Procédures sévères

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 600
Souffrances
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Devenir
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 600

Comprendre comment le cervelet module la peur doit, selon le porteur, aider à traiter l'anxiété, et aussi contribuer à des avancées en intelligence artificielle et en robotique. 600 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour l'examen de leur cerveau. Après une chirurgie d'implantation d'une à deux heures, elles subissent jusqu'à quarante séances d'enregistrement, deux tests de douleur non nommés, et pour une partie cinq chocs électriques précédés d'un signal, le porteur écrivant qu'elles "ressentiront de la douleur et de la peur". Il présente les mammifères autres qu'humains comme "la seule option viable".

Objectifs

Le cervelet tient un rôle essentiel dans la coordination du mouvement, mais régule aussi des émotions comme la peur. Des études sur des modèles animaux ont notamment montré que le cervelet accélère l’extinction de peurs induites par des souvenirs émotionnels négatifs. Une stimulation non invasive du cervelet par des méthodes magnétiques transcrâniennes pourrait donc être efficace dans le traitement de l’anxiété et du stress post-traumatique. Notre projet vise à comprendre les mécanismes fondamentaux qui sous-tendent la régulation de peur par le cervelet de manière à aider le développement de ces thérapies. Le cervelet reçoit des informations liées aux mouvements, aux sens, aux pensées et aux émotions venant de nombreuses régions du système nerveux. Il intègre ces informations pour prédire et anticiper les informations sensorielles. Les noyaux de sortie du cervelet relayent ces prédictions aux régions contrôlant l’activité motrice, mais aussi à des régions régulant la peur comme la substance grise périaqueducale (PAG) et l’amygdale. La PAG est la région du cerveau qui déclenche les réactions de peur. Ceci se traduit chez les souris par une immobilité. L’amygdale mémorise quant-à-elle le contexte associé à une expérience aversive. Lorsque ce contexte se représente, l’amygdale est capable d’activer la PAG pour un induire une réaction de peur. Cette réaction s’estompe ensuite si le contexte est présenté de manière répétée sans être associé à un stimulus aversif inné. La PAG, l’amygdale, sont enfin régulées par la dopamine, un modulateur sécrété par des neurones spécialisés, dont l’action reste mal comprise. Le présent projet a pour objectif d’explorer le rôle du cervelet dans l’acquisition, l’expression et l’extinction de la mémoire aversive.

Bénéfices attendus

Les troubles de la peur sont très répandus. Une personne sur trois est touchée de manière significative par les troubles de l’anxiété pendant sa vie ce qui représentent 4 à 5 pourcents de la population chaque année. Le stress post-traumatique peut quant-à-lui toucher jusqu’à un tier des personnes affectées par une situation de crise et les options de traitements sont pour le moment limitées. Des études récentes ont montré que le cervelet régule la peur et la mémoire aversive. En cherchant à comprendre les bases neurologiques de cet effet ce projet vise à permettre le développement de traitements de l’anxiété et du stress post-traumatique basés sur des stimulations non-invasives du cervelet. D’une manière plus large, ce projet génèrera des données qui permettront d’examiner comment le cervelet régule des régions diverses du cerveau. Ces données scientifiques pourront contribuer à des avancées dans un vaste éventail de domaines comme l’intelligence artificielle et la robotique.

Procédures

(1) Chirurgie (anesthésié générale, anesthésié locale et analgésie, 60 à 120 minutes) : toutes les souris subiront une procédure chirurgicale permettant l’injection de traceurs histologiques et/ou l’implantation de dispositifs permettant l’enregistrement et la manipulation de l’activité neurale. Cette implantation sera suivie d’une période de récupération et de surveillance de 5 jours minimum. (2) Habituation (vigile, 2 à 5 sessions journalières de 60 minutes) : les souris implantées seront habituées aux expérimentateurs et aux dispositifs expérimentaux. (3) Enregistrement pendant le comportement libre (vigile ; 1 à 40 sessions journalières de 30 à 90 minutes) : L’activité neurale sera enregistrée sur les animaux implantés pendant le comportement libre. (4) Test de la nociception (vigile ; 1 à 2 sessions journalières de 5 minutes) : Une partie des souris implantées subiront deux tests de la nociception. Les animaux sont exposés à des stimuli nociceptifs légers, retirés au premiers signe d’inconfort et la latence à leur réaction nociceptive est mesurée. (5) Conditionnement aversif (vigile : 4 sessions journalière de 10 ou 30 minutes) : Une partie des souris implantées subiront un conditionnement aversif de 10 minutes. Un stimulus électrique désagréable sera présenté 5 fois précédé d’un stimulus visuel, tactile ou auditif neutre. Durant les 3 jours suivants, le stimulus neutre sera présenté seul dans des sessions de 30 minutes. L’extinction de la mémoire aversive associative sera mesurée par la fréquence des réactions de peur se traduisant par une immobilité. Durant les étapes (3), (4) et (5) l’activité du cervelet ou d’autre régions pourra être modulée grâce à des protéines sensibles à la lumière ou à un composé injectable. (6) Euthanasie pour examen histologiques (anesthésie générale) : Toutes les souris seront anesthésiées puis euthanasiées pour procéder à un examen histologique des tissus cérébraux.

Impact sur les animaux

Trois types de nuisances sont attendues sur les animaux modèles utilisés : 1. des douleurs et de complications liées aux procédures chirurgicales, 2. un inconfort induit par les implants chirurgicaux ou les lésions neurales, 3. un stress généré par les études comportementales. 1) Les procédures chirurgicales permettant l’injection de marqueur histologiques ou la fixation d’implant produisent des effets modérés en conditions normale. L’anesthésie peut induire une hypothermie et une détresse cardio-respiratoire. Les injections d’analgésique peuvent induire un stress ou un hématome et il existe un risque de complications comme des infections ou des traumatismes nécessitant une surveillance. 2) Les implants permettant l’enregistrement de l’activité neurale ou la fixation de la tête sont en général bien tolérés par l’animal et induisent un inconfort considéré comme modéré. Ils peuvent néanmoins produire des ajustements posturaux et une fatigue chronique liés à leur encombrement. 3) Les nuisances liées à aux études comportementale peuvent être plus ou moins importantes en fonction des cas. Un stress modéré est susceptible d’être induit par l’interaction avec l’utilisateur et l’exposition aux équipements. En revanche, les tests comportementaux évaluant la peur produisent un stress important. Les souris ressentiront de la douleur et de la peur lors du stimulus électrique et de la peur lors de la phase d’extinction. Les tests comportementaux évaluant la nociception induise une douleur aigue et un risque d’élancement lié à des lésions tissulaires.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasié en la fin de procédure de manière à collecter le cerveau pour un examen histologiques. La procédure d'euthanasie se fait sous anesthésie générale.

Remplacement

Ce projet porte sur les bases neurales du comportement et des maladies psychiatriques. L'étude de ces fonctions implique de relier les connaissances à de multiples échelles, partant des gènes, molécules et cellules à la dynamique des circuits et au comportement. La complexité de ces interactions ne peut être modélisée efficacement in silico. D’autre part les études réalisées chez l’humain ne permettent ni l’enregistrement de zones d’intérêts multiples, ni le marquage et la manipulation de populations neurales ciblées par des méthodes génétiques. Ces considérations font des modèles animaux mammifères la seule option viable. Récemment, des efforts ont été déployés pour générer des ensembles de données accessibles au public, relatifs à l'activité neuronale enregistrée par électrophysiologie ou par microscopie à haute densité dans des régions cérébrales ciblées, en conjonction avec des mesures comportementales. Les ensembles de données disponibles ne permettent pas toujours de répondre aux questions abordées dans notre projet, notamment lorsqu'ils impliquent une manipulation ciblée de l'activité neuronale ou d'un comportement spécifique. Néanmoins, les données accessibles au public seront utilisées de préférence aux expériences chaque fois que cela est indiqué afin de réduire la nuisance aux animaux, les couts économiques et le temps investi.

Réduction

Le présent projet fera usage d’un maximum de 600 souris. Plusieurs mesures ont été prises pour limiter le nombre d’animaux utilisés. L’enregistrement de l’activité neurale sera réalisé au moyen de sondes à haute densité. Ces sondes récemment développées permettent d’enregistrer simultanément l’activité d’un nombre important de neurones au travers de multiples régions cérébrales. L’utilisation de sondes à haute densité offrent la possibilité de réaliser des jeux de données riches dont l’analyse approfondie permet une lecture détaillée de l’activité neurale. Crucialement, en augmentant le nombre de neurones enregistrés simultanément, ces sondes permettent de réduire fortement le nombre d’animaux nécessaires pour permettre un échantillonnage satisfaisant des populations neurales. Nous anticipons donc des expériences comprenant un maximum de 12 animaux par condition. En ce qui concerne les analyses histologiques et les données comportementales, le nombre d’animaux est évalué de manière à être suffisant pour obtenir des résultats reproductibles et fiables. Pour les études histologiques, les coordonnées d’injections sont en premier lieu validés en sur une cohorte réduite de 3-4 animaux et ajustées en fonction des résultats pour obtenir des cohortes finales de 5 à 6 animaux générant un nombre maximal de 10 animaux par condition. Pour les études impliquant une perturbation de l’activité neurale ou une étude comportementale, un effectif maximal de 18 animaux par condition sera nécessaire sur la base d’une analyse de puissance et en considérant une marge d’erreur expérimentale. Les expériences seront réalisées en cohortes de 4 à 8 animaux. Les expériences seront stoppées au cas où des résultats significatifs concluants seraient obtenus avant l’utilisation du nombre total d’animaux.

Raffinement

Nous chercherons à minimiser l’inconfort, la douleur, ou le stress des animaux au cours des procédures de ce projet. Les expériences seront réalisées par du personnel formé et accrédité en accord avec la législation française et européenne. La mise en œuvre appropriée des gestes expérimentaux sera assurée par un système interne de validation de compétence et les protocoles seront évalués en accord avec un vétérinaire certifié. Les animaux seront hébergés en groupe avec eau et nourriture en libre accès, en portoir ventilé, dans des pièces à température et hygrométrie régulées et contrôlées selon les normes en vigueur. Les cages seront enrichies pour la nidification (lanière kraft), la mastication (bâton), et la disponibilité de refuges (hutte). Les animaux en provenance d’un fournisseur extérieur auront une période d’acclimatation minimale d’une semaine avant leur entrée dans les procédures du projet. Les chirurgies auront lieu sous anesthésie générale gazeuse. L’hypothermie sera contrôlée grâce à l’utilisation de tapis chauffant et un suivi de la température corporelle. Les douleurs seront minimisée grâce à une anesthésie locale et d’une couverture analgésique par des injections d’analgésiques et d'anti-inflamatoires durant la période peropératoire. Les animaux seront habitués de manière progressive aux dispositifs et aux procédures expérimentales de manière à minimiser le stress induit par ces dernières. Les binômes d’expérimentateurs resteront les mêmes tout au long de l’étude. Finalement, des points limites gradés, précis et adaptés ont été définis selon un arbre décisionnel basée sur des critères d'arrêt des souffrances déterminés.

Choix des espèces

Le modèle animal souris est particulièrement adapté à nos objectifs scientifiques. Ces animaux ont divergé des primates relativement récemment dans l'évolution des mammifères (~80 millions d'année) et l'organisation de leur système nerveux, leur répertoire émotionnel et leur comportement présentent de nombreuses similitudes avec ceux des humains. L'existence d'une communauté scientifique importante travaillant sur ce modèle, a permis le développement de ressources cruciales pour notre projet comme la séquence complète de leur génome, la cartographie de l'expression des gènes de populations de neurones, des outils génétiques permettant de cibler ou de moduler l'activité de groupes de neurones ciblées et des jeux de données accessible en ligne qui permettront de compléter et de remplacer nos expériences. Le projet utilise des souris adultes, âgées de 6 à 12 semaines au moment des chirurgies : un stade de développement ou le cerveau est considéré comme mature et ou les animaux présentent des facultés de récupération qui leur permettent de supporter les chirurgies mieux que des animaux plus âgés.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1344
Souffrances
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Devenir
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 1344

Une chirurgie cérébrale d'une heure à deux heures trente, jusqu'à trois mois en habitat isolé pour protéger les implants, jusqu'à cinq jours de rationnement alimentaire : 1 344 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour contrôler la chirurgie. La plupart passent six tests comportementaux portant sur l'anxiété, la réaction à des événements positifs ou négatifs et la mémoire d'une situation menaçante, sans que le résumé les nomme. Le but est de comprendre le rôle de cellules régulatrices de l'amygdale dans la peur, une piste thérapeutique en psychiatrie n'étant évoquée qu'au conditionnel. Le porteur justifie le choix de l'espèce par l'existence de lignées de souris permettant de cibler ces cellules et par des tests "bien établis et largement validés chez cette espèce".

Objectifs

L’amygdale est une petite région du cerveau qui joue un rôle central dans nos émotions, en particulier la peur et l’anxiété. Elle nous aide à repérer ce qui est important pour nous — par exemple un danger — et à en garder le souvenir. Elle intervient aussi dans les expériences positives. Dans cette région, certaines cellules transmettent et stockent les informations. À côté d’elles se trouvent d’autres cellules, beaucoup moins nombreuses, qui agissent comme des régulateurs et coordonnent l’activité du réseau. Même si elles sont peu nombreuses, elles sont essentielles au bon fonctionnement de l’ensemble, jouent un rôle spécifique dans les comportements émotionnels et s’activent lors d’événements marquants, qu’ils soient positifs ou négatifs. Nous avons également montré que modifier leur activité au moment où un individu apprend à associer une situation à une menace peut renforcer le souvenir de cette expérience. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de ces cellules dans les réponses émotionnelles et anxieuses. Nous étudierons aussi l’influence d’un grand système de communication du cerveau impliqué dans la réponse aux événements importants, le système cholinergique. Ce système envoie de nombreux signaux vers l’amygdale et peut modifier l’activité des cellules que nous étudions. À terme, ce travail permettra de mieux comprendre comment de petits groupes de cellules du cerveau coordonnent nos réponses émotionnelles et façonnent nos souvenirs liés aux expériences marquantes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment certaines cellules spécialisées de l’amygdale participent à l’organisation des réponses émotionnelles, comme la peur ou l’anxiété. Nous chercherons à préciser comment ces cellules interagissent entre elles et comment elles influencent l’activité des autres cellules du cerveau lors de situations importantes sur le plan émotionnel. Ces résultats apporteront de nouvelles connaissances sur le fonctionnement des petits réseaux de cellules nerveuses dans l’amygdale. Comme ces types de cellules existent aussi dans d’autres régions du cerveau, les informations obtenues pourront améliorer plus largement notre compréhension du fonctionnement cérébral. À plus long terme, une meilleure connaissance de ces mécanismes pourrait aider à comprendre pourquoi les émotions deviennent excessives ou inadaptées dans certains troubles psychiatriques et contribuer à orienter le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Tous les animaux utilisés seront soumis à des chirurgies cérébrales afin de moduler ou d'enregistrer l’activité de nos neurones. Toutes nos chirurgies dureront de 1h à 2h30 selon leur difficulté. Elles seront également toutes conduites sous anesthésie générale. Chaque souris ne sera soumise qu’à une seule chirurgie. Cela concernera toutes les souris du projet. Parmi ces souris, la plupart seront soumises à 6 tests comportementaux différents. Un petit nombre seront soumises, en plus de la chirurgie, à seulement 4 de ces tests comportementaux. De plus, ces souris seront soumises à une injection avant le début des tests. Cette injection sera réalisée un maximum de 7 fois, avec un temps de repos d’au moins 24h entre chaque injection. Enfin, un petit nombre de souris opérées seront soumises à 3 tests permettant d’évaluer les émotions associées à l'activité neuronale.

Impact sur les animaux

- Les chirurgies réalisées sur les animaux sont susceptibles d’occasionner un stress et une douleur de manière aigüe. Cela se traduit habituellement par une perte de poids sur quelques jours. - Une fois certaines chirurgies réalisées, les animaux sont maintenus en habitat isolé afin de garantir l’intégrité des implants, et ce pendant une durée maximum de trois mois. - Un stress accru pourra être observé sur les quelques jours suivant les tests comportementaux. - Les souris seront rationnées en aliment pendant un maximum de 5 jours, ce qui pourra donner lieu à une faible perte de poids.

Devenir

Toutes les souris du projet subissant des chirugies cérébrales, il sera indispensable de contrôler la qualité de ces chirurgies à la fin de chaque procédure pour analyses post-mortem complémentaires. Tous les animaux devront donc être mis à mort, après sédation préalable.

Remplacement

Le présent projet cherche à mieux comprendre le rôle de certains neurones dans le traitement des émotions, qu'il soit normal ou pathologique. Nous nous intéressons à leur rôle au niveau local mais également dans le fonctionnement global du cerveau et dans le comportement émotionnel des individus, c'est pourquoi le modèle animal est indispensable pour répondre à nos objectifs. Toutefois, des enregistrements électriques sur des cellules seules ainsi que des modèles informatiques simulant leurs interactions avec d’autres cellules seront menées en parallèle par nos collaborateurs. Ces travaux apporteront un éclairage précieux pour interpréter nos résultats expérimentaux et viendront compléter nos propres approches tout en limitant au maximum le recours au modèle animal.

Réduction

Le rythme des reproductions sera adapté aux besoins de l’étude afin d’éviter la naissance d’animaux surnuméraires. Le nombre d’animaux utilisé sera réduit à son minimum, en prenant en compte l’effectif nécessaire pour obtenir des résultats significatifs, déterminé grâce à un calculateur de puissance statistique, ainsi que le taux de réussite des procédures, évalué lors de précédentes expérimentations.

Raffinement

Tous les soins seront pris afin de limiter la douleur et le stress des souris au minimum. Le temps de maintien des souris en habitat isolé sera réduit à son minimum, et les souris auront néanmoins accès à des stimuli olfactifs, visuels et auditifs provenant d’autres cages (ventilation collective et cages transparentes). Les souris seront quotidiennement pesées et évaluées pendant un minimum de trois jours après la chirurgie. La douleur sera prise en charge par un traitement analgésique pendant et après la chirurgie , et l'analgésie sera poursuivie au besoin. Si des signes de mal-être sont observés en dehors de la période post-opératoire, les animaux seront placés en observation quotidienne afin d’alléger ce mal-être et de remédier à la cause sous-jacente, selon un arbre décisionnel défini. Tout signe de douleur sera pris en charge médicalement, jusqu’à amélioration de l’état de l’animal ou euthanasie si dépassement des points limites. Afin de diminuer le stress provoqué par les expérimentations, les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention manuelle nécessaire à la connexion des différents équipements. Lorsque les paradigmes comportementaux nécessiteront un rationnement alimentaire, les animaux seront quotidiennement pesés à heure fixe afin de garantir que la perte de poids reste dans les limites imposées dans la procédure. Afin de maximiser le taux de réussite des procédures, un soin particulier sera mis dans l’optimisation des protocoles de chirurgies cérébrales.

Choix des espèces

Pour répondre à nos questions scientifiques, nous devons à la fois observer et modifier l’activité de certaines cellules, et étudier les conséquences sur le comportement. Nous évaluerons notamment des comportements liés à l’anxiété, à la réaction face à des événements positifs ou négatifs, ainsi qu’à la mémoire d’une situation menaçante. La souris est le modèle le plus adapté pour cette étude. Il existe des lignées de souris permettant d’identifier et de cibler précisément les types de cellules que nous souhaitons étudier. De plus, les tests comportementaux que nous voulons utiliser sont bien établis et largement validés chez cette espèce. Nous utiliserons de jeunes souris adultes âgées de 12 à 16 semaines. Notre projet ne portant pas sur une période particulière du développement, cet âge permet de travailler sur des animaux matures, ne présentant pas de fragilité spécifique, tout en limitant la durée d’élevage.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 3060
Souffrances
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Devenir
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 3060

3 060 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées à l'issue, et celles infectées par la grippe traversent la maladie sans antalgique ni anti-inflammatoire, ces traitements étant, selon le porteur, "susceptibles de modifier la réponse inflammatoire". Le virus est inoculé par le nez sous anesthésie à une partie d'entre elles, qui doivent le transmettre à d'autres souris, et 1 200 reçoivent une biothérapie par voie nasale, trachéale ou intraveineuse. L'infection peut provoquer une perte de poids, une prostration et une gêne respiratoire. Une souris est tuée par dislocation cervicale sous anesthésie quand elle perd plus de 25 % de son poids ou atteint le score clinique maximal de 7, qui inclut des difficultés respiratoires.

Objectifs

Les infections respiratoires sont responsables de plus de trois millions de décès chaque année dans le monde. Les infections d'origine virale constituent un défi majeur en raison de la dérive génétique continue des virus, qui favorise l'émergence de nouveaux variants et réduit progressivement l'efficacité des traitements antiviraux et des vaccins disponibles. À l'heure actuelle, la majorité des biothérapies est administrée par voie intraveineuse (i.v.). Cette voie d'administration est toutefois peu adaptée au traitement des infections pulmonaires, les biomédicaments diffusant faiblement vers le territoire respiratoire après administration systémique. Seule une faible fraction des molécules administrées par voie intraveineuse atteint les poumons. Depuis plusieurs années, les travaux précliniques menés au CEPR démontrent l'intérêt de l'administration par inhalation pour améliorer l'index thérapeutique de ces biothérapies. Cette voie est déjà largement utilisée en pratique clinique pour l'administration de bronchodilatateurs et de corticoïdes dans le traitement des pathologies respiratoires. L'administration de biothérapies par inhalation permet un ciblage direct du médicament au niveau pulmonaire sous forme d'aérosol. Dans le contexte des infections respiratoires, cette approche devrait permettre une action plus rapide, une concentration élevée du médicament au plus près du site de réplication virale et une limitation de l'exposition systémique, réduisant ainsi le risque d'effets indésirables. Les travaux du CEPR ont montré que le procédé d'aérosolisation, associé à l'utilisation de nébuliseurs adaptés et de formulations spécifiques, permettait d'administrer des biothérapies tout en préservant leurs propriétés physicochimiques et biologiques. Ils ont également démontré qu'une biothérapie dirigée contre des bactéries ou des virus responsables de pneumonies atteignait les poumons en quantité significativement supérieure après administration par inhalation qu'après administration intraveineuse, avec une amélioration concomitante de son efficacité thérapeutique. Dans ce contexte, le présent projet a pour objectifs : 1_développer et optimiser un modèle murin robuste de transmission du virus influenza. 2_utiliser ce modèle pour évaluer différentes stratégies thérapeutiques et caractériser les réponses immunitaires associées

Bénéfices attendus

Ce projet, fondé sur des données précliniques solides, vise à développer des stratégies thérapeutiques inhalées destinées à limiter la dissémination des agents pathogènes respiratoires et à mieux comprendre les mécanismes immunitaires associés à leur efficacité. Les connaissances acquises, combinées à celles générées par les autres volets du programme Inhealation, constitueront une base scientifique pour le développement de futures études translationnelles et la conception d'essais cliniques. Le développement d'un modèle murin reproductible de transmission du virus influenza constituera également un outil préclinique permettant d'évaluer de futures stratégies thérapeutiques ou vaccinales destinées à limiter la transmission des virus respiratoires. Les approches évaluées dans ce projet ciblent les infections respiratoires virales touchant les voies aériennes supérieures et/ou inférieures, notamment celles associées à des pneumonies. Ces infections représentent un enjeu majeur de santé publique en raison de leur fréquence, de leur impact en termes de morbidité et de mortalité, ainsi que des coûts humains, sociaux et économiques qui leur sont associés. L'administration inhalée de biothérapies pourrait constituer une stratégie permettant d'améliorer leur efficacité locale tout en limitant l'exposition systémique. Au-delà du virus influenza, les connaissances acquises sur les modalités d'administration, les réponses immunitaires induites et les mécanismes de protection pourront être transposées à d'autres infections respiratoires, notamment celles causées par le virus respiratoire syncytial ou le SARS-CoV-2. Les biothérapies sont déjà utilisées en clinique dans de nombreuses indications. Ce projet vise à optimiser leur administration dans le traitement des infections respiratoires en privilégiant la voie inhalée, qui permet un dépôt direct du médicament au niveau du site d'infection. Cette stratégie pourrait améliorer l'efficacité des traitements tout en contribuant à limiter la transmission des virus respiratoires. Enfin, l'administration par inhalation présente l'avantage d'être une approche non invasive permettant de délivrer rapidement les biothérapies directement au niveau des voies respiratoires, principal site de réplication des virus ciblé.

Procédures

_Infection par voie intranasale : sous anesthésie générale, 1560, 760 ou 1160 animaux, 1 fois _Administration des biothérapies par voie intranasale petit volume: sous anesthésie générale, 300 animaux, 1 fois __Administration des biothérapies par voie intranasale grand volume: sous anesthésie générale, 300 animaux, 1 fois _Administration des biothérapies par voie oro-trachéale : sous anesthésie générale, 300 animaux, 1 fois _Administration des des biothérapies par voie intraveineuse : sous anesthésie générale, 300 animaux, 1 fois

Impact sur les animaux

Des données préliminaires obtenues au laboratoire ont permis d'identifier des doses de biothérapies ne présentant pas de toxicité apparente chez la souris. Les expérimentations prévues seront donc réalisées uniquement avec ces doses. L'infection expérimentale par le virus influenza est susceptible d'entraîner une altération transitoire de l'état général des animaux, caractérisée notamment par une perte de poids, une diminution de l'activité, un pelage ébouriffé, une réduction de la prise alimentaire ou hydrique ainsi qu'une gêne respiratoire liée à l'inflammation des voies aériennes. L'intensité de ces signes cliniques dépendra de l'évolution de l'infection. L'administration d'antalgiques ou d'anti-inflammatoires ne pourra pas être envisagée au cours de l'évolution de la maladie, ces traitements étant susceptibles de modifier la réponse inflammatoire et immunitaire induite par l'infection ainsi que l'évaluation de l'efficacité des stratégies thérapeutiques étudiées. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique quotidienne, voire biquotidienne si leur état le justifie. Les paramètres suivants seront évalués : (i) perte de poids, (ii) altération de l'état général et des comportements physiologiques (prostration, diminution ou absence de prise alimentaire et hydrique, pelage ébouriffé), et (iii) apparition de signes cliniques évocateurs d'une aggravation de l'infection (yeux mi-clos, difficultés respiratoires, sibilances ou autres signes de détresse). Ces observations seront intégrées à un score clinique standardisé compris entre 0 et 7. Des points limites précoces ont été définis afin de prévenir toute souffrance excessive. Tout animal présentant une perte de poids supérieure à 25 % de son poids initial ou atteignant un score clinique de 7 sera immédiatement euthanasié par dislocation cervicale après anesthésie générale à l'isoflurane (4 %).

Devenir

Les objectifs de ce projet sont (i) de développer et valider un modèle murin de transmission du virus influenza et (ii) de caractériser les réponses immunitaires induites par des biothérapies inhalées afin d'améliorer leur développement préclinique et leur transposition vers la clinique. Dans la première procédure, les animaux seront euthanasiés afin d'évaluer les paramètres nécessaires à la caractérisation du modèle de transmission, notamment la charge virale dans les voies respiratoires et les tissus cibles. Dans la seconde procédure, l'euthanasie permettra la réalisation de prélèvements terminaux (lavages nasaux et broncho-alvéolaires, poumons, ganglions drainants, rate et autres tissus d'intérêt) indispensables à l'étude de la charge virale, des populations immunitaires et des médiateurs de l'inflammation. Par ailleurs, les animaux auront été infectés expérimentalement par le virus influenza et ne pourront, pour des raisons sanitaires et scientifiques, être réutilisés ou replacés. En conséquence, l'ensemble des animaux sera euthanasié à l'issue de chaque procédure afin de permettre la réalisation des analyses prévues et d'atteindre les objectifs du projet.

Remplacement

À ce jour, aucune méthode in vitro ou ex vivo ne permet de reproduire l'ensemble des mécanismes impliqués dans les infections respiratoires virales, notamment les interactions complexes entre le virus, les différents compartiments du système immunitaire et les tissus de l'appareil respiratoire. Un des objectifs principaux de ce projet est d'étudier la transmission naturelle d'un virus respiratoire entre individus. À ce jour, aucun modèle alternatif ne permet de reproduire ce phénomène biologique complexe., ne peuvent pas être modélisés de manière pertinente à l'aide de systèmes cellulaires. Par ailleurs, ce projet vise à évaluer l'efficacité de biothérapies administrées directement dans les voies aériennes. L'étude de leur distribution pulmonaire, de leur activité biologique, de leur impact sur la transmission virale ainsi que des réponses immunitaires locales et systémiques qu'elles induisent nécessite l'utilisation d'un organisme entier. Le modèle murin d'infection par le virus influenza est largement décrit et validé dans la littérature comme modèle préclinique des infections respiratoires virales. Il permet de reproduire les principales caractéristiques de l'infection ainsi que les réponses immunitaires associées. Enfin, la disponibilité de nombreux outils génétiques et immunologiques chez la souris constitue un atout majeur pour caractériser les mécanismes impliqués dans la protection induite par les biothérapies et les immunomodulateurs

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés est optimisé en réalisant un maximum d'analyses sur chaque animal. Les prélèvements permettront notamment d'évaluer les populations immunitaires, les cytokines, l'expression génique, l'histologie ainsi que la charge virale, maximisant ainsi les informations obtenues à partir de chaque individu. Le modèle murin d'infection par le virus influenza est maîtrisé par l'équipe et le porteur du projet, ce qui limite les phases de mise au point expérimentale. De plus, de nombreuses données préliminaires sont déjà disponibles, permettant de restreindre le nombre de souches virales, de doses de biothérapies et de temps d'analyse à évaluer. Les expériences sont organisées de manière à mutualiser les groupes témoins lorsque cela est scientifiquement justifié, afin d'éviter toute répétition inutile. Une première procédure est spécifiquement dédiée au développement et à l'optimisation du modèle de transmission. Cette étape permettra de sélectionner les conditions expérimentales les plus pertinentes avant l'évaluation des biothérapies et contribuera ainsi à réduire le nombre d'animaux nécessaires aux études d'efficacité. Les effectifs ont été déterminés à partir de calculs de puissance statistique (voir Annexe). Pour la procédure 1, la différence attendue de charge virale entre les souris index et les souris contact est estimée à 4,5 avec un écart-type de 1,9 (données de la littérature). Pour la procédure 2, la différence attendue entre les souris traitées et les souris non traitées est estimée à 1,5 avec un écart-type de 0,9 (données de la littérature). Dans les deux cas, en considérant un risque α de 5 % et une puissance statistique minimale de 80 %, la taille d'échantillon calculée est de cinq animaux par groupe. E nfin, un lot limité d'animaux est prévu pour le tutorat des intervenants afin de garantir la maîtrise des gestes techniques avant la réalisation des procédures expérimentales. Cette formation, assurée par le Dr Thomas Sécher, membre de la Structure chargée du Bien-Être Animal (SCBEA) et tuteur validé par la PSTA, contribue à limiter les échecs expérimentaux et la répétition de manipulations.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages enrichies (papier absorbant et fragments de boîtes à œufs), conformément aux recommandations en vigueur. Une période d'acclimatation sera respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié au changement d'environnement. Les procédures expérimentales seront réalisées par du personnel qualifié ou en cours de formation sous tutorat, afin de garantir la maîtrise des gestes techniques et de limiter le stress ainsi que les manipulations inutiles. Notamment, les administrations par voie respiratoire seront réalisées sous anesthésie générale à l'isoflurane afin de limiter le stress des animaux et de garantir la qualité du geste technique. Tout au long des expérimentations, les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique pluriquotidienne assurée conjointement par les animaliers et les expérimentateurs, permettant de détecter précocement toute altération de leur état de santé et l'atteinte des points limites définis dans les procédures expérimentales (section 4.2). Une vigilance particulière sera maintenue durant les quatorze jours suivant l'infection, période correspondant au développement des signes cliniques. Afin de limiter les conséquences de l'infection sur l'état général des animaux, de la nourriture humidifiée (gel alimentaire) sera mise à disposition de manière préventive directement dans les cages afin de faciliter l'accès à l'eau et à l'alimentation des animaux présentant une diminution de leur mobilité ou de leur prise alimentaire. Tout animal atteignant un point limite sera immédiatement pris en charge conformément aux critères d'arrêt définis dans le projet.

Choix des espèces

La souris (Balb/cJRj) constitue le modèle préclinique de référence pour l'étude des infections expérimentales par le virus influenza. Elle permet de reproduire les principales caractéristiques de l'infection respiratoire ainsi que les réponses immunitaires induites au niveau des voies aériennes. De plus, des modèles murins de transmission du virus influenza sont largement décrits dans la littérature (Edenborough et al. J Virol, 2012 / Price et al. J Virol, 2014) et constituent une approche pertinente pour étudier les mécanismes impliqués dans la dissémination virale et leur inhibition par des stratégies thérapeutiques. L'utilisation d'un modèle animal est indispensable pour ce projet. Les réponses immunitaires des voies respiratoires reposent sur des interactions complexes entre les différents compartiments anatomiques (cavités nasales, voies aériennes et poumons), les cellules immunitaires innées et adaptatives, ainsi que le contexte inflammatoire induit par l'infection. Ces mécanismes ne peuvent pas être reproduits de manière satisfaisante par des approches in vitro ou ex vivo. En outre, l'évaluation de la transmission virale entre individus ainsi que de son inhibition par des biothérapies nécessite un organisme entier. La souris offre également un large éventail d'outils expérimentaux permettant une caractérisation fine des mécanismes immunitaires impliqués dans la protection contre la transmission virale. Les techniques disponibles au laboratoire (cytométrie en flux, microscopie confocale, analyses multiplex des cytokines, biologie moléculaire et histologie), ainsi que l'accès à de nombreux modèles transgéniques si nécessaire, permettent d'exploiter pleinement les prélèvements réalisés sur chaque animal et de maximiser les informations obtenues.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Souris : 5209
Souffrances
▲ 4440
▲ -
▲ -
▲ 769
Devenir
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 -
 5209

Une souris qui montre une perte de poids, une blessure ou de "mauvaises relations sociales" est soignée, isolée ou mise à mort, sur la base d'une surveillance deux fois par semaine au minimum. 5 209 souris issues de lignées génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures menées pour une part sous anesthésie sans réveil, pour une autre d'un niveau de souffrance sévère. Une des lignées présente des troubles de la coordination des mouvements, l'état des lignées à créer reste inconnu selon le porteur, des souris sont gardées jusqu'à 24 mois, et leur comportement moteur est testé pendant deux jours sans que les tests soient nommés. Le résumé ne décrit comme nuisance qu'une ouverture du thorax sous anesthésie, sans réveil, et ne dit rien de ce qui vaut à une partie des souris le niveau sévère.

Objectifs

Ce projet a pour but d’analyser les rôles et les fonctions de différents aspects de la régulation du squelette cellulaire : d’un côté ses composantes propres, de l’autre les éléments qui interagissent avec lui, au niveau de l’organisme entier, la souris. Cette étude a pour ambition d’analyser les relations entre ces différents aspects et d’établir comment ils coopèrent dans la régulation de fonctions du squelette des cellules, le cytosquelette. Le cytosquelette étant impliqués dans de nombreuses fonctions cellulaires, sa régulation est susceptible d’avoir des effets sur de nombreux processus cellulaires, qui, perturbées, pourrait avoir des répercussions sur la bonne survie de l’organisme entier. Ainsi, comprendre la régulation du cytosquelette et pouvoir l’influencer, permettra d’élucider son impact sur le maintien de la survie cellulaire et, comment sa dérégulation participe au développement de maladies. A terme, ce projet permettra de développer les moyens de dépistage et de nouvelles thérapies ciblant les maladies reliées à la dérégulation du cytosquelette. Le cytosquelette est présent dans toutes les cellules, ou il exerce des rôles très divers : il donne aux cellules leur forme, participe au mouvement des cellules et au transport intracellulaire, rend possible la division cellulaire et le déplacement de spermatozoïdes lors de la fécondation. Le cytosquelette interagit avec de nombreuses protéines qui contrôlent ses fonctions. Une des hypothèses suggère que le choix des éléments utilisés pour construire le squelette cellulaire et les modification de ces éléments constituent un code, qui définit ses propriétés et influence les interactions avec les autres protéines spécifiant ainsi ses fonctions. Le présent projet est une continuation d’un projet précèdent, qui a permis de démontrer le rôle essentiel de la régulation du cytosquelette dans la survie des neurones et dans la fertilité. Nous proposons maintenant d’étendre notre analyse à d’autres modèles murins de ce code de cytosquelette.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre les rôles des mécanismes de régulation du cytosquelette. Étant donné que le cytosquelette a des fonctions essentielles dans toutes les cellules, cela suggère que sa régulation pourrait être impliquée dans le développement normal de l’organisme. Inversement, les défauts de cette régulation pourraient être à l’origine de maladies telles que les neurodégénérescence, cancer ou infertilité. Cette étude vise à éclaircir le mode d’action de ces mécanismes de régulation du cytosquelette et de développer les moyens de dépistage et les traitements des pathologies liées à sa dérégulation. La modification proposée permettra d’acquérir des connaissances supplémentaires sur l’effet du cytosquelette sur la fonction neuronale.

Procédures

Une partie des animaux est soumise à une analyse phénotypique (analyse de l’état clinique des animaux) pendant leur vie. Le comportement moteur de certains autres animaux d’intérêt sera ensuite analysé (duré de test : 2 jours), les animaux seront ensuite mis à mort pour permettre les analyses histologiques.

Impact sur les animaux

Une des souches murines utilisée dans ce projet a été décrite comme ataxique, c'est à dire qui présente des problèmes de coordination de mouvements. Pour les nouveaux modèles qui seront générés dans le cadre de cette étude, la condition des animaux n’est pas connue à l’avance. Les nuisances subies par les animaux seront celles liées à une thoracotomie sous anesthésie générale profonde. Les nuisances s'arrêteront en fin de chirurgie (procédure sans réveil).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour analyses de leurs organes

Remplacement

Après les premières étapes d'analyse des enzymes, impliquant la culture cellulaire (expression d’enzymes dans les lignées cellulaires et observation de leurs activités), le projet a pour but maintenant de comprendre la fonction de ces enzymes et leur mécanisme d’action au niveau de l'organisme vivant intégré et autonome, la souris.

Réduction

Les animaux générés lors de ce projet seront utilisés à la fois pour l’analyse phénotypique et pour l'analyse de leurs organes, permettant de réduire le nombre total d’animaux. Le nombre d’animaux nécessaires à la bonne exécution de ce projet sera suffisant pour obtenir les résultats statistiquement significatifs. Les croisements seront optimisés pour produire les animaux d'intérêt. Les animaux contrôles proviendront des mêmes portées que les animaux d’intérêt.

Raffinement

Les animaux seront surveillés deux fois par semaine minimum. Tout signe de mal-être, tel que la perte de poids, blessure, mauvaises relations sociales sera détecté et l‘animal sera soigné et soit isolé, soit mis à mort. Les soins peuvent inclure l’application d’une crème désinfectante (blessure) ou d’un complément nutritif (perte de poids). Une grille de score est mise en place pour le suivi clinique des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en biologie du développement, de cancer et de la neurodégénérescence. Les modèles génétiquement modifiés des éléments de cytosquelette, protéines interagissant avec le cytosquelette et les enzymes impliquées dans la régulation du cytosquelette permettent de définir leurs rôles dans ces différentes maladies. Du fait de la parenté biologique avec l’Homme, les modèles murins sont d’excellents modèles de différentes pathologies. Les analyses seront effectuées à 6 différents âges : nouveau-né, 1 mois (animal jeune), 4 mois (animal adulte), 12 mois (animal âgé) et 18 et 24 mois (animaux très âgés). En effet, les niveaux de modifications changent au cours du développement de l’organisme. De plus, certains mutants devront être analysés très âgés, vu que l’on veut observer la dégénérescence liée à l’âge chez ces animaux. Les analyses de certaines lignées (à phénotype non-dommageable uniquement) nécessiteront la génération d’embryons au stade embryonnaire E14.5 ou E17.5 (soit 14,5 jours-post fécondation ou 17,5 jours post-fécondation) E14.5 ou E17.5. En effet à partir d’embryons de ces âges (en jour post-fécondation) il est possible de cultiver les cellules primaires nécessaires pour l’étude de mécanismes cellulaires impliqués.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1434
Souffrances
▲ -
▲ 366
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▲ 1068
Devenir
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 1434

Des souris reçoivent une eau de boisson qui déclenche une inflammation de l'intestin et des douleurs intestinales, et 832 d'entre elles sont privées de nourriture dix-huit heures par jour pendant douze semaines au plus. Au total, 1 434 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, une partie dès leur vie embryonnaire et pendant l'allaitement. Le porteur écrit pourtant que les "seules interventions" subies sont des injections d'une "durée de 2 secondes", une fois par jour pendant 8 ou 51 jours. Toutes sont tuées au terme des procédures ou quand les points limites sont dépassés, pour prélever leurs organes.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) provoquent une inflammation durable de l’intestin, avec des périodes où les symptômes s’aggravent (poussées) et d’autres où ils diminuent (rémissions). Elles apparaissent chez de jeunes adultes, mais leurs causes, en lien avec leur environnement, ne sont pas connues. On pense aujourd’hui que deux mécanismes importants pourraient jouer un rôle dans ces maladies. Le premier est l’horloge biologique interne (appelée horloge circadienne), qui régule le fonctionnement du corps tout au long de la journée. Le second est un système de défense des cellules qui aide les cellules à survivre dans un environnement difficile. Chez les patients atteints de MICI, ces deux systèmes sont perturbés, mais on ne sait pas si ces perturbations sont liées, ce qui les causent, ni si elles jouent un rôle dans l’apparition de l’inflammation intestinale. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle de ces mécanismes dans l’apparition des MICI. Pour cela, des études seront réalisées chez la souris afin de : 1) observer le fonctionnement de l’horloge biologique et du sytème de défenses des cellules dans un intestin sain ou inflammé ; 2) comprendre comment ces deux systèmes interagissent et influencent l’inflammation intestinale ; 3) déterminer si des perturbations précoces (pendant le développement ou l’allaitement) de l’Horloge peuvent augmenter le risque de développer une MICI une fois adulte ; et 4) tester de nouvelles approches, notamment alimentaires ou médicamenteuses, pour rétablir le fonctionnement normal de ces mécanismes et réduire l’inflammation intestinale.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre l’origine des MICI et à ouvrir la voie à de nouveaux traitements, car les thérapies actuelles ne permettent pas de guérir les MICI, ne sont pas efficaces chez tous les patients et entraînent de lourds effets secondaires. À court terme, ce projet apportera des connaissances fondamentales nouvelles sur le (dys)fonctionnement de l’intestin, en décrivant pour la première fois la rythmicité des cellules du côlon en temps normal et durant les MICI. Il fera un lien entre la rythmicité des cellules du côlon, la sévérité de l’inflammation intestinale et la rythmicité des comportements alimentaires. À moyen et long terme, les résultats attendus pourraient améliorer la compréhension des mécanismes précoces (en particulier durant le développement embryonnaire ou l’allaitement) de prédisposition aux MICI. Le projet pourrait aussi contribuer à identifier des marqueurs biologiques prédictifs de l’activité de la maladie ou de la réponse thérapeutique. Enfin, en évaluant chez la souris l’efficacité d’une régulation de la rythmicité des cellules du côlon, il pourrait poser les bases d’une stratégie thérapeutique innovante, non immunosuppressive, combinant une intervention pharmacologique ciblée et des recommandations hygiénodiététiques. À terme, ces avancées pourraient bénéficier aux patients atteints de MICI en contribuant à réduire la fréquence ou l’intensité des poussées inflammatoires et à prolonger les phases de rémission.

Procédures

Les seules interventions auxquelles seront soumis les animaux sont des injections d’une durée de 2 secondes une fois par jours pendant 8 jours ou 51 jours. Induction de l’inflammation de l’intestin par l’eau de boisson. Restriction alimentaire, 18h par jour, pendant 12 semaines au maximum pour une partie des animaux (832)

Impact sur les animaux

Fatigue durant les premiers jours jours d’acclimatation au cycle circadien standard (12h lumière / 12h obscurité) utilisé durant la procédure. Stress lié aux manipulations répétées. Stress durant les premiers jours de restriction alimenatire lorsque les souris ne sont pas encore habituées aux heures d’accès à la nourriture. Douleurs intestinales liées à l’eau de boisson pour induire une inflammation de l’intestin. Stress physique liés aux injections des traitements (et douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille). Stress lié aux effets cumulatifs (rythme alimentaire, induction de l'inflammation de l’intestin, manipulations répétées).

Devenir

Lorsque les points limites sont dépassés ou lorsque les temps définis sur les différentes procédures sont atteints les animaux sont euthanasiés afin de prélever des organes pour analyses ultérieures.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est indispensable pour étudier les interactions entre l’horloge circadienne, la réponse au stress et la physiopathologie des maladies inflammatoires, car ces processus reposent sur une intégration complexe à l’échelle de l’organisme entier. Le fonctionnement de l’horloge circadienne repose sur une organisation intégrée à l’échelle de l’organisme, où des signaux environnementaux tels que la lumière, l’alimentation et les cycles veille/sommeil synchronisent l’horloge centrale. Cela assure la coordination temporelle des fonctions physiologiques et leur synchronicité avec l’environnement de l’organisme. Dans l’intestin, l’Horloge coordonne de manière dynamique les fonctions immunitaires, métaboliques et épithéliales qui interagissent entre elles et avec le microbiote intestinal. Il s’agit d’éléments clés des maladies inflammatoires impossible à reproduire in vitro. De plus, le stress cellulaire dépend de signaux systémiques (hormonaux, nutritionnels, inflammatoires) et de la synchronisation entre organes, qui ne peuvent être modélisés de façon adéquate dans des systèmes cellulaires isolés. Ainsi, seule l’approche in vivo permet d’appréhender la complexité spatio-temporelle des mécanismes intégrés au niveau systémique que nous étudions. Par ailleurs, le développement de notre nouvelle approche thérapeutique nécessite d’être réalisé chez le petit animal car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) permettant d’évaluer son efficacité, sa toxicité et sa pharmacocinétique.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé sur la base de calculs de puissance statistique garantissant l’obtention de résultats fiables et scientifiquement interprétables, tout en limitant l’utilisation des animaux au strict nécessaire.

Raffinement

Les animaux seront maintenus en cages ouvertes, disposées en regroupement, et bénéficiant d’un enrichissement du milieu comprenant notamment du coton et des éléments de type jouets, afin de favoriser l’expression des besoins comportementaux et de réduire le stress lié à l’hébergement. Une période d’acclimatation de 15 jours sera mise en place avant le début des procédures expérimentales, afin de limiter le stress lié à la manipulation et aux conditions d’hébergement.Les mesures de prise en charge de la douleur et de la détresse seront adaptées en fonction de l’état clinique des animaux. Les protocoles expérimentaux seront adaptés, atténués ou interrompus en fonction de la tolérance des animaux aux nuisances induites et de l’apparition de signes cliniques de souffrance, conformément aux principes du raffinement.

Choix des espèces

La souris a été choisie car elle constitue un modèle pertinent et transposable pour étudier les interactions entre horloge circadienne, stress cellulaire et inflammation intestinale. En effet, bien que les souris soient des animaux nocturnes, elles sont largement utilisées en chronobiologie car leur système circadien est fortement conservé par rapport à celui de l’être humain, tant aux niveaux moléculaire que physiologique. La principale différence réside dans un décalage de phase de 12 heures de leur activité par rapport au cycle lumière–obscurité : les souris sont ainsi actives durant la phase obscure, tandis que les humains le sont durant la phase lumineuse. En dehors de cette inversion, l’organisation, la régulation et les sorties du système circadien, incluant les rythmes hormonaux, métaboliques et cellulaires, sont remarquablement similaires, faisant de la souris un modèle approprié et transposable pour les études circadiennes. Enfin, les mécanismes moléculaires de la réponse au stress sont similaires entre la souris et l’humain. Les animaux utilisés dans toutes les procédures (à l’exception de la procédure n°3) ont achevé leur développement et sont jeunes adultes lors de leur entrée en expérimentation, car les MICI sont généralement diagnostiquées chez de jeunes adultes. Cependant, les mécanismes physiopathologiques à l’origine des MICI se mettent vraisemblablement en place tôt au cours de la vie, et c’est la raison pour laquelle une fraction des animaux utilisés au cours de la procédure n°3 sont employés durant leur développement embryonnaire et leur période d’allaitement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 380
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 380
Devenir
 -
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 380

Nourries par voie orale du microbiote intestinal de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, et pour une partie injectées dans la patte d'un produit inflammatoire, 380 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour analyser leur cerveau et leur intestin. Chaque semaine, elles passent des tests de sensibilité au toucher par filaments de nylon et à la température, et des tests d'anxiété et de dépression que le résumé ne nomme pas, alors que l'hypersensibilité de la patte peut durer 20 à 25 jours. Le but est d'identifier des composés du microbiote contre la douleur chronique, avant d'éventuels essais chez les patients. Le porteur exclut tout antalgique, "aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué", et affirme dans le même résumé vouloir "assurer le bien-être des animaux".

Objectifs

Chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, 20 à 30 % continuent d’avoir des douleurs même si leur maladie est bien traitée. Leur corps réagit plus facilement à la douleur que celui de personnes non malades, et elles ont aussi souvent plus d’anxiété et de dépression. La flore intestinale, c'est-à-dire les bactéries présentes dans nos intestins, joue un rôle dans la maladie, et on sait qu'un lien important existe entre l’intestin et le cerveau. Nous pensons donc que les modifications de la flore intestinale des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde favorisent la douleur chronique et la dépression, notamment chez les patients qui ont des symptômes qui persistent après traitement. Pour mieux comprendre comment tout cela fonctionne, nous allons étudier l’impact de leur flore intestinale en la transférant à des souris. Ensuite, nous observerons ces souris avec différents tests permettant d’évaluer leur sensibilité au toucher ou au froid, mais aussi des tests qui permettent d’évaluer l’anxiété ou la dépression. Nous testerons l’effet des microbiotes dans deux situations : chez des souris saines pour évaluer les effets déclencheurs des microbiotes, et en conditions inflammatoires, chez des souris avec une inflammation à la patte pour évaluer cette fois les effets aggravateurs des microbiotes. Une fois le rôle du microbiote prouvé, nous identifierons quels éléments issus du microbiote intestinal sont responsables pour pouvoir les cibler et tenter de bloquer les mécanismes qui déclenchent ou aggravent la maladie. L’objectif final est d’identifier des composés du microbiote pouvant réduire la douleur ou les troubles anxio-dépressifs, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients.

Bénéfices attendus

La douleur chronique et de la dépression restent difficiles à traiter chez certains patients, ce qui impacte fortement leur qualité de vie. Il est donc essentiel de comprendre l'origine de la douleur et de la dépression pour permettre de mieux les soigner. Une fois le rôle de la flore intestinale prouvé, nous analyserons et comparerons les différents microbiotes pour identifier quelles sont les bactéries ou quelles sont les molécules produites qui pourraient expliquer la douleur et la dépression. Ceci nous permettra ainsi de tester leur rôle protecteur chez les souris avant de les tester en clinique chez les patients. Ce projet permettra donc une véritable recherche translationnelle, du laboratoire au patient, avec pour objectif d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de douleurs chroniques ou de dépression.

Procédures

Nous réalisons des greffes de microbiote intestinal en donnant aux souris par voie orale des préparations de microbiote de patients une fois par semaine pendant 4 semaines. Suite à la greffe de microbiote, les souris seront suivies chaque semaine grâce à des tests comportementaux pour mesurer les seuils de sensibilité (réaction au toucher par filaments de Nylon ou réaction à la température) et caractériser les comportements anxieux ou dépressifs. Chaque test dure entre 5 et 20 min. Ces expériences sont menées chez des souris saines et dans un modèle d’inflammation locale de la patte, induite par l’injection de molécules inflammatoires dans la patte des souris, qui sera réalisée sous anesthésie légère par inhalation. Enfin, lorsque des molécules produites par le microbiote auront été identifiées, nous les ajouterons dans l’eau de boisson des souris pour tester leur effet bénéfique dans les modèles les plus pertinents.

Impact sur les animaux

La sensibilité tactile et thermale et les comportements anxio-dépressifs étant les paramètres étudiés dans nos procédures, aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué car ils fausseraient nos résultats. Les principaux désagréments pour les animaux seront liés au modèle inflammatoire utilisé pour induire l’inflammation locale de la patte. L’injection d’un produit inflammatoire dans la patte provoque un gonflement et une rougeur de courte durée, visible surtout les premiers jours. La sensibilité de la patte au toucher peut durer plus longtemps (20 à 25 jours), ce qui permet d’étudier la douleur inflammatoire résiduelle. Les animaux sont surveillés et des mesures sont prises pour limiter leur inconfort. Les animaux subiront également des piqures d’aiguilles, un stress léger passager lié aux manipulations. Toutes les injections seront pratiquées sous anesthésie légère par inhalation, d’une durée d’environ 5 minutes, afin de réduire au maximum la douleur et l’inconfort.

Devenir

La douleur étant étudiée, et donc induite, chez certains animaux, le devenir de ceux-ci en fin de procédure expérimentale sera systématiquement l’euthanasie afin de ne pas générer de douleur inutile. De plus, L’euthanasie permet également de réaliser les analyses post-mortem nécessaires, notamment sur le cerveau et l’intestin, afin de compléter les données comportementales et d’approfondir la compréhension des mécanismes reliant microbiote, douleur et comportements anxio-dépressifs.

Remplacement

Ce projet vise à comprendre comment le microbiote intestinal influence la douleur et les comportements associés dans la polyarthrite rhumatoïde. A ce jour, il n'existe pas de modèle de substitution permettant d'étudier les interactions complexes entre microbiote, système immunitaire, système nerveux et comportement. Par ailleurs, la perception de la douleur, ainsi que les réponses anxieuses ou dépressives, sont des phénomènes appréhendés par l’organisme conscient. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques.

Réduction

Tout sera mis en œuvre pour réduire la variabilité interindividuelle dans nos groupes et assurer qu’un nombre minimal de souris sera utilisé pour démontrer un effet (animaux du même âge, mâles et femelles, période d’habituation à l’environnement et à l’expérimentateur). Un grand soin est apporté aux animaux afin de limiter au maximum le stress qui pourrait entraîner des biais importants dans les tests comportementaux. Le nombre de souris par lot a été déterminé sur la base d’expérimentations antérieures, ce qui nous a permis de déterminer qu’un nombre de 20 souris par groupe (10 males et 10 femelles) est nécessaire pour observer une différence statistique et biologiquement pertinente. Ainsi nous utiliserons le minimum d’animaux requis pour observer des différences statistiques entre les groupes, afin que les tests effectués soient pertinents mais sans sur-utilisation d’animaux.

Raffinement

Notre objectif étant d’étudier l’hypersensibilité à la douleur, nous n’interviendrons pas tant que les niveaux de douleur observés restent dans les seuils attendus pour les modèles utilisés. En revanche, toutes les procédures sont conçues dans le respect de l’animal et avec pour objectif constant de réduire au maximum le stress et l’anxiété, afin de limiter l’inconfort à ce qui est strictement nécessaire au protocole et d’assurer le bien-être des animaux. Cela passe par une étape d’habituation progressives des animaux (1 semaine à l’arrivée pour les locaux, puis 1 semaine pour les pièces d’expérimentation) et une manipulation douce par du personnel formé, avec là aussi une période d’habituation quotidienne des animaux aux expérimentateurs. L’enrichissement fourni comprend les matériaux réglementaires de nidification, auxquels est ajouté un igloo rouge, contribuant à améliorer leur confort et leur sentiment de sécurité. Tout au long du projet, l’objectif reste de limiter l’angoisse et la souffrance. Les animaux feront donc l’objet d’un suivi clinique régulier, plusieurs fois par semaine (et chaque jour en période inflammatoire), pour identifier rapidement toute douleur excessive, perte de poids, difficulté locomotrice ou comportement anormal. Une grille d’évaluation clinique, accompagnée des actions à mettre en œuvre, permettra une prise en charge immédiate et adaptée, afin d’éviter toute douleur inutile. De plus, la durée des expériences est volontairement limitée.

Choix des espèces

Le projet utilise la souris car c’est le modèle mammifère de référence pour les expériences de greffe de microbiote chez l’animal. Elle permet d’évaluer les effets d’un microbiote donné sur le comportement, la douleur, l’inflammation et les interactions neuro-immunes de manière intégrée, ce qui n’est pas possible chez des espèces plus simples. Les souris utilisées seront adultes et auront entre 8 et 21 semaines afin que les animaux ne soient ni en croissance ni en phase de vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2978
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 350
▲ 2628
Devenir
 -
 -
 -
 2978

2 978 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Jusqu'à 1 728 d'entre elles subissent dix jours de "défaite sociale" face à des mâles plus âgés, jusqu'à 2 628 une chirurgie du cerveau d'une heure trente à deux heures pour implanter une fibre optique ou injecter des vecteurs viraux, puis des tests d'hédonie, d'anxiété, de comportement social et de prise de risque que le résumé ne nomme pas. Le bénéfice annoncé, de nouveaux antidépresseurs, reste au conditionnel. Le porteur décrit ces séances comme des "interactions sociales courtes" au "stress léger et passager", et choisit les mâles dominants, d'anciens reproducteurs, pour leur "agressivité territoriale suffisante".

Objectifs

Notre cerveau réagit en permanence à de nombreux signaux de l’environnement. Parmi eux, le stress joue un rôle important: il peut être utile lorsqu’il est bien géré, mais, s’il devient chronique, il peut favoriser des troubles mentaux comme la dépression. Pour comprendre comment le stress peut conduire à la dépression, notre équipe étudie deux régions du cerveau: toutes deux impliquées dans la réaction au stress et le système de récompense. Le stress perturbe l’équilibre entre deux messagers chimiques, la dopamine et le glutamate, ainsi que leurs récepteurs. Nous avons découvert qu’un stress prolongé augmente la formation de complexes (appelés hétéromères) entre ces récepteurs dans une région cérébrale, probablement à cause de changements dans l’activité dans une autre région. Ces mêmes changements ont été observés dans des tissus cérébraux de patients dépressifs. Grâce à des outils pharmacologiques, nous avons pu empêcher la formation de ces complexes et avons constaté que cela corrigeait certains effets négatifs du stress sur le comportement et les cellules. Notre objectif est maintenant de mieux comprendre comment ces complexes se forment, comment ils affectent les cellules, et de développer de nouveaux traitements ciblant ces mécanismes.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines zones du cerveau réagissent au stress à l’âge adulte et comment des modifications dans la communication entre les cellules nerveuses peuvent influencer les émotions et le comportement. Il pourrait aussi ouvrir la voie à une nouvelle génération d’antidépresseurs agissant sur des récepteurs précis du cerveau. Ces nouveaux traitements offriraient une alternative aux antidépresseurs actuels, parfois peu efficaces ou responsables d’effets secondaires gênants.

Procédures

Les animaux (1728 max) seront soumis à des épisodes de stress social pour une durée maximale de 5 minutes par jour sur une période de 10 jours. Au maximum 2628 animaux subiront 1 injection de 5s pour anesthésie puis une chirurgie cérébrale avec implantation de fibre et/ou d’outils génétiques pour l’apport de molécule d’intérêt d’environ 1h30-2h. Les animaux (1728 max) subiront différents tests comportementaux permettant d’évaluer l’hédonie (recherche du plaisir), l’anxiété, les comportements sociaux, la prise de risque.

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à des interactions sociales courtes, d’environ cinq minutes par jour pendant dix jours, pouvant provoquer un stress léger et passager. Dans certaines étapes, ils recevront une ou deux injections d’anesthésiques et d’antalgiques pour éviter toute douleur. Une partie d’entre eux subira une chirurgie pour injecter des vecteurs viraux ou implanter des fibres optiques. Après l’opération, une brève période de récupération est prévue, mais les animaux devraient retrouver un comportement normal rapidement. Une légère perte de poids (moins de 10%) peut survenir au cours des tests. Toutes les procédures sont conçues pour limiter au maximum la douleur, le stress et l’anxiété, et les effets secondaires attendus devraient rester temporaires et sans conséquences sur le long terme.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les souris C57BL/6JRj seront mises à mort pour prélèvement de cerveau dans le but de réaliser des études post-mortem. Les CD1 sont mis à mort afin de prévenir toute souffrance inutile liée à la dégradation physiologique de l'animal liée à l'âge.

Remplacement

Le projet repose sur des approches de physiologie intégrée visant à comprendre les mécanismes de communication inter-organes et les dérégulations affectant le système de récompense, un système hautement conservé au cours de l’évolution. À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode substitutive in vitro ou in silico permettant de reproduire la complexité des interactions neuronales et comportementales impliquées dans ce système. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. La souris constitue le modèle le plus approprié, car elle présente une forte similarité avec l’humain en ce qui concerne les circuits neuronaux impliqués dans la motivation et la récompense. De plus, des tests comportementaux validés chez la souris permettent d’évaluer des altérations comparables à certains symptômes psychiatriques observés chez l’homme, renforçant ainsi la pertinence translationnelle du modèle.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide du logiciel G*Power, permettant d’estimer de manière fiable les effectifs nécessaires pour garantir une puissance statistique suffisante tout en limitant le recours aux animaux au strict minimum requis. Notre plan expérimental est conçu de telle manière que les premières expériences réalisées permettront d’optimiser les conditions des expériences suivantes et de réduire, par conséquent, le nombre d’animaux nécessaires à leur mise en œuvre en utilisant des stratégies de Go-NoGo. Les stratégies de Go/No-Go consistent à définir, après chaque étape expérimentale, des critères prédéfinis de poursuite (“Go”) ou d’arrêt/modification (“No-Go”) du protocole en fonction des résultats obtenus. Chaque individu sera impliqué dans plusieurs procédures expérimentales compatibles entre elles, dès lors que cela n’induit pas d’interférence physiologique ou comportementale, afin de maximiser les données obtenues tout en minimisant le nombre d’animaux requis pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux (sauf cas de la procédure de défaite sociale) avec un enrichissement du milieu comprenant des dômes, des briques en bois à ronger et du matériel de nidification. Les animaux sont observés quotidiennement. Des signes potentiels de souffrance sont recherchés et des points limites adaptés aux différentes phases des procédures ont été fixés. Quatre phases vont être à distinguer : • Phase 1 : le suivi hebdomadaire avec recherche de signes de souffrance • Phase 2 : le suivi de trois jours selon une grille de score comprenant des points limites et les actions associées si certains signes de souffrance sont relevés pendant la phase 1 de suivi quotidien • Phase 3 : le suivi pendant les périodes de défaites sociales imposées pendant 10 jours consécutifs • Phase 4 : les périodes pré et post-opératoire de chirurgie stéréotaxique (chirurgie crânienne très ciblée via l’utilisation de coordonnées), elles-mêmes obligatoirement suivies de cinq jours de surveillance selon la même grille de score. La douleur générée par la chirurgie sera limitée grâce à des anesthésiques et anti-inflammatoires. L’administration d’un anti-inflammatoire non stéroïdien après la chirurgie permettra de prévenir/limiter la douleur de l’animal.

Choix des espèces

Nous avons une très bonne connaissance des caractéristiques biologiques des souris par les travaux scientifiques et techniques publiés. L'élevage selon les mêmes conditions assure la reproductibilité des expérimentations. La souris possède une proximité évolutive, un cycle de vie court. C’est un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures sous-corticales étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des effets du stress et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Les mâles dominants sont des anciens reproducteurs âgés de plus de six mois, cet âge leur permet d’avoir développé une agressivité territoriale suffisante pour la procédure de défaite sociale. Les souris utilisées seront âgées de 1 à 4 mois. Bien que l’adulte (2 mois) soit la tranche d’âge étudiée, certains outils moléculaires ont besoin d’un temps d’expression relativement long (3 à 6 semaines), c’est pourquoi certaines souris seront utilisées dès l’âge d’1 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ 1160
Devenir
 -
 -
 -
 1480

1 480 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Après une greffe de cellules tumorales sous la peau ou dans le foie, certaines reçoivent jusqu'à dix injections autour de la tumeur et vingt-cinq injections intrapéritonéales ou gavages en cinq semaines, d'autres jusqu'à douze séances d'imagerie sous anesthésie et trois prises de sang. Pour ces prises de sang, le porteur décrit un risque de lésion oculaire, une "nuisance légère à modérée et permanente", et pour le gavage un risque de fausse route avec détresse respiratoire, suivi d'une mise à mort immédiate. Les retombées pour les patients, de nouvelles cibles contre le cancer du foie, restent au conditionnel et au "moyen terme".

Objectifs

Le cancer du foie est la 4ème cause de mortalité par cancer dans le monde. L'immunothérapie a révolutionné la prise en charge thérapeutique des patients à un stade avancé. Toutefois, environ 2/3 des patients ne répondent pas au traitement et les rechutes restent inévitables. Nos données préliminaires suggèrent qu'une intéraction entre certaines cellules immunitaires du foie et les cellules cancéreuses favorise la progression tumorale en augmentant leurs propriétés agressives. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment ces cellules immunitaires interagissent avec les cellules tumorales et d’identifier des stratégies permettant de bloquer ce dialogue afin d’améliorer l’efficacité des traitements. Le projet se décline en deux axes principaux : 1) Déterminer si une sous-population spécifique de cellules immunitaires, récemment caractérisée dans le cancer du foie chez l'homme, favorise l’initiation et la croissance tumorale. 2) Évaluer si le blocage de la communication entre cellulescancéreuses et cellules immunitaires, par des approches génétiques et pharmacologiques, permet de freiner l’initiation et la progression tumorale. À terme, ce projet pourrait améliorer la compréhension des mécanismes d’initiation et de progression du cancer du foie, d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de contribuer au développement de stratégies visant à améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Bénéfices fondamentaux pour la santé humaine: Le cancer du foie est la 4ème cause de mortalité par cancer dans le monde. Ce projet permettra de : 1) Tester notre hypothèse selon laquelle l’interaction entre les cellules immunitaires et les cellules cancéreuses impacte la croissance tumorale (court terme). 2) Comprendre par quels mécanismes les cellules immunitaires promeuvent la tumorigénèse (moyen terme). Bénéfices translationnels: 3) Identifier de nouvelles cibles :Valider le potentiel thérapeutique du ciblage de cette communication par le biais de candidats identifiés lors de nos études préliminaires chez l'homme (moyen terme).

Procédures

Projet A) Les animaux recevront une seule injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée sous anesthésie générale de moins de 3 minutes. La croissance tumorale sera suivie chez tous ces animaux à l'aide d'un pied à coulisse (21x au maximum au total). Ensuite, certains animaux recevront des injections péri-tumorales 1 à 2 fois par semaine sous anesthésie rapide (< 2 minutes) pendant 5 semaines (10x au maximum au total), et pourrons également être traitées par injection intra-péritonéale ou par gavage sur animaux vigiles 1 à 5 fois par semaine pendant 5 semaines (25x au maximum au total). Projet B) Les animaux recevront une seule injection de cellules tumorales dans le foie sous anesthésie locale et générale lors de procédures chirurgicales d'une durée moyenne de 5 minutes. Ces souris recevront ensuite des injections intra-péritonéales (sur animaux vigiles) 1 à 2 fois par semaine pendant 6 semaines (10x au maximun au total), avant de procéder à un suivi par imagerie sous anesthésie générale (moins de 20 minutes, 12x au maximum au total). Du sang pourra être prélevé sur les animaux, sous anesthésie rapide (< 2 minutes), toutes les 3 semaines (3x au maximum au total).

Impact sur les animaux

Les nuisances prévisibles sont liées à plusieurs facteurs : la greffe de cellules cancéreuses, les actes techniques (injections, prélèvements) et les effets potentiels des traitements. 1) Les injections répétées (à raison de 1 à 5 fois par semaine pendant 5 semaines maximun) peuvent induire une douleur légère et transitoire ainsi qu'une inflammation locale aux sites d’administration. 2) Les contentions régulières sont des sources de stress ponctuel et de courte durée pour l'animal. 3) Anesthésie : Pour et l'acte chirurgical et les phases de suivi de la croissance tumoral (2x semaines pendant 6 semaines) les souris subiront des anesthésies générales courtes. La nuisance est considérée comme légère avec un effet transitoire. 4) Complications procédurales : réouverture de plaie (post-chirurgie intra-hépatique) : nuisance modérée et persistante jusqu'à cicatrisation ; Irritation/œdème péritonéale (injections intra-péritonéales) : nuisance légère à modérée et transitoire (24-48 heures) ; Risque de fausse route (gavage) : nuisance sévère et immédiate (rare, détresse respiratoire) nécessitant une euthanasie immédiate ; Lésion oculaire (prélèvement sanguin toutes les 3 semaines) : Risque d'opacification ou de lésion nerveuse, constituant une nuisance légère à modérée et permanente. 5) Développement tumoral (6 semaines maximum) : la croissance de masse peut engendrer une gêne fonctionnelle, une altération de la fonction hépatique et une ulcération pour les injections s.c. 6) Les animaux immunodéficients peuvent présenter une fragilité accrue et un risque augmenté de développer des infections bactériennes, virales ou fongiques, pouvant se traduire par une altération de l’état général (perte de poids, apathie, troubles digestifs ou respiratoires).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour des analyses post mortem nécessaires à l'évaluation du projet

Remplacement

Le projet vise à étudier le potentiel pro-tumoral de cellules préalablement étudiées en co-culture, notamment leur capacité à favoriser l’initiation et la croissance tumorale, à modifier les vaisseaux sanguins et à remodeler le microenvironnement tumoral. Il s'appuie sur des études réalisées au préalable chez l'homme qui ont permis d'identifier des cibles spécifiques d'intérêt et des acteurs pro-tumoraux (les cellules immunitaires). Cependant, ce système in vitro ne permet pas de reproduire la complexité d'un organisme entier, avec une vascularisation fonctionnelle, des interactions systémiques et une dynamique tumorale tridimensionnelle à long terme. C'est pour cela que nous avons recours à l'animal.

Réduction

Le rythme des reproductions sera adapté aux besoins de l’étude afin d’éviter la naissance d’animaux surnuméraires. Le nombre d’animaux a été déterminé par des calculs de puissance statistique et limité au strict nécessaire. Plusieurs analyses seront réalisées sur les mêmes animaux afin d’optimiser l’utilisation des modèles.

Raffinement

1) Gestion de la douleur : Utilisation systématique d'anesthésie et de médicaments adaptés pour prévenir toute douleur. 2) Points limites : Arrêt anticipé de l’expérience dès l'atteinte de seuils précis, bien avant qu'une souffrance sévère n'apparaisse. 3) Hébergement et soins : Logement et manipulation des animaux dans des conditions sanitaires strictes.

Choix des espèces

La souris est choisie car son organisme fonctionne de manière très proche de celui de l'Homme, ce qui permet d'étudier le développement des tumeurs et leur environnement direct. Sa petite taille, sa reproduction rapide et les méthodes standardisées de suivi permettent de mener cette étude dans des conditions optimales et rigoureuses. Les souris immunodéficientes rendent la prise de greffe de cellules humaines très favorable. Cette souche est utilisée dans la recherche sur le cancer en raison de sa capacité à développer le processus étudié (cancer du foie), de sa forte reproductibilité expérimentale, et elle est recommandée pour l’étude des interactions entre cellules immunitaires et cellules tumorales humaines. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte et entre 6 et 8 semaines de vie. A cet âge, la taille de la souris facilite la manipulation expérimentale et l’inoculation de cellules.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 162
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ 114
Devenir
 -
 -
 -
 162

Anesthésiées puis greffées de cellules cancéreuses dans le pancréas au cours d'une chirurgie de trente minutes, ou sous la peau par injection, les souris sont ensuite anesthésiées deux à trois fois par semaine pour des échographies, ou mesurées éveillées. Le projet modifié en déclare 162 dans ses gravités, modérée à sévère, alors que la rubrique réduction annonce "134 souris au total au maximum", et le porteur écrit que la greffe dans le pancréas induit "une maladie tumorale sévère". Une partie sont des souris NMRI immunodéficientes, fragiles face aux infections, et la tumeur peut dégrader leur état général ou, sous la peau, provoquer douleurs et lésions cutanées. En fin de procédure, toutes sont tuées sous anesthésie après une ponction de sang dans le cœur, pour prélever pancréas, rate, foie ou tumeur.

Objectifs

Le cancer du pancréas (ADK) est un cancer agressif avec un des plus mauvais pronostic suivant l’annonce. Moins de 10% des patients ont une survie de 5 ans après le diagnostic. Des chimiothérapies existent mais il est nécessaire de développer de nouvelles thérapies ciblées pour permettre une meilleure survie des patients. La médecine nucléaire offre une alternative en plein essor pour le diagnostic et le traitement du cancer. Des éléments radioactifs peuvent être couplés à une molécule thérapeutique capable de se lier spécifiquement à un marqueur tumoral et de tuer uniquement la cellule tumorale. En fonction du radioélément utilisé, il est possible de diagnostiquer par imagerie la tumeur chez le patient, ou de la détruire. Nous avons identifié la protéine X comme un marqueur précoce de l’ADK pancréatique pouvant servir de porte d’entrée du radioélement dans la cellule. Nous avons développé un anticorps capable de la reconnaître et ainsi de porter la radioactivité dans la cellule . Une demande de brevet en cours nécessite l'anonymisation en protéine X. Afin de développer cette thérapie nous devons évaluer l’effet de cette rotéine X sur le développement des tumeurs dans un modèle vivant : la souris et nous assurer que son expression à la membrane des cellules tumorales est bien homogène Nous utiliserons des lignées cancéreuses humaines, et murines dont nous décrirons les cinétiques de croissance en présence de la protéine X surexprimée ou non. Nous disposons aussi de lignées cancéreuses dérivées de greffes de cellules de patients chez la souris exprimant la protéine X dont nous décriront aussi la cinétique de croissance mais aussi inhiberons l’expression, de façon stable. Pour répondre à ces objectifs, un modèle de greffe dans le pancréas et sous-cutané, pour chacun des modèles cellulaires, seront nécessaires au développement d’une radiothérapie ciblée contre la protéine X. En début et fin de procédure, nous réaliserons un prélèvement sanguin pour déterminer si la protéine X circulante permettrait de développer un diagnostic sanguin. Ce projet vise à mettre en place un modèle murin adapté au développement d’un outil pour la médecine nucléaire qui permettra de diagnostiquer le cancer du pancréas, mais aussi de le traiter. Il amènera également des connaissances fondamentales sur le rôle de ce marqueur précoce dans Le cancer du pancréas.

Bénéfices attendus

Le cancer du pancréas est un des cancers avec le plus mauvais pronostic suivant l’annonce du diagnostic dont l’incidence augmente en France et en Europe. Les traitements disponibles ne permettent pas aux patients de survivre au-delà de quelques années. Il est primordial d’identifier de nouvelles cibles biologiques pour développer de nouveaux traitements. Ce projet présente un enjeu majeur car l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique, la protéine X, permettrait de développer une alternative thérapeutique dans cette maladie. 20 publications seulement sont référencées dans la littérature concernant cette protéine X qui n’a jamais été décrite dans le cadre du cancer du pancréas. Cette découverte laisse penser que la protéine X pourrait être un nouveau marqueur du cancer pancréatique. La mise au point des modèles animaux de cancer pancréatique que nous voulons développer permettrons de caractériser la présence et l’expression membranaire de la protéine X dans les tumeurs pancréatiques. Nous comparerons la cinétique de croissance des tumeurs exprimant ou non la protéine X, nous pourrons ainsi déterminer son rôle dans la croissance tumorale. Cette étape sera indispensable pour les tests d’efficacité de l’anticorps, capable de reconnaître spécifiquement cette protéine X, que nous avons développé. En attachant un agent thérapeutique à cet anticorps, il serait possible de détruire spécifiquement les tumeurs tout en épargnant les tissus sains. Cette seconde phase ne fait pas l’objet de cette demande et sera réalisée par nos collaborateurs. Afin d’évaluer le potentiel de ce nouveau traitement, nous aurons besoin d’étudier son efficacité dans un modèle animal que nous nous proposons donc de mettre au point dans ce projet.

Procédures

Certains animaux subiront une procédure chirurgicale pour la greffe orthotopique de cellules cancéreuses au niveau du pancréas (durée 30 minutes) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale, des anesthésies gazeuses répétées pour des échographies abdominales (durée 15minutes) 2 à 3 fois par semaine. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie). D’autres animaux subiront une greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses réalisée par injection sous-cutanée (1 minute) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie).

Impact sur les animaux

Les souris NMRI que nous utilisons présente une immunodéficience qui induit une fragilité aux infections mais une tolérance aux greffes de cellules humaines. La greffe de cellules cancéreuses induit une maladie tumorale sévère surtout pour la voie orthotopique dans le pancréas. Le développement de la tumeur pourrait rendre l’organe dysfonctionnel pouvant s’accompagner d’une dégradation de l’état général (perte de poids et d’activité). La chirurgie viscérale dure 30 minutes avec une anesthésie durant 45 min, l’incision de la peau et du péritoine nécessite des sutures internes et cutanées pouvant créer une gêne ou une douleur chez l'animal. Les animaux seront manipulés pour pesées et évaluations du bien-être le jour de la chirurgie, pour le suivi échographique des pesées régulières et des anesthésie gazeuses de 30 minutes seront nécessaires 2 à 3 fois par semaine selon la vitesse de croissance de la tumeur. Dans le cas des injections sous-cutanées,la mesure des tumeurs nécessite la manipulation des animaux éveillés donc pouvant induire un stress pendant 5 à 10 minutes 2 à 3 fois par semaine. Le développement de tumeur sous-cutanée peut induire une gêne voire des douleurs mais aussi des lésions cutanées.

Devenir

Pour la procédure 1, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement du pancréas et d’organes supplémentaires (rate et foie). Un prélèvement sanguin intracardiaque est réalisé avant le prélèvement des organes. Pour la procédure 2, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour prélever la tumeur sous-cutanée. Nous pourrons aussi prélever des organes (ex : pancréas).

Remplacement

Les modèles cellulaires de lignées cancéreuses ne reproduisent pas fidèlement le contexte tumoral pour étudier l’expression de marqueur membranaire comme la protéine X. Même s’il existe des modèles organoïdes de tumeurs pancréatiques, nous ne pouvons pas nous baser sur ce type de modèle dans le cadre de la mise au point de radiothérapie qui nécessite d’observer la réponse des tissus proches de la tumeur. Le modèle de greffe au niveau du pancréas de cellules cancéreuses pancréatiques permet de se rapprocher d’un contexte pathophysiologique proche de celui des patients en reproduisant la complexité tissulaire, cellulaire et du micro-environnement tumoral, ce qui est impossible in-vitro. Ce deuxième modèle de greffe, permettra de se placer dans les conditions les plus proches pour l’administration d’une radiothérapie curative. La greffe sous-cutanée présente l’avantage de reproduire le contexte tridimensionnel des tumeurs solides mais ne récapitule pas la spécificité de l’organe atteint. Le modèle sous-cutané permettra d’adapter les paramètres de la future radiothérapie qui nécessite un modèle vivant. Le modèle sera utilisé en cas de problème de croissances de nos cellules en implantation au niveau du pancréas. L’utilisation de cellules dérivées de tumeurs de patients, nous permettra de récapituler les caractéristiques des tumeurs pancréatiques humaines afin de reproduire plus fidèlement la pathologie observée chez les patients, notamment avec une expression sans doute plus faible de la protéine X. Les derniers modèles dans notre projet, nous permettrons d’étudier l’expression de la protéine X dans le contexte d’un système immunitaire fonctionnel comme chez les patients par rapport aux souris immunodéficientes.

Réduction

Nous envisageons une expérience pilote sur 6 souris pour calibrer la procédure chirurgicale, adapter le nombre de cellules tumorales à injecter et mettre au point l’imagerie par échographie au sein du laboratoire. Si nous observons la formation d’une tumeur à chaque implantation, et pas de mort des animaux due à la chirurgie du pancréas, nous pourrons envisager de diminuer le nombre d’individus prévus. Pour ce projet, nous utiliserons 134 souris au total au maximum. Ce nombre est évalué au plus près grâce à un outil statistique informatique EDA (Experimental Design Assistant) . Ils pourront être revus à la baisse. En effet suite à l’étude pilote d’injection orthotopiques de cellules humaines sur 6 souris, nous relancerons les calculs statistiques pour éventuellement réduire le nombre d’animaux nécessaires. Sur tous les animaux du projet, nous ne nous limiterons pas à prélever seulement la tumeur induite ou le pancréas mais aussi plusieurs organes (rate, foie, éventuellement poumons) qui peuvent être des sites de métastases. Aussi nous recueillerons le sang des animaux pour rechercher la présence circulante de notre cible la protéine X. Les coupes de tissus et tumeurs seront utilisés pour des immunomarquages et radiomarquages par nos collaborateurs. De plus, l’ensemble des prélèvements seront stockés pour étudier des partenaires de la protéines X inconnus à ce jour.

Raffinement

Nos animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; cycle jour/nuit : 12h/ 12h). Les conditions d’hébergement de notre animalerie respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux avec accès à l’eau et à des croquettes à volonté. Les souris seront hébergées par groupes de 5 animaux par cages pour respecter leur instinct grégaire, les cages seront en portoir ventilé individuel. Nous mettrons des enrichissements à disposition des animaux pour éviter tout comportement de stress. Nos animaux présentant une déficience immunitaire, nécessitant de travailler en environnement aseptisé. Nous prévoyons de travailler avec des souris mâles qui nécessitent une vigilance sur une potentielle agressivité entre les animaux dans les cages. Nous envisagerons d’isoler certains individus si nous observons des comportements de domination. . Tous les animaux de ce projet seront suivis quotidiennement à partir de la procédure de greffe de cellules cancéreuses et dès le développement de la maladie pour les modèles orthotopiques. Pendant la chirurgie, les yeux des animaux seront protégés pour éviter le dessèchement. Les animaux, ayant subi une greffe orthotopique au niveau du pancréas, seront réchauffés et retrouveront leurs congénères après la chirurgie pour éviter le stress lié à l’isolement. Nous évaluerons le degré de douleur au cours de la procédure avec une grille de score établie au laboratoire. Nous réaliserons des mesures régulières de croissance de la tumeur soit au pied à coulisse ou par échographie abdominale, et déterminerons une taille limite maximale. Un suivi quotidien des animaux sera assuré par les personnes habilitées pour ce projet et le personnel de l’animalerie et pourrons se rapprocher du SBEA en cas de doute sur un animal ayant subi une des procédures du projet. En cas de signe d’inconfort ou souffrance nous agirons en fonction de la grille de score établie soit en administrant un analgésique ou bien par l’arrêt de la procédure si un des points limites établis est atteint.

Choix des espèces

La souris est un modèle classiquement utilisé pour étudier les processus de tumorigenèse. Le modèle murin présente une forte homologie génétique avec l’homme et permet de s’affranchir de la limitation d’accès à du matériel humain. Les tumeurs pancréatiques induites chez la souris montrent de nombreuses similarités avec ce qui peut être observé dans les tumeurs humaines, faisant de la souris un bon modèle d’étude. Les modèles de greffes ectopiques et orthotopique dans la souris sont rapides à obtenir, en quelques semaines, et reproductibles. Nous utiliserons des souris adultes pour tout le projet, elles seront âgées de 6 semaines au moment des procédures de greffes. Cet âge est choisi car nous étudions l’adénocarcinome canalaire pancréatique qui affecte les patients adultes. Les animaux doivent être âgés d’au moins 6 semaines pour s’assurer qu’ils supportent la procédure chirurgicale. Ces paramètres seront utilisés pour la deuxième phase de ce projet (non incluse dans cette demande et qui sera réalisée par nos collaborateurs) qui sera une radiothérapie interne vectorisée après le développement tumoral. Pour que les animaux tolèrent les radiations induites par le traitement ils doivent être âgés de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 802
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 770
▲ 32
Devenir
 -
 -
 -
 802

Selon les groupes, 802 souris sont irradiées puis greffées de moelle osseuse, infectées par des bactéries jusqu'à 96 heures, opérées pour la ligature d'un vaisseau abdominal suivie de 48 heures de survie, ou maintenues sous anesthésie jusqu'à leur mise à mort pendant une thrombose induite au laser ou une inflammation provoquée. Elles sont utilisées dans ce volet d'un projet multisite, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Chaque effet décrit reste pourtant qualifié de léger ou de modéré, l'infection étant dite "légère à modérée" et le porteur écrivant que "L'irradiation ne procure aucune douleur". Toutes les souris sont tuées à l'issue, pour prélever les tissus et organes analysés ensuite.

Objectifs

Nous avons identifié que l’inhibition d'une protéine diminuait de façon significative la progression des lésions dans un contexte inflammatoire. Dans le but de mieux comprendre le mode d’action de cette protéine sur la progression de ces lésions, nous allons évaluer son impact sur l’inflammation et la fonction de l’endothélium (cellules qui tapissent l’intérieur d’un vaisseau sanguin) grâce à des modèles précliniques d’infection (sepsis), d’inflammation et de thrombose (activation de l’endothélium avec une cytokine inflammatoire ou un laser).

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront d’évaluer, dans un organisme vivant, les effets potentiels de la protéine étudiée sur la formation de caillots sanguins et l’inflammation, ce qui ne peut pas être reproduit en laboratoire sur des cellules isolées. Elles aideront également à déterminer si cette protéine pourrait représenter une cible intéressante pour développer de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger les vaisseaux sanguins contre les dysfonctionnements liés à des processus inflammatoires ou thrombotiques.

Procédures

Trois types d’interventions seront réalisées sur des lots différents d’animaux : 1- Dans le premier ou deuxième établissements utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une irradiation suivie d’une greffe de moelle osseuse (injection des cellules par voie intraveineuse). 2- Dans un troisième établissement utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une infection bactérienne. Une seule prise de sang sera réalisée sur chaque lot à differents temps (au plus tard 96h apres le début de l’infection). Pour cela les souris seront sous anesthésie générale profonde (mélange de Tilétamine, Zolazépam et Xylazine), et seront ensuite euthanasiées. 3- Dans un quatrième établissement utilisateur, les animaux seront hébergés pendant 1 semaine pour acclimatation. 4- Dans le cinquième établissement utilisateur, les animaux seront soumis, sous anesthésie profonde, à un modèle de thrombose (activation des cellules du vaisseau par un laser) ou d’inflammation (activation des cellules du vaisseau par une molécule inflammatoire). Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des expérimentations qui durent respectivement 4 heures pour étudier la thrombose et 7 Heures pour étudier l’inflammation locale. Pour étudier la thrombose veineuse, des lots différents d’animaux seront exposés à une chirurgie sous anesthésie avec ligation d’un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures après la chirurgie les animaux sont euthanasiés.

Impact sur les animaux

- Les animaux subiront une irradiation sans geste invasif suivi d’une reconstitution de leur moelle osseuse. Les effets indésirables possibles sont une légère baisse de l'alimentation avec légère perte de poids. Les animaux peuvent avoir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit, mais ce stress est de courte duréee. L'irradiation ne procure aucune douleur. - Après l’induction d’une infection (légère à modérée), les effets indésirables attendus dans ce modèle incluent une perte de poids, une diminution de l’activité et de la vitalité. Les souris seront ensuite euthanasiées au plus tard 96h apres le début de l’infection. D’autres expérimentations (modèles de thrombose et d’inflammation) sont conduites sans réveil des animaux. Les souris sont alors maintenues sous anesthésie générale pendant toute la durée des procédures expérimentales. À l’issue des expérimentations, les animaux sont euthanasiés sans reprise de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour collecter les tissus et organes qui seront ensuite analysés. Les animaux seront également euthanasiés si l'un des points limites était atteint.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) l'utilisation de souris exprimant la protéine d’interet inactive. Ainsi, l’utilisation d’animaux vivants constitue une étape nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, aucun modèle de remplacement pertinent n’étant actuellement disponible.

Réduction

Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'expérimentations supplémentaires. Dans les expérimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de cinq individus, dans des cages ventilées, avec un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Si une diminution de l’activité est observée, de l’aliment hydraté sera mis à disposition dans la cage afin de faciliter l’accès à la nourriture. Du papier sopalin et des cubes de bois seront également rajoutés comme enrichissement environnemental afin de permettre des comportements naturels de nidification et d’exploration, contribuant ainsi à réduire le stress et à améliorer le bien-être des animaux. Une période d’acclimatation de sept jours est respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié à l’environnement. Les transferts entre deux établissements seront réalisés par un transporteur agréé. Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’une semaine avant toute procédure expérimentale dans l’établissement d’accueil.

Choix des espèces

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes impliquant une protéine kinase dans l’inflammation, la thrombose et la dysfonction endothéliale en contexte thrombo-inflammatoire. Ces processus reposent sur des interactions complexes entre la paroi des vaisseaux, les cellules sanguines et le système immunitaire, s’inscrivant dans une réponse physiopathologique intégrée qui ne peut être reproduite de manière pertinente par des approches in vitro ou ex vivo. Le recours à l’expérimentation animale constitue donc l’unique approche permettant d’étudier ces mécanismes dans leur globalité. Le modèle murin est largement reconnu comme le modèle de référence pour les études précliniques de la thrombose et de l’inflammation, en raison de fortes similitudes avec l’Homme, tant au niveau des cellules impliquées que des voies moléculaires mises en jeu. Par ailleurs, l’utilisation de souris génétiquement modifiées ciblant spécifiquement la protéine kinase, sans phénotype dommageable en conditions basales, permet une analyse mécanistique en contexte pathologique. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines pour les donneuses de moelle osseuse, et de 12 à 25 semaines pour les expérimentations (âge adulte, système cardiovasculaire mature).

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Rats : 100
Souffrances
▲ 50
▲ -
▲ -
▲ 50
Devenir
 -
 -
 -
 100

Une transplantation du poumon gauche, deux heures de chirurgie : 100 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, une partie d'entre eux étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Tous sont tués à l'issue, les poumons des rats receveurs étant prélevés. L'objet déclaré est de mettre au point cette greffe chez le rat pour étudier la fibrose du rejet chronique et deux protéines déjà repérées sur des cellules en culture et des prélèvements de patients. Pour les effets attendus, le résumé renvoie à une annexe, "Signes cliniques et gestion de la douleur", que le texte publié ne reproduit pas, et l'effectif de 100 rats est justifié par la seule "difficulté de la technique".

Objectifs

La transplantation pulmonaire est un traitement efficace pour des patients atteints d’insuffisance respiratoire terminale. Cependant, la survie à long terme reste faible et la principale cause de mortalité tardive est le rejet chronique caractérisé par une fibrose importante du poumon. Les causes du rejet chronique sont mal connues et il n’existe pas à ce jour de traitement efficace. Des études réalisées à partir de prélèvements de patients (prise de sang, biopsies réalisées dans la cadre de la surveillance habituelle de la greffe) mais aussi une étude sur un modèle d’analyse utilisant des cellules pulmonaires en culture, ont permis d’identifier deux protéines qui semblent avoir un rôle déterminant dans le rejet chronique. A ce stade, l’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour pouvoir avancer, étant donné la complexité de la situation de greffe avec un poumon de donneur, un patient receveur et des traitements immunosuppresseurs mais aussi du fait que le nombre et le type de prélèvement sont limités chez les patients, notamment du fait de leur état de santé. L’objectif de ce projet est donc de développer un modèle animal de transplantation pulmonaire, très proche de ce qui est réalisé chez l’homme

Bénéfices attendus

Le modèle animal nous est indispensable à ce stade du fait de la complexité de la situation de greffe pulmonaire impliquant de multiples types cellulaires différents qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter-organes. La mise en place de ce modele nous permettra de confirmer les résultats préalablement obtenu et nous permettrons d’étudier les voies de régulation de la fibrose dans la DCG et d’explorer potentiellement de nouvelles voies thérapeutiques.

Procédures

Une seule intervention chirurgicale de transplantation pulmonaire. La durée prévue de l’intervention est de 2 heures

Impact sur les animaux

Les signes cliniques attendus sont décrits dans l'annexe "Signes cliniques et gestion de la douleur"

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront euthanasiés et les poumons prélevés pour les rats receveurs

Remplacement

Nous avons étudié les voies de régulation de la fibrose dans la DCG in vitro sur un modèle cellulaire ce qui nous a permis de déterminer le potentiel rôle des protéines TG2 et MMP9. Nous avons par ailleurs étudié aussi des échantillons humains (biopsies pulmonaires, sang périphériques) dans lesquels nous avons pu identifier, à un stade tardif de la maladie, le rôle de ces protéines. Le modèle animal nous est indispensable à ce stade du fait de la complexité de la situation de greffe pulmonaire impliquant de multiples types cellulaires différents qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter- organes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de caractérisé les paramètres de fibrose dans ce modèle. Ainsi, il ressort, vu la difficulté de la technique, que 100 animaux seront nécessaires.

Raffinement

Afin de réduire l'angoisse et la douleur des animaux, toutes les injections et procédures se feront sous anesthésie gazeuse. Une anesthésie avec induction en boite (mélange isoflurane 4 à 5%/L d’air), puis maintien au masque (mélange isoflurane 1 à 2.5%/L d’air). Les rats sont placés sur un tapis chauffant pendant la chirurgie jusqu’au réveil total et le suivi clinique régulier des rats (surveillance du poids, aspect clinique général) nous permettra de palier à la douleur éventuelle selon les critères définis dans l'annexe "gestion de la douleur". Les rats seront hébergés par 3 dans des cages avec des nidifications à base de cartons et des tunnels ainsi que des frisottis de papier et de coton. Les rats ont accès libre à l’eau et à la nourriture et sont maintenues dans un cycle jour/nuit de 12h/12h. Le change sera effectué par les personnels qualifiés.

Choix des espèces

Le rat est l'espèce choisie car notre équipe a une longue expérience sur des modèles de transplantation cardiaque et rénale. La technique de transplantation pulmonaire est décrite depuis la fin des années 1990 avec des améliorations rapportées régulièrement depuis. Ce modèle est aujourd’hui toujours utilisé par plusieurs équipes dans le monde. Le principal couplage décrit est le rat Lewis comme receveur et le Brown Norway donneur. Les animaux utilisés seront des adultes de 8 semaines correspondant à des rats sevrés et à une maturité du système immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 802
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 770
▲ 32
Devenir
 -
 -
 -
 802

Pour comprendre comment une kinase agit sur l'inflammation et la coagulation dans les vaisseaux, 802 souris vont être utilisées dans ce volet d'un projet réparti sur plusieurs établissements, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Selon les groupes, elles sont irradiées puis greffées de moelle osseuse, infectées par des bactéries dans un protocole de sepsis puis tuées au plus tard 96 heures après, ou soumises sous anesthésie à une thrombose induite au laser, une inflammation provoquée ou la ligature d'un vaisseau abdominal suivie de 48 heures de survie. Une partie porte une version inactive de la kinase. Toutes sont tuées au terme de leur procédure pour prélever tissus et organes, et plus tôt si "l'un des points limites" est atteint, sans que le résumé dise lesquels.

Objectifs

Nous avons identifié que l’inhibition d'une protéine diminuait de façon significative la progression des lésions dans un contexte inflammatoire. Dans le but de mieux comprendre le mode d’action de cette protéine sur la progression de ces lésions, nous allons évaluer son impact sur l’inflammation et la fonction de l’endothélium (cellules qui tapissent l’intérieur d’un vaisseau sanguin) grâce à des modèles précliniques d’infection (sepsis), d’inflammation et de thrombose (activation de l’endothélium avec une cytokine inflammatoire ou un laser).

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront d’évaluer, dans un organisme vivant, les effets potentiels de la protéine étudiée sur la formation de caillots sanguins et l’inflammation, ce qui ne peut pas être reproduit en laboratoire sur des cellules isolées. Elles aideront également à déterminer si cette protéine pourrait représenter une cible intéressante pour développer de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger les vaisseaux sanguins contre les dysfonctionnements liés à des processus inflammatoires ou thrombotiques.

Procédures

Trois types d’interventions seront réalisées sur des lots différents d’animaux : 1- Dans le premier ou deuxième établissements utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une irradiation suivie d’une greffe de moelle osseuse (injection des cellules par voie intraveineuse). 2- Dans un troisième établissement utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une infection bactérienne. Une seule prise de sang sera réalisée sur chaque lot à differents temps (au plus tard 96h apres le début de l’infection). Pour cela les souris seront sous anesthésie générale profonde (mélange de Tilétamine, Zolazépam et Xylazine), et seront ensuite euthanasiées. 3- Dans un quatrième établissement utilisateur, les animaux seront hébergés pendant 1 semaine pour acclimatation. 4- Dans le cinquième établissement utilisateur, les animaux seront soumis, sous anesthésie profonde, à un modèle de thrombose (activation des cellules du vaisseau par un laser) ou d’inflammation (activation des cellules du vaisseau par une molécule inflammatoire). Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des expérimentations qui durent respectivement 4 heures pour étudier la thrombose et 7 Heures pour étudier l’inflammation locale. Pour étudier la thrombose veineuse, des lots différents d’animaux seront exposés à une chirurgie sous anesthésie avec ligation d’un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures après la chirurgie les animaux sont euthanasiés.

Impact sur les animaux

- Les animaux subiront une irradiation sans geste invasif suivi d’une reconstitution de leur moelle osseuse. Les effets indésirables possibles sont une légère baisse de l'alimentation avec légère perte de poids. Les animaux peuvent avoir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit, mais ce stress est de courte duréee. L'irradiation ne procure aucune douleur. - Après l’induction d’une infection (légère à modérée), les effets indésirables attendus dans ce modèle incluent une perte de poids, une diminution de l’activité et de la vitalité. Les souris seront ensuite euthanasiées au plus tard 96h apres le début de l’infection. D’autres expérimentations (modèles de thrombose et d’inflammation) sont conduites sans réveil des animaux. Les souris sont alors maintenues sous anesthésie générale pendant toute la durée des procédures expérimentales. À l’issue des expérimentations, les animaux sont euthanasiés sans reprise de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour collecter les tissus et organes qui seront ensuite analysés. Les animaux seront également euthanasiés si l'un des points limites était atteint.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) l'utilisation de souris exprimant la protéine d’interet inactive. Ainsi, l’utilisation d’animaux vivants constitue une étape nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, aucun modèle de remplacement pertinent n’étant actuellement disponible.

Réduction

Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'expérimentations supplémentaires. Dans les expérimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de cinq individus, dans des cages ventilées, avec un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Si une diminution de l’activité est observée, de l’aliment hydraté sera mis à disposition dans la cage afin de faciliter l’accès à la nourriture. Du papier sopalin et des cubes de bois seront également rajoutés comme enrichissement environnemental afin de permettre des comportements naturels de nidification et d’exploration, contribuant ainsi à réduire le stress et à améliorer le bien-être des animaux. Une période d’acclimatation de sept jours est respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié à l’environnement. Les transferts entre deux établissements seront réalisés par un transporteur agréé. Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’une semaine avant toute procédure expérimentale dans l’établissement d’accueil.

Choix des espèces

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes impliquant une protéine kinase dans l’inflammation, la thrombose et la dysfonction endothéliale en contexte thrombo-inflammatoire. Ces processus reposent sur des interactions complexes entre la paroi des vaisseaux, les cellules sanguines et le système immunitaire, s’inscrivant dans une réponse physiopathologique intégrée qui ne peut être reproduite de manière pertinente par des approches in vitro ou ex vivo. Le recours à l’expérimentation animale constitue donc l’unique approche permettant d’étudier ces mécanismes dans leur globalité. Le modèle murin est largement reconnu comme le modèle de référence pour les études précliniques de la thrombose et de l’inflammation, en raison de fortes similitudes avec l’Homme, tant au niveau des cellules impliquées que des voies moléculaires mises en jeu. Par ailleurs, l’utilisation de souris génétiquement modifiées ciblant spécifiquement la protéine kinase, sans phénotype dommageable en conditions basales, permet une analyse mécanistique en contexte pathologique. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines pour les donneuses de moelle osseuse, et de 12 à 25 semaines pour les expérimentations (âge adulte, système cardiovasculaire mature).