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Souris : 2450
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Toutes tuées en fin d'étude pour l'analyse de leurs organes, 2 450 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des traitements radioactifs ciblés contre le cancer de la prostate. Elles subissent une greffe tumorale, une castration chirurgicale, parfois une irradiation du corps entier qui supprime un temps leurs défenses immunitaires, un transport de cinq à six heures entre deux établissements et jusqu'à six séances d'imagerie sous anesthésie. Certaines sont immunodéficientes, et la tumeur peut provoquer nécroses et amaigrissement. Le porteur affirme qu'on ne peut se passer d'un "organisme entier avec ses fonctions physiologiques intactes", pour des souris castrées et parfois irradiées.

Objectifs

Le cancer est désormais la première cause de mortalité dans les pays développés, devant les pathologies cardiovasculaires. Dans ce contexte, l’objectif de nos projets est le développement de nouvelles thérapies ciblées couplées à des radioéléments. Cette dernière repose sur le principe suivant : « attacher » une molécule radioactive à une molécule biologique qui joue le rôle de transporteur et va reconnaitre spécifiquement une protéine surexprimée par les cellules tumorales prostatiques. Pour la thérapie, on utilise des molécules radioactives puissantes sur une distance très courtes (de l’ordre du millimètre ou micromètre), détruisant ainsi les cellules tumorales à proximité immédiate de l’endroit où elle est transportée, tout en limitant la toxicité sur les tissus sains environnant la tumeur. Dans ce projet, l’objectif principal est d’évaluer l’activité antitumorale de nouveaux traitements ciblés. Dans le cas où aucune donnée de toxicité ne serait disponible, une étude de la toxicité de ces thérapies ciblées pourra être réalisée au préalable dans le cadre de ce projet. Ce projet est un projet multisite entre deux Etablissements Utilisateurs différents (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Le développement de la radiothérapie interne vectorisée est actuellement en plein essor. En effet, cette thérapie cible de façon spécifique la tumeur de chaque patient, et permet un traitement personnalisé. Notre projet permettra ainsi d’évaluer l’efficacité de nouveaux composés de radiothérapie interne vectorisée.

Procédures

Une induction tumorale : sous anesthésie (

Impact sur les animaux

- Certaines souris seront immunodéficientes et pourraient développer des pathologies du fait de leur manque de défenses immunitaires si elles n’étaient pas hébergées dans des conditions sanitaires protégées. - L’irradiation corps entier chez certains animaux va éliminer les défenses immunitaires sur une courte période et fragiliser l’animal qui pourrait développer des infections s’il n’était pas maintenu dans des conditions sanitaires protégées. - L’implantation sous cutanée de cellules tumorales ou des fragments de tumeurs va mener à une masse sous cutanée qui pourrait, si elle est menée trop loin, gêner l’animal dans ses mouvements et impacter son état général. De plus, des nécroses peuvent apparaitre. Il est aussi possible, selon le modèle tumoral, que la progression tumorale entraîne une cachexie (amaigrissement et fatigue) constatée par une perte de poids. - La contention des souris pour manipulation lors de la mesure de la taille des tumeurs et de la mise sous anesthésie pourrait provoquer un léger stress. - lors de la répartition en groupes homogènes selon les critères de volume tumoral et de poids corporel, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cette nouvelle organisation sociale pourra engendrer un stress de 1 à 2 jours. - Afin d’observer des effets de composé sur l’évolution de la tumeur, les animaux recevront des traitements de composés intraveineux qui pourront induire un stress léger. - Les produits administrés pour la thérapie peuvent provoquer une perte de poids transitoire.

Devenir

Différentes analyses complémentaires réalisées sur les organes prélevés post-mortem sont nécessaires pour atteindre les objectifs scientifiques de nos études. La totalité des animaux seront donc euthanasiés en fin d’étude.

Remplacement

Pour étudier le devenir d’une molécule dans l’organisme et évaluer l’efficacité d’un traitement anticancéreux, il n’est pas possible de se passer d’un organisme entier avec ses fonctions physiologiques intactes ; les modèles animaux sont ainsi indispensables. Des études préliminaires réalisées in vitro nous permettrons néanmoins de valider que la molécule étudiée atteint bien sa cible.

Réduction

Une sélection des composés avec la meilleure activité sera réalisée in vitro en amont de toute utilisation in vivo et permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaire à son strict minimum. Les effectifs d’animaux dans les groupes expérimentaux ont été adaptés pour chaque type d’étude afin de mener à des résultats scientifiquement pertinents tout en réduisant au maximum les effectifs des groupes. Enfin, la bonne connaissance de la pousse tumorale pour chaque modèle permet d’implanter uniquement le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des groupes porteurs de tumeurs de tailles homogènes.

Raffinement

La chirurgie pour la greffe de fragments tumoraux et la castration sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse sur lit chauffant afin de réduire l’inconfort potentiel et permettre ainsi le raffinement de l’étude. La chirurgie est réalisée de façon aseptique et les animaux reçoivent une couverture analgésique. Une surveillance post opératoire et des soins post opératoires adaptés sont appliqués si nécessaires.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de choix en pharmacologie car son génome est connu et ses principales fonctions physiologiques (fonction rénale, hépatique) sont comparables à l’Homme. D’autre part, les souris sont compatibles avec nos systèmes d’imagerie utilisés pour la caractérisation des molécules utilisées pour cibler et visualiser les tumeurs chez l’homme. Du point de vue scientifique, la souris porteuse de tumeur reste le modèle de choix dans les études d’évaluation de l’efficacité des nouvelles thérapies contre le cancer. Les animaux pourront être utilisés pour l’induction tumorale à un âge minimum de 5 semaines (jeune adulte), et pourront ensuite être traités à partir de l’âge de 7 semaines (adulte), les modèles de tumeur de prostate humaine nécessitant au moins 2 semaines post implantation pour commencer à pousser. Les molécules étudiées ont pour but d’aider le diagnostic ou le traitement de cancers retrouvés chez les patients adultes. Il est donc justifié de traiter des animaux possédant les fonctions physiologiques correspondant au stade adulte.

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Souris : 787
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787 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une injection unique leur fait pousser une tumeur, puis des séances d'impulsions électriques d'environ huit secondes lui sont appliquées jusqu'à deux fois par semaine pendant quatre semaines, sous anesthésie générale, les substances à évaluer étant administrées jusqu'à sept fois par semaine. L'objectif est d'améliorer un traitement déjà employé en clinique contre les cancers de la tête et du cou, l'électrochimiothérapie, qui reste peu efficace sur les tumeurs volumineuses. Le porteur écrit que les méthodes in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d'appréhender la complexité du comportement cellulaire dans les tumeurs, et conclut que ses perspectives thérapeutiques justifient la "nécessité" du recours à l'animal.

Objectifs

Ce projet vise à améliorer un traitement existant du cancer de la tête et du cou, appelé électrochimiothérapie. Ce traitement combine l'application d'impulsions électriques sur la tumeur, qui ouvrent temporairement les cellules cancéreuses, avec l'administration de médicaments. Cette ouverture facilite l'entrée des médicaments dans les cellules tumorales et rend ainsi le traitement plus efficace. Ce traitement donne de bons résultats pour les petites tumeurs, mais reste insuffisant pour les tumeurs plus volumineuses, et les médicaments actuellement utilisés peuvent provoquer des effets secondaires importants. Ce projet vise donc à tester des nouvelles substances, notamment des molécules naturellement présentes dans l'organisme, en association avec les impulsions électriques, afin de rendre le traitement plus efficace tout en réduisant ses effets indésirables.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter plusieurs bénéfices concrets pour les patients. On attend une meilleure réduction de la taille des tumeurs, notamment pour les tumeurs volumineuses qui répondent actuellement peu au traitement. L'utilisation de substances d'origine naturelle, mieux tolérées que les médicaments chimiothérapeutiques classiques, devrait également permettre de réduire les effets secondaires. Enfin, cette nouvelle approche pourrait être combinée avec d'autres traitements déjà utilisés en clinique afin d'en renforcer l'efficacité globale, ouvrant ainsi la voie à des options thérapeutiques mieux tolérées et plus efficaces pour les patients atteints de ce type de cancer.

Procédures

Les souris recevront d'abord une injection unique (durée: 30 secondes à 1 minute/ souris maximum) pour faire croître une petite tumeur expérimentale. Une fois la tumeur développée, des séances d’environ 8 secondes d'impulsions électriques seront appliquées sur celle-ci au maximum 2 fois par semaine, pendant quatre semaines, sous anesthésie générale, entre 1 à 180 minutes après l’administration du traitement ou du véhicule (durée: 30 secondes à 1 minute/ souris maximum). En absence de l’électroporation, les traitements à évaluer seront administrés au maximum 7 fois par semaine (durée: 30 secondes à 1 minute/ souris maximum), pendant quatre semaines. Enfin, un prélèvement sanguin unique sera effectué (durée: 2 minutes maximal), sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress passager et un léger inconfort lors des manipulations nécessaires aux traitements, ces effets étant de très courte durée (30 secondes à 1 minute). Une légère fatigue temporaire après l'anesthésie est également attendue. Si la tumeur atteint une taille importante, des douleurs locales, une réduction de la mobilité et une perte de poids modérées pourront apparaître. Selon les traitements reçus, une perte de poids transitoire légère, de la fatigue, une réduction de l'activité modérées pourront également être observés, pendant une durée de quelques jours à deux semaines.

Devenir

À l'issue de l'expérience, tous les animaux seront euthanasiés pour analyse sur tissus et organes post-mortem.

Remplacement

Les modèles cellulaires alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo ne permettent pas d’appréhender le comportement cellulaire dans les tumeurs dans toute sa complexité, en particulier le système immunitaire impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…). Pour étudier le développement tumoral, réaliser les tests métaboliques et analyser la signalisation inter-organe, les modèles in vivo sont indispensables. Seul un animal vivant peut permettre d’étudier dans sa globalité la réponse immunitaire aux traitements proposés. Notre projet offre des perspectives thérapeutiques qui justifient la nécessité du modèle animal pour valider les expériences in vivo avant leur application chez l'homme.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables, grâce à plusieurs mesures : l'utilisation d'une lignée cellulaire avec un taux de prise tumorale très élevé, limitant les échecs d'implantation; une sélection précise des doses, basée sur la littérature existante et nos résultats préliminaires; un suivi non invasif de la tumeur par imagerie, évitant des euthanasies intermédiaires; ainsi qu'une collecte de nombreux prélèvements sur chaque animal en fin d'expérience, limitant le besoin de groupes supplémentaires. Le nombre d'animaux a par ailleurs été calculé spécifiquement pour chaque expérience selon des méthodes statistiques reconnues, et, pour deux expériences clés jugées particulièrement importantes pour la validité des résultats, l'expérience sera répétée trois fois afin d'en assurer la reproductibilité. Le nombre total d'animaux requis pour l'ensemble du projet est de 787.

Raffinement

Les souris disposeront d'un temps d'acclimatation à leur nouvel environnement avant le début des expériences, incluant un temps de familiarisation avec les chercheurs. Des méthodes limitant le stress lié à la manipulation seront appliquées, par exemple en évitant de saisir les animaux par la queue. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter tout changement de comportement, ainsi que tout signe de développement tumoral ou d'inconfort. Dès l'apparition de tels signes, la fréquence de surveillance sera renforcée, et une analgésie sera mise en place si nécessaire pour soulager l'animal. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués, afin de limiter autant que possible la durée et l'intensité de toute souffrance éventuelle.

Choix des espèces

L'espèce choisie est la souris, car elle est facile à manipuler et à héberger, avec un cycle de vie court, et la tumeur expérimentale s'y développe de façon simple, rapide et fiable. Les souris utilisées partagent toutes le même fond génétique, ce qui garantit que la tumeur ne sera pas rejetée par leur système immunitaire et permet d'obtenir des résultats reproductibles. Ce modèle est par ailleurs largement utilisé et reconnu depuis de nombreuses années dans les études précliniques sur ce type de cancer, les résultats obtenus chez la souris s'étant montrés transposables à l'humain ; notre partenaire utilise d'ailleurs ce modèle depuis plusieurs années et dispose déjà de premiers résultats avec celui-ci. Les souris seront âgées de 7 à 10 semaines, un âge correspondant au stade de jeune adulte, nécessaire pour que la tumeur puisse être greffée et que le système immunitaire soit pleinement mature.

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    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 48
Souffrances
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Opérés une première fois trente minutes sous anesthésie générale pour qu'un défaut osseux soit creusé dans leur palais et qu'une plaque de silicone y soit posée, 48 rats attendent un mois avant une seconde opération qui retire la plaque et comble le trou. S'y ajoutent trois séances d'imagerie aux rayons X de dix minutes, sous anesthésie gazeuse, dans un second établissement, avec le transport que cela suppose. Ces procédures sont classées en niveau de souffrance sévère, et le porteur indique que la création du défaut osseux peut entraîner une douleur post-opératoire, un changement du comportement alimentaire et une perte de poids, les rats étant séparés de leurs congénères pendant les 24 heures qui suivent l'opération. Tous sont mis à mort à la fin pour analyser au microscanner et en histologie l'os néoformé et les tissus qui l'entourent.

Objectifs

Les fentes labio-alvéolo-palatines (ou plus communément appelées « becs-de-lièvre ») sont les malformations congénitales les plus fréquentes en France (1 cas sur 700 naissances en 2023). Leur prise en charge chirurgicale commence dès les premiers mois de la vie avec, dans le cas des fentes alvéolaires, une étape d’autogreffe osseuse généralement prélevée sur l’os du bassin, à l’âge de 4 ou 5 ans. L’ingénierie tissulaire, utilisant des biomatériaux avec ou sans cellules, a connu d’importants développements au cours des dernières années dans le cadre de la réparation des pertes osseuses et ouvre désormais le champ à la médecine dite régénérative. À l’avenir, elle pourrait donc remplacer les autogreffes osseuses, ce qui permettrait d’épargner aux enfants opérés toute douleur ou inflammation au niveau de la zone de prélèvement osseux. Des substituts naturels ou synthétiques ont déjà été développés pour tenter de combler les pertes osseuses, et leur fonctionnalisation par des cellules souches du tissu osseux a prouvé une amélioration de leur efficacité en réparation osseuse. Cependant, malgré des résultats favorables, l’ingénierie tissulaire ne permet pas encore la régénération d’un tissu fonctionnel comparable au tissu sain. Le projet, qui se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2), vise ainsi à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse, dépassant les performances jusqu’ici obtenues grâce à l’utilisation inédite d’organoïdes de moelle osseuse.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, les fentes labio-alvéolo-palatines (ou « becs-de-lièvre ») sont l’une des malformations congénitales les plus fréquentes au monde (1 cas pour 700 naissances en France en 2023 selon l’Organisation mondiale de la santé), ce qui en fait un véritable problème national et international de santé publique. Ces malformations sont perçues comme graves et affectent le visage, l’audition, la parole, voire le développement cognitif des patients, engendrant ainsi un handicap social conséquent. La prise en charge hospitalière actuelle de ces malades s’effectue d’abord par une chirurgie de fermeture du défaut, réalisée rapidement après la naissance, puis via une greffe osseuse prélevée au niveau du bassin du patient âgé de 4 ou 5 ans. Cette succession d’opérations génère plusieurs points problématiques : chirurgie lourde (particulièrement au vu de l’âge du patient), délai long de prise en charge, nombreuses visites hospitalières obligatoires, lésions vasculaires, infections ou autres complications post-opératoires. Afin de pallier cette prise en charge fortement incommodante pour le patient, ce projet propose de valider le concept d’un biomatériau implantable innovant à l’issue d’une unique chirurgie précoce, améliorant significativement la réparation osseuse sur le long terme. Au niveau clinique, cela conduira à une prise en charge plus supportable pour le patient et moins complexe pour le personnel hospitalier.

Procédures

Au début de la période expérimentale, une chirurgie visant à créer un défaut osseux au niveau du palais et l’insertion d’une plaque de silicone seront réalisées chez les animaux. L’opération dure environ 30 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Un mois après, le retrait de la plaque de silicone et le comblement du défaut seront effectués. L’opération dure environ 10 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Les interventions chirurgicales seront réalisées au sein de l'EU1. Des acquisitions d’imagerie par rayons X seront réalisées au sein de l'EU2 : trois imageries au total par animal, d’environ 10 minutes par acquisition, réalisées sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux engendrera un stress léger potentiel chez ces derniers, notamment lors de la phase d’acclimatation. Si l’harmonie sociale à l’intérieur des cages est compromise, les animaux seront séparés de leur congénères. De la même façon, la séparation post-opératoire, d’une durée de 24 heures, pourrait produire une angoisse légère et transitoire chez les animaux concernés. Une légère douleur passagère pourra être ressentie lors des traitements par injection abdominale (analgésique, anesthésiques, antibiotique, produit de réhydratation, produit d’aide au réveil). De plus, les anesthésies prévues dans l’étude (gazeuse en pré-opératoire et pendant toutes les phases d’acquisition d’imagerie aux rayons X) engendreront un stress léger chez les rats. La création du défaut osseux est une intervention sévère susceptible d'entrainer une douleur post-opératoire qui fera l'objet d'une prise en charge analgésique. Les deux phases chirurgicales de l’étude pourront provoquer des douleurs et/ou un changement du comportement alimentaire chez les animaux opérés, pouvant notamment amener à une perte de poids transitoire. Le transport entre les 2 établissements utilisateurs conduira à un stress léger des animaux. Un contrôle rigoureux de ces nuisances et effets indésirables attendus sera effectué et des actions spécifiques mises en place s’ils dépassent les points limites fixés par la procédure.

Devenir

Les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort à la fin de la procédure par une méthode réglementaire, afin de pouvoir réaliser des analyses post mortem sur le défaut osseux, le tissu osseux néoformé et les tissus adjacents au défaut (acquisitions et analyses au microscanner, histologie et immunohistologie).

Remplacement

Le projet vise à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse dépassant les performances jusqu'ici obtenues en chirurgie conventionnelle. Aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité cellulaire et moléculaire, les interactions entre les cellules ainsi que le système vasculaire intervenant dans le processus de réparation osseuse. Par ailleurs, cette étude ne peut être réalisée sur des modèles invertébrés car ils ne présentent pas de squelette interne. Le recours à un modèle in vivo est dû au fait que les alternatives actuellement disponibles ne sont pas appropriées pour étudier la réparation osseuse.

Réduction

Grâce à une analyse statistique basée sur la littérature, le nombre de rats utilisés a été réduit au minimum permettant d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le recours à une technologie d'imagerie non invasive in vivo, réduit de manière significative le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

Pour le bien-être des animaux, une phase d'acclimatation de 1 semaine sera observée. Durant cette période, un rapprochement positif homme-animal par des chatouilles sera mis en place. Les animaux seront hébergés par 2 dans des cages. Un enrichissement social, tactile et environnemental sera mis en place. La température et l’hygrométrie du local climatisé seront adaptées aux conditions optimales des rats. Les rythmes circadiens seront scrupuleusement respectés, l’eau et la nourriture seront fournies à volonté. Pendant les 3 jours précèdent les chirurgies, les animaux seront chatouillés (tickling). L'ensemble des procédures chirurgicales est réalisé sous anesthésie générale associé à une analgésie adaptée à l'espèce et à la nature de l'intervention. Un suivi post-opératoire est mis en place, incluant l'application de points limites définis pour ce projet. Le transport des animaux sera effectué par un transporteur agrée garantissant des conditions optimales de bien-être animal (ventilation, lumière, hydrométrie, température) et la conformité aux exigences réglementaires en vigueur. L’utilisation d’une technologie d’imagerie in vivo permettra le suivi de la régénération osseuse des animaux dans le temps par une technique non invasive. Le bien-être des animaux ne sera donc pas impacté lors des acquisitions. Une fois l’induction gazeuse réalisée et l’animal transféré à l’intérieur du microscanner sous masque ventilé, cette anesthésie sera contrôlée tout au long de l’acquisition des scans grâce à une caméra interne à l’appareil, permettant le suivi de la respiration. Enfin, à la fin de chaque phase de chirurgie et d'imagerie, les animaux recevront des friandises appétentes.

Choix des espèces

Le modèle de fente palatine chez le rat est bien caractérisé dans la littérature scientifique. De plus, le rat présente un processus de réparation osseuse comparable à celui de l'homme, ainsi qu'une taille suffisante permettant d'effectuer des gestes chirurgicaux. Les animaux utilisés dans cette procédure seront adolescents au moment de la chirurgie et seront suivis jusqu’à l’âge adulte. La taille des animaux à l'adolescence est suffisante pour la chirurgie et leur croissance osseuse restera encore forte pendant plusieurs semaines, permettant le suivi dans le temps par l’observation par une technique d’imagerie non douloureuse de la régénération osseuse.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 2340
Souffrances
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Devenir
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Évaluer la toxicité de plus d'une centaine de candidats médicaments avant leur premier essai chez l'humain occupe 2 340 chiens, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent le produit par voie orale, intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse, le plus souvent chaque jour, au fil d'études qui durent d'un jour à 52 semaines, et peuvent subir jusqu'à une vingtaine d'interventions par semaine, prélèvements sanguins compris. Certains portent un émetteur de télémétrie implanté chirurgicalement pour enregistrer leurs paramètres cardiovasculaires, et peuvent être mis à mort quand la durée de vie de cet émetteur arrive à échéance. Sur l'ensemble, 2 112 chiens sont tués, le plus souvent pour l'analyse histopathologique de leurs organes, et 228 sont réutilisés dans une autre étude quand le vétérinaire juge leur état clinique compatible avec un nouveau composé.

Objectifs

Dans un cadre réglementaire, le projet réalisé vise à permettre l'évaluation du potentiel toxique d'un candidat médicament ainsi que l'évaluation de ses paramètres pharmacocinétiques (absorption, distribution, métabolisme et élimination), pharmacodynamiques et de biodistribution dans le cadre de son développement préclinique. Cette évaluation chez une espèce non-rongeur est indispensable pour chaque nouveau candidat médicament avant de démarrer les essais cliniques chez l'homme, et avant toute autorisation de mise sur le marché. Ce projet permet également d’évaluer la tolérance/sécurité du candidat-médicament dans l’espèce cible dans le cadre du développement du médicament vétérinaire. Il est estimé que plus d’une 100aine de candidats médicaments seront évalués dans ce projet.

Bénéfices attendus

Le développement de composés pharmaceutiques requiert des explorations in vivo chez une espèce non-rongeur ainsi que des études réglementaires à proprement parler. Ces études peuvent être demandées par les autorités réglementaires, pour affiner ou mettre en place des conditions expérimentales, ou pour répondre à des questions de sécurité. Ces études peuvent donc servir à affiner les expériences en amont des études réglementaires qui devront être réalisées par la suite, en permettant de limiter le nombre global d'animaux utilisés dans le développement d'un produit. Elles peuvent aussi directement contribuer à assurer la sécurité non-clinique des médicaments en comprenant mieux leurs mécanismes. La réalisation de ce projet est indispensable à la réalisation de la première administration chez l'Homme.

Procédures

Traitements répétés : Les animaux sont traités, par différentes voies (principalement orale et injection intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse) le plus souvent de façon journalière, hebdomadaire ou mensuel (pour des composés biologiques), avec le candidat médicament. La durée des administrations est généralement rapide (quelques secondes à quelques minutes) et peut atteindre 3 heures maximum, dans le cas de perfusions intraveineuses. La durée des études peut être courte (un jour) ou longue (en général de 1, 3 ou 6 mois voire 52 semaines pour les études règlementaires). Des prélèvements sanguins (sur animal vigile ou sous anesthésie) et recueils urinaires sont également possibles pour bilan hémato-biochimique, pharmacocinétique/pharmacodynamie ou biodistribution ou hormonal par exemple ; ils sont réalisés à une fréquence et aux volumes conformes aux recommandations éthiques en vigueur. Tout prélèvement dépassant ces recommandations devra être justifié et fera l'objet d'une réévaluation (balance bénéfice/ contrainte pour l'animal) en amont du démarrage de chaque étude. La manipulation des animaux durant les interventions est généralement inférieure à 1 heure par animal par jour (en considérant, par exemple, une journée avec 1 administration + 6 prélèvements sanguins soit environ 30 min). Jusqu’à une vingtaine d’interventions peuvent être réalisées par animal et par semaine (en considérant, par exemple, une administration quotidienne et 12 prélèvements sanguins dans la semaine). Une mise en diurèse, n’excédant pas 16h, est aussi possible.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables ou nuisances attendus correspondent essentiellement : - aux effets pharmacologiques du produit administré, - à l’inconfort lié aux procédures (prélèvements, administration répétée), - aux effets systémiques (ex : pertes de poids, baisse de consommation alimentaire) qui peuvent être observés, - à la sédation/anesthésie générale requises pour certaines procédures (prélèvements de biopsie, implantations chirurgicales d’émetteurs de télémétrie), - à la chirurgie (par exemple pour implanter un emetteur de télémétrie pour l’enregistrement des paramètres cardiovasculaires) et aux effets indésirables post-opératoires éventuels, - conditions d’hébergement en individuel quand requis par les procédures (ex : pour suivre la consommation alimentaire individuelle). L’hébergement individuel ne peut excéder 4h par jour. Les seules exceptions sont pour la collecte d’urine sur la nuit (sur une période de 16h maximum) et pour les enregistrements des paramètres cardiovasculaires (sur une période de 26h selon la technologie utilisée).

Devenir

Procédure 1 : études préliminaires Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. Des animaux utilisés avec suivi de télémétrie lors de ces études peuvent être euthanasiés en fin de procédure si la durée de vie de l’émetteur implanté arrive à échéance. Procédure 2 : Étude de toxicologie subchronique (2 à 4 semaines) et chronique (13 à 52 semaines) chez le chien Les études de toxicologie règlementaire incluent généralement une analyse histopathologique pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus. Les animaux sont euthanasiés à l’issue de la procédure. Procédure 3 : Evaluation des fonctions cardiovasculaire et respiratoire chez le chien conscient par télémétrie Les animaux de la procédure 3 sont ensuite utilisés dans les procédures 1 et 2. Leur finalité relève des procédures 1 et 2. Procédure 4 : -Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. -En parallèle des prélèvements sanguins, réalisés au cours de l’étude, l’évaluation de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie et de la biodistribution, peut nécessiter des euthanasies intermédiaires et/ou terminale afin d’effectuer des prélèvements tissulaires et/ou une analyse histopathologique selon les différents temps de prélèvements définis dans l’étude. Ceci pour permettre l'évaluation de l'exposition du composé ou des composés dans le tissu cible, et /ou pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus, respectivement. Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés en fin d’étude.

Remplacement

L’évaluation de la toxicité ainsi que l’évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie de candidats médicaments selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, et ces études ne peuvent pas être réalisées in vitro. Il n'existe pas encore de méthode alternative in vitro pour mettre en évidence certains effets, et pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme ou chez l’animal (produit vétérinaire), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant, et en particulier des réponses immunitaires et des différentes phases d’absorption, de métabolisme, de distribution et d’élimination du/des composé(s).

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est le minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices. En se basant sur des tests statistiques, comprenant a minima des tests de normalité, d’analyse de la variance et tests comparant les moyennes des groupes. Le nombre d’animaux utilisés est le minimum possible en fonction de ces considérations et des objectifs de l’étude. En incluant dans une même étude (i.e. sur les mêmes animaux), l’évaluation toxicologique et l’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité, le nombre d’animaux utilisés est très nettement réduit. Dans le cadre d’une évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie en étude indépendante, le nombre d'animaux par groupe est très variable en fonction du design de l’étude et du nombre de doses testées. En effet, des animaux des deux sexes seront utilisés uniquement pour permettre l'évaluation de l'effet du sexe sur les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques et sur la biodistribution. Par ailleurs, il peut y avoir une comparaison avec des composés de référence, un criblage de plusieurs produits, etc… Mais le nombre d’animaux par groupe correspondra au minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices (ICH S3 M2, ICH S3). Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, certains animaux peuvent être utilisés plusieurs fois pour tester différents produits à condition de respecter une période de repos et sous réserve de l'avis favorable du vétérinaire sanitaire.

Raffinement

L'état général des animaux est surveillé quotidiennement à plusieurs reprises. L’attention portée aux animaux et leur surveillance clinique sont adaptées aux études, en tenant compte des points limites éthiques établis par procédure. Les paramètres suivants sont contrôlés régulièrement (selon les signes attendus) afin d’évaluer l’état de santé des animaux. Tout symptôme est signalé au Directeur d’étude et au vétérinaire. pour application des points limites (ex. en cas de plaie et/ou douleur, possibilité de traitement avec un cicatrisant cutané local et/ou un anti-inflammatoire, un antibiotique). D’autres traitements peuvent être mis en place suivant les recommandations des vétérinaires, selon les observations, conditions d’expérimentation. Des points limites sont définis pour envisager les situations où il s'avère nécessaire d'arrêter le traitement ou d'euthanasier précocement un animal. Une attention est portée à l'enrichissement environnemental (ex. types de jeux, nourriture, renforcement positif, habituation suffisante aux procédures, …). L’aménagement des box avec des rampes, plateformes, une communication entre les box permet aux animaux d’exprimer les comportements physiologiques et activités qu’ils auraient dans leur habitat naturel, tel que courir, grimper et sauter. Des séances de caresses et/ou de sociabilisation peuvent également être effectuées. L’hébergement est groupé permettant les interactions sociales entre congénères, mais individuel si dicté par l’objectif de l’expérimentation ou en cas d'incompatibilité sociale ou si l’état de l’animal l’exige. La justification scientifique de l'hébergement individuel doit être apportée et des éléments d'enrichissement supplémentaires sont utilisés (ex. jeux, contacts humains plus fréquents). L’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité est effectuée par télémétrie, permettant l’obtention de données fiables, sur des périodes de temps prolongées, et avec des contraintes sur l’animal minimisées. L'évaluation pharmacocinétique et pharmacodynamique d'un ou de plusieurs composés administrés se fait généralement à des doses pharmacologiques (donc faibles et similaires à celles utilisées chez l'Homme) et avec l'ensemble des voies administrations utilisées chez l'homme ou l'animal pour les produits vétérinaires.

Choix des espèces

L’évaluation de la toxicité et la sécurité de candidats médicaments (pour la santé humaine et animale), selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, une espèce rongeur et une espèce non-rongeur. Ce projet décrit ces études pour l’espèce chien. Les études sont menées en fonction de ce qui est prévu ensuite chez l’Homme (mode d’administration, durées de traitement…). Pour les médicaments vétérinaires, les études sont généralement à réaliser dans l’espèce cible, telle que le chien, compte tenu de la spécificité de chaque espèce animale. L'évaluation de la toxicité d'un candidat médicament ne peut pas être réalisée in vitro. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme (ou chez le chien pour les produits vétérinaires destinés à cette espèce), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant. Les chiens sont usuellement âgés de 4 à 9 mois au début de l'étude. Des animaux plus jeunes, mais sevrés (à partir de 8 semaines), de même que des animaux adultes plus âgés (12 à 24 mois) peuvent être utilisés, pour que les animaux d’études soient représentatifs de la population cible.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 126
Rats : 84
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 210
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 210

Jusqu'à un animal sur dix meurt d'un œdème malin ou d'une hémorragie sous-arachnoïdienne dans les 72 heures qui suivent la pose d'un filament dans la carotide. 210 rongeurs vont être utilisés, 126 souris et 84 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, pour mettre au point une imagerie par IRM et scanner X qui suivrait l'inflammation cérébrale après un accident vasculaire cérébral. Selon les groupes, la lésion est provoquée par ce filament, par l'injection stéréotaxique d'un peptide vasoconstricteur ou par celle de lipopolysaccharide, chaque animal subissant une chirurgie d'une heure au plus, parfois deux à deux semaines d'intervalle. Un sous-groupe est génétiquement altéré et présente, écrit le porteur, une anxiété augmentée et des crises épileptiques spontanées chez certains individus, alors qu'il affirme par ailleurs que la douleur concerne uniquement la cicatrice, les dommages au parenchyme cérébral n'en engendrant pas.

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité : c’est donc un enjeu majeur de santé publique. L’AVC induit une réaction inflammatoire qui contribue de manière importante aux lésions cérébrales. Le suivi par imagerie in vivo de cette réaction inflammatoire permettrait de mieux comprendre sa dynamique spatio-temporelle et d’évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à la moduler. Pour cela, nous proposons de développer une approche en imagerie cellulaire et moléculaire in-vivo. L’objectif de l’imagerie cellulaire est de pouvoir suivre des cellules d’intérêt dans le cerveau : soit des cellules ayant des propriétés thérapeutiques visant à moduler l’inflammation (telles que les cellules souches issues du tissu adipeux) soit des cellules du système immunitaire (telles que les macrophages). L’imagerie moléculaire vise à suivre l’expression de récepteurs impliqués dans la réponse inflammatoire à un AVC, telles que les molécules d’adhésion qui permettent l’entrée de cellules immunitaires dans le cerveau. Les modalités d’imagerie utilisées pour ces développement méthodologiques seront les mêmes que celles qui peuvent être utilisées chez l’humain : imagerie par résonance magnétique (IRM) et scanner X. Le développement de telles techniques d’imagerie ouvrirait la voie à un suivi non-invasif des cellules et des récepteurs de l’inflammation, qui pourrait être répété dans le temps. Le but à plus long terme est de transférer ces méthodes chez l’humain, pour une meilleure prise en charge des patients présentant un AVC.

Bénéfices attendus

L’accident vasculaire cérébral est une maladie invalidante chez l’adulte. Ce projet permettra de mieux comprendre la réaction inflammatoire associée ainsi que le devenir des cellules thérapeutiques, dans des modèles rongeurs (rats et souris) plus simples à mettre en oeuvre et à standardiser que le modèle classique qui procède via une occlusion artérielle mécanique avec un filament. Ces aspects inexplorés du modèle animal permettront ensuite de définir des biomarqueurs d’imagerie utiles pour évaluer les approches thérapeutiques visant à moduler l’inflammation. Ces biomarqueurs seront à terme utilisables chez l’humain puisque le transfert en clinique des techniques d’imagerie utilisées dans ce projet est à l’étude.

Procédures

L’infusion locale du LPS (solution de lipopolysaccharide, molécule d’origine bactérienne provoquant une inflammation) induisant la neuroinflammation ou du peptide vasoconstricteur spécifique (rétrécissant le diamètre des vaisseaux sanguins) mimant l’ischémie cérébrale nécessite une injection stéréotaxique. Le modèle d’AVC transitoire nécessite l’introduction d’un filament par la carotide. Ces chirurgies, permettant de réaliser ces différents modèles d'AVC, sont réalisées sous anesthésie générale et dure au maximum une heure. Chaque animal subit une seule chirurgie de durée maximale d'une heure. Certains animaux recevront les cellules thérapeutiques par voie intracérébrale et subiront pour cela une deuxième chirurgie sous anesthésie générale deux semaines après la réalisation du modèle. Cette seconde chirurgie dure au maximum une heure.

Impact sur les animaux

Suite à cette chirurgie permettant de réaliser ces différents modèles, une perte de poids minime (

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure afin de pouvoir prélever le cerveau et réaliser des analyses post-mortem (imagerie ex vivo, microscopie).

Remplacement

Les agents de contraste seront d’abord testés dans des modèles in-vitro : les cellules thérapeutiques sont marquées avec les nanoparticules par incubation puis placée dans un tube Eppendorf et imagées en IRM et en imagerie X. Cela permettra de réaliser une première sélection des agents de contraste d’intérêt. Néanmoins le contraste va dépendre également du microenvironnement (inflammatoire) et de la métabolisation des agents de contraste in-vivo : il nous apparaît donc indispensable de tester les cellules marquées avec les meilleurs agents de contraste (4 au maximum) chez l’animal vivant. Les cerveaux des animaux des cinq procédures seront prélevés pour l’imagerie post-mortem à l’aide de techniques innovantes basées sur les rayons X (scanner spectral à comptage de photon, imagerie de contraste de phase, de champ sombre et du k-edge avec le rayonnement synchrotron). Ces imageries ex-vivo viendront apporter des informations précieuses avant le développement in-vivo de ces nouvelles approches. Par ailleurs, les images issues de ces expérimentations seront mises en ligne à disposition de la communauté de manière anonyme sur une plateforme collaborative, afin de pouvoir être exploitées plus largement.

Réduction

L’avantage de l’imagerie in-vivo est qu’elle permet des études sur l’animal vivant plutôt que d’avoir à sacrifier les animaux à intervalles donnés pour faire la même observation. Chaque animal est son propre contrôle, ce qui permet d’augmenter la puissance statistique des résultats tout en limitant le nombre d’animaux. Le nombre minimal et suffisant d'animaux a été estimé par une étude bibliographique de la variabilité du modèle. Des groupes expérimentaux de 6 animaux (3 mâles et 3 femelles) seront typiquement utilisés pour ce projet à caractère exploratoire. Si certaines conditions expérimentales ne fournissent pas un signal suffisant pour être détecté (problème de sensibilité), alors l’inclusion sera stoppée. Enfin, lors des prélèvements finaux, d'autres tissus que les cerveaux pourront être prélevés et conservés en concertation avec nos collaborateurs au moment de la mise en place du projet afin de limiter, optimiser et valoriser au mieux les prélèvements et le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

Le modèle animal d’inflammation cérébrale focale provoquée par l’injection intracérébrale de lipopolysaccharide (LPS) est utilisé car il est moins invalidant pour les animaux que le modèle d’AVC et il est bien approprié pour les études d’imagerie. Il crée une lésion cortico-striatale qui occasionne des troubles sensori-moteurs mineurs et transitoires du côté contralatéral à la lésion (faiblesse des pattes, perte de sensibilité des vibrisses). Néanmoins les animaux continuent de s’alimenter normalement (récupération du poids pré-opératoire dans les 3 jours qui suivent la chirurgie, pas de perte de poids en comparaison avec les animaux sains à plus long terme) et à avoir une activité normale. Dans un second temps, nous allons évaluer si les modèles d’injection intracérébrale de peptide vasoconstricteur et de LPS peuvent nous fournir des informations pertinentes du point de vue de l’imagerie et donc se substituer aux modèles d’AVC, car ils ont l’avantage de limiter le handicap et la mortalité des animaux. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale (isoflurane) avec un traitement anti-douleur adapté (buprénorphine), une thermorégulation continue, et une hydratation sous-cutanée. Une grille dédiée au codage des expressions faciales spécifique à un modèle animal (souris ou rat) permet d’identifier les signes de la souffrance post-opératoire afin de la traiter. La salle d’évaluation neurofonctionnelle a été installée dans un endroit dédié et calme avec une lumière rouge afin de ne pas agresser les yeux des animaux albinos. En soins post-opératoires, nourriture et boisson sous forme gélifiée sont mises à disposition de l'animal pour faciliter leur hydratation, en plus de la nourriture et boisson habituelles. Les groupes sociaux sont conservés (isolement limité au réveil complet de l’animal, sauf en cas d’agressivité constatée). L’évaluation de l’état des animaux est réalisé une heure après la chirurgie et pendant une semaine suivant la chirurgie. Un score de l’état de l’animal est déterminé à l’aide d’une grille de score inspirée des études de raffinement de la procédure post-opératoire d’une chirurgie stéréotaxique, qui permet une évaluation de l’état de l’animal et l’identification des points limites. [MODIFICATION juin 2026. La manipulation et la surveillance des animaux génétiquement altérés sera renforçée.]

Choix des espèces

Les rats sont utilisés car l’imagerie cérébrale de cette espèce a une meilleure résolution en comparaison avec celui de la souris, en raison de la plus grosse taille de cerveau. Nous allons travailler avec des rats Sprague Dawley chez qui le modèle de LPS est bien maîtrisé par notre équipe. Les souris sont utilisées en raison en raison du coût des certaines particules d'oxyde de fer (marquées à la rhodamine fluorescente) et du coût des anticorps (pour la fonctionnalisation des particules d’oxyde de Fer). Les souris utilisées pour cette étude seront des souris C57Bl6 car notre équipe a une expérience extensive de l’utilisation de cette souche pour la recherche translationnelle sur les AVC. Des souris Swiss pourront être utilisées afin de faciliter la pose d'un cathéter veineux. Les animaux auront entre 6 et 8 semaines (jeunes adultes) : la maturité cérébrale sera atteinte et le poids sera suffisant pour la mise en place d’un cathéter veineux caudal pour l’injection des agents de contraste. Rats : 250-300 g à T0 et souris : 25-30 g à T0.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 48
Devenir
 -
 -
 -
 48

Un défaut osseux est creusé dans le palais de 48 rats sous anesthésie générale, avec insertion d'une plaque de silicone retirée un mois plus tard lors d'une seconde opération qui comble le trou. Ces procédures d'un niveau de souffrance sévère se terminent par la mise à mort de tous les rats, pour analyser au microscanner et en histologie l'os néoformé. L'objectif déclaré est de valider un biomatériau à base d'organoïdes de moelle osseuse qui remplacerait, à terme, la greffe osseuse prélevée sur le bassin des enfants opérés d'une fente labio-alvéolo-palatine vers 4 ou 5 ans. Le porteur écrit que les anesthésies gazeuses des trois séances d'imagerie engendreront un stress léger chez les rats, puis, quelques lignes plus loin, que leur "bien-être" ne sera pas impacté lors de ces acquisitions.

Objectifs

Les fentes labio-alvéolo-palatines (ou plus communément appelées « becs-de-lièvre ») sont les malformations congénitales les plus fréquentes en France (1 cas sur 700 naissances en 2023). Leur prise en charge chirurgicale commence dès les premiers mois de la vie avec, dans le cas des fentes alvéolaires, une étape d’autogreffe osseuse généralement prélevée sur l’os du bassin, à l’âge de 4 ou 5 ans. L’ingénierie tissulaire, utilisant des biomatériaux avec ou sans cellules, a connu d’importants développements au cours des dernières années dans le cadre de la réparation des pertes osseuses et ouvre désormais le champ à la médecine dite régénérative. À l’avenir, elle pourrait donc remplacer les autogreffes osseuses, ce qui permettrait d’épargner aux enfants opérés toute douleur ou inflammation au niveau de la zone de prélèvement osseux. Des substituts naturels ou synthétiques ont déjà été développés pour tenter de combler les pertes osseuses, et leur fonctionnalisation par des cellules souches du tissu osseux a prouvé une amélioration de leur efficacité en réparation osseuse. Cependant, malgré des résultats favorables, l’ingénierie tissulaire ne permet pas encore la régénération d’un tissu fonctionnel comparable au tissu sain. Le projet, qui se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2), vise ainsi à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse, dépassant les performances jusqu’ici obtenues grâce à l’utilisation inédite d’organoïdes de moelle osseuse.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, les fentes labio-alvéolo-palatines (ou « becs-de-lièvre ») sont l’une des malformations congénitales les plus fréquentes au monde (1 cas pour 700 naissances en France en 2023 selon l’Organisation mondiale de la santé), ce qui en fait un véritable problème national et international de santé publique. Ces malformations sont perçues comme graves et affectent le visage, l’audition, la parole, voire le développement cognitif des patients, engendrant ainsi un handicap social conséquent. La prise en charge hospitalière actuelle de ces malades s’effectue d’abord par une chirurgie de fermeture du défaut, réalisée rapidement après la naissance, puis via une greffe osseuse prélevée au niveau du bassin du patient âgé de 4 ou 5 ans. Cette succession d’opérations génère plusieurs points problématiques : chirurgie lourde (particulièrement au vu de l’âge du patient), délai long de prise en charge, nombreuses visites hospitalières obligatoires, lésions vasculaires, infections ou autres complications post-opératoires. Afin de pallier cette prise en charge fortement incommodante pour le patient, ce projet propose de valider le concept d’un biomatériau implantable innovant à l’issue d’une unique chirurgie précoce, améliorant significativement la réparation osseuse sur le long terme. Au niveau clinique, cela conduira à une prise en charge plus supportable pour le patient et moins complexe pour le personnel hospitalier.

Procédures

Au début de la période expérimentale, une chirurgie visant à créer un défaut osseux au niveau du palais et l’insertion d’une plaque de silicone seront réalisées chez les animaux. L’opération dure environ 30 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Un mois après, le retrait de la plaque de silicone et le comblement du défaut seront effectués. L’opération dure environ 10 minutes et est réalisée sous anesthésie générale. Les interventions chirurgicales seront réalisées au sein de l'EU1. Des acquisitions d’imagerie par rayons X seront réalisées au sein de l'EU2 : trois imageries au total par animal, d’environ 10 minutes par acquisition, réalisées sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux engendrera un stress léger potentiel chez ces derniers, notamment lors de la phase d’acclimatation. Si l’harmonie sociale à l’intérieur des cages est compromise, les animaux seront séparés de leur congénères. De la même façon, la séparation post-opératoire, d’une durée de 24 heures, pourrait produire une angoisse légère et transitoire chez les animaux concernés. Une légère douleur passagère pourra être ressentie lors des traitements par injection abdominale (analgésique, anesthésiques, antibiotique, produit de réhydratation, produit d’aide au réveil). De plus, les anesthésies prévues dans l’étude (gazeuse en pré-opératoire et pendant toutes les phases d’acquisition d’imagerie aux rayons X) engendreront un stress léger chez les rats. La création du défaut osseux est une intervention sévère susceptible d'entrainer une douleur post-opératoire qui fera l'objet d'une prise en charge analgésique. Les deux phases chirurgicales de l’étude pourront provoquer des douleurs et/ou un changement du comportement alimentaire chez les animaux opérés, pouvant notamment amener à une perte de poids transitoire. Le transport entre les 2 établissements utilisateurs conduira à un stress léger des animaux. Un contrôle rigoureux de ces nuisances et effets indésirables attendus sera effectué et des actions spécifiques mises en place s’ils dépassent les points limites fixés par la procédure.

Devenir

Les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort à la fin de la procédure par une méthode réglementaire, afin de pouvoir réaliser des analyses post mortem sur le défaut osseux, le tissu osseux néoformé et les tissus adjacents au défaut (acquisitions et analyses au microscanner, histologie et immunohistologie).

Remplacement

Le projet vise à proposer une solution implantable pour la reconstruction osseuse dépassant les performances jusqu'ici obtenues en chirurgie conventionnelle. Aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité cellulaire et moléculaire, les interactions entre les cellules ainsi que le système vasculaire intervenant dans le processus de réparation osseuse. Par ailleurs, cette étude ne peut être réalisée sur des modèles invertébrés car ils ne présentent pas de squelette interne. Le recours à un modèle in vivo est dû au fait que les alternatives actuellement disponibles ne sont pas appropriées pour étudier la réparation osseuse.

Réduction

Grâce à une analyse statistique basée sur la littérature, le nombre de rats utilisés a été réduit au minimum permettant d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le recours à une technologie d'imagerie non invasive in vivo, réduit de manière significative le nombre d'animaux utilisés dans cette étude.

Raffinement

Pour le bien-être des animaux, une phase d'acclimatation de 1 semaine sera observée. Durant cette période, un rapprochement positif homme-animal par des chatouilles sera mis en place. Les animaux seront hébergés par 2 dans des cages. Un enrichissement social, tactile et environnemental sera mis en place. La température et l’hygrométrie du local climatisé seront adaptées aux conditions optimales des rats. Les rythmes circadiens seront scrupuleusement respectés, l’eau et la nourriture seront fournies à volonté. Pendant les 3 jours précèdent les chirurgies, les animaux seront chatouillés (tickling). L'ensemble des procédures chirurgicales est réalisé sous anesthésie générale associé à une analgésie adaptée à l'espèce et à la nature de l'intervention. Un suivi post-opératoire est mis en place, incluant l'application de points limites définis pour ce projet. Le transport des animaux sera effectué par un transporteur agrée garantissant des conditions optimales de bien-être animal (ventilation, lumière, hydrométrie, température) et la conformité aux exigences réglementaires en vigueur. L’utilisation d’une technologie d’imagerie in vivo permettra le suivi de la régénération osseuse des animaux dans le temps par une technique non invasive. Le bien-être des animaux ne sera donc pas impacté lors des acquisitions. Une fois l’induction gazeuse réalisée et l’animal transféré à l’intérieur du microscanner sous masque ventilé, cette anesthésie sera contrôlée tout au long de l’acquisition des scans grâce à une caméra interne à l’appareil, permettant le suivi de la respiration. Enfin, à la fin de chaque phase de chirurgie et d'imagerie, les animaux recevront des friandises appétentes.

Choix des espèces

Le modèle de fente palatine chez le rat est bien caractérisé dans la littérature scientifique. De plus, le rat présente un processus de réparation osseuse comparable à celui de l'homme, ainsi qu'une taille suffisante permettant d'effectuer des gestes chirurgicaux. Les animaux utilisés dans cette procédure seront adolescents au moment de la chirurgie et seront suivis jusqu’à l’âge adulte. La taille des animaux à l'adolescence est suffisante pour la chirurgie et leur croissance osseuse restera encore forte pendant plusieurs semaines, permettant le suivi dans le temps par l’observation par une technique d’imagerie non douloureuse de la régénération osseuse.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 2700
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2700
▲ -
Devenir
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 -
 -
 2700

Tester des molécules fournies par des clients occupe 2 700 souris, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le tétrachlorure de carbone leur est injecté deux fois par semaine pendant huit semaines au maximum, seize injections, pour abîmer leur foie jusqu'à la fibrose, et les composés à évaluer sont ensuite administrés une à deux fois par jour pendant quatre semaines. Le porteur indique que les souris peuvent présenter un poil ébouriffé, une position prostrée, une mobilité réduite dans les heures suivant l'injection et une perte de poids, et que les mises à jeun de trois heures avant les prises de sang constituent une source de stress supplémentaire. Toutes sont mises à mort pour récupérer tissus et sang, marquages histologiques et analyses d'expression génique devant mesurer l'efficacité des composés de ses clients.

Objectifs

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) qui se caractérise par l’accumulation de graisse dans les cellules du foie, touche un quart de la population française et environ 20% de la population générale. La stéatose hépatique non alcoolique est retrouvée préférentiellement chez les patients en surpoids. L’administration répétée d'un composé chimique défini induit une toxicité hépatique qui entraîne la fibrose. L’objectif de ce projet est de modéliser une atteinte hépatique chronique chez le rongeur afin d’évaluer les mécanismes de la fibrose et d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices scientifiques de ce projet attendus sont une meilleure compréhension de la fibrose hépatique. La fibrose hépatique est un problème de santé majeur pour lequel il n’existe aucun traitement autorisé à ce jour, ce projet vise à valider de nouvelles molécules données par nos clients capables de prévenir ou de ralentir la cirrhose ou la fibrose hépatique.

Procédures

L’injection du composé chimique induisant une fibrose hépatique, dure environ 30 secondes sur animal vigile et est réalisé 2 fois par semaines pendant maximum 8 semaines (16 injections). Les composés à tester seront administrés une à deux fois par jour par toutes les voies possibles pendant 4 semaines maximum. L’administration dure environ 30 secondes sur animal vigile et 1 min sur animal anesthésié. 3 prélèvements de sang seront réalisés au cours de la vie de l’animal (2 en cours de projet et un prélèvement terminal) afin de suivre les paramètres biologiques ou l’exposition des composés. Un prélèvement de sang dure environ 2 minutes par animal. Dans le cas de prélèvements visant à quantifier les paramètres biologiques une mise à jeun (retrait de l’aliment) d’une durée de 3h peut être réalisée.

Impact sur les animaux

Les animaux sont susceptibles de présenter des effets indésirables liés à l’administration du composé chimique, comme le poil ébouriffé ou encore une position prostrée, mobilité réduite pendant les heures qui suivent l’injection, ou encore une perte de poids. Un stress de l’animal peut être provoqué par les manipulations répétées (pesées, administrations de traitements). Les prélèvements sanguins peuvent créer des oedèmes au niveau du site de prélèvement. Les traitements pouvant se faire par injections répétées, il peut y avoir des effets indésirables comme des œdèmes. Les mises à jeun de 3h lors des prélèvements de sang peuvent être une source de stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les tissus et le sang dans le but d’évaluer l’efficacité des composés grâce à des marquages histologiques, des analyses d’expression de gènes ou protéines dans le sang et les tissus cibles.

Remplacement

La fibrose n’est pas une maladie d’un seul type cellulaire mais le résultat d’une interaction complexe entre plusieurs types cellulaires. Il n'existe pas de technique in vitro ou in silico fiables pour avoir des résultats probants mimant la pathologie dans son intégrité, l'utilisation de l'animal est donc nécessaire.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux exprimés par les chercheurs. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles.

Raffinement

Lors de l’injection du composé chimique, celui-ci sera systématiquement dilué dans de l'huile neutre pour diminuer son effet corrosif. Les animaux seront pesés deux fois par semaine, en cas d’apparition de perte de poids ou signes cliniques, nous réaliserons une observation clinique approfondie en scorant différents paramètres (perte de poids, locomotion, aspect général). En cas de déshydratation, une injection de soluté de réhydratation sera réalisée. Dans les cas d’atteinte des points limites, l’animal est mis à mort. Les points limites sont définis de manière conservatrice afin d’éviter toute souffrance excessive. Les prélèvements intermédiaires et terminaux seront réalisés sous couverture anesthésique et analgésique adaptée.

Choix des espèces

Les animaux et la souche sélectionnée sont largement utilisés et caractérisés par la communauté scientifique afin d’étudier la progression des désordres hépatiques telle que la fibrose hépatique. Les animaux seront utilisés entre 6 et 10 semaines car à cet âge ils sont considérés comme jeune adulte, et ont un système immunitaire et tissulaire mature pour répondre à ce composé chimique.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 64
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 64
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 64

Vingt-et-une injections sous-cutanées en trois semaines, une chirurgie crânienne d'environ cinq heures sous anesthésie générale, puis douze séances de test avec imagerie cérébrale de vingt à cent quarante minutes sur six semaines : 64 rats subissent ce protocole dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le produit administré appartient à la famille du cannabis, et il s'agit de voir comment une exposition répétée à l'adolescence modifie les connexions cérébrales et la mémoire à l'âge adulte. Le porteur qualifie ces administrations de procédures "bien tolérées" et prévoit une douleur post-opératoire de 24 à 48 heures. Tous les rats sont mis à mort à la fin, la chirurgie et le traitement cannabinoïde excluant selon lui qu'ils servent ensuite à autre chose, et les tests de mémoire qui occupent six semaines du protocole ne sont jamais nommés.

Objectifs

Ce projet vise à mettre en place et à valider une technique d’imagerie cérébrale chez le rat en mouvement libre, afin d’étudier comment une exposition répétée à des substances psychoactives (de la même famille que le cannabis) pendant l’adolescence modifie les connections entre différentes régions du cerveau et les capacités de mémorisation. Les animaux utilisés bénéficieront d’une intervention chirurgicale (réalisée sous anesthésie complète et avec traitement de la douleur) permettant l’accès à l’imagerie cérébrale, ainsi que d’administrations de substances apparentées aux cannabinoïdes, procédures considérées comme bien tolérées.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment une exposition aux cannabinoïdes à l’adolescence modifie durablement les circuits cérébraux liés à la mémoire. Ces connaissances pourront contribuer à identifier des marqueurs biologiques de vulnérabilité et à informer les politiques de prévention.

Procédures

Les interventions sur les animaux comprennent : • Injections sous-cutanées répétées (21 injections sur 3 semaines, environ 5 secondes chacune) • Une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et traitement antidouleur (environ 5h), permettant l’imagerie cérébrale • 2 injections sous-cutanées post-chirurgicales (5 secondes chacune) • Sessions d’habituation (5 jours, 10 à 20 minutes par session) • 12 sessions de test comportemental avec imagerie cérébrale (20 à 140 minutes par session sur 6 semaines)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : • Douleur post-opératoire modérée (24 à 48h), prise en charge par analgésie • Douleurs brèves lors des injections sous-cutanées (quelques secondes) • Léger stress lors des séances d’imagerie cérébrale en état d’éveil (bruit modéré, changement d’environnement) • Modifications transitoires de la locomotion et de l’état général liées au traitement

Devenir

Les animaux seront mis à mort car pas de réutilisation possible dû à la chirurgie et au traitement cannabinoïde.

Remplacement

Aucun modèle in vitro ou informatique ne permet d’étudier simultanément le comportement complexe, la dynamique cérébrale en mouvement libre et de manière longitudinale sur plusieurs semaines. Le recours à l’animal est indispensable.

Réduction

Cette étude pilote utilise le nombre minimal d’animaux nécessaire. Les sessions longitudinales répétées évitent de multiplier les animaux. Les animaux serviront pour plusieurs types d’expériences (imagerie et comportement).

Raffinement

La chirurgie est réalisée sous analgésie et anesthésie complètes, avec suivi post-opératoire. Une grille de score et une liste de points limites permettent d’assurer le bien-être animal et d’interrompre l’expérience ou de procéder à la mise à mort dès qu’un point limite est atteint. Des analgésiques sont utilisés pour prévenir la douleur. Des séances d’habituation à l’imagerie et au comportement sont réalisées. Les souris [rats] sont élevés en groupes sociaux avec enrichissement du milieu.

Choix des espèces

Le rat a été choisi car il est adapté à l’implantation chronique d’un dispositif d’imagerie cérébrale, offre un volume cérébral suffisant pour l’imagerie des structures d’intérêt, et montre une robustesse comportementale pour les tests de mémoire. L’effet du traitement cannabinoïde a déjà été documenté chez cette espèce. Le traitement est administré au stade adolescent (en raison de la sensibilité accrue du cerveau en développement) et les enregistrements sont réalisés au stade adulte (cerveau mature, ossature crânienne plus résistante).

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 604
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 284
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 604

Une partie des souriceaux de ce projet naît porteuse d'une mutation qui les prive du réflexe respiratoire, avec apnées et respiration faible dès la naissance, reproduisant le syndrome d'Ondine humain. 604 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées à l'issue, certaines naissant par césarienne. Dans les quatre premiers jours de vie, un morceau de queue de 2 à 3 mm leur est prélevé pour établir leur statut génétique, leur vitalité est vérifiée toutes les deux heures pendant six heures puis deux fois par jour, et les mesures cardio-respiratoires imposent une heure de séparation d'avec la mère. Le résumé range parmi les atteintes l'angoisse de cette séparation et la détresse respiratoire causée par la mutation, quand le bénéfice reste au conditionnel, "Le projet pourrait avoir un impact fondamental" sur la connaissance des réseaux de neurones en cause.

Objectifs

Nous voulons comprendre comment et pouquoi les mutations identifiées aboutissent au syndrome d'Ondine. Cette maladie se manifeste à la naissance par une apnée, une respiration faible et une absence de réflexe respiratoire (pas d'augmentation de la respiration à une élévation de la teneur en gaz carbonique dans le sang). Ces problèmes se manifestent pendant le sommeil ce qui est dangeureux pour le nouveau-né. Il s'agit d'identifier les structures qui ne se forment pas et/ou les structures qui sont malformées à l'expression de la mutation et leurs conséquences sur la respiration.

Bénéfices attendus

Le projet pourrait avoir un impact fondamental par l’identification des réseaux de neurones impliqués dans les déficits respiratoires du syndrome d'Ondine. Le projet pourrait également apporter de nouvelles connaissances sur les structures du cerveau impliquées dans le maintien de la respiration pendant le sommeil, informations critiques à la compréhension du développement du syndrome d'Ondine et plus largement des pathologies respiratoires du sommeil comme les apnées obstructives.

Procédures

1/ Séparation maternelle d'une heure pour la mesure cardio-respiratoire 2/ Le prèlèvement d'un morceau de queue de 2-3 mm et d'une durée de 3 secondes pour l'identification du statut génétique est réalisée avant quatre jours de vie (souriceau sans poils) 3/ vérification de la vitalité du souriceaux (durée : 1 min par souriceau) le jour de naissance toutes les deux heures sur 6h d'observations puis deux fois par jour. Aucune necessité de recourir à de l'anesthésie. 4/Administration de solution directement dans le coeur de l'animal préalablement anesthésié permettant de préserver l'aspect et la structure des tissus pour une meilleure analyse (durée entre 5 à 6 minutes).

Impact sur les animaux

1/ angoisse à la séparation maternelle d'une heure pour les mesures respiratoires 2/ Douleur au prèlèvement de 2-3mm de queue pour l'identification du statut génétique 3/ détresse respiratoire liée à la mutation 4/ angoisse à la vérification de la vitalité du souriceau (1 min par souriceau) 3 fois en 6h (le jour de naissance et 2 fois par jour juqu'à P4. 5/Stress lié à la detresse respiratoire engendrée par la mutation. 6/naissance par cesarienne

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure. En cas d'ateintes de points limites, les souris sont euthanasiées selon la méthode réglementaire préconisée à leur âge par un personel formé et avec les outils adaptés. S'il y a un besoin de prélèvement d'organes notamment du cerveau sur les souris, ça sera en postmortem.

Remplacement

Dans le cas du syndrome d’Ondine, il n’y a actuellement pas de prise en charge pharmacologique. Cependant, les modèles génétiques murins sont disponibles pour élaborer et/ou affiner les stratégies thérapeutiques. Si les avancées obtenues par les recherches sur les cultures cellulaires permettent d'éclaircir les mécanismes et les conséquences de la mutation à l'échelle moléculaire et cellulaire, une validation sur des animaux en développement est nécessaire pour comprendre la maladie et les conséquences fonctionnelles sur un organisme entier. L’utilisation de l’animal ne peut alors être évitée.

Réduction

Nous utilisons l'effectif qui permet d'avoir une puissance statistique suffisante pour tester nos hypothèses. Compte tenu de la grande variabilité inter-individuelle et d'une éventuelle mortalité à la naissance, nous avons déterminé un lot expérimental de 30 animaux par groupe pour mettre en évidence une différence biologiquement significative. Les études publiées sur les variables respiratoires valident l’effectif de 30 animaux par groupe pour obtenir une puissance statistique satisfaisante. Cet effectif sera réduit si au cours des analyses intermédiaires, un effectif plus faible permet de tester les hypothèses.

Raffinement

Des points limites adaptés à l’âge des souris sont décrits et comportent les scores prédictifs et précoces pour éviter la souffrance et garantir le bien-être de l'animal. Pour les mesures, nous utilisons une technique non invasive (animal non anesthésié) et contrôlée (durée de la mesure, température constante dans les chambres de mesure) pour minimiser une possible angoisse des animaux. La durée de séparation maternelle le temps d’une mesure est d’une heure au maximum. Les cages avec les portées sont enrichies en cellulose douce pour le nid. De plus, l’équipe de l’animalerie effectue une surveillance réglementaire quotidienne des espaces d'hébergement et de toutes les cages. Les techniques sont choisies pour optimiser les mesures et ainsi réduire le nombre de foetus/souriceaux utilisés.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle pour l'étude du développement du cerveau humain. Plus largement, la souris génétiquement modifée contribue à la compréhension d'une maladie génétique. Dans le cas du syndrome d'Ondine, les modèles animaux existants sont murins. C’est une maladie qui se manifeste dès la naissance. Nous avons des outils adaptés pouvant prendre en charge les modèles murins dès la naissance permettant ainsi de tester et d’évaluer des stratégies thérapeutiques. De plus, le recours aux modèles animaux en développement constitue une des recommandations de l'Agence Européenne du médicament pour évaluer les médicaments à visée pédiatrique. Le suivi longitudinal est effectué de la naissance à l'âge adulte autour de 60 jours.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 465
Souffrances
▲ -
▲ 250
▲ 215
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 465

Valider chez la souris un vaccin contre le mélanome en vue d'une publication et d'un dépôt de brevet : 465 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque souris reçoit de trois à neuf injections sous-cutanées sur une durée maximale de 80 jours, certaines recevant en outre des cellules tumorales qui font pousser une tumeur sur leur flanc, mesurée trois fois par semaine. Le porteur classe la douleur de la piqûre comme un "inconfort mineur ne justifiant pas d'anesthésie/analgésie associée", et compte parmi les nuisances les trois heures trente de transport entre l'élevage et le lieu d'expérimentation. Rate et tumeur sont prélevées après la mise à mort, et l'efficacité obtenue doit décider du brevet et du transfert du produit en clinique.

Objectifs

L'objectif du projet est d'évaluer in vivo l'efficacité d'un nouveau type de vaccin contre le cancer. Ce vaccin est constitué de deux éléments qui coopèrent pour aboutir à une meilleure réponse immunitaire. L'avantage attendu de ce type de vaccination est d’augmenter l'efficacité du système immunitaire pour aller détruire la tumeur. Nos résultats préalables ont démontré l'efficacité de ces vaccins sur des expériences en laboratoire et nous devons désormais valider notre approche sur des souris pour pouvoir espérer la mettre en œuvre ensuite chez l'homme. Notre principal modèle d'étude est un modèle de souris vaccinées contre le tétanos auxquelles nous transplanterons une tumeur ressemblant au mélanome. Les souris seront ensuite vaccinées avec les vaccins testés. Nous espérons démontrer ainsi l'efficacité de ce vaccin pour limiter la croissance tumorale chez ces souris.

Bénéfices attendus

L'objectif principal de ce projet est d’obtenir des preuves d’efficacité de vaccins optimisés chez la souris justifiant la mise en place d’immunothérapies dans le traitement des mélanomes. En fonction de l’efficacité obtenue, ces travaux feront l’objet d’une publication scientifique et d’un dépôt de brevet en vue d’un développement clinique du produit.

Procédures

Les animaux sont soumis à des injections par voie sous-cutanée de vaccins d’une composition proche d'un vaccin humain. Les animaux reçoivent entre 3 et 9 injections sous-cutanées, sur une durée totale maximale de 80 jours. L'injection en elle-même dure 3-5 secondes. Certains animaux reçoivent aussi par voie sous-cutanée une petite quantité de cellules tumorales qui vont générer une tumeur sur le flanc de l'animal. Cette injection se fait sous anesthésie générale. Le suivi de la croissance tumorale et le poids des animaux est effectué 3 fois par semaine, les souris sont donc manipulées régulièrement.

Impact sur les animaux

Les nuisances suivantes sont identifiées : 1) stress lié au transport entre le lieu d'élevage et le lieu de l'expérimentation (3h30 de voyage) 2) douleur intrinsèque liée à la piqure (toutes les injections, de peptide et de cellules tumorales sont réalisées par voie sous-cutanée), considérée comme inconfort mineur ne justifiant pas d'anesthésie/analgésie associée. Selon les lots, les souris subiront au maximum 9 injections. 3) développement d'une tumeur de type sarcome sur le flanc dont la croissance sera suivie et qui nécessitera donc 3 manipulations des animaux par semaine (mesure de la croissance tumorale, suivi de poids).

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure car nous avons besoin de prélever des organes pour analyses (rate et tumeur).

Remplacement

Les résultats attendus dans cette étude ne peuvent pas à ce jour être remplacés par des procédures in vitro. Bien que nous développions des méthodes alternatives à l'expérimentation animale, l'évaluation du bénéfice thérapeutique in vivo reste indispensable. Ce projet s'appuie sur des données préliminaires prometteuses obtenues sur cellules, qui justifient de les tester sur des modèles animaux. Notre étude permettra d'évaluer l'efficacité du traitement proposé en conditions physiologiques. Ces résultats seront importants lors de la valorisation du produit et de son transfert espéré en clinique.

Réduction

Le nombre de lot d'animaux est réduit le plus possible : 3 lots pour mesurer la réponse immunitaire et 2 ou 3 lots pour évaluer le bénéfice thérapeutique. Le nombre total d'animaux prévoit l'évaluation de 10 vaccins qui seront testés en séquentiel selon les résultats obtenus. Nous vérifions systématiquement la prise tumorale sur un petit nombre d'animaux avant de lancer une procédure complète ce qui permet d'éviter les expériences non concluantes. Le nombre d'animaux par lot a été estimé initialement à l'aide de tests statistiques et grâce à nos données préliminaires. Nous savons qu'avec 10 souris par groupe, nous pourrons mesurer l’efficacité du vaccin.

Raffinement

Le recours à des expériences préliminaires réalisées sur un petit nombre de souris nous a permis initialement de valider les paramètres expérimentaux et de prendre en main le modèle expérimental. Cette précaution nous permet de limiter le risque de résultats non concluants. Les souris qui vont recevoir les tumeurs sont rasées la veille de l'injection et l'injection se fait sous anesthésie ce qui permet une implantation tumorale plus précise, avec une croissance plus homogène et donc une évaluation de la taille tumorale plus précise. Nous raffinons également nos procédures expérimentales par la définition de points limites adaptés à un modèle de croissance tumorale, ce qui permet un arrêt de la procédure si des souffrances sont suspectées. Nous raffinons également les données collectées : à la fin de l’expérimentation, nous collectons les tumeurs et les cellules immunitaires pour des analyses approfondies..

Choix des espèces

Le modèle animal dont nous avons besoin ici est un modèle de souris dont le génome a été modifié pour produire des réponses immunitaires similaires à celles observées chez l’homme. Selon la disponibilité des animaux, nous faisons en sorte que les lots soient le plus homogène possible en terme de disparité d'âge et la constitution des lots est faite au hasard.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 40
▲ 560
Devenir
 -
 -
 -
 600

Une injection unique dans l'abdomen déclenche le lupus, deux injections intradermiques sous anesthésie profonde déclenchent l'arthrite, d'autres souris ingèrent du DSS pour développer une colite, avant la pose d'un cathéter et une trentaine de minutes d'imagerie sous agent de contraste. 600 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue, certaines subissant en plus une heure de clampage de l'artère rénale gauche. Le porteur annonce pour la colite une perte de poids de 20 à 25 %, une diarrhée avec rectorragies et une souffrance de plusieurs jours, et rapporte pour le lupus une hémorragie intra-alvéolaire mortelle dans la moitié des cas selon la littérature, tout en indiquant que la souche BALB/c ne présente pas cet évènement. La douleur est cotée par la mouse grimace scale, et la mise à mort intervient au-delà d'un score moyen de 1,5, d'une perte de poids de 20 %, ou d'une respiration abdominale.

Objectifs

Les structures lymphoïdes tertiaires (TLS) sont des agrégats lymphocytaires de quelques centaines de micromètres qui se développent dans les tissus sous l'effet d'une inflammation chronique. En temps normal, ces TLS possèdent probablement de nombreux avantages en permettant de générer une réponse adaptative in situ. Néanmoins, dans des situations d'inflammation chronique ces structures se comportent comme une niche pour les lymphocytes auto-réactifs et entretiennent de ce fait la pathologie présentée. Il a ainsi pu être démontré chez l'homme que la présence de TLS était associé à un mauvais contrôle de la pathologie au cours de rhumatismes inflammatoires chroniques, de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin ou de pathologies auto-immunes. Afin de visualiser l'inflammation en imagerie, il est possible d'utiliser des agents de contraste magnétiques pouvant être détectés par des techniques d'IRM ou d'imagerie à particules magnétiques (une modalité d'imagerie récemment introduite qui repose sur la détection du signal émis uniquement par les microparticules d'oxyde de fer, et qui permet la réalisation d'une étude corps entier, contrairement à l'IRM) et sélectivement dirigées contre un marqueur inflammatoire spécifique de la structure d'intérêt. Les TLS sont entourées de cellules endothéliales très spécialisées, qui expriment à leur pôle luminal un motif glycoprotéique appelé PNAd. Ce motif glycoprotéique est en pratique histologique reconnu par un anticorps spécifique, qu'il est alors possible de coupler à l'agent de contraste afin de permettre la visualisation des TLS par une approche d'imagerie non invasive. Un nouvel agent de contraste submicrométrique et biocompatible a récemment pu être développé, ouvrant ainsi la voie à une translation à l'homme. Nous souhaitons donc valider cette approche d'imagerie moléculaire des TLS en utilisant ce nouvel agent de contraste couplé à un anticorps dirigé spécifiquement contre PNAd dans différents modèles précliniques de pathologies inflammatoires ou auto-immunes. Ceci permettrait de valider la possibilité d'une imagerie moléculaire de l'inflammation chez l'homme, par l'utilisation de ce nouvel agent de contraste.

Bénéfices attendus

La présence de TLS au sein des sites inflammatoire a pu être démontrée comme associée à un mauvais pronostic, y compris sous traitement immunomodulateur. L'évolution de la présence et du nombre de TLS a également pu être associée à la réponse thérapeutique. Actuellement, l'identification des TLS au sein d'un organe d'intérêt repose sur l'analyse histologique du tissu après réalisation d'une biopsie. Cette technique présente de nombreuses limites. Il s'agit en effet d'un examen invasif, avec un risque de complication (hémorragie du site de ponction, perforation...) non négligeable, ce d'autant plus si l'on souhaite évaluer l'évolution des TLS au cours du temps et donc répéter les examens. De plus, l'analyse d'une biopsie n'apporte qu'une information parcellaire et ne permet pas une analyse complète de l'organe d'intérêt. Outre l'absence de vision d'ensemble, le risque de faux négatif est donc important. Enfin, la réalisation d'une biopsie est un examen destructeur, qui empêche donc le suivi d'une structure donnée au cours du temps. Pour toutes ces limites, il apparaît aujourd'hui nécessaire de développer une technique non invasive permettant l'étude, le suivi et la caractérisation des structures lymphoïdes tertiaires. Le développement et la validation de notre agent de contraste utilisable en IRM dans différents modèles de pathologies inflammatoires permettrait ainsi d'ouvrir la voie de l'imagerie non invasive de l'inflammation en pratique clinique humaine.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : induction d'un modèle de lupus par injection intra-péritonéale unique (30 secondes) ou induction d'un modèle d'arthrite par deux injections intradermiques sous anesthésie profonde (5 minutes chaque) ; clampage transitoire de l’artère rénale gauche (une heure) ; pesées quotidiennes (durée inférieure à 5 minutes) ; pose d'un cathéter pour l'administration de l'agent de contraste sous anesthésie profonde (environ 15 minutes) ; réalisation d'examens d'imagerie avec injection de l'agent de contraste (environ 30 minutes) ; injection d'un traitement par voie intra-péritonéale (30 secondes).

Impact sur les animaux

Les modèles de colite utilisés sont susceptibles d'occasionner des effets indésirables chez les animaux. Compte-tenu de notre expérience dans l'utilisation de ce modèle et des données de la littérature, nous savons que le modèle de colite par ingestion de DSS est susceptible de produire une diarrhée et des rectorragies. Il est susceptible d'entraîner une perte de poids chez les animaux (jusqu'à 20 à 25% selon les séries), un inconfort physique et une souffrance de durée possiblement prolongée (quelques jours). Le modèle de lupus induit par pristane est susceptible d'entraîner une ascite, puis l'apparition d'arthralgies inflammatoires. L'effet le plus sévère de ce modèle rapporté dans la littérature est la survenue d'une hémorragie intra-alvéolaire pouvant induire une mortalité jusqu'à 50%. Néanmoins, les souris de souche BALB/c, ne présentant pas ce type d'évènement. Le modèle de polyarthrite par sensibilisation au collagène est susceptible de produire des arthralgies inflammatoires. Le modèle de clampage transitoire de l'artère rénale gauche peut entraîner une perte de poids jusqu'à 10%, et n'entraîne pas d'insuffisance rénale chronique.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer.

Remplacement

Des tests in vitro ont été réalisés pour évaluer l'affinité de l'agent de contraste ciblant PNAd sur des cultures de cellules endothéliales. Néanmoins, il reste nécessaire d'étudier l'affinité de l'agent de contraste pour sa cible moléculaire à l'échelle de l'organisme, d'étudier le rapport signal/bruit à l'échelle de l'organisme, de comparer les données obtenues avec celles d'une imagerie sans produit de contraste spécifique. Les procédures expérimentales décrites ci-après sont donc nécessaires afin de pouvoir valider la faisabilité de notre approche à l'échelle d'un organisme complexe, avant de pouvoir envisager une translation à l'homme. D'autres méthodologies expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux ne permettraient pas l'obtention du même niveau d'information.

Réduction

Le nombre d'animaux à utiliser dans ce projet a été évalué au regard de nos données antérieures utilisant le même type d'animaux et les mêmes modèles de colite, ainsi que selon les données de la littérature et la sensibilité/spécificité des méthodes utilisées. En fonction de l'expérimentateur (expérience, habitilité) et du taux de mortalité obtenu (notamment pour les modèles de colite), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. Enfin, l'utilisation de techniques non invasives permet de réduire le nombre d'animaux utilisés en répétant les analyses d'image à différents temps. Pour le modèle de colite, un calcul du nombre de sujets nécessaire a pu être réalisé à partir des données antérieures de l'équipe (8 sujets par groupe, inflaté à 12 pour tenir compte de pertes potentielles ; 16 sujets pour la modulation par un traitement) pour une puissance de 80% et un risque de première espèce de 5%. Concernant les autres modèles, l'utilisation d'une telle modalité d'imagerie n'y a jamais été réalisée. Nous considérons donc qu'il s'agit d'une étude pilote, et qu'il n'est pas possible de réaliser un calcul du nombre de sujets nécessaires.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'un temps d'acclimation d'une semaine afin de permettre une réduction du stress. Les animaux seront hébergés par groupe de 5 afin de conserver les interactions sociales. Le milieu sera enrichi par l'utilisation de matériel type boîte à oeufs, tunnel PVC ou igloo PVC, et coton. Dès l'initiation de la procédure, le suivi des animaux sera assuré deux fois par jour afin de rechercher l'apparition de signes de souffrance et de les prendre en charge (points limites cités plus loin). La douleur sera évaluée par utilisation de la par l'utilisation de la mouse grimace scale. Les animaux seront pesés quotidiennement (points limites cités plus loin). Les animaux des groupes colites ou présentant des arthrites bénéficieront d'une coupelle de croquettes humidifiées pour permettre une hydratation et une alimentation facilitée. Tous les animaux bénéficieront d'eau et de nourriture ad libitum. Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer. Les animaux seront mis à mort (dislocation cervicale après anesthésie générale par isoflurane 5% et N2O/O2 70/30%) si : perte de poids > 20% ; le score moyen de la mouse grimace scale est supérieur à 1.5 ; l'animal est horripilé et recroquevillé ; l'animal est agité et/ou non alerte ; l'animal présente une respiration abdominale ; la provocation de l'applicateur n'entraîne pas ou peu de changement comportemental ; pendant la pose du cathéter, l'injection des particules ou la perfusion intracardiaque, un problème d'anesthésie survient, l'animal présente des saignement abondant, ou un arrêt respiratoire. Les animaux présentant une souffrance ne correspondant pas à un point limite recevront une antalgie par buprénorphine. Au cours des différentes procédures expérimentales, les animaux recevront une antalgie par buprénorphine ou fentanyl, une anesthésie générale par isoflurane, une anesthésie locale par lidocaïne.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l'espèce animale qui a le plus été étudiée dans le domaine des pathologies inflammatoires. L'anatomie et la physiologie sont, dans ces pathologies, globalement transposables à l'homme. L'ensemble des connaissances acquises au laboratoire et dans la littérature rendent cette espèce particulièrement intéressante pour l'étude des TLS en conditions inflammatoires. Il faut également noter que la cible antigénique de notre traceur (PNAd) est un motif conservé entres espèces, autorisant une translation rapide des résultats obtenus de la souris à l'homme. Dans les modèles de colite au DSS et TNBS, les souris utilisées seront des souris mâles âgées de 8 semaines, stade optimal pour l'induction du modèle. Le modèle de lupus induit par l'injection de pristane utilisera des souris femelles de souche BALB/c ou C57BL6/J âgées de 8 semaines. En effet, les souris mâles ne présentent pas de phénotype lupique. Le modèle d'arthrite au collagène fera appel à des souris DBA/1 de 8 semaines, selon les données de la littérature. Le modèle de TLS intravésicales fera appel à des souris Swiss âgées de 68 semaines, et de 8 semaines pour les contrôles. Le modèle d'ischémie-reperfusion rénale fera appel à des souris C57BL6 mâles de 10 à 12 semaines selon les données de la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Neuf séances d'imagerie de quarante minutes chacune, sous anesthésie par injection intrapéritonéale, étalées sur huit semaines : 180 souris porteuses d'un glioblastome vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. S'y ajoutent une chirurgie d'induction de la tumeur, des injections d'agent de contraste dans la veine de la queue, et pour une partie d'entre elles une craniotomie avec extraction de la tumeur. Le résumé prévoit un affaiblissement transitoire, une perte de poids au fil des séances, un risque d'hypothermie et une embolie gazeuse pouvant tuer l'animal, et pour la lignée transgénique l'apparition d'un comportement épileptique après induction. Les effectifs concernés par la craniotomie, par l'excision et par la mise à mort hebdomadaire ne sont jamais chiffrés, le résumé s'en tenant à "un petit nombre d'animaux" et à "un petit groupe".

Objectifs

Le cancer du cerveau, et en particulier le glioblastome multiforme (GBM), représente un des cancers au pronostic le plus faible. Aujourd’hui, son pronostic est largement lié à la réussite de la chirurgie, qui est rendue difficile par la présence de multiples vaisseaux afférents à la tumeur et au risque d’hémorragie. Ce projet vise à étudier la vascularisation du GBM afin de proposer des outils pour la chirurgie, grâce à une technique d’imagerie faiblement invasive et peu chère qui pourrait être utilisée de manière longitudinale, et en particulier pendant la chirurgie. À terme, cela pourrait permettre d’augmenter drastiquement la survie des patients atteints de GBM. Ce projet repose sur une technique récente basée sur l’échographie : l’imagerie de microscopie de localisation ultrasonore (ULM) ou superrésolution. Cette permet d’imager avec une précision sans précédent les vaisseaux sanguins, ainsi que de mesurer le flux précisément à chaque endroit. L’objectif de ce projet est - De mieux comprendre le développement vasculaire du GBM - De proposer des biomarqueurs permettant d’identifier les vaisseaux tumoraux - D’identifier l’effet de la récidive tumorale sur la vascularisation post-chirurgie Le but à long terme est de pouvoir mieux comprendre la maladie, et proposer des outils permettant aux chirurgiens d’optimiser l’extraction de la tumeur, afin d’augmenter le taux de survie des patients.

Bénéfices attendus

Le GBM est une tumeur du cerveau difficile à traiter, notamment parce qu’il est souvent difficile de distinguer la tumeur des tissus sains pendant l’opération. Ce projet vise à développer une nouvelle méthode d’imagerie par ultrasons permettant aux chirurgiens de mieux comprendre et identifier la tumeur, en particulier en termes de ses vaisseaux sanguins. Cette technique pourrait aider à retirer la tumeur de façon plus précise, tout en limitant les risques d’hémorragie et de récidive. À terme, elle pourrait améliorer la prise en charge des patients et augmenter leurs chances de guérison.

Procédures

Les procédures réalisées dans ce projet impliquent des manipulations limitées et sont effectuées sous anesthésie. Une chirurgie d’induction sera réalisée pour chacun des deux modèles utilisés, sous anesthésie générale gazeuse et avec injection d’analgésique, une fois par animal. Pour les acquisitions hebdomadaires d’imagerie, l’anesthésie sera réalisée par injection intrapéritonéale, et durera environ 40min. Il s’agira de 9 séances maximum par animal sur 8 semaines, avec deux séances uniquement réalisées le même jour pour un petit groupe (pré et post-excision tumorale). Une injection intraveineuse continue sera réalisée au niveau de la queue de l’animal anesthésié. Il s’agit d’un agent de contraste utilisé en imagerie. Ces injections peuvent entraîner une gêne légère et transitoire liée à la manipulation et à l’injection. Dans le cas du modèle transgénique, une craniotomie puis l’extraction tumorale sera réalisée une fois par animal sur un petit nombre d'animaux, également sous anesthésie générale gazeuse avec analgésique. Des analgésiques et du glucose seront administrés par injections dans les jours suivant l’excision de la tumeur.

Impact sur les animaux

Plusieurs effets indésirables peuvent survenir au cours de ce projet. Le transport pour faire venir les animaux, le changement d’environnement et les manipulations répétées peuvent être source de stress pour les animaux, pouvant se traduire par des modifications de comportement. Les séances d’imagerie ainsi que les chirurgies nécessitent une anesthésie générale. Bien que maîtrisée, cette anesthésie peut entraîner : • un affaiblissement transitoire, • une perte de poids au fil des séances, • un risque de déshydratation, • ainsi qu’un risque d’hypothermie, en particulier lors d’anesthésies prolongées. Les chirurgies, ainsi que les injections intraveineuses répétées au niveau de la queue peuvent également entraîner : • des lésions locales, • un risque infectieux, • une hémorragie, • et une gêne pouvant affecter la mobilité de l’animal. Un risque exceptionnel mais grave d’embolie gazeuse existe en cas d’injection accidentelle d’air dans la circulation sanguine, pouvant entraîner la mort de l’animal. Le glioblastome étant une tumeur agressive, il peut induire : • une douleur liée au développement tumoral, • une altération de l’état général (perte de poids, diminution de l’activité), • et des modifications du comportement (isolement, agressivité, diminution de la prise alimentaire ou hydrique). Enfin, dans le cas des souris transgéniques, un phénotype dommageable apparait après induction, avec la mise en place d’un comportement épileptique

Devenir

La plupart des animaux seront réutilisés chaque semaine pour imagerie, la procédure d’imagerie étant peu sévère et l’anesthésie limitée à 40min. Pour le modèle syngénique, un petit nombre d’animaux sera mis à mort à l’issue de la séance d’imagerie chaque semaine à partir de la semaine 4 après induction pour prélèvement et analyse histologique. Pour le second modèle, un petit groupe d’animaux sera mis à mort chaque semaine après l’imagerie prélèvement du cerveau à partir de la semaine 4 après induction, à l’exception du groupe de mise au point et du groupe pour lequel la tumeur sera excisée, qui seront mis à mort après l’imagerie de la semaine 9 après induction. Aucun animal ne sera gardé en vie.

Remplacement

Dans le cadre du développement de ces techniques d’imagerie, des méthodes alternatives à l’expérimentation animale sont utilisées autant que possible. Des modèles in vitro sont notamment mis en œuvre, tels que des gels (agar ou gélatine) dont les propriétés (rigidité, organisation interne) peuvent être contrôlées. Ces modèles permettent de tester et d’optimiser les techniques d’imagerie dans des conditions maîtrisées. Des simulations numériques peuvent également être utilisées dans certains cas. Cependant, ces approches ne permettent pas de reproduire la complexité d’une tumeur dans un organisme vivant. En particulier, elles ne permettent pas de représenter fidèlement : • l’organisation et le fonctionnement des vaisseaux sanguins, • les interactions entre la tumeur et les tissus environnants, • ni l’évolution dynamique de la tumeur dans le temps. Or, ces éléments sont essentiels pour répondre aux objectifs du projet, qui visent à caractériser les tumeurs dans des conditions proches de la réalité physiologique.

Réduction

Le projet est conçu de manière à utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques. Nos protocoles d’imagerie ont été optimisés de manière exhaustive sur des modèles in-vitro afin de s’assurer de leur efficacité et limiter le nombre d’animaux utilisés inutilement. L’imagerie ultrasonore utilisée est peu invasive, ce qui permet de réaliser des mesures répétées chez les mêmes animaux au cours du temps. Cette approche longitudinale (une séance d’imagerie par semaine) permet de suivre l’évolution des tumeurs sans multiplier les groupes expérimentaux, et donc de réduire significativement le nombre total d’animaux, même si des animaux seront mis à mort à chaque stade tumoral pour référence histologique. Enfin, le nombre d’animaux prévu est volontairement estimé de manière prudente. Toutefois, une adaptation en cours d’étude sera mise en place : si les résultats obtenus sont suffisants avant d’atteindre l’effectif initialement prévu, les expériences seront arrêtées de manière anticipée, permettant de réduire encore le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Des mesures de raffinement sont mises en œuvre afin de réduire la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Les animaux sont acclimatés à leur environnement, manipulés de manière douce (tunnels, prise à la main) et hébergés en groupe dans des cages enrichies. Les souris développant des tumeurs font l’objet d’une surveillance régulière, avec des points limites définis entraînant l’arrêt de l’expérimentation si nécessaire. Les procédures sont réalisées sous anesthésie, avec maintien de la température corporelle et surveillance des paramètres physiologiques. Après les anesthésies les animaux bénéficient d’un réveil encadré en environnement chauffé et sont remis avec leurs congénères après récupération complète. Une évaluation régulière de l’animal est réalisée : administration de substances à effet analgésique si nécessaire, et mise à mort anticipée en cas de douleur ou détresse persistante ou importante. Une évaluation accrue est mise en place pour les animaux au phénotype dommageable après l’induction de ce phénotype, avec évaluation spécifique des conséquences de ce phénotype et points limites pour l’administration d’antalgiques ou la mise à mort précoce.

Choix des espèces

L’étude nécessite un modèle in vivo, car les caractéristiques des tumeurs (vascularisation et interactions avec les tissus environnants) ne peuvent être reproduites en dehors d’un organisme vivant. La souris est choisie comme modèle expérimental car elle permet : • la mise en œuvre de modèles tumoraux pertinents, incluant des tumeurs apparaissant dans un environnement physiologique, • la possibilité d’études longitudinales, • et l’utilisation de modèles génétiques bien caractérisés. Les modèles choisis sont particulièrement adaptés à l’étude du microenvironnement tumoral, qui est central dans ce projet. Par ailleurs, le laboratoire dispose d’une expertise solide sur l’imagerie du rongeur, et en particulier l’imagerie cérébrale. Les souris seront accueillies à l’âge adulte afin de limiter l’impact du développement cérébral sur le développement vasculaire observé.