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Souris : 72
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Ovariectomisées sous anesthésie, puis réopérées une semaine plus tard pour recevoir un fragment d'utérus hors de sa place, 72 souris femelles reçoivent ensuite une injection hormonale par semaine pendant onze semaines. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, avec des douleurs abdominales possibles pendant que les lésions se développent. Le porteur affirme qu'il n'existe "aucun modèle alternatif en culture cellulaire" pour l'endométriose et que la maladie ne peut s'étudier que dans un contexte "corps entier". Toutes sont tuées pour prélever les tissus et comparer les lésions.

Objectifs

L'endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire chronique qui touche plus de 10 % des femmes en âge de procréer (190 millions). Elle se caractérise par la présence anormale de tissus/lésions endométrial(es) en dehors de l'utérus. Cette maladie touche le plus souvent des organes tels que les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie, les intestins. Huit à 10 ans sont généralement nécessaires afin de poser un diagnostic pour maladie. L'endométriose a un impact considérable sur la qualité de vie des femmes et sur l'économie mondiale (environ 80 milliards de dollars par an). Les traitements disponibles actuellement servent uniquement à diminuer les symptômes mais ne sont pas curatifs (ne soignent pas). Dans certains cas, les lésions peuvent être enlevées par chirurgie cependant 30 % des femmes opérées ont de nouvelles lésions dans les 5 ans post chirurgie. La progression de la maladie fait intervenir de nombreux mécanismes cellulaires assez similaires à ceux observés dans le développement de cancers comme la prolifération et la migration des cellules de l’endomètre dans une région autre que leur organe d’origine. Récemment, une protéine connue pour son implication dans le développement du système nerveux central a été identifiée pour jouer un rôle potentiel dans l’endométriose. Notre objectif est de développer des modèles murins pertinents qui reflètent au mieux les caractéristiques de l’endométriose observées chez les patientes. En raison de la complexité de reproduire l'organisation, la progression de la maladie ainsi que les symptômes associés à l'endométriose, ce projet propose de développer deux modèles distincts chacun conçu pour répondre à des questions bien spécifiques et ciblées.

Bénéfices attendus

Selon les données de l'Organisation mondiale de la santé, environ 10 % des femmes en âge de procréer (190 millions) dans le monde sont diagnostiquées avec cette maladie. Les traitements disponibles actuellement servent uniquement à diminuer les symptômes mais ne sont pas curatifs. Dans certains cas, les lésions peuvent être enlevées par chirurgie. Cependant 30 % des femmes opérées ont de nouvelles lésions dans les 5 ans post chirurgie. En 2022, la France a décrété la lutte contre l’endométriose comme cause nationale. Cette année notre laboratoire a été sélectionné pour faire partie de consortium national de recherche sur l’endométriose (dans le cadre du PEPR Santé des femmes, santé des couples). Cette demande d’expérimentation a pour objectif le développement et la maîtrise de modèles pertinents d’endométriose permettant à la fois de tester l'efficacité des nouvelles thérapies et également d'accroître les connaissances sur cette maladie.

Procédures

Une grande partie des animaux subiront 2 interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie ; une ovariectomie (20 min/souris) qui vise à retirer les ovaires afin de contrôler la production d’hormones sexuelles, puis une semaine plus tard, seconde intervention sera réalisée afin d’induire l’endométriose (2 méthodes d’induction différentes ; la première 5 min/souris et la deuxième 15-20 min/souris). Toutes les souris recevront recevront une injection hebdomadaire d’hormone en sous-cutanée pendant 11 semaines. Les injections sous-cutanées nécessitent une contention d’environ 30 secondes.

Impact sur les animaux

Au sein de ce projet, les animaux seront soumis à différentes nuisances. La première des nuisances aura pour origine les procédures chirurgicales mais les douleurs post-chirurgies sont diminuées par la mise en place d'une analgésie spécifique et d’un suivi fréquent permettant de l’ajuster en cas de besoin. Les souris subiront différentes manipulations chaque semaine pour des pesées et des traitements hormonaux (injections sous-cutanées). Ces manipulations peuvent entraîner du stress durant le temps des contentions ainsi que pour l'anesthésie (endormissement et réveil). Durant les semaines de développement de la maladie, il est possible que des douleurs abdominales apparaissent également.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour collecter les tissus, puisqu'il faudra analyser les lésions générées par l'endométriose ou comparer aux animaux sans lésions.

Remplacement

L’endométriose est une maladie qui fait intervenir de nombreux processus cellulaires et de nombreuses interactions tissulaires entre organes. En effet, l’endométriose est une maladie qui a pour origine la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus. Le seul moyen de l’étudier est donc de mimer la pathologie dans un contexte « corps entier » en apportant expérimentalement un fragment d’utérus là où il ne devrait pas être. Il n’existe à ce jour aucun modèle alternatif en culture cellulaire ou autre.

Réduction

Dans un premier temps, nous avons décidé de réaliser 3 sessions par procédure pour la mise en place des 2 modèles murins. En fonction des résultats des premières expériences, le nombre d’animaux pourra être revu à la baisse soit en diminuant le nombre de souris par expérience ou le nombre d’expérience si les premières paraissent concluantes.

Raffinement

Les souris ont une période d’habituation aux expérimentateurs qui vont suivre le protocole. Les souris seront élevées et hébergées par groupes, avec un milieu enrichi pour améliorer leur bien-être (maison en carton, coton). Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux (pesées, suivi post-opératoire etc.) plusieurs fois par semaine permettra la recherche de tout signe de souffrance. Des points limites adaptés sont mis en place au-delà̀ desquels, si aucun moyen de correction de la douleur n’a été́ efficace, les souris sont mises à mort. Les procédures de chirurgie et les injections sont réalisées par du personnel qualifié afin de réduire au maximum le temps de manipulation et le stress des animaux avec anesthésie et analgésiques adaptés dès que nécessaire.

Choix des espèces

La souris présente l’avantage d’être très similaire à l’homme que ce soit anatomiquement, physiologiquement et génétiquement. En effet, plus de 98% de ses gènes sont identiques à celui de l’homme. Cette proximité physiologique et génétique permet de récapituler les évènements cellulaires observés chez l’homme et donc de l’utiliser comme modèle d’étude. Dans notre cas, le modèle d’endométriose murin permet de se retrouver dans des conditions physiologiques très proches de celles observées chez les patientes atteintes d’endométriose. De plus, la protéine étudiée n'est pas exprimée dans certaines espèces mais on retrouve une forte ressemblance entre la forme humaine de cette protéine et la forme murine, justifiant encore l'usage des souris. Les souris utilisées dans ce projet sont des souris femelles vierges d’au moins 8 semaines, possédant un utérus mature et fonctionnel.

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Cochons : 8
Souffrances
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Devenir
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Brûlés en quatre points du dos sous anesthésie générale, 8 mini-porcs subissent ensuite huit renouvellements de pansement et seize biopsies cutanées de 8 mm. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sur neuf jours de manipulation, et tous tués à l'issue pour prélever la peau brûlée. L'objet est de tester un pansement régénératif censé éviter les autogreffes chez les grands brûlés, avant tout essai clinique. Le porteur décrit un programme hebdomadaire de jeux, des fruits et légumes quotidiens et un pansement gastrique préventif, dans le même document qui prévoit quatre brûlures profondes par animal.

Objectifs

Le pansement que nous voulons tester est un dispositif médical innovant à 2 composantes : une composante physique et une composante biologique. Celui-ci est destiné au traitement des brûlures chez l'homme. Les 2 composantes physique et biologique ont par ailleurs été testées séparément en laboratoire et sur des brûlures cutanées de mini-pigs. Les objectifs de ce projet sont de tester le pansement dans sa forme finale (composantes combinées) sur les brûlures du mini-pig, en évaluant plusieurs critères : - La tolérance du pansement. - Sa protection contre les contaminations bactériennes. - Le maintien de son intégrité au cours du temps. - La réduction de l’inflammation locale et systémique. - L’impact sur la vitesse et la qualité de cicatrisation. La pertinence de cette étude repose sur la forte ressemblance entre le mini-pig et l’homme à l’échelle de la peau, ce qui est rend les données générées robustes pour une translation vers des études cliniques.

Bénéfices attendus

Les brûlures constituent un problème de santé publique majeur, avec près de 11 millions de personnes dans le monde subissant annuellement des brûlures suffisamment graves pour nécessiter des soins médicaux. Ce problème touche particulièrement les enfants qui représentent près de 50 % des brûlés, et pour lesquels la stratégie thérapeutique la plus souvent choisie est d'effectuer une autogreffe de peau. Le pansement que nous voulons tester est un dispositif médical régénératif innovant, destiné au traitement des brûlures du second degré profond chez l’homme, dans le but d'éviter, lorsque c'est possible, les autogreffes, et de restaurer rapidement l'intégrité du tissu tout en minimisant les infections, la douleur et la cicatrice résiduelle. Son intérêt est aussi d'améliorer la vitesse et la qualité de cicatrisation par rapport aux pansements traditionnels.

Procédures

Les interventions réalisées comprennent 9 jours de manipulation au total (20 à 30 minutes par animal et par jour), sous anesthésie générale : -4 brûlures au total par animal, réalisés en une seule fois (10 minutes). -8 renouvellements de traitement et pansements des brûlures (15-20 minutes). -2 prises de sang (6mL) au total par animal (1 minute). -4 biopsies de peau rondes de 8mm au total par plaie et par animal (5-10 minutes).

Impact sur les animaux

-Douleur due aux brûlures et aux biopsies. -Stress et gêne dus à la présence de plusieurs pansements sur le dos de l’animal. -Stress dû à la manipulation fréquente et à l’hébergement individuel. -Risque d’effets secondaires liés à l’anesthésie fréquente (mais de courte durée) et/ou à l’administration fréquente d’analgésiques. -Risque d’infection des plaies.

Devenir

Le sort des 8 animaux inclus dans cette étude est la mise à mort à la fin du protocole, pour cause de prélèvement d'organes post-mortem, notamment la peau au niveau des différentes brûlures pour analyses des tissus cutanés.

Remplacement

Les études de tolérance et d’efficacité d’un dispositif médical doivent être réglementairement réalisées sur des modèles animaux avant tout essai clinique chez l’homme. Les tests cutanés qu’il est possible de faire en laboratoire ont été appliqués avant d’envisager le modèle animal mais ceux-ci génèrent peu de données ; la peau est en effet un tissu complexe et la cicatrisation un mécanisme auquel participent une multitude de cellules et de facteurs, qui ne peut être reproduit dans un laboratoire.

Réduction

Après une étude pilote, le nombre d’animaux inclus dans cette étude a été validé par une méthodologiste statisticienne et assure un nombre optimal d’individus pour générer des résultats robustes et exploitables.

Raffinement

Dans la conception de ce projet, l’ensemble des procédures ont été bien étudiées afin de générer des données robustes et exploitables tout en respectant les critères du bien-être animal et en limitant sa douleur et son stress. Les animaux disposent de nourriture adaptée, diversifiée et enrichie quotidiennement (fruits et/ou légumes), d’eau en accès libre et d’un programme hebdomadaire de jeux et activités. De plus une attention particulière sera apportée au confort digestif des animaux 1- par continuité de l’alimentation entre élevage et animalerie et 2-par apport d’un pansement gastrique avant alimentation une fois par jour aux porcs pour diminuer le risque d’ulcère gastrique. Pendant toutes les manipulations, les animaux seront installés sur un tapis chauffant, et les interventions seront réalisées sous anesthésie générale, suivies d’un traitement approprié contre la douleur. Les animaux seront surveillés 3 à 6 fois par jour pour noter le moindre signe clinique apparent et lancer une prise en charge adaptée ; un suivi des points limites stricts et spécifiques au projet est donc réalisé tout au long de la procédure. Les animaux seront hébergés collectivement pendant la phase d’adaptation. Après début de la phase expérimentale à proprement parler, les animaux seront séparés pour permettre le déroulement des expérimentations dans de bonnes conditions. Un hébergement collectif n’est pas possible durant cette phase à cause des risques d’arrachement des pansements avec des comportements de grignotage des pansements entre congénères. Les porcs seront cependant hébergés au sein d’une même pièce, dans des boxes accolés avec contact olfactif, visuel et auditif.

Choix des espèces

Les nombreuses similitudes entre l’homme et le porc en termes d’anatomie et de physiologie cutanée en font un excellent modèle animal pour l’étude de l’efficacité du pansement sur la cicatrisation des brûlures cutanées. Les animaux sont adultes. La croissance d’un jeune animal pourrait affecter et probablement améliorer la cicatrisation, ce qui introduirait un biais dans l’analyse.

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    • Troubles nerveux
Souris : 1000
Souffrances
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Devenir
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Sur 1 000 souris, 700 seront réutilisées dans d'autres projets après accord du vétérinaire et 300 seront tuées, notamment pour prélever des organes ou des fluides en quantité incompatible avec leur survie. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le test consiste à placer une souris trente minutes dans une cage où des billes sont posées sur la litière et à compter celles qu'elle recouvre, ce comportement d'enfouissement servant d'indice d'anxiété. Chaque animal peut recevoir en amont jusqu'à deux injections par jour pendant sept jours et jusqu'à cinq prélèvements de sang par jour, dans un criblage de candidats médicaments anxiolytiques dont le porteur annonce les effets indésirables comme imprévisibles.

Objectifs

Le projet vise à évaluer les propriétés anxiolytiques de candidats médicaments dans un modèle comportemental : le test d'enfouissement de billes. Le test d'enfouissement de billes chez la souris est basé sur le comportement naturel des rongeurs à enfouir spontanément tout ce qui est inconnu, pouvant être source d'anxiété, ou de stress dans leur environnement. Le comportement d'enfouissement consiste à cacher dans la litière la source de la menace potentielle, ici les billes. Etudier ce comportement est donc utile pour évaluer les candidats médicaments indiqués pour l'anxiété.

Bénéfices attendus

A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter l'anxiété, une pathologie humaine touchant des millions de personnes dans le monde. Du fait de la cible thérapeutique, ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de la pathologie ciblée ou d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phases cliniques.

Procédures

Les animaux seront placés 1 fois pendant 30 minutes dans une cage contenant des billes dans la litière (test). Des injections (-1 min par injection) pourront être effectuées en amont du test jusqu'à 2 adminsitration par jour pendant 7 jours. Des prélèvements de sang (- 1 min, max. 5 prélèvements par jour) pourront être effectués avant ou après le test.

Impact sur les animaux

Les nuisances associées au test sont l'inconfort / douleur légère et brève ainsi qu'un stress mineur lors de l'adminsitration des composés et un stress mineur lié au placement dans une cage avec des objets inconnus : les billes (but du test). Les prélèvements de sang peuvent également représenter un stress pour l'animal. Les effets potentiellement indésirables du/des produits testés ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Les effets potentiellement indésirables feront l’objet d’échanges avec les membres de la Structure de Bien-Etre Animal (SBEA) pour adapter les outils d’observations des animaux afin de mettre en place les traitements de potentiels signes cliniques

Devenir

Les animaux pourront être euthanasiés pour réaliser des prélèvements d’organes/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal ou suite aux effets indésirables provoqués par le(s) produit(s)/ modèle chez les animaux. Les animaux pourront également être réutilisés dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur l'anxiété. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 10 / par groupe. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux • le recours à des procédures les moins invasives possibles • Le suivi d’éventuel signes cliniques • La détermination des points limites • La mise en place de soins si nécessaire • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse • Le recours à une anesthésie et analgésie adaptés en cas de prélèvements de sang et/ou tissus • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentale

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur l'anxiété du fait des similitudes entre le comportement humain et animal et des points communs entre le système nerveux central du rongeur et de l'homme. Animaux adultes (7-8 semaines). Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement. Le choix d'animaux adultes est justifié par la nécessité d'un cerveau pleinement développé afin d'obtenir des résultats pertinents concernant l'effet des substances testées sur les fonctions neurocomportementales.

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    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Poules : 600
Souffrances
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Devenir
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Pour tester des alternatives à la brumisation dans les élevages de poulets de chair, 600 poussins sont exposés à 32 °C pendant cinq heures d'affilée, à deux reprises au cours de leur croissance. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 522 d'entre eux et modéré pour 78. La température rectale est mesurée sur animal vigile, thermomètre introduit dans le cloaque, avant, pendant et après chaque coup de chaleur, sur 25 poulets par traitement. Le porteur indique qu'une température élevée peut provoquer halètement, léthargie, stress oxydatif et troubles de l'absorption intestinale, et que des problèmes de locomotion peuvent apparaître chez les 78 animaux gardés jusqu'à 49 jours. 300 poulets sont mis à mort à 42 jours, l'âge d'abattage des poulets lourds standards, les 300 autres étant rendus à l'élevage.

Objectifs

Les éleveurs sont parmi les professionnels les plus exposés aux aléas climatiques. Ils seront sans doute parmi les plus impactés par les évolutions qui vont s’opérer au cours des prochaines décennies. Ils sont donc particulièrement sensibilisés à ces sujets. Ce projet vise à produire des connaissances nouvelles et des outils nécessaires pour accompagner les éleveurs avicoles dans la mutation des systèmes d’exploitation qu’ils vont devoir opérer pour s’adapter au changement climatique (« adaptation ») et limiter leur impact sur le climat (« atténuation »). Plusieurs méthodes d’adaptation au changement climatique seront testées. Ces méthodes pourront permettre de mettre en place des solutions concrètes en élevage avicole de poulet de chair standard pendant la période estivale. Les épisodes caniculaires deviendront à terme plus longs et plus intenses pour les animaux. Aujourd’hui, la brumisation est une méthode couramment utilisée afin de réguler la température à l’intérieur des batiments d’élevage. Cependant, elle augmente l’impact environnemental des élevages. En effet, la brumisation nécessite une augmentation de l’utilisation d’eau en période de sécheresse. De plus, cette méthode augmente fortement l’hygrométrie et peut détériorer l’état des litières engendrant des problèmes de santé. Il est donc nécessaire de proposer aux éleveurs des solutions plus durables afin de maintenir les performances et la santé de leurs animaux. Afin de tester plusieurs alternatives à la brumisation, deux essais seront mis en place avec des poulets de chair à croissance rapide. Deux scénarios climatiques de stress thermique cyclique seront utilisés afin de tester plusieurs solutions d’adaptation et d’atténuation. Les objectifs opérationnels sont 1/ d’évaluer l’effet du refroidissement de l’eau de boisson 2/ de gérer la quantité d’aliment ingéré en période chaude 3/ de tester un aliment spécialement adapté pour les périodes chaudes.

Bénéfices attendus

Les éleveurs sont fortement impactés par le réchauffement climatique. La brumisation utilisée en période de canicule est un coût supplémentaire pour l’élevage. Ainsi, de plus en plus de recherches se concentrent sur la mise au point de méthodes pour diminuer l’impact des températures élevées sur la croissance, la santé et le bien-être des poulets de chair. Ainsi, le refroidissement de l’eau permettrait aux animaux de mieux réguler leur température corporelle et de réduire le rythme d’halétement. Cela permettrait également d’économiser l’eau qui devient de plus en plus une denrée rare. La mise à jeun permettrait d’éviter une dépense énergétique et une production de chaleur due à la digestion et l’absorption des nutriments. Ces essais permettront de tester des solutions applicables en élevage qui pourront ensuite être recommandées aux éleveurs. Avenant: Les animaux maintenu en élevage de 42 à 49 jours permetteront de collecter des données permettant de modéliser la phase de récupération des animaux à ce stress.

Procédures

La température rectale sera mesurée sur animal vigile avant, pendant et après le stress thermique et ce, pour les deux périodes de coup de chaleur. Cette intervention sera faite sur 25 animaux par traitement. Les animaux mesurés ne seront pas les mêmes entre les deux périodes de stress thermique.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une température de 32°C pendant 5h d’affilée. Une température élevée peut provoquer une augmentation de l’halètement, une léthargie, une accumulation de tissu adipeux, une augmentation du stress oxydatif et des mécanismes d’inflammation. Au niveau intestinal, une température élevée peut induire des désordres d’absorption. L’eau à volonté permettra aux animaux de réguler leur température corporelle. Enfin, la mesure de température rectale nécessite une contention de l’animal et une introduction du thermomètre dans le cloaque pouvant générer un stress. Avenant: Pour les 78 animaux maintenue en élevage de 42 à 49 jours, des problèmes de locomotion peuvent survenir après le dernier stress thermique

Devenir

Pour l’essai 2, les animaux seront mis à mort à 42 jours, ce qui correspond à l’âge d’abattage des poulets lourds standards. Avenant: 78 animaux seront maintenu en élevage jusqu'à 49 jours pour étudier leur capacité à récupérer d'un coup de chaleur et d'étudier les mécanismes physiologiques qui sous tendent cette réponse

Remplacement

Compte tenu des objectifs finaux du projet (évaluation des effets du refroidissement de l’eau de boisson et de la gestion de la prise alimentaire en condition de stress thermique) et de l’absence de techniques in vitro ou de données suffisantes pour de la modélisation permettant de répondre à ces objectifs, l’espèce aviaire ne peut être substituée.

Réduction

Les animaux seront nourris à l’aide de mangeoires électroniques permettant la mesure individuelle automatique du poids et de la consommation alimentaire des animaux. Contrairement à un dispositif en parquet (8 parquets par traitement), ce dispositif permet de réduire le nombre total d’animaux utilisés dans ce projet. Un total de 300 poussins de 1 jour non sexés sont requis pour chacun des essais (soit un total de 600 animaux sur l’ensemble du projet). Cela permet de constituer 6 groupes de 50 animaux et ainsiévaluer 6 traitements différents. L’unité statistique est l’individu. Concernant la consommation d’aliment, sur la période de 21 à 25 jours, un effectif de 50 poulets par traitement est suffisant pour observer une différence significative de 50g d’aliment ingéré entre les traitements « eau tempérée » et « eau refroidie ». Pour la période de 35 à 42 jours, une différence de consommation est attendue. Les animaux du traitement « aliment à volonté » devraient consommés 7% de plus que les animaux du traitement « aliment intermittent ». Concernant le poids vif à 42 jours, un effectif de 50 poulets nous permettra de voir une différence significative de 130g entre les traitements « eau tempérée » et « eau refroidie ». Pour l’essai 2, la composition des carcasses sera évaluée à la fin de la période d’élevage. Le stress thermique induit une accumulation de gras abdominal. Cela pourrait être réduit via la période de jeun. Une diminution du gras abdominal de 0,26 % (pourcentage de poids vif) est attendue entre les traitements « aliment à volonté » et « aliment intermittent ». Ces estimations ont été faites à partir de données de la littérature et avec un logiciel de statistiques. Au regard de la bibliographie et d’expériences précédentes, le nombre d’animaux/groupe que nous avons définis est nécessaire et suffisant pour mettre en évidence des différences de performances (s’il y en avait).

Raffinement

Les animaux seront élevés au sol, avec une litière en copeaux de bois, en groupe sociaux pendant toute la durée de l’expérience, à une densité inférieure (11 animaux/m²) au maximum autorisé. Ils auront la possibilité d’explorer et de se percher. Un perchoir sera mis à disposition dans chaque parquet. Les effets du stress thermique sur le comportement des animaux pourront être évalués à l’aide d’une méthode d’évaluation du bien-être. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par les critères suivants, prostration, animal ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver, entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Avenant: Entre J42 à J49, la motivation des animaux sera évaluée avec un test de distrubution d'une nourriture appétante (larves séchés) et de réactivité à l'homme.

Choix des espèces

Le poulet domestique a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. La souche à croissance rapide utilisée dans cet essai est la souche principale utilisée en élevage de poulet de chair standard. L’objectif de ce projet est d’évaluer la croissance et la consommation alimentaire des poulets de façon individualisée, grâce aux mangeoires électroniques, dans des conditions contrôlées pendant toute la période d’élevage. Ainsi, nous utiliserons des animaux de 1 jour, fournis par un couvoir commercial et nous élèverons les animaux jusqu’à l’âge de 42 jours, âge classique d’abattage des poulets standards lourds. Avenant: Allongement de la durée d'élevage de 42 à 49 jours pour 78 animaux

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Poules : 1200
Souffrances
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Devenir
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 1200

1 200 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour fournir aux laboratoires agréés des sérums de diagnostic de l'influenza aviaire et de la maladie de Newcastle. Chaque oiseau reçoit deux ou trois injections intraveineuses d'antigènes inactivés espacées d'au moins une semaine, puis une prise de sang, en restant vigile et contenu moins de deux minutes par acte. L'activité relève de la production de réactifs, le nombre de rappels et la date de mise à mort étant ajustés animal par animal pour maximiser le volume de sérum récolté. Tous les poulets sont tués, le porteur expliquant que cette mise à mort permet de récolter un volume de sang maximal.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de produire des réactifs biologiques utilisables pour la mise en oeuvre de méthodes d'analyses en santé animale. Les propriétés de ces réactifs reposent sur les caractéristiques de reconnaissance spécifique des anticorps produits naturellement par les animaux vertébrés en réponse à une infection ou à l'injection de substances étrangères (dans ce projet, des virus inactivés) : les anticorps produits sont présents dans le sang des animaux et peuvent être obtenus après prise de sang et coagulation naturelle de ce prélèvement permettant la récolte d'un sérum spécifique des virus injectés. Ces sérums d’origine aviaire seront utilisés comme réactifs pour le diagnostic des infections des oiseaux provoquées par ces mêmes virus. Le recours aux animaux est la seule façon d’obtenir ces sérums et afin de produire la quantité optimale d’anticorps spécifiques, les poulets utilisés sont inoculés deux ou trois fois de suite avec différents antigènes inactivés.

Bénéfices attendus

Les sérums produits à l'issue de ce projet, utilisés comme réactifs et matériaux de contrôle, permettent d'harmoniser au niveau national la réalisation des analyses de diagnostic de maladies d'importance majeure chez les volailles : l'influenza aviaire et la maladie de Newcastle.

Procédures

Les oiseaux utilisés sont soumis à des interventions ponctuelles sur animaux vigiles : 2 ou 3 injections intraveineuses (à au moins une semaine d'intervalle entre elles) et un prélèvement de sang. L'acte d'injection par voie intra-veineuse ou de prélèvement de sang dure généralement environ une minute par animal, sans dépasser 2 minutes d'immobilisation et de contention de l'animal.

Impact sur les animaux

Seules les manipulations et la contention des animaux nécessaires à la réalisation des prises de sang et des injections d'antigènes, et les piqures d'aiguille associées à ces actes, peuvent avoir un impact négatif sur le bien-être des animaux utilisés au cours de ce projet. Toutefois, ces nuisances sont limitées dans le temps et peu nombreuses au cours d'une procédure et elles sont de faible intensité. Les antigènes injectés sont inactivés et sans effet négatif attendu sur la santé des animaux. Le risque d'hématome suite aux injections et prises de sang est réduit, le personnel étant formé à ces différents actes et il applique systématiquement un point de compression en fin d'intervention pour éviter la formation de l'hématome.

Devenir

La mise à mort de l'ensemble des oiseaux utilisés au cours d'une procédure, et qui ont donc été immunisés, est nécessaire pour procéder (au moment de cette mise à mort) à la récolte d'un volume maximal de sang pour obtenir un volume final de sérum, dont la production est l'objectif de ce projet, lui aussi maximal.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives de production de sérums hyperimmuns spécifiques.

Réduction

L'utilisation de l'effectif est optimisée dans chaque cas par la mesure de l'apparition des anticorps, afin de déterminer individuellement le nombre optimal de rappels à effectuer et la date de mise à mort appropriée : malgré la variabilité individuelle inévitable du titre de la réponse en anticorps, le volume final récolté de titre suffisant (à moduler selon l'utilisation prévisible du sérum) sera ainsi maximal. Ceci permet de produire les quantités de sérums adaptées aux besoins (utilisation propre et fourniture éventuelle aux laboratoires agréés).

Raffinement

Le nombre d'injections est optimisé individuellement par la mesure de l'apparition des anticorps (comme décrit précédemment), permettant la production d'anticorps en quantité et qualité adéquats pour l'utilisation prévue du sérum. La surveillance des animaux est assurée par une visite quotidienne et est augmentée au cours des interventions d'immunisation et de prélèvement prévues par les procédures. Dans l’éventualité de signes cliniques occasionnant un mal-être chez l’animal, des points limites adaptés et spécifiques du projet sont définis pour que les animaux soient mis à mort avant que la souffrance ait un atteint un seuil non acceptable. Les seules interventions prévues consistant en l'inoculation intra-veineuse d'antigènes inactivés (dont l'innocuité fait l'objet de contrôles préalables) et en prises de sang, seule une douleur légère et fugace directement liée à l'acte de piqure est subie par l'animal : aucun protocole d'analgésie n'est prévu. Le personnel chargé des interventions est formé pour la réalisation des diférents actes techniques. Les animaux disposent par ailleurs de conditions et d’un environnement d’élevage adaptés à leurs besoins : les oiseaux sont élevés en groupe de 20 individus (bénéficiant ainsi d'un enrichissement social), en enclos sur litière au sol, sans perchoirs mais enrichis avec des objets légers mobilisables (chaînettes suspendues). Les animaux sont nourris et abreuvés à volonté.

Choix des espèces

L'espèce choisie est une espèce majeure de volaille, permettant de garantir la qualité des sérums produits. Les animaux utilisés sont âgés de 7 à 10 semaines : à cet âge, les oiseaux utilisés produisent des anticorps en qualité et quantité requise pour la réalisation du projet.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Rats : 12
Souffrances
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Devenir
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 12

Douze rats vont être utilisés pour mettre au point au laboratoire une méthode d'isolement et d'analyse des microparticules sanguines, sans question scientifique posée sur l'accident de décompression lui-même. Ils sont soumis à des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et tous tués à l'issue, pour prélever leur sang et leurs tissus. Chacun subit une contention et un prélèvement sanguin sous anesthésie, puis, un mois plus tard, 135 minutes en caisson hyperbare qui simulent une plongée. Le porteur range parmi les effets attendus la douleur provoquée par les symptômes d'accident de décompression, et indique que l'effectif de douze repose sur des expériences précédentes sans qu'aucun test statistique ait été réalisé.

Objectifs

Il est communément admis que le facteur déclencheur de l’Accident de Décompression est la formation de bulles subséquente à la réduction de la pression ambiante. Les microparticules sont des vésicules extracellulaires circulantes libérées par les cellules sanguines (plaquettes, leucocytes, cellules endothéliales). Par les protéines qu’elles arborent à leur surface mais aussi par les molécules (protéines, microARN, …) qu’elles renferment, les microparticules jouent un rôle important dans la transmission d’information et, notamment, l’inflammation. Ainsi, par exemple, leur nombre et leurs caractéristiques sont modifiés dans les pathologies vasculaires. Il a été montré (i) : que leur nombre augmente après la décompression et (ii) : qu’elles sont capables d’induire certains symptômes de l’accident de décompression. De plus, certaines d’entre elles contiennent du gaz et pourraient constituer un site de formation des bulles circulantes pendant la décompression. L’objectif principal de ce projet est de mettre en place, dans notre laboratoire, une méthode d’isolement, d’analyse et de caractérisation des microparticules dans le cadre d’études sur l’accident de décompression. Pour ce faire, nous avons besoin dans un premier temps, de récupérer chez des rats, des échantillons sanguins afin de valider le protocole d’isolement des microparticules à l’état de base et après l’exposition hyperbare. Dans un deuxième temps, la méthode d’analyse de ces microparticules nécessite de déterminer la concentration d’anticorps optimale pour le marquage des cibles d’intérêt, indispensable à leur détection et à leur analyse.

Bénéfices attendus

A court terme, le bon fonctionnement du protocole d’isolement des microparticules et de leur analyse permettra la mise en place d’une nouvelle expertise au laboratoire. A moyen terme, cette méthode sera utilisée pour la réalisation de projets nécessitant l’analyse de microparticules circulantes chez le rat. A plus long terme, cette méthode pourra être utilisée dans d’autres projets relatifs à l’accident de décompression dans notre laboratoire mais également dans des projets liés à l’inflammation ou à la dysfonction vasculaire.

Procédures

Les rats seront contentionnés une fois pour être anesthésiés/analgésiés (durée 1 min) afin de subir un prélèvement sanguin unique (durée 1 à 2 min). Un mois après, ils seront placés dans le caisson hyperbare pendant 135 min (30 min d’acclimatation + 105 min de plongée simulée).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : (1) : le stress lié à la pesée hebdomadaire (acte de gravité légère, d’une durée de 5 min/pesée) ; (2) : le stress lié à la contention et à l’anesthésie (acte de gravité légère, d’une durée estimée à 5 minutes, et réalisé 1 fois) pour la réalisation des prélèvements sanguins ; (3) : le stress et l’angoisse liés à la plongée (acte de gravité modérée, d’une durée totale de 2h30) ; (4) : La douleur induite par l’apparition de symptômes d’accident de décompression lors de la période d’observation (ces nuisances seront modérées, d’une durée moins de 1 minute).

Devenir

Les 12 animaux sont mis à mort à l'issue de la procédure afin de procéder aux prélèvements de sang et de tissus pour les analyses prévues dans le projet.

Remplacement

Notre travail porte sur l’étude des mécanismes à l’origine de l’accident de décompression. Les connaissances actuelles ne nous permettent pas de travailler sur un modèle cellulaire car il n’existe pas encore de biomarqueur fiable permettant de définir une sensibilité accrue à l’accident.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans cette étude a été déterminé sur la base des expériences précédentes et aucun test statistique n’a été réalisé. Les effectifs demandés vont nous permettre de réaliser toutes les mises au point nécessaires à la mise en place de cette nouvelle méthode d’analyse. Les animaux seront intégrés progressivement par lot de 4. Nous commencerons par un premier lot de 4 animaux, puis, si besoin, nous passerons à un deuxième lot, puis à un troisième. Si les mises au point sont terminées avant d'utiliser tous les lots, le projet peut être arrêté, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés par rapport aux estimations initiales. Nous estimons à 12 le nombre d’animaux nécessaire au vu de la faible quantité de sang que nous pouvons prélever pour réaliser ces mises au point.

Raffinement

Une habituation au dispositif expérimentale (caisson hyperbare) sera réalisée avant l’entrée dans l’étude afin d’habituer les rats à l’environnement et de réduire le stress. Tout au long du projet, un suivi quotidien des animaux est réalisé avec une grille de score adaptée.

Choix des espèces

Le rat est un modèle très utilisé pour l’étude des mécanismes de l’accident de décompression. De fait, nous disposons d’un important corpus de données pour ce type d’étude. Nous possédons de nombreuses données biologiques concernant les effets de l’exposition hyperbare et une bonne connaissance des symptômes de l’accident de décompression. Cette expertise acquise au cours des projets précédents permettra une meilleure gestion du projet et de ses résultats. Nos travaux précédents ont été effectués sur des animaux matures sexuellement. Nous souhaitons donc utiliser des animaux au stade de « jeunes adultes », matures sexuellement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 4500
Souffrances
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▲ 4500
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Devenir
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 4500

Une constipation ou une diarrhée sont provoquées par administration répétée de substances, sur des groupes de 50 souris, avant une phase d'observation des effets. 4 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour examiner leur motilité intestinale et prélever leurs organes. Les effets attendus sont un inconfort digestif, une baisse de la prise alimentaire, des ballonnements et un comportement léthargique lié au ralentissement du transit. Ni les substances qui provoquent les troubles ni les traitements testés, médicaments, compléments alimentaires ou probiotiques, ne sont nommés, et rien n'explique le passage de groupes de 50 à un effectif total de 4 500.

Objectifs

Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité de différentes solutions pour prévenir ou traiter les troubles intestinaux, notamment la constipation et la diarrhée, à l’aide de modèles expérimentaux chez les rongeurs. Les objectifs sont : • Mieux comprendre ces troubles : En provoquant la constipation et la diarrhée par différentes méthodes, l’étude cherche à analyser les changements qui se produisent dans l’organisme et à mieux comprendre les mécanismes impliqués. • Tester des solutions potentielles : L’étude évaluera l’effet de plusieurs traitements possibles (médicaments, compléments alimentaires, probiotiques) pour voir lesquels peuvent prévenir ou corriger ces troubles digestifs. • Identifier des indicateurs biologiques : En étudiant les réactions du corps et les marqueurs inflammatoires intestinaux, le projet cherche à repérer des signaux clés qui pourraient servir à développer de nouveaux traitements. • Améliorer les modèles d’étude : L’objectif est de perfectionner et valider des modèles expérimentaux fiables, qui pourront être utilisés pour tester de futurs traitements de manière plus précise et efficace.

Bénéfices attendus

Les principaux bénéfices attendus : • De meilleurs traitements contre la constipation et la diarrhée En testant différentes solutions (médicaments, probiotiques, compléments alimentaires), ce projet pourrait permettre d’identifier des traitements plus efficaces et mieux tolérés que ceux existants. • Une meilleure compréhension des troubles intestinaux Grâce à des modèles expérimentaux bien définis, l’étude aidera à mieux comprendre les causes et les mécanismes de la constipation et de la diarrhée. Elle pourra aussi révéler comment les traitements testés interagissent avec le système digestif, ouvrant la voie à de nouvelles approches thérapeutiques. • De nouveaux outils pour le diagnostic et le suivi des traitements En analysant les réactions biologiques des animaux, l’étude pourrait identifier des marqueurs spécifiques liés à ces troubles intestinaux. Ces biomarqueurs pourraient être utilisés pour mieux diagnostiquer ces problèmes ou évaluer l’efficacité des traitements au fil du temps.

Procédures

Différents protocoles d’administration sont mis en place pour induire la constipation ou la diarrhée et évaluer les effets des traitements testés. Constipation : Administration quotidienne d’une substance pendant plusieurs jours à un groupe de 50 souris. Diarrhée : Administration unique ou sur plusieurs jours selon la méthode utilisée, avec un suivi des effets sur un groupe de 50 souris. Étude des réponses biologiques : Administration répétée d’un composé spécifique sur une période de plusieurs semaines, avec des prélèvements sanguins réalisés par une méthode peu invasive. Chaque protocole est suivi d’une phase d’observation pour analyser les effets induits et l’efficacité des traitements évalués.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux dans le cadre de ce projet sont liés aux procédures expérimentales visant à induire des états de constipation ou de diarrhée, ainsi qu’à l'administration de traitements thérapeutiques. Bien que toutes les mesures nécessaires soient prises pour minimiser la souffrance et la douleur des animaux, certains effets indésirables sont prévisibles dans ce type d'expérimentation. Voici une description des principaux effets potentiels : inconfort digestifs, diminution de la prise alimentaire, comportement lethargique en raison du ralentissement du transit intestinal, ballonements.

Devenir

Les souris sont euthanasiées afin d'étudier la motilité intestinale de ces souris et collecter les différents organes en vue d'analyses ultérieures.

Remplacement

Modèles alternatifs in vitro : Avant d’utiliser des animaux, des tests in vitro seront réalisés dans la mesure du possible, notamment sur des cultures de cellules intestinales pour évaluer la toxicité des composés testés et leur mécanisme d'action sur les cellules digestives. Cependant, les modèles animaux restent nécessaires pour comprendre les interactions complexes entre l’intestin et l’organisme entier.

Réduction

Optimisation du nombre d'animaux : Le nombre d'animaux sera minimisé en utilisant des protocoles expérimentaux bien définis, avec des calculs statistiques préalables pour garantir que le nombre d’animaux utilisés est le minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Chaque modèle sera testé avec un nombre restreint d’animaux.

Raffinement

Amélioration des conditions d’hébergement : Les animaux seront logés dans des environnements enrichis (enrichissement environnemental) afin de réduire le stress, avec des conditions optimales de lumière, température et espace pour encourager leur bien-être. Techniques de manipulation douces : Les techniques de manipulation seront affinées pour minimiser le stress. Suivi des animaux et gestion de la douleur : Un suivi régulier permettra de détecter précocement toute souffrance. Des points limites sront définis pour stopper l'expérimentation si un animal montre des signes de détresse ou de douleur importante. Réduction de la durée des procédures : Les procédures seront conçues pour être aussi courtes que possible, afin de réduire l'exposition des animaux à des situations potentiellement stressantes ou douloureuses. Ces stratégies permettent de garantir que l'expérimentation animale respecte les principes éthiques tout en assurant l’obtention de résultats de qualité pour les objectifs du projet.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la souris. Les modèles murins sont largement documentés et utilisés par les équipes de recherche privées et publiques dans le traitement des troubles et désordres intestinaux. Stade adulte. Nous souhaitons nous affranchir de la période de croissance des animaux. En effet ,la maturité du tissu digestif n'est atteinte qu'après plusieurs semaines de vie. Nous avons besoin que des acteurs essentiels de la motilité intestinale, comme les neurones entériques, soient tout à fait matures et fonctionels pour étudier les fonctions digestives.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Saumons : 3172
Souffrances
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▲ 2692
▲ 480
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Devenir
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 3172

Les truites qui développent un furoncle de plus d'un centimètre carré, qui nagent sur le dos ou cessent de s'alimenter sont retirées et tuées par surdosage d'anesthésique. 3 172 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 2 692 un niveau léger. Elles reçoivent une marque d'identification, une à trois prises de sang espacées d'au moins quatre semaines, puis une infection par bain avec la bactérie de la furonculose. Le porteur prévoit en outre 300 poissons déclarés non conformes, hors gamme de poids ou ayant rejeté leur marque, pour entraîner les expérimentateurs aux gestes techniques, l'ensemble visant des protocoles de vaccination utilisables en pisciculture et une réduction des pertes économiques.

Objectifs

La furonculose est une maladie bactérienne des Salmonidés due à la bactérie Aeromonas salmonicida sub. salmonicida. Elle entraîne des pertes économiques importantes en raison de sa forte mortalité lors des formes suraiguës et des lésions cutanées qu’elle provoque dans les cas aigus à chroniques. La maladie est saisonnière et touche toutes les classes d’âges des poissons, particulièrement en période estivale. Les vaccins et antibiotiques actuellement utilisés pour prévenir et traiter la furonculose présentent des limites en termes d’efficacité, de lutte contre l’antibiorésistance et de prévention des contaminations environnementales. Ce projet vise donc à optimiser les stratégies vaccinales en comparant différentes protocoles vaccinaux et modalités d'administration contre la furonculose chez la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), afin d’optimiser leur efficacité et réduire la dépendance aux antibiotiques. Il inclut une évaluation des réponses immunitaires induites et de la protection conférée par chaque protocole, tout en intégrant les contraintes et besoins des professionnels dont les vétérinaires aquacoles prescripteurs. L’objectif est de développer une stratégie vaccinale réaliste, applicable en élevage piscicole et contribuant à une gestion sanitaire durable.

Bénéfices attendus

Les protocoles vaccinaux qui seront testés ont été élaborés à partir des pratiques déjà présentes sur le terrain et des améliorations scientifiques et techniques suggérées par les professionnels. L’évaluation des protocoles vaccinaux permettra d’optimiser la protection des truites contre la furonculose. Les résultats serviront à fournir aux vétérinaires aquacoles et aux éleveurs des recommandations précises sur les schémas vaccinaux les plus efficaces, les moins délétères pour les animaux et les plus faciles / pratiques à administrer. En améliorant les pratiques vaccinales des poissons, ce projet contribuera à : réduire la mortalité des poissons d’élevage, limiter l’usage des antibiotiques, participant ainsi à la lutte contre l’antibiorésistance, favoriser des pratiques d’élevage durables et améliorer le bien-être des poissons en réduisant les impacts des maladies infectieuses et le stress des animaux.

Procédures

Les animaux seront soumis à la pose de tag pour les identifier, à des prises de sang (1 à 3 selon les animaux, espacées d'au moins 4 semaines) et d'infection expérimentale en condition contrôlée. Toutes les manipulations seront réalisées sous anesthésie, par des personnes expériementées, en possession du niveau "concepteur" ou de niveau "applicateur" de la formation "expérimentation animale", et formées aux gestes techniques nécessaires à la procédure

Impact sur les animaux

L'évaluation de l'efficacité vaccinale nécessite d'infecter les truites avec la bactérie Aeromonas salmonicida sub salmonicida. Les manifestations cliniques liées à ce challenge infectieux peuvent entrainer de la souffrance chez les animaux. Le protocole de challenge infectieux par balnéation mis au point dans une étude antérieure (Moreau et al, 2023) permet de limiter ces manifestations. Les poissons seront euthanasiés dès l'observation de furoncles de taille supérieure à 1 cm2 ou de poissons moribonds (mélanisme, nage erratique sur le dos, arrêt de prise alimentaire), selon la grille des points limites en pièce jointe.

Devenir

L'euthanasie des poissons est prévue en fin de protocole, pour des raisons notamment sanitaires (impossibilité de relacher ou de réutiliser des poissons potentiellement infectés par A. salmonicida)

Remplacement

L'objectif du projet étant d'évaluer l'efficacité de la vaccination contre la furonculose, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. L'expérimentation animale est nécessaire car il n'existe pas encore de modèle in vitro pour l’étude de l'immunité post-vaccinale chez les poissons.

Réduction

Le nombre de poisson par lot a été déterminé par une approche statistique. Pour vérifier la répétabilité de notre protocole, chaque condition sera réalisée en triplicat. 300 poissons surnuméraires car non conformes (poids hors de la gamme souhaitée, rejet du Tag) sont prévus et serviront pour former les expérimentateurs impliqués aux gestes techniques.

Raffinement

Une observation quotidienne des poissons est assurée. Lors des procédures de challenge infectieux, les poissons font l’objet d’une observation plus rigoureuse deux fois par jour, chaque jour, de manière systématique. • Seuils d’alarme liés aux paramètres d’ambiance : Température de l’eau : si >20°C et non rectifiable, arrêt de l’expérimentation. Oxygène dissous : si 1 cm²) seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés par surdosage d’anesthésique. De plus, les conditions d’élevage sont améliorées, avec une densité animale réduite à 25 kg/m³, bien en deçà des pratiques courantes en élevage (50-70 kg/m³), et l'enrichissement des bacs avec des tubes pour permettre aux poissons de se cacher et limiter le stress.

Choix des espèces

La truite arc en Ciel est un hôte naturel d'Aeromonas salmonicida. C'est de plus l'espèce de poisson la plus élevée en France et donc pour laquelle il est important d'améliorer l'efficacité vaccinale. Les truites utilisées seront de 5 g à l’arrivée à la station aquacole d'Oniris, atteignant 20-150 g en cours d’expérimentation. la période durant laquelle le poid des poissons est de 5 à 20 g correspond à la période optimale pour la vaccination en pisciculture. La furonculose est une maladie que l'on observe à différents stades d'élevage (alevins, truites portions = 200-250g et grosse truite > 1kg). D'après notre questionnaire mené auprès des vétérinaires aquacoles, ces poids correspondent aux pratiques de vaccination sur le terrain. En effet, les vétérinaires indiquent que 10 g est le poids optimal pour la vaccination par immersion, car il permet une meilleure absorption du vaccin sans affecter la croissance des poissons. De même, un poids de 20 g est privilégié pour l’injection intrapéritonéale. Ces pratiques sont couramment adoptées en élevage afin d'assurer un développement de la réponse immunitaire durant la croissance des truites.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 674
Souffrances
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▲ 674
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Devenir
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 674

Des cellules cancéreuses humaines sont implantées sous la peau du flanc droit de souris anesthésiées, qui reçoivent ensuite une injection intraveineuse par semaine pendant deux à six semaines, avant une ponction intracardiaque terminale. 674 souris NMRI nude, dépourvues de système immunitaire fonctionnel, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles changent d'établissement entre la greffe et les irradiations. Le porteur écrit vouloir s'assurer que les animaux ne subissent aucune souffrance, dans un protocole qui repose sur la croissance d'une tumeur greffée, des injections hebdomadaires et une irradiation.

Objectifs

La sénescence est un processus biologique naturel qui intervient en protégeant les cellules contre des stress cellulaires comme le raccourcissement des télomères, les dommages à l’ADN ou encore le stress oxydatif. Durant certains processus naturels, comme par exemple l’embryogénèse, la senescence a un rôle fondamental. Cependant, l’accumulation de ces cellules sénescentes dans l’organisme au cours du temps conduit à l’émergence de pathologies que l’on retrouve majoritairement chez les personnes âgées. Par exemple, les fibroses comme celle du foie, des poumons, des reins ou du coeur, le cancer, les maladies neurodégénératives ou l'arthrose sont des pathologies directement liées à l’accumulation de ces cellules sénescentes. L'objectif de ce projet est la mise au point de thérapies innovantes capable d'éliminer les cellules sénescentes dans les tumeurs. Il s'agit d'un projet multisite.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de valider l'efficacité de nouveaux composés dans le traitement du cancer. Ces thérapies ciblées permettent d'éliminer spécifiquement les cellules sénescentes tumorales responsables des mécanismes de résistance aux drogues et de la formation des métastases. De plus, le ciblage des cellules sénescentes cancéreuses permettra de limiter les effets secondaires associés aux traitements classiques comme la radiothérapie comme par exemple la formation de tissus fibrotique.

Procédures

Les animaux seront greffés en sous-cutané avec des modèles de lignées cellulaire humaines tumorales. Au début du protocole, les souris seront anesthésiés puis des cellules cancéreuses seront implantées sous la peau au niveau du flanc droit. Puis, les animaux se verront injecter différents produits par intraveineuse, une par semaine, durant 2 à 6 semaines consécutives en fonction de la progression des tumeurs. En fin de protocole, les souris seront anesthésiées afin de permettre une ponction intracardiaque puis euthanasiées. L'EU1 sera en charge des xénogreffes sur les animaux ( environs 20 jours de charge) avant leur transfert vers l'UE2 qui prendra en charge les irradiations ainsi ques les injections d'AEDC (30 jours environ).

Impact sur les animaux

Plusieurs éléments peuvent nuire au bien être des animaux et engendrer un stress et une douleur notamment lors des greffes sous cutanées des cellules tumorales et lors des injections intraveineuses.

Devenir

Tous les animaux inclus dans le protocole expérimental seront mis à mort soit en fin de procédure. En effet, les animaux présentant une tumeur dans le flanc ne pourront être réutilisés ou inclus dans un autre protocole.

Remplacement

Ce projet a pour but le développement de potentielles thérapies ciblées pour la traitement du cancer. Ces études in vivo font suite à de nombreux résultats in vitro qui nous permettent d'affirmer que nos nouveaux ADC présentent un réel intérêt thérapeutique. Cependant, à ce stade du développement de nos recherches, l'utilisation de modèles complexes, comme des modèles de xénogreffes, est requise pour pouvoir prouver l'efficacité thérapeutique de nos candidats. De plus, pour le développement préclinique de nos ADC, nous devons apporté la preuve d'une efficacité sur des modèles complexes en plus d'étude de pharmacocinétique précise des molécules en développement.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été réduit au maximum tout en maintenant la possibilité d'une analyse statistique des résultats. Etant donné que l'originalité de nos ADC, ces expériences n'ont jamais été faites précédemment dans la littérature.

Raffinement

Nous mettrons en place une surveillance adaptée et individuelle des animaux afin de s'assurer que les animaux expérimentaux ne subissent aucune souffrance. L'apparition de signes évocateurs de souffrance, de mal-être comme la prostation, un comportement erratique ou une altération de l'état général de la souris permettra rapidement, en fonction de la gravité des observations, de procéder soit à une prise en charge de l'animal (administration d'un antalgique) soit à la mise à mort de l'animal concerné. Lors du transport des animaux de l'EU1 vers l'EU2, nous utiliserons des boîtes de transport de type Novopac opaque (1 seule fenêtre permettant de contrôler les souris ) contenant différents éléments d'enrichissement brique de bois, sciure et nourriture humidifiée (gel diet).

Choix des espèces

La souche NMRI nude athymique sera utilisée dans l'étude de modèles de xénogreffes de cellules humaines cancéreuses en greffées en sous-cutanée. Il s'agit d'un modèle immunodéprimé avec une courbe de poids homogène et couramment utilisée dans la littérature associée à la recherche en oncologie. Ce souche permettra l'évaluation de l'effiacité anti-tumorale de nos candidats médicaments dans des modèles de xénogreffes exprimant les cibles d'intérêts thérapeutiques. Les souris NMRI athymique nude seront âgées de 6-7 semaines lors de la greffe sous-cutanée pour garantir une prise tumorale homogène.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 450
Souffrances
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▲ 450
Devenir
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 450

Une mini-pompe est implantée sous la peau du dos pour diffuser pendant vingt-huit jours une molécule qui provoque un anévrysme de l'aorte. 450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. S'y ajoutent des séances d'imagerie cardiaque et un transport à pied entre deux établissements, et l'un des gènes étudiés tue l'animal à la naissance lorsqu'il est totalement absent. Les effets déclarés se limitent à un léger stress et à une suture qui peut être irritée légèrement, alors que le même texte reconnaît qu'une dissection aortique et une mort subite peuvent survenir en fin de traitement.

Objectifs

Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2). Les anévrysmes de l’aorte thoracique (AAT) sont un gonflement d'une region spécifique de l'aorte qui relie le coeur au reste du corps humain. Ce gonflement à pour conséquence une fragilsation importante du reste du réseau cardiaque. La rupture de l’aorte qui consiste en un dechirement de celle-ci est alors favorisée et mortelle. Aucun traitement n’est pour le moment disponible pour ralentir la progression de la pathologie en raison de connaissances insuffisantes sur les mécanismes impliqués. Le but de notre recherche est d’identifier les gènes impliqués dans les AAT (anévrysme aortique thoracique) car a ce jour, seuls 30 % des patients ont une cause génétique connue. Il a été identifié 4 gènes qui sont potentiellement impliqués dans les anévrysmes mais leur rôle exact reste à établir. Pour mieux comprendre leur implication dans les anévrysmes de l'aorte thoracique, des modèles murins ont été générés afin de pouvoir etudier leur mécanismes. Un modèle de souris par gène identifié sera mis en place pour lequel nous induirons par la suite un anévrysme de l'aorte à l'aide d'une molécule déjà connue de la littérature.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de valider des gènes impliquées dans les AAT et ainsi réduire le nombre de patient dont la cause génétique n'est à ce jour pas connue. L'identification du rôle de ces gènes nous amenera a mieux comprendre leur mécanisme et ainsi offrir un meilleur suivi de l'anévrysme aux patients. La connaissance approfondie des potentiels acteurs impliqués dans les anévrysmes nous permettra de prévenir les conséquences fatales de la progression de cette pathologie et potentiellement de développer des solutions thérapeutiques.

Procédures

Dans l'EU1, une incision sous la peau au niveau du dos sera réalisée sur animal anesthésié pour implanter une mini-pompe qui délivrera une molécule pendant 28 jours pour induire un anévrysme. La durée de l’acte est de 10 min. Au préalable, sur un groupe d’animaux, il sera administré pendant une semaine dans l’eau de boisson une molécule connue de la littérature pour augmenter l’apparition de l’anévrysme. Pour suivre l'évolution du développement des anévrysmes, une imagerie cardiaque sera effectuée dans l'EU2 soit 10 min par souris.

Impact sur les animaux

La mise en place des pompes à AngII (pompes avec Angiotensine II qui est un hypertenseur) peut induire un léger stress à la souris. La suture peut être irritée légèrement. En fin de traitement, une possible dissection aortique peut survenir et donc une mort subite. Les échographies sont rapides et bien supportées par les animaux. L'un des gènes étudiés entraine la mort de l'animal à la naissance lorsqu'il est totalement absent.

Devenir

tous les animaux sont euthanasiés et des prélèvements de tissus seront effectués post-mortem pour analyses.

Remplacement

Les prélèvements chez l'humain après opérations sont limités en nombre et en nature (seulement des petites parties de la paroi anévrysmale sont retirées par les chirurgiens). Cette pathologie est complexe et fait intervenir de nombreux compartiments du corps humain (vaisseaux, sang) mais aussi des paramètres mécaniques (pression, vitesse). Les animaux et les humains partagent une grande similarité aussi bein sur le plan anatomique, génétique que fonctionnel. De plus, le modèle murin nous permet d'être en mesure de travailler sur des modèles génétiquement modifiés et ainsi de pouvoir moduler et cibler un gène en particulier. Des expériences ont été menées sur des cellules humaines isolées afin de remplacer autant que possible l'utilisation de ces animaux. Cependant, la complexité des mécanismes à l'origine des anévrysmes requiert l'utilisation d'un organisme complet.

Réduction

Nous utilisons l'effectif minimal qui permet d'avoir une puissance statistique pour tester nos hypothèses. Un lot expérimental nécessite 10 souris pour mettre en évidence une différence biologiquement significative. Cet effectif est déduit de nos expériences précédentes. Toutefois, si nous constatons une différence statistiquement significative à un effectif plus faible, nous conclurons l'étude. La production d'animaux nécessaire sera réduite au minimum des besoins expérimentaux.

Raffinement

Nous raffinerons l'environnement des animaux par enrichissement de leur milieu de vie. Les souris auront un accès permanent à de la nourriture ainsi que de la boisson. Nous veillerons à ce que les animaux ne soient pas laissé isoler dans les cages durant toutes les expériences afin de ne pas perturber les groupes souciaux. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés lors du projet pour couvrir les douleurs opératoires. De plus, les yeux seront couverts d'ocrygel pour eviter la déshydratation des yeux. Une surveillance quotidienne sera efféctué par l'expérimentateur ainsi que le personnel de l'animalerie, cette surveillance pourra être augmentée en cas de nécéssité. Le suivi sera quotidien. Nous établirons une grille d'évaluation des effets/nuisances susceptibles de toucher les animaux. Les critères observés seront l’apparence, le comportement, la mobilité et la perte poids. Les animaux recevront une injection d'un anti-douleur toutes les 8 heures pendant 2 jours en cas de besoin. En cas de déshydratation, les animaux recevront une injection de sérum physiologique au niveau de l’abdomen. Lors du transport des animaux de l'EU1 à l'EU2, nus ferons ce transport à pied (5min), à l'abri des regards, avec des hydrogels dans les cages et un peu de nourriture et des igloos en carton pour éviter le stress.

Choix des espèces

Les lignées murines impliquant les 4 gènes étudiés ont déjà été générées et nous y avons accès. De nombreux modèles murins ont déjà été décrits et développés pour les AAT nous permettant ainsi de comparer les modèles entre eux afin de mieux comprendre les mécanismes sous jacents. Les animaux seront utilisés au stade adulte (12 semaines), car les anévrismes de l’aorte thoracique se déclarent majoritairement chez l’Homme adulte et chez la souris à 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 750
Rats : 1750
Souffrances
▲ -
▲ 850
▲ -
▲ 1650
Devenir
 -
 -
 -
 2500

1 750 rats et 750 souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 1 650 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une arthrite leur est provoquée, avec érythème et gonflement des pattes, perte de poids, écoulements des yeux et du nez, mobilité réduite et vocalises que le porteur lit comme les signes d'un état de souffrance plus marqué. S'y ajoutent, selon les groupes, une marche rapide de trente minutes par jour sur tapis roulant pendant plusieurs semaines, des séances de rotarod, un spray froid appliqué sur les pattes, des gavages et un cathétérisme de la carotide sous anesthésie suivi de la mise à mort. Le projet porte sur les maladies concomitantes de la polyarthrite rhumatoïde, et le porteur justifie l'usage de deux espèces par le fait que les cultures cellulaires, les organoïdes et les approches in silico ne permettraient pas d'évaluer l'influence du sexe biologique, qu'il juge "indispensable" à la valeur prédictive des résultats.

Objectifs

Notre projet est un projet de recherche fondamentale, préclinique, qui vise à identifier des nouveaux traitements pour les patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC). Ces maladies, dont les plus fréquentes sont la polyarthrite rhumatoïde et les spondyloarthrites, sont des maladies inflammatoires causées par un dérèglement du système immunitaire. Les patients souffrent de douleurs et de déformations de leurs articulations qui entraînent un handicap et a des conséquences socio-professionnelles importantes. Il est moins connu que ces patients développent également des pathologies concomitantes à leur maladie rhumatismale (comorbidités), qui réduisent l’espérance de vie, telles les comorbidités cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque) ou altèrent encore plus leur qualité de vie, comme les comorbidités cognitives (troubles de la mémoire, dépression) et les comorbidités intestinales (inflammation intestinale). Alors que beaucoup de données scientifiques sont disponibles sur les mécanismes et traitements du problème articulaire de ces patients, très peu d’études ont été consacrées à la prise en charge spécifique de ces comorbidités. Les effets des traitements antirhumatismaux sur ces comorbidités sont inconnus ou controversés, et aucun traitement spécifique de ces comorbidités n’a été pour l’instant identifié. Pour ces raisons, ce projet a pour objectif de comprendre les mécanismes impliqués dans les comorbidités associées aux RIC et d’identifier d’autres options thérapeutiques innovantes. Il mettra en œuvre plusieurs modèles animaux d’arthrite, chez le Rat ou la Souris, qui sont complémentaires les uns des autres vis-à-vis des comorbidités à étudier. Sur la base des données de la littérature, et selon les mécanismes que nous aurons identifiés, différentes approches thérapeutiques seront évaluées chez les animaux souffrant d’arthrite : approches médicamenteuses (voie orale ou voie injectable) et approches non médicamenteuses (cryothérapie appliquée sur les pattes, ou activité physique à un temps de l’arthrite compatible avec cette pratique). Il est attendu que toutes les approches qui seront testées n’aient soit pas d’effet aggravant de l’arthrite, soit réduisent l’intensité de l’inflammation articulaire.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront d’envisager une meilleure prise en charge des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques, de réduire la surmortalité associée à leur maladie et d’améliorer leur qualité de vie.

Procédures

Interventions non-invasives. Cette catégorie d’intervention est réalisée soit sur un animal vigile, soit sur un animal anesthésié. Elle n’engendre pas de douleur, mais uniquement une gêne à la nouveauté de l’expérience. La durée varie selon l’intervention, voir le tableau suivant. En cas d’intervention qui demande une contention des animaux, une phase d’habituation est programmée au préalable. Par exemple : - Mesure de pression artérielle à la base de la queue : habituation, en condition vigile, quelques minutes à chaque mesure. - Marche rapide sur tapis roulant : habituation, en condition vigile, 30 minutes /jour, pendant plusieurs semaines - Rotarod (coordination sur tige tournante) : habituation, en condition vigile, 5 à 10 minutes /jour, pendant plusieurs jours - ECG : sous anesthésie gazeuse, pendant quelques minutes, le réveil s’effectue 2 à 3 minutes après l’arrêt de l’exposition à l’anesthésique Application ou administration de traitements Si le traitement est administré par voie parentérale, une douleur similaire à la douleur d’une piqûre d’une aiguille est engendrée. Autrement, les conditions d'applications dépendent du type de traitement. Par exemple : -Cryothérapie par spray froid sur les pattes après contention manuelle en condition vigile pendant quelques minutes. - Injection sous-cutanée, intra-péritonéale, intradermique après contention manuelle vigile en moins d’une minute, - Gavage après contention manuelle en condition vigile en moins d’une minute - Administration orale par eau de boisson : dans la cage, en condition vigile avec accès à volonté au biberon -Administration orale dans la nourriture : dans la cage vigile avec ccès à volonté à la mangeoire. Pour les modèles d’arthrite générant une douleur et une atteinte articulaire, un soin particulier sera apporté aux animaux lors de la manipulation. Un système de points limites définit au préalable le seuil de souffrance à ne pas dépasser. Sa détermination quotidienne permet de suivre le bien-être de l’animal et d’envisager sa mise à mort, le cas échéant. Procédures chirurgicales : cathétérisation carotidienne, mesure de la courbe pression-volume cardiaque. Ces procédures doivent respecter les aspects réglementaires définis : sous anesthésie générale, après analgésie, avec température contrôlée, et respiration vérifiée, par un expérimentateur habilité à la chirurgie expérimentale. L’animal est mis à mort à la fin de la procédure.

Impact sur les animaux

Dans la procédure 1 de gravité sévère, une perte de poids et des écoulements nasaux sont observés au moment du développement d’arthrite et associés à l’apparition d’érythème et de gonflements des pattes antérieures et postérieures. Une douleur est associée à l’arthrite, et la mobilité des animaux est réduite lors de la phase inflammatoire de la maladie. Des écoulements au niveau des yeux et l’expression de vocalises peuvent apparaitre traduisant un état de stress et de souffrance plus marqué. A une phase plus tardive, des croutes cutanées peuvent apparaitre au point d’injection au niveau de la queue. Cette procédure étant considérée « sévère » au cours des phases inflammatoires des modèles d’arthrite, un suivi journalier de points limites est appliqué pendant ces phases inflammatoires. Dans les procédures 2 et 3 de classe légère, les administrations multiples par voie sous-cutanée ou intrapéritonéale peuvent aussi engendrer un inconfort pour les animaux. Ainsi, les injections doivent se faire à différents points afin de ne pas sursolliciter une seule région. L'état des points d'injection doit être vérifié le lendemain de chaque administration.

Devenir

Notre démarche de recherche inclut des explorations fonctionnelles chez l’animal vigile ou anesthésié. Mais elle implique aussi des explorations biomoléculaires sur les tissus d’intérêt. Ainsi, à l’issue de chaque procédure nous avons besoin de collecter les organes/tissus afin de réaliser des analyses. Tous les animaux de ce projet sont donc mis à mort à l’issue des procédures.

Remplacement

L’utilisation du modèle animal est nécessaire car la compréhension de nouveaux mécanismes tissulaires/moléculaires et l’étude de nouvelles approches thérapeutiques ne peuvent pas être d’emblée réalisées chez les patients, et nécessite des explorations à des stades précliniques de la maladie, irréalisables chez le patient. Les méthodes d’analyses in vitro sur cellules ou organoïdes en culture, ou in silico, ne reproduisent pas intégralement les communications complexes inter-organes (nerveuses, endocrines, immunologiques) impliqués dans les RIC et ne permettent pas d’évaluer l’influence du sexe biologique, indispensable pour garantir la valeur prédictive des résultats chez l’humain.

Réduction

Le nombre d’animaux se base sur le nombre de modalités thérapeutiques qui seront testées, avec notamment la notion d’effet-dose pour les études pharmacologiques, le nombre requis d’animaux selon la procédure réalisée (qui tient compte de la variabilité de la technique de mesure et du test statistique utilisé), et la nécessité d’étudier la variabilité liée au sexe pour des paramètres qui n’ont jamais fait l’objet d’études antérieures de l’influence du sexe biologique en cas d’arthrite. Des effectifs plus réduits seront utilisés pour les expériences préliminaires de recherche de doses efficaces des nouveaux médicaments, ou pour l’apprentissage de techniques d’exploration fonctionnelles complexes. Dans la mesure du possible, les techniques non invasives d’évaluation de la comorbidité d’intérêt seront toujours privilégiées aux mesures invasives. Pour chaque expérience, une banque de tissus sera réalisée afin de ne pas répéter ultérieurement des expériences.

Raffinement

Un raffinement sera apporté à chaque procédure afin de limiter le stress des animaux. Les effets de l’arthrite et des traitements sur les différentes comorbidités seront évalués à l’aide de différents tests, dont certains seront réalisés chez l’animal anesthésié et analgésié. Les modèles d’arthrite pouvant générer une douleur, un soin particulier sera apporté aux animaux lors de leur manipulation, un suivi clinique sera effectué, l’accès à la nourriture sera facilité. Quotidiennement, la détermination de points limites est réalisée afin de limiter la souffrance animale, en procédant à la mise à mort de l’animal selon le niveau de souffrance atteint. Cette évaluation sera réalisée conjointement avec la structure du bien-être animal, et éventuellement après sollicitation du Vétérinaire, le cas échéant. Pour les procédures nécessitant une anesthésie de l’animal, un tapis chauffant sera utilisé pour prévenir l’hypothermie.

Choix des espèces

Nos travaux s’intéressent à deux types de maladies inflammatoires chroniques : polyarthrite rhumatoïde et spondylarthropathie. Le Rat et la Souris sont les espèces de référence pour modéliser ces pathologies et ses comorbidités. La Souris offre en plus l’avantage de créer des lignées transgéniques permettant d’étudier l’effet de l’altération ou de rajout partiel ou total d’un gène codant une protéine d’intérêt. Dans tous nos modèles, les animaux sont utilisés à l’âge adulte. Dans tous nos modèles, les animaux sont utilisés à l’âge adulte, entre 6 semaines et 5 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 420
Souffrances
▲ -
▲ 330
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 420

La lignée de souris utilisée développe un pelage rêche, une posture voûtée, une baisse d'activité, parfois une opacité de la cornée et une paralysie des pattes arrière vers sept mois, avant une mort prématurée entre sept et dix mois. 420 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 330 et modéré pour 90. Chacune subit un prélèvement au bout de la queue vers sept à dix jours, une partie recevant ensuite une injection intraveineuse de thérapie génique sous anesthésie, puis jusqu'à sept séries de trois tests moteurs espacées de deux mois. Sur les 420, 90 seulement sont utilisées pour l'évaluation thérapeutique et l'étude de survie, les autres étant tuées comme animaux d'élevage ou parce qu'elles ne portent pas le génotype recherché, le porteur indiquant qu'elles ne peuvent être ni replacées ni réutilisées du fait de leur modification génétique.

Objectifs

La Mucopolysaccharidose de type IIIA (MPSIIIA), ou maladie de San Filippo A, est une maladie rare dite de surcharge lysosomale, et qui affecte 0.7 à 1.8 nouveau-nés pour 100000 naissances chez l’Homme en Europe. Elle se caractérise par une atteinte sévère du système nerveux central. Elle débute le plus souvent aux âges de 2 à 6 ans avec un retard du développement psychomoteur, des troubles du comportement, un défaut d'attention, une hyperactivité et une agressivité. L'espérance de vie des enfants atteints de cette pathologie est de l'ordre de 15 à 20 ans. Actuellement, aucun traitement approuvé ne peut aboutir à la guérison. Les seuls soins apportés visent à traiter les complications liées à la maladie et améliorer la qualité de vie des malades et de leur entourage. L’objectif du projet sera d’élever une lignée de souris génétiquement modifiée, modèle de la maladie MPSIIIA, afin dans un deuxième temps d’évaluer les effets d’une approche de thérapie génique pour lutter contre cette maladie chez ce modèle animal.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre de prouver la non-toxicité et l’efficacité d’une thérapie génique pour le traitement de la mucopolysaccharidose de type IIIA chez un modèle murin. A plus long terme cela pourrait permettre d’identifier et proposer une nouvelle piste de traitement chez l’Homme pour cette pathologie actuellement incurable.

Procédures

Dans le cadre de l’élevage pour obtenir nos lots expérimentaux il sera nécessaire de réaliser un prélèvement de l’extrémité de la queue pour connaitre le patrimoine génétique de nos animaux. Cet acte sera fait une fois sur de jeunes animaux vigiles (durée 1 minute par animal environ). Une partie des animaux auront une injection intraveineuse de thérapie génique sous anesthésie générale (durée 5 min, une fois). Tous les animaux utilisés dans l’évaluation thérapeutique participeront à trois tests comportementaux différents pour mesurer leurs capacités motrices et évaluer l’effet du traitement sur ces capacités motrices (20 min test 1, 3x5 min test 2 et 2 minutes test 3). Cette série de 3 tests sera réalisée au maximum 7 fois avec un minimum de 2 mois entre chaque série. Les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire en fin de procédure.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère et brève douleur au moment du prélèvement de l’extrémité distale de la queue pour connaitre leur patrimoine génétique. Il existe un risque rare cardio-respiratoire et un risque d’hypothermie durant l’anesthésie. L’animal pourra ressentir un stress lors des contentions et manipulations mais également lors de l’induction de l’anesthésie. L’animal pourra ressentir une légère douleur et un inconfort lié à la piqure de l’aiguille suite à l’injection intraveineuse La lignée de souris utilisée dans ce projet présente un phénotype dommageable en lien avec sa modification génétique se traduisant par un pelage rêche, une réduction d’activité et une posture voutée. Une opacité cornéenne et une paralysie des pattes arrières pourront également intervenir vers le 7ème mois de vie. Ces animaux décèderont de manière prématurée entre le 7ème et le 10ème mois d’âge.

Devenir

En fin de procédure tous les animaux qui auront reçu la thérapie génique seront euthanasiés, car les prélèvements et analyses (histologique et biochimique) sont nécessaires en post-mortem pour recueillir nos données d’efficacité. Les animaux d’élevage et les animaux non porteurs des génotypes d’intérêt seront euthanasiés car ils ne pourront pas être replacés ou réutilisés dans d’autres projets du fait de leur modification génétique spécifique.

Remplacement

Le projet vise à valider une thérapie génique pour la mucopolysaccharidose de type IIIA incurable chez l’Homme à ce jour. Les modèles in vitro ont permis de mettre en évidence des effets au niveau moléculaire et cellulaire de l’approche de thérapie génique ; elle nécessite à présent d’être validée dans un premier contexte physiologique chez un mammifère. Le tissu nerveux ne pouvant être accessible chez l’Homme et les essais thérapeutiques ne pouvant être testés directement chez l’Homme, il est essentiel de prouver l’efficacité de notre approche dans une étude pré-clinique chez un modèle pertinent de la pathologie, dans notre cas la souris.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe en maintenant des résultats statistiquement fiables. Compte tenu de la littérature et des effets attendus, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires. De ce fait un nombre maximal de 12 souris par groupe a été défini pour évaluer l’effet thérapeutique de notre approche, et 6 pour l’étude de survie, afin de réaliser des tests statistiques fiables. Au total nous utiliserons 72 souris pour l’évaluation de l’effet thérapeutique et 18 souris pour l’étude de survie. Nos résultats seront analysés avec les tests statistiques appropriés. Afin d’obtenir ces animaux des lots expérimentaux nous produirons au total 420 animaux au cours de ce projet en pilotant de manière raisonnée notre élevage et en ne produisant que le nombre d’animaux strictement nécessaires.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. En cours de procédure une attention particulière est donnée à nos animaux afin de garantir leur bien-être grâce à une surveillance quotidienne apportée par l’équipe de zootechnie, la mise en place de points limites et de soins adaptés. Pour l'évaluation de l'effet de notre thérapie nous inclurons uniquement des animaux qui font plus de 10g pour une meilleure récupération des animaux à l'anesthésie et à l'intervention. Lors de l'anesthésie pour injection nous maintiendrons la température de l'animal en le plaçant sur un tapis chauffant thermorégulé à 37 degrés Celsius et en assurant son réveil dans une chambre de réveil chauffée. Un gel ophtalmique sera appliqué au niveau des yeux pour prévenir tout inconfort suite à l'injection. Cette injection est faite avec le plus petit diamètre d'aiguille possible. Un suivi rapproché est effectué au réveil et dans les jours suivants l'injection. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux est réalisé sur de jeunes animaux (moins de sensibilité à la douleur et cicatrisation rapide) et de la plus petite taille possible. C’est un geste rapide et maitrisé qui est réalisé dans un endroit calme par des personnes compétentes. Nous adapterons nos accouplements pour produire nos lots expérimentaux de la manière la plus optimisée possible. Le suivi du phénotype dommageable sera pris en charge (observation, assistance nutritionnelle), les tests de comportements sont raffinés avec un test par jour. Pour l'euthanasie médicamenteuse nous réaliserons une pré-sédation des animaux afin de faciliter l'injection de l'euthanasiant et limiter la douleur associée.

Choix des espèces

Le modèle murin est particulièrement adapté pour reproduire et étudier des maladies humaines (modification génétique possible, outils moléculaire disponible...). Nous utilisons pour ce projet le modèle de souris génétiquement modifiées qui reproduit le phénotype de la maladie MPSIIIA présent chez l’Homme. Cela nous permettra donc d’évaluer l’effet thérapeutique de notre approche. Les animaux seront prélevés à l’âge de 7 à 10 jours pour connaitre leur patrimoine génétique. Ils seront ensuite utilisés soit entre 3 semaines et 6 mois pour l’étude de l’effet thérapeutique soit jusqu’à ce qu’ils présentent des signes spécifiques ou à maximum 18 mois pour l’étude de survie.