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    • Système respiratoire
Souris : 584
Souffrances
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 584

Une fibrose pulmonaire est déclenchée par activation d'un gène, puis les souris reçoivent jusqu'à vingt injections en trente jours et boivent une solution sucrée pendant un mois. 584 souris vont être utilisées, dont 496 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur annonce un stress de préhension, un stress d'isolement, des lésions pulmonaires et une perte de poids, sans décrire ce que devient la respiration d'un animal dont le poumon se fibrose pendant un mois. Toutes sont tuées à l'issue, au plus tard deux mois après le début de l'expérience, pour prélever les tissus.

Objectifs

Nous étudions une protéine qui est exprimée sur les membranes des cellules et qui permet un échange de sels entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule. Cette protéine est impliquée dans l’établissement des fibroses pulmonaires. Nous avons montré qu’un modulateur positif de cette protéine inhibe la fibrose pulmonaire induite par un agent chimique. Dans ce projet, nous souhaitons étendre nos observations à un autre modèle de fibrose pulmonaire qui mime plus fidèlement les mécanismes d’induction de la fibrose chez l’Homme. Sur ce modèle, nous allons tester l’effet de molécules anti fibrosantes combinées aux modulateurs de notre protéine d’intérêt et caractériserons leurs mécanismes d’action dans la résorption de la fibrose pulmonaire.

Bénéfices attendus

Les pathologies fibrosantes du poumon sont aujourd’hui incurables. Au mieux les traitements actuels permettent de ralentir leur progression. Ces expériences pré-cliniques nous permettront de caractériser de nouvelles options thérapeutiques sur un modèle murin qui mime le développement de la fibrose pulmonaire chez l’homme. A terme, ce projet pourrait inciter les cliniciens à tester de nouvelles combinaisons thérapeutiques dans des essais cliniques pour les patients présentant des pathologies fibrosantes du poumon.

Procédures

- Les souris boiront une solution sucrée à volonté pendant 30j. - Injections : 10 secondes x nombre d’injection, au maximum 20 injections par animal réparties sur 30j. - Manipulation pour prise de poids : 15 secondes par animal, au maximum 5 pesées par semaines pour 4 semaines. - Anesthésie, 1 fois. -Traitement anti douleur pré anesthésie.

Impact sur les animaux

- Stress à la préhension. - Stress à l’isolement dans un espace restreint Lésions. - pulmonaires liées à l’induction d'un gène. - Perte de poids liée à la progression de lésions pulmonaires. – Stress liés aux l’injections .

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure

Remplacement

Les concentrations actives des molécules que nous testerons ont été validées in vitro ou grâce à une étude exhaustive de la littérature. Cependant à ce jour il n'existe pas de méthode de remplacement (co culture de cellules, modèles invertébrés, intelligence artificielle) qui permettent de caractériser chez les mammifères les interactions cellulaires et moléculaires mises en jeu dans les pathologies telle que la fibrose pulmonaire. De ce fait, le recours à l’animal vivant est requis.

Réduction

Une étude exhaustive de la littérature a été menée avant d'initier ce projet pour s'assurer de la non-reproduction de résultats déjà publiés. Nous adopterons une technique qui nous permettra de tester plusieurs combinaisons thérapeutiques à partir d'un seul poumon malade. Nous utiliserons une approche non invasive pour caractériser la progression de la fibrose ainsi que l’efficacité des traitements sur animaux vivants. De plus, nous avons réalisé une étude statistique prévisionnelle qui nous permet de prédire le nombre minimal d’animaux qu’il faut inclure par groupe expérimental afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Dès que nos hypothèses scientifiques seront validées, nous mettrons fin à nos expériences, même si cela signifie utiliser moins d’animaux que prévu initialement. Notre objectif est de limiter au maximum leur utilisation, tout en garantissant la rigueur et la fiabilité de nos résultats.

Raffinement

Les souris sont hébergées dans des portoirs ventilés et stériles et sont surveillées quotidiennement. Nous avons montré l’absence de toxicité de nos composés et de leur véhicule sur des cellules en culture et sur des animaux vivants. Nous utilisons des méthodes non invasives pour étudier les capacités respiratoires des animaux. Pour limiter au maximum la souffrance des souris nous avons établi une fiche d’observation qui liste les mesures que nous prenons pour assurer le bien-être. Les drogues seront administrées par injection en rotation sur différents points, pour limiter les effets locaux.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser la souris car la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. De plus, il existe beaucoup d’outils (Anticorps, imagerie) qui permettent de travailler avec les souris. Le modèle génétiquement altéré que nous utiliserons est bien caractérisé dans la littérature. Il est particulièrement adapté à notre projet avec un développement de fibrose pulmonaire après l’expression de la forme active d'une protéine pro fibrosante. Les souris femelles et mâles seront mises en expérimentation à un âge minimum de 8 semaines, soit à l’âge adulte. A cet âge, le système immunitaire des souris est mature. Les souris seront mises à mort au maximum 2 mois après le début de l’expérience pour permettre le prélèvement des tissus et leur analyse.

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    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 541
Souffrances
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 541

Au moins dix-huit mesures du Digit Abduction Score, un score d'écartement des doigts de la patte qui quantifie la paralysie obtenue, sept séances d'imagerie sous anesthésie et une électroporation du muscle soléaire. 541 souris femelles vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever les muscles injectés. Le porteur teste huit candidats ARNm dans trois formulations censées relâcher les muscles sur des durées variables, et attend une altération de la locomotion qui est précisément l'effet recherché. Il ne nomme aucune des maladies visées, s'en tenant à des "maladies de la contraction musculaire", et retient des souris de six semaines parce que leur réflexe moteur est plus marqué et plus reproductible que celui d'animaux plus âgés.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier de nouvelles approches thérapeutiques pour traiter certaines maladies qui provoquent des contractions musculaires anormales. Pour cela, nous testons chez la souris des molécules appelées ARNm, qui permettent aux cellules de produire temporairement des protéines capables de relâcher les muscles. Ces traitements sont conçus pour agir pendant une durée limitée, sans modifier le patrimoine génétique. Différentes formulations sont évaluées afin de contrôler la durée d’action du traitement, de courte à plus prolongée. L’étude vise à comparer leur efficacité, leur durée d’action et leur tolérance, afin d’identifier les solutions les plus prometteuses. Les résultats permettront de mieux comprendre comment adapter ces traitements et de guider le développement de futures thérapies pour les patients.

Bénéfices attendus

Les troubles du mouvement, tels que la dystonie ou la spasticité, représentent un enjeu médical et sociétal important en raison de leur caractère chronique et invalidant. Les traitements actuels, bien qu'efficaces, présentent des limites en termes d’effets secondaires, de rapidité d’action et de durée d’efficacité. Le présent projet vise à développer une approche innovante reposant sur des ARNm codant des protéines myorelaxantes, administrés localement. Les bénéfices attendus sont les suivants : Amélioration de la rapidité d’action : obtention d’un effet myorelaxant plus précoce après administration, comparé aux approches actuelles ; Prolongation de la durée d’efficacité : maintien d’un effet thérapeutique sur une période plus longue, réduisant la fréquence des injections ; Réduction des effets secondaires systémiques : grâce à une administration localisée et une expression transitoire contrôlée ; Amélioration de la qualité de vie des patients : diminution des symptômes moteurs et meilleure prise en charge des pathologies chroniques ; Optimisation des stratégies thérapeutiques : identification de candidats offrant le meilleur compromis entre efficacité, tolérance et durée d’action. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de traitements plus ciblés, mieux tolérés et adaptés aux besoins des patients atteints de troubles de la contraction musculaire.

Procédures

Mesure du DAS : Au minimum 18 fois (30 sec/animal) = 9 min /animal Injection / électroporation : une injection= 5 min / animal Pesée : 4 Pesées, 30 sec/ animal = 2 min /animal Imagerie BLI + Injection Luciférine : 7 mesures, 10 min maximum / animal = 70 min.

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales peuvent entraîner des nuisances modérées liées à l’administration intramusculaire des composés et aux manipulations répétées. Les principaux effets indésirables attendus sont : Douleur ou inconfort local au site d’injection intramusculaire (muscle soléaire), pouvant être transitoire ; Stress lié aux manipulations répétées (contention, pesée, injections, imagerie) ; Effets liés à l’anesthésie utilisée pour les mesures de bioluminescence (BLI), incluant une récupération transitoire ; Altération transitoire de la locomotion due à l’effet myorelaxant recherché ; Risque de perte de poids ou de diminution de l’état général, surveillé tout au long de l’étude.

Devenir

Tous les animaux des différentes procédures seront euthanasiés. En effet, il n’est malheureusement pas possible de les réutiliser dans une nouvelle série d’expériences. De plus, dans ce projet, les muscles injectés seront prélevés pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Le recours à l’animal est nécessaire pour évaluer l’efficacité et la tolérance des candidats ARNm dans un organisme entier. Les effets étudiés reposent sur des interactions complexes entre le système nerveux et le muscle, ainsi que sur la cinétique d’expression et la réponse fonctionnelle (DAS), qui ne peuvent pas être reproduites par des modèles in vitro ou ex vivo. Des études préalables in vitro ont permis de sélectionner les candidats les plus pertinents, limitant ainsi le recours à l’animal au strict nécessaire..

Réduction

Le nombre d’animaux est limité au strict nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. La taille des groupes expérimentaux a été déterminée de manière à garantir des résultats robustes tout en évitant une utilisation excessive d’animaux. La stratégie expérimentale est organisée en étapes successives (tolérance, dose-réponse, sélection), permettant de réduire progressivement le nombre de candidats testés et d’éviter des expérimentations inutiles. Les données obtenues à chaque étape orientent la suite du projet et limitent le recours à des groupes supplémentaires. Enfin, le suivi longitudinal des mêmes animaux (mesures répétées de BLI et DAS) permet de maximiser les informations obtenues par individu, contribuant ainsi à la réduction du nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

Les conditions expérimentales sont optimisées afin de limiter la douleur, le stress et la détresse des animaux tout au long de l’étude. Les injections intramusculaires sont réalisées par du personnel formé, avec des volumes adaptés et dans des conditions d’asepsie strictes. Une anesthésie est utilisée pour l’injection et les mesures de bioluminescence, et les animaux sont surveillés jusqu’à récupération complète. L’électroporation, est réalisée selon des paramètres optimisés pour minimiser l’inconfort (analgésie pré/post et anesthésie) Les animaux bénéficient d’un suivi clinique régulier (état général, comportement, poids, score DAS), permettant une détection précoce de tout signe de souffrance. Des points limites prédéfinis sont appliqués afin d’intervenir rapidement (adaptation de la procédure ou mise à mort anticipée si nécessaire). Les conditions d’hébergement respectent les standards en vigueur (enrichissement du milieu, hébergement en groupe lorsque possible), contribuant au bien-être des animaux. Enfin, les procédures sont planifiées afin de réduire le nombre de manipulations et de regrouper les interventions, limitant ainsi le stress global. De plus, tout autre signe clinique observé, indépendamment des procédures (pendant la période d’acclimatation par exemple), fera l’objet de soins tels que définis en accord avec le vétérinaire suivant le tableau fourni en annexe.

Choix des espèces

Le modèle murin est particulièrement adapté à l’évaluation de candidats myorelaxants dans le cadre des maladies de la contraction musculaire. La souris présente une organisation neuromusculaire et des mécanismes de contraction comparables à ceux de l’Homme, permettant une évaluation pertinente de l’effet fonctionnel des traitements. Le test de Digit Abduction Score (DAS) est une méthode validée et largement décrite chez la souris pour mesurer l’activité myorelaxante, offrant un readout fonctionnel direct et reproductible. Par ailleurs, ce modèle est compatible avec le suivi de l’expression des ARNm par bioluminescence (BLI), permettant de corréler la cinétique d’expression avec l’effet pharmacologique. Enfin, la souris constitue un modèle de référence en préclinique pour l’étude des approches basées sur les acides nucléiques (ARNm), notamment en termes de tolérance, biodistribution et efficacité, ce qui en fait un système pertinent pour la sélection et l’optimisation des candidats avant un développement ultérieur. Les études seront réalisées chez des souris Swiss femelles âgées de 6 semaines en début d’expérimentation et âgées de 8 à 12 semaines maximum en fin d’expérimentation, correspondant à des animaux jeunes adultes. Ce choix est justifié par leur capacité optimale à exprimer un réflexe moteur reproductible lors du test de Digit Abduction Score (DAS). Les animaux plus jeunes présentent une réactivité neuromusculaire plus homogène et plus marquée, facilitant l’évaluation de l’effet myorelaxant. À l’inverse, les animaux plus âgés peuvent présenter une réponse moins spontanée et plus variable aux stimulations, rendant l’interprétation des résultats moins robuste. Par ailleurs, leur poids modéré permet une manipulation plus aisée et standardisée lors des tests fonctionnels, contribuant à la réduction de la variabilité expérimentale et du stress induit.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Chèvres : 18
Souffrances
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18 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées en vie à l'issue et reversées sur d'autres projets de l'établissement. Elles sont vaccinées jusqu'à trois fois, écouvillonnées dans le nez, les yeux et le rectum tous les deux jours pendant deux semaines pour les vaccins vivants, puis saignées à la jugulaire plusieurs fois par an pendant cinq ans afin de constituer des stocks de sérum de référence. Le porteur retient la chèvre pour son volume sanguin, environ 2,5 litres chez un animal de 40 kilos, ce qui lui évite de recourir à des bovins, et prévoit de remplacer les animaux qui atteignent huit ans de vie en animalerie. Il affirme que le recours aux ruminants est "indispensable" et qu'aucune méthode in vitro ne donnerait des résultats équivalents, pour un projet qui produit avant tout des réactifs vendus aux laboratoires de diagnostic.

Objectifs

Pour contrôler les maladies animales, il faut pouvoir les détecter et avoir des vaccins qui protègent les animaux à risque. Pour détecter les maladies ou prouver l’efficacité d’un vaccin, il faut réaliser des tests de diagnostic en laboratoire, notamment des tests sérologiques pour la détection d’anticorps dans le sang. Les laboratoires ont besoin de sérum contenant des anticorps contre les maladies ciblées pour contrôler que les outils de diagnostic qu’ils utilisent sont performants et donnent des résultats fiables. Pour cela, nous vaccinons des chèvres avec des vaccins inoffensifs protégeant contre certaines maladies de ces animaux pour qu’elles produisent des anticorps que nous pourrons alors fournir aux laboratoires pour contrôler leurs tests de diagnostic sérologique. De plus, nous souhaitons tester au maximum deux nouveaux vaccins pour confirmer qu’ils sont inoffensifs et qu’ils permettent bien aux animaux de produire des anticorps protecteurs.

Bénéfices attendus

Avec ce projet, nous serons en mesure d’accompagner les laboratoires dans la production de résultats de diagnostic sérologique fiables contre des maladies de ruminants. Nous pourrons également évaluer et confirmer l’efficacité de nouveaux vaccins destinés à renforcer la protection de ces animaux. Ces avancées contribueront ainsi à un meilleur contrôle des maladies graves touchant les élevages de ruminants, tout en soutenant la santé animale et la performance des exploitations.

Procédures

Nous prévoyons de vacciner des chèvres trois fois maximum pour certaines procédures. 3 animaux seront utilisés par vaccin. Si, au cours du projet, certains animaux ne peuvent plus être suivis pour des raisons indépendantes des procédures réalisées, ils seront remplacés afin de maintenir un effectif de trois animaux par procédure. Le nombre maximal prévu est de six animaux par procédure, soit un total de 18 animaux sur l’ensemble du projet. Après vaccination les animaux seront observés attentivement (prise de température, état général de l’animal, inspection du site d’injection) et, dans le cas des vaccins vivants, des écouvillons nasaux, oculaires et rectaux seront prélevés tous les deux jours pendant 14 jours. Des prélèvements sanguins seront réalisés au niveau de la jugulaire à partir de six jours après la vaccination afin de vérifier la production d’anticorps. Une fois cette réponse immunitaire confirmée, des prélèvements complémentaires pourront être effectués en fonction des besoins. Ces collectes pourront avoir lieu plusieurs fois par an durant le projet afin de constituer des stocks de sérum de référence destinés au contrôle des tests diagnostiques. Pour les vaccins induisant une réponse immunitaire de courte durée, le protocole de vaccination pourra être renouvelé six mois après la dernière injection. Pour le test des nouveaux vaccins, la quantité d’anticorps sera mesurée un mois et deux mois après vaccination. Si la quantité d’anticorps détectée est faible, une deuxième injection de vaccin sera réalisée suivie du même programme d’échantillonnage.

Impact sur les animaux

Les vaccins utilisés dans ce projet présentent peu, voire pas d’effets indésirables connus. Néanmoins, et de manière exceptionnelle, certains symptômes peuvent apparaître comme une réaction au niveau du site d’injection, perte d’appétit, prostration, poil hirsute, vocalisation et une fièvre légère et passagère, voire des déjections nasales ou oculaires. Les manipulations (prélèvements sanguins, écouvillonnages, injections) peuvent entraîner du stress et de l’inconfort chez l’animal. Les prélèvements sanguins à la jugulaire peuvent entraîner une douleur légère liée à l'insertion de l’aiguille et parfois un petit hématome.

Devenir

En fin d’essai, c'est-à-dire après le dernier prélèvement sanguin, après concertation entre le vétérinaire, le responsable de projet et le responsable de l’animalerie, les animaux seront gardés en vie au sein de notre établissement. Les animaux pourront être repositionnés sur un autre projet soit de classe légère ou modérée, dans la mesure où ce projet n’interfère pas avec le premier.

Remplacement

Les maladies ciblées dans ce projet affectent exclusivement les ruminants au sein des élevages. Le recours à des ruminants dans l’étude est donc scientifiquement justifié et ne peut être remplacé par une autre espèce. En effet, l’évaluation de l’efficacité du vaccin nécessite l’induction d’une réponse immunitaire dans l’espèce cible, car la nature, l’intensité et la spécificité de cette réponse varient selon les espèces. Seule l’espèce concernée permet d’obtenir des données fiables et directement transposables aux conditions d’élevage. De plus, la production d’anticorps spécifiques dirigés contre l’antigène étudié, destinés au développement et à la validation d’outils diagnostiques sérologiques, doit être réalisée chez des ruminants afin de garantir la pertinence biologique et la validité des résultats. Ainsi, l’utilisation de ruminants est indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques et sanitaires du projet, et aucune méthode alternative in vitro ou sur une autre espèce ne permettrait d’obtenir des résultats équivalents et applicables sur le terrain.

Réduction

Pour les productions d’anticorps, l’espèce choisie est la chèvre. Son volume sanguin est suffisamment important (environ 2.5L pour un animal de 40kg), permettant d’obtenir une quantité suffisante de sérum en termes de volume et de diversité nécessaires pour valider des kits de diagnostic, répondre aux demandes des laboratoires de diagnostic et avoir une première confirmation de la qualité d’un nouveau vaccin. Si pendant les 5 ans du projet, ces animaux arrivent à la durée maximale de 8 ans de vie au sein de l’animalerie ou meurent pour des raisons indépendantes aux inoculations prévues, ils seront remplacés, avec un maximum de 6 caprins par procédure. Le nombre maximum de caprins utilisés pour ce projet est donc de 18 animaux.

Raffinement

Pour les animaux de rente, le raffinement consiste à une habituation à la manipulation pendant quelques semaines avant la réalisation des prélèvements. L’animal est amené régulièrement dans l’espace dédié au prélèvement et à la manipulation sans réalisation de prélèvement, afin de l’habituer. Lorsque l'animal s'est familiarisé avec le processus, la manipulation ne provoque plus de réaction de stress, permettant ainsi de réaliser les prélèvements sanguins ou par écouvillon dans un contexte serein et favorable. Pour réduire le stress et favoriser l’expression de comportements naturels, des mesures d’enrichissement adaptées sont mises en place : accès à des dispositifs permettant l’exploration et le jeu (ex. plateformes ou objets stables sur lesquels les animaux peuvent grimper), ainsi qu’un enrichissement alimentaire sous forme de friandises ou de distributions alimentaires variées, utilisées de manière ludique pour stimuler l’intérêt et l’activité des animaux durant les procédures. Pendant toute la durée des procédures, l’état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement. Après chaque injection vaccinale ou prélèvement, une surveillance renforcée sera mise en place : les animaux seront observés trois fois par jour pendant trois jours, ou jusqu’à la disparition d’éventuels symptômes. Un suivi attentif sera ensuite maintenu pendant sept jours, ou jusqu’au retour à un état normal si des signes apparaissent. Au-delà de cette période de vigilance accrue, les animaux continueront à faire l’objet d’une observation quotidienne durant toute la durée de leur hébergement comme l’exige la réglementation. En cas d’anomalie, le vétérinaire référent sera immédiatement contacté et les mesures appropriées seront appliquées selon ses recommandations. Si nécessaire, il pourra intervenir dans un délai inférieur à 24 heures pour réaliser un examen complet de l’animal.

Choix des espèces

Les espèces atteintes au sein des élevages par les maladies ciblées dans ce projet sont les bovins, les caprins et les ovins. Il est nécessaire de générer une réponse immunitaire chez des ruminants (au moins une de ces espèces) afin d’évaluer l’efficacité du vaccin et d’obtenir des anticorps spécifiques de l’antigène utiles pour le diagnostic de ces maladies. Les chèvres peuvent être utilisées pour produire des sérums de référence pour les maladies caprines et bovines d’intérêt pour nous. Le volume sanguin est suffisamment important pour permettre d’obtenir les quantités nécessaires de sérums de référence pour nos projets. Nous avons donc choisi les caprins pour tous nos projets, ce qui nous permet de satisfaire nos besoins sans avoir des recours à des vaches et d’autres bovins. Les animaux sont âgés de 1 à 2 ans à l’arrivée dans l’animalerie et sont au stade adulte, car le système immunitaire est mature et présente un atout pour une réponse immunitaire efficace.

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    • Système nerveux
Souris : 500
Souffrances
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▲ 260
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Devenir
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 500

500 souris mâles vont être utilisées, chacune opérée pour recevoir un traceur dans le muscle de la patte arrière, puis rendue septique. 240 d'entre elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec une seconde chirurgie de l'abdomen, et le porteur annonce pour celles-là des effets plus marqués, moins d'activité, une perte de poids, des déplacements difficiles, une baisse de température et une douleur post-opératoire supplémentaire. Le bénéfice avancé reste de mieux comprendre pourquoi les patients qui survivent à un sepsis restent faibles, les pistes de prévention étant renvoyées au long terme. Toutes sont tuées pour récupérer la moelle épinière et les muscles.

Objectifs

Le sepsis est une maladie grave provoquée par une réponse excessive de l’organisme à une infection. Il peut entraîner des atteintes de plusieurs organes, mais aussi une faiblesse musculaire importante. Cette faiblesse gêne la récupération des patients, mais ses causes restent encore mal connues. Dans notre laboratoire, nous avons observé, chez la souris, que deux modèles expérimentaux de sepsis entraînent des troubles neuromusculaires associés à la présence de structures inflammatoires appelées « pièges extracellulaires » dans la moelle épinière. Ces structures pourraient participer aux anomalies observées, mais leur rôle exact reste à préciser. L’objectif de ce projet est d’étudier plus précisément les cellules nerveuses de la moelle épinière qui commandent un muscle de la patte arrière, le muscle gastrocnémien et de mieux comprendre comment le sepsis altère la commande nerveuse des muscles et quel rôle jouent les pièges extracellulaires dans ces atteintes.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes responsables de cette faiblesse musculaire, en particulier au niveau des cellules nerveuses qui commandent les muscles. L’étude portera plus précisément sur les neurones qui contrôlent le muscle gastrocnémien, situé dans la patte arrière. La comparaison entre deux modèles de sepsis chez la souris permettra de déterminer ce qui est commun aux deux situations et ce qui leur est propre. À plus long terme, ces travaux pourraient aider à identifier de nouvelles pistes pour prévenir ou réduire les complications neuromusculaires du sepsis et ainsi améliorer la récupération des patients.

Procédures

Une partie des animaux subiront une chirurgie (chirurgie durant environ 15 min) consistant en une incision de la peau d’une des pattes arrière afin d’injecter le muscle gastrocnémien avec un traceur permettant d’identifier les motoneurones de la moelle épinière qui innervent ce muscle. Ils recevront ensuite 3 jours à une semaine plus tard une injection d’un composé permettant d’induire une inflammation systémique (durée pour réalser l’injection : 2 minutes). Une autre partie des animaux recevront la même chirurgie d’injection de traceur dans le muscle gastrocnémien. Ils recevront ensuite 3 jours à une semaine plus tard une deuxième chirurgie sous anesthésie générale (chirurgie durant environ 20 minutes), permettant de créer le modèle de choc septique, afin de mimer la pathologie humaine. Juste avant la fin de l’expérience, une mesure fonctionnelle musculaire terminale non-invasive sera également réalisée pour évaluer la réponse neuromusculaire du muscle (évaluation durant environ 20 minutes)

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir des effets passagers liés aux différentes étapes de l’étude. L’injection du traceur dans le muscle de la patte arrière nécessitera une petite intervention réalisée sous anesthésie. Elle pourra entraîner une gêne temporaire, une légère douleur après le réveil et un petit inconfort pour se déplacer pendant un court moment. Les modèles de sepsis utilisés dans cette étude pourront aussi provoquer une dégradation transitoire de l’état général des animaux. Ceux-ci pourront être moins actifs, perdre un peu de poids, se déplacer plus difficilement et présenter une baisse de température. Dans le modèle le plus sévère, qui nécessite une chirurgie abdominale, ces effets pourront être plus marqués et s’accompagner d’une douleur post-opératoire supplémentaire. Les animaux des groupes témoins pourront, eux aussi, présenter des effets passagers liés à l’injection ou à la chirurgie contrôle.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du protocole, et les tissus récupérés pour être utilisés dans des analyses tissulaires, cellulaires et moléculaires.

Remplacement

À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative permettant d’étudier en même temps les effets du sepsis sur l’inflammation, la moelle épinière, les cellules nerveuses qui commandent les muscles et le fonctionnement musculaire lui-même. Des méthodes réalisées uniquement sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas de reproduire toute la complexité de ces phénomènes dans un organisme entier. L’utilisation de l’animal est donc nécessaire pour comprendre comment ces différents mécanismes interagissent au cours du sepsis.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Le projet a été conçu à partir de l’expérience déjà acquise par le laboratoire avec ces modèles de sepsis et en tenant compte des analyses prévues en fin d’étude. Seuls quatre groupes seront étudiés, avec pour 2 groupes expérimentaux et leur groupe témoin respectivement, afin de répondre à la question posée en utilisant le moins d’animaux possible.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au bien-être des animaux pendant toute l’étude. L’injection du traceur dans le muscle sera réalisée sous anesthésie générale, avec des mesures adaptées pour limiter la douleur. Les interventions seront menées dans de bonnes conditions d’hygiène, avec du matériel approprié, afin de réduire au maximum l’inconfort et les effets liés au geste. Après chaque procédure, les animaux seront surveillés attentivement après chaque expérimentation jusqu’à leur réveil complet puis de façon régulière. Leur état général, leur déplacement, leur poids, leur température et l’aspect de la zone opérée seront contrôlés. Les animaux soumis aux modèles de sepsis bénéficieront d’un suivi renforcé. La chirurgie utilisée pour le modèle le plus invasif sera également réalisée sous anesthésie, avec prise en charge de la douleur avant et après l’intervention. Toutes les procédures seront effectuées par du personnel formé, afin de réduire autant que possible la douleur, le stress et la durée des manipulations.

Choix des espèces

La souris a été choisie car c’est une espèce couramment utilisée en recherche biomédicale, bien connue et bien adaptée à ce type d’étude. Elle permet de travailler dans des conditions standardisées, ce qui aide à obtenir des résultats fiables et comparables. Sa petite taille et son cycle de vie court facilitent également le suivi des animaux dans de bonnes conditions. Cette espèce est particulièrement utile pour étudier les effets du sepsis sur les muscles, les nerfs et la moelle épinière. Les modèles utilisés dans ce projet sont déjà bien décrits chez la souris, ce qui permet de mieux interpréter les résultats et de les comparer à ceux d’autres études. La souris est aussi adaptée aux techniques nécessaires ici, comme l’injection d’un traceur dans le muscle et l’analyse de la moelle épinière en fin d’étude. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes mâles, âgés de 8 à 12 semaines. Ce choix permet d’éviter les effets liés à la croissance ou au vieillissement, qui pourraient influencer les résultats. Il permet aussi de se rapprocher davantage de la situation étudiée chez l’adulte humain.

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    • Oncologie
Souris : 612
Souffrances
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Devenir
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 612

612 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées dans le cadre d'études de survie. Chacune subit une greffe de cellules tumorales dans le cerveau, ouverture du crâne comprise, deux injections intracérébrales et jusqu'à 32 séances d'imagerie sous anesthésie, une partie recevant en plus dix gavages ou quatre séances de radiothérapie. Le porteur indique que la tumeur provoque des lésions cérébrales, une perte d'appétit puis un amaigrissement, et que la radiothérapie peut entraîner des troubles moteurs. Il revendique la maîtrise de ces protocoles depuis plus de quinze ans pour justifier les effectifs, et écrit qu'évaluer ces cellules CAR-T contre le glioblastome "nécessite" une approche in vivo, faute de système capable de mimer la complexité de cette tumeur.

Objectifs

Notre projet vise à tester un nouveau type de traitement contre un cancer du cerveau très agressif appelé glioblastome. Ce traitement utilise des cellules du système immunitaire (CAR-T), modifiées en laboratoire pour reconnaître et attaquer spécifiquement les cellules cancéreuses. Ces cellules ont déjà montré qu’elles pouvaient ralentir la croissance des tumeurs en laboratoire. Nous voulons maintenant vérifier si elles sont aussi efficaces chez la souris, afin d’évaluer leur potentiel comme futur traitement chez l’humain.

Bénéfices attendus

Le glioblastome est un cancer du cerveau très agressif, pour lequel les traitements actuels restent peu efficaces. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement permettant d’en guérir, et les patients survivent rarement plus d’un an après le diagnostic. Nous voulons tester une nouvelle approche utilisant des cellules du système immunitaire (CAR-T), modifiées pour reconnaître et attaquer les cellules cancéreuses. L’objectif est de voir si cette stratégie pourrait devenir une piste prometteuse pour mieux traiter ce cancer.

Procédures

Tous les animaux recevront une greffe intracérébrale de cellules tumorales (612 animaux, une seule intervention de 30 minutes environ). La greffe intracérébrale est une procédure chirurgicale. Tous les animaux recevront des injections intracérébrales de cellules CAR-T ou de leur solvant (612 animaux, intervention de 2 minutes environ, 2 interventions / animal). L’injection intracérébrale est une procédure chirurgicale. Des animaux recevront une administration orale d’agent anticancéreux ou de son solvant (216 animaux, intervention de 30 secondes environ sur animal vigile, 10 interventions animal). Des animaux recevront un traitement par radiothérapie (108 animaux, intervention de 30 minutes environ sur animal sous anesthésie, 4 interventions / animal). Tous les animaux seront anesthésiés (anesthésie gazeuse) pour le suivi en imagerie de bioluminescence de la progression tumorale (612 animaux, intervention de 15 minutes environ, 32 interventions maximum/animal).

Impact sur les animaux

La manipulation, contention des animaux, les injections intrapéritonéales, les injections d'anesthésiques répétées, les injections d'analgésiques sont générateurs de stress pour les animaux. Les injections entrainent également une douleur légère de courte durée. La craniotomie peut générer des douleurs post-opératoires. La radiothérapie est susceptible de provoquer des troubles moteurs. La progression tumorale provoque des lésions cérébrales. La progression tumorale provoque à terme une perte d'appétit, donc une malnutrition et finalement une perte de poids. Des souris seront traitées par gavage. Les souris NSG sont immunodéficientes.

Devenir

Pour chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés dans le cadre des études de survie.

Remplacement

L'efficacité de nouvelles thérapies sur la croissance tumorale du glioblastome nécessitent une approche expérimentale in vivo. En effet, il n’existe pas à ce jour de système suffisamment robuste pour mimer toute la complexité biologique et physiologique du glioblastome. Ce travail sur l'animal vivant s'inscrit dans la continuité d'expériences et de résultats que nous avons obtenus in vitro et ex vivo.

Réduction

Nous utilisons des protocoles que nous maitrisons depuis plus de 15 ans, et pour lesquels des études antérieures nous permettent de calculer au plus juste le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats reproductibles et statistiquement relevants. Le nombre d’animaux a été estimé en s’appuyant sur des tests statistiques appropriés adaptés aux petits échantillons.

Raffinement

Pour le bien-être de l'animal, les souris seront logées avec un enrichissement (copeaux de bois, dômes) et en groupes de 5 individus par cage afin d’éviter le stress de l’isolement. Pour les administrations orales, nous utiliserons des sondes souples pour éviter la moindre irritation ou blessure. Des cages pourvues de couvercles filtrants seront disposées dans une armoire ventilée. Les animaux seront anesthésiés avant l’intervention chirurgicale. Avant chirurgie, une analgésie est prévue. Pour les administrations orales, nous utiliserons des sondes souples. Un anesthésique local sera injecté sur le site d’incision et appliqué aux points de pression de l’appareil stéréotaxique. Du sérum physiologique préchauffé sera injecté pour hydrater et réchauffer l’animal. Un onguent ophtalmique sera appliqué sur les yeux durant la chirurgie pour assurer leur hydratation. L’imagerie de bioluminescence et la radiothérapie seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Pour les administrations orales, nous utiliserons des sondes souples pour éviter la moindre irritation ou blessure. Des croquettes imbibées d’eau et de la gelée nutritive seront déposées dans la cage après la chirurgie pour faciliter la prise alimentaire. La détection de toute souffrance de l’animal sera assurée et le niveau de souffrance évalué en fonction d'une grille de score. En fonction des scores obtenus, il sera envisagé une analgésie ou l'euthanasie de l'animal.

Choix des espèces

Les données bibliographiques démontrent que le modèle murin est le plus adapté pour aborder les questions relatives aux tumeurs cérébrales. L'utilisation de lignées murines immunodéficientes permet la transplantation de cellules d'une espèce donnée (humaine) chez un individu hôte d'une espèce différente (souris). Les tumeurs de glioblastome générées dans ce modèle animal sont particulièrement similaires aux tumeurs humaines. Les souris seront réceptionnées à l’animalerie à l’âge de 5 semaines et utilisées à l’âge de 6 semaines. En effet, nous souhaitons réaliser l’étude sur de jeunes souris adultes. A cet âge optimal de 6 semaines, l’organisme de l’animal est parfaitement mature sur le plan métabolique, hormonal et tissulaire, ce qui assure une bonne vascularisation tumorale après la greffe ainsi qu’une croissance tumorale plus régulière et prévisible.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2200
Souffrances
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▲ 2200
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Devenir
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 2200

Ce projet fonctionne comme un criblage in vivo de conjugués anticorps-médicament et de nanoparticules lipidiques censés contrer l'épuisement des lymphocytes CAR-T. 2 200 souris immunodéficientes y sont utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une greffe de tumeur, deux à six injections de cellules ou d'agents pharmacologiques, jusqu'à dix séances d'imagerie par bioluminescence et jusqu'à six prélèvements de sang. Le porteur décrit une leucémie disséminée, une anémie, un risque d'ulcération de la tumeur, une gêne respiratoire progressive et une maladie du greffon contre l'hôte, puis conclut que seul un criblage in vivo permet d'identifier des cibles de façon fiable.

Objectifs

Les thérapies cellulaires adoptives, notamment les lymphocytes T exprimant un récepteur antigénique chimérique (CAR-T), représentent une avancée thérapeutique majeure en oncologie. Leur efficacité reste cependant limitée, en particulier dans les tumeurs solides, principalement en raison du phénomène d'épuisement fonctionnel des lymphocytes T. Cet état se caractérise par une perte progressive des fonctions effectrices, une diminution de la capacité d'auto-renouvellement et une persistance réduite dans un microenvironnement tumoral immunosuppresseur, souvent associé à la surexpression de récepteurs inhibiteurs. Ce projet vise à évaluer des stratégies pharmacologiques innovantes et complémentaires pour contrer cet épuisement et potentialiser les thérapies cellulaires, en ciblant deux classes d'agents : des conjugués anticorps-médicament permettant de délivrer spécifiquement un agent cytotoxique ou immunomodulateur aux cellules T exprimant un récepteur de surface ; ou des • nanoparticules lipidiques ciblées pour l'inhibition in vivo de gènes clés de l'épuisement. Ce projet intègre également l'évaluation de lymphocytes T humains génétiquement modifiés par édition du génome. Ces stratégies visent à produire des cellules T dotées d'une résistance accrue à l'épuisement, à la suppression immunologique et au rejet allogénique.

Bénéfices attendus

Court terme : identification des stratégies pharmacologiques et des modifications génétiques les plus efficaces pour limiter ou reverser l'épuisement des CAR-T ; mise en évidence de combinaisons thérapeutiques plus efficaces contre des tumeurs hématologiques et solides réfractaires. Moyen terme : génération de données mécanistiques permettant de comprendre les bases biologiques des effets observés ; définition de fenêtres thérapeutiques sûres pour chaque agent ; validation de la stratégie d'édition génomique pour produire des cellules T améliorées. Long terme : développement d'essais cliniques combinant thérapies cellulaires génétiquement optimisées et modulateurs pharmacologiques ciblés, avec amélioration attendue du pronostic de patients pour lesquels les options thérapeutiques actuelles sont limitées.

Procédures

Une injection de greffe tumorale par animal. Durée : 5–10 minutes par intervention (incluant contention, anesthésie et réveil). Toujours réalisées sous anesthésie générale. • Injections de thérapies cellulaires et d’agents pharmacologiques 2 à 6 injections par animal au total (incluant les injections de cellules et des agents pharmacologiques, réparties sur la durée de l’étude). Durée : 5 minutes par séance d’injection (induction anesthésie + injection + réveil). Toutes les injections sont réalisées sous anesthésie générale . • Imagerie in vivo par bioluminescence pour suivi de la charge tumorale et de la persistance des cellules thérapeutiques. 3 à 10 séances au maximum selon le modèle tumoral et la survie des animaux. Durée : 10–20 minutes par séance (incluant anesthésie générale, injection de substrat si nécessaire, acquisition des images et réveil). • Prélèvements sanguins : 2 à 6 prélèvements par animal sur l’ensemble de l’étude. Durée : 5 minutes par prélèvement, animaux anesthésiés lors des procédures les plus invasives.

Impact sur les animaux

Pour certains animaux, les nuisances sont liées à la dissémination leucémique progressive (altération modérée de l'état général) et aux cytopénies secondaires, notamment une anémie modérée bien tolérée dans les délais de l'expérience. Les injections répétées induisent un stress ponctuel limité par l'anesthésie systématique. Pour d'autres animaux, les nuisances sont liées à la croissance tumorale au flanc (gêne mécanique, risque d'ulcération) et aux injections répétées sous anesthésie. Pour le modèle orthotopique pulmonaire, les nuisances spécifiques sont liées à l'atteinte fonctionnelle pulmonaire progressive (dyspnée, diminution modérée de la capacité respiratoire). Pour d'autres animaux (modèle humanisé) : Les nuisances incluent la croissance tumorale, les injections répétées sous anesthésie, et le risque de maladie du greffon contre l'hôte — nuisance spécifique modérée. D'autres animaux pourront avoir des nuisances liées à la croissance tumorale (gène mécanique, diminution d'apétit modérées).

Devenir

À l’issue des procédures expérimentales, tous les animaux seront euthanasiés pour des analyses immunologiques, histologiques, moléculaires et multi-omiques approfondies. Ces analyses nécessitent la mise à mort des animaux.

Remplacement

À l’heure actuelle, il n’existe pas d’alternative pertinente à l’utilisation de modèles in vivo pour atteindre les objectifs de ce projet. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire l’environnement immunosuppresseur complexe auquel est soumis le système immunitaire in vivo. Le système immunitaire est fortement compartimenté entre les organes lymphoïdes et les tissus, avec une régulation fine des flux cellulaires et des signaux (cytokines, chimiokines) entre ces compartiments. Seule une approche de criblage in vivo permet de prendre en compte ces interactions dynamiques entre cellules tumorales, cellules immunitaires et agents pharmacologiques, et ainsi d’identifier de manière fiable des cibles présentant un potentiel thérapeutique majeur.

Réduction

L’ensemble du plan expérimental a été conçu pour utiliser le nombre minimal d’animaux compatible avec la robustesse scientifique des résultats. L’imagerie longitudinale non invasive permet de suivre l’évolution tumorale chez un même animal au cours du temps, chaque individu servant en partie de son propre contrôle, ce qui réduit le nombre total de souris nécessaires. Les tailles de groupes ont été déterminées à partir de calculs de puissance statistique, en tenant compte de la variabilité attendue du modèle, afin de limiter le nombre d’animaux tout en garantissant la détection des effets biologiquement pertinents. Les analyses de croissance tumorale ainsi que l'évolution des maladies seront réalisées par tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux en procédure auront un examen clinique quotidien. Toutes les procédures invasives, y compris l’imagerie, seront réalisées sous anesthésie générale appropriée, associée à une analgésie systématique et préemptive lorsque cela est indiqué, afin de minimiser douleur, stress et inconfort. Les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi (abris, matériaux de nidification, objets d’exploration) et manipulés par du personnel formé aux bonnes pratiques visant à réduire le stress. Un suivi clinique quotidien sera assuré à l’aide d’une grille de score standardisée (poids, aspect du pelage, posture, activité, prise alimentaire, taille et aspect de la tumeur, etc.) et des points limites précocesseront strictement appliqués.

Choix des espèces

La souris est le modèle préclinique standard en immuno-oncologie. Les lignées immunodéficientes utilisée permettent la xénogreffe de tumeurs humaines et l'injection de cellules immunitaires humaines en créant un microenvironnement tumoral et immunitaire proche de la situation clinique. Aucune espèce alternative ne permet de réunir ces propriétés. L'ensemble des animaux est utilisé au stade adulte, entre 6 et 12 semaines (jusqu’à 16 semaines pour les suivis prolongés). Ce stade est le seul pertinent pour les objectifs du projet : les études d'efficacité antitumorale et d'immunothérapie nécessitent un système immunitaire mature et fonctionnel, une capacité de greffe tumorale établie.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Chats : 29
Souffrances
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▲ 29
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Devenir
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 29
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Déjà utilisés dans d'autres projets de l'animalerie et destinés à l'être encore, 29 chats sont soumis à des procédures d'un niveau de souffrance léger, sans mise à mort à l'issue. Chacun porte un collier équipé d'un boîtier de 30 grammes, reçoit une brume de phéromone de synthèse ou de placebo, subit trente minutes de trajet en voiture, dix minutes d'attente en caisse au milieu d'odeurs et de cris de chats et de chiens, puis dix minutes de consultation vétérinaire. Le porteur liste l'agitation, la peur, l'hypersalivation, les vomissements, la diarrhée, les blessures en cas de mouvement brusque, et l'inconfort du collier avec risque de patte ou de bouche coincée. Il affirme qu'aucune méthode de remplacement n'est envisageable et rappelle que l'habituation à la caisse, reconnue efficace, demande un travail que les propriétaires appliquent rarement, ce que le produit testé est censé contourner.

Objectifs

Les chats domestiques (Felis catus) sont très sensibles aux changements d’environnement. Le transport en voiture et la consultation vétérinaire sont souvent vécus comme des situations particulièrement stressantes, provoquant miaulements, agitation, éliminations inappropriées ou refus de manipulation. Ce stress peut non seulement compliquer l’examen clinique, mais aussi modifier certains paramètres physiologiques, rendant leur interprétation plus difficile. Les méthodes traditionnelles de réduction du stress, comme l’habituation à la caisse de transport ou les techniques de manipulation douce, bien que reconnues comme efficaces, nécessitent une mise en place sur le long terme et une application rigoureuse. En pratique, ce conditionnement prolongé est rarement appliqué, et l’appréhension associé à cet évènement constitue une cause fréquente de retards ou d’abandons de soins vétérinaires. L’utilisation de phéromones a déjà été montré comme une option efficace pour aider les chats dans ces situations, depuis des années, avec les produits commercialisés autour du monde. Des nouvelles phéromones sont étudiées en ce moment, ainsi que des nouvelles formulations plus adaptés à chaque situation. Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité des analogues structurels des phéromones apaisantes afin d’améliorer le bien-être des chats face à des situations nouvelles et potentiellement stressantes intégrant l’ensemble des étapes d’une visite vétérinaire, du transport en voiture à l’examen vétérinaire.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à proposer une solution naturelle, non invasive et sans danger pour aider les chats à mieux gérer le stress associé aux situations peu familières qu’ils peuvent rencontrer au cours de leur vie. Parmi celles-ci, le transport en voiture et la visite vétérinaire constituent un enchaînement d’événements particulièrement stressants. Les réactions de stress peuvent être délétères pour le pronostic de l’animal, altérer la qualité des soins, compliquer la récupération et rendre la manipulation plus difficile. Le transport est reconnu comme une source importante de stress chez le chat domestique, pouvant entraîner des comportements négatifs, nuire au bien-être, et compliquer les visites vétérinaires. Ce stress est l’une des principales raisons pour lesquelles les propriétaires retardent ou évitent les consultations, compromettant ainsi la santé de l’animal . Les méthodes traditionnelles de réduction du stress, telles que l’entraînement progressif ou le renforcement positif, bien qu’efficaces, nécessitent un investissement important en temps et en régularité, limitant leur application au quotidien. Des solutions alternatives comme l’utilisation de phéromones ont montré des résultats concluants. Par exemple, il a été démontré l’effet apaisant d’un analogue de la phéromone faciale féline lors de transports, avec une diminution significative des simptomes tels que vomissements, défécation, vocalisations et une amélioration globale du comportement observée par les conducteurs. De même, il a été mis en évidence l'effet apaisant d’une phéromone, associé à une réduction de la fréquence cardiaque et une augmentation des comportements de repos pendant un transport prolongé. Si les résultats de notre étude confirment l’efficacité des produits testés, cela pourrait permettre de formuler des recommandations visant à améliorer l’expérience globale de la visite vétérinaire, depuis le transport jusqu’à la consultation. Un tel outil contribuerait non seulement au bien-être de l’animal, mais aussi à faciliter l’accès aux soins en réduisant l’appréhension des propriétaires face à ces événements souvent perçus comme difficiles, tout en optimisant la manipulation et le diagnostic vétérinaire.

Procédures

Les animaux ne seront soumis à aucune intervention invasive ni prélèvement biologique au cours de cette étude. Le protocole repose exclusivement sur l’observation comportementale dans un contexte réaliste de transport et consultation vétérinaire, auxquels les chats domestiques peuvent être confrontés dans leur vie quotidienne. Les interventions prévues dans la première expérience consistent en mettre sur le chat un collier portant un boitier de 30 gr servant à relever les paramètres cardiaques comme mesure du stress, en un transport en voiture de 30’ précédée par l’application d’un produit (analogue de phéromone faciale féline ou placebo) sous forme d’une brume sur le chat, dans la caisse de transport et sur le siège passager du véhicule, en une attente de 10’ dans sa caisse avant de subir une consultation vétérinaire durant aussi 10’. Dans la deuxième expérience, un test comportemental remplacera la consultation vétérinaire étant le stress du seul transport la cible de l’étude. Pour cela, le chat sera filmé dans une salle pourvue de ressources pendant 20’. Les expériences étant deux, les chats feront le transport en voiture 2 fois mais espacées d’au moins 4 mois.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux incluent un état de stress associé : au transport en voiture qui pourrait causer de l’agitation, de la peur, une respiration accelerée, hypersalivation, vomissement, diarrhée, coups et blessures en cas de mouvements brusques ; à l’attente dans la caisse de transport et dans une salle peu familière ainsi que l’exposition aux odeurs et sons d’animaux (chats et chiens) diffusés dans la « salle d’attente »; à la contention par le vétérinaire lors de l’examen clinique. Inconfort causé par le collier, avec démangeaisons au niveau du cou et possibles lésions cutanées, coincement de la bouche et/ou d’une patte dans le collier avec blessure.

Devenir

A la fin de ce projet, l'ensemble des individus est conservé en vie afin d'être réutilisé pour de futurs projets de recherche.

Remplacement

Le but de cette étude est d’étudier les effets des phéromones apaisantes sur le comportement des animaux, il est donc nécessaire de la réaliser sur des animaux vivants, dans ce cas des chats. Plus précisément, cette étude est conçue pour tenter d'avoir un véritable impact sur la vie des chats domestiques, en développant un produit potentiel qui pourrait améliorer leur qualité de vie dans des conditions réelles. Par conséquent, aucune méthode alternative ou de remplacement ne peut être envisagée.

Réduction

29 chats seront inclus au total dans ce projet. 28 chats (2 groupes de 14 chats) participeront à l’expérience et un chat sera inclus dans un pré-essai. Ce nombre de chats est présent dans notre animalerie et la possibilité de travailler avec uniquement ces animaux nous permet d’éviter l’utilisation de nouveaux animaux. Aussi, ces mêmes chats sont réutilisés dans d’autres projets (réduction). Afin de vérifier qu'un tel effectif serait suffisant pour obtenir des résultats statistiques robustes, nous nous sommes basés sur des résultats obtenus dans notre institut sur l'effet de la phéromone apaisante dans une expérience précédente avec la même espèce et sur une autre impliquant des lapins. Des articles scientifiques sur le stress lié au transport des chats a été aussi considéré pour ce calcul. Nous avons pu calculer que selon le paramètre mesuré, un effectif entre 22 et 90 chats serait suffisant pour obtenir une puissance statistique de 80%. Nous avons décidé d'inclure un effectif de 28 chats qui est cohérent avec les évaluations statistiques réalisées sur une selection de parametres que nous consideront d’intérêt dans le contexte étudié. Des précautions méthodologiques seront mises en place afin de limiter les biais expérimentaux, notamment une répartition aléatoire des traitements ainsi qu’une procédure en aveugle lors de leur application. Aussi, les personnes effectuant les observations et les analyses ne sauront pas à quel groupe appartient chaque animal au moment de l’étude.

Raffinement

Les chats sont hébergés dans leur chatteries habituelles, identiques et accueillant des groupes de 7-8 chats. Elles mesurent 25 m², avec une partie interne et une autre externe. Toutes les ressources nécessaires au bien-être animal sont présentes : gamelles d’eau et de nourriture, litières en N+1, des jeux, des plateformes de différentes auteurs, des cachettes, des paniers, et plusieurs enrichissements environnementaux. Concernant l’expérience, la présence dans la caisse de transport sera au maximum de 50 minutes, dont une présence dans la voiture d’environ 30 minutes. Un collier (smart collar PetPace) sera utilisé pour collecter de données physiologiques liées à l’activité cardiaque; cette approche, en plus d'apporter des informations scientifiques au projet, remplace des procédures potentiellement plus invasives, telles qu'une prise de sang pour l'évaluation hormonale. Les chats sont habitués aux manipulations. Des séances d’habituation à la caisse de transports et au collier sont prévues pour limiter le stress des procédures, faire accepter le dispositif et avoir des données fiables. Les protocoles d’habituation sont rédigés et suivi par le personnel de la sbea. La voiture aura une température contrôlée autour de 21 à 23°C. Le trajet inclura des routes peu empruntées, la conduite sera douce, et tout bruit sera évité. 1 chat sera impliqué dans un pré-essai afin de tester la réaction au transport, la conduite à tenir pour soulager le chat (s’arrêter, calmer le chat avant de rentrer) et détecter tout type d’imprévus causé par le collier (grattage excessif au niveau du cou, risque de coincement de la patte et/ou de la bouche, perte du collier). Chaque chat subira le transport 2 fois mais à un intervalle d’au moins 4 mois, ce qui permettra une récupération du stress. Tout le personnel en charge des manipulations est formé et habitué à travailler avec des chats. La consultation vétérinaire est réalisée par le vétérinaire de l’établissement. La salle de test où le chat sera laissé pendant 20’ (test comportemental de la deuxième expérience) comprendra des ressources familières pour permettre le comportement naturel du chat.

Choix des espèces

L’objectif est d’évaluer l’effet d’analogues structurels de la phéromone apaisante sur le comportement et la physiologie du chat dans des situations potentiellement stressantes, telles que le transport ou une consultation vétérinaire. Pour cette raison, il est nécessaire de tester les produits sur l’espèce cible soit le chat dans notre cas. L’ensemble des individus impliqués dans cette étude seront des adultes de 1 à 16 ans. Même si ce choix répond à la disponibilité actuelle de l’animalerie, cette large tranche d’âge permet aussi de représenter la population du chat domestique et ses problématiques d’adaptation dans des différentes situations.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 1960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ 1800
Devenir
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 -
 -
 1960

Tués à l'issue de mesures que le porteur décrit comme trop invasives pour permettre un réveil, 1 960 rats vont être utilisés dans ce projet, dont 1 800 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent sous anesthésie une substance qui provoque une hypertension pulmonaire, puis un traitement quotidien pendant cinq semaines, parfois par pompe implantée sous la peau, deux séances d'imagerie cardiaque et une chirurgie de mesure de pression dans le cœur et l'artère pulmonaire. Le porteur indique que la maladie induite peut réduire l'activité, l'appétit et la prise de boisson jusqu'à une perte de poids. Il affirme que les tests sur cellules isolées ne permettent pas d'étudier les effets d'un médicament sur le cœur et les poumons, qualifie de "nécessaire" le recours au rat, et précise que l'âge des animaux sera choisi selon la sévérité recherchée du modèle.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de tester de nouveaux médicaments destinés au traitement d’une maladie grave des poumons appelée hypertension pulmonaire artérielle. Cette maladie entraîne une augmentation de la pression dans les vaisseaux des poumons, ce qui fatigue progressivement le cœur et peut conduire à une insuffisance cardiaque. Elle peut apparaître sans cause connue, être liée à des facteurs familiaux, ou être associée à d’autres maladies ou à certains médicaments. Bien que des traitements existent déjà pour soulager les symptômes, leur efficacité reste limitée et variable selon les patients. Le but de cette étude est donc d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques dans un modèle animal, afin de mieux comprendre leur potentiel avant une éventuelle utilisation chez l’être humain.

Bénéfices attendus

Le modèle utilisé dans ce projet reproduit de manière fiable les principales caractéristiques de la maladie étudiée, en particulier les atteintes des vaisseaux des poumons et du cœur. Chez les animaux, l’augmentation progressive de la pression dans les poumons entraîne des modifications du cœur similaires à celles observées chez les patients atteints de cette maladie. L’utilisation de ce modèle permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d’évaluer l’effet de nouveaux médicaments dans des conditions proches de celles rencontrées chez l’être humain. Les résultats obtenus permettront d’identifier les futurs molécules thérapeutiques les plus prometteuses, qui pourraient ensuite être étudiés chez l’homme dans le cadre d’essais cliniques, avec pour objectif d’améliorer la prise en charge future des patients.

Procédures

Les animaux sont anesthésiés afin d’injecter la substance induisant une augmentation de la pression artérielle dans les petits vaisseaux sanguins localisés dans les poumons c'est-à-dire l'hypertension artérielle pulmonaire (durée de l’intervention : 6-8 min). Durant les 5 semaines suivantes, les animaux seront traités quotidiennement avec plusieurs composés par différentes voies d'administration selon les objectifs de l’étude (durée de 1 à 5 minutes selon la voie choisie). Le traitement pourra également être administré via des pompes diffusant les composés, implantées sous anesthésie et analgésie. Au cours du protocole, les animaux seront à nouveau anesthésiés afin de réaliser une imagerie cardiaque (environ 20 min) pour contrôler les répercussions de l'induction de la pathologie et l'effet potentiel des nouvelles molécules thérapeutiques à tester. Une autre imagerie cardiaque sera effectuée en fin de protocole (environ 20 min), puis une chirurgie sera effectuée sous anesthésie et analgésie afin de réaliser des mesures de pression dans le cœur et dans l'artère pulmonaire (environ 20 min). Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours du protocole sur animaux vigiles ou anesthésiés (environ 5 minutes par prélèvement), ou en fin de protocole après les mesures de pression et avant leur mise à mort.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une substance destinée à provoquer la maladie étudiée. Cette administration est réalisée sous anesthésie générale et peut entraîner une gêne passagère, notamment au niveau respiratoire ainsi qu'une gêne au niveau du site d'injection (démangeaisons, sensation de brûlure). Avec le développement de la maladie, les animaux peuvent présenter une diminution de l’activité, une baisse de l’appétit et de la prise de boisson, pouvant conduire à une perte de poids. Une intervention chirurgicale pourra être réalisée pour implanter un dispositif diffusant le traitement. Cette intervention implique une ouverture de la peau et peut entraîner une douleur ou une gêne temporaire liée à la présence du dispositif. L’administration répétée de médicaments peut générer du stress, car elle nécessite une manipulation et une contention des animaux. Certains effets indésirables liés aux médicaments testés ou aux gestes techniques peuvent survenir, en particulier avec de nouvelles molécules. Des prises de sang et des examens d’imagerie cardiaque seront réalisés sous anesthésie ou avec contention, ce qui peut entraîner un inconfort temporaire, du stress ou une douleur légère. En fin de protocole, des mesures complémentaires seront effectuées sous anesthésie générale.

Devenir

Afin de caractériser l'effet des traitements testés, notamment l'effet biologique, nous devons faire des mesures qui sont trop invasives pour permettre le réveil de l’animal, et il est indispensable de récupérer le cœur et les poumons en fin d'expérience pour évaluer l’efficacité des traitements

Remplacement

Ce projet vise à évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments dans un organisme vivant. Les tests réalisés sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas d’étudier les effets globaux du médicament sur le cœur et les poumons. L’utilisation d’un modèle animal est nécessaire pour mieux comprendre ces effets et le comportement du médicament dans le corps.

Réduction

Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données précédemment acquises dans notre laboratoire. Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, de l'imagerie est utilisée pour permettre de suivre plusieurs paramètres dans le temps sur le même animal.

Raffinement

A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites sont fixés avant le début des expérimentations. Une grille de score est établie afin de faire un suivi clinique des animaux, avec la mise en place de mesures adaptées en fonction du score et des critères d’arrêt de souffrance. Des enrichissements multiples leur sont proposés en alternance, pour limiter l’habituation et l’ennui. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie. Lorsqu’une chirurgie avec réveil sera nécessaire, elle sera réalisée en conditions propres (sans microbes) et les animaux auront un suivi post-opératoire intensif pendant au moins 3 jours. Par ailleurs, les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention ainsi qu’aux environnements nouveaux afin de réduire le stress.

Choix des espèces

Le rat est le modèle animal le plus approprié pour cette étude car la maladie peut y être reproduite de façon fiable et ses effets sur le cœur sont comparables à ceux observés chez les patients. Sa taille permet également de réaliser des prises de sang répétées pour mieux suivre l’action du médicament dans l’organisme. Des rats entre 4 et 8 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés dans ce modèle. L’âge des animaux impactant la sévérité du modèle, ces paramètres seront choisis selon les objectifs de l’étude.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 4392
Souffrances
▲ -
▲ 4392
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4392

Génétiquement modifiées pour reproduire une ataxie neurodégénérative rare, une partie des souris développe des troubles moteurs légers dès huit jours. 4 392 animaux vont être utilisés dans des procédures classées légères, pour maintenir et génotyper cette lignée modèle de la maladie AOA1. Le génotypage repose sur un prélèvement de tissu invasif, réalisé une fois par animal sur souris vigile. Selon leur patrimoine génétique, certaines sont orientées vers d'autres projets de recherche, les autres tuées faute de pouvoir être réutilisées ou placées.

Objectifs

L’Ataxie Apraxie Oculomotrice de type 1 (AOA1) est une maladie neurodégénérative rare caractérisée par une dégénérescence d’une zone cérébrale spécifique. Cette pathologie est liée à une mutation génétique qui conduit à une incapacité à réaliser des mouvements volontaires et un handicap moteur sévère. La mise au point d’un traitement pour l’AOA1 est cruciale pour les patients atteints de cette maladie qui ne bénéficient actuellement d’aucune solution thérapeutique. Il existe un modèle murin de la pathologie pertinent pour l’évaluation de stratégie thérapeutique avant leur évaluation chez l’Homme. L’objectif du projet sera de réaliser des prélèvements invasifs de tissu permettant de connaitre le patrimoine génétique des animaux produits afin de maintenir la colonie de ce modèle murin génétiquement modifié, pour permettre par la suite de tester différentes approches thérapeutiques dans des projets dédiés.

Bénéfices attendus

L’Ataxie Apraxie Oculomotrice de type 1 (AOA1) est une maladie neurodégénérative rare de la famille des ataxies cérébelleuses autosomiques récessives. Ce trouble neurologique héréditaire se caractérise par une ataxie cérébelleuse à début précoce (âge moyen d’apparition : environ 4 ans) et entraine un handicap moteur sévère, avant l’âge de 25 ans. A ce jour, il n’existe aucun traitement curatif pour les patients. Le bénéfice du projet sera de connaitre le patrimoine génétique des animaux que nous produisons afin de maintenir une lignée de souris génétiquement modifiées, modèle de cette pathologie. Ceci nous permettra de générer des lots expérimentaux pour différents projets de recherche portant sur l’évaluation de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement de l’AOA1. A plus long terme ce projet pourrait donc permettre d’améliorer les connaissances sur l’AOA1 et contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients.

Procédures

Afin de connaitre leur patrimoine génétique tous les animaux produits auront un petit prélèvement de tissu, effectué une fois sur animal vigile (moins d’une minute par animal). Dans de très rares cas (problème technique), un deuxième prélèvement pourra être nécessaire (1 fois, moins d’une minute par animal, vigile). Une partie des animaux présentera des troubles moteurs légers détectables à partir de l’âge de 8 jours mais qui ne présenteront pas d’impact significatif sur l’animal.

Impact sur les animaux

Les animaux ressentiront une légère et brève douleur au moment du prélèvement pour connaitre leur patrimoine génétique. Il existe également un risque de saignement à la suite du prélèvement. Ils pourront ressentir un stress lors des manipulations. Une partie des animaux du projet peuvent présenter des légers troubles moteurs liés à leurs modifications génétiques (phénotype dommageable) observables à partir de l’âge de 8 jours, mais qui n’entrainent pas d’effets indésirables significatifs.

Devenir

En fonction de leur patrimoine génétique, une partie des animaux sera dirigée vers d’autres projets de recherche, en utilisation continue. Tous les autres animaux seront euthanasiés car ils ne pourront pas être réutilisés dans d’autres projets ou replacés du fait de leur modification génétique.

Remplacement

Il a été démontré qu’un modèle cellulaire d’AOA1 peut être généré à partir de cellules souches de patients. Bien que ce modèle cellulaire constitue un outil pertinent pour l’étude des altérations moléculaires et cellulaires associées à la pathologie, il présente des limitations majeures. En particulier, il ne permet pas de reproduire le phénotype ataxique ni d’évaluer les conséquences fonctionnelles et comportementales de la maladie. Dans ce contexte, le recours à un modèle animal apparaît indispensable afin de reproduire de manière adéquate les troubles moteurs et neurodégénératifs observés chez les patients. Le tissu nerveux ne pouvant être accessible chez l’Homme et les essais thérapeutiques ne pouvant être testés directement chez l’Homme, il est essentiel de recourir à des études pré-cliniques chez l’animal. La souris représente un modèle pertinent pour approfondir la compréhension des mécanismes physiopathologiques de l’AOA1 et pour évaluer des approches thérapeutiques, notamment de thérapie génique, susceptibles de ralentir la progression de la maladie et potentiellement la guérir. Étant donné qu’un modèle de l’AOA1 associé à la mutation génétique que nous voulons cibler a déjà été créé chez cette espèce, ce modèle constitue un outil particulièrement pertinent et approprié pour nos études de recherche.

Réduction

Du fait de la nature du projet (prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux), il n’y aura pas de tests statistiques. Nous piloterons notre élevage afin de ne produire que le nombre d’animaux nécessaires pour correspondre à nos besoins stricts pour les projets de recherche et le maintien de notre lignée. Nous prévoyons donc de produire au cours du projet un nombre total maximal de 4392 souris afin de constituer nos cohortes d’étude (contrainte de génotype). Nous contrôlerons les accouplements pour générer uniquement les animaux nécessaires, ainsi, en fonction de nos besoins expérimentaux au cours des 5 années du projet il est possible que nous produisions finalement moins que ce nombre maximal. Les animaux produits seront en utilisation continue dans des projets d’évaluation de thérapies dans lesquels les effectifs par groupe auront été définis à l’aide de tests statistiques afin d’inclure uniquement le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. De plus nous inclurons dans ces groupes les mâles et les femelles, en effet nous pouvons utiliser les 2 sexes dans ce modèle murin préclinique car la mutation d’intérêt n’est pas liée au sexe, ce qui limitera le nombre d’animaux à produire.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Ils auront à disposition de l’eau et de la nourriture à volonté, ainsi qu’un enrichissement de leur environnement (bâtonnet de bois à ronger et coton pour nidifier au minimum). Les animaux en provenance d’un fournisseur bénéficieront d’une semaine d’acclimatation avant leur mise en accouplement. Une attention particulière est portée aux animaux afin de garantir leur bien-être grâce à une surveillance quotidienne par la zootechnie, la mise en place de points limites et de soins adaptés. Le prélèvement pour le génotypage est de la plus petite taille possible et réalisé sur de jeunes animaux (moins de sensibilité à la douleur et cicatrisation rapide), c’est un geste rapide et maitrisé qui est réalisé par des personnes compétentes dans un endroit calme dédié. Les petits sont replacés rapidement avec leur mère et le reste de la portée pour leur redonner un environnement réconfortant. Ils sont surveillés immédiatement puis environ 30 minutes après pour s’assurer de l’absence de saignement et de la bonne prise en charge par la mère. Le matériel est propre et désinfecté entre chaque animal pour limiter le risque d’infection et de contamination croisée. Une partie des animaux pourra présenter des troubles moteurs en lien avec leur modification génétique (phénotype dommageable). Ces troubles ne seront réellement impactant qu’à partir de l’âge de 200 jours environ or les animaux concernés seront transférés dans des projets dédiés aux expérimentations dès l’âge de 21 jours environ. Les techniques de raffinement spécifiques à ce phénotype dommageable sont donc prévues exclusivement dans les projets expérimentaux.

Choix des espèces

Nous avons besoin d’un modèle animal fiable pour reproduire et étudier la pathologie et pertinent pour tester par la suite différentes approches thérapeutiques. La souris est un modèle bien connu, son génome est connu et de nombreux outils sont disponibles pour le modifier, permettant ainsi d’introduire des mutations génétiques spécifiques pour la modélisation de pathologies humaines. Dans notre cas cette espèce représente un modèle pertinent puisqu’un modèle de l’Ataxie Apraxie Oculomotrice de type 1 (AOA1) associé à la mutation génétique que nous voulons cibler a été créé chez cette espèce. Cette lignée permet de reproduire les signes observés chez les patients atteints d’AOA1. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé à l’âge de 7 à 10 jours. Cet âge nous permettra de bénéficier de la cicatrisation rapide observée chez les jeunes animaux et de connaitre très tôt leur génotype afin de les transférer dans les projets d’expérimentation à partir du sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 64320
Souffrances
▲ -
▲ 64320
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 64320

64 320 souris vont être utilisées pour maintenir et génotyper des lignées destinées à l'étude des maladies rénales chroniques, dans des procédures classées légères. Chacune subit un unique prélèvement de queue de quelques secondes, seul acte du protocole. Le porteur présente ces modifications génétiques comme sans conséquence dommageable pour les animaux. Les souris sont tuées après reproduction ou quand leur génotype ne correspond pas, celles qui conviennent partant vers d'autres projets où elles seront mises à mort.

Objectifs

Les maladies rénales chroniques représentent un problème de santé publique majeur, touchant 850 millions de personnes dans le monde. Ces pathologies, d'origine génétique ou acquise, se caractérisent par une altération progressive et irréversible de la fonction et de la structure du rein. Actuellement, il n'existe aucun traitement permettant d’enrayer efficacement cette progression, qui conduit souvent à l’insuffisance rénale terminale, nécessitant alors une dialyse ou une greffe rénale. Cette absence de solutions thérapeutiques curatives souligne la nécessité de mieux comprendre les mécanismes biologiques et cellulaires impliqués dans la progression des MRC. L’objectif de ce projet est de permettre la création et/ou le maintien de lignées murines transgéniques, avec ou sans phénotype rénal observable, afin de fournir des modèles pertinents pour l’étude de ces mécanismes. Ces lignées sont essentielles pour identifier les voies physiopathologiques impliquées et, à terme, développer de nouvelles approches thérapeutiques. Les modifications génétiques concernées n’entrainent pas de conséquences dommageables pour les souris. Ces modifications génétiques sont deteminées par génotypage qui consiste en l’analyse de l’ADN pour identifier la présence, l’abscence ou la modification d’un gène.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de générer et de maintenir des modèles de souris permettant l’étude des mécanismes de maladies rénales chroniques pour lesquelles aucun traitement n’est actuellement disponible. Une meilleure compréhension de mécanismes responsables de la destruction du rein permettra d’améliorer les traitements à destination des patients atteints par ces maladies.

Procédures

Prélèvement de queue sur animal vigile (1 fois, 5sec).

Impact sur les animaux

La contention et le prélèvement peuvent provoquer un stress et une souffrance légère et transitoire de quelques minutes.

Devenir

Les animaux sont mis à mort après accouplement ou si leur génotype n’est pas celui attendu. Les animaux de génotype souhaité mais non utilisés pour le maintien des colonies feront l'objet d'une utilisation dans le cadre de projets d'expérimentations faisant l’objet d’une demande d’autorisation séparée et seront mis à mort au terme de cette utilisation.

Remplacement

Compte tenu de l’absence de modèle cellulaire complet, il n’est pas possible du substituer des approches in vitro aux modèles murins impliqués dans ce projet. Il n’y a pas de remplacement possible fiable à l’heure actuelle pour le prélèvement de queue.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien les projets de recherche. Le nombre d’animaux est justifié par l’utilisation de différents fonds génétiques car nous avons montré que le fond génétique est un déterminant essentiel des lésions rénales. D’autre part, les deux sexes sont étudiés car la sensibilité aux lésions rénales peut différer entre mâles et femelles.

Raffinement

Les souris seront surveillées par les membres qualifiés de l'animalerie et par les responsables du projet afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne en charge du projet. Des points limites spécifiques ont été établis. Tout animal en souffrance recevra un soin adapté (anti-septique, compression). Si les points limites établis sont atteints sans possibilité de soulager l’animal, celui-ci sera mis à mort.

Choix des espèces

La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Afin de permettre l’identification des souris et l’analyse de leurs gènes avant leur sevrage, le tatouage des coussinets et le prélèvement de queue sont effectués entre 7 et 10 jours de vie.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 1800
Rats : 1800
Souffrances
▲ -
▲ 600
▲ 3000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3600

3 600 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque animal porte une maladie rénale induite par un régime particulier, avec des cristaux dans les reins soupçonnés de provoquer des douleurs, et passe par des prélèvements de sang, des cages à métabolisme et un capteur collé sur le dos rasé. Le projet teste de nouvelles molécules contre l'insuffisance rénale chronique. Le porteur repère la douleur à des signes comme une posture anormale et une baisse de l'activité, et met à mort les animaux qui atteignent les points limites.

Objectifs

Les maladies rénales chroniques (MRC) touchent environ 7 à 10% de la population en France. La MRC est une menace silencieuse due à une diminution progressive et irréversible du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang de l'organisme. Au stade terminal (un patient sur 1000), les patients devront subir des dialyses ou une transplantation. Plusieurs options thérapeutiques existent en fonction du stade de la pathologie. Toutefois, malgré les avancées récentes, il existe un besoin persistant de davantage d'options thérapeutiques pour les MRC, car les traitements actuels ne stoppent pas toujours la progression vers l'insuffisance rénale terminale et ne conviennent pas à tous les patients. Le principal objectif de notre projet est d’évaluer de nouvelles approches thérapeutiques pour les maladies rénales chroniques dans un modèle bien documenté dans la littérature conduisant à des atteintes rénales similaires à celles observées chez les patients.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à tester, développer et valider des cibles thérapeutiques innovantes capables de modifier le cours de la maladie rénale, permettant d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de maladie rénale chronique en offrant une alternative aux traitements symptomatiques actuels.

Procédures

Prélèvement sanguin : - Afin de suivre l’urémie et la créatininémie : un prélèvement sanguin pourra être fait (excepté la semaine de l’étude pharmacocinétique) au maximum une fois par semaine si l’étude dure moins de 4 semaine (soit 3 prélèvements) ou une fois toutes les 2 semaines si l’étude dure entre 5 et 10 semaines (souris), 12 semaines (rat) (soit maximum 4 ou 5 prélèvements). • Souris : veine submentale ou à la veine saphène, volume max 100μL • Rat : veine saphène médiale ou caudale, volume max 200μL. - Afin de relier l’efficacité des composés à leurs taux sériques, une étude de pharmacocinétique pourra être effectuée une fois au cours de l’étude. Ainsi, au maximum 3 prélèvements, chez la souris de maximum 30μL (veine submentale ou veine saphène) et chez le rat 30µL, maximum 150µL (veine saphène médiale ou caudale), de sang seront réalisés pendant la même journée ou étalés sur 2 journées. Le volume total de ces prélèvements n’excédera pas 10% du volume sanguin de la souris ou du rat et les prélèvements seront effectués sur animaux vigiles. Prélèvement d’urine après mise en diurèse individuellement en cage à métabolisme pendant 6 à 8 heures (nourriture et eau de boisson ad libitum), maximum 2 fois pendant l’étude. Pose du dispositif du Médibeacon mesure de la filtration glomérulaire (méthode non invasive), les animaux sont rasés et épilés, mise en place d’un petit capteur (1 cm2) sur le dos, fixé par du sparadrap, placement vigile en cage individuelle pendant 1h puis retour dans sa cage d’origine, maximum 2 fois pendant l’étude. Injection par voie veineuse rétro-orbitaire d’une sonde fluorescente (2mL/kg) sous anesthésie gazeuse (isoflurane, induction : 2.5-5% / Maintien : 1-3%), la même anesthésie ayant servis à la pose du dispositif du Médibeacon, maximum 2 fois pendant l’étude.

Impact sur les animaux

Les MRC entraînent une diminution du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang de l'organisme. De ce fait, dans ce modèle nous suspectons une douleur induite par la présence de cristaux dans les reins et des pertes de poids transitoires à la suite des changements de diète (caséine/adénine). Les signes de douleur chez les animaux se manifesteront par une posture anormale, diminution de l’activité spontanée, diminution du soin du pelage. La pose du dispositif de Médibeacon sur la peau du dos pourra entrainer une irritation temporaire de la peau. Les traitements sont susceptibles de créer de l’inconfort physique passager.

Devenir

En fin de procédure expérimentale ou en cas d’atteinte des points limites éthiques, les animaux seront mis à mort de façon humaine et des analyses sur les organes, nécessaires pour mesurer l’efficacité des molécules testées, seront réalisées.

Remplacement

Les modèles animaux représentent un outil incontournable dans l’étude des mécanismes immuno-pathologiques et fibrotiques. Aucun modèle alternatif in vitro n’est disponible pour étudier les mécanismes cellulaires complexes intervenant dans la physiopathologie de la MRC. La supplémentation de la nourriture en adénine pour les souris et le rat mâle constitue un modèle robuste documenté dans la littérature. Étant donné que le paramètre principal étudié dans ce projet est la survenue d’une maladie résultant d’un ensemble complexe d’acteurs cellulaires et de médiateurs solubles, l’utilisation de modèles animaux (rat et souris) est incontournable. Seules les molécules présentant les caractéristiques les plus prometteuses seront évaluées dans ce projet.

Réduction

Nous utiliserons un modèle bien établi dans la littérature afin de limiter la phase de mise au point et ainsi de réduire le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux utilisés par groupe sera réduit au minimum tout en permettant une bonne analyse statistique.

Raffinement

Les points finaux pour chaque procédure ont été établis afin d’éviter toute souffrance indésirable des animaux. Les animaux sont hébergés dans des cages adaptées, pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes de disputes ou de stress engendrés par une surpopulation. L’environnement est enrichi par des objets adaptés à l’espèce. Les animaux sont observés quotidiennement par le personnel de l'animalerie formé au bien-être des animaux et par les expérimentateurs.

Choix des espèces

Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat. Le modèle a été sélectionné et mis au point, sur la base de la littérature existante et de notre expertise (procédure incluse dans une DAP précédemment autorisée). Les animaux seront utilisés au stade adulte afin de travailler sur des organes parfaitement développés pour évaluer les composés d’intérêt.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 32
▲ 16
Devenir
 -
 -
 -
 48

Sur 48 souris, seize sont classées en souffrance sévère pour une douleur que le porteur dit ne pas pouvoir soulager, faute d'antalgique sans effet anti-inflammatoire. Toutes vont être utilisées dans des procédures allant du niveau modéré au niveau sévère, puis tuées pour analyser leurs articulations. Le projet induit une polyarthrite par trois modèles expérimentaux, avec des injections sous anesthésie ou sur animal vigile. Il s'annonce comme une "preuve de concept" du ciblage d'un récepteur, le CCR3, comme piste thérapeutique.

Objectifs

Ce projet de recherche est une preuve de concept de l'intérêt thérapeutique potentiel du ciblage d'un récepteur à travers un objectif simple qui est d'étudier les conséquences d'une invalidation de ce récepteur (souris déficientes) sur la sévérité d'une polyarthrite expérimentale à travers 3 modèles expérimentaux complementaires.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont une meilleure compréhension des polyarthrites rhumatoïdes qui sont réfractaires aux traitements actuels avec l'identification d'une cible thérapeutique potentielle.

Procédures

Certains animaux recevront des injections intradermiques sous anesthésie générale d'une durée de 3 min environ, temps d'induction compris. Les autres interventions seront des injections intrapéritonéales sur animaux vigiles de moins d'une minute. Les injections sont réalisées par du personnel expérimenté. Au cours de la procédure, les animaux seront pesés et l'oedème des pattes arrières évalué par mesure du volume. 48 animaux sont concernés.

Impact sur les animaux

Nuisance n°1 Induction de l'arthrite sous anesthésie générale dans le modèle arthrite au collagène. Nuisance n°2 Développement de l'arthrite. Perte de poids et douleurs pour les animaux induits par l'arthrite. La douleur considérée comme sévére pour le modèle arthriet au collagène et modérée pour le modèle arthrite aux anticorps, ne peut être prise en charge pharmacologiquement car à ce jour aucune molécule antalgique n'a été identifiée comme dépourvue d'effet anti-inflammatoire.

Devenir

Des analyses histologiques sur les articulations (arthrite) seront réalisées à l'issue des procédures expérimentales nécessitant la mise à mort des animaux.

Remplacement

La présente étude a été planifiée après une recherche documentaire approfondie et de nombreuses études in vitro. Après avoir soigneusement analysé les études thérapeutiques cruciales in-vivo, il a été observé que les modèles de souris mâles sont les modèles de référence pour la polyarthrite rhumatoide. De plus, compte tenu des développements déjà réalisés, cette étude in-vivo est cruciale et constituera un jalon pour progresser sur la compréhension de ce récepteur. Après avoir consulté la littérature et considéré l'importance de cette étude , le présent projet ne peut être remplacé par aucune autre étude alternative.

Réduction

Ce projet est planifié en gardant à l'esprit le nombre minimum d'animaux nécessaires (8 animaux par groupe) pour atteindre le niveau de signification pour chaque modèle. Ce nombre est basé sur l'expérience de notre unité, et des autres unité de recherche utilisant ce modèle expérimental. Le projet est divisé en deux groupes : groupe composé d'animaux sauvages et groupe composé d'animaux invalidés pour le récepteur. Compte tenu de l'importance de chaque groupe dans l'étude, il n'est pas possible de réduire le nombre de groupes et d'animaux. Sur la base des études in vitro/in vivo antérieures, un effectif de n=8 animaux/groupe d’étude devrait être suffisant pour révéler des différences significatives entre les groupes.

Raffinement

Les modèles sont bien connus et maîtrisés au laboratoire en termes de douleurs. Pour les modèles longs (n'est pas concerné l'oedème à la carraghénine car développé sur 7h): Nous surveillerons quotidiennement les animaux. Les animaux seront pesés deux fois par semaine. Un changement de litière bi- hebdomadaire puis quotidien lorsque les animaux seront en phase d’arthrite sévère , l'utilisation de tunnel permettra de diminuer la manutention et le stress provoqué par ce changement de litière. Pour les 3 modèles, des grilles d'évaluation validées pour la surveillance sont utilisées avec un point limite associé, conduisant à la mise à mort de l'animal si le score est trop elevé. Si des anomalies du comportement (vocalisation, pilo-erection, cachexie) ou des troubles du mouvement pouvant traduire une douleur intense et/ou une perte pondérale supérieure à 25% par rapport à J0 étaient observés, les animaux concernés seraient mis à mort en conformité avec les recommandations éthiques. L’apparition éventuelle d’une infection au niveau du site d'injection nous obligerait également à mettre à mort l'animal.

Choix des espèces

Dans ce projet nous utilisons des souris déficientes pour le récepteur et leurs contrôles sauvages pour ce gène. Il n'existe pas d'autres espèces permettant ce type d'analyse par invalidation génique. Les animaux utilisés seront agés de 7/8semaines car totalement développés d'un point de vue immunologique.