Système nerveux
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Conséquences neurobiologiques et comportementales d’un stress précoce en deux temps chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 224 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Séparées de leur mère trois heures par jour pendant quatorze jours puis soumises à une agression sociale et aspergées d'urine de mâle, elles passent six tests comportementaux, des prises de sang et deux chirurgies d'injection virale et d'implantation de fibre optique. Le porteur reconnaît une gêne durable, anhédonie, anxiété et apathie, "qui ne peut être soulagée", et n'euthanasie qu'au-delà de points limites. Il vise à distinguer souris vulnérables et résilientes et affirme que ces troubles ne peuvent être reproduits sans animaux vivants.
Objectifs
La dépression est une maladie psychiatrique extrêmement répandue et représente la première cause d’invalidité dans le monde. Elle est précipitée par des évènements de vie néfaste, notamment la maltraitance infantile, qui est le plus grand prédicteur pour le développement de dépression et de suicide à l’adolescence et à l’âge adulte. Cette adversité est par ailleurs associée à une forte résistance aux traitements utilisés en clinique. Par ailleurs, la dépression est majoritairement précipitée par l’expèrience de plusieurs évènements stressants qui arrivent à différents moments de la vie. Cependant, les conséquences à long terme de la maltraitance infantile varient d’un individu à l’autre et certains vont présenter la capacité de s’adapter en réponse au stress et éviter ses conséquences néfastes, c’est le concept de résilience au stress précoce. Comprendre les mécanismes neurobiologiques qui contribuent à la résilience est primordiale afin de mettre en évidence des facteurs de protection face au développement de psychopathologies qui serviront de nouvelles cibles thérapeutiques pour ces patients. Le système noradrénergique du locus-coeruleus joue un rôle majeur dans la résilience au stress chez l’adulte. Par ailleurs, si certaines études ont montré une dérégulation de ce système dans des modèles animaux de stress précoce, son rôle dans la résilience au stress précoce n’est pas connu. L’objectif de ce projet est de mettre en place un modèle murin de stress précoce en deux temps chez la souris. Nous associerons un modèle de séparation maternelle avant le sevrage avec un stress juvénile d’agression sociale à l’adolescence afin de dissocier des groupes d’animaux susceptibles vs résilients en fonction de leur phénotype comportemental à l’âge adulte et d’étudier si des altérations différentielles sur le système nerveux apparaissent. Pour cela nous utiliserons une approche comportementale dans le but d’étudier les conséquences du stress précoce sur le développement de comportement anxio-depressif à l’âge adulte ainsi que des techniques d’immunohistochimie, de biologie moléculaire et d’imagerie pour étudier les conséquences du stress précoce en deux temps sur le système noradrénergique en fonction de la susceptibilité au stress. Les résultats de ce projet serviront de base pour développer des modèles de manipulation génétique ou fonctionnelle de ce système dans le but d’enrayer les conséquences à long terme du stress précoce et de promouvoir la résilience.
Bénéfices attendus
L’adversité précoce est sans conteste le premier facteur de vulnérabilité pour les maladies psychiatriques telles que la dépression, les troubles anxieux, le syndrome de stress-posttraumatique, et pour le suicide. Outre la souffrance morale induite par ces pathologies, elles constituent un enjeu majeur de sante publique compte tenu du fardeau socio-économique engendré. Ces pathologies sont difficiles à prendre en charge, avec des traitements qui sont actuellement peu satisfaisants en termes de coût et d’efficacité. Ce projet a un intérêt majeur puisqu'il permettra d'améliorer la compréhension de la neurobiologie de dépression et de la résilience afin de concevoir de nouvelles approches thérapeutiques plus efficaces pour ces patients.
Procédures
- Stress précoce en deux temps : un stress de séparation maternelle de 3h par jour pendant 14 jours et un stress juvénile d’agressions sociale de 5 minutes pendant 2 jours. Au cours du stress d’agressions, les souris seront espergées d’urine de mâles. Les souris seront ensuite testées dans 6 paradigmes comportementaux anxio-depressif de 5 à 10 minutes sur une période de 3 semaines à l'âge adulte. Chaque souris n'est exposé qu'une seule fois à chaque test de comportement. Par la suite, les souris recevront 3 prélèvements de sang sur une période de 3 heures. - 2 procédures chirurgicales : une première procédure d'injection de virus sera réalisée suivie d’une deuxième procédure d'implantation de fibres optique, entre 2 à 3 semaines suite à l'injection de virus. Chaque procédure chirurgicale aura lieu sous anesthésie pour une durée de 1 ou 2 heures chacune.
Impact sur les animaux
La nature de cette expérience aboutira à une gêne (anhédonie, anxiété et apathie). Lors de la procédure de stress juvénile de défaite sociale, les animaux sont mis en contact avec une souris agressives 5 minutes par jour pendant 2 jours. Des blessures ou lésions induites par les agressions physiques lors de cette procédure peuvent être observées. Toutes les attaques sont surveillées et stopées si elles perdurent afin d’éviter la formation de lésions. Les souris agressives seront isolées à leur arrivé à l’animalerie pour éviter les combats entre elles.
Devenir
A l'issue des 4 procédures, les animaux seront mis à mort et les cerveaux utilisés pour des analyses immunohistologiques ou de biologie moléculaire.
Remplacement
L’objectif de ce projet de recherche étant d’étudier l’émergence de troubles psychiatriques en réponse au stress, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Notre projet nécessite l’emploi de plusieurs techniques expérimentales. Compte tenu de la littérature et de notre expérience, nous utiliserons les tests statistiques pour analyser nos données. Ces tests nécessitent d’avoir un nombre minimum d’animaux pour atteindre les seuils statistiques de significativité en fonction des expériences réalisées . D’après notre expèrience, une grande variabilitée individuelle peut être observée lors des enregistrements en imagerie calcique en fonction de l'expression virale et du site d'implantation. Basé sur la littérature des effets comportementaux du stress et des changements neurobiologiques qui y sont associés, un dimorphisme sexuel est suspecté . C’est pourquoi nous utiliserons à la fois des mâles et des femelles en considérant ici le sexe comme une variable d’analyse supplémentaire.
Raffinement
La nature de certaines de nos expériences, en particulier celles dont le but est de déterminer les effets du stress et de la dépression sur le cerveau, aboutira à une gêne (anhédonie, anxiété et apathie) qui ne peut être soulagée. Par contre, si un animal est en souffrance selon les critères définis, alors, il sera euthanasié. Les conditions d’élevage des animaux seront optimisées avec la mise à disposition de plusieurs supports pour la construction des nids (carton, coton). Pour limiter l’angoisse des animaux, ceux-ci seront habitués à l’expérimentateur, au dispositif et à la pièce d’expérimentation pour éviter un stress supplémentaire. Les jeunes seront manipulés avec douceur et par des personnes habituées à manipuler des jeunes souriceaux. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et des protocoles analgésiques seront mis en place pour limiter la douleur des animaux. Des points limites ont été établis pour chaque procédure. Nous incluons ici une procédure pilote sur un petit nombre d’animaux, pouvant donner lieu à un arrêt total des expériences. Cette phase du projet combinant le stress en deux temps et deux procédures de chirurgies sera uniquement lancée si nous n’observons aucune surmortalité des petits par rapport aux conditions sans les chirurgies.
Choix des espèces
La souris est le modèle standard pour l'étude de la fonction des circuits cérébraux dans le cerveau des mammifères : i) l’anatomie et la physiologie de la souris sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine ; ii) L'anatomie, la morphologie cellulaire, la biochimie et l'électrophysiologie du cerveau de la souris sont bien caractérisées ; iii) Il existe une vaste littérature sur le comportement de la souris, l'apprentissage et la mémoire. Par ailleurs, il est possible d'utiliser des souris Génétiquement modifiées. L’objectif du projet étant d’étudier les conséquences comportementales et neurobiologiques à long terme du stress précoce tel que la maltraitance infantile, dans notre modèle de stress précoce en deux temps, la séparation maternelle sera réalisée sur des animaux non sevrés et le stress juvénile d’agression sociales 1 semaine après le sevrage . Les tests comportementaux et analyses neurobiologiques seront réalisés à l’âge adulte.
Enregistrement de neurones spinaux pour le criblage de candidats médicaments antalgiques contre la migraine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
380 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent cinq injections d'un produit déclencheur de migraine, puis leurs neurones spinaux sont enregistrés sous anesthésie profonde, ce qui ne permet pas de les garder en vie. Le porteur décrit ces injections comme "brèves et indolores" et l'allodynie comme modérée, tout en classant la procédure en sévère du fait de la répétition des injections. Il cherche à cribler des candidats médicaments antalgiques contre la migraine.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mettre en place, valider, et utiliser un modèle de migraine expérimentale chez le rat pour tester des candidats médicaments anti-migraineux. Ce modèle est basé sur la mesure électrophysiologique de l’activité des neurones innervant la face et impliqués dans la génération de la sensation douloureuse.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de tester l’efficacité de candidats médicaments anti-migraineux sur des bases électrophysiologiques. Ainsi, il permettra de préciser le mode d’action des candidats médicaments, et d’avoir une meilleure évaluation de leur efficacité comparée à celle apportée par les tests comportementaux habituellement utilisés.
Procédures
Les animaux vigiles reçoivent 5 injections (1 jour sur 2) contenant un produit qui est connu pour pouvoir générer des migraines chez l’homme jusqu'au jour précédant la mesure électrophysiologiques. Les injections sont brèves et indolores.
Impact sur les animaux
L’injection i.p. du produit qui est connu pour pouvoir générer des migraines chez l’homme induit un stress très bref 1) due à la contention de l’animale et 2) une douleur très brève et modérée due à la pénétration de l’aiguille. En pratique, une injection correctement exécutée n’induit aucun reflexe défensif chez l’animal. L’état d’allodynie est modéré car d’après la littérature, les animaux traités ne présentent aucun signe comportemental de douleur spontanée. Cependant, la répétition des injections justifient une classification sévère.
Devenir
Les mesures électrophysiologiques sont invasives (elles se pratiquent sous anesthésie profonde) et ne permettent pas de garder les animaux en vie à la suite de l’expérience.
Remplacement
L’utilisation d’animaux pour les tests d'efficacité d’analgésiques/antalgiques est rendue nécessaire par le fait que les mécanismes physiopathologiques comme les mécanismes d'action des candidats-médicaments sont des processus complexe impliquant la totalité du système nerveux (de manière imagée, des communications réciproques entre le cerveau, la moelle épinière, et les tissus périphériques).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit par 3 actions conjointes : 1) le soin apporté à chaque expérience, conjugué à plus de 10 ans de pratique dans le domaine (une spécialisation extrême est indispensable à l’obtention d’un taux de succès élevé); 2) le ciblage d’une population de neurone bien définie (neurones spinoparabrachiaux soit de la couche I, soit des couches III-V), qui permet de réduire les variations expérimentales liées aux caractéristiques individuelles des neurones enregistrés; 3) une approche par étape, avec des lectures intermédiaires des résultats, afin d’arrêter rapidement les plans d’expériences improductifs.
Raffinement
Les approches physiologiques chez l’animal anesthésié permettent un certain nombre de raffinements. Premièrement, la mesure de l'activité des neurones spinaux se fait chez l'animal anesthésié et permet de pouvoir tester l’efficacité de candidats médicaments sur la réponse à des stimuli très nociceptifs sans aucune souffrance pour l'animal (impossible chez un animal vigile). Deuxièmement, plusieurs doses de candidat médicaments peuvent être testées chez un même animal dans la même expérience, et il est possible de faire des prélèvements sanguins au cours de l’expérience (chez le rat) pour corréler l’exposition plasmatique aux effets observés. Troisièmement, le nombre d'animaux utilisés est réduit par le fait que chaque animal est son propre contrôle (principe des mesures répétées). Enfin, la mesure concomitante des paramètres cardiovasculaires apportent des renseignements connexes essentiels sur les caractéristiques du candidats médicaments.
Choix des espèces
Le choix de l'espèce, ici le rat, dépend des données déjà acquises sur le candidat médicament à tester, et sur le développement de la recherche dans le domaine de la migraine. L’ensemble des mesures électrophysiologiques dans ce domaine s’est fait chez le rat.
Manipulation pharmacologique de canaux mis en jeu lors d’un challenge hypercapnique chez un modèle murin du syndrome d’Ondine
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Système respiratoire
698 souris vont être utilisées, une majorité tuée sans réveil, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance sans réveil et modéré. Des nouveau-nées et juvéniles sont anesthésiées puis tuées pour prélever une partie du système nerveux central, tandis que des adultes reçoivent des solutions par aérosol ou par voie intranasale sous anesthésie. Le porteur souligne que ces souris mutantes, modèles du syndrome d'Ondine, présentent une sensibilité accrue à l'anesthésie et un risque de défaillance respiratoire, l'arrêt cardiorespiratoire figurant parmi les points limites. Il teste des agents pharmacologiques sur des canaux respiratoires et affirme que cette fonction ne peut être étudiée que sur des souris vivantes.
Objectifs
Les syndromes d’hypoventilation alvéolaire centrale (SHAC) sont des pathologies associées à une dérégulation du fonctionnement du système nerveux autonome. Ces SHAC sont associées à une altération de la respiration, ils surviennent dès la naissance. Ces pathologies s’accompagnent d’une réduction voire d’une absence de réponse respiratoire à l’hypercapnie (trop de CO2 dans l’air inspiré), cette réponse est vitale et nécessaire pour éliminer le CO2 de l’organisme. L’endormissement et le sommeil s’accompagnent d’irrégularités respiratoires pouvant conduire à une situation d’hypercapnie, ainsi, les personnes atteintes de ce syndrome doivent tout au long de leur vie supporter une aide ventilatoire dès qu’elles s’endorment. Des cellules du système nerveux sont sensibles à l’hypercapnie, par le biais de canaux présents à la surface de leur membrane. Ces canaux sont sensibles aux variations d’acidité (trop de CO2). Les expérimentations seront réalisées chez des souris mutantes modèle d’un SHAC et leurs congénères sauvages. L’approche utilisée chez des souris nouveau-nées et juvéniles permettra d’identifier l’agent pharmacologique des canaux sensibles à l’acidité le plus efficace, elle nécessitera une chirurgie permettant d’isoler la partie du système nerveux central comportant la commande respiratoire. Chez les souris adultes, l’approche utilisée est non invasive, elle permettra de déterminer l’effet bénéfique d’un agent pharmacologique des canaux sensibles à l’acidité sur la respiration. In fine, les données obtenues devraient donc permettre de mieux comprendre comment ces canaux sensibles à l’acidité peuvent moduler la commande respiratoire. Ainsi, les éléments observés chez l’animal (dans des conditions non réalisables chez l’Homme) permettront le développement de nouvelles pistes thérapeutiques dans le cadre des SHAC.
Bénéfices attendus
Les souris mutantes modèles du syndrome d’Ondine que nous utilisons dans ce projet sont porteuses d’une mutation sur un gène dont la protéine est exprimée dans une population de neurones indispensables à la réponse respiratoire à l’hypercapnie (chémosensibilité au CO2/H+). A la naissance, ces souris ne présentent pas de réponse respiratoire à l’hypercapnie, cette dernière est partiellement restaurée chez les souris adultes. Le blocage des canaux sensibles aux protons pourrait potentiellement 1/améliorer la respiration des souris nouveau-nées, juvéniles ou adultes, 2/restaurer une réponse respiratoire à l’hypercapnie chez les souris nouveau-nées ou juvéniles et 3/restaurer ou potentialiser la réponse respiratoire à l’hypercapnie des souris adultes. De plus, nous souhaitons 1/identifier les cibles cellulaires et moléculaires des canaux sensibles aux protons au niveau de la commande centrale respiratoire et 2/déterminer si ces cibles évoluent selon l’âge des souris mutantes dont certaines récupèrent naturellement une faible réponse respiratoire à l’hypercapnie. In fine, les données obtenues devraient permettre de mieux comprendre comment les canaux sensibles aux protons peuvent moduler la commande centrale respiratoire. Ainsi, les éléments observés chez l’animal (dans des conditions non réalisables chez l’Homme) devraient permettre d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques chez les patients.
Procédures
L’identification par tatouages et les prélèvements de bout de queue pour identification génétique des souris juvéniles mutantes et contrôles sont réalisés par un personnel formé et ne dure que quelques secondes. Les données de la littérature mettent en évidence une sensibilité du modèle animal à l’anesthésie chez ces souris mutantes modèles du syndrome d’Ondine ce qui conduit à un risque accru de défaillance respiratoire. Les souris mutantes et contrôles nouveau-nées et juvéniles sont anesthésiées (quelques minutes) puis euthanasiées par une méthode réglementaire afin d’isoler rapidement une partie du système nerveux central. Les souris adultes seront exposées via un système d’aérosol à une solution contrôle et une solution contenant un agent bloquant (10 minutes à chaque fois) avant la mesure non invasive des variables ventilatoires. 48h séparent l’administration de la solution contrôle par aérosol de celle de l’agent pharmacologique. Les autres souris adultes seront anesthésiées grâce à un gaz anesthésiant (pendant 10 minutes maximum) et dès l'anesthésie installée, l'administration par voie nasale de la solution contrôle et de l’agent bloquant (faible volume) sera réalisée. 48 heures séparent les 2 anesthésies. La mesure des variables ventilatoires chez les souris adultes sera réalisée de façon non invasive pendant 70min (1 fois par jour pendant 2 jours) dans une enceinte hermétiquement fermée et alimentée par un flux d’air en continu.
Impact sur les animaux
L’identification et le prélèvement caudal réalisé une unique fois chez l’animal pour la détermination de son génotype apparaît comme une source de douleur et de stress. Les données de la littérature mettent en évidence une sensibilité exacerbée à l’anesthésie chez ces souris mutantes modèles du syndrome d’Ondine ce qui conduit à un risque accru de défaillance respiratoire. L’administration intranasale du solvant ou de l’agent bloquant, peut entraîner une altération de la ventilation par obstruction des voies aériennes supérieures, sous anesthésie générale.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin des actes en vue des prélèvements et analyses nécessaires.
Remplacement
L’utilisation de neurones isolés en culture ne permet pas d’appréhender les relations entre les structures neuronales et de mettre en évidence le développement de réseaux substitutifs nécessaires à la correction de la pathologie. La fonction respiratoire nécessite l’utilisation de modèles murins ex vivo et in vivo. Le projet nécessite d’avoir accès à la commande centrale respiratoire dans des conditions qui ne peuvent être obtenues autrement que par un travail sur des souris vivantes. L’étude de l’influence des canaux sensibles aux protons sur la commande centrale respiratoire nécessite de conserver ex vivo un réseau vivant et fonctionnel de neurones et donc l’utilisation de souriceaux. L’étude des corrections des variables respiratoires par des agents bloquants des canaux sensibles aux protons ne peut être réalisée que sur des souris adultes vigiles, non contraintes et non anesthésiées.
Réduction
Nous utilisons aussi bien les souris mâles que les femelles dans nos travaux afin de limiter le nombre d’animaux. Le nombre total d’animaux impliqués sera de 698 (349 souris mutantes utilisés). La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. Ainsi, 23 souris nouveau-nées et 25 souris adultes mutantes par groupe sont nécessaires pour mettre en évidence des différences biologiquement significatives dans les variables respiratoires. Des tests statistiques seront réalisés a posteriori pour procéder à une interprétation fiable des résultats. Les mêmes animaux seront engagés dans l’analyse de la commande respiratoire et dans l’analyse des populations cellulaires impliquées.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. La température et l'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. L’habituation aux enceintes de pléthysmographie (technique permettant de mesurer de manière non invasive la ventilation de la souris in vivo) se traduit par la disparition des épisodes d’augmentation anormale de la fréquence respiratoire et de toilettages des souris lorsqu’elles sont dans un nouvel environnement. Après 5 jours d’habituation, les souris sont calmes et leur respiration est régulière dès le placement dans l’enceinte. Les souris mutantes présentent une sensibilité exacerbée à l’anesthésie ce qui conduit à un risque accru de troubles respiratoires mortels lors des injections intranasales sous anesthésie. De ce fait, lors des injections intranasales de l’agent bloquant des canaux sensibles aux protons ou du solvant sous anesthésie, une surveillance accrue et en continue du rythme cardiorespiratoire est assurée par l’expérimentateur jusqu’au réveil complet de la souris. En cas de défaillance cardiorespiratoire, l’anesthésie est stoppée, la souris est réanimée si nécessaire par l’expérimentateur. Les points suivants seront considérés comme des points limites : -tout dérèglement physiologique aboutissant à une incapacité prolongée ou irréversible à se nourrir ou à boire -modification du comportement caractéristique d’une douleur intense, une détresse ou une souffrance (absence de locomotion, pelage hérissé et ou terne, prostration, dos vouté) -anomalies pouvant entrainer une douleur intense ou une souffrance, par exemple une perte de la masse corporelle supérieure ou égale à 20 pour cent de la masse initiale de l’animal, plaies et ulcères, tumeurs, fractures… -Lors des injections intranasales de l’agent bloquant des canaux sensibles aux protons ou du solvant sous anesthésie, une surveillance accrue et en continue du rythme cardiorespiratoire est assurée par l’expérimentateur jusqu’au réveil complet de la souris du fait d’une sensibilité accrue des souris mutantes à l’anesthésie. L’arrêt cardiorespiratoire est considéré comme le point limite associés à ces injections.
Choix des espèces
Les rongeurs (rats et souris) sont depuis de nombreuses années les espèces animales de choix pour l’étude des mécanismes associés à la genèse et à la régulation de la respiration par la commande centrale respiratoire. Le modèle animal du syndrome d’Ondine n’existe, de nos jours, que sur modèle de souris mutées pour un gène sur des neurones impliquées dans la sensibilité au dioxyde de carbone. Ces souris mutantes ont été validées par des études antérieures. Le projet nécessite d’avoir accès à la commande centrale respiratoire dans des conditions qui ne peuvent être obtenues que par un travail sur les souris mutantes ; étude de l’influence par les canaux sensibles aux protons/dioxyde de carbone sur la commande centrale respiratoire ex vivo ; étude sur des tranches de tissu des propriétés électriques des neurones avec l’âge ; étude de la ventilation chez l’animal adulte vigil et de l’influence de l’agent bloquant des canaux sensibles aux protons/dioxyde de carbone appliqués par aérosol ou par administration intranasale.
Physiopathologie, neuromodulation et métabolisme dans des modèles expérimentaux de la maladie d’Alzheimer et de Tauopathies (version3)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
17 480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance sans réveil et modéré. Elles reçoivent des injections répétées de composés, de vecteurs viraux ou d'anticorps, parfois par voie intracérébroventriculaire sur animal vigile, subissent un régime obésogène de vingt semaines, des prélèvements de sang et de liquide céphalorachidien, des biopsies de queue et des tests comportementaux dont le détail n'est pas précisé. Le porteur annonce qu'aucun animal ne sera réutilisé ni adopté. Il étudie des modèles de la maladie d'Alzheimer et des tauopathies et qualifie le recours à l'animal de "stricte nécessité".
Objectifs
L’objectif général des projets de notre laboratoire et de la présente demande vise à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques de la MA. L’objectif de nos études est d’une part d’appréhender les mécanismes cellulaires et moléculaires contribuant au développement de la pathologie Tau dans la MA et les tauopathies ; et d’autre part, de définir des preuves de concepts permettant une translation vers le patient tant sur le plan diagnostic (biomarqueurs) que thérapeutique. Cette stratégie expérimentale a fait ses preuves par le passé avec le développement de start-up, de transfert de nouveaux biomarqueurs vers le CHU ainsi que la mise en place de différents essais thérapeutiques chez patients atteints de maladie d’Alzheimer et de tauopathies. Ainsi, notre projet permet non seulement de lever des interrogations fondamentales quant aux processus pathologiques mis en jeu dans la MA mais répond également à des besoins cliniques en terme de diagnostic, pronostic et thérapeutique.
Bénéfices attendus
Notre projet va permettre différentes avancées scientifiques permettant de faire progresser la connaissance de la physiopathologie de la MA et des tauopathies. Notre projet vise à mieux comprendre les mécanismes conduisant au développement séquentiel de la pathologie Tau dans la MA et les possibilités de les bloquer par des approches à bases d’anticorps et de nanobodies. Ces études se doublent d’approches visant à développer les nanobodies en tant que biomarqueurs en imagerie cérébrale. Le laboratoire a également découvert de nouvelles formes pathogéniques de la protéine Tau qui semblent précocement impliquées dans la maladie d’Alzheimer vs. d’autres tauopathies. Notre projet vise donc à mieux comprendre les mécanismes conduisant aux espèces pathogénique de Tau et à développer des outils immunothérapeutiques permettant leur clairance et des stratégies améliorant ces immunothérapies avec à terme, la possibilité d’initier des essais cliniques. Par ailleurs, notre projet s’intéresse également au rôle de Tau dans la régulation de l’homéostasie glucidique, dont la dérégulation augmente le risque de développer la MA. Enfin, notre projet s’intéresse aux effets de la caféinede mieux comprendre le rôle respectif de ses récepteurs centraux dans ses effets bénéfiques. Là encore l’intérêt clinique est évident. La compréhension de l’impact de drogues approuvées par la FDA sur le développement de la pathologie Tau mais également du passage d’anticorps thérapeutiques dans le cerveau est de nature à implémenter les approches cliniques existantes et de susciter des essais cliniques ultérieurs.
Procédures
Les animaux seront soumis à différentes injections de composés pharmacologiques, de vecteurs viraux ou d’anticorps réalisées entre 1 à 6 fois pour des durées variant de 1 à 10 minutes. Dans certains protocoles les animaux seront soumis à un régime obésogène pour une durée de 20 semaines et leur caractéristiques métaboliques évalués (glycémie, tolérances au glucose et à l’insuline). Des prélèvements de sang ou de liquide céphalorachidien seront réalisés entre 1 et 4 fois pour des durées de 1 à 30 min); de même que des biopsies de queue, réalisées 1 fois durant moins d’une minute. Le cerveau de certains animaux sera prélevé à des ages précoces afin de réaliser des cultures cellulaires ou de cultiver des tranches de cerveaux, procédure unique durant moins de 5 secondes. Nous réaliserons également des tests de comportement (entre 1 et 2 fois avec des durées variant de 10 min à 8 jours) afin d’évaluer les performances cognitives des animaux ainsi que de l’imagerie cérébrale par IRM (1 fois durant 30 min) et PET (1 fois durant 30 min) pour évaluer la morphologie et l’activité cérébrale.
Impact sur les animaux
Nuisances possibles suite aux différentes manipulations de animaux : -Douleur associé à la biopsie de queue -Stress associé aux investigations comportementales et aux injections intracérébroventriculaires d’oligomères réalisées sur animal vigile en contention -Douleurs opératoires associées aux injections stéréotaxiques/prélèvements de LCR et douleurs/infections post-opératoires -Impact oculaire suite aux injections dans le plexus retro-orbital -Douleur associée aux prélèvements à la veine caudale -Stress métabolique suite au traitement par un régime riche en graisse -Stress hypoglycémique dans le test de tolérance à l’insuline -Douleur lors de la perfusion intracardiaque Toutes ces nuisances possibles seront prises en charge de manière adéquate.
Devenir
En dehors de la procédure de génération et de génotypage, l'ensemble des animaux sera mis à mort en fonction des objectifs annoncés. Aucun animal ne sera réutilisé ni adopté.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer différents aspects de la physiopathologie de la MA et des tauopathies, le lien complexe entre neurones et cellules gliales, en lien avec les performances cognitives des animaux. L'utilisation d'animaux vivants revêt donc un caractère de stricte nécessité avec le développement d’approches neurobiologiques intégrées. Ces évaluations ne peuvent pas être réalisées en utilisant des alternatives aux modèles animaux. Le laboratoire est néanmoins conscient de l’aspect nécessaire de recourir à des méthodes alternatives quand cela est possible, ce qui est effectivement fait pour un certain nombre d’études cellulaires et moléculaires ne nécessitant pas de modèles animaux.
Réduction
Le nombre total d’animaux concernant les procédures de l’ensemble des protocoles de notre laboratoire sur les 5 ans à venir est estimé à 17480. Cette utilisation maximise les données obtenues de chaque animal, ce qui peut limiter ou éviter l'utilisation subséquente d'animaux supplémentaires, et ce, sans pour autant compromettre le bien-être animal. Pour chacun des groupes constitués, le nombre d'animaux a été réduit au maximum tout en permettant l'obtention de résultats satisfaisant (différences statistiquement observables). Pour limiter le nombre d’animaux, lorsque cela sera possible une réutilisation des animaux des animaleries employés pour la formation sera réalisée. Un calcul du nombre d’animaux total nécessaire par groupe a été effectué pour respecter le principe des 3R.
Raffinement
Les animaux seront observés tous les jours, pesés régulièrement, par du personnel spécialement formé. Durant les différents protocoles, tout sera mis en œuvre pour minimiser le stress auquel les animaux sont soumis. Les animaux seront hébergés en groupe, et des éléments d'enrichissement du milieu seront mis à disposition, par exemple coton pour la confection de nids... Les animaux seront suivis précisément pour chaque protocole, pour lesquels des points limites adaptés ont été définis. Toute souffrance, angoisse ou comportement inhabituel sera pris en charge par des approches appropriées. Les procédures expérimentales de chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale par une combinaison de kétamine et de xylazine par voie intrapéritonéale. En cas de douleur, un analgésique sera administré. Les animaux présentant un des points limites spécifiés pour chaque approche expérimentale seront euthanasiés dans une salle dédiée; le tout en lien avec le responsable du bien être animal.
Choix des espèces
Dans toutes nos études, nous utilisons des souris, la plupart étant génétiquement modifiées afin de reproduire des caractéristiques pathologiques reproduisant un certain nombre d’altérations retrouvées dans la MA et les tauopathies (lésions amyloïdes, pathologie Tau, perte de fonction de Tau…). Le phénotype de ces animaux est modulé par l’administration de drogues, l’injections de préparations humaines, l’expression cérébrale de différents gènes via différents vecteurs viraux ou le croisement avec d’autres lignées permettant de faire varier les phénotypes pathologiques et d’apporter des preuves de concept précliniques importantes pour des approches biomarqueurs et thérapeutiques futures. Dans la plupart des expérimentations, les souris seront utilisées à l’âge adulte : de 1 mois à 12 mois. Certaines expérimentations se feront aux stades embryonnaires ou jeune après la naissance.
Rôle de la réponse inflammatoire microgliale postprandiale dans la sensibilité gustative
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent cinq injections intrapéritonéales, sont hébergées isolées pendant quatorze jours et mises à jeun, avant des mesures gustatives au gustomètre et au lickomètre présentées comme non invasives. Le porteur les fait tuer pour prélever le cerveau et en réaliser l'histologie. Il étudie le rôle de l'inflammation cérébrale postprandiale sur le goût et rattache au conditionnel des retombées sur les troubles du comportement alimentaire.
Objectifs
L’existence de la réaction inflammatoire postprandiale (postprandial inflammatory response, PIR) systémique est maintenant bien documentée mais, ses effets sur l’organisme sont encore mal connus. La PIR apparaît chez l’individu sain dans un contexte de physiologie normale. Elle se caractérise par l’augmentation transitoire de facteurs inflammatoires circulants après un repas. La PIR est exacerbée lorsque le repas est riche en graisses. Notre équipe a montré que la PIR se développait aussi dans le cerveau, elle se caractérise par une activation des cellules inflammatoires spécifiques (les cellules microgliales) chez l’individu sain en réponse à un repas gras. Cette réponse est visible 3 heures après le début du repas. Elle se produit dans l’hypothalamus, une structure impliquée dans la régulation de la prise alimentaire, du poids corporel et du métabolisme énergétique. Nous avons déjà identifié des effets bénéfiques de la PIR en montrant qu’elle contrôlait la prise alimentaire en favorisant la satiété et en limitant les apports caloriques après consommation d’un repas gras. Pour démontrer cela, nous avons éteint la PIR cérébrale chez la souris et observer les conséquences de cette extinction, en comparant le comportement alimentaire de souris modifiées génétiquement (sans la PIR) et de souris normales. L’objectif désormais est d’explorer la sensibilité gustative de ces animaux. Il s’agit de déterminer si la PIR agit sur les préférences alimentaires et/ou l’appréciation alimentaire. Pour évaluer cette possibilité, nous allons mesurer les performances gustatives chez des souris dont la PIR cérébrale a été abolie ou non. L’approche de perte de fonction est possible grâce à l’étude d’animaux mutants ne pouvant pas déclencher la PIR au niveau cérébral. Ces performances seront mesurées grâce à des dispositifs appelés gustomètre et lickomètre. Des animaux non mutants seront les témoins de l’expérience. Les animaux seront étudiés sous régime standard ou gras pendant 48 heures. A la fin des études, les animaux seront mis à mort et les cerveaux seront collectés post-mortem pour analyses moléculaires. Au total, 90 souris seront utilisées dans ce projet.
Bénéfices attendus
Les résultats permettront de mieux comprendre les fonctions de la PIR cérébrale chez l’individu sain, et donnera des informations nouvelles sur les mécanismes cérébraux impliqués dans le contrôle de la satiété et du métabolisme énergétique. Ce projet apportera de nouvelles connaissances sur le contrôle de l’appétit, et pourrait permettre de mieux comprendre les troubles du comportement alimentaire tels que la boulimie, l’hyperphagie, ou l’anorexie.
Procédures
les animaux seront isolés et des mises à jeun de durée differentes à des temps differents seront réalisées. Certains animaux recevront des injections d'un composé pour induire l'expression de leur gène muté.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances sont liées aux 5 injections IP du composé entrainnant l'expression du gène muté des animaux à 5 semaines (douleur liée à une injection Intrapéritonéale) et aux conditions d’hébergement isolées pendant 14 jours. Ue stress métabolique léger sera induit par la mise en jeun pendant 5 heures. Enfin, la contention des animaux (pour mesurer le poids des animaux) représente aussi des nuisances de faible intensité pour les animaux.
Devenir
Les 90 souris seront toutes mises à mort afin de prélever le cerveau en vue d’analyses histologiques.
Remplacement
Cette étude nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux vivants. En effet, il n’existe pas actuellement de méthodes ou de modèles de substitution permettant d’étudier l’équilibre énergétique et le dialogue inter-organes d’un point de vue intégré. De plus, les réponses comportementales autonomes que nous souhaitons étudier représentent des paramètres complexes qui ne sont pas modélisables in vitro ou in silico. Ainsi ce projet sera réalisé chez la souris, qui constitue un modèle de référence pour les études métaboliques et neurophysiologiques. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses métaboliques et comportementales fines.
Réduction
La procédure décrite (contrôle des conditions nutritionnelles et métaboliques) a été optimisée, standardisée et validée précédemment, ce qui permet de réduire la variabilité interindividuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires au projet. Une étude pilote sera réalisée afin de s’assurer de l’optimisation des procédures. Le fait de travailler avec des animaux standardisés (sexe, âge, et fond génétique maitrisés) dans des conditions d’élevage standardisées (environnement, nutrition, intervention humaine) est un élément qui permet de réduire la variabilité interindividuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires dans l’étude. Nous utiliserons des tests statistiques permettant d’identifier de manière optimale les différences significatives entre les groupes expérimentaux, ce qui permet enfin de mener des études conformes sur des effectifs réduits.
Raffinement
Depuis la naissance des animaux dans l’animalerie, tout est mis en place pour réduire la souffrance et l’angoisse des animaux (manipulation par les personnes compétentes, calme dans les pièces). Les animaux seront élevés dans un environnement enrichi et placés dans une pièce en cycle jour-nuit 12h-12h inversé pour étudier le comportement des animaux pendant leur période nocturne d'activité. L’enrichissement de l’habitat sera fait grâce à des dômes de nidification et des carrés de coton qui permettent l’expression de comportements innés de construction du nid et permettent aux animaux de s'exposer au milieu extérieur de leur propre volonté . Un suivi quotidien sera assuré pour veiller au bien-être des animaux. Les différentes manipulations des animaux et injections seront effectuées par du personnel compétent, conformément à la législation. Les principaux dispositifs instrumentaux utilisés dans ce projet (gustomètre et lickomètre) permettent des mesures non-invasives.
Choix des espèces
La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique et nous disposons maintenant d’outils génétiques spécifiques à cette espèce et d’intérêt dans notre projet. Les expériences seront réalisées sur des souris adultes mâles, âgées de 9 semaines. Cet âge correspond à un cerveau mature stabilisé.
Validation biologique chez le rat d’une sonde intracérébrale de détection radioactive
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
45 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance sans réveil et modéré. Quinze d'entre eux sont opérés puis tués sans reprise de conscience, les trente autres sont réveillés puis reçoivent des injections de produits radioactifs et des acquisitions répétées. Chaque implantation de sonde intracérébrale dure jusqu'à deux heures, et le porteur indique qu'elle peut provoquer une hémorragie cérébrale, une hypothermie et une douleur, les rats réveillés étant isolés à cause du dispositif fixé sur leur tête. Il cherche à valider une nouvelle sonde de détection radioactive et qualifie le passage in vivo de "nécessaire" après des essais sur des crânes imprimés en 3D.
Objectifs
En neurosciences, la Tomographie par Émissions de Positons (TEP) est une modalité d’imagerie majeure pour étudier les processus cérébraux in vivo, comme les mécanismes de communication des neurones ou l'occupation des récepteurs, grâce aux émissions produites par un produit radioactif injecté au préalable. Par son caractère non invasif, elle permet de réaliser des études longitudinales chez l’animal dans différentes conditions et à différents temps. Cependant, les acquisitions TEP nécessitent une anesthésie ou une contention importante pour maintenir le rongeur dans une position fixe afin d’assurer une bonne qualité d’image. Ainsi, il n’est pas envisageable de combiner cette technique d’imagerie avec des études comportementales sur animaux éveillés. Les sondes intracérébrales apparaissent alors comme un outil complémentaire pour explorer la distribution des produits radioactifs injectés. Elles peuvent être implantées dans des régions cérébrales cibles et permettre l'enregistrement local de cinétiques radioactives. Une fois la sonde implantée, il est alors possible d’étudier l’animal éveillé et de répéter des mesures, sur plusieurs jours, en les associant à des tâches comportementales. Les premiers modèles de sondes étaient très simplifiés, ce qui limitait la qualité de l’information spatiale fournie, et très fins, ce qui les rendait fragiles et difficiles à manipuler. Fort de ces observations, ce nouveau projet a pour objectif de développer, de produire et de tester, in vivo chez le rat, de nouvelles sondes biocompatibles, plus résolues spatialement et plus robustes. Grâce à une liaison sans fil entre la sonde et le dispositif d’enregistrement, les animaux auront une liberté totale de mouvement et donc un stress moindre. L’objectif de ce projet est donc de valider biologiquement cette nouvelle sonde radiosensible avec différents produits radioactifs et cela en deux phases : une phase aiguë en réalisant des enregistrements comparés et simultanés sonde/TEP chez le rat anesthésié et une phase chronique chez le rat éveillé.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de valider une nouvelle sonde intracérébrale radiosensible dédiée à l’imagerie chez le rat. Cet outil de détection permettra des mesures locales de la concentration de molécules radiomarquées chez l’animal éveillé et libre de ses mouvements. Cette technique permettra de coupler des acquisitions de cinétiques radioactives chez l’animal vigile avec des études comportementales ou de répéter des acquisitions dans des conditions expérimentales différentes. Comparée à la TEP, cette sonde offrira une meilleure résolution spatiale (en fournissant des données locales dans la zone cérébrale cible implantée) et une plus haute résolution temporelle.
Procédures
Tous les animaux du projet (45 rats) seront soumis à une chirurgie ayant pour but l'implantation de sondes de détection radioactive dans des régions cibles du cerveau (opération d'une durée de 1h30 à 2h s'il y a réalisation d'un chapeau de protection des cartes électroniques reliées aux sondes, étape nécessaire quand il y a réveil de l'animal). Une partie des animaux (15 rats), aura, dans la foulée, un examen d'imagerie comprenant une acquisition couplée sonde/TEP d'une durée de 1h10 à 1h40 selon le produit radioactif injecté. L'autre partie des animaux (30 rats) sera réveillée à l'issue de la chirurgie et recevra, une semaine plus tard minimum, une injection de produit radioactif en vue d'acquérir des cinétiques et cela en condition vigile (durée : 1h10 à 1h40 selon le produit injecté). Cette acquisition sera répétée une semaine plus tard exactement dans les mêmes conditions.
Impact sur les animaux
Stress physique / thermique : Pour les chirurgies intracérébrales, les nuisances peuvent être l’apparition d’hémorragie intra-cérébrale ou d’une hypothermie. Douleur : À la suite de la chirurgie, les animaux peuvent présenter une douleur, une inflammation ou une mauvaise cicatrisation. Faim : Pour les acquisitions avec le glucose radioactif, les animaux devront être mis à jeun 4h avant l’injection, afin de minimiser les variations de métabolisme glucidique non spécifiques. Isolement : Pour la procédure chez l'animal vigile, un chapeau (poids du dispositif : 2 grammes) sera réalisé sur la tête de l’animal pour protéger les sondes implantées. La présence de ce chapeau, après le réveil de l’animal, représente également des nuisances, non seulement par l’encombrement sur la tête, mais aussi par le fait que cela nous oblige à isoler les rats afin d’éviter qu’ils se détruisent leur chapeau mutuellement. La cicatrisation peut également entraîner des grattages au niveau du scalp. Lors des acquisitions vigiles, les rats porteront un gilet où sera fixé le dispositif d’enregistrement et qui sera relié aux câbles de la sonde.
Devenir
A l’issue des expérimentations, les animaux seront mis à mort par injection d’euthanasiant après anesthésie gazeuse.
Remplacement
Plusieurs étapes préliminaires de validation de la sonde ont été effectuées avant le passage à l’animal. Pour contrôler la sonde, des tests électroniques et l’acquisition de cinétiques dans des solutions contenant de la radioactivité ont été faits en laboratoire. Parallèlement, afin de s’exercer à la chirurgie, des simulations d’implantations stéréotaxiques ont été faites avec des sondes fictives et sur des crânes de rat imprimés en 3D. Maintenant, l’étape suivante est le passage in vivo. Cette étape est nécessaire pour vérifier différents points. Tout d’abord, il faut s’assurer de la biocompatibilité des sondes lorsqu’elles sont implantées dans le tissu cérébral et tester leur résistance quand elles sont fixées et placées dans le chapeau sur la tête d’un rat qui va se déplacer dans sa cage ou lors de tests comportementaux. De plus, ces sondes permettent d’acquérir des cinétiques radioactives, c’est-à-dire la distribution tissulaire du radiotraceur dans l’organisme et nécessite donc une circulation sanguine ainsi que des processus actifs pour avoir une barrière hématoencéphalique active.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au maximum. Cependant, ce protocole est très exploratoire et il est donc difficile de définir un nombre d’animaux à partir de tests statistiques. Concernant les premières expérimentations, les acquisitions de cinétiques et de déplacement du produit radioactif i jecté seront réalisées chez le même animal, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux nécessaires. Pour les expérimentations chez l’animal vigile, qui ne seront faites que si les cinétiques obtenues lors des premières expérimentations sont satisfaisantes, le nombre d’animaux a été fixé à 10 maximum, ce qui représente un nombre classique d’animaux pour des études d’imagerie.
Raffinement
En amont des chirurgies stéréotaxiques, les animaux recevront une unjection d'analgésique et / ou d'anti inflammatoire selon si l’animal est réveillé ou non en fin de chirurgie ainsi qu'une injection d'anesthésique local avant l’incision du scalp. Durant la chirurgie, les rats seront placés sur un tapis chauffant. Pour les expérimentations vigiles, les animaux seront opérés en début de semaine afin de mettre en place une observation étroite et quotidienne lors du réveil et les jours suivants, jusqu’à complète récupération (utilisation d’une grille de score). Des doses supplémentaires d'analgésique et d'anti inflammatoire seront pratiquées en fin de chirurgie et le lendemain matin. Afin d’éviter tout grattage de la cicatrice, les griffes seront coupées lors de l’anesthésie. La présence du chapeau fixé sur la tête (implant nécessaire pour protéger les cartes électroniques), nécessitera l’isolement des rats. Lors de cette période, l’enrichissement dans les cages sera renforcé et les cages placées côte à côte afin que les animaux gardent un contact (visuel, olfactif…) avec leurs congénères. Les animaux seront stabulés dans des cages à couvercle plat afin d’éviter qu’ils se heurtent ou s’accrochent avec leur chapeau.
Choix des espèces
Le rat est un animal couramment utilisé pour modéliser les pathologies du système nerveux central et de nombreuses données précliniques existent pour cette espèce. Les animaux utilisés seront des animaux jeunes adultes, pesant au moins 250 grammes afin que la taille du cerveau soit compatible avec la résolution de la caméra micro-TEP préclinique (1,5 mm) et assez importante pour permettre l’implantation des sondes.
Rôle du cortex insulaire dans l’effet protecteur d’un traitement à la progestérone sur la rechute à la cocaïne
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
5 184 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie sous anesthésie, une auto-administration de cocaïne et des injections de cocaïne ou de yohimbine, avant des tests comportementaux de rechute. Le porteur indique que la cocaïne peut provoquer une perte de poids et une hyperactivité transitoires, et que la yohimbine reproduit chez la souris des effets observés chez l'humain. Il vise à établir le rôle des neurones de l'insula portant les récepteurs à la progestérone, et renvoie au long terme les retombées thérapeutiques annoncées contre la rechute à la cocaïne.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont triples : - Premièrement, tester l’effet d’un traitement à la progestérone sur les tests comportementaux de rechute induite par l’exposition aux signaux associés à la cocaïne, par l’injection de la cocaïne ou par un stress - Deuxièmement, l’identification le rôle causal des neurones de l’insula exprimant les récepteurs à la progestérone sur la rechute à la cocaïne - Troisièmement, déterminer comment l’activité des neurones de l’insula qui expreiment les récepteurs à la progéstérone est modifiée par le traitement à la progestérone sur la rechute à la cocaïne
Bénéfices attendus
Ce projet sera une caractérisation unique de l'effet de la progestérone sur l'activité des neurones exprimant les récepteurs à la progestérone (PR) du cortex insulaire pendant la rechute de cocaïne. Nous pourrons ainsi élucider le rôle causal de cette population neuronale dans la rechute à la cocaïne, et démontrer l’effet protecteur de la progestérone dans la rechute chez les animaux mâles et femelles. A long terme, ce projet a le potentiel d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques applicables à l’humain (homme et femme) pour prévenir la rechute à la cocaïne grâce à un traitement à la progestérone.
Procédures
Chez les femelles, le cycle hormonal sera suivi pendant 7 jours par un prélèvement vaginal quotidien. Les échantillons seront collectés à l'aide d’un coton-tige stériles humidifiées avec du sérum physiologique stérile. Toutes les procédures chirurgicales, seront réalisées sous anesthésie générale, avec injection d’anti-inflammatoires et ajout d’anesthésiants locaux sur la zone d’incision. L’acte chirurgical sera effectué dans des conditions de propreté maximales. Des antibiotiques et analgésiques seront administrés en cas d’infection ou de douleur post-opératoire.
Impact sur les animaux
La prise de cocaïne peut engendrer plusieurs nuisances expérimentales : 1) une perte de poids lors dès les premières prises, mais cette perte n’excède pas 3 ou 4 jours à l’issus desquels les animaux retrouvent leur poids initial 2) une hyperactivité qui disparaît au bout d’1 heure après la fin de la prise de drogue. Les effets toxiques de la yohimbine sont similaires à ceux observés chez l'homme : l'hypertension, la tachycardie, la stimulation du système nerveux central et l'antidiurèse peuvent se produire. Néanmoins en injection aigu à la concentration utilisée les effets indésirables restent minimes mais nous contrôlerons l’était général des animaux pendant 24 heures après l’injection.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de procéder à des analyses sur les tissus cérébraux.
Remplacement
Le projet porte sur une analyse de la connexion des neurones et de leurs propriétés de transmission d’informations au cours du comportement. Par conséquent cette procédure doit être effectuée chez des animaux vivants. L’étude de ces phénomènes n’est donc pas possible sur des cellules isolées, car elles ne permettent pas la quantification des connections neuronales ou la mesure de l’activité en réponse à une stimulation sensorielle.
Réduction
Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable (le nombre d’animaux estimé permet d’effectuer des tests statistiques) et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude. Nous utiliserons ainsi 5184 animaux sur cinq ans.
Raffinement
La majorité des animaux seront hébergés en cages collectives, afin de limiter le stress dû à l’isolement. Nous avons réduit au strict minimum les animaux hébergés individuellement pour des raisons expérimentales (endommagement du matériel implanté pouvant mettre en péril la santé de l’animal si arraché par un congénère). Les cages seront également enrichies en nids en coton. Une surveillance particulière sera adressée aux animaux en période péri-opératoire. L’acte chirurgical sera effectué dans des conditions de propreté maximales. En cas d’infection, le vétérinaire référent sera sollicité pour mettre en place un traitement antibiotique approprié.
Choix des espèces
Des souris génétiquement standards (C57Bl6/J) seront utilisées afin de caractériser leur comportement lors des procédures d’auto-administration de cocaïne, de rechute et d’enregistrement de l’activité neuronale. Des souris génétiquement modifiées (PR-IRES-Cre) seront également utilisées lorsque nous étudierons une population neuronale spécifique (exprimant les récepteurs à la progesterone) afin de cibler, lors de l’étude du role causal, uniquement ces neurones d’intérêt. De plus, il a été démontré que le comportement des animaux peut varier entre les souches génétiquement modifiées ou standards. Ainsi, nous utiliserons également des souris PR-IRES-Cre pour des études comportementales afin de comparer leur comportement avec les souris génétiquement standard. Tous les animaux utilisés seront adultes (10 semaines) afin d’étudier des populations et des circuits neuronaux matures.
tPA et inflammation : étude de la contribution de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) dans les processus inflammatoires et dans l’infiltration des neutrophiles lors de la phase aiguë d’un accident vasculaire cérébral ischémique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une craniotomie de soixante-dix minutes pour provoquer un accident vasculaire cérébral ischémique, puis des séances d'IRM et de microscopie sous anesthésie, afin d'étudier le rôle du tPA dans l'inflammation cérébrale. Le porteur indique qu'aucun animal n'est gardé vivant, jugeant impossible pour leur bien-être de réhabiliter des souris ayant subi un AVC. Il affirme que les techniques sans animaux "ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information".
Objectifs
Cette étude vise à comprendre l'implication de l'activateur tissulaire du plasminogène (tPA) dans les processus inflammatoires qui surviennent lors d'un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, et notamment sur l'infiltration des neutrophiles du compartiment vasculaire vers le tissu cérébral. Des études précédentes montrent que l'utilisation de rtPA (Actilyse) pour induire une reperfusion du tissu cérébral peut moduler en parralèle l'infiltration des neutrophiles dans le tissu cérébrale. La contribution du rtPA dans ces mécanismes inflammatoires reste à déterminer. L'objectif de notre projet est de comprendre les effets du rtPA sur l'inflammation cérébrale à la suite d'un AVC ischémique. Afin de représenter les différentes situations qui se produisent en clinique, nous étudierons les effets de la thrombolyse par rtPA sur deux modèles murins d'AVC ischémique : un modèle thromembolique où l'injection i.v. de rtPA permet la reperfusion du tissu cérébrale et un modèle thrombotique où l'injection de rtPA est inefficace sur la reperfusion. De plus nous allons étudier l'impact de la thrombolyse par le rtPA sur la réponse inflammatoire dans le contexte d'une thrombolyse précose et tardive afin de mimer les differents contextes possibles en clinique.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d'apporter de nouvelles connaissances de l'impact du rtPA sur l'inflammation cérébrale et ainsi nous permettra de proposer de nouvelles pistes pour de potentielles stratégies thérapeutiques en combinaison de la thrombolyse par rtPA.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie permettant une pose de cathéter caudal et l'accès à l'artère cérébrale moyenne par craniotomie sous anesthésie générale et couverture analgésique d'une durée de 70 minutes par animal. Les animaux seront également soumis à des acquisitions par imagerie par résonnance magnétique (IRM) à 24h après l’induction de l’AVC, sous anesthésie générale d’une durée totale de 41 minutes par animal et par temps, et à des acquisitions par microscopie biphotonique pour une durée de 1 heure par souris à chaque temps.
Impact sur les animaux
Afin de limiter toutes douleur occasionnée par la chirurgie, nous utiliserons un analgésique lors du protocol chirurgical. Lors de projets précédents utilisant des procédures identiques ou similaires, nous n’avons pas observés de signe de douleur ni souffrance des animaux à la suite de la chirurgie. Les mesures pour réduire au maximum toute forme d’inconfort et de souffrance sont le suivi strict et rapproché des animaux, l’hébergement en petits groupes sociaux stables (n = 5) avec un enrichissement minimum (un rouleau cartonné + une feuille de papier essuie-tout), et la manipulation uniquement par des personnels expérimentés. Les animaux seront maintenus dans des conditions optimales d’hébergement, dans un environnement stabilisé en température (21°), hygrométrie (55%), luminosité (100 lux), et durée du cycle de lumière (12h/12h).
Devenir
Tous les animaux utilisés au cours de ce projet (144) seront mis à mort. Il a été décidé de ne garder aucun animal en vie car il n'est pas concevable pour leur bien-être de réhabiliter ou réutiliser des souris ayant subit une procédure sévère telle qu’un AVC ischémique.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine de l’inflammation et l’ischémie cérébrale. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon nos travaux précédents publiés et la littérature. 120 souris seront nécessaires pour réaliser cette étude, et l’utilisation d’outils d’imagerie non invasive permettant de mesurer les lésions cérébrale et l’inflammation cérébrale permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet (nombre d’animaux total :144) a été déterminé par une approche statistique.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les animaux recevront une injection sous cutanée de Buprénorphine (0,1 mg/kg, 200 μL) pour prévenir toute douleur occasionnée par la procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. Après le reveil des animaux à l'issu de la chirurgie, les animaux seront observés jusqu'à l'obtention d'un comportement animal normal. La moitié de la cage des animaux sera placée sur une couverture chauffante leur donnant le choix quantà la température de la cage. De la nourriture humidifiée sera déposée dans la cage pour un accès plus simple à l'alimentation après la chirurgie. Le transport des animaux en salle d'expérimentation sera réalisé en limitant les secousses et le bruit. La température en salle d'expérimentation est controlée et adaptée au bien être des animaux.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce de référence utilisée dans la littérature pour étudier l’inflammation et l’ischémie cérébrale. Les souris transgéniques Catchup utilisées dans cette étude seront âgées de 8-12 semaines correspondant à un stade jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature dans l’étude de la neuroinflammation et des AVC. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la thrombolyse, la neuroprotection et la réponse inflammatoire suite à un AVC ischémique. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour notre étude. Pour ce projet, nous utiliserons des mâles et des femelles. Nous avons fait le choix d'introduire la variabilité liée au sexe afin d'obtenir des résultats plus représentatifs de la clinique (hommes et femmes touchés par la pathologie). En effet, il existe des différences physiologiques du fait des variations hormonales, notamment au niveau cérébral, nécessitant une adaptation dans les traitements des AVC et dans d'autres pathologies. La prise en compte du sexe comme une variable biologique et expérimentale dans les études pré-cliniques est essentielle pour augmenter les chances d'obtenir les mêmes observations lors de la translation en clinique, lorsqu'il s'agit de mettre en place un médicament, par exemple.
Surexprimer le levier TET1 pour rajeunir les cellules oligodendrogliales et la cognition dans des modèles murins viellissants
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
448 souris vont être utilisées, tuées à l'issue de chaque procédure, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, un groupe étant conservé pour entretenir la lignée. Elles subissent une chirurgie d'injection dans le cerveau, un traitement dans l'eau de boisson qui peut faire perdre du poids et des tests comportementaux dont un apprentissage sur roue complexe avec isolement partiel pouvant provoquer des "troubles dépressifs". Le projet cherche à réactiver un levier moléculaire, TET1, pour "rajeunir" des cellules du cerveau et améliorer la mémoire de souris âgées, les retombées cliniques restant renvoyées au long terme. Le porteur indique que les organoïdes ne suffisent pas à saisir les fonctions cognitives et affirme qu'il reste "nécessaire" d'utiliser des souris.
Objectifs
La cognition et son déclin avec le vieillissement font partie intégrante des maladies psychiatriques et neurodégénératives liées au développement et à l'âge. Si les circuits neuronaux sont à la base de l'organisation cérébrale, une accumulation de preuves a désormais mis en évidence le rôle potentiel des cellules protégeants les neurones (les oligodencrocytes) dans la cognition, comme la mémoire et l'apprentissage. Récemment, un levier moléculaire (TET1) nécessaire à la réactivation de ces cellules de soutien a été observé comme déficitaire au cours du vieillissement. Nous avons ainsi développé une lignée de souris modélisant une perte de ce levier Tet1 dans les oligodendrocytes seulement, imitant donc un profil âgé, même dans les animaux jeunes. Dans ce projet, nous allons tentons de rajeunir ces oligodendrocytes en réactivant TET1, afin de tester si cela est suffisant pour améliorer les fonctions cognitives chez des animaux âgés. Ce projet est divisé en plusieurs étapes 1/ Caractériser l'efficacité et la spécificité de notre réactivation ; 2/ Caractériser l'effet de la réactivation de TET1 sur les fonctions de mémoire et d'apprentissage sur le modèle murin ; 3/ Identifier les cibles moléculaires et protéiques de TET1. En caractérisant l'effet de TET1 sur les oligodendrocytes et son potentiel rajeunissement de la cognition chez les souris vieillissantes, notre projet pourrait donner lieu à des développements cliniques à fort impact.
Bénéfices attendus
Nous espérons que ce projet répondra aux besoins scientifiques suivants. À court terme : une meilleure compréhension du rôle de TET1 dans la réactivation - et l'identification des voies moléculaires de réactivation - des oligodendrocytes dans des modèles de souris âgées. À long terme : développer des stratégies translationnelles basées sur ce levier pour rajeunir rajeunir les cellules du cerveau et donc limiter les pertes de fonctions cognitives au cours du vieillissement et dans les maladies neurodégénératives. Le déclin de la cognition représente un problème majeur de santé publique, car les déficits d'apprentissage développemental et la démence liée à l'âge peuvent fortement affecter la qualité de vie des personnes et les dépenses de santé globales.
Procédures
Quelques souris seront soumises à un bref (5 secondes, une fois) punch d'oreille pour le génotypage. Ces souris seront aussi soumises à un traitement dans l'eau de boisson (2 semaines, une fois). Les souris seront soumises à des tests comportementaux (1 à 2 semaines, une fois). Les souris seront injectées chirurgicalement dans une zone du cerveau (chirurgie de 30 minutes, comprennat le temps pré- et post-opératoire, une fois). Les souris seront anesthésiées avant d'être euthanasiées (1 minute, une fois).
Impact sur les animaux
Lors du génotype avant sevrage ou pendant la chirurgie, on pourrait noter quelques saignements. Le traitement dans l'eau de boisson peut induire une perte de poids. Lors des tests comportementaux, les souris seront partiellement isolées et peuvent donc présenter des troubles dépressifs. Après la chirurgie, les animaux pourraient ressentir de la douleur, qui devrait etre limitée par les traitement anti-douleur prévus.
Devenir
Toutes les animaux expérimentaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure. Un groupe de souris sera conservée dans notre animalerie, afin de préserver la lignée de souris générée pour des études ultérieures.
Remplacement
Si des progrès ont été réalisés pour modéliser les pathologies et la connectivité neuronale dans des modèles de cultures (organoïdes par exemple), ces modèles ne suffisent pas à appréhender pleinement les fonctions cognitives au niveau de l'organisme. À l'heure actuelle, il est nécessaire d'utiliser des modèles de souris pour mieux aborder le rôle de cellules spécifiques dans la mémoire et l'apprentissage. En parallèle, nous exploitons des modèles in vitro de co-cultures primaires, de lignées cellulaires et de cellules pluripotentes humaines. En effet, nous allons d'abord optimiser notre protocole sur des lignées cellulaires Olineu, afin de limiter les étapes d'optimisation sur des cultures cellulaires primaires de souris.
Réduction
Afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux nécessaires dans chaque procédure expérimentale afin de détecter un effet statistiquement pertinent, nous avons effectué une analyse de puissance grâce à plusieurs tests statistiques. En raison de la variabilité interindividuelle, nous avons prévu d'inclure 5 à 10 souris par groupe, pour chacun des essais comportementaux. Nous n'avons remarqué aucune différence de comportement entre les sexes lors de nos études précédentes, nos groupes de souris seront donc composées de souris des deux sexes.
Raffinement
Les animaux sont sous la surveillance et l'observation quotidiennes de soigneurs animaliers formés et chargés de veiller à leur bien-être. Pour la chirurgie, les souris recevront une injection d'analgésique, une heure avant la chirurgie et deux fois par jour les 2 jours suivants. Les animaux seront anesthésié pendant toute la procédure. Les animaux seront placés sur un tapis chaufant pour maintenir leur température corporelle. Une pommade ophtalmique sera appliquée sur les yeux pour éviter le dessèchement de la cornée et les yeux seront ensuite couverts pour éviter une exposition intense à la luminosité pendant la procédure. La chirurgie sera réalisée dans des conditions stériles (gants, outils, instruments,...). Après la chirurgie, les animaux seraont placés sous une lampe chauffante jusqu'au réveil. Des granulés alimentaires ramollis et de l'eau supplémentaires seront fournis à l'intérieur de la cage, afin de facilité leur alimentation et hydratation, et donc limiter leur perte de poids. Pour la procédure d'apprentissage de la roue complexe, les animaux seront hébergés individuellement jusqu'à 7 jours dans une cage enrichie, dans laquelle nous n'observons normalement aucun phénotype d'isolement social. A noter que l'isolement est ici partiel : les cages sont transparentes donc l'animal a des contacts visuels et auditifs avec ces congénères. Cependant, si nous observons un changement de comportement ou un manque d'intérêt pour la roue, l'animal sera exclu de la procédure et replacé dans une cage en groupe. Les souris peuvent perdre du poids quand leur eau de boisson est supplémentée. Si l'état général du corps atteint des points limites, les souris seront euthanasiées par dislocation cervicale après anesthésie.
Choix des espèces
Les modèles de souris sont pertinents car ils sont couramment utilisés dans les études comportementales portant sur les fonctions et les déficits cognitifs. Comparer des souris jeunes et âgées, ici à l'âge de 2 moisou de 18 mois respectivement, nous permet de caractériser au mieux le déclin des fonctions d'apprentissage et de mémoire avec l'âge. Ces âges sont idéaux pour notre étude, car les souris jeunes possèdent de bonnes capacités d'apprentissage et de mémoires, alors que les souris âgées présentent des capacités réduites.
Impact du vieillissement des cellules oligodendrogliales dans un modèle murin de maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
949 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Modèles de la maladie d'Alzheimer, elles sont génotypées par prélèvement d'oreille ou de queue, opérées par injection dans le cortex moteur et soumises à des tests d'apprentissage sur roue avec isolement partiel, pour étudier le rôle du vieillissement de cellules gliales dans le déclin cognitif. Le porteur indique que l'isolement peut induire des "troubles dépressifs" et que la chirurgie provoque une douleur atténuée par des antidouleurs. Les souris des procédures sont euthanasiées pour prélèvement des tissus, tandis qu'une cohorte de lignées est conservée pour des études ultérieures.
Objectifs
La cognition et son déclin avec le vieillissement font partie intégrante des maladies psychiatriques et neurodégénératives liées au développement et à l'âge, en particulier dans la maldie d'Alzheimer. Si les circuits neuronaux sont à la base de l'organisation cérébrale, une accumulation de preuves a désormais mis en évidence le rôle potentiel des cellules oligodendrogliales dans la plasticité cérébrale et la cognition. Dans ce projet, nous allons tenter de comprendre si le phénotype vieillissant des cellules oligodendrogliales peut directement participer à l'apparition de symptômes dans le modèle murin d'Alzheimer, notamment en accélérant la neurodégénérescence axonale. Ce projet est divisé en plusieurs étapes, à partir d'un modèle murin d'Alzheimer 5xFAD : 1/ Caractériser l'effet du vieillissement oligodendroglial sur les capacités cognitives ; 2/Identifier les gènes dérégulés dans les cellules oligodendrogliales ; 3/ Caractériser le rôle de gène cibles oligodendrogliaux dans l'apparition de déficits cognitifs. En caractérisant l'effet du vieillissement des cellules oligodendrogliales sur la cognition, notamment dans un modèle murin de maladie d'Alzheimer, notre projet pourrait donner lieu à des développements cliniques à fort impact, pour une maladie encore sans traitements efficaces.
Bénéfices attendus
Nous espérons que ce projet répondra aux besoins scientifiques suivants. À court terme : une meilleure compréhension du rôle des cellules oligodendrogliales et des voies dérégulées dans l'apparition des déficits cognitifs dans un modèle murin de maladie d'Alzheimer. À long terme : développer des stratégies translationnelles basées sur une réactivation et rajeunissement des cellules oligodendrogliales pour ralentir la neurodégénérescence dans la maladie d'Alzheimer, et donc retarder l'apparition de symptômes chez les patients. Le déclin de la cognition cérébrale représente un problème majeur de santé publique, car les déficits d'apprentissage développemental et la démence liée à l'âge peuvent fortement affecter la qualité de vie des personnes et les dépenses de santé globales.
Procédures
Les souris seront soumises à un bref (5 secondes, une fois) punch d'oreille pour le génotypage après sevrage. D'autres devront être génotypés avant sevrage, en prélevant un échantillon de queue (sous anesthésie, 5 secondes, une fois). Des animaux subiront une anesthésie à l'isoflurane. Certaines souris seront injectées chirurgicalement dans la zone corticale motrice (chirurgie de 30 minutes, comprennat le temps pré- et post-opératoire, une fois). Des souris seront soumises à des tests comportementaux afin d'évaluer leur capacité d'apprentissage moteur (2 semaines, isolement partiel, une fois). Les souris seront anesthésiées avant d'être euthanasiées (1 minute, une fois).
Impact sur les animaux
Lors du génotype avant sevrage ou pendant la chirurgie, on pourrait noter quelques saignements. Lors des tests comportementaux, les souris seront partiellement isolées et peuvent donc présenter des troubles dépressifs. Après la chirurgie, les animaux pourraient ressentir de la douleur, qui devrait etre limitée par les traitement anti-douleur prévus.
Devenir
Tous les ensembles expérimentaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure. Une cohorte des lignées de souris générées Tet1cKOxAD sera conservée dans notre animalerie, pour des études ultérieures.
Remplacement
Si des progrès ont été réalisés pour modéliser les pathologies et la connectivité neuronale dans les cultures (organoïdes par exemple), ces modèles ne suffisent pas à appréhender pleinement les fonctions cognitives au niveau de l'organisme et comment pouvoir les maintenir malgrès le déclin observé avec l'âge. À l'heure actuelle, il est nécessaire d'utiliser des modèles de souris pour mieux aborder le rôle de cellules spécifiques et de voies moléculaires dans la mémoire et l'apprentissage. En parallèle, nous exploitons des modèles in vitro de co-cultures primaires, de lignées cellulaires et de cellules souches pluripotentes induites humaines. En effet, pour optimiser notre approche lentivirale, nous allons d'abord tester notre protocole sur des lignées cellulaires Olineu, afin de limiter les étapes d'optimisation sur des cultures cellulaires primaires.
Réduction
Afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux nécessaires dans chaque procédure expérimentale afin de détecter un effet statistiquement pertinent, nous avons effectué une analyse de puissance grâce à plusieurs tests statistiques. En raison de la variabilité interindividuelle, nous avons prévu d'inclure 5 souris par groupe, pour chacun des essais comportementaux. Nous n'avons remarqué aucune différence de comportement entre les sexes lors de nos études précédentes, nos cohortes seront donc composées de souris des deux sexes. Pour les animaux sacrifiés pour les cultures de tissus, nous devons mettre en commun 3 tissus de souris par expérience. Notre expérience avec ce modèle de co-culture suggère de prévoir 4 répétitions par test in vitro, pour chaque lecture (immunohistochimie, électrophysiologie,...).
Raffinement
Les animaux sont sous la surveillance et l'observation quotidiennes de soigneurs animaliers formés et chargés de veiller à leur bien-être. Pour la procédure d'apprentissage de la roue complexe, les animaux seront hébergés individuellement jusqu'à 7 jours dans une cage enrichie, dans laquelle nous n'observons normalement aucun phénotype d'isolement social. Il est à noter que les cages de comportements sont transparentes, donc l'isolement est partiel : les souris sont isolées mais maintiennent un contact visuel et auditif auprès de leur cohorte (10-20 souris). Cependant, si nous observons un changement de comportement ou un manque d'intérêt pour la roue, l'animal sera exclu de la procédure et replacé dans sa cohorte de groupe. Pour la chirurgie stéréotaxique, les souris recevront une injection d'anti-douleurs et seront sous anesthesie profonde. Pendant la chirurgie, nous placerons l'animal sur un tapis chaufant et appliquerons une pommade ophtalmique sur les yeux pour éviter le dessèchement de la cornée et couvrirons les yeux pour éviter une exposition intense à la luminosité pendant la procédure. La chirurgie sera réalisée dans des conditions stériles (gants, outils, instruments,...). Après la chirurgie, l'animal sera placé sous une lampe chauffante jusqu'au réveil anesthésique. Des granulés alimentaires ramollis et de l'eau supplémentaires seront fournis à l'intérieur de la cage pour les animaux, afin de fournir un soutien trophique général et de garantir que la perte de poids est limitee. Si l'état général du corps atteint des points limites, les souris seront euthanasiées par dislocation cervicale après anesthésie.
Choix des espèces
Les modèles de souris sont pertinents car ils sont couramment utilisés dans les études comportementales portant sur les fonctions et les déficits cognitifs. L'existence de lignée knock-out ou modèles de la maladie d'Alzheimer nous permet de recréer des modèles pertinents dans notre établissement. Pour les procédures comportementales, les souris adultes seront utilisées à l'âge de 4 mois. Pour les procédures utilisées en culture, les souriceaux de 7 jours seront utilisés pour collecter les tissus cérébraux.
Etudes de protéines membranaires dans la douleur inflammatoire
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent dans le coussinet une injection d'agent inflammatoire, puis subissent l'application de chaleur infrarouge et d'une force mécanique sur les pattes, la douleur spontanée provoquée étant l'objet même de l'étude. Le porteur indique que l'inflammation persiste pendant les tests et que les mêmes individus servent à plusieurs procédures. Il affirme qu'"il n'existe pas d'alternative à l'expérimentation animale pour observer la sensibilité douloureuse".
Objectifs
Les protéines que nous étudions sont connues pour leur implication dans la régulation des messages nerveux, notamment des neurones. Nos recherches nous mènent à penser que ces protéines sont impliquées dans la transmission de messages douloureux. Elles pourraient donc représenter des cibles pharmacologiques importantes pour l'Homme dans le domaine de la douleur, nous étudierons les effets de l'absence de ces protéines sur la sensibilité de ces souris.
Bénéfices attendus
Cette étude pourrait mettre en évidence le rôle de ces protéines dans la régulation de la douleur. Ainsi, ce projet pourra apporter des informations nouvelles sur le fonctionnement de la douleur et ouvrirait la voie à la recherche de nouveaux anti-douleurs chez l'Homme.
Procédures
Pour une partie des animaux : isolement pour habituation dans la cage d'observation (45 min, aucun geste), puis injection intra plantaire unique puis remise en cage isolée pour observation (dure totale de la procédure : 1h45). Pour une autre partie des animaux : 2 testes réalisées en alternance séparés de 24h (durée totale de la procédure 22 jours) 1e test: injection intra plantaire unique d'agent inflammatoire puis application de chaleur infra rouge avec possibilité d'échappement/libre de ses mouvements, 4 fois sur chaque coussinet des 2 pattes arrière. Chaque mesure est espacée de 2 minutes minimum. 2e test : injection intra plantaire unique d'agent inflammatoire puis application de force mécanique avec possibilité d'échappement/libre de ses mouvements, 4 fois sur chaque coussinet des 2 pattes arrière. Chaque mesure est espacée de 2 minutes minimum. Les injections unique intra-plantaires seront réalisées en quelques secondes dans le coussinet de la patte de chaque animal. Chaque jour les animaux seront placés dans cages en plaxiglass et seront donc isolés 1h par jour, tous les jours, durant les tests mécaniques et thermiques.
Impact sur les animaux
Les animaux seront isolées de leur congénaires pendant les tests, et pourront présenter des signes de douleur spontanées, ceci étant le but recherché de l’expérience. Lors de l'analyse de l'activité, les animaux pourront présenter des signes de stress, de mobilité réduite ou de stéréotypies (comportements qui seront justement mesurés), mais ne présenteront plus de comportements douloureux spontanées. Pendant toute la durée des tests, les animaux présenteront une inflammation de la patte injectée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort dans le but de récupérer leurs organes pour analyses biochimiques et moléculaires. Au total, 232 animaux seront mis à mort pour prélever leurs organes.
Remplacement
Ce projet a pour but de déterminer le fonctionnement d'une protéine dans les voies de la douleur. Il n’existe pas d’alternative à l’expérimentation animale pour observer la sensibilité douloureuse, il nous est donc impossible de remplacer les animaux pour étudier les voies de la douleur.
Réduction
Nous avons pris plusieurs mesures de réduction du nombre d'animaux. Tout d'abord,le nombre d'animaux maximum a été défini par une analyse données statistiques. Puis, tous les animaux mis à mort à la fin de chaque procédure serviront également au prélèvements de leurs organes pour analyse, nous nous limitons à analyser les organes des animaux testés et nous n'utiliserons donc pas d'autres animaux pour ces analyses. Nous avons également conçu nos procédures de manière à utiliser le moins d'animaux possibles, nous utiliserons notamment les mêmes animaux pour différentes procédures divisant ainsi par 2 le nombre d'animaux.
Raffinement
Nous avons défini et mettrons en place de points limites précis précoces et adaptés pour chaque procédure afin de garantir une prise en charge adéquate des animaux en cas de souffrance/douleur ou inconfort. Plusieurs facteurs sont susceptibles de moduler la sensibilité, c’est pourquoi une attention particulière sera apportée à l’hébergement et aux bien-être des animaux tout au long de leur vie. Les animaux sont hébergés à cinq par cage, dans des cages mis sur portoirs ventilés avec enrichissement adéquat, nourriture et boisson ad libitum et seront suivi tous les jours. Un des principaux enjeux sera de diminuer le niveau de stress des animaux, afin d’améliorer les conditions de vie des animaux et de maitriser les facteurs pouvant influencer la sensibilité. En cela, les animaux seront habitués plusieurs fois aux environnement des tests pour diminuer le stress des animaux aux nouveaux environnements. Nous avons également concu des procédures les plus courtes possibles pour étudier la douleur inflammatoire.
Choix des espèces
Le choix de cette espèce constitue le meilleur modèle pour notre étude car les caractéristiques des souris de la souche utilisée sont largement documentées. La souris possède également une reproductibilité rapide et fiable, constituant un atout pour développer efficacement notre projet. Les tests de sensibilité sont bien adaptés pour les souris et suffisamment documentés. Nous possédons déjà les souris génétiquement modifiées indispensables à notre étude. Les animaux utilisés seront âgés de 6 à 12 semaines. Ce choix est motivé par la volonté de nous soustraire des variations dues aux processus développementaux ou liés au vieillissement.
Etude des effets neuraux de l’exposition aux mélanges de contaminants environnementaux chez la souris
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Exposées pendant la gestation et la lactation à des mélanges de polluants, elles subissent une série de tests comportementaux, activité locomotrice, anxiété, apprentissage et mémoire spatiale, avant d'être euthanasiées pour prélèvement des tissus cérébraux. Le porteur indique que l'exposition pourrait altérer l'apprentissage et la mémoire, effets que le projet vise justement à déterminer. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne peut remplacer l'animal entier pour l'étude des effets comportementaux, une partie des analyses étant faite in vitro.
Objectifs
L’évaluation des effets de contaminants chimiques se fait encore actuellement substance par substance, ce qui ne reflète pas de manière réaliste l'exposition environnementale. Ce projet vise à étudier chez la souris les effets neuraux de mélanges réalistes de polluants chimiques, identifiés dans des matrices et cohortes humaines, et à des doses faibles estimées pour cette exposition environnementale. Ce travail combinera des approches complémentaires d’analyses comportementales, neuroendocrines, cellulaires et moléculaires afin de caractériser les effets et les modes d'action de ces mélanges et ainsi participer à travers les données produites à l'amélioration de l'évaluation des effets de mélanges de substances chimiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de cette étude sont i) l'obtention de données sur les effets potentiels sur la santé humaine de l'exposition à deux cocktails de contaminants environnementaux, ii) l’identification de biomarqueurs pertinents de l’exposition qui peuvent servir à l’évaluation du risque pour la santé humaine, et iii) l’établissement et l’amélioration d'approche d'évaluation des effets de mélanges de contaminants chimiques à des doses de l'ordre de l'exposition environnementale.
Procédures
Les animaux analysés seront exposés pendant les périodes gestationnelle et lactationnelle à de très faibles doses de substances chimiques, incorporées dans un morceau de pâte à cookie proposé aux mères gestantes sans contrainte. Les animaux issus de ces mères exposées, seront séparés en deux lots. Un premier lot subira une euthanasie réglementaire sous analgésié/anesthésie après sevrage. La mort de l’animal est immédiate dès le début l’euthanasie et la procédure dure environ 15 minutes. Le deuxième lot sera analysé dans 5 tests comportementaux. Après sevrage, les animaux seront évalués pour leur activité locomotrice (1 fois 2h) puis état d’anxiété basale (1 fois 10 min), et à l’âge adulte, pour l’apprentissage et la mémoire spatiale (4 essais de 90 secondes chacun par jour pendant 8 jours, puis deux tests finaux de 60 secondes chacun, 20 minutes et 24h-72 h après le dernier test), puis pour leur activité locomotrice (1 fois 2h) et état d’anxiété basale (1 fois 10 min). A l’issue de ces tests, les animaux subiront une euthanasie réglementaire sous analgésié/anesthésie. La mort est immédiate dès le début de l’euthanasie et la procédure dure environ 15 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Les injections intrapéritonéales d’anesthésiques et d’antalgiques peuvent générer une douleur légère au point de piqûre. Un léger inconfort peut être généré par la première introduction des souris dans les dispositifs utilisés dans les tests comportementaux. Les effets comportementaux potentiels de l’exposition développementale aux mélanges de contaminants, qui sont à déterminer dans ce projet : effets locomoteurs, troubles anxieux, altération de l’apprentissage et de la mémoire.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés pour prélever les tissus nécessaires à la réalisation des analyses neuroanatomiques et immunohistochimiques.
Remplacement
L’évaluation pour la santé humaine des effets de l’exposition aux polluants chimiques repose sur l’utilisation des modèles rongeurs et la caractérisation dans ces modèles in vivo des effets et des mécanismes de ces substances. Jusqu’à présent, ces critères ne peuvent être étudiés que dans ces modèles in vivo. Une méthode alternative ne peut remplacer l’animal entier notamment pour l’étude des effets comportementaux. Néanmoins, certains aspects de cette étude seront remplacés par de la modélisation mathématique et une approche in vitro de cultures de cellules.
Réduction
Les effectifs utilisés (450 au total) ont été calculés au plus juste afin d'obtenir une puissance statistique significative. L’utilisation des animaux servira seulement pour l’exposition aux mélanges complets, afin de caractériser les effets et les mécanismes d’action des mélanges. La comparaison des effets de certaines substances seules à ceux des mélanges, ou la dissection des mécanismes moléculaires des polluants du mélange seront effectuées in vitro sur des cultures de cellules. Par ailleurs, plusieurs régions cérébrales ainsi que plusieurs organes seront collectés et stockés pour des études ultérieures.
Raffinement
Les animaux seront produits et hébergés localement, conformément à la législation en vigueur, afin d'éviter tout stress lié au transport, sous la supervision de soigneurs et d’un vétérinaire qualifiés. Les souris seront soumises à un cycle lumière- obscurité de 12 h dans un environnement à température contrôlée avec un accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Les cages complètes seront changées chaque semaine. Pour l'enrichissement, un nid sera placé dans la cage. Les souris seront surveillées quotidiennement et pesées hebdomadairement. De plus, une habituation à l'expérimentateur est pratiquée pendant au moins une semaine avant le début des tests comportementaux, afin d'éviter tout stress lié à la manipulation. La mise en place de points limites précoces permet une surveillance adaptée des animaux et une prise en charge antalgique ou anesthésique dès que nécessaire.
Choix des espèces
La souris est l'un des modèles les mieux caractérisés pour ces études comportementales et neuroendocrines grâce à la disponibilité d'outils biotechniques (anticorps, lignées transgéniques...), et de données dans la littérature permettant d'une part de comparer les résultats obtenus avec ceux des autres laboratoires et d'autre part d'implémenter les connaissances sur cette thématique. Les tests réalisés depuis le sevrage jusqu'à l'âge adulte sur les souris mâles et femelles permettent d'avoir une analyse longitudinale des effets à court et à long terme.