Troubles urogénitaux

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Rats : 600
Cochons d'Inde : 600
Souffrances
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Devenir
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Anesthésiés sans réveil, opérés pendant 20 à 30 minutes puis la vessie remplie pour provoquer des contractions rythmiques, 600 rats et 600 cochons d'Inde sont tués avant tout retour à la conscience. L'objet est d'évaluer, pour le compte de clients, des candidats médicaments contre l'hyperactivité vésicale. Le porteur écrit ne connaître ni la nature ni les effets secondaires possibles des molécules testées, ce qui le conduit à déclarer qu'il lui est difficile d'anticiper les nuisances. Aucun calcul statistique ne fixe l'effectif de douze animaux par groupe, que le porteur justifie par son expérience et par la littérature.

Objectifs

L’objectif de ce projet sera d’évaluer l’activité pharmacologique de candidats médicament sur les contractions vésicales en étudiant l’effet de ces composés sur l’amplitude et la fréquence des contractions vésicales rythmiques chez le rat ou le cobaye, modèle permettant de mimer une hyperactivité vésicale.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints de pathologies vésicales.

Procédures

Les animaux pourront avoir des administrations de composés par différentes voies (gestes rapides de 1 min environ). Ils seront tous anesthésiés et auront des chirurgies (environ 20-30 min) avec une médication analgésique. Leur vessie sera remplie et les contractions vésicales seront observées. Ce protocole expérimental se réalise sous anesthésie sans réveil. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). Cette procédure expérimentale se déroule sous anesthésie sans réveil ce qui limite les nuisances possibles.

Devenir

A l’issue de la procédure les animaux seront euthanasiés car l’anesthésique utilisé ne permet pas le réveil des animaux.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement de l’hyperactivité vésicale. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible et selon le protocole expérimental, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle) avant l’administration du candidat médicament à tester. Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum de 12 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la différence statistique entre les groupes.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Des antalgiques seront administrés afin de diminuer la douleur des animaux. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE. Un enrichissement (type tunnel, aspen brick, ajout de foin pour les cobayes…) sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … . Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient. Les points limites s’appliqueront dans le cadre de la surveillance des animaux.

Choix des espèces

La physiologie de la vessie chez ces deux espèces choisies est bien décrite et caractérisée dans la littérature ce qui permet une bonne caractérisation des candidats médicament à tester sur ces modèles. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 7 semaines pour le rat et des animaux de 250-300 g minimum pour le cobaye afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.

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Cochons : 45
Souffrances
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Devenir
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Trente minutes d'anesthésie générale, trente minutes de laparotomie, une heure de préparation vasculaire, quinze minutes de prélèvement sanguin, puis la mise à mort et cinquante minutes de prélèvement des reins et du pancréas. 45 cochons mâles de 70 kg vont être utilisés dans cette procédure unique de trois heures au maximum, menée sous anesthésie profonde, les animaux étant tués sans jamais reprendre conscience. Le porteur décrit l'anesthésie longue comme le seul impact attendu, et présente la perfusion des organes sur machine, qui évite d'utiliser des animaux receveurs, comme "une méthode de remplacement". Les cochons n'interviennent ici qu'en qualité de donneurs, ouverts et vidés de leurs organes pour tester ex vivo une molécule ajoutée au liquide de conservation des greffons.

Objectifs

Les techniques actuelles de préservation des greffons impliquent toutes une période d’ischémie (arrêt de l'oxygénation des tissus) suite au prélèvement chez le donneur et à l’arrêt de la circulation dans l’organe, suivie par la «reperfusion », c’est-à-dire l’afflux massif de sang oxygéné suite à la transplantation chez le receveur. L’inflammation médiée par le système immunitaire inné débute au cours de la période d’ischémie et s’aggrave pendant la reperfusion. Ainsi, l’amélioration de la préservation des greffons et leur traitement ou « pré-conditionnement » avant transplantation constituent actuellement un enjeu clinique de première importance pour améliorer la survie des greffons rénaux et pancréatiques. Dans nos précédents travaux, nous avons identifié une molécule pharmacologique capable de protéger les cellules endothéliales de ces atteintes in vitro. Ce projet a pour but de confirmer ex vivo, dans un modèle de perfusion de reins et pancréas porcins en hypothermie identique à celui utilisé pour la conservation des greffons chez l’Homme, les effets extrêmement prometteurs de cette molécule sur la préservation des greffons.

Bénéfices attendus

A terme, ce projet a pour but de mettre en place une technique de pré-conditionnement des transplants rénaux et pancréatiques en injectant une molécule pharmacologique anti-inflammatoire et anti-oxydante dans le liquide de préservation au cours de la phase de préservation hypothermique entre le prélèvement et la greffe. Ce projet devrait permettre de démontrer le bénéfice d’un tel pré-conditionnement des transplants et d’affiner les conditions optimales de traitement avant de pouvoir passer à des essais cliniques chez l’Homme.

Procédures

Procédure unique sous anesthésie générale profonde, Procédure sans réveil (maximum 3h) : -Mise en place de l’anesthésie générale (30 min) – Laparotomie (30 min) – Préparation vasculaire du transplant (1h) – Prélèvement de sang (15 min) – Euthanasie sous anesthésie générale profonde (10 min) – Prélèvements des reins et du pancréas (50 min)

Impact sur les animaux

Procédure sans réveil, après anesthésie profonde longue (3h maximum) pouvant causer un stress.

Devenir

Les animaux sont mis à morts sous procédure complète d'anesthésie après un prélèvement sanguin de grand volume. Les transplants sont prélevés ensuite.

Remplacement

L’étude des paramètres de perfusion/évaluation d’un organe compatible avec une transplantation ne peut se concevoir que dans un modèle animal préclinique (donneur). Il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations qui répondent cependant aux exigences de réduction et de raffinement. Cependant, de façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, l’étude de la revascularisation des organes après la préservation hypothermique ne sera pas réalisée dans un modèle d’allotransplantation avec utilisation de sujets supplémentaires (receveurs) mais par la mise des organes sur machine de perfusion normothermique oxygénée, constituant une méthode de remplacement.

Réduction

De manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés et selon les limitations de la technique de perfusion normothermique, le prélèvement de plusieurs organes et de sang sera réalisé chez un même donneur. De plus, nous avons prévu de tester 2 doses du traitement au cours de la phase de préservation. Les groupes de traitement faible dose seront réalisés en premier, et dans l’éventualité où cette modalité de traitement donnerait de bons résultats, le groupe forte dose pourra être abandonné, diminuant ainsi le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Le raffinement concernera principalement la phase pré-protocole sachant qu’il s’agit d’une procédure unique sans réveil. Les procédures chirurgicales se dérouleront sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Durant les opérations, les porcs seront installés sur des tapis chauffants. La température de la pièce d’hébergement sera maintenue à la même température que chez l’éleveur, de façon établir une continuité et diminuer le stress. Enrichissement du milieu : Des Jouets et une diversification seront à disposition pendant toute la phase d’acclimatation (7jours), conformément aux moyens disponibles dans l’animalerie. Les animaux seront hébergés collectivement pendant la phase d’acclimatation.

Choix des espèces

La race de porc utilisée est Landrace x Pietrain x Large White. L’étude des paramètres de préservation des organes et de leur reperfusion ne peut se concevoir que dans un modèle animal préclinique. L’anatomie abdominale ainsi que la physiologie du porc de 70 kg sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle préclinique pour l’analyse des transplants rénaux et pancréatiques. Jeunes mâles, 70 kg, similitudes anatomiques et physiologiques avec un homme adulte au niveau abdominal. Modèle de référence pour l’analyse des transplants rénaux et pancréatiques.

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Lapins : 200
Souffrances
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Devenir
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Fournir des anticorps à des équipes de recherche publiques ou privées, à raison d'environ 2 milligrammes par animal : 200 lapins New Zealand White sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit quatre injections d'une information génétique codant l'antigène visé, par voie intradermique, intramusculaire ou sous-cutanée, puis subit trois prélèvements sanguins de 25 à 40 minutes après administration orale d'un tranquillisant. Le porteur signale de la fièvre, un inconfort modéré et l'apparition de petites boules au point d'injection, et compte deux lapins par protocole. Tous sont tués en fin de protocole parce que chaque immunisation est spécifique d'un antigène, ce qui interdit de les réutiliser ailleurs.

Objectifs

L’objectif du projet est de générer par une approche d’immunisation génique des anticorps de lapin contre des antigènes d’intérêt pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L’immunisation correspond à un processus d’éducation et d’activation du système immunitaire contre un antigène spécifique. Parmi les différentes approches d’immunisation existantes, l’immunisation génique sera utilisée. Cette approche émergente vise à faire produire transitoirement un antigène en administrant une information génétique codant in situ pour un antigène spécifique, initiant ainsi une réponse immunitaire. Les anticorps obtenus seront utilisés dans des approches allant de la recherche au diagnostic. Le nombre de lapins prévus par protocole permettra d’obtenir une quantité suffisante d’anticorps (environ 2 milligrammes par lapin) pour une utilisation sur plusieurs années.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voire thérapeutiques. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

4 injections en intradermique, en intramusculaire ou en sous-cutanée de l’information génétique codant pour l’antigène d’intérêt (8 minutes) 3 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les prélèvements de sang n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor. Les prélèvements seront réalisés après administration par voie orale d’un tranquillisant à effet vasodilatateur, permettant de prélever le lapin dans de bonnes conditions pour le lapin et l'expérimentateur. L'injection couplée à un agent de transfection peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-agent de transfection). Les manipulations des lapins étant source de stress, une habituation sera mise en œuvre, afin de mettre en place une relation de confiance entre le lapin et les expérimentateurs.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant notamment dans la caractérisation de molécules thérapeutiques, a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en œuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d’une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

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Souris : 32
Souffrances
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Devenir
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La souche C57BL6 a été retenue parce que sa sensibilité à l'insuffisance rénale est jugée adéquate et bien documentée : 32 souris noires de 9 à 10 semaines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère pour 24 d'entre elles. Une chirurgie de 60 à 75 minutes bloque la circulation rénale pour provoquer la lésion. Suivent cinq jours d'administration orale deux fois par jour, deux incisions au bout de la queue pour recueillir quelques gouttes de sang, et 24 heures passées à deux dans une cage à sol grillagé pour collecter l'urine. Le porteur indique que le degré d'insuffisance rénale provoqué peut être incompatible avec la survie de l'animal dans moins de 20 % des cas, et fait dépendre l'ampleur de la lésion d'une mesure stricte de la durée d'ischémie.

Objectifs

La maladie rénale chronique (MRC) touche 3 millions de français(es). Elle se caractérise par une dégradation progressive de la fonction rénale. Chez ces malades, peu de stratégies sont réellement efficaces pour prévenir le déclin de la fonction rénale et éviter le développement d’une insuffisance rénale chronique terminale. La protéine appelée « Nrf2 » est un acteur essentiel des réponses cytoprotective et antioxydante. Un médicament innovant (la methyl bardoxolone), activateur de la voie de signalisation Nrf2 s’est ainsi révélé très efficace pour limiter la dégradation de la fonction rénale chez les sujets atteints de diabète. L’utilisation de cette molécule a toutefois démontré d’importants effets secondaires (tels l’augmentation des événements cardio-vasculaires) ce qui a amené à interrompre tous les essais cliniques en cours. Ces effets secondaires sont sans doute liés au manque de spécificité de la molécule testée. Nous pensons que si nous sommes capables plus sélectivement activer la voie Nrf2, sans activer d’autres voies de signalisation, nous pourrons protéger les reins sans pour autant augmenter le risque cardio-vasculaire. La protéine nommée « BACH1 » bloque en permanence la voie Nrf2 et cette voie seule. Nous souhaitons inhiber la protéine BACH1 pour augmenter de façon très spécifique l’activité de Nrf2. Nous avons choisi de tester un inhibiteur connu de BACH1 qui a déjà démontré son efficacité sur des modèles précliniques de maladies neurologiques. Nous souhaitons donc tester l’effet protecteur de cette molécule sur un modèle murin d’insuffisance rénale aigue.

Bénéfices attendus

La présente étude est une étude à caractère exploratoire. Si l’administration d’un inhibiteur de BACH1 se révèle efficace pour prévenir la défaillance rénale, d’autre études pourront être menées afin de mieux en préciser les déterminants et d’en mesurer le potentiel thérapeutique. Les inhibiteurs de BACH1 s’ils sont efficaces et dénués d’effets secondaires majeurs pourraient être intéressants pour prévenir les lésions rénales dans les situations telles que les chirurgies vasculaires majeures nécessitant l’arrêt de la circulation l’artère rénale, les chirurgies rénales (ablation de cancers rénaux par exemple). Ils pourraient entre outre être utilisés pour améliorer la conservation des greffons rénaux lors des transplantations rénales . Peu de stratégies de protection rénale sont disponibles et les inhibiteurs de BACH1 pourraient étoffer l’arsenal thérapeutique afin de limiter le développement de situations d’insuffisance rénale terminale.

Procédures

Les souris seront soumises à une chirurgie de 60-75 min réalisée sous anesthésie générale et analgésie préventive par administration de morphinique. La drogue testée sera administrée aux souris 2 fois par jours par voie orale. Les souris auront deux prélèvements de quelques gouttes de sang à la queue à J2 et J3 (durée

Impact sur les animaux

La lésion rénale sera induite au cours d’une chirurgie de 60-75 min sous anesthésie générale. Cette chirurgie peut être à l’origine de douleurs post-opératoires qui devront seront contrôlées par l’administration de morphiniques. Le degré d’insuffisance rénale induite par la chirurgie peut être incompatible avec la survie de l’animal (

Devenir

La procédure nécessite à l'issue du protocole la collecte de sang et des reins afin d'en étudier les dommages et ainsi de caractériser l'effet protecteur de la molécule testée. Ceci ne peut se faire qu'après l'euthanasie de l'animal. Tous les animaux seront donc euthanasiés à l'issue de la procédure.

Remplacement

Les mécanismes impliqués dans le développement des maladies rénales sont multifactoriels et mettent en jeu plusieurs tissus et plusieurs systèmes biologiques. Un modèle alternatif ne permettrait pas de répondre à notre question scientifique. Une étude clinique chez l’homme n’est pas envisageable à ce stade, car il est impossible d’administrer la molécule testée, qui pour l’instant aucune autorisation d’utilisation chez l’homme. Nous souhaitons réaliser une étude préclinique afin d’évaluer le potentiel pharmacologique et thérapeutique de cette molécule. L’étude de l’effet l’administration d’inhibiteur de BACH1sur le développement et la progression de la maladie rénale ne peut donc, à ce jour, se faire sans l’aide d’un modèle animal.

Réduction

La molécule que nous souhaitons évaluer dans le présent projet jamais été testée dans le cadre des maladies rénales. Nous avons donc pris les dispositions nécessaires pour éviter le double emploi de notre procédure. Le nombre de souris par groupe a été calculé au plus juste sur la base des données obtenues dans la littérature afin de garantir une puissance statistique maximale. Un seul groupe contrôle (animaux insuffisants rénaux ne recevant pas de traitement) sera utilisé comme comparateur des 2 expériences réalisées (prévention et traitement) afin de limiter le total nombre d’animaux utiliser. La moitié de ce groupe recevra l’administration du véhicule selon les modalités du groupe “traitement” tandis que l’autre moitié le recevra selon les modalités d’administration du groupe “prévention”. Si aucune différence statistique n’est observée entre ces 2 sous-groupes ils seront rassemblés en un groupe contrôle unique. Un maximum de tissus seront récoltés lors de l'euthanasie des animaux puis stockés. Ces tissus seront disponibles pour répondre à d’autres questions qui pourront émerger suite à l’obtention des premiers résultats et pourront également être partagés avec d’autres équipes. Nous avons choisi un modèle animal qui permet d'évaluer l'efficacité de ce médicament sur un délai très court (6 jours) et de choisir la meilleure modalité de traitements (prévention ou traitement). Les meilleures conditions d’utilisation pourront être appliquées à des études ultérieures de plus longue durée étudiant par exemple de la transition de l’insuffisance rénale aigue à l’insuffisance rénale chronique.

Raffinement

La randomisation et répartition en cage seront effectuées à la réception des animaux afin de ne pas remanier les groupes sociaux constitués par cage et de limiter l'agressivité entre mâles d'une même cage (maintien des hiérarchies). Une période d'acclimatation de 2 semaines sera mise en place avant le début la procédure expérimentale afin de permettre un temps d'habituation aux conditions d’hébergement et de diminuer le stress lié au transport et/ou aux changement des conditions d'hébergement. La chirurgie sera réalisée selon un protocole optimisé associant anesthésie générale, analgésie préventive à l'aide d'un morphinique et anesthésie locale des sites opératoires. Un système de scoring sera mis en place pour l'évaluation post-opératoire des animaux. Une inversion de l'anesthésie sera réalisée à l'issue de l'intervention afin de favoriser la récupération des animaux anesthésiés. Afin de limiter le stress lié à l’immobilisation pour les administrations orales, les animaux seront préalablement habitués pendant 2 jours à la contention (J-2 et J-1). Les souris recevront le médicament testé par voie orale, 2 fois par jour (à 9h00 et 14h00). Le médicament sera administré à l'aide d'une pipette préalablement trempée dans une solution sucrée (pour la rendre appétissante pour l’animal et favoriser la déglutition). Un volume faible (0.1 mL) sera administré à chaque administration en accord avec les recommandations en vigueur. L’administration orale n’étant pas scientifiquement indispensable dans le groupe contrôle, les animaux de ce groupe n’y seront pas soumis. Les souris seront placées deux par deux dans des cages métaboliques pour réduire le stress lié à l’isolement et au changement d’environnement. Une période d’habituation de 30 minutes à ce nouvel environnement sera réalisée un ou deux jours auparavant pour limiter encore davantage le stress des animaux. Les prélèvements de sang à la queue de l'animal seront réalisés en contention légère après application d’une pommade anesthésique.

Choix des espèces

Les expériences seront réalisées chez la souris car il s'agit d'un modèle classique d'insuffisance rénale. Le degré d'insuffisance rénale atteinte est directement lié à la durée du clampage (fermeture) des pédicules rénaux et est très bien documenté dans la littérature, ce qui nous permet de parfaitement calibrer nos expériences. Il existe de grandes différences de sensibilité à l'insuffisance rénale entre les différentes souches de souris. Les différentes souches de souris sont plus ou moins sensibles à l'insuffisance rénale. Nous avons donc choisi de travailler sur une souche de souris (C57BL6, souris noires) qui présente une sensibilité adéquate et dont le développement d’une insuffisance rénale est très bien documenté. La plupart des études sur l’ischémie rénale utilisent de jeunes souris adultes de 8-12 semaines. Des différences d'âge de plus d'une semaine peuvent entraîner des différences détectables dans les lésions rénales. Nous utiliserons donc des animaux adultes de 9-10 semaines en limitant la différence d’âge à l’induction de l’insuffisance rénale (différence

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Lapins : 3615
Souffrances
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Devenir
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Mis en quarantaine vingt et un jours puis engagés dans le protocole dès l'âge de trois mois, des lapins New Zealand White sont immunisés par paires, deux par commande d'anticorps. 3 615 lapins vont être utilisés au total, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit dix injections d'antigène mêlé à un adjuvant, qui peuvent ulcérer les points d'injection et provoquer fièvre et baisse de mobilité, puis subit cinq prélèvements de sang de vingt-cinq à quarante minutes, jusqu'à un dixième de son volume sanguin. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode substitutive aussi efficace, les banques d'anticorps produites hors animal ne donnant pas, selon lui, une gamme comparable en temps, en budget et en matériel.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation d’une substance médicamenteuse. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

10 injections en intradermique, en sous-cutanée ou en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) 5 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en intramusculaire couplée à un adjuvant (hors adjuvant complet de Freund) peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang et les injections avec de l’adjuvant incomplet de Freund, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur). Le volume de sang étant en effet adapté au poids de l’animal et correspondra au maximum à 10% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Rats : 32
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ 24
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Devenir
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 -
 -
 32

Quarante-deux injections sous-cutanées par animal, dont une par jour cinq jours par semaine pendant huit semaines, après deux injections d'antagoniste de la GnRH espacées de six semaines pour supprimer la production hormonale. 32 rats mâles sont utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger pour 8 d'entre eux et modéré pour 24, tous tués pour prélèvement d'organes. L'enjeu déclaré est de montrer qu'une molécule développée par l'équipe restaure la spermatogenèse et la fertilité dans une maladie qui touche un homme sur 5 000 et impose aujourd'hui cinq injections par semaine pendant six à vingt-quatre mois. Les 24 mâles traités sont ensuite mis à l'accouplement avec des femelles que le résumé ne compte pas dans ses effectifs, sans que la descendance obtenue soit davantage chiffrée.

Objectifs

L'hypogonadisme hypogonadotrope est une maladie qui touche 1 individu sur 5000. Les hommes qui en sont atteints ont des taux circulants d'hormone lutéinisante (LH) et d'hormone folliculo-stimulante (FSH) très bas. La conséquence directe de cette perturbation hormonale est, entre autre, une spermatogenèse altérée : ces hommes sont infertiles. Lorsqu'ils souhaitent avoir un enfant, ils sont traités par des hormones de substitution pendant environ 6 à 24 mois. Ces traitements sont longs et fastidieux car ils nécessitent 5 injections par semaine pendant toute la durée du traitement. Nous avons développé une molécule capable de traiter l'hypogonadisme avec une meilleure efficacité, ce qui réduit considérablement la durée du traitement. Nous voudrions dans cette expérimentation démontrer que les mâles traités avec notre molécule ont récupéré une spermatogénèse normale quantitativement et qualitativement, restaurant une fertilité normale qui leur permet d'avoir une descendance, et que cette descendance est normalement constituée et elle-même fertile.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de : - valider l'efficacité de notre molécule dans un modèle d'hypogonadisme hypogonadotrope acquis, sur la restoration de la spermatogénèse. - valider l'innocuité de notre molécule sur la fonction de reproduction en générale : les animaux traités sont-ils capables de s'accoupler, et les spermatozoïdes produits avec notre molécule sont-ils fertiles ? La descendance ainsi obtenue est-elle elle-même fertile ?

Procédures

Injection sous-cutanée : 2 injections d'antagoniste du GnRH (gonadotropin-releasing hormone) espacées de 6 semaines, puis 1 injection par jour, 5 jours par semaine, pendant 8 semaines, soit 42 injections au total. Deux injections d'antagoniste du GnRH espacées de 6 semaines. La procédure dure environ 10 secondes au total entre la sortie de l'animal de sa cage et le retour dans la cage.

Impact sur les animaux

La nuisance sur les animaux sera liée aux injections journalières de produit : les injections en sous-cutanée peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection et les contentions peuvent engendrer du stress.

Devenir

Les 8 animaux contrôles (4+4) seront euthanasiés pour prélèvement des organes et analyse. Les 24 animaux traités pendant 8 semaines seront gardés pour être mis en accouplement. Suite à l'accouplement, les animaux traités seront euthanasiés pour prélèvements d'organes.

Remplacement

Nous avons démontré l'efficacité de notre molécule in vitro sur différents modèles cellulaires, et in vivo chez le rat. Nous avons mis au point ce modèle hypogonadisme chez le rat pour éviter d'hypophysectomiser les animaux. Etant donné la lourdeur d'une telle procédure pour les animaux et l’incertitude des résultats, nous nous sommes orientés vers des modèles moins invasifs et non douloureux pour l'animal.

Réduction

Nous avons estimé le nombre d'animaux au plus juste afin d'avoir une différence statistique.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux ne seront pas modifiées. Il y aura un enrichissement du milieu par ajout de copeaux (permet aux animaux de former des nids), et de jouets. Dans le but de réduire le stress des animaux, si les copeaux et jouets ne sont pas abimés ou souillés, ils ne seront pas remplacés durant le change hebdomadaire de litière. Afin de réduire au minimum les nuisances sur leur bien-être, les animaux seront observés par les manipulateurs et le personnel de l’animalerie au minimum une fois par jour. Cette évaluation de la santé et du comportement des animaux permettra de déceler toute souffrance liée aux injections ou au stress. Pour cela, un arbre décisionnel sera utilisé avec trois niveaux pour chacun des paramètres observés : signe absent, signe modérément présent, signe évident. Il inclura la posture, la consommation d’aliments et d’eau, les fluctuations de poids, l’état du pelage, le comportement de toilettage, le comportement social et des éléments d’expression faciale (contraction orbitaire, aplatissement du nez/des joues ou changements des oreilles). En cas d'atteinte des points limites pré-définis, l'expérimentation sur cet animal sera immédiatement interrompue. Afin de raffiner nos procédures, une récompense alimentaire de type morceau de pomme ou de carotte sera donnée aux animaux après chaque manipulation. Etant donné que les animaux seront deux par cage, un morceau sera mis à chaque extrémité de la cage afin d’éviter les conflits pour l’accès à cette nourriture. Lorsque l’animal est sorti de sa cage pour l’injection, un chiffon est posé sur sa tête. Cela apaise les animaux et réduit le stress pendant l’injection.

Choix des espèces

Nous avons mis au point ce modèle animal qui nous permet d'étudier l'impact de notre molécule. Etant donné que nous allons étudier l'impact de notre molécule dans le traitement de l'hypogonadisme hypogonadotrope de l'homme, nous allons traiter des rats mâles. Ces mâles seront ensuite mis en accouplement avec des femelles, qui elles, ne seront pas traitées. Tous les animaux seront utilisés à l'âge adulte puisque nous allons traiter des mâles pour améliorer leur spermatogénèse et estimer leur capacité à se reproduire et engendrer une progéniture saine.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Rats : 960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

Le protocole, sa fréquence et sa durée dépendent du composé à tester et des recommandations d'une entreprise pharmaceutique partenaire. 960 rats vont être utilisés, tous tués à la fin de l'étude, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur vessie est irritée par instillation d'acide acétique ou chlorhydrique, avec selon les cas l'implantation d'une pompe osmotique, la pose d'un cathéter intravésical et une cystométrie pouvant durer quatre heures. Le tri de molécules candidates contre l'hyperactivité vésicale se fait donc au rythme d'un partenariat industriel, le porteur précisant que les interventions seront limitées selon leur pertinence et selon les recommandations formulées dans ce cadre.

Objectifs

L'hyperactivité vésicale (HV) touche 15% de la population et sa fréquence augmente avec l’âge. La compréhension de sa physiopathologie reste partielle, souvent explorée par le prisme des mécanismes de l'hyperactivité détrusorienne. Les traitements de première intention incluent les antimuscariniques, mais leur efficacité est limitée et leurs effets secondaires nuisent à l'observance. Cela souligne l'importance de développer des traitements alternatifs. Pour cela, des modèles précliniques d’hyperactivité vésicale ont été élaborés, notamment des modèles aigus utilisant une irritation chimique de la vessie. L'instillation d’acide acétique (AA) ou acide chlorhydrique (HCl) dilué est la méthode la plus couramment utilisée. Ce projet vise à sélectionner de nouveaux composés thérapeutiques en évaluant leur efficacité dans un modèle d’irritation vésicale induite par l’AA (ou HCl) chez le rat.

Bénéfices attendus

L'hyperactivité vésicale (HV) touche 15% de la population et sa fréquence augmente avec l’âge. Cependant, la compréhension de sa physiopathologie reste partielle, et l’arsenal thérapeutique disponible est resté relativement stable au cours de la dernière décennie, à l'exception de l'introduction de la nouvelle classe d'agonistes des adrénorécepteurs β3. De plus, nombre de ces traitements sont contraignants, provoquent des effets indésirables, et ont une efficacité variable. Il est donc crucial de concevoir de nouvelles molécules et de confirmer leur efficacité dans des modèles précliniques appropriés. Cela implique une recherche approfondie et une expérimentation rigoureuse pour garantir que ces nouvelles molécules sont non seulement efficaces, mais aussi sûres à l’utilisation. Les rats possèdent des similitudes anatomiques et physiologiques avec les humains, ce qui permet une étude précise des mécanismes sous-jacents de l'hyperactivité vésicale. L'irritation de la vessie par l'acide acétique reproduit des conditions pathologiques semblables à celles observées chez les humains, facilitant l'analyse des voies neuronales et des réponses inflammatoires. À long terme, une meilleure gestion de l'hyperactivité vésicale peut réduire les complications, telles que les infections urinaires récurrentes et les problèmes rénaux. Les avancées dans le traitement de cette condition peuvent significativement améliorer la qualité de vie des patients en réduisant les symptômes gênants et invalidants. Enfin, ces expériences permettront d’enrichir la base des connaissances scientifiques sur cette pathologie encore mal connue, et les découvertes faites grâce à ces modèles peuvent inspirer de nouvelles directions de recherche, stimulant ainsi l'innovation scientifique en général, et thérapeutique en particulier.

Procédures

Les animaux seront traités par le composé à analyser ou ses contrôles, la fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (généralement moins de 6 mois). Tout type d’administration dure moins d’une minute sur un animal vigile, et moins de 30 min si l'administration nécessite une anesthésie. Une cystométrie peut être faite pour évaluer l'effet du composé administré, l’expérience dure 4 h au maximum, précédée de l’implantation d’un cathéter intravésical. Enfin, des prélèvements de sang, d’urines ou d'organes après sacrifice pourront être envisagés. Chaque prélèvement de sang durera moins de 3 minutes. Une collecte d’urine se fait en cage à métabolisme et en moins de 24h. A noter que tous les animaux n’auront pas forcément toutes ces interventions. En effet, les interventions seront limitées selon leur pertinence et selon les recommandations dans le cadre d’un partenariat avec une entreprise pharmaceutique.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont : - Stress et douleur potentiellement induit par l’administration du composé à tester, qui nécessitera une contention, ou bien l’implantation de pompe osmotique si le protocole le requiert. - Stress potentiellement dû à l’isolation pour les prélèvements d’urine en cage à métabolisme (moins de 24 heures) ou dû aux prélèvements sanguins.

Devenir

Les animaux seront traités en aigu ou en chronique par les composés à évaluer. L’efficacité des nouveaux traitements sera évaluée par analyse de la diurèse sur moins de 24h, par cystométrie, et/ou par l’analyse des différents prélèvements de sang, d’organe ou d’urine. Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l’étude. La mise à mort des animaux est réalisée par le personnel compétent, tutoré et habilité.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro pertinent permettant l’étude de la vessie hyperactive, qui est une pathologie définie par des symptômes et ainsi, difficile à appréhender hors d’une situation physiologique. De plus, l’étiologie de la vessie hyperactive est encore mal connue, mais pourrait être la résultante de la dérégulation de plusieurs mécanismes physiologiques (système nerveux, métabolisme, hormones…etc). Ainsi, l’interaction entre les différents mécanismes impliqués nécessite un modèle animal.

Réduction

Une analyse de puissance statistique a été réalisée afin de réduire au minimum le nombre de rats par groupe. De plus, une réduction du nombre d’animaux en testant 2 composés à la fois sera mise en place lorsque cela s’avèrera possible, afin d’éviter des tests en doublon pour les groupes non traités ou traité par molécule de référence.

Raffinement

Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible : - Les rats sont hébergés par 2 animaux par cage quand cela est possible, afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. - Un suivi quotidien de tous les rats sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). - Des points limites sont fixés afin que les zootechniciens puissent signaler aux responsables des soins et du projet l’apparition des critères nécessitant les traitements nécessaires pour arrêter les souffrances. - L’implantation d’une pompe osmotique se font sous analgésie et anesthésie générale. Un traitement antibiotique est aussi mis en place pour éviter toute complication infectieuse. - L’implantation d’un cathéter intraveineux, et/ou l’implantation d’un cathéter intravésical pour permettre la cystométrie, ainsi que la cystométrie elle-même, se font sous anesthésie générale.

Choix des espèces

L’expérimentation animale est nécessaire pour l’étude d’une fonction physiologique complexe telle que l’hyperactivité vésicale. Les rongeurs sont ainsi le modèle le plus utilisé en recherche et limitant l’utilisation d’animaux tels que le chien. Le choix des protocoles est guidé par le souci d’utiliser un nombre minimum d’animaux, les moins sensibles du point de vue neurophysiologique et présentant le maximum de chances d’obtenir des résultats satisfaisants. Par ailleurs, les évaluations incluses dans le cadre de ce projet sont plus faciles à réaliser chez le rat, par rapport à la souris. Concernant l’analyse des données de miction spontanée, la vessie du rat a une capacité plus importante et permet de faciliter l’analyse de la mesure du volume uriné. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (à partir de 8 semaines). Ce choix est justifié par la littérature scientifique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Lapins : 56
Souffrances
▲ 56
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Devenir
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 -
 56

Anesthésiés, munis de cathéters, puis soumis pendant deux heures à un clampage des deux pédicules rénaux pour simuler une défaillance des reins, 56 lapins subissent une procédure de quatre heures. Chacun reçoit en perfusion les émulsions lipidiques à tester et fournit treize prélèvements de sang, soit 19 mL. L'objet est de doper l'élimination des toxines urémiques pendant une séance d'hémodialyse, méthode déjà brevetée et testée chez le porc, avant un essai clinique déjà budgété et financé. Tous les lapins sont tués avant tout réveil, le porteur indiquant que l'insuffisance rénale aiguë provoquée par le clampage ne pourrait pas être prise en charge et menacerait leur survie.

Objectifs

L’insuffisance rénale chronique terminale concerne en France plus de 90 000 patients et nécessite pour assurer leur survie le recours à la dialyse ou à la transplantation. Les toxines urémiques sont des composés qui n’étant plus éliminés par les reins s’accumulent chez les patients insuffisants rénaux. L'insuffisance rénale terminale est donc associée à l'accumulation d'un très grand nombre de ces toxines responsables d’effets délétères sur l’organisme. Certaines toxines sont très mal éliminées par les techniques courantes de dialyse. Ces toxines que l’on ne sait pas bien épurer contribuent par leur toxicité aux complications et à la mortalité associées à l’insuffisance rénale terminale. Nous avons développé une nouvelle stratégie d’hémodialyse permettant de mieux éliminer ces composés en testant des composés qui en potentialisent l’élimination. Nous avons récemment démontré chez le porc hémodialysé que la perfusion de certains lipides permettait de « doper » l’efficacité de la séance d’hémodialyse en améliorant l’élimination des toxines urémiques. Les lipides utilisés présentent toutefois l’inconvénient d’être très rapidement métabolisés. Nous souhaitons tester des formulations différentes pour l’administration des lipides (lipides complexes) afin de limiter leur dégradation et de maximiser leur efficacité. Nous souhaitons en outre évaluer la meilleure voie d'administration des lipides (par voie intraveineuse ou par voie orale). Le lapin constitue un modèle de choix car sa taille et donc son volume nous permettront de réaliser tous les prélèvements de sang nécessaires à notre étude. Le lapin présente également l’avantage d’avoir un métabolisme lipidique très proche de celui de l’homme.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons développer une nouvelle méthode d’hémodialyse qui permettent de mieux éliminer certaines toxines urémiques en perfusant des lipides pendant la dialyse. Cette étude vise donc à tester la meilleure formulation et la meilleure voie d’administration des lipides pour améliorer l'élimination de ces toxines urémiques lors d'une séance d'hémodialyse. Cette méthode a été breveté et nous avons démontré l’efficacité de son efficacité dans une étude préclinique chez le porc. La présente étude nous permettra de démontrer l’efficacité et d’évaluer la sécurité et la bonne tolérance de notre protocole avant d’entreprendre l’étude clinique qui a d'ores et déjà été budgétée et financée.

Procédures

La procédure nécessite une opération chirurgicale pour induire l’insuffisance rénale chez les lapins. La procédure dure environ 4h00 pour chaque animal (30 min de préparation (pré-anesthésie -induction de l’anesthésie), 1h15 de chirurgie, 2h de prélèvement). L'animal sera anesthésié et une analgésie préventive sera mise en place par perfusion d'un morphinique. Durant cette anesthésie, le lapin recevra en perfusion des solutés à tester pendant deux heures et plusieurs prélèvements de sang seront réalisés (représentant au total moins de 11% du volume sanguin total de l'animal). L’animal sera euthanasié par injection létale a l’issue de l’expérimentation sans que ce dernier ne soit réveillé afin d’éviter toute détresse ou toute douleur. Chaque animal ne subira qu'une et une seule procédure expérimentale.

Impact sur les animaux

Les principales complications envisagées sont de possibles hypotensions et la formation de thromboses dans les cathéters. Ces complications ne sont pas létales pour l’animal et ne sont pas génératrices de souffrance mais susceptibles d’être à l’origine d’un arrêt prématuré de la procédure pour l’animal considéré. La tension artérielle étant monitorée en continue, les hypotensions pourront être traité en séance par mise en place d’une perfusion de sérum physiologique. La formation de thromboses dans les lignes d’hémodialyse peut survenir mais sera systématiquement prévenue par une administration systématique d’un anticoagulant (l’héparine) en début de protocole au besoin complétée par l’administration de doses supplémentaires.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort sans réveil à l’issue du dernier prélèvement afin d'éviter toute douleur ou toute détresse. A l’issue de l’expérimentation, le lapin sera euthanasié sous anesthésie générale. Outre les abords chirurgicaux susceptibles d'être à l'origine de douleurs post-opératoires, les animaux auront subi pendant 2h un clampage bilatéral des pédicules rénaux (pour simuler une défaillance rénale) et ils développeraient une insuffisance rénale aigue s'ils étaient maintenus en vie. Cette insuffisance rénale aigue ne pourrait pas être prise en charge et menacerait leur survie. Il est donc plus éthique d'euthanasier les animaux avant leur réveil.

Remplacement

L’évaluation et les preuves de concept ont été réalisées in vitro sans nécessiter l’utilisation d’animaux. En effet, les premiers essais ont été réalisés sur de larges volume de sang de boeuf (collectés dans un abattoir) en utilisant des générateurs d’hémodialyse et du matériel utilisés en clinique. Nous avons ainsi pu démontrer la grande efficacité de notre système mais la limite de ces expériences in vitro est que nous travaillions sur un modèle simplifié qui ne reproduit qu’imparfaitement la distribution des toxines dans l’organisme. II nous est en outre impossible in vitro d’en vérifier la sécurité d’emploi et la bonne tolérance de notre procédure et de mesurer la métabolisation des composés testés.

Réduction

Les données préliminaires dont nous disposons nous ont permis de calculer précisément le nombre d’animaux nécessaires pour garantir une bonne puissance statistique. Le calcul d'effectif a été réalisé sous G*Power prenant une taille d’effet de 0,6, la comparaison de 7 groupes, un risque alpha de 0.05 et une puissance de 0.8. Avec ces donnée l’effectif total calculé est de 56 animaux soit 8 animaux par groupes. Il sera en outre possible de collecter certains tissus du lapin post mortem pour permettre à d’autres laboratoires ou établissements de réaliser des tests (ex: foie pour le dosage de l'activité d'enzyme mitochondriales en TP à l'université) . La possibilité de collecter des tissus de lapin post mortem sera systématiquement proposée sur la mailing-list des SBEA locales afin de promouvoir la réutilisation de tissus.

Raffinement

Les animaux seront hébergés, par groupe de 8 pour satisfaire leur instinct grégaire. Un enrichissement (ballons, jouets, cartons, batônnets à ronger…) sera systématiquement proposé. Nous avons choisi de réaliser la procédure entièrement sous anesthésie générale et d’euthanasier les animaux sans les réveiller à l’issue de la procédure. Le protocole anesthésique et analgésique a été optimisé avec une anesthésie gazeuse complétée par une infusion continue d’un morphinique afin de prévenir toute douleur. Trois points limites ont été identifiés : Hypotension sévère et incontrôlable, Coagulation massive et irrécupérable dans les cathéters empêchant toute perfusion et/ou tout prélèvement sans possibilité d’un autre cathéter. Hyperthermie maligne. Si l’un de ces point limite est rencontré et ne peut être contrôlé, la procédure sera interrompue et l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

Le présent protocole implique pour la réalisation de cinétique des prélèvements sanguins répétés sur le même animal (13 prélèvements de sang soit un volume de 19 mL) . Cette procédure n’est donc possible que sur un animal disposant d’un volume sanguin suffisamment grand. Le lapin constitue un modèle de choix car son volume sanguin nous permettra de réaliser les 13 prélèvements de sang sans induire une diminution trop importante du volume sanguin (

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 3151
Rats : 3151
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6302
▲ -
Devenir
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 -
 6302

Le choix de l'espèce et du modèle dépend des demandes des clients : 3 151 souris et 3 151 rats, soit 6 302 animaux non-humains, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour prélèvement des ovaires, du cerveau, du tissu adipeux et de l'utérus. Le syndrome des ovaires polykystiques est induit par létrozole ou par exposition hormonale avant la naissance, avec régime gras jusqu'à dix semaines, ovariectomie de trente minutes, frottis vaginaux quotidiens et administrations deux fois par jour. Les nouveau-nés mâles, écartés du protocole, sont réorientés vers l'apprentissage de gestes techniques. Le porteur écrit qu'aucun test statistique n'a servi à dimensionner les groupes, fixés à huit animaux par comparaison avec des publications.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de candidats médicaments dans un modèle mimant le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) chez le rongeur.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints du syndrome des ovaires polykystiques. En effet, actuellement, les traitements utilisés sont uniquement symptomatiques et l’évaluation de candidats médicaments traitant la pathologie dans son ensemble (origine du dysfonctionnement hormonal) serait bénéfique.

Procédures

Les animaux pourront recevoir des traitements de candidats médicaments et de létrozole par différentes voies d’administration pendant maximum 10 semaines de façon biquotidienne pour les voies per os, sous-cutanée et intrapéritonéale et de façon quotidienne pour les voies intraveineuse et intramusculaire. Pour le modèle hormonale, les femelles gestantes recevront des traitements hormonaux pendant 3-5 jours par voie sous-cutanée ou intrapéritonéale. Les administrations étant réalisées par du personnel expert, ces gestes dureront de 30 sec à 1 min environ. Les nouveau-nés ne seront manipuler qu’au moment du sevrage pour pouvoir différencier les mâles des femelles. Les animaux seront pesés régulièrement et pourront être mis sous régime gras type « high fat » pendant maximum 10 semaines, subir une ovariectomie selon le protocole expérimental (environ 30 minutes de chirurgie). Des frottis vaginaux seront réalisés afin de connaître le cycle oestral des animaux, au maximum un frottis quotidien. Il faut environ 30 sec pour faire un frottis par animal. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours de l’étude avec de petits volumes (1 goutte pour le glucomètre pour les analyses de tolérance au glucose ou à l’insuline prélevée à la queue de l’animal) ou des volumes un peu plus importants pour les études de pharmacocinétique (queue ou rétro-orbital ou submandibulaire…). Un prélèvement sanguin de petit volume durera environ 30 sec 1 minute. La fréquence et le volume dépendront des demandes. Cependant, les prélèvements seront effectués en concertation avec le responsable éthique de l’entreprise et en total respect de la réglementation internationale et européenne. Un prélèvement sanguin terminal plus important sera réalisé sous anesthésie ou sédation (environ 1 min pour prélever le volume terminal). Des tissus (ovaires, cerveau, tissu adipeux, utérus...) seront prélevés à la fin de l’expérimentation.

Impact sur les animaux

Les contentions et administrations de substances répétées pourront générer du stress chez les animaux. De plus, certaines étapes du protocole pourront entraîner une douleur légère ou modérée (au point d’injection de l’aiguille, lors des chirurgies d’implantation de pellets ou d’ovariectomie). Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés car des prélèvements tissulaires post-mortem seront réalisés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement du syndrome des ovaires polykystiques. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. En effet, aucun de ces modèles ne peuvent mimer le dysfonctionnement hormonal de cette pathologie en tenant compte des différents organes intervenants et des multiples hormones, sachant que le paramètre hormonal est primordial pour cette pathologie. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant, dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal pour les paramètres sanguins (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Ce modèle étant nouveau pour nous, une ou deux études pilotes pour mettre au point le modèle seront nécessaires dans un premier temps (test sur un nombre restreint d’animaux). Aucun test statistique pour déterminer la taille des lots n’a été fait mais en considérant la variabilité interindividuelle des animaux (et en accord avec ce qui a déjà été publié par des équipes scientifiques et leurs résultats obtenus) nous conduit à dimensionner les groupes de traitement avec des effectifs de 8 animaux par groupe afin d’envisager des différences statistiquement significatives entre les groupes de traitement. Ce projet nécessite l’utilisation de femelles gestantes et seuls les nouveau-nés femelles seront gardés pour la suite des procédures expérimentales. Les nouveau-nés mâles pourront être utilisés pour d’autres dap (formation aux gestes techniques par exemple), permettant ainsi de diminuer l’utilisation du nombre d’animaux. Ce projet étant nouveau, il nous semble que 3 études par an soit une estimation raisonnable par rapport à nos autres modèles et aux demandes de nos clients.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … Pour chaque intervention chirurgicale, les animaux sédatés seront placés sur des plaques chauffantes thermorégulées afin d’éviter toute hypothermie et recevront un analgésique (type buprénorphine) afin de limiter la douleur post-opératoire et un gel ophtalmique sera utilisé. Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de leurs congénères. Nous avons établi des points d’intervention afin de limiter la douleur à son minimum : • Addition d’Aspen brick, de carré de coton, de tunnels et d’igloos en cas de bagarres entre animaux et séparation du dominant pendant quelques jours si nécessaire, • Mesure du poids des animaux régulièrement, • Arrêt des traitements en cas de perte de poids ≥ 20% du poids initial. Nous avons établi des critères qui mettront fin à l'expérimentation si nécessaire : • Altérations des fonctions normales (impossibilité d’uriner, de se nourrir, de s’alimenter, se mouvoir…), • Présence d’une souffrance/douleur (vocalisation, perte d’appétit, piloérection, prostration…), • Perte de poids ≥ 20% du poids initial sur 72h, Si l’état général de l’animal ne s’améliore pas et qu’aucune solution ne peut être apportée, ce dernier serait euthanasié.

Choix des espèces

Selon le mécanisme d’action et la cible du candidat médicament, le rat et/ou la souris pourront être utilisés. Le choix du modèle utilisé sera dépendant des demandes clients car les modèles SOPK induits par le létrozole ou par exposition hormonale prénatale sont bien décrits dans la littérature chez les deux espèces. Le SOPK débutant à l’adolescence lors de la puberté, ce modèle pourra être induit sur des animaux adultes ou prépubères (3 semaines) pour le modèle létrozole. De ce fait, nous utiliserons des animaux âgés d’au moins 3 semaines (animaux livrés avec leur mère car le sevrage ne sera pas terminé). Pour le modèle d’exposition prénatale aux hormones, nous utiliserons des femelles gestantes de 2-3 mois et les nouveau-nés femelles âgés de 21 jours minimum.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Poules : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

Produire des anticorps polyclonaux à la commande, pour le compte d'équipes publiques ou privées : telle est la finalité de ce protocole, où 150 poules vont être utilisées, deux par commande, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poule reçoit cinq injections intramusculaires d'un antigène mélangé à l'adjuvant complet de Freund, qui peut provoquer des ulcérations au point d'injection, de la fièvre et une baisse de mobilité. Le porteur présente la récupération des anticorps dans le jaune d'œuf comme un raffinement, puisqu'elle évite les prélèvements de sang, et invoque la recommandation du Centre européen pour la validation des méthodes alternatives. Les poules sont malgré tout toutes tuées au 63e jour, un animal immunisé contre un antigène ne pouvant pas, selon lui, servir à une autre commande.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tels que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherches publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de poule. La poule est une hôte d’intérêt, pour le développement d’anticorps dirigés contre des protéines hautement conservées chez les mammifères. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Le protocole durera 63 jours.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux sont des auxiliaires et des réactifs employés dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie. Ils permettront notamment d’approfondir les connaissances nécessaires pour l’avancement de la recherche et le développement de test de diagnostic voir de nouvelles pistes d’applications thérapeutiques.

Procédures

5 injections en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (10 minutes)

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en intramusculaire couplée à l’adjuvant complet de Freund peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les animaux sont surveillés après injection afin de vérifier qu’aucune douleur n’est apparue.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole à J63.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des anticorps polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budgets et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 poules par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique, a été adapté au plus juste par rapport au besoin pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole

Raffinement

Les animaux sont injectés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. La recherche sur la douleur aviaire est limitée, mais une grande partie des connaissances provient de la science du bien-être avec un intérêt pour les pratiques agricoles de routine. Dans ce cadre, une attention particulière sera portée à 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du plumage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). La récupération des anticorps à partir des œufs de poule constitue un raffinement, car les prélèvements sanguins ne sont pas nécessaires. Lors de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les poules disposeront d’un environnement enrichi (miroir, perchoir, bloc à picorer, thon, courgette, vers de farine,…)

Choix des espèces

La poule est utile pour la production d’anticorps contre des protéines de mammifères, car elle est éloignée phylogénétiquement de la classe des Mammalia. L’utilisation de poules pondeuses est en totale conformité avec le principe des 3R et cette méthode est fortement recommandée depuis un certain temps par le Centre Européen pour la Validation des Méthodes Alternatives. Il s'agit d'un raffinement du protocole de production d'anticorps, car ces derniers peuvent être extraits du jaune d’œuf sans avoir à prélever du sang sur l’animal. Un autre avantage est que les poules pondeuses sont capables de produire des anticorps en plus grande quantité, ce qui réduit le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir les anticorps. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les poules entreront en protocole dès l’âge de 5 mois. Auparavant elles auront subi une période de quarantaine de 14 jours, et si les animaux ne présentent aucun signe clinique, elles seront aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 9
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 9
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9

Un rein prélevé par chirurgie ouverte, transporté par drone, puis regreffé au même animal avant l'ablation du rein restant: 9 porcs subissent cette séquence au cours d'une procédure unique de sept jours, d'un niveau de souffrance modéré, et sont tués au septième jour pour analyse histologique du greffon. Chaque animal est à la fois son propre donneur et son propre receveur, avec une heure de chirurgie pour le prélèvement, trois heures pour la transplantation, un cathéter central, des prises de sang quotidiennes et un hébergement individuel jusqu'à reprise de la diurèse. Le projet porte sur le mode de transport, le drone étant présenté comme une solution prioritaire pour ramener la durée d'ischémie sous dix heures, avec un intérêt économique et sécuritaire déclaré. Le porteur écrit que trois porcs par groupe ne permettent aucune analyse statistique, tout en jugeant cet effectif suffisant pour fonder la sécurité du dispositif avant son autorisation en clinique humaine.

Objectifs

Le plan ministériel (ministère de la santé) pour le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus 2022-2026 en coordination avec l’Agence de BioMédecine a pour objectif de diminuer la durée moyenne de transport des organes. Le but est d’atteindre pour les transplants rénaux une durée d’ischémie au cours du transport < 10 heures. L’utilisation de systèmes d’avions pilotés à distance (drones aériens) fait partie des solutions prioritaires car il permet de diminuer significativement la durée de transport des transplants. Il présente aussi un intérêt sécuritaire en diminuant le nombre d’intervenants et travailleurs nocturnes et également un intérêt économique. Le transport de transplants rénaux par drones représente néanmoins un challenge et fait apparaitre de nouvelles problématiques non explorées (Condition non pressurisée et non thermo-régulée, avec exposition des transplants à des température décroissantes et à des vibrations). L’objectif de ce projet est d’évaluer l’utilisation d’un nouveau mode de transport par drones des transplants rénaux. Notre projet vise à réaliser une première en utilisation d’un drone développé pour le transport d’organe avant autorisation en clinique humaine.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont d’apporter des données de sécurité de l’utilisation des drones dans le transport des transplants rénaux. Les évaluations biopsiques visent à évaluer l’absence de lésion histologique. La surveillance clinique vise à assurer la reprise de fonction des transplants après transport. Ces données de sécurité permettront la mise en place des premiers protocoles de transport des transplants rénaux en clinique humaine.

Procédures

Ce projet prévoit l’utilisation de 9 porcs sur une procédure unique expérimentale de 7 jours reproduisant un processus complet de transplantation rénale avec prélèvement, transport du transplant, transplantation et suivi. - Sous anesthésie générale, un prélèvement rénal gauche sera réalisée par chirurgie ouverte. (1 heure) - Après transport des transplants rénaux selon 3 distances de références avec une phase de décollage, de vol et d’atterrissage Sous anesthésie générale, transplantation rénale puis néphrectomie droite seront réalisées par la même cicatrice de chirurgie. (3 heures) . - Un suivi des animaux sera réalisé pendant 7 jours avec une surveillance clinique, de la diurèse et par prises de sang quotidiennes sur cathéter central. - Mise à mort des sujets sous procédure d’anesthésie

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux pourraient inclure : • Anesthésie profonde et prolongée des animaux • Effets secondaires systémiques liés à l'anesthésie générale et ou aux médicaments administrés pendant les procédures chirurgicales et pour la gestion de la douleur post-opératoire. • Douleur en lien avec la chirurgie abdominale. • Risques de complications chirurgicales telles que l'infection des plaies ou les saignements. • Hébergement individuel des animaux pour surveiller la diurèse jusqu’à reprise franche de la diurèse.

Devenir

Au 7ème jour, les porcs seront euthanasiés sous procédure complète d’anesthésie générale, pour prélèvement et analyse histologique du greffon explanté.

Remplacement

L'étude de la fonction d’un organe dans sa complexité, ne peut se concevoir que dans un modèle animal pré-clinique (donneur), il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations qui répondent cependant aux exigences de réduction et de raffinement. Cependant, de façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Réduction

Il s’agit d’une première étude de sécurité. L’inclusion de 3 porcs par groupe permet d’avoir des éléments de sécurité nécessaires pour passer aux groupes suivants. Bien que le nombre de 3 animaux par groupe ne permettent pas une analyse statistique des résultats, il est suffisant pour cette première étude de sécurité. En cas de lésions trop importantes des transplants, les porcs suivants ne seront pas inclus. De façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au raffinement dans l’hébergement individuel et dans la prise en compte des souffrances de l’animal. A leur arrivée les animaux seront hébergés en groupe durant une période d’acclimatation pré-expérimentale de 7 jours minimum. La température de la pièce sera maintenue à la même température que chez l’éleveur et l’alimentation sera poursuivie telle que chez l’éleveur de façon à établir une continuité et diminue le stress thermique et alimentaire. Une alimentation humidifiée sera apportée aux animaux en post-opératoire pour faciliter la prise alimentaire. Un pansement gastrique par Keal 1g per os sera apporté une fois par jour aux porcs pour diminuer le risque d’ulcère gastrique. Les procédures chirurgicales se dérouleront sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Durant les opérations, les porcs seront installés sur des tapis chauffants. Un gilet avec une voie veineuse centrale sera installée sur chacun des animaux pour faciliter l’administration IV des antalgiques, faciliter l’hydratation des sujets et enfin faciliter le prélèvement des biologies sanguines. L’utilisation d’un cathéter central permet d’éviter l’usage itératif d’anesthésies légères nécessaires aux prélèvements veineux périphériques. Enrichissement du milieu : Des Jouets et une diversification seront à disposition pendant toute la phase d’expérimentation, conformément aux moyens disponibles dans l’animalerie. Les animaux seront hébergés collectivement pendant la phase d’adaptation. Après début de la phase expérimentale à proprement parler, les animaux seront hébergés individuellement pour permettre le déroulement des expérimentations dans de bonnes conditions. Un hébergement collectif n’est pas possible durant cette phase du fait de l’utilisation de cages métaboliques associée au suivi de la diurèse et à des gilets de maintien de la voie veineuse centrale. Les porcs seront cependant hébergés au sein d’une même pièce, dans des boxes accolés avec contact olfactif, visuel et auditif. Un enrichissement et contact avec les animaliers sera alors accru pendant cette phase.

Choix des espèces

La race de porc utilisée est Landrace x Piétrain x Large White. Le modèle porcin est le modèle de référence en transplantation rénale car la physiologie rénale est proche de celle humaine. L’anatomie abdominale ainsi que la physiologie du porc de 70 kg sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle pré-clinique pour l’analyse des transplants rénaux. Jeunes mâles, 70Kg, similitude anatomique et physiologique avec un homme adulte au niveau abdominal. Modèle de référence pour l’analyse des transplants rénaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Macaques à longue queue : 6
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 6
 -

L'objectif déclaré est d'ajuster la durée d'isolement des macaques afin de récolter assez d'urine pour les analyses des études précliniques. Six femelles macaques à longue queue vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardées en vie pour une réutilisation ultérieure. Chacune est enfermée seule dans un module pendant moins de seize heures, sans nourriture ni accès à l'eau. Le porteur qualifie ces collectes d'"indispensables" au développement de nouvelles molécules pharmaceutiques, affirme qu'aucune méthode sans animaux n'apporte le même niveau d'information, et présente le projet comme une amélioration du bien-être des macaques.

Objectifs

Les études de collecte d’urine chez l’animal sont indispensables au développement de nouvelles molécules pharmaceutiques. En effet, celles-ci permettent d’évaluer des paramètres biochimiques pertinents (paramètres rénaux, métaboliques etc...). L’objectif du projet est d’amélioré le bien-être des animaux et la qualité des échantillons prélevés, lors de protocoles de collecte d’urine. En effet, différentes périodes d’isolement seront testées afin de réduire le temps d’isolement mais également permettre la collecte d’une quantité de matériel biologique suffisante pour des analyses.

Bénéfices attendus

Le protocole permettra d’acquérir des connaissances afin d’adapter les méthodes de suivi et de raffinement spécifiques aux primates lors de ce type de protocole de collecte d’urine.

Procédures

Les prélèvements d'urine sont réalisés directement dans le module d'isolement présent dans les volières d'hébergement Cependant, au cours de l'acte, l'animal est physiquement isolé de ses congénères pendant une durée inferieur à 16h, ce qui peut induire un stress léger. L’isolement en module implique une mise à jeun et une absence d’accès à l’eau. Cela peut engendrer un stress léger. La durée de cette mise à jeun sera inférieur à 16 heures pour le bien-être des animaux.

Impact sur les animaux

Les prélèvements d'urine sont réalisés directement dans le module d'isolement présent dans les volières d'hébergement Cependant, au cours de l'acte, l'animal est physiquement isolé de ses congénères pendant une durée inferieur à 16h, ce qui peut induire un stress léger. L’isolement en module implique une mise à jeun et une absence d’accès à l’eau. Cela peut engendrer un stress léger. La durée de cette mise à jeun sera inférieur à 16 heures pour le bien-être des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de la procédure dans le but de réduire le nombre d'animaux utilisés à des fins scientifiques. Cette décision sera prise par un vétérinaire en consultation avec la SBEA.

Remplacement

Les études de collecte d’urine chez l’animal sont indispensables au développement de nouvelles molécules pharmaceutiques. En effet, celles-ci permettent d’évaluer des paramètres biochimiques pertinents. Actuellement, aucune méthode alternative à l'utilisation des animaux (ex: in-vitro, in silico...) n'est susceptible d'apporter le même niveau d'information que ces prélèvements biologiques in vivo.

Réduction

6 animaux seront utilisés pour cette étude. Ce nombre permettra l’obtention de résultats fiables, transposables et de détecter : 1) Une tendance dans le groupe ; 2) Une valeur extrême ; Enfin, comme le protocole le permet, les animaux seront gardés en vie à la fin de l'étude dans le but de réduire le nombre d'animaux utilisés à des fins scientifiques (cette décision sera validée par un vétérinaire en consultation avec la SBEA).

Raffinement

Afin d'optimiser leur bien-être et de leur permettre d'exprimer leurs besoins comportementaux, les animaux sont hébergés en groupes sociaux de même sexe dans des volières respectant les recommandations de la Directive Européenne 2010/63/UE. De l'eau fraîche ad libitum est mise à leur disposition et un aliment adapté à l'espèce et au poids de chaque individu est distribué quotidiennement. Les paramètres environnementaux de l'animalerie sont également suivis et contrôlés afin de répondre aux exigences physiologiques de l'espèce (ex: température, hygrométrie, intensité lumineuse, cycle d'éclairage, renouvellement d'air...). En parallèle, un programme d'enrichissement complet est mis en place au sein de l'animalerie. Ce dernier comprend : 1) Des enrichissements structuraux permettant aux PNH d'évoluer dans un environnement tridimensionnel (perchoirs, barres transversales, grillages...) ; 2) De la litière pour leur permettre de fourrager ; 3) Des jouets variés faisant l'objet d'une rotation une fois par semaine pour éviter que les animaux ne se lassent ; 4) Des friandises (ex: céréales, fruits secs) et des fruits et légumes frais distribués quotidiennement (cachés dans la litière ou dans des jouets distributeurs) ; 5) De la musique d'ambiance diffusée pendant la journée à un volume raisonnable dans le but de réduire le stress en couvrant le bruit causé par les activités du personnel dans les salles adjacentes et en habituant les animaux à la voix humaine. Les animaux sont présents dans l’animalerie depuis plusieurs mois mais une période d'acclimatation de 7 jours minimum sera mise en place avant le début de l'étude. Les animaux seront suivis individuellement et bi-quotidiennement tout au long de l'étude pour détecter tout signe de stress ou de douleur (à l’aide d’une grille d'évaluation de l'état clinique des animaux). De même, le personnel veillera à garder une interaction quotidienne avec chaque animal afin de diminuer le stress qui pourrait être engendré par les manipulations. Des mesures préventives et correctives de diminution de la douleur et du stress seront déterminées au préalable. Lors de l’isolement, les animaux garderont un contact visuel, olfactif et sonore avec ses congénères. Cela permet de limiter le stress lié à cet isolement.

Choix des espèces

Les candidats médicaments étudiés dans les études précliniques étant à visée humaine , il est important d'avoir recours à un modèle animal pertinent et prédictif. En raison de sa proximité phylogénétique et physiologique avec l'Homme, le macaque cynomolgus (macaca fascicularis) est régulièrement retenu dans le cadre de projets précliniques. Dans ce contexte, il est important de raffiner les protocoles sur cette espèce. Dans ce projet des macaques cynomolgus seront utilisés afin d’améliorer les protocoles de collecte d’urine. Six femelles seront utilisées pour ce projet . Seulement des femelles seront utilisée car elles forment un groupe sociale hébergé ensemble. Les résultats de ce projet ne nécessite pas qu’il soit réalisé également sur des mâles. De plus, cela impliquerait 12 animaux au lieu de 6 (réduction du nombre d’animaux).