Système nerveux
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Implication de la signalisation Wnt l’apparition de trouble cognitifs vasculaires et les maladies neurodégénératives -édude des circuits cérébraux (EU 3/3 )
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
136 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont soumises à des séances d'IRM sous anesthésie, un groupe subissant jusqu'à cinq anesthésies répétées de deux heures pour en optimiser les doses, dans le cadre d'une étude sur l'athérosclérose cérébrale et les troubles cognitifs vasculaires. Le porteur indique qu'au réveil les souris peuvent avoir du mal à se réchauffer et présenter une posture voûtée, et qu'une déshydratation des yeux peut survenir. Il précise que les souris servant à régler l'anesthésie sont tuées, les autres étant gardées vivantes pour un transfert vers un autre établissement, et décrit le modèle animal comme le seul permettant d'étudier ces atteintes multifactorielles.
Objectifs
L’accumulation de cholestérol dans les cellules est associée à la survenue de pathologie du cerveau telles que les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, ou Niemann-Pick, caractérisées – entre autres – par des altérations dans la communication entre les différentes régions du cerveau. En effet, l’accumulation de cholestérol dans certaines cellules est à l’origine de la formation d’atherosclérose dans les vaisseaux cérébraux, correspondant à une atteinte de la paroi interne des artères. Ce type d’atteinte peut donc aboutir à des troubles vasculaires dans le cerveau, entrainant des démences vasculaires, associées aux pathologies citées plus haut. Deux protéines semblent jouer un rôle-clé pour empêcher l'accumulation de cholestérol dans les cellules et la prévention de l''athérosclérose. L'objectif est d’identifier les différents liens et implications du régime alimentaire et de l’activité de ces deux protéines, dans la formation d’athérosclérose et la survenue d’altérations de la communication cérébrale.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude devraient contribuer à mieux comprendre les conséquences au niveau de la connectivité cérébrale d'une accumulation de cholestérol dans les cellules jouant un rôle central dans le developpement de l'athérosclérose, aboutissant à des troubles cognitifs vasculaires ou démences vasculaires.
Procédures
Les animaux utilisés pour l'étude seront soumis à une anesthésie combinée induite par voie veineuse et par voie gazeuse lors de l'IRM, pour un temps maximal de 1h. Pour optimiser les doses d'anesthésie à utiliser au cours de l'IRM, un groupe de souris sera soumis à des anesthésiées répétées (5 maximum) d'une durée de 2h maximum chacunes espacées de 2 semaines.
Impact sur les animaux
Après l’examen IRM, pendant la phase de réveil, l’animal peut présenter des difficultés à se réchauffer ou à récupérer de l’anesthésie, observable par des déplacements lents, une posture voutée et une absence de toilettage. Une potentielle altérations des yeux liés à une déshydratation au cours de l’examen IRM peut survenir.
Devenir
Les souris seront mises à mort après la détermination des conditions optimales d’anesthésie et gardées en vie après les IRMs pour transfert dans un autre établissement.
Remplacement
Le modèle animal est, pour le moment, le seul modèle qui permet d’étudier dans son ensemble les phénomènes complexes mis en oeuvre dans les maladies neurodégénératives et les troubles cognitifs. En effet ces atteintes sont multifactorielles et nécessite un grand nombre d’acteurs comme les cellules de l’immunité, les particules de cholestérol circulantes (les LDL ou mauvais cholestérol), les globules rouges entre autre.
Réduction
Le nombre de souris est réduit au minimum d’animaux nécessaire afin d’assurer l’efficacité des tests statistiques et donner des résultats statistiquement fiables en fonction des expériences réalisées : optimisation de l’anesthésie pour l’IRM et exploration IRM.
Raffinement
Durant l'examen IRM, le raffinement sera respecté par l'usage d'une anesthésie afin de réduire au maximum le stress de l'animal. La température et la respiration des animaux seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou de la respiration non gérable, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM. Il sera alors placé dans une cage mis sous une lumière chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. L’établissement de points-limites permettra de soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus utilisée pour la création de modèle génétiquement modifiée grâce aux connaissances importantes de sa génétique, et c'est pourquoi nous avons choisi cette espèce pour la création de notre modèle. Nous utiliserons des souris adultes de 3 mois, afin de déterminer l‘état de la maladie sur le plan de l'IRM fonctionnelle. Les souris de 3 mois ont atteint leur taille et poids adulte, ce qui permet une meilleure reproductibilité des résultats.
Rôle de l’ocytocine dans le cortex olfactif sur les comportements maternels
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 700 souris, soit 1 200 adultes et 1 500 souriceaux, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les adultes reçoivent une vingtaine d'injections, sont maintenus tête fixée jusqu'à une heure et équipés d'électrodes cérébrales, avant une perfusion cardiaque terminale, pour étudier le rôle de l'ocytocine dans les comportements maternels. Le porteur indique que les souriceaux sont brièvement séparés de leur mère, parfois sédatés, puis tués car ils ne peuvent être gardés sans elle. Il affirme que l'étude d'animaux vigiles en comportement rend l'in vitro et l'in silico impossibles.
Objectifs
L’ocytocine (OXT) est un neuropeptide synthétisé par les neurones du noyau paraventriculaire de l’hypothalamus (PVN), principalement connu pour son rôle dans la lactation et l’accouchement suite à sa libération dans la circulation sanguine. Cependant, des études récentes mettent en évidence les effets de l’OXT sur le système nerveux central, notamment sur les comportements sociaux et maternels. Chez les rongeurs, l’olfaction joue un rôle central pour les interactions entre individus et en particulier entre adultes et leurs progénitures. Dans le système olfactif, le cortex piriforme (PIR) est un des premiers et principal relais en aval du bulbe olfactif. Il présente chez la souris une densité exceptionnelle de récepteurs à l’OXT par rapport à d’autres régions cérébrales, notamment chez les femelles, avec une densité accrue chez les mères par rapport à des femelles vierges. Aux vues de cette forte expression chez les mères, nous avons fait l’hypothèse que l’OXT dans le PIR est nécessaire à la mise en place de comportements maternels chez des souris femelles. Afin de tester cette hypothèse, nous souhaitons réaliser des expériences en présence de souriceaux âgés de 1 à 10 jours, et manipuler la transmission oxytocinergique dans le PIR pour tester le rôle de l’OXT au niveau comportemental ainsi qu’au niveau des réponses neuronales.
Bénéfices attendus
Chez les Mammifères, la mise en place des comportements maternels est essentielle pour la survie des petits et de l’espèce en général. Chez l’Homme, il est notamment connu que le lien entre mère et enfant est facilité par la neurohormone nommée oxytocine, libérée dans la circulation sanguine de la mère lors de l’accouchement. Nous savons également que les odeurs jouent un rôle important et bénéfique dans le lien entre mère et enfant, un lien qui peut être affecté dans certaines situations, notamment lors de certains accouchements par césarienne (les taux d’oxytocine libérés sont alors plus limités). Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau s’adapte lorsqu’il s’agit de mettre en place des comportements maternels et le rôle des odeurs dans ce processus. A terme, il pourrait permettre de mettre en place des stratégies pour faciliter l’établissement de ces comportements chez l’Homme dans des situations problématiques liées à la maternité. Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’administration d’ocytocine par voie intranasale est déjà réalisée chez des enfants autistes pour améliorer leurs relations sociales.
Procédures
Les souris seront utilisées lors de tâches comportementales en présence de souriceaux. Elles seront soumises à des injections et à des phases de contentions pendant les périodes d'habituation et d'expérimentation (environ 20 injections par souris, moins de 3min par injection/jour). Afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir certaines souris au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. Ce maintien sera réalisé à l'aide d'une petite fixation métallique attachée à leur crâne au préalable. La durée de contentention par maintien de la tête en position fixe n'excédera pas 1h et sera réalisée après une habituation progressive. A la fin de l'expérimentation, les souris seront soumises à une perfusion afin de préserver les tissus cérébraux et d'effectuer des contrôles histologiques (durée de la procédure inférieure à 20min, réalisée sous traitement anesthésique et analgésique).
Impact sur les animaux
Les souris utilisées dans ce projet seront mises en présence de souriceaux (ou d’odeurs de souriceaux) et nous observerons leur comportement pour quantifier leur capacité à en prendre soin. Les souriceaux pourront être brièvement séparés de leur mère le temps de réaliser ces tests, ce qui correspond à un stress modéré car réduit dans la durée. Pour limiter ce stress, nous prévoyons aussi de sédater ou anesthésier les souriceaux, ce qui nécessite d’injecter des substances médicamenteuses via des injections sous-cutanées réalisées à l’aide d’aiguilles très fines. Afin de pouvoir tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements, nous utiliserons des méthodes qui permettent de cibler les neurones capables de libérer de l’ocytocine ou bien les neurones qui répondent à l’ocytocine lorsqu’elle a été libérée. Pour cela, nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau des souris adultes grâce à l’expression d’adénovirus injectés au préalable (injections réalisées dans un autre établissement) et des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires. Ces injections représentent potentiellement une légère nuisance pour les animaux car elles nécessitent de les maintenir immobiles pendant la durée de l’injection (contention). Pour pouvoir enregistrer l’activité des neurones dans les souris, nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Les souris pourront être connectées via un câble fin au système d’enregistrement ce qui peut générer une légère gêne. De plus, les odeurs étant très volatiles, il nous faudra maintenir la tête des souris proches de la source d’odeurs dans certaines expériences, en réalisant une fixation de leur tête limitée dans la durée.
Devenir
Les 1200 souris adultes pourront être mises à mort par perfusion intracardiaque réalisée sous anesthésie générale avec traitement antidouleur adapté. La préservation du tissu nécessite que cette procédure de perfusion soit réalisée et permet ainsi de réaliser des contrôles histologiques en fin d’expérimentation. Cette procédure, en utilisant la voie circulatoire sanguine, favorise la pénétration du fixateur dans les tissus de manière homogène et suffisamment rapide pour empêcher la détérioration du tissu cérébral en condition d'anoxie (normalement engendrée par l'arrêt cardiaque). Les 1500 souriceaux seront aussi euthanasiés à la fin des procédures car ils ne peuvent être gardés en absence de leur mère.
Remplacement
La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront des comportements maternels : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.
Réduction
Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 2700 (1200 souris adultes et 1500 souriceaux) sur 5 ans. Nous prévoyons de minimiser ce nombre en utilisant les mêmes souris dans des tests comportementaux différents, avec ou sans intervention sur le système ocytocinergique. Pour chaque condition testée, nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions valables sur le plan statistique et tenant compte des aléas liés à ces approches expérimentales complexes. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences et raffiner notre approche statistique.
Raffinement
Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début des tests comportementaux, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris.
Choix des espèces
Notre but est de comprendre les mécanismes impliqués dans une fonction cognitive complexe, à l’échelle de large ensemble neuronaux. Nous avons choisi le modèle souris car le cerveau murin présente de grandes similarités avec d’autres cerveaux de Mammifères, y compris l’Homme, et permet d’étudier les fonctions cognitives qui nous intéressent. L’effet positif de l’oxytocine sur les comportements sociaux a notamment été montré aussi bien chez la souris que chez l’Homme. Les odeurs jouent un rôle important dans le lien mère-progéniture, aussi bien chez l'Homme que chez la Souris. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Des souriceaux entre P1 et P10 seront utilisés comme stimuli au cours des expérimentations car elles visent à comprendre les bases neurobiologiques des comportements maternels.
imagerie et aide à la chirurgie des nerfs
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
64 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une injection intraveineuse d'un agent fluorescent censé marquer les nerfs, puis sont tués avant une chirurgie de dissection des nerfs, pour évaluer un outil d'aide au repérage nerveux en chirurgie maxillo-faciale. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance, la toxicité ayant selon lui déjà été testée et le seul geste sur l'animal vivant étant l'injection sous anesthésie. Il décrit l'expérimentation animale comme "incontournable" pour l'anatomie une fois les tests in vitro réalisés.
Objectifs
Les agents de contrastes fluorescents seront injectés in vivo par voie intraveineuse. De par leur conception, ces agents sont capables de marquer les nerfs en les rendant fluorescents et détectables en intraopératoire lors d’une chirurgie guidée par l’imagerie proche infra-rouge. La visualisation immédiate et en temps réel des nerfs nous permet donc de mieux opérer et enlever les tissus affectés sans endommager les nerfs présents dans le champs opératoire et parfois difficiles à voir par le chirurgien. C’est en particulier un problème aigu pour la chirurgie maxillo-faciale. Chez le rat qui nous servira de modèle, au cours d’une chirurgie cervicale il est possible de repérer les nerfs moteurs équivalent au nerf vague (X) chez l'humain et le nerf grand hypoglosse (XII) chez l'humain. Des dissections préliminaires sont nécessaires pour étudier l'anatomie du nerf facial (VII) chez l'humain au sein de la glande salivaire principale chez le rat (glande parotide chez l'humain).
Bénéfices attendus
Le premier bénéfice attendu de ce projet est de nous permettre de bien évaluer les performances des agents de contrastes de notre collaborateur. Après injection nous vérifierons donc la capacité de ces molécules à bien colorer les nerfs chez le rat. En termes de chirurgie, les bénéfices attendus concernent : - La qualité du repérage des fibres du nerf laryngée inferieur dans la neurotomie sélective des nerfs laryngées inférieures. Chez les patients, l’endommagement de ces nerfs entraine des problèmes dysphonie spasmodique, qui résistent aux injection de toxines botulique. Nous vérifierons donc que ces nerfs peuvent être très clairement visibles sous lumière infrarouge lors de la chirurgie. - Qualité du repérage du nerf récurrent du larynx pour éviter les paralysies laryngées - Qualité du repérage du nerf laryngé supérieur. Au final, si ces expériences précliniques donnent satisfaction, nous envisageons de lancer des procédure cliniques avec notre partenaire.
Procédures
injection intra veineuse, une fois, 5 minutes
Impact sur les animaux
Nous n'attendons pas de nuisance ni d'effet indésirable sur les animaux. En effet, la toxicité a déjà été testé par notre collaborateur et l'injection de ce produit aux rongeurs ne pose pas de problème. De plus les aimaux seront mis à mort avant la dissection, donc aucun geste ne sera effectué sur les animaux vivants à part l'injection du produit en intra veineuse sous anesthésie gazeuse.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 1 car ensuite une chirurgie autour des nerfs sera effectuée sur l'animal.
Remplacement
A ce stade du projet, tous les tests in vitro ont été effectués. Le modèle murin nous semble le plus approprié, il permet de se rapprocher d'un grand nombre des caractéristiques humaines. De plus, puisqu'il s'agit ici d'anatomie, l'expérimetation animale est incontournable.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés afin d’obtenir des résultats significativement exploitables et valides. Dans la première partie du protocole, n=3 est suffisant car nous nous attendons à des résultats très homogènes. Dans la seconde partie du protocole, une partie des nerfs disséqués sans la caméra ne seront pas endommagés, nous devons donc avoir 20 individus par groupe expérimentaux afin d'avoir une puissance statistique nécessaire.
Raffinement
Le composé et la stratégie ont été testés in vitro sur des cultures cellulaires. Ces expériences nous ont permis de déterminer des doses efficaces qui seront injectées in vivo. Toutes les procédures expérimentales seront réalisées dans un établissement autorisé et en stricte conformité avec le comité local de protection des animaux, les lignes directrices de l'UE (directive 2010/63/UE) et le Comité national français (2010/63) . Les animaux seront hébergés et surveillés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1er février 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément. La conception et l’application des procédures expérimentales, le soin et l’hébergement des animaux seront effectuées par du personnel compétent et formé. La plus grande vigilance sera apportée aux animaux afin de prévenir, minimiser et/ou abroger la souffrance et le stress. L'état des animaux sera surveillé durant les 24h maximum entre l'injection intra-veineuse et la mise à mort. La mise à mort sera faite sous anesthésie générale.
Choix des espèces
Le modèle rat nous semble le plus approprié, il permet de se rapprocher d'un grand nombre des caractéristiques humaines. Les animaux seront utilisés "à l'âge adulte" c'est à dire à partir de l'âge de 2 mois. A cet âge, les animaux sont de bonne taille et cela facilite la chirurgie post mortem.
Evaluation par électrophysiologie ex-vivo des modifications des réseaux neuronaux dans un modèle murin de démence frontotemporale (DFT) associée à une sclérose latérale amyotrophique (SLA) nommé DFT-SLA (2022-E-017)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant tuée sous anesthésie sans réveil. Génétiquement modifiées pour développer une forme de sclérose latérale amyotrophique associée à une démence, elles perdent du poids et développent des déficits moteurs jusqu'à une paralysie et une mortalité prématurée, avant la mise à mort pour prélever le cerveau. Le porteur indique surveiller le phénotype par un test de suspension caudale qu'il décrit comme sans douleur, avec des points limites de perte de poids et de mobilité. Il affirme que l'organisation des réseaux neuronaux ne peut être étudiée in vitro et nécessite l'étude sur un "organisme entier".
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, est une maladie neurologique progressive et dévastatrice conduisant à une défaillance progressive du système neuromusculaire et à la mort par insuffisance respiratoire. La perte de motricité est la conséquence d’une dégénérescence des motoneurones, les cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires. C’est la plus fréquente des maladies du motoneurone chez l’adulte. Dans la majorité des cas, la maladie est sporadique, c’est-à-dire qu’elle atteint une personne de manière isolée. Cependant, dans 5 à 10% des cas, la SLA peut toucher plusieurs membres d’une même famille, on parle de SLA « familiale ». A ce jour, aucun traitement n’est disponible contre la SLA ou la DFT-SLA. Il est donc primordial de mieux comprendre cette pathologie, et notamment les mécanismes responsables de la mort des motoneurones, dans l’optique à plus long terme de développer des recherches à visée thérapeutique. Un modèle souris qui reprend les symptômes de la DFT/SLA a été généré. Les données scientifiques obtenus à ce jour indiquent que ces souris développent un phénotype dommageable de type SLA avec une perte de poids (à partir de 200 jours pour les femelles et 125 jours pour les mâles), des déficits moteurs (débutant vers l'âge de 3 mois et de légers problèmes de train arrière sans atteinte majeure de la locomotion vers 4 mois ; pas de troubles moteurs majeurs avant l’âge de 10 mois), des troubles cardiaques à l’âge adulte et une mortalité prématurée (. Des études préliminaires ont montré que cette lignée de souris présente des troubles comportementaux qui implique une structure cérébrale lié à l’apprentissage et la mémoire. L’objectif de ce projet est d’étudier les modifications du réseau neuronal par enregistrement de l’activité des neurones sur coupes cérébrales dans ce modèle souris.
Bénéfices attendus
Ce projet scientifique associé à notre plateforme d'électrophysiologie ex vivo (sur coupes cérébrales) permettra de mieux comprendre les modifications des réseaux neuronaux chez la souris transgénique modèle de la DFT-SLA. La technique utilisée sera l'électrophysiologie ex vivo, c'est-à-dire sur coupes cérébrales.
Procédures
Pendant la période d’acclimatation de 5 jours, seules les observations liées au phénotype seront effectuées (comportement naturel, aspect, mobilité…). Entre la phase d’acclimatation de 5 jours et la mise à mort des animaux, en plus du suivi des observations liés au phénotype, les gestes techniques liés au suivi du phénotype dommageable seront effectués (test de suspension caudale qui est une méthode rapide, fiable et sans douleur).
Impact sur les animaux
Les souris utilisés développent un phénotype de type DFT-SLA avec une perte de poids (à partir de 200 jours pour les femelles et 125 jours pour les mâles), des déficits moteurs (débutant vers l'âge de 3 mois), des cardiomyopathies (vers 330 jours) et une mortalité prématurée (344 jours) . Les différentes étapes de la maladie se divisent en 3 : - le début de la maladie où les animaux commencent à perdre du poids (5-10% de perte). Cette phase débute vers l'âge de 3 mois chez les mâles et 6 mois chez les femelles. Le point limite a été fixé à une perte de poids irréversible supérieure à 15% du poids par rapport à la pesée précédant la réception des animaux. Le poids des souris à la réception et la semaine précédent la livraison nous sera fournie par le client, afin de voir si le phénotype dommageable a commencé à s’exprimer. - le début des symptômes apparents (vers 3 mois) où la perte de poids atteint les 10% et où les souris présentent une perte d'extension des membres inférieurs et une démarche bancale. A partir du moment où sont constatés les problèmes moteurs, de la nourriture gélifiée est ajoutée dans la cage. - la phase avancée où la perte de poids atteint les 15% et où les souris présentent une perte d'extension totale des membres inférieurs et un début de paralysie. Les souris seront soumises à un suivi renforcé grâce à l'utilisation d'une grille d'observation en lien avec le phénotype attendu de DFT-SLA (Cf Annexe). Si un score de 4 est atteint (sur un critère ou par cumul de plusieurs critères), l’animal sera euthanasié. La fréquence d'observation sera à minima de 2 fois par semaine et sera adaptée en fonction des signes observés. Dans le cas de la nécessité d'une surveillance accrue d'un animal (perte de poids, signes de paralysie des membres locomoteurs, activité motrice réduite…), l’observation sera quotidienne. Les animaux seront surveillés sur : - poids : le point limite est fixé à une perte irréversible de poids supérieure ou égale à 15% par rapport à la pesée précédant la réception des animaux. - mobilité : le point limite est fixé à l'apparition d'un affaiblissement des pattes arrières ou à des tremblements associés à une incapacité des souris à se retourner en moins de 15 secondes lorsqu'elles sont sur le flanc. - comportement: le point limite est fixé à l'apparition éventuelle d'un comportement agressif non résolu par l'enrichissement ou l'isolement .
Devenir
Les animaux inclus dans une procédure expérimentale seront tous mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser les coupes cérébrales nécessaires à l’évaluation électrophysiologique des modifications neuronales.
Remplacement
L'organisation des réseaux neuronaux peuvent être étudiés sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Elles ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in vitro. Une meilleure compréhension des pathologies du système nerveux central nécessite donc l’étude des réseaux neuronaux sur un organisme entier. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des test statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction de la distribution des observables, qu'elle soit normale ou non.
Raffinement
Suivra alors une période d’acclimatation de 5 jours minimum, pendant laquelle aucun geste technique lié à la procédure expérimentale ne sera réalisé. Les conditions d’hébergement et de soins et les méthodes utilisées ont été choisies et conçues de manière à réduire au maximum toute douleur, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Le contrôle mortalité des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés) par du personnel compétent et qualifié. Le bien-être des animaux sera évalué hebdomadairement. Des points limites spécifiques à la lignée DFT-SLA ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés. La fiche d'observation sera remplie une fois par semaine pour chaque animal. Dans le cas de la nécessité d'une surveillance accrue d'un animal, la fréquence sera augmentée (deux fois par semaine ou quotidiennement selon la gravité.
Choix des espèces
Nos expérimentations sont réalisées chez la souris, dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Pour l'étude des déficits de la SLA/DFT, le modèle murin Chchd10S55L nous permettra de comprendre comment la mutation p.Ser59Leu présente chez des patients, est à l’origine d’un dysfonctionnement des réseaux neuronaux. La mutation p.Ser59leu étant à l’origine de pathologies multisystémiques, évolutives et extrêmement complexes tant sur le plan clinique que moléculaire chez l’homme, l’utilisation d’un modèle murin présente de nombreux avantages puisque les effets de la mutation pourront être étudiés précisément dans le cerveau. Les animaux seront utilisés de l'âge de 5 mois à 10 mois, afin de couvrir tous les stades de la maladie .
Etude par manipulation génétique des plexus choroïdes et de leur fonction sur le cerveau
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
4 790 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des vecteurs viraux sont injectés dans leur cerveau par stéréotaxie, sur des embryons via une laparotomie de la mère, sur des nouveau-nés ou sur des adultes, avant des tests comportementaux non précisés puis la mise à mort par exsanguination. Le porteur indique que les chirurgies peuvent provoquer une douleur modérée et que les nouveau-nés atteignant un point limite sont mis à mort par décapitation avant quinze jours. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou ex vivo ne rend compte de la complexité du tissu et que l'étude ne peut être menée qu'in vivo.
Objectifs
Depuis la découverte de la barrière hémato-encéphalique par Paul Erhlich à la fin du XIXe siècle, le cerveau a été considéré comme virtuellement séparé des autres organes et de la circulation sanguine. Pourtant, cette dernière décennie a vu l'émergence du concept selon lequel la fonction cérébrale est façonnée par divers facteurs biologiques, tels que le microbiote intestinal, les cellules et signaux immunitaires systémiques ou encore le cycle jour/nuit. Parallèlement, les zones barrières du cerveau, comme les méninges et les plexus choroïdes, ont été identifiées comme des interfaces de dialogue croisé actif entre la périphérie et le cerveau, plutôt que comme des tissus barrières inertes. Les plexus choroïdes constituent la barrière sang-fluide céphalorachidien, l'une des frontières séparant le cerveau de la périphérie. Ils sont situés dans chacun des quatre ventricules du cerveau et sont adjacents à des zones impliquées dans la neurogenèse. D'un point de vue structurel, les plexus choroïdes sont composés d'un réseau de capillaires sanguins fenêtrés entourés d'une monocouche de cellules épithéliales et peuplés entre les deux par une grande variété de cellules immunitaires. Les principaux rôles physiologiques des plexus choroïdes sont la production de liquide céphalorachidien, qui débarrasse le cerveau des déchets métaboliques et des agrégats de protéines, ainsi que la production et le passage contrôlé du sang au cerveau de diverses molécules de signalisation, notamment des hormones et des facteurs neurotrophiques. Les molécules sécrétées par les plexus choroïdes façonnent l'activité du cerveau, par exemple en modulant la neurogenèse et la fonction des cellules immunitaires microgliales localisées dans le cerveau, ce qui rend les plexus choroïdes cruciaux pour l'homéostasie du cerveau. Des travaux antérieurs et d’autres travaux préliminaires ont montré que le niveau d’expression de certains gènes exprimés par l’épithélium des plexus choroïdes varient en fonction de l’âge et notamment au cours du vieillissement, et en réponse aux variations environnementales telles que celles du microbiote et du cycle circadien. Notre but est de mieux comprendre comment ces facteurs influent sur la biologie des plexus choroïdes et la fonction du cerveau.
Bénéfices attendus
Cette analyse permettra l’identification des facteurs produits par les plexus choroïdes et potentiellement impliqués dans la modulation de l’activité neuronale en fonction de l’âge, depuis la naissance et au cours du vieillissement, en fonction des facteurs environnementaux que représentent les variations de la composition du microbiote et celles du cycle circadien. Cette étude devrait permettre une meilleure compréhension de la biologie de cette interface barrière que constitue les plexus choroïdes et qui reste encore très peu étudiée et d’identifier de nouveaux mécanismes via lesquels les plexus choroïdes modulent la fonction du cerveau. A terme, ce projet pourrait permettre la mise au point d’immunothérapie afin de mieux lutter notamment contre les maladies dégénératives associées au vieillissement.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie : - soit une laparotomie sur femelle gestante (durée de la procédure : 45 min à 1h), - soit une injection de vecteurs viraux dans le cerveau par stéréotaxie (durée de la procédure : incluse dans la durée de la laparotomie quand réalisée sur embryons, 5 à 10 min sur nouveau-nés, 30 min à 1h sur adulte). 12 jours (dans le cas des nouveau-nés injectés à la période embryonnaire) à 12 semaines (adultes) après chirurgie, les animaux seront mis à mort par exsanguination sous anesthésie générale et analgésie. Les animaux adultes auront été avant mise à mort (4 à 8 semaines après chirurgie) impliqués dans des tests de comportement non invasifs.
Impact sur les animaux
Les procédures décrites visent à réduire autant que possible le mal-être animal. Toutes les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et sur tapis chauffant sur lesquels ils seront maintenus pendant leur réveil. Les chirurgies sur adultes peuvent entraîner une douleur modérée au cours de la cicatrisation qui sera prévenue par une injection de buprénorphine, 30 min avant chirurgie, 6h après, puis toutes les 12h pendant 48h en cas de douleur. De la lidocaïne sera appliquée sur les zones à inciser. De l’acétaminophène sera également ajouté après chirurgie dans l’eau de boisson pendant la cicatrisation soit 2-3 jours pour une stéréotaxie et 4-5 jours pour une laparotomie. Les signes de douleur plus importante qui pourraient provenir de complications seront surveillés en observant les signes suivants : prostration, altération de la qualité́ du poil (hirsute, terne) ou apathie. Si l’animal présente deux de ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les chirurgies sur embryons seront indirectement surveillées via le suivi des femelles gestantes : toute perte de sang vaginale qui pourrait attester de la mort d’un ou plusieurs embryon(s) sera surveillée et nous appliquerons les points limites définis précédemment. Les stéréotaxies sur nouveau-nés pourront entrainer une douleur légère qui sera prévenue par application de lidocaïne au niveau du site d’injection. Après chirurgie, l’acceptation des nouveau-nés par leur mère sera surveillée au travers des signes suivants synonymes d’abandon : isolement du reste de la portée, bleuissement de la peau associé à une hypothermie et absence visible de lait dans l’estomac. Si le nouveau-né présente ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les animaux en élevage et ceux qui auront récupérés de leur chirurgie seront régulièrement surveillés et nous suivrons les signes et points limites précédemment définis. Nous éviterons que les animaux soient isolés dans leur cage et nous ajouterons un abri dans la cage des portées, femelles gestantes et géniteurs en plus du papier/coton présent dans toutes les cages. La procédure 2 s’achève par l’injection par voie-intrapéritonéale de l’anesthésique et analgésique qui pourra générer un peu de stress à l’animal mais peu ou pas de douleur.
Devenir
Les animaux ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. Les géniteurs qui n’auront pas subi de chirurgie (procédures 1 et 2) seront mis à mort par exposition croissante en CO2 après 6 mois de reproduction. Les femelles gestantes qui auront subi une laparotomie (procédure 1) seront mis à mort par exposition croissante en CO2 au moment de la séparation avec les nouveau-nés P6 ou P21. La mise à mort des souris auxquelles auront été injectés les vecteurs viraux (procédure 2) aura lieu par perfusion de PBS (exsanguination) sous anesthésie générale profonde et analgésie afin de prélever les tissus nettoyés du sang et à analyser post-mortem. Si un animal atteint les points limites définis, il sera mis à mort par exposition croissante en CO2 (jeunes de plus de 15 jours et adultes) ou par décapitation (nouveau-nés de moins de 15 jours).
Remplacement
Notre but est d’étudier comment les cellules situées au niveau des plexus choroïdes, agissent sur le cerveau, en condition physiologique, au cours du développement, du vieillissement et en réponse aux variations de composition du microbiote et du cycle circadien. Les plexus choroïdes sont un tissu composé d’un endothélium fenêtré, de cellules épithéliales, de cellules de type neuronal, de cellules mésenchymateuses et de cellules immunitaires. Les cellules immunitaires du système périphérique pourraient induire l’expression de facteurs produits par les cellules des plexus choroïdes qui pourraient eux-mêmes moduler l’activité neuronale du cerveau. Il n’existe aucun modèle in vitro ou ex vivo rendant compte de la complexité́ d’un organisme ou d’un tissu avec ses composantes endothéliale, épithéliale, neuronale, mésenchymateuse et immunitaire. De plus, nous étudions la physiologie des plexus choroïdes en fonction de l’âge et des variations des facteurs environnementaux tels que le microbiote et le cycle circadien, ce qui ne peut être étudié qu’in vivo.
Réduction
Nous souhaitons étudier les gènes des plexus choroïdes et du cerveau qui auront montré par une précédente approche transcriptomique des différences d’expression considérables en fonction des paramètres comparés. Les quantités d’animaux utilisées pour mener à bien notre projet sont établies en tenant compte de notre précédente expérience et de tests statistiques (test ANOVA, source SHADE). Les 4 plexus choroïdes d’un animal doivent être groupés pour pouvoir réaliser une analyse moléculaire ou transcriptomique sur ces petits tissus. Seuls 10 microlitres de liquide céphalo-rachidien peuvent être prélevés à partir du cerveau d’une souris, ce qui ne permet qu’un seul type d’analyse. Les analyses moléculaires du liquide céphalo-rachidien, des plexus choroïdes et des zones d’intérêt du cerveau pourront cependant être réalisées sur les mêmes animaux qui auront au préalable été impliqués dans des tests de comportement (adultes). Nous prévoyons pour chaque groupe, 4 animaux par analyse. Le sexe des animaux pouvant influer sur les phénotypes observés, des mâles et femelles seront inclus (ratio 1/1). Des triplicatas d’expérience seront réalisés pour permettre l’obtention de résultats solides. Selon le nombre de groupes comparés, avec une puissance de 80% et un risque alpha de 5% : - 3 groupes comparés (P6, P21 et adultes) : les effectifs proposés (36 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 1.07 (effets considérables à extrêmes). - 2 groupes comparés (adultes jeunes et âgés) : les effectifs proposés (24 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 1.65 (effets très forts à considérables). - 6 groupes comparés (4h cycle fixe et 2h cycle perturbé) : les effectifs proposés (72 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 0.85 (effets très forts à considérables). - 4 groupes comparés (P21 et adultes, conventionnels et axéniques) : les effectifs proposés (48 individus) devraient nous permettre d'obtenir des résultats significatifs pour des tailles d'effet supérieures à 0.97 (effets considérables à extrêmes). Ces résultats nous permettront d’identifier les différences majeures dans la biologie des plexus choroïdes et sa fonction sur le cerveau en fonction de l’âge, du microbiote et du cycle circadien, tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les procédures décrites visent à réduire autant que possible le mal-être animal. Toutes les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et sur tapis chauffant sur lesquels ils seront maintenus pendant et quelques heures après leur réveil. Les chirurgies sur adultes peuvent entraîner une douleur modérée au cours de la cicatrisation qui sera prévenue par des administrations d’analgésiques (buprénorphine, 30 min avant chirurgie, 6h après, puis toutes les 12h pendant 48h en cas de douleur ; lidocaïne appliquée sur les zones à inciser ; de l’acétaminophène sera également ajouté après chirurgie dans l’eau de boisson pendant la cicatrisation soit 2-3 jours pour une stéréotaxie et 4-5 jours pour une laparotomie). Les signes de douleur plus importante qui pourraient provenir de complications seront surveillés en observant les signes suivants : prostration, altération de la qualité́ du poil (hirsute, terne) ou apathie. Si l’animal présente deux de ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les chirurgies sur embryons seront indirectement surveillées via le suivi des femelles gestantes : toute perte de sang vaginale qui pourrait attester de la mort d’un ou plusieurs embryon(s) sera surveillée et nous appliquerons les points limites définis précédemment. Les stéréotaxies sur nouveau-nés pourront entrainer une douleur légère qui sera prévenue par application de lidocaïne au niveau du site d’injection. Après chirurgie, l’acceptation des nouveau-nés par leur mère sera surveillée au travers des signes suivants synonymes d’abandon : isolement du reste de la portée, bleuissement de la peau associé à une hypothermie et absence visible de lait dans l’estomac. Si le nouveau-né présente ces trois signes (point limite), il sera mis à mort. Les animaux en élevage et ceux qui auront récupérés de leur chirurgie seront régulièrement surveillés et nous suivrons les signes et points limites précédemment définis. Nous éviterons que les animaux soient isolés dans leur cage et nous ajouterons un abri dans la cage des portées, femelles gestantes et géniteurs en plus du papier/coton présent dans toutes les cages. La procédure 2 s’achève par l’injection par voie-intrapéritonéale de l’anesthésique et analgésique qui pourra générer un peu de stress à l’animal mais peu ou pas de douleur.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus utilisée en laboratoire pour l’étude des fonctions cognitives et notamment des maladies dégénératives car de nombreuses lignées sont disponibles, invalidées pour de nombreux gènes d'intérêt et/ou génétiquement manipulable après injection de vecteurs viraux. Elle est facile à élever et ses grandes capacités de reproductions facilitent les études sur embryons et nouveau-nés. Il est aisé d’en manipuler le microbiote. La souris permet également l’analyse des capacités cognitives au cours d’expériences comportementales. L’ensemble de ces avantages permet, en utilisant ce modèle, de répondre rapidement aux questions scientifiques posées. Ce modèle permet de travailler avec la meilleure efficacité́ possible tout en offrant une représentation certes imparfaite mais néanmoins proche de la physiologie humaine. Le phénotype induit par les vecteurs viraux n’est analysable qu’au minimum 10 jours après injection. Afin d’étudier comment la biologie des plexus choroïdes et sa fonction sur le cerveau évoluent avec l’âge, nous injecterons les vecteurs viraux à des souris embryonnaires afin d’en étudier les effets chez les souris : (i) âgées de 6 jours, stade important avec la mise en place du système immunitaire et de nombreuses variations métaboliques en réponse à l’allaitement maternel, (ii) âgées de 21 jours qui correspond à la période du sevrage avec d’importantes variations métaboliques et du microbiote qui devient mature, (iii) adultes, âgées de 7 à 12 semaines, qui seront notre point de référence physiologique. De la même manière, nous étudierons les effets du microbiote en injectant les vecteurs viraux à des souris âgées de 3-4 jours afin d’en étudier les effets lorsqu’elles auront 21 jours ou qu’elles seront adultes et les effets du vieillissement en injectant les vecteurs viraux à des souris adultes jeunes de 7 à 12 semaines et âgées de 10 à 20 mois.
Rôles des facteurs de transcription Eomes et T-bet dans le métabolisme des lymphocytes TCD4 dans un contexte d’auto-immunité du système nerveux central
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
1 260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une encéphalomyélite auto-immune leur est induite pour reproduire la sclérose en plaques, provoquant selon l'échelle décrite une faiblesse de la queue puis une paralysie progressive du train arrière et avant, la mise à mort intervenant au score maximal. Le porteur indique que la perte de poids au-delà de 20 % déclenche l'euthanasie et que les souris sont ensuite tuées par perfusion cardiaque ou au CO2 pour prélever cerveau et moelle épinière. Il affirme que les études in vitro ne reproduiraient pas les voies impliquées et écarte le remplacement pour ce projet.
Objectifs
La Sclérose en Plaques (SEP) est une maladie auto-immune du système nerveux central (SNC) qui représente un problème majeur de santé publique et les approches thérapeutiques utilisées aujourd’hui ne donnent pas entière satisfaction. De plus, la prévalence mondiale de cette pathologie est en perpétuelle augmentation dans les pays développés et en voie de développement. Il est donc important de comprendre la physiopathologie de cette maladie au niveau cellulaire et moléculaire afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Eomes est une protéine qui se fixe à l’ADN et régule l’expression de nombreux gènes, en particulier dans les cellules du système immunitaire. Par ailleurs, le gène EOMES a été identifié dans des études d’association génétique chez l’Homme comme un gène de prédisposition à la SEP. Ces résultats suggèrent que les lymphocytes T CD4 exprimant Eomes - cellules du système immunitaire - pourraient jouer un rôle délétère dans la SEP. Cependant, le rôle spécifique de cette protéine dans les lymphocytes T CD4 reste mal connu. Des travaux ont permis de démontrer le rôle clef d’Eomes dans la physiopathologie de la SEP. En effet, il a été mis en évidence que la délétion d’Eomes diminue drastiquement la sévérité de la pathologie dans un modèle murin de SEP: l’encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE). De plus, il a été démontré que les cellules qui expriment Eomes s’accumulent au niveau du SNC et présentent une survie accrue dans les tissus inflammatoires. Ainsi l’objectif de ce projet est d’analyser les rôles d’Eomes mais aussi de T-bet (une protéine de la même famille qu’Eomes) sur la sévérité de la pathologie et de déterminer les mécanismes moléculaires impliqués. Pour cela, nous utiliserons le modèle de l’EAE chez la souris comme modèle expérimental de la SEP. Le choix de ce modèle est basé sur le fait que la majorité des thérapies utilisées actuellement pour la SEP ont été découvertes à l’aide de ce modèle expérimental. De plus, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées pour Eomes et T-bet.
Bénéfices attendus
Des travaux menés par plusieurs équipes ont révélé qu’Eomes a un rôle dans le modèle murin de la SEP (EAE) et sur la SEP. En effet, une étude récente a mis en évidence que les patients atteints de forme secondaire progressive de SEP présentaient un nombre accru de cellules immunitaires exprimant Eomes dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien. Ce projet nous permettra donc de comprendre les mécanismes qui permettent aux cellules immunitaires exprimant Eomes (et/ou Tbet) de migrer, proliférer et survivre au sein du SNC au cours de la neuroinflammation. Ces résultats devraient ouvrir la voie pour l’élaboration de nouvelles thérapies visant à bloquer la différenciation ou les fonctions des cellules immunitaires exprimant Eomes et en particulier chez les patients souffrant de forme progressive de SEP chez lesquels une accumulation de cellules immunitairesexprimant Eomes a été démontrée.
Procédures
Perfusion sous anesthésie générale profonde et à dose létale sur 540 animaux avec perte de conscience, analgésie (suppression de la douleur), suppression de tout réflexe et relaxation musculaire de l’animal. L’anesthésie est générale et profonde entre 5 et 10 minutes pour chaque animal après injection intrapéritonéale de 130 mg/kg de kétamine 1000 + 12 mg/kg de Xylazine 2%. La perfusion cardiaque se réalise en 5 minutes pour chaque animal. L’anesthésie générale et profonde à dose létale ainsi que la perfusion cardiaque sont réalisées une seule fois pour l’ensemble des animaux concernés. L’immunisation unique par voie cutanée à la base de la queue et les deux injections en IV de la toxine pertussique sont réalisées sur 720 animaux anesthésiés par inhalation de Vetflurane (2% + mélange air/oxygène) au moyen d’un masque positionné au niveau de la tête des animaux. L’immunisation et les injections de la toxine se réalisent en 10 minutes pour chaque animal.
Impact sur les animaux
Suite à l'induction de l'Encéphalomyélite Autoimmune Expérimentale active et passive (EAE) et aux transferts adoptifs, les animaux peuvent avoir une activité extrême (grattage ou léchage anormal) et peuvent présenter une nécrose ou une anomalie (écoulement, plaie) au niveau du site d’immunisation. Si c’est le cas, la plaie est nettoyée avec une solution de Bétadine de façon quotidienne. Les signes cliniques de l’EAE apparaissent entre le 6ème et 7ème jour post immunisation et sont évalués quotidiennement sur une échelle de 0 à 5 (ci-après) en fonction du handicap moteur. 0 : aucun signe ; 1 : faiblesse de la queue ; 2 : faiblesse de la queue et difficulté à se remettre sur ses pattes après retournement ; 3 : paralysie du train arrière ; 4 : paralysie du train arrière et perte de tonus du train avant ; 5 : paralysie du train arrière et avant, euthanasie. Ces signes cliniques augmentent jusqu’au pic de la maladie (J14-15), c’est la phase aiguë de l’EAE qui corresponds au stade clinique maximum. Il y a ensuite une phase dite de régulation où le score clinique diminue pour retourner à un stade d’environ 1-2. De J20 à J30, les animaux sont pour la plupart entre un score clinique de 1 et 2. De plus, dès qu'un animal atteindra le stade clinique 3 de l'EAE, afin d’éviter une perte de poids supérieure à 20% du poids initial, du Gel Diet et du Gel Water sont placés sur une petite boîte de Pétri et renouvelés quotidiennement, dans toutes les cages. En effet, des injections de glucose ou modification de l'alimentation ne peuvent pas être envisagées étant donné que le projet vise à identifier les acteurs métaboliques des lymphocytes TCD4 dans un contexte d’auto-immunité du système nerveux central.
Devenir
Les souris 540 des animaux des procédures 1 à 3 sont anesthésiées puis mises à mort par exsanguination après perfusion cardiaque au PBS réalisée sous anesthésie générale profonde à dose létale afin de prélever différents organes : rate, noeuds lymphatiques, cerveau et moelle épinière dans le but de réaliser les études phénotypiques et fonctionnelles in vitro sur les cellules purifiées à partir des organes prélevés (cytometrie de flux et analyses de biologie cellulaire et moléculaire). Les souris donneuses des procédures 2 et 3 ainsi que les souris receveuses des procédures 2 et 3 dont la clinique a été suivie, sont euthanasiées par inhalation au CO2 (souris placées dans un environnement avec plus de 40% de CO2 pendant 7 min), soit 720 souris au total.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale dans le cadre de cette étude se fait après de nombreuses études in vitro dans des modèles cellulaires. Le principe de remplacement n’est pas applicable à ce projet car les études in vitro ne reproduiraient pas l’ensemble des voies impliquées dans des modèles physiologiques intégrés et par conséquent ne permettent pas l’obtention de résultats scientifiques exploitables et pertinents de la pathologie humaine.
Réduction
Le modèle murin utilisé nous permettra d’optimiser l’utilisation des animaux en combinant le suivi clinique et les analyses fonctionnelle et phénotypique in vitro sur un même animal. Ce design de l’étude permet de réduire le nombre à 10 souris par groupe afin d’acquérir des données fiables et permettre une interprétation sans ambiguïté des résultats. Pour se faire, le test statistique ANOVA sera utilisé pour interpréter les résultats obtenus concernant le suivi clinique et les études fonctionnelle et phénotypique in vitro seront analysées grâce au test de Student.
Raffinement
Le bien-être de l’animal est un facteur de variabilité expérimentale que nous prenons en considération grâce au suivi rapproché quotidien des animaux dès l’initiation du modèle d’EAE. Ce suivi nous permettra d'évaluer l'état général des animaux (prise de nourriture, toilettage, mouvements), l’aide à l’alimentation en cas de besoin, l’enrichissement de leur environnement et le respect de l’aspect social du groupe (pas d’isolement ni de changement de cage). L’expérimentation sera arrêtée et l’animal euthanasié en cas de dégradation trop importante de la santé d’un animal selon les points limites d’arrêt de la procédure définis en accord avec le comité local de suivi du bien-être animal (SBEA) pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Ces points d'arrêt sont les suivant : - aspect général de l'animal (perte de poids supérieure à 20% du poids initial, posture voutée ou prostrée, vocalisation, tremblement, agressivité, anomalie de la respiration, hypo ou hyperthermie) - signes cutanés (nécrose, écoulement, plaie). De plus, les personnes responsables du projet ont été formées à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques ; elles garantissent la formation et l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales. L’apprentissage et la maîtrise des gestes techniques sont reportés dans les livrets de compétences tenus à jour des personnes concernées.
Choix des espèces
L’espèce animale Mus musculus utilisée dans ce projet offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant de multiples pathologies humaines. Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. De plus, notre projet de recherche est basé sur l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés pour les molécules d’intérêt Eomes (délétion dans les lymphocytes T). Aucune autre espèce animale avec ces caractéristiques génotypiques pour ces protéines n’est disponible. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d’outils précieux (anticorps monoclonaux, plasmides, etc...) qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Le projet utilise des animaux âgés d’environ de 8 à 12 semaines correspondant à un système immunitaire fonctionnel.
Effets du venin d’abeille et de son dérivé non allergène, le delta venin, sur les déficits engendrés dans un modèle animal pharmacologique de la Maladie de Parkinson chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
56 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardés vivants pour une seconde étude ultérieure. Ils reçoivent une injection d'halopéridol induisant une catalepsie réversible, suivie d'une injection de venin d'abeille ou de son dérivé, pour tester un effet contre l'akinésie dans un modèle pharmacologique de la maladie de Parkinson. Le porteur rappelle qu'un premier essai clinique du venin d'abeille n'a pas amélioré le score moteur des patients et n'a réduit que les doses de L-DOPA. Il affirme que l'étude des performances comportementales rend l'utilisation des animaux "indispensable".
Objectifs
L'objectif du projet est d'évaluer le rôle bénéfique d'un venin d'abeille (Bee Venom, BV), sans son composé allergène la phospholipase A2 (sPLA2), appelé deltaBV, sur les symptômes mesurés dans un modèle pharmacologique de la Maladie de Parkinson (MP) par une approche comportementale. Nos études récentes ont démontré une action bénéfique du BV (alyostat) dans des modèles de la MP chez le rongeur. L'étude préliminaire clinique, quant à elle, n'a pas reporté d'effets bénéfiques marqués. Ces études ont été évaluées positivement par les comités scientifiques des fondations suivantes (Association France Parkinson, Fondation de France, AP-HP) et du CNRS. Notre projet vise donc à tester le delta BV, comparé au BV, afin d'établir les doses efficaces sans induire d'effets secondaires (choc anaphylactique) . Ce projet posera les bases à une étude clinique qui sera menée à plus long-terme chez des patients parkinsoniens. En effet, la première étude clinique menée chez un petit nombre de patients après une injection mensuelle de BV à faible dose pendant 1 an, n'améliore pas le score moteur (UPDRS) mais permet de diminuer les doses thérapeutiques de L-DOPA administrées chez les patients. Au vu du faible effet observé, il serait nécessaire de tester le BV à plus forte dose dans une nouvelle cohorte. Pour cela, le deltaBV, sans la sPLA2 responsable des allergies et récemment synthétisé à Sophia Antipolis à partir du BV (américain), doit être testé au préalable chez l'animal dans un modèle d'akinésie parkinsonienne (défaut d'inititation motrice). Nous comparerons les effets de la forme non allergène , deltaBV, à ceux obtenus avec le BV (américain) dont il est extrait. Cette première étude (présente DAP) dans le modèle d'akinésie induite par l'halopéridol (modèle pharmacologie de la MP) nous permettra de mettre en évidence les doses significativement efficaces pour contrecarrer l'akinésie et de tester dans une deuxième étude (seconde DAP) dans un modèle lésionnel de la maladie avec plusieurs tests moteurs. De plus, l'ensemble des expérimentations sera filmé de sorte qu'il fournira des données pour plusieurs séances de travaux dirigés dans le cycle 2 du Bachelor Universitaire Technologique de Génie Biologie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont multiples : - Reproduction de l'effet bénéfique du BV américain en comparaison avec le BV alyostat - Mise en évidence de l'effet bénéfique du delta BV : pré-requis à une étude ultérieure chez l'homme - Données sur la concentration efficace du BV et deltaBV sur l'akinésie motrice- Collecte de données pour la réalisation d'un TD
Procédures
Pour l'étude sur le modèle pharmacologique, les animaux reçoivent tous une injection ip d'halopéridol suivie d'une injection ip de BV/dBV selon le groupe. Ces deux injections seront réalisées à une demi-heure d'intervalles et ceci une seule fois.
Impact sur les animaux
L'injection d'halopéridol (1 mG/kG, volume injecté 1mL/kG) induit une catalepsie réversible en 12 H. L'injection intrapéritonéale de BV (1/5/5 µG/kG, volume injecté 1mL/kG) ne devrait pas induire de choc anaphyllactique car des études antérieures utilisant les mêmes concentrations d'un BV d'une autre composition n'en avait pas engendré.
Devenir
A la suite du test de catalepsie, les animaux seront hébergés dans l'animalerie par cage de 2 dans un environnement enrichi et seront laissés au repos jusqu'à l'obtention de l'autorisation pour la 2ème étude.
Remplacement
Cette étude concerne les effets du BV et du dBV sur des performances comportementales. L'utilisation des animaux est donc indispensable.
Réduction
Des études précédentes utilisant ce modèle nous ont permis de réaliser des statistiques en amont afin de réduire le nombre d'animaux tout en gardant une significativité de 5%.
Raffinement
Tout au long de cette étude, les animaux seront observés, pesés et manipulés. Ils seront maintenus par 2 dans un environnement enrichi avec eau et nourriture ad lib. Pour éviter le stress lors des injections intrapéritonéales, les animaux seront manipulés durant la semaine précédente.
Choix des espèces
Le rat représente le modèle de choix dans cette pathologie au regard des différents tests comportementaux qu'il peut effectuer. Par ailleurs, la plupart des études portant sur cette neuropathologie repose sur le modèle rat de la MP, ce qui permet de disposer d'une littérature abondante sur laquelle s'appuyer. Enfin, nos travaux antérieurs sur le venin d'abeille ont été réalisés chez le rat, ce qui permet de comparer les résultats issus de nos projets. Le projet vise à établir l'effet bénéfique du BV et du dBV chez le sujet jeune adulte. De façon à pouvoir réutiliser ces rats (coordonnées stéréotaxiques pour induire la lésion), nous utiliserons des animaux d'environ 4 mois.
Evaluation de nouveaux analgésiques dans un modèle de douleur associée à une tumeur osseuse
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
584 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une tumeur osseuse leur est induite par injection de cellules de mélanome dans le tibia, puis des prélèvements de sang sont réalisés sur les animaux vigiles, pour tester de nouveaux analgésiques contre la douleur cancéreuse. Le porteur indique que la tumeur provoque une douleur et que le développement de métastases peut lourdement affecter les souris, mises à mort quand elles atteignent un point limite. Sur le remplacement, il affirme que les alternatives sont limitées voire inexistantes et que la douleur, réaction de l'"organisme entier", rend le recours à la souris "incontournable".
Objectifs
L’objectif de cette étude est de tester l’efficacité de nouvelles molécules à visées thérapeutique développées par nos collaborateurs. Les effets des molécules pouvant toucher l'ensemble de l'organisme et les enjeux thérapeutiques (poursuite de cette étude en phase clinique) rendent indispensable l’utilisation de modèles in vivo. Nous étudierons dans un premier temps l’impact de ces molécules sur l’atténuation de la nociception, leurs conséquences sur l’immunologie de la tumeur et leurs effets sur le système digestif et hépatique. Ceci est basé sur l’utilisation d'un modèle animal murin (C57bl6J) auquel est induit une tumeur osseuse au niveau du tibia par injection intra-tibiale de cellules cancéreuses de mélanome (B16-F10) qui reproduisent en majeure partie les symptômes ainsi que la structure, l'architecture et le fonctionnement biologique de la maladie humaine.
Bénéfices attendus
In fine ce projet a pour but de sélectionner un ou plusieurs candidates permettant une analgésie similaire ou supérieure aux analgésiques déjà présents dans notre pharmacopée avec des effets indésirables moindres sur le reste de l'organisme.
Procédures
Toutes les souris subieront une injection intra-tibiale sous anesthésie générale et des prélèvement de 60µL de sang seront réalisés à la queue des animaux vigiles sur les lots experimentaux numéros 1 & 2
Impact sur les animaux
Les premières nuisances attendues seront post-opératoires, nous pouvons nous attendre à : - Des difficultés à se mouvoir, ainsi nous faciliterons l’accès de la nourriture et de l’eau les jours suivant l'opération - Certains animaux pourront se couper les points de suture trop tôt, la plaie sera alors désinfectée sous anesthésie et le point de suture refait. Par la suite une nuisance peut apparaitre dû au développement de la tumeur qui engendrera une douleur - La taille de la tumeur sera surveillée à l'aide d'un pied à coulisse et par système d'imagerie in-vivo. - La sensibilité des souris sera suivit tous les 2 jours (Lundi, Mercredi, Vendredi). Le développement de métastase pourra lourdement affecter la santé des souris, un suivis quotidien (week-end compris) sera effectué, et l'animal sera euthanasié s'il présente un point critique.
Devenir
à la fin du projet tous les animaux seront sacrifiés, afin de récupérer les organes pour réaliser les tests.
Remplacement
Les méthodes alternatives, permettant une évaluation de l’efficacité d’une molécule sur la douleur sont limitées voire inexistantes. Ainsi, ces limitations rendent incontournable le recours à l’expérimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de la douleur chronique chez les personnes atteintes de cancer. De plus, la douleur et l'inflammation sont des réactions intégrées de l'organisme entier impossible à reproduire in vitro dans leur intégralité.
Réduction
Dans ce modèle, les animaux seront suivis régulièrement au cours du temps par des techniques non invasives comme le suivi du poids, la posture, la consistance des fèces et de façon plus spécifique par l'analyse des scores cliniques sur la mobilité des souris, la taille de la tumeur à l'aide d'un pied à coulisse et d'imagerie in vivo et la sensibilité des souris. L’utilisation de ces techniques non-invasives permet d’observer au cours du temps un seul animal, là où l’information devait être obtenue par euthanasie et autopsie de multiples individus à chaque stade d’une étude, permettant ainsi de réduire sensiblement le nombre d’animaux. Une étude rétrospective sera néanmoins effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale.
Raffinement
Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé quotidiennement. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure
Choix des espèces
Pour réaliser cette étude nous utiliserons un modèle murin de tumeur osseuse induit par le transfert intra-tibial de cellules cancéreuses de mélanome. Le choix de ce modèle s’est fait pour les raisons suivantes : La douleur et l'inflammation sont des réactions qui mettent en jeux de nombreux mécanismes biologiques interagissant entre eux dans l'organisme entier, ce qui les rendent impossible à reproduire in vitro dans leur intégralité. C'est pour cela que nous avons choisi un modele mammifère suffisamment proche du notre afin de pouvoir extrapoler plus tard les résultats de nos recherches. Le modèle reproduit les caractéristiques cliniques et histopathologiques de la maladie humaine (les symptomes ainsi que la structure, l'architecture et le fonctionnement biologique de la maladie humaine.) Le nombre d’outils et les connaissances disponibles chez la souris en font aussi un choix judicieux, ainsi, tous les outils pour faire nos analyses (décrites précédemment) sont disponibles dans ce modèle. L’utilisation d’un seul modèle animal suffira pour cette première étape préclinique. Nous utiliserons des souris âgées d’au moins 8 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures. De plus, c'est l'âge utilisé classiquement dans la littérature pour ces modèles.
Effets de la stimulation non invasive sur le cervelet en développement, et dans des modeles de pathologie
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
2 700 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester une stimulation magnétique du cerveau après une hypoxie. Selon les procédures, elles subissent une privation d'oxygène de quarante minutes à six semaines, quatorze jours de stimulation magnétique et des tests comportementaux, sous sédation profonde. Le porteur décrit des inconforts transitoires liés à l'hypoxie, à la stimulation et aux injections, et affirme que le cervelet ne peut être étudié hors d'un système nerveux entier. La plupart des souris sont mises à mort pour prélever le cerveau, tandis que 180 femelles ayant servi de mères sont renvoyées à l'élevage pour être réutilisées.
Objectifs
Notre projet testera les effets neurologiques de la stimulation cérébrale non invasive pour améliorer les déficits fonctionnels. Ces connaissances permettront d'optimiser des protocoles de stimulation et trouver des traitements potentiels. Nous analyserons les effets de différents patrons de stimulation magnétique répétée à faible intensité (LIrTMS), qui modifient la plasticité neuronale et améliorent le comportement chez les animaux pathologiques. Les fonctions cérébrales seront évaluées avec des tests de comportement, et les modifications structurales et fonctionnelles chez les mêmes animaux pour minimiser le nombre d’animaux utilisé. Ce traitement peut changer la signalisation cellulaire, modifier des réseaux neuronaux, et provoquer une réparation post-lésionnelle dans le cerveau.
Bénéfices attendus
Nous cherchons des protocoles pour traiter une pathologie commune chez l’Homme, l’hypoxie cérébrale. Nous étudierons le cervelet parce qu’il est particulièrement sensible à l’hypoxie; sa structure, sa fonction et son développement sont très bien décrits; son dommage lors du développement est associé avec les maladies neurodéveloppementales; et il est touché par le vieillissement.
Procédures
4 interventions au maximum. Procédure 1 : 40 minutes d’hypoxie ; 10 minutes/jour x 14 jours simulation magnétique ; tests de comportement un maximum de 30 minutes/jour, un maximum de 12 jours ; analgésie et sédation profonde 1 fois, 15 minutes Procédure 2 : hypoxie 6h/jour x 10 jours ; 10 minutes/jour x 14 jours simulation magnétique ; tests de comportement un maximum de 30 minutes/jour, un maximum de 14 jours ; analgésie et sédation profonde 1 fois, 15 minutes Procédure 3 : hébergement en cages hypoxie pendant 6 semaines, hypoxie intermittente 6h/jour ; 10 minutes/jour x 14 jours simulation magnétique ; tests de comportement un maximum de 60 minutes dans 1 journée ; analgésie et sédation profonde 1 fois, 15 minutes
Impact sur les animaux
Les interventions individuellement induisent une douleur en deca de la douleur engendrée par une simple injection faite selon le bon pratique vétérinaire. La succession de ces interventions nous emmène à demander l’autorisation du projet avec degré de gravité modérée. Les effets indésirables possible sont : inconfort transitoire en début d’hypoxie ; inconfort lors de la stimulation; inconfort lors des tests de comportement ; inconfort lors de l’injection d’anesthésiants et analgésiants. La surveillance quotidienne permet de s’assurer du bien être des animaux et lorsqu’un point limite (comme décrit) est atteint, les responsables du projet sont avertis et prennent une décision sur le devenir de l’animal, en lien avec la structure du bien être animal, et le vétérinaire référent.
Devenir
Nos études sont designés pour obtenir un maximum d'information biologique et comportemental d'un nombre minimum de souris. La plupart des souris sujet à l'hypoxie et la stimulation non invasive est testé en comportement puis perfusé, et les cerveaux des autres sont prélévé pour les études moléculaires. 180 souris femelles, les mères des portées des nouveaux-nés impliqués, seront remis dans l’animalerie, pour qu’elles soient re-utilisées pour l’élevage et diminuer donc le nombre total d’animaux.
Remplacement
Comme toute structure du système nerveux central, les connexions complexes entre les neurones ne peuvent pas être entièrement remplacé par des méthodes de culture ni des modèles mathématiques. Les déficits de comportement dus à une mutation associée avec les troubles autistique, ou à la suite d'une hypoxie perinatale, et l'amélioration de ces déficits ne peuvent être étudiés hors contexte de l'ensemble du système nerveux et donc avec des animaux vivants.
Réduction
2700 animaux total seront impliqués dans cette étude de 4 années. Nous avons calculé le nombre d'animaux nécessaire pour les trois procédures, pour diminuer le nombre d'animaux utilisé. Les tests de comportement nécessitent normalement 10 animaux par groupe, et les études d'expression génique nécessitent 5 animaux par groupe.Un calcul de puissance a été fait pour déterminer ces nombres d'animaux.
Raffinement
Avant le début des interventions, nous habituons les animaux au contact humain en pratiquant du « handling » quotidien pendant une semaine ; ceci diminue leur peur et leur angoisse. Pendant la stimulation non invasive (LIrTMS) les animaux ne montrent aucun signe d’angoisse. Les animaux sont hébergés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l’isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons en carton, tunnel en carton ou carré de coton compacté. Les points limites sont définis pour chaque procédure, en cas de dérèglement physiologique ou souffrance de l’animal. Tout acte invasive est fait uniquement après administration des médicaments analgésique ou anésthetiques adaptés.
Choix des espèces
La souris est très utilisée pour des expériences sur le système nerveux car cette espèce partage un nombre de propriétés biologiques avec l'Homme. Sa petite taille et l'existence des lignées de souris transgénique facilitent les aspects pratiques de l'expérimentation. Il existe de protocoles standardisés du comportement, ce qui permet de mieux comparer les résultats obtenus par différentes équipes de recherche. La majorité des animaux seront utilisés pendant les premier mois de développement postnatal, les âges clés pendant le développement du cerveau. Les ages ont été choisi pour être équivalentes au 1) le 3ème trimestre de gestation chez l’Homme ; 2) jeune adulte ; ou 3) adulte agé.
Caractérisation de l’activité neuronale fronto-pariétale en fonction des couches corticales
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
3 macaques rhésus vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour enregistrer l'activité de leur cortex pendant des tâches visuomotrices. Chaque animal subit deux chirurgies d'implantation d'électrodes d'environ douze heures, une IRM sous anesthésie, une restriction hydrique partielle entraînant une perte de poids, et une contention quotidienne en chaise d'une à trois heures, cinq jours par semaine, pendant quatorze à quarante-huit mois. Le porteur décrit un stress lié à la capture à la canne, au masque de contention et à l'isolement post-opératoire, ainsi qu'un risque de douleur et d'infection autour des électrodes. Le champ structuré du devenir est vide, et le texte indique que les animaux sont mis à mort pour vérifier la position des électrodes, sauf ceux réutilisés dans un autre projet ou, pour les femelles, renvoyés à l'élevage.
Objectifs
Les comportements sensorimoteurs résultent de traitements parallèles dans de multiples aires cérébrales. Le cortex pariétal « associatif » joue un rôle central dans les transformations sensorimotrices, mais les aires longtemps considérées comme purement visuelles peuvent être modulées par un mouvement de la main, et les aires considérées purement motrices peuvent être activées par des stimuli visuels. Cela suggère l’intervention de nombreuses boucles proactives et rétroactives entre les aires pendant ces comportements. Ce projet a pour but d’explorer les dynamiques intra- et inter-aires des réseaux corticaux fronto-pariétaux impliqués dans la planification de l’action et les processus attentionnels nécessaires à la mise en place et l’exécution des comportements sensorimoteurs. Ces dynamiques sont largement influencées par l'état du cerveau et ce projet les comparera au cours de différents états cérébraux allant de l'anesthésie et de l'état de repos à l'attention sélective et aux différents niveaux de prévisibilité. Pour cela, nous utiliserons des techniques d’enregistrements électrophysiologiques intracorticaux (potentiels d’actions des neurones individuels et potentiels de champs locaux). Les données seront recueillies chez des macaques rhésus en utilisant des matrices d’électrodes laminaires chroniques. Deux aires motrices et deux aires pariétales ayant une complémentarité fonctionnelle somatosensorielle et visuelle seront enregistrées simultanément. Ce modèle animal sera utilisé pour l’analogie qu’il partage avec l’homme au niveau de la structuration du réseau fronto-pariétal, de l’organisation laminaire des couches corticales, et de la coordination sensorimotrice et visuelle lors de l’exécution motrice. Les données recueillies seront partagées avec la communauté scientifique, pour permettre de compléter et étendre les connaissances existantes sur l'organisation corticale, au-delà de nos objectifs scientifiques dans ce projet spécifique. Elles pourront notamment permettre d’étendre et d’affiner les modèles computationnels récents pour décrire les réseaux corticaux qui sous-tendent l’attention et la planification du mouvement.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu, à court et moyen terme, est l’élargissement des connaissances sur les réseaux fronto-pariétaux impliqués dans les comportements sensorimoteurs. Le jeu de données récolté sera d’une précision spatiale et temporelle inédite et couvrira différents états cérébraux. Les objectifs sont de : (i) Caractériser les réseaux fronto-pariétaux fonctionnels. Cela comprend la dynamique des réseaux intra-couches corticales, inter-couches corticales et inter-aires, et cela au travers de différents états cognitifs allant de l’anesthésie à l’attention sélective au cours de la réalisation d’une tâche visuomotrice. (ii) Quantifier la contribution des réseaux fronto-pariétaux à la communication neuronale ascendante et descendante. (iii) Caractériser la dynamique des activités neuronales unitaires dans et à travers différentes aires fronto-pariétales et couches corticales. Cela comprend les fréquences et la variabilité d’occurrence des potentiels d’action des neurones supposés excitateurs et inhibiteurs. Ces informations pourront être comparées à celles rapportées pour les aires sensorielles des primates et d'autres espèces de mammifères. (iv) Fournir ces jeux de données à la communauté scientifique pour contraindre/valider/étendre les modèles computationnels existants.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Déplacement au centre IRM pour acquisition d'images, sous anesthésie, 1 fois pour une durée d'environ 4h. - Chirurgies d'implantation de matrices d'électrodes, sous anesthésie, 2 chirurgies pour une durée d'environ 12h chacune. - La prise quotidienne de l'animal en chaise pour entrainement et enregistrements électrophysiologiques, environ 1h30 (jusqu'à 3h), 5 jours par semaine, durant 14 à 48 mois. - La prise de l'animal en chaise pour microstimulations, 20 sessions d'environ 1h30 (jusqu'à 3h). - La prise de l'animal en chaise pour enregistrements électrophysiologiques sous anesthésie gazeuse, 20 sessions (habituation + enregistrement) d'environ 2h (jusqu'à 3h).
Impact sur les animaux
Ce projet utilisera des macaques rhésus qui entreront dans une procédure avec une sévérité classée modérée. La plupart des étapes de la procédure utilisée sera susceptible de créer une nuisance aux animaux. i) Les premières fois où les animaux seront mis en chaise pour leur venu dans le laboratoire pourront causer du stress lié à la prise de l’animal à l’aide d’une canne et à son déplacement depuis sa cage d’hébergement jusqu’à la chaise primate. Cela durera d’une à deux semaines bien qu’une habituation des animaux à la canne soit préalablement réalisée. ii) La restriction des mouvements de la tête des animaux à l’aide d’une masque de contention, nécessaire pour l’enregistrement des mouvements oculaires et électrophysiologiques, sera également source de stress lors des premières mises en place du masque. Pour cela, le masque est constitué de pièces détachables permettant de procéder à une habituation progressive. Nous pouvons tout de même prévoir plusieurs semaines de stress liées à la mise en contention dans le masque. iii) La restriction hydrique partielle liée au besoin expérimental pourra engendrer une perte de poids durant toute la durée de l’expérience. Les animaux seront donc pesés au minimum deux fois par semaine et surveillés quotidiennement afin de prévenir toute perte anormale de poids. iv) Malgré le traitement antidouleur, l’anesthésie et l’intubation de l’animal nécessaires aux procédures d’IRM et de chirurgie d’implantation des matrices d’électrodes pourront créer de la douleur post-opératoire à l’animal durant plusieurs jours. v) Malgré la médication post-chirurgicale et l’inspection/nettoyage quotidien de la zone opérée, l’animal pourrait ressentir de la douleur et développer une infection liée à l’implantation des matrices d’électrodes. vi) Afin de laisser l’animal cicatriser, il devra être isolé durant une semaine du contact physique de ses congénères après l’opération d’implantation des matrices d’électrodes et cela pourrait créer du stress. vii) Durant les enregistrements sous anesthésie partielle mais pendant lesquels l’état d’éveil sera maintenu, un masque délivrant le gaz anesthésique sera fixé à la tête de l’animal et cela pourrait augmenter le niveau de stress de l’animal.
Devenir
Les animaux seront mis à mort. L'objectif de la mis a mort est de prélever le cerveau de l'animal en fin de projet afin de préciser par une analyse post-mortem la localisation et l'état de préservation des zones corticales ayant fait l'objet des enregistrements électrophysiologiques. En particulier, deux scenarios peuvent nécessiter une analyse post-mortem de la localisation et l'état de préservation des zones enregistrées. 1) Les données obtenues chez différents animaux sont très dissimilaire, mettent en question la bonne implantation dans les zones ciblées, ou le bon positionnement des matrices sur une zone corticale permettent une implantation perpendiculaire aux couches corticales. 2) Une mauvaise qualité des signaux électrophysiologiques, ou une forte détérioration des signaux à travers le période d’enregistrement peut suggérer un dommage important du tissue cortical autour des matrices. Cela sera important à considérer pour l’analyse des données, et pour une future utilisation du même dispositif chez d'autres animaux. Si chez certains animaux, après la fin de l'enregistrement des données, on estime qu'il n'est pas nécessaire de procéder à une vérification post-mortem, les animaux seront gardés en vie. Dans ce cas, le connecteur et les câbles pour les matrices seront coupés, laissant les matrices en place. La base de connecteur, sera explantée du crâne et la peau sera fermée et suturée. Apres une récupération complete de leur état de santé et de bien-être général, les animaux gardés en vie peuvent 1) si possible, être inclus dans un autre projet basé sur un dispositif expérimental similaire, permettant d’éviter l’utilisation des autres animaux naïfs. Les animaux réutilisés seront déjà habitués au contexte expérimental (interactions quotidiennes avec l’homme, mise en chaise, travail dans le dispositif expérimental). Sinon, 2) en particulier les femelles peuvent retourner dans un établissement éleveur pour être inclues dans une programme d’élevage.
Remplacement
Le projet implique l'utilisation d'animaux car à ce jour, il n'existe pas d'alternatives expérimentales permettant de répondre aux objectifs. Aucune simulation informatique ou culture cellulaire ne peut remplacer le modèle animal vivant pour l'étude des substrats neuronaux de comportements visuomoteurs complexes. Les techniques électrophysiologiques utilisées dans le projet, permettant une mesure de l'activité de neurones unitaires, bien qu'utilisées en milieu clinique, restent trop invasives pour être utilisées chez l'homme pour des approches expérimentales.
Réduction
Les procédures chirurgicales prévues comportent un certain risque. En outre, la qualité des enregistrements à long terme est difficile à évaluer, car l'implant que nous utiliserons est récent. Nous prévoyons d'inclure un maximum de trois animaux dans cette étude. Si nous obtenons suffisamment de données (neurophysiologiques et séances comportementales) pour une analyse statistique satisfaisante chez deux animaux, nous n'utiliserons pas de troisième animal. Pour chaque animal, l’enregistrement avec plusieurs matrices multi-électrodes permettra de mesurer l’activité de populations neuronales dans plusieurs structures corticales. Le nombre de neurones enregistrés peut varier d’une matrice à l’autre en fonction du succès de la procédure d’implantation. La richesse des enregistrements multi-électrodes offre la possibilité de réaliser de très nombreux types d’analyses portant sur les potentiels d’actions de neurones isolés (modulation de fréquence de décharges ou de synchronisation entre neurones dans différentes périodes de la tâche ou dans différentes structures), sur les populations de neurones (distribution spatiale de l’activité, moyennes de populations), sur les potentiels de champs locaux (LFP) et sur la synchronisation entre LFP et potentiels d’actions. La répétition des séances d’enregistrement sur une durée de 2 à 12 mois a pour objectif d’augmenter le nombre de neurones différents enregistrés dans chaque structure. Cette augmentation permet d’augmenter la puissance statistique de nos analyses, et d'évaluer la stabilité des modulations neuronales et comportementales détectées à travers plusieurs mois. La durée totale des enregistrements pour un animal est étroitement dépendante de la qualité du signal lors des premiers enregistrements et de sa stabilité sur long terme. De fait, elle ne peut être définie à priori.
Raffinement
La cage et volière de l’animal est enrichi de perchoirs, de cordes et de jeux suspendus, pour favoriser les comportements exploratoires de l'animal et aussi le retour à une activité normale en période post-chirurgicale. Après un délai minimal d'une semaine et selon l'état de récupération, l'animal sera sorti en chaise afin de reprendre une routine qui lui est familière. Les méthodes de renforcement positif (training et habituation) seront utilisées afin de réduire le stress des sujets. Le IRM anatomique pre-chirurgicale permet de mieux planifier l’implantation des matrices chroniques, pour bien atteindre les aires corticales ciblées. L'utilisation du masque de contention au lieu d’un plot de tête fixée sur l’os est moins invasive. Les matrices multi-électrodes de nouvelle génération permettent des enregistrements simultanés de neurones dans différentes aires et couches corticales, ce qui implique une réduction d'études et de sujets utilisés, comparé aux recherches effectuées avec des électrodes simples. Le connecteur pour l’implant dans le deuxième hémisphère sera connecté sur la même base de connecteur, déjà fixée sur l’os.
Choix des espèces
L’espèce macaque rhésus est l’espèce de primate non humain utilisée préférentiellement par des laboratoires de recherche étudiant les processus visuomoteurs. Ce choix s’appuie sur la proximité des systèmes visuel (vision diurne binoculaire et trichromatique) et moteur (utilisation du bras pour saisir et manipuler les objets) ainsi que celle de l’anatomie fonctionnelle du cerveau entre les macaques et l’homme. L’utilisation répandue des singes rhésus a permis l’optimisation des procédures d’entraînement ainsi que celle de la gestion de leur alimentation, de leur hébergement et des soins vétérinaires. Les macaques rhésus s’adaptent rapidement aux protocoles de conditionnement comportemental et présentent des performances comportementales très similaires à celles observées chez l’homme. Les animaux seront utilisés au stade de jeune adulte/adulte. A ce stade du développement, les animaux ne sont plus en croissance et leurs besoins physiologiques sont stabilisés. Cela permet un contrôle plus précis des protocoles expérimentaux, que ce soit en termes de volume des récompenses utilisées pour l'apprentissage par renforcement, de contrôle du régime alimentaire dans la cage ou de localisation des structures cérébrales cibles pour les implants chirurgicaux. Par ailleurs, les animaux étant encore jeunes, ils présentent une meilleure tolérance aux procédures expérimentales et une meilleure récupération suite aux procédures nécessitant une anesthésie.
Caractérisation comportementale et électrophysiologique de souris knock-in pour les canaux sodiques Nav1.2
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés, une partie menée sous anesthésie sans réveil. Une partie subit une chirurgie d'implantation d'électrodes à la surface du cortex, l'autre une batterie de tests comportementaux nommés, exploration d'un nouvel environnement, interaction sociale, apprentissage moteur et spatial, sensibilité thermique et réflexes sensori-moteurs, y compris chez des nouveau-nés séparés de leur mère. Le porteur décrit un modèle génétique d'autisme censé reproduire déficits sociaux, stéréotypies et anomalies sensorielles, et affirme que la lignée ne présente pas de phénotype dommageable pour l'élevage. Les souris sont euthanasiées par CO2 ou dislocation cervicale, 32 nouveau-nés étant perfusés pour prélever le cerveau.
Objectifs
Notre groupe s’intéresse aux pathologies cérébrales associées aux mutations de gènes codant pour certains canaux sodiques jouant un rôle majeur dans l'excitabilité des neurones. L'ensemble des études réalisées chez les patients porteurs de mutations du gène qui code pour notre canal d'intérêt a montré que ces sujets étaitent atteints soit d’épilepsie de sévérité variable, d'autisme, de schizophrénie ou encore de déficience intellectuelle, soit présentaient un phénotype clinique associant plusieurs de ces pathologies neurodéveloppementales. Ces études génétiques ont, de plus, démontré que le gène codant pour notre canal d'intérêt était l'un des gènes le plus fréquemment muté chez les sujets atteints de troubles du spectre autististique (TSA). Nous utiliserons une nouvelle lignée de souris porteuses d'une mutation ponctuelle du gène d'intérêt identifiée chez des patients autistes sans autre pathologie neurodéveloppementale associée. Notre projet de recherche vise à caractériser in vivo le phénotype de ces souris au cours du développement et à l’âge adulte afin de savoir si cette mutation reproduit les symptômes décrits chez l'homme. Cette lignée ne présente pas de phénotype dommageable pour le maintien en laboratoire après observation de différents indicateurs tels que la taille des portées, la fécondité, les comportements spontanés qui sont similaires entre souris sauvages et souris mutantes. Ce projet est la 1ère étape d'un projet plus global qui vise à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans le traitement des TSA liés à des mutations du gène codant pour notre canal d'intérêt.
Bénéfices attendus
Notre projet pourrait permettre de valider un nouveau modèle murin d'autisme sans autre pathologie neurodéveloppementale associée validant des résultats obtenus in vitro et ex vivo sur cellules transfectés avec nos canaux d'intérêt porteurs de mutations identifiées chez l'homme. Ces experiences in vitro et ex vivo nous ont permis d' identifier un mécanisme spécifique lié aux mutations de notre canal d'intérêt associées aux TSA. Ce projet pourrait, par conséquent, permettre de valider in vivo ce mécanisme afin de développer des stratégies thérapeutiques plus ciblées dans le traitement des TSA liés à ces mutations. La caractérisation phénotypique de souris porteuses de cette mutation identifiée chez des sujets autistes pourrait aider à comprendre comment des mutations mises en évidence sur un même gène aboutissent à des pathologies différentes telles que l’autisme, l’épilepsie ou encore la schizophrénie.
Procédures
Dans la procédure utilisée pour démontrer l'absence de troubles épileptiques, 2 groupes de 20 souris mutantes et sauvages au maximum subiront une chirurgie sous anesthésie générale afin d'implanter à la surface du cortex des électrodes permettant l'enregistrement de l'activité électrique : cette chirurgie dure moins d'1h. Les 4 autres procédures consistent à utiliser différents tests comportementaux à différents âges. Dans une 1ère procédure, le comportement des animaux sera analysé grâce à une batterie de tests pendant l'enfance-adolescence (P21-44) et à l'âge adulte (vers P70) : un grand nombre de ces tests sont basés sur la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement ou à interagir avec un animal non familier et se réalisent en une seule session (2 à 30 min). Deux tests d'apprentissage (moteur ou environnement spatial) seront réalisés en 3 sessions sur 2 ou 5 jours. Le test permettant de déterminer la sensibilité thermique au chaud ou au froid s'arrête dès qu'une réponse réflexe d'inconfort est détectée. Dans une autre procédure, le comportement spontané d'interaction sociale sera enregistré en continu et analysé sur 4 jours. L'évaluation des réflexes sensori-moteurs chez les animaux âgés de 7 à 15 jours sera effectuée de façon à ce que la séparation d'avec leur mère ne dure pas plus de 10 min et sera examinée dans une procédure séparée. Enfin, la dernière procédure consistera à étudier le comportement locomoteur des animaux après injection de différentes susbtances phamacologiques.
Impact sur les animaux
Cette nouvelle lignée de souris porteuses d'une mutation ponctuelle du gène codant pour notre canal d'intérêt a été identifiée chez des patients autistes sans autre pathologie neurodéveloppementale. Ces souris devraient donc présenter un phénotype de type autistique avec des déficits plus ou moins marqués d'interaction et de communication sociale associés ou pas à des comportements stéréotypés et des anomalies sensorielles. A ces symptômes de type autistique pourront s'ajouter éventuellement des comorbidités fréquemment retrouvés dans les TSA (anxiété, déficits cognitifs...) ou des retards neurodéveloppementaux (reflexes moteurs anormaux). Ces anomalies comportementales seront mises en évidence grâce à une batterie de tests permettant d'évaluer l'interaction et la communication sociale, les stéréotypies, la mémoire, l’anxiété, la motricité ou encore les reflexes sensori-moteurs. L'absence de troubles épileptiques sera démontrée grâce à l'implantation stéréotaxique d'électrodes à la surface du cortex.
Devenir
Toutes les souris prévues dans les procédures seront euthanasiées par inhalation de CO2 (ou dislocation cervicale en cas d'anomalie pendant les procédures) à la fin de chacune d'elles, excepté 32 animaux dans la procédure d'étude des réflexes moteurs à la période néonatale qui subiront une perfusion intracardiaque afin de prélever leurs cerveaux. En effet, dans les procédures d'études comportementales, les animaux doivent être naifs pour chacun des tests utilisés (nous considérons cependant que l'intervalle de plus d'1mois séparant la période de l'enfance et l'âge adulte nous permet d'utiliser les mêmes animaux dans ces procédures). Par ailleurs, nous ne pouvons pas utiliser des animaux ayant reçu un traitement pharmacologique ou une opération chirurgicale pour d'autres analyses comportementales.
Remplacement
Nous avons déjà réalisé des expériences in vitro et ex vivo sur cellules ou neurones transfectés avec nos canaux d'intérêt porteurs de mutations identifiées chez l'homme dans différentes pathologies neurodéveloppementales (épilepsie, TSA , déficience intellectuelle et schizophrénie). Ces experiences nous ont permis d'identifier un mécanisme spécifique lié aux mutations associées aux TSA. La caratérisation phénotypique de souris porteuses d'une mutation de notre canal d'intérêt identifiée chez des patients autistes sans autre pathologie neurodéveloppementale est une étape indispensable à la validation in vivo de ce mécanisme.
Réduction
Dans toutes les procédures, nous comparerons les résultats obtenus chez les souris mutantes à ceux obtenus chez les souris sauvages issues des mêmes portées. Le nombre d’animaux utilisé dans chaque procédure est réduit autant que possible. Afin d'obtenir une puissance statistique adéquate (80%) et un niveau de significativité suffisant, la taille des différents groupes expérimentaux requiert 20 souris maximum par groupe (analyse a priori via le logiciel Gpower) dans toutes les procédures. Dans la procédure chirurgicale d'étude de l'activité cérébrale et dans 3 procédures d'études comportementales, les mêmes animaux seront analysés successivement à deux âges différents, l'enfance-adolescence (P21-44) et l’âge adulte (vers P70). Dans la procédure d'étude des réflexes moteurs à la période néonatale, nous réaliserons une perfusion intracardiaque à différents âges sur la plus grande partie des animaux, et ce, afin de prélever les cerveaux pour des analyses histologiques.
Raffinement
Toutes les mesures de raffinement appropriées seront prises pour éviter toute souffrance ou inconfort à l’animal. Une fois sevrés vers P21, les animaux sont regroupés à plusieurs (4-5) par sexe par cage et élevés dans un environnement enrichi: chaque cage possède du matériel pour permettre aux animaux de faire un nid et un igloo en polycarbonate qui offre un abri obscur dans lequel les animaux peuvent se regrouper. A l’enrichissement social et physique, s’ajoute une manipulation régulière des animaux afin de réduire leur stress. Concernant les animaux soumis à la procédure chirurgicale, ils seront réchauffés grâce à un tapis chauffant avant, pendant et après l’intervention afin d’éviter la perte de température corporelle due à l’anesthésie. Un anti-inflammatoire sera administré dans l'eau de boisson pendant la période post-opératoire et un suivi journalier permettra d’évaluer leur état de santé et ainsi d’intervenir rapidement par rapport aux points limites définis.
Choix des espèces
Nous utiliserons une lignée de souris qui a été récemment créée sur un fond génétique C57Bl6. La souris C57Bl/6 est une espèce très largement utilisée pour les études comportementales et électrophysiologiques in vivo. Nos études s'appuieront donc sur des protocoles déjà décrits dans la littérature. Les études se feront entre P7 et P15 pour détecter d'éventuels retards du développement cérébral (mesure de réflexes moteurs) ainsi qu'à à l'âge adulte (P70) mais aussi pendant la période du développement qui correspond chez la souris à l'enfance et l'adolescence (P22 à P44). En effet, l'épilepsie et l'autisme sont des pathologies qui apparaissent dans la petite enfance et la schizophrénie à la fin de l'adolescence.
Impact de l’exposition alimentaire chronique à des additifs alimentaires sur le développement et le fonctionnement cérébral des descendants
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 402 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Exposées à des additifs alimentaires de la vie in utero à l'âge adulte, elles subissent deux tests comportementaux au sevrage et huit à l'âge adulte, dont le porteur ne précise pas la nature. Il affirme que ces tests ne durent que quelques minutes et n'induisent pas de stress majeur, et que l'exposition alimentaire ne peut être étudiée que sur des animaux vivants. Toutes les souris sont mises à mort pour des analyses biochimiques et cellulaires.
Objectifs
Le projet porte sur l’étude de l’impact d’une exposition chronique à des additifs alimentaires sur la mise en place du cerveau et de ses fonctions depuis la vie in utero jusqu’à l’âge adulte, en observant la régulation et les fonctions microgliales ainsi que le développement cérébral et le comportement
Bénéfices attendus
L’ensemble des résultats permettra de mettre en avant l’importance de la période périnatale ou non dans l’exposition aux additifs alimentaires, d'explorer le devenir périnatal des additifs alimentaires, et d’en évaluer les effets sur les fonctions cérébrales des descendants, jusque dans leurs intéractions directes. Ceci permettra de d’accroitre les connaissances scientifiques sur les additifs alimentaires qui sont largement critiqués voir prohibés dans l’alimentation et de valider ou non leur lien avec des altérations comportementales, neurologiques et moléculaires.
Procédures
Tests comportementaux au sevrage (2 tests) et à l’age adulte (8 tests) – quelques minutes par test
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux réalisés ne durent que quelques minutes et n’induisent pas de stress majeur induisant une altération de l’état général des animaux.
Devenir
tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de réaliser des analyses biochimiques et cellulaires lors des différents temps d'exposition proposés dans le projet.
Remplacement
L’étude de l’exposition à des additifs alimentaires nécessite l’utilisation d’animaux vivants. De même, les comportements ne peuvent être étudiés que sur des animaux vivants et vigiles. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles, et qu’aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au mieux grâce à l’utilisation de tests statistiques montrant la différence entre plusieurs groupes.
Raffinement
Toutes les précautions possibles seront prises afin de raffiner nos procédures et réduire au mieux l'inconfort (manipulation régulière et hébergement en cage collective avec enrichissement, utilisation d'antalgiques) des animaux.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent et reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier notamment le cerveau et son fonctionnement (test comportementaux et électrophysiologie). Nous travaillerons avec la lignée C57bl/6. Les souris mâles et femelles reproducteurs seront utilisées à l’âge adulte (8 semaines) afin qu’ils soient capables de procréer et leurs descendants seront utilisés au sevrage ou à l’âge de 3 mois selon les procédures. Cela permettra d’étudier les impacts d’une exposition périnatale suivie d’une exposition post-sevrage sur le développement des fonctions cérébrale, ainsi que son maintien chez l’adulte.