Système cardiaque

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Souris : 8000
Souffrances
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Devenir
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 8000

8000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 5052 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 2948 un niveau modéré. Toutes subissent une biopsie de la queue pour le génotypage, mais seules 2948 entrent dans les expériences : 1920 reçoivent une ligature de l'artère coronaire gauche pour provoquer un infarctus, sous intubation et ventilation, 432 se voient implanter une mini-pompe sous la peau, les autres des injections quotidiennes. Le porteur attend de ce travail une nouvelle cible thérapeutique contre l'insuffisance cardiaque, aucun traitement du remodelage du cœur n'existant à ce jour. Plus de 5000 souris naissent donc, sont biopsiées puis tuées sans jamais entrer dans un protocole, un écart que le résumé ne justifie pas.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque est une pathologie qui touche le muscle cardiaque et qui correspond en l’incapacité du coeur à assurer son rôle de pompe. L'insuffisance cardiaque touche plus de 1,2 millions de personnes en France et est caractérisée par une lourde mortalité. Les causes de l’insuffisance cardiaque sont nombreuses mais les causes les plus fréquentes sont l’infarctus du myocarde ou le vieillissement. Dans ces deux cas, on observe une diminution de la fonction de contraction du cœur due à une augmentation de tissu cicatriciel, ce qui aboutira en une insuffisance cardiaque du fait de la perte de l’élasticité du cœur. Actuellement, il n’existe aucun traitement efficace pour limiter le développement de ce tissu cicatriciel cardiaque. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle d’une population de cellules du cœur pouvant être une potentielle nouvelle cible thérapeutique au cours du développement de l’insuffisance cardiaque. Pour cela, on étudiera deux modèles d’insuffisance cardiaque chez la souris, se rapprochant au plus de ce qui est observé chez l'Homme. Les résultats ainsi obtenus pourront donner un nouvel essor quant à la recherche et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans le cadre d’une insuffisance cardiaque.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à identifier une potentielle nouvelle cible thérapeutique au cours de l’insuffisance cardiaque et plus particulièrement lors du remodelage délétère cardiaque, que ce soit suite à un infarctus du myocarde ou au vieillissement. En effet, l’insuffisance cardiaque touche plusieurs millions de personnes dans le monde et à ce jour, aucune thérapie ne permet d’améliorer ou de prévenir le remodelage délétère, et il est donc nécessaire de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Dans un premier temps, nous allons procéder en une biopsie de queue à toutes les souris produites afin de déterminer si elles possèdent les gènes d’intérêt souhaités (8000 souris au maximum). Parmi ces animaux, seuls 2948 seront étudiés et recevront des injections intrapéritonéales (1 injection par jour durant 4 jours ; environ 10 secondes par souris) et des échocardiographies sous anesthésie générale pour mesurer leur fonction cardiaque (environ 15 min). Une partie de ces souris (596 souris mâles et femelles) ne subiront pas d’acte chirurgical. Parmi ces 596 souris, 484 recevront des injections péritonéales supplémentaires (1 injection par jour durant 4 jours consécutifs ; environ 10 secondes par souris). Le reste des animaux sera opéré. Une première partie des souris subira une ligature de l’artère coronaire gauche induisant un infarctus du myocarde. Cette opération se fera sous anesthésie générale sur un total de 1920 souris (mâles et femelles) et durera environ 30 minutes. Pour cela, nous intubons et ventilons l’animal à l’aide d’un respirateur et leur injectons en sous-cutanée des médicaments avant et après l’opération (analgésiques et antalgiques) jusqu’à 72h post-opératoires. Une partie de ces animaux (720) recevra des injections intrapéritonéales supplémentaires (1 injection par jour durant 4 jours ; environ 10 secondes par souris). Enfin, le reste des animaux (432) subira un autre type de chirurgie : l’implantation d’une mini-pompe en sous-cutanée (environ 5 minutes par souris), qui permet la distribution de molécules de façon continue et contrôlée. Pour cela, nous intubons et ventilons l’animal à l’aide d’un respirateur et leur injectons en sous-cutanée des médicaments avant et après l’opération (analgésiques et antalgiques) jusqu’à 72h post-opératoires. Une partie de ces animaux (216) recevra des injections intrapéritonéales supplémentaires (1 injection par jour durant 4 jours ; environ 10 secondes par souris). A la fin du protocole, la fonction cardiaque des animaux sera de nouveau étudiée par échographie sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Certains effets indésirables peuvent être attendus. La biopsie caudale peut induire un stress aux animaux lors de leur préhension et une légère douleur au cours de l’acte. Au cours des injections, les animaux peuvent ressentir du stress et de l’inconfort lors de la préhension et une légère douleur lors de l’injection. Il y a également les effets indésirables liés aux actes chirurgicaux (ligature de l’artère coronaire pour induire un infarctus du myocarde et pose de mini-pompes pour le modèle de l’hypertrophie cardiaque), telle qu’une douleur liée à l’opération et aux points de suture, bien que ces actes soient menés sous anesthésie générale. De plus, les modèles d’insuffisance cardiaque étudiés ici peuvent induire des effets indésirables comme par exemple une perte de poids et un affaiblissement de l’animal. Cependant, il n’y a aucun effet indésirable lié à l’échocardiographie en elle-même du fait que ce soit une expérimentation non invasive.

Devenir

A l’issue des différents gestes techniques réalisés sur le même animal (biopsie caudale, injections intrapéritonéales, échocardiographie, chirurgie pour induire un infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque liée à une augmentation de la masse cardiaque), tous les animaux seront mis à mort dans le but de prélever le cœur et d’autres organes. Ceci nous permettra d’étudier la population de cellules d’intérêt à l’aide de différentes expériences, nous permettant de répondre aux différentes questions posées dans le cadre de ce projet.

Remplacement

Etant donné qu’il n’existe pas d’anticorps permettant de cibler spécifiquement nos cellules d’intérêt, nous ne pouvons pas étudier de façon simple ces cellules. De plus, actuellement, il n’existe pas de modèles cellulaires ou de modélisation permettant d’étudier l’insuffisance cardiaque due à un infarctus du myocarde ou au vieillissement et de conserver l’environnement moléculaire et protéique dans son ensemble.

Réduction

La physiopathologie ainsi que la cinétique des modèles étudiés (infarctus du myocarde et hypertrophie cardiaque) sont bien connues, ce qui permet de mieux définir la durée des expériences et les différentes étapes clés de l’évolution de l’insuffisance cardiaque et du développement du cicatriciel pour ces deux modèles. Le nombre d’animaux a été défini en fonction des différentes expériences nécessaires pour étudier le rôle des cellules et protéines d’intérêt au cours des différentes étapes de développement de l’insuffisance cardiaque. Nous avons également pris en compte la mortalité des souris durant les différents modèles. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous allons utiliser le même échantillon pour faire plusieurs analyses ainsi que les autres organes en plus du cœur. De plus, afin d’optimiser le dosage d’une molécule, nous allons mener une étude pilote sur un petit nombre d’animaux. Enfin, l'ensemble de nos résultats seront analysés puis comparés entre eux à l'aide de tests statistiques.

Raffinement

Le suivi quotidien des animaux par un personnel qualifié (zootechniciens et expérimentateurs) avec une surveillance post-opératoire accrue et la mise en place de points limites adaptés permettront d’identifier et de limiter toute souffrance et douleur, d’abord par l’injection d’antalgiques dans la mesure du possible pour ne pas interférer avec l’expérience en cours et par une mise à mort anticipée selon les méthodes réglementaires, dans le cas d’atteinte de plusieurs points limites. L'ensemble des chirurgies de ce projet seront réalisées sous anesthésie générale associée à une analgésie pré- et post-opératoire.

Choix des espèces

Pour des raisons éthiques, la recherche clinique sur la fibrose chez l’Homme est limitée, d’où la nécessité de recourir aux modèles animaux pour élucider les mécanismes mis en jeu. Les modèles cellulaires existants ne permettent pas de mimer une insuffisance cardiaque et ainsi de conserver l’environnement moléculaire et protéique associé. La souris est largement utilisée en recherche biomédicale. Au-delà de l’aspect pratique (reproduction rapide, connaissance du modèle, coût modéré), la proximité de son génome avec le génome humain (80% d’homologie) en fait un modèle de choix. De plus, la structure des tissus musculaires et cardiaques murins est très proche de celle de l’Homme et les populations de cellules sont également les mêmes. Donc, utiliser la souris comme modèle expérimental permettra de mieux comprendre le développement de fibrose et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour l’Homme. De plus, des études précédentes ont déjà été menées sur les souris étudiées dans ce projet au cours du développement embryonnaire, mais ce n'est pas le cas de leur fonction cardiaque au stade adulte. De ce fait, nous étudierons nos cellules d’intérêt au stade jeunes adultes.

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    • Bien-être animal
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
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Macaques à longue queue : 4
Souffrances
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Devenir
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Déjà utilisés dans d'autres protocoles, quatre macaques à longue queue vont être placés sur un siège de contention, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun y passe jusqu'à trois séances d'une heure, espacées d'au moins un jour, avec pour effets attendus l'agitation, les vocalisations et les tentatives de fuite. L'objet est d'améliorer la qualité des électrocardiogrammes enregistrés lors des études de toxicologie réglementaire, un examen que le porteur décrit comme exigé par les guidelines et non substituable in vitro. Aucun ne sera tué à l'issue, tous restant dans l'installation pour d'autres projets, ce que le porteur porte au crédit de la réduction : recourir à des animaux non naïfs diminue le nombre total d'individus utilisés.

Objectifs

Le projet a pour but d’améliorer la technique et la méthode d'enregistrement de l'électrocardiogramme chez le Primate Non Humain, en vue d'utiliser cette technique dans les études de toxicologie réglementaire.

Bénéfices attendus

Détermination de la technique la plus performante : -amélioration de la qualité des données obtenues dans le cadre d’études précliniques de toxicologie réglementaire. -le bénéfice attendu est une meilleure évaluation du risque d'effets des futurs médicaments.

Procédures

1 à 3 sessions de mise sur siège à contention pour 4 primates non humain pendant maximum 1h par jour espacé d’au minimum 1 journée.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont des signes de stress (agitation, vocalisations, tentative de fuite)

Devenir

Les animaux seront conservés dans l’installation d’essai pour d’éventuelles utilisations dans d’autres projets

Remplacement

Bien que des alternatives in vitro et in silico à l’usage d’animaux afin d’évaluer la sécurité et la toxicité des candidats médicaments soient en développement, l’évaluation non-clinique de la toxicité des médicaments chez une à deux espèces animales reste une exigence réglementaire en Europe à ce jour car il n’existe pas actuellement d’alternatives qui permettent de déterminer la toxicité de substances suite à une exposition systémique sans le tester chez l’animal. L’enregistrement ECG est un examen couramment mesuré dans ces études et fait partie d'une exigence réglementaire mentionnée dans les guidelines relatives à la pharmacologie de sécurité (ICH S7A/S7B) et ne peut être substitué par des études in vitro. Il n'existe pas de modèle in vitro reproduisant nos conditions expérimentales et les interférences possibles

Réduction

Le nombre d’animaux dans ce projet a été défini sur la base du nombre minimum d’animaux requis pour pouvoir conclure sur la technique la plus adaptée. L’utilisation d’animaux non naïfs contribue à la réduction du nb d’animaux utilisés à des fins scientifiques

Raffinement

Le projet n’utilisant pas de technique invasive, il n’y a pas de douleurs attendues. Les singes seront surveillés en continu afin de détecter d’éventuel signes cliniques et de stress liés à la contention. Celle-ci ne devra pas excéder 1 heure comme défini dans les recommandations de la Structure chargée du Bien Être des Animaux. En cas de nécessité (procédure non terminée après 1 heure de mise sur siège), deux nouvelles sessions d’1 heure pourront être réalisé en respectant à chaque fois un temps de repos minimum d’1 journée. Tout au long de la procédure, les primates sont récompensés régulièrement (jus de fruit, Fruits secs), de plus les techniciens interagissent régulièrement avec les primates afin de minimiser leur stress. Des points limites précoces seront adaptés et la procédure sera stoppée si nécessaire.

Choix des espèces

Le but de ce projet est d’améliorer une technique opératoire d’enregistrement de l’électrocardiogramme sur le primate non humain et nécessite l’utilisation de cette espèce ou l’ECG est une analyse nécessaire. Le projet se fera sur jeunes adultes/adultes comme pour les études de toxicologie réglementaire. Ceci est justifié par le fait que cette technique sera, à terme utilisé sur ce type d’animaux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Chiens : 5
Souffrances
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Devenir
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Comparer deux modes d'administration du pimobendane, en bolus ou en perfusion continue : 5 chiens sains sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sur deux périodes de 24 heures séparées d'une semaine, chacun reçoit un cathéter artériel posé sous anesthésie générale, puis subit 13 examens échographiques et 10 prélèvements sanguins, en cage individuelle tant qu'il porte le cathéter. Le porteur juge l'hypotension et les arythmies très peu probables chez le chien et prévoit malgré tout de les surveiller. Les 5 chiens sont gardés en vie pour être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être des animaux non-humains.

Objectifs

Les maladies cardiaques sont des affections fréquentes du chien âgé, particulièrement chez certaines races prédisposées. L’insuffisance cardiaque, lorsqu’elle survient, a un fort impact sur le confort des chiens et sur leur espérance de vie. Dans ses formes aigües, le traitement actuel repose sur l’administration de médicaments comme le pimobendane lors de la prise en charge du chien en clinique vétérinaire. En effet, le pimobendane est recommandé dans la prise en charge des insuffisances cardiaques congestives (ICC) du chien secondaire à une valvulopathie. Plusieurs études, réalisées chez des chiens sains, rapportent les effets hémodynamiques bénéfiques du pimobendane injectable : augmentation de la contractilité cardiaque, augmentation du débit cardiaque, réduction des résistances vasculaires systémiques et maintien voir légère augmentation de la pression artérielle. Chez l’homme, un médicament similaire au pimobendane, le levosimendan, est utilisé dans le traitement des ICC. En aigu, lors d’ICC, son utilisation est associée amélioration plus rapide des patients (notamment une disparition plus rapide des signes de congestion pulmonaire et une réduction de la fatigue de ces patients). Étrangement, malgré des propriétés similaires, les protocoles d’administration de ces médicaments sont très différents : - Chez l’homme, le levosimendan est administré en perfusion continue. - Chez le chien, le pimobendane est administré toutes les 12h. Il semble néanmoins que l’utilisation de doses plus importantes puissent être bénéfiques : d'après la littérature, les chiens recevant de plus grosses doses présentent moins de récidives d’épisodes congestifs. Nous souhaitons étudier l’efficacité de l’administration du pimobendane avec un protocole similaire à celui utilisé pour le levosimendan chez l’homme et comparer ce protocole à celui recommandé actuellement. L’administration d’une perfusion après un bolus pourrait permettre de maintenir une concentration plasmatique stable et donc des effets hémodynamiques constants, permettant probablement un meilleur traitement des signes de congestion. Afin de tester cette hypothèse, nous souhaitons réaliser une étude préclinique sur chien sains. Cette étude permettra de comparer les effets hémodynamiques des deux protocoles d’administration du pimobendane.

Bénéfices attendus

Les bénéfices concernent les chiens présentant une insuffisance cardiaque congestive. Si les résultats sont favorables, notre travail pourrait permettre d’améliorer la prise en charge de ces animaux et pourrait conduire à une modification des protocoles thérapeutiques d’administration du pimobendane lors de cette affection.

Procédures

L’essai se déroule sur deux périodes de 24 h déparées d’une semaine Pendant l’essai, le chien sera dans des conditions équivalentes à celle d’une hospitalisation en clinique vétérinaire, mais en plus, un cathéter artériel sera mis en place sous anesthésie générale. Le chien recevra le pimobendane par administration intra-veineuse lente (bolus) ou par perfusion. Il subira aussi 13 examens échographiques (10 à 15 minutes maximum) et 10 prélèvements sanguins (moins de 1-2 minutes). Le port du catheter artériel nous oblige à conserver les chiens en cage individuelle pendant chaque période de 24h.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : légère douleur à l'injection, inconfort et stress. Néanmoins, des effets secondaires décrits dans la littérature pour des molécules de la même famille que le pimobendane (comme le lévosimendan) chez l'homme, tels que l'hypotension artérielle ou des arythmies, sont possibles. Ces deux complications semblent très peu probables puisqu'elles n'ont pas été décrites chez le chien dans les études précédemment réalisées. Cependant, notre protocole prévoit de surveiller et d'anticiper ces complications.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant, ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation.

Remplacement

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : légère douleur à l'injection, inconfort et stress. Néanmoins, des effets secondaires décrits dans la littérature pour des molécules de la même famille que le pimobendane (comme le lévosimendan) chez l'homme, tels que l'hypotension artérielle ou des arythmies, sont possibles. Ces deux complications semblent très peu probables puisqu'elles n'ont pas été décrites chez le chien dans les études précédemment réalisées. Cependant, notre protocole prévoit de surveiller et d'anticiper ces complications.

Réduction

Pour calculer le nombre d’animaux nécessaires, nous avons estimé que nous souhaitions mettre en évidence une augmentation significative du débit cardiaque de 25% dans le groupe perfusion, 12h après le début d’administration du pimobendane. Pour nos calculs, nous avons utilisé les valeurs de débit cardiaque publiées dans la littérature, ainsi que notre estimation de débit cardiaque moyen 12h après la première administration de pimobendane. Le calcul des effectifs a été réalisé grâce à un logiciel statistique et indiquait que 4 chiens étaient nécessaires. Nous avons fixé l’effectif à 5 chiens au cas où une complication conduirait à exclure l’un des chiens de l’étude.

Raffinement

Les chiens seront manipulés en prenant toutes les précautions pour limiter le stress et compenser les désagréments engendrés par le protocole. Ces chiens sont bien socialisés, régulièrement utilisés pour ce type de petites procédures, et très habitués à notre équipe. L'hébergement individuel est de courte durée, et les chiens sont en contact visuel, olfactif, auditif et même tactile au travers des barreaux des cages. Ils sont hébergés dans des cages équipées de litière et ils sont sortis en récréation toutes les 4 h pendant la journée, pendant 10 minutes. Toutes les pharses d'examen qui peuvent provoquer du stress sont accompagnées de la distribution d'une friandise, par du personnel entrainé à l'éducation canine.

Choix des espèces

L’étude est réalisée chez le chien car il s’agit d’une étude préclinique visant à optimiser la prise en charge thérapeutique d’une affection chez le chien. Ce seront des animaux adultes, nous avons choisi ce stade de développement parce que l’insuffisance cardiaque congestive apparaît chez l’adulte.

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    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Souris : 1680
Souffrances
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Devenir
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 1680

Modifiées par transgénèse pour exprimer le récepteur humain du SARS-CoV-2, les souris de ce projet sont rendues infectables par un virus qui provoque chez elles une maladie pulmonaire et parfois intestinale. 1 680 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 562 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent un prélèvement caudal pour génotypage, des administrations intranasales sous anesthésie, jusqu'à trois semaines d'hypoxie chronique, une chirurgie du cou avec injection intratrachéale et jusqu'à cinq injections intrapéritonéales. Le porteur indique que les conséquences peuvent aller de la perte de poids et de la diarrhée à l'affaiblissement, la malnutrition puis la mort, et que la mise à mort finale sert à mesurer la pression pulmonaire sous anesthésie avant de prélever les tissus.

Objectifs

L’objectif de notre recherche est de mieux comprendre les altérations vasculaires et cardiaques liées à l'infection au SARS-Cov2. Nous allons utiliser des modèles murins (des souris transgéniques exprimant le récepteur humain du virus) afin de pouvoir suivre in vivo les effets de l'infection et de l'inflammation induite par cette infection. Notre but est d'augmenter les connaissances sur les conséquences au long cours du Covid19 pour améliorer la prise en charge des patients. Le projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2) car des étapes ne peuvent pas être réalisées dans l'établissement d'origine et nécessite l'utilisation d'un établissement secondaire. Aucun animal supplémentaire n'est ajouté par rapport au projet principal déjà autorisé 1/2.

Bénéfices attendus

Ces études nous permettront d’évaluer au long cours les altérations de la fonction cardiovasculaire à la suite d’une infection au SARS-Cov2. Nous utiliserons 2 lignées de souris afin de déterminer les mécanismes impliqués dans ces effets. Les résultats serviront à mieux comprendre été prévenir les conséquences pulmonaires, vasculaires et cardiaques du Covid19.

Procédures

Chaque animal sera soumis une seule fois dans sa vie à un prélèvement caudal pour génotypage (EU1). Cet acte ne dure que quelques secondes. Certaines souris seront soumises à une administration intra-nasale sous anesthésie pendant 15 minutes (EU1). Certaines souris recevront dans l’eau de boisson un anti-hypertenseur pendant 10 jours (EU1). Certaines souris seront étudiées par échocardiographie effectuée sous anesthésie pendant 20 minutes (EU2). La pression artérielle sera aussi mesurée à la queue sur animaux vigiles (procédure indolore) après accoutumance à la contention pendant 5 jours (EU2). Certaines souris seront en plus soumises à une hypoxie chronique pendant 3 semaines avant l’étape finale (EU2). Pour les procédures chirurgicales sous anesthésie, la douleur sera évitée par l’administration d’anesthésiques et d’analgésiques (EU2). Certaines souris subiront une petite chirurgie au niveau du cou comprenant une anesthésie et une analgésie pendant 15 minutes et une injection intra-trachéale avant l’étape finale (EU2). Certaines souris recevront 1 à 5 injections intrapéritonéales (1 par jour) ou administrations intranasales sous anesthésie générale pendant 15 minutes avant l’étape finale (EU2). Pour toutes les souris, l’étape finale sera une procédure chirurgicale effectuée sous anesthésie avec analgésie pendant 15 minutes avant l’euthanasie (EU2).

Impact sur les animaux

Le transport des animaux entre les 2 sites peut engendrer une anxiété temporaire. L’infection induit une maladie pulmonaire et chez certains animaux une maladie intestinale avec des conséquences qui peuvent être très sévères selon la lignée murine: les plus forts sont la perte de poids, la diarrhée, l’affaiblissement allant jusqu’à la malnutrition puis la mort. les souris seront soumises à un stress hypoxique. L'hypertension pulmonaire induite par l’hypoxie chronique est modérée chez la souris normale mais pourrait être sévère chez les souris post infection induisant un stress physique. Un stress (peur ou détresse) des animaux est possible lors de l’acclimatation à la prise de pression systémique vigile. L’anesthésie peut induire des effets tels que l’hypothermie, des difficultés respiratoires ou dans les cas les plus critiques un arrêt cardio-respiratoire. La procédure chirurgicale peut également être source d’hémorragie ou de douleur post-opératoire. Les procédures d’injection peuvent potentiellement conduire à des infections.

Devenir

Les 1680 animaux inclus dans ce projet seront euthanasiés en fin d’expérimentation à l’issue d’une mesure de la pression pulmonaire sous anesthésie dans l'EU2. Les animaux sont utilisés à des fins expérimentales qui nécessitent leur euthanasie afin de pouvoir mesurer leurs paramètres hémodynamiques et étudier les tissus. Ce projet est multisite, aucun animal supplémentaire n'est ajouté par rapport au projet 1/2.

Remplacement

Pour comprendre les conséquences au niveau de la fonction et de la structure des vaisseaux pulmonaires de l’infection au SARS-Cov2, il est nécessaire d’infecter des animaux afin d’être dans les conditions les plus proches des patients et afin de conserver l’ensemble des phénomènes intervenants dans la régulation des vaisseaux pulmonaires : inflammatoires (interactions cellules immunes et cellules vasculaires), vasculaires (interactions des cellules vasculaires entre elles), respiratoires (hypoxie locale) et éventuellement nerveux. Les études in vitro ne permettent pas d’évaluer les conséquences de façon intégratives. De plus, la régulation de la pression artérielle pulmonaire ou systémique et de la fonction cardiaque ne peuvent être évaluées qu'in vivo. Cependant, une fois ces conséquences tissulaires et cellulaires identifiées in vivo, les voies et les molécules impliquées seront étudiées in vitro sur des cellules en culture (cellules vasculaires en culture) infectées ou non.

Réduction

1680 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Ces expériences n'ont jamais été réalisées ni en France, ni dans le monde, par d'autres équipes dans un protocole expérimental semblable.

Raffinement

Les volumes injectés sont les plus petits possibles en accord avec le poids de l’animal. Le poids des animaux est suivi tout au long des procédures. Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec eau et nourriture ad libitum et une température et hygrométrie constantes. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés à plusieurs et le milieu est enrichi. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l'espèce concernée dans les 2 établissements utilisateurs. Pendant l’ensemble des procédures, une surveillance quotidienne sera effectuée et le poids des animaux sera mesuré régulièrement. Les points limites seront évalués selon une grille de suivi. Après infection, les souris seront observées quotidiennement et pesées tous les jours pendant 1 semaine, puis toutes les semaines. La douleur sera soulagée par l’administration d’analgésique systémique au cours de la procédure finale. Si le comportement d'un animal est altéré, il sera pesé avec un point limite à 20 pour cent de perte de poids. Une perte de sang importante, des signes de souffrance (prostration, poil hérissé, yeux fermés) qui se maintiennent, une prostration, une incapacité à se déplacer, des yeux larmoyants et exorbités constituent également des points limites. Les infections éventuelles seront traitées localement par application de crème antibiotique.

Choix des espèces

Nous effectuons des expériences avec des souris modifiées par transgénèse afin d’humaniser les souris pour en faire un modèle d’étude de l’infection au SARS-Cov2 dont la pertinence a été démontrée comme modèle pour étudier les effets liés au Covid19. Ces modèles de souris sont plus connus et plus facilement utilisables pour des études in vivo et pour les analyses d’organes que les autres modèles animaux existants (e.g. furet). Les études sur les effets de l’infection au SARS-Cov2 seront effectuées au stade adulte, lorsque le développement pulmonaire, vasculaire et cardiaque est fini, après l'âge de 8 semaines. Les études sont débutées sur des animaux à l’état adulte (2-5 mois) mais pas âgé permettant une étude au long cours sur plusieurs mois afin d'éviter d’avoir des effets liés à l’âge en fin d’étude.

Ventricule droit et insuffisance cardiaque

(NTS-FR-726732v1 – 28/05/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Rats : 210
Souffrances
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Devenir
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 210

Pendant le test d'effort, les rats reçoivent des chocs électriques, l'épreuve étant arrêtée au bout de trois chocs en trente secondes ou de cinq chocs en une minute. 210 rats Wistar mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une injection unique déclenche chez eux une insuffisance cardiaque droite qui peut entraîner leur mort, puis un traitement est initié quatre semaines plus tard pendant dix ou soixante jours, avec IRM et échocardiographie sous anesthésie, mesure de la fonction rénale, test d'effort sur animal vigile, et enfin un cathétérisme cardiaque de vingt minutes sans réveil dont le porteur indique que l'animal peut mourir pendant l'examen. Les rats perdant plus de 15 % de leur poids sont tués, et le porteur retient de jeunes adultes de 200 à 220 grammes pour leur "meilleure résistance à la toxicité de la molécule".

Objectifs

Malgré des améliorations thérapeutiques majeures sur les 30 dernières années, l’insuffisance cardiaque (IC) reste associée à une mortalité et un taux de réhospitalisation à 1 an élevés. Les traitements actuellement disponibles sont efficaces pour améliorer la fonction ventriculaire gauche. Aucune thérapeutique n’a démontré son efficacité pour améliorer la fonction ventriculaire droite dans l’IC. Les gliflozines (ou SGLT2 inhibiteurs) sont des traitements qui ont récemment prouvé leur efficacité, administré seul ou en association avec des traitements classique de l’IC, pour réduire la mortalité cardiovasculaire et/ou le risque d’hospitalisation pour IC. L’effet sur la fonction ventriculaire droite de cette classe thérapeutique n’a jamais été étudié. Étant donné les mécanismes d’action connus de cette classe thérapeutique, nous faisons l’hypothèse que les gliflozines ont un effet bénéfique sur la fonction ventriculaire droite dans l’IC. En utilisant un modèle expérimental de dysfonction ventriculaire droite chez le rat, nous allons étudier si les gliflozines sont capables d’améliorer celle-ci et déterminer les mécanismes impliqués. Cela permettra d’approfondir la compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués avec l’objectif de développer de nouvelles stratégies pharmacologiques pour améliorer la prise en charge et le pronostic des patients IC.

Bénéfices attendus

Le modèle utilisé et le design expérimental nous permettra d’étudier l’aggravation de la dysfonction ventriculaire droite ainsi que les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la progression de la dysfonction ventriculaire droite afin d’identifier/d’évaluer de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Les Rat Wistar subiront une injection unique d'une molécule qui entraine une dysfonction du ventrciule droit au J1 de l'étude. Puis 4 groupe aurons quatre semaines après induction de l’IC droite, un traitement sera initié puis mise à mort après 10 jours de traitement et 4 autre groupe aurons quatre semaines après induction de l’IC droite, un traitement sera initié puis mise à mort après 60 jours de traitement .Chaque injection de traitement serais de quelques secondes par animal. L'analyse des effets fonctionnels (IRM et échocardiographie cardiaque) qui sera effectuée sous anesthésie pour une durée de 10 minutes/rat. La fonction rénale sera évaluée sous anesthésie gazeuse 10 minutes/rat maximum pour l'injection du traceur fluorescent suivie d'un test à l'effort qui sera effectué sur les animaux vigiles. Le protocole invasif (cathétérisme cardiaque) sera réalise sur des animaux profondément anesthésiés et sera sans réveil(durée 20 minutes / rats ).

Impact sur les animaux

Les procédures sont classées modère . L'injection de la molécule entrainera potentiellement une dysfonction du ventrciule droit .Les deux procédures mènent à une insuffisance cardiaque. qui peut entraine le décès de l'animal. Les naissances des tests d'effort sont une fatigue de l'animal qui est évalué par des chocs électriques, mais tout cela est prise en compte avec une fiche procédure qui d'écrit les points limite du test. Arrêt du test à l'effort au bout de 3 chocs électriques en 30 secondes ou de 5 chocs électrique en 1 minute. On replace l'animal dans sa cage une fois le test fini ou les points limite définie dans le protocole dépasser. Pour le cathétérisme cardiaque, l'animal subira une chirurgie pour insertion d'un capteur de pression dans la carotide pour obtenir les pressions volume au niveau du coeur du rat, chaque animal sera mise à mort à la fin du test. Il se peut que l'animal décède lors du test ce cathétérisme cardiaque.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque série d’expérimentations suite au cathétérisme cardiaque pour prélèvement d'organes.

Remplacement

Dans l’objectif de limiter le nombre d'animaux utilisés dans ce projet, nous mettrons en place certaines expériences in vitro (tests de prolifération de cellules, interactions cellules-cellules). Cependant, l’utilisation des animaux est rendue nécessaire, car il n’existe pas à ce jour de modèle d’IC in vitro et encore moins de modèle d’IC droite in vitro. Les études fonctionnelles in vivo de notre projet ne peuvent pas être remplacées par des études in vitro à cause de la complexité de la pathogenèse de l’IC droite. En effet, des études dans notre modèle animal sont nécessaires pour comprendre les altérations globales cardiaques lors du développement de l’IC droite et son traitement (altérations simultanées des lymphatiques, des cellules immunitaires, des fibroblastes et du métabolisme des cardiomyocytes, modifications progressives de l’hémodynamique ventriculaire gauche et droite). Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la fonction cardiaque droite par échocardiographie, IRM, de la fonction rénale, de la capacité d'exercice. A la phase terminale nous avons également mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses ex vivo au moment de la mise à mort. De plus, nous avons réalisé des tests statistiques appropriés pour calculer le nombre de rats (n=24 par groupe) nécessaires afin de détecter une différence de 10%. Des résultats historiques obtenues lors des expériences précédemment effectuées dans le laboratoire ont démontré qu’un nombre de 24 animaux par groupe sont nécessaires pour des évaluations fonctionnelles telles que l’échocardiographie/IRM. Il faut souligner que l’analyse répétée en échocardiographie ou en IRM sur le même animal au cours d’une étude permet également de diminuer le nombre d’animaux par groupe nécessaire pour démontrer un effet significatif. Concernant l’induction de l’IC droite, un suivi de la survie post-administration dune sera mis en place afin d’affiner et donc de limiter le nombre d'animaux par groupe.

Raffinement

Tout au long de l’étude, les animaux seront nourris ad libitum et hébergés en groupes sociaux stables dans des portoirs conventionnés au nombre maximum de 4 par cage avec de l’enrichissement (Tunel, Kraft Paper). Les animaux seront maintenus avec un environnement contrôlé et stabilisé (température de 21°C , hydrométrie à 55% et luminosité à 100 lux avec une durée de cycle de lumière normal soit 12h/12h). Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des rats sera observée avant le début des protocoles. Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Notre grille d’évaluation des point limites pour le bien-être animal est utilisé quand un animal présente un état de mal être ou de souffrance, il est exclu de l'étude et euthanasié en fonction de son score et de la discussion avec les membres de la cellule SBEA . Les rats perdant plus de 15 % de leur poids seront euthanasiés.

Choix des espèces

Les expériences in vivo, ne peuvent pas être remplacées par des études in-vitro, qui nécessite des études fonctionnelles et physiopathologiques sur un modèle intégré. Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous allons dans ce projet utiliser essentiellement des rats, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles. Chaque animal est identifié de façon individuelle par une puce d’identification Les rats mâles Wistar jeunes adultes (200-220 g) seront utilisés pour induire l’IC droite. Cet âge est justifié par la meilleure résistance des animaux à la toxicité de la molécule, permettant de limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Moutons : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Un infarctus du myocarde leur est provoqué sous rayons X, puis viennent, six semaines plus tard, trois heures d'IRM au manganèse, à sept semaines quatre-vingt-dix minutes d'IRM au gadolinium suivies d'une échographie et d'un scanner, à huit semaines une angiographie et une cartographie de contact de quatre-vingt-dix minutes chacune. 60 moutons adultes vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec une prise de sang de cinq millilitres avant chaque IRM et une première séance d'imagerie de trois heures avant l'infarctus. Le porteur qualifie la cicatrice cardiaque de non douloureuse, tout en signalant que la pose et le retrait des cathéters peuvent provoquer des saignements et que la cartographie de contact peut déclencher des tachycardies ventriculaires, un défibrillateur restant à proximité pour éviter le décès des animaux pendant les examens. Tous sont tués à la fin pour que leur cœur soit prélevé et analysé en IRM haute résolution, cartographie optique et histologie.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de développer des méthodes IRM innovantes afin d’améliorer la détection des cicatrices d’infarctus du myocarde. Les méthodes IRM développées ont pour but de détecter le tissu cardiaque vivant à l’intérieur et/ou autour de la cicatrice, et de permettre ainsi une meilleure évaluation des risques liés aux troubles du rythme cardiaque. Les données IRM seront validées en comparant avec d’autres examens d’imagerie (angiographie, échocardiographie, scanner) ainsi que des données de mesures de l’activité électrique (électrophysiologie) et de la structure du tissu (histologie).

Bénéfices attendus

Ces développements de méthodes ont pour but rendre l’examen IRM plus sensible (utilisation d’agents de contraste, amélioration de la résolution) et plus rapide (méthodes d’accélération de l’acquisition et/ou de la reconstruction des images). Ces méthodes ont pour ambition d'améliorer la caractérisation des cicatrices d’infarctus et donc de mieux diagnostiquer les troubles du rythme cardiaque chez les patients atteints d’infarctus du myocarde. Elle vise également à permettre de mieux cibler les régions du cœur à traiter, ce qui permettra de réduire les durées des procédures d’ablation chez les patients. Ces nouvelles méthodes d’imagerie pourront être directement utilisables sur l’ensemble des IRM cliniques.

Procédures

Les animaux auront une induction d’infarctus du myocarde sous fluoroscopie (imagerie à rayon X), ce qui donnera lieu à une cicatrice cardiaque non douloureuse. Les cicatrices seront analysées par des méthodes non-invasives utilisées en clinique et sous anesthésie générale avec l’administration d’une thérapie antidouleur appropriée: IRM, angiographie, échographie, scanner, cartographie de contact. Trois sessions d’imagerie seront effectuées: un examen IRM avant l’infarctus (180 min) avec injection d’agents de contraste à base de manganèse et de gadolinium, un examen IRM du manganèse (180 min) à 6 semaines après l’infarctus, un examen IRM du gadolinium (90 min) suivi d’un examen échographique (30 min) et scanner (45 min) à 7 semaines après l’infarctus. Avant chaque examen IRM, une prise de sang sera effectuée (5 ml) pour mesurer l’hématocrite (mesure de la portion du sang occupée par les cellules). A 8 semaines après l’infarctus, un protocole d’angiographie sera effectué pour déterminer l’état d’irrigation sanguine du cœur après l’infarctus (90 min), suivi d’une cartographie de contact (90 min) guidé par fluoroscopie pour mesurer les signaux électriques à la surface du cœur.

Impact sur les animaux

La pose et le retrait des cathéters pour la cartographie peuvent conduire à des saignements aux sites d’introduction. Les anesthésies générales peuvent impactées légèrement le bien-être animal en induisant une légère désorientation ou une apathie (absence d’énergie) transitoire lors du réveil. Lors des examens d’imagerie non-invasive (échocardiographie, IRM) ou mini-invasive (cartographie de contact), le bien-être animal peut être également impacté par la pose de cathéters: au niveau de la patte avant (pour la perfusion de médicaments et d’agents de contraste), au niveau de la veine fémorale et de l’abord sous-sternum (guide pour la cartographie de contact). Les procédures de cartographie de contact peuvent comporter des effets indésirables cardiaques tels que des déclenchements de tachycardie ventriculaire.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour effectuer des analyses complémentaires sur le cœur prélevé (IRM haute résolution, cartographie optique haute résolution, analyse tissulaire).

Remplacement

Le développement des séquences IRM sera effectué sur des objets tests. Néanmoins, la recherche en cardiologie qui vise à améliorer la prise en charge des patients nécessite l’utilisation de modèles animaux. En effet, il n’existe pas de méthode alternative pour étudier les mécanismes pathologiques de l’infarctus du myocarde et les risques associés aux troubles du rythme cardiaque. Les méthodes IRM développées nécessitent une validation par des méthodes invasives telles que les mesures de l’activité électrique (électrophysiologie) et l’analyse de la structure du tissu (histologie). Les résultats obtenus par les méthodes d’imagerie, les mesures de l’activité électrique et la caractérisation tissulaire permettront d’améliorer la compréhension des mécanismes pathologiques liés aux infarctus du myocarde et d’enrichir la base de données pour créer des modèles de cœurs « numériques » grâce à la modélisation informatique, et à terme de limiter l’utilisation de l’expérimentation animale.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d’animaux, plusieurs modalités seront mis en œuvres afin d’obtenir le maximum de données expérimentales dans ce projet tels que l’IRM avec injections d’agents de contraste, le scanner, la coronarographie, la cartographie de contact. De plus, un calcul de puissance statistique a été effectué pour déterminer le minimum d’animaux pour avoir des résultats significatifs.

Raffinement

Une attention permanente sera portée au bien-être des animaux tout au long du protocole, en particulier par une surveillance quotidienne (surveillance du comportement des animaux, de la température et de l’hygrométrie de la zone d’hébergement) et par l’enrichissement du milieu ainsi que le groupe social adapté. Lors des examens, les animaux seront sous anesthésie générale avec un protocole antidouleur approprié ainsi qu’une surveillance accrue (électrocardiogramme, capteur de pression, sonde de température, capteur de saturation en oxygène). Pendant l’anesthésie générale, une hydratation continue sera assurée ainsi que les molécules nécessaires aux protocoles (agents de contraste pendant l’imagerie, des anti-arythmiques). Un défibrillateur diphasique sera à proximité en cas d’urgence afin d’éviter le décès précoce des animaux lors des examens. Si l’état de l’animal le nécessite, les responsables de projet et/ou les vétérinaires pourront intervenir pour adapter le protocole antidouleur ou interrompre la procédure.

Choix des espèces

Les modèles de gros animaux offrent la possibilité d'étudier la pertinence clinique de nouvelles techniques de diagnostic en raison de leurs similitudes fonctionnelles et structurelles avec le cœur humain. Les ovins seront utilisés à l’âge adulte (12 mois) car ils ont un cœur avec une taille et des caractéristiques physiologiques proche de celle de l’Homme.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 150000
Poissons zèbres : 12500
Souffrances
▲ -
▲ 156750
▲ 5750
▲ -
Devenir
 -
 60000
 -
 102500

162 500 animaux non-humains vont être utilisés pour un seul geste chacun, trois millimètres de queue ou d'oreille coupés en cinq secondes chez 150 000 souris vigiles, quatre millimètres carrés de nageoire caudale prélevés sous anesthésie chez 12 500 poissons zèbres. Les procédures sont déclarées légères pour 156 750 d'entre eux et modérées pour 5 750, ce dernier niveau correspondant aux lignées dont les mutations provoquent, selon le porteur, "des douleurs, de l'inconfort, des difficultés à se déplacer et pour certaines des mortalités". Le projet relève de la gestion d'élevage, identifier génétiquement les animaux produits et repérer les lignées dont les mutations nuisent, pour constituer les lots destinés à d'autres projets. Le porteur écarte la pommade anesthésiante, qui allongerait l'intervention et pourrait gêner le génotypage, ainsi que l'analgésie par injection, et estime à 60 000 les animaux gardés vivants sur cinq ans pour renouveler les reproducteurs ou partir en expérimentation, les autres étant tués quand leur combinaison de gènes ne sert ni à l'élevage ni aux expériences.

Objectifs

L'établissement utilisateur est constitué de deux instituts de recherche qui s’intéressent à différents domaines (neuroscience, cardiologie, génétique, physiologie, cancérologie,...). Dans le cadre des projets utilisant des animaux à fins scientifiques (soumis indépendamment à des demandes d’autorisation de projet), des modèles animaux précliniques génétiquement modifiés sont développés et élevés. Dans ce but, il est important de détecter et gérer les pathologies induites par les mutations dans les élevages (appelé phénotypes dommageables) de ces modèles et de bien caractériser génétiquement les animaux produits (appelé : le génotypage). L’ensemble permet un élevage adapté pour constituer les lots expérimentaux et maintenir une production régulière et optimisée aux besoins des scientifiques de ces instituts.

Bénéfices attendus

Pour le bénéfice direct, ce projet permet d'optimiser la gestion et l’élevage des modèles animaux génétiquement modifiés qui seront mis à disposition des chercheurs pour les expérimentations qui seront faites à l'issue de ce projet. Il permet également de prendre en charge rapidement et donc de minimiser les souffrances qui pourraient être induites par les mutations des modèles animaux. Il y a également un bénéfice indirect, car les modèles précliniques génétiquement modifiés permettent de reproduire chez l’animal des pathologies humaines. Ce projet permet la caractérisation génétique ces modèles qui sont ensuite utilisés sur des projets dont l’objectif est la compréhension ou le traitement de ces pathologies et pour notre établissement dans de nombreux domaines (neuroscience, cardiologie, génétique, physiologie, cancérologie, …)

Procédures

Les souris vigiles seront prélevées d’un petit bout de tissu à l’oreille ou à la queue (3mm maximum de tissu), l’intervention dure 5 secondes et se fait une seule fois par animal. Les poissons subiront une anesthésie par balnéation suivie d’un prélèvement d’une portion de 4mm² (5% maximum) de la partie cartilagineuse de la nageoire caudale, capable de régénération complète en 20 jours. Des mutations chez des souris génétiquement modifiées peuvent entrainer des nuisances (phénotype dommageable) durant l’élevage chez l’animal. Elles apparaissent à différents temps de la vie de l’animal et sont directement pris en charge. Il y a également une procédure spécifique pour évaluer le bien-être des animaux lors de la création d'une lignée génétiquement altérée. Elle est non invasive et est basé sur l’observation de paramètres zootechniques et physiologiques en élevage.

Impact sur les animaux

Les nuisances lors d'un prélèvement de tissu pour le génotypage sont essentiellement du stress léger lors de la contention, de la pêche par épuisette ou de la sédation (poisson) et de la douleur légère lors de la coupe du tissu. En fonction du modèle de pathologie, les mutations entrainant un phénotype dommageable, induisent en général et à des degrés divers, des douleurs, de l’inconfort, des difficultés à se déplacer et pour certaines des mortalités selon le génotype. La procédure d'évaluation du bien-être des animaux est sans douleur sauf si un phénotype s'avère dommageable par cette évaluation. Cette demande de projet traite ces nuisances pour en minimiser aux maximum les souffrances animales.

Devenir

Les procédures d'évaluation et de gestion des phénotypes dommageables s'appliquent durant toute la vie des animaux. Les animaux pourront être mis à mort en élevage pour la gestion de la colonie ou bien partir en utilisation continue en expérimentation. Pour les procédures de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique des animaux le devenir peut-être soit la mise à mort car la combinaison de gènes n’est pas utilisable pour les expérimentations et l’élevage, soit les animaux sont gardés en vie pour renouveler les reproducteurs en élevage ou sont utilisés sur des projets expérimentaux prévus pour ces animaux (estimé à 60000 animaux sur 5 ans).

Remplacement

Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition d’animaux modèles génétiquement altérés pour des projets scientifiques . Les modèles animaux sont justifiés par la nécessité de caractériser des mécanismes ou pathologies complexes qui font intervenir plusieurs grands systèmes biologiques entre eux (en neuroscience, cardiologie, oncologie par exemple). Les chercheurs des instituts développent ces modèles le plus souvent après avoir testé leurs hypothèses sur des systèmes moléculaires et cellulaires et justifié le remplacement dans leurs demandes d’autorisation de projet expérimentaux. Dans l’institut nous encourageons l’utilisation de modèles alternatifs. Par exemple une équipe a mis en place des organoïdes intestinaux qui leurs a permis de développer et consolider leurs hypothèses avant le passage sur leurs modèles de souris génétiquement modifiées. Des modèles cellulaires sont également utilisés. Enfin les projets des instituts explorent les mécanismes de pathologies complexes faisant intervenir de nombreux tissus et interactions cellulaires, le recours à l’animal dans son ensemble est indispensable.

Réduction

Les animaux produits, issus de ce projet, et utilisés en expérimentation font tous l’objet d’une analyse statistique pour permettre la détermination des lots expérimentaux et l’analyse des résultats. Chaque chercheur a défini ses outils et échantillons pour ses expérimentations qui sont évalués indépendamment. L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consistent à optimiser les élevages et à limiter la surproduction d’animaux non utilisés dans les projets scientifiques. Pour cela, les chercheurs définissent et mettent en place les accouplements avec les zootechniciens pour des objectifs de production adaptés aux projets scientifiques. La production est suivie avec des rapports trimestriels avec des indicateurs de productivité adaptés. Chaque trimestre, la production peut donc être revue et réajustée. Elle sera réduite au strict besoin, limitant le nombre de prélèvements de tissus pour génotypage. Nous cherchons au maximum à optimiser les schémas d’accouplements (mutations portées par les parents) pour réduire le génotypage ou éviter l’apparition d’un phénotype dommageable. Nous favorisons les élevages qui fournissent 100% d’animaux utiles ce qui permet de réduire le nombre d’animaux à produire d’une part et d’autre part permet de ne pas génotyper tous les individus. Pour le génotypage en gestion de colonie, nous recherchons systématiquement les lignées non ou peu utilisées. La production de ces lignées est soit fortement réduite, soit arrêtée. Elles sont en parallèle sécurisées par cryoconservation des gamètes ou des embryons. Il est compliqué d’apprécier l’impact de ces mesures sur la réduction mais il est aisé de comprendre qu’elles concourent toutes à l’optimisation de la production aux seuls animaux qui seront utilisés dans les projets scientifiques ou en gestion de colonies et donc de réduire le nombre d’animaux à génotyper ou exprimant le phénotype dommageable. Enfin, nous cherchons à améliorer nos pratiques. Tout d’abord, si le prélèvement invasif est indispensable, nous nous orienterons vers la coupe à l’oreille par rapport à la coupe de queue plus douloureuse et nous sommes en cours de mise au point de la technique de prélèvement de follicule de poil considérée sans douleur que nous espérons pouvoir mettre progressivement en place dans les années à venir. La procédure d'évaluation du bien-être des animaux est basée sur les recommandations du guide Européen sur les animaux génétiquement altérés soit 14 animaux sur 2 générations.

Raffinement

Les techniques de prélèvement de tissus pour le génotypage sont effectuées en routine et le geste est très court et précis. La douleur est légère. Le raffinement est de s’assurer d'un process cadré et éprouvé, appliqué par des zootechniciens expérimentés pour réduire le stress des animaux, l’intensité et la durée de la douleur induite. L’utilisation de pommade anesthésiante n’est pas envisagée pour éviter une intervention plus longue et le produit pourrait interférer avec la technique de génotypage. L’analgésie par injection n’est aussi pas recommandée car la piqûre augmente la nuisance sur l’animal. Toutefois, les éléments suivants sont mis en place : manipulation par un zootechnicien expérimenté, le poste de prélèvement est codifié et préparé en amont pour éviter les gestes parasites pendant le prélèvement pour réduire le stress des animaux. L’animal est pris en contention et la biopsie est rapidement et précisément effectuée avec un matériel désinfecté et aiguisé pour réduire le temps et intensité de douleur. L’animal, remis dans sa cage est observé. En cas de mauvaise reprise de l’activité ce qui constitue le principal point limite, il sera pris en charge. Les observations quotidiennes permettent de s’assurer de la bonne cicatrisation. En cas de mauvaise cicatrisation (point limite) des pommades cicatrisantes peuvent être utilisées. Chez le poisson un raffinement particulier est apporté aux conditions d’isolement maintenues dans le système d’hébergement en circulation, maintenant des paramètres d’eau stables. Le point limite est de s’assurer de la bonne nage des poissons. Pour le raffinement des phénotypes dommageables, les lignées sont aujourd’hui bien connues et le phénotype bien caractérisé. La stratégie de raffinement est de mettre en place le plus tôt possible une procédure de surveillance de l’apparition des nuisances (le caractère spécifique du phénotype ne nécessite pas l’utilisation d’une grille pour la détermination du point limite). Il peut s’agir également d’avoir une procédure d’hébergement adapté avec l’ajout d’un enrichissement ou des manipulations très douces pour les lignées modèles d’épilepsie par exemple. La procédure d’évaluation du bien-être animal est non invasive et sans douleur basée sur l’utilisation d’une grille de paramètres zootechniques et physiologiques. Le risque est la détection d‘un phénotype dommageable qui sera immédiatement pris en charge et classifié selon la procédure sur la gestion des phénotypes dommageables.

Choix des espèces

La création de modèles pour comprendre des pathologies humaines est très développée chez la souris car les outils pour générer ces modèles génétiquement modifiés sont très efficaces. D’autre part, la souris est un mammifère avec de nombreuses similitudes dans les processus biologiques avec l’homme. Son temps de génération est considéré court (3 mois) et son élevage simple en laboratoire. Le poisson-zèbre est un modèle incontournable pour la recherche : une fécondation et un développement embryonnaire externe rapide et transparent, la facilité d’accès au matériel génétique permettant le développement des techniques d’ingénierie génétique. Son génome présente 70% d’homologie avec celui de l’homme (85% pour les gènes impliqués dans des pathologies humaines), il présente également des capacités originales de régénération des tissus (système nerveux, rétine, cœur, etc.) qui en font un modèle idéal pour la compréhension de ces mécanismes, pouvant aboutir à l’identification de pistes thérapeutiques majeures transposables chez l’homme. Pour les biopsies : souris à partir de 14 jours jusqu'à 4 semaines maximum. L'essentiel des lignées sont génotypées à 14 jours pour permettre d'avoir le résultat de génotypage au sevrage et de sélectionner uniquement les animaux d'intérêt à l’âge adulte. La biopsie de nageoire : majoritairement jeune adulte entre 1 et 3 mois avant maturité sexuelle afin de ne conserver que les animaux de génotype d'intérêt à l'âge adulte, des animaux plus vieux peuvent être concernés en cas de doute ou erreur sur le génotype.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 24
Souffrances
▲ 24
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 24

Une chirurgie du cou pour cathétériser l'artère carotide, avec un risque d'atteinte du nerf vague et de rupture de vaisseau, précède une perfusion de cinq minutes de sondes fluorescentes. 24 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil. Le porteur écrit que l'exposition aux sondes "sera rapidement suivie de la mise à mort des animaux ce qui devrait limiter toute nuisance potentielle", présentant ainsi la mise à mort comme une mesure de protection. Cinq des 24 souris sont affectées au "réapprentissage des gestes de chirurgie" et ne rejoignent le projet que si l'opération réussit, quatre servent à fixer la dose, et les quinze dernières aux trois sondes à tester.

Objectifs

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est la deuxième cause de décès et la troisième cause d'invalidité dans le monde. Lorsqu'une personne subit un AVC, une hormone appelée angiotensine II est produite en plus grande quantité. En se fixant sur son récepteur, cette hormone va induire une contraction des vaisseaux sanguins ce qui va réduire l’apport de sang au cerveau et donc augmenter la gravité de l'AVC. Certains nouveaux candidats médicaments sont capables de faire rentrer ces récepteurs hormonaux à l’intérieur des cellules, les rendant donc inaccessibles pour l’angiotensine II. Ceci permettrait de prévenir la contraction des vaisseaux sanguins cérébraux. Cette internalisation des récepteurs pourrait donc participer à une protection cérébrovasculaire en cas d’AVC. Afin de vérifier cette hypothèse, nous avons développé et testé sur cellules, des outils fluorescents spécifiques permettant de localiser avec précision ces récepteurs. L’objectif de ce projet est de tester ces outils fluorescents pour visualiser in vivo la distribution et l’internalisation des récepteurs dans les vaisseaux cérébraux notamment en définissant les doses des outils fluorescents à utiliser in vivo.

Bénéfices attendus

Ce projet préliminaire nous permettra de fixer la dose des sondes à utiliser in vivo puis de valider la méthodologie d’évaluation de la distribution des récepteurs. L’étude de cette distribution des récepteurs est importante pour comprendre et caractériser les mécanismes et les effets de certains traitements de l’accident vasculaire cérébral.

Procédures

Les souris subiront une chirurgie carotidienne pour cathétérisation de l’artère carotide puis une infusion de 5 minutes via ce cathéter sera effectuée. L’expérimentation n’excédra pas 1h.

Impact sur les animaux

risques d’atteintes du nerf vague lors du cathétérisme de l’artère carotide L’exposition à ces sondes (durée de perfusion de 5 minutes) sera rapidement suivie de la mise à mort des animaux ce qui devrait limiter toute nuisance potentielle dues à ces molécules.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de récupérer le cerveau et le sang pour des analyses.

Remplacement

Pas de remplacement possible car l’objectif est de visualiser et étudier la distribution des récepteurs de l'angiotensine II directement au niveau du tissu cérébral et cérébrovasculaire. Les outils fluorescents spécifiques que nous souhaitons tester ont été synthétisées et purifiées par des laboratoires partenaires. Leur caractérisation pharmacologique complète a été réalisée sur des modèles cellulaires et ex vivo (artère cérébrale isolée perfusée) qui permettent d’estimer les doses nécessaires à notre objectif.

Réduction

Afin de réduire au maximum l’utilisation d’animaux, la détermination de la dose à administrer sera déterminée dans un premier temps pour un seul outil fluorescent. La dose à utiliser pour les 2 autres outils fluorescents sera basée sur l’utilisation de la première car nos études préliminaires montrent une affinité équivalente pour nos 3 outils fluorescents. Le nombre total d’animaux pour ce projet sera de 24 : 5 souris dédiées au réapprentissage des gestes de chirurgie (si succès de la chirurgie, ces souris seront incluses dans le projet), 4 souris afin déterminer la dose des sondes à utiliser (2 souris pour 2 doses différentes) et enfin 15 souris (5 souris pour chacune des 3 sondes à tester). Ce projet étant un test préliminaire, aucun test statistique n’a été utilisé.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en portoir avec des cages ventilées et filtrées, à 5 souris par cage. Ces cages seront enrichies (tunnel en polycarbonate, buchette de peuplier…) – période d’acclimataion minimale de 1 semaine. Pendant toute la durée de la chirugie et jusqu’à la mise à mort de l’animal, la profondeur de l’anesthésie sera régulièrement contrôlée par l’absence de reflexe de retrait de la patte aux pincements interdigitaux et absence du réflexe cornéen ; un anti-douleur sera administré 1 h avant le début de la chirurgie ; la température corporelle sera contrôlée via une sonde rectale et maintenue à 37°C; la cornée sera protégée par un gel ophtalmique ; la durée d’utilisation des animaux sera limitée à 1h sous anesthésie, avec contrôles des paramètres vitaux à des valeurs physiologiques. Les animaux seront mis à mort par surdose d’anesthésie en cas de lésion du nerf vague ou d’une rupture d’un vaisseau avec hémorragie trop importante lors de la chirurgie.

Choix des espèces

Les souris utlisées seront des C57Bl/6j mâles agées de 10 semaines, poids entre 20 et 30g). C’est ce même modèle de souris qui a été utilisé pour les études cérebrovasculaires et cardiovasculaires précedentes, afin de permettre la comparaison. Cet âge correspond à un stage adulte jeune chez qui la pose d’un cathéter dans l’artère carotide est facilitée par rapport à des animaux plus jeunes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 412
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ 112
Devenir
 -
 -
 -
 412

Immunodéficientes par construction génétique, les souris de ces lignées développent des tumeurs à partir de deux mois et succombent entre trois et six mois à l'envahissement de la cage thoracique. 412 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 300 d'entre elles et sévère pour 112, l'objet du projet étant d'élever ces lignées pour étudier le développement des cellules souches du sang. Les actes déclarés se limitent à une biopsie de phalange entre le septième et le dixième jour après la naissance, sur des nouveau-nés, et à une surveillance quotidienne des doubles mutants pour repérer les signes d'anémie sévère, alimentation et mobilité réduites, croissance altérée, blancheur des pattes. Toutes les souris à phénotype dommageable sont tuées avant deux mois, avant l'apparition des tumeurs, et leurs cellules hématopoïétiques sont analysées, y compris chez des fœtus prélevés à partir du treizième jour de gestation.

Objectifs

Les cellules du sang assurant l’oxygénation des tissus et la défense immunitaire se développent à partir d’un petit nombre de cellules appelées : cellules souches hématopoïétiques (CSH). L’ensemble des mécanismes biologiques qui contrôlent le pool de CSH au cours de la vie ainsi que la différenciation de ces CSH en cellules du sang ne sont pas totalement élucidés. D’autre part la perturbation de ces mécanismes participe au développement de maladies auto-immunes et de leucémies chez l’homme. Aussi une meilleure compréhension de la biologie de ces cellules permettra de développer des cibles et des stratégies thérapeutiques pour les pathologies humaines. Nous nous intéressons plus particulièrement à une famille de protéines responsable de pathologies hématopoïétiques humaines notamment dans certaines leucémies. Ce projet vise à déterminer le rôle de ces protéines dans le développement précoce des cellules souches hématopoïétiques en utilisant des souris génétiquement invalidées pour ces protéines. Ce projet consiste à l'élever des lignées de souris génétiquement modifiées qui présentent un phénotype dommageable avec une baisse de l'immunité et le développement de tumeur.

Bénéfices attendus

L'étude de souris déficientes pour des protéines impliquées dans l'immunité et le développement de tumeurs thymiques, nous permettra de définir les rôles de ces protéines durant la mise en place du système sanguin, ce qui à notre connaissance n’est pas été élucidé. La compréhension du développement des cellules souches et progéniteurs hématopoïétiques est importante pour élucider les mécanismes moléculaires impliqués dans les pathologies du sang (telles que l’anémie, les maladies auto-immunes et les leucémies) et pour améliorer les techniques d’expansion de ces cellules lors de greffe de cellules hématopoïétiques dans le cadre de thérapies anti-cancéreuses.

Procédures

Les souris déficientes pour les protéines étudiées dans cet élevage ont une immunité réduite (immunodéficientes) et développent des tumeurs après l'âge de 2 mois.La biopsie de phalange se fait entre 7 et 10 jours.

Impact sur les animaux

Les souris immunodéficientes sont plus suceptibles aux infections d'opportunistes pour prévenir de cela ces animaux seront élevés dans des conditions les plus aspetiques possibles. Les souris développant des tumeurs susccombent entre 3 et 6 mois suite à l'envahissement de la cage thoraxique par la tumeur. Ces animaux seront euthanasiés bien avant le développement de ces tumeurs à l'âge de 2 mois. L’effet indésirable est la nuisance du prélèvement des phalanges entre le 7ieme et le 10ieme jours postpartum qui génère une douleur légère de courte durée.

Devenir

Toutes les souris à phénotype dommageable produites seront mises à mort avant le développement de tumeurs et utilisées pour l'analyse des cellules hématopoïétiques.

Remplacement

La mise en place du système sanguin nécessitent des interactions cellulaires ainsi que des migrations de cellules hématopoïétiques dans l'organisme, ces mouvements cellulaires ne peuvent pas être remplacés par des systèmes ex-vivo. L'utilisation d'organismes vivants est donc nécessaire.

Réduction

Nous allons réduire le nombre d’animaux avec un phénotype dommageable en adaptant les croissements de souris et en limitant les croissements qui produisent ces souris. Les foetus possèdent un nombre réduit de cellules hématopoïétiques réduisant ainsi le nombre de cellules pouvant être analysées par individu, pour cela nous envisageons d’utiliser 12 fœtus /génotype et par stade de développement. Autour de la naissance, le nombre de cellules hématopoïétiques est déjà plus important et à ces stades de développement 10 animaux /génotypes seront suffisant pour les analyses de tissus et de populations hématopoïétiques. Les animaux de 30 jours ont une taille proche de l’adulte et les cellules hématopoïétiques sont présentes en plus grand nombre, les expériences seront réalisées sur 6 animaux à phénotypes dommageables. Les cellules et tissus hématopoïétiques issus des foetus et des animaux seront comparés à des animaux contrôles sauvages et hétérozygotes de phénotype non dommageable.

Raffinement

Pour réduire au minimum les nuisances liées à l’immunodéficience des souris, nous allons héberger ces animaux dans un environnement le plus aseptique possible (cages ventilées et filtrées et manipulation des animaux sous hotte). Et pour éviter les souffrances des animaux développant des tumeurs thymiques, nous euthanasierons ces animaux avant l’apparition des tumeurs et des douleurs liées à celles-ci à l’âge de 2 mois. Dans ces conditions d’élevages et d’après les utilisations décrites pour ces animaux ne souffrent pas de surinfection ou de douleurs tumorales. Les animaux doubles mutants feront l'objet d'une observation accrue par observation quotidienne jusqu'a 10 jours puis tous les 2 jours pour détecter des signes de souffrances liés à une anémie sévère (alimentation et mobilité réduite, croissance des nouveau-nés altéré, blancheur des pattes) et en cas de souffrance les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux modèles de choix facilement modifiables génétiquement et pour lesquels nous disposons d’un grand nombre d’outils moléculaires ( ex : Anticorps, cytokines…) permettant l’étude des cellules hématopoïétiques. Le développement des cellules hématopoïétiques murines débute chez l’embryon à partir de l’émergence des cellules sanguines au stade embryonnaire (E) 9,5 jusqu’au stade de jeune adulte (2 mois). Les stades de développement utilisés dans ce projet sont les stades embryonnaires 13,5 ; 14,5; 15,5; 16,5 et 18,5 jours post-coïtum, les nouveau-nés à la naissance (P0) et à 1 jour (P1) ainsi que les jeunes à 10, 30 et 60 jours après la naissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 126
Souffrances
▲ -
▲ 94
▲ 32
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Devenir
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 -
 126

Trente-deux souris sont cathétérisées jusque dans le cœur par la veine jugulaire, sous anesthésie générale, et ne sont pas réveillées. 126 souris au total vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 94 d'entre elles et modéré pour 32. Baguées et biopsiées à trois semaines pour vérifier leur statut génétique, elles reçoivent une injection de virus adéno-associé à sept semaines, puis de trois à cinq électrocardiogrammes et un examen échographique, certaines jusqu'à l'âge de soixante semaines. Le porteur justifie la mise à mort systématique après cathétérisme par l'impossibilité de suturer la veine jugulaire, qu'il faut donc ligaturer, et par le risque que le cathéter lèse les valves cardiaques et provoque une insuffisance cardiaque droite.

Objectifs

L'objectif général du projet est d'évaluer les effets thérapeutiques d'un virus adéno-associé sur un modèle de souris présentant des troubles de la conduction de l'influx électrique cardiaque liés à une perte de fonction d'un gène impliqué dans cette conduction. Chez les humains, les mutations conduisant à une perte de fonction de ce gène sont à l'origine de pathologies génétiques responsables de morts subites (syndrome de Brugada et troubles de la conduction cardiaque) pour lesquelles il n'existe pas de thérapie préventive. Le virus adéno-associé a été montré, dans un modèle cellulaire, comme étant susceptible d'avoir un intérêt thérapeutique. Les objectifs spécifiques du projet sont d'évaluer les effets du virus adéno-associé sur : 1. la vitesse de conduction de l'influx électrique cardiaque, à l'aide d'enregistrements de l'électrocardiogramme ; 2. la survenue d'arythmies ventriculaires ; 3. l'apparition de fibrose cardiaque secondaire à la perte de fonction du gène de la conduction au cours du vieillissement. Ces deux derniers objectifs ne seront réalisés que si le virus adéno-associé permet une amélioration de la vitesse de conduction de l'influx électrique cardiaque.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du virus adéno-associé sont une amélioration significative, voire une restauration complète de la vitesse de conduction de l'influx électrique cardiaque, et une disparition des arythmies ventriculaires et du remodelage fibrotique cardiaque.

Procédures

Trois semaines après la naissance, les souris seront baguées et biopsiées (afin de vérifier leur statut génétique) sous anesthésie générale. Dans une première étape du projet, 32 souris seront soumises à une injection du virus adéno-associé à l'âge de 7 semaines, à 3 enregistrements de l'électrocardiogramme à l'âge de 7 (durée de 3 min), 9 (3 min) puis 12 semaines (15 min), et un examen échocardiographique (15-20 min) à 12 semaines, réalisés sous anesthésie générale. En fonction des résultats obtenus dans la première étape, 32 autres souris seront soumises à une injection du virus adéno-associé à l'âge de 7 semaines et 2 enregistrements de l'électrocardiogramme (durée de 3 min) à l'âge de 7 puis 9 semaines, réalisés sous anesthésie générale, puis une exploration électrophysiologique par cathétérisme intracardiaque, d'une durée de 20-30 min, réalisée sous anesthésie générale et analgésie locale, sans réveil. Enfin, en fonction des résultats obtenus dans l'étape 1, 20 souris supplémentaires seront soumises à une injection du virus adéno-associé à l'âge de 7 semaines, à 5 enregistrements de l'électrocardiogramme (durée de 3 min) à l'âge de 7, 9, 30, 45 et 60 semaines et 1 examen échocardiographique (15-20 min) à 60 semaines, sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Le modèle de souris utilisé dans ce projet est étudié depuis de nombreuses années. Ces souris présentent un trouble de la conduction de l'influx électrique cardiaque qui augmente progressivement avec l'âge, comme les patients, mais qui ne conduisent pas à des blocs complets de la conduction comme observé chez certains patients ou à la survenue de tachycardies ventriculaires sévères et/ou fibrillation ventriculaire comme observé chez d'autres patients. Elles se développent normalement et ne présentent pas de signes notables de souffrance. L'injection des virus adéno-associés sera réalisée sous anesthésie générale et analgésie locale au point d'injection afin d'éviter stress et douleur. Les examens réalisés pour étudier les effets cardiaques des virus adéno-associés (enregistrement de l'électrocardiogramme et échographie) ne sont pas des techniques générant de la douleur mais ils seront cependant réalisés sous anesthésie générale pour éviter tout stress des souris et les maintenir en position stable. Pour les mêmes raisons, l'exploration électrophysiologique par cathétérisme intracardiaque sera également réalisée sous anesthésie. Cette procédure entraine une douleur au niveau du point de ponction cutanée pour cathétériser la veine jugulaire, qui sera prévenue par une anesthésie locale, comme cela est fait chez les patients. En ce qui concerne le virus adéno-associé, une étude antérieure a montré qu'il n'entraine pas d'effet indésirable chez des souris sauvages aux doses conduisant à un effet bénéfique dans le modèle cellulaire.

Devenir

A l'issue de la procédure 2 (effets du virus adéno-associé sur la fonction cardiaque), les souris seront mises à mort à la fin de l'examen échographique afin de prélever leur cœur pour des examens immunohistochimiques. A l'issue de la procédure 3 (exploration fonctionnelle par cathétérisme intracardiaque), les souris sont systématiquement mises à mort parce que cette procédure peut avoir des conséquences néfastes sur la souris. En effet, il est possible, mais difficile de suturer la veine jugulaire après avoir retiré le cathéter, ce qui nous oblige à la ligaturer pour éviter les hémorragies, perturbant ainsi le retour veineux depuis la tête de l'animal. Par ailleurs, bien que les cathéters aient un diamètre très faible (1/3-1/2 mm), ils sont suffisamment gros pour léser les valves cardiaques, ce qui peut induire une insuffisance cardiaque droite à plus ou moins long terme. La mise à mort des souris permet en outre de prélever le cœur pour des études biochimiques. A l'issue de la procédure 4 (effets à long terme du virus adéno-associé), les souris seront mises à mort à la fin de l'examen échographique afin de prélever leur cœur pour des examens histologiques.

Remplacement

Cette étude fait suite à une étude in vitro réalisée avec un modèle cellulaire, puis une étude in vivo chez la souris sauvage qui montrent que la surexpression du virus adéno-associé entraine une augmentation de l'expression du gène cible. Ces études sont à la base de ce projet réalisé sur un modèle pertinent pour la pathologie humaine. Seule l'expérimentation réalisée sur des animaux vivants peut permettre de démontrer une efficacité du traitement sur la fonction cardiaque : l'observation d'un effet bénéfique sur un modèle cellulaire est un pré-requis mais ne préjuge en rien de l'efficacité in vivo. Très spécifiquement dans le cadre de ce projet, les effets protecteurs de ce traitement sur les anomalies structurales du myocarde (fibrose) apparaissant au cours du vieillissement ne peuvent être appréhendés que sur l'animal vivant.

Réduction

Plusieurs investigations seront réalisées sur les mêmes animaux (électrocardiographie et échocardiographie), afin de limiter la multiplication de groupes expérimentaux et d’animaux nécessaires. Le projet est organisé en deux étapes successives. La seconde étape ne sera réalisée que si la première démontre que les souris traitées avec le virus adéno-associé présentent une amélioration significative de leur conduction cardiaque. Le nombre d’animaux utilisés est réduit au minimum tout en conciliant une puissance statistique suffisante à une interprétation la plus juste des données obtenues. Leur taille a été déterminée à l'aide du logiciel de statistiques Sigmastat sur la base de notre expérience antérieure. Une analyse statistique des résultats sera réalisée avec le même logiciel.

Raffinement

Lors du sevrage, le prélèvement d'une biopsie pour déterminer le statut génétique des souris est réalisé sous anesthésie générale. Les souris sont hébergées en cages ventilées enrichies de tunnels ou de cabanes pour se camoufler et/ou de frisottis pour fabriquer des nids. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Lors des examens électrocardiographiques et échographiques, ainsi que lors de la mise à mort, les animaux sont sous anesthésie générale. L'exploration fonctionnelle par cathétérisme intracardiaque est réalisée sous anesthésie générale et analgésie. Lors des anesthésies, la température corporelle est maintenue à l'aide d'un tapis chauffant rétrocontrôlé par une sonde rectale. A l'issue des procédures nécessitant une anesthésie, les souris sont placées dans des cages placées sur des tapis chauffants et surveillées de façon accrue jusqu'à leur réveil complet. Afin d’éviter toute douleur ou souffrance des souris, des signes cliniques (avec score de gravité) ont été définis pour chaque procédure et définissent les points limites au-delà desquels l’expérimentation est arrêtée et l’animal euthanasié sous anesthésie.

Choix des espèces

Le modèle de souris utilisé est le seul modèle murin de perte de fonction du gène de la conduction. Ce modèle est bien caractérisé et représente un bon modèle des pathologies humaines résultant des mutations "perte de fonction" de ce gène. Les souris seront injectées avec les virus adéno-associés à l'âge de 7 semaines, puis étudiées jusqu'à l'âge de 12 semaines dans la première étape, et de 60 semaines dans la seconde, parce que ces pathologies ne touchent que très rarement les enfants et les adolescents. Les souris utilisées seront des mâles et des femelles dans des proportions comparables parce que les pathologies d'intérêt chez l'humain touchent tous les genres. L'injection du virus à l'âge de 7 semaines permet, d'une part, de réduire la quantité d'AAV9 injectée et, d'autre part, d'obtenir une expression optimale de l'AAV9 avant d'en étudier les effets cardiaques chez les jeunes souris adultes (9, puis 12 semaines). Si le traitement s'avère efficace sur la conduction de l'influx électrique cardiaque, l'étude réalisée à l'âge de 60 semaines permettra de déterminer ses effets à long terme sur l'apparition de fibrose cardiaque observé normalement chez ces souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Rats : 32
Souffrances
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▲ 32
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Devenir
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 32
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Destinés à être cédés à d'autres expériences une fois le projet terminé, et tués si personne n'en veut, 32 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal passe des séances répétées d'IRM sous anesthésie gazeuse, et reçoit lors de la dernière un cathéter veineux posé sous anesthésie puis une injection de produit de contraste au gadolinium, pour trente minutes d'acquisition. L'objectif est de constituer un abaque de valeurs de référence des écoulements de sang et de liquide cérébrospinal dans le crâne du rat, données qui manquent aujourd'hui aux laboratoires. Le porteur affirme que l'imagerie "n'induit pas de souffrance" et qu'aucun effet du gadolinium n'est à craindre, tout en rappelant les nausées, céphalées et risques rénaux rapportés chez les humains qui en reçoivent.

Objectifs

Le système cranio spinal est constitué de 3 compartiments : les tissus du cerveau (et de la moelle), le réseau vasculaire et le liquide cérébrospinal (LCS). Les volumes de ces compartiments varient chez l’homme et l’animal en fonction de l’âge du sexe et d’autres facteurs comme les pathologies cérébrales. Le sang et le LCS sont en perpétuelle circulation et en interaction dans ce système sous l’influence à la fois des pressions cardiaque et pulmonaire ainsi que de la gravité. Depuis l’arrivée de la séquence imagerie par résonance magnétique (IRM) en contraste de phase il est possible de quantifier les écoulements du sang et du LCS dans le système sans être limité par la barrière osseuse. Notre équipe est pionnière dans l’investigation des écoulements du sang et du LCS chez l’homme. Elle a quantifié les écoulements de nombreuses populations témoin et utilise aujourd’hui ces informations en clinique dans l’investigation des hydrocéphalies, des hypertensions intracrâniennes et plus généralement dans les pathologies neurovasculaires. Plusieurs hypothèses proposent que les écoulements du sang et du LCS pourraient jouer un rôle dans la physiopathologie de ces maladies cérébrales largement étudiées en préclinique. L’étude de la dynamique des neurofluides suscite une attention récente et particulièrement depuis l’émergence et l’intérêt du système glymphatique. La dynamique des écoulements veineux, artériels et du LCS bien qu’elle soit fondamentale dans l’étude de ce mécanisme est peu étudiée chez l’homme. A notre connaissance aucune étude n’a été réalisée chez l’animal. Par ailleurs, les écoulements du sang et du LCS n’ont pas étaient quantifiés simultanément dans ces 3 compartiments. Or les altérations de la macro-vascularisation cérébrale sont connues comme participant à l’étiologie de nombreuses pathologies cérébrales. De plus, des études antérieures ont démontré qu'un flux sanguin cérébral anormal peut être associé à un risque vasculaire systémique. De nouveaux biomarqueurs basés sur la dynamique des neurofluides sont réalisables et seraient utiles aux études précliniques travaillant notamment sur le cerveau. Le rat est le modèle de choix dans de nombreuses études du système neurovasculaire. L’objectif de ce projet est d’utiliser l’IRM pour constituer de manière non invasive un abaque de référence des écoulements physiologiques (débit moyens et volume oscillatoire, …) sanguins cérébraux et du LCS chez le rat sein en fonction de l’âge, du poids et du sexe.

Bénéfices attendus

De nombreuses études précliniques du système neurovasculaire se font sur le rat, ce qui fait de lui un modèle de choix. Toutefois, il n’existe pas actuellement de données fonctionnelles de référence ("master data") sur l’écoulement du sang et du LCS dans la boîte crânienne chez le rat. Le bénéfice sera de disposer d’un abaque de références physiologiques décrivant les écoulements sanguins et du liquide cérébrospinal chez le rat sein. Ces résultats seront publiés et mis à disposition de la communauté scientifique. Ces informations seront utiles comme références pour potentiellement diagnostiquer et étudier les mécanismes sous- jacents aux pathologies cérébrales liées à la vascularisation ou la pression intracrânienne. Dans plusieurs maladies neurodégénératives, il existe entre autres une accumulation des protéines Tau et bêta amyloïde normalement évacuées par le réseau glymphatique qui fait actuellement l’objet de nombreuses études. Ce réseau microscopique est en lien directe avec la macro circulation du sang et du LCS. Le bénéfice de notre étude est de mettre en relation les données concernant la dynamique macro circulatoire avec celle de la micro circulation du système glymphatique. Les résultats obtenus seront utilisés pour préciser les similitudes existantes entre le rat et l’homme sur le plan dynamique des flux cerveau. Le bénéfice direct sera d’utiliser ces données inédites comme entrée d’un modèle numérique de la dynamique intracrânienne. Par ailleurs, Les résultats vont compléter les connaissances et les récentes découvertes concernant les écoulements et les interactions des neurofuildes chez l’humain. Les données issues de l’animal et de l’humain peuvent alors être comparées et analysées entre elles.

Procédures

Lors de la dernière séance d’acquisition d’images, l’implantation d’un cathéter en voie veineuse se fera sous anesthésie générale chez les 32 rats. Les animaux subiront par la suite une injection intraveineuse du produit de contraste sans effets indésirables notoires par le biais de ce cathéter. La durée d’acquisition de cette série d’images sera de 30 minutes environ pour chaque animal. A la fin de l’acquisition des images, le cathéter sera retiré de l’animal sous anesthésie avec une brève compression au point de ponction. Les animaux seront surveillés jusqu’à leur réveil. Lorsqu’ils auront repris conscience la température, l’apparence et l’état physique de l’animal seront contrôlés. Chaque animal ne sera pas injecté plus d’une fois la dose du produit de contraste.

Impact sur les animaux

L’IRM est une technique d’imagerie qui n’utilise aucun rayonnement ionisant et n’a pas d’effets secondaires sur l’organisme qui sont connus à ce jour et quel que soit le nombre d’examen. Il n’a pas été mentionné dans la littérature que des examens d’IRM répétés pourraient induire une situation de stress chez l’animal de laboratoire. Les seuls effets indésirables potentiels sont ceux liés aux procédures de l’anesthésie gazeuse à l’isoflurane (classée légère) bien connues et couramment utilisées dans ce type d’étude. Les animaux subiront une injection d’un produit de contraste à base de gadolinium (en intraveineuse à une dose de 0,03 mmol/kg) sous anesthésie lors de la dernière séance d’acquisition par IRM. Des effets secondaires tels que l’altération du gout, des nausées et des céphalées ont été rapportés chez certaines personnes ayant eu des IRM avec cet agent de contraste. Des facteurs de risques associés à l’emploi d’agents de contraste à base de gadolinium ont été également rapportées chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère ou une transplantation hépatique. Chaque animal ne sera pas injecté plus d’une fois la dose du produit de contraste à base de gadolinium pendant toute la durée de cette étude..

Devenir

Tous les animaux seront gardés à vie jusqu’à la fin du projet. Dans le cas où ils ne peuvent pas être donner pour d’autres expériences, ils seront mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

Les alternatives qui existent actuellement sont celles des modèles issus de fantômes. La complexité du système craniospinal limite l’utilisation de ces modèles, car certains paramètres comme la compliance, la pulsatilité et la viscosité du sang, de même que les effets des mouvements physiologiques du cœur et ceux des poumons ne sont pas pris en compte dans ces modèles de fantôme. Le rat est le modèle animal largement utilisé dans l’étude des maladies neurodégératives qui sont potentiellement liées à la vascularisation cérébrale et à la dynamique du LCS. Malheureusement il n’existe, pour l’heure, aucune valeur de référence permettant de comprendre ces perturbations au sein du modèle de référence utilisé. C’est pour répondre à cette problématique que le choix du modèle animal s’est porté sur le rat. Ces nouvelles données permettront aussi d’alimenter des modèles numériques, qui éviteront le recours aux modèles animaux dans le futur. Ces valeurs de référence permettront également d’évaluer l’impact de la dynamique des neurofluides sur l’homéostasie du système nerveux central (SNC) des modèles animaux étudiés.

Réduction

Au total 32 animaux répartis dans deux groupes de 16 mâles et 16 femelles seront utilisés sur 3 ans au maximum dans cette étude. La réduction du nombre d’animaux utilisés est rendue possible en faisant plusieurs acquisitions sur le même animal sans effets secondaires. Ces données d’imagerie nous permettrons d’analyser plusieurs paramètres IRM. L’objectif principal n’est pas d’établir des différences inter-groupe sur ces paramètres, mais d’établir des valeurs de référence concernant ces paramètres mesurés. C’est une étude pilote, à notre connaissance, il n’existe pas dans littérature des données relatives à la variance de ces paramètres ainsi qu’à leur distribution. Le nombre d’animaux (16 par sexe) a été réduit au minimum sur la base de nos connaissances et de notre expertise sur la conception de ce type d’étude chez l’humain. Les mesures répétées sur chaque animal nous permettrons de réaliser une analyse de la variabilité inter-individuelle ainsi que la variance sur des mesures répétées.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux stables dans des conditions de température, d’hygrométrie et de ventilation optimales. Ils bénéficieront d’un enrichissement varié de leur milieu (buchette, litière foisonnante, tube en carton, atténuation du bruit environnant, musique diffusée, …). Durant toute la durée d’acquisitions des images IRM, les paramètres physiologiques de l’animal seront surveillés par un système de monitoring non invasif (température, rythme cardiaque, fréquence respiratoire). La procédure d’imagerie IRM n’induit pas de souffrance, les rats seront anesthésiés tout au long de l’acquisition des images. Durant l’examen IRM, l’opérateur sera en mesure d’ajuster la dose d’anesthésie et/ou la température de la couverture chauffante lorsque la température corporelle de l’animal est inférieure à 35°C (ou supérieure à 37°C), son rythme respiratoire inférieur à 50 battements/min (ou supérieur à 150 battements/mn) ou sa fréquence cardiaque inférieure à 350 battements/mn (ou supérieure à 550 battements/mn). En cage d’hébergement, une surveillance accrue sera faite pour tout animal présentant une perte de poids comprise entre 5 et 20%, associée ou non à d’autres signes pouvant évoquer une situation de détresse de l’animal (pelage mal entretenu, dos vouté, dysorexie, anorexie, démarche altérée, isolement, explore très peu son milieu, …). En cas de signes évoquant une douleur légère ou modérée, une prise en charge par administration d’un antalgique non stéroïdien sera faite par voie orale. Si les signes de douleur persistent, une prise en charge par administration d’un analgésique en sous-cutanée sera envisagée sous anesthésie. S’il n’y a pas d’amélioration ou en cas de perte de poids supérieure à 20% l’animal sera alors euthanasié sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Les pathologies touchant le système nerveux central font l’objet de nombreuses études scientifiques. La plupart de ces études sont conduites sur des rongeurs qui constituent les modèles de référence. Or, depuis quelques années, plusieurs articles scientifiques ont montré que chez l’homme et chez les rongeurs l’existence d’altérations de la macrocirculation des écoulements des neurofluides dans différentes pathologies neurodégénératives. Malheureusement chez le rongeur il n’existe pas actuellement de valeurs de référence de la macro-circulation qui permettent d’interpréter ces perturbations. Notre choix s’est porté sur le rat, d’une part, par sa vascularisation qui est proche de celle de l’homme, dont son développement peut être suivi au cours d’une période relativement courte. D’autre part, le rat est largement utilisé comme modèle de pathologies cérébrales humaines neurovasculaires comme par exemple les hydrocéphalies et l’hypertension intracrânienne qui sont particulièrement étudiées dans notre équipe de recherche.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 92
Souffrances
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▲ 92
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Devenir
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 92

Pour suivre par imagerie l'installation d'un rétrécissement de la valve aortique, 92 souris, dont une lignée dépourvue du gène de l'apolipoprotéine E, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une opération du cœur de trente minutes à une heure sous anesthésie, puis deux à quatre échographies cardiaques et trois examens d'imagerie radiologique de dix à soixante minutes, jusqu'à seize semaines de suivi. Le porteur signale un risque de déchirure de la valve, d'hémorragie ou d'arrêt cardiaque pendant l'opération, puis des douleurs et une baisse d'appétit possibles. Toutes sont tuées pour prélever le cœur, les valves et les artères, et le calcul d'effectif intègre d'emblée un taux de mortalité attendu de 20 % après la chirurgie, soit près d'une vingtaine de souris dont la mort est anticipée dès la conception du projet.

Objectifs

Notre projet vise à approfondir la compréhension des mécanismes conduisant à une altération de la valve aortique du cœur, communément appelée sténose (ou rétrécissement) valvulaire aortique. Cette pathologie grave peut entraîner des complications sévères telles que l'insuffisance cardiaque et une forte mortalité, atteignant jusqu'à 60% dans l'année suivant le diagnostic. Actuellement, la seule option de traitement est une intervention chirurgicale lourde et risquée visant à remplacer la valve défaillante. De plus, le risque de développer une sténose aortique est significativement accru chez les individus souffrant d'autres maladies, notamment l'athérosclérose, caractérisée par l'accumulation de dépôts de graisse sur les artères et les valves en raison d'un excès de cholestérol dans le sang. Il est à noter que l'athérosclérose est en constante augmentation au sein de la population générale. Notre approche consiste à étudier le développement de la sténose aortique chez des souris saines, ainsi que chez des souris exposées à un régime riche en cholestérol favorisant l'athérosclérose. Pour ce faire, nous utiliserons une technique d'imagerie sensible et précise qui n'est pas encore utilisée dans le diagnostic de cette maladie. Notre objectif est de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à cette pathologie et d'explorer de nouvelles avenues pour la prévention et le traitement de cette maladie potentiellement mortelle.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux caractériser l'évolution de la sténose aortique en utilisant des techniques d'imagerie sensibles et précises. L'objectif est de diagnostiquer la maladie chez les patients plus tôt et de déterminer le stade de la maladie afin d'améliorer la prise en charge médicale. De plus, ce projet cherche à comprendre comment l'athérosclérose peut aggraver la sténose aortique. En examinant cette relation à travers diverses méthodes d'imagerie, nous espérons découvrir de nouvelles voies thérapeutiques pour traiter efficacement cette condition et améliorer les stratégies de prévention chez les individus présentant un taux sanguin de cholestérol élevé. En comprenant les interactions entre ces deux facteurs, nous pourrons développer des interventions plus ciblées pour protéger le cœur contre les maladies cardiovasculaires sévères. Cela contribuera à améliorer la qualité de vie des patients et à réduire les risques de complications graves associées à ces affections.

Procédures

Les souris auront une chirurgie d'une durée de 30 minutes à 1 heure, sous anesthésie (1 seule fois chacune). Certaines seront suivies jusqu'à 8 semaines, tandis que d'autres seront suivies jusqu'à 16 semaines. Les souris suivies jusqu'à 8 semaines auront 2 échographies cardiaques à 4 et 8 semaines (20 à 30min pour chaque examen), tandis que celles suivies jusqu'à 16 semaines en auront 4 échographies à 4, 8, 12 et 16 semaines (20 à 30min pour chaque examen). Toutes les souris auront trois examens d'imagerie médicale radiologique à des jours différents sous anesthésie générale : un pour détecter l'accumulation du sucre dans les artères et les valves (30 min), un pour repérer les dépôts de calcium (10 min), et un dernier pour détecter l'inflammation dans le cœur et les vaisseaux (60 min). Avant l'examen pour détecter le sucre dans les tissus, une petite goutte de sang sera prélevée une fois par souris, ce qui prendra au maximum 30 secondes.

Impact sur les animaux

La chirurgie est délicate et peut durer longtemps, nécessitant une anesthésie à l'isoflurane pendant environ une heure maximum. Cela peut entraîner des changements dans le corps de la souris, comme la température, la pression artérielle et la respiration. Pendant la chirurgie, il y a un risque de déchirure de la valve aortique, d'hémorragie ou un arrêt cardiaque. Après la chirurgie, la souris pourrait souffrir de complications telles que des crises cardiaques, des douleurs ou une réduction de l'appétit. De plus, pour les examens d'imagerie qui mesurent le taux de sucre , le jeûne des animaux peut entraîner une diminution du taux de sucre dans le sang. Des effets secondaires liés à l'anesthésie et à la manipulation chirurgicale peuvent survenir, notamment des douleurs post-opératoires, une diminution temporaire de l'appétit, une réduction de l'activité physique et des réactions inflammatoire ou infectieuse au site opératoire.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure. Des organes seront prélevés pour faire des analyses post mortem sur les valves cardiaques, le cœur et les artères.

Remplacement

Pour comprendre l'impact d'une lésion sur une valve cardiaque sur la capacité du cœur à pomper le sang, ainsi que la manière dont cette lésion peut être aggravée par l'athérosclérose, il est essentiel d'étudier ces phénomènes chez des animaux vivants. Certaines mesures cruciales, telles que la contraction et le vidage du cœur, ne peuvent être pleinement appréhendées que lorsqu'elles sont observées dans un organisme en vie.

Réduction

Avant de débuter notre étude, nous avons effectué une analyse statistique approfondie pour déterminer le nombre optimal d'animaux à inclure. Cette analyse s'est basée sur des données bibliographiques ainsi que sur les résultats de recherches antérieures menées au sein de notre laboratoire. Grâce à cette démarche rigoureuse, nous avons pu ajuster de manière précise le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables et significatifs, tout en tenant compte d'un taux de mortalité attendu de 20 % après les procédures chirurgicales. De plus, les techniques d'imagerie que nous avons sélectionnées permettent un suivi longitudinal des animaux, ce qui élimine le besoin de les sacrifier à chaque étape de l'étude. Cette approche non seulement réduit le nombre d'animaux utilisés, mais elle offre également la possibilité d'évaluer en continu les paramètres de calcification et d'inflammation au niveau de l'aorte, des valves et du cœur. Ainsi, nous obtenons une compréhension complète de l'évolution de la pathologie au fil du temps.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par groupes de 3 dans des cages bien aérées, avec une litière propre et des jouets pour s'amuser, comme du papier kraft, des tunnels et des bâtonnets en bois. Ils auront toujours de l'eau et de la nourriture à disposition dans une animalerie équipée pour garantir leur confort en termes de température, d'humidité et de qualité de l'air. Avant le début de l'étude, ils auront une semaine d'adaptation pour s'habituer à leur nouvel environnement. Nous surveillerons leur santé deux fois par jour en semaine et une fois par jour le week-end et les jours fériés. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie gazeuse, et les animaux seront maintenus à bonne température sur une plaque chauffante. Leur respiration et leur rythme cardiaque seront constamment surveillés. Après la chirurgie, nous serons attentifs à tout signe de détresse, comme des changements dans leur aspect physique, leur mobilité, leur comportement, ou leur poids. Nous nous assurerons qu'ils mangent et boivent suffisamment, et nous utiliserons un tableau de notation pour évaluer leur bien-être. Si un problème de santé survient, nous prendrons immédiatement des mesures pour garantir leur confort. Nous adapterons également les doses de médicaments pour chaque animal afin de contrôler la douleur et d'autres symptômes après la chirurgie. En cas de complication grave, nous mettrons à mort les animaux pour éviter toute souffrance. Avant chaque examen d'imagerie, les animaux seront endormis pour les calmer, et nous surveillerons attentivement leur santé pendant toute la durée de l'anesthésie.

Choix des espèces

Les souris C57Bl/6 et ApoE-/- ont été choisies pour notre étude car elles présentent des similitudes remarquables avec les humains en termes de structure corporelle et de fonctionnement physiologique. Elles sont capables de développer des maladies cardiovasculaires telles que l'athérosclérose et la sténose valvulaire aortique, ce qui les rend pertinentes pour notre recherche sur ces pathologies. Les souris incluses dans notre étude ont entre 10 et 12 semaines et pèsent au moins 20 grammes. À cet âge, leur cœur et leurs vaisseaux sanguins sont complètement développés, ce qui correspond à un stade de jeune adulte. Avant de débuter les expériences, les souris seront habituées à leur nouvel environnement pendant au moins une semaine afin de minimiser le stress et d'assurer des conditions de vie optimales pour leur bien-être.