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    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Macaques à longue queue : 304
Souffrances
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Devenir
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Sur 304 macaques crabiers utilisés dans ce projet, 116 seront transférés vers d'autres projets après accord du vétérinaire et 188 tués pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit de une à quinze administrations d'un candidat médicament, subit jusqu'à neuf prélèvements sanguins par semaine, des prises de température rectale, une télémétrie sur vingt-quatre heures et un examen ophtalmologique sous anesthésie. Le nombre d'animaux, de un à trois par sexe et par dose, ne repose sur aucun calcul statistique. Le porteur conclut qu'il est "indispensable" de passer par une espèce non-rongeur avant la première administration chez l'humain.

Objectifs

Il reste encore de nombreuses pathologies pour lesquelles les besoins thérapeutiques ne sont pas satisfaits. L’objectif principal de la Recherche Pharmaceutique est de développer de nouvelles molécules à visées thérapeutiques qui seront évaluées durant des essais cliniques. Pour cela, un profil de sécurité de ces nouvelles molécules doit être établi conformément à la réglementation. Les études préliminaires vivo de sécurité non clinique interviennent précocement dans le processus de développement pharmaceutique et ne sont réalisées que sur des molécules testées au préalable sur les méthodes alternatives disponibles. Ces études préliminaires sont généralement de courte durée (entre 1 jour et 2 semaines, peuvent exceptionnellement aller jusqu’à 4 semaines dans le cas de molécule de type biologique) et utilisent un nombre restreint d’animaux. Leur objectif est d’identifier le profil cinétique, les potentiels effets secondaires et de cibler la gamme de doses à tester dans les futures études réglementaires. La conception de ces études est optimisée de manière à obtenir un maximum d’informations pour rendre plus efficace l’utilisation de ces animaux. En effet, en fonction des données disponibles du médicament, les examens pourront inclure certains paramètres cliniques (suivi du comportement, de la température, du poids, de la consommation alimentaire), hématologiques, biochimiques et cinétiques nécessitant des prises de sang ou encore histopathologiques par autopsie. Ces analyses seront adaptées à la molécule étudiée et à la pathologie concernée. Les études réalisées dans ce cadre ont pour but d’aider à choisir les doses pour les études réglementaires précliniques et, à terme, permettre de sécuriser la première administration du candidat médicament chez l’humain. Dans le cadre de ce projet, différents médicaments (molécule chimique ou biologique, thérapie génique, anticorps) pourront être testés en fonction des études réglementaires à réaliser.. Cela pourra inclure l'évaluation de médicaments avec une indication en cardiologie, en oncologie, en neuropsychiatrie ou pour le traitement de pathologies métaboliques et maladies auto-immunes. Liste des études concernées - Etudes précoces d’évaluation du profil cinétique et/ou du métabolisme chez le macaque cynomolgus - Etudes précoces d’évaluation de la toxicité de courte durée chez le macaque cynomolgus - Evaluation du profil toxicologique et toxicocinétique chez le macaque cynomolgus

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est d’évaluer très précocement la toxicité éventuelle de candidats-médicaments en ajustant au mieux les doses et le schéma expérimental des études réglementaires (diminution des contraintes pour l’animal). Détecter le plus précocement possible des effets potentiellement toxiques des candidats-médicaments en développement permettra en plus d’assurer la réduction du nombre d'animaux qui seront utilisés à des fins de recherche pour sécuriser in fine l’utilisation chez les patients.

Procédures

Les études incluses dans ce projet ont une durée de 1j à 4 semaines selon le mode d’administration prévu chez l’humain. Les voies d’administrations (orale ou parentérale) sont celles prévues chez l’Homme. Des examens réguliers seront faits à l’aide de matériel adapté à l’espèce et incluent : observations cliniques, prise de température corporelle (mesure rectale), prélèvements de sang pour vérifier les paramètres hémato-biochimiques et vérifier le passage du médicament dans le sang, examen cardiologique (ECG ou mesure de pression artérielle généralement par télémétrie non invasive sur 24h maximum), collecte d’urines sur 24h maximum (via des entonnoirs placés sous les unités d’hébergement), examen ophtalmologique (sous anesthésie, technique non invasive, en début et en fin d’étude : 30minutes maximum/examen ). Administration des traitements : voie IV (de quelques secondes à 30 minutes si perfusion) et PO (moins d’une minute) et sous-cutané (moins d’une minute); en fonction de la procédure, 1 à 15 administrations max Prélèvements sanguins : durée du prélèvement (moins de cinq minutes) 9 temps maximum sur plusieurs jours par semaine en fonction du type de candidat médicament (exemple : anticorps). Le volume total prélevé par semaine ne dépassera jamais à 7.5 % du volume total circulant

Impact sur les animaux

En fonction de la classe des produits et de la dose, on pourrait s’attendre à avoir, comme mentionné dans notre grille des points limites, des changements ou modifications de l’apparence (ex : absence de toilettage), du rythme respiratoire, de la consommation alimentaire et hydrique, de la température corporelle, de l’activité comportementale, des fonctions digestives et poids corporel. On s’assurera que la somme des observations ne dépassera le degré de sévérité mentionné dans chacune des procédures en mettant des actions correctives avec le support du vétérinaire du centre.

Devenir

L’euthanasie des animaux est envisagée pour effectuer des prélèvements d’organes et analyse histologique/biochimique post-mortem des tissus. Les autres animaux gardés en vie pourront être réutilisés dans d’autres projets après accord du vétérinaire 304 animaux au total dont 116 réutilisés et 188 euthanasiés.

Remplacement

Il n’existe pas à l’heure actuelle de méthodes alternatives à l’utilisation d’animaux pour définir les marges « sécurité » d’un candidat-médicament. Il est indispensable de passer sur une espèce non-rongeur pour sécuriser le passage d’un composé en développement clinique (demande réglementaire).

Réduction

Pour ces études, on utilise 1 à 3 animaux/sexe/dose en tenant compte de la disponibilité de données historiques pour de nombreux paramètres étudiés et de leur variabilité. Le choix du nombre d’animaux dépend de la variabilité des paramètres étudiés. Il n’y a pas d’études statistiques utilisées dans ce cas. Le nombre d’animaux est classiquement défini pour répondre à l’objectif de ces études.

Raffinement

Dans les études de sécurité non clinique, il est rarement fait usage de médicaments qui risquent d’interférer avec le produit à étudier et on s’appuie sur les fiches de point-limite pour prise de décision rapide (arrêt de la dose, euthanasie de l’animal etc…). Cependant, ponctuellement, le vétérinaire peut intervenir et décider de la mise en place de soins spécifiques (adaptés à l’observation notée). Au cas par cas, on peut mettre en place des modifications des conditions d’hébergement pour raffinement (ex : chauffage en cas d’hypothermie suite à l’administration d’un traitement) et mettre en place des techniques de raffinement telles que l’habituation par renforcement positifs (training) Une grille de points limite est employée afin de limiter la souffrance inutile de l’animal en permettant de mettre des actions correctives.Tous les animaux sont stabulés en groupes, sauf cas exceptionnel justifié scientifiquement (enregistrement télémétrie ou signes cliniques nécessitant l’hébergement individuel) ou éthologiquement (incompatibilités), avec de l’enrichissement adapté aux besoins des primates.

Choix des espèces

Les études de sécurité non-clinique n’ayant pas pour but de d’étudier un modèle de pathologie ni un effet thérapeutique mais de prédire au mieux les effets indésirables secondaires liés aux candidats médicament chez l’Homme, des PNH sains peuvent être sélectionnés à la place d’une autre espèce non-rongeur parce qu’ils sont plus proche de l’humain en considérant la totalité des paramètres listés ci-dessous : - Pharmaco et toxicocinétique : exposition plasmatique au médicament, élimination, fraction libre du médicament … - Métabolisme : type et quantité relative de métabolites produits - Pharmacodynamie : homologie, présence, affinité et répartition de la cible pharmacologique - Physiologique : le PNH ne doit pas présenter de réactions physiologiques spécifiques non pertinentes pour évaluer la sécurité chez l’Homme (ex : pH gastrique). - Techniques expérimentales : formulation et excipients tolérés, voie d’administration possible - Expérience des médicaments compétiteurs de la même catégorie. Les animaux utilisés dans ce projet seront de jeunes adultes ou adultes, conformément aux requis réglementaires.

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Souris : 1466
Souffrances
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Devenir
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 1466

Les souris sont tuées quand le volume de leur tumeur atteint le maximum toléré, ou plus tôt en cas de nécrose ou d'ulcération de la tumeur, de poil hérissé, de dos voûté ou de déshydratation. 1 466 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur système immunitaire est d'abord affaibli par une irradiation à 2 grays ou neuf jours de gavage à la ciclosporine, avant la greffe de cellules tumorales humaines et des prélèvements sanguins hebdomadaires sous anesthésie. Le porteur affirme que la croissance tumorale ne semble pas induire de douleur jusqu'à cette limite, tout en citant la nécrose et l'ulcération parmi les motifs d'arrêt.

Objectifs

Les lymphomes cutanés à cellules T (CTCL) touchent environ 1/100 000 adultes chaque année. On estime que l’incidence a triplé en 30 ans. Des données préliminaires ont démontré que deux traitements (anti-CCR8 et anti-PAR2) sont capables de recruter des cellules immunitaires ce qui permet d’induire la mort des cellules tumorales. Pour aller en phase I d’essai chez l’Homme, nous devons tester l’efficacité de ces traitements sur des souris. Pour cela nous devons avoir une souris qui possède un système immunitaire (nos deux traitements reposent sur une coopération avec le système immunitaire) et qui permet une prise des cellules tumorales dans l’organisme. Nous allons tester 3 modèles de souris différents pour réussir à avoir des souris xénogreffées avec un système immunitaire. Nous testerons les 3 possibilités et nous garderons in fine qu’une seule de ces 3 méthodes en fonction des résultats (prise de la greffe, nombre de cellules immunitaires). Nous testerons ensuite les deux traitements, ciblant CCR8 ou PAR2, sur le modèle le plus efficace. Le but de ce projet étant de prouver, in vivo, l’efficacité de ces nouveaux traitements contre les lymphomes cutanés à cellules T.

Bénéfices attendus

Le projet vise à proposer des immunothérapies innovantes pour les lymphomes cutanés à cellules T). Les lymphomes sont des maladies rares avec un manque de traitements. Ce projet nous permettra de démontrer l’efficacité de ces deux traitements grâce aux cellules immunitaires présentes dans ces souris qui permettent de détruire les cellules tumorales liées aux anticorps que nous testons. Si les résultats sont concluants, et en association avec les résultats de toxicologie, ce projet pourra conduire à un essai de phase I d’essai chez l’Homme.

Procédures

Pour réussir à greffer des cellules tumorales dans des souris, nous allons devoir diminuer le système manière de façon transitoire, pour cela nous irradierons les souris. Pour visualiser l’effet des traitements sur les cellules tumorales, nous allons prélever de façon hebdomadaire 75uL de sang. Pour cela, les souris seront préalablement anesthésiées pour réduire leur douleur.

Impact sur les animaux

Dans notre protocole, soit nous irradions des souris, soit nous injectons de la cyclosporine par gavage pendant 9 jours avant la greffe de cellules tumorales humaines. Les souris seront irradiées une fois 24h ou 48h avant la greffe à 2 grays. Cette faible dose de radiation induit une perte de poids à 7-10 jours avant que les souris reprennent leurs poids initiaux. Selon la littérature, cette dose n’affecterait pas la durée de vie de la souris. Si le protocole d’irradiation ne fonctionne pas, nous allons traiter les souris oralement avec de la cyclosporine. Le gavage se fera sur souris anesthésiées par isoflurane. Il est attendu une perte de poids au jour 5 avant un retour aux poids initiaux à jour 12. Ensuite, nous injecterons des cellules tumorales humaines aux souris en intrapéritonéales. Au bout de 2 semaines nous prévoyons la formation de tumeur. Nous injecterons en intrapéritonéale des cellules immunitaires ce qui provoquera une douleur modérée. Dans toutes les contritions, nous injecterons les deux traitements en intrapéritonéale ce qui provoquera une douleur modérée. Nous arrêterons le protocole quand le volume de leur tumeur sera trop important ou que l’animal présente des signes de mal-être (poil hérissé, dos vouté, déshydratation) ou en cas de nécrose ou d’ulcérisation des tumeurs. Nous prélèverons du sang toutes les semaines pour doser les cellules tumorales circulantes dans le sang. Les souris seront alors anesthésiées et 75uL de sang sera prélevé de façon hebdomadaire.

Devenir

Pour l'ensemble de ces procédures, les souris seront mises à mort quand le volume tumoral attendra le maximum tolérable. À noter, ces modèles de lymphome sont largement documentés et la croissance tumorale ne semble pas induire de douleur pour l'animal jusqu'à cette limite. En cas de non-développement ou de régression de la tumeur, les souris seront conservées pour une durée de 6 semaines après traitement (durée la plus couramment publiée) puis mis à mort pour analyse.

Remplacement

Nous utilisons différentes lignées humaines de lymphomes ainsi que des cellules de patients. Ces cellules nous ont permis d’obtenir nos données préliminaires, et de confirmer l’activité anti-tumorale des anticorps en question. Nous devons donc maintenant tester les deux traitements dans des modèles in vivo. Pour cela nous souhaitons utiliser deux modèles de souris immunodéficientes pour confirmer l’intérêt thérapeutiques des anticorps et leur capacité à induire une forte régression tumorale. Nous pourrons également obtenir par ces modèles, des données pharmacocinétiques (demi-vie de l’anticorps, concentration dans le sang) et des données d’histopathologie. Cela nous permettra ainsi d’aller en essai de phase I chez l’Homme.

Réduction

Pour limiter le nombre de souris utilisées, des tests préliminaires in vitro ont été fait pour démontrer l’effet des deux traitements sur des lignées cellulaires. Ces tests nous ont permis d'évaluer l'efficacité et la toxicité des traitements et de sélectionner les combinaisons les plus prometteuses, réduisant ainsi le nombre de tests nécessaires sur les souris. Pour déterminer le nombre de souris nécessaires, nous avons utilisé des calculs statistiques ce qui nous a permis de déterminer le nombre de souris par groupe par traitement. Ainsi, nous avons besoin d'au moins 11 souris par groupe pour garantir la validité des tests.

Raffinement

Afin de limiter la douleur des animaux, des points limites précis ont été définis (volume maximum de la tumeur, perte de poids...). Aussi, lors des phases d'implantation de cellules tumorales dans des souris, les souris seront anesthésiées sous isoflurane. Nous mettons en place des conditions d'hébergement optimales et des stratégies de raffinement rigoureuses pour améliorer le bien-être des souris. Les cages sont spacieuses et équipées de litières absorbantes et non toxiques, renouvelées régulièrement pour assurer un environnement propre. Nous fournissons également des enrichissements environnementaux, tels que des tunnels, des roues d'exercice, et des matériaux de nidification, pour favoriser les comportements naturels et réduire le stress. Les souris sont maintenues à une température et une humidité contrôlée, avec un cycle lumière/obscurité approprié pour respecter leur rythme circadien. De plus, nous effectuons des évaluations régulières de la santé et du comportement des animaux, et ajustons les conditions d'hébergement en fonction des besoins spécifiques identifiés. Ces pratiques de raffinement sont essentielles pour garantir le bien-être des souris tout en obtenant des résultats expérimentaux fiables et reproductibles.

Choix des espèces

Nous utilisons des souris pour vérifier l’efficacité des traitements et obtenir des données pharmacocinétiques. Cela permet de voir si les traitements vont diminuer la taille des cellules tumorales. Toutes les études préliminaires ont été mises en place sur des cellules de patients ou des lignées cellulaires. Les souris sont génétiquement modifiées pour être partiellement ou totalement immunodéficientes ce qui permet de greffer de tumeurs humaines, y compris les lymphomes T humains et d'éviter les réactions de rejet de greffes. Nous allons sélectionner des jeunes adultes de 6 à 10 semaines. Ces souris ont fini leur croissance et refléteront au mieux la physiopathologie du lymphome cutané à cellules T dont les tumeurs surviennent principalement chez l'adulte. La standardisation de l'âge permettra une meilleure reproductibilité expérimentale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 252
Souffrances
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Devenir
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Quatre semaines d'un régime alimentaire qui provoque un rétrécissement des voies biliaires et une fibrose du foie : 252 souris génétiquement humanisées sont utilisées, dont 156 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leurs tissus. Elles reçoivent six injections d'anticorps sur animal vigile et trois prélèvements sanguins sous anesthésie. L'objectif déclaré est d'élargir les indications d'un anticorps déjà en développement clinique contre d'autres fibroses et le cancer du foie. Le porteur ne décrit aucun effet néfaste attendu, se bornant à rappeler que le régime reproduit la maladie.

Objectifs

Dans la Cholangite sclérosante primitive (CSP), un mécanisme d’inflammation, de rétrécissement des voies biliaires (ou sténoses) et de développement d’une fibrose est établi. Au cours de l’évolution de la maladie, des sténoses biliaires avec fibrose altèrent la fonction des voies biliaires conduisant à une fibrose. A ce jour, la transplantation hépatique est la seule solution thérapeutique, présentant malgré tout un risque de récidive dans 25% des cas. Il est donc urgent de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour cette maladie. Un modèle à base d’un régime alimentaire spécial, permet de récapituler le développement de la maladie chez la souris permettant le développement de sténoses des voies biliaires avec fibrose. Ce modèle nous permettra de tester une approche thérapeutique grâce à un anticorps ciblant spécifiquement une protéine. Le but de ce projet est donc, de valider cette approche thérapeutique avec un anticorps actuellement en développement clinique pour d’autres indications (fibrose hépatique, rénale, pulmonaire, cancer du foie) afin d’élargir les indications médicales de cet anticorps dans les CSP.

Bénéfices attendus

En cas de succès, le projet apporterait d'énormes avantages, directement applicables aux patients atteints de fibrose bilaire. L'objectif de l'ensemble du projet est de rassembler des preuves scientifiques solides et robustes permettant la transposition du traitement par anticorps thérapeutique dans un contexte clinique sans autres options thérapeutiques et d’étendre les indications thérapeutiques de l’anticorps clinique.

Procédures

Les animaux seront soumis à un régime spécial pendant 4 semaines. A partir de la 2ème semaine de régime les souris recevrons 6 injections d’anticorps (2 fois par semaine) sur animal vigile. Chaque injection prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux subiront 3 prélèvements sanguins sur animal anesthésié. Cette procédure est réalisée en 1 minute environ.

Impact sur les animaux

Un modèle à base d’un régime alimentaire spécial, permettra de récapituler le développement de la maladie chez la souris permettant le développement de sténoses des voies biliaires avec fibrose.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues nécessaires qui seront utilisés pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.

Réduction

Les tailles d’effectifs ont été déterminées grâce à une précédente étude afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification, des briques de tremble à ronger, un tunnel pour se cacher, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques, analgésiques et de confort seront appliquées lors des procédures le nécessitant. Les animaux sont observés quotidiennement. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatations de 14 jours, les souris seront laissées 7 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi permet de récapituler au plus proche les caractéristiques histologiques des cholestases hépatiques humaines en 3 à 6 semaines. C’est actuellement le modèle le plus pertinent en termes d’homogénéité et de reproductibilité dont nous disposons pour étudier le développement de la fibrose suite à une cholestase hépatique. De plus le modèle humanisé dont nous disposons permet d’étudier plus finement l’effet thérapeutique de notre anticorps clinique. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines afin d’induire une fibrose biliaire du jeune adulte.

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    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 280
Souffrances
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Devenir
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Pour tester si une protéine protège les vaisseaux du cerveau pendant un sepsis, 280 rats reçoivent une injection de lipopolysaccharide qui déclenche une inflammation généralisée, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reste anesthésié environ deux heures trente, dont une heure trente d'imagerie, avec deux prélèvements sanguins à la veine de la queue et une injection de radiotraceur dans la veine du pénis. L'inflammation provoquée peut entraîner une perte de poids, une baisse de mobilité et une diminution des interactions sociales. Tous les rats sont tués pour prélever organes et cerveau, et le porteur justifie le choix du rat plutôt que de la souris par sa plus grande taille, qui donne des images de meilleure qualité.

Objectifs

Le sepsis est une réaction inflammatoire exagérée qui force le corps à s’attaquer à ses propres tissus et organes. Il peut se produire en réponse à n’importe quelle infection, que ce soit par la présence d’une bactérie, d’un virus ou d’un parasite dans le corps. La forme la plus grave est le choc septique qui est une cause fréquente de décès. Cette inflammation entraîne des problèmes dans tout le corps, jusqu’à la baisse de la pression sanguine qui peut causer des défaillances d'organes. Si cette défaillance atteint le cerveau et les vaisseaux sanguins qui l’alimentent il peut y avoir des conséquences graves pour les patients, en accélérant l'apparition de problèmes de mémoire à long terme. Si l’inflammation reste excessive et continue dans le temps, elle va endommager la barrière qui sépare le sang et le cerveau entraînant un gonflement du cerveau et l'activation de certaines cellules immunitaires qui vont accentuer l'inflammation au niveau du cerveau. De plus, il peut y avoir des problèmes avec la circulation sanguine et provoquer des saignements dans le cerveau. Pour traiter le choc septique, on utilise des antibiotiques et on traite l'infection initiale. On s'assure aussi que la pression sanguine reste normale pour que les organes fonctionnent de manière normale. Actuellement, il n'y a pas de traitement spécifique pour traiter les problèmes qui touchent les vaisseaux altérés par cette maladie, ni l'inflammation du cerveau. Notre équipe de recherche étudie une protéine qui pourrait aider à conserver la fonction des vaisseaux pendant l'inflammation et empêcher les problèmes qu’elle provoque. Pour cela, nous utilisons un modèle chez le rat chez qui nous allons injecter une substance appelée Lipopolysaccharide (LPS). Le LPS est une molécule qu’on retrouve autour de certaines bactéries et son injection va provoquer l'inflammation au niveau du cerveau. Nous allons faire des imageries du cerveau de ces animaux pour voir si la protéine d’intérêt peut empêcher les problèmes liés à l'inflammation dans le cerveau, en étudiant l’intégrité de la barrière qui sépare le sang du cerveau.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à examiner comment la protéine agit sur la réponse de la barrière entre le sang et le cerveau en cas d'inflammation dans tout le corps. Avant de pouvoir envisager de tester cette protéine chez l'homme, il est important de vérifier son efficacité dans le traitement de l'infection grave chez le rat. Les résultats attendus aideront à mieux comprendre comment traiter ce genre d'inflammation chez les humains et à réduire le risque de développer des troubles de la mémoire graves. Il est possible qu'une première phase d'essais chez l'homme puisse être envisagée dans les cinq prochaines années.

Procédures

Dans cette étude, nous avons besoin d'endormir les animaux pour les examens d'imagerie. Les animaux seront imagés pendant environ 1h30. La phase de sommeil va durer aux alentours des 2h30 heures, du démarrage de l’anesthésie jusqu’à la fin du protocole complet. Pour induire l’anesthésie générale, nous injecterons au niveau abdominal un produit dont on ajustera la concentration en fonction du poids de l’animal. Après 5 minutes et confirmation de l'anesthésie générale, un prélèvement de sang sera effectué au niveau de la veine de la queue, ce geste expérimental prend 2 à 3 minutes. Nous allons mesurer dans ce prélèvement les différentes protéines impactées par la protéine d’intérêt pour voir si elle a bien effet. Ce prélèvement sera réalisé 2 fois au cours de ce projet, une première après vérification de la qualité d’anesthésie et une deuxième en fin de protocole d’imagerie toujours sous anesthésie générale. L’injection de lipopolysaccharide est réalisée par une injection au niveau abdominal en moins d’une minute, de même pour la protéine d’intérêt. L’injection du produit radiotraceur est réalisée au niveau de la veine du pénis après anesthésie générale et dure moins d’une minute.

Impact sur les animaux

Nous utiliserons des injections dans la cavité abdominale pour administrer la protéine d’intérêt, le lipopolysaccharide (LPS) pour provoquer l’inflammation générale ainsi que pour le produit anesthésique. Lors de ces injections l’animal est tenu dans les mains de l’opérateur ce qui peut entraîner du stress et une légère douleur lors de l’injection. L'injection du produit d'anesthésie peut être répétée avec une concentration plus faible pendant l'examen d'imagerie dans le cas où l'animal commence à présenter des signes de réveil. Le LPS est la substance qui va provoquer une réaction inflammatoire généralisée semblable à celle observée dans le sepsis. L’inflammation provoquée peut entraîner à court terme une perte de poids, une réduction de la mobilité et une diminution des interactions sociales chez les animaux.

Devenir

L'ensemble des animaux inclus dans ce projet seront euthanasiés pour effectuer des prélèvements d'organes et de sang. Ces prélèvements seront utilisés pour une analyse tissulaire au niveau microscopique afin d'évaluer le rôle protecteur de la protéine. Plus particulièrement pour les prélèvements de cerveau, nous allons les comparer aux données obtenues par imagerie.

Remplacement

L'inflammation du cerveau est un phénomène complexe résultant de l'interaction de différents types cellulaires et la barrière qui sépare le sang du cerveau. Cette interaction est encore partiellement connue. L'approche avec des modèles théoriques ou de remplacement ne permet pas de rendre compte de façon fiable de ces différentes interactions. Le modèle animal utilisé sera celui le plus validé à l'heure actuelle pour l'étude de l'inflammation du cerveau.

Réduction

Le nombre d'animaux pour ce projet a été déterminé à l’aide d’outils mathématiques spécialisés pour permettre une analyse cohérente et juste des données obtenues. Les données d'imagerie seront analysées au fur et à mesure, si les résultats sont satisfaisants avec moins d'animaux que prévu, les protocoles d'imagerie seront arrêtés afin de réduire le nombre d'animaux utilisés sur la totalité du projet.

Raffinement

Une période minimale d'acclimation de 7 jours à la réception des animaux du fournisseur sera respectée. Le nombre d'individus par cage sera adapté à leur taille mais aucun animal ne sera laissé seul en cage de plus les animaux auront à disposition du coton pour fabriquer leur nid et des objets récréatifs. La profondeur de l’anesthésie est vérifiée par l’absence de mouvement par pression sur la patte. Une évaluation en temps réel de l'anesthésie sera réalisée pendant les protocoles d’imagerie. Si la fonction respiratoire se dégrade et se maintient dégradée, le protocole d'imagerie sera interrompu pour permettre une surveillance accrue de l'animal dans une cage de réveil dédiée placée sous une lampe chauffante. Pour garantir un maintien de la température corporelle pendant le protocole d'imagerie, l’animal est réchauffé pendant tout le protocole d’imagerie. Les animaux seront observés quotidiennement par le personnel de l’animalerie et les points limites seront étudiés par les responsables de projet 2 fois par semaine pour s’assurer du bien-être des animaux et qu’ils soient traités avec le plus grand respect et le moins de douleurs possible. Si la mise en place d’un traitement anti-douleur ne permet de pas d’améliorer le bien-être animal, le protocole d’euthanasie sera réalisé.

Choix des espèces

Nous utiliserons des rats pour cette étude car c'est l'espèce utilisée dans les études sur ce modèle pathologique. Le rat est une espèce couramment utilisée pour les travaux d'expertise par imagerie chez le petit animal et les outils utilisés sont dédiés à cette espèce. De plus, c’est une espèce de plus grande taille par rapport à la souris ce qui permet d’avoir une qualité d’image supérieure avec plus de détails et précision pour les expérimentations d’imagerie préclinique. Nous utiliserons des animaux âgés de 10 à 12 semaines pesant entre 400 et 600g. Le stade de développement des animaux correspond à de jeunes adultes afin de mimer au mieux les conditions pathologiques retrouvées chez l'Homme.

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    • Cancers
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    • Oncologie
Souris : 1112
Souffrances
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▲ 360
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Devenir
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 1112

Une irradiation quotidienne pendant trois semaines, deux chirurgies cérébrales, un agent de chimiothérapie deux fois par jour pendant huit jours et des séances de bioluminescence jusqu'à trois fois par semaine : 1 112 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une partie est immunodéficiente, ce qui permet de greffer des tumeurs cérébrales humaines sans rejet. Le porteur décrit des pertes d'appétit et de poids, des signes neurologiques invalidants comme la désorientation et le déséquilibre, ainsi que des troubles de la mémoire et de l'apprentissage liés à l'irradiation et à la chimiothérapie. Le suivi et les injections se poursuivent "jusqu'au point limite", seuil qui déclenche la mise à mort, et le porteur indique que l'implantation tumorale y conduit pour l'ensemble des animaux.

Objectifs

Les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales caractérisées par l’existence de différentes zones tumorales dans lesquelles les cellules cancéreuses interagissent avec un microenvironnement spécifique. L'autophagie est un moyen de dégrader les composants intracellulaires afin de de recycler des éléments nécessaires au fonctionnement cellulaire ou d’éliminer des composants toxiques ou non fonctionnels. Il existe des formes non spécifiques d’autophagie et des formes spécifiques de certains composants intracellulaires comme les mitochondries ou les zones de stockage des lipides : les gouttelettes lipidiques. L’autophagie est le plus souvent activée par les conditions de stress retrouvées dans les tumeurs. Elle est majoritairement associée à la survie des cellules cancéreuses mais le rôle des différentes formes d’autophagie dans les glioblastomes reste peu connu. Le projet vise à élucider le rôle, la localisation ainsi que la dynamique de l’autophagie sélective et non sélective sur la progression des glioblastomes et en particulier par rapport au microenvironnement tumoral. Nous souhaitons valider notre hypothèse de l’implication de l’autophagie dans la progression des glioblastomes sur un minimum d’animaux pour tenir compte du contexte physiologique et du microenvironnement tumoral. Nous avons pour objectifs de (1) mesurer l’activité de l’autophagie sélective et non-sélective dans les différents compartiments des glioblastomes, (2) comprendre le rôle de l’autophagie sélective et non-sélective dans les cellules de glioblastomes, (3) étudier le rôle de l’autophagie dans la réponse aux traitements anticancéreux et (4) tester des modulateurs d’autophagie comme nouvelle stratégie thérapeutique.

Bénéfices attendus

L'absence de résultats cliniques significatifs pour le traitement des glioblastomes peut s'expliquer par la complexité, la grande capacité d’adaptation de ces tumeurs et le manque de modèles reproduisant cette complexité. L'autophagie est un des acteurs majeurs dans les interactions entre les cellules cancéreuses et le microenvironnement tumoral. Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de l'autophagie dans les différents compartiments de la tumeur et d’apporter de nouvelles connaissances sur l'hétérogénéité des tumeurs cérébrales. Nous élargirons nos résultats à des conditions plus proches de ce qui est observé en clinique chez les patients, ce qui constitue un bénéfice pour l'étude du rôle de l’autophagie dans l’agressivité des glioblastomes. Pour cela, nous allons appliquer le protocole thérapeutique des patients aux modèles murins. Ce protocole consiste en la résection de la tumeur primaire puis traitement par radio et chimiothérapie. Grace à cette étude, nous pourrons tester le ciblage de l’autophagie comme une nouvelle stratégie thérapeutique afin d'améliorer le traitement des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales : une implantation de tumeur (10 min), une résection tumorale (10 min). Irradiation (10min). La fréquence des séances d'irradiation n'excèdera pas 1 fois par jour pendant 3 semaines. Injection d'un agent chimiothérapeutique (2 par jour pendant 8 jours non consécutifs). Suivi par bioluminescence: 6-25 min, une à trois fois par semaine jusqu'au point limite. Injections de traitement ciblant l’autophagie (moins d'une minute par souris). Au maximum, la fréquence d'injection se fera 1 fois par jour, jusqu'au point limite. Les animaux pourront être perfusés de façon intra-cardiaque avec un agent fixateur.

Impact sur les animaux

Le développement de tumeurs cérébrales peut générer des souffrances se manifestant par des pertes d’appétit donc de poids, des signes neurologiques invalidants (désorientation, déséquilibre). Douleur légère mais répétée d’injections intrapéritonéales lors des injections de traitement ciblant l’autophagie. L'irradiation et la chimiothérapie peuvent induire des symptômes ressemblant à l'anxiété, des troubles de la mémoire spatiale et d'apprentissage chez la souris. Les souris seront exposées à des douleurs post chirurgie à l’issue des 2 interventions. De manière générale, chaque manipulation est génératrice de stress. Toutes les douleurs liées au protocole seront prises en charge en amont et en aval de la procédure.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés car tous les animaux sont utilisés pour l'implantation tumorale qui conduit aux points limites décrits précédemment.

Remplacement

Nous avons déjà mis en évidence par des tests fonctionnels in vitro que l’autophagie est impliquée dans les caractéristiques oncogéniques de cellules de glioblastome humaines. Or, nous savons que le microenvironnement tumoral est une composante essentielle à la régulation de l’autophagie dans les tumeurs. Bien que des tests in vitro existent pour mimer ce microenvironnement, aucun n'est capable de récapituler précisément ce qu'il se passe in vivo. L'implantation de tumeur chez la souris est donc indispensable pour tenir compte de la structure 3D, de la composition chimique, de l'interaction avec d'autres types cellulaires, avec la matrice extracellulaire, avec le flux sanguin. De plus, les conditions thérapeutiques des patients sont impossibles à mimer in vitro.

Réduction

Les études statistiques seront réalisées grâce aux tests statistiques adaptés à ce type d'expérience. Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons calculé le nombre minimal de souris par groupe pour atteindre de bons résultats qui est de 8 souris. Nous prévoyons donc 10 souris par groupe pour éviter de finir une expérience avec moins de 8 souris par groupe en cas de problème pendant la procédure. Enfin, femelles et mâles seront utilisés. Par ailleurs, nos modèles murins de tumeurs se développent de manière très reproductible, gage d’utilisation de moins d’animaux pour nos expériences.

Raffinement

Durant les expériences, nous assurons un confort des animaux (gel sur les yeux pour éviter de dessèchement durant l'anesthésie, tapis chauffant pour réguler la température corporelle). Des enrichissements (cocons et maisons rouges) sont placés dans les cages en tout temps et les hébergements sont collectifs. Nous assurons un suivi des animaux tout au long du projet, quotidiennement. Ceci nous permet de prendre en charge toutes les douleurs par une médication adaptée. Pour cela, nous utilisons des points limites spécifiques et adaptés à notre modèle (tumeur cérébrale). Nous procédons selon un arbre décisionnel évitant des souffrances inutiles grâce à des critères d’arrêt de l'expérimentation suffisamment précoces.

Choix des espèces

Nous utilisons un modèle immunodéfient car il permet d'implanter des tumeurs humaines sans que le système immunitaire ne rejette la greffe. La greffe récapitule la tumeur observée chez des patients. Les autres lignées murines sont immunocompétentes, elles possèdent toutes les cellules immunitaires. Elles permettent d'étudier le rôle du microenvironnement dans le développement tumoral. Dans tous les cas, nous utilisons des souris de 7 à 9 semaines (adultes). Les expériences peuvent durer longtemps et nous voulons que le vieillissement n'intervienne pas dans le développement de la tumeur et le maintien en forme des souris. Nous utiliserons des souris de 7 à 9 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs mois, donc l’implantation dans de jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Rats : 1350
Souffrances
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▲ 1350
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Devenir
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Opérés une première fois pour rétrécir l'urètre, puis six à huit semaines plus tard pour implanter des cathéters dans la vessie, 1 350 rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour prélèvement d'organes. Leur vessie est perfusée pendant au moins trois heures sur animal éveillé, et ils peuvent passer 24 heures en cage à métabolisme ou 48 heures en cage individuelle. L'objet est de tester, pour des clients, des candidats médicaments contre l'instabilité vésicale. Le porteur écrit que chaque geste est très rapide et limite le stress, tout en indiquant environ 30 % de mortalité dans ce modèle et en reconnaissant qu'aucun test statistique ne fixe les quinze animaux par groupe.

Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments sur un modèle d’instabilité vésicale chez le rongeur éveillé. L’instabilité vésicale est un trouble urologique chronique qui se caractérise par une envie soudaine et fréquente d’uriner. Cette envie peut survenir le jour ou la nuit et peut être accompagnée de fuites urinaires. Quand on souffre d’instabilité vésicale, la vessie se contracte de façon involontaire même quand la vessie n’est pas pleine, ce qui provoque une envie soudaine et parfois extrêmement pressante d’uriner. Le syndrome de la vessie instable pose problème au quotidien : besoin d’avoir des toilettes à proximité en permanence, fuites urinaires… Cela peut créer un handicap aussi bien au niveau personnel que professionnel et affecte sérieusement la qualité de vie de nombreux patients. Le modèle d’instabilité vésicale provoqué par obstruction urétrale partielle chronique chez le rat est largement décrit dans la littérature.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints de dysfonctions vésicales.

Procédures

Les animaux vont subir des chirurgies sous anesthésie générale qui durent environ 30 min chacune (1 pour induire le modèle et 1 autre 6-8 semaines après pour l’implantation des cathéters). Les animaux vont recevoir plusieurs administrations par les voies classiques décrites. Chaque geste étant réalisé par du personnel compétent est très rapide (moins d’une minute), limitant le stress des animaux. Des cathéters vont être implantés dans la vessie et cette dernière sera perfusée avec du liquide physiologique pour pouvoir mimer le remplissage naturelle de la vessie et les mictions (3 H minimum). Des cathéters veineux ou pour d’autres voies d’administrations pourront être implantés. Les animaux pourront être mis dans des cages à métabolisme pendant 24 heures (avec eau de boisson et nourriture à volonté). Pour certaines procédures expérimentales, les animaux seront hébergés individuellement dans des cages à métabolisme (pendant 24H maximum) ou dans des cages individuelles après des chirurgies (pendant 48H)) mais pourront toujours avoir un contact visuel, auditif et/ou olfactif avec leurs congénères. Des prélèvements sanguins (1 prélèvement maximum par semaine) durant l’expérimentation ou en terminal pourront être réalisés. Ces gestes sont très rapides et demandent environ 2-3 minutes selon les volumes souhaités.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). L’obstruction urétrale peut provoquer des troubles urinaires chez les animaux pouvant conduire à la mort de l’animal si celle-ci est trop importante (environ 30% de mortalité dans ce modèle). L’hébergement en cage individuelle, dans des cages à métabolisme peut entraîner du stress chez l’animal du fait de ne pas être avec ses congénères. La cystométrie sur animal éveillé peut également induire du stress chez l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet et des organes seront collectés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement des dysfonctions vésicales. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum de 15 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la différence entre les groupes.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. Un enrichissement (type tunnel, aspen brick (morceau de bois à ronger)…) sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite. Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de ces congénères. Une vidange vésicale sera nécessaire pendant 3 jours après la chirurgie afin que l’animal reprenne de lui-même son réflexe mictionnel naturel. Une attention particulière à chaque animal sera donc apportée. Une administration d’analgésique en pré et post-opératoire sera réalisée ainsi qu’un traitement antibiotique. De plus, un gel oculaire sera utilisé pour éviter la déshydratation des yeux des animaux lors des chirurgies. Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin ou autre soin (désinfection de plaie par exemple). Si son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.

Choix des espèces

Le modèle d’instabilité vésicale provoqué par obstruction urétrale partielle chronique chez le rat est largement décrit dans la littérature. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 7 à 8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Rats : 448
Souffrances
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▲ 448
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Devenir
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 448

Immunodéprimés par deux injections à cinq jours d'intervalle, habitués progressivement à la contention dans un tube d'aérosol de 2 à 10 minutes, puis infectés aux poumons par intubation sous anesthésie, 448 rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur attend une perte de poids inférieure à 15 %, une prostration et une mobilité réduite pendant les 24 heures suivant l'infection, avec une antalgie morphinique toutes les six heures. Quarante-huit rats reçoivent l'antibiotique de référence par injection, les 384 autres par aérosol pendant dix minutes. Tous sont tués pour prélever les tissus et mesurer la prolifération bactérienne.

Objectifs

La résistance aux antibiotiques est un problème mondial qui cause de nombreux décès chaque année, dont plus de 25 000 en Europe et 1,3 million dans le monde en 2019. Certaines bactéries sont particulièrement préoccupantes et reconnue par l’Organisation mondiale de la santé comme un danger prioritaire. Ces bactéries sont particulièrement problématiques, car elles peuvent survire longtemps sur les surfaces et développe facilement des résistances en échangeant des gènes avec d’autres bactéries. Elles causent souvent des infections graves dans les hôpitaux, surtout en soins intensifs. Pour combattre cette menace, un projet européen développe des versions inhalables d’un antibiotique actuellement testé en clinique par injection. Cinq formulations différentes de cet antibiotique sont à l’étude pour renforcer son efficacité contre ces infections graves. L’avantage de cet antibiotique est de provoquer moins de résistances que d’autres antibiotiques inhalés tout en étant plus efficace. En l’administrant directement dans les poumons, on atteint une forte concentration au niveau de l’infection, en limitant la diffusion dans le reste du corps et en réduisant ainsi les risques de toxicité. Les premiers tests en laboratoire sont encourageants. La prochaine étape consiste à tester ces formulations chez des rats infectés pour voir si cette administration directe est plus efficace qu’une injection.

Bénéfices attendus

Des tests in vitro de stabilité, d'aérosolisation, de toxicité pour les cellules humaines et d'efficacité antimicrobienne ont été réalisés dans un premier temps, avec des résultats prometteurs. La prochaine étape cruciale consiste à mener des expériences in vivo pour faire progresser le projet vers l'utilisation chez l'humain. Les études in vivo sont indispensables, car aucun modèle in vitro ne peut reproduire intégralement l'ensemble complexe des facteurs influençant l'efficacité et la tolérance d'un antibiotique administré par inhalation. Les études in vivo sur des modèles animaux offrent une évaluation exhaustive de l'administration de médicaments par voie pulmonaire, englobant tant les considérations d'efficacité que de sécurité. Ces études permettent de vérifier la distribution du médicament dans les tissus et d'identifier d'éventuels effets secondaires ou toxicités non détectables in vitro, assurant ainsi une compréhension plus approfondie et une optimisation de la thérapie avant les essais cliniques sur l'homme.

Procédures

Tous les animaux vigiles recevront deux injections à 5 jours d’intervalle dans le cadre d’un traitement immunosuppresseur (durée : 30 secondes par injection). Ils participeront également à des séances d’habituation au maintien en contention dans le dispositif utilisé pour l’administration par aérosol. Ces séances, réalisées quotidiennement sur 5 jours, verront leur durée augmenter progressivement de 2 à 10 minutes maximum. Tous les rats seront soumis à une infection bactérienne pulmonaire induite par intubation sous anesthésie gazeuse, effectuée une seule fois (durée : 10 minutes). Une couverture antalgique sera administrée à tous les rats, soit par des injections en condition vigile toutes les 6 heures (1 à 4 administrations, durée : 30 secondes par injection), soit via l’eau de boisson. Une partie des rats vigiles (48 animaux) recevra un traitement antibiotique de référence par injection (durée : 5 minutes), tandis que les 384 autres recevront l’antibiotique par voie d’aérosol (durée : 10 minutes). Un lavage pulmonaire et un prélèvement sanguin seront réalisés sous anesthésie et antalgie à des moments définis. Chaque rat subira un seul prélèvement (durée : 2 minutes).

Impact sur les animaux

- Injections: légère douleur, brève et transitoire. - Induction et réveil de l’anesthésie : inconfort mineur et éphémère. - Injection de l'immunosuppresseur : perte de poids liée à une diminution de l'appétit et à des troubles gastro-intestinaux. - Induction de l’infection pulmonaire : inconfort modéré pendant et après l’induction, atténué par l’administration d’antalgiques. Une perte de poids inférieure à 15 % est attendue, accompagnée de prostration et d’une réduction de la mobilité pendant les 24 heures suivant l’infection. - Traitement : inconfort léger pendant les 10 minutes d’exposition au système d’inhalation, réduit grâce à une phase d’habituation progressive.

Devenir

Les animaux à la fin de chaque procédure seront tous mis à mort pour réaliser des prélèvements de tissus pour évaluer la prolifération bactérienne

Remplacement

À ce jour, il est encore impossible de remplacer complètement l’utilisation des animaux pour cette étude, car les modèles de laboratoire (in vitro) ou informatiques (in silico) ne peuvent pas reproduire tous les paramètres nécessaires pour évaluer l’efficacité et la sécurité des antibiotiques administrés par inhalation. Cependant, des progrès importants ont été réalisés sans utiliser d’animaux vivants. Des tests en laboratoire ont démontré que le nouvel antibiotique est efficace contre de nombreuses souches bactériennes cliniques. De plus, des recherches ont permis d’identifier les meilleures formulations pour une administration par inhalation. Des expériences ont ensuite été menées sur des poumons de rat isolés et perfusés, en collaboration avec un laboratoire européen. Cette méthode, qui n’implique pas d’animaux vivants, a fourni des informations essentielles sur la capacité des formulations à garantir une exposition prolongée dans les poumons, réduisant ainsi le recours aux animaux vivants. La prochaine étape sera de confirmer ces résultats sur des animaux dans un modèle d’infection pulmonaire, une validation indispensable avant de passer à des études chez l’humain.

Réduction

Pour limiter l’utilisation d’animaux dans cette étude, une seule souche bactérienne sera testée. Cette souche a déjà été validée lors d’études précédentes sur des souris. La quantité de bactéries à administrer dans les poumons a été soigneusement déterminée et optimisée grâce à ce modèle, garantissant des résultats fiables. Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au strict minimum nécessaire pour détecter les différences entre les traitements. Les groupes témoins seront partagés entre les différentes formulations testées, ce qui contribuera également à réduire le nombre total d’animaux impliqués. En outre, les évaluations des différentes formulations, développées par plusieurs laboratoires européens, seront centralisées dans notre laboratoire. Cette centralisation permettra d’éviter la duplication des expériences, notamment pour les contrôles, et d’optimiser les ressources disponibles.

Raffinement

Les rats suivront une période d'acclimatation minimale de 8 jours et seront hébergés dans des cages standards installées sur des portoirs ventilés, avec un enrichissement comprenant de la sciure, des tunnels pour se cacher et des bâtonnets à ronger. Chaque cage sera limitée à deux animaux, et les groupes ne seront pas modifiés par la suite. Les rats vigiles évolueront dans un environnement ayant une température constante avec un taux d'humidité contrôlé, bénéficiant d’un accès libre à la nourriture et à l’eau. La luminosité sera régulée avec une alternance jour/nuit respectant leur cycle veille/sommeil. À partir du 9ᵉ jour, les rats seront progressivement acclimatés aux tubes de maintien du système de génération des aérosols médicamenteux. Le protocole commencera par une exposition de 2 minutes à un aérosol de solution physiologique, avec une augmentation progressive de la durée au cours des 5 jours suivants : 4 minutes au jour 10, 6 minutes au jour 11, et ainsi de suite jusqu’à 10 minutes au jour 13. Les conditions d'asepsie seront rigoureusement respectées pendant l’infection et les traitements. Les rats resteront dans leurs cages d’origine tout au long de l’étude pour éviter tout stress additionnel. Chaque animal sera surveillé au moins deux fois par jour, avec un suivi précis de son état à l’aide d’une grille d’évaluation permettant de détecter rapidement tout signe de mal-être et d’intervenir si nécessaire. Les rats seront anesthésiés et bénéficieront d’une couverture antalgique avec un dérivé morphinique tout au long des expérimentations

Choix des espèces

Les expériences seront menées chez les rats pour plusieurs raisons. Tout d'abord, leur système respiratoire présente des similitudes importantes avec celui des humains, tant par sa structure que par ses mécanismes de défense contre les infections respiratoires. Cela en fait un modèle pertinent pour étudier l’efficacité des traitements. Les rats de 7 semaines ou plus permettent également de prélever des quantités suffisantes de liquide de lavage pulmonaire, indispensable pour mesurer la concentration de l’antibiotique étudié dans les poumons. Ces mesures aident à comprendre comment le médicament agit dans les poumons et à évaluer son efficacité contre les infections. En outre, les méthodes utilisées, comme l’administration de médicaments par aérosols et le prélèvement de liquide pulmonaire, sont bien maîtrisées chez les rats.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Rats : 600
Cochons d'Inde : 600
Souffrances
▲ 1200
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Devenir
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 1200

Anesthésiés sans réveil, opérés pendant 20 à 30 minutes puis la vessie remplie pour provoquer des contractions rythmiques, 600 rats et 600 cochons d'Inde sont tués avant tout retour à la conscience. L'objet est d'évaluer, pour le compte de clients, des candidats médicaments contre l'hyperactivité vésicale. Le porteur écrit ne connaître ni la nature ni les effets secondaires possibles des molécules testées, ce qui le conduit à déclarer qu'il lui est difficile d'anticiper les nuisances. Aucun calcul statistique ne fixe l'effectif de douze animaux par groupe, que le porteur justifie par son expérience et par la littérature.

Objectifs

L’objectif de ce projet sera d’évaluer l’activité pharmacologique de candidats médicament sur les contractions vésicales en étudiant l’effet de ces composés sur l’amplitude et la fréquence des contractions vésicales rythmiques chez le rat ou le cobaye, modèle permettant de mimer une hyperactivité vésicale.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints de pathologies vésicales.

Procédures

Les animaux pourront avoir des administrations de composés par différentes voies (gestes rapides de 1 min environ). Ils seront tous anesthésiés et auront des chirurgies (environ 20-30 min) avec une médication analgésique. Leur vessie sera remplie et les contractions vésicales seront observées. Ce protocole expérimental se réalise sous anesthésie sans réveil. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). Cette procédure expérimentale se déroule sous anesthésie sans réveil ce qui limite les nuisances possibles.

Devenir

A l’issue de la procédure les animaux seront euthanasiés car l’anesthésique utilisé ne permet pas le réveil des animaux.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement de l’hyperactivité vésicale. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible et selon le protocole expérimental, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle) avant l’administration du candidat médicament à tester. Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum de 12 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la différence statistique entre les groupes.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Des antalgiques seront administrés afin de diminuer la douleur des animaux. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE. Un enrichissement (type tunnel, aspen brick, ajout de foin pour les cobayes…) sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … . Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient. Les points limites s’appliqueront dans le cadre de la surveillance des animaux.

Choix des espèces

La physiologie de la vessie chez ces deux espèces choisies est bien décrite et caractérisée dans la littérature ce qui permet une bonne caractérisation des candidats médicament à tester sur ces modèles. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 7 semaines pour le rat et des animaux de 250-300 g minimum pour le cobaye afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1214
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1214
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Devenir
 -
 -
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 1214

1 214 souris vont être utilisées dans un modèle de sclérodermie, chacune pouvant recevoir 24 injections intrapéritonéales, 40 gavages, deux injections intraveineuses caudales et deux instillations oro-pharyngées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À cela s'ajoutent une imagerie, un acte chirurgical et des transports entre trois établissements, dont le porteur reconnaît qu'ils stressent les animaux. Les atteintes cutanées apparaissent vers la quatorzième semaine, la perte de poids et la mobilité réduite vers la dix-septième. Toutes les souris sont tuées, une partie faute de porter le génotype recherché, tandis que les bénéfices annoncés se limitent à identifier "à terme" de nouveaux candidats médicaments.

Objectifs

La sclérodermie est une maladie rare du tissu soutenant les organes et des petites artères dont la principale caractéristique est un durcissement (fibrose) de la peau et des organes internes. Les atteintes pulmonaires constituent les complications potentiellement graves de la sclerodermie. Les artères allant du cœur aux poumons peuvent également être affectées ce qui entraîne une hypertension artérielle pulmonaire. La fibrose est la conséquence d’une réaction inflammatoire inadaptée, il existe en effet une activation anormale du système immunitaire. Les causes de cette maladie sont favorisées par des facteurs de l’environnement. La silice a été reconnue comme responsable du déclenchement de la maladie. Notre projet a pour but de bloquer, par une approche thérapeutique, les molécules engagées dans l’activation des cellules et d’explorer l'impact des contaminants environnementaux sur la gravité de la maladie.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront d'éclairer notre compréhension sur les mécanismes mis en jeu dans le développement de la maladie. Ces données nous permettront d'identifier de nouveaux candidats médicaments dans cette maladie capables de prévenir ou freiner le développement des atteintes potentiellement mortelles chez les patients.

Procédures

Le projet se déroulera dans 3 établissements utilisateurs : l’élevage et traitement dans l’établissement 1, l’imagerie dans l’établissement 2, la chirurgie dans l’établissement 3. Les animaux vigiles seront soumis à : 1) contention et injections intrapéritonéales tous les 2 jours pendant 2 mois, au total 24 injections d’une durée de 20 secondes 2) contention et gavage 5 jours consécutifs pendant 2 mois, au total 40 gavages d’une durée de 20 secondes, 3) injection intraveineuse caudale réalisée 2 fois d'une durée de 40 secondes. Les animaux anesthésiés seront soumis à : 1) Instillations oro-pharyngées réalisée 2 fois sous anesthésie générale en 2 minutes 2) prélèvement sanguin unique sous anesthésie générale en 30s 3) imagerie unique sous anesthésie générale en 5 minutes 4) acte chirurgical unique sous anesthésie générale en 15 minutes.

Impact sur les animaux

Le modèle va induire à partir de 14 semaines des potentielles atteintes cutanées. A partir de 17 semaines, une perte de poids et une mobilité réduite pourraient être observées. le gavage va induire une irritation potentielle et du stress, les injections intrapéritonéales et intraveineuses vont induire du stress et une douleur légère de courte durée. L’instillation oropharyngée va induire du stress. La chirurgie pourra induire une douleur. Les transports des souris entre les 3 sites utilisateurs vont induire du stress aux souris.

Devenir

Une partie des animaux seront mis à mort car sans génotype d'interêt. L'autre partie seront mis à mort pour prélèvement de tissus spécifiques : sang, poumon, rate, peau, afin de réaliser une évaluation approfondie de l’atteinte pulmonaire et de l’hypertension artérielle pulmonaire par différentes techniques.

Remplacement

Les cellules spécifiques du système immunitaire ont été traitées avec les différentes molécules thérapeutiques et ont montré leur intérêt dans des expérimentations in vitro. Néanmoins, ces expériences de cultures cellulaires ne permettent pas de recréer les interactions entre les différentes cellules de l’organisme. Ainsi l'expérimentation animale est un élément clé de ce projet.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux nécessaires, déterminé par une analyse de puissance statistique, sera inclus dans chaque groupe. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Nous nous efforcerons quotidiennement de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Les traitements débutent à un stade précoce avant l’apparition des premiers signes cliniques. Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Une surveillance régulière et une application de points limites stricts et spécifiques au projet permettra de garantir le bien-être des animaux. Une grille de score sera utilisée et des actions réalisées en cas d’atteintes, L’instillation oropharyngée a été choisie car elle est moins invasive et moins douloureuse qu’une chirurgie, elle sera réalisée sous anesthésie générale. Des anesthétiques seront utilisés pour le prélèvement sanguin. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie générale. La chirurgie sera réalisée sur souris ayant reçu un analgésique, puis une anesthésie générale. Les souris seront transférées dans des cages de transport agrées, bords opaques, sans visibilité de l’extérieur.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les études de processus inflammatoire. Seule cette espèce possède une lignée transgénique permettant l’étude de la fibrose et de l'hypertension pulmonaire avec une séquence temporelle identique à celle de la maladie humaine. Les souris jeunes adultes seront mises en accouplement à 8 semaines. Les souris génétiquement modifiées et les souris contrôles seront âgées soit de 6 à 14 semaines pour l’administration de traitement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 796
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 220
▲ 576
Devenir
 -
 -
 -
 796

Infectées par la bactérie de l'anthrax puis traitées par un anticorps monoclonal, 796 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Les effets attendus sont une mobilité fortement réduite, une paralysie possible et la formation d'œdèmes. Le porteur indique que toutes les manipulations susceptibles de causer des désagréments se font sous anesthésie, tout en listant parmi ces effets des douleurs lors des injections et des prélèvements. Toutes les souris sont tuées à la fin du protocole, au motif que des animaux infectés seraient eux-mêmes une source de contamination.

Objectifs

L'anthrax, maladie rare qui affecte principalement la peau et les poumons, est due à une bactérie considérée comme l'un des agents potentiellement les plus dangereux en matière de bioterrorisme. Dès les premières phases de l’infection, deux toxines se forment let sont libérées dans l’organisme de la personne infectée, pouvant entraîner rapidement son décès. Bien que les antibiotiques soient efficaces pour éliminer la bactérie, il est crucial de neutraliser rapidement ces toxines afin de diminuer le taux de mortalité, particulièrement élevé dans le cas de l'anthrax pulmonaire. Ainsi, combiner une antibiothérapie avec une immunothérapie ciblant ces toxines présente un intérêt thérapeutique notable. Dans ce contexte, nous avons déjà développé une série d’anticorps monoclonaux spécifiques des toxines qui pourraient être utilisés à cet effet. Nous les avons partiellement caractérisés et évalués pour leur capacité de neutralisation dans un modèle de cytotoxicité cellulaire in vitro, ce qui nous a permis de sélectionner un nombre restreints d’anticorps aux propriétés protectrices prometteuses. Le projet vise désormais à évaluer leur efficacité in vivo dans des modèles d’infection et à sélectionner le meilleur anticorps ou la meilleure combinaison d’anticorps protecteurs.

Bénéfices attendus

La bactérie responsable de l’anthrax est considérée comme l’un des agents biologiques les plus dangereux. Bien que les antibiotiques soient efficaces pour éliminer cette bactérie, une neutralisation rapide des toxines produites au cours de l’infection est essentielle pour réduire le taux de mortalité, particulièrement dans le cas de l’anthrax pulmonaire où le taux de mortalité approche 100% sans traitement. Le bénéfice attendu de ce projet est de rendre disponible un traitement combinant un ou des anticorps monoclonaux avec des antibiotiques pour assurer une prise en charge rapide et efficace des personnes contaminées.

Procédures

Toutes les manipulations susceptibles de causer des désagréments (prélèvements sanguins, instillation/inoculation d’agents infectieux et injection d’anticorps) seront effectuées sur des animaux sous anesthésie. Seules la pesée et l’observation de leur état général quotidiennes seront réalisées sur animaux vigiles. Les animaux seront infectés rapidement (temps de réalisation : 60 secondes) et un seul traitement anticorps sera ensuite administré par animal en 30 secondes. Un prélèvement sanguin sera réalisé 24h après infection avec un temps de réalisation de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables dans ces modèles d’infection sont une mobilité fortement réduite, une possible paralysie, la formation d’œdèmes, ainsi que des douleurs lors des injections et/ou prélèvements et le stress lors des manipulations et pesées.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans le projet seront euthanasiés à la fin du protocole, le but étant d’éliminer les animaux infectés ou potentiellement infectés car ils pourraient eux-mêmes être source de contamination.

Remplacement

Des tests préliminaires in vitro utilisant des cellules en culture ont été réalisés dans le laboratoire afin de sélectionner les anticorps les plus prometteurs avant de réaliser les tests in vivo. Ces tests cellulaires permettent de réaliser un grand nombre de combinaisons, et ainsi d’éviter une utilisation importante d’animaux. Cependant, il est déjà établi que, bien que ces modèles soient utiles pour une présélection ou une pré-évaluation, des disparités subsistent entre les résultats obtenus in vitro et ceux obtenus in vivo : les mécanismes d’action des anticorps peuvent être multiples et un effet à l’échelle cellulaire ne reflète pas toujours un effet sur un organisme entier. Il est donc indispensable d’utiliser des modèles d’études plus complexes, tels que les modèles murins, qui prennent en compte la distribution des agents infectieux et celle de la molécule thérapeutique, ainsi que les réponses inflammatoire et immunitaire. En l’état actuel des connaissances, il n’existe pas de modèles in vitro ou in silico capables de rendre compte de cette complexité.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, seul un nombre restreints d’anticorps thérapeutiques seront testés chez l’animal. Lors de travaux préliminaires, un grand nombre d’anticorps a été évalué dans un modèle cellulaire pour leur capacité à neutraliser les toxines, ce qui a permis de sélectionner les anticorps les plus prometteurs. Sur la base des analyses statistiques, le nombre d’animaux par lot a été défini de façon à recueillir suffisamment de données pour une évaluation et une comparaison fiables des anticorps thérapeutiques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage collective afin de favoriser les relations sociales. Une maison en carton ainsi qu’une feuille de cellulose seront ajoutées afin d’optimiser le bien-être des animaux et leur permettre de faire leur nid. Les animaux seront observés biquotidiennement tout au long des procédures par du personnel qualifié. Pour réduire le stress et la douleur dus aux expérimentations, celles-ci seront effectuées sous anesthésie. Pour éviter une déshydratation et une dénutrition possible des animaux, de l’aliment hydraté sera disposé dans les cages. Une grille d’évaluation de la douleur et de l’état de santé des animaux sera établie, décrivant les signes (physiques et comportementaux) dont l’apparition justifierait l’euthanasie de l’animal pour limiter sa souffrance.

Choix des espèces

Dans la littérature, le modèle murin est majoritairement utilisé, étant donné sa sensibilité aux toxines bactériennes. De plus, la caractérisation du système immunitaire de la souris a démontré une similitude suffisante avec celui de l’humain, permettant ainsi des conclusions pertinentes. Les animaux utilisés seront au stade adulte (22-24g), un stade où le système immunitaire est pleinement mature. Cette maturité est essentielle pour étudier les effets des toxines et des traitements administrés sur le système immunitaire.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Lapins : 29
Souffrances
▲ -
▲ 29
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 29
 -

Vingt-quatre heures d'isolement dans un lieu inconnu, avec diffusion d'odeurs et de bruits de prédateurs pour imiter un cabinet vétérinaire : 29 lapins subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis restent en vie pour être réutilisés dans d'autres projets. S'y ajoutent un transport de 20 minutes en voiture, trois prises de sang sur animal vigile, un examen vétérinaire de 30 minutes et quatre rencontres de 15 minutes avec des lapins inconnus, susceptibles de provoquer des blessures. Il s'agit de tester un gel de phéromone apaisante de lapine destiné aux lapins de compagnie, en plaçant les lapins dans les situations mêmes dont le produit doit atténuer le stress. Le porteur retient des adultes déjà présents dans l'animalerie après de précédents projets, dont des mâles castrés, ce qui autorise un hébergement en groupe sans reproduction.

Objectifs

De par sa nature d’animal de proie, le lapin peut montrer des réactions de stress voir de panique à de nombreuses situations qu'il est amené à rencontrer au cours de sa vie d'animal de compagnie. Or, cette exposition au stress peut avoir des effets délétères sur sa santé et son comportement. Les phéromones maternelles apaisantes sont sécrétées par les mères au cours de la mise bas et de l’allaitement, leur efficacité à promouvoir un état de calme et une meilleure adaptabilité à des situations nouvelles a été mise en évidence sur de nombreuses espèces (chat, cheval, porc, ..). Chez le lapin, une première forme galénique (forme galénique = mode d'administration du produit, par exemple spray, crème, ..) sous la forme d’un bloc a été étudiée sur le lapin de production est a mis en évidence une amélioration des paramètres zootechniques (fertilité, viabilité des jeunes) mais aussi des animaux plus calmes sous traitement phéromonal. Nous souhaitons dans ce projet tester une autre forme galénique qui est un gel à déposer au niveau de la nuque de chaque individu, permettant que chaque lapin soit cible du traitement mais également diffuseur du traitement pour les individus avec lesquels il interagit. Notre objectif actuel et de tester cette formulation sur 2 situations : 1) une visite vétérinaire suivie d’une hospitalisation de 24H; 2) une rencontre entre 2 lapins inconnus, répliquant les premières phases de cohabitation lors de l’achat d’un second lapin. Nos hypothèses sont que sous traitement avec la phéromone, les lapins montreront une meilleure adaptabilité à ces 2 situations potentiellement anxiogènes. Cela se caractérisant par une manipulation plus facile des animaux, un comportement plus calme pendant l’hospitalisation et une diminution de l’agressivité au cours des rencontres.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce projet de pouvoir proposer une solution naturelle et sans danger pour les lapins leur permettant d’affronter plus sereinement les situations potentiellement stressantes que les lapins domestiques peuvent rencontrer au cours de leur vie. Ainsi, au cours d’une visite vétérinaire et d’une hospitalisation, des réactions de peur comme de stress pourraient être délétères au pronostic de l’animal, dégradant la qualité des soins, la qualité de l’anesthésie mais aussi la récupération de l’individu. Il serait très utile pour les propriétaires de lapins comme pour le vétérinaire de pouvoir offrir une solution sans danger permettant le limiter ces réactions chez les lapins. Les premières rencontres entre lapins inconnus sont également une situation stressante pour le lapin qui est un animal territorial. Nous espérons que le traitement à base d’analogue de phéromone apaisante de lapine puisse aider les lapins à mieux vivre cette première rencontre, gage d’une cohabitation plus sereine. Si nos résultats sont positifs, cela nous permettra de préconiser l’usage de ce traitement afin d’apaiser les rencontres faisant suite à une adoption d’un nouveau lapin pour le propriétaire ayant déjà un lapin à domicile. En effet le lapin est un animal social, qu’il est important de faire vivre en groupe mais les problèmes de cohabitation peuvent être un frein poussant les propriétaires à n’adopter qu’un seul lapin. Si le produit est efficace, il pourra être une aide importante pour les propriétaires lors d’une adoption, permettant ainsi de favoriser le respect du comportement naturel du lapin et ainsi leur bien-être.

Procédures

Le projet prévoit la réalisation de 3 prises de sang par lapin avec un délai minimal d'une semaine entre 2 prélèvements. Toutes les prises de sang seront faites sur animal vigile et dureront environ 5 min de la préhension de l'animal à la fin du prélèvement. Les animaux seront soumis à un transport de 20 minutes en voiture ainsi qu'à un examen vétérinaire de 30 minutes et à un l'isolement social dans un environnement inconnu pendant 24H. Les rencontres entre lapins inconnus seront d'une durée de 15 minutes par rencontre et répétées 4 fois par lapin, elles pourront être à l'origine de stress mais aussi de potentielles blessures si les lapins montrent un comportement agressif. Une période minimale de 10 jours sera observée entre 2 rencontres pour un même lapin.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont, au cours de la procédure « hospitalisation », le stress associé au transport en voiture, la contention nécessaire aux prélèvements sanguins, le prélèvement sur animal vigile avec le risque de création d’un hématome au site de prélèvement, l’hébergement individuel pendant 24H afin de mimer une hospitalisation en cabinet vétérinaire, la diffusion d’odeurs et de bruits de prédateurs afin de modéliser un cabinet vétérinaire classique. Lors de la seconde procédure, les nuisances attendues sont de possibles blessures associées à des comportements agressifs lors des rencontres entre lapins inconnus, ainsi que le stress associé à la contention nécessaire aux prélèvements sanguins, le prélèvement sur animal vigile et le risque de création d’un hématome au site de prélèvement.

Devenir

A la fin de ce projet, l'ensemble des individus est conservé en vie afin d'être réutilisés pour de futurs projets de recherche.

Remplacement

L’objectif de cette étude étant de caractériser l’effet potentiel de la phéromone apaisante de lapine lors de l’exposition de lapins à des situations stressantes tant au niveau physiologique que comportemental, il est nécessaire de réaliser ce projet sur des animaux vivants.

Réduction

Nous avons choisis d'inclure dans cette étude 29 lapins, ces lapins sont des lapins déjà présent dans notre animalerie suite à de précédents projets (réutilisatiion), la possibilité de travailler avec uniquement ces animaux nous permet d'éviter l'utilisation de nouveaux animaux (reduction). Afin de vérifier qu'un tel effectif serait suffisant pour obtenir des résultats statistiques robustes, nous nous sommes basés sur des resultats obtenus dans notre instiitut sur l'effet de la phéromone appaisante de lapin dans d'autre types de situations, nous avons pu calculer que selon le paramètre mesuré, un effectif variant entre 22 et 36 lapins serait suffisant pour obtenir une puissance statistique de 80%. Nous avons décidé de rester sur cet effectif qui était cohérent avec les évaluations statistiques réalisées. Cela nous permet donc de réutiliser ces animaux et d'éviter l'implication de nouveaux individus dans ces procédures expérimentales. L'analyse statistique comparera les réponses comportementales et physiologiques des animaux à l'aide des tests adéquats et pour limiter les biais expérimentaux, l'ensemble de la procédure sera réalisée en aveugle.

Raffinement

Tout au long du projet, à l’exception de la période de 24h d’hospitalisation, les lapins seront hébergés dans des enclos au sol, en groupe sociaux de 3 lapins (1 mâle stérilisé et 2 femelles). Le sol des enclos sont tapis de litière, chaque enclos contiendra des abris pouvant également servir de plateformes, ainsi que des enrichissement (2 à haute valeur (alimentaire), 2 à basse valeur (rongeable) et 1 enrichissement destructible). La seule exception à l’hébergement en groupe concernera les 2 mâles qui selon les recommandations du NC3R (association dont la mission est de développer et promouvoir les 3R dans la recherche) seront hébergés seuls. L'enclos de chaque mâle entier sera mitoyen d’un enclos contenant 3 autres lapins avec une séparation permettant un contact visuel, auditif et olfactif entre les individus mais limitant les risques d’agression. Cela permettant d’éviter un isolement strict limitant ainsi le risque de trouble comportemental chez nos males entiers. Au cours des rencontres entre lapins inconnus, l’arène de test sera équipée de manière à limiter les agressions (grande arène, cachettes à 4 sorties, foin dans toute l’arène, plusieurs points d’eau) et 2 opérateurs resteront à proximité immédiate de l’arène afin de pouvoir intervenir au plus vite dès le point limite atteint (combat d'une durée supérieure à 3 secondes). Lors des expérimentations mais aussi entre ces dernières, des recommandations seront faites aux personnels étant en contact avec les animaux dans l’objectif de limiter les réactions de peurs, ainsi il est demandé à chaque personne entrant dans les salles d’hébergement de toquer 3 fois afin d’annoncer sa présence. Les prélèvements sanguins seront réalisés par un vétérinaire qui utilisera une serviette pour sécuriser l’animal au cours de la contention. Afin de minimiser leur nombre, la première prise de sang servira de base de comparaison à la fois pour la procédure « hospitalisation » et la procédure « rencontres sociales »

Choix des espèces

L’objectif étant de tester un analogue de la phéromone apaisante de lapine sur la physiologie et le comportement de lapins soumis à des situations stressantes vécues par les lapins de compagnie, il est crucial de tester le produit sur l’espèce cible. L'ensemble des individus impliqués dans cette étude seront adultes car c'est ce qui est le plus réprésentatif de la population de lapin domestique. Par ailleurs celà nous permet de travailler en partie avec des lapins mâles castrés, permettant ainsi un hebergement en groupe sans risque de reproduction et avec un risque plus modéré de conflits entre les individus.

Modèles expérimentaux de coccidioses aviaires

(NTS-FR-391917v1 – 10/02/2025)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 1560
Dindes : 1560
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3120
▲ -
Devenir
 -
 60
 -
 3060

Maintenues la tête en extension par un opérateur qui leur instille des coccidies dans le bec, 1 560 poules et 1 560 dindes sont infestées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Diarrhées, anorexie, plumage ébouriffé et perte de poids sont attendus, la maladie pouvant aller jusqu'à la mort. L'objet est réglementaire : produire les études de "détermination de dose" et de "confirmation de dose" imposées au dossier d'autorisation de mise sur le marché des médicaments et additifs vétérinaires, avec des effectifs fixés par la réglementation et non par un calcul statistique. Sur les 3 120 oiseaux, 60 pourront être replacés, la grande majorité étant tuée pour le scoring des lésions et le prélèvement du contenu intestinal.

Objectifs

Les modèles expérimentaux d'infestation par des coccidies sont indispensables pour évaluer l'efficacité des produits anticoccidiens chez l'espèce cible. De plus, l'émergence de souches d'Eimeria résistantes aux anticoccidiens classiques rend nécessaire le développement de nouvelles stratégies de lutte contre les coccidioses. Dans un premier temps, le projet vise à développer et caractériser des modèles expérimentaux de coccidioses chez l'espèce cible. Dans un second temps, les modèles expérimentaux ainsi développés seront utilisés dans le cadre d'études d'efficacité pour le développement de médicaments ou d'additifs vétérinaires. Dans le cas des médicaments vétérinaire, la réglementation impose la réalisation d'études de "détermination de dose" et de "confirmation de dose" pour chaque espèce de coccidies et pour chaque espèce cible au stade physiologique prévu dans la demande d'autorisation de mise sur le marché.

Bénéfices attendus

Le projet doit permettre de tester l'efficacité de produits anticoccidiens afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques ou de produire les résultats d'efficacité (dose-confirmation ou dose-détermination) obligatoires au dossier d'AMM pour les médicaments vétérinaires. Ces études sont importantes dans un contexte d'émergence de résistances aux molécules actuellement utilisées sur le terrain.

Procédures

L'inoculation est généralement réalisée par gavage ce qui implique une contention de l'animal par un opérateur (animal maintenu la tête en extension pendant l'administration de l'inoculum. L'inoculum est administré au goute à goute à l'aide d'une seringue ou d'une pipette dans le bec de l'animal qui déglutit spontanément). Le traitement sera effectué selon les modalités définies dans le protocole. En cas d'administration individuelle (produits injectés ou administrés par gavage), l'animal sera maintenu en contention le temps de l'administration. Lorsque le traitement est incorporé dans l'aliment ou l'eau de boisson, la prise est alors volontaire (pas de contention). Des examens cliniques seront réalisés régulièrement et consistent en une observation à distance de l'animal (comportement, respiration, réaction aux stimuli, postures, état du plumage, présence de diarrhée/sécrétions/plaies, signes de déshydratation, état corporel...). Les animaux d'étude seront pesés à intervalles réguliers (pesées individuelles ou par lots). Aucun prélèvement n'est prévu sur animaux vivants.

Impact sur les animaux

La sévérité de la pathologie induite par l'inoculation de coccidies va dépendre de l'espèce d'Eimeria, de la dose et de la voie d'inoculation, de l’âge des animaux et du type de procédure (rafraîchissement d'un inoculum, développement de modèle ou étude d'efficacité). De manière générale, les signes attendus sont des diarrhées, une atteinte de l'état général (baisse d'activité, anorexie, plumage ébouriffé) et une perte de poids. Dans de rares cas, la pathologie aboutit à la mort de l'animal (mais les points limites ont été définis pour que les animaux soient euthanasiés avant).

Devenir

La grande majorité des poules et dindes utilisées dans les procédures experimentales seront euthanasiée en fin de procédure pour scoring des lesions et prélèvements de tissus ou contenu intestinal. Les animaux ayant complété la procédure (hors autopsies) et n'ayant pas reçu de produit sans autorisation de mise sur le marché et n'ayant pas atteints les points limites pourront être replacés. Ces animaux pourront éventuellement recevoir un traitement autorisé vétérinaire selon leur état de santé au terme de la procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative à l’utilisation d’animaux vivants n’est susceptible de répondre aux objectifs du projet. L'utilisation de modèles in-vitro, ex-vivo ou de simulations informatiques ne permet pas de répondre aux objectifs du projet. En effet, l'efficacité d'un produit anticoccidien ou d'un additif ne peut être évaluée qu'après administration du produit à des animaux infestés afin d'évaluer les effets du produit sur l'état de santé de l'animal, sa croissance et le relargage de oocystes dans l'environnement via les fèces. Les essais d'efficacité sont obligatoires au dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires et doivent être réalisées chez l'espèce cible correspondant aux indications thérapeutiques du produit à tester. Il n'y a donc pas d'alternative à l'utilisation d'animaux.

Réduction

Pour les essais d'efficacité, les effectifs animaux sont fixés par la réglementation (EMA/CVMP/EWP/755916/2016 pour les médicaments ou EFSA Journal. 2024;22:e8856 pour les additifs alimentaires). Pour les études de développement de modèle, le nombre d'animaux utilisé est calculé de telle sorte que l'expérimentation soit interprétable, en tenant compte de la variabilité biologique individuelle. Pour les études de rafraîchissement d'un inoculum coccidien, le nombre d'animaux sera compris entre 3 et 10 en fonction du nombre d'oocystes nécessaires.

Raffinement

Les conditions d'hébergement seront adaptées aux besoins physiologiques des animaux et leur permettront d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Pour les volailles, l'hébergement sera en bâtiment fermé sur paille ou sciure au sol ou sur caillebottis en cages. Les cloisons seront grillagées afin de permettre des contacts physiques, olfactifs, visuels et auditifs entre animaux. Les animaux seront systématiquement hébergés en groupe d'au moins 2 individus. La température, l'hygrométrie et la luminosité de la pièce seront adaptées à l'espèce et au stade physiologique. Des enrichissements (perchoirs, ficelles, bloc à piquer, balles) seront proposés. La contention visera à minimiser le stress et le bien-être des animaux sera évalué par le personnel en charge des animaux au moins une fois par jour ou deux fois par jour lorsque la somme des scores éthiques est supérieure ou égale à 3. Des points-limites adaptés ont été définis afin de limiter et de prendre en charge précocement toute souffrance.

Choix des espèces

L'espèce et l'âge des animaux d'étude sera défini de façon à se rapprocher de l'épidémiologie (jeunes animaux généralement). Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible au stade physiologique cible. L'âge et le stade physiologique des animaux correspondra à l'épidémiologie du terrain ou à la cible du produit à tester.