Maladies animales

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Bovins : 40
Souffrances
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Devenir
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40 génisses vont être utilisées dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger, gardées en vie à l'issue, dix réutilisées et trente rendues à l'élevage. Elles reçoivent un traitement hormonal de synchronisation, un dispositif vaginal et un ou deux transferts d'embryons sous anesthésie épidurale, avec des prélèvements sanguins. Le projet compare deux protocoles de production d'embryons in vitro pour améliorer les taux de gestation des schémas de sélection bovine, dont le porteur reconnaît qu'ils servent des activités commerciales. Il conclut lui-même que l'effectif limité rend peu probable la mise en évidence d'une différence significative entre les lots.

Objectifs

Actuellement, les biotechnologies de l’embryon sont largement utilisées par les entreprises de sélection bovines afin d’accroitre le progrès génétique par la réduction de l’intervalle entre générations et l’augmentation de l’intensité de sélection. La production in vitro d’embryons après ponction ovocytaire, couplée au génotypage, est théoriquement l’approche la plus efficace. Toutefois, les conditions de production in vitro sont sub-optimales et altèrent globalement la compétence au développement des embryons: alors que le taux de gestation atteint les 60% pour des embryons produits in vivo, la réimplantation d’embryons génotypés produits in vitro et congelés ne conduit à une gestation que dans moins de 35% des cas. Ces résultats engendrent d’importantes pertes économiques et de progrès génétique qui rendent nécessaire une optimisation des conditions de production in vitro. Au cours d’un précédent projet de recherche, un nouveau protocole de production d’embryons in vitro a été développé. Ce nouveau protocole a donné des résultats prometteurs en utilisant des critères d’évaluation in vitro (taux de développement, qualité morphologique, comptage cellulaires, survie à la congélation) et doivent désormais être validés par mesure des taux de gestation après transfert dans des femelles receveuses. En effet, l’évaluation in vitro de la qualité des embryons constitue encore un vaste sujet d’études car aucun critère in vitro ne semble aujourd’hui prédire de manière fiable le potentiel de développement in vivo après transfert dans des femelles receveuses. Avant d’être transféré aux professionnels et épprouvé à plus large échelle, le nouveau protocole de production doit donc être testé en conditions expérimentales, sur un nombre réduit de receveuses bien caractérisées. Le projet présenté dans ce document vise donc à obtenir des données préliminaires en transférant des embryons produits in vitro selon 2 protocoles différents (témoin et le protocole optimisé) dans 40 femelles receveuses préalablement synchronisées (2 lots de 20 receveuses).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'obtenir des données préliminaires sur les taux de gestation permis par le protocole optimisé et donc rassurer les professionnels sur son efficacité avant de l'intégrer à leurs activités commerciales et ainsi de le tester à plus large échelle. In fine, l'amélioration des taux de gestation conduira à une meilleure efficacité des schémas de sélection, notamment par la diminution du nombre d'animaux donneurs et receveurs nécessaires à la procréation des futurs taureaux d'insémination (impacts économique, environnemental, social).

Procédures

Les génisses expérimentales seront soumis à 1 ou 2 transferts d'embryons après anesthésie épidurale et traitement hormonal de synchronisation des chaleurs (incluant 1 injection intra-musculaire et la pose/retrait d'un dispositif vaginal) ainsi qu'à des prélèvements sanguins (2 à 4 en fonction du nombre de transferts d'embryons réalisés).

Impact sur les animaux

Peu de nuisances sont attendues sur les animaux de ce projet. La procédure expérimentale 1 est une pratique courament utilisée par les professionnels chez les bovins et qui ne semble pas impacter la santé et le bien-être des animaux. La procédure expérimentale 2 concerne peu de prise de sang (2 à 4 prises de sang

Devenir

Tous les animaux expérimentaux resteront en vie après chacune des procédures expérimentales. Les génisses gestantes à l'issue des transferts d'embryons seront vendues dans des élevages commerciaux comme femelle laitière prête à vêler. Les génisses vides après 2 transferts seront éventuellement recyclées pour un autre projet de recherche ou de formation mais pourront également être mises à la reproduction hors expérimentation.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, le modèle animal ne peut être substitué par un modèle d’étude ex vivo. De plus, les techniques utilisées dans ce projet sont des pratiques couramment réalisées en élevages qui ne sont susceptibles d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les génisses.

Réduction

Au total, 40 femelles seront utilisées dans ce projet. Compte-tenu de ces effectifs limités, il est peu probable que le dispositif puisse mettre en évidence une différence significative de taux de gestation entre les lots. Cette première étape de validation permettra essentiellement d’obtenir des données préliminaires avant d’envisager une validation à plus large échelle, en conditions de terrain.

Raffinement

les génisses utilisées dans ce projet seront placées sous surveillance quotidienne (activité, comportement) et hébergées dans une stabulation répondant aux normes de bien-être animal chez cette espèce (accès aisé à l'auge et aux points d'abreuvements, présence de tapis caoutchouc derrière pour le confort des aplombs, accès à des brosses latérales et dorsales...). De plus, une anesthésie épidurale sera réalisée préalablement au transfert d'embryons.

Choix des espèces

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, aucune autre espèce animale ne peut être choisie. La race Prim’Holstein choisie est la 1ère race laitière française en effectif, et est particulièrement concernée par les biotechnologies de l’embryon. Les animaux utilisés dans ce projet seront des génisses, toutes pubères. Le modèle génisse a l’avantage, par rapport à un modèle vache, de ne pas présenter de biais expérimentaux liés à l’historique des femelles (conditions de mise bas, interactions avec la production laitière….). Sur le terrain, les transferts sont également majoritairement réalisés sur des génisses car les taux de réussite sont supérieurs à ceux obtenus sur vaches.

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Bovins : 235
Souffrances
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Devenir
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 25
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235 bovins vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance de léger à sévère, la plupart tués à l'issue et 25 réutilisés. Le projet fait naître des veaux porteurs de variants génétiques par collecte d'embryons, collecte de semence, synchronisation et transfert embryonnaire, pour étudier des anomalies présentes naturellement dans certaines races. Une fois le nombre de fœtus ou de veaux atteint, les animaux porteurs de l'anomalie sont euthanasiés puis autopsiés, et les vaches receveuses gestantes abattues en abattoir commercial pour récupérer le fœtus. Le porteur présente ces gestes comme des pratiques d'élevage courantes et revendique le bovin comme "animal modèle" plus proche de l'humain que la souris.

Objectifs

Ce projet vise à procréer des bovins porteurs de variants génétiques suspectés d’être responsables d’anomalies génétiques, détectés dans le cadre de différents projets de recherche en cours ou à venir sur ce thème.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à étudier chez le bovin l’effet de mutations apparues naturellement dans cette espèce et à améliorer notre connaissance de la fonction de gènes impactés. Dans le cas de mutations présentant des similitudes avec des syndrômes humains, le bovin peut alors servir d'animal modèle, plus proche de l'homme que la souris par exemple.

Procédures

Les animaux seront soumis, selon leur sexe, à des procédures de reproduction classiquement utilisées en élevage telles que collecte d'embryons, collecte de semence, synchronisation et transfert embryonnaire. Du sang leur sera également prélevé une fois.

Impact sur les animaux

Lélevage et les procédures appliquées aux animaux de ce projet ne diffèrent pas de pratiques d'élevage classiques.

Devenir

Lorsque le nombre de foetus ou de veaux nécessaires à l'étude de l'anomalie sera atteint, les animaux porteurs de l'anomalie d'intérêt seront euthanasiés et soumis à des prélèvements post mortem afin d'étudier les symptômes de l'anomalie. De même, les vaches receveuses qui seront gestantes à l'issue du transfert et dont on souhaite récupérer le foetus seront abattues dans un abattoir commercial. Les porteuses qui donneront naissance à un veau pourront être réutilisées.

Remplacement

L’expérimentation sur les animaux sera remplacée tant que possible par des études in vitro et in silico.

Réduction

Le nombre d’animaux étudié par anomalie sera réduit au strict nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables (nmax=10 cas et 10 contrôles). Les animaux cas et contrôles analysés seront tous issus d'un même père voire des mêmes parents si possible, afin de réduire la variabilité de leur fond génétique et la variabilité phénotypique qu'elle peut induire à l'intérieur de chaque groupe. Notre choix se portera sur l'étude de variants et anomalies génétiques à pénétrance complète, i.e. pour lesquelles tous les animaux du groupe cas sont sensés exprimer des symptômes, et donc réduire le nombre d'animaux nécessaire à la mise en évidence d'un effet significativement différent. Un effet sexe sera pris en compte dans les analyses.

Raffinement

Quel que soit l’âge des animaux étudiés, les prélèvements invasifs ne sont effectués que post-mortem. Les conditions d'hébergement, d'alimentation, de prophylaxie et de traitement des animaux sont peu ou pas modifiées par la mise en oeuvre du projet. Les divers prélèvements seront assurés par du personnel expérimenté, avec du matériel et une contention adaptés.

Choix des espèces

Les mutations étudiées sont présentes naturellement dans certaines races bovines et nous disposons dans cette espèce de tous les outils nécessaires pour étudier leurs conséquences phénotypiques. Recréer ces mutations à l’identique dans des espèces modèles conventionnelles (souris, rat, etc.) serait techniquement difficile et pas toujours pertinent en fonction des symptômes attendus. En fonction de l’anomalie étudiée, les animaux seront utilisés au stade fœtal dans le premier tiers de la gestation ou après la naissance. Dans ce cas ils seront conservés jusqu’à attendre l’âge de produire des gamètes (environ 15 à 24 mois). Enfin les mères porteuses des embryons seront des vaches en fin de carrière productive destinées à la réforme, en bon état physiologique et capables de recevoir des embryons.

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    • Troubles cardiaques
Chiens : 50
Cochons : 150
Moutons : 600
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800
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800 animaux non-humains, 600 moutons, 150 cochons et 50 chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés vers un autre projet. Sous anesthésie, ils passent une IRM cardiaque et vasculaire pour évaluer des dispositifs médicaux implantables destinés à l'humain. Le porteur n'attend aucun dommage et décrit une imagerie non invasive. Il affirme que l'expérimentation sur "l'organisme entier" et sur animal vivant est "incontournable" et "indispensable" pour valider ces implants avant leur usage chez les patients.

Objectifs

L’IRM est la seule modalité d’imagerie permettant d’obtenir des informations sur les flux sanguins au sein des structures cardiaques et vasculaires. Elle permet aussi d’évaluer la présence ou non des lésions tissulaires au sein des structures cardiaques et vasculaires. L'importance et la nécessité de ce projet ont été approuvées par les directions scientifiques. .

Bénéfices attendus

Meilleure comprehension et evaluation de modifications de flux sanguin au sein des cavités cardiaque àprés une implantation de dispositif medical intracardiaque.

Procédures

L'IRM est une procédure d'imagerie médicale non invasive. Les animaux vigiles seront soumis à une anesthésie nécessitant: - une prémédication (une injection IM) - une induction anesthésique (une injection IV)

Impact sur les animaux

Aucun dommage n'est attendu sur les animaux .

Devenir

Tous les animaux retournent dans leur établissement d''origine et sont réintégrés au projet APAFIS #8307.

Remplacement

La validation des dispositifs médicaux cardiovasculaire implantables requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. En effet leur utilisation in fine chez les patients sont des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement hémodynamique des dispositifs et leur durabilité. Cela doit impérativement se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l’organe vivant (sécurité locale = organe cible) et de vérifier les potentiels effets secondaires sur l’ensemble de l’organisme (sécurité générale = ensemble de l’organisme). L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est donc incontournable.

Réduction

Le nombre d'animaux à été évalué et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques. Le nombre d'animaux déclaré est une estimation prospective qui sera réajusté lors de l'appréciation rétrospective annuelle.

Raffinement

La procedure est une methode d'imagerie non-invasive (IRM). Les animaux seront gardés en bon etat clinique tout au long de la procedure (controle de la t° de l'animal, environnement control). Pour reduire le stress de l'animal au maximum, des methodes d'anesthesie et analgesie appropiés seront mis en place, et ce specifiquement pour chaque espece. Les animaux seront toujours transportés au minimum par 3 individus de la meme espece afin de reduire le stress durant le transport et la procedure.

Choix des espèces

Les dispositifs cardiovasculaires nécessitant le recueil de données par IRM doivent être implantés sur une anatomie qui ressemble à celle de l’homme avec les mêmes dimensions. Cela impose l’expérimentation de ces dispositifs sur des gros animaux, pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte de grande taille, d’où la nécessité de tester sur les espèces citées ci-dessus. Les différences interspécifiques de la nature tissulaire et de la forme et taille anatomique et aussi de fonction requiert l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs cardiovasculaires de ce projet. Les animaux utilisés seront des juvéniles ou des adultes. L’objectif est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme. Les animaux sont identifiés comme suit : - Pour les ovins : boucles auriculaires posées avant l’âge de six mois au plus tard ou avant la sortie de l’exploitation de naissance. - Pour les porcins : tatouage avec un numéro correspondant au site d’élevage d’origine et boucle auriculaire avec numéro interne. - Pour les chiens : puce électronique implantée durant les premières semaines de vie à l’élevage d’origine.

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Chiens : 5
Souffrances
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Devenir
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5 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort à l'issue. Ils reçoivent trois prises orales de calcium, quinze prises de sang à la jugulaire sur animal vigile et six prélèvements d'urine, pour adapter au chien un test de charge calcique existant chez l'humain. Deux chiens reproducteurs sont conservés à ce titre et les trois autres pourront être proposés à l'adoption, après réutilisation dans d'autres études. Le porteur décrit une surveillance du calcium sanguin et des félicitations après chaque geste, et présente le test comme un outil de prévention des calculs urinaires.

Objectifs

Les calculs urinaires sont fréquents chez le chien et le chat. Parmi les différents types de cristaux, ceux d’oxalate de calcium sont très fréquents (47% chez le chien, 38 % chez le chat). Ces cristaux ou calculs peuvent être consécutifs à une augmentation de la concentration en oxalate et/ou en calcium dans les urines, dont la cause est peu recherchée en médecine vétérinaire. Pourtant, les affections liées à ces cristaux ne sont pas traitables médicalement et la mise en place de mesures préventives par la prise en charge de facteurs favorisants aurait une place essentielle dans leur gestion médicale. Parmi les facteurs favorisants, figure l’augmentation de l’activité de la glande parathyroïde, qui sécrète alors trop de parathormone, une hormone qui augmente la quantité de calcium dans le sang, et par conséquent dans les urines. Le test de charge calcique, aussi dénommé test de Pak, a été développé chez l’Homme pour explorer l’origine de cette trop grande quantité de calcium dans les urines, en observant la réponse métabolique face à un apport de calcium. Ce projet vise à adapter ce test au chien. Cela permettra ensuite d’étudier sa potentielle contribution à l’exploration des mécanismes sous-jacents à une augmentation de la quantité de calcium dans les urines. Il pourrait également se révéler intéressant lors de l’exploration d’une augmentation de la concentration sanguine de calcium de manière générale, notamment lors de valeurs sanguines de parathormone équivoques.

Bénéfices attendus

Explorer plus précisément le métabolisme calcique d’animaux ayant présenté des calculs d’oxalate de calcium permettrait de trouver des stratégies préventives adaptées à l’animal en fonction de l’origine de ces calculs, pour limiter le risque de récidive.

Procédures

Les procédures réalisées sur 5 animaux seront : - Trois prises orales de 10 mL - Quinze prises de sang de 5ml par prélèvement seront réalisées à la veine jugulaire sur chiens vigiles. - Six prélèvements d’urine seront réalisés sur chien vigile (par sondage et/ou cystocentèse) selon la faisabilité - Une mise sous perfusion suite à la procédure, si nécessaire selon les résultats biologiques

Impact sur les animaux

Nuisance médicale de l’administration de calcium par voie orale: risque modéré. Nuisance médicale des prélèvements sanguins et urinaires : risque faible. Nuisance stress physique : risque faible. Nuisance faim et soif : risque faible.

Devenir

Certains animaux utilisés dans cette procédure sont des chiens reproducteurs qui seront donc conservés pour cette raison. Les autres chiens pourront être proposés à l'adoption.

Remplacement

Ce projet vise à appliquer un test de charge calcique connu chez l’Homme à l’espèce canine. Il doit donc nécessairement impliquer des chiens vivants.

Réduction

Les chiens participant à ce projet seront réutilisés après d’autres études expérimentales avant d’être proposés à l’adoption ou réutilisés comme reproducteurs. Le nombre de 5 chiens a été déteriminé comme nécessaire et suffisant pour permettre d’objectiver un effondrement de la parathormone après administration de calcium.

Raffinement

Les gestes techniques seront effectués par des personnels formés et pratiquant couramment ce type de geste. Pour chacun des gestes pratiqués, une attention particulière sera portée au confort de l'animal, et le temps nécessaire sera pris pour rassurer le chien. Après chaque geste technique, le chien sera félicité par la voix et des caresses. A la fin de chacun des protocoles, une friandise sera donnée à chacun des chiens. La concentration sanguine en calcium sera étroitement surveillée et si celle-ci dépasse la valeur de 1.40 nmol/l ou augmente de plus de 20% par rapport à la valeur initiale, une perfusion sera mise en place. Les chiens seront hébergés en petits groupes compatibles, sur litière végétale. Ils auront à leur disposition un lieu de couchage (corbeille + tapis), une plateforme, des jouets. Ils bénéficieront d'interactions quotidiennes avec leurs soigneurs (caresses, jeux), et d'une sortie quotidienne 7j/7 dans des espaces de jeux intérieur et extérieur.

Choix des espèces

S'agissant de mettre au point un test diagnostique pour des chiens, le projet sera mené dans cette espèce. Les chiens utilisés seront des chiens adultes, car ce test s’adressera à des chiens adultes, et afin d’éviter le biais de la croissance sur le métabolisme du calcium et du phosphore. Un bilan de santé sera effectué sur chacun des chiens avant son inclusion dans le protocole.

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Cochons : 24
Souffrances
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Devenir
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 24

24 porcelets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par le virus de la gastro-entérite transmissible au moyen d'une inoculation oro-nasale, puis subissent écouvillonnages et prises de sang quotidiens, et sont mis à mort dès l'apparition de la diarrhée et des vomissements pour prélever leurs tissus. Le projet affirme vouloir évaluer si des organoïdes porcins peuvent remplacer l'expérimentation animale, tout en présentant le recours aux porcs comme "indispensable" pour cette validation. Le porteur retient des porcelets de plus de trois semaines parce que l'infection y provoque des symptômes moins sévères que chez les plus jeunes.

Objectifs

Ce projet d’expérimentation animale rentre dans le cadre d’une thèse dont le but est d’analyser l’apport des organoïdes porcins dans l’étude des interactions hôtes-pathogènes. En effet, les organoïdes sont des cellules qui s’auto organisent en 3 dimensions et qui reflètent la diversité cellulaire que l’on retrouve au sein d’un organe. Ces organoïdes grâce à leur structure et leur composition cellulaire pourraient être des méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Ils permettraient de réduire l’utilisation des animaux placés en expérimentation et répondre à la règle des 3R qui est Réduction, Remplacement et Raffinement. Le virus de la gastro entérite transmissible (GET) a été choisi comme modèle de pathogène dans notre étude. L’expérimentation animale, qui utilisera 24 animaux, a donc pour but d’avoir des résultats concernant l’expression des gènes mais aussi de la réponse immunitaire et antivirale que l’on retrouve In Vivo, c’est-à-dire chez l’animal. Ces résultats nous permettront de comparer avec ceux retrouvés dans les organoïdes et dans les modèles cellulaires. Ainsi, nous pourrons évaluer si les organoïdes sont de bons modèles alternatifs à l’expérimentation animale, pour l’étude des interactions entre l’hôte et le vGET dans un premier temps et aux différents coronaviroses dans un second temps.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus à partir de l’expérimentation animale au niveau de l'expression des gènes et des réponses immunitaires et antivirale seront comparés aux résultats acquis sur organoïdes et culture cellulaire pour connaître l’apport des organoïdes porcins dans l’étude des interactions hôte pathogène et envisager la possibilité d’une réduction de l’utilisation d’animaux.

Procédures

Les animaux subiront une inoculation par voie oro-nasale. Des prélèvements nasaux, salivaires et de fèces se feront par écouvillonnage et prises de sang seront réalisés une fois par jour pendant quatre jours au maximum.

Impact sur les animaux

Lors des inoculations intranasale et orale, l'animal pourra ressentir une gêne. Lors des prélèvements nasaux et des prises de sang, les animaux devraient ressentir une légère douleur. Les écouvillonages salivaires et de fécès provoqueront une légère gêne chez l'animal. L’infection pourrait engendrer dès le premier jour des symptômes de diarrhées et vomissement. Cependant dès le début des symptômes les animaux seront mis à morts.

Devenir

Les porcs seront mis à morts afin de prélever les tissus.

Remplacement

Le but du projet est d'évaluer si les organoïdes sont de bons modèles expérimentaux pour étudier les interactions moléculaires hôtes pathogènes. Pour cela notre étude comparative doit prendre en compte également le contexte naturel d'infection, le porc, qui représente l'environnement physiologique complet . C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est ici indispensable pour déterminer si les organoïdes sont de potentielles méthodes alternatives à l’expérimentation dans le cadre de l’étude des interaction hôte-pathogène.

Réduction

Chaque groupe de porcs est constitué de 4 individus ce qui nous permettra d'identifier des gènes qui sont fortement modifiés après infection (la puissance statistique devrait nous permettre de valider ces gènes).

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes stables à partir du sevrage et tout au long d’un essai avec enrichissement du milieu. Ils auront accès à volonté à de l’eau et à de la nourriture. Une lampe chauffante et une plaque de couchage seront mis à leur disposition. Les animaux feront l’objet d’une surveillance rapprochée afin de déceler la survenue de points limites et d’y remédier.

Choix des espèces

Etant donné que seuls les porcs sont sensibles à l’infection par les virus de la GET et que nous voulons démontrer l’apport des organoïdes porcins, l’utilisation des porcs est indispensable. Utilisation de porcelets de 4 à 6 semaines d’âge pour que les porcelets soient sevrés. De plus, en comparaison avec les porcelets de moins de 2 semaines dont l'infection provoque des symptômes sévères, les porcelets de plus de 3 semaines d'âge bien qu'ils soient toujours sensibles à l'infection au virus de la GET, possèdent une probabilité d'apparition et d'intensité des symptômes (vomissement, diarrhée) plus faibles.

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    • Alimentation animale
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Loups de mer : 735
Souffrances
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▲ 735
Devenir
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 735

735 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les poissons sont infectés par la bactérie Vibrio au moyen d'une injection intrapéritonéale sous anesthésie, l'infection provoquant une mort rapide des individus les plus sensibles en 24 à 72 heures, puis les survivants sont étourdis, saignés et tués pour prélever les organes. Le porteur teste des bactéries marines comme probiotiques pour améliorer la survie des bars face à cette infection d'élevage. Il présente le projet comme le développement d'un aliment enrichi pour l'aquaculture intensive.

Objectifs

L'objectif de ces travaux est de mettre sur le marché une nouvelle génération d’aliments à destination des principales espèces aquacoles marines (daurades royales, bars européens, maigres), utilisable de la larve au stade adulte, qui sera composé de bactéries marines encapsulées dans un support issu de ressources marines locales (algues, rebus de coquillages, ...), dans une logique d’économie circulaire « de la mer à la mer ». L’objectif de cet essai est l’évaluation de l’efficacité des probiotiques pour améliorer la survie de bars européens face à une infection bactérienne rencontrée en élevage.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer des probiotiques adaptés pour les élevages de poissons marins avec l'objectif d'améliorer les taux de survie des stades larvaires, la croissance des animaux et leur capacité de défense à des infections ou à d'autres stress qui peuvent survenir en élevages intensifs.

Procédures

Des prélèvements de sang seront réalisés après étourdissement et avant mise à mort sur 40 poissons par condition dans les bacs dédiés aux prélèvements. La durée des prélèvements de sang n’excède pas 5 minutes par poisson. Une fois le prélèvement terminé, la mise à mort sera effectuée avant prélèvements des organes (branchies, mucus cutané, intestin, foie et rate).

Impact sur les animaux

Le stress infligé par les conditions expérimentales est limité en formant des lots de biomasse optimale pour que les poissons expriment les comportements alimentaires et natatoires attendus des espèces étudiées et en effectuant les séances d'observation quotidiennement. La phase de supplémentation se fait via la voie orale, au travers d'un aliment enrichi. Aucun effet néfaste des souches probiotiques aux concentrations utilisées n'a été observé dans le cadre des essais déjà menés. L’infection expérimentale à Vibrio nécessite une anesthésie afin de réaliser une injection intrapéritonéale. L’infection provoque une mort rapide des animaux les plus sensibles, en général dans les 24 à 72h post-injection.

Devenir

Les animaux ayant été infectés expérimentalement, il n'est pas possible de les garder en vie au terme de la procédure.

Remplacement

Le potentiel de ces souches marines comme probiotiques ayant des activités antagonistes contre des pathogènes aquacoles a été mis en évidence par des essais in vitro et par l’analyse de leurs génomes (identification de gènes codant pour des protéines antimicrobiennes , absence de gènes codant pour une résistance à un antibiotique ou un biocide, …). Afin de valider ce potentiel, des essais In vivo sur des espèces cibles tel que le bar commun sont nécessaires afin d’obtenir une autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour la pisciculture auprès de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Réduction

Cette procédure expérimentale sera menée en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. Le nombre d’animaux nécessaire a été déterminé en se basant sur les tests traditionnels de comparaison de proportions binomiales ; le test de Fisher ou le test du Khi2, en prenant en compte la variabilité fréquemment observée (qui nécessite de réaliser les essais à minima en triplicat), les prélèvements à effectuer en cinétique (qui réduisent le nombre de poissons / bac) et les mortalités induites par l'agent pathogène lors de l'épreuve infectieuse (environ 50%) ainsi que les densités. La détermination de la souche pathogène et la concentration bactérienne permettant d'atteindre une mortalité d'environ 50% sera évaluée sur un maximum de 105 animaux. L'épreuve infectieuse avec la souche pathogène choisie sera ensuite menée sur 210 poissons supplémentés par condition, chiffre permettant de suivre la mortalité générée et de réaliser des prélèvements. Le nombre total de bars européens utilisés sera donc de 735 poissons.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction de la biomasse, un rythme jour/nuit naturel, la présence de suffisamment de congénères pour exprimer un répertoire comportemental riche, une distribution d’aliment deux fois par jour adaptée à leur stade de développement et l'intégration de couvercles sur une partie des bassins pour générer des zones d'ombres. Une importance particulière sera donnée à l’observation des animaux, 2 fois par jour, pour identifier les animaux en détresse et réaliser, si nécessaire, une mise à mort compassionnelle. Les infections à Vibrio peuvent provoquer une mort rapide sans qu'il soit possible d'observer des symptômes cliniques. Pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal marqué avec des périodes sur le flanc / sur le ventre et/ou des signes de détresse respiratoire avancée et/ou des hémorragies faciales / au niveau des flancs et/ou des signes nerveux seront mis à mort de manière compassionnelle à l'Eugénol.

Choix des espèces

Le bar Européen (ou bar commun, Dicentrarchus labrax) est l'une des espèces marines la plus produite en France et, plus globalement, en Europe. Bien que la production en écloseries soit maîtrisée, les taux de survie des stades larvaires restent relativement bas (de l'ordre de 35 à 40%) et cette espèce est menacée, tout au long de sa vie, par une large variété de pathogènes bactériens ou viraux. Il s’agit de juvéniles de Bar européens supplémentés depuis 3 mois en probiotiques et présentant un poids moyen actuel de l'ordre de 33 g. Ces animaux ont été réceptionnés au sein de nos installations (en sortie de pré-grossissement du fournisseur) à un poids moyen de 5 g.

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Moutons : 70
Souffrances
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Devenir
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70 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour dix d'entre eux et modéré pour soixante, soixante étant tués et autopsiés et dix témoins réutilisés. Chaque animal est infesté par voie orale par un ver hématophage, puis subit des prélèvements de fèces et de sang hebdomadaires et des pesées, l'infestation provoquant une anémie modérée. Le porteur compare des souches du nématode Haemonchus contortus résistantes et sensibles à un antiparasitaire, pour adapter les recommandations de traitement aux éleveurs. Les moutons infestés sont tués pour dénombrer les vers adultes dans la caillette et comparer les souches entre elles.

Objectifs

Les objectifs du projet sont de comparer les fitness (capacité à survivre et à se reproduire) et les pathogénicités (capacité du parasite à induire des signes cliniques chez son hote) de souches résistantes et sensibles aux avermectines et d’évaluer ainsi le coût éventuel de la résistance des nématodes à ces anthelminthiques. En effet, la résistance des strongles gastro-intestinaux aux anthelminthiques est une problématique croissante actuellement. Certains élevages ne disposent plus de molécules efficaces pour traiter contre les strongles pendant la période de lactation des brebis. Il est admis que la capacité d’un parasite à resister induit un coût pour celui-ci, donc une faiblesse sur d’autres traits de vie (par exemple la capacité à se reproduire). Cette question du fitness et du coût de la résistance est importante car une des recommandations pour limiter l’apparition et la diffusion des résistances est basée sur la notion de refuge qui consiste à maintenir des animaux parasités par des populations de parasites sensible, snon soumises à la pression de sélection. Pour cela, on fait appel au traitement ciblé sélectif (TCS). Cependant, l’efficacité du TCS repose notamment sur l’hypothèse qu’il y a une différence de fitness entre les souches sensibles et résistantes et donc un coût de la résistance pour les nématodes. Ce projet a permis de récolter des isolats de terrain, matériel biologique d’un grand intérêt. Nous disposons à ce jour de 6 isolats purifiés, 3 sensibles et 3 résistants à l’éprinomectine. Ces 6 isolats sont contemporains et proviennent d’un même bassin de production et peuvent ainsi servir de base à une comparaison de phénotypes incluant le « fitness ». Le fitness d’une souche correspond à sa capacité à survivre et à se reproduire. On pourra également comparer la différence de pathogénicité entre ces isolats, autre question d’un grand intérêt dans le domaine. Ce type d’expérimentation est d’autant plus originale que ce sont les premiers isolats d’Haemonchus contortus résistants à l’éprinomectine disponibles. De plus, ces isolats sont d’un grand intérêt pour la comparaison de fitness car ils proviennent de la même zone géographique et sont contemporains.

Bénéfices attendus

L’intérêt de ce travail est d’évaluer le comportement des souches en conditions expérimentales en faisant varier les conditions de développement des stades libres (température et hygrométrie) et d’observer s’il existe des différences de comportements des souches dans les stades parasitaires (taux d’implantation, ponte d’œufs, durée de la période prépatente…). Cela permettra de mimer les évolutions climatiques et voir si une catégorie de souches a des faiblesses dans certaines conditions mais pas dans les autres. L’objectif est d’observer s’il existe une différence de fitness entre les souches et si celle-ci est commune pour les souches résistantes. Cela permettra de pouvoir adapter les recommandations de gestion aux éleveurs. On observera également s’il existe une différence de pathogénicité entre les souches. C’est une information importante pour les éleveurs, notamment s’il s’avère que les souches résistantes sont également les plus pathogènes ou en termes d’impact et de gestion s’il s’avère que les souches résistantes sont moins pathogènes que les sensibles.

Procédures

Infestation par voie orale (volume administré = 10 mL) : n =1/animal, 2 minutes maximum par drogage, contention comprise. Prélèvements rectaux de fèces : n = 14/animal (un par semaine de J0 à J18 post-infestation puis 2 fois par semaine de J18 jusqu’à l’euthanasie des animaux), 3 minutes maximum par prélèvement, contention comprise. Prises de sang (volume maximal = 5 mL) : n = 9/ animal (une à J0, puis une par semaine), 3 minutes maximum par prélèvement, contention comprise. Pesées : n =9/animal (une à J0 puis une par semaine), 3 minutes maximum par pesée.

Impact sur les animaux

H. contortus étant un nématode hématophage, la dose infestante administrée va induire une anémie modérée chez son hôte, bien tolérée par l'animal. Stress modéré lors de l'infestation par voie orale, des prélèvements fécaux et sanguins et des pesées. Douleur légère lors des prises de sang et des prélèvements fécaux.

Devenir

Les animaux des lots infestés seront euthanasiés et autopsiés afin de pouvoir étudier la population de vers adultes présents dans la caillette et comparer les souches entre elles. Les animaux du lot témoins pourront être réutilisés.

Remplacement

Le cycle biologique d’H. contortus passe obligatoirement par le mouton qui est l’hôte définitif au sein duquel la reproduction sexuée s’effectue ; le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus dans cette expérimentation est limité au maximum pour avoir un effectif permettant d’observer une différence de fitness et de pathogénicité entre les souches de parasite, grâce à des tests statistiques. Il faut prendre en compte les interactions complexes entre l’hote et le parasite, variables d’un individu à l’autre, ce qui nécessite d’avoir des lots suffisamment étoffés afin aussi de ne pas avoir à renouveller l’expérimentation. Pour réduire au maximum le nombre d’animaux necessaires, nous avons homogénéisé certains facteurs liés à l’hote et connus pour influer sur le cycle du parasite tel que le sexe, l’age, la race et l’historique de contact avec les strongles gastro-intestinaux.

Raffinement

Les agnelles seront hébergées sur une litière paillée et en lots d’infestation, de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux, et leur environnement sera enrichi avec des ballons et des brosses. Progressivement, elles s’habitueront à être manipulées et les prélèvements seront toujours réalisés par du personnel expérimenté. Elles feront l'objet d'une surveillance clinique quotidienne, complétée par une mesure hebdomadaire de l'hématocrite, de manière à détecter précocément les points limites associés aux conséquences de l'infestation parasitaire ou à d'éventuelles maladies intercurrentes.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce cible d’H. contortus (application ensuite en élevage). Il n'existe pas d'autre espèce modèle ni de système alternatif que le mouton pour permettre au parasite H. contortus d’effectuer son cycle biologique. Le choix de l’espèce parasitaire repose à la fois sur sa fréquence, sa pathogénicité et sa capacité à développer rapidement une réponse immune chez son hôte mais aussi des multirésistances aux anthelminthiques. C’est pourquoi, l’espèce Haemonchus contortus a été choisie. Agnelles âgées de 3 mois. A cet âge, elles seront déjà sevrées, naïves vis-à vis d'Haemonchus contortus et donc pleinement réceptives à une infestation par ce parasite. En outre, elles auront atteint un poids leur permettant de supporter une infestation avec 5000 larves du parasite et l'anémie modérée en résultant, sans que cela ait un impact majeur sur leur santé et leur développement.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Chèvres : 54
Souffrances
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▲ 54
▲ -
Devenir
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 -
 54
 -

54 chèvres en lactation vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardées vivantes pour être réutilisées dans une épreuve inflammatoire ultérieure. Chaque animal subit une diète de 48 heures suivie de prises de sang répétées, avec dosages sanguins et laitiers, pour caractériser la réponse métabolique du ruminant laitier. Le porteur affirme que ces modifications biologiques "ne peuvent être étudiées qu'in vivo". Il précise que les chèvres sont habituées aux prélèvements, la mise à mort n'étant prévue qu'en cas de non-récupération de leur santé.

Objectifs

Les changements climatiques impactent les animaux ainsi que les fourrages (Qualité et quantité), l’établissement utilisateur possède des lignes sélectionnées pour leur longévité et résilience au niveau phénotypique. Dans cette saisine nous soumettons les animaux à une épreuve alimentaire qui consiste à substituer une ration standard (foin + concentré) par de la paille pendant 48h. Cette épreuve vise à mimer ce que des chèvres d’élevage pourraient rencontrer à l’avenir Ce changement de régime alimentaire va induire des changements métaboliques au niveau de l’animal, induire un stress transitoire. Les animaux vont mobiliser des réserves. Par cette épreuve alimentaire, nous allons réaliser des prises de sang et de lait préalable à l’épreuve, au cours de l’épreuve et suite à l’épreuve. L’objectif de ces prélèvements est d’identifier des marqueurs biologiques dont la présence serait significative pour identifier des animaux mieux adaptés et plus résilient au sein d’une population. En effet nous souhaitons identifier au sein de nos 54 chèvres qui ont un phénotype longévité plus (LGV+) ou longévité moins (LGV-) des individus ayant montré une meilleur réaction à l’épreuve (perte de poids moindre, diminution de la production laitière moindre, perte d’état corporel moindre) et qui au niveau sanguin et lait contiendrait des marqueurs biologiques d’interet par rapport aux autres. L’objectif est d’identifier ces marqueurs biologiques, de chercher ensuite au niveau génétique des différences. Pour in fine, utiliser ces différences génétiques et phénotypiques en sélection pour les agriculteurs de demain

Bénéfices attendus

A court terme, le projet doit permettre de vérifier que des dosages de certains métabolites du sang (N=7) et du lait (N=13) peuvent prédire la résilience des chèvres à un stress d’origine alimentaire. Ces dosages pourront ensuite être utilisés par les éleveurs pour piloter les pratiques d’élevage (nutrition, soins) et par les organismes de sélection pour améliorer la résilience génétique des chèvres

Procédures

Les animaux sont soumis à des prises de sang en amont de l'épreuve alimentaire (n=5) de 9ml autour de la mise bas sur l'intervalle J-27 à J+14, de prise de sang (n=13) durant l'épreuve alimentaire de J-7 à J+9 et de 3 prises de sang après épreuve alimentaire (en avril, aout et Octobre). Deux prises de sang additionnelles (10 ml) seront nécessaires pour le génotypage des animaux et le dosage de Glycoproteines associé à la reproduction (Pregnancy Associated Glycoprotein= PAG). Soit un volume de sang prélevé inférieur à 140 ml correspondant à moins de 2% du volume total de l'animal sur une période de 15 jours. La prise de sang est effectuée en moins d'une minute et le nombre de prise de sang est de 23 . Les animaux sont soumis à un changement alimentaire de 2 jours (diète à base de paille) avec un retour progressif de l'alimentation contrôle.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, nous réalisons des prises de sang. Les chèvres peuvent éprouver un stress léger lors des contentions nécessaires pour les prises de sang. Une nuisance éventuelle serait l'apparition d'hématome suite aux prises de sang effectuées. Par ailleurs, nous proposons dans ce projet une épreuve nutritionnelle transitoire correspondant à une diète de 48h. Les chèvres feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée de la diète et du retour à une alimentation normale (J-7 à J9 ; 15 jours), au moins 2 fois par jour au moment de la traite, et dans leur lot d’élevage, afin de veiller au bien-être des animaux. En cas de manifestation simultanée de plusieurs signes cliniques (animal prostré, isolé, respirant vite, ayant une forte température >41.5°C pendant plus de 2 heures, anorexique) une intervention vétérinaire aura lieu et l’animal sera sorti du protocole si nécessaire. D’après la bibliographie, nous attendons des réductions de poids de 8% en moyenne pendant la période de restriction alimentaire. A ces pertes moyennes, peuvent s’additionner des variations individuelles parfois importantes (écart type = 4.3% ; variations observées entre -1% et -19% ; données personnelle) mais dans tous les cas, toutes les chèvres avaient récupéré 90% de leur poids initial dès 2 jours après la reprise alimentaire. Des pesées et l’évaluation de l’état corporel seront réalisées tous les jours sur la période d’épreuve alimentaire (J- 7 à J9 ; 15 jours). Une perte de poids >15% s’accompagnera d’un retrait immédiat de l’animal du protocole, et celui-ci intégrera l’alimentation contrôle de façon anticipée

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie. Aucune mise à mort n’est prévue, car les chèvres auront recouvré leur état antérieur de santé à la fin de l’essai. Dans le cas, peu probable, d’atteinte des points limites, les animaux concernés seront sorties du protocole et soignés . Dans le cas de non recouvrement de leur santé, la mise à mort sera opérée par le veterinaire sanitaire soit en urgence par un opérateur expérimentés et habilités de la structure. Les animaux sont prévus d'être réutilisés pour une épreuve inflamatoire au minimum 1 mois après l'epreuve alimentaire et selon l’avis de la vétérinaire SBEA.

Remplacement

La réponse suite à la diète nutritionnelle du ruminant laitier implique des modifications biologiques complexes, qui incluent également leur impact sur la production de lait et le métabolisme énergétique qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo

Réduction

Nous demandons une nouvelle saisine pour 54 chèvres. Ces 54 chèvres étaient prévues dans une precedente saisine mais du fait du covid et de changements sur l'etablissement utilisateur , cela n’a pu avoir lieu et nous n’avons pas utilisé ces 54 animaux dans la précédente saisine (autorisant 100 chèvres au total). Cet effectif de 100 se justifie comme suit. Nous voulons observer des différences entre 0.5 et 1 x l’écart type de la valeur du dosage de métabolite. Il s’agit de 7 variables pour des dosages sanguins et 13 variables pour des dosages de lait. Ceci implique que nous ayons entre16 et 63 animaux par groupe (2 lignées LGV+ et LGV-), soit un total de 32 à 126 chèvres. Au vu des possibilités expérimentales nous avons donc proposé d’évaluer 100 chèvres au total sur 2 années. Les analyses statistiques des métabolites s’appuieront sur des analyses de variance, intégrant les effets de l’année (100 chèvres sur 2 années), du jour de mesure et de la lignée. Des classifications non supervisées seront également conduites (ACP, clustering hiérarchique) pour identifier des types de réponse différents, indépendamment de l’appartenance aux lignées.

Raffinement

Les chèvres seront hébergées en groupe, sur une litière paillée. Le milieu sera enrichi avec des brosses et des plateformes en bois. Elles seront nourries à volonté (hors diète de 48h et retour progressif +24h à la ration normale). Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être manipulés. Les prélèvements seront réalisés alternativement à gauche et droite du cou pour ne pas sensibiliser la zone de ponction. Un baume décongestionnant, antiseptique et cicatrisant sera appliqué, en massage sur les veines, en cas de besoin. Un apprentissage aux prises de sang sera mis en place avant la période où la fréquence des ces prélèvements sera élevée, soit durant le mois précédent la diète. Les chèvres feront l’objet d’une surveillance journalière pendant la durée de la diète (48h) et pendant les 7 jours suivants. Des points de limites ont été mis en place -hyperthermie >41,5 °C pendant plus de 2 heures -décubitus sternal -anorexie Un animal presentant 2 des signes suivants sera traité et écarté de l’essai et placé sous surveillance jusqu’à son rétablissement complet. Par ailleurs une perte de poids >15% s’accompagnera d’un retrait immédiat de l’animal du protocole, et celui-ci intégrera l’alimentation contrôle de façon anticipée.

Choix des espèces

L’espèce caprine est l’espèce cible. La physiologie et la réponse métabolique des ruminants sont particulières à ces especes. Nous utilisons des chèvres primipares non gestantes en lactation, afin d’évaluer la réponse à une épreuve nutritionnelle (diete de 48h) mais également l’impact de l’épreuve sur la production de lait et le métabolisme énergétique en phase productive.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Chats : 45
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ -
▲ 30
Devenir
 -
 -
 -
 45

45 chats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 30 d'entre eux et léger pour 15. Ils sont infectés par le Morbillivirus Félin par voie nasale ou veineuse, puis subissent des prélèvements sanguins, urinaires et nasaux répétés pour guetter l'apparition d'une insuffisance rénale. Le porteur reconnaît qu'après deux ans la première étude n'a montré aucun signe rénal, l'examen des tissus à dix-huit mois restant normal, et cet avenant prolonge l'expérience de deux ans de plus. Les chats seront tués en fin d'étude par risque de dissémination du virus, l'objectif étant de développer des produits immunologiques à mettre sur le marché.

Objectifs

Le projet concerne le développement d’un modèle expérimental permettant de mettre en évidence un rapport de causalité entre la présence d’un pathogène et le déclenchement d’une maladie chronique chez une espèce de carnivore domestique. Il comporte une procédure expérimentale de gravité sévère et permet de suivre après infection l’apparition de la pathologie. Ce modèle pourra être utilisé par la suite pour tester des produits immunologiques permettant la prévention de cette dernière, pour laquelle aucun traitement préventif n’existe. L’insuffisance rénale chronique affecte le chat avec une prévalence supérieure à 30 % conduisant à la mort de l’animal. Les causes du déclenchement de la maladie ne sont pas identifiées et les traitements ne permettent pas de soigner l’animal. Le Morbillivirus Félin a été identifié en 2012 chez des chats présentant une atteinte rénale. La littérature établit un lien entre la présence du virus et la pathologie. Il est une cause potentielle de son déclenchement . Le but de ce projet est de développer un modèle d’infection du Morbillivirus Félin chez le chat et de suivre l’apparition de signes cliniques et biochimiques permettant le diagnostic de la maladie. Selon l’International Renal Interest Society et l’International Society of Feline Medicine, aucun des symptômes n’est pathognomique, la coexistence de plusieurs signes persistant dans le temps conduit au diagnostic. Procédure expérimentale de mise au point d’un modèle d’infection du Morbillivirus Félin : Une publication établit un lien entre l’infection virale et l’apparition de signes rénaux, les auteurs concluent qu’un essai plus long permettrait d’établir définitivement la causalité. Notre première première étude teste deux voies d’inoculation (intraveineuse ou intranasale), prévue pour deux ans, nous souhaitons la poursuivre car la pathologie est chronique, longue à apparaître. Aucun signe rénal n’a été observé en 24 mois: une évaluation histopathologique à 18 mois ne montre aucune anomalie et le virus est présent dans les urines de cinq animaux sur dix, positifs en anticorps spécifiques contre le morbillivirus. Relancer un nouvel essai et utiliser d’autres animaux alors que l'infection est une réussite, n’est pas souhaitable sur un projet exploratoire (aucune connaissance scientifique). Cet avenant permet de prolonger l’étude initiée de deux ans maximum pour permettre le développement de la pathologie et l’obtention de conclusions.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques pour une maladie incurable qui touche l’espèce de destination, auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. A long terme, les produits immunologiques ensuite développés protégeraient le chat contre une pathologie mortelle sans traitement préventif ou curatif à ce jour. Dans le cadre du développement de nouveaux produits, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la possibilité d’établir un modèle d’infection sur espèce cible. Ce dernier serait ensuite utilisé dans le cadre d’un autre projet afin de tester des produits pour les mettre sur le marché dans le futur.

Procédures

Les animaux seront soumis à une inoculation virale en début de chaque essai: 10 animaux maximum/essai, selon une voie d’administration intranasale ou intraveineuse et sous anesthésie pour ne pas générer de l'inconfort (la durée de l'inoculation est maximum 5 minutes par animal) Les prélèvements suivants seront effectués pendant l’essai: 15 animaux maximum par essai, prélèvements sanguins (durée 5 minutes/animal), urinaires (durée 10 minutes/animal) et nasaux (durée 3 minutes/animal) sous anesthésie pour ne pas générer de l'inconfort. La fréquence des prélèvements sera de 8 prélèvements sanguins et 6 prélèvements urinaires et nasaux par animal le premier mois puis au maximum d’une fois par mois chaque type de prélèvement pour la durée de l’étude. Les animaux sont pesés une fois par semaine (1 min /animal) et leur température mesurée en intrascapulaire (15 secondes /animal) par lecture d’une puce implantée en début d’étude.

Impact sur les animaux

L’apparition d’une maladie chronique rénale sera surveillée par les changements hématologiques et biochimiques qui permettent l’identification de la pathologie (serum phosphate, potassium, calcium, SDMA, protéinurie, créatinine….selon les normes définies pour le chat). Des symptômes cliniques peuvent apparaître: vomissements, déshydratation, perte d'appétit, douleur abdominale, anémie, perte de poids.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin d’étude car aucune connaissance n’existe à ce jour concernant la propagation de ce virus et ses effets à long terme sur l’organisme. Il existe donc un risque potentiel de dissémination du virus et contamination d’autres animaux.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vivo ou in vitro qui permettrait d’étudier le rôle de l’infection du Morbillivirus Félin dans le déclenchement d’une atteinte rénale chronique. Le développement de cette maladie complexe ne peut s’étudier qu’à travers l’organisme complet de l’espèce cible et tout modèle in vitro serait trop restrictif.

Réduction

Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum dans le but d’obtenir des données valides et d'identifier clairement la pathologie à un stade le plus précoce possible. Les stratégies d’expérimentation et d’observation s’appuient sur une synthèse bibliographique, les recommandations IRIS et guidelines de l’ISFM. La première étude permet de mettre au point le modèle d’infection (voie d’administration et temps d’apparition de la pathologie) afin d’établir le lien entre le virus et la maladie. Le nombre d’animaux par groupe a été pensé pour réaliser un diagnostic par histologie si aucun signe n’était observé. Ce projet est exploratoire et la maladie complexe, après deux ans aucun signe pathologique n’est observé et l’étude comporte 10 animaux dont 5 infectés par le pathogène. Le but de l’avenant est de prolonger cette étude de deux ans maximum afin de ne pas lancer un autre essai et de permettre l’atteinte de l'objectif sans utiliser d’autres animaux. Sur les deux études suivantes, la réduction du nombre de témoins est envisagée à 3 animaux au lieu de cinq.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude Hébergement des animaux en groupe de manière à ne pas induire un stress d’isolement et renforcer le comportement social intra-espèce. Habituation et socialisation des animaux (renforcement positif) Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés, périodes de jeux de 15 minutes/Box/jour…). Possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour l’administration, les prélèvements, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. Une surveillance sera mise en place jusqu’au réveil complet de l’animal Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier si apparition de signes cliniques) Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.

Choix des espèces

Le chat est l’espèce la plus atteinte par le développement d’insuffisance rénale chronique, un chat sur trois meurt des suites de cette pathologie. Le Morbillivirus Félin a été identifié sur des chats présentant la pathologie et le lien entre la présence de ce virus et une insuffisance rénale déclarée a été l’objet de publications. Aucun traitement préventif ou curatif n’existe pour cette maladie. Le virus est spécifique de l’espèce choisie et les normes établies pour les paramètres mesurés le sont également. Ceci justifie que le modèle soit développé sur le chat. Jeunes chats sevrés à animaux adultes. Les chats adultes compensent moins facilement la perte de néphrons ce qui accélère le développement de la pathologie. Les modèles expérimentaux d’insuffisance rénale ont été développés sur des chats d’âge variable, en général adulte. Nous utiliserons préférentiellement des chats de plus de 6 mois. La possibilité d’utiliser de jeunes chats sevrés afin de mettre au point le modèle d’infection est également envisagée.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Moutons : 24
Souffrances
▲ -
▲ 24
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 24
 -
 -

24 agneaux de trois mois vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous replacés à l'issue. Ils sont volontairement infestés par deux parasites intestinaux, dont un ver hématophage pouvant provoquer une anémie, puis reçoivent par voie orale des extraits de plantes halophytes, avec huit prises de sang et dix prélèvements de fèces sur quarante-cinq jours. Le porteur indique que l'anémie devrait rester légère à modérée et les troubles digestifs non systématiques, une valeur d'hématocrite de 16 % déclenchant l'arrêt. Le projet teste in vivo une alternative végétale aux vermifuges chimiques, dont l'efficacité avait été observée in vitro, et le porteur juge le passage par l'animal "nécessaire".

Objectifs

Les nématodes gastro-intestinaux (NGI), parasites du tube digestif des ruminants, demeurent une menace majeure dans les élevages ayant recours au pâturage, en raison de leur effet néfaste sur le bien-être et la santé des ovins et caprins, pouvant se traduire par de graves conséquences économiques. La maitrise usuelle de ces vers a été, depuis plus de 50 ans, basée sur l'utilisation de molécules chimiques anthelminthiques (AH). Cependant, cette approche est de moins en moins efficace du fait du développement de nombreuses populations de NGI résistantes aux AH. Par aillleurs, il existe aussi une demande sociétale accrue pour la recherche de modes de maitrise plus agroécologiques et plus durables de ces parasites. Des données in vitro sur l'activité antiparasitaire de plantes extrêmophilles, adaptées à des taux élevés de sel dans les sols, ont été obtenues précédemment, laissant entrevoir la possibilité de les utiliser in vivo, à la place de molécules chimiques de synthèse. Dans ce contexte, l'objectif principal du projet est de comparer in vivo l'efficacité AH d'extraits de 2 plantes halophytes riches en phénols (Cladium mariscus, Limoniastrum monopetalum).

Bénéfices attendus

Selon les résultats obtenus, ce projet peut aider à consolider l'exploration de ressources naturelles pour limiter le parasitisme par les NGIs grâce à des alicaments, des extraits phytothérapeutiques ou de nouvelles molécules de synthèse à partir des molécules naturelles.

Procédures

Individuellement, les animaux, à l'état vigile, feront l'objet de 3 types d'intervention : 1/ des drogages par voie orale (n = 4) : un lors de l'administration d'un vermifuge à l'arrivée des animaux, un lors de l'infestation expérimentale avec des larves de parasites (Haemonchus contortus et Trichostrongylus colubriformis) contenues dans 10 mL de liquide, un lors de l'administration de 10 grammes d'extraits de plantes halophytes (Cladium mariscus, Limoniastrum monopetalum), dilués dans 20 mL d'eau et un lors de l'administration d'un vermifuge en fin de projet ; 3 minutes par drogage, 2/ des prélevements sanguins à la veine jugulaire (n = 8 prises de sang au total), 10 mL de sang et 2 minutes par prélévement, 3/ des prélèvements de fèces dans le rectum (n =10 prélèvements au total), 10 à 15 g de fèces et 5 minutes par prélèvement.

Impact sur les animaux

Haemonchus contortus est un parasite hématophage. L'infestation expérimentale des animaux par cette espèce parasitaire peut provoquer une anémie, notamment lorsqu'elle est établie de manière chronique. L'infestation par Trichostrongylus colubriformis a, quant à elle, été occasionellement associée à des perturbations digestives (diarrhée). Dans ce projet, la durée d'infestation (45 jours) est limitée et les niveaux d'infestations sont modérés. D'après l'expérience que nous avons de ces modèles, le niveau d'anémie devrait donc être léger à modéré et les perturbations digestives ne devraient pas être systématiques.

Devenir

A l'issue de la procédure expérimentale, les animaux ne devraient conserver aucune séquelle. Par conséquent, ils seront tous replacés.

Remplacement

L'activité antiparasitaire de plantes extrêmophilles a déjà été démontrée in vitro. Avant d'envisager l'utilisation d'extraits de ces plantes en élevages de petits ruminants, il est nécessaire de tester leur activité anthelminthique in vivo et donc d'avoir recours à des animaux.

Réduction

Le nombre total d'animaux a été calculé de manière à 1/ pouvoir comparer grâce à des tests statistiques (analyse de variance en données répétées) les valeurs d'excrétion d'oeufs de parasites par gramme de fèces et les valeurs d'hématocrite entre le groupe témoin et les 2 groupes traités, 2/ pouvoir se permettre l'éventuelle exclusion d'un animal par lot expérimental pour des raisons sanitaires, sans mettre en péril l'interprétation des données ; en pratique cela signifie qu'un animal a été rajouté dans chaque lot expérimental par rapport au nombre minimal nécessaire calculé pour atteindre l'objectif 1.

Raffinement

Une période d'acclimatation d'au moins 15 jours sera accordée aux animaux avant le démarrage de la procédure expérimentale. Tous les animaux seront élevés ensemble, sur aire paillée (1,5 m²/animal) ; des colliers de couleurs différentes permettront de distinguer les 3 lots expérimentaux. Leur box sera équipé de brosses contre lesquelles ils pourront se frotter. Une surveillance sanitaire accrue sera organisée après l'infestation expérimentale, de manière à détecter précocément les points limites associés aux parasitoses à Trichostrongylus colubriformis et Haemonchus contortus : en plus de l'observation clinique quotidienne visant à détecter une diarrhée persistante ou associée à une déshydratation, des prélevements sanguins hebdomadaires permetront de surveiller les valeurs d'hématocrite de chaque agneau (seuil limite : 16 %). L'infestation par voie orale et les prélèvements (prises de sang et collecte de crottes intra-rectale) seront effectués par des opérateurs expérimentés. Les ovins étant des animaux grégaires qui paniquent rapidement lorsqu'ils sont isolés, l'inoculation et les prélèvements seront réalisés de manière à ce qu'ils puissent conserver un contact visuel avec leurs congénères, tout en étant contenus.

Choix des espèces

Les parasites gastro-intestinaux utilisés ont une forte spécificité d'hôtes. Les hôtes naturels de Haemonchus contortus et de Trichostrongylus colubriformis sont les ovins et les caprins. Agneaux sevrés, âgés de 3 mois. A cet âge, les animaux sont très réceptifs aux infestations par les nématodes gastro-intestinaux.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Maladies animales
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
Chiens : 21
Cochons : 69
Souffrances
▲ 9
▲ -
▲ 81
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 80

90 animaux non-humains, 21 chiens et 69 porcs, vont être utilisés dans des procédures classées sans réveil à modérées, la plupart tués à l'issue et une partie des chiens réutilisée. Ils reçoivent des dispositifs implantés dans l'estomac sous anesthésie pouvant durer trois heures, puis des prises de sang et des séances d'imagerie répétées, pour tester des techniques mini-invasives contre l'obésité. Le porteur signale une douleur post-opératoire prise en charge par un patch de fentanyl qui impose d'isoler chaque animal, et indique que les animaux tués seront ensuite utilisés pour la formation de vétérinaires. Il juge le recours à un organisme complet et vivant "indispensable" et rappelle l'évaluation in vivo comme un "impératif réglementaire", les bénéfices pour les patients restant renvoyés à plus tard.

Objectifs

Le projet a pour objectif le developpement de dispositifs médicaux innovants associés à de nouvelles techniques mini-invasives pour la prise en charge de l'obésité. Pour cela des étapes de validation de fonctionnalité, puis d'évaluation de sureté et de performance seront nécessaires.

Bénéfices attendus

Actuellement, le traitement de l'obésité par chirurgie implique des modifications importantes et souvent irréversibles au niveau de l'appareil digestif du patient. Ces méthodes présentent une efficacité avérée, mais également des effets secondaires parfois graves ou persistants. Par ailleurs, elles ne peuvent pas être proposées à tous les patients, et certains patients éligibles ne souhaitent pas recourir à la chirurgie: ces deux catégories de patients se trouvent donc en impasse thérapeutique, avec des impacts graves sur leur état de santé et leur espérance de vie. Le développement de techniques mini-invasives efficaces pour la prise en charge de l'obésité permettrait à ces patients de bénéficier du traitement dont ils ont besoin, avec peu ou pas d'effets secondaires, une durée d'anesthésie et d'hospitalisation réduites, ainsi qu'une réversibilité du processus.

Procédures

Anesthésies pour mise en place des dispositifs: injection de quelques secondes, puis anesthésie de maximum 3h Prises de sang, maximum 1x/semaine: sous anesthésie brève chez le Porc, la ponction dure quelques secondes et l'anesthésie dure env. 20 minutes (si anesthésie spécialement pour la ponction). Vigile chez le Chien, durée de 10 secondes environ Imagerie: sous anesthésie, maximum 1h par session d'imagerie, 2 fois par semaine maximum Autant que possible les actes seront regroupés de façon à ne pas cumuler les temps d'anesthésie (de cette façon par exemple sur un délai d'1h peuvent être réalisé prise de sang + imagerie, ou sur un tempsps de 3h chirurgie+prise de sang+imagerie)

Impact sur les animaux

Les effets délétères attendus sur les animaux sont semblables à ceux observés chez les patients humains: complications liées à la chirurgie ou à l'anesthésie, douleur post-opératoire, inconfort digestif transitoire

Devenir

La plupart des animaux seront euthanasiés pour des prélèvements terminaux. Cependant, les chiens utilisés pour des essais préliminaires de pose-dépose de dispositifs pourront être gardé en vie et réutilisés sur des procédures, après validation du vétérinaire sanitaire et avis de la sbea. Les animaux euthanasiés seront valorisés pour la formation initiale et continue: formation d'étudiants vétérinaires aux autopsies et à l'anatomie, formation de personnel technique ou d'étudiants vétérinaires à des gestes invasifs sur cadavre/pièces anatomiques. Ces animaux pourront également permettre l'obtention de prélèvements ou données nécessaires aux équipes de recherche du site.

Remplacement

L'évaluation in vivo des dispositifs médicaux sous leur forme finale est un impératif réglementaire. Si une partie de cette évaluation se fait lors des essais cliniques (chez l'Homme), ces essais cliniques doivent impérativement être précédés de tests chez l'animal afin de valider le fonctionnement des systèmes de pose en conditions réelles d'utilisation, la non dangerosité des dispositifs, et leurs performances. La complexité et l’adaptabilité du système digestif limitent notre capacité à simuler l’environnement exact auquel sera soumis le dispositif in vivo. L'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable notamment pour le suivi post implantation (sureté, tolérance) et les éventuels essais d'efficacité (perte de poids). Avant le passage à l'animal, une très grosse partie du développement des dispositifs se fait en laboratoire (pour toute la partie "mécanique") et également sur pièces anatomiques / cadavres.

Réduction

L'utilisation des animaux vivants ne surviendra qu'en fin de développement du dispositif, afin d'obtenir les données finales nécessaires pour permettre ensuite la mise en place d'essai cliniques, puis la mise sur le marché. De ce fait, le nombre d'animaux se trouve réduit au minimum nécessaire pour l'obtention de données suffisemmant fiables sur la non-dangerosité des dispositifs en "conditions réelles", et éventuellement des données partielles sur leur efficacité (il ne s'agit que d'un objectif secondaire ici, la majorité des données d'efficacité pouvant être obtenue lors des essais cliniques ultérieurs: des données concernant la perte de poids pourront donc être collectées à l'occasion des essais de tolérance / performance, mais il n'y aura pas d'étude pré-clinique uniquement dédiée à l'étude de la variation pondérale). Le nombre d'animaux sera également réduit en utilisant au maximum des techniques permettant un suivi longitudinal, et ainsi en évitant d'avoir systématiquement recours à des euthanasies séquentielles: imagerie, réalisation de biopsies sous endoscopie.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec enrichissements propres à l’espèce. Les animaux auront un patch de fentanyl 3 jours après la chirurgie, ce qui nécessitera un isolement individuel afin qu’ils ne puissent pas se l’arracher entre-eux, voir l’ingérer et risquer une surdose. Pour compenser cette isolement ils seront hébergés dans des box attenants avec contact olfactif et visuel. De plus, la température de la salle d’hébergement sera augmentée. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier habilité et habitué à travailler avec des porcs. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. En cas de troubles liés au dispositif, des traitements pourront être mis en place, similaires à ceux pratiqués en médecine humaine. Tout acte douloureux ou fortement stressant sera réalisé sous sédation ou sous anesthésie (locale ou générale selon les besoins). Si nécessaire, la douleur sera prise en charge par l'administration de traitements analgésiques adaptés: AINS et/ou morphiniques. Les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique voire remplacées par cette solution en période post-opératoire immédiate (afin de ne pas solliciter l'estomac avec des éléments solides). Au cours des études, les animaux feront l'objet d'un suivi clinique minutieux, afin de détecter tout signe de mal-être ou toute anomalie physique. Des examens d'imagerie et des prélèvements sanguins viendront compléter cette évaluation.

Choix des espèces

Nous testons un dispositif complet dans sa version finale, destiné à être placé dans l’estomac d’un humain adulte, ou dans certains cas, dans l'estomac de chiens obèses. Le modèle animal doit donc avoir un estomac d’une taille comparable à celle de l’homme ou correspondre à l'espèce cible (chien). Les espèces retenues pour ce projet sont: Porc, Miniporc, Chien. Porcs et Miniporc seront désignés ici sous le terme "Porc". Le Porc est considéré comme le modèle animal le plus représentatif de l’être humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie digestive, avec un régime omnivore et un estomac de taille très comparable à l'Humain. Cependant, il présente des particularités anatomiques pouvant entrainer des difficultés lors d'endoscopies. Le Chien ne présente pas ces particularités anatomiques, ce qui rend les abords endoscopiques plus aisés. Par ailleurs, il peut être espèce cible des dispositifs médicaux. Les deux espèces sont adaptées pour la réalisation d'études portant sur la perte de poids. Le choix se fera au cas par cas, en fonction de l'étape de développement du dispositif, de sa forme, et de son moyen de fixation. Le chien ou le porc présentent des différences anatomiques qui nous orientent dans le choix. Les porcs seront des animaux juvéniles de 40 à 80kg, de façon à avoir une anatomie digestive similaire à l'Homme, et pour laquelle les dispositifs auront une taille adaptée. Les miniporcs seront des animaux adultes ou en fin de croissance (40-50kg) de façon à avoir une anatomie digestive similaire à l'Homme, pour laquelle les dispositifs auront une taille adaptée et afin de pouvoir réaliser des essais d'efficacité Les chiens seront des adultes, de façon également à avoir un estomac d'assez grande taille, et à pouvoir éventuellement réaliser des suivis de perte pondérale.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Cochons : 30
Souffrances
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▲ 30
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Devenir
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30 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par un virus de la grippe porcine par voie trachéale puis, pour certains, par un second virus respiratoire par voie nasale, ce qui provoque fièvre, baisse d'appétit et troubles respiratoires, avant leur mise à mort pour prélever les poumons. L'étude porte sur l'effet de la grippe sur les cellules immunitaires pulmonaires, avec une visée d'élevage et un rapprochement annoncé avec la grippe humaine. Le porteur reconnaît l'existence de modèles in vitro mais les juge trop éloignés de "l'environnement pulmonaire complet".

Objectifs

En élevage porcin, les problèmes respiratoires sont responsables de pertes économiques importantes. Ces troubles sont fréquemment dus à une association d’agents pathogènes et sont alors rassemblés sous le nom de « Complexe Respiratoire Porcin ». Parmi les virus importants impliqués dans le complexe respiratoire porcin figurent les virus de la grippe porcine (swIAV) et celui du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (PRRSV) qui se retrouvent fréquemment associés en élevage. Pour comprendre les interactions entre ces deux virus, des expériences de co-infections ont été réalisées chez le porc. Ces études ont consisté soit à inoculer les porcs avec les deux virus en même temps ou bien à les inoculer de façon décalée en inoculant d’abord le virus PRRSV puis le virus swIAV quelques jours plus tard. Par ailleurs, la plupart des données récoltées concernent principalement les symptomes, les lésions ou bien la multiplication des virus, mais les réponses immunitaires ont été peu étudiées au niveau des poumons. Notamment, très peu de données sont disponibles sur les macrophages pulmonaires (grosses cellules immunitaires présentes dans le poumon et capables d’ingérer des particules) après infection grippale (swIAV) et/ou infection PRRSV alors que ces cellules font partie de la première ligne de défense contre les agents pathogènes et qu’elles sont la cible principale du PRRSV. Or, des études réalisées chez la souris et le singe ont montré que l’infection par le virus de la grippe pouvait diminuer le nombre de macrophages et influencer leur développement, ce qui pourrait largement influencer le devenir d’une infection ultérieure par un autre virus respiratoire. Dans ce contexte, cette étude a pour objectifs d’évaluer l’impact d’une infection grippale sur la population des macrophages pulmonaires, ainsi que sur les réponses précoces des porcs à une infection secondaire par un virus ayant pour cible ces cellules pulmonaires, à savoir le virus du PRRSV.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude aideront à approfondir les connaissances sur l’immunité pulmonaire chez le porc, plus précisément sur l’impact de l’infection grippale sur les macrophages pulmonaires et sur leur rôle lors d’infections swIAV et PRRSV successives. A terme, ces résultats pourraient permettre d’imaginer de nouvelles stratégies préventives ou curatives des infections virales respiratoires chez le porc ciblant les macrophages. Par ailleurs, compte tenu des similitudes entre les infections grippales chez le porc et chez l’homme, les données récoltées au cours de ce projet pourraient également contribuer à une meilleure compréhension du rôle des macrophages au cours de l’infection grippale chez l’homme.

Procédures

Selon les groupes, les animaux recevront : - du virus grippal swIAV à J0 par voie trachéale puis du PRRSV à J7 par voie nasale (2 groupes de 5 porcs); - du swIAV uniquement à J0 par voie trachéale (1 groupe de 5 porcs); - du milieu de culture à J1 par voie trachéale puis du PRRSV à J8 par voie nasale (2 groupes de 5 porcs); - uniquement du milieu de culture à J1 par voie trachéale (1 groupe de 5 porcs) L’inoculation intra-trachéale prend environ 2 minutes alors que l’inoculation intranasale prend environ 30 secondes. Selon les lots, les porcs seront soumis à : 1/ des écouvillonnages nasaux sur animal vigile : 2 à 5 prélèvements selon les groupes Les écouvillonnages nasaux prennent environ 15 secondes par animal 2/ des prises de sang sur animal vigile : 2 à 5 prélèvements selon les groupes Les prises de sang prennent environ 15 secondes par animal

Impact sur les animaux

Suite à l’inoculation d’un virus grippal par voie trachéale, un épisode de fièvre est attendu, ne persistant guère plus de 4 jours, ainsi qu’une baisse d’appétit pendant les 3 à 4 jours suivant l’infection et des troubles respiratoires (respiration difficile, toux et éternuements) pendant la semaine suivant l’infection. En ce qui concerne l’inoculation par le PRRSV par voie nasale, les signes cliniques attendus se résument à un court épisode de fièvre modérée accompagné d’une légère baisse d’appétit. Chez les animaux co-infectés swIAV/PRRSV, on pourrait éventuellement observer une manifestation clinique légèrement supérieure à celle observée chez les animaux infectés par un seul virus.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour pouvoir récolter les poumons à partir desquels seront collectés les macrophages.

Remplacement

Il existe des modèles d’infection in vitro pour les virus swIAV et PRRSV. Ces modèles reposent le plus souvent sur l’infection d’un seul type cellulaire, notamment l’infection de cellules épithéliales pour le swIAV et l’infection de macrophages pour le PRRSV. Nous avons mis au point un modèle de co-culture cellulaire (cellules épithéliales + macrophages) dans lequel nous évaluons l’effet des infections simultanées ou successives par un swIAV et le PRRSV. Si ces modèles de co-culture cherchent à représenter ce qui peut se produire au niveau de l’arbre respiratoire, ils sont malheureusement encore loin de pouvoir reconstituer la grande complexité de l’environnement pulmonaire complet (manque de nombreux types cellulaires, absence de flore bactérienne, …), d’où l’intérêt d’avoir recours à une étude in vivo.

Réduction

Pour répondre aux objectifs de l’étude, il est nécessaire d’avoir 6 lots d’animaux à comparer : 2 lots inoculés au swIAV puis inoculés au PRRSV 7 jours plus tard (dont 1 mis à mort à 3 j et l’autre à 7 j post-infection PRRSV) ; 1 lot inoculé au swIAV uniquement ; 2 lots inoculés au PRRSV uniquement (dont 1 mis à mort à 3 j et l’autre à 7 j post-infection PRRSV) ; et 1 lot inoculé par du milieu de culture (témoin). Le nombre d’animaux a été déterminé de façon à pouvoir comparer statistiquement les résultats.

Raffinement

Chaque lot sera logé dans une animalerie différente contenant 2 parcs hébergeant chacun 2 ou 3 porcs. Les animaux seront élevés en groupes stables au cours de toute la durée du projet. Ils seront alimentés à volonté et auront accès à discrétion à de l’eau. Le confort thermique des animaux sera assuré par des lampes chauffantes et des plaques de couchage dans les jours qui suivent le sevrage. Ils auront accès à des jouets. Après chaque prélèvement, une récompense type grenadine sera distribuée aux animaux. Une attention particulière sera apportée au suivi clinique de chaque animal au quotidien pendant toute la durée de la procédure expérimentale. En cas d'atteinte d'un des points limites définis préalablement, les animaux seront mis à mort afin qu'ils ne souffrent pas.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible du virus influenza porcins et du PRRSV. Les animaux seront sevrés à 4 semaines d’âge et inoculés à 8 semaines et demie d’âge. Cet âge correspond à la fin de la période de post-sevrage, à un moment où le système immunitaire est considéré comme mature. Dans nos conditions expérimentales, nous savons que des animaux de cet âge développent des symptômes grippaux lorsqu’ils sont inoculés par voie trachéale avec un swIAV, c’est pourquoi nous prévoyons d’inoculer les animaux à cet âge, par cette même voie.