Système cardiaque

1229 contenus, page 43 sur 103
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 18
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 18
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 18

Pour vérifier chez l'animal vivant qu'un gène de l'horloge biologique commande les flux d'ions du cœur, 18 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Chacune reçoit un capteur implanté sous la peau au cours d'une chirurgie de vingt minutes, capteur qui reste en place onze à douze jours, durée pendant laquelle le porteur reconnaît un inconfort permanent et des bagarres entre animaux le temps de la cicatrisation. Six injections dans l'abdomen complètent le protocole. Les 60 000 morts subites cardiaques annuelles en France servent à situer l'enjeu, la protéine étudiée n'étant présentée comme cible thérapeutique possible qu'à plus long terme.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Parmi elles, l’insuffisance cardiaque a un pronostic grave, avec plus de 75% des hommes et plus de 50% des femmes décédant 5 ans après le diagnostic, la mort subite cardiaque restant la cause majeure des décès. La mort subite est due à des arythmies, c’est-à-dire des anomalies dans le rythme des battements cardiaques. Il est aujourd’hui connu que ces arythmies mortelles sont plus fréquentes à certains moments de la journée, particulièrement le matin au moment du réveil, et à un moindre degré dans la soirée. En revanche, on ne comprend pas complètement pourquoi ce sont ces moments en particulier. Même si l’activité du cerveau et d’autres variations d’hormones sont impliquées dans ces rythmes de la journée, un mécanisme moléculaire au niveau des cellules cardiaques, l’horloge biologique, pourrait également être impliqué. En effet, bon nombre de fonctions biologiques et de maladies, incluant l’activité électrique cardiaque, suivent une horloge biologique journalière interne. Ce système est double : il y a une horloge principale centrale située dans le cerveau, et des horloges présentes dans presque tous les tissus et cellules de l’organisme, dont le cœur. Le fonctionnement de ces horloges repose sur l’expression locale de gènes « horloge » selon un rythme régulier, d’environ 24h. Nous avons prouvé in vitro qu’un des gènes de cette horloge cardiaque serait le dernier maillon qui contrôle les variations des flux d’ions des cellules du cœur. Ces flux d’ions sont essentiels à la fonction cardiaque et leurs perturbations engendrent les arythmies. Nous avons mis en évidence ce nouveau lien entre l’horloge journalière et la fonction cardiaque au niveau cellulaire et le but de ce projet est confirmer cela in vivo.

Bénéfices attendus

De nombreuses fonctions du corps (sommeil, température, fréquence cardiaque...) sont régulées selon un rythme de 24h. Les battements cardiaques sont notamment rythmés par nos phases d’activité et de repos, elles-mêmes commandées par une horloge biologique. Cette horloge repose sur l’expression de gènes « horloge » dans le cerveau et les cellules cardiaques. De même, les maladies cardiovasculaires sont plus fréquentes à certains moments de la journée : les morts subites cardiaques sont dues à des anomalies des battements cardiaques et sont plus nombreuses au moment du réveil. Ces morts subites cardiaques touchent environ 60 000 personnes par an en France et sont encore incomprises. Nous avons mis en évidence dans des études in vitro et ex-vivo un gène qui serait le médiateur final contrôlant les variations journalières des flux d’ions dans les cellules du cœur. La confirmation in vivo de ce rôle offrirait non seulement une meilleure compréhension du contrôle selon le rythme journalier du rythme cardiaque normal et mais aussi des pathologies qui découlent de sa dérégulation, comme les morts subites. A plus long terme, cette protéine pourrait être une nouvelle protéine clé à la fois pour le diagnostic prédictif des morts subites et comme nouvelle cible thérapeutique dans le champ des maladies cardiaques mais pas seulement.

Procédures

Tous les animaux vont être implantés sous la peau avec un capteur qui permet de mesurer et transmettre l’activité électrique cardiaque ; c’est une opération chirurgicale d’environ 20 minutes; le capteur reste en place environ 11 à 12 jours. Des mesures par télémétrie sont ensuite effectuées pendant 24h sans isoler les animaux. Tous les animaux recevront 6 injections intra-péritonéales d’un agent pharmacologique ou de son véhicule; chaque injection dure moins de 5 secondes.

Impact sur les animaux

La chirurgie pour l’implantation de capteurs peut entrainer une douleur dues aux sutures ainsi qu'un inconfort de l'animal. La douleur suite à l’intervention chirurgicale peut durer quelques jours jusqu’à cicatrisation complète. L’inconfort dû au capteur est présent tout le temps d’implantation c’est-à-dire 11 jours (1 semaine de repos après implantation, 3 jours de traitement et 24h d’enregistrement). Pendant la phase de cicatrisation, on observe parfois des comportement d’agressivité entre animaux. Les injections intrapéritonéales avant l'enregistrement du rythme cardiaque peuvent induire un stress léger chez l'animal, dû à la contention, de très courte durée.

Devenir

A la fin de la préocédure, tous les animaux sont euthanasiés car nous avons besoin de prélever les organes pour des analyses de biologie moléculaire.

Remplacement

Cette étude est un complément à une étude in vitro sur cellules très poussée, qui a permis d’identifier un nouvel acteur de l’horloge biologique dans le cœur. Néanmoins, au vu du niveau de complexité et de la spécialisation des cellules cardiaques, aucun système cellulaire (lignées, organoïdes, organes bio-artificiels ou organs-on-a-chip) ne permet de récapituler totalement la fonction et le dysfonctionnement cardiaque. Les modélisations par ordinateur ne sont pas non plus suffisantes pour mimer une telle complexité. Le cœur est un organe complexe, composé anatomiquement de plusieurs compartiments et physiologiquement de plusieurs tissus spécialisés. En complément des études déjà réalisées in vitro, il est indispensable d’étudier le cœur intégré à l’organisme. La souris est un bon modèle car les gènes étudiés sont conservés

Réduction

Une planification à l’aide de logiciels de statistiques nous a permis de déterminer le nombre d’animaux minimum nécessaires pour obtenir des résultats fiables. En fin d’expérimentation, les animaux seront euthanasiés et des expériences de biologie moléculaire seront effectuées afin d’optimiser les ressources à notre disposition.

Raffinement

Les animaux élevés au sein de l’animalerie seront pris en charge et observés de leur naissance à leur euthanasie. Les cages des animaux seront enrichies et les animaux seront suivis par un personnel spécifiquement formé. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux stables formés d’individus compatibles, dans une pièce où les paramètres environnementaux (Température, hygrométrie, lumière) et sanitaires sont contrôlés. Les souris feront l’objet d’une surveillance quotidienne et de pesées régulières en fonction des procédures. Une grille de score a été définie, évaluant les paramètres suivants: apparence, comportement naturel, hydratation, signes cliniques et comportement provoqué. Des points limites, en fonction du score obtenu selon cette grille, ont été décidés, menant à l’administration d’analgésie supplémentaire ou à l’euthanasie. Toutes les procédures impliquant une chirurgie sur l'animal seront pratiquées en utilisant des anesthésiques et analgésiques.

Choix des espèces

La souris constitue un bon modèle cardiovasculaire car c’est un mammifère possédant un cœur à 4 cavités et une physiologie semblable à l’être humain. De plus, les gènes horloge sont hautement conservés entre tous les mammifères. Enfin, cette espèce est la plus couramment utilisée comme modèle d'étude de la fonction cardiovasculaire. Ainsi, ces animaux représentent un bon modèle sur le plan physiologique et génétique. Nous souhaitons étudier des animaux adultes, avec un cœur complètement développé, donc d’environ 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 640
Souffrances
▲ -
▲ 312
▲ 328
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 640

Une stimulation électrique poussée jusque dans le cœur, sous anesthésie et sans réveil, termine le parcours des souris transférées vers l'animalerie d'expérimentation. 640 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées, les cœurs prélevés pour analyse. Le porteur décrit l'échocardiographie comme une procédure "non invasive et non douloureuse", et indique par ailleurs que la lignée porte un phénotype dommageable pouvant provoquer des troubles du rythme jusqu'au décès. Les reproducteurs en fin de reproduction, les animaux écartés à cause de leur génotype et les hétérozygotes "générés en surplus" sont tués sans entrer dans le projet.

Objectifs

Le projet s’insère dans un contexte de recherche qui a pour but de comprendre les mécanismes à l’origine de pathologies cardiovasculaires afin de pouvoir envisager de nouveaux traitements. Pour cela l’effet de diverses substances ou de protéines mutantes introduites chez des souris normales est étudié et leurs conséquences physiologiques chez l’animal sont mesurées. Ces expériences nécessitent un suivi phénotypique. L’objectif du projet est la caractérisation fonctionnelle d’une mutation humaine dans un gène qui vient d'être découvert comme responsable d'une nouvelle forme de cardiomyopathie associée à des troubles du rythme cardiaque pouvant conduire à des pertes de connaissance et à une mort subite. Le but de ce projet est donc de comprendre les mécanismes sous-jacents impliqués dans les régulations auxquelles participe cette protéine. Ces connaissances seront facilitées en utilisant un modèle in vivo qui garantit la présence des molécules partenaires dans un contexte physiologique.

Bénéfices attendus

L'étude de ce modèle murin nous permettra de mieux comprendre la physiopathologie de cette maladie liée à des troubles du rythme cardiaque atrial et ventriculaire, et de déterminer si les souris développent ou non une cardiopathie associée. A plus long terme, des stratégies thérapeutiques pourront être testées sur ce modèle car ces arythmies peuvent être mortelles chez l'Homme et nous ne disposons pas de traitements efficaces. Du point de vue de l’incidence, c’est certainement une maladie rare, en particulier en Europe où il y a peu de familles consanguines. Quand les résultats de nos recherches seront publiés, d’autres études viendront conforter et compléter nos premiers résultats. Il est probable que des mutations fondatrices existent dans certaines régions du monde, transmises de génération en génération et que seuls les patients homozygotes par descendance soient atteints avec une incidence locale plus élevée et un réel besoin de traitements pour prévenir le développement d'arythmies ventriculaires possiblement léthales.

Procédures

Une biopsie sera réalisée pour génotypage (animal vigile, 1 fois, 1 minute, EU1). Les animaux seront transférés de l’établissement d’élevage vers l’établissement secondaire où seront effectuées les différentes explorations (EU2). Les enregistrements électrocardiographiques avec le système Tunnel sont effectués sur animal vigiles qui sont juste placés dans un tunnel, avec chaque patte positionnée sur une plaque, ce qui permet l’enregistrement de l’électrocardiogramme (4 fois au maximum, 5 min, EU2). L’échocardiographie est enregistrée sur animal anesthésié très légèrement afin de juste les maintenir immobiles. C’est une procédure non invasive et non douloureuse. Les animaux se réveillent juste après l’arrêt de l’anesthésie (4 fois au maximum, 30 min, EU2). Les animaux seront également soumis à une stimulation transoesophagienne pour mettre en évidence et analyser une éventuelle susceptibilité à déclencher une fibrillation atriale (sous anesthésie et analgésie, 3 fois au maximum, 30 min, EU2). Le protocole de stimulation intracardiaque ne sera fait qu’une seule fois (acte unique, sous anesthésie et analgésie, durée 40 min, EU2), car c’est une procédure terminale, sans réveil, avant euthanasie. Les souris subissent cette procédure chirurgicale afin d’évaluer la susceptibilité des modèles murins aux arythmies ventriculaires.

Impact sur les animaux

Les nuisances découlant des procédures sont 1) l’utilisation de lignées transgéniques qui nécessite l’identification génétique des souris réalisée par une biopsie, ce qui peut être une cause de stress et de douleur légère de courte durée, 2) ce projet consiste à phénotyper une nouvelle lignée murine, le phénotype dommageable des animaux pourrait entrainer des troubles du rythme cardiaque pouvant provoquer le décès dans les cas les plus graves, 3) le stress lié au transport des animaux de l'animalerie d'élevage à l'animalerie d'expérimentation, 4) le stress lié aux diverses manipulations pour les administrations ou durant le suivi, 5) douleur légère de courte durée au point d'injection, 6) lors de certains actes sous anesthésie gazeuse, une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardiorespiratoire.

Devenir

Tous les reproducteurs en fin de période de reproduction ou exclus du fait de leur génotype ne pouvant être inclus dans le projet, ainsi que les hétérozygotes générés en surplus seront euthanasiés. Tous les animaux transférés pour l'expérimentation seront euthanasiés à la fin de la procédure chirurgicale et les cœurs seront prélevés pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Les maladies cardiaques d’origine génétique sont difficiles à modéliser dans des systèmes ex vivo ou en culture cellulaire. Les cardiomyocytes sont des cellules qui n’existent pas en lignées. Nous disposons de protocoles d’établissement de cardiomyocytes issus d’iPS (des cellules pluripotentes capables de donner tous les types cellulaires de l’organisme) et utilisons également ce modèle, mais ils présentent des inconvénients comme une immaturité et la présence de plusieurs types cellulaires. Ces cellules ne permettent pas de remplacer le recours aux animaux en particulier pour les analyses physiopathologiques nécessitant l’intégration de signaux neuro-humoraux et mécaniques comme pour les pathologies cardiaques.

Réduction

640 animaux au maximum seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Une étude pilote sera effectuée afin de définir précisément les âges optimaux pour réaliser les analyses. A la fin des études expérimentales, des organes seront prélevés sur tous les animaux afin de maximiser les informations analysables. Un isolement et une étude des cardiomyocytes isolés seront également réalisés. Ce modèle cellulaire ex vivo permettra de tester l’effet de composés pharmacologiques pour tenter de corriger des anomalies à l’origine des dysfonctionnements cardiaques, plutôt que de tester directement in vivo l’effet de ces composés afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. En élevage, une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des souriceaux par la mère seront vérifiés. Le transport entre les deux EU est réalisé sans changement de cage pour limiter le stress des animaux. Les cages sont délicatement placées dans un sac kraft et sur un chariot. Le transfert est réalisé par un tunnel sous terrain sans passage par l'extérieur. La durée du trajet est de 5 minutes. Le projet a également été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. La douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés (anesthésie, analgésie...) ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris pour les raisons générales suivantes : 1) la mutation d'intérêt a été introduite chez cette espèce 2) le développement et la physiologie sont bien connus. 3) le fonctionnement du système cardiovasculaire est proche de celui de l’Homme (échocardiographie, ECG). 4) de nombreux modèles physiopathologiques sont disponibles et caractérisés. Les animaux seront utilisés entre 7 et 14 jours de vie pour réaliser une biopsie, entre 2 et 6 mois pour la reproduction et entre 15 jours et 8 mois de vie pour le suivi (poids, fonction cardiaque)

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 3040
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ 1840
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3040

Une à deux séries de cinq injections dans l'abdomen, une chirurgie de dix minutes pour implanter une micro-pompe sous la peau du dos, quinze minutes d'anesthésie pour une échocardiographie : 3 040 souris vont être utilisées dans ces procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Le projet cherche à savoir si le passage des lipides à travers la paroi des capillaires cardiaques peut être contrôlé, dans une forme d'insuffisance cardiaque liée à l'obésité et au vieillissement. Vingt souris par groupe sont demandées, au motif qu'une seule souris ne suffit pas à toutes les analyses. Le porteur résume en quatre mots les atteintes attendues, un surpoids et une bosse sur le dos, sans dire ce que délivre la micro-pompe ni comment le surpoids est obtenu.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque dite « à fraction d’éjection préservée » représente 50% des insuffisances cardiaques et sa prévalence est en constante augmentation compte tenu du vieillissement de la population et de l’explosion des facteurs de risques cardiovasculaires. Il s’agit d’une pathologie associée à une mortalité élevée, dans laquelle, le ventricule gauche ne se remplit pas assez de sang parce que le muscle cardiaque est raide et incapable de se détendre. Il a récemment été proposé que l’accumulation de lipides dans les cellules cardiaques en particulier chez les patients obèses puisse être toxique pour le cœur et induire une rigidification des parois cardiaques. Il faut savoir que pour atteindre les cellules cardiaques, les lipides qui circulent dans le sang doivent passer à travers la paroi des capillaires constituée de cellules endothéliales. Nous avons fait l’hypothèse que l’accumulation toxique des lipides dans le cœur pourrait être limitée en contrôlant la fonction de barrière de la paroi des capillaires sanguins. L'objectif de ce projet est d'une part de tester cette hypothèse et d'autre part de caractériser le rôle de certaines voies de signalisation dans le contrôle du passage des lipides à travers les cellules endothéliales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension de la physiopathologie de l'insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée ce qui est nécessaire pour identifier de nouvelles cible thérapeutiques et améliorer la qualité de vie et la survie des patients.

Procédures

Les souris subiront 1 à 2 séries de 5 injections intrapéritonéales (chaque injection dure mois de 15 secondes), une chirurgie de 10 minutes visant à implanter une micro-pompe en sous cutané et une anesthésie de 15 minutes pour subir une échocardiographie.

Impact sur les animaux

Administration intrapéritonéales répétées (pendant 5 jours consécutifs), Douleur post-chirurgicale, Surpoids, présence d'une bosse sur le dos

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédure pour prélevement d'organes

Remplacement

L‘insuffisance cardiaque est une pathologie complexe mettant en jeu des interactions diverses entre de nombreux types cellulaires locaux (cardiomyocytes, cellules endothéliales, péricytes, fibroblastes) et circulants (cellules hématopoïétiques diverses). Etudier l’ensemble de ces acteurs et plus encore leurs interactions ne peut pas, à l'heure actuelle, être réalisé uniquement par des tests in vitro. Le recours à un organisme vivant proche de l’homme est donc nécessaire.

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé à l'aide d'un logiciel informatique: Pour avoir 90% de chance de mettre en évidence des différences significatives entre 2 groupes (concernant, la pression télédiastolique du ventricule gauche notamment), le nombre de souris par groupe et par analyse doit être 10. Il faut noter cependant que nous ne pourrons pas faire toutes les analyses sur une seule souris, il nous faudra donc 2 souris. Le nombre de souris par groupe sera donc 20. Ce chiffre est conforté par notre propre expérience et à celle de la communauté scientifique s'intéressant aux pathologies cardiovasculaires, 10 animaux par lot sont nécessaires pour obtenir des résultats exploitables statistiquement aussi bien pour les mesures de la fonction cardiaque et les analyses histologiques. Pour réduire le nombre d'animaux, aucune expérience déjà publiée ne sera reproduite. Les manipulations seront réalisées par du personnel technique entrainé de façon à réduire la variabilité des résultats donc le nombre d'animaux nécessaires. Les animaux des groupes "contrôles", traités de façon identiques, mais inclus dans différentes procédures seront dès que possible utilisé dans plusieurs "expériences ou procédure". Le nombre de souris nécessaires à la réalisation de ce projet sera ainsi réduit.

Raffinement

L’hébergement des animaux sera réalisé dans des conditions qui limiteront le stress et l’inconfort (animalerie agrée, personnels formés, cage de 3 à 6 animaux maximum en portoir ventilé avec libre accès à l’eau et à la nourriture ainsi qu’un environnement enrichi avec igloo cartonné et serpentins de papier à dérouler). La souffrance des animaux sera réduite par l'usage d'anesthésiques et d'antalgiques adaptés pour la réalisation des gestes douloureux et la mise en place de points limites. D'autre part, les animaux seront surveillés quotidiennement par le zootechnicien, le responsable du bien-être animal ou l'expérimentateur. Dès le début des expérimentations, une fiche de suivi « bien-être » sera créée. Le bien-être des animaux sera alors gradé ce qui permettra d'apporter dans les plus brefs délais la mesure adaptée à l'animal.

Choix des espèces

La souris est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale du réseau vasculaire a de forte ressemblance avec celui de l'homme. Par ailleurs, il existe dans cette espèce des individus présentant des mutations spontanées prédisposant au diabète de type 2 (facteur de risque cardiovasculaire). Des souris âgées d'au moins 6 semaines seront utilisées, En effet, notre objectif n'est pas d'étudier des processus développementaux mais des processus physiopathologiques.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 1310
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1310
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1310

Pour étudier comment une leucémie lymphoblastique B de mauvais pronostic se répartit dans le corps et résiste aux traitements, des cellules de patients rendues lumineuses sont greffées à des souris immunodéprimées. 1310 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin pour des prélèvements. Elles reçoivent deux injections de cellules leucémiques, trois injections de chimiothérapie pour une partie d'entre elles, jusqu'à 12 prises de sang ou deux ponctions de moelle osseuse au genou, et des séances d'imagerie sous anesthésie. Le porteur indique que leur état peut se dégrader rapidement, avec perte de poids et, aux stades avancés, difficultés respiratoires, anémie, parfois masses sous la peau, inactivité et prostration, et que la ponction au genou peut léser le cartilage. Il dit avoir défini des "points limites précoces" sans en donner aucun seuil.

Objectifs

Sur la base de données cliniques obtenues au laboratoire à partir de patients atteints d’un cancer du sang d’un sous-type particulier de mauvais pronostic, les objectifs de notre projet de recherche sont de déterminer l’implication, dans le processus de développement et de la résistance aux traitements de cette leucémie, de deux protéines retrouvées dans les cellules malades de ces patients. Pour cela, nous développerons un modèle de greffe chez la souris de cellules de patients, qui expriment une protéine qui émet de la lumière, et où la présence de ces deux protéines sera éventuellement modifiée. Nous pourrons ainsi suivre la distribution des cellules leucémiques dans la souris greffée grâce à des méthodes d’imagerie du petit animal. Ce modèle, s’il mime cette hémopathie humaine, nous permettra de mieux comprendre les mécanismes responsables de la résistance aux traitements de ce type de leucémie chez l’Homme. Ces connaissances nous ouvriront de nouvelles pistes pour développer des thérapies adaptées à ce sous-type particulier de leucémie lymphoblastique qui échappe aux thérapies conventionnelles.

Bénéfices attendus

Ce projet s’intègre dans un projet de recherche translationnelle, à partir d’observations cliniques, qui ont permis de mettre en évidence l’expression massive de deux protéines pour un sous-groupe particulier de patients atteints de cancer du sang de mauvais pronostic. Une meilleure compréhension des mécanismes de développement de la maladie et de sa résistance aux traitements permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Des modèles murins nous permettront d’une part, de contrôler l’expression des deux protéines et d’étudier les conséquences de leur expression sur la distribution des cellules cancéreuse dans la moelle osseuse. Une meilleure connaissance des processus de dissémination des cellules leucémiques est nécessaire pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le projet décrit ici est intégré dans un projet plus vaste qui inclut plusieurs groupes de recherche et, entre autres, le criblage de molécules sur des lignées cellulaires de patients de ce sous-groupe de leucémie pour identifier de nouveaux médicaments qui permettraient de cibler ces cellules leucémiques particulières, et de guérir les patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection sur animal vigile en contention ou injection sur animal anesthésié pour les greffes de cellules leucémiques, deux injections. Pour les animaux traités par chimiothérapie, trois injections de produits chimiques seront réalisées au cours de la procédure. Pour suivre l’évolution de l’hémopathie attendue, 2 à 12 prises de sang, à raison d’une prise par mois ou au maximum deux prélèvements de moelle osseuse (réalisés sur animal anesthésié, avec au minimum 2 mois entre les deux prélèvements), pourront être réalisés sur la souris. Les souris seront anesthésiées pour suivre la distribution des cellules qui émettent de la lumière dans un appareil dédié. La durée des chaque geste ne dépasse pas 10 minutes.

Impact sur les animaux

Suite à l’injection de cellules leucémiques, les souris sont susceptibles de développer une leucémie. La majorité des effets délétères sera dûe à l’émergence de cette maladie : l’état de santé des souris greffées peut se dégrader rapidement, nécessitant un suivi très régulier. Les leucémies entrainent une forte perturbation de la formule sanguine : en conséquence, elles perdent du poids et, dans les stades avancés, présentent des signes de dyspnée, d’anémie, parfois des masses sous la peau, deviennent inactives et prostrées, avec un pelage non entretenu. L’imagerie de bioluminescence nécessite l’injection de luciferine en I.P. et une anesthésie des souris ce qui peut constituer une nuisance temporaire généralement bien supportée. La ponction de moelle osseuse étant réalisée au niveau du genou, la souris peut avoir des lésions au niveau du cartilage qui peuvent provoquer des douleurs et perturber temporairement ses déplacements. Enfin, il existe toujours un risque d’infection ou d’inflammation au niveau des points de ponction ou d’injection.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour prélèvements et analyses ultérieures. Ils ne pourront donc pas servir pour d'autres expérimentations.

Remplacement

L’impact des modifications d’expression de CDX2 et/ou UBTF-ATXN7L3 sur la cancérogénèse et la distribution dans le corps de la souris des cellules leucémiques avant et après traitement chimiothérapeutique sera établi in vivo dans les modèles murins de greffes. Ce modèle permet le suivi de cellules leucémiques dans leur environnement médullaire qui est un environnement complexe difficilement modélisable in vitro ou ex vivo, et dans un environnement extra-médullaire. Cette étude de la biodistribution des cellules leucémiques nécessite donc l’utilisation d’animaux vivants. Les études mécanistiques associées, non décrites ici, seront réalisées à partir de modèles de cultures ex vivo de cellules de moelle osseuse issues de ces souris et/ou de lignées cellulaires en culture mais ne peuvent pas répondre aux questions abordées par un modèle murin in vivo dans lequel la distribution médullaire et extra-médullaire peut être suivie et où l’interaction avec les cellules de la niche est essentielle. L’utilisation d’un autre modèle animal, par exemple le poisson zèbre, ne permettrait pas non plus de récapituler la complexité du système hématopoïétique des mammifères.

Réduction

Les chiffres indiqués dans le dossier correspondent au nombre estimé maximal d’animaux utilisés pour les expériences envisagées. Le projet repose sur une étude longitudinale avec réalisation de prélèvements répétés sur les mêmes animaux en respectant les délais réglementaires permettant une récupération complète des animaux entre chaque prélèvement. Sur la base de notre expérience et de la littérature, en tenant compte de la variabilité observée dans les études précédentes entre les animaux eux-mêmes, et en estimant que nous aurions au minimum une différence de moyenne entre les groupes de 30%, un nombre d’animaux minimum et suffisant a été déterminé par fonction mathématique à 10 animaux par groupe au minimum pour obtenir des résultats robustes et fiables statistiquement. De plus, la possibilité d’imager les animaux, d’analyser la numération sanguine des animaux par prise de sang et d’immunophénotyper les cellules de moelle osseuse ponctionnées au niveau du genou permet une étude longitudinale et ainsi, de diminuer le nombre des animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes dans des conditions sanitaires contrôlées et permettant un bien-être optimal dans des portoirs ventilés (igloo, tubes de cellulose pour la fabrication des nids, balançoires, litière dépoussiérée). Ils seront acclimatés au moins deux semaines après leur arrivée à l’animalerie et avant le début de toute procédure. Les procédures ont été établies afin de réduire au maximum le stress et la souffrance des animaux soumis aux expérimentations. Une anesthésie sera pratiquée pour certain protocole pour limiter le stress et la douleur. Les animaux seront surveillés quotidiennement durant les procédures. En cas de signes d’infection, la plaie sera traitée avec un antiseptique local. En cas de signes de douleur, les animaux recevront un traitement analgésique. Des points limites précoces ont été définis afin d’interrompre les procédures et limiter la souffrance animale et garantir le bien-être animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la souris (Mus musculus) qui représente l’espèce animal la plus propice pour ce type d’étude pour les raisons suivantes : •nombreux protocoles bien établis pour cette espèce •possibilité d'avoir accès à des animaux génétiquement modifiés, notamment permettant les greffes de cellules humaines sans rejet (animaux immunodéprimés) •modèles mimant très bien les cancers hématologiques et qui ont déjà fait l’objet de nombreuses applications dans le domaine. Ce seront des animaux adultes de 8 semaines minimum qui seront utilisés car les potentielles applications thérapeutiques s'adresseront à une population humaine adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Rats : 972
Souffrances
▲ -
▲ 972
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 972

Des rates gestantes reçoivent chaque jour une injection sous-cutanée et un gavage de glucose par semaine, après une injection destinée à enflammer les îlots de leur pancréas pour aggraver leur hyperglycémie. 972 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Le porteur affirme qu'aucune étude n'a montré d'effet délétère du régime gras et sucré imposé pendant neuf à dix-sept semaines, et indique par ailleurs que la mise à mort des petits à la naissance et à douze jours ne peut se faire que par décapitation et par dislocation, sans couverture anesthésique. Embryons à 15,5 et 20,5 jours de gestation, nouveau-nés, jeunes de douze et de soixante jours : tous sont tués pour prélever cœur, aorte, poumons, reins, foie, sang et placenta.

Objectifs

Les défauts cardiaques et l’hypertrophie cardiaque sont des pathologies cardiaques qui sont trois fois plus fréquents chez les enfants de mères diabétiques. L’hypertrophie cardiaque néonatale, retrouvée chez les enfants nés d'une maman ayant eu un diabète gestationnel, a longtemps été considérée comme une conséquence de l’élévation du taux d'insuline dans le sang (hyperinsulinémie) retrouvée chez le foetus. A ce jour, aucun mécanisme moléculaire conduisant à cette pathologie cardiaque dans ce type de contexte (diabète gestationnel) n’a été validé. L’identification et la compréhension de ces mécanismes sont des enjeux scientifiques et cliniques afin d’améliorer la prise en charge des patients. Une modification des protéines est augmentée lors de l'élévation du taux de glucose sanguin (hyperglycémie) et a été démontrée comme étant impliquée dans l’hypertrophie cardiaque. L’hypothèse de ce projet est que l’augmentation des niveaux de cette modification protéique associée à une hyperglycémie, pourrait être un facteur causal de l’hypertrophie cardiaque néonatale retrouvée lors d'un diabète gestationnel. Les objectifs de ce projet sont : (1) Définir l’implication de cette modification protéique dans le développement de l’hypertrophie cardiaque pédiatrique au cours de la grossesse, (2) Identifier les mécanismes moléculaires impliqués dans les atteintes du développement cardiaque induites par cette modification protéique.

Bénéfices attendus

Les défauts cardiaques et l’hypertrophie cardiaque sont trois fois plus fréquents chez des enfants de mères diabétiques. L’hypertrophie cardiaque néonatale associée au diabète gestationnel a longtemps été considérée comme une conséquence de l’hyperinsulinémie fœtale. A ce jour, aucun mécanisme moléculaire conduisant à l’hypertrophie cardiaque dans un contexte de diabète gestationnel n’a été validé. Les bénéfices associés à ce projet sont 1) une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans le développement de l’hypertrophie cardiaque pédiatrique dans un contexte de diabète gestationnel et 2) identifier des cibles thérapeutiques.

Procédures

Les animaux subissent une unique procédure qui correspond à une alimentation standard ou riche en sucre et lipides sur une période de 9 à 17 semaines. Un jour avant l’accouplement et jusqu’au jour dr l'euthanasie ou au jour de la mise bas, les mères recevront une fois par jour, une injection sous cutanée d'un composé pharmaceutique permettant d'augmenter les niveaux d'une modification protéique de manière indépendante de la diète. Une injection unique d'un analogue du glucose (sucre) induisant une réaction inflammatoire des cellules pancréatiques, complétera et exacerbera le phénotype d’hyperglycémie pendant la gestation. L'injection durera 5secondes et sera faite au début de la gestation. Entre la 14ème semaine d’âge et jusqu’à la mise bas, une fois par semaine, des tests de tolérance au glucose oral ainsi que des mesures de glycémie (taux du glucose dans le sang) seront réalisés afin de valider l’intolérance au glucose. Le test de tolérance au glucose orale consiste en un gavage de glucose et au suivi de la glycémie sur les deux heures suivantes. Les mesures de la glycémie sont réalisées par un appareil spécifique, un glucomètre, avec prélèvement d’une goutte de sang à la queue des animaux. L’étude de l’impact structurel et fonctionnel du diabète sera réalisée via une échocardiographie et un électrocardiogramme sur les animaux à 60 jours post naissance. A la fin de cette période, les animaux sont euthanasiés afin de prélever les différents organes (cœur, aorte, rein, poumons, foie, sang). L'injection répétée sur des femelles gestantes est une procédure validée et maitrisée par l'équipe. Lors des précédentes expérimentations, aucun risque de mise à bas précoce ou de surrisque de canibalisme n'ont été observé et rapporté.

Impact sur les animaux

L’alimentation riche en sucre et gras utilisée dans ce projet est une alimentation très bien décrite dans la littérature. A ce jour, aucune étude n’a démontré une modification délétère du phénotype des animaux nourris avec cette diète sur une telle période. L'injection de notre modulateur pharmacologique peut entrainer une inflammation localisée et celle de notre analogue du glucose induit une réaction inflammatoire des îlots du pancréas. Ces dernières seront surveillées quotidiennement. En outre, s’il y a une inflammation sur le site d’injection, un anti inflammatoire cutané sera utilisé. Le gavage oral de glucose pour faire les tests de tolérance sera effectué en sonde rigide et ce dernier n'a pas d'effets indésirables sur la mère et les petits. La durée d’une gestation entre la 12ème semaine de vie est de 21jours, soit 3 semaines. C’est pour cela que la dernière date de prélèvements des embryons est 20.5 de jours de vie embryonnaire..

Devenir

A la fin de la procédure, l’ensemble des animaux seront euthanasiés. Après euthanasie, le placenta, le cœur, l’aorte, les poumons, les reins, le foie et le sang seront prélevés pour des analyses.

Remplacement

Le développement cardiaque est un processus complexe et intégré faisant intervenir une multitude d’acteurs. Mimer le développement cardiaque par des approches in vitro n’est pas envisageable ; rendant l’usage d’animaux indispensable pour mieux comprendre le lien entre l’hypertrophie cardiaque, le diabète gestationnel et la modification protéique. Considérant la grande disparité physiologique entre les animaux dans le développement du diabète, une première phase de mise au point de modèle de diabète gestationnel chez l’animal a été nécessaire et effectuée par notre équipe sous une demande préalable . Les animaux de cette saisine ayant validé le modèle, seront réutilisés et viendront compléter nos animaux des groupes contrôles pour ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est réduit au minimum tout en ayant des données statistiques assez puissantes (dans la mesure du possible les tests seront réalisés en aveugle, afin d’augmenter la puissance de l’étude). Enfin, lorsque cela est possible, plusieurs investigations seront réalisées sur les mêmes animaux, afin de limiter la multiplication de groupes expérimentaux et d’animaux nécessaires. Au total, le nombre d’animaux maximal utilisé dans ce projet est de 972 animaux. Lors de la phase d’analyse, des tests statistiques seront réalisés.

Raffinement

Après leur arrivée, les animaux seront placés par 3 dans des cages avec enrichissements et accès à l’eau et à la nourriture classique. Lors de la procédure d’accouplement et après cette dernière, les animaux seront placés individuellement dans des grandes cages avec enrichissements et accès à l’eau et à la nourriture. L’alimentation et l’eau de boisson seront assurées par un membre de l’équipe, assurant une surveillance quotidienne des animaux. Lors de l'euthanasie des animaux, et lorsque cela est possible (euthanasie des mères, des animaux à 60 jours), une couverture anesthésique sera mise en place. Le sacrifice des animaux à 12 jours et à la naissance (J0) ne peut être réalisé respectivement que par dislocation et décapitation. Ces gestes sont connus de l’équipe qui y a régulièrement recourt et qui les maitrise.

Choix des espèces

Ce modèle est l’un des modèles les plus utilisés en recherche. De plus, notre équipe possède une expertise sur ce modèle animal, son comportement et sur l’ensemble des procédures associées. La taille des animaux permet de réaliser plusieurs analyses sur un même animal et donc de réduire le nombre d’animaux utilisés. L’objectif du projet est d’étudier le lien entre une modification protéique et l’hypertrophie cardiaque pédiatrique dans un contexte de diabète gestationnel. Afin d’étudier l’impact sur le développement cardiaque, différents stades de développement sont nécessaires dans ce projet. L’utilisation d’animaux à 15,5 jours de vie embryonnaire ; à 20,5 jours de vie embryonnaire, à la naissance (J0), à 12 et 60 jours post-naissance (J12 et J60), permet d’obtenir une information complète sur l’impact de notre modification protéique lors du développement cardiaque embryonnaire et post-natal.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 894
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 894
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 894

Des constricteurs posés autour des carotides pour réduire peu à peu le débit sanguin du cerveau, une pompe implantée sous la peau pour élever la pression artérielle : 894 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souriceaux sont génotypés à dix jours par tatouage des phalanges, et les adultes passent cinq jours d'apprentissage d'une tâche avant une injection rétro-orbitaire de traceur et un prélèvement de liquide céphalo-rachidien. Le porteur qualifie l'hypertension et la baisse de flux sanguin qu'il provoque de pathologies "asymptomatiques", tout en listant comme complications possibles des accidents cérébro-vasculaires reconnaissables au déplacement en cercle et des infarctus cardiaques laissant l'animal prostré. Toutes sont tuées à la fin des trois procédures pour prélever leurs organes.

Objectifs

La découverte de barrières biologiques, telles que la barrière hémato-encéphalique (BHE), la barrière hémato-encéphalique (BCSFB) a montré comment le cerveau est séparé et protégé du reste du corps. La première barrière, BHE, est une structure spécialisée formée de cellules endothéliales microvasculaires cérébrales, qui tapissent les capillaires cérébraux. Cette barrière est cruciale pour maintenir le microenvironnement cérébral en contrôlant l’entrée et la sortie de diverses substances. Le plexus choroïde est une autre structure critique du système vasculaire du cerveau, responsable de la formation de la barrière hémato-céphalorachidienne (BCSFB). Le plexus choroïde est constitué d'une couche de cellules épithéliales qui tapissent les ventricules du cerveau et produisent le liquide céphalo-rachidien (LCR). Elle se retrouve à l’interface entre le liquide cérébro-spinal et le cerveau. Ces barrières sont des composants essentiels des mécanismes de protection du cerveau, assurant un environnement contrôlé pour la fonction neuronale et protégeant contre les agressions toxiques. Lorsque cette intégrité est altérée, la fonction de barrière est compromise, ce qui peut initier des problèmes de dégénérescence neuronale. On parle alors de démence vasculaire. Ainsi, il est important de comprendre les mécanismes cellulaires régulant les fonctions physiologiques de la barrière hémato-encéphalique. Ce projet utilisera des modèles murins de souris mutées génétiquement pour des cibles régulant la fonction de la barrière hémato-encéphalique. Nous analyserons l’impact de cette délétion sur la formation postnatale de ces plexus, en physiologie et en pathologie (modèle de rétinopathie induite). Chez l’adulte, nous développerons des modèles pathologiques chez la souris créant soit (1) une hypertension modérée par une diffusion continue d'un vasoconstricteur puissant soit (2) une hypoperfusion graduelle du cerveau.

Bénéfices attendus

La prévalence des maladies neurodégenératives présentant des démences vasculaires augmente constamment avec le vieillissement de la population. La combinaison de modèles murins génétiques et de modèles pathologiques permet d’accroître cette connaissance. Ce projet élucidera les mécanismes moléculaires par lesquels le gène Mcc régule les voies de signalisation Wnt dépendante dans les cellules endothéliales et maintient l'intégrité de la barrière sang-cerveaux. Comprendre ces processus est crucial pour développer des thérapies ciblées contre les troubles neurologiques impliquant un dysfonctionnement de la barrière.

Procédures

Nous analyserons le développement des plexus vasculaires chez le souriceaux chez des animaux modifiés génétiquement et nous développerons 2 modèles pathologiques chez la souris adulte afin de créer (1) un stress d’hypertension systémique (2) un stress d’hypo perfusion cérébrale. Nous analyserons les conséquences sur les troubles de comportement (en analysant la mémoire et les fonctions exécutives à l'aide de test de déplacement), et l’apparition des marqueurs de dégénérescences neuronales et vasculaires. Le modèle de développement néonatal : Nombre d’animaux : 384. Modèle d’hypertension artérielle systémique et trouble cognitif : Nombre d’animaux : 240. Les animaux auront une implantation en sous cutanée de pompe diffusant un agent hypertenseur sous anesthésie gaseuse (durée 10 min) puis 3 semaines après lils seront évalués pour chaque jour pour l’apprentissage d’une tache pendant 5 jours (durée 37,5 min répartie sur 5 jours). Puis 1 semaine après une analyse de la permeabilité cérébrale sera faite sous anesthésie avant de traceur moléculaire en retroorbitaire (1 min) et/ou le prélèvement de liquide céphalo rachidien (5 minutes) sous anesthésie gaseuse avec euthanasie des animaux. Modèle d’hypo perfusion cérébrale : Nombre d’animaux : 270. Les souris adultes (2 mois) auront une implantation de constricteurs autour des carotides sous anesthésie gazeuse (durée 10 min) puis 3 semaines après ils seront analysés chaque jour pour l’apprentissage d’une tache pendant 5 jours (durée 37,5 min répartie sur 5 jours). Puis 1 semaine après une analyse de la permeabilité cérébrale sera faite sous anesthésie avant de traceur moléculaire en retro orbitaire (1 min) et/ou le prélèvement de liquide céphalo rachidien (5 minutes) sous anesthésie gazeuse . Tous les animaux inclus ont été génotypés à 10 jours après la naissance par une méthode de tatouage sur les phalanges.

Impact sur les animaux

Le modèle post natal : nos données préliminaires montrent que la délétion précoce du gène Mcc dans le lit vasculaire n’induit pas de retard de croissance. Mais les altérations du comportement pourront apparaître entrainant un arrêt de l’expérience : immobilité, arrêt de l’allaitement, exclusion du nid par la mère. Chez l'adulte, les pathologies d'hypertension artérielle générée et de baisse de flux sanguin sont des pathologies asymptomatiques. Les complications aigûes pourront être des accidents cérébro vasculaires (l'animal montre des changements de mobilité, souvent déplacement en cercle) ou des infarctus cardiaques (animal reste prostré peu vigile). Les manifestation aigues du comportement pourront apparaître entrainant un arrêt de l’expérience. Le génotypage par tatouage induit une douleur légère de courte durée.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin des 3 procédures dans le but de prélever leurs organes sur lesquels nous ferons des analyses post mortem.

Remplacement

Ce projet sera réalisé en utilisant des modèles murins qui reproduisent des lésions neuropathologiques avec atteintes des barrières vasculaires du cerveau décrites dans les maladies neurovasculaires, ainsi que les signes cliniques associés à ces maladies, comme les déficits d’apprentissage et de mémoire. L'intégrité vasculaire dépend d'interactions multiples entre différents types cellulaires. Il est encore très difficile d'appréhender in vitro les interactions entre le tissu environnant et les réseaux tridimentionnels des vaisseaux et les altérations du phénotype vasculaire sur la fonction d'un organe (notamment le cerveau). L'expérimentation in vivo en association avec l'utilisation de souris transgéniques délétées spécifiquement dans certain tissu (endothélium...) permet de différencier l'action spécifique de chaque type cellulaire dans le tissu et fournit des informations de mécanismes physiopathologiques impossible à obtenir in vitro. Le recours à un être vivant, mammifère, présentant des caractéristiques partagées avec l'homme est donc nécessaire et les rongeurs représentent un modèle de choix pour réaliser des modèles transgéniques de knockout de gènes d'intérêt. Pour réduire le nombre des animaux sacrifiés, aucune expérience déjà publiée n'est reproduite et lorsque cela est possible les études conceptuelles sont réalisées in vitro sur des cellules en culture avant d'être testé in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé à partir des expériences préliminaires qui ont permis d’identifier le nombre minimum d’animaux à utiliser par groupe pour permettre une analyse des résultats statistiquement significative. Pour réduire le nombre d'animaux, les animaux seront inclus dans plusieurs protocoles expérimentaux (tests de comportement, puis analyse de la permeabilite puis euthanasie pour analyse histologique).

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions limitant au maximum le stress et la douleur. Ils sont élevés en groupe dans des cages ventilées maintenant une atmosphère saine avec libre accès à l’eau et à la nourriture. Des jouets/ tubes en carton sont mis à disposition des animaux dans leur cage pour enrichir leur environnement, leur permettre de ronger et de se cacher. Les litières sont dépoussiérées et additionnés de cubes de coton leur permettant de construire des nids. Les opérations chirurgicales (implantation de pompe, ajout de constricteurs, injection en retro orbital de traceurs) sont réalisées sous anesthésie gazeuse et en présence d’un antalgique. Les animaux sont surveillés par la visite quotidienne du zootechnicien. En cas de problème de santé des animaux, l'expérimentateur est immédiatement alerté.

Choix des espèces

La souris est un modèle de mammifère à sang chaud dont le système vasculaire est très similaire à celui de l'homme. C'est actuellement la seule espèce de mammifère dont le génome peut être modifié en routine pour créer des modèles de maladies humaines. Des modèles d'hypertension artérielle et de modification du flux sanguin ont été développés et validés chez la souris, montrant leur utilité pour étudier les altérations cognitives et neuronales. Nous prévoyons d'utiliser : Des souriceaux, car la formation des nouveaux vaisseaux se produit dans les organes jusqu'à environ 4 semaines après la naissance. Des souris adultes, âgées de 6 à 8 semaines et pesant entre 24 et 29 grammes, car leur réseau vasculaire est complètement développé, notamment dans le cerveau.

Gestion de lignées de rongeurs immudéficients

(NTS-FR-373981v1 – 13/11/2024)
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 450000
Souffrances
▲ -
▲ 450000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450000

450 000 souris privées de système immunitaire vont être élevées dans des enceintes filtrées, chacune pouvant subir au maximum deux biopsies de l'oreille. Le niveau de souffrance déclaré est léger, et le RNT indique qu'à la fin de la procédure les animaux sont soit expédiés, soit tués. Le porteur reconnaît que l'absence de défenses immunitaires se traduit par des infections en cas de défaut du système d'hébergement, et que la biopsie provoque douleur et stress. L'effectif n'est justifié que par le "besoin de la communauté scientifique", réévalué en continu.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’élever des lignées de rongeurs modifiés génétiquement leur supprimant leur système immunitaire et donc leur capacité de se défendre face aux maladies infectieuses. Afin de les protéger contre les maladies, ces animaux seront élevés dans des systèmes d’hébergement les isolant du milieu extérieur afin que tout ce qui est en contact avec eux (air, aliment, litière) ait été filtré ou stérilisé au préalable. Ces animaux sont très importants pour la communauté scientifique notamment dans des domaines comme la cancérologie ou l’immunologie où l’absence d’un système immunitaire permet de mieux comprendre certains mécanismes ou de tester l’efficacité d’un médicament.

Bénéfices attendus

Les animaux élevés dans le cadre de ce projet seront par la suite partie prenante de projets de recherche dans des domaines comme la cancérologie ou l’immunologie afin de mieux comprendre ces maladies ou de tester l’efficacité d’un médicament.

Procédures

Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis au maximum 2 biopsies (à l’oreille), acte d’une durée maximale d’une minute. Les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées seront de phénotype dommageable mais l’expression de leur phénotype sera maîtrisée par un système d’hébergement permettant l’absence d’agent pathogène ou opportuniste.

Impact sur les animaux

Expression d’un phénotype dommageable d’absence de système immunitaire et des signes cliniques associés (infections) en cas de défaut du système d’hébergement. Douleur et stress associés à une biopsie par méthode invasive (2 biopsies maximum, oreille).

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort.

Remplacement

Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux sans système immunitaire par modification génétique. Cela permet d’étudier toutes les conséquences de cette déficience ou d’utiliser cette déficience pour étudier des phénomènes cancéreux ou autres domaines de recherche nécessitant un modèle animal sans système immunitaire. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux est dépendant du besoin de la communauté scientifique. Ces besoins sont réévalués constamment afin d’être au plus près du nombre attendu. La maîtrise d’un système d’élevage dans des hébergements protégeant du milieu extérieur par nos équipes permet également d’utiliser le moins d’animaux possibles pour répondre à ce besoin.

Raffinement

Les observations par le personnel technique permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en faisant appel au besoin au vétérinaire désigné. Si un point d’intervention est atteint, le technicien met en place un enrichissement adapté et un suivi particulier. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement non médicamenteux, ce traitement est mis en place. Dans le cas contraire, l’animal est mis à mort pour réduire toute douleur ou souffrance.

Choix des espèces

Les souris sont une des espèces pour lesquelles les manipulations génétiques permettant une absence du système immunitaire sont les plus développées, maitrisées et avec des nombreuses données scientifiques. Les animaux de ce projet seront hébergés et élevés de la naissance jusqu’à leur expédition selon les besoins des scientifiques, le phénotype d’immunodéficience étant acquis par une modification génétique et susceptible de s’exprimer tout au long de la vie de l’animal.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 7969
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 225
▲ 7744
Devenir
 -
 -
 -
 7969

Des cellules tumorales sont injectées dans le cerveau de souris anesthésiées, un dispositif intracérébral est posé au cours de la même chirurgie, puis les traitements arrivent une semaine plus tard directement dans le cerveau, sur animal éveillé. 7 969 souris vont être utilisées, 7 744 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour des analyses post-mortem. Suivent deux à trois séances d'imagerie par semaine sous anesthésie, trois ponctions de liquide céphalorachidien de trente minutes et des prises de sang tous les quinze jours, tandis qu'un autre groupe reçoit les cellules tumorales dans les deux yeux. Le porteur écrit que la tumeur oculaire fera baisser la vision sans conséquence pour les animaux, la vue n'étant pas leur organe sensoriel dominant, et greffe les deux yeux pour diviser par deux le nombre de souris.

Objectifs

Le système immunitaire est l’ensemble des éléments du corps qui surveillent et détruisent les cellules anormales. Malheureusement les cellules cancéreuses arrivent souvent à passer outre ce système. L’immunothérapie a été développée ces dernières années afin de réactiver le système immunitaire contre les tumeurs et de très bons résultats cliniques ont été rapportés. En utilisant une technique appelée thérapie cellulaire adoptive, nous permettons à certaines cellules du système immunitaire de reconnaitre spécifiquement la tumeur. Elles sont ensuite perfusées chez les patients cancéreux dans le but de reconnaître, de cibler et de détruire les cellules tumorales. L'immunothérapie cellulaire a montré récemment des résultats extrêmement prometteurs en utilisant des cellules modifiées et particulièrement dans le cas des cancers hématologiques (certains lymphomes et leucémies). Cependant, des résultats moins encourageants ont été observés dans certains cancers. Dans ce projet, nous allons génétiquement modifier les cellules immunitaires afin de les rendre plus efficaces et élargir leur utilisation à d’autres cancers. Les expériences proposées vont permettre d’identifier de nouveaux mécanismes anti-tumoraux et de nouvelles méthodes de traitement qui seront directement applicables dans le domaine d’immunothérapie des cancers.

Bénéfices attendus

De façon générale, la thérapie cellulaire adoptive correspond à l’expansion in vitro de cellules qui reconnaissent spécifiquement les tumeurs avant leur réinjection chez les patients. Ce nouveau type de stratégie thérapeutique anti-cancéreuse a montré des résultats prometteurs dans les essais cliniques récents mais des améliorations doivent encore être apportées pour notamment augmenter l'activité et la persistance des cellules immunitaires modifiées en évitant les effets indésirables tels l'épuisement (rendant les cellules insensibles à une activation ultérieure) Dans notre laboratoire, nous avons identifié un gène agissant comme un régulateur clé de la différenciation et formation de la mémoire immunologique de ces cellules. Nous avons observé que des cellules modifiées où ce gène a été génétiquement désactivé, sont beaucoup plus efficaces pour éradiquer des cellules tumorales dans un modèle de leucémie aigüe. Dans ce projet, nous souhaitons étudier les bénéfices de ces modifications, dans des modèles de tumeurs solides. Dans un premier temps, nous travaillerons sur des tumeurs associées à un mauvais pronostic chez les patients : comme le lymphome cérébral primitif (LCP) et le glioblastome. Les cellules modifiées que nous allons développer dans cette étude représentent une option thérapeutique intéressante pour ces patients mais des travaux précliniques restent nécessaires. Le projet permettra de faire des avancées majeures dans le domaine de la thérapie cellulaire adoptive dans le but d’améliorer le pronostic des patients atteints par ces cancers.

Procédures

Dans un premier groupe d’animaux, des cellules tumorales seront injectés dans le cerveau des animaux anesthésiés (durée anesthésie 30min). Ces animaux seront ensuite traités par voie intraveineuse (injection unique sur animal vigile – durée du geste inf à 20sec) Dans un second groupe d’animaux, des cellules tumorales seront injectées dans le cerveau des animaux anesthésiés. Au cours de cette chirurgie, un dispositif intracérébral sera installé (durée de l’anesthésie environ 1h30). Une semaine après l’intervention, les souris vigiles recevront des traitements directement dans le cerveau grâce au dispositif intracérébral (injection unique – durée du geste 5 min) Dans un troisième groupe d’animaux, des cellules tumorales seront injectées dans le cerveau des animaux anesthésiés. Au cours de cette chirurgie, un dispositif intracérébral relié à une pompe sous-cutanée implantée au niveau du dos de l’animal seront installés (durée de l’anesthésie environ 1h30). Ces animaux seront ensuite traités par voie intraveineuse (injection unique sur animal vigile – durée du geste inf à 20sec) Les trois groupes d’animaux seront suivis par imagerie à raison de 2 à 3 imageries/semaine. Les imageries seront réalisées sur animaux anesthésiés et dureront environ 15 min. De plus, nous prélèverons du liquide céphalorachidien sous anesthésie générale (3 prélèvements à au moins deux semaines d’intervalle, durée du geste 30 min) ainsi que du sang sur animal vigile (1prélèvement toutes les deux semaines, durée du geste inférieur à 20sec) Concernant les greffes intraoculaires de cellules tumorales, les cellules seront injectées dans le vitré, sous anesthésie générale et avec antalgie adaptée. La procédure dure entre 10 et 15 minutes par œil. L’évaluation de la croissance tumorale sera réalisée de façon non invasive, soit par examen ophtalmologique (ophtalmoscopie indirecte ou par photographie du fond d’œil, quotidiennement pendant 3 jours après la greffe puis 1 fois par semaine, durée de l’examen 15 min) soit par bioluminescence (2 fois par semaine, durée de l’examen 15 min), sous anesthésie. Le traitement sera délivré 1 fois par voie intraveineuse sur animal vigile (durée du geste inf à 20 sec), ou par injection intravitréenne sur animaux anesthésiés ((durée 15 min). L’évaluation de la réponse au traitement sera réalisée de façon identique à l’évaluation de la croissance des cellules tumorales greffées.

Impact sur les animaux

Les animaux greffés avec des cellules tumorales au niveau du cerveau vont développer des tumeurs. Les souris peuvent perdre du poids dans les jours qui suivent la chirurgie et/ ou présenter, dans de rares cas, des troubles moteurs (comportement rotatoire et/ou troubles de l’équilibre). Le traitement des souris par voie intraveineuse provoque uniquement la douleur de l’aiguille utilisée pour l’injection. Dans certains cas, des dermatites peuvent se développer 3 semaines après l’injection provoquant une perte de poils à long terme. Le traitement des souris par voie intracérébrale peut provoquer des douleurs ainsi qu’une légère perte de poids durant 2-3 jours. Le prélèvement sanguin provoque la douleur de l’aiguille et dans de rares cas une perte de poids de l’animal. Le prélèvement de liquide céphalo-rachidien peut provoquer des douleurs ainsi qu’une légère perte de poids durant 2 jours. Les animaux greffés au niveau de l’œil développeront une tumeur dont la croissance n’est pas douloureuse mais qui entrainera une baisse de la vision. Cette baisse de la vision n’aura pas de conséquence sur les animaux (sociabilisation, alimentation), ni sur le poids de l’animal, la vue n’étant pas l’organe sensoriel prédominant chez les rongeurs. Dans de rares cas, des réactions inflammatoires ou infectieuses pourront être observées suite à la greffe ou l’administration de traitements

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Ce projet découle de résultats obtenus in vitro à l'aide de lignées cellulaires en culture. En résumé, on a découvert que certaines modifications comme l’inactivation d’un gène spécifique induit une survie prolongée de certaines cellules immunitaires, appelés les lymphocytes T. L’association de plusieurs modifications génétiques sur ces cellules devrait améliorer l’effet antitumoral des cellules modifiées. D’autre part, un grand nombre d’études ont montré l’effet délétère de certains messagers, appelés cytokines, sur le système immunitaire . Le fait de bloquer certains de ces messagers, en ajoutant des inhibiteurs de cytokines au traitement, devrait améliorer, in vivo, l’effet antitumoral des cellules modifiées. Pour valider cette hypothèse, le modèle animal est nécessaire. En effet, après la validation in vitro des bénéfices de ces traitements par différents types de cellules, il est nécessaire de les évaluer dans un système plus physiologique avant d'envisager une application clinique chez l'homme en thérapie cellulaire. A ce stade, l’utilisation d’animaux est indispensable pour valider les mécanismes de régulation et d’action de ces traitements, ainsi que la toxicité éventuelle de cette thérapie cellulaire.

Réduction

Le nombre de souris par groupe est de 10 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante, car de notre expérience, il y a toujours une certaine hétérogénéité entre souris. Ce nombre d’animaux tient compte de la nécessité d'utiliser le moins de souris possible et de pouvoir effectuer des statistiques fiables pour valider les effets biologiques observés. Pour finir, le suivi de croissance tumorale et évaluation de la réponse au traitement se fait in vivo, par imagerie de façon longitudinale et répétée, ce qui évite de devoir prévoir des animaux pour différents time points précis. Les deux yeux sont greffés afin de diminuer par deux le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Pour limiter le stress des animaux, un délai minimal de 7 jours est respecté entre la réception des animaux et la mise en place des procédures expérimentales pour leur permettre de s’adapter à leur nouvel environnement. Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale associée à des analgésiques adaptés aux interventions chirurgicales mises en place. Toutes les expérimentations sont réalisées sur tapis chauffant, et le réveil est réalisé sur tapis chauffant ou sous lampe chauffante. Pour les animaux ayant subis une chirurgie cérébrale ou une injection intraoculaire des soins pré et post-opératoires sont appliqués pour prévenir et/ou gérer la douleur. Un supplément alimentaire hydratant est mis à disposition dans les cages jusqu’au rétablissement complet de la souris (récupération du poids, absence de signes extérieurs de souffrance, absence de troubles moteurs). Pour limiter les effets secondaires dus à l’injection des cellules modifiées, comme les dermatites, nous étudierons l’effet de la délétion d’un gène potentiellement responsable de ces effets secondaires. Ces animaux sont surveillés quotidiennement pour évaluer leur état général et deux à trois fois par semaine pour mesurer la taille de la tumeur afin d'appliquer les points limites décrits dans une grille bien définie. Cette grille de score permet d’évaluer, de façon objective et spécifique, l’état global de l’animal (poids, état physique général, comportement moteur). Elle est adaptée à chaque type de procédure. En cas d’atteinte d’un point-limite tel que décrit dans la grille de score, l’animal est mis à mort.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en recherche en immunologie anti-cancéreuse car la connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris génétiquement modifiées pour des protéines spécifiques d’intérêt ainsi qu’un grand nombre de modèles de tumeurs transplantées.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 336
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 336
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 336

Surveillées chaque jour pendant vingt-huit jours et notées deux fois par semaine sur une grille de douleur, 336 souris portent sur le dos une mini-pompe qui leur délivre de l'angiotensine II. Elles vont toutes être tuées pour prélever leurs tissus vasculaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'implantation dure une quinzaine de minutes sous anesthésie, et le porteur indique que la pompe peut limiter certains mouvements et que les points de suture peuvent s'infecter ou sauter. Le bénéfice annoncé se limite à compléter des expériences déjà commencées pour qu'un article sur la fusion mitochondriale puisse être publié.

Objectifs

​​Le maintien de la pression artérielle normale est dépendant de l’équilibre entre le débit cardiaque et la résistance vasculaire. Lors de la pathologie d’hypertension artérielle, le débit cardiaque reste normal. C’est la résistance vasculaire, due à un remodelage des artères, qui augmente et induit ainsi une élévation de la pression artérielle. ​Lors de l’hypertension, il est observé une augmentation du stress oxydatif en grande partie d’origine mitochondrial. Celui-ci a un impact délétère sur toutes les composantes du vaisseau. Ce stress oxydatif contribue au remodelage vasculaire et donc à l’hypertension. ​Les mitochondries sont capables de fusionner entre elles ou de se séparer. L’équilibre entre fusion et fission est essentiel au bon fonctionnement des cellules. Moins de fusion entraîne une diminution de la fonction mitochondriale. Il nous paraît donc essentiel d’étudier l’impact de ce déficit sur la fonction vasculaire lors de l’hypertension artérielle, pathologie dans laquelle les mitochondries jouent un rôle important.​

Bénéfices attendus

Nos premiers résultats montrent l’implication de la fusion mitochondriale dans la fonction vasculaire lors de l’hypertension arterielle. Nous devons compléter plusieurs expériences pour qu’un article décrivant cette implication puisse être publié.

Procédures

- Pose d’une mini-pompe d’angiotensine II en sous-cutanée sous anesthésie générale : ce geste est réalisé une fois par animal, couplée à une analgésie. La durée d’intervention est d’environ 15 minutes. 336 animaux concernés.

Impact sur les animaux

A la suite de la chirurgie et jusqu’à la fin du protocole (28 jours), l’animal a une mini-pompe implantée sur le dos qui peut limiter très légèrement certains mouvements. Une douleur post-chirurgicale n’est pas attendue car l’intervention est peu invasive. Cependant, l’animal est surveillé jusqu’à la fin du protocole (28 jours) pour dépister une éventuelle douleur. Enfin, une petite infection des points de suture pourrait survenir ou que des points sautent, les animaux étant plusieurs par cage.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour récupérer les tissus vasculaires sur lesquels nous allons mener des expériences.

Remplacement

Aucune alternative à l’utilisation d’animaux vivants ne permet d’étudier la fonction vaculaire dans un contexte physiologique et encore moins pathologique. Le modèle prévu est un modèle standard bien documenté dont l’impact sur l’animal est bien maîtrisé.

Réduction

​​Le nombre d’animaux pour les expériences a été précisément défini à l’aide d’un outil informatique pour avoir assez de puissance statistique lors de l’étude. Des tests statistiques adaptés sont utilisés.​

Raffinement

​​​La pose des pompes osmotiques est un acte chirurgical réalisé sous anesthésie générale et analgésie. La réponse nociceptive des animaux sera régulièrement testée en cours d’intervention. Les éventuelles modifications du rythme cardiaque et respiratoire seront observées pour ajuster au mieux l’anesthésie pendant l’intervention chirurgicale. ​Durant les 28 jours de cinétique, les souris seront surveillées quotidiennement afin de détecter une éventuelle réaction cutanée ou une gêne. ​Même si elle n’est pas attendue, la douleur de l’animal sera évaluée 2 fois par semaine selon une grille d’évaluation de la douleur.​​

Choix des espèces

Les souris génétiquement modifiées représentent des outils spécifiques dans la plupart des domaines de la recherche médicale. La souris est un excellent modèle pour la maladie humaine, l'organisation de son ADN et l'expression de ses gènes sont très similaires à celles de l'homme et peuvent être modifier pour se rapprocher au mieux de la pathologie recherchée. L’ensemble des souris utilisées seront des souris adultes âgées entre 3 et 6 mois, âge qui permet de standardiser le poids de l’animal et la taille des vaisseaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 2660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2660
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2660

2 660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec pour certaines une chirurgie de deux heures pour implanter un émetteur de télémétrie et une autre d'une heure quarante-cinq pour poser une fibre optique dans le cerveau. Ces implants peuvent provoquer des douleurs pendant et après l'opération, et les souris opérées sont ensuite isolées. Viennent les tests comportementaux, dont un test aversif par groupe, sur quatre jours et jusqu'à une heure par séance, pour mesurer comment la fréquence cardiaque module la réponse à un signal de danger. L'effectif est justifié par "un logiciel statistique" et par l'expertise des deux équipes, sans qu'aucun chiffre de calcul ne soit donné pour ces 2 660 animaux.

Objectifs

Les parties centrales et périphériques du système nerveux autonome jouent un rôle clé dans la modulation de la fréquence cardiaque, cette dernière fluctuant en fonction de l’état émotionnel. Ainsi, des études cliniques suggèrent qu’une fréquence cardiaque augmentée (tachycardie) est fréquemment associée à des niveaux d’anxiété élevés. Cependant, nous ne disposons que de très peu d’information sur les mécanismes neuronaux sous-tendant la communication cœur-cerveau et la manière dont celle-ci influence les réponses comportementales associées à des signaux prédictifs de situations dangereuses ou « menaçantes ». Cette étude nous permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant la communication cœur-cerveau, ce qui constitue une première étape importante pour le développement d’approches alternatives pour le traitement de troubles anxieux généralisés. La réalisation de ce projet nécessite l'utilisation de souris mâles et femelles non génétiquement modifiées ainsi que de différentes lignées de souris transgéniques ayant une fréquence cardiaque augmentée (tachycardie) ou diminuée (bradycardie) afin de déterminer l’impact de la modulation de la fréquence cardiaque dans le contrôle des émotions.

Bénéfices attendus

A ce jour, les études visant à étudier l’impact de l’altération transitoire ou persistante de la fréquence cardiaque sur le traitement de stimuli prédictifs de menaces restent très parcellaires. De plus, la plupart des études ont été réalisées sur les mâles, alors que le dimorphisme sexuel cardiaque n’est plus à démontrer. Il est donc nécessaire de prendre en compte l’existence de ce dimorphisme sexuel cardiaque dans l’étude de l’impact de la fréquence cardiaque sur l’influence des réponses comportementales associées à des signaux prédictifs de situations « dangereuses ». Cette étude va nous permettre à la fois de mieux comprendre certains des mécanismes qui sous-tendent l’apparition de troubles anxieux, mais aussi de proposer de nouvelles approches thérapeutiques se basant sur une régulation de la fréquence cardiaque pour contrôler des réponses émotionnelles associées à des stimuli aversifs.

Procédures

La procédure prévoit : - Des injections intrapéritonéales (une injection par jour de comportement, 30secondes) - Des tests comportementaux dont certains sont aversifs : durée 45min à 1h sur 4jours (1 seul test aversif par groupe de souris) - Des actes chirurgicaux : implantation de transmetteurs pour la télémétrie (2h) ainsi que la mise en place de fibre optique dans des régions précises du cerveau (1h45)

Impact sur les animaux

La procédure prévoit actes chirurgicaux avec pose d’implants pouvant entrainer des douleurs per et post-opératoires (interventions modérées). Il sera aussi effectué des tests comportementaux pouvant entrainer un stress léger chez l’animal (interventions légères) Enfin la manipulation des animaux peut entrainer une gêne chez ces derniers (interventions légères).

Devenir

A la fin de cette procédure tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les tissus pour analyses cellulaires et moléculaires de nos différentes lignées

Remplacement

Notre projet repose sur la caractérisation des mécanismes neuronaux et moléculaires associés à la fois aux modifications de la fréquence cardiaque et aux comportements adoptés face à des situations de danger/menace. Nous ne pouvons donc pas valider notre étude sur des modèles in vitro, l'utilisation d'animaux demeure la seule option à ce jour. La souris est l'organisme modèle le plus pertinent pour cela. En effet la bibliographie disponible montre que les souris fournissent un excellent modèle pour étudier à la fois la fréquence cardiaque et les réseaux neuronaux.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé grâce à la fois à un logiciel statistique et à l’expertise acquise par les deux équipes. Cela permet d’allier réduction du nombre d’animaux et validité statistique des expériences. Les souris vont suivre consécutivement différents tests afin de diminuer à la fois le nombre d’animaux utilisé et d’obtenir un suivi longitudinal de l’étude

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe dans des environnements enrichis (paille en carton, igloo ou maison en carton). Les souris seront isolées suites aux différents actes chirurgicaux. Afin de diminuer le stress, les souris seront manipulées quotidiennement par les expérimentateurs avant chaque procédure expérimentale. Un suivi régulier sera appliqué dès le début de nos expériences. Une grille de score avec des points limites sera mise en place dès l’apparition de signes cliniques : dos vouté, poils ébouriffés, comportement anormal, stéréotypies. Si l’animal atteint un des points limites il sera euthanasié. Cependant si l’animal montre des signes de « faiblesse » : la fréquence d’observation des animaux sera augmentée et un traitement adapté à la situation sera administré (désinfectant ou analgésique). Si aucune amélioration du bien être de l’animal n’est observé il sera alors ensuite euthanasié

Choix des espèces

Les souris fournissent des excellents modèles pour l'étude des réseaux neuronaux et des changements de fréquence cardiaque à la fois chez les mâles et les femelles. Nous disposons aujourd'hui de nombreux modèles murins transgéniques qui nous permettront d'atteindre les objectifs de notre projet. De plus sa physiologie générale nous permet de nous rapprocher suffisamment de l'homme pour obtenir des données pertinentes d’un point de vue médical. Nos études seront réalisées avec des souris adultes (entre 8 semaines et 24 semaines), ce qui permettra de travailler sur une système cérébral stable, mature, qui n'évoluera pas au cours des procédures expérimentales qui prendront plusieurs semaines

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 77
Souffrances
▲ 77
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 77

Deux injections dans le sinus rétro-orbital et quatre échocardiographies en une heure : 77 souris vont être utilisées, anesthésiées puis tuées sans reprise de conscience. L'objet déclaré est de savoir si une enzyme circulante, connue pour provoquer une défaillance cardiaque aiguë quand on l'injecte à des souris, entre en compétition avec les molécules du stress sur les récepteurs adrénergiques du cœur. Le porteur qualifie ces interventions d'indolores tout en reconnaissant qu'elles peuvent créer un stress par leur répétition sur un temps court. Les cœurs et les reins sont prélevés après la mise à mort, les reins partant vers une autre équipe, et la souris est retenue pour son "homologie" génétique et physiologique avec l'humain, à un âge de douze à seize semaines.

Objectifs

Les maladies cardiaques sont l'une des principales causes de mortalité dans les pays développés. L'objectif de notre laboratoire est de développer de nouvelles techniques de détection de l'inusffisance cardiaque. Certaines enzymes qui circulent dans le sang peuvent être utilisées pour détecter des défaillances cardiaques aujourd'hui. Cette expérimentation s'intéresse principalement une enzyme intracellulaire et circulante dans le sang, connue pour dégrader des petites protéines dans le corps humain. De plus, il a été montré que l’injection de cette enzyme dans des souris induit une dysfonction cardiaque aigüe, suggérant ainsi un rôle direct de cette enzyme sur la fonction contractile du cœur, rendant intéressant la modulation pharmacologique de cette enzyme circulante. Cette dysfonction cardiaque s’installe en parallèle d’un relargage important de molécules de stress (appellées catécholamines), suggérant une interférence de l'enzyme d'intérêt sur ce système. Notre objectif précis ici d’identifier si cette enzyme entre en compétition avec ces molécules sur les récepteurs alpha- et bêta-adrénergiques des cellules cardiaques. Nous pourrions ainsi comprendre le mode d’action de cette enzyme responsable de dysfonction cardiaque, et potentiellement développer une thérapeutique basée sur ce mode d’action.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mettre en lumière le potentiel mode d’action cardiaque decette enzyme via le système catécholaminergique lors des dysfonctions cardio-circulatoires. Si nous arrivons à prouver que la dysfonction cardiaque induite par l'enzyme d'intérêt est dépendante des récepteurs cardiaques alpha, bêta 1, 2 ou 3, cela ouvre la possibilité de développer une thérapeutique très ciblée contre ces pathologies, et permettrait un criblage et une sélection bien plus précis des patients lors des essais cliniques à venir.

Procédures

Chaque groupe de souris sera soumis à une ou deux injections intra-péritonéales pour l'anesthésie chimique (une injection dure environ 10 sec), deux injections rétro-orbitaires pour deux molécules (chaque injection dure environ 10 sec) et quatre échocardiographies (chaque échographie dure 5min). A l'exception de la première injection d'anesthésiant, toutes les autres se font sous anesthésie générale, ce qui ne devrait pas induire de stress particulier chez l'animal.

Impact sur les animaux

Les souris seront soumises à plusieurs injections intra-péritonéales, rétro-orbitaires et quatre échocardiographies en l’espace d’une heure ; bien que ces interventions soient indolores, elles pourront générer un stress au animaux de fait de leur répétition sur un temps court. Néanmoins, à part la première injection d'anesthésiant, le reste des injections/manipulations se font sous anesthésie générale, ce qui ne devrait pas induire de stress chez l'animal.

Devenir

La mise à mort de tous les animaux à la fin de la procédure permettra une analyse histologique des organes d'intérêt, particulièrement le coeur et le rein (organe mis à disposition d'une autre équipe pour un projet collaboratif) ainsi qu'une analyse protéique et génétique de divers tissus selon les groupes d'appartenance des animaux.

Remplacement

Des études préliminaires sur des cellules cardiaques en culture ont été réalisées et semblent prometteuses, et ont permis de caractériser plus précisément le protocole pratiqué chez l’animal ; cependant la dysfonction cardio-circulatoire ne peut s’observer que dans un organisme vivant, nous avons donc besoin de confirmer notre hypothèse chez l’animal.

Réduction

Nous avons effectué un calcul nous permettant d’avoir le nombre précis de souris nécessaire à l’étude, et nous avons également réutilisé les résultats d’une précédente étude de notre laboratoire pour affiner nos résultats. Toutes ces données nous ont fourni le résultat suivant : 6 souris par groupe en fin de protocole au moment de la mise à mort. En prenant compte d'une perte de 15-20% durant l'expérimentation, 7 souris par groupe seront incluses en début de protocole.

Raffinement

Les souris disposeront d’une période d’acclimatation de 5 jours à leur arrivée à l’animalerie et seront observés quotidiennement par le ersonnel de l'animalerie et les expérimentateurs. La totalité du protocole se déroulera sous anesthésie chimique, en cas de besoin une deuxième injection pour maintenir l’anesthésie pourra être administrée avant la dernière échographie à 45min. Aussi, un anesthésique local sera utilisé pour réduire la potentielle douleur de l’injection rétro-orbitaire.

Choix des espèces

Les souris partagent une grande homologie génétique et physiologique avec les humains, ce qui permet de mieux comprendre les processus biologiques et les maladies chez l’humain. Ensuite, les souris se reproduisent rapidement, ce qui permet d'obtenir rapidement des cohortes expérimentales. Pour cette étude, les animaux auront entre 12 et 16 semaines d’âge pour avoir des animaux adultes car nous étudions les dysfonctions cardio-circulatoires qui interviennent principalement chez l’Homme adulte.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Poules : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

Produire des anticorps polyclonaux à la commande, pour le compte d'équipes publiques ou privées : telle est la finalité de ce protocole, où 150 poules vont être utilisées, deux par commande, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poule reçoit cinq injections intramusculaires d'un antigène mélangé à l'adjuvant complet de Freund, qui peut provoquer des ulcérations au point d'injection, de la fièvre et une baisse de mobilité. Le porteur présente la récupération des anticorps dans le jaune d'œuf comme un raffinement, puisqu'elle évite les prélèvements de sang, et invoque la recommandation du Centre européen pour la validation des méthodes alternatives. Les poules sont malgré tout toutes tuées au 63e jour, un animal immunisé contre un antigène ne pouvant pas, selon lui, servir à une autre commande.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tels que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherches publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de poule. La poule est une hôte d’intérêt, pour le développement d’anticorps dirigés contre des protéines hautement conservées chez les mammifères. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Le protocole durera 63 jours.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux sont des auxiliaires et des réactifs employés dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie. Ils permettront notamment d’approfondir les connaissances nécessaires pour l’avancement de la recherche et le développement de test de diagnostic voir de nouvelles pistes d’applications thérapeutiques.

Procédures

5 injections en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (10 minutes)

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en intramusculaire couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les animaux sont surveillés après injection afin de vérifier qu’aucune douleur n’est apparue.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole à J63.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des anticorps polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budgets et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 poules par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique, a été adapté au plus juste par rapport au besoin pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole

Raffinement

Les animaux sont injectés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. La recherche sur la douleur aviaire est limitée, mais une grande partie des connaissances provient de la science du bien-être avec un intérêt pour les pratiques agricoles de routine. Dans ce cadre, une attention particulière sera portée à 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du plumage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). La récupération des anticorps à partir des œufs de poule constitue un raffinement, car les prélèvements sanguins ne sont pas nécessaires. Lors de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les poules disposeront d’un environnement enrichi (miroir, perchoir, bloc à picorer, thon, courgette, vers de farine,…)

Choix des espèces

La poule est utile pour la production d’anticorps contre des protéines de mammifères, car elle est éloignée phylogénétiquement de la classe des Mammalia. L’utilisation de poules pondeuses est en totale conformité avec le principe des 3R et cette méthode est fortement recommandée depuis un certain temps par le Centre Européen pour la Validation des Méthodes Alternatives. Il s'agit d'un raffinement du protocole de production d'anticorps, car ces derniers peuvent être extraits du jaune d’œuf sans avoir à prélever du sang sur l’animal. Un autre avantage est que les poules pondeuses sont capables de produire des anticorps en plus grande quantité, ce qui réduit le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir les anticorps. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les poules entreront en protocole dès l’âge de 5 mois. Auparavant elles auront subi une période de quarantaine de 14 jours, et si les animaux ne présentent aucun signe clinique, elles seront aptes à rentrer en protocole.