Système musculosquelettique

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32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit des séries d'injections intrapéritonéales et subit un protocole d'électrostimulation des muscles du mollet sous anesthésie, censé imiter une déchirure musculaire, avant d'être tué pour analyser le tissu musculaire. Le porteur attribue le niveau modéré au cumul des injections, des électrostimulations et des anesthésies. Sur le remplacement, il affirme que l'électrostimulation est impossible à reproduire in vitro et que seule l'analyse du tissu entier révèle l'effet recherché.

Objectifs

Le maintien de la quantité et de la qualité des muscles est crucial pour une bonne qualité de vie, et est facilité par la remarquable capacité de ce tissu à se réparer après une lésion musculaire (par exemple un claquage ou contusion musculaire). Les muscles possèdent des cellules de réserve, appelées cellules souches, qui ont une contribution importante à cette capacité de réparation du tissu musculaire grâce à leur capacité de différenciation et de fusion avec les fibres musculaires lésées. Il a été démontré qu’une protéine X impliquée dans l’activation des cellules de réserve joue un rôle clé dans la réparation du muscle in vitro et in vivo dans un modèle murin de lésion toxique (i.e., injection d’un venin de serpent). Toutefois le rôle de la protéine X dans la réparation du muscle lésé en réponse à un exercice n’est à ce jour pas connu. Le projet étudie le rôle de la protéine X dans l’activation des cellules de réserve et ses conséquences fonctionnelles en utilisant un modèle d’exercice mimant une déchirure musculaire chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche fondamentale permet de mieux comprendre le rôle d’une protéine régulant l’activation des cellules de réserve en réponse à une blessure musculaire. L’amélioration des connaissances sur la réparation du muscle après une lésion permettra à termes de proposer des stratégies thérapeutiques efficaces aussi bien pour le muscle sain (par exemple, athlètes de haut niveau) que pour le muscle pathologique (par exemple, arthroplastie totale de hanche, patients atteints de dystrophie, personne âgée). Une meilleure réparation du muscle est essentielle pour les performances des sportifs mais également pour la qualité de vie des patients.

Procédures

Les animaux recevront des injections en intra péritonéales (lot n°1 : 4 injections sur 4 jours, puis 2 semaines plus tard 3 injections en 3 jours. Lot n°2 ; 4 injections sur 4 jours). La durée de chaque injection est inférieure à 30 secondes. Les animaux sont soumis à un protocole d’exercice réalisé sous anesthésie générale (électrostimulations des muscles du mollet). La durée d’anesthésie générale est inférieure à 15 minutes. La durée du protocole d’exercice est de 5 minutes

Impact sur les animaux

Des nuisances et effets indésirables "modérés" sont attendus du fait d’un cumul d’actes (injections ip, électrostimulation, anesthésies). Les données de la littérature ne rapportent pas d’effets indésirables des différentes substances injectées. Après le protocole d'exercice, qui concerne un seul muscle de la patte arrière, les animaux ne présentent aucun signe de souffrance et sont en mesure de se mouvoir, de s’alimenter et de s’hydrater dès leur réveil. Aussi, il a été démontré que les anesthésies à l’isoflurane liées au protocole d’exercice et à la mesure de force n’induisent pas de troubles anxieux ou de modifications du comportement, de l’activité et de la mobilité des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse du tissu musculaire qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.

Remplacement

Ce projet est l'aboutissement des études in vitro et ex vivo qui ont été menées auparavant. Pour ce projet, les modèles animaux sont indispensables car la procédure implique un exercice d’électrostimulation qui est impossible à reproduire in vitro. Aussi, les études de physiologie nécessitent l'utilisation de modèles animaux car seule l'analyse du tissu, voire de l'organisme entier permet d'identifier le réel impact de ces interactions moléculaires et cellulaires sur la fonction de l'organe.

Réduction

Le modèle d'exercice utilisé est totalement non-invasif et permet de mesurer la force musculaire de manière concomitante sur les mêmes animaux, et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Nous proposons d’établir des banques biologiques informatisées issues des expérimentations qui pourront à terme limiter l'utilisation de nouveaux animaux. Des prélèvements multiples sont réalisés après euthanasie sur le même individu pour des tests parallèles. L'utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l'établissement des données expérimentales, à l'aide des analyses statistiques effectués précédemment pour ces procédures.

Raffinement

Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. Les procédures expérimentales incluent un recours à l'anesthésie générale profonde. Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d'élevage afin d'enrichir l'environnement des souris. Aussi, un suivi quotidien des animaux permet d’éviter toute souffrance inutile et de prendre les mesures adéquates dans le cas d’un éventuel phénotype dommageable, bien que non attendu.

Choix des espèces

Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme dans sa structure et son fonctionnement. Les processus physiologiques impliqués dans la régénération du muscle squelettique ont été largement décrits chez des animaux adultes. Les animaux sont donc utilisés entre 8 et 12 semaines d'âge.

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20 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Elles subissent une imagerie échographique puis une IRM des pattes antérieures pour comparer les propriétés mécaniques des muscles de souris saines et de souris déficientes pour le gène KLF10. Le porteur souligne le caractère peu invasif de l'imagerie, l'anesthésie servant surtout à immobiliser l'animal, mais prévoit une mise à mort par dislocation cervicale sous anesthésie en fin de procédure. Il affirme qu'aucun modèle alternatif ne reproduit un muscle fonctionnel et que la souris est le seul animal porteur de cette déficience génétique.

Objectifs

Chez l’homme, le gène étudié a une influence majeure sur le développement et le fonctionnement du cerveau, du pancréas, des os ainsi que des muscles, du sein et des ovaires. Son expression anormale a une influence sur le développement de cancers, de maladies osseuses et de pathologies cardiaques. Toutefois, alors que fortement exprimé dans les muscles, son lien avec le fonctionnement musculaire reste aujourd’hui encore sous-étudié et incompris. Dans ce contexte, dans ce projet, nous comparons le développement des muscles chez des sujets sains avec des sujets chez qui le gène étudié ne s’exprime pas (lignées de souris présentant la déficience de ce gène) afin d’en isoler l’influence. La comparaison entre sujet sain et déficient s’effectuera alors grâce à des approches in vivo par imagerie médicales, par IRM et par ultrasons (approche nommée élastographie), afin de comparer les propriétés mécaniques des muscles des pattes antérieures. A l’exception de l’anesthésie, non utilisée chez les patients humains mais nécessaire pour immobiliser temporairement les animaux, ces approches in vivo, non invasives et sans douleur par imagerie ici adaptées aux petits animaux sont couramment utilisées dans différents services hospitaliers en routine clinique.

Bénéfices attendus

Le rôle du gène étudié a été mis à jour initialement dans les cellules osseuses. Compte tenu de l'avancée des découvertes actuelles, le gène KLF10 pourrait avoir une très grande importance dans de nombreuses maladies musculaires (telle que la myopathie de Duchenne caractérisée par des lésions musculaires importantes) et pendant la cicatrisation musculaire. La perspective de cette étude sera de caractériser le rôle étudié dans les pathologies musculaires pour aboutir à moyen terme à un protocole de diagnostic sans douleur basé sur l’imagerie médicale et à plus long terme à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes incluses dans la procédure expérimentale effectuée successivement sur chaque animal : 1) Imagerie échographique des pattes antérieures de l’animal sur une machine commerciale clinique pour imagerie anatomique et mesure des caractéristiques mécaniques des muscles. (procédure de 30 minutes) 2) Installation dans un imageur IRM petit animal pour l'imagerie de l’anatomie, de l’orientation des fibres musculaires et des propriétés mécaniques des muscles par élastographie (procédure de 30 minutes). Ces acquisition seront effectuées sous anesthésie monitorée des animaux, en imageant deux sortes de muscles afin d’en dissocier les caractéristiques : un muscle aux fibres rapides et un muscle aux fibres lentes.

Impact sur les animaux

De par la nature minimalement invasive du protocole d'imagerie (au maximum insertion d'une aiguille d'acupunture), les effets indésirables correspondent exclusivement à un potentiel inconfort lié à l'anesthésie, incluant un possible refroidissement, et au potentiel stress pouvant être ressenti par l'animal avant expérimentation. Afin d'y remédier au maximum, une période d'acclimatation sera respectée, le milieu enrichi par du papier cardé, les armoires régulés en température et en humidité et un tapis chauffant sera utilisé pendant la durée totale de l’expérimentation. Les seuls effets indésirables notables sont liés à la souche utilisée. L’inhibition de ce gène est susceptible d’engendrer des changements structurels des muscles squelettiques tels que de l'hypertrophie, le passage de fibres à contractions lentes en fibres à contractions rapides ou encore des changements dans la masse musculaire.

Devenir

A l'issu de chaque procédure d'imagerie, les souris seront euthanasiées par dislocation cervicale sous anesthésie. Cette méthode sera appliquée en fin de procédure ou en cas d’atteinte des points limites. La vérification de la mort se fera par observation de l’arrêt respiratoire et cardiaque, ainsi que par observation de l’opacité des yeux.

Remplacement

Bien qu'un modèle alternatif tissulaire de muscle in vitro soit en cours de développement, il ne peut reproduire les phénomènes que nous souhaitons étudier. L’utilisation d’un animal est donc une nécessité et ne saurait être remplacé à l'heure actuelle.

Réduction

Nous utiliserons des tests statistiques nous permettant d’évaluer le rôle du gène étudié dans le fonctionnement du muscle. Le nombre d’animaux tient compte des besoins expérimentaux et statistiques tout en réduisant le nombre d’animaux au minimum.

Raffinement

Concernant les souris KLF10-KO, le phénotype ne présente aucune douleur/souffrance aux animaux. Toutes les souris seront acclimatées à l'animalerie 4 à 8 j avant le début des expérimentations. Les souris disposeront de nourriture et d’eau à volonté, avec un maximum de 2 animaux par cage. L’environnement est contrôlé (température et humidité), avec un éclairage artificiel avec photopériodes 7h-19h. Du papier cardé sera disposé dans les cages afin d'enrichir le milieu. Le jour de la procédure, les animaux seront anesthésiés individuellement par voie gazeuse. La profondeur de l’anesthésie sera évaluée par le réflexe palpébral. L’hypothermie due à l’anesthésie sera évitée grâce à un tapis chauffant pendant la durée totale de l’expérimentation. De l'ocrygel sera appliqué sur les yeux pour éviter leur dessèchement. Toute la procédure sera effectuée avec l'objectif de maximiser le bien-être des animaux et de limiter la souffrance et la détresse. Nous avons mis en place un suivi des animaux et des traitements de la douleur.

Choix des espèces

Il n'existe à l'heure actuelle aucune modèle alternatif permettant de reproduire un muscle fonctionnel (lent ou rapide). Nos précédentes études nous ont permis d'établir la robustesse et l'intérêt pour cette problématique de santé public de ce modèle de souris inhibant l'expression du gène étudié. La souris constitue aujourd'hui le seul animal présentant un modèle avec inhibition de l'expression de ce gène. Les tests seront effectués sur les muscles squelettiques de souris adultes (3 mois, phénotype non dommageable dans cette tranche d’âge). Ce stade a été choisi pour rester dans la continuité de précédents travaux déjà publiés. Un des objectifs majeurs de nos travaux est de développer un modèle numérique du muscle de souris sain et avec déficience du gène étudié (modèle essentiellement basé sur les données acquises par imagerie médicale) pour la compréhension puis le diagnostic des effets de ce gène.

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Souris : 143
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143 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie d'implantation d'un biomatériau, soit sous la peau, soit dans un défaut osseux du crâne créé au préalable, pour tester l'activité de vésicules extracellulaires sur la repousse osseuse. Le porteur annonce une analgésie péri et post-opératoire et n'attend que des douleurs légères, avant une mise à mort par élongation cervicale pour prélever les implants et les crânes. Il affirme qu'il n'existe pas de solution de remplacement pour une étude portant sur le tissu osseux et retient la souris, dont sont issues les vésicules étudiées.

Objectifs

En vieillissant, la communication intercellulaire entre les cellules osseuses est modifiée, et par conséquent l’équilibre entre la formation et la résorption osseuse est altéré conduisant à la perte osseuse. Récemment, des vésicules extracellulaires ont été identifiées comme un nouveau mode de communication entre les cellules osseuses, permettant la régulation du remodelage osseux. Notre hypothèse de travail est que ces vésicules extracellulaires sont impliquées dans la communication entre les cellules osseuses et qu’elles participent au processus de régénération tissulaire et au vieillissement osseux. Les vésicules extracellulaires osseuses sont obtenues par centrifugation différentielle à partir d’un broyat d’os long de souris (tibias et fémurs) prélevés sur des animaux morts (ces animaux ne sont donc pas pris en compte dans le nombre d’animaux nécessaires à la réalisation de ce projet). A l’issu des premières centrifugations permettant d’éliminer les débris d’os et les corps apoptotiques, la fraction obtenue est « l’extrait total ». L’ultracentrifugation de « l’extrait total » permet d’isoler la « fraction vésiculaire » et la « fraction soluble » (contenant l’ensemble des protéines solubles : cytokines et facteurs de croissance par exemple). Nous avons observé in vitro que l’extrait total permet de stimuler la différenciation des ostéoblastes, les cellules formant l’os. Nos résultats indiquent que c’est la fraction vésiculaire qui est à l’origine de cet effet in vitro. L’objectif de notre projet est de valider in vivo que l’activité ostéogéniques de l’extrait total est bien associée à la fraction vésiculaire, et non à la fraction soluble. Ainsi pour l’ensemble de cette étude, nous allons comparer l’effet de ces trois fractions entre elles. De plus, nous allons comparer l’effet de ces fractions avec celui du gold-standard, la Moelle Osseuse Totale (MOT) qui sera le contrôle positif de l’ensemble de notre étude. Afin de maintenir le matériel biologique dans les défauts osseux, les fractions seront associées à un biomatériau composé d’un mélange d’hydrogel et de granules de Phosphate de Calcium Biphasique (BCP) utilisé ici pour leurs propriétés ostéoconductrices. Ce biomatériau est déjà utilisé dans le laboratoire avec succès pour la régénération osseuse. Cette étude sera menée chez la souris dans deux contextes : en site ectopique (implantation en sous-cutané) et en site orthotopique (implantation dans des défauts osseux de calvaria).

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra pour la première fois de valider in vivo la capacité ostéogénique des vésicules extracellulaires extraites d’os dans le cadre de la régénération osseuse. Les perspectives de cette étude pourront nous apporter de nouvelles connaissances des phénomènes impliqués dans la régénération osseuse grâce aux vésicules extracellulaires dérivées d’os. A plus long terme, l’utilisation de vésicules extracellulaire pourra permettre de remplacer les thérapies cellulaires classiques et pourront être appliquées à l’Homme.

Procédures

Deux procédures chirurgicales seront réalisées. Les animaux seront soumis soit à l’implantation sous-cutanée d’un biomatériau chargé en fraction biologique (temps opératoire max : 10 minutes) soit à l’implantation d’un biomatériau chargé en fraction biologique au niveau d’un défaut osseux critique de calvaria de souris réalisé au préalable (temps opératoire max : 20 minutes). Ces procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et une analgésie adaptée sera appliquée. Aucun prélèvement sur animaux vigiles ne sera réalisé.

Impact sur les animaux

En se basant sur nos connaissances et nos études antérieures, nous n’attendons aucune gêne fonctionnelle, perte de poids, stress ou comportement anormal des animaux au cours de cette expérimentation. Les souris Swiss/CD1 sont décrites comme ayant une susceptibilité faible de développer les réactions inflammatoires sévères. Des douleurs post chirurgicales légères pourraient être observées. Pour cela, les animaux seront soumis à une analgésie péri-opératoire et post-opératoire par injection sous-cutanée de buprénorphine (0.05 mg/kg).

Devenir

En fin d’expérimentation, tous les animaux seront tués par élongation cervicale puis les implants sous-cutanés (procédure 1) ou les calvarias (procédure 2) seront prélevés et fixés pour les analyses radiologiques et histologiques mises en œuvre pour évaluer la repousse osseuse.

Remplacement

L’utilisation de rongeurs reste nécessaire afin de valider les propriétés des biomatériaux chargés en termes de biocompatibilité, d’ostéoinduction et d’ostéoconduction. Il n’existe malheureusement pas de solution de remplacement complet ou par des invertébrés en raison de l’étude menée sur le tissu osseux.

Réduction

Dans le but de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, le biomatériau utilisé a été sélectionné en amont et déjà testé pour sa biocompatibilité et sa capacité d’ostéoconduction in vitro et in vivo. Pour la première procédure utilisant des implants sous-cutanés, plusieurs implantation (jusqu’à 4) seront réalisées sur le même animal pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Pour la deuxième procédure réalisée en site orthotopique, les défauts osseux seront réalisés sur chaque os pariétal qui compose la calvaria de souris, soit 2 défauts par animaux, réduisant de fait le nombre d’animaux tout en préservant la puissance statistique. Par ailleurs une approche statistique (software GPower), nous a aidé à calculer le nombre d’implants nécessaires à l’obtention de résultats significatifs afin de constituer des groupes avec un nombre d’animaux nécessaires et suffisants à l’obtention de résultats significatifs et à la valorisation des résultats de cette étude. Les tests statistiques utilisés dépendront de la distribution des données. Pour chaque paramètre, la normalité et la distribution seront évaluées. En fonction de ces évaluations, un test de variance paramétrique (Anova) ou non paramétrique (Kruskall-Wallis) sera réalisé. Si P

Raffinement

Afin de raffiner la méthodologie, les procédures de manipulation et de surveillance régulière sont élaborées avec l’objectif d’éliminer toute forme de souffrance animale. Les animaux seront anesthésiés et recevront une analgésie adaptée en prémédication et jusqu’à 48 heures après la chirurgie. La surveillance régulière des animaux permettra d’évaluer des points limites selon une grille d’évaluation détaillé (Annexe). Selon les points limites identifiés, les animaux pourront recevoir une analgésie adaptée ou seront retirés de l’étude. Chaque étape de l’étude tiendra compte du bien-être de l’animal, de son arrivée dans l’animalerie spécialisée à son sacrifice en fin d’étude. Les animaux seront hébergés en groupe sociaux de 5 individus par cage avec enrichissement sous forme de frisottis et recevront une nourriture standard et de l’eau de boisson ad libitum.

Choix des espèces

Le modèle de défaut osseux critique de calvaria chez le rongeur est couramment utilisé dans la littérature pour l’étude de la régénération osseuse et est parfaitement validé. De plus, les vésicules extracellulaires que nous étudions étant issues de souris, nous avons décidé de rester chez la même espèce pour la validation expérimentale in vivo de notre hypothèse d’étude. Les animaux inclus dans cette étude seront des souris mâles âgées de 12 semaines au début de la procédure. Ceci permet d’avoir des animaux matures sans pathologies associées au vieillissement tout en limitant les biais liés à la croissance osseuse physiologique.

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Souris : 740
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740 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance sévère. Le porteur les soumet à une suspension par la queue simulant l'apesanteur pendant trois à sept jours, avec gavage d'une molécule trois fois par semaine et injection d'une autre avant la mise à mort par dislocation cervicale. Il indique que la suspension provoque des bouchons urinaires et un stress lié à l'immobilisation, ainsi qu'une baisse de la prise alimentaire et du poids les premiers jours. Il affirme que l'inactivité physique ne peut être reproduite sur des modèles plus simples et qu'il serait "éthiquement difficile" de mener ce type d'expérimentation chez l'humain.

Objectifs

L’objectif est de valider la preuve de concept que l’activation préalable de la réponse intégrée au stress (ISR) par une sollicitation maîtrisée permet de limiter la diminution de la masse et la fonction musculaire en situation d’inactivité physique. De récents travaux indiquent que l’activation de l’ISR avant un stress permet de préserver la fonction tissulaire dans des modèles d’ischémie/reperfusion. De plus, une activation modérée de l’ISR avant une situation catabolique pourrait optimiser le renouvellement des mitochondries. Cependant, si l’ISR peut promouvoir une réponse adaptative efficace des cellules au stress, sa sur activation peut avoir des effets délétères sur le muscle.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer l'intérêt d'un préconditionnement de la réponse intégrée au stress en amont d'une situation catabolique pour préserver la masse musculaire. Dans ce cas, ce projet précisera les conséquences musculaires du préconditionnement et ses modalités.

Procédures

Hébergement en cage individuelle si nécessaire pendant toute la durée de l'expérrimentation; Administration d'une molécule pharmacologique (Halofuginone) par gavage 3 fois par semaines pendant 4 semaines au maximum; Administration d'une molécule pharmacologique par injection intrapéritonéale (Puromycine) 1 fois 30 minutes avant l'euthanasie; Suspension anti-orthostatique pendant 3 et 7 jours; Désuspension : 1 fois puis les animaux sont laissés en récupération pendant 14 jours au maximum.

Impact sur les animaux

Du fait de la procédure de suspension anti-orthostatique, les animaux peuvent présenter des bouchons urinaires surtout au début de la suspension: les animaux sont donc observés au moins deux fois par jour tout au long de l’expérimentation. Si un bouchon est observé, l’expérimentateur l’élimine à l’aide d’une compresse imbibée d’une solution désinfectante (Chlorhexidine/Hibitane 5% diluée au 1/100ème). La suspension des animaux entraine de fait un stress lié à la restriction de leur mobilité. Cependant, les effets sur la prise alimentaire et sur le poids corporel qui sont tous deux réduits les 2-3 premiers jours sont normalisés ensuite.

Devenir

Procédure n°1 (Suspension anti-orhtostatique) : Tous les animaux utilisés dans les Tâches 2.1, 2.2 et 4 sont mis à mort par dislocation cervicale après anesthésie à l'Isoflurane. Dans la Tâche 3, les animaux des groupes HF-CT, HF-HS, NaCl-CT et NaCl-HS sont mis à mort. Les animaux des groupes HF-RHS (7 ou 14) et NaCl-RHS (7 ou 14) seront désuspendus (Procédure n°2) et placés en récupération pendant 7 jours (ou 14 jours si nécessaires) et seront mis à mort au terme de cette période. 2). Procédure n°2 (Désuspension et placement en récupération) : Tous les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale après anesthésie à l'isoflurane. Procédure n°3 (Hébergement en cage individuelle) : Tous les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale après anesthésie à l'isoflurane. Procédure n°4 (Administration d'halofuginone) : Tous les animaux sont gardés en vie et soumis à la suspension anti-orhtostatique ou non. Procédure n°4 (Adminsitration d'halofuginone) : Les animaux de la tâche 1 seront mis à mort. Ceux des tâches 2.2, 3 et 4 seront gardés en vie.

Remplacement

Les fontes musculaires lors de pathologies sont caractérisées par une atteinte simultanée de plusieurs tissus et/ou fonctions. Cette complexité des interactions entre tissus et organes n’existe que chez les animaux vivants. L’inactivité physique est impossible à reproduire sur des modèles expérimentaux plus simples (culture de tissus ou de cellules). Les situations d’inactivité physique chez l’Homme sont retrouvées lors de maladies ou de grande fatigue rendant éthiquement difficile ce type d’expérimentation chez l’Homme. L’utilisation d’animaux vivants placés en situation d’inactivité physique est la seule option possible. Nous avons choisi le modèle de suspension car i) il induit des altérations musculaires en réponse à l’inactivité physique indépendamment de pathologies ou de processus inflammatoires et ii) il est réversible permettant d’évaluer la capacité de récupération des animaux après dé-suspension.

Réduction

Pour nos expérimentation, nous avons prévu le nombre nécessaire d'animaux, à la fois pour garder une puissance statistique dans le traitement de nos résultats, et pour palier l'exclusion de certaines souris de l'expérimentation. Nous avons défini plusieurs têches progressives permettant de définir le protocole de préconditionnement, de le valider avant de tester sur un nombre d'animaux plus importants les conséquences physiologiques au niveau musculaires. Si les premières étapes ne permettent pas de trouver les modalités de préconditionnnement adéquates, le projet serait arrêté et les souris prévues dans les tâches ultérieures ne seraient pas utilisées.

Raffinement

Comme développé pour chacun de nos protocoles expérimentaux, nous allons porter une attention particulière au bien-être des animaux. Le suivi quotidien des animaux permettra d'identifier des signes de souffrance caractérisés par l'état du pelage, le comportement de la souris (agressivité/apathie), cris, mobilité, alimentaiton... Le poids corporel et la prise alimentaires seront donc mesurés tous les jours. Dans le cas où un animal présenterait des signes manifestes de souffrance ou de perte de poids excessive (>20% du poids initial), il sera sorti des protécures expérimentales. Les animaux auront à leur disposition un enrichissement

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont des souris C57BL6 âgées de 6-12 semaines. L’expérimentation a pour objectif d’utiliser un modèle animal se rapprochant le plus possible du métabolisme de l’homme soumis à une situation d’inactivité physique. Les animaux utilisés sont non transgéniques. Les animaux seront utilisés sont des souris matures âgées de 8-12 semaines. Elles sont matures d’un point de vue sexuel ce qui permet d’éviter les modifications hormonales observées durant la croissance. De plus, la croissance musculaire est stabilisée ce qui permet d’observer les pertes de masse musculaire per se en réponse à la suspension, indépendamment d’un effet éventuel lié à un retard de croissance.

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Souris : 12
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12 souris vont être utilisées, réutilisées pour des passages d'imagerie répétés tout au long du projet puis mises à mort, dans des procédures classées en souffrance légère. Le porteur développe un dispositif de résonance magnétique qu'il présente comme "strictement non invasif", l'exploration du muscle se faisant sous anesthésie générale sans chirurgie ni capteur implanté. Il souligne que les montages classiques imposent au contraire de sacrifier l'animal après une seule mesure, et met en avant la répétition des examens sur un même individu pour réduire les effectifs. Il affirme qu'aucune alternative ne permet d'explorer la fonction musculaire sans recours à l'animal vivant.

Objectifs

Les techniques de résonance magnétique nucléaire (RMN) ont démontré leur efficacité pour étudier la fonction musculaire in situ. Cependant, en expérimentation animale, le bénéfice de la RMN en termes de non invasivité est perdu étant donné l’utilisation de dispositifs expérimentaux intégrant des systèmes traumatiques pour induire les contractions musculaires (stimulation directe du nerf moteur à l’aide d’une électrode placée sur ce dernier) et pour mesurer la force produite (attachement d’un capteur de force au tendon du muscle étudié) à l’intérieur d’un scanner RMN. En plus des souffrances et angoisses qu’elle peut potentiellement générer, la préparation chirurgicale ainsi requise impose de sacrifier l’animal à la fin de l’expérience, ce qui exclue la possibilité de répéter les explorations plusieurs fois sur le même individu. C’est pour ces raisons que nous avons entrepris de développer une nouvelle approche méthodologique permettant d’explorer la fonction musculaire de manière totalement non invasive chez des souris vivantes anesthésiées. Cette approche, unique au monde, permet de réaliser des enregistrements RMN sur le muscle gastrocnémien de souris en activité en utilisant des méthodes atraumatiques pour induire les contractions musculaires (par électrostimulation transcutanée) et mesurer la force (à l’aide d’un ergomètre semblable à ceux utilisés en clinique chez l’homme), ceci afin d’obtenir des informations sur l’anatomie par imagerie RMN (IRM), sur le métabolisme énergétique par spectrométrie par RMN du phosphore 31 (SRM du P31) et sur les performances mécaniques musculaires. La SRM du P31 offre la possibilité de mesurer in vivo le pH intracellulaire et les concentrations des principaux composés phosphorylés (ATP, phosphocréatine, ADP, phosphate inorganique) impliqués dans le métabolisme énergétique. Nous avons jusqu’à présent mis en œuvre ces méthodologies dans un scanner RMN opérant à 4,7 Tesla, et nous souhaitons maintenant les transférer sur un scanner RMN opérant à plus haut champ. Une augmentation de champ devrait permettre une amélioration de la précision et de la fiabilité des mesures.

Bénéfices attendus

Ce projet original rendra possible pour la première fois au monde l’exploration fonctionnelle non invasive du muscle de souris à très haut champ, ce qui ouvre de nouvelles perspectives d’étude en recherches fondamentale et préclinique.

Procédures

Les animaux ne seront soumis à aucune intervention invasive. Les animaux seront soumis à un type d'intervention (passage à l'IRM), dont la durée sera d'environ 45 mins avec une durée maximale d'une heure.

Impact sur les animaux

Sachant que notre activité est non-invasive, seul l’exposition à l’anesthésie pourrait entraîner des contraintes. Cependant, un soin particulier est apporté au suivi de la respiration, de la température de l’animal ainsi qu’à la durée de l’expérimentation pour éviter tout effet néfaste. Un suivi est apporté après chaque expérimentation pour s’assurer d’une sortie normale de l’anesthésie des animaux.

Devenir

Les procédures effectués sont strictement non-invasive et sans douleur. Les animaux seront ré-utilisés pendant l'ensemble du projet jusqu'à atteintes des objectifs.

Remplacement

Les critères métaboliques et fonctionnels que nous allons étudier sont de types physiologiques, et ne sont donc pas reproductibles avec des cultures de cellules musculaires ; c'est pourquoi nous ne pouvons pas remplacer l’étude chez l’animal vivant. Aucune alternative ne permet l’exploration de la fonction musculaire sans être invasif sur les animaux.

Réduction

L’utilisation des techniques de résonance magnétique nucléaire (RMN) permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. En effet, elles permettent d’enregistrer des cinétiques métaboliques chez les mêmes individus, contrairement aux techniques classiques de biochimie qui auraient nécessité de sacrifier des cohortes d’animaux aux différents temps de la cinétique afin de réaliser des dosages métaboliques sur biopsies musculaires. De plus, spécialement dans ce projet, nous pouvons passer les animaux plusieurs fois sans impact négatif attendus sur leur santé. Lors de développement, un nombre important d’animal est généralement utilisé afin d’optimiser une techique. De plus, nous n'utiliserons que le nombre de souris nécessaires pour l'exploitation statistiques des données, à savoir 12 individus

Raffinement

Nos expérimentations seront effectuées sous anesthésie générale, associé à du gel ophtalmique afin d’éviter le dessèchement oculaire. La température de la souris sera gardée stable à l’aide d’une couverture chauffante et observer à l’aide d’une sonde rectale inséré à l’aide de gel lubrifiant. Le réveil des souris sera effectué en cage individuelle sous lampe chauffante avant d'être remis avec ses congénères. Les procédures seront réalisées dans une pièce à l'écart de la salle d'hébergement. De plus, nous avons déterminé des points limites à ne pas franchir pour respecter le bien-être de l’animal : un contrôle quotidien de l'état clinique de nos animaux sera réalisé selon un système d’évaluation avec indices de 0 (normal ou léger) à 3 (changements importants par rapport à la normale) pour différents critères physiologiques et comportementaux (perte de poids, vocalisation importante, poils hérissés, prostration, blessures, infections cutanées). Le protocole sera arrêté pour tout animal obtenant un score supérieur ou égal à 2 dans deux de ces catégories. Les souris seront hébergées collectivement (4 à 5 animaux par cage) et le milieu sera enrichi par la présence dans chaque cage de matériel de nidation (coton), d’abris en plastique permettant aux animaux de se cacher, et de bûchettes de bois destinées à être rongées. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. Le changement des litières aura lieu une fois par semaine.

Choix des espèces

Nous utiliserons un modèle de WT, C57/Bl6 afin de caractériser le fonctionnement musculaire et les variations bioénergétiques normale des souris. Ce modèle est l’un des plus couramment utiliser, son utilisation permettra d’obtenir des résultats qui pourront se comparer avec de multiples études. Les souris seront utilisées entre le 3ème et le 8ème mois, lorsqu’elles présentent une masse musculaire suffisante pour l’obtention de signaux RMN de qualité.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Rats : 80
Souffrances
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Devenir
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 80

80 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils sont rendus obèses par un régime riche en graisses pendant vingt-huit semaines, soumis à une heure de tapis roulant cinq jours par semaine, à des tests de tolérance au glucose et au test comportemental du catwalk, puis euthanasiés par exsanguination de l'aorte. Le porteur affirme n'attendre aucun dommage majeur du régime seul et vise à prévenir les atteintes ostéo-articulaires par la vitamine D et la marche. Il affirme l'absence de méthode "in silico ou in vitro" pour reproduire ces lésions.

Objectifs

L’obésité est une affection très répandue aussi bien chez l’Homme que chez les animaux de compagnie. Cette maladie correspond à un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques de l’individu et se caractérise par un excès de masse grasse corporelle et une altération de la qualité de vie conduisant à de nombreuses complications. Des altérations ostéo-articulaires résultent de la surcharge pondérale et de l’inflammation associées à cette obésité. La prise en charge des complications ostéo-articulaires, comme l’arthrose, passe souvent par l’utilisation de médicaments visant seulement à soulager les douleurs engendrées. Très peu de composés sont destinés à limiter la propagation des lésions, à l’exception de traitements chirurgicaux lourds et coûteux. Malgré une prévalence élevée de l’obésité, aussi bien chez les animaux de compagnie que chez l’Homme, et des nombreuses complications ostéo-articulaires qui en découlent, l’association d’une intervention nutritionnelle à la vitamine D avec une activité de marche sur tapis roulant n’a jamais fait l’objet de travaux expérimentaux visant la prévention tertiaire (traitement après installation de la pathologie) des anomalies ostéo-articulaires liées à l’obésité. L’action préventive de la vitamine D et de l'activité physique sera évaluée sur un modèle de rat Wistar soumis à un régime riche en gras. La vitamine D3 (cholécalciférol) sera incorporée dans l’alimentation (15 000 UI/kg). L'activité physique sera effectuée sur tapis roulant selon un programme de 60 minutes, 5 fois par semaine. Pendant une première période de 14 semaines, les rats seront soumis au régime riche en gras seul. Pendant les 14 semaines suivantes, en plus du régime riche en gras, les rats seront traités avec la vitamine D3 et la marche sur tapis roulant. Après réception de tous les animaux sur leur lieu d'hébergement, ils subiront une période d’acclimatation de 7 jours avant le début des procédures. L’aliment et l’eau seront fournis ad libitum. Les rats seront âgés de 6-7 semaines au commencement de l’étude. Un total de 80 rats seront utilisés dans le cadre de ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques afin de limiter et/ou prévenir les complications ostéo-articulaires associées à l’obésité chez le rat. À terme, l'étude pourrait déboucher sur de potentielles applications chez l'Homme ou chez les animaux de compagnie tels que les chiens et les chats. Ce projet pourrait également donner l'opportunité de mieux comprendre les mécanismes qui régissent la pathogenèse de l'arthrose. De plus, il pourrait mettre en lumière de nouveaux bénéfices de l'utilisation de la vitamine D et/ou de la marche. Enfin, ces travaux pourraient permettre d'éclaircir le lien entre le microbiote et l'obésité ou les complications ostéo-articulaires et ainsi amener de nouvelles informations sur son rôle.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes interventions. La marche sur tapis roulant pour 4 groupes sur 8 (1 heure par rat) sera effectuée 5 jours par semaine pendant les 14 dernières semaines du protocole expérimental. Le test de tolérance au glucose (1h30 par rat), le prélèvement de fèces (environ 1h par rat), le prélèvement de sang (environ 20 minutes par rat) et le catwalk (environ 30 minutes par rat) seront effectués en début, milieu et fin de protocole (0, 14, 28 semaines). Les animaux seront également soumis à des prélèvements d'organes (après 28 semaines) après leur anesthésie par injection intra-péritonéale du mélange kétamine (60 mg/kg) / médétomidine (150 μg/kg) puis euthanasie par exsanguination au niveau de l'aorte abdominale. Ces interventions concernent les 80 animaux sur une durée totale de 28 semaines.

Impact sur les animaux

Aucune nuisance ou effet indésirable n'est attendu sur les animaux du groupe avec le régime contrôle. Les animaux soumis au régime HFD vont développer une obésité avec des complications métaboliques et ostéoarticulaires qui seront l'objet de l'étude. Chez les animaux soumis uniquement au régime HFD, il y a une très bonne tolérance de ce régime sur la période (28 semaines) sans dommage majeur pour la santé de l'animal. Les traitements mis en oeuvre ont comme objectif d'atténuer les complications générées par l'obésité.

Devenir

Tous les animaux des lots étudiés sont concernés par l’euthanasie. Cette dernière est pratiquée par exsanguination au niveau de l’aorte abdominale après anesthésie par injection intra-péritonéale du mélange kétamine (60 mg/kg) / médétomidine (150 μg/kg). L'euthanasie est justifiée par les prélèvements d'organes qui serviront aux analyses fonctionnelles, histologiques, biochimiques et moléculaires.

Remplacement

Le remplacement des animaux n’est pas possible pour répondre aux questions du présent projet en raison de l’absence de méthodes alternatives (in silico ou in vitro) pour explorer un développement naturel des lésions ostéo-articulaires liées à l’obésité et des potentiels effets bénéfiques du traitement.

Réduction

De manière à respecter la règle de réduction, le nombre d’animaux par groupe a été réduit au minimum permettant d’anticiper les différences interindividuelles. Le nombre de 10 rats par groupe est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats reproductibles et exploitables et réaliser une analyse descriptive. Le nombre d'animaux a été calculé sur BiostaTGV en prenant l'estimation de la variation du taux de leptine avec ou sans traitement (delta de 35 pg avec écart-type de 24 pg à 5% d'erreur de première espèce et 0,93 de puissance) et donne 10 animaux par groupe expérimental.

Raffinement

- Un hébergement qui respecte les recommandations en vigueur, une animalerie contrôlée (température, hygrométrie) et un enrichissement des cages (des tunnels, des morceaux de bois, du Sizzle dry Kraft pour occuper chaque individu dans la cage). - Manipulation douce régulière des animaux pour habituation à l'expérimentateur. - Un suivi régulier des animaux par le personnel animalier (observation quotidienne de l’état général et du comportement, pesées hebdomadaires). - Définition des points limites et une grille de scoring de la souffrance et/ou de la douleur chez tous les animaux soumis aux différents traitements prévus dans le projet. - Optimisation des protocoles expérimentaux pour chaque procédure afin d’obtenir le maximum d’informations et ainsi une meilleure analyse des résultats obtenus.

Choix des espèces

L’obésité est une pathologie systémique caractérisée par des altérations multi-organiques et une inflammation de bas-grade qui peuvent déclencher des problèmes ostéo-articulaires comme étudié ici. La souche de rat Wistar est communément utilisée, selon la bibliographie, pour étudier les modifications métaboliques et ostéo-articulaires et répond très bien à l'utilisation d'un régime obésogène. L’utilisation de ce modèle permettra d’étudier la capacité de nos produits testés à prévenir le développement des problèmes ostéo-articulaires et son impact sur l'obésité. Les animaux sont utilisés à l’âge de 6-7 semaines pendant 28 semaines. Ces animaux sont des jeunes adultes, stade optimal pour étudier l'impact de nos traitements sur les régimes apportés.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Loups de mer : 290
Souffrances
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▲ 290
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Devenir
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 290

290 bars vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les poissons nagent quatre jours contre un courant destiné à provoquer des déformations de la colonne vertébrale, puis sont euthanasiés pour analyser leur squelette. L'objectif est de tester un aliment enrichi censé renforcer l'ossature et réduire les pertes économiques de la pisciculture. Le porteur affirme que ces déformations sont "légères car réversibles" et que la lordose "ne semble pas indiquer de présence de douleur" puisque le poisson continue de nager, sans qu'un test spécifique de la douleur soit précisé.

Objectifs

Dans les piscicultures marines, une très forte proportion de poissons a des malformations de la colonne vertébrale, ce qui constitue une perte économique pour l’aquaculteur. L’origine de ces malformations est en partie due aux forts courants appliqués dans les structures d’élevage pour y maintenir une bonne oxygénation. L’objectif de ce projet est de déterminer si différentes teneurs en peptides dans l’aliment peuvent avoir une incidence sur la robustesse de l’ossature des juvéniles de bar. La réponse à cette incidence est évaluée par la formation ou non de déformation du squelette lors d’un test à l’effort modéré continu (nage pendant 4 jours). Le but à long terme est de développer un nouvel aliment pour l’aquaculture, qui permettra au poisson d’avoir une ossature solide afin d’éviter les malformations, d’améliorer le bien-être animal et la qualité du produit final.

Bénéfices attendus

Le bénéfice principal attendu du projet est le développement d'un aliment enrichi en peptide permettant d'induire une meilleure robustesse squelettique des poissons d'élevage. Une nouvelle formulation des aliments destinés à l’aquaculture pourra alors être envisagée par la filière. Ce nouvel aliment permettrait de maintenir la qualité optimale du produit et d’améliorer le bien-être animal. D'un point de vue purement zootechnique, ce projet est le premier à mettre en œuvre ce type de test de nage pour appréhender la robustesse squelettique chez un poisson d'intérêt aquacole. Il nous permet de créer et d’optimiser nos protocoles de nage.

Procédures

290 poissons participeront à un test d'effort modéré continu (4 jours). La procédure intitulée "Validation du protocole du test de nage "permettra de valider ou diminuer la vitesse du courant choisie (4 tailles du poisson/sec). Nous utiliserons dans la seconde procédure, intitulée "Test de nage modéré et continu ", 270 poissons à la vitesse du courant validée dans la procédure test. Ce courant est susceptible de générer de légères malformations squelettiques (qualifiées de légères car réversibles). A l'issue de ces procédures, les poissons seront euthanasiés après sédation.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont modérées. La vitesse du courant pendant le test de nage va induire des déformations squelettiques légères (lordoses) c’est-à-dire une légère cambrure de la colonne vertébrale. Cette déformation est très répandue en aquaculture. Elle ne semble pas indiquer de présence de douleur chez le poisson car celui-ci continue de nager, de s’alimenter et d’avoir un comportement normal. Le personnel en charge de cette expérience a réalisé le même protocole sur le poisson zèbre. Nous nous appuyons sur son expérience pour transposer ce protocole au bar. Pour rappel, cette expérience est une première et il n’existe pas d’autres références sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Chez le poisson-zèbre, 40 à 60 % des poissons (en fonction des conditions expérimentales) présentent des lordoses après ce type de challenge. Mais ces malformations sont légères car réversibles puisque chez le poisson zèbre 100% des poissons retrouvent un aspect normal après une semaine passée en eau calme. Le postulat de la transposition de la procédure expérimentale sera vérifié au cours de la procédure test sur 20 poissons. Ce test nous permettra d'affiner si nécessaire la vitesse du courant.

Devenir

Tous les poissons seront euthanasiés à l'issue du test de nage afin de procéder à des analyses histologiques permettant d'identifier et de quantifier le nombre de poissons malformés dans chaque groupe.

Remplacement

Dans le cadre d'une étude destinée à évaluer la résistance squelettique d'un poisson, il n'est pas possible de faire appel à des modèles de remplacement tels que les cultures cellulaires osseuses ou musculaires ; En effet, l'effet des peptides alimentaires sur la robustesse des tissus soutenants le squelette passe par des processus complexes, dont notamment la fonction digestive. Il n'y a pas d'alternative possible à l'utilisation des animaux dans cette étude.

Réduction

Le nombre de poisson a été réduit au minimum et défini au seuil de pertinence scientifique et statistique compte tenue de la variabilité inter-individuelle observée dans d'autres études chez le poisson zèbre. Le nombre de poisson utilisé tient également compte de la densité minimale d’animaux nécessaires lors de l'élevage.

Raffinement

Les poissons sont pêchés délicatement à l’aide d’une épuisette de façon aléatoire dans leur bac d’élevage, puis placé dans un sceau avec une sédation (50mg/L) afin de limiter le stress. Ils sont amenés au tunnel de nage à pied (20m entre le bac d’élevage et le tunnel). Le tunnel est situé dans une pièce isolée sans passage de personnes afin de limiter tout stress pendant le test. Les poissons sont ensuite placés délicatement à l’aide d’une épuisette dans le tunnel de nage. Les paramètres physico-chimiques de l’eau du tunnel sont les mêmes que leur bac d’élevage. L 'élevage du bar est maitrisé au laboratoire et les poissons sont élevés dans les conditions optimales. Ces paramètres seront vérifiés quotidiennement (température, oxygène, pH, ammoniac, nitrites, nitrates). Après une acclimatation de 2h dans le tunnel de nage, la vitesse du courant augmentera progressivement jusqu’à la vitesse maximale de 4 tailles du poisson/sec. Les poissons sont surveillés quotidiennement, par du personnel compétent. Il s’agit d’un test de nage modéré pendant 4 jours, nous ne nous attendons pas à atteindre de point limite. Néanmoins, la procédure 1 va nous permettre d’ajuster les modalités du test à l’espèce bar pour ne pas imposer une procédure sévère comme pour le poisson zèbre. Nous avons ainsi rédigé une feuille de suivi du comportement (annexe).

Choix des espèces

Le Bar Européen est un poisson d'élevage dont la zootechnie est maitrisée. Les malformations ou déformations squelettiques sont toutefois encore rencontrées dans les élevages. De nombreuses études scientifiques sont en cours afin d'optimiser les conditions d'élevage et notamment leur alimentation aux jeunes stades. Les poissons seront au stade juvénile (centaine de jours post éclosion) ; ils feront 35mm de longueur et auront une masse d'0,5g en moyenne. Le stade utilisé est justifié pour trois raisons : 1) Il correspond au même stade de développement squelettique que celui du poisson-zèbre utilisé dans une étude récemment publiée 2) Ce stade de développement relativement jeune est propice à l'apparition de malformations en pisciculture 3) Le stade est suffisamment avancé pour que les poissons soient manipulables (transfert entre leur bassin d'élevage et l'arène de nage) sans induire de malformation.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 80
Souffrances
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Devenir
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 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées comme impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent par chirurgie un capteur enregistrant l'activité musculaire, puis sont maintenues trente jours dans un dispositif simulant l'absence de gravité par suspension, avant d'être tuées par injection létale. Le porteur présente ce modèle comme "indispensable" pour préparer les vols spatiaux vers Mars et le décrit comme maîtrisé depuis vingt-cinq ans. Il minimise les atteintes, évoquant une perte de poids inférieure à 15 % et une "angoisse modérée de courte durée", alors que la procédure est elle-même déclarée sévère.

Objectifs

L'envoi d'animaux dans les véhicules spatiaux est indispensable pour mieux comprendre les effets de l'absence de gravité sur l'organisme. Cette connaissance est le préalable obligatoire à un voyage de plusieurs années sur Mars. Afin de bien préparer ces vols spatiaux, nous utilisons un modèle animal mimant les effets de l'absence de gravité (Hypodynamie-hypokinésie ou HH).

Bénéfices attendus

Le projet s’inscrit dans le cadre de l’étude du système musculaire squelettique et ses altérations lors de situations de dysfonctionnement ou de non-utilisation. Parmi les critères permettant de déceler les altérations musculaires, l’étude de l’activité électromyographique (EMG) peut fournir des indications précieuses sur le bon fonctionnement ou non du muscle squelettique. Notre projet consiste à affiner une technique d’enregistrement de l’EMG par télémétrie chez la souris en condition de non-utilisation (HH) .

Procédures

Les animaux seront équipés par voie chirurgicale d'un capteur télémétrique permettant d'enregistrer l'électromyogramme, caractéristique de l'activité électrique musculaire. La méthode télémétrique permettra d’enregistrer en continu (pendant 30 jours) à la fois l'électromyogramme et la température chez un animal vigile, non contraint et dans son environnement habituel. Après l’implantation des capteurs (opération d’1h maximum, anesthésie comprise) et le suivi post-opératoire (d'une durée de 24h), les animaux ne sont plus soumis à aucune manœuvre susceptible d’induire de la souffrance ou de la douleur.

Impact sur les animaux

Seule la procédure de simulation de microgravité peut engendrer quelques nuisances. Cette procédure est appliquée depuis 25 ans dans notre laboratoire et elle est bien maîtrisée. Nous surveillons chaque jour la prise alimentaire et la prise de boisson pendant les 30 jours de la procédure. Les souris sont pesées tous les 2 jours en début de procédure puis tous les 3 jours pendant la suite de restriction sensorimotrice. On observe une perte de poids les 2-3 premiers jours du fait d’une angoisse modérée de courte durée, mais elle est

Devenir

Les animaux du lot "contrôles" et HH seront euthanasiés en fin de protocole (après 40 jours d'enregistrement) par injection létale de produit anesthésiant (doléthal, ip, 180 mg.kg-1) par voie intrapéritonéale.

Remplacement

il s'agit d'un projet portant sur l'inactivté physique et ses effets sur les propriétés éléctriques musculaires. Un tel projet ne peut etre mené avec des méthodes alternatives in vitro ou in silico.

Réduction

l'ensemble des procédures expérimentales nécessaires à l'accomplissement de ces études requiert un nombre total de 80 souris. Le nombre d'animaux a été réduit au maximum tout en permettant l'obtention derésultats satisfaisants (différences statistiquement observables entre les animaux traités et les animaux contrôles).

Raffinement

dans tous les cas, l'ensemble des procédures expérimentales seront réalisées en limitant au maximum (durée et intensité) toute douleur et/ou stress pour les animaux, et en étant particulièrement vigilant sur les points limites.

Choix des espèces

Ces travaux viennent en prolongement d’études réalisées depuis plusieurs années au laboratoire. Afin de pouvoir comparer les résultats avec les études antérieures, il est important de conserver la même espèce animale, à savoir la souris. La souche mutante choisie, la C57BL/6J, est un modèle polyvalent utilisé dans de nombreux domaines d’application. Les fournisseurs standardisent l’élevage de cette souche en conformité avec les procédures d’élevage et le programme de qualité génétique de The Jackson Laboratory, ce qui nous permet de travailler avec les mêmes animaux que nos collègues russes qui organisent le vol spatial. Arrivée des animaux à l’animalerie à 8 semaines. Après 1 semaine d’acclimatation, les implantations auront lieu à 9 semaines d’âge, ce qui constitue un état stable mature de développement (âge adulte).

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 52
Souffrances
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Devenir
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 52

52 rats Fischer vont être utilisés, tous tués à l'issue, la plupart dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et six sous anesthésie sans réveil. Ils subissent la dissection d'un lambeau de peau puis la mise en place d'un implant osseux autour du pédicule vasculaire, en vue de mettre au point une reconstruction de la mâchoire. Le porteur indique une douleur faible et prévoit une analgésie, l'euthanasie servant à analyser les implants. Il affirme que le recours aux rongeurs reste "nécessaire" avant d'envisager des expériences sur de plus gros animaux puis chez l'humain.

Objectifs

Les pertes de substances pluritissulaires ostéo-cutanées ou ostéo-muqueuses suite à un traumatisme, une chirurgie cancérologique ou une infection représente un défi pour la chirurgie reconstructrice du fait des différents types de tissus à reconstruire et régénérer. Ces pertes de substance peuvent être accompagnées de séquelles fonctionnelles, sensorielles, sensitives, ou esthétiques non négligeables avec des conséquences multiples pour la victime (intégrité physique et morale affectée). Ceci étant d’autant plus vrai pour les pathologies maxillo-faciales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de développer un modèle de lambeau chez le rat, ce lambeau se voudra bi tissulaire (osseux et cutané) et autorisera des reconstructions complexes de la mandibule en s’affranchissant de prélèvements séquellaires. En effet, les reconstructions actuelles passent par des prélèvements osseux conséquents (autogreffe osseuse nécessitant un apport de tissus mous secondaire ou alors des prélèvements libres ostéocutanés tels que une fibula avec une palette cutanée). Ces prélèvements sont lourds, responsables de douleurs, boiterie, troubles neurologiques, instabilité de cheville. Ce projet associe reconstruction osseuse par ingénierie tissulaire osseuse (impression 3D avec ensemencement cellulaire et reconstruction des parties molles par lambeau perforant (prélèvement uniquement de peau et de son pédicule vasculaire respectant les structures nobles telles que les muscles, nerfs et os). Cette construction néoformée permettra de reconstruire en un seul temps opératoire des pertes de substances complexes bi tissulaires sans séquelle sur la zone donneuse.

Procédures

Expérimentation animale préliminaire (14 rats, deux semaines) Expérimentation animale avec génération en site ectopique d’une construction osseuse vascularisée avec implants (4 groupes de 8 rats et 6 rats permettant le prélèvement de matériel médullaire, durée 8 semaines pour la moitié de chaque groupe et deux semaines supplémentaires pour la deuxième moitié.

Impact sur les animaux

Les conséquences de ces études sur les animaux seront potentiellement les suivantes : - Douleur faible lors de la première expérimentation (dissection du lambeau perforant) et deuxième (mise en place de l’implant autour du pédicule in situ) - Pas de limitation de mobilité attendue, ni de stress particulier - Les éventuels effets dureront 2 semaines lors de la première procédure, 8 semaines pour la moitié de chaque groupe dans la deuxième procédure et deux semaines supplémentaires pour l’autre moitié de chaque groupe.

Devenir

L’euthanasie des animaux est nécessaire afin d’analyser les implants mis en place autour du pédicule vasculaire du lambeau.

Remplacement

l’utilisation de rongeurs reste nécessaire afin de valider les propriétés des matériaux avant d’envisager des expériences sur de plus gros animaux et l’ultime but : l’utilisation chez l’homme.

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, l’utilisation de rat Fischer mâles permet un prélèvement de moelle osseuse plus important sans devoir prélever sur tous les rats. Une analyse statistique a été réalisée afin de déterminer le nombre minimal de rats nécessaire pour obtenir un effet statistique : afin d’obtenir une puissance statistique pertinente (P = 95%, alpha 1%), le nombre d’animaux pour les procédures 1 et 2 a été évalué à à 14 et 8 par groupe (4 groupes soit 32 rats). Un animal supplémentaire par groupe est requis afin de pallier les possibles complications expérimentales.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans un cycle jour/nuit un cycle jour/nuit saisonnier (e.g., 12h/12h/ été, 8h/14h hivers) avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Le nombre d’animaux par cage est de 2 pour limiter le stress de la surpopulation ou de l’isolement. Des tunnels pour les rats (marque SERLAB/Modèle tunnel mandrin large)seront placées dans la cage pour permettre aux animaux de s’enfouir et se cacher. Chaque protocole a été choisi pour répondre à une question précise, par sa reproductibilité afin de réduire la variabilité expérimentale et par conséquent le nombre d’animaux utilisés par expérience. Le protocole sera interrompu le plus tôt possible en accord avec des points limites définis et réalisés sur le plus petit nombre d’animaux possible suffisant pour obtenir une différence statistiquement significative. La fréquence des inspections sera faite tous les jours pour ce protocole. S’ajoute à cette observation une surveillance réalisée par les animaliers lors de l’entretien des animaux. La prise en charge de la douleur des animaux sera réalisée par injection en sous cutanée de buprénorphine dès l’anesthésie à la dose de 0,03mg/kg et répétée toutes les huit heures pendant deux jours si besoin. Des AINS (Meloxicam 5mg/kg SC toutes les 24 heures) seront administrés de manière systématique pendant au moins deux jours.

Choix des espèces

Le rat permet une première approche in vivo avant de tester les hypothèses confirmées avec ce modèle sur des animaux plus similaires à l’Homme, puis chez l’Homme. C’est un modèle de référence pour la recherche fondamentale dans le cadre d’implantation allogénique afin de se concentrer sur l’effet propre des biomatériaux évitant toute réponse immunitaire non désirée et permet de sélectionner les méthodes efficaces de réparation au sein d’un grand nombre de conditions expérimentales. Les études seront réalisées avec des rats adultes, c'est-à-dire, âgés de 10 semaines (300g), ce qui correspond au modèle validé et développé depuis plusieurs années dans notre laboratoire et dans la littérature.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 108
Souffrances
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▲ 108
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Devenir
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 108

108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de tamoxifène puis six séances d'électrostimulation du mollet sous anesthésie générale sur sept jours, pour étudier le rôle d'une protéine dans l'adaptation du muscle à l'exercice. Le porteur qualifie les nuisances de modérées du fait du cumul d'injections, d'électrostimulations et d'anesthésies. Il affirme que le modèle animal est "indispensable", l'électrostimulation étant selon lui impossible à reproduire in vitro et l'analyse ne pouvant se faire que sur "l'organisme entier".

Objectifs

Le maintien de la quantité et de la qualité du tissu musculaire strié squelettique est crucial pour une bonne qualité de vie, et est facilité par la remarquable capacité de ce tissu à s’adapter soit à une augmentation de l’activité musculaire (exercice physique) soit à une diminution de l’activité musculaire (immobilisation, alitement prolongé). Les cellules souches musculaires (les cellules satellites) ont une contribution importante à cette capacité d’adaptation du tissu musculaire grâce à leur capacité de différenciation et de fusion avec les fibres musculaires, processus conduisant à une accumulation de noyaux au sein des fibres musculaires. Cette accumulation de noyaux au sein des fibres musculaires dépend des propriétés énérgétiques des cellules souches et de la fibre musculaire. Ainsi, des données obtenues sur des cultures cellulaires montrent qu’une protéine X régulant les processus énergétiques des cellules favorise l’accumulation de noyaux au sein des fibres musculaires. Il a également été démontré qu’un protocole d’exercice consistant à électrostimuler les muscles du mollet de souris saines se traduit par une augmentation du nombre de noyaux au sein des fibres musculaires. Nous avons donc pour objectif d’utiliser ce protocole d’exercice par électrostimulation afin d’étudier le rôle de la protéine X dans l’accumulation de noyaux générée par l’exercice. Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des cellules souches musculaires dans le maintien du bon fonctionnement du muscle strié squelettique et l’influence d’une protéine dont la fonction est de réguler les processus énergétiques cellulaires.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche fondamentale permet de mieux comprendre le rôle d’une protéine régulant les processus énergétiques des cellules souches dans le fonctionnement du tissu musculaire.

Procédures

Chaque animal recevra une injection par jour de tamoxifène ou d’huile en intra péritonéale pendant 4 jours. Chaque animal sera ensuite soumis à 6 séances d’exercice d’électrostimulation du mollet réparties sur une période de 7 jours (i.e., 3 séances consécutives, 1 jour de repos, 3 séances consécutives). Chaque séance d’exercice d’électrostimulation sera réalisée sous anesthésie générale et durera un maximum de 20 minutes. Afin d’évaluer la progression du cycle cellulaire des cellules souches musculaires, les animaux seront supplémentés à l’aide d’un analogue de la thymidine (0,5 mg/ml repris dans une solution glucosée à 1%) administré dans l’eau de biberon 24h avant la première séance et jusqu’à la fin de la procédure expérimentale (soit pendant 8 jours consécutifs).

Impact sur les animaux

Des nuisances et effets indésirables "modérés" sont attendus du fait d’un cumul d’actes (injections ip, électrostimulation, anesthésies). L’injection de tamoxifène dans les animaux adultes n’induit pas en soi de phénotype dommageable comme montré dans des études précédentes. Les données de la littérature ne rapportent pas d’effets indésirables de l’administration d’EdU dans l’eau de biberon. Il a été démontré que le protocole d’exercice par électrostimulation n’induit aucune altération de la fonction et de la structure musculaire ainsi qu’aucun changement de mobilité, d’activité et de comportement des animaux. Aussi, il a été démontré que les anesthésies répétées à l’isoflurane liées au protocole d’électrostimulation n’induisent pas de troubles anxieux ou de modifications du comportement, de l’activité et de la mobilité des animaux. Les animaux ne présentent aucun signe de prostration ou d’amaigrissement et sont en mesure de se mouvoir, de s’alimenter et de s’hydrater normalement dès leur réveil. Enfin, aucun animal n’a dû être mis à mort du fait de la procédure d’exercice par électrostimulation.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée du tissu musculaire qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.

Remplacement

Pour ce projet, les modèles animaux sont indispensables car la procédure implique un exercice d’électrostimulation qui est impossible à reproduire in vitro. Aussi, les études de physiologie nécessitent l'utilisation de modèles animaux car seule l'analyse du tissu, voire de l'organisme entier permet d'identifier le réel impact de ces interactions moléculaires et cellulaires sur la fonction de l'organe

Réduction

Nous utilisons un dispositif expérimental totalement non-invasif qui permet de réaliser des protocoles d’électrostimulation et de mesurer la force musculaire de manière concomitante sur les mêmes animaux rendant les préparations chirurgicales totalement obsolètes et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Nous proposons d’établir des banques biologiques informatisées issues des expérimentations qui pourront à terme limiter l'utilisation de nouveaux animaux. Des prélèvements multiples sont réalisés après euthanasie sur le même individu pour des tests parallèles. L'utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l'établissement des données expérimentales, à l'aide des analyses statistiques effectués précédemment pour ces procédures. Les analyses statistiques précédentes de l'équipe permettent d'ajuster le nombre d'animaux requis. La taille de l’échantillon (12 animaux par condition) a été déterminée en prévoyant, à l’aide de tests statistiques adaptés, une augmentation de 15% du nombre de noyaux par fibre à l’issue du protocole d’électrostimulation chez les animaux contrôles

Raffinement

Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. Les procédures expérimentales utilisées incluent un recours systématique à l'anesthésie générale profonde lors de l’exercice d’électrostimulation. Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d'élevage afin d'enrichir l'environnement des souris. Aussi, un suivi quotidien des animaux permet d’éviter toute souffrance inutile et de prendre les mesures adéquates dans le cas d’un éventuel phénotype dommageable

Choix des espèces

Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin permet d’invalider la protéine X soit dans la fibre musculaire, soit dans la cellule souche afin d’évaluer les impacts fonctionnels, tissulaires et cellulaires sous-jacents. Les processus physiologiques impliqués dans l’homéostasie du muscle squelettique ont été largement décrits chez des animaux adultes. Les animaux seront utilisés entre 8 et 12 semaines d'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 192
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 192
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 192

192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit dès l'âge de sept à dix jours une amputation d'orteil pour le génotypage, puis plusieurs séries d'injections et, pour une partie, un jeûne de vingt-quatre heures, dans un modèle génétique d'atrophie musculaire. Les souris sont mises à mort après les injections pour prélever les muscles et les organes. Le porteur affirme que l'analyse de la dégradation des protéines musculaires ne peut se faire sur cultures cellulaires et que le modèle souris est "essentiel".

Objectifs

Une fonte musculaire sévère est associée à de nombreuses pathologies chroniques comme le cancer, les myopathies et le vieillissement. Cette perte de masse musculaire (atrophie) est très délétère pour le patient, affectant sa qualité de vie mais aussi réduisant la réponse aux traitements et la survie. Il n’existe aujourd’hui pas de traitement efficace permettant de freiner cette fonte musculaire. Un nouveau modèle de souris génétiquement a été généré, développant une perte de masse musculaire progressive, induite chez l’animal adulte, et récapitulant l'atteinte musculaire observée dans les maladies chroniques. Les travaux portent sur la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans cette atrophie afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. L’ atrophie est induite chez l'animal adulte par des injections intrapéritonéales d'une molécule inductrice. Avant ce traitement inducteur, les animaux ne présentent aucune pathologie. Les premiers résultats expérimentaux sur ce modèle, montrent que la perte de masse musculaire est causée par un déséquilibre entre la synthèse et la dégradation des protéines musculaires. Pour valider ces résultats, il est nécessaire d'effectuer une exploration fonctionnelle du flux de dégradation des protéines chez l'animal. Une accélération du flux de dégradation des protéines comme un blocage de ce flux sont délétères pour le fonctionnement du muscle, car conduisant respectivement à une dégradation accrue des protéines musculaires et à la persistance de composants cellulaires endommagés. Cette évaluation nécessite l'injection d'un inhibiteur du processus de dégradation des protéines nommé autophagie et la mesure de l’accumulation de protéines marqueurs dans le muscle des animaux. Les souris seront mises à mort 24 heures après les injections de l'inhibiteur. Les muscles seront prélevés et analysés. Cette évaluation sera effectuée sur les animaux en condition normale nourrie et aussi après induction du processus de dégradation des protéines par un jeûne de 24 heures. La durée de 24heures de jeûne est requise pour activer et détecter une augmentation de la dégradation des protéines dans le muscle d'animaux contrôles.

Bénéfices attendus

Ces résultats permettront d’améliorer la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans la perte de masse musculaire, essentielle pour le développement de traitements efficaces et qui représentent un réel enjeu clinique. Ces expériences complémentaires permettront de finaliser la caractérisation des altérations musculaires générées par notre mutation, responsable de l’activation d’une signalisation d’atrophie dans le muscle. Ces résultats seront valorisés par une publication scientifique et sont essentiels pour comprendre et anticiper les conséquences de la modulation de cette signalisation sur la physiologie musculaire chez les patients. Cette caractérisation est par ailleurs nécessaire pour tester dans un second temps le bénéfice de la modulation des processus dérégulés sur la limitation de la perte et de la dysfonction musculaire. Ainsi en fonction des résultats obtenus, les données seront essentielles pour déterminer s’il est préférable de développer une approche pour limiter la dégradation des protéines par le processus autophagique dans les muscles de ce modèle ou s’il est préférable de mettre au point des stratégies permettant de restaurer le processus autophagique, afin de prévenir l’accumulation de protéines et de composants cellulaires endommagés responsables d’une altération de la fonction musculaire, comme c’est observé au cours du vieillissement musculaire.

Procédures

Tous les animaux subiront une phalengectomie entre l’âge de 7 jours et 10 jours, nécessaire à l’identification et au génotypage et justifié d'un point de vue scientifique pour les objectifs du projet. Tous les animaux recevront 4 injections intrapéritonéales consécutives à l’âge de 10 semaines environ, espacées de 24heures. Ensuite, soit 1 semaine soit 4 semaines après ces injections, tous les animaux recevront 3 injections intraperitonéales, espacées de 12 heures. Les souris seront mises à mort après ces injections. Les animaux concernés par la procédure 2 seront soumis à un jeûne de 24 heures en parallèle des dernières injections.

Impact sur les animaux

Suite au traitement inducteur de notre mutation, chez la souris adulte, les animaux développent une perte de masse musculaire progressive récapitulant l'atteinte musculaire observée dans les maladies chroniques. Il ne présente pas de signe de souffrance avant 7 mois après cette induction. Nos expériences seront réalisées au plus tard 4 semaines après l’induction de l’activation du processus d’atrophie musculaire, à un stade où leur état général n’est pas altéré, aucune modification de leurs déplacements et prise de nourriture n’est observée. L’évaluation du flux de dégradation des protéines nécessite l'injection d'un inhibiteur du processus de dégradation des protéines nommé autophagie. Les souris seront mises à mort maximum 2 jours après les injections de l'inhibiteur. Cette évaluation sera effectuée sur les animaux en condition normale nourrie et aussi après induction du processus de dégradation des protéines par un jeûne de 24 heures. La durée de 24heures de jeûne est requise pour activer et détecter une augmentation de la dégradation des protéines dans le muscle d'animaux contrôles.

Devenir

Les animaux seront mis à mort, les muscles et autres organes seront prélevés pour des analyses expérimentales.

Remplacement

L'analyse du flux de dégradation des protéines dans le muscle de notre modèle animal ne peut être effectuée sur des cultures de celllules. Le modèle murin est essentiel pour étudier fonctionnellement le muscle et également étudier l’impact des défauts musculaires sur le reste de l’organisme.

Réduction

Nous utiliserons le nombre d’animal minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le maximum de données pouvant être généré à partir d’un même groupe d’animaux sera recherché. Les analyses en condition de jeûne (procédure 2) ne seront pas effectuées si les résultats obtenus en procédure 1 montrent des défauts autophagiques en condition basale nourri et sont suffisants pour conclure. Des conseils auprès de collaborateurs expérimentés et une consultation approfondie de la littérature permettent d'optimiser les expériences et réduire la variabilité donc le nombre d'animaux nécessaires à l'étude. Des effectifs de 8 animaux par groupe seront privilégiés. Des tests de comparaisons de moyennes (test-t) ou de rang (non-paramétrique) seront utilisés pour comparer deux groupes, des tests ANOVA ou Kruskall-Wallis (non-paramétrique) seront effectués pour les comparaisons multiples (groupes controles/mutants, traités colchicine ou non-traités, nourris/à jeun). Le personnel est formé à ces analyses. Nous souhaitons pouvoir étendre nos groupes à 12 animaux pour prévenir une potentielle hétérogénéité provenant de la réponse à la colchicine. Une adjonction progressive d'animaux supplémentaires sera envisagée jusque 12 animaux par groupes en s'appuyant sur une évaluation statistique.

Raffinement

Une surveillance quotidienne des animaux sera réalisée. Les animaux seront surveillés quotidiennement, pesés une fois par semaine et ensuite quotidiennement lors des injections d’inhibiteur autophagique et la mise à jeun. Aliment et eau gélifiée seront mis à disposition sur le sol de la cage en cas de diminution de la mobilité observée. La durée du jeûne pourra être ajustée en fonction du comportement, du poids et de l'état des animaux. Des points limites suffisamment prédictifs seront mis en place pour éviter toute souffrance des animaux et au-delà desquels la procédure sera arrêtée. Les animaux seront mis à mort immédiatement si signes de souffrance.

Choix des espèces

Le modèle murin permet le développement d'animaux génétiquement modifiés grâce à la stratégie cre/lox. La physiologie musculaire des souris est considérée suffisamment proche de celle de l’homme pour que l’on puisse en tirer des données extrapolables. La souris est un modèle très accessible, de maintien aisé et manipulable génétiquement afin de répondre au questionnement scientifique Le projet porte sur la compréhension des mécanismes impliqués dans l'atrophie musculaire induite par l'activation de notre signalisation d'intéret, après la phase de croissance post-natale du muscle, dans le muscle adulte. L’induction de notre transgène par injection de tamoxifène est donc réalisée à la fin de cette croissance post-natale vers 10 semaines environ. Les injections d'inhibiteur de l'autophagie seront effectuées soit 1 semaine après les injections de tamoxifène (animaux de 11 semaines) soit 4 semaines après ajout de tamoxifène (animaux de 15 semaines). L'étude de ces deux stades 1 semaine et 4 semaines après l'induction de l'expression du transgène est motivée par nos résultats expérimentaux préalables suggérant une activation de l'autophagie au début de l'atrophie du muscle et ensuite un blocage qui conduirait à l'accumulation de mitochondries endommagées dans les fibres musculaires.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ -
▲ 80
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chaque animal subit jusqu'à six interventions, dont une injection intramusculaire de cardiotoxine, une toxine tirée de venin de serpent qui provoque une nécrose du muscle, pour étudier le rôle de la métalloprotéase MMP11 dans la régénération musculaire. Vingt souris sont tuées dès l'étape de présélection après biopsie de la queue, les quatre-vingts autres dix-sept jours après l'injection, pour prélever le muscle. Le porteur affirme que travailler sur "l'organisme entier" est "nécessaire" car le système immunitaire ne peut pas être reproduit in vitro.

Objectifs

Dans ce projet, nous allons étudier le rôle de la métalloprotéase matricielle-11 (MMP11) dans l’homéostasie et la régénération musculaire ainsi que les mécanismes moléculaires impliqués. Nous avons récemment identifié un rôle important de cette enzyme dans la régulation du métabolisme énergétique de l’organisme. Dans des modèles de souris génétiquement modifiées, nous avons montré que l’expression de la MMP11 dans le tissu adipeux est importante puisque son absence se traduit par un surpoids des souris avec une augmentation significative de la taille des adipocytes et une altération du métabolisme du glucose et des lipides conduisant à un diabète de type 2. Des résultats miroirs ont été obtenus lorsque la MMP11 est surexprimée. Des données préliminaires ont montré que les souris invalidées pour le gène de la MMP11 ont une taille de fibres musculaires significativement inférieure à celle des souris sauvages. Des résultats miroirs ont été obtenus lorsque la MMP11 est surexprimée. Nous avons démontré que la diminution du diamètre des fibres était liée à une augmentation de l’expression de la protéine atrogine-1, un marqueur de l’atrophie musculaire. De plus, il existe une augmentation du stress oxydant dans le muscle squelettique des souris qui surexpriment la MMP11. Cette augmentation a déjà été observée dans le tissu adipeux brun de ces souris avec une altération d’une partie des mitochondries. Les muscles squelettiques sont naturellement dotés de défenses antioxydantes qui neutralisent les espèces réactives de l’oxygène (ROS) mais influencent la régénération musculaire à différents niveaux (viabilité et prolifération des cellules satellites, stimulation de l'angiogenèse, etc.).

Bénéfices attendus

Le corps humain est composé de 639 muscles dont 570 striés (autres que les muscles lisses et le muscle cardiaque) qui ont tous des fonctions bien définies dans l'organisme. Ils permettent notamment la posture, la mobilité, la mastication, et la respiration (muscle du diaphragme) entre autres fonctions. Les muscles squelettiques sont dotés d'une capacité de régénération remarquable après une lésion (déchirure, morsure, cytolyse musculaire due à une toxine, etc...). Les mécanismes de cette régénération commencent à être relativement bien élucidés même si beaucoup de travail reste à faire pour arriver à soigner des maladies dégénératives génétiques qui peuvent atteindre nos muscles comme les myopathies (ex. Myopathie de Duchenne). Pour faire avancer les recherches, nous nous intéressons donc à la fonction du gène de la MMP11 dont le rôle dans le muscle n'est pas bien connu. Des données préliminaires ont montré l'impact de la MMP11 sur la fonction musculaire et sur la croissance des fibres musculaires. Par conséquent, nous avons établi un projet de recherche fondamental dont le but est d'étudier également la fonction potentielle de ce gène dans la régénération musculaire. Selon notre hypothèse, les animaux surexprimant la MMP11 présenteront une régénération musculaire plus rapide que les souris contrôles après lésion musculaire alors que les souris MMP11KO auront une régénération musculaire plus lente.

Procédures

Lors de ce projet, les souris seront soumises à un total de 6 interventions réalisées par le manipulateur. 1. Une biopsie de la queue sera réalisée sur les 40 souris K14-MMP11Tg (durée : 5 secondes par souris) pour déterminer par qpcr le niveau d'expression de la MMP11 et ainsi sélectionner les 20 souris avec une expression de la MMP11 qui est la plus forte et surtout la plus homogène possible entre les souris. 2. Le protocole d'administration de cardiotoxine nécessitera d'endormir dans un premier temps les souris grâce à un mélange d'isolflurane et d'oxygène dans une boîte à induction en plexiglas (durée : 1 minute 30 à 2 minutes selon la souris) puis de maintenir cette anesthésie à l'aide d'un masque à anesthésie gazeuse durant la procédure expérimentale (durée : 2 minutes maximum par souris). Ensuite, les souris recevront une injection d'analgésique, le metacam, par voie sous-cutanée pour limiter la douleur liée à l'injection de cardiotoxine (durée : 5 secondes par souris). 3. Les souris seront également rasées au niveau du muscle tibial antérieur sur une surface de 1cm² (durée : environ 15 secondes par patte). 4. Après désinfection du site d'injection, 50µL d'une solution de cardiotoxine à 10µM sera injectée dans le muscle tibial antérieur d'une des deux pattes, et le muscle tibial antérieur controlatéral sera injecté avec le même volume de PBS (durée : environ 10 secondes par patte) . 5. Après le réveil des souris et dans les jours qui suivront, une seconde dose d'analgésique pourra être injectée aux souris en cas d'observation de signes de douleur (durée : 5 secondes). 6. Pour finir, les souris seront mises à mort par dislocation cervicale par une personne habilitée (durée : 5 secondes) ou par inhalation de CO2 (durée : 5 minutes), afin de prélever le muscle tibial antérieur.

Impact sur les animaux

La cardiotoxine est une toxine cytolytique obtenue à partir du venin de serpent et qui lorsqu’injectée dans le muscle produit une dépolarisation suivie d’une nécrose myofibrillaire aboutissant à une dégénérescence musculaire suivie d’une régénération au bout de 15 jours après lésion. Un défaut de régénération du muscle est caractérisée par l’accumulation anormale de cellules mononuclées dans l’espace interstitiel qui persiste au-delà de 15 jours après induction de la lésion. Suite au traitement à la cardiotoxine, une attention particulière sera donc accordée à la démarche de la souris afin de s’assurer qu’elle ne présente pas de difficultés à se déplacer (boitement, inactivité…). La zone d'injection de la cardiotoxine sera également analysée pour éliminer tout risque d'infection (pas d'inflammation, pas de pus).

Devenir

Lors de l'étape de présélection des souris, après avoir vérifié le niveau d'expression de la MMP11 dans 40 souris K14-MMP11Tg par qpcr, les 20 souris qui ont l'expression de la MMP11 la plus faible et la plus hétérogène par rapport aux autres souris seront sacrifiées. Les 80 animaux utilisées pour la partie expérimentale seront ensuite sacrifiés au terme des 17 jours suivant l'injection de cardiotoxine, afin de prélever et d'étudier le muscle tibial antérieur. Aucun animal sera donc maintenu en vie au terme de ce projet.

Remplacement

L'utilisation de modèles animaux est nécessaire pour mimer le plus fidèlement possible la dégénérescence et/ou la régénération fibrillaire, et observer les effets sur l'organisme entier, notamment du fait de la présence du système immunitaire qu'il est impossible de récapituler in vitro. C'est pourquoi nous avons choisi de travailler sur la souris, animal pour lequel le processus de régénération musculaire est semblable à celui de l'Homme et pour lequel nous disposons de tous les outils moléculaires nécessaires pour mener à bien cette étude. De plus, les modèles de souris génétiquement modifiées dont nous avons besoin ont été utilisés pour d'autres études et sont donc déjà disponibles au laboratoire.

Réduction

Des données préliminaires ont déjà montré que la MMP11 avait un impact sur le diamètre des fibres musculaires, cela permet donc la réduction du nombre d’animaux utilisés au strict minimum, afin d'étudier l’impact de la MMP11 dans la régénération musculaire après une atteinte musculaire induite par la cardiotoxine. De plus, d'après l'expérience d'une équipe de notre institut (étude de la régénération musculaire après injection de cardiotoxine dans le muscle TA), il a été déterminé que 10 souris par paramètre à analyser était un nombre optimal pour assurer la puissance statistique tout en réduisant le nombre d'animaux au strict minimum. Ce nombre est d'autant plus optimisé, que le facteur de variabilité est retiré avant le début du protocole. En effet, les souris qui surexpriment la MMP11 (K14-MMP11Tg) présentent une hétérogénéité d'expression de la MMP11, ce qui constitue un facteur de variabilité impactant les résultats obtenus. Ainsi, une biopsie (queue) sera réalisée sur 40 souris K14-MMP11Tg pour déterminer par qpcr le niveau d'expression de la MMP11 et ainsi sélectionner les 20 souris avec une expression de la MMP11 qui est la plus forte et surtout la plus homogène possible entre les souris. Pour chaque souris, une patte est injectée avec le composé induisant un dommage musculaire et la patte controlatérale est systématiquement injectée avec le même volume de PBS (véhicule) pour servir de contrôle. Au lieu d'injecter un lot de souris avec le composé induisant un dommage musculaire et un autre lot témoin avec du PBS, l'utilisation systématique de la patte controlatérale en tant que contrôle permet ainsi de réduire de moitié le nombre d'animaux requis. En revanche, la blessure induite par la cardiotoxine étant très localisée, chaque souris ne sera utilisée que pour un type d'analyse (ARN ou histologie). Vu que nous travaillons avec des lots de 10 souris seulement par paramètre à analyser, nous utilisons soit un test paramétrique (test de student) ou un test non paramétrique (Mann-Whitney) de comparaison entre deux groupes (souris contrôles et mutantes) avec le logiciel PRISM qui s'appliquent aux petits échantillons (n

Raffinement

Les animaux seront placés dans des cages leur assurant un bien-être avec de la sciure de bois comme litière. Celle-ci est remplacée de manière hebdomadaire pour une hygiène optimale. Le stress est diminué au maximum en hébergeant les souris dans des cages transparentes permettant la visualisation des autres souris et en les habituant à la vue de l'opérateur expérimental qualifié pour les procédures liées à l'expérimentation animale. L'utilisation d'analgésique permettra de limiter la douleur de la lésion musculaire déclenchée par l’injection de cardiotoxine. La taille de l'aiguille permettant l'injection du produit sera adaptée au poids de l'animal afin de réduire le risque de lésion induite par l'aiguille. Les souris seront placées sur un support chauffant afin d’éviter toute déperdition de chaleur causée par l’anesthésie. Elles seront ensuite suivies dans les heures suivant l'injection. Des visites quotidiennes seront effectuées afin de vérifier le niveau d'inconfort et les signes de douleur des animaux dans la cage (diminution des comportements d'exploration, diminution de la prise de boisson et/ou de nourriture, perte de poids, posture voutée, etc...). Ainsi, l'occurence de blessure éventuelle et le risque d'infection au niveau de la zone d'administration du composé induisant un dommage musculaire seront pris en considération. Etant donné que le projet cible les muscles squelettiques, la démarche de la souris sera examinée afin de s'assurer qu'elle ne présente pas de difficultés à se déplacer. En cas de souffrance visible ou de douleur apparente des animaux, un avis vétérinaire sera sollicité pour décider de la continuité ou de l'arrêt de l'expérience.

Choix des espèces

Le modèle de souris a été retenu car c'est le seul pour lequel il est possible de manipuler le niveau d’expression de la MMP11 en employant des souris transgéniques déficientes et surexprimant la MMP11 de manière tissu-spécifique. Ces modèles permettent de répondre directement à notre objectif. A notre connaissance, il n’existe pas un autre modèle animal plus simple permettant de répondre à la problématique inhérente à ce projet. Les souris utilisées pour ce projet seront âgées de 10 semaines au moment de l’expérimentation de manière à étudier la régénération musculaire sur un organe différencié et fonctionnel.