrôlé. En cas de signe de douleur les animaux seront exclus du protocole. L'acclimatation des animaux à l'expérimentateur sera effectuée à raison de 10 minutes par jour sur une période de 5 jours Pour limiter le stress des femelles allaitantes et un éventuel rejet de leurs progénitures après manipulations, les mains gantées des expérimentateurs sont imprégnées de l’odeur de la sciure de la cage avant de manipuler les petits. Les animaux subissant une restriction alimentaire, seront sortis du protocole en cas d’une perte de poids supérieure à 15 pour cent de leur poids initial et remis dans une cage d’hébergement avec à disposition un aliment enrichi . L’état des animaux est alors surveillé plusieurs fois par jour. Le raffinement des phénotypes dommageables repose sur une surveillance précoce des nuisances et l’adoption d’un hébergement adapté, avec enrichissements et manipulations douces pour certaines lignées. L’évaluation du bien-être est non invasive, basée sur des paramètres zootechniques et physiologiques. En cas de détection d’un phénotype dommageable, une prise en charge immédiate est effectuée. Les enrichissements sont ajustés au type d’animaux et les points limites définis tôt. La chirurgie est réalisée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires, en utilisant des agents anesthésiques et analgésiques. Les animaux seront euthanasiés par des méthodes adaptées et réglementaires dans une pièce isolée du reste des autres souris.

Choix des espèces

Les équipes de recherche utilisent le modèle souris, essentiel pour les études en neurosciences en raison de sa similarité génétique avec l'homme. Les chercheurs demandant des phénotypages se concentrent sur ce modèle, qui permet d'étudier les mécanismes génétiques sous-jacents à des maladies, notamment neurodégénératives et psychiatriques. Selon les premières observations faites, les animaux pourront être utilisé dès la naissance, ou à partir du sevrage, ou à l’âge adulte.