Système nerveux
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Réparation cérébrale post-AVC chez la souris : rôle de l’activation de la coagulation et de l’inflammation
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système nerveux
135 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué, puis leur mémoire spatiale est évaluée par le test du labyrinthe de Barnes, répété plusieurs fois par jour sur plusieurs jours, pour étudier le rôle des plaquettes dans la réparation cérébrale. Le porteur décrit un déficit moteur et sensoriel faible et transitoire, qui disparaîtrait en trois jours. Les retombées pour les patients victimes d'AVC sont renvoyées au conditionnel, l'objectif immédiat restant de comprendre la contribution des plaquettes.
Objectifs
En France, l'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, c’est à dire l’occlusion d’un vaisseau cérébral par un caillot sanguin, touche une personne toutes les 4 minutes. Les conséquences d’un AVC sont sévères : 25% des patients décèdent de leur AVC, 40% garderont un handicap et 25% développeront une démence. Les seuls traitements disponibles sont soit l’administration d’un médicament permettant de dissoudre le caillot de sang soit un dispositif médical permettant de le retirer mécaniquement. Malheureusement, ces traitements ne sont possibles que lors des 6 premières heures après la survenue de l’AVC ce qui limite considérablement leur utilisation. Il est donc essentiel de développer de nouveaux traitements pour étendre la fenêtre thérapeutique à la phase aiguë de l'AVC, mais aussi pour améliorer la réparation et /ou la récupération des dommages neurologiques post AVC. Des études récentes ont montré que des thérapies ciblant l’inflammation cérébrale pouvaient stimuler la modification structurale ou fonctionnelle du réseau neuronal (remodelage cérébral) et favoriser la récupération post-AVC à long terme, sur le plan de la motricité mais aussi en limitant/empêchant la démence. Un caillot sanguin est formé essentiellement de plaquettes. Ces dernières jouent un rôle essentiellement dans la coagulation du sang mais sont de plus en plus reconnues comme des modulateurs pertinents d'autres processus physiopathologiques, tels l'inflammation et la régénération tissulaire. A ce jour, leur contribution à la réparation neurovasculaire n’a été que très peu étudiée et uniquement à la phase aiguë. Étant donné que les plaquettes peuvent produire des facteurs favorisant le remodelage cérébral et/ou neuroprotecteurs, elles pourraient être impliquées dans les processus de remodelage cérébral après un AVC. L’objectif de ce projet vise à étudier le rôle des plaquettes dans la réparation cérébrale à long terme, et en particulier les conséquences d’un déficit en plaquettes sur la mémoire et l’apprentissage à long terme dans un modèle murin d’AVC.
Bénéfices attendus
L’AVC ischémique est aujourd’hui la 2nde cause de démence dans le monde, faisant d’elle une maladie chronique. Les plaquettes étant des réservoirs de facteurs neurotrophiques (protéines responsable de la croissance et de la survie des neurones) et de réparation cérébrale, facteurs connus pour être impliqués dans les processus de remodelage cérébral à long terme, il est nécessaire de comprendre leur contribution dans le développement de ces troubles de la mémoire. L’étude des mécanismes de mémoire et d’apprentissage dans des modèles d’AVC à long-terme nous permettrait ainsi d’obtenir une première réponse quant au rôle des plaquettes dans les processus de réparation post-AVC à long terme et dans le développement de ces troubles de la mémoire.
Procédures
Le Barnes maze consiste à explorer la mémoire spatiale, c’est-à-dire le temps mis par la souris pour se souvenir de l’endroit où a été placée une boite noire sous un labyrinthe circulaire de 20 trous. C’est une procédure observationnelle sans geste technique. La souris est placée dans un labyrinthe de Barnes permettant d’évaluer le temps nécessaire à une souris pour se souvenir de l'emplacement d'une zone cible. La souris sera simplement observée pendant 4 minutes. Cette phase d’observation sera réalisée 3 fois par jour pendant 4 jours, puis renouvelée 1 fois sur une journée après 2 jours de repos (même zone cible) et enfin pendant 3 jours en changeant l’emplacement de la zone cible. Entre chaque essai sur une journée, les souris seront laissées 1h au repos.
Impact sur les animaux
Ce modèle d’AVC conduit à un faible déficit et transitoire de la fonction motrice et sensorielle. Ces troubles disparaissent en quelques jours (3 jours en général)
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de projet dans un autre établissement pour lequel une autorisation a déjà été obtenue.
Remplacement
Aucun modèle in vitro ne permet de rendre compte de la complexité des évènements qui se mettent en place de manière intégrée au cours du temps après l’accident vasculaire cérébral, en particulier le comportement de la souris tels l’apprentissage et la mémoire.
Réduction
Les modèles d’AVC développés chez la souris sont parfaitement connus et maitrisés par les membres de l’équipe impliqués dans ce projet, ce qui permet l’évaluation précise du nombre d’animaux nécessaire afin de réaliser des statistiques ayant une puissance suffisante pour interpréter les résultats.
Raffinement
Le soin et le suivi des animaux seront faits par des personnes compétentes et expérimentées, journalière par l’animalier et bi-hebdomadaire par l’expérimentateur. Le bien-être de l’animal est également assuré par un enrichissement de son milieu environnemental (coton pour nidification). La douleur sera évaluée par la mise en place de points limites bien définis à l’aide d’une grille de score. En cas de douleurs, l’administration d’antalgique et d’analgésie sera réalisée. Si la douleur persiste, l’animal sera euthanasié. L’évaluation du comportement neurologique n’est pas douloureuse ; il s’agit de données d’observation. Toutes les précautions environnementales sont prises pour éviter le stress de l’animal. Les souris seront isolées dans une pièce calme adaptée à l’évaluation cognitive réservée exclusivement aux animaux de ce projet.
Choix des espèces
En se basant sur les nombreuses publications au sein de notre laboratoire, Les souris mâles seront évaluées sur le plan cognitif à l'âge adulte (fin des tests à 6 semaines après l'induction de l'accident vasculaire cérébral réalisée chez des souris adultes de 12 semaines). Nous utilserons que des souris mâles pour eviter des interférences avec le cycle hormonal des femelles.
Evaluation d’un candidat médicament sur la fréquence des crises d’épilepsie dans un modèle de l’épilepsie absence chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une microchirurgie du cerveau sous anesthésie puis des enregistrements EEG sous contention répétés sur vingt-trois jours, avant d'être tués pour prélever sang et cerveau, afin de tester une molécule anti-épileptique. Le porteur indique des douleurs liées au cadre stéréotaxique et un stress lié à la contention. Il présente ce modèle génétique d'épilepsie absence comme "incontournable" pour évaluer un nouveau médicament.
Objectifs
L'épilepsie est le syndrome neurologique le plus répandu, avec environ 70 millions de patients dans le monde. Elle se caractérise par des crises pouvant se manifester sous des formes diverses, comme une absence de manifestation visible caractérisant les épilepsies absences, ou des convulsions généralisées très spectaculaires dans beaucoup de formes d’épilepsies. Il existe de nombreux médicaments anti-épileptiques (MAEs) sur le marché, dont l’objectif est de contrôler (supprimer) les crises d’épilepsie. Néanmoins, 30 % des patients ne peuvent pas être libérés des crises malgré le large panel de MAEs disponibles. Le développement de nouvelles molécules, est donc nécessaire. C’est le sens de ce projet, visant à évaluer une nouvelle molécule dont les bénéfices ont déjà été démontrés in vivo. Il envisage de tester l’effet de la molécule sur un modèle rat d’épilepsie absences reconnu comme un modèle classique d’épilepsie généralisée d’origine génétique.
Bénéfices attendus
Les épilepsies absences affectent majoritairement les jeunes enfants. Le nombre journalier de crises peut être très élevé. Au-delà de l’impact immédiat que ces crises peuvent avoir au moment où elles se produisent (le jeune patient apparaît pour l’extérieur comme « dans la lune »), les crises peuvent altérer profondément les performances scolaires, via des mécanismes de défaut de consolidation mnésique durant le sommeil, induisant de ce fait des retards importants dans les différents apprentissages. Le développement de MAEs pertinents dans ce syndrome pourrait permettre de maintenir à un bon niveau les capacités d’apprentissage et de mémoire. De surcroît, au-delà de l’intérêt direct pour cette forme d’épilepsie, l’épilepsie absences est un modèle d’épilepsie généralisée d’ordre génétique incontournable pour l’évaluation d’un nouveau MAE.
Procédures
Micro Chirurgie cérébrale sous anesthésie général et analgésie, 30 min par rat sur 48 rats. Limitation de mobilité légère (monitoring EEG), 10 X 3h étalé sur 23J sur 48 rats.
Impact sur les animaux
Des douleurs (prise en charge par l’anesthésie et l’analgésie) liées au placement de l’animal dans le cadre stéréotaxique et à l'incision de la peau au dessus du crâne. Stress momentané (quelques minutes) dû à la contention de l’animal nécessaire pour connecter le système électroencéphalographique au rat.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour le prélèvement du sang et du cerveau
Remplacement
Les processus physiopathologiques conduisant à la récurrence des crises épileptiques sont différents d’un syndrome à un autre. Il n’est pas donc pas envisageable d’utiliser une approche in-vitro, encore moins in-silico, en remplacement de l’approche in-vivo puisque le trait évalué (fréquence des crises épileptiques) correspond à la réponse mettant en jeu tout un processus physiologique intégré chez un sujet respirant.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été réduit autant que possible tout en garantissant l’atteinte de l’objectif scientifique visé. Ainsi, la taille des échantillons a été calculée de sorte à mettre en évidence de façon statistique une réduction de 30% de la fréquence des crises épileptiques.
Raffinement
Le protocole suit des procédures standardisées soucieuses de minimiser le stress et toute souffrance des animaux avec une détermination précise des points limites. Ceci se traduit par une visite quotidienne à l’animalerie pour contrôler le bien-être des animaux, l’enrichissement des cages autant que faire se peut, le respect des normes liées aux surfaces/volumes des cages pour éviter la surpopulation ainsi que celles liées aux plages acceptables pour la température et l’hygrométrie. En outre, avant les procédures chirurgicales et les enregistrements EEG, les rats seront emmenés aux salles d’expérimentation, pour habituation et diminution du stress induit par la nouveauté.
Choix des espèces
Ce modèle génétique d’épilepsie absences établi chez le rat a été validé aussi bien pour la période d’installation de l’épilepsie (épileptogénèse) que pendant la période où l’animal est considéré comme présentant une épilepsie stabilisé. Dans ce modèle d’épilepsie absences, les crises apparaissent spontanément et progressivement à partir de l’âge de 2-3 mois chez tous les rats et se stabilisent à l’âge de 6 mois, atteignant alors un plateau. Nous réaliserons donc les chirurgies et les enregistrements EEG à partir de l’âge de 6 mois.
Plasticité adaptative des réseaux corticaux somesthésiques et moteurs après ischémie corticale focale chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
390 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent une lésion ischémique du cortex moteur par chirurgie, des cartographies du cerveau de plusieurs heures, une restriction alimentaire et des tests comportementaux, avant d'être tués pour analyse du cerveau. Le porteur indique que le modèle provoque une paresthésie de la patte antérieure qu'il juge inévitable et affirme minimiser l'inconfort. Il conclut que ces approches invasives ne peuvent pas être menées chez l'homme et justifie le recours au rat par trente ans de travaux du laboratoire.
Objectifs
L’AVC constitue la première cause de handicap physique acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence et la deuxième cause de mortalité, avec 20% des personnes qui décèdent dans l’année suivant l’AVC. En dépit d’importants progrès survenus depuis 50 ans, tant au plan diagnostique que thérapeutique, les AVC demeurent un véritable fléau, d’abord pour les patients, puis en termes de coût de santé publique et d’incidence socioprofessionnelle. Ils entraînent des dysfonctionnements cérébraux responsables de graves déficiences physiques et intellectuelles. Les symptômes des AVC dépendent de la localisation et du volume de la lésion, chaque région du cerveau étant spécialisée dans des fonctions particulières (mouvement, sensibilité somatique, vision, audition, langage…). Les séquelles les plus fréquentes et invalidantes sont l’hémiplégie et l’aphasie (troubles du langage oral et écrit, affectant l’expression et la compréhension). En cas d’atteinte motrice, la majorité des patients récupèrent partiellement leur capacité à marcher, mais le contrôle de la motricité du bras et de la main reste souvent altéré. Les troubles de la marche et de l’équilibre sont très fréquents après un AVC. Ils sont associés à un risque élevé de chute. Une prise en charge précoce après un AVC limite la gravité des séquelles. Une fois la phase d’urgence passée, le patient bénéficie d’une rééducation commencée le plus tôt possible et d’un traitement adapté à ses facteurs de risque. Notre projet de recherche fondamentale est centré sur une meilleure compréhension de la neuroplasticité corticale qui sous-tend la récupération comportementale après une lésion vasculaire ischémique du cortex moteur. Il inclut une composante translationnelle. En effet, il s’articule avec des préoccupations majeures dans les domaines médical et sociétal, et plus particulièrement celui des méthodes de rééducation fondées sur des connaissances neurophysiologies précises. Il existe des lacunes dans ce domaine et une meilleure connaissance des mécanismes neuronaux de la réadaptation doivent permettre d’optimiser et de standardiser les approches thérapeutiques au bénéfice des patients AVC, afin qu’ils retrouvent plus rapidement leur autonomie et qu’ils puissent renouer avec leur vie sociale antérieure. Ce projet est le prolongement d’une recherche qui a été évaluée positivement par l’HCERES dans le cadre du renouvellement du laboratoire accordé pour la période 2018-2022.
Bénéfices attendus
Le premier bénéfice attendu de cette étude originale est une meilleure compréhension des interactions neurophysiologiques dynamiques entre les réseaux sensorimoteurs corticaux au cours de la récupération post-AVC. Le remodelage des cartes somatotopiques du cortex est un témoin fiable des réorganisations cérébrales qui sous-tendent la récupération comportementale après lésion corticale, comme en atteste une littérature abondante. Par ailleurs, l'investigation immunohistochimique apportera un éclairage précis sur les mécanismes neurochimiques impliqués dans les réorganisations corticales. Le deuxième bénéfice attendu consiste en un étayage neuronal d'une pratique clinique (thérapie par mouvement contraint) dont les mécanismes cérébraux restent largement incompris. Cette méthode thérapeutique consiste en une immobilisation temporaire du membre sain chez les patients cérébrolésés, en vue d'encourager l’utilisation du membre parétique et réactiver ainsi les circuits neuronaux de suppléance dans l’hémisphère lésé. Les mécanismes neuronaux sous-jacents restent méconnus, ainsi que la période et la durée optimales d'application de cette thérapie, sachant qu'elle peut être compromise par des processus d'excitotoxicité si elle est initiée trop tôt et avec un régime trop intense. Une meilleure compréhension des mécanismes de neuroplasticité qui sous-tendent la thérapie induite par mouvement contraint permettra une meilleure standardisation de cette approche thérapeutique chez les patients cérébrolésés.
Procédures
Cette étude inclut différentes interventions (procédures de chirurgie, de cartographie corticale, d’évaluation comportementale, de réhabilitation fonctionnelle et d’immunohistochimie). Les interventions chirurgicales (durée d’environ 2h) constituent une étape préliminaire aux enregistrements corticaux réalisés en vue d’étudier la malléabilité des cartes somatotopiques du cortex somesthésique primaire (S1), consécutives à la lésion ischémique corticale dans le cortex moteur (M1), au cours du temps postlésionnel. Les cartographies électrophysiologiques et optiques seront réalisées après la lésion à différents délais. Elles dureront environ 5h. L’approche en cartographie électrophysiologique inclut, pour un sous-groupe d’animaux, une méthode d’inactivation temporaire de l’activité des neurones du cortex somesthésique par application de muscimol (agoniste du neuromédiateur inhibiteur GABA), en vue d’établir des relations causales entre les réorganisations corticales attendues et la récupération des déficits sensorimoteurs. La première méthode d’inactivation par injection ponctuelle de muscimol dure environ 2h. La seconde méthode consiste en une diffusion chronique de muscimol durant quelques jours au cours de la période de récupération postlésionnelle s’étalant sur 2 mois. Nous analyserons quantitativement, à l'aide de tests comportementaux, l’évolution postlésionnelle des déficits sensorimoteurs induits par la lésion ischémique. La durée des tests quotidiens est d’environ 2h par animal en début d'apprentissage, puis elle se réduit à 45-60 min après apprentissage, chez les animaux lésés. De plus, nous chercherons à améliorer les réorganisations corticales, ainsi que la récupération fonctionnelle, par deux méthodes de réadaptation sensorimotrice incitant l’animal à utiliser son membre parétique. L’application de chacune de ces méthodes ne dépasse pas 2h par séance. Au stade final de cette étude, une analyse immunohistochimique sera effectuée afin d'explorer des mécanismes neurochimiques du remodelage des aires corticales (étude de l’expression des récepteurs inhibiteurs GABAA et B, des récepteurs excitateurs glutamatergiques NMDA…). Cette procédure est réalisée en post-mortem, après une étape de perfusion du cerveau dont la durée est d’environ 1h.
Impact sur les animaux
Dans une exploration neurophysiologique et comportementale des conséquences d'une atteinte cérébrale, l’apparition de déficits fonctionnels (dans notre étude une paresthésie de la patte antérieure) est inévitable. Dans notre étude, toutes les précautions sont prises pour supprimer la douleur durant les approches invasives, et neutraliser les risques d'infection. De plus, notre approche vise à réduire au mieux l'impact du syndrome postlésionnel, qui régresse rapidement au cours du temps, sur les fonctions physiologiques, l'état psychologique et la vie relationnelle et des animaux. Les effets indésirables sont liés à l'état de l'animal cérébrolésé qui ne dispose pas de ses fonctions sensorimotrices normales pour maintenir une posture optimale et réguler correctement ses déplacements. Par ailleurs, comme indiqué, la méthode de contention est relativement contraignante pour l'animal, mais elle est temporaire et rapidement réversible selon la méthode que nous avons mise au point. Elle contraste avec les méthodes d'immobilisation par plâtrage du membre antérieur communément utilisée dans la littérature. De plus, le comportement de l'animal lorsqu'il est à nouveau libre de ses mouvements ne révèle aucun signe d'inconfort ou de souffrance, l'animal se déplaçant immédiatement avec sa mobilité habituelle, compte tenu de l'état d'avancement du processus de récupération fonctionnelle. Par ailleurs, la perte de poids liée à la restriction alimentaire reste dans les limites recommandées, car elle n'excède pas 10 % du poids mesuré en début d'étude, sur une période de 72h.
Devenir
Les animaux seront réveillés après les procédures de chirurgie et de première cartographie pour un suivi comportemental de l’évolution de leurs déficits sensorimoteurs. Ils seront mis à mort après la session finale de cartographie intervenant au terme de cette évaluation comportementale, avant ou après la procédure de perfusion en vue de l’étude en immunohistochimie. Les animaux de la procédure d'inactivation transitoire du cortex seront mis à mort à la fin des observations comportementales.
Remplacement
Les objectifs même de cette étude, axés sur la compréhension des mécanismes de plasticité mis en jeu après une atteinte ischémique et leur corrélation avec la récupération fonctionnelle nécessitent le recours à des animaux. En effet, nos questionnements impliquent des approches invasives in vivo (1 : cartographies électrophysiologiques ; 2 : optiques) qui permettent une résolution spatiale et temporelle (1: 100 microns; 2: 50 microns, 0,3 ms) qui ne peuvent être obtenues par une exploration fonctionnelle chez l’homme que cela soit en électrophysiologie ou en neuro-imagerie. Par ailleurs, l’étude des mécanismes neurochimiques nécessite une approche post-mortem sur coupes histologiques.
Réduction
Le nombre de rats par groupe expérimental sera limité à son strict minimum compte tenu des contraintes de chaque technique expérimentale, avec des analyses statistiques adaptées. Nous limiterons notre étude de la réorganisation corticale après lésion à des délais post-lésionnels cruciaux, que nous avons établis au regard de la littérature dans le domaine. Une médication adaptée (anesthésiques, analgésiques, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mise en œuvre pour éviter toute douleur ou souffrance des animaux. En ce qui concerne les conditions d’hébergement, et selon les nouvelles directives européennes, sera rajoutée dans les cages de la litière foisonnante à base de frisure de papier qui sera renouvelée lors de chaque change.
Raffinement
Au cours de l’expérimentation, le maintien d’un niveau d’anesthésie stable prévient la souffrance des animaux. L’efficacité de l’anesthésie sera vérifiée, à intervalles réguliers, par l’absence de réaction au pincement de la queue ou d’une patte ; la surveillance d’un éventuel mouvement des vibrisses, des modifications des rythmes cardiaque (enregistré lors des enregistrements optiques) et respiratoire sera également effectuée. Après son réveil, la douleur et/ou la détresse de l’animal sera évaluée par l’expérimentateur et les zootechniciens dès son réveil puis au minimum 2 fois par jour en observant son apparence (poil, propreté), son comportement spontané (posture, locomotion, alimentation, toilettage), ou son comportement provoqué après stimulation/incitation comportementale. Des mesures adaptées sont alors entreprises. Un traitement analgésique immédiat (carprofène, 5mg/kg; 0,1ml/100g ; SC) sera prodigué si des signes de douleur apparaissent ; Une euthanasie sera réalisée si des signes neurologiques anormaux sont constatés ou si un comportement apathique persiste pendant les 1ères 24h après le réveil de l’anesthésie.
Choix des espèces
Les études antérieures dans le domaine de la plasticité post-lésionnelle du système somesthésique ont été menées chez l’homme, le primate non humain et majoritairement chez le rat, surtout pour celles qui utilisent des approches en cartographie électrophysiologique, en imagerie optique et immunohistochimie. Par ailleurs, le système somesthésique et ses représentations corticales chez le rat sont particulièrement bien documentés dans la littérature scientifique. De plus, les études développées dans notre laboratoire dans ce domaine depuis plus de 30 ans, ont été réalisées sur la même espèce, constituant des travaux de référence pour l’avancée de notre projet. De même, les tests comportementaux visant à évaluer les déficits sensorimoteurs et leur récupération sont bien standardisés dans les études conduites chez le rat, et sont maîtrisés dans notre équipe de recherche. Cette étude sur la plasticité post-lésionnelle du cortex cérébral, en relation avec la récupération fonctionnelle après atteinte ischémique corticale sera réalisée sur des rats Long-Evans âgés de 3 mois (± 15 jours), chez qui le système nerveux est considéré comme mature.
Stimulation optogénétique transcrânienne des interneurones corticaux dans un modèle de la maladie de Parkinson
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'injection dans le cerveau puis l'implantation d'une micro-LED sur le crâne, avant des tests moteurs et des injections de L-dopa destinées à reproduire les mouvements anormaux des patients parkinsoniens. Le porteur indique que le modèle provoque hypoactivité, perte de poids et mouvements involontaires, qu'il décrit comme non douloureux. Il affirme qu'aucune simulation informatique ne reproduit la physiopathologie cérébrale et sa traduction comportementale.
Objectifs
Ce projet a pour but de tester le potentiel thérapeutique d'une méthode peu invasive de stimulation du cerveau dans la maladie de Parkinson. Le traitement symptomatique de la maladie de Parkinson repose sur la substitution de la dopamine manquante par la L-Dopa. Cependant, après plusieurs années sous L-Dopa, les patients développent des complications motrices : les dyskinésies (mouvements anormaux involontaires). Une alternative thérapeutique non médicamenteuse peut alors être proposée à certains patients: la stimulation cérébrale profonde à haute fréquence du noyau subthalamique (HFS-STN), un des noyaux des ganglions de la base. Il s’agit d’un traitement neurochirurgical symptomatique très efficace, mais qui présente l’inconvénient majeur d’être invasif et de ne profiter qu’à une minorité des patients du fait de critères d’éligibilité stricts (environ 10%). Certains types de neurones dans le cortex moteur sont activés par la HFS-STN, et la stimulation directe de ces neurones par la lumière (grâce à une fibre optique implantée dans le cerveau) dans des souris transgéniques parkinsoniennes permet de reproduire partiellement les effets bénéfiques de la HFS-STN sur les symptômes moteurs dans un modèle murin de la maladie de Parkinson. Ces résultats ouvrent une nouvelle voie thérapeutique moins invasive que la stimulation cérébrale profonde, donc pouvant potentiellement bénéficier à plus de patients. Dans cette étude, nous optimiserons cette voie thérapeutique chez des souris modèle de la maladie de Parkinson sur deux axes : 1) en mettant au point une méthode d'activation neurones moins invasive : illuminer à travers le crâne à la place d'insérer une fibre optique dans le cerveau 2) en comparant les effets de la stimulation sur de nouvelles localisations pour sélectionner celle qui induit les meilleurs effets bénéfiques sur les symptômes parkinsoniens.
Bénéfices attendus
Cette étude s'insère dans un projet plus large de mise au point de techniques alternatives à la stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson. En effet cette technique est très invasive et ne peut donc bénéficier qu'à environ 10% des patients. Certains types de neurones du cortex moteur, activés par la stimulation cérébrale profonde, constituent des cibles thérapeutiques plus superficielles donc moins invasives. La stimulation par la lumière de ces neurones améliore les symptômes moteurs dans un modèle de la maladie de Parkinson chez la souris, mais nécessite l'insertion d'une fibre optique dans le cerveau. Cette étude permettra de tester et mettre au point une méthode moins invasive de stimulation par la lumière des neurones du cortex : à travers le crâne intact.
Procédures
Les souris du lot de mise au point subiront 1 chirurgies d'injection cérébrale sous anesthésie générale de courte durée (
Impact sur les animaux
Les souris utilisées pour la mise au point technique et dans le groupe contrôle non parkinsonien n'auront que peu d'effets indésirables : en effet, les lignées transgéniques utilisées n'ont pas de phénotype dommageable, et toutes les mesures sont prises pour prendre en charge la douleur péri-opératoire. Pour les souris modèles de la maladie de Parkinson, nous nous attendons à diminution de l'activité et une perte de poids durant les deux premières semaines, pendant lesquelles elles bénéficieront d'un suivi renforcé pour minimiser au maximum les nuisances. Après stabilisation, ces souris présenteront également des modifications à long terme du comportement moteur (légère hypoactivité, asymétrie de l'usage des membres). Ces modifications sont inhérentes au modèle parkinsonien, et nécessaires pour tester les effets bénéfiques de la stimulation, et ne causent pas de douleur. Après induction des dyskinésies (mouvements anormaux involontaires), les souris présenteront temporairement après chaque injection des mouvements involontaires (rotations, posture tournée d'un côté, tics des pattes et tics faciaux). Là aussi ces nuisances sont non douloureuses et nécessaires pour pouvoir tester les effets bénéfiques de la stimulation dans les conditions les plus proches de celles vécues par les patients parkinsoniens.
Devenir
Il est nécessaire de mettre à mort les animaux dans toutes les procédures pour pouvoir effectuer une vérification histologique des aires corticales ciblées et du modèle parkinsonien.
Remplacement
Pour étudier le bénéfice des stimulations proposées sur les symptômes moteurs de la maladie de parkinson, il est nécessaire d'utiliser des animaux produisant un comportement moteur (et modèles de cette maladie). Aucune méthode de simulation informatique ne permet de récapituler la complexité de la physio-pathologie cérébrale, et encore moins sa traduction comportementale. Les structures cérébrales étudiées ne sont pas présentes chez les invertébrés.
Réduction
Trois conditions sont testées sur les mêmes animaux (Parkinson, et 2 états dyskinétiques) pour réduire le nombre total d'animaux utilisés.
Raffinement
Toutes les mesures sont prises pour minimiser les nuisances subies par les souris: une anesthésie et analgésie appropriée lors des chirurgies, un suivi post-opératoire quotidien et adapté tout au long de l'utilisation des animaux, et renforcé dans le cas des modèles de la maladie de Parkinson (maintien au chaud, nourriture appétante et hypercalorique, surveillance et maintien de l'hydratation, analgésique selon nécessité), pendant tout le temps nécessaire à la stabilisation (en général 2 semaines). Les souris sont hébergées dans une animalerie agréée et disposent de matériel d'enrichissement (coton pour faire des nids, petites maisons ou tubes pour se cacher).
Choix des espèces
Il est nécéssaire d'utiliser un modèle animal mammifère pour obtenir des résultats potentiellement transposables à l'Homme, car les structures étudiées ne sont pas présentes, ou sont organisées différement chez les autres vertébrés (et absentes chez les invertébrés). Parmi les modèles animaux mammifères, nous utilisons le modèle souris qui permet l'utilisation de lignées transgéniques nécessaires à cette étude. adulte : il est nécessaire d'étudier l'effet de la stimulation cérébrale sur un animal dont le cerveau est complètement développé
Etude de molécules pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux dans un modèle d’AVC hémorragique intracérébrale chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
605 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie de la tête leur injecte de la collagénase pour provoquer une hémorragie cérébrale, suivie d'IRM, de tests de score neurologique et de force d'agrippement, puis d'une perfusion intracardiaque létale pour prélever le cerveau. Le porteur indique que le modèle peut entraîner des pertes d'équilibre, une faiblesse musculaire, une désorientation et une perte de poids. Il précise que le projet fait l'objet de financements industriels et affirme qu'aucune méthode alternative n'apporterait le même niveau d'information.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de tester cinq stratégies thérapeutiques dont leurs mécanismes d’action est susceptible d’agir sur différentes phases de l’hémorragie : la phase aigüe (24h) pour limiter la lésion et la phase inflammatoire qui s’installe les jours suivants. L’effet de nos cinq stratégies thérapeutiques seront évalués en utilisant un modèle d’AVC hémorragique chez le rat par gavage (per-os), par administration intrapéritonéale (i.p) ou bien par injection directe sur le site hémorragique pour chaque traitement. Nous chercherons également à comparer l’effet de ces stratégies thérapeutiques à 2 doses différentes afin de déterminer laquelle permet d’obtenir une réduction du déficit sensorimoteur ainsi que du volume hémorragique.
Bénéfices attendus
Ce projet fait l’objet de plusieurs financements industriels afin d'étudier de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant la réduction du déficit sensorimoteur, limiter la lésion ainsi que l’inflammation causé par un saignement cérébral. Chez l’homme, les hémorragies intracérébrales spontanées (HICS), non traumatique, résulte d’une irruption importante de sang dans le parenchyme cérébral, suite à une rupture de micro-vaisseaux. Cette étude pourra mettre en évidence de nouvelles stratégies thérapeutiques pharmacologiques dans la lutte contre ce type d’AVC hémorragiques, n’ayant aujourd’hui aucun traitement de référence permettant de réduire les effets délétères d’un hématome sur le parenchyme cérébral.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie au niveau de la tête afin de pouvoir injecter de la collagénase, provoquant ainsi une hémorragie dans le cerveau. Cet act chirugical durera 15 minutes. Pour les groupes traités par injection directement sur le site hemorragique, une seconde pipette sera insérée au même endroit ou la collagénase a été injectée, 20 minutes post-AVC. Cet acte durera 6 minutes. A J+1 et J+14, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 8 minutes et suiveront une série de test comportementaux s'étalant de J+1 à J+22 post hémorragie. La mesure du score neurologique durera 10 minutes. En prenant compte des temps de récupération, la mesure de la force d’agrippement durera entre 25 et 30 minutes. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au coeur. Un prélèvement de sang par ponction cardiaque sera réalisé avant perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 10 minutes pour les différents prélèvements. Les procédures douloureuse (chirurgie, perfusion transcardiaque) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture analgésique.
Impact sur les animaux
Le modèle, par définition, reproduit les effets d’un AVC hémorragique à savoir : déficit sensorimoteur et lésions cérébrales. Cela peut occasionnellement entraîner des pertes d’équilibres et une faiblesse musculaire. L'hémorragie cérébrale provoque une désorientation au moment du réveil post-chirurgical. Les fonctions motrices peuvent également être altérées durant les premières heures après l'hémorragie. Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse postchirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés. Lors de l'administration des traitements par voie intrapéritonéale, la contention et l'injection peuvent engendrer un stress et une douleur. Un acte rapide réalisé avec du matériel adéquat par du personnel compétent limite drastiquement cette douleur et le traumatisme provoqué.
Devenir
A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.
Remplacement
Ce projet correspond à l’étape de validation in vivo qui fait suite aux nombreuses validations réalisées in vitro, et ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que de tester ces stratégies thérapeutiques chez l'animal. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons dans la littérature font que le rat est un modèle préférentiel pour mener à bien ce projet. En effet, le rat est une des espèces animales la plus étudiée dans le domaine de l’AVC hémorragique ce qui permettra une analyse comparative et critique des résultats obtenus. De plus, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques. Le nombre d’animaux utilisés est fixé à 10 rats par groupe (+ 10%), ce qui nous permettra de déceler des différences significatives. Ainsi, nous concilions le nombre minimum d'animaux utilisés pour notre projet et sa valeur scientifique.
Raffinement
Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE) et isolés de tous bruits extérieurs. Les rats seront en groupes sociaux avec un ou plusieurs enrichissements (sizzle-dri kraft, alpha-dri et buchette en bois), auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi biquotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. L'expérimentateur ou l'animalier pèsera chaque animal et veillera à ce que les points limites ne soient pas dépassés. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et aura une couverture analgésique. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. La température corporelle de l’animal est maintenue à 37.5°C grâce à un système de couverture chauffante, et une couverture isothermique sur son dos limite les pertes de chaleur. Chaque site d’incision de peau fait appel à une tonte préalable du pelage, puis à une désinfection à la Chlorexidine et enfin l’application d’une analgésie locale. Lors de la phase de réveil, les animaux seront placés dans une cage individuelle chauffée à 28°C pendant 2 heures avant d’être remis en cage par 2. Même si la surveillance des animaux s’effectuera en continue, elle sera accrue pendant les premières heures de réveil. Les critères d’arrêt de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse seront pris en compte. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
Le rat (Rattus norvegicus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier l’hémorragie intracérébrale. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 8 semaines soit un poids de 300g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’hémorragie.
Impact de la délocalisation cytoplasmique de la protéine FUS dans les oligodendrocytes sur le développement de symptômes moteurs modélisant la sclérose latérale amyotrophique et la démence frontotemporale
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
606 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 580 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles portent une mutation modélisant la sclérose latérale amyotrophique, sont suivies jusqu'à douze mois avec des tests moteurs, comportementaux et de mémoire, reçoivent pour certaines un traitement par la cuprizone dans l'alimentation, puis sont tuées à la fin du projet. Le porteur indique que les symptômes moteurs ne sont pas visibles à l'œil nu et n'entraînent pas de paralysie, et que le traitement provoque une perte de poids restant en principe sous 15 %. Il affirme qu'aucun système de coculture ni modèle cellulaire n'est assez complexe pour étudier ces interactions du système nerveux.
Objectifs
La sclérose latérale amytrophique est une maladie neurodégénérative qui affecte les neurones moteurs et entraine la paralysie progressive du patient jusqu'à la mort. Nous soupçonnons d'autres types cellulaires d'être impliqués dans la maladie, notamment des cellules de soutien des neurones moteurs. Ces cellules de soutien ont pour rôle de mettre en place une gaine autour des neurones afin d'accélérer l'influx nerveux et de nourrir les neurones. L'objectif de ce projet est d'établir si ces cellules de soutien sont affectées par la maladie, si leur fonction en est altérée, et si elles sont responsables de la mort des neurones moteur.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'affiner les connaissances que nous avons de la SLA, et de préciser la fonction de certaines protéines mutées dans cette maladie, ainsi que les types cellulaires affectés. Ces connaissances auront un impact bénéfique sur les patients et sur leur prise en charge.
Procédures
Certains des animaux de ce projet seront suivis longitudinalement pendant 12mois. Ils réaliseront un test moteur d'une durée de 3x5 minutes tous les deux mois , un test comportemental d'une durée de 5 minutes à 5 et 10 mois, et un test de mémoire à 10 mois d'une durée de 5 minutes + 3x5 minutes + 5 minutes, avec 15 minutes de repos entre chaque partie du test. D'autres animaux de ce projet seront traités à l'âge de 3 mois pendant 6 semaines, puis le traitement sera interrompu pendant 6 nouvelles semaines. Ces animaux traités réaliseront 3 tests moteurs de 5 minutes espacés de 6 semaines (avant le début du traitement, après les 6 semaines de traitement et 6 semaines après l'arrêt du traitement), ainsi que 3 tests comportementaux d'une durée de 5 minutes espacés de 6 semaines (avant le début du traitement, après les 6 semaines de traitement et 6 semaines après l'arrêt du traitement).
Impact sur les animaux
La mutation entraine un phénotype moteur visible à l'aide de tests spécifiques. Les premiers symptômes apparaissent aux alentours de 5 mois et atteignent leur pic à 10 mois. Ces symptômes ne sont pas visibles à l'oeil nu et n'entrainent pas la paralysie de l'animal. Les animaux mutés présentent également une hyperactivité et hypersociabilité visibles à 5 mois seulement. Le traitement entraine chez ces animaux une légère perte de poids qui n'excède normalement pas un 15% du poids initial.
Devenir
Les animaux produits seront gardés en vie pour réaliser le projet puis seront mis à mort à la fin de celui ci.
Remplacement
Nous voulons étudier le rôle d'un type cellulaire spécifique dans le déclenchement, la propagation et la gravité de la neurodégéneresnce observée dans la Sclérose Latérale Amyotrophique. Cet objectif exige d'étudier l'interaction entre différents types cellulaires, ainsi que l'impact que ces altérations ont sur le développement des symptômes moteurs et comportementaux. Il n'existe à ce jour pas de système de coculture assez complexe pour modéliser les interactions cellulaires du système nerveux. De plus, aucun modèle cellulaire ne permet d'étudier l'apparition et la gravité des symptômes, c'est pourquoi l'utilisation d'un modèle murin est nécessaire.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux dans ce projet, les animaux destinés aux analyses biochimiques ou histologiques seront au préalable inclus dans les études comportementales. Le nombre de souris tient compte des tests statistiques utilisés lors de l'analyse des résultats ainsi que de la variabilité interindividuelle de ces modèles génétiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés à plusieurs dans les cages, et des enrichissements (cabanes, bouts de bois, cotons) sont mis à leur disposition. Le traitement à la cuprizone se fera par l'alimentation afin de supprimer le stress lié aux injections. Nous avons également favorisé des tests moteurs et cognitifs non invasifs. L'enrichissement de l'environnement des animaux (bâtonnets à ronger, matériel de nidification maisons en carton...), le maintien des intéractions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront de s'assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée. Des points limites permettant de soustraire l'animal à la souffrance ont été établis
Choix des espèces
Dans le domaine de recherche sur la SLA, le modèle animal le plus pertinent reste encore à l’heure actuelle la souris. En effet, l’utilisation d’invertébrés comme la drosophile ou le nématode se heurte à une organisation du système nerveux qui n’a pas la complexité requise et ne permet pas de répondre aux questions cliniques posées. De plus, notre laboratoire a une grande expertise avec les modèles murins de la SLA. Nous avons le matériel chirurgical et les équipements dédiés aux études impliquant des souris mais aussi, et surtout, l'expertise nécessaire pour surveiller l'état de la souris. Pour le suivi longitudinal, les animaux les plus agés auront un an. Pour le traitement, les animaux seront utilisés à 3 mois qui est l'âge où le traitement a montré le plus de différences entre les animaux génétiquement modifiés et les animaux non OGM.
Effet d’un stabilisateur dopaminergique sur les comportements compulsifs associés à la prise d’alcool chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 80 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont soumis à deux mois d'alcoolisation avec évaluation d'une consommation incontrôlée, maintenus isolés, reçoivent des injections sous-cutanées d'un stabilisateur dopaminergique, puis sont tués par dose létale d'anesthésique pour prélèvement du cerveau. Le porteur reconnaît que le modèle de consommation d'alcool et l'isolement augmentent le niveau d'anxiété des rats, et renvoie les retombées thérapeutiques contre l'addiction à un "moyen terme" conditionnel. Il affirme qu'"il n'existe pas de méthodes alternatives" sans animaux pour évaluer un tel traitement.
Objectifs
L’addiction à l'alcool est associée à des problèmes de la communication entre les neurones impliquant la dopamine. Malheureusement, ces dysfonctionnements sont encore mal compris, ce qui empêche de trouver des médicaments efficaces pour traiter cette maladie. Il a été récemment montré qu’une prise excessive et incontrôlée d’alcool chez le rat était liée à une anomalie bien précise de cette communication liée à la dopamine. De manière intéressante, des stabilisateurs chimiques de cette communication sont en cours de développement et ils pourraient corriger cette anomalie dopaminergique. L'objectif du projet est donc de tester si ces stabilisateurs dopaminergiques peuvent réduire la prise excessive et incontrôlée d'alcool chez le rat.
Bénéfices attendus
Ouvrira la voie vers de nouvelles stratégies thérapeutiques et le développement à moyen terme de nouvelles molècules contre l'addiction à l'alcool, avec de plus amples études si les résulats sont positifs, notamment cliniques.
Procédures
Les animaux seront soumis à trois type d'interventions différentes : une procédure d'alcoolisation et d'évaluation de la consommation incontrôlée d'alcool (durée : deux mois), une procédure d'injection sous-cutanée du stabilisateur dopaminergique (durée :2 fois une semaine, soit deux semaines au total) et mise à mort par dose létale d’anesthésique pour prélèvement de tissus cérébraux afin d'étudier les mécanismes neuronaux pouvant expliquer les comportements observés. Dose létale d’anesthésique par injection intrapéritonéale de pentobarbital (durée de la procédure : 5 minute pour l'anesthésie profonde).
Impact sur les animaux
L'effet du modèle de consommation d'alcool que nous allons utiliser et l'isolement nécessaire des animaux pour cette experimentation, à un impact d'ordre modéré sur l'animal, augmentant son niveau d'anxiété mais n'induisant pas par exemple de symptômes physiques de manque. Cette forme d'angoisse est prise en charge par une manipulation régulière des animaux (interaction) avec l'expérimentateur. Nous n'attendons pas d'effet indésirable du traitement au vu de la littérature et des doses modérées que nous allons utiliser et tout sera mis en oeuvre (habituation, aiguilles fines) pour limiter les gênes qui pourraient être causées par les injections sous-cutanées). L'utlisation d'une dose létale d'anesthésique permettra d'éviter toute souffrance lors de la dernière procédure.
Devenir
La mise à mort de l'ensemble des animaux se justifie par le besoin d'obtenir les tissus cérébraux afin de mieux comprendre les mécanismes de ces comportements et du traitement.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives, n’impliquant pas d’animaux vivants, qui permettront l’évaluation de l'effet d'un traitement sur la consommation d'alcool.
Réduction
Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe afin d’avoir une chance d’au moins 80% de détecter une différence significative (risque β standard en statistique déterminant la puissance statistique minimal requise) et un risque d’erreur α étant fixé dans nos conditions à 5% (degré de significativité fixé à 95%), et donc de ne pas compromettre les objectifs du projet.
Raffinement
Afin de réduire les potentielles gênes induites par les injections sous-cutanées, nous utiliserons des aiguilles très fines. D’autre part, le produit très soluble dans le NaCl sera injecté à un volume de 1 ml/kg soit entre 0,4 et 0,6 ml par rat. L’injection sera réalisée sur la partie souple du dos en la regroupant entre les doigts, limitant ainsi la contention du rat. Les animaux seront habitués à ce geste et les aiguilles seront changées entre chaque injection, ainsi que le site d'injection chaque jour. Les animaux seront également stabulés selon la procédure mise en place par l'animalerie, afin de maintenir un milieu socialement riche et d’éviter tout stress supplémentaire, avec notamment une semaine d'acclimitation après la livraison et avant le début de l'expérimentation. Après cette semaine d'acclimatation regroupés par 4, nous serons cependant dans l'obligation de les isolés pendant la procédure de choix à deux bouteilles et pendant l'auto-administration, mais toujours dans des cages enrichies avec des objets.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des structures que nous allons étudier. De plus, ce projet est dans la continuité d'études faites chez le rat, modèle de choix pour étudier en préclinique l’addiction à l'alcool. Au début de l’étude, les rats seront de jeunes adultes, ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des procédures expérimentales qui prendront plusieurs mois.
Émulsifiants alimentaires synthétiques et infection gastro-intestinale eucaryote: effets sur l’homéostasie intestinale et le bien être de l’hôte
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
5 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, l'une menée sous anesthésie sans réveil. Elles sont infectées par le parasite Blastocystis puis soumises à une distension colorectale, avant d'être tuées pour prélèvement de tissus, afin d'étudier l'hypersensibilité digestive du syndrome de l'intestin irritable. Le porteur indique qu'une souris atteignant 20 % de perte de poids ou présentant une douleur trop forte serait mise à mort de façon anticipée. Il juge "indispensable" de travailler sur des animaux pour établir un lien de causalité avec le parasite.
Objectifs
De nombreuses études épidémiologiques ont rapporté une forte prévalence de Blastocystis chez des patients atteints de différentes pathologies, plus particulièrement au niveau du tractus intestinal (syndrome de l'intestin irritable (SII), maladies inflammatoires...). Il est donc important de mieux comprendre les causes et conséquences de la prévalence de ce parasite chez les patients souffrant de SII. Un modèle reproductible d'infection chronique à Blastocystis chez le rat a déjà été mis en place et a permis de mettre en lumière le lien entre ce parasite et l'hypersensibilité viscérale d'origine colique (HSVC) non inflammatoire, la dysbiose intestinale ou encore le comportement anxio-dépressif. Dans l’optique de la transposition des données à l’espèce humaine, le passage au modèle souris apparait nécessaire afin d'étudier les mécanismes d'actions de Blastocystis et d'envisager des cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet étant de mieux comprendre les mécanismes des douleurs associées au SII afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques, le premier bénéfice attendu serait la caractérisation de cette physiopathologie et l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques. Dans un second temps, la validation pré-clinique des effets bénéfiques de nouvelles molécules agissant sur les nouvelles cibles identifiées nous permettraient d’envisager une étude clinique grâce à une collaboration avec les services de gastroentérologie d'un CHU. L’objectif à plus long terme serait donc de mettre en place cette étude clinique qui ferait intervenir des patients atteints de SII afin de tester les potentiels outils pharmacologiques développés au laboratoire. Cette étude permettrait d’ouvrir le champ des perspectives thérapeutiques visant à traiter les symptômes associés au SII et, in fine, à soulager les patients SII douloureux. Le bénéfice à long terme serait ainsi une meilleure prise en charge des douleurs chez le patient, qui reste actuellement extrêmement limitée.
Procédures
Suite à l'infection par Blastocystis, des feces seront prélevés afin de s'assurer de l'implantation du parasite au niveau intestinal de la souris. De plus les procédures 3, 4 et 5 seront effectuées une seule fois après une infection de 4 semaines
Impact sur les animaux
L’infection par Blastocystis induira chez les animaux les symptômes associés au SII-PI à savoir une hypersensibilité colique. Le développement de ce symptôme nous permettra d’étudier les mécanismes mis en jeu dans les douleurs et les atteintes centrales afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Les animaux seront cependant surveillés quotidiennement par l'expérimentateur et si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera mis à mort par overdose d’isoflurane suivie d’une dislocation cervicale.
Devenir
Pour l'ensemble des procédures, les animaux seront maintenus en vie. A l’issue de la procédure 5 (Distension colorectale), les animaux seront mis à mort pour effectuer différents prélèvements de tissus.
Remplacement
Il apparait indispensable de travailler sur des animaux afin de pouvoir étudier l’impact de Blastocystis sur la sensibilité colique, le comportement et le microbiote intestinal. De plus, une étude comparant des données de métagénomique entre animaux infectés et animaux non infectés permettra d’établir un lien de causalité avec Blastocystis. Ce type d’étude n’est envisageable que chez l’animal. D’autre part, nous voulons également évaluer les conséquences physiologiques sur la sensibilité viscérale et la perméabilité intestinale, pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative.
Réduction
Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques seront réalisés grâce au programme d'analyse statistique GraphPad Prim 9.0 et les principales analyses, notamment de suivi du poids seront effectuées grâce à des test ANOVA one-way ou two-way suivi d'un post test adéquat en fonction du résultat.
Raffinement
Afin de réduire une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur mais aussi par le personnel de l'animalerie. Si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Ces animaux seront au maximum 5 par cage (5 mâles ou 5 femelles) et ceci en respect de la réglementation en vigueur concernant la superficie au sol par souris. De plus, ces cages contiendront des milieux d'enrichissements de type petite maisonnette de chez Genobio ainsi que du coton.
Choix des espèces
Le choix de l'espèce "souris" a été fait pour ce projet pour 2 raisons : (1) il est connu que cet espèce est résistante à une infection par Blastocystis ST4 et (2) qu'un traitement chronique par des émulsifiants déstabilise le microbiote intestinal et la barrière de mucus. Ainsi, ce projet permettra de définir si une perturbation de l'homéostasie intestinale par des émulsifiants (largement utilisés dans les pays industrialisés) favoriserait l'implantation du parasite Blastocystis et entrainant d'autres perturbations du "Bien-être" de l'hôte. De plus, malgré le modèle d'étude déjà publié chez le rat, des études complémentaires sont indispensables afin de transposer chez la souris les données précédemment obtenues chez le rat. Ainsi, les outils génétiques accessibles uniquement chez la souris (principalement les animaux KO pour un gène d'intérêt) pourront nous permettre de mieux comprendre par quel récepteur ou mécanisme physiopathologique le parasite Blastocystis parvient à s'implanter et induire des troubles du comportement chez son hôte. Les souris seront utilisés au stade de jeune adulte. En effet, l’utilisation des animaux à ce stade de développement permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.
Etude de l’intégrité et du couplage des réseaux neuronaux et vasculaires dans un modèle de retard de croissance intra-utérin chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
496 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une nuit de mise en reproduction et un frottis vaginal, la moitié des femelles gestantes reçoit un régime pauvre en protéines pendant toute la gestation pour provoquer un retard de croissance chez les fœtus, et toutes subissent au seizième jour une ouverture de l'abdomen pour une électroporation in utero, qui marque les neurones des fœtus. Leurs petits sont tués à trois, huit ou trente jours de vie pour étudier leur cerveau, et une portée sur trois seulement donne un marquage exploitable, selon l'expérience du laboratoire. Les mères et les petits en surnombre sont proposés en interne à un autre projet avant d'être mis à mort.
Objectifs
Le retard de croissance intra-utérin (RCIU) est la deuxième cause la plus fréquente de mortalité périnatale. C’est une pathologie caractérisée par un retard de croissance général du fœtus en développement qui représente la deuxième cause la plus fréquente de mortalité périnatale. Touchant près de 3 à 9% des naissances dans les pays développés, c’est une insuffisance placentaire qui est le plus fréquemment mise en cause mais il peut également résulter d’une carence alimentaire de la mère dans les pays moins développés. Un tel retard dans le développement du fœtus entraine des déficits cognitifs à long terme caractérisés par des troubles de la concentration, de l’attention, une hyperactivité, un quotient intellectuel plus faible ainsi que des désordres moteurs. Le cortex ainsi que son réseau neuronal est le siège des fonctions cognitives de haut niveau. Ce projet consistera à utiliser le modèle de rat de RCIU pour appliquer une technique innovante qui permet de marquer de manière très claire des neurones isolés pour nous permettre d’apprécier d’une part les morphologies neuronales et d’autre part les interactions des neurones avec les vaisseaux sanguins environnants que l'on pourra mettre en évidence par des techniques classiques d'histologie.
Bénéfices attendus
Etudier les conséquences d’un RCIU sur l’intégrité du système nerveux central et plus précisément sur l’intégrité de ces réseaux neuronaux est indispensable pour mieux comprendre la mise en place de ces déficits cognitifs observés à long terme, afin d’envisager des stratégies thérapeutiques applicables dès la naissance pour limiter ces troubles cognitifs.
Procédures
Deux prélèvements sont effectués dans le cadre de ce projet. Le projet débute avec une mise en reproduction de deux animaux (un mâle et deux femelles par cage maximum) pendant une nuit seulement. Un prélèvement vaginal sur animaux vigiles est ensuite effectué pour confirmer la présence de spermatozoïdes et donc valider le premier jour de gestation. Quelques secondes seulement sont nécessaires pour procéder au frottis et aucune contrainte physique n’est appliquée à l’animal. Une anesthésie n’est pas envisagée pour éviter d’appliquer un stress supplémentaire à l’animal. Ces femelles gestantes sont ensuite soumises à un régime hypo-protéiné qui peut affecter leur comportement durant toute la période de gestation (22jours). Une chirurgie expérimentale appelée électroporation in utero est appliquée sur chacune de ces femelles au 16e de gestation. La chirurgie ne dure pas plus de 40 minute à partir de l’anesthésie jusqu’au réveil.
Impact sur les animaux
Les femelles sont soumises à un régime hypo-protéiné qui peut affecter leur comportement durant toute la période de gestation. Une inactivité ainsi qu’une perte de poids associé à ce régime pourra être observé durant la période de gestation. Le régime n’induit pas de perturbation du système digestif, si ce n’est des fèces d’une couleur plus claire. Ces effets indésirables n’ont pas de conséquences sur la mise bas des femelles d’après les projets déjà évalués. La taille des portées issues d’un RCIU peut être plus petite mais aucune mortalité supplémentaire n’est observée. La laparotomie appliquée à ces mêmes femelles au 16e jour de gestation peut également entrainer des changements dans le comportement de la femelle. Le réveil suite à la chirurgie peut être source de stress et suivie d’une inactivité et de douleurs. Ces observations ne durent pas plus de 2 à 3 jours selon les projets déjà évalués.
Devenir
Tous les animaux subissent la chirurgie d’électroporation in utero. En revanche, la moitié des femelles gestantes de ce projet ne sont pas soumis à un régime hypo-protéinée durant la période de gestation pour constituer un groupe contrôle. Après la mise à bas, les nouveau-nés seront maintenus en vie jusqu’au prélèvement des tissus à différents temps (P3, P8 ou P30). Parce que des différences métaboliques et une réaction inflammatoire influençant le développement du système nerveux central peuvent être observées entre les portées d’une femelle ayant déjà subi une intervention chirurgicale et notamment une laparotomie, nous ne réutiliserons pas ces mêmes animaux pour produire d’autres portées. En revanche, les femelles ainsi que les petits surnuméraires seront proposées en interne pour une réutilisation dans un autre projet avant de les mettre à mort.
Remplacement
Bien que des modèles in vitro de barrières hémoencéphaliques (cellules endothéliales cérébrales) existent, ils ne permettent pas d’étudier de façon concomitante la mise en place des réseaux neuronaux et vasculaires. Les séquelles neurologiques résultantes d’une atteinte périnatale dépendent de mécanismes complexes impossibles à reproduire in vitro, et la maturation des neurones ainsi que leur connectivité (entre eux mais aussi avec le réseau vasculaire environnant) ne peuvent être étudiés qu’in situ, dans un animal vivant. Il est donc nécessaire d’utiliser un modèle animal pour étudier la pathologie. L’analyse in vivo reste donc incontournable pour ce projet de recherche.
Réduction
Toutes les expériences sont planifiées avec un nombre minimal d’animaux, mais nous devons garantir une pertinence statistique significative (Annexe 2). Des recherches bibliographiques, des calculs statistiques de puissance, ainsi que les expériences passées du laboratoire démontrent que 10 animaux par groupe permettent d'obtenir des résultats significatifs à la suite de tests statistiques bilatéraux non paramétriques sur des échantillons indépendants. En revanche, les expériences passées dans le laboratoire ainsi que des recherches bibliographiques démontrent un taux d’efficacité d’électroporation moins important chez le rat que dans les modèles murins sur lesquelles le projet s’est inspiré (43% de réussite). Cela signifie qu’un nombre plus important de femelles est nécessaire pour obtenir suffisamment d’embryons pour lesquels l’électroporation a été efficace, positive. Selon les expériences passées du laboratoire, 1 portée sur 3 obtient des résultats positifs au marquage in utero. Ce nombre est néanmoins réduit car il nous sera possible d’utiliser les résultats des animaux du groupe contrôle d’un projet déjà existant utilisant la même procédure pour P8 et P30. Notre approche expérimentale nous permet d’analyser plusieurs dizaines de neurones ainsi que leur réseau vasculaire sur un même animal. Par ailleurs, les mêmes cerveaux pourront être utilisés pour d’autres marquages immunohistochimiques, permettant ainsi de minimiser le nombre d’animaux nécessaire à ce projet. Il existe dans le laboratoire un système de préservation jusqu’à plusieurs années de toutes les séries de coupes non utilisées. Cette banque de tissus permet d’optimiser sur le long terme l’utilisation du tissu tout en réduisant le nombre d’animaux utilisé. Les mères ayant subi cette procédure, ainsi que les petits surnuméraires, sont proposés en interne pour être réutiliser dans le cadre d’un autre projet.
Raffinement
De nombreuses actions de raffinement seront mises en place lors de ce projet. La mise en reproduction s’effectue en respectant les normes d’hébergement. Nous réunissons au maximum deux femelles et un mâle par cage pour une nuit seulement. Nous surveillons leur comportement et si la moindre violence est observée alors les animaux sont immédiatement séparés. Les femelles gestantes sont pesées tous les trois jours afin de prévenir d’une perte de poids trop importante associée au régime alimentaire. Nous mettons fin au protocole si la femelle perd plus de 10% de son poids initial (pesée le jour de la mise en reproduction). Toute procédure de chirurgie sera accompagnée d’utilisation d’anesthésiques et/ou d’analgésiques, et d’un suivi journalier des animaux afin de détecter et traiter immédiatement tout signe d’inconfort.
Choix des espèces
Les expériences décrites dans ce projet seront effectuées sur des rats Sprague Dawley (SD) puisqu’il s’agit de l’espèce utilisée dans l’équipe pour plusieurs projets. C’est une espèce de prédilection pour des expérimentations qui requiert une optimisation des gestations. Les femelles de cette lignée ont en effet des portées importantes et régulières. Elles s’occupent très bien de leurs petits et récupèrent très vite après une chirurgie. Les électroporations in utero seront effectuées à 16.5 jours embryonnaires (E16.5) pour nous permettre le ciblage des progéniteurs donnant naissance aux neurones corticaux superficiels. Les animaux seront mis à mort à 3 jours postnatal (P3), P8 et P30. Ces différents temps nous permettront d’analyser l’organisation des réseaux neurovasculaires au cours du développement postnatal et ainsi apprécier des modifications qui persisteraient à long terme.
« Read-out » pharmacologique par hypothermie induite et biodistribution chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système nerveux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Elles reçoivent des injections de vecteurs par plusieurs voies et des prélèvements de sang à la queue, l'effet étant lu à travers une baisse provoquée de leur température corporelle, pour évaluer des molécules censées franchir la barrière du cerveau. Le porteur reconnaît un risque de choc immunitaire, de réaction allergique ou de détresse cardio-respiratoire, tout en pariant sur l'absence d'effet à court terme. Les animaux sont tués par exsanguination sous dose létale d'anesthésique pour prélever sang et tissus.
Objectifs
Les neuropathies, myopathies, et maladies rares font partie des causes majeures de handicaps sévères dans le monde et, à l'heure actuelle, les besoins médicaux actuels restent très insatisfaits, sans aucuns traitements curatifs, ou palliatifs. Les maladies neurodégénratives telles qu’Alzheimer ou démences associées, les maladies lysosomales, les myopathies (Duchenne) sont des exemples d'enjeux de santé publique. Ces dernières années, les recherches privées et publiques ont augmenté leurs efforts de recherches, suscitant de grands espoirs pour les patients malades et leurs familles. Cette demande de projet s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif d’améliorer et de proposer à terme des perspectives thérapeutiques. Le savoir-faire de la société consiste en la conjugaison de peptides vecteurs à des pro-drogues ou molécules en cours de développement, voire déjà utilisées sur le marché, mais dont l'efficacité reste insuffisante ou encore à démontrer. En effet, la plupart des médicaments restent inefficaces par manque de passage et d'accès au région ou organes à traiter. La maladie d’Alzheimer est un de ces exemples de neuropathies majeures, pour laquelle aucun traitement efficace n’existe, tout comme bon nombre de pathologies périphériques ou cancers. L’objectif principal de notre société sera donc de proposer de nouvelles formulations capables de reconnaitre des partenaires endogènes spécifiques (récepteurs cellulaires) et d'utiliser leurs mécanismes naturels de trancytoses pour traverser les barrières cellulaires, protectrices des régions et organes sensibles de l'organisme. Dans notre cas, il s'agira en priorité du passage de la Barrière HématoEncéphalique (BHE) vers le système nerveux central (SNC). Par ce principe, nous pouvons passer naturellement ces barrières et amener in situ le médicament par la technique du cheval de Troie. Un avantage considérable qui permet de concentrer les médicaments au niveau des tissus à traiter et ainsi, de potentialiser les chances de traitements. Cette demande de projet s'inscrit dans ce contexte, en développant et optimisant nos molécules-vecteurs (VHH : Domaine variable chaine lourde Anticorps) pour améliorer la délivrance d’agents thérapeutiques. Par des approches systémiques, en administration intra-veineuses ou dermiques, en sous-cutanées, nous tenterons d’améliorer le potentiel d’actions de nos vecteur-médicaments, sur lignée murine consanguine (C57BL/6J) et génétiquement modifiée pour un récepteur cible.
Bénéfices attendus
En ce qui concerne la partie expérimentale, notre procédure met en avant la sensibilité d’action de nos VHH et les faibles quantités administrées (3R : raffinement), ce qui réduit également les risques de toxicités pour les animaux. Le faible nombre d'individus et l'optimisation des tests mettent en avant l'importance et la nécessité de bien caractériser la procédure. D'un point de vue médical, le potentiel de ciblage thérapeutique de nos Vecteurs médicaments (VHH) constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.
Procédures
Au cours de notre procédure, nous allons manipuler les animaux en vigile, ce pour toutes les administrations (administration i.v. 5.5ml/kg ; i.p. ou s.c.10ml/kg) ou prélèvements de sang intermédiaires (Prélèvement caudal ≤50 μl). Les administrations, rapides (quelques secondes) et précises, se feront sous forme de bolus ou injections répétées. L’expertise des expérimentateurs garantit la rapidité du geste et de la manipulation sans stress. De même, le prélèvement intermédiaire, en caudal (PI) (≤ 50 microlitres) sera réalisé en 1 seule fois. L'animal sera alors placé et immobilisé en contention spécialisée, puis, par une légère et micro-incision cutanée de l’extrémité de la queue (idem biopsie génotypage), le sang sera collecté sur tube hépariné (10UI/ml) ou EDTA, à raison de 2-3 gouttes de 50 µl de sang. En point final de la procédure, les animaux seront euthanasiés pour l’exsanguination et les prélèvements de tissus/organes. Les prélèvements finaux en post-mortem (exsanguination, prélèvements tissulaires) se feront sur animal euthanasié : anesthésié/analgésié à dose létale (Kétamine 150 mg/kg ; Xylazine 15 mg/kg), aiguille 25G (‘’5/8’’ ; 0.5*16mm), environ 10 minutes avant la fin de la cinétique. Donc ici, pas de procédures chirurgicales avec réveil, seulement une euthanasie et prélèvements sur du post-mortem.
Impact sur les animaux
Dans ce projet nous proposons d’étudier nos VHH sur des temps d’incubation relativement courts. D’une part, sur un read-out de la thermorégulation corporelle, pour valider le passage spécifique à travers la barrière hémato-Encéphalique du cerveau. D’autre part et sur les mêmes animaux, une biodistribution plus précise et quantifiable de nos VHH sélectionnés, et/ou une mesure d’efficacité, par dosage des quantités d’ANRm rémanentes dans les organes ou tissus d’intérêts. Les cinétiques d'incubations (maximum quelques jours) ne suffisent pas à générer d'effets indésirables ou de conséquences physiologiques, notamment, car les conjugués administrés présentent une demi-vie relativement courte, de quelques minutes à quelques heures. Le principal risque se trouve être la réaction immunitaire aigüe et spontanée. Dans le cadre de nos recherches, ces problématiques sont étudiées en amonts et en post-expérimentales (immunogénicité) couplée par de la littérature, ainsi que de notre expertise chimie et in vivo. Les composés VHH administrés aux souris ne doivent pas présenter de toxicité. Le savoir-faire de la société et les données issues de la littérature nous permettent d'anticiper les principaux risques de toxicité, couramment observés post-administration (choc immunitaire (anaphylactique) ; réaction allergique ; détresse cardio-respiratoire ; modification et troubles comportementaux). Dans le cadre de nos études, les conjugués VHH pourront être couplés à des peptides, drogues, ou autres, tel que de petits ARN interférents (siRNA). Ces derniers nous intéressent particulièrement, car leur rôle sera de bloquer en amont les ARN messagers responsables de l’expression de protéines impliquées dans l’apparition symptomatique de certaines pathologies. Notre étude, sur fond standard C57BL/6J et lignée hTfr (même fond ; cf. Annexe 2), permettra de mieux comprendre et appréhender les disfonctionnements physiologiques, sans que pour autant nos conjugués VHH n'aient, à court termes, d’effets sur la santé et le bien-être animal (3R : raffinement). Malgré ces précautions, une observation comportementale des animaux sera faite de manière quotidienne, à la recherche du moindre signe de souffrance (cf. Procédure, annexe1 MGS), le tout accompagné d'un suivit du poids des animaux entre le début et la fin des cinétiques, afin de s'assurer que les animaux ne perdent pas plus de 10% de poids initial.
Devenir
A l'issue de la procédure (biodistribution) les animaux seront euthanasiés pour réaliser les prélèvements de sang et tissus (Dose létale d'anesthésique en intrapéritonéal ; Kétamine 150 mg/kg ; Xylazine 15 mg/kg). Si des problèmes ou souffrances anormales sont rencontrées en cours de procédure, alors les animaux seront immédiatement sédatés par la même solution d’anesthésique à dose létale, suivit d’un sacrifice par une dislocation des cervicales.
Remplacement
Pour mener à bien nos modèles précliniques après validation in vitro, nous envisageons de réaliser des expériences sur le petit animal de laboratoire, ici la souris, modèle indispensable pour l’étude des mécanismes in situ (3R : remplacement). Il n'existe à l'heure actuelle aucun modèle prédictif de bio-informatique capable d'apporter toutes les réponses aux problématiques de la pharmacocinétique. Le modèle vivant, ici la souris, reste pour l'instant le seul système physiologique qui intègre la complexité de l'ensemble des paramètres physiologiques, mécanistiques et homéostasiques, indispensables pour étudier une efficacité pharmacologique chez les mammifères. Le principal désavantage concerne donc le recours à l’utilisation d’animaux. Il s’agit pour cela de définir à minima et au plus juste le nombre d’individus. Les faibles cohortes d'animaux permettront, malgré tout, d’obtenir un maximum de résultats, suffisant pour l’obtention de données statistiques significatives (3R : remplacement et réduction).
Réduction
L’optimisation de nos vecteurs en fonction de la voie d’administration permet d'envisager une médication optimisée et réduite (doses moins importantes), limitant de ce fait les possibles effets secondaires non souhaités (Raffinement), mais aussi de limiter le nombre d’individus au sein de la procédure (Réduction). Le nombre total d’animaux se répartit sur de petits groupes de n=4, à raison de 240 souris/an, réparties sur 3 études de 80 individus (10 groupes sur fond C57BL/6J et 10 groupes sur fond mutant hTfr), suffisant pour appréhender un effet de la sélection de conjugués sur les souris des 2 lignées. Cette estimation a été faite d’après les données bibliographiques et/ou les résultats antérieurs obtenus par la société. Pour une analyse statistique, le faible « n » (4 individus) nous orientera vers des modèles non-paramétriques. Sur de l’expérimentation in vivo, tous les paramètres ne sont pas maîtrisés, et sont basés sur des populations aléatoires de souris ou chaque animal présente des variables individuelles. Nous pourrons réaliser un équivalent du test d’homogénéité entre groupes, un test de Kolmogorov-Smirnov ou encore une analyse de variance (N.S one-way ANOVA). En cas d’analyse dite qualitative, on parlera de succès ou d’échec. Pour la partie échantillonnage et prélèvements de tissus en fin de procédure, une liste précise et déclinée sur plusieurs types de post-expérimentations, permettra d'optimiser chacune des souris, de manière qu'il n'y ait pas d'utilisation abusives et inutiles de souris. La réalisation de prélèvements intermédiaires (Prélèvement caudal ≤50 μl) en cours de cinétique permettra d'obtenir des données plasmatiques supplémentaires, ce qui va également dans le sens d'une optimisation et réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
La formation initiale et l’expérience du personnel permettent d’avoir suffisamment de recul pour appréhender tout signe et/ou comportement caractéristique d’une douleur ou gène chez l’animal (voir points limites Annexe 1 MGS), appuyés si besoin par la présence sur site d’un pharmacien et vétérinaire pour exercer dans le respect des 3R. Comme cité dans cette même partie de la procédure, nous porterons une attention particulière à la phase amont de l’expérimentation qui regroupe l’ensemble des préparatifs, l’adaptation, le conditionnement et la stabulation des animaux. Au minimum la veille des tests, les souris sont sorties de l’animalerie dans une pièce cyclée (12h/12h), insonorisée, armoire ventilée, sous température et hygrométrie contrôlées, avec nourriture et boisson ad libitum. Ils sont ainsi maintenus dans un contexte familier (pour les odeurs), avec la même cage (taille standard pour portoir ventilé+couvercle à filtre), un maximum de 4 individus par cage, litières (copeaux de bois) et raffinements (maison en carton et Sizzle-Nest). Les animaux sont ainsi isolés du lieu d’expérimentation (odeurs et bruits) pour éviter toute communication de stress et angoisse. Le choix des cinétiques sera également affiné au plus juste pour éviter de longs tests inutiles et de possibles angoisses supplémentaires. De plus, travaillant sur animal sain (C57BL/6J et C57BL/6J hTfr), la simplicité des administrations uniques ou répétées (administration i.v. 5.5ml/kg (Aiguilles 27G (3/4 ; 0.4/19mm)) ; s.c. 10ml/kg (Aiguilles 26G (‘’3/8’’ ; 0.45*10mm)) et i.p. 10ml/kg (Aiguilles 25G (‘5/8’’ ; 0.5*16 mm))) sur animal vigile et le court laps de temps d’exposition des molécules (cinétique de quelques heures à maximum 1 semaine), nous permettent d’éviter toute apparition potentielle de phénotypes dommageables chez les animaux. Dans cette procédure, nous utiliserons des animaux issus d’élevages extérieurs de chez deux fournisseurs différents.
Choix des espèces
Les rongeurs représentent cette famille de petite taille, facile d'utilisation et d’élevage, et idéale pour la mise en place de premières études pré-cliniques. Le développement préclinique nécessite tôt ou tard une première approche in vivo, sur un modèle animal tel que le rongeur, dans notre cas, la souris. C’est le modèle le plus standardisé et utilisé dans la racherche en expérimentation animale, notamment par sa physiologie connue (mammifère) et relativement proche de l’homme. Le modèle rongeur facilite les manipulations, les injections et observations comportementales. Il est aussi plus adapté et intéressant pour la partie pharmacologie (diminution des posologies). En pratique, on l’utilise principalement pour la facilité de mise en place des expérimentations, l’obtention de groupes jusqu’à 6-8 individus sans trop de contraintes de stabulation. Le modèle souris est surtout préférentiel lorsqu’il s’agit de mette en place l'élevage d’une lignée génétiquement modifiée avec une (des) mutation(s) donnée(s), ou encore d'étudier de nombreux modèles de pathologies, plus facilement accessibles. Les animaux seront utilisés pour réaliser des suivis pharmacologiques, des échantillonnages de tissus, organes ou liquides physiologiques, ceci à des fins scientifiques. Pour notre procédure, nous utiliserons des animaux dits « jeunes adultes », ayant une moyenne de 8 à 12 semaines. A cet âge, nous limitons ainsi les variations inter individus, qui peuvent avoir un impact sur les mécanismes physiologiques et les modulations de l'expression de certaines protéines. Ce stade « jeune adulte » présente un poids moyen de 25-27g environ, ce qui s’avère plus intéressant en termes de posologies (réduction des doses).
Inhibition de l’accumulation thalamique de fer dans la prévention de la dégénérescence secondaire après infarctus cérébral
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
252 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Après un infarctus cérébral, elles subissent des IRM répétées, des injections dans le nez trois fois par semaine et des tests comportementaux d'apprentissage étalés sur trois jours, pour tester des médicaments réduisant l'accumulation de fer dans le cerveau. Le porteur classe l'ensemble en gravité légère hors la mise à mort finale, alors qu'un infarctus cérébral est induit chez ces animaux. Toutes les souris sont tuées pour prélever leur cerveau et confirmer par histologie ce que l'IRM ne montre pas seule.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est d'apporter des solutions au suivi post-AVC, afin d'éviter des symptomes secondaires suite à l'infarctus cérébral. Pour cela, bous allons tester plusieurs médicaments, pour certains, déjà utilisés dans la pratique médicale courante, dans le but de réduire l'accumulation de fer dans des régions déconnectées par l'AVC.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d'améliorer la prise en charge des patients après un accident vasculaire cérébral, de les suivre de manière adéquate grâce à de nouveaux biomarqueurs et d'apporter de nouvelles solutions thérapeutiques pour diminuer les symptômes secondaires à l'infarctus cérébral. Les bénéfices attendus sont donc ceux-ci, avec une translation à l'Homme rapide (étude clinique déjà en cours de recrutement en parallèle à ce projet, avec un des médicaments testés).
Procédures
Les animaux ne sont soumis a aucune intervention faisant l'objet de procédures dans cette saisine. Seule la procédure 2 implique une manipulation des souris pour des injections en intra-nasal ou per os de médicaments, pouvant être considérée comme une intervention. Toutes les souris de ce projet sont soumises à cette manipulation (252 souris).
Impact sur les animaux
Les animaux ne subiront que des procédures de classe légère durant le projet, en-dehors de la dernière, qui nécessite leur euthanasie afin de récupérer les cerveaux et d'effectuer des analyses post-mortem. Les animaux seront donc suivis et pris en charge sans nuisances, ni effets indésirables attendus, jusqu'à leur euthanasie. La procédure 1 (IRM) dure 1h30 par souris et par IRM, répété toutes les deux semaines. La procédure 2 (injection intra-nasale) dure environ 1 minute par souris et par injection, répété 3 fois par semaine. Enfin, la procédure 3 (analyse comportementale) dure environ 4h par souris, étalées sur trois jours (apprentissage...) et ne sera pas répétée. Pour la dernière procédure (euthanasie et prélèvements), les souris ne sont plus conscientes, la procédure dure environ 20 minutes depuis l'injection d'anesthésiant jusqu'au prélèvement des cerveaux.
Devenir
Les modifications de signal observées en IRM ne sont pas parfaitement spécifiques et seule une étude histologique (immunofluorescence), génomique (qPCR) et analytique (dosage du fer in situ) combinée permettra de confirmer cette hypothèse et de connaitre la forme sous laquelle l’excès de fer est présente (fer libre ou ferritine notamment) et si elle peut être traitée. Cette analyse histologique nécessite le prélèvement des cerveaux des souris de ce projet, impliquant une euthanasie pour toutes les souris.
Remplacement
Chez l’Homme les modifications thalamiques post-AVC sont compatibles avec une augmentation du fer. Néanmoins, les modifications de signal observées en IRM ne sont pas parfaitement spécifiques et seule une étude histologique combinée permettra de confirmer cette hypothèse et de connaitre la forme sous laquelle l’excès de fer est présente (fer libre ou ferritine notamment). Des analyses histologiques et comportementales permettront également d'éclaircir les mécanismes sous-jacents à la neurodégénérescence observée chez l'Homme. Enfin un premier niveau de preuve d’efficacité des traitements luttant contre l'accumulation de fer et son impact sur la mort cellulaire est nécessaire chez l’animal. La démonstration de leur effet bénéfique thérapeutique avant transposition chez l'homme ne peut se faire que dans un modèle animal proche de la physiopathologie humaine car la culture cellulaire ne peut reproduire la complexité des réseaux qui relient le cortex au thalamus et dont l’interruption est à l’origine des phénomènes de neurodégénérescence à distance.
Réduction
Notre projet a été designé dans le but de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, afin d'obtenir des statistiques correctes, extrapolables à des cohortes plus nombreuses. Nous avons pris à coeur d'inclure des femelles et des mâles dans nos analyses également afin d'obtenir des résultats fiables pour une translation à l'Homme efficace.
Raffinement
Tous les animaux seront soigneusement suivis au cours de ce projet. Une grille d'évaluation de la douleur a été établie pour permettre un suivi adéquat. Aucune des procédures de cette saisine, en dehors de la dernière qui nécessite la mise à mort des animaux, ne sont de classe moyenne ou sévère, réduisant ainsi au maximum la douleur. En cas de propblème, des protocoles ont été mis en place pour pallier à une éventuelle douleur (détaillés dans cette saisine).
Choix des espèces
Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris et il a été démontré que les AVC étaient de petite taille mais s’accompagnaient de modifications thalamiques via des phénomènes de déconnexion. Une éventuelle accumulation de fer ainsi que sa temporalité n’a néanmoins pas été étudiée. Nous utiliserons des souris adultes mâles et femelles âgées de 6 à 8 semaines au moment de la chirurgie. Les animaux subiront la chirurgie à l'âge adulte, équivalent à un infarctus humain.
Délivrance intracérébrale d’un médicament par ultrasons chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
300 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Elles reçoivent une injection intraveineuse de particules, une séquence d'ultrasons puis un traceur, avant une perfusion intracardiaque terminale, pour établir une preuve de concept d'une délivrance de médicaments dans le cerveau par ultrasons. Le porteur décrit le stress lié à la contention et à l'anesthésie et une hypothermie limitée par une couverture chauffante. Il indique avoir mené des essais in silico et in vitro et conclut que le modèle animal ne peut être remplacé à cette étape.
Objectifs
Etablir la preuve de concept de l’efficacité d’une nouvelle stratégie de délivrance intracérébrale de médicaments par ultrasons.
Bénéfices attendus
Validation de notre nouvelle stratégie ultrasonore de délivrance intracérébrale de médicaments
Procédures
Procédure 1 : Evaluation de la capacité de la séquence ultrasonore US1 et des particules P1 à accumuler un traceur vasculaire, le bleu d’Evans, dans le cerveau : 1- Injection intraveineuse de particules P1 – anesthésie gazeuse – 80 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 30 s 2- Application de la séquence ultrasonore US1 – anesthésie gazeuse – 80 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 5 min 3- Injection intraveineuse d’une solution de bleu d’Evans – 80 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 30 s 4- Perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde – 160 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 20 min Procédure 2 Evaluation de la capacité des séquences ultrasonores US1 et US2, et des particules P1 et P2 à accumuler un fluorophore, DiD, dans le cerveau 1- Injection intraveineuse de particules P2 – anesthésie gazeuse – 40 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 30 s 2- Co-injection intraveineuse de particules P1 et P2 – anesthésie gazeuse – 80 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 30 s 3- Application de la séquence ultrasonore US2 – anesthésie gazeuse – 40 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 5 min 4- Application de la séquence ultrasonore US1 – anesthésie gazeuse – 40 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 5 min 5- Application des séquences ultrasonores US1 et US2 – anesthésie gazeuse – 20 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 5 min 6- Perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde – 140 animaux- pour chaque animal 1 seule fois – 20 min
Impact sur les animaux
Le stress est minimisé par l'implication d'un personnel qualifié à l'expérimentation animale (niveau concepteur). Les souris sont facilement stressées, la contention nécessaire à l’induction de l’anesthésie rajoute une source de stress supplémentaire. Les animaux, après la phase d’acclimatation, seront habitués à être sortis de leur cage. Les nuisances ou effets indésirables des procédures 1 et 2 seront évalués par le personnel de zootechnie et par les responsables de l’étude. La respiration, la température et le poids seront mesurés.
Devenir
Procédures 1 et 2 : A la fin de l’étude, une perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde et un prélèvement du cerveau sera réalisé.
Remplacement
Dans une première approche expérimentale, nous avons réalisé des expériences in-silico et in-vitro dont les résultats sont particulièrement encourageants et nécessitent d'être validés in-vivo. Par conséquent, à cette étape du projet, le modèle animal ne peut être substitué par un autre modèle d'étude in-vitro ou in silico.
Réduction
Grâce à un plan d’expérience, les groupes contrôles et expérimentaux seront constitués de 20 souris (10 mâles et 10 femelles). Nous réaliserons une étude statistique pour déterminer si notre nouvelle stratégie ultrasonore permet une accumulation efficace du bleu d’Evans et du DiD dans le cerveau (Puissance de test : Two-way ANOVA, 80%, Seuil de risque : 0.05).
Raffinement
Les souris seront hébergées en présence d'un objet d'enrichissement (morceaux de carton et/ou tube plastique) en groupe. Les souris sont facilement stressées, la contention nécessaire à l’induction de l’anesthésie rajoute une source de stress supplémentaire. Les animaux, après la phase d’acclimatation, seront habitués à être sortis de leur cage. Afin de limiter l’hypothermie induite par l’anesthésie générale, principale nuisance des procédures 1 et 2, les souris seront placées sur une couverture chauffante pendant ces procédures.
Choix des espèces
Dans la littérature, les stratégies de délivrance intracérébrale de médicaments par ultrasons sont réalisées chez la souris Balb/c de 6 semaines environ pour un poids de 20 g.