Recherche appliquée

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  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 720
Souffrances
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Devenir
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 720

720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 540 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une irradiation de vingt-cinq minutes du membre inférieur sous anesthésie, jusqu'à neuf prélèvements de sang, jusqu'à neuf séances d'imagerie et une injection intramusculaire, avant un prélèvement terminal. Le porteur situe le pic de la brûlure radio-induite vers deux semaines après l'irradiation et ne signale qu'un léger ralentissement de la prise de poids, sans conséquence notable sur le comportement. Il affirme qu'un modèle in vivo est "nécessaire" pour valider des biomarqueurs sanguins et fixe l'effectif à dix par groupe, ce qui suppose soixante-douze groupes sans qu'il en donne le détail.

Objectifs

Ce projet continue un travail précédent de notre laboratoire qui a identifié des biomarqueurs chez la souris. Ces biomarqueurs peuvent prédire et évaluer la gravité des brûlures causées par des radiations. Le but est de trouver de nouveaux biomarqueurs pour suivre et évaluer le traitement des lésions avec des cellules souches adultes ou des vésicules extracellulaires (VE). Nous utiliserons un modèle de brûlure radiologique chez la souris pour analyser les microARN, les métabolites et les vésicules extracellulaires dans le sang après irradiation et traitement. Nous étudierons aussi la réponse des tissus au traitement pour voir comment ces biomarqueurs évoluent pendant la réparation des lésions.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à mettre en évidence des biomarqueurs innovants dans la circulation sanguine qui permettraient d’évaluer l’efficacité des traitements testés. L’ensemble de ces recherches vise à transférer sur le long terme ces découvertes vers une application clinique, afin de les utiliser concrètement pour améliorer le suivi des individus susceptibles de développer de telles lésions après un accident d’irradiation, ou pour le suivi médical des patients traités par radiothérapie.

Procédures

-Prélèvements répétés de sang sous anesthésie (max 9 fois) : 30 secondes - Irradiation du membre inférieur sous anesthésie (1 fois) : 25 min - Injection unique intra-musculaire sous anesthésie générale : environ 1 min/injection -Prélèvement terminal de sang sous anesthésie générale : 30 secondes - Imagerie non invasive sous anesthésie (max 9 fois) : 20 min L’ensemble de ces interventions seront réalisées sur la totalité des animaux de l’étude (720 souris).

Impact sur les animaux

L’irradiation à forte dose du membre inférieur conduit à une lésion radio-induite dont le pic de sévérité est atteint vers 2 semaines post-irradiation, suivi d’une phase de cicatrisation. Un léger ralentissement dans la prise de poids a été observé dans les premières semaines après irradiation, sans conséquence notable sur le comportement des animaux.

Devenir

Afin de réaliser les différents prélèvements pour les analyses des tissus, l’euthanasie de tous les animaux est nécessaire.

Remplacement

Pour identifier de nouveaux biomarqueurs sanguins liés à l'efficacité et au suivi des traitements des lésions radio-induites, nous devons utiliser un modèle in vivo. Ce modèle est essentiel car il permet d'évaluer globalement la réponse de l'organisme aux traitements, en reproduisant les interactions biologiques complexes. Contrairement aux modèles in vitro ou ex vivo, il permet d'étudier la réponse biologique complète dans un organisme vivant, incluant les interactions entre différents systèmes biologiques, conduisant à des changements dans la composition du milieu sanguin en termes de biomarqueurs circulants. Utiliser un modèle in vivo est donc nécessaire pour valider la pertinence des biomarqueurs circulants dans un contexte biologique complet.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, une étude statistique a été menée. Le nombre minimum d’animaux pour obtenir une puissance statistique suffisante est de 10 par groupe. Cet effectif nous fournira des résultats statistiquement robustes.

Raffinement

Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées aux procédures réalisées afin de limiter au minimum les impacts sur les animaux. Selon les retours d’expérience avec ce modèle, il n’est pas attendu de douleur pendant l’irradiation. Suite à l’irradiation, une rougeur avec ou sans œdème peuvent être observées. Il n’est pas attendu d’impact important sur l’état général des animaux. Les animaux sont observés tous les jours. Si un des indicateurs du bien-être n’était plus respecté, l’euthanasie pourrait s’avérer nécessaire. Si un hématome ou une lésion oculaire est observée en lien avec les prélèvements sanguins répétés, les prélèvements seront stoppés. De même, il n’est pas attendu de douleur pendant les imageries.

Choix des espèces

La souris est un modèle expérimental de référence pour les études précliniques. Les animaux utilisés dans cette étude seront âgés de 7 à 9 semaines (stade adulte, mâle et femelle). Ce stade a été choisi afin d’éviter une hétérogénéité liée à l’âge et assurer la maturité des systèmes physiologiques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 630
Souffrances
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▲ 630
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Devenir
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 630

630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune pouvant recevoir jusqu'à sept traitements, six à dix injections d'antidouleur autour de la chirurgie et huit séances d'imagerie sous anesthésie générale. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré. Une endométriose profonde leur est induite, avec une perte de poids attendue allant jusqu'à 15 % dans les cinq premiers jours, et une mini-pompe osmotique est implantée sous la peau de certaines d'entre elles. Le bénéfice avancé, de nouvelles stratégies de diagnostic pour une maladie qui touche environ une femme sur dix, est renvoyé au long terme, quand les lésions induites et les passages sous anesthésie sont immédiats.

Objectifs

L’endométriose est une maladie touchant environ 10% des femmes en âge de procréer. En France, il est estimé que 2.5 millions de femmes sont touchées. Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique de l’appareil génital féminin se caractérisant par une dissémination et un développement de muqueuse utérine (endomètre) en dehors de l’utérus. Cette maladie entraîne des douleurs importantes (dysménorrhée), et une infertilité. Le diagnostic repose souvent sur de l’imagerie, mais avec une sensibilité à ce jour faible, i.e. l’endométriose n’est pas toujours détectée. Ce projet, qui se déroulera sur deux sites, a pour but de tester de potentiels traceurs d’imagerie dans un modèle murin (souris) d’endométriose profonde, la forme la plus grave d’endométriose pour faciliter la détection de l’endométriose. La création du modèle sera faite sur le site 1, pendant que l’imagerie sera faite sur le site 2. En résumé, ce projet a pour objectif de détecter plus facilement les lésions endométriosiques avec des nouveaux traceurs plus sensibles.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester de nouveaux agents chimiques ou biologiques candidats pour une utilisation diagnostique dans l’endométriose. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies diagnostiques pour cette maladie pour laquelle les options sont pour le moment limitées.

Procédures

Avant les traitements, les animaux sont randomisés pour former des groupes homogènes en poids. Pour certains animaux, une mini pompe osmotique sera implantée en sous cutanée. La pose sera réalisée sur le site 1 sous anesthésie générale, avec administration d’analgésiques (

Impact sur les animaux

Avec ce modèle nous nous attendons à une douleur modérée et des pertes de poids transitoires qui résultent de l’inflammation générée. La perte de poids maximum attendue est de 15% suite à l’induction de l’endométriose (pendant les 5 premiers jours) puis une prise de poids. Une étude préliminaire de développement du modèle n’a pas montré de signe de souffrance chez les animaux sur toute la période de l’étude (jusqu’à 28 jours après induction de l’endométriose). La pose de mini pompe sous la peau des animaux nécessitera une cicatrisation de la plaie chirurgicale suturée. Au début de l’étude, les animaux seront répartis dans différents groupes selon leur poids ce qui peut être source de stress. Le transport entre les deux sites (moins de 1 km) et les sessions d’imageries (durée maximale d’une heure) pourront également être source de léger stress. Enfin, l’injection intraveineuse pourrait également provoquer un léger inconfort et des lésions locales.

Devenir

Après les procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de sang, nécessaires pour évaluer la spécificité des composés sur la maladie d’intérêt.

Remplacement

Les molécules que nous allons tester dans ce projet ont d’abord été choisies après des essais en laboratoire (in vitro) pour vérifier leur efficacité, qu’elles agissent de façon ciblée et qu’elles ne sont pas dangereuses. Si possible, nous avons également pris en compte leurs propriétés après avoir été testées dans un organisme vivant (in vivo). Cependant, ces tests ne suffisent pas à prédire si elles seront vraiment efficaces dans le corps humain, car il est difficile de reproduire une maladie complexe comme l’endométriose en laboratoire surtout quand plusieurs types de cellules ou tissus sont concernés. Il faudra donc tester les molécules les plus pertinentes dans des modèles animaux, en choisissant ceux qui se rapprochent le plus de la maladie chez la femme. Enfin, pour comprendre comment une molécule se comporte dans le corps, on doit passer par des études sur des animaux puisqu’il est impossible de mimer toutes les fonctions du corps humain sans un organisme vivant.

Réduction

Dans chaque étude les animaux seront répartis en plusieurs groupes en fonction de critère(s) défini(s) (poids ou imagerie). Le nombre de groupes dépendra de ce que nous souhaiterons comparer. De manière générale il y aura trois groupes, le nombre d’animaux dans chaque groupe sera adapté à la question scientifique et variera entre 3 et 10 animaux par groupe. Ce nombre pourra varier après les premières études en fonction de la variabilité observée. Le nombre d’animaux dans le groupe des donneuses sera ajusté en fonction du nombre total d’animaux dans l’étude et sera généralement entre la moitié et le même nombre que celui du groupe receveuses. Ce nombre pourra être modifié en fonction des résultats observés dans les premières études.

Raffinement

En début d’étude, les animaux seront répartis en groupes uniformes en poids, ce qui peut être à l’origine de changement de groupes. Les animaux seront surveillés afin de détecter des signes d’agressivité ou de stress. Les animaux agressifs seront séparés de leurs congénères et en cas de stress des enrichissements supplémentaires seront apportés. L’eau et la nourriture seront disponibles à volonté. Au minimum une sorte d’enrichissement sera placé dans chaque cage. Pour éviter au maximum la souffrance des animaux, des point limites pour les expériences ont été définis et seront mise en place avant le début du travail pratique. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal en cas d’atteinte d’un point limite, dans ce cas un traitement antalgique pourra être administré. En outre, les procédures requises seront effectuées sous anesthésie et des médicaments analgésiques préopératoires et postopératoires seront administrés pour soulager la douleur dans la mesure du possible.

Choix des espèces

Les souris sont souvent utilisées pour les études pharmacologiques nous avons une grande connaissance de leur ADN, de leurs principales fonctions corporelles comme celles des reins et du foie qui sont semblables à celles des humains. De plus, les modèles d’endométriose sont bien documentés chez la souris. Elles sont également compatibles avec nos appareils d’imagerie (comme l’IRM, le scanner et la scintigraphie) ce qui aide à passer plus facilement de la recherche au traitement chez l’Homme. Nous utiliserons de jeunes souris adultes femelles (âgées de plus de 6 semaines) puisque le modèle d’endométriose profonde est bien établi chez les animaux adultes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 1000
Souffrances
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▲ 300
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Devenir
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 35
 965

Infectés par un parasite qui ne se développe que chez Gallus gallus, 1 000 poulets vont être utilisés pour mesurer l'efficacité de désinfectants destinés aux bâtiments d'élevage avicole, 700 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 300 un niveau léger. Élevés à l'abri de toute contamination depuis l'éclosion, ils reçoivent à seize jours une inoculation orale de coccidies traitées ou non par désinfectant. L'effet recherché est une diarrhée avec plumes ébouriffées pendant trois à quatre jours et des lésions intestinales de niveau 3 sur une échelle de 4, faites de points de nécrose sur la muqueuse du duodénum et du jéjunum. Le porteur range ce travail parmi les moyens d'améliorer la santé et le bien-être des animaux non-humains en élevage, 965 poulets étant tués et 35, écartés à la pesée de quinze jours, réutilisés ailleurs.

Objectifs

Les parasites du genre Eimeria sont responsables des coccidioses aviaires, maladies intestinales à fort impact sanitaire et économique chez la volaille. Leur gestion représente un enjeu économique majeur pour la filière avicole et un élément important pour l’amélioration de la santé et du bien-être des animaux. Plusieurs moyens de lutte existent : des anticoccidiens distribués dans l’aliment, des vaccins anticoccidiens et des désinfectants ayant un effet sur les formes infectieuses de ces parasites présentes dans l’environnement, les oocystes. Ce projet a pour objectif de développer et proposer un outil spécifique à la filière avicole afin d’évaluer l’efficacité de désinfectants sur les oocystes d’Eimeria spp. et de fournir une réponse adaptée à la problématique des éleveurs. Les oocystes sont mis en contact avec une souillure représentative des élevages avicoles (cocktail contenant de l’aliment, des fientes de volailles et de la poussière produite par les oiseaux) puis déposés sur des supports non poreux (coupons en inox) ou poreux (coupons de terre autoclavée). Les produits à évaluer sont ensuite déposés sur ces supports. La dernière étape du projet vise à tester la viabilité des oocystes traités de différentes manières par rapport à des oocystes non traités, en infectant des poulets avec ces oocystes traités ou non traités.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à proposer un modèle d’étude de l’efficacité de désinfectants sur les oocystes d'Eimeria, spécifiquement adapté aux bâtiments d’élevage de volailles, en utilisant des coccidies parasites des poulets, et en testant les produits sur deux types de surface, poreuse et non poreuse pour représenter les deux types de bâtiments existants en production de poulets : avec sol bétonné ou avec sol en terre battue. De plus, la présence de biofilms et leur nature pouvant influencer l’efficacité des désinfectants, une évaluation préalable de la quantité de matière produite par l’activité des poulets en élevage (quantité de matières fécales produites, quantité d’aliment gaspillé et quantité de poussière produite) et restant après lavage d’un bâtiment (prélèvements de surface après lavage) a permis de définir un biofilm à mélanger avec les oocystes sur les supports afin de se rapprocher des conditions d’utilisation des désinfectants dans les bâtiments d’élevage. Un tel modèle permettra d’évaluer plus objectivement et efficacement l’intérêt potentiel de désinfectants, ceux ayant déjà des indications oocysticides et de nouveaux candidats n’ayant pas cette indication. L’objectif est de contribuer à améliorer la biosécurité en élevage avec une optimisation des choix et des usages des désinfectants, pour réduire l’utilisation de produits médicamenteux et promouvoir la qualité de la production avicole. Ce projet peut permettre de contribuer à une meilleure gestion du risque de coccidiose dans les élevages, en utilisant les produits les plus efficaces.

Procédures

Inoculations par voie orale de suspensions contenant des parasites infectieux sur animaux vigiles à l’âge de 16 jours : une seule inoculation par animal, avec contention de l'animal par un agent et inoculation par un autre agent. La durée de l'inoculation est inférieure à cinq secondes et la durée de la contention, inoculation comprise, est inférieure à la minute.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont des signes cliniques et lésions intestinales proportionnels à l'intensité de développement des coccidies. Les doses envisagées doivent permettre d'obtenir des signes cliniques modérés avec les oocystes non traités (diarrhée et plumes ébouriffées pendant trois à quatre jours) et des lésions intestinales d'intensité 3 sur une échelle comportant quatre niveaux d'intensité. Les lésions d'intensité 3 sont caractérisées par des points blancs de nécrose nombreux sur la muqueuse du duodénum et du jéjunum, causés par les cellules détruites par les parasites. Une baisse de gain de poids et une augmentation de l'indice de consommation sont attendus pendant cette période.

Devenir

Mise à mort de tous les sujets mis en place dans l'animalerie d'expérimentation : infectés avec des parasites ou témoins hébergés dans la même animalerie que les sujets infectés, risquant d’être contaminés par les oiseaux infectés expérimentalement. Les sujets écartés de l'étude lors de la pesée à 15 jours pourront être réutilisés dans d'autres procédures.

Remplacement

Les tests in vitro de mesure de viabilité des oocystes sont très peu nombreux et ne concernent qu’Eimeria tenella pour le poulet. La capacité des parasites à sortir des oocystes et éventuellement à envahir des cellules dans les seuls tests disponibles, ne garantit pas que ces parasites seront capables de réaliser leur cycle de développement en totalité. Ainsi, des désinfectants ne bloquant pas ces premières étapes en totalité pourraient être considérés comme de mauvais candidats alors que l’effet pourrait se manifester plus tard dans le cycle de développement parasitaire, dans le cas où le produit aurait affaibli initialement les parasites sans pour autant les tuer. De plus, aucun modèle n’est développé pour Eimeria acervulina, qui est la coccidie la plus fréquente, la plus dommageable économiquement et une des moins faciles à diagnostiquer. Il n’y a donc pas actuellement de modèle adapté à Eimeria acervulina permettant de se passer de modèle animal.

Réduction

Les effectifs ont été réduits à vingt sujets par lot, ce qui permet d'obtenir des différences significatives pour une baisse de gain de poids moyen d'environ 15 à 20% par rapport à des animaux non infectés (ou infectés avec une dose n'entraînant pas de baisse de gain de poids). Un lot de référence sera constitué de 20 sujets subdivisé en cinq sous-lots de quatre sujets recevant des doses croissantes d'oocystes non traités, afin d'établir une échelle indicative des indices lésionnels. L'utilisation de quatre sujets par dose au lieu de vingt est envisageable car les lésions sont dose-dépendantes et même si l'échelle sera moins fiable que les résultats des différents lots expérimentaux, il sera possible d'estimer un pourcentage de destruction ou d'inactivation des oocystes traités.

Raffinement

Les oiseaux seront hébergés dans des cages conformes aux conditions exigées pour les animaux utilisés à des fins scientifiques, en groupes homogènes, avec un éclairage naturel, complété par un éclairage artificiel en période de jours courts, et une période d’obscurité la nuit de durée continue minimale de 6 heures, une maîtrise de la température ambiante conforme aux exigences requises en fonction de l’âge des oiseaux, une gestion de la pression et un suivi de l’hygrométrie. Des cordelettes en sisal seront suspendues dans les cages, ainsi que des CD à hauteur des animaux, afin qu'ils puissent jouer avec. Des perchoirs seront installés dans chaque cage. Les points limites définis dans les procédures seront appliqués strictement pendant toute la durée de chaque essai.

Choix des espèces

Le modèle sélectionné pour l'étude sur les oocystes est la coccidie Eimeria acervulina, qui est un parasite strictement inféodé à l'espèce Gallus gallus. Cette coccidie ne se développe que chez le poulet. Les oiseaux seront mis en place à l’âge d’un jour, après éclosion et récupération au couvoir, afin d’éviter toute contamination accidentelle avec des coccidies. Ils seront élevés en animalerie protégée jusqu’à l’âge de 15 jours. Ils seront inoculés le lendemain. L’essai durera ensuite huit jours, afin que la totalité d’un cycle parasitaire soit réalisée et totalement terminée. Ces âges correspondent aux périodes d’apparition les plus fréquentes de cette coccidie dans les élevages, et la durée du cycle parasitaire n’excédant pas sept jours, il n’est pas nécessaire de les garder au-delà huit jours pour pouvoir mesurer les effets des parasites sur les animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 600
Souffrances
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▲ 80
▲ 16
▲ 504
Devenir
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 600

Nourries pendant trois à trente-deux semaines avec un régime destiné à leur faire développer une stéatohépatite, une fibrose du foie puis un cancer hépatique, 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. La majorité, 504 d'entre elles, subit des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 80 un niveau léger et 16 un niveau modéré. Elles sont pesées deux fois par semaine et reçoivent des injections hebdomadaires d'un inhibiteur pendant quatre à huit semaines, pour vérifier si le blocage de certains ARN longs non-codants freine la fibrose du foie. Le porteur annonce l'induction d'une obésité prononcée, d'un syndrome métabolique et d'un hépatocarcinome, sans décrire à aucun moment ce que la croissance de cette tumeur fait subir aux souris.

Objectifs

La maladie du foie associée à un dysfonctionnement métabolique a pour déclencheur une accumulation des lipides dans le foie et peut évoluer vers un état inflammatoire appelé stéatohépatite associé à un dysfonctionnement métabolique (MASH). La MASH conduit à une fibrose hépatique et, à terme, à la cirrhose qui représente un facteur de risque majeur dans le développement du cancer du foie. Les stratégies thérapeutiques pour limiter les lésions de fibrose associées à la MASH sont toujours limitées et reposent principalement sur des changements du mode de vie (alimentation équilibrée, activité physique). Ainsi, cibler la fibrose hépatique et appréhender les mécanismes moléculaires de la progression de la MASH sont des enjeux majeurs afin de développer des nouvelles options thérapeutiques efficaces. Dans une étude précédente, nous avons démontré que certaines molécules régulant l’expression des gènes sont impliquées dans la fibrose idiopathique pulmonaire et que le blocage de ces derniers non seulement prévient mais limite également la progression de la fibrose pulmonaire. Plus récemment, des résultats préliminaires similaires ont été obtenus dans différents modèles murins de fibrose hépatique. Ces données suggèrent donc que ces molécules sont des acteurs clé de la fibrose hépatique et que leur ciblage représenterait une approche thérapeutique pertinente pour limiter la progression de la MASH. Les objectifs de notre projet sont donc d’évaluer l’expression de ces molécules dans la progression de la MASH et d’évaluer leur potentiel thérapeutique dans la limitation de la progression de la MASH. Ces deux objectifs seront menés dans un modèle d’induction progressive de la MASH basé sur deux régimes alimentaires occidentaux (riches en graisse et en sucre) et considéré comme le plus représentatif de la pathologie humaine.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer l’intérêt thérapeutique d’une molécule dans la progression de la MASH en traitant la fibrose hépatique, le potentiel anti-fibrotique ayant été démontré dans des modèles cellulaires et dans des modèles animaux au préalable (dans la fibrose pulmonaire et dans la fibrose hépatique). A terme, ce projet devrait permettre d’obtenir la preuve de concept de l’utilisation de ce type de molécules dans la prise en charge des patients atteints de MASH pour lesquels les options thérapeutiques restent à l’heure actuelle très limitées.

Procédures

Lot 1: 80 souris recevront une injection de l’inhibiteur de la molécule ou son contrôle (30 sec). Elles seront pesées 2 fois (1 min). Durée totale : 5 jours. Lot 2: 16 souris recevront 2 injections par semaine, pendant 4 semaines, de l’inhibiteur de la molécule ou son contrôle (30 sec). Elles seront également pesées 2 fois par semaine pendant 5 semaines (1 min). Durée totale = 5 semaines. Lot 3: A: 140 souris recevront le 1er régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 14, 24, 28 ou 32 semaines (1 min). Durée totale = 32 semaines. B: 112 souris recevront le 2ème régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 3, 8, 12, 15 ou 24 semaines (1 min). Durée totale = 24 semaines. Lot 4 : 42 souris recevront le 1er régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 30 semaines (1 min). Après 25 semaines, les souris recevront une injection par semaine pendant 4 semaines de l’inhibiteur ou son contrôle (30 sec). Durée totale = 30 semaines. Lot 5 : A: 42 souris recevront le 2ème régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 13 semaines (1 min). Après 8 semaines, les souris recevront une injection par semaine pendant 5 semaines de l’inhibiteur ou son contrôle (30 sec). Durée totale = 13 semaines. B: 168 souris recevront le 2ème régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 21, 22, 23 ou 24 semaines (1 min). Après 8 semaines, les souris recevront une injection de l’inhibiteur ou son contrôle par semaine pendant 8 semaines (30 sec). Durée totale = 24 semaines. Certains gestes sont communs à plusieurs lots : - L'ensemble des animaux (600 souris) subira un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) avant leur mise à mort. - Lots 3+4+5 (462 souris): Le développement de tumeurs hépatiques sera contrôlé par imagerie sur les animaux sous anesthésie gazeuse (30 min). Une injection sera réalisée sous anesthésie gazeuse (1 min). - Lots 4+5 (252 souris): les souris recevront une injection de glucose (30 sec) et un prélèvement de sang au niveau de la queue sera réalisé à différents temps pour évaluer leur tolérance au glucose (30 sec). Le test est réalisé 2 (lot 4) ou 5 (lot 5) fois.

Impact sur les animaux

Notre projet implique l’induction d’une fibrose hépatique et d’un cancer du foie. Les souris développeront une obésité prononcée (augmentation du tissu adipeux) et montreront des caractéristiques du syndrome métabolique (augmentation de la glycémie à jeun et altération de la tolérance au glucose) ainsi que des marqueurs sanguins élevés traduisant des lésions hépatiques.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes (reins et foie) dans le but d’étudier l’expression des molécules impliquées dans la fibrose dans ces organes et d’évaluer l’effet de leur inhibition dans la limitation de la progression de la MASH.

Remplacement

Des résultats antérieurs in vivo et in vitro obtenus au sein de notre laboratoire nous ont permis de : - démontrer l’implication de certaines molécules régulant l’expression des gènes dans la fibrose. - démontrer que leur inhibition prévient et améliore les lésions de fibrose pulmonaire et hépatique - pouvoir sélectionner deux candidats médicaments afin d’évaluer leur potentiel préventif et thérapeutique sur la progression de la MASH Cependant, les modèles cellulaires ne permettent pas de refléter de manière satisfaisante le développement des lésions de fibrose, ni de la MASH. En effet, le processus de fibrose est un processus dynamique qui met en jeu de nombreux types cellulaires. De plus, compte tenu des nombreux facteurs induisant de la MASH ainsi que des différentes cellules impliquées, son étude ne peut se concevoir que sur organisme entier et de ce fait nécessite de recourir à l’expérimentation animale. Par ailleurs, la biodisponibilité d’une molécule pharmacologique in vivo n’est pas la même qu’in vitro. Les études chez la souris sont donc une étape pré-clinique indispensable pour évaluer l’utilisation d’une molécule en thérapie.

Réduction

Nos études in vivo antérieures nous ont permis de réduire significativement le nombre de molécules d’intérêt à tester et, de ce fait, de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour notre recherche. Nous avons utilisé des outils statistiques adaptés et à notre disposition afin d'évaluer au mieux le nombre minimal d'animaux nécessaires afin d'obtenir des résultats scientifiques robustes. De plus, les modèles utilisés dans ce projet sont complémentaires et utilisent des procédures déjà mises au point et couramment décrites. Les différentes procédures mises en œuvre pour ce projet ont été élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Pour la mise en œuvre de ce projet qui durera 5 ans, le nombre total d'animaux estimé est de 600 souris.

Raffinement

Le personnel impliqué dans ce projet est qualifié sur le plan technique et formé en continu sur les pratiques en expérimentation animale. Afin de limiter au minimum toute souffrance, stress ou angoisse des animaux, ces derniers seront hébergés selon les recommandations établies à raison de maximum 5 animaux par cage dans un environnement enrichi avec des cotons de nidification et dans des conditions classiques de stabulation (température régulée, cycle jour/nuit). Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés de 7 à 10 jours dans leur salle d’hébergement. Les animaux seront manipulés individuellement avant la mise en place de l’expérimentation et dans une pièce séparée des autres animaux afin de réduire leurs stress et angoisse. Lors de l’expérimentation, les animaux seront anesthésiés de manière adaptée avant les procédures pouvant induire un stress ou une angoisse chez l’animal. Une surveillance régulière des animaux sera effectuée afin de déterminer toute douleur ou souffrance éventuelle et des points limites pertinents seront définis. Une grille d’évaluation de score sera établie de manière à pouvoir évaluer l’état de santé des animaux au cours des différentes procédures (dans lesquelles les grilles seront détaillées). Les principaux paramètres évalués seront les suivants : - Comportement, - Poids, alimentation, - Apparence, - Anémie, - Appareil digestif et urinaire Cette liste de critères permet d'alerter le personnel expérimenté sur l'état des animaux en les comparant notamment aux animaux contrôles et à l'état de leurs cages Lorsqu’un score de 6 est atteint et persiste pendant 24h ou que l’un des points limites (défini comme le niveau 3 de chaque critère observé) est atteint, les animaux seront mis à mort. Cette mise à mort sera réalisée à distance des autres animaux.

Choix des espèces

Le modèle murin constitue un modèle de choix pour l’étude de la fibrose et la MASH, de par notamment les nombreuses similitudes avec la pathologie observée chez l’homme. Les souris seront utilisées au stade jeunes adultes (8 semaines). Cet âge est idéal car la souris n’est plus en croissance ce qui permet un suivi plus rigoureux des signes vitaux (poids, comportement, …). De plus, les souris, dans le cadre de l’expérimentation, développeront un hépatocarcinome après plusieurs mois sous régime de type occidental. Ainsi, elles ne seront pas trop âgées non plus, ce qui évitera le développement de tumeurs spontanées et un environnement inflammatoire trop favorable au développement tumoral qui ne seraient pas liés à notre modèle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 100
Souffrances
▲ -
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▲ 100
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Devenir
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 100

Opérées pendant environ quarante minutes pour se voir implanter une fibre optique dans le cerveau, puis soumises à quatre injections quotidiennes de tamoxifène sans anesthésie, 100 souris subissent une lésion du nerf sciatique ou une injection d'adjuvant de Freund destinée à provoquer une douleur chronique. Elles passent quatre à onze semaines en enregistrement par photométrie, à raison de séances d'environ trois heures, et subissent deux jours de tests comportementaux par semaine, dont le porteur ne précise pas la nature. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré, la lésion nerveuse entraînant selon lui une douleur et des comorbidités anxiodépressives pendant environ six semaines. Toutes sont tuées à la fin du projet pour prélever leur cerveau, une mise à mort qu'il présente comme un moyen de leur éviter toute souffrance inutile.

Objectifs

Avenant : nos résultats préliminaires montrent que la douleur est encodée différement au niveau du cortex cingulaire antérieur (ACC) en fonction du stimulus douloureux appliqué (mécanique ou thermique) mais également en fonction de l'évolution de la pathologie dans le temps. Afin de rafiner notre analyse, nous souhaitons enregistrer sélectivement les neurones pyramidaux de ce cortex, notamment ceux exprimant l'isoforme gamma de la protéine kinase C.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de comprendre comment les neurones pyramidaux du cortex cingulaire antérieur (ACC) sont impliqués dans les douleurs neuropathiques et inflammatoires selon les modalités sensorielles mobilisées.

Procédures

Tous les animaux (n=100) subieront une procédure chirgicale afin d'implanter dans le cerveau une fibre optique. Cet acte dure environ 40 minutes. Ils recevront également tous 4 injections consécutives de tamoxifen, 1 fois par jour. Cet acte maîtrisé par le laboratoire est réalisé sans anesthésie et dure moins d'une minute. Les animaux seront ensuites analysés par photométrie pendant toute l'expérimentation afin d'évaluer les changements d'activités neuronales au cours du temps, sur une période de 4 à 11 semaines, chaque séance durant environ 3h. L'ensemble de ces animaux seront également testés pendant 2 jours chaque semaine pour étudier leur comportement avant et après induction des modèles de douleur. L'induction des modèles de douleur se fera sous anesthésie générale

Impact sur les animaux

La chirurgie Spared Nerve Injury (SNI) consiste à réaliser une lésion nerveuse du nerf sciatique et entraine une douleur modérée et des comorbidités anxiodépressives durant environ 6 semaines. L'injection d'Adjuvant Complet de Freund (CFA) entraine une inflammation cutanée et une douleur modérée et des comorbidités anxiodépressives durant environ 1 semaine. L'implantation des canules induit une douleur modérée pendant environ 24h. L'injection intrapéritonéale de tamoxifen entraine une douleur légère de courte durée.

Devenir

Les souris douloureuses chroniques seront euthanasiées à la fin de la procédure afin de leur éviter toute souffrance inutile.

Remplacement

Aucune méthode alternative n'existe pour prévenir l'utilisation d'animaux dans ce protocole : en effet, il est nécessaire de réaliser ces études chez l'animal car l’intégration du toucher et de la douleur implique de nombreux neurones organisés en réseaux complexes et méconnus du système nerveux central et périphérique. Seuls des animaux génétiquement modifiés permettent de visualiser l'activité cérébrale en temps réel par photométrie.

Réduction

Le nombre de souris par groupe (n=20) est réduit au maximum tout en permettant de discriminer un effet significatif entre les traitements, et calculé par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux seront reproduits au sein de notre animalerie. Dans ce but, le laboratoire est titulaire d'un agrément d'utilisation d'organismes génétiquement modifiés en milieu confiné à des fins de recherche, de développement et d'enseignement, en accord avec le décret n° 2011-1177 du 23 septembre 2011 relatif à l'utilisation confinée d'organismes génétiquement modifiés. Nous utiliserons une pièce réservée pour la stabulation de souris transgéniques. Les animaux seront hebergés en milieu enrichi (social et environemental) afin de respecter au mieux leur confort et leur niveau de stress. Les tests comportementaux à la douleur seront réduits au minimum (fréquence et intensité des tests) et réalisés selon des protocoles expérimentaux établis et acceptés par la communauté scientifique de la Recherche sur la douleur. Les expérimentations seront réalisées au sein du laboratoire ayant une expérience reconnu dans les approches décrites dans ce projet. Aucun des modèles de douleurs décrits dans ce projet n'induit de déficit locomoteur sévère pouvant influer sur les besoins physiologiques de l'animal.

Choix des espèces

Limplantation de fibres optiques permettant de mesurer l'activité du cerveau est proscrite chez l'homme nécessitant de faire cette étude chez l'animal, nous utiliserons le modéle souris en lien avec les données préliminaire obtenue au laboratoire. Adultes (P21-100) pour comparaison avec les autres données de la littérature

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 231
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 231
Devenir
 -
 -
 -
 231

231 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les expérimentateurs percent leur intestin terminal au cours d'une chirurgie de dix minutes, ce qui déclenche une infection généralisée, avec fièvre, douleur, perte de poids et prostration. L'objectif est de décrire la composition des caillots qui se forment pendant un sepsis et de tester si des vésicules extracellulaires les dissolvent. Le porteur justifie le recours aux souris par le fait que "la réglementation interdit de faire ce type de recherche sur des humains en bonne santé".

Objectifs

Objectif 1 : Il s'agit de comprendre de quoi sont faits les caillots qui se forment dans les organes pendant une infection grave Objectif 2 : L'idée est de tester si de petites particules biologiques peuvent dissoudre ces caillots, et de voir si leur efficacité dépend de la composition des caillots

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce travail, une description de la composition moléculaire des caillots dans le modèle murin d'infection grave pour pouvoir comprendre pourquoi les patients réagissent de manière différente aux traitements habituellement utilisés en clinique.

Procédures

C'est une procédure chirurgicale courte (10 min) pendant laquelle les animaux sont endormis et ou l'on perce la partie terminale de l'intestin ce qui a pour conséquence d'induire une infection grave. La souffrance induite par cette intervention sera évaluée et maitrisée à l'aide d'antalgiques.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus pour les animaux sont: une douleur au niveau de la zone d'incision, l'infection grave provoquée peut causer une perte de poids, du stress et de la douleur, de la fièvre, une fatigue intense de l'animal, et une diminution de réactivité.

Devenir

La procédure chirurgicale réalisée induit une infection grave, avec une réponse inflammatoire généralisée. En raison de la gravité de l'infection et pour éviter une souffrance inutile, à l'issue de la procédure l'ensemble des animaux seront mis à mort.

Remplacement

Dans notre programme de recherche nous utilisons des tests in vitro pour étudier comment certaines substances affectent la dissolution des caillots sanguins. Ces tests sont complémentaires et nous ont permis de réduire le nombre de souris utilisées bien qu'ils ne puisse pas complètement remplacer les expériences sur les animaux. En effet pour comprendre comment les petites particules biologiques agissent sur les caillots qui se forment dans le corps pendant une infection grave et vérifier qu'elles ne sont pas dangereuses pour la santé, il est nécessaire de maintenir une partie des expériences sur l'animal. Cela est lié au fait que la réglementation interdit de faire ce type de recherche sur des humains en bonne santé et que nous avons besoin d'un modèle animal déjà bien connu.

Réduction

Les études sur les animaux peuvent donner des résultats différents d'un individu à l'autre, c'est pourquoi il faut un nombre suffisant pour chaque expérience. Ce nombre d'animaux a été déterminé par une approche statistique. Afin de limiter l'utilisation d'animaux, nous avons recours à des tests en laboratoire qui nous permettent de mesurer et comparer les effets de traitements utilisés à l'hopital sur des caillots modélisés sans avoir à utiliser des animaux

Raffinement

Pour limiter la souffrance animale durant cette procédure, nous avons mis en place plusieurs mesures pour réduire la nuisance du procès sur le bien être animal. Avant l'intervention chirurgicale, les animaux recoivent une anesthésie locale pour réduire la douleur directement à l'endroit ou la chirurgie va avoir lieu. L'opération sera la plus courte possible

Choix des espèces

La souris est le modèle in vivo disponible le plus simple à exploiter aux vues des données existantes dans la littérature, de sa taille et de sa disponibilité pour l'étude de la composition moléculaire des caillots dans les infections graves. Les animaux seront utilisés à l'age de 6-8 semaines car cet âge permet d'obtenir des modèles d'infection qui sont similaires à ceux décrits dans les études scientifiques et ce qui permet de travailler sur des modèles déjà bien connus et documentés.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 300
Lapins : 9
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 309
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 309

Trois lignées de souris, dont une modifiée pour ne plus produire le sucre alpha-Gal, et des lapins blancs de Nouvelle-Zélande retenus parce qu'ils fournissent de gros volumes de sang : 300 souris et 9 lapins vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les souris portent sur le dos une capsule contenant des tiques qui se nourrissent sur elles, ce qui impose un hébergement individuel puisqu'elles arrachent les capsules de leurs congénères et mangent les tiques. Les lapins reçoivent deux immunisations, puis un prélèvement dans la veine de l'oreille et enfin un prélèvement intracardiaque sous anesthésie. Toutes et tous sont tués pour récupérer sang et organes, alors que le calcul de puissance annonçait 33 souris par groupe et que le porteur en retient cinq.

Objectifs

Objectif 1 : Infection des souris pour obtenir des tiques infectées par Borrelia spp. La maladie de Lyme, causée par la bactérie Borrelia spp., est une maladie transmise aux animaux et aux humains qui est en pleine expansion, notamment en Europe, où son incidence a considérablement augmenté ces dernières années, en particulier en France. Comprendre comment les tiques, principaux transmetteurs de cette maladie, sont infectées et comment la bactérie se transmet des animaux ou des humains aux tiques est essentiel pour développer des stratégies de prévention. En infectant des souris avec Borrelia spp., ce projet cherche à générer des tiques infectées de manière contrôlée, afin de mieux comprendre le cycle de transmission et d’examiner les interactions animaux/humains-Borrelia et les tiques. Cette connaissance est cruciale pour identifier de nouvelles cibles permettant d'interrompre la transmission de Borrelia spp. Objectif 2 : Induction d'anticorps spécifiques contre le sucre α-Gal pour protéger contre l'infection par Borrelia spp.Des études antérieures ont démontré que les anticorps contre le sucre α-Gal, générés naturellement en réponse à certains stimuli, peuvent offrir une protection contre divers pathogènes, y compris ceux qui exposent ce sucre à leur surface, comme Borrelia spp. La vaccination avec le sucre ou avec des variantes de la bactérie E. coli qui ne causent pas de maladies et exprimant ce sucre pourrait induire la production de ces anticorps protecteurs. L'objectif de cette partie du projet est de tester cette approche innovante. Si elle s'avère efficace, elle pourrait ouvrir une nouvelle voie pour la prévention de la maladie de Lyme, représentant ainsi une avancée majeure, car aucun vaccin n’est actuellement disponible pour les animaux ou les humains. Objectif 3 : vaccination des lapins pour des études in vitro. Les lapins seront utilisés pour produire des volumes importants de sérum riche en anticorps contre α-Gal et contre E. coli, ce qui est crucial pour les expérimentations complémentaires. Ce sérum permettra de tester en laboratoire, à plus grande échelle, l'efficacité des anticorps produits par les vaccins expérimentaux, garantissant ainsi une meilleure reproductibilité et une plus grande précision dans les résultats. L’utilisation des lapins, qui permettent de récolter un plus grand volume de sérum que les souris, réduit le nombre total d’animaux nécessaires et améliore la qualité des études futures.

Bénéfices attendus

Les tiques sont les principaux transmetteurs de pathogènes provoquant des maladies graves chez les humains et les animaux, comme la maladie de Lyme causée par Borrelia spp. et transmise par les tiques Ixodes. Borrelia burgdorferi est la principale espèce responsable de la maladie de Lyme en Amérique du Nord, transmise par Ixodes scapularis, tandis que Borrelia afzelii est plus courante en Europe, où elle est transmise par l'espèce homologue I. ricinus. Actuellement, il n'existe pas de vaccin efficace contre Borrelia spp., et la lutte contre les tiques repose principalement sur l'utilisation d'acaricides, qui contaminent l'environnement ainsi que les produits animaux destinés à la consommation humaine. De plus, l’utilisation d’acaricides peut entraîner la sélection de populations de tiques résistantes. Étant donné la gravité des maladies transmises par les tiques et l'absence de mesures préventives efficaces, hormis l'évitement des piqûres de tiques, ce projet vise à développer des stratégies de vaccination plus sûres et plus efficaces. En particulier, il cherche à développer des vaccins basés sur le sucre α-Gal, offrant une protection à la fois contre les tiques et contre la maladie de Lyme

Procédures

Les souris recevront deux injections sous-cutanées et un maximum de trois prélèvements sanguins ; ces prélèvement dureront 10 minutes, anesthésie comprise.. Les lapins seront immunisés par voie souscutanée avec des variantes d'E. coli qui ne causent pas de maladies ou avec le sucre α-Gal, avec deux injections. Les jours 0 et 14 après la première vaccination, un prélèvement sanguin sera effectué dans la veine auriculaire ; le prélèvement durera 8 minutes, anesthésie comprise. Le jour 30 après la vaccination de rappel, un prélèvement sanguin intracardiaque sera réalisé sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

L'alimentation des tiques pourrait provoquer un inconfort modéré chez les animaux, et ceux-ci pourraient également ressentir un léger inconfort en raison de la pose de la capsule sur leur dos. Aucune souffrance particulière n'est attendue en raison de l'infection, car les souris sont les transmetteurs naturels de Borrelia et ne présentent pas de symptômes. La pose des capsules a été optimisée pour minimiser l'inconfort tout en maximisant les résultats expérimentaux. Cependant, l'expérience sera interrompue en cas d'événements indésirables tels que : (i) un choc anaphylactique dû aux piqûres de tiques ou à l'infection bactérienne ; (ii) une réaction cutanée généralisée affectant les voies respiratoires ou gastro-intestinales après l'immunisation ; (iii) des blessures auto-infligées par les animaux tentant de retirer la capsule ; (iv) des signes graves après l'exposition aux micro-organismes. Les animaux seront surveillés quotidiennement et, si nécessaire, l'expérience sera arrêtée. Les critères d'évaluation incluent une échelle de 3 niveaux, et tout animal atteignant un score de 3 sera mis à mort : (1) infecté sans signe visible ; (2) poils hérissés, activité réduite, légère posture voûtée ; (3) posture voûtée, difficulté à maintenir la position, prostration, respiration superficielle ; (4) décès.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour récupération du sang total et des organes.

Remplacement

Ce projet consiste à nourrir des tiques sur des souris préalablement immunisées avec E. coli ou α-gal-BSA afin d'évaluer les effets protecteurs des anticorps anti-α-Gal contre Borrelia spp., ainsi que la survie des tiques et l'acquisition de Borrelia spp. par ces dernières. Il n'existe actuellement aucun modèle in vitro capable de reproduire la réponse immunitaire des souris à une infection bactérienne, ce qui empêche d'analyser adéquatement les effets protecteurs et la colonisation de Borrelia spp. chez les tiques. Pour obtenir un plus grand volume de sérum destiné à des études supplémentaires in vitro, nous immuniserons également des lapins, évitant ainsi l'utilisation supplémentaire de souris. L'immunisation des lapins permettra d'obtenir du sérum anti-α-Gal ou anti-E. coli, offrant un meilleur contrôle sur la qualité, la spécificité et l'affinité des anticorps, ce qui garantit la cohérence et la reproductibilité des expériences. De plus, elle permettra la production d'anticorps à plus grande échelle, répondant ainsi aux besoins expérimentaux spécifiques.

Réduction

Nous utiliserons 5 souris par groupe pour obtenir un nombre suffisant de tiques gorgées nécessaires à nos analyses. Le nombre d'animaux sera calculé pour être le minimum requis afin d'obtenir les tiques gorgées, indispensables à nos recherches. Pour développer un test de puissance statistique robuste permettant d’analyser la relation entre les anticorps anti-alpha-gal et la protection, nous avons fixé le niveau de confiance à 5%, en nous basant sur les données publiées disponibles. Nous avons ciblé une puissance statistique de 0,8, en supposant un effet de taille modérée, ce qui indiquait un besoin de 33 souris par groupe pour un test ANOVA. En appliquant le principe des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement), nous avons réduit la taille de l’échantillon à 5 souris par groupe afin de minimiser l'utilisation des animaux tout en maintenant des résultats significatifs.Chaque souris peut nourrir jusqu'à 100 larves ou 30 nymphes. Comme les larves sont plus petites et nécessitent moins de ressources que les nymphes, il est possible d'utiliser 100 larves et 20 nymphes par souris, sans affecter leur santé, tout en garantissant un nombre suffisant de larves et de nymphes infectées pour mener à bien les études expérimentales. Environ 30 % des tiques se détacheront sans avoir pris un repas complet ou mourront, ce qui nous permettra d'obtenir 70 larves ou 20 nymphes gorgées par souris. Parmi les 350 larves obtenues, 200 seront élevées jusqu'au stade de nymphe pour obtenir des nymphes infectées par Borrelia, utilisées dans des études in vitro. Les 150 larves restantes seront réparties de la manière suivante : 75 pour la quantification de Borrelia et 75 pour les études d'immunité des tiques, en lien avec l'immunisation des souris et l'infection. Pour les 100 nymphes, 50 seront dédiées à chaque type d'étude similaire. Par conséquent, il faut prévoir 5 souris par groupe pour obtenir un nombre suffisant de tiques gorgées nécessaires à nos analyses. Le nombre d'animaux a été calculé pour être le minimum nécessaire à l’obtention des tiques gorgées, indispensables à nos recherches. Les souris seront gardées un maximum de 6 jours, temps nécessaire pour que les nymphes complètent leur repas. Nous avons également calculé le nombre minimal de lapins requis pour obtenir le volume de sérum nécessaire à nos futures expérimentations in vivo.

Raffinement

Souris : Les souris seront hébergées en groupes de 5 dans leurs conditions habituelles, avec un enrichissement nécessaire à leur bien-être (carrés de coton, maison en plastique). Elles seront surveillées quotidiennement pour détecter tout signe de malaise ou de symptôme. L’application des capsules contenant les tiques sur le dos des souris se fera sous anesthésie pour minimiser le stress et l'inconfort associés à cette manipulation. Une fois les capsules fixées, les souris seront placées dans des cages individuelles, car elles ont tendance à retirer les capsules des autres et à consommer les tiques. Malgré cet isolement, elles continueront de bénéficier des mêmes conditions d'enrichissement (carré de coton, maison en plastique), et, pour pallier leur isolement, des enrichissements supplémentaires, tels que des bâtonnets à ronger, seront ajoutés. Des points limites stricts seront appliqués pour identifier rapidement toute détérioration de leur état de santé, et les souris présentant des signes de douleur ou de détresse inhabituels seront retirées de l'expérimentation et recevront des soins appropriés. Lapins : À leur arrivée, les lapins seront logés dans des cages équipées de plateformes de repos et d’enrichissements spécifiques à leur bien-être, comme des balles, des branches en bois à ronger et des végétaux. Ils seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation pour garantir leur santé et leur confort. Étant sensibles aux manipulations, les lapins seront régulièrement contrôlés et manipulés par le personnel soignant et les expérimentateurs afin de les habituer à la présence humaine et aux différentes interventions. Avant les prélèvements sanguins, les lapins seront familiarisés avec les expérimentateurs pour réduire leur stress, et des techniques de contention douce seront appliquées pendant les prélèvements. L'anesthésie sera utilisée si nécessaire pour toute intervention susceptible de causer de la douleur ou un inconfort important. Des points limites spécifiques seront appliqués pour détecter tout signe de stress ou d'inconfort. Si un lapin montre des signes d'inconfort significatif, il sera retiré de l’étude et recevra des soins adaptés

Choix des espèces

On utilisera trois variantes de souris et une de lapins : Souris très sensibles aux germes, comme la bactérie Borrelia spp, transmise par les tiques. Elles sont donc utilisées pour produire des tiques infectées par cette bactérie. Souris génétiquement modifiées pour qu'elles ne puissent pas produire le sucre α-Gal, mais elles peuvent créer des anticorps spécifiques contre celui-ci. Elles sont importantes pour étudier comment le corps réagit à cette molécule. Souris non modifiées génétiquement. Elles sont utilisées comme groupe de contrôle pour comparer les résultats avec ceux des autres souris et obtenir des résultats plus proches des animaux sauvages. Lapins blancs de Nouvelle-Zélande : Ils sont utilisés car ce sont les meilleurs animaux pour prélever de grandes quantités de sang en une seule expérience, permettant d'obtenir suffisamment d'anticorps contre l'α-Gal pour les recherches. Les souris auront entre 7 et 8 semaines d'âge, et les lapins entre 4 et 5 semaines. Avant de commencer les expériences, une semaine d'adaptation sera accordée aux animaux pour qu'ils s'habituent à leur environnement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 150
 -

Provoquer des vomissements chez des chiens pour mesurer ce qui les arrête : 150 chiens adultes vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit un produit émétisant jusqu'à une fois par semaine sur trois séances consécutives, avec huit vomissements en moyenne et des signes de nausée et de léthargie pendant l'heure qui suit. S'y ajoutent douze à vingt prélèvements sanguins par animal après administration du produit testé. Le porteur indique que le donneur d'ordre fixera les effectifs et qu'à l'issue du projet tous les chiens resteront disponibles pour d'autres procédures expérimentales.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer un nouveau traitement antiémétique chez le chien en vérifiant son efficacité, ainsi qu’en recherchant et confirmant la dose efficace pour la durée d’action souhaitée à l’aide d’un modèle de nausées vomissement déjà établi chez le chien.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra la mise à disposition de nouveaux antiémétiques canins permettant de soulager les chiens lors de traitement anticancéreux ou d’autres évènements induisant des nausées. Ces nouveaux médicaments permettront d’améliorer l’efficacité par rapport aux traitements existants, en proposant par exemple une durée d’action plus longue.

Procédures

Durant les différentes procédures expérimentales de ce projet, les interventions suivantes pourront être réalisées : une administration en sous-cutannée d’un produit émétique commercialisé sur animaux vigiles (quelques secondes), au maximum une fois par semaine sur un maximum de 3 séances consécutives, puis un repos de minimum 4 semaines sera appliqué avant de nouvelles administrations si besoin. Une administration d’un produit de référence (antiémétique commercilisé) ou d’un placebo en sous-cutanée sur animaux vigiles (quelques secondes). Une administration d’un antiémétique en cours de développement en sous cutanée ou toute autre voie d’administration adaptée sur animaux vigiles (quelques secondes), au maximum une fois par semaine sur 3 séances consécutives. Quelques prélèvements sanguins sur animaux vigiles (quelques secondes) : 12 à 20 prélèvements sanguins espacés de façon croissante et régulière durant les jours suivant l’administration du produit d’essai.

Impact sur les animaux

L‘objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité de nouveaux traitements antiémétiques chez le chien en induisant des nausées/vomissements. De nombreuses publications sur ce sujet montrent que la durée moyenne des vomissements est d’environ 20 minutes et que tous les symptômes de nausée disparaissent dans l’heure suivant l’administration du produit émétisant. Lors de la validation de notre modèle, les signes observés après l’administration du produit émétisant sont : l’inconfort pendant les vomissements dont le nombre observé, chez le groupe non traité avec un antiémétique, est de 8 vomissements en moyenne. Ces vomissements sont tous survenus entre 5 et 38 minutes après induction et disparaissent par la suite. D’autres symptômes tels qu’une léthargie et des signes évoquant des nausées ont été observés rapidement après l’induction. Tous ces signes disparaissent après 1 heure maximum et les chiens récupèrent complétement leur état normal. D’autres signes incluant des évènements de tremblements passagers ont également été observés de façon occasionnelle. Ces nuisances liées à l’administration du produit émétisant sont des effets secondaires connus pour ce produit commercialisé. Il n’est pas attendu d’effets majeurs indésirables avec les nouveaux produits en développement car les premiers tests de toxicité auront déjà été réalisés par les donneurs d’ordre. En revanche, quelques effets secondaires liés à ce produit peuvent éventuellement ne pas avoir encore pu être anticipés comme des légères réactions locales. Les nuisances attendues liées aux prélèvements éventuels des animaux durant ces études sont celles liées au stress de la contention et de l’introduction de l’aiguille entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction.

Devenir

A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.

Remplacement

Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour vérifier l’efficacité d’un traitement antiémétique et rechercher la dose la plus adaptée. Ces études sont des étapes obligatoires pour le développement et la mise sur le marché de nouveaux médicaments vétérinaires.

Réduction

Afin d'établir un minimum de statistiques descriptives (moyenne, écart-type, médiane et écart interquartile du nombre d’observations) sur les données obtenues, au moins 6 animaux par groupe (formulation ou dose) sont nécessaire. Pour répondre aux attendus réglementaires sur les études de détermination et confirmation de dose, il est nécessaire d’augmenter le nombre d’animaux entre 8 et 10 par groupe. Le Donneur d’Ordre s’engagera pour chaque étude à ce que le nombre d’animaux utilisé corresponde au minimum pour obtenir des résultats interprétables et répondre à l’objectif de l’étude. Le nombre d’animaux sera réduit avec leur réutilisation sur plusieurs procédures expérimentales. De plus les études de preuve de concept pourront être conduites avec un design en cross over permettant également de limiter le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront mis à jeun environ 2 heures avant l’administration du produit émétisant. Ces conditions d’alimentation sont adaptées pour le bien-être de l’animal qui vomit de nombreuses fois en très petites quantités. Les animaux seront observés pendant une heure après l’induction du vomissement afin de caractériser et d’évaluer les signes apparus. Les animaux pourront être hébergés individuellement, en restant en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères pour une durée maximum de quatre heures après l’administration des traitements. Durant cette période, tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue de ceux-ci pendant cette période. Un suivi au point d’administration du produit d’essai pourra être réalisé pour vérifier les éventuelles réactions locales lorsque des nouvelles formulations sont testées. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal les points limites suivants ont été définis : vomissements très intenses à répétition (plus de 10 en 20 minutes ou qui durent plus de deux heures), prostration de l’animal, difficultés respiratoires. Dès l’apparition de ces symptômes, l’animal sera pris en charge par le vétérinaire désigné et un traitement adapté sera prescrit pour le soulager.

Choix des espèces

Le chien est l’espèce cible du produit en développement. L’efficacité du produit doit être vérifiée et la dose optimale confirmée pour le bon développement du nouveau traitement. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type d’évaluation. Les chiens seront des adultes correspondant à l’âge cible des traitements administrés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 5167
Souffrances
▲ -
▲ 252
▲ 4915
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5167

5 167 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 4 915 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées sous anesthésie, gavées ou traitées par voie intratrachéale, une partie recevant en plus une greffe de tumeur. Les effets attendus sont des ulcérations intestinales, des diarrhées, une inflammation et une fibrose pulmonaires, une immunosuppression et une perte de poids. Le porteur annonce que ces composés pourraient "transformer la prise en charge des patients sous radiothérapie", puis écrit qu'ils "présentent un profil de sécurité élevé, réduisant considérablement les nuisances pour les animaux", alors que les atteintes décrites viennent des radiations qu'il administre.

Objectifs

La radiothérapie est l’une des armes thérapeutiques majeures contre le cancer, utilisée pour éradiquer les tumeurs par des rayonnements ionisants. Bien qu’elle soit efficace, elle est associée à des effets secondaires notables, résultant de l’impact inévitable des radiations sur les tissus sains environnants. Ces dommages collatéraux touchent particulièrement les organes à régénération rapide, comme le tractus intestinal, le parenchyme pulmonaire et le système hématopoïétique, entraînant des effets délétères aigus et chroniques. Sur le court terme, les patients subissent des troubles inflammatoires aigus, des atteintes digestives sévères, et des pneumopathies. À long terme, les complications incluent des fibroses, des dysfonctionnements métaboliques et des altérations du système immunitaire, qui compromettent leur qualité de vie et leur récupération. Dans ce contexte, l’utilisation d'une molécule radioprotectrice innovante, ainsi que d’autres puissants antioxydants connus, représente une avancée prometteuse. Conçu pour protéger les tissus sains tout en préservant l’efficacité antitumorale des radiations, cette molécule radioprotectrice pourrait limiter les effets secondaires locaux et systémiques de la radiothérapie, offrant ainsi une meilleure qualité de vie aux patients. Par ailleurs, en augmentant la fenêtre thérapeutique, cette molécule pourrait permettre de développer des combinaisons anti-cancéreuses impliquant par exemple la radiothérapie et les immunothérapies. Cette étude vise à évaluer le potentiel de cette molécule et d’autres antioxydants puissants comme radioprotecteurs en explorant leurs effets sur différents tissus sensibles. Nous étudierons l’efficacité de chacun des composés pour protéger l’intestin des lésions causées par la radiothérapie abdominale, notamment en préservant le microbiote et en modulant les réponses systémiques. Nous explorerons également leurs effets sur la prévention des dommages pulmonaires, comme l’inflammation et la fibrose, et dans la protection du système sanguin, en favorisant la récupération cellulaire et en limitant les perturbations métaboliques et inflammatoires.

Bénéfices attendus

Le projet visant à utiliser une molécule radioprotectrice et d’autres puissants antioxydants innovants pour protéger les tissus sains des radiations ionisantes pourrait transformer la prise en charge des patients sous radiothérapie. En réduisant les effets secondaires tels que les ulcérations intestinales, les fibroses pulmonaires et les troubles du système sanguin, cette molécule (et autres) améliorerait significativement la qualité de vie des patients. Ces derniers pourraient mieux tolérer les traitements, avec moins de fatigue, de douleurs et de complications graves, ce qui favoriserait un rétablissement plus rapide. Sur le plan thérapeutique, ces composés permettraient d'augmenter les doses de radiations administrées, optimisant ainsi l'efficacité des traitements, notamment pour les cancers résistants. L'innovation scientifique derrière ce projet, basée sur des technologies avancées, pourrait également conduire à de nouvelles cibles thérapeutiques, avec des applications potentielles au-delà de la radiothérapie, comme les expositions accidentelles aux radiations. La validation clinique accélérée du projet permettrait de réduire les délais d'introduction de cette molécule dans les traitements, offrant ainsi une option thérapeutique plus tôt pour les patients. Enfin, cette molécule radioprotectrice (et autres composés) pourrait réduire les coûts liés aux complications secondaires, tout en limitant l'impact psychologique et social de la radiothérapie, facilitant un retour plus rapide à la vie normale. En somme, ce projet promet non seulement de protéger les patients contre les effets secondaires, mais aussi d'améliorer l'efficacité des traitements, tout en ayant un impact sociétal et économique positif.

Procédures

Une injection de cellules tumorales sera réalisée chez certains animaux, durée 10 secondes, sous anesthésie locale. L’injection des composés se fera soit par gavage sur animaux vigiles, durée 10 secondes, soit en injection ou par voie, intratrachéale (une à quatre administrations selon les composés et selon la procédure 1), durée 10 secondes, sous anesthésie locale. Les souris seront anesthésiées pendant l’irradiation (maximum 15 minutes), une fois. Les prélèvements de sang sur les souris seront réalisés sous anesthésie générale, n=3, durée 3 minutes.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues concernent les effets liés aux radiations elles-mêmes. Les animaux pourraient présenter des atteintes gastro-intestinales, telles que des ulcérations ou des diarrhées, des complications pulmonaires comme une inflammation ou une fibrose, ainsi qu’une immunosuppression temporaire augmentant leur vulnérabilité aux infections. Une perte de poids et une fatigue générale pourraient également être observées, conséquence directe des dommages causés par les radiations. Pour certains groupes de souris, une nuisance supplémentaire pourrait provenir de l'implantation de tumeurs afin de simuler des conditions cliniques réalistes. Cette procédure, bien que nécessaire, peut entraîner un stress, une douleur, ou une gêne liée à la croissance de la tumeur. En ce qui concerne les antioxydants, le risque d’effets indésirables est extrêmement faible. Ces molécules sont généralement bien tolérées quelle que soit leur voie d’administration, et les doses administrées dans ce type d’étude sont soigneusement ajustées pour minimiser tout risque de toxicité systémique ou d’effets paradoxaux. Le principal inconfort résidera dans les manipulations nécessaires pour l’administration des traitements et le suivi clinique, telles que les prises de sang ou les interventions liées aux protocoles de radiothérapie. Ainsi, bien que des effets secondaires liés aux radiations et à l’implantation de tumeurs soient prévisibles, les antioxydants utilisés dans cette étude présentent un profil de sécurité élevé, réduisant considérablement les nuisances pour les animaux tout en garantissant des résultats scientifiques pertinents.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales afin d'analyser les tissus et les organes post-mortem.

Remplacement

Il a clairement été mise en évidence ces dernières décennies que le système immunitaire et le microenvironnement tumoral jouent un rôle fondamental dans la progression tumorale ainsi que dans la réponse à la radiothérapie et aux traitements anticancéreux en général. Il n’existe actuellement pas d’alternative permettant de récapituler aussi bien qu’un organisme vivant l’ensemble de ces interactions dans leur nombre et leur complexité. De même, il n'exsite pas de sytème permettant de reproduire les interactions entre les éléments du sang, les cytokines, la tumeur et le sytème immunitaire dans sa globalité.

Réduction

Pour observer des différences qui soient statistiquement interprétables entre les différents groupes de traitements, nous avons utilisé un outil informatique afin de réduire au maximum le nombre d’animaux. De plus, nous utilisons des modèles pour ce projet pour lesquels il y a beaucoup de données dans la littérature concernant la réponse à la radiothérapie et l'immunothérapie. Ceci nous permettra de réduire les conditions expérimentales et donc le nombre de souris.

Raffinement

Les interventions seront faites sous anesthésie locale ou générale, suivant l'intervention. Les animaux seront observés quotidiennement (vérification de l’état général) et pesés 3 fois par semaine (pour surveiller la survenue d’une éventuelle perte de poids. Un aliment adapté sera fournit en cas de perte de poids).Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Un antalgique prescrit sera utilisé en cas de signes de douleur.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie et elle est parmi les plus utilisées pour étudier les réponses immunitaires pendant le développement tumoral. Les outils (notamment les anticorps et les bibliothèques pour RNA-seq) et les banques de données de référence sont très développés chez la souris. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez cette espèce en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui promeut et facilite le transfert des résultats obtenus vers des applications cliniques. Les souris seront âgées de 8 à 10 semaines, âge auquel les souris sont suffisamment matures pour ce type d’étude.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
▲ 260
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

Tuées sans reprendre conscience pour 260 d'entre elles, afin de prélever cerveau, moelle épinière et sang, 320 souris vont être utilisées sur cinq ans. Les 60 autres subissent un prélèvement sanguin vigile, repartent un mois en élevage, puis sont opérées à leur tour sous anesthésie sans réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet porte sur une protéine dont l'inactivation provoque une ataxie héréditaire chez les bovins et une paraplégie spastique chez l'humain, et cherche des marqueurs sanguins précoces. Le porteur indique que la lignée invalidée pour ce gène, développée par son équipe, est à ce jour le seul modèle de laboratoire disponible.

Objectifs

L'ataxie progressive est une anomalie neurodégénérative héréditaire fréquente chez les bovins. Les symptômes apparaissent relativement tardivement, vers 12-18 mois en moyenne, et se manifestent par une faiblesse et des troubles de la coordination des membres postérieurs qui s'accentuent avec le temps. La cause génétique de cette anomalie a récemment été identifiée et est dûe à l’inactivation d’un gène chez les bovins. Ce gène code pour une protéine qui transporte différents éléments au sein des cellules. Des mutations de ce même gène chez l'homme sont responsables d’une maladie neurodégénérative héréditaire semblable, appelée « paraplégie spastique ». Cette anomalie rare mais invalidante affecte également le système nerveux, et provoque des raideurs musculaires involontaires qui s’accentuent avec l’âge. Pour l’heure, il n’existe aucun traitement curatif, et les seules solutions proposées permettent de soulager certains symptômes comme les contractures des muscles. Chez l'homme ou chez le bovin, il est difficile de disposer de tissus nerveux (sains ou pathologiques) pour étudier le processus menant à cette pathologie. Nous avons donc construit des modèles souris de cette anomalie. Le projet vise à identifier les éléments qui sont transportés par la protéine d’intérêt dans les cellules du système nerveux, puis d’en déduire les conséquences biologiques bénéfiques ou pathologiques potentielles des mutations affectant ce gène dans le système nerveux. La compréhension du rôle biologique de cette protéine pourrait ouvrir la voie à des approches thérapeutiques innovantes dans un large spectre d’anomalies, et présente donc un fort intérêt pour l’élevage mais aussi pour la santé humaine. L’ataxie progressive et les paraplégies spastiques héréditaires sont des maladies dont les symptômes apparaissent au cours de l’enfance ou de l’âge adulte. Cependant, des études préliminaires sur le modèle souris montrent que le système nerveux pourrait être atteint très tôt, dès la naissance. Le second objectif du projet est d’identifier des biomarqueurs précoces de la maladie sur des prélèvements sanguins, relativement non invasifs, afin de repérer plus précocement les premières étapes de la maladie.

Bénéfices attendus

La compréhension du rôle biologique du gène impliqué dans l’ataxie progressive et dans les paraplégies spastiques héréditaires pourrait ouvrir la voie à des approches thérapeutiques innovantes dans un large spectre d’anomalies, que ce soit pour cette forme de maladie génétique rare chez l’homme. L’identification de biomarqueurs sanguins précoces chez la souris permettra en outre de mieux suivre l’évolution de la pathologie, et sera essentielle pour la mise au point d’essais thérapeutiques et le suivi de leur efficacité. Ces marqueurs pourront être testés ultérieurement chez l’homme et le bovin, dans le cas des paraplégies spastiques / ataxies.

Procédures

200 souris subiront une fois une chirurgie sous anesthésie générale sans réveil des animaux. Cette intervention durera une dizaine de minutes. 60 souris subiront une fois un prélèvement sanguin en quelques minutes sous anesthésie générale, sans réveil des animaux. 60 animaux subiront une fois un prélèvement de sang. Ces prélèvements seront réalisés sur des animaux vigiles et leur durée n’excèdera pas quelques minutes. Ces souris retourneront en élevage pendant 1 mois. Puis, elles subiront une fois une chirurgie sous anesthésie générale sans réveil des animaux. Cette intervention durera une dizaine de minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : douleur légère au niveau des point d’injection ou au point de prélèvements de sang, douleurs dues à la chirurgie, ainsi que le stress de la contention, qui devrait être très limitée au regard de la durée courte des expérimentations et du personnel habilité.

Devenir

Les animaux sont tous euthanasiés à l’issus des procédures, du fait des prélèvements réalisés (cerveau, moelle épinière et ou sang).

Remplacement

Le projet global dans lequel s’insère cette demande repose sur d’autres modèles expérimentaux, notamment sur l’utilisation de cultures cellulaires (cellules du système nerveux) qui seront la première étape pour identifier la fonction du gène impliqué dans l’ataxie progressive et les paraplégies spastiques héréditaires. Néanmoins, l’étape de validation nécessite l’utilisation du modèle animal, dans la mesure où l’effet touche le système nerveux dans son ensemble, avec des interactions entre les différents types cellulaires du système nerveux. Pour l’identification de biomarqueurs, nous ne pouvons pas remplacer les souris puisque le but est d’identifier des marqueurs sur ce modèle.

Réduction

Au total, ce projet utilisera environ 320 souris sur 5 ans, nombre nécessaire et suffisant pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables, grâce à la connaissance préalable obtenues sur ces modèles souris, et en utilisant un outil de planification expérimentale pour calculer le nombre optimal de souris. Les données actuelles invalident l’hypothèse d’un effet sexe fort sur le phénotype. Les mâles et les femelles seront donc analysés simultanément avec un test statistique adapté, ce qui permet d’étudier les deux sexes sans perte de puissance statistique.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être. La définition de points limites pour chaque procédure permettra de prévenir les risques de stress et de souffrance. Les protocoles expérimentaux utilisés ont été choisis pour minimiser la souffrance, avec une utilisation d’anesthésiques et d’analgésiques adaptés. Le nombre d’interventions sur animal a été réduit au minimum et des protocoles d’anesthésie et d’analgésie déjà validés sur ces animaux de laboratoire sont utilisés. Les protocoles seront réalisés par du personnel compétent et expérimenté. Les animaux seront en groupe de 4-5 individus, avec nourriture et boisson accessibles à volonté. Lors de la mise en reproduction, les mâles reproducteurs seront mis en présence de 2 ou 3 femelles. Les souriceaux resteront avec leur mère jusqu’au sevrage, ensuite, ils seront répartis dans des cages, à raison de 5 animaux maximum par cage. Des enrichissements de type buchettes à ronger ou papier seront ajoutés dans les cages.

Choix des espèces

Le gène responsable de l’ataxie progressive et des paraplégies spastiques est exprimé dans un grand nombre de tissus en plus du système nerveux. Pour comprendre sa fonction, et son implication dans les pathologies, il est nécessaire de disposer d’un système intégré, comme l’est le modèle murin, où les interactions entre types cellulaires sont bien représentées. Par ailleurs, la souris est un modèle expérimental couramment utilisé chez qui les invalidations ou mutations de gènes sont facilement réalisables, les paramètres de reproduction et d’élevage maîtrisés, les outils d’analyses disponibles. A ce titre, notre équipe possède une expérience de plus de 20 ans dans le domaine. Les lignées transgéniques qui seront utilisées dans ce projet ont été développées et caractérisées par notre équipe. L’une d’elles est invalidée pour le gène responsable, et est à ce jour le seul modèle de laboratoire disponible. L’autre a été développée pour suivre plus facilement la protéine codée par le gène, dans la mesure où il n’existe pas à ce jour d’anticorps efficaces contre cette protéine. Les stades ont été choisis en fonction des connaissances acquises sur les modèles souris développés et sur le fonctionnement du système nerveux chez la souris. Ainsi, on utilisera, des tissus aux premiers stades de la maladie (15 et 30 jours), puis au cours du développement de la maladie (3 et 6 mois) avant les premiers signes cliniques (qui n’apparaissent que vers 8-10 mois). Pour identifier des biomarqueurs de la maladie avant les premiers signes histopathologiques et cliniques, en tout début de développement de la pathologie, les 4 stades étudiés seront : 7, 15, 30 et 60 jours.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 130
Souffrances
▲ 5
▲ -
▲ 125
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 130

Le testicule ouvert sous anesthésie pour y injecter du matériel génétique pendant une trentaine de minutes, et pour 70 d'entre elles quatre impulsions électriques localisées : 130 souris mâles subissent cette procédure. Cinq sont tuées sans reprendre conscience, les 125 autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes pour prélever leurs organes reproducteurs. L'objectif est de restaurer la fertilité de souris stériles par thérapie génique, en vérifiant que le gène apporté ne s'intègre pas au génome. Sur l'effectif, le porteur indique qu'aucune approche statistique prédictive n'a été utilisée et que les nombres reposent sur ses publications antérieures.

Objectifs

L’objectif principal du projet est de développer un modèle préclinique de restauration de la fertilité mâle. Ce projet vise à mettre au point dans le testicule de souris stériles un système de thérapie génique, technique consistant à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie, et d’évaluer les risques qui y sont liés. Nous chercherons ainsi à introduire la séquence d’un gène sain, requis pour la formation des cellules reproductrices, chez des animaux pour lesquels ce gène est défectueux, afin de compenser l’infertilité induite par la mutation. Nous vérifierons que ce protocole ne modifie pas durablement l’intégrité du génome. Plus spécifiquement, nous utiliserons un modèle mutant murin déficient pour un gène essentiel qui mime un arrêt de maturation de la spermatogenèse, c’est-à-dire un blocage complet lors du processus de formation des cellules reproductrices mâles. En effet, de nombreux variants de ce gène ont à ce jour été identifiés chez l’homme, dont la majorité induit une infertilité masculine. L’utilisation d’animaux mâles déficients pour ce gène nous permet de mimer la perte de fonctionnalité du gène que l’on retrouve affecté chez ces patients. Nous réintroduirons le gène sain dans les cellules de ces animaux. Notre projet permettra de mesurer l’efficacité de stratégies permettant d’apporter ce gène sans intégration dans le génome. En effet, toute thérapie qui modifierait le génome des cellules reproductrices risquerait de modifier le génome des descendants des individus traités. C’est pourquoi nous utiliserons des molécules qui ne doivent pas s’intégrer dans le génome.

Bénéfices attendus

On estime qu’aujourd’hui un couple sur six souffre d’infertilité avec des causes également réparties entre les sexes. Lorsque cette infertilité est due à une cause génétique, il n’existe pas aujourd’hui de solution thérapeutique. L’objectif de ce projet est de développer un modèle pré-clinique qui permettra de tester l’efficacité et l’innocuité de protocoles de thérapie génique chez la souris avant de considérer leur application dans l’espèce humaine. A court terme, développer un système permettant l’introduction de matériel génétique dans les cellules reproductrices sera un atout pour comprendre le rôle des gènes lié à la fertilité. Ainsi, un bénéfice attendu est une meilleure compréhension des mécanismes biologiques fondamentaux gouvernant la fertilité. A moyen terme, la mesure de l’efficacité de ces modèles pour restaurer une spermatogenèse normale sans altération du patrimoine génétique offrira un outil pour poser les bases d’une thérapie génique de l’infertilité dans l’espèce humaine.

Procédures

Les souris seront soumises à une anesthésie/analgésie pour accéder au testicule dans lequel une injection sera effectuée. La durée complète de cette procédure chirurgicale est d’environ 30 minutes. . Ces injections seront réalisées sur 3 lots d’animaux (total 130 animaux) correspondant à l’injection de deux types de molécules. Une partie des animaux (70) recevra également une série de 4 brèves stimulations localisées au cours de l’anesthésie. Ces impulsions visent à faciliter l’entrée du matériel génétique dans les cellules du testicule. Cette action est réalisée au cours de la procédure précédente et n’excède pas 5 minutes.

Impact sur les animaux

Parmi les nuisances possibles lors de l’opération, on peut noter un stress lié aux manipulations ou une perte de poids légère et transitoire liée à l’anesthésie. Dans de rares cas, une inflammation locale au niveau de la zone opérée pourrait survenir. Celle-ci se traduirait par la présence d’une douleur persistante et entrainerait la prostration ou empêcherait l’animal de s’alimenter entrainant une perte de poids importante .

Devenir

La totalité des animaux est euthanasiée à l'issue de la procédure afin de prélever leurs organes reproducteurs à la fin du projet. L’analyse histologique de ces organes indiquera si la spermatogenèse, processus de formation des gamètes, a été restaurée ou non. Aucun objectif scientifique ne justifie le maintien en vie des animaux après leur castration, procédure qui modifierait leur comportement et apporterait des risques additionnels pour la santé et le bien-être des animaux.

Remplacement

La fonction de reproduction ne peut être efficacement modélisée in vitro car elle implique plusieurs tissus et types cellulaires en interaction. De plus, l’étape centrale de la gamétogenèse, la méiose, est absolument impossible à mimer dans des cellules maintenues en culture. En effet, la méiose est une division cellulaire spécialisée propre aux cellules germinales qui ne permet pas la multiplication cellulaire et donc exclut l’usage de cellules maintenues en culture par définition.

Réduction

Sur la base des travaux précédents du laboratoire pour étudier et comprendre diverses causes d’infertilité à travers des analyses histologiques et moléculaires, nous avons estimé le nombre d’animaux requis pour l’étude de ces différents gènes en fonction des étapes que nous espérons restaurer au cours de la spermatogenèse. Aucune approche statistique prédictive n’a été utilisée. Les effectifs sont basés notamment sur notre analyse précédemment publiée. Dans le cadre du protocole d’injection intra-testiculaire, les injections seront effectuées pour chaque animal dans un testicule et l’autre testicule servira de contrôle, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Chaque animal étant ainsi son propre contrôle négatif.

Raffinement

L’expertise de notre équipe en termes de chirurgie du petit animal, notamment acquises grâce à différents projets passés et à des formations, permet de limiter le stress mais aussi les douleurs ou gênes post-opératoires. Toutes les procédures seront pratiquées sous anesthésie, avec une prise en charge de la douleur pré et postopératoire. Les animaux seront observés tous les jours et des points limites bien établis seront mis en place afin d’éviter la douleur et entrainant l’euthanasie anticipée de l’animal si nécessaire. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans un environnement enrichi favorisant les comportements exploratoires et réduisant le stress (tunnel en carton, carrés de coton).

Choix des espèces

Les souris sont de petits animaux au développement et à la reproduction rapides. Elles sont génétiquement modifiables et possèdent de grandes similarités génétiques avec l'être humain. La fertilité et le processus de formation des cellules reproductrices sont bien définies chez cet organisme. La souris est un modèle de choix pour l’étude de la fonction de reproduction du fait de son cycle rapide de reproduction et de l’existence de nombreux mutants avec des phénotypes finement décrits facilitant la comparaison des données. Le modèle murin utilisé correspond à un arrêt de maturation de la spermatogenèse semblable à ceux décrits chez des patients infertiles atteint d’azoospermie, absence totale de spermatozoïdes dans l’éjaculat. Ce modèle doit permettre d’établir la faisabilité et d’évaluer la sécurité d’un protocole de thérapie pour restaurer la fertilité. Les animaux seront utilisés entre 16 jours et 3 mois, ce qui correspond respectivement aux stades où démarre et se complète le processus de spermatogenèse, qui permet la formation des spermatozoïdes.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 132
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 132
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 132

Un fragment de tumeur humaine glissé sous la peau, puis un traitement administré par voie orale chaque jour pendant quatre à huit semaines : 132 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Trois fois par semaine, la tumeur est mesurée au pied à coulisse sur animal contenu. Le sang est prélevé sous anesthésie juste avant la mise à mort, pour savoir si l'ajout d'une molécule à une combinaison déjà utilisée en clinique améliore la réponse dans le mélanome muté. Les souris sont immunodéprimées pour éviter le rejet de la greffe, et utilisées dès cinq semaines parce qu'à ce stade leur système immunitaire est encore peu actif, ce qui favorise la prise tumorale.

Objectifs

Le projet présenté vise à étudier chez la souris l’efficacité anticancéreuse d’une nouvelle combinaison thérapeutique dans le cas de deux types de mélanome humains (cancer de la peau) non résécable présentant une mutation génétique spécifique. En effet, la moitié des patients atteints de mélanome présentent une mutation d'un gène entrainant un développement incontrôlé des cellules cancéreuses. Un des traitements donnés à ces patients repose sur une combinaison de deux traitements qui vont aller agir de manière différente pour empêcher ce développement incontrôlé des cellules cancéreuses. Même si cette combinaison a pu montrer des résultats prometteurs : 60% de patients répondeurs au traitement dont 10-20% de réponses complètes, rémission, le taux de réponse au traitement et les effets indésirables peuvent encore être améliorés. Nous souhaitons dans ce projet étudier un nouveau traitement qui pourrait ralentir également ce développement incontrôlé, en combinaison avec le traitement déjà utilisé, afin de voir si cette nouvelle combinaison pourrait améliorer la réponse au traitement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine. Ce projet permettra d’obtenir des informations sur l’efficacité d’un potentiel nouveau traitement anticancéreux plus efficace dans des cancers de la peau.

Procédures

Une implantation de bouts de tumeurs en sous-cutané par chirurgie sous anesthésie gazeuse (5 minutes). Administration quotidienne orale de traitement de quelques secondes pendant 4 ou 8 semaines selon le modèle. Des mesures tumorales au pied à coulisse et des pesées 3x/semaine (quelques secondes). Un réallotement durant quelques minutes induisant un changement d'environnement mais qui restera ensuite le même jusqu'à la fin d'étude. Un prélèvement sanguin submandibulaire ante mortem sous anesthésie (quelques secondes), les animaux anesthésiés sont directement mis à mort par la suite.

Impact sur les animaux

Une rapide chirurgie, qui consiste à glisser sous la peau le bout de tumeur, sera faite sous anesthésie, ce qui entrainera un stress au réveil, la douleur étant traitée via analgésie. L’administration orale journalière pendant plusieurs semaines des traitements va entrainer du stress à la prise en main et de la sensibilité/gêne peut être ressentie à l’injection. Le réallotement des animaux entraine un stress suite au changement d'environnement et de groupe social. Les pesées et mesures de tumeurs génèrent un stress pendant plusieurs semaines lors de la contention/prise de l'animal et éventuellement une gêne, sensibilité au niveau de la tumeur pendant la mesure avec le pied à coulisse.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort lors de l’atteinte d’un point limite ou si non atteinte d'un point limite,à J100.

Remplacement

Les interactions entre le métabolisme, les cellules du système immunitaire et l'environnement tumoral sont complexes et impactées par différents organes, ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). Même si nous cherchons à développer nos modèles de cancer en impression 3D, tout ceci n’étant encore qu’à un stade exploratoire, l’étude de l’efficacité de potentielles molécules anticancéreuses sur une tumeur ne peut, pour le moment, se faire que sur organisme entier.

Réduction

Les procédures seront faites sur le nombre minimal d’animaux nécessaires afin de pouvoir conclure de façon fiable quant à l’efficacité de notre nouvelle combinaison thérapeutique. Nous avons besoin d’un nombre d’animaux qui nous permet d’avoir la possibilité de détecter une différence de volume tumoral significative entre le groupe traité à la combinaison déjà utilisé en clinique et celui traité avec la nouvelle combinaison testée . Connaissant bien ces types de cancer, nous avons recours à un logiciel statistique calculant le nombre d'animaux nécessaire pour arriver à notre objectif.

Raffinement

Avant toute manipulation, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation pour s'habituer à leur nouvel environnement et d’habituation au(x)manipulateur(s) pendant 7 jours. Après la période d’acclimatation et avant le début du projet nous habituerons les animaux à la manipulation. Les souris seront observées quotidiennement par le personnel de l’animalerie qui remplit une fiche de suivi de l’état général des souris afin de détecter rapidement une souffrance, et les expérimentateurs remplissent une grille plus détaillé si nécessaire afin d’étudier le bien être de l'animal plus précisément et de réagir tout de suite si quelque chose ne va pas pour limiter toute souffrance. Les expérimentateurs sont formés et expérimentés, ils sont donc à même de détecter très rapidement le moindre signe de douleur afin d’appliquer les meilleures mesures. Les animaux seront hébergés en groupe de 4 souris par cage et chaque cage présentera des enrichissements appropriés à la souche de souris (coton de nidation, tunnels pour jeux, batonnet à ronger).

Choix des espèces

Nous souhaitons travailler avec des animaux présentant un système immunitaire affaibli (immunodéprimé) pour éviter le phénomène de rejet. L'utilisation d'une souche murine immunodéprimée est donc nécessaire pour éviter ce phénomène. La souris est l’espèce la plus adaptée pour cet objectif, la souche immunodéprimée étant un modèle qui permet une bonne réussite de développement de tumeurs à partir de bouts de tumeurs issus de cancers humains. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 semaines afin de favoriser la prise tumorale, car à ce stade les souris n'ont pas encore un système immunitaire très actifs.