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    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 5164
Rats : 5164
Souffrances
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10328 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont une partie atteint un niveau de souffrance sévère. Pendant dix semaines ils reçoivent des injections répétées pour installer une cirrhose, puis un régime gras et sucré et des agents toxiques déclenchent une défaillance hépatique aiguë, avec état de choc et détresse cardio-respiratoire attendus. Le porteur précise que, dans les études de survie, la mort est le point final expérimental et qu'aucun point limite anticipé n'est alors appliqué. Il conclut que l'évaluation des molécules candidates dans un "système biologique complexe et global" reste "nécessaire", après une première sélection in vitro.

Objectifs

Les cirrhoses du foie sont caractérisées par des modifications hémodynamique et structurelles qui conduisent à une insuffisance hépatique majeure. La précipitation de la défaillance hépatique aigue est un syndrome fulminant chez le patient souffrant d’hépatique chronique, qui conduit à la défaillance de multiples organes et entraine une survie à 28 jours de 20% à 70% selon la sévérité. Au cours de cet épisode aigu, les évènements inflammatoires liés à l’infection sont majeurs, des molécules exogènes issues des pathogènes activent l’inflammation et le système inflammatoire. D’autres substances endogènes produites par des cellules en état de stress activent la signalisation immunitaire. Dans la phase d’emballement des réactions immunitaires et inflammatoires soit déterminantes lorsque la défaillance hépatique aigue survient chez le patient cirrhotique dont le foie est lésé. Il présente des facteurs prédisposants comme des taux sanguins de toxines bactériennes (=endotoxémie) et de cytokines inflammatoires élevés. La prise massive d’alcool agit sur le microbiote intestinal et augmente l’endotoxémie et précipite la défaillance hépatique aigue. Notre projet vise à établir un modèle expérimental qui reproduit rapidement un état pathologique du foie susceptible de subir cette perte subite de fonction. Notre défi est d’associer les facteurs prédisposants à l’installation de la cirrhose pour accélérer le processus et d’étudier ensuite les facteurs déclencheurs de la défaillance aigue. Nous envisageons pour cela d’associer l’induction par voie alimentaire (régime riche en gras et sucres) à celle d’un agent chimique toxique pour le foie, puis de précipiter la décompensation par une toxine bactérienne associée ou non à un inhibiteur de synthèse protéique qui va empêcher les cellules de produire les enzymes utiles à leur défense face à l’agression. Le déclanchement peut aussi être initié par une molécule pro-inflammatoires naturellement produite par des cellules de défense de l’organisme ; ou encore à l’aide d’une absorption massive d’alcool. Chacune des nouvelles procédures expérimentales sera dans un premier temps caractérisée puis mise en place dans les conditions permettant l’évaluation de l’efficacité de produits à visée thérapeutique. Ces procédures qui constituent ce projet seront pour certaines basées sur le principe des études de survie, et seront d’une gravité sévère.

Bénéfices attendus

Lors d’épisodes ACLF, il est nécessaire de prendre en charge les patients pour les défaillances multiples le plus précocement possible pour préserver le capital hépatocytaire qui subsiste, et qui peut se révéler être vital lors de la survenue d’un second épisode d’ACLF Aujourd’hui les traitements employés agissent sur les symptômes tels que la pression portale, l’infection, l’hémorragie digestive ou le syndrome hépato-rénal à l’aide de corticoïdes par exemple de manière à préserver les chances d’éligibilité à la transplantation. Les solutions thérapeutiques que nous espérons proposer visent à agir simultanément sur les différentes voies qui sont à l’origine des défaillances multiples donc sur les mécanismes à l’origine des effets fulminants observés. (Infection, inflammation, immunité et métabolisme).

Procédures

• Pendant la Phase d’induction d’une durée de 10 semaines au maximum : Chaque animal recevra 2 injections dont la durée de 15 secondes chacune par semaine, soit 20 injections au total. A la fin de la période, chaque animal subira un prélèvement sanguin qui durera 1 minute sous anesthésie gazeuse d’une durée de l’ordre de 3 minutes. • Le déclenchement de l’accident hépatique par un agent d’induction sera pratiqué selon les cas soit par : -1 seule injection dont la durée de 15 secondes ou -3 injections dont la durée de 15 secondes c’est-à-dire 1 injection par jour au cours de 3 jours consécutifs, ou -1 seule administration par voie orale (durée de 30 secondes). • Les traitements avec les composés à tester seront réalisés selon la nature physico-chimique du produit par 1 injection (durée 15 secondes) ou par 1 gavage oral (durée 30 secondes).

Impact sur les animaux

L’ACLF représente un évènement grave chez un patient, sa survie est engagée. Le modèle d’étude développé chez la souris présente lors de l’induction de l’ACLF des signes cliniques d’inconfort manifestes. On s’attend à observer des animaux en état de choc et de détresse cardio-respiratoire, avec des épisodes de troubles de la régulation de la température corporelle. Les effets cités sont observés de manière plus ou moins prononcée, ces signes constituent les critères d’atteinte des points limites. Certains animaux atteindront des stades qui nécessiteront un point d’arrêt anticipé lorsqu’il sera possible de les appliquer par exemple lors de la mise à mort à un temps fixe précoce pré-déterminé. En revanche, dans les situations d’études de survie où la mort est le point final expérimental, il ne pourra pas y avoir recours à des points limites anticipés. Pour évaluer les effets de nos composés, nous nous fixons comme objectif de reproduire une gravité qui sera jugée sévère mais qui permette de maintenir des animaux dans un état acceptable du point de vue éthique et conservant toute pertinence scientifique.

Devenir

L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et poumons) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux

Remplacement

La possibilité de disposer d’un modèle animal qui permet d’évaluer les effets des nouveaux composés sur tous les aspects d'une pathologie présente chez l’homme constitue une étape clé dans la lutte contre ces maladies et font de nos modèles des outils translationnels très pertinents. Bien qu'une première phase de sélection des meilleurs composés soit effectuée sur des modèles acellulaires ou cellulaires, contribuant ainsi à l’utilisation de méthodes alternatives visant à remplacer partiellement l’utilisation des animaux comme nous le rappelle la règle des 3R’s, l’évaluation finale du potentiel thérapeutique des produits dans des modèles animaux reste cependant nécessaire. Le recours à l'emploi d’un animal vivant permet d’évaluer la réelle efficacité des composés dans un système biologique complexe et «global », capable de métaboliser les pricipes actifs donc de déceler les effets secondaires, capable d'activer toutes les voies de signalisation qui participent à la caractérisation de ce modèle. Son remplacement à ce stade du projet scientifique (phase pré clinique) n'est pas envisageable dans une système biologique isolé ou cellulaire qui quelque soit sa nature ne pourra apporter tous les enseignements issus de l'expérimentation in vivo.

Réduction

La stratégie de réduction consiste à ne réaliser que les essais avec les composés les plus prometteurs ayant satisfait aux étapes de sélection préliminaires in vitro. La réduction du nombre d'animaux est motivée par la longueur/lourdeur des procédures expérimentales, cela nous a conduit lors d'essais pilotes ou préliminaires de cibler le juste nombre d'individus nécessaires à l'obtention de résultats pertinents. Les paramètres que nous étudions in vivo (bio marqueurs, induction/repression de gènes, effets histologiques etc) doivent être relevants. Nous écartons les paramètres dont la pertinence serait trop faible pour être statistiquement décelable qu'avec des effectifs trop importants.

Raffinement

Les rats sont hébergés par paire, les souris par trio, l’enrichissement du milieu est systématisé par l’apport de dispositifs permettant aux animaux de ronger (blocs ou billes des bois), un apport de coton compressé permet de maintenir l’instinct de création du nid, des tunnels en polycarbonate transparent teinté en rouge sont placés dans les cages pour apporter un espace simulant la dissimulation et favorisant le maintien de l’instinct grégaire des rats. L'établissement de points limites dans ce modèle expérimental nous permet d'écarter tout individu susceptible de subir un inconfort trop important ou de la douleur. Bien conscient que nous développons dans ce projet des modèles sévères, nous nous efforçons d'avoir recours à des moyens analgésiques adaptés et non confondants. La pathologie et les mécanismes qui la déclenchent sont en partie connus, l'emballement inflammatoire en est une composante, le recours à des moyens de lutte contre la douleur peut introduire un biais expérimental ; une étape de validation s’impose pour chaque situation.

Choix des espèces

La littérature scientifique, est remativement riche sur la cirrhose du foie , les espèces communément employées à ce stade de la recherche sont les rongeurs rats et souris, qui sont pour certaines souches de bons répondeurs aux stimuli métaboliques, ce qui représente une condition importante dans la pathologie développée dans ce projet. Nos modèles ayant pour objectif d'être des moyens vivants de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie. Les animaux seront employés à l'âge adulte généralement vers 8 semaines d'âge. Les traitements induits aux animaux affectent essentiellement la fonction hépatique et produisent des modifications métaboliques. Il est nécessaire de les appliquer sur un organisme développé, qui puisse mettre en place des mécanismes de réparation et de défense. L’animal au stade de jeune adulte qui a un système immunitaire compétent (microbiote bien établi) et des mécanismes de réponse à des stress inflammatoires correspond au stade de vie requis pour développer notre modèle expérimental.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2520
Souffrances
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2520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un sepsis leur est provoqué par chirurgie, certaines subissent en plus une section du nerf vague, puis des tests comportementaux d'anxiété et de mémoire que le porteur ne nomme pas précisément et des prélèvements sanguins, avant la mise à mort et le prélèvement de plusieurs organes. Le porteur décrit un "comportement maladie" avec baisse d'activité, poil hérissé et diarrhées, et un suivi longitudinal sur neuf mois. Il affirme qu'un "organisme entier" est nécessaire et renvoie à des immunothérapies et biomarqueurs seulement espérés.

Objectifs

Le sepsis est un syndrome clinique fréquent et potentiellement mortel provoqué par un dérèglement de la réponse à l'infection. Au diagnostic, une altération de l’état de vigilance également appelé encéphalopathie associée au sepsis (EAS), est fortement associé au risque de mortalité. En outre, les troubles cognitifs à long terme sont l'une des séquelles majeures observées chez les survivants du sepsis, entraînant une réduction substantielle de la qualité de vie et une augmentation des coûts de santé. En effet, malgré une amélioration substantielle de la survie hospitalière des patients présentant un sepsis ou un choc septique, le suivi à long terme des patients révèle que 30-50% des survivants auront des altérations cognitives un an après la sortie de réanimation avec un retentissement significatif sur le retour à l’emploi, les activités de la vie quotidienne et la qualité de vie. Ces altérations persistantes ont donc un impact sociétal majeur. Cependant, l'association mécanistique entre les infections systémiques sévères, l’EAS et l’accélération du déclin cognitif n'est pas encore claire. Une meilleure compréhension des mécanismes responsables de ces déficits pourrait influencer la gestion et le pronostic des patients atteints de sepsis. Le vieillissement de la population et la prise en charge fréquente en réanimation de patients ayant des critères de fragilité, en particulier neurocognitif, rendent pertinent et nécessaire la réalisation d’une telle recherche.

Bénéfices attendus

Dans l’ensemble, ce projet vise à mieux comprendre le rôle des interactions neuro-immunes dans la physiopathologie des troubles neurologiques aigües et neurodégénératifs associés au sepsis, dans le but de développer et d’évaluer des approches innovantes d’immunothérapie pouvant modifier l’évolution naturelle de la maladie ainsi que des biomarqueurs immunitaires sanguins à valeur diagnostique et/ou pronostique. Une meilleure compréhension des mécanismes responsables de ces déficits pourrait influencer la gestion et le pronostic des patients atteints de sepsis. Le vieillissement de la population et la prise en charge fréquente en réanimation de patients ayant des critères de fragilité, en particulier neurocognitif, rendent pertinent et nécessaire la réalisation d’une telle recherche.

Procédures

Au cours de ce projet les animaux seront soumis à différents gestes techniques afin de répondre aux objectifs scientifiques. Les différentes séries de gestes réalisés sur les souris pourront être au choix selon les questions scientifiques : 1-Induction chirurgicale d’un sepsis sous anesthésie et analgésie avec traitement antibiotique (15-20 minutes/animal, 1 fois) + Tests de comportement sur animal vigile pour évaluer le degré d'axiété, la mémoire spatiale à court terme et à long terme (3 tests, durée environ 2h par animal sur 2 jours, 1 à 3 fois sur une période de 9 mois) + Prélèvement sanguin sous anesthésie (2-3 minutes/animal, 1 à 3 prélèvements selon les groupes) et euthanasie selon une méthode réglementaire pour analyse. 2-Modulation de la réponse immunitaire (par injection intraveineuse ou intrapéritonéale soit d’anticorps soit de petite molécules diminuant spécifiquement des populations de cellule immunitaire) + Induction chirurgicale d’un sepsis sous anesthésie et analgésie avec traitement antibiotique (15-20 minutes/animal, 1 fois) + Tests de comportement sur animal vigile pour évaluer le degré d'axiété, la mémoire spatiale à court terme et à long terme (3 tests, durée environ 2h par animal sur 2 jours, 1 à 3 fois sur une période de 9 mois) + Prélèvement sanguin sous anesthésie (2-3 minutes/animal, 1 à 3 prélèvements selon les groupes) et euthanasie selon une méthode réglementaire pour analyse. 3-Section chirurgicale du nerf vague (vagotomie) sous anesthésie et analgésie (durée 20-30mn/ animal 1 fois) + Induction chirurgicale d’un sepsis sous anesthésie et analgésie avec traitement antibiotique (15-20 minutes/animal, 1 fois) + Tests de comportement sur animal vigile pour évaluer le degré d'axiété, la mémoire spatiale à court terme et à long terme (3 tests, durée environ 2h par animal sur 2 jours, 1 à 3 fois sur une période de 9 mois s) + Prélèvement sanguin sous anesthésie (2-3 minutes/animal, 1 à 3 prélèvements selon les groupes) et euthanasie selon une méthode réglementaire pour analyse. Chaque point représente une trajectoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe.

Impact sur les animaux

Concernant les modèles de sepsis, ils peuvent potentiellement engendrer des symptômes d’inconfort et des modifications du comportement en situation de pathologie. Ce « comportement maladie » est un ensemble coordonné de changements de comportement adaptatifs qui se développent chez les animaux malades au cours d'une infection ou d’un état inflammatoire non septique. Au cours des 24 premières heures suivant l’induction d’un sepsis les animaux présentent habituellement une réduction de leur mouvement exploratoire, une réduction globale d’activité et ont habituellement le poil hérissé. Certains animaux présentent des diarrhées liquidiennes associées à ce syndrome inflammatoire. Ces symptômes régressent progressivement au-delà de 24 heures. Concernant les procédures chirurgicales, la phase post-opératoire précoce est à risque de manifestations correspondant à un syndrome douloureux lié à l’acte technique par lui-même : posture voutée, fourrure sale, décharge oculaire. Les tests comportementaux et prélèvement sanguin pourront également entrainer un léger stress/inconfort lors de leur réalisation.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales pour prélèvement multi-organes et analyses afin de répondre aux questions scientifiques.

Remplacement

Un système vivant intégré est nécessaire pour étudier l’interaction physiopathologique entre les acteurs mis en jeu dans le développement des troubles cognitifs associés au sepsis. A l’heure actuelle il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu lors d’une réaction inflammatoire du système nerveux central et systémique. L’’exploration de conséquences à long terme nécessite par ailleurs un suivi longitudinal individuel des animaux, qu’il n’est pas possible de modéliser in silico. Pour répondre à des questions mécanistiques et pour extrapoler nous résultats à d’autres conditions inflammatoires nous utiliserons des expériences in vitro à partir de culture de cellules primaires afin de ne pas avoir recours à un nombre excessif d’animaux.

Réduction

La standardisation des procédures expérimentales et des conditions d’hébergement des animaux est une préoccupation majeure pour limiter les facteurs de biais expérimentaux et limiter le nombre d’animaux nécessaires pour observer des différences significatives. Les procédures expérimentales ont été affinées pour limiter au maximum l'utilisation des souris : - Les modèles de choc septique utilisés sont ceux dont la reproductibilité est la plus élevée, considérés comme le standard dans le domaine de recherche. - Chaque expérience sera dessinée pour favoriser la comparaison entre deux groupes (plutôt que stratégie de comparaison multi-groupe) de manière à conserver une puissance statistique suffisante pour un faible effectif d’animaux. - Les souris seront utilisées pour différents types d’analyses pour exploiter au maximum chaque individu afin de répondre à la question scientifique. - Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer (les différents types de tests comportementaux donnant des résultats soit qualitatifs, soit quantitatifs). - Les animaux utilisés proviennent de lignées consanguines avec un fond génétique contrôlé pour limiter les variations du au fond génétique. Cependant, de nombreux facteurs influencent les résultats des expériences individuelles, notamment les micro-organismes colonisateurs (microbiome intestinal), le sexe, etc. En répétant les expériences, nous réduirons la possibilité de publier des résultats erronés. De plus, comme les humains atteints de sepsis sont très variables, nous pensons que pour être pleinement pertinents sur le plan clinique, nos résultats doivent être capables de résister à certaines des légères variations de conditions qui peuvent survenir entre les expériences individuelles. Nous utiliserons un maximum de 2520 animaux sur la durée du projet.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, traitement antibiotique, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (suivi longitudinal de score de sévérité clinique pour les expériences de sepsis, point limite justifiant euthanasie) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, traitement antibiotique, etc.) assurés par un personnel qualifié et formé en continue. Les animaux sont hébergés dans les conditions conformes à la réglementation avec alimentation et abreuvement à volonté. Un enrichissement de l’environnement est assuré en continue.

Choix des espèces

Justification de l’espèce/modèle : La souris Mus musculus est l’espèce de choix pour notre protocole expérimental pour de multiples raisons: - Grande conservation des mécanismes de l’immunité innée et adaptative entre les mammifères - Espèce largement caractérisée et validée pour l’étude des réponses immunitaires - Espèce chez laquelle ont été développés de nombreux modèles expérimentaux de sepsis et de pathologies neurodégénératives étudiées dans ce projet. - Disponibilité des éléments d’exploration cognitifs (plateforme d’exploration comportemental et cognitive) - Large disponibilité des réactifs adaptés dans le commerce - Expérience des investigateurs sur ce modèle. Nous utiliserons des souris commerciales et plusieurs modèles transgéniques disponibles en interne développant des déficits cognitifs (modèles de Maladie d’Alzheimer). Justification des stades : Nous utiliserons uniquement des animaux adultes. L’induction du sepsis aura lieu entre 6 à 12 semaines. En effet, avant l’âge adulte le système immunitaire est considéré comme immature et la validité des résultats obtenus. Au-delà de 20 semaines, les souches génétiquement modifiées que nous utilisons peuvent déjà présenter spontanément des signes de déclin cognitif. Aussi souhaitant étudier l’impact de la réponse immuno-inflammatoire d’un sepsis chez l’adulte à la phase préclinique de troubles cognitifs le sepsis sera induit chez des animaux jeunes adultes (6-12 semaines). En fonction de la question scientifique, nous analyserons les animaux à 3 temps : 3 jours après l’induction du sepsis, à 6 mois ou 9 mois d’âge. Ces 3 temps sont nécessaires car ils explorent différents stades de la maladie, correspondant à des profils d’activation immunitaires potentiellement distincts. Justification du sexe : Nous suivrons également les recommandations internationales d'utiliser des mâles et des femelles pour les études sur les animaux. Pour les études dans lesquelles nous n'observons pas de différences de résultats entre les souris mâles et femelles, nous effectuerons un total de 2 analyses. Pour les études dans lesquelles il existe des différences substantielles entre les résultats des souris mâles et femelles, nous effectuerons l'expérience deux fois dans chaque sexe.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 100
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 100

100 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intrapéritonéale de cellules cancéreuses pour développer une carcinose du péritoine, un suivi tumoral par bioluminescence sous anesthésie, puis trois tests comportementaux que le porteur ne détaille pas, censés mesurer une "dépression". Elles sont tuées à J14 ou J28 pour analyses, un point limite de mise à mort étant fixé à 20 % de perte de poids. Le porteur affirme que le modèle murin ne peut être remplacé et espère qu'un antidépresseur pourrait freiner le développement des carcinoses chez les patients.

Objectifs

Un patient porteur d’un cancer va exprimer des troubles psychologiques. Le fait de se savoir malade d’une pathologie mortelle à court terme, d’y associer une possible prédisposition familiale, ou une exposition à des toxiques, va aussi affecter la thymie (siège des passions et de l’humeur) des patients. Une des manifestations est la dépression. Pour les cancers qui sont métastatiques au péritoine, nommés carcinose, la dépression est fréquente, 30% des carcinoses coliques et 70% des carcinoses ovariennes selon certaines publications. L’objectif de notre étude est d’évaluer cette dépression chez la souris développant une carcinose péritonéale et d’évaluer l’effet des traitements antidépresseurs ou/et chimiothérapie sur le développement de la carcinose et de la dépression.

Bénéfices attendus

Si l'utilisation d'un antidépresseur diminue la dépression des animaux et le développement de la carcinose péritonéale, nous pourrions mettre en évidence un nouveau type de traitement non invasif qui diminuerait le développement des carcinoses chez les patients. Aujourd’hui les patients qui reçoivent un traitement antidépresseur lors de leur soins, le reçoive souvent à l’initiative de leur médecin généraliste et non de l’oncologue et cela comme un traitement visant à améliorer leur qualité de vie et non la durée de leur survie.

Procédures

Les souris vigiles seront soumis à une injection de cellules cancéreuses en intrapéritonéale (1 fois 30 secondes) qui sera associée associé à une chimiothérapie (3 à 4 fois 30 secondes) ou à un anti-dépresseur (dilué dans l’eau de boisson pendant la durée de l’expérience). Puis sous anesthésie, ils auront un suivi non invasif par bioluminescence pour suivre l'évolution tumorale (3 fois 20 minutes pour les bal/c; 4 fois 20 minutes pour les C57BL/6) après une injection de luciférine (3 x pour les Balb/c (4X pour les C57BL/6) 0,1ml pour 10g, poids des souris). A J14 pour les Balb/c et à J28 pour les C57BL/6, les souris suivront 3 tests comportementaux (3 x 15 min par souris répétées deux fois donc 6 x 15 min). Ces tests comportementaux ont pour objectif la mesure de la dépression des animaux.

Impact sur les animaux

Les souris vont développer une carcinose péritonéale et nous observerons si le traitement par un antidépresseur va diminuer le développement tumoral au même titre que la chimiothérapie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à J14 ou à J28 post-injection des cellules cancéreuses pour des analyses post mortem.

Remplacement

Nous ne pouvons remplacer le modèle murin car un comportement dépressif corrélé à un développement de la carcinose péritonéale ainsi qu’une réponse du comportement à un anti-dépresseur et/ou une chimiothérapie ne peut être évalué in vitro.

Réduction

En dessous de 7 animaux par groupe, du fait des variations de nos modèles, en nombre de nodules ou vitesse de propagation de la maladie il y a trop peu de données pour avoir un résultat solide. Compte tenu de notre expérience sur le modèle et de la variabilité observée, un nombre minimum de 10 animaux par groupe est nécessaire. En cas de groupe contrôle régulier nous nous autorisons à diminuer le nombre à 5 en acceptant pour faire les analyses scientifiques de pooler deux groupes contrôles. Ce sont des règles de bonne pratique pour toutes expériences en oncologie sur l’animal, utilisant des xenogreffes. Aussi, le suivi par bioluminescence d'un même animal tout au long de l'expérience permet de diminuer le nombre d'animaux. Nous réaliserons des tests Student et Anova en comparant le groupe CTRL avec les groupes traités par la chimiothérapie ou l'antidépresseur.

Raffinement

Les animaux seront observés quotidiennement. Lors du suivi de la croissance tumorale par bioluminescence, les animaux seront sous anesthésie générale gazeuse et avant l'intervention finale (ponction cardiaque) les animaux recevront une injection d'analgésie et seront ensuite sous anesthésie générale Différents points limites seront particulièrement surveillés tels que la perte de poids (>20%), la déshydratation, le comportement (yeux fermés, dos voûté, isolement), l’apparence physique (automutilation, plaies) et la gêne pour se déplacer qui seront notifiés dans un cahier de suivi des animaux 2 fois par semaine. De plus, le suivi par bioluminescence nous permet d’arrêter l’expérience avant que la progression tumorale soit trop importante (signal de bioluminescence étendu à tout l’abdomen) mais surtout de confirmer le développement de la carcinose et ne pas inclure des animaux non malades dans l’expérience.. Les cellules utilisées exprimant la luciférase, la bioluminescence correspond à l’émission de lumière à partir du substrat injecté en intrapéritonéale des souris, la luciférine, lue par un luminomètre. Les souris seront hébergées en portoir ventilé avec alimentation standard classique) et eau stérile ad libitum. Cycle nycthéméral 12h jour/12h nuit Température : 22°C Aussi, les souris disposeront d’enrichissement tels que maison rouge, nids en papier kraft ou buchette de bois à ronger pour leur permettre d’exprimer tout le comportement social normal d’une souris et ainsi améliorer leurs conditions d’hébergements. En cas d’atteinte des points limites, ils seront alors exclus de l'expérience dans les 24heures.

Choix des espèces

Il s’agit de souris femelles immunocompétentes (BALB/c ou C57BL6). Ces types de souris sont utilisés largement dans la recherche en cancérologie pour sa capacité d’incrémenter l’incidence tumorale après injection des cellules cancéreuses. Les CT26 correspondent à une lignée de cellules cancéreuses du côlon murin qui est issue des Balb/C alors que les ID8 correspondent à un lignée de cellules cancéreuses ovarienne murines qui est issue des C57BL/6. Les souris seront utilisées à l’âge de 8 semaines pour ne pas interagir avec les processus de vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 48
Souffrances
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Devenir
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 48

48 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant 56 jours ils reçoivent des additifs alimentaires à base de plantes, subissent des pesées et deux prélèvements sanguins à la jugulaire par immobilisation au lasso, avant d'être tués pour prélever leur contenu intestinal, leurs muscles et leur graisse. L'objet du projet est de valider des additifs commerciaux réduisant les émissions d'ammoniac de l'élevage porcin intensif, en vue de leur mise sur le marché. Le porteur affirme que l'inconfort se limite au stress de la contention et présente l'expérimentation in vivo comme la suite de tests in vitro déjà probants.

Objectifs

Le projet présenté ici a pour objectif d’évaluer une solution pour atténuer les émissions gazeuses, spécialement d’ammoniac, enregistrées en élevage intensif des porcs. Les émissions atmosphériques de composés polluants sont au centre des préoccupations environnementales et concernent notamment le secteur de l’agronomie avec l’élevage porcin qui constitue un gros émetteur de gaz. Les émissions proviennent des déjections des animaux qui dépendent de la composition des régimes alimentaires et des performances des animaux. Les aliments à teneur élevée en protéines non valorisée par les animaux conduit à une excrétion d’azote importante sous formes d’azote fécal et d’azote urinaire composé d’urée, pour éliminer l’ammoniaque issu du catabolisme des protéines, rapidement converti en azote ammoniacal. Cet azote ammoniacal conduit à des émissions d’ammoniac (NH3) et de protoxyde d’azote (N2O), en bâtiment, au stockage et à l’épandage. Les mesures de réduction des apports azotés et donc de l’excrétion d’azote pourraient être utilisées à la fois pour réduire les émissions de gaz à effets de serre (GES) mais aussi et en priorité pour réduire les émissions d’ammoniac, compte tenu de ses effets sur la santé humaine, la santé animale, l’acidification et l’eutrophisation. Depuis plusieurs années, des stratégies ont été développées pour réduire les émissions d’azote, dont l’ammoniac. Une des stratégies vise notamment à optimiser l’alimentation animale (volailles et porcins), avec l’ajustement des apports protéiques dans les rations. En effet, une alimentation à basse teneur en protéines permet de réduire les quantités de protéines ingérées par les porcs, et donc les excrétions azotées des animaux ainsi que les pertes gazeuses associées, sous forme d’ammoniac. Une autre stratégie consiste aussi ces derniers temps à utiliser des extraits de plantes (extrait du thé vert, d'olive, de réglisse) comme additifs naturelles pouvant être ajoutées à la ration alimentaire pour empêcher efficacement la libération d’ammoniac dans l’air à différents niveaux.

Bénéfices attendus

Les émissions d'ammoniac provenant des élevage d'animaux font fréquemment l'objet de plaintes pour odeurs et de préoccupation en raison de la possibilité de leurs effets négatifs sur la santé des humains et des animaux. Les animaux peuvent développer une variété de troubles lorsqu'elles sont exposées à des niveaux élevés d'ammoniac pendant des périodes prolongées. Il est donc très important de développer des stratégies efficaces pour réduire les émissions de NH3 provenant des lisiers. Les résultats de ce projet permettront donc de valider l’utilisation d’inhibiteur d’uréase comme stratégie de réduction des émissions gazeuses en élevage porcins et comprendre leur mode d’action, et d’identifier de nouvelles substances qui contribueront à la rétention de l’azote.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 56 jours. Les animaux seront soumis au cours de la procédure à deux prélèvements sanguins au niveau de la veine jugulaire. Les deux prélèvements sanguins seront réalisés avec une période de récupération de 4 semaines entre les deux. Pour chaque prise de sang le temps de prélèvement ne dépassera pas 1 minute.

Impact sur les animaux

Perte de poids, ralentissement de la croissance en cas de réduction de l'ingestion alimentaire (palatabilité), refus d'alimentation. Stress dû à la conduite des animaux en vue de leur pesée individuelle. Inconfort et stress dus à l’immobilisation des animaux à l'aide d'un lasso pour la prise de sang.

Devenir

Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort à l'issu de la procédure afin de réaliser des prélèvements d'échantillons biologiques (contenus intestinal, muscle, mesure d'épaisseur de graisse)

Remplacement

Le projet envisagé fait suite aux tests in vitro réalisés au préalable afin d'évaluer l'efficacité des substances testées. Les résultats ayant montré des résultats probants, la finalité de la démarche consiste ensuite à démontrer l’effet bénéfique de l’ajout des substances d’origine végétale sur la réduction de l’émission gazeuse tout en maintenant l’efficacité de croissance des animaux.

Réduction

Sur la base des résultats rapportés dans la littérature, l'addition de substance d'origine végétale a des effets positifs sur différents paramètres liés à l'accrétion protéique, la rétention d'azote par l'animal, paramètres cibles de décision dans ce projet pour montrer les effets bénéfiques de la supplémentation des additifs testés. Une approche statistique a permis d'évaluer la taille de l'échantillon nécessaire afin de montrer un effet attendu de 5 % .L'analyse statistique a montré que 12 animaux par lot étaient necessaires pour montrer une difference significative.

Raffinement

Le stress dû à la conduite des animaux en vue de leur pesée individuelle est réduit en réalisant les opérations de conduite jusqu’à la balance en évitant de claquer les portes des cages métalliques, en déplaçant les porcs en groupe (cage par cage) dans le calme en prenant en compte le point de balance de l’animal qui avance si l’opérateur est placé en arrière du point de balance et qui recule si l’opérateur est placé en avant du point de balance. L’opérateur doit porter une tenue de couleur sombre, et stimuler les animaux par la voix et la main afin de guider leur déplacement. Des panneaux de conduites, des tapettes en plastiques sont autorisés pour la conduite des animaux. La mesure du gras dorsal est réalisée au moment de la pesée au niveau de la balance afin d'éviter une manipulation supplémentaire des animaux ou directemnt dans la cage pour éviter de manipuler l'animal. Lors des prises de sang, chaque animal est présenté à l'aide d'un lasso en acier souple en bon état, maintenu à la main et tiré vers l’avant afin que la tête soit alors présentée légèrement relevée pour des porcs de plus de 30 kg. L’inconfort et le stress dus à l’immobilisation des animaux sont réduits par une manipulation compétente et rapide des animaux par les applicateurs de la procédure, par un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne « Geste technique sur animaux vivants : prises de sang » qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. A la fin de la prise de sang, l’animal peut être caresser au niveau du groin ou sous le cou. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (ballons, croix, chaine), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur (Arrêté du 01/02/2013). Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact olfactif, auditif et visuel avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux..

Choix des espèces

Les additifs alimentaires développés sont destinés à être incorporés dans les aliments destinés aux porcins (porcs en croissance) qui représentent de ce fait la cible privilégiée des produits que nous voulons mettre sur le marché. Porcs : études avec des animaux sevrés à 28 jours d’âge au niveau de l’élevage et réceptionnés avec un poids vif de 28-32 kg en moyenne Les animaux sont utilisés au stade de l'engraissement qui constitue le stade de développement qui génère le plus d'émissions gazeuses, permettant ainsi d'évaluer les solutions proposées par ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 260
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260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Infectées de façon répétée par une génotoxine bactérienne, elles subissent des injections, des imageries et des prélèvements de sang étalés sur six à dix-huit mois, pour tenter de démontrer que cette toxine cause un cancer du foie. Le porteur mentionne une perte de poids liée à l'inflammation hépatique et une fatigue liée aux prélèvements répétés. Il justifie l'euthanasie par le prélèvement des organes et affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative pour reproduire ce processus.

Objectifs

Nous sommes fréquemment infectés par des bactéries qui produisent des toxines qui endommagent l’ADN de nos cellules et seraient à l’origine de cancers digestifs. Parmi ces toxines, la génotoxine CDT est répandue chez de nombreuses bactéries. L’objectif est de démontrer que cette génotoxine induit le cancer.

Bénéfices attendus

Cette étude devrait permettre de démontrer le rôle direct et causal de la génotoxine dans la transformation maligne, démontrant que l'infection chronique et/ou répétée par des bactéries productrices de cette génotoxine cause le cancer.

Procédures

L'ensemble des gestes sera réalisé sur animaux anesthésiés. Injection dans la circulation sanguine (inférieur à 3 minutes) : une seule fois pour 100 animaux, tous les 2 mois environ pendant 6 mois (40 animaux), 12 mois (60 animaux) ou 18 mois (60 animaux). Imagerie nécessitant une injection dans le péritoine (inférieur à 10 minutes) : 2 fois par semaine pendant 2 semaines (40 animaux), 1 fois par semaine pendant 1 mois (20 animaux), 2 mois (20 animaux) ou 4 mois (20 animaux), 2 fois par mois pendant 6 mois (40 animaux), 12 mois (60 animaux) ou 18 mois (60 animaux). Prélèvement sanguin (inférieur à 3 minutes) : 2 fois par semaine pendant 2 semaines (40 animaux), 1 fois par semaine pendant 1 mois (20 animaux), 2 mois (20 animaux) ou 4 mois (20 animaux), 2 fois par mois pendant 6 mois (40 animaux), 12 mois (60 animaux) ou 18 mois (60 animaux).

Impact sur les animaux

Possible perte de poids liée au développement d’une inflammation au niveau du foie et voir d’une carcinogénèse. Fatigue liée aux prélèvements sanguins répétés, dans ce cas les prélèvements seront davantage espacés.

Devenir

Nous souhaitons faire des analyses sur les prélèvements issus des animaux. Pour cela les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour que leurs organes soient prélevés.

Remplacement

Nous souhaitons voir les effets d’une infection longue et répétée de bactéries productrices de la génotoxine CDT. Notre hypothèse est que la CDT induit le développement de cancer hépatique. L’étude chez la souris est indispensable pour permettre de voir le développement éventuel d’un cancer au niveau hépatique après des mois d’infection constante à la CDT. Il n'existe pas de méthodes alternatives pour mimer ce processus.

Réduction

L'imagerie de bioluminescence nous permet de faire un suivi longitudinal sur un même animal. Nous sommes également capables de réaliser des bilans hépatiques à partir de petits volumes de sang au cours du temps, sur un même animal. Ces 2 procédés nous permettent de réduire le nombre d'animaux. Des analyses seront aussi effectuées sur les tissus récoltés.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (nids de woodwoll). Une mise en place de points limites évalués par une grille de scoring spécifique a été mise en place pour le suivi des souris. Les souris seront pesées 2 fois par semaine, en cas de perte de poids nous mettrons de la nourriture humidifiée dans la litière et les souris seront pesées quotidiennement durant les prochaines 48H. Si la perte de poids persiste les souris seront euthanasiées. Afin de pallier à une éventuelle déshydratation liée aux prélèvements sanguins, du sérum physiologique sera administré à l’animal après chaque prélèvement.

Choix des espèces

De par notre expérience l’inflammation hépatique provoquée par une infection bactérienne se fait très bien chez la souris. Le modèle souris est également un modèle de choix vis-à-vis de la technique de suivi en imagerie que nous avons mis en place. Nous travaillerons avec des jeunes adultes car nous souhaitons garder les animaux jusqu’à 18 mois suivant les lots. Le cancer touchant les 2 sexes, nous travaillerons avec des mâles ou des femelles.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles nerveux
Souris : 1430
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1430 souris nouveau-nées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Durant leurs cinq premiers jours de vie, les souriceaux reçoivent deux fois par jour des injections d'une molécule inflammatoire, ce qui provoque déshydratation, retard de croissance et, dans 5 à 10 % des cas, une hémorragie interne ou la mort, pour modéliser les lésions cérébrales de la grande prématurité. Le porteur reconnaît un stress lié à la séparation d'avec la mère et une mortalité intégrée au calcul des effectifs. Il justifie l'euthanasie des animaux à divers âges par le prélèvement du cerveau et du sang, et affirme que l'étude "n'est envisageable qu'in vivo".

Objectifs

La prématurité définit les naissances ayant lieu avant 37 semaines d'aménorrhée et est la première cause de mortalité et de handicap chez les enfants de moins de 5 ans. Un lien causal entre infection materno-foetale (par exemple, les infections urinaires ou vaginales) et naissance prématurée a été mis en évidence, avec une incidence 2 à 4 fois plus élevée d’infections materno-fœtale liées à une naissance prématurée. L’infection induit une inflammation systémique pouvant se transmettre au fœtus, atteindre sa circulation sanguine puis son cerveau et entraîner des lésions cérébrales. Ces lésions chez le prématuré peuvent mener à des troubles du développement, en particulier les troubles autistiques. La compréhension des mécanismes biologiques à l’origine de ces lésions est nécessaire pour développer des traitements qui pourraient protéger le cerveau. Le but de ce projet est de comprendre le rôle des astrocytes, des cellules du cerveau, et leurs liens avec le système immunitaire, dans les lésions du cerveau observées chez les nouveau-nés prématurés. Comme la naissance prématurée est fréquemment causée par une infection entraînant l'inflammation, nous injecterons une molécule inflammatoire chez des souriceaux, et analyserons leur cerveau et les cellules immunitaires dans le sang.

Bénéfices attendus

Ce projet peut permettre de mieux comprendre comment l’inflammation dans le cerveau et dans le sang peut entraîner un développement cérébral anormal. La cause la plus fréquente de prématurité est l’infection maternelle (25 à 40% des cas) qui peut induire un syndrome inflammatoire fœtal ou néonatal pouvant causer des lésions cérébrales. L'infection maternelle peut avoir différentes causes (infections uro-génitales pendant la grossesse par exemple) et être associée à différentes situations à l'origine d'une inflammation périnatale (ventilation mécanique, dispositifs médicaux invasifs, effets indésirables liés à la prise de médicaments...). Le modèle murin utilisé reproduit les lésions cérébrales observées chez les prématurés. L’induction de l’inflammation pendant la première semaine de vie des souriceaux mime le syndrome inflammatoire sans intervention in utero chez la mère. La première semaine correspond à une période critique car elle est équivalente d’un point de vue neurodéveloppemental au 3ème trimestre de grossesse chez l’humain. D’où la pertinence de ce modèle dans l’étude des lésions des nouveaux nés prématurés. Les résultats obtenus pourraient donner des pistes sur de nouveaux traitements visant à protéger le cerveau immature des nouveau-nés prématurés, par exemple en agissant sur les cellules immunitaires dans le sang.

Procédures

Nous injecterons de l’Interleukine-1 beta (IL-1β qui est une molécule qui induit l’inflammation) ou un liquide contrôle (sans conséquences) à des souriceaux pendant leurs 5 premiers jours de vie. Il s’agira d’une injection intrapéritonéale (dans le péritoine, membrane qui recouvre la cavité abdominale). L'injection est rapide (quelques secondes) et effectuée par une personne compétente. Cela va induire une réaction inflammatoire qui mime celle des nouveaux nés prématurés. Ces injections auront lieu matin et après-midi les 4 premiers jours et une fois le matin le 5ème jour. Les animaux seront surveillés quotidiennement et utilisés aux stades d’intérêt pour les analyses, les animaux seront gardés au maximum pendant 2 mois. Les analyses seront effectuées au 3ème et 5ème jour après la naissance, lors du pic d'inflammation. Puis au 8ème et 15ème jour, correspondant à des phases importantes de maturation du cerveau. Enfin, à 60 jours après la naissance, correspondant au stade jeune adulte, pour des analyses sur le long-terme.

Impact sur les animaux

Pour les souriceaux durant la première semaine de vie, les injections peuvent causer une douleur transitoire et locale. Les injections induisent une inflammation, par conséquent les souriceaux peuvent présenter des signes de déshydratation, ont un retard de croissance, et un retard dans la pousse du pelage par rapport aux souris contrôles. Ces effets perdurent environ 2 semaines. Les injections peuvent également, mais rarement, entraîner une hémorragie interne dans l’abdomen, ou leur mort dans 5 à 10% des cas. Bien que les injections durant les premiers jours de vie soient des gestes très rapides, ils peuvent induire un stress lié à la séparation avec la mère pendant ce laps de temps.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés aux stades d’intérêt (Jour 3, 5, 8, 15 et 60 après leur naissance) pour les analyses. Les prélèvement de cerveaux permettront d'étudier de manière approfondie un type cellulaire particulier dans le cerveau appelé, les astrocytes, crucial dans les mécanismes liés à l’inflammation et au développement du cerveau. Les prélèvemets de sang permettront d'étudier les cellules immunitaires, impliquées dans la défense de l'organisme lors des infections. Les résultats des analyses cérébrales et sanguines seront mis en lien afin de comprendre les interactions cerveau/cellules immunitaires et de trouver des pistes thérapeutiques pour la protection du cerveau en développement.

Remplacement

L’étude de la complexité de la réponse inflammatoire au niveau cérébral et sanguin requiert l’utilisation d’un organisme vivant complet avec une maintenance de l’activité cellulaire, comme la synthèse ou la dégradation de protéines. Il est important de maintenir l’activité de l’organisme et des mécanismes physiologiques dans un état dynamique (c'est à dire en mouvement et fonctionnel) dans le cadre d’une étude temporelle à plusieurs stades de développement. Ainsi, nous pourrions comprendre les dysfonctionnements dans un contexte anormal ou morbide suite à une perturbation, comme l'inflammation par exemple. Pour cela, cette étude n’est envisageable qu’in vivo.

Réduction

Un nombre minimum d’animaux est nécessaire pour réaliser des tests statistiques fiables. Dans ce projet, il y a 4 groupes expérimentaux. Pour chaque groupe expérimental, 6 souris sont prévues avec 10% d’animaux supplémentaires compte-tenu de la mortalité probable induite par l’inflammation.

Raffinement

Les mères et les souriceaux sont hébergés dans des cages enrichies avec de l'essuie-tout pour qu’elles puissent y faire leur nid. Les femelles gestantes proviennent d’une souche possédant d’excellentes qualités maternelles, ce qui constitue un bon choix pour minimiser le stress des souriceaux lors des injections. Pour les souris conservées jusqu’à 2 mois, le sevrage est effectué à la 3ème semaine de vie avec un maximum de 6 animaux par cage. Des grilles de scoring adaptées à l’âge des animaux permettent la surveillance, et l’atteinte de points limites : pendant le pic d'inflammation, on surveillera la fréquence respiratoire, la recoloration des extrémités, et le tonus ; à distance de l’inflammation on réalisera une surveillance régulière de la prise de poids, de l’absence de troubles du comportement (isolement, agressivité). Si l’un de ces points limites est atteint, les animaux concernés seront euthanasiés selon les méthodes réglementaires.

Choix des espèces

Ce modèle de souris a été choisi car il présente des lésions du cerveau et des troubles du comportement similaires à ceux observés chez les enfants prématurés atteints de troubles du développement cérébral. Il a l’intérêt de modéliser le cerveau en développement d’un prématuré de moins de 28 semaines, car un souriceau à 1 jour de vie correspond à un prématuré de 28 jours, par ailleurs, cette correspondance a l’avantage de ne pas impliquer d’intervention in utero. L’inflammation sera provoquée chez le souriceau entre le 1er et le 5ème jour de vie, stade correspondant au 3ème trimestre de grossesse chez l’homme. Cette stimulation mime ainsi le syndrome inflammatoire des nouveaux nés prématurés lors de cette période de développement critique. Pour les analyses, les animaux seront utilisés pour des prélèvements post-mortem au 3ème et 5ème jour de vie, qui correspondent au pic de l’inflammation dans le cerveau. Puis, une autre partie des animaux sera utilisée au 8ème et 15ème jour, qui correspondent à une phase importante de maturation du cerveau. Enfin, une partie des animaux sera utilisée au bout de deux mois (60 jours après la naissance) qui correspond au stade jeune adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 475
Souffrances
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475 souris saines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Elles reçoivent des injections de nanoparticules et un agent d'imagerie sous anesthésie, avant d'être tuées pour l'analyse détaillée de leurs organes. L'objectif se limite à mesurer où se distribuent ces nanoparticules chez des animaux sains, étape annoncée avant tout test sur des animaux malades puis chez l'humain. Le porteur affirme que le recours à des "organismes entiers" est "indispensable", l'analyse des organes ne pouvant selon lui se faire sur l'animal vivant.

Objectifs

Les dystrophies musculaire (tel que la myopathie de Duchenne) sont des troubles entrainant un handicap physique qui touche 20 personnes sur 100 000 dans le monde. Malgré une meilleure compréhension des mécanismes pathologiques des dystrophies, presque aucun traitement n'est disponible. Ce projet vise à améliorer le transport des molécules médicaments en utilisant des nanoparticules vers les zones musculaires cibles pour augmenter leur efficacité.

Bénéfices attendus

Le présent projet permettra de démontrer l'efficacité des nanoparticules pour véhiculer des molécules médicaments dans les muscles d'animaux sains. Ensuite elles pourront être testées chez des animaux avec dystrophie pour pouvoir ensuite être testé chez l'humain.

Procédures

1 injection par animal de nanoparticules sous anésthesie (procédure rapide

Impact sur les animaux

Lors de ce projet, du stress peut être induit aux animaux lors des anesthésies et des manipulations pour la réalisation des injections. De plus, une légère douleur passagère peut être induite lors des injections (2 injections maximum par animal).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée des différents organes prélevés qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.

Remplacement

Des études préliminaires ont démontré l'efficacité de nos nanoparticules pour délivrer des molécules thérapeutiques dans des cultures de cellules musculaires. Pour aller plus loin, l'utilisation d'animaux est indispensable pour ce projet car il vise à démontrer l’efficacité thérapeutique de nanoparticules pour traiter préférentiellement les muscles tout en limitant leur impact sur les autres organes. Il est donc nécessaire de pouvoir étudier l'effet de ce traitement sur des organismes entiers.

Réduction

L'utilisation des animaux est réduite au nombre minimal et nécessaire pour l'obtention de données expérimentales statistiquement exploitable. Le projet étant conçu par deux étapes successives, le nombre d'animaux calculé pour la deuxième étape peut être réduit en fonction des résultats obtenus lors de la première étape.

Raffinement

Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d'élevage et de bien-être afin d'enrichir l'environnement des souris (incluant boules de coton, dôme et roue). Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. Durant toute la durée des protocoles les animaux seront suivis et tout signe de détresse de douleur et/ou d'inconfort sera noté. Ils seront surveillés quotidiennement, les paramètres suivants seront observés : bienêtre général, activité, réactivité, poids, capacité à s'alimenter et posture. L'efficacité des nanoparticules ne sera pas uniquement étudié au niveau du muscle mais également pour tous les organes vitaux, ainsi si ces nanoparticules démontraient une possible efficacité dans un organe spécifique autre, cela pourrait conduire à l'établissement de potentielles nouvelles applications.

Choix des espèces

La structure et le fonctionnement du tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme. La souris représente donc un modèle expérimental privilégié pour les investigations des maladies musculaires survenant chez l’homme. Les souris utilisées seront adultes, âgées de 8 à 10 semaines, car à ce stade les souris ont un système nerveux entièrement développé, ce qui permet des études plus précises et plus pertinentes de la progression des maladies et des traitements potentiels.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 336
Souffrances
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Devenir
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336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Modèles d'une forme avancée de la maladie de Huntington, elles reçoivent des injections sous-cutanées quotidiennes puis des mini-pompes implantées chirurgicalement, et subissent des tests moteurs dont un test de "clasping", tandis que la maladie leur fait perdre jusqu'à 30 % de leur poids et raccourcit leur vie à quinze semaines. Le porteur justifie leur mise à mort par le "besoin" de prélever les tissus cérébraux pour l'analyse histologique. Il retient la souris pour l'étude de la huntingtine dans un "organisme entier" et présente le projet comme répondant à un "besoin médical non pourvu".

Objectifs

A la suite d’une étude sur un système cellulaire permettant l’analyse du trafic intracellulaire des neurones, une molécule s’est révélée capable de restaurer la dynamique intracellulaire déficiente dans la maladie de Huntington, révélant également un fort intérêt thérapeutique dans un modèle souris de la maladie. L’objectif de ce projet est maintenant de confirmer l’efficacité du traitement dans un modèle de souris avec des symptômes moteurs sévères, classiquement utilisé dans le monde pharmaceutique, afin de se rapprocher de la réalité des patients. Ces nouveaux résultats permettront ainsi de comparer l’efficacité du candidat médicament et de ses dérivés actifs avec les molécules concurrentes actuellement en phases cliniques et atteindre ainsi un niveau de preuve supplémentaire pour aboutir à son développement préclinique.

Bénéfices attendus

La maladie de Huntington est une maladie neurodégénérative rare d’origine génétique (18000 personnes atteintes en France et environ 300 000 personnes dans le monde) pour laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement curatif. Elle se caractérise par l’apparition de symptômes moteurs, mentaux et psychiques conduisant à une altération de l’état général des patients (perte de poids, fonte musculaire, fatigue, douleurs et déformations articulaires puis inexorablement à leur décès. La maladie est causée par une mutation du gène de la huntingtine, elle-même à l’origine d’un défaut d’un facteur de survie neuronal essentiel. Le projet présenté a pour objectif de confirmer l’intérêt thérapeutique du candidat médicament identifié et de ses dérivés actifs par des approches comportementales. Très concrètement, les résultats du projet permettront de, premièrement, valider que l’administration du médicament possède un intérêt thérapeutique dans un modèle de souris aux symptômes moteurs sévères et deuxièmement, d’évaluer si le traitement peut empêcher l’apparition des symptômes, ou les ralentir. Ces résultats permettront le développement clinique de la première molécule ciblant les causes de la maladie de Huntington avec pour objectif de répondre à une forte attente des patients et de combler un besoin médical non pourvu.

Procédures

Un acte expérimental impliquera d’éventuelles nuisances mineures à l'animal : lors de notre étude de l'efficacité du traitement sur les animaux modèles de la maladie de Huntington, le traitement des animaux sera réalisé par voie sous-cutanée. Durant les 3 premières semaines du traitement, la molécule sera quotidiennement administrée par injection sous cutanée dans l’espace interscapulaire de l’animal vigile. Puis, durant les 4 semaines suivantes, les injections quotidiennes prendront fin et la molécule sera délivrée grâce à des petites pompes implantées sous la peau de l’animal. Ces pompes sont spécialement fabriquées pour l’usage animal et permettent de perfuser le médicament de façon continu . Les animaux seront opérés sous anesthésie générale (procédure courte de 15-20 minutes par animal). Du fait du caractère superficiel de cette chirurgie cutanée, une douleur légère de courte durée sans incidence sur le bien-être ou l’état général de l’animal est attendue. Cette douleur sera prise en charge par injection d’analgésique (Carprofène, 5mg/kg, sous-cutané) en post-opératoire, associée à une surveillance accrue de l’animal sur 24h. Une reprise du traitement par injection sous-cutanée, une fois la mini-pompe vide, sera conditionnée au bon état général des animaux alors. Enfin, des tests comportementaux destinés à apprécier les fonctions corticospinales, neuromusculaires et locomotrices des animaux seront réalisés à 10 semaines d’âge (soit 5 semaines après le début du traitement). A ces fins, trois tests comportementaux sont envisagés, deux se feront sur une journée chacun, un sur trois jours. Au total, l’ensemble de ces tests comportementaux s’étalera sur dix jours. De plus, un test de clasping sera réalisé en complément des tests comportementaux toutes les 2 semaines à partir de 7 semaines d’âge, en raison de la nature non invasive de la manipulation, et ceci afin d'évaluer l'évolution des symptômes cognitifs.

Impact sur les animaux

Le modèle utilisé dans la procédure est un modèle largement utilisé dans lequel les manifestations de la maladie (= phénotype) sont cliniquement observables. Le phénotype de ces souris s’accentue progressivement avec l’âge et est considéré comme dommageable entre 9 et 11 semaines d’âge. Les premiers symptômes moteurs apparaissent à l’âge de 5-6 semaines et les symptômes mentaux dès 3 semaines. Ces souris récapitulent les caractéristiques de la maladie humaine avec des mouvements désynchronisés, involontaires et répétés (stéréotypie), des tremblements et une démarche irrégulière. Tout comme chez les patients Huntington, l’histoire naturelle de la maladie dans ce modèle entraine une perte de poids constante, progressive – et indépendante de la prise alimentaire – entre 9 semaines d’âge et jusqu’à la mort de l’animal attendue entre 12 et 15, pouvant aller jusqu’à 30%. Hormis ce phénotype, nous pouvons attendre une gêne supplémentaire de nature interventionnelle : induction d'une légère inflammation due à la mise en place d'une mini-pompe.

Devenir

La mise à mort de l'ensemble des animaux se justifie par le besoin d'obtenir les tissus cérébraux en vue des études histologiques approfondies et biochimiques qui nous permettrons de comprendre les mécanismes du traitement.

Remplacement

Il a précédemment été démontré sur un modèle cellulaire que le candidat médicament permettait de restaurer les défauts de transports neuronaux, caractéristiques de la maladie de Huntington. Ces résultats nous ont permis de démontrer le potentiel thérapeutique de notre molécule. La seconde étape consiste donc à démontrer que ces restaurations du transport neuronal se traduisent en amélioration des symptômes de la maladie de Huntington. Pour cela, nous devons obligatoirement passer par une étude animale car aucun modèle cellulaire ne permet actuellement de mimer fidèlement les traits comportementaux de la maladie et de reproduire la complexité d’un organisme vivant. Notre projet correspond ainsi à un travail de préclinique visant à mettre au point des études cliniques qui seront conduites chez les patients atteints de la maladie de Huntington.

Réduction

Pour notre procédure, afin de caractériser le candidat médicament, nous utilisons le minimum d'animaux nécessaire pour assurer des analyses quantifiables et reproductibles.

Raffinement

Lors de la pose de mini-pompes sous-cutanées, la chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et la prise en charge de la douleur est prévue pendant et après l’opération. Un supplément d'alimentation hypercalorique et hydratée fourni par l'animalerie sera ajouté lors du temps de récupération. Les animaux seront surveillés pendant toute la durée de l’étude et particulièrement dans les heures suivant la chirurgie ou le traitement par le personnel compétent, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible les mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l’animal. Des points limites suffisamment précoces et adaptés aux procédures expérimentales ainsi que des critères d'arrêt des souffrances sont mis en place. Les animaux seront élevés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1er février 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l’environnement.

Choix des espèces

Compte tenu de la similarité de son anatomie avec celle de l’Homme, la souris est un modèle de choix pour l’étude de la huntingtine au sein d’un organisme. Le modèle souris choisi permet de comprendre le rôle de la huntingtine et de ses interactions au niveau d’un organisme entier. Ce modèle de souris de la maladie de Huntington mime les formes avancées de maladie qui présentent de graves symptômes. En effet, les animaux se développent normalement mais ont une espérance de vie drastiquement raccourcie par rapport à des souris non malades (de l’ordre de 15 semaines pour le modèle Huntington contre 96 semaines pour des souris non malades) en raison de l’apparition de symptômes dès l’âge de 5 semaines . Les troubles sont d’ordres mentaux et moteurs et s’intensifient progressivement au fur et à mesure que la maladie progresse. Par conséquent, afin d’observer des effets bénéfiques de nos médicaments, les animaux seront traités dès l’âge de 5 semaines, âge auxquels les atteintes pathologiques sont peu importantes et réversibles.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 24
Souffrances
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Devenir
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24 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe sous-cutanée d'organoïdes cérébraux humains, puis une ouverture de la cage thoracique et une exsanguination sous anesthésie, avant le prélèvement des greffons. Le porteur avance que valider ces organoïdes vascularisés pourrait à terme "réduire fortement l'utilisation d'animaux" pour l'étude des tumeurs cérébrales, un bénéfice conditionné à la réussite du modèle. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour vérifier la vascularisation, faute de circulation sanguine hors d'un animal vivant.

Objectifs

Les organoïdes cérébraux sont composés de différents types de cellules (neurones et cellules gliales) d’origine humaine constituant le cerveau. Nous développons une nouvelle génération d’organoïdes cérébraux qui sont pourvus également de vaisseaux sanguins, car la vascularisation joue un rôle essentiel dans la physiopathologie du cerveau. En particulier, dans le contexte de tumeurs cérébrales, la vascularisation favorise la survie et la croissance tumorale. Ce projet a pour but de valider que la vascularisation de ces nouveaux organoïdes est fonctionnelle. Cette validation sera obtenue par transplantation des organoïdes à des animaux. Ce nouveau modèle permettra d’étudier les mécanismes de la croissance des tumeurs cérébrales et de développer de nouvelles approches thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de vérifier que notre modèle d’organoïde comporte une vascularisation fonctionnelle. La présence de vascularisation est importante dans le cadre des études des tumeurs cérébrales car elle joue un rôle important dans le développement tumoral. Si la vascularisation des organoïdes est fonctionnelle, de nombreuses expériences sur les cancers cérébraux et, en particulier, les tests des médicaments anticancéreux ne nécessiteront plus l’utilisation d’animaux. Ce modèle réduira donc fortement l’utilisation d’animaux ; en particulier dans le cadre des études sur les tumeurs cérébrales comme le glioblastome.

Procédures

L’opération de greffe sous-cutanée des organoïdes cérébraux comporte 4 étapes (injection d’un antalgique, une anesthésie gazeuse, une incision cutanée et un point de suture) pour une durée totale de moins de 15 min/souris. Un mois après la greffe, un produit fluorescent sera administré sous anesthésie afin de colorer les vaisseaux sanguins. Cette opération comporte 5 étapes (injection d’un antalgique, injection d’anesthésique, ouverture de la cage thoracique, perfusion de la solution fluorescente et exsanguination) cette opération est suivie de la mort de l’animal. L’opération dure 15-20 min (sans compter la période de 30 min après l’injection d’antalgique);

Impact sur les animaux

Les opérations de greffe sous-cutanées ne sont pas très invasives et devraient n’entraîner que des perturbations physiologiques et cliniques mineures. Néanmoins, un stress opératoire et une douleur post-opératoire sont attendus mais cette dernière sera limitée par une pharmacologie adaptée. L’anesthésie pourrait entraîner une détresse respiratoire voire un arrêt cardio-respiratoire et ceux-ci seront surveillés.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever les organoïdes afin de réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

Aucune méthode alternative n’existe pour vérifier que la vascularisation des organoïdes est effective. Les expériences de transplantation permettront à la vascularisation de l’organoïde de se « connecter » à la vascularisation de l’hôte grâce à une néo-vascularisation. En revanche, cette dernière ne peut être obtenue que si l’animal est vivant et permettre une circulation sanguine dans l’organoïde.

Réduction

La procédure sera réalisée sur un total de 6 lots d’animaux afin d’analyser des organoïdes d’âges différents obtenus avec deux lignées de cellules souches pluripotentes. Les analyses histologiques révèlent que la grande majorité des organoïdes que nous avons obtenus à ce jour présentent des structures ressemblant à des vaisseaux dès un mois. Ainsi, nous testerons deux groupes d’âge : organoïdes jeunes (1 mois) et organoïdes âgés (4-6 mois) pour les 2 lignées dont nous disposons. Par ailleurs, nous avons estimé qu’un nombre de quatre animaux par lot d’organoïdes serait suffisant pour appréhender la variabilité expérimentale. Ainsi, un maximum de vingt-quatre souris devra être utilisé pour ce projet (6 lots x 2 ages x 2 lignées). Les expériences seront réalisées de façon séquentielle afin d’arrêter le protocole si cela est suggéré par les premiers résultats.

Raffinement

Un protocole d’anesthésie/analgésie sera mis en place pour les greffes d’organoïdes. Par la suite, une surveillance quotidienne sera réalisée pour vérifier l’état clinique des animaux et les critères d’arrêt de souffrance sont prédéfinis.

Choix des espèces

De nombreuses études ont montré la néovascularisation de greffons ou d’organoïdes humains lorsqu’ils sont greffés chez la souris adulte. Les xénogreffes seront réalisées chez des souris adultes âgées de 2 mois. La formation de nouveaux vaisseaux sanguins, ou néovascularisation, est toujours observée chez la souris adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Une injection de virus dans le cerveau leur fait développer la maladie de Huntington, avant qu'elles ne soient envoyées en Belgique pour de l'imagerie puis euthanasiées pour prélever leur cerveau. Le porteur écrit que la maladie "n'est visible qu'en réalisant des tests comportementaux" qu'il ne détaille pas, ce qui minimise une atteinte neurodégénérative laissée se développer jusqu'à un stade avancé. Sur le remplacement, il se borne à indiquer qu'il est "impossible de remplacer le modèle animal vivant par des cultures cellulaires ou des simulations informatiques".

Objectifs

Ce projet a pour but de tester in vivo une approche thérapeutique qui a été validée in vitro contre la maladie de Huntington. Cette approche thérapeutique est développée dans le but de restaurer un manque de transport de molécules dans les neurones.

Bénéfices attendus

Le but du projet est de tester une nouvelle approche thérapeutique permettant de retarder la progression de la maladie, ou d’empêcher l’apparition des symptômes. Il a récemment été mis en place un outil permettant de tester cette approche sur des cellules et de valider son effet bénéfique. Ces résultats prometteurs nécessitent désormais une validation sur des animaux en vue de proposer des nouveaux traitements aux patients atteints par cette maladie.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés une seule fois pendant 5 minutes le temps d'injecter le virus (durée de l'injection 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les souris vont développer la maladie de Huntington. Cela n'est visible qu'en réalisant des tests comportementaux.

Devenir

Les souris seront envoyées en Belgique pour des mesures d'imagerie et elles seront ensuite euthanasiés pour prélever leur cerveau pour des études ultérieures.

Remplacement

Le projet traitant de réseaux neuronaux complets, il nous est impossible de remplacer le modèle animal vivant par des cultures cellulaires ou des simulations informatiques.

Réduction

Le nombre maximal d’animaux prévu pour cette étude (une procédure expérimentale) est de 120 mâles. Ce nombre a été déterminé afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé et de manière à en garder suffisamment pour ne pas compromettre la validité des expériences qui seront menées. Nous générerons des lots séquentiels de souris afin de dupliquer les expériences et augmenter la robustesse des résultats. Nous commencerons donc avec un premier lot de 40 mâles répartis dans 4 groupes expérimentaux. Si les résultats n'étaient pas concluants et/ou interprétables, nous générerions alors un second lot de 40 mâles pour répéter les expériences. Nous prévoyons un maximum de 3 lots de 40 souris pour réaliser ces expériences. Le nombre minimal de souris utilisé sera de 40 si possible, sinon de 120 au maximum.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience et évalué grâce à des grilles codifiant le niveau de bien-être. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée si des signes de souffrance apparaissent.

Choix des espèces

Compte tenu de la similarité de son anatomie avec celle de l’Homme, la souris est un modèle de choix pour l’étude in vivo de la maladie de Huntington. Le but du projet est de tester une nouvelle approche thérapeutique permettant de retarder la progression de la maladie, ou d’empêcher l’apparition des symptômes. Les injections se feront à l’âge de 4-8 semaines, un stade précoce avant que la maladie ne se développe. Nous laisserons les souris vieillir et elles seront envoyées en Belgique à l'âge de 10-12 mois (stade avancé de la maladie de Huntington) pour des expériences d’imagerie qui nous permettront d'étudier les effets du traitement sur la progression de la maladie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une mutation d'un canal sodique cardiaque, elles subissent l'implantation chirurgicale de capteurs de télémétrie et trois échocardiographies sous sédation avant que leur cœur ne soit prélevé. Le porteur qualifie ses investigations d'"indolores et non-invasives" tout en décrivant une étape chirurgicale de 25 minutes et un isolement de dix jours en cage individuelle. Il affirme que la progression de la maladie ne peut s'étudier que dans un "organisme entier" et conclut qu'aucune méthode de substitution n'existe.

Objectifs

Le projet consiste à étudier une pathologie : la cardiomyopathie dilatée, liée à une mutation d’un canal ionique (sodique) cardiaque. Le mécanisme induit par la mutation est nouveau. Les investigations in-vivo sont essentielles pour comprendre le développement de la pathologie et permettre de nouvelles approches thérapeutiques. Il s’agira de caractériser, de manière non-invasive, les effets de la mutation sur différents paramètres cardiaques clés d’un modèle murin (souris) porteur de la mutation.

Bénéfices attendus

Des données cliniques humaines associent la mutation étudiée ici à une cardiomyopathie dilatée. La mutation d'un canal ionique est le plus souvent accompagné par le développement d'un phénotype remarquable in-vivo, pouvant se traduire par des effets sur l'électrocardiogramme (ECG), avec la survenue d'arythmies très souvent létales, et des modifications de la structure, de la morphologie et de la fonction du cœur. L'étude in-vivo est incontournable pour valider le concept du lien entre la mutation et la cardiomyopathie dilatée, étudier la relation gène-phénotype complexe (parfois contre-intuitive), et évaluer le potentiel thérapeutique de molécules visant, soit directement la cible d'intérêt, soit indirectement le remodelage cardiaque pathologique. A notre connaissance, il n'y a aucune étude équivalente à l'heure actuelle.

Procédures

Les investigations in-vivo sont indolores et non-invasives. On notera une étape chirurgicale légère, unique, d'une durée de 25 minutes qui consiste à implanter les capteurs de signaux en amont des enregistrements d’ECG en télémétrie. Les capteurs sont retirés après le sacrifice des animaux. Les enregistrements ECG sont complètement neutres pour l’animal (pas de présence humaine, pas de stress, réalisés en ambulatoire comme chez l’homme). Trois échocardiographies seront réalisées avec des anesthésies légères et un stress limité à une manipulation pendant 10 minutes.

Impact sur les animaux

La lignée murine utilisée, génétiquement modifiée, est établie depuis plusieurs générations avec une transmission de la modification génétique stable. Ni dans le laboratoire qui l’a établie, ni dans notre étude pilote, il n’a été noté de phénotype dommageable. Le phénotype est purement cardiaque (comme attendu) avec une insuffisance cardiaque, modérée et stable, et des troubles du rythme ne conduisant pas à la mort subite. L’échocardiographie est une méthode de choix pour l’exploration indolore de la morphologie et de la fonction cardiaque in-vivo. Sa nature non invasive permet des études longitudinales avec un suivi des animaux au cours du temps. Elle permettra de caractériser la fonction cardiaque in-vivo (3 investigations). Le stress subi se limite à la manipulation pendant une période courte (10 min/animal). Une sédation légère permet l’obtention d’images échocardiographiques de qualité (rythme cardiaque proche de la physiologie). Concernant l'enregistrement des ECG par télémétrie en ambulatoire, le bénéfice expérimental inclut l’absence d’interférence liée à une anesthésie, sans limitation de la durée d’observation, avec un accès aux périodes diurnes et nocturnes, une qualité supérieure du signal. La nuisance liée à l'implantation chirurgicale des capteurs (25 minutes) est limitée. Après l’implantation, les aninaux sont maintenus en cage unique pendant 10 jours pour : (i) éviter des blessures au niveau des cicatrices chirurgicales par les congénères (risque d’inflammation ; modification des conditions expérimentales) et, (ii) respecter la nécessité technique d’avoir un seul animal par plaque (qui est le receveur des signaux) d'enregistrement de l'ECG.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure pour prélever le coeur à des fins d'études in vitro (électrophysiologie, biochimie, histologie).

Remplacement

Le projet, dans sa globalité fait appel à des approches in-vitro et in-vivo. Les approches in-vitro concernent la caractérisation des effets moléculaires et cellulaires de la mutation. Elles permettent de comprendre les mécanismes de base, sans utilisation d’animaux. Pourtant, la validation des effets dans un modèle expérimental in-vivo est indispensable pour évaluer l’impact de la mutation sur la fonction cardiaque intégrée. Il n'existe actuellement aucune méthode (in-vitro ou in-silico) de substitution. Le cœur est un organe complexe, en interaction forte avec de nombreux autres systèmes. La progression de la maladie et les nombreux effets qui découlent de la mutation ne peuvent être étudiés que dans un organisme « entier ». La validation du modèle et les connaissances acquises permettront cependant d’évoluer vers l’utilisation de cellules cardiaques dérivées de cellules souches de patients en se basant en partie sur les connaissances acquises in-vivo.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux utilisés tout en obtenant des informations fiables et robustes, nous utiliserons deux techniques de choix dérivées d’approches couramment utilisées chez l’homme en clinique ; à savoir : (i) l’électrocardiograhie (ECG par télémétrie) et (ii) l’échocardiographie. Elles permettent toutes les deux un suivi de l’animal au cours du temps ; ce qui permet d’augmenter la puissance statistique et de limiter le nombre d’animaux utilisés dans le cas d’une pathologie évolutive comme la cardiomyopathie. Les animaux peuvent ainsi faire l’objet d’investigations répétées (chaque animal étant son propre témoin), au lieu d’être sacrifiés à chaque stade de la pathologie. Le protocole expérimental a été conçu à partir d'études similaires. Notre expérience permet, pour chacun des paramètres étudiés, de définir de manière pratique, le nombre minimum, mais scientifiquement nécessaire, d'animaux dans chaque groupe. Il est à noter que le phénotype cardiaque murin normal est parfaitement connu; ce qui simplifie et fiabilise les interprétations scientifique, et réduit ainsi le nombre d'animaux nécessaire.Nous avons évalué le nombre d’animaux nécessaires par une étude statistique, établi à un minimum de 10 par groupe (échocardiographie, ECG). Dans un souci de Réduction, chaque animal sera également utilisé pour mesurer plusieurs autres caractéristiques (physiologiques, histologiques, biochimiques et moléculaires).

Raffinement

Nous réaliserons des approches in-vivo non invasives (électrocardiographie, échocardiographie) pour comparer le phénotype murin pathologique avec la pathologie humaine afin de transférer les résultats et les connaissances acquises vers la clinique. Nous veillerons à maintenir les meilleures conditions de vie possibles pour les animaux tout au long du protocole, ce qui garantira aussi la qualité et la pertinence des résultats scientifiques. Cela inclut la réduction des contraintes pour les animaux, en matière de stress (ex : période de « repos » après le transport), de douleurs éventuelles (soins adéquats avant, pendant et après l’implantation des capteurs de télémétrie ; anesthésie/analgésie), d’enrichissement du milieu (jouets, tunnel, etc…), de détresse, de points limites et d’arrêt anticipé des procédures expérimentales. Une grille d’évaluation avec différents scores a été établie pour mesurer, réduire ou supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse, et pour définir précisément des points limites et l’arrêt anticipé de la procédure.

Choix des espèces

Les animaux transgéniques sont principalement des modèles murins (souris). Les rongeurs sont effectivement le modèle le plus couramment utilisé en laboratoire. Ceci est particulièrement vrai pour l’étude du phénotype pathologique résultant de mutations humaines (comme décrit ici). Le phénotype cardiaque murin normal est parfaitement connu, à la fois au laboratoire et via une bibliographie abondante ; ce qui simplifie et fiabilise les analyses et les interprétations scientifique. Cela réduit aussi le nombre d'animaux nécessaire pour maitriser le modèle. Les animaux seront réceptionnés au stade jeune adulte, entre 4 et 8 mois. Ils seront utilisés après une période d'adaptation dans l'animalerie. Le stade choisi rend plus faciles et précises les investigations échocardiographiques et l'implantation des capteurs de télémétrie pour l'ECG (taille de l'animal). Il s’agit également d’un stade approprié pour l’étude de la progression de la cardiomyopathie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Cochons : 8
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8

8 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Sous anesthésie générale, ils subissent une ponction de l'artère fémorale, des acquisitions scanner et une dénervation endovasculaire d'une heure destinée à détruire des nerfs, pour tester une technique de traitement de la douleur cancéreuse chez l'humain. Le porteur justifie leur mise à mort par le prélèvement des organes traités, qu'il décrit comme "indispensable" pour confirmer les données d'imagerie. Il retient le porc pour sa taille proche de celle de l'humain, qui permet d'utiliser le même matériel qu'en clinique.

Objectifs

La douleur viscérale chronique est une condition fréquente chez les patients atteints de cancer, qui contribue à une diminution dramatique de la qualité de vie. Son traitement repose largement sur les antalgiques tels que les opioïdes mais est limité par des effets secondaires et/ou des effets insuffisants. En effet, parmi les patients atteints de cancer de l'abdomen, 80% ne répondent pas de manière adéquate à la prise en charge pharmacologique ou présentent des effets secondaires importants. En outre, 10 à 15% des patients souffrant de douleurs accompagnées d'épisodes de douleurs aiguës doivent changer d'opiacé et/ou subir une procédure invasive de gestion de la douleur, notamment une neurolyse. La neurolyse consiste en une destruction intentionnelle sélective du tissu nerveux visant à interrompre la conduction des stimuli douloureux des tissus vers les centres supérieurs, par des moyens chimiques (alcool - phénol) ou physiques (chaleur - congélation). La neurolyse du plexus cœliaque est maintenant considérée comme un moyen efficace qui s'ajoute à l'approche médicale standard pour le traitement de la douleur viscérale chez les patients atteints de cancer. Les options de neurolyse cœliaque actuellement disponibles comprennent la neurolyse du plexus cœliaque avec injection d'alcool ou de phénol, du bloc du plexus cœliaque avec stéroïdes, l'ablation du nerf splanchnique par radiofréquence percutanée et la neurolyse hypogastrique supérieure avec injection d'alcool ou de phénol. La dénervation rénale endovasculaire par ablation aux ultrasons est actuellement une option thérapeutique sûre et efficace de l'hypertension primaire. Étant donné que la taille de l'artère rénale est comparable à celle du tronc cœliaque, de l'artère mésentérique supérieure et des branches principales de l'artère iliaque interne, la technologie développée pour la dénervation rénale devrait être sûre et efficace dans le cadre de la dénervation cœliaque endovasculaire pour le traitement des patients cancéreux souffrant de douleurs viscérales réfractaires. L'objectif de ce projet est de développer une approche endovasculaire de neurolyse utilisant la technologie de dénervation pour les patients cancéreux souffrant de douleurs viscérales réfractaires. Dans le cadre d'un développement par étapes de cette approche, nous proposons d'entreprendre une étude préclinique pour explorer la faisabilité ainsi que la sécurité et l’efficacité de cette technique.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de valider une approche endovasculaire de neurolyse utilisant la technologie de dénervation pour les patients cancéreux souffrant de douleurs viscérales réfractaires. Après validation de la faisabilité, de la sécurité et de l'efficacté technique de cette approche, une étude clinique pourra être envisagée.

Procédures

Le jour de l'intervention (J0) et à J7, les animaux seront prémédiqués par piqure intramusculaire du mélange sédatif, cette étape ne dure que 5 minutes (piqure avec une grande tubulure permettant l'injection lente du produit sans contention) puis seront placés sous anesthésie générale et ventilation controlée. Des acquisition scanner seront réalisées à J0 et J7 sous anesthésie générale (durée: 10minutes). La procédure de dénervation endovasculaire par radiologie interventionnelle est une procédure d'une durée d'1h maximum.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront être soumis à un stress, notamment la veille de l'intervention pendant la phase d'isolement en petit groupe (n=2) pour la mise à jeun. Le jour de l'intervention (J0) et à J7, l'anesthésie sera précédée d'un isolement de l'animal dans un box vide afin de réaliser la prémédication par piqure intramusculaire du mélange sédatif. Une voie veineuse périphérique sera mise en place au niveau de l'oreille de l'animal par laquelle une administration d’anesthésie chimique sera réalisée. Après intubation orotrachéale, l'anesthésie générale sera assurée par administration gazeuse. Un introducteur 7F sera mis en place après ponction de l’artère fémorale droite sous repérage échographique. Les animaux seront soumis, sous anesthésie générale, à de l'imagerie médicale: acquisitions scanner et angiographies.

Devenir

Tous les animaux (n=8) du projet seront mis à mort à la fin de la procédure. Le prélèvement des organes cibles ayant reçus le traitement de dénervation est indispensable afin de pouvoir confirmer les données d'imagerie par les analyses histologiques et immunohistochimiques.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative permettant d’atteindre cet objectif dans des conditions le plus proches possibles des cas cliniques. Il s’agit d’une étude ayant pour objectif d'évaluer l’efficacité et l’innocuité d'une procédure de dénervation par radiologie interventionnelle. L'ensemble de ces dispostifs ont été testés in vitro, cependant, il est nécessaire d’évaluer l’efficacité et la sécurité de ces dispositifs en réalisant des tests sur organismes vivants pour prendre en compte les éléments qui ne peuvent pas être démontrés par des tests in-vitro (dommages tissulaires dans les artères dénervées ainsi que dans les organes environnants, évaluation des lésions nerveuses dans les artères dénervées). Le projet a pour objectif de valider les aspects d’efficacité et de sécurité dans un modèle in-vivo, ne pouvant être validés lors des tests in-vitro. Le modèle porcin, de par sa taille, présente l'avantage d'avoir des tailles d'organes comparables à l'Homme, et permet la mise en oeuvre de procédures de radiologie interventionnelle.

Réduction

Ce projet est une preuve de concept. Le nombre d’animaux a été réduit au maximum en veillant toutefois à obtenir un nombre de zones traitées suffisant pour les analyses statistiques. Le nombre d'animaux nécessaires a été défini selon notre expérience et non selon une approche statistique. La plupart des analyses dépendront de données qualitatives, par expérience, un nombre de 8 permettra d'obtenir des résultats interprétables, en tenant compte de la variabilité interindividuelle.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales ainsi que l’environnement d’hébergement ont été optimisées. Les animaux , issus de la même fratrie, seront hébergés ensemble dans un box de 9m² avec de la fibre de bois au sol et des objets d'enrichissement renouvelés régulièrement (kong, balles, jouets caoutchouc durs masticables...). Les gestes interventionnels seront toujours réalisés sous anesthésie générale, par du personnel formé, permettant un temps interventionnel réduit au maximun, afin de prévenir la souffrance et l’angoisse de l’animal. Le bien-être de l'animal sera contrôlé en veillant aux conditions d'hébergement et au comportement des animaux. L'acclimatation des animaux sera d'une semaine avant d'entrer dans le protocole. Des observations quotidiennes seront réalisées par une personne compétente basées sur l'apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (peu enclins aux manipulations, tentative de fuite). Ces contrôles sont enregistrés et permettent de repérer tout animal malade ou blessé pour prendre des mesures appropriées. Des controles biquotidiens en postopératoire sur une durée de 2 jours seront réalisés par une personne compétente avec évaluation du bien-être et de la douleur. L'évolution du score permet de noter l'amélioration ou l'aggravation de l'état de l'animal et de prendre des mesures appropriées (points limites). Chaque paramètre est ainsi quantifiable, les scores sont additionnés et l'atteinte d'un score supérieur ou égal à 6 définit un point limite et engendre la sortie de l'animal du programme et sa mise à mort après consultation du vétérinaire référent si nécessaire. Tout constat d'un mal-être est remonté au responsable du bien-être des animaux pour examen approfondis, traitements adaptés et/ou consultation du vétérinaire référent.

Choix des espèces

Il s’agit d’une étude ayant pour objectifs de vérifier la faisabilité, la sécurité et l'efficacité d'une technique de neurolyse par dénervation. Cette technique utilise des protocoles et du matériel de radiologie interventionnelle qui ne peuvent etre mis en place que sur des animaux de taille conséquente. Le porc est devenu l'animal de taille humaine de référence parce qu'il est très proche de l'homme d'un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes, stabilité génétique). Les animaux seront de jeunes adultes âgés de 5 à 6 mois (50+/-5 kg). Les animaux de cet âge présentent des organes de tailles équivalentes à l’humain et offrent l’avantage de travailler avec le même matériel que celui utilisé en pratique clinique humaine.