Lapins
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Evaluation du comportement de dispositifs médicaux dermatologiques de comblement injectés chez le rat, le cobaye et le lapin.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Cochons d'Inde : 400
Lapins : 400
1 200 animaux non-humains, 400 rats, 400 cobayes et 400 lapins, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent sous anesthésie des injections de produits de comblement sous la peau, dans le derme ou le muscle, suivies de séances répétées de scanner et d'imagerie optique, pour évaluer des dispositifs injectables destinés à la médecine esthétique et reconstructrice. Le porteur justifie l'étude par la progression du marché de la chirurgie esthétique et la recherche de produits "plus performants et plus persistants". Il affirme qu'il n'existe pas de méthode fiable sans animaux pour modéliser un produit injecté, et les tue pour analyser les sites d'injection.
Objectifs
Le marché mondial de la chirurgie reconstructrice ne cesse de progresser ces dernières années. Selon l’Observatoire Mondial du Marché et de la Profession, ce marché a bondi de 10% en un an, en 2012. En France, les technologies non chirurgicales, à base de produits injectables progressent, au point que ces interventions dominent aujourd’hui ce marché (correction des cicatrices d'acné, restauration et correction des signes de perte de graisse faciale (lipoatrophie) chez les personnes atteintes du VIH, ...). Certains produits de comblement se résorbent naturellement avec le temps nécessitant pour les patients de répéter les injections, il est donc nécessaire d'améliorer la persistance de ces produits. La recherche de nouveaux produits, performants et sains pour le patient, est donc plus que jamais nécessaire. Ce projet a pour objectif de tester et évaluer des dispositifs médicaux injectables de comblement sur différents modèles animaux. Il comporte plusieurs protocoles visant à évaluer leur comportement (persistance et potentielles réactions locales de type inflammatoire) après injections sous la peau, sous le derme, sous le muscle ou dans le muscle chez les rongeurs ou le lapin. Lors de ce projet, l’imagerie médicale sera utilisée afin de suivre l’évolution (volume et forme) des produits injectés au cours du temps. Un effet inflammatoire des produits pourra également être mis en évidence, notamment par imagerie optique (bioluminescence/fluorescence) ou par analyse histologique.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits dans le but de proposer des produits plus performant et plus persistant.
Procédures
Les animaux seront anesthésiés (anesthésie volatile ou fixe) afin de réaliser l'injection ou les injections en sous-cutané, en intradermique, en intramusculaire et/ou en sous musculaire en respectant les volumes d'injections recommandés. Ces injections seront réalisés en maximum 10 minutes (anesthésie comprise). Des examens scanners ou d’imagerie optique seront également réalisés sous anesthésie générale. Un examen scanner dure jusqu’à 20 minutes et les examens d'imagerie optique en moyenne 5 minutes (anesthésie comprise). La fréquence des examens d'imagerie optique sera de : -maximum 10 acquisitions par jour le premier jour puis, - maximum 3 acquisitions par jour pendant les 3 jours suivants puis, - maximum 1 acquisition par jour jusqu’au 10ème jour puis, - maximum 2 acquisitions par semaine jusqu’à la fin de l’étude. La fréquence des examens scanners sera de : -maximum 3 acquisitions par jour le premier jour puis, - maximum 1 acquisitions par jour pendant les 15 jours suivants puis, - maximum 1 acquisition par semaine pendant les 2 premiers mois puis, - maximum 1 acquisition par mois jusqu’à la fin de l’étude.
Impact sur les animaux
Les animaux seront manipulés régulièrement pour la réalisation des différents actes techniques: injection des produits, réalisation des acquisitions d'imagerie et suivi clinique avec pesée. Les injections des produits et la réalisation des acquisitions d'imagerie seront réalisés sous anesthésie. Ces manipulations bien que réalisé avec le plus grand soin par du personnel formé sont susceptibles d'induire un stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole. Les sites d'injection pourront être prélevés après mise à mort de l’animal afin de réaliser des analyses histologiques.
Remplacement
Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable le comportement de produits injectés dans un organisme entier vivant. Ce comportement dépend de très nombreux facteurs tels que la zone d’injection, les tissus environnants, l’activité de l’animal, etc.
Réduction
Le suivi de la persistance (volume et forme) des produits injectés sera réalisé par imagerie médicale sur les mêmes animaux au cours du temps. Cette méthode d'analyse permet de conserver les animaux tout au long de l'étude et donc de diminuer le nombre d'animaux impliqué dans chaque procédure. Afin d'obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d'étudier la performance et/ou la persistance du produit au cours du temps (à court/moyen et long terme), des groupes de minimum 6 sites d'injection seront constitués (en fonction de l'espèce plusieurs sites d'injection peuvent être réalisés sur un même animal réduisant également le nombre d'animaux à utiliser : par exemple 8 sites intradermiques pourront être réalisé sur 1 lapin).
Raffinement
Une période d'acclimatation de 2 jours minimum sera respectée pour les rongeurs et de minimum 4 jours pour les lapins. Les rongeurs seront hébergés en cage et les lapins en parc de manière collective durant toute la durée de l'étude (sauf exception en cas de bagarre ou blessure) avec des enrichissements appropriés en fonction de l'espèce (abris, matériel de nidation, bois à ronger, balles, ...). Au cours de l'étude les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera contrôlé régulièrement tout au long de l'étude et un suivi clinique approfondi pourra être réalisé afin de détecter les signes suivants: signes cliniques généraux = comportement général de l’animal pour déceler une éventuelle apathie, la réponse à la stimulation, l’état de son pelage (soyeux ou en piloérection), présence d’écoulement nasaux et oculaires, difficultés respiratoires ou en lien avec l’administration de produit = inflammation, lésion, nécrose du site d’injection. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. Les signes cliniques observés seront pris en charge (injection de fluides, analgésiques, antibiotiques, etc…) dans la mesure où les actions n’interfèrent pas avec les produits injectés (en fonction des connaissances des produits).
Choix des espèces
Les rongeurs ont été choisis afin de tester les différentes techniques d’injections et de comparer les modèles entre-eux. L’espèce sera choisie en fonction du type d’injection (volume, fréquence, localisation, etc.) et d’imagerie : - Le cobaye est aujourd’hui une espèce référence en terme d’injection intradermique, tandis que le rat sera privilégié pour les injections sous-cutanées (volumes injectables plus importants que chez la souris, permettant un suivi en imagerie médicale). - Le lapin a quant à lui été choisi afin de tester des volumes plus importants et ainsi mimer les volumes d’injections les plus importants réalisés chez l’humain. Les rats et les cobayes seront utilisés au stade de jeune adulte (environ 7 semaines). Les lapins pourront être utilisés à partir de 10 semaines. Le stade de développement jeune adulte est celui habituellement utilisé (pas de contrainte spécifique lié à l’âge - animaux avec un système immunitaire mature).
Evaluation préclinique de produits de santé de dialyse péritonéale après implantation dans l’organisme
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
300 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun est opéré sous anesthésie pour implanter un cathéter dans l'abdomen, puis soumis à des dialyses péritonéales répétées jusqu'à cinq fois par jour, pour évaluer des produits de dialyse avant leur mise sur le marché. Le porteur signale des risques de douleur, d'infection et d'arrachage du cathéter imposant une nouvelle chirurgie. Il évoque le "donneur d'ordre" commanditaire des tests et conclut à l'impossibilité de maintenir les lapins en vie, leurs organes devant être examinés.
Objectifs
Ce projet vise à développer un modèle de dialyse péritonéale chez l'animal en vue d'étudier l'efficacité des produits à tester, répondant ainsi aux besoins scientifiques et cliniques actuels. Ces études entreront dans la constitution de dossiers précliniques, étape nécessaire à l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché et à l'utilisation clinique de ces produits chez l'humain. La tolérance locale (effet d'un produit étranger sur les tissus vivants avec lesquels il est mis en contact) pourra également être évaluée. La dialyse péritonéale est une technique qui permet de participer à l'évaluation des toxines produites par l'organisme et présentes dans le sang pour compenser une fonction rénale défaillante. Pour cela, un liquide appelé dialysat est injecté dans la cavité abdominale via un catheter. Il se trouve en contact avec le péritoine, membrane semi-perméable qui tapisse cette cavité. Les petites et moyennes molécules déchets de l'organisme présentes dans le sang pourront alors passer à travers cette membrane pour se concentrer progressivement dans le dialysat. Le dialysat ainsi chargé des déchets sera enfin retiré de la cavité abdominale par le catheter. Ces étapes seront répétées jusqu'à plusieurs fois par jour ou la nuit, selon la sévérité de l'insuffisance rénale du patient. De part sa simplicité de mise en place et de réalisation, la dialyse péritonéale représente une alternative intéressante à l'hémodialyse, qui nécessite un important appareillage, des déplacements en centre de dialyse, etc. La dialyse péritonéale peut être gérée à domicile par le patient lui-même de façon autonome ou assistée. Les dialysats doivent donc être évalués pour prouver leur efficacité et sécurité. Du fait du contact étroit entre le dialysat et les organes obdominaux (digestifs, reproducteurs...), il est essentiel de prouver leur absence de toxicité avant leur mise sur le marché, d'autant plus qu'ils seront utilisés chez des patients fragiles atteints d'insuffisance rénale avancée. Afin d'étudier l'efficacité et la sécurité des dialysats, le recours à des modèles animaux de taille suffisante (ex : lapin) sont nécessaires. Ces modèles animaux permettent d'évaluer l'efficacité de la filtration du dialysat par le péritoine, en comparant les quantités de dialysat injectées et récupérées par exemple. La sécurité peut également être évaluée dans ces modèles par analyses des tissus qui ont été au contact avec le dialysat.
Bénéfices attendus
Grace à l'élaboration d'un modèle animal fiable et reproductible, les données de sécurité et de performance obtenues au cours des études permettront de répondre aux exigences réglementaires et de qualité attendues des prouits de santé pour dialyse péritonéale mis sur le marché. Un tel modèle animal pourra permettre par exemple de sélectionner parmi un panel de produits en développement celui présentant le plus de bénéfices, en comparant leurs données de performance et de sécurité. De tels essais sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre d'animaux utilisés, en poussant seulement le développement des produits les plus intéressants et en écartant rapidement des recherches les produits ne présentant pas des qualités de sécurité ou de performance suffisamment satisfaisantes. Une fois le produit le plus intéressant sélectionné, ce modèle animal permet aussi de comparer ce produit en développement à d'autres déjà commercialisés, pour s'assurer qu'il représente un bénéfice au moins égal ou supérieur.
Procédures
L’ensemble des animaux sera opéré sous anesthésie générale et traitement analgésique pour placer le cathéter au niveau de la cavité abdominale de façon stérile. L'intervention est estimée à environ 30 minutes par lapin. Le dispositif sera ensuite protégé à l’aide d’un pansement, afin de permettre à l’animal de conserver une liberté de mouvement adéquate tout en limitant le risque qu’il n’arrache le cathéter (ce qui nécessiterait de renouveler l’intervention chirurgicale). Une fois le cathéter en place, les dialyses péritonéales consisteront en l’injection du dialysat, à une période de stase puis au drainage du dialysat. En général, la durée de stase va de quelques minutes à plusieurs heures afin d’être représentatif d’une dialyse réalisée chez l’homme (exemple : 60 minutes de stase chez le lapin correspondent à 2h chez l’homme, 120 minutes correspondent à 4h (durée standard de stases courtes, réalisées en journée chez l’homme), et 240 min correspondent à 8h (durée standard des stases longues réalisées la nuit chez l’homme). Les dyalises peuvent être répétées plusieurs fois par jour (en fonction de leur durée) et au maximum 5 fois par jour. Cette procédure n’étant pas douloureuse, elle sera réalisée sans anesthésie, de la même manière que lors des conditions cliniques réelles et afin de réduire le risque potentiellement lié à des anesthésies répétées. Enfin, pour évaluer l’efficacité et l’absence d’effet indésirable, des prises de sang pourront être réalisées sur les animaux en cours d’étude. Celles-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables connus pouvant survenir chez l’animal sont : - une douleur liée à l’implantation du catheter. - le retrait accidentel du catheter et la nécessité de renouveler l'intervention chirurgicale. - la perte de poids ou d’appétit en lien avec l'anesthésie ou la chirurgie. - le risque d'infection. Malgré un environnement de vie controlé, la surveillance du pansement protecteur et les manipulations propres du catheter, le risque infectieux reste à prendre en compte. - le risque de stress pour l'animal. Les différentes manipulations réalisées suite à la chirurgie ne causent pas de douleur, mais peuvent être source de stress chez l'animal (manipulations pour les injections et retrait du dialysat avec massages de l'abdomen, changements du pansement autour du catheter...).
Devenir
Afin de s’assurer de la sécurité des produits de dialyse péritonéale, une observation de la cavité abdominale et des organes abdominaux est nécessaire. Ceci permet d’évaluer la performance et la tolérance locale de ces produits, ce qui est l’objectif des études réalisées sur ce modèle animal. Des prélèvements de tout ou partie de certains organes peuvent éventuellement être nécessaires, en particulier en cas d’anomalie constatée, pour évaluer les effets tissulaires à l’échelle microscopique. L’ensemble de ces facteurs explique l’impossibilité en fin d’étude de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
Les échanges moléculaires s'effectuant à travers la membrane péritonéale sont complexes. Des modèles informatiques ou in vitro permettent d'apporter certaines connaissances sur ce point. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de fournir l'ensemble des réponses nécessaires à l'évaluation de la performance et de la sécurité des produits de dialyse péritonéale en vue de leur utilisation chez l'humain. Pour l'heure, les interactions complexes s'établissant entre le produit infecté et la membrane péritonéale ne peuvent être recrées ex vivo.
Réduction
Grâce à l’apport des méthodes n’ayant pas recours à l’utilisation d’animaux vivants (modèles informatiques ou in vitro tels que des courbes d’osmolarité…), il est possible de déterminer en amont les meilleures concentrations de produit de dialyse péritonéale à injecter chez l’animal. Ainsi, dans la phase in vivo du développement de ces produits de santé, il est possible de tester uniquement les concentrations approuvées par les techniques ex vivo, ce qui réduit drastiquement le nombre d’animaux devant être utilisés. Par ailleurs, le donneur d’ordre demandant la réalisation de ces tests s’engage à ne pas faire renouveler à l’identique un essai déjà mené précédemment. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit évalué avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d’utiliser un même groupe « contrôle » pour plusieurs groupes « test » recevant des produits à tester différents. Enfin, nous avons déjà mentionné la possibilité de réaliser des études pour sélectionner parmi un panel de produits celui qui présente le plus d’intérêt à être développé, réduisant ainsi le nombre de tests réalisés sur des produits ayant un intérêt moindre. Par ailleurs, si l’effet attendu d’un produit est trop incertain, il est possible de réaliser une étude dite « pilote » sur quelques animaux seulement. Les résultats de cette première étude à petite échelle servent à confirmer ou infirmer les interrogations concernant ce produit. Une étude à plus large échelle, incluant le nombre d’animaux nécessaire sur le plan normatif ou statistique, ne sera alors réalisée qu’une fois les doutes levés.
Raffinement
Des mesures sont mises en place pour limiter : - Le stress des animaux : une période d’acclimatation pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable est réalisée à leur arrivée dans l’établissement utilisateur. Ensuite, et avant la chirurgie d’implantation du catheter, une période d’habituation aux actes spécifiques (massage abdominal, contention…) peut aussi être réalisée pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (jouets, plateforme de repos…), et ces mesures sont renforcés en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…) - La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). Les animaux sont suivis de façon quotidienne, 7 jours sur 7. En phase post-opératoire, ces suivis sont renforcés et des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements, désinfection des sites chirurgicaux à chaque réfection de pansement…). En cas d’anomalie clinique, sanitaire ou comportementale, l’équipe vétérinaire assure l’examen clinique et le suivi de l’animal, afin de mettre en place une gestion adéquate de la douleur ou de l’anomalie constatée selon chaque cas. - le risque d’infection : un traitement antibiotique peut permettre de contrôler ce risque. - la perte de poids ou d’appétit en lien avec l’anesthésie ou la chirurgie : Un suivi quotidien du transit et de l’alimentation est systématiquement mis en place à la suite des chirurgies chez le lapin, et ce jusqu'à la reprise d'un comportement alimentaire normal. En cas d’apparition de symptômes de ce type, des mesures seront mises en place : distribution d’aliments plus appétants (légumes frais, friandises…), mise à disposition d’un aliment de convalescence, voire distribution à la pipette pour aider à relancer la prise alimentaire spontanée.
Choix des espèces
La réalisation de la chirurgie et l'utilisation des produits de dialyse péritonéale nécessitent que la cavité abdominale soit d'une taille suffisante. Ceci permet une mesure précise des volumes administrés et récupérés, autorisant un calcul fiable de l'efficacité de filtration. Le choix d'un animal de gabarit assez important est également éncessaire pour permettre la réasliation de prises de sang d'un volume suffisant à l'évaluation de l'efficacité de la dialyse, tout en respectant les volumes maximums pouvant être prélevés sans avoir d'impact délétère sur les animaux. Pour cela, le lapin est un modèle reconnu pour la réalisation de ce type de tests, du fait de son gabarit adapté et des similitudes constatées entre la structure de leur péritoine et celle du péritoine humain. L’utilisation d’animaux adultes d’un poids minimum de 2,5 kg lors de la chirurgie est recommandée, afin de limiter les risques liés à l’anesthésie et de permettre la mise en œuvre des techniques chirurgicales et post-opératoires adéquates.
Evaluation de l’effet de solutions nutritionnelles et d’additifs sur les performances de reproduction, le statut immunitaire et oxydatif des lapines reproductrices
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
114 lapines reproductrices vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis remises en élevage pour poursuivre la reproduction. Elles subissent des prises de sang répétées, pour mesurer l'effet de solutions nutritionnelles et d'additifs sur leur statut immunitaire et oxydatif. Le porteur vise la mise sur le marché d'additifs améliorant les performances de reproduction de lapines qui fournissent des lapins de chair. Il affirme qu'il n'existe "aucune alternative" non animale et qu'un "organisme vivant complet" reste nécessaire.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’effet de solutions nutritionnelles et d’additifs sur les performances de reproduction, le statut immunitaire et oxydatif des lapines reproductrices fournissant des lapins de chair
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché d'une ou plusieurs solutions nutritionnelles ou additifs afin d'améliorer les performances de reproduction des lapines et leur persistance.
Procédures
Des prises de sang seront réalisées sur les lapines. L’objectif de ces prises de sang est de tester l’impact de solutions nutritionnelles et d’additifs sur le statut immunitaire et oxydatif des lapines.
Impact sur les animaux
Les lapines sont susceptibles de souffrir de stress léger pendant les prises de sang, pour éviter cela, des points limites clairs et précoces sont définis.
Devenir
A la fin de l’essai, les animaux en bonne santé pourront poursuivre leur carrière de reproductrices.
Remplacement
L’ensemble des mécanismes et régulations physiologiques qui interviennent au cours de la croissance des animaux est extrêmement complexe et ne peut pas être modélisé ni reproduit in vitro ou in sillico. Il n’existe aucune alternative non animale à ce jour permettant d’atteindre les objectifs du projet. De plus, la modulation de l’immunité et du statut oxydatif des animaux via leur alimentation nécessite d’être testé via un organisme vivant complet pour que les nutriments ingérés puissent avoir les effets escompté sur les différents mécanismes impliqués au niveau du corps entier de l’animal.
Réduction
Concernant les paramètres de croissance, le nombre minimal de répétitions est de 28 par traitement expérimental. Pour les paramètres hématologiques, les prélèvements seront réalisés sur une sous-population d’animaux, c’est-à-dire 15 animaux par traitement expérimental auquel se rajoutent 3 potentiels animaux par traitement en cas d’atteinte des points limites, avec 4 traitements expérimentaux maximum mis en place au sein du même essai. 15 lapines par traitement correspond au nombre minimal d’individus nécessaires par traitement pour obtenir une différence significative sur les différents critères analysés tels que les immunoglobulines.
Raffinement
L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’Etablissement Utilisateur. Si un animal présente des signes de stress ou des douleurs alors il sera écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. De plus, le nombre de tentatives de collectes d'échantillons de sang sera limité et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Chaque cage sera équipée d’une mezzanine et d’une ou 2 chainettes. La hauteur des cages fait que les lapines pourront se redresser et se mouvoir comme elles le souhaitent. Les animaux sont habitués à être manipulés depuis leur arrivée par les techniciens animaliers de l’Etablissement Utilisateur, et cela n’engendre pas de stress chez les animaux.
Choix des espèces
L’objectif de ce projet étant de développer des solutions nutritionnelles ou avec des additifs pour améliorer les performances de reproduction, le statut immunitaire et oxydatif des lapines reproductrices , il est essentiel de travailler sur cette même espèce animale. Les lapines seront intégrées dans le projet de leur 1ère Mise Bas à la fin de leur carrière (environ 2 ans maximum). Il s’agit de la période durant laquelle les lapines sont considérées comme reproductrices.
ETUDE D’IMMUNISATION SUR LAPINS
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
6 000 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections répétées d'antigènes, parfois avec adjuvant, et des prélèvements de sang pouvant aller jusqu'à quatre par jour, pour produire des anticorps destinés à des tests de diagnostic et des médicaments. Hébergés seuls alors que l'espèce est sociale, ils sont tués en fin de protocole, un prélèvement de sang final important rendant leur maintien en vie impossible selon le porteur. Celui-ci reconnaît que la production d'anticorps in vitro existe mais affirme qu'une immunisation in vivo reste "nécessaire" dans certains cas.
Objectifs
L’objectif des protocoles d’immunisations sont utilisés à des fins scientifiques et médicales. Les applications pour leur utilisation peuvent être diverses comme par exemple : Fabrication de tests de diagnostic permettant la détection de maladies en médecine humaine, Préparation de médicaments pour usage en médecine humaine (médicaments biologiques), Applications diverses en recherche et développement.
Bénéfices attendus
Ces études d’immunisation sont utilisées à des fins scientifiques et médicales. Ces études sont bénéfiques pour les patients à court terme (e.g. fabrication de tests de diagnostic de type ELISA) et à moyen/long terme (eg. Phase de recherche et développement pour la mise à disposition de médicaments biologiques).
Procédures
Tous les animaux rentrant dans une étude d’immunisation peuvent être soumis à des injections d’antigène et des prélèvements sanguins répétés. Concernant les injections, les volumes maximum sont de 2 mL répartis sur 4 à 8 sites maximum pour la voie sous-cutanée, 0.5 mL sur 4 sites maximum pour la voie intra-musculaire, 5 mL/kg pour la voie intraveineuse, 2mL sur 40 sites maximum pour la voie intra dermique. La durée d’injection est d’une dizaine de secondes à 5 minutes selon la voie. Le nombre d’injections dépend de la voie d’injection et du protocole du scientifique mais seront au maximum espacés d’un à deux jours sur une durée totale d’un mois. En cas de durée supérieure à un mois, la structure en charge du bien-être animal sera contactée pour évaluer le bénéfice / risque. Concernant les prélèvements, les animaux peuvent être soumis à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale de 5 minutes. Tous les animaux rentrant dans une étude d’immunisation peuvent être soumis à une anesthésie générale par injection d’un anesthésique par voie intraveineuse ou à une anesthésie locale répétée par application d’une pommade anesthésiante. Une pesée hebdomadaire d’une durée inférieure à 5 minutes est réalisée jusqu’à une fois par jour selon le protocole et l’état clinique de l’animal.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances pour les animaux utilisés dans le cadre de ces études sont : douleur, stress, perte de poids et inflammation localisée au site d’injection liés à des injections répétées d’antigènes (+/- adjuvés), douleur, stress, perte de poids et saignements et/ou inflammations localisés aux sites de prélèvements liés aux prélèvements sanguins répétés, la contention de l’animal d’une manière générale qui peut amener à du stress chez l’animal.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés en fin de procédure. Il est en effet impossible de : réutiliser ces lapins dans le cadre d’un autre protocole d’immunisation, réutiliser ces lapins dans le cadre d’un autre projet effectué par l’établissement utilisateur. Lors du prélèvement final de la procédure, un volume significatif de sang est récupéré et cela rend incompatible la réutilisation de l’animal.
Remplacement
La production d’anticorps par méthode in-vitro exclusive comporte des avantages mais dans certains cas (exemples :besoin de concentration en anticorps élevée, glucosylation appropriée, affinité des anticorps spécifique…), une immunisation de type in-vivo reste encore nécessaire de nos jours. Pour démarrer une étude d’immunisation, le scientifique doit préalablement s’engager à ce que celle-ci-ci soit conforme aux 3R. De plus cet engagement sera écrit et vérifié par l’Etablissement utilisateur en charge de cette étude.
Réduction
Également, à travers les années d’expertises gagnées par l’établissement utilisateur, il n’est pas nécessaire de commander plus d’animaux que demandés par le scientifique pour réaliser le projet. Si une exception à cela devait avoir lieu, une revue par les membres de la SBEA serait nécessaire avant d’initier le projet. Avec l’expérience acquise, le nombre d’animaux prévu dans ce projet est diminué de l’ordre de 20% par rapport au projet précédant. Pour démarrer une étude d’immunisation, le scientifique doit préalablement s’engager à ce que celle-ci-ci soit conforme aux 3R. De plus cet engagement sera écrit et vérifié par l’Etablissement utilisateur en charge de cette étude.
Raffinement
Les lapins sont hébergés individuellement en gardant un contact visuel et olfactif avec leurs congénères. De l’enrichissement est mis à leur disposition (balles de cellulose et/ou foin, anneau en plastique, mousqueton…) Un cycle jour nuit est présent en zone d’expérimentation (12h/12h). Les animaux sont observés de manière quotidienne par du personnel formé et compétent et pesés toutes les semaines. Durant cette pesée, un examen approfondi de l’état clinique des lapins est effectué par le technicien (e.g. : vérification des points d’injection, maux de patte éventuels, dentition…). Également, durant ce processus, des caresses aux animaux sont prodiguées. Des points limites intermédiaires associés à des actions spécifiques et des points limites terminaux sont en place. Par exemple, en cas de perte de poids ≥ 20% sur une semaine, une nourriture appétante est proposée à l’animal. Également, en cas d’apparition de certains signes cliniques (exemples : masses sans douleur pour l’animal, abcès sans lésion, fécalome) des protocoles de soins validés par un vétérinaire sont prodigués aux animaux. Certains gestes douloureux (injections intra-dermique) sont réalisés sous anesthésie générale et les injections répétées sont effectuées après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la «Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l'animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s’assurer de sa récupération immédiate. Pour démarrer une étude d’immunisation, le scientifique doit préalablement s’engager à ce que celle-ci-ci soit conforme aux 3R. De plus cet engagement sera écrit et vérifié par l’Etablissement utilisateur en charge de cette étude.
Choix des espèces
Le lapin est l'animal le plus utilisé pour la production d’anticorps étant l’espèce animale la plus adaptée pour cela, de par la production de volumes suffisants d'antisérum qualitatif et à titre élevé. Cela permet donc d’utiliser moins d’animaux pour l’objectif scientifique requis. Age minimum des lapins : 10 semaines. A cet âge, les lapins ont un système immunitaire permettant la réalisation des études de type immunisation.
Modèle de sécheresse oculaire chez le rongeur et le lapin induit par un dysfonctionnement des glandes de Meibomius.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 1000
Lapins : 1000
3 000 souris, rats et lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une sécheresse oculaire est provoquée par un dysfonctionnement des glandes de Meibomius, avec administrations souvent quotidiennes de produits par gouttes, injections ou voie intraconjonctivale, entraînant picotements, brûlures, rougeurs et gonflements des paupières, avant mise à mort pour des analyses ex vivo. Le porteur présente les examens comme non invasifs et proches de ceux pratiqués en cabinet. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne mime l'œil "dans sa globalité" et retient trois espèces pour couvrir leurs particularités anatomiques.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de proposer des modèles expérimentaux de sécheresse oculaire chez le rat, la souris et le lapin afin de tester l'efficacité de nouveaux traitements. L’œil sec est une maladie multifactorielle des larmes et de la surface oculaire, plus fréquente chez les femmes et les personnes âgées. Elle concerne 5 à 35% de la population. Les manifestations cliniques sont variées et impactent considérablement la qualité de vie des patients. Les modèles de sécheresse oculaire chez les rongeurs et le lapin sont relativement bien décrits dans la littérature. Les dysfonctionnements des glandes de Meibomius (DGM ou MGD) sont des troubles chroniques répandus affectant la santé et le bien-être de millions de personnes dans le monde. Ces dysfonctionnements constituent une anomalie chronique et diffuse des glandes de Meibomius, caractérisée, en principe, par une obstruction des canaux excréteurs et/ou des modifications qualitatives/ quantitatives des secrétions glandulaires, dont les conséquences potentielles sont : Altérations du film lacrymal, symptômes d’irritation oculaire, inflammation clinique, maladie de la surface oculaire. Les DGM sont classifiés selon deux grandes catégories, en fonction des sécrétions meibomiennes : hypoexcrétion (la cause la plus fréquente du DGM) et hyperexcrétion. En conclusion, les DGM peuvent provoquer des altérations du film lacrymal, des symptômes d’irritation, d’inflammation et de sécheresse oculaires. C’est de loin la première cause de sécheresse dite « évaporative ».
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.
Procédures
Les procédures expérimentales nécessitent l'administration, le plus souvent quotidienne, de différents produits par instillations (gouttes oculaires), par voie intramusculaire, intrapéritonéale, intraconjonctivale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles, sous anesthésie locale ou sous anesthésie légère. Leurs durées sont réduites au maximum pour le bien-être de l'animal. Ces examens ne durent que quelques secondes pour la plupart, 5 minutes environ pour le plus long.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont essentiellement celles observées dans la maladie à savoir des picotements, des démangeaisons, des sensations de brûlure, des rougeurs palpébrales, des gonflements des paupières. Toutes ces manifestations sont imputables à la composante inflammatoire de la maladie. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une gêne transitoire de courte durée et éventuellement une hyperémie des conjonctives comme on peut le constater chez l’homme.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre des réalisés les évaluations ex vivo (évaluations histologiques sur tissus, dosages de produits...).
Remplacement
L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents. Il est de plus soumis à d'importantes variations environnementales mécaniques et physicochimiques, ainsi qu'à d’importantes interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans sa globalité fonctionnelle et environnementale. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans ces procédures expérimentales sont nécessaires pour atteindre les objectifs de ce projet.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide des tests statistiques Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger et un abri. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 12 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux. Ils observeront ensuite une période d’acclimatation de 3 jours minimum avant leur entrée dans les procédures expérimentales.
Etude d’enzymes olfactives impliquées dans l’olfaction chez le lapereau.
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
210 lapereaux vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Âgés de un à deux jours, ils sont séparés de leur mère et exposés à des odeurs pendant 45 minutes, puis mis à mort immédiatement pour prélever leurs tissus olfactifs, afin d'étudier des enzymes de l'olfaction. Le porteur reconnaît un stress lié à la séparation de la mère et à la mise à mort. Il affirme qu'aucune culture cellulaire ne peut remplacer le tissu de lapereau et rattache les retombées à la survie des animaux non-humains en élevage.
Objectifs
Un sens de l'odorat fonctionnel est essentiel pour évaluer et apprécier les aliments, recevoir des informations sur les congénères détecter les menaces à l'aide de molécules odorantes transportées par l'air. Ainsi, un odorat défaillant est associé à une dégradation de la qualité de vie liée à une incidence plus élevée de troubles psychiques tels que la dépression et le sentiment d'insécurité sociale. Par ailleurs, il existe une population croissante de personnes âgées dont l’odorat est altéré par le vieillissement ainsi que par des traitements médicamenteux. Enfin, la perte d’odorat est un symptôme précoce des maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson) et des infections virales (COVID-19). Notre projet a pour objectif d’étudier des enzymes (protéines) présentent dans les tissus olfactifs de la cavité nasale dont le double rôle est (i) d’éliminer les molécules odorantes après qu’elles aient été détectées afin d’éviter de saturer le système olfactif et (ii) de produire, à partir des molécules odorantes de nouvelles molécules odorantes pouvant également être détectées et donc intervenir dans la perception olfactive. Ce mécanisme est très innovant dans la compréhension du processus de l’olfaction, il peut expliquer les troubles olfactifs dont souffrent certaines personnes en particulier lors de pathologies ou de leur traitement. Le lapereau est un modèle unique car il présente un réflexe de succion lorsqu’il perçoit de manière olfactive la phéromone mammaire, une molécule odorante naturellement émise dans le lait de la lapine. Nous avons beaucoup travaillé sur ce modèle et démontré la fonction des enzymes olfactives dans la perception de la phéromone mammaire. Ici, notre objectif est d’analyser la régulation des enzymes (expression et activité) après exposition des tissus olfactifs à des odorants et après apprentissage d’une molécule odorante par exposition in vivo.
Bénéfices attendus
Une meilleure connaissance de l’expression et de la localisation des enzymes olfactives de métabolisme de la phéromone mammaire, devrait nous aider à mieux comprendre la perception de cette phéromone par le lapereau ce qui pourrait permettre des retombées sur l’amélioration de la survie de l'animal en conditions écologiques ou d'élevages.
Procédures
Les lapereaux nouveau-nés sont exposés à des odeurs pendant 45 min en déposant quelques gouttes de l’odorant sur un papier filtre déposé dans une boule à thé. Cette dernière est placée dans une boite en polystyrène entre les copeaux et en contact avec les lapereaux. Les odeurs étudiées sont le 2-methyl-but-2-énal (la phéromone mammaire = PM), l’hexanal et la pentanedione à la concentration de 10-5 g/ml (concentration réactogène de la phéromone mammaire) et 10-2 g/ml. La mise à mort à lieu immédiatement après les 45 minutes d’exposition.
Impact sur les animaux
Il peut y avoir un stress au moment de la séparation de la mère pour l’expostion des laperaux aux odorants puis la mise à mort. Lors de la séparation de la mère les petits sont transférés (par le personnel animalier) dans la salle d’euthanasie dans un nid rempli de coton afin de limiter le stress.
Devenir
L’ensemble des analyses seront effectuées sur des prélèvements post-mortem, tous les animaux seront mis à mort
Remplacement
Il n’est pas possible de se passer des tissus de lapereau pour l’objectif de l’étude. Compte tenu de la complexité de ce tissu épithélial, aucune culture cellulaire ne peut présenter les caractéristiques d’un prélèvement chez le lapereau.
Réduction
Pour chacune des procédures, un maximum de 5 lapereaux sont utilisés pour chaque condition expérimentale, permettant une exploitation statistique des résultats (Test T) et une optimisation en vue de la Réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en cage de 3 avec enrichissement de milieu, les animaux ne subissent aucun geste technique durant leur hébergement.
Choix des espèces
Le lapereau présente un système olfactif très proche de l’homme et des enzymes aux fonctions équivalentes. Des résultats très probants ont déjà été publiés par notre équipe sur ce modèle permettant de mieux comprendre la fonction des enzymes du métabolisme des odorants. Le lapin est un modèle unique de perception d’une molécule odorante particulière aux propriétés phéromonales. Les animaux sont des lapereaux âgés de 1 à 2 jours. Il s’agit de l’âge optimal de réponse à la phéromone mammaire dont l’étude de la perception est l’objet de nos travaux.
Production d’anticorps anti-Klebsiella pneumoniae chez la lapine
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
6 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent trois injections d'un candidat vaccin et trois prélèvements de sang à l'oreille en cage de contention, puis une ponction intracardiaque terminale de 30 mL sous anesthésie qui se termine par leur mise à mort. L'objet est de produire des anticorps anti-Klebsiella destinés à une vaccination testée ensuite chez des souris dans un autre projet. Le porteur indique qu'il faut exsanguiner les animaux pour récupérer assez d'anticorps et qu'on ne peut pas se passer du modèle animal.
Objectifs
S’appuyant sur les données communiquées par 87 pays en 2020, un nouveau rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en évidence des niveaux élevés de résistance des bactéries aux antibiotiques (supérieurs à 50 %), en particulier chez des bactéries fréquemment retrouvées en milieu hospitalier, comme Klebsiella pneumoniae et Acinetobacter baumannii, responsables de septicémie. Le traitement de ces infections requiert obligatoirement l’utilisation d’antibiotiques de dernière ligne, tels que les carbapénèmes. Cependant, 8% (jusqu’à 50% dans certains pays) des souches de Klebsiella pneumoniae responsables d’infections sanguines sont résistantes à ces mêmes carbapénèmes, ce qui augmente notoirement le risque de décès imputables à ces infections. D’autres alternatives, en particulier vaccinales, sont actuellement à l’étude. Un candidat vaccin, basé sur des cellules d’Acinetobacter baumannii inactivées et génétiquement modifiées pour exprimer des protéines de surface de Klebsiella pneumoniae (OMPs), a déjà montré une protection significative dans un modèle de septicémie à Klebsiella pneumoniae chez la souris. L’objectif du projet est de déterminer si ce vaccin entraine une production d’anticorps fonctionnels chez une autre espèce. A cette fin, un protocole d’immunisation sera testé chez la lapine dans le but d’obtenir une quantité importante d’anticorps. Ces anticorps seront utilisés par la suite (dans un autre projet) pour réaliser une vaccination passive chez la souris et ainsi évaluer leur efficacité face à une infection à K. pneumoniae.
Bénéfices attendus
Après la mise en évidence de l’efficacité du candidat vaccin chez la souris, ce projet vise à déterminer s’il est capable d’entrainer la production d’anticorps chez la lapine. Si c’est bien le cas, ces anticorps serviront à mettre au point une vaccination passive chez la souris. L’efficacité de cette vaccination passive permettra d’en apprendre davantage sur les mécanismes immunitaires déclenchés par l’administration de ces bactéries atténuées chez la lapine et sur leur potentiel en tant que vaccin.
Procédures
Les animaux vont être soumis à 6 interventions : - Mise en place d’une puce de température en sous-cutané à J-1 sur animal vigile : 3 secondes - 3 injections du candidat vaccin (0.5mL) par voie intramusculaire à J0, J12 et J28 (en alternant la cuisse droite et la cuisse gauche) : 3 secondes par injection - 3 prélèvements sanguins à l’oreille à J0, J7 et J21 (en alternant l’oreille droite et l’oreille gauche) sur animal vigile en cage de contention : 5 minutes de maintien en cage de contention par prélèvement - 1 anesthésie générale par injection intramusculaire d’un mélange de kétamine et xylazine (3 secondes) - directement suivit d’une ponction intracardiaque de 30mL de sang (2 minutes) - qui se terminera par une injection intracardiaque d’euthasol (3 secondes) pour la mise à mort.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire un stress ou une douleur légère : - Mise en place d’une puce de température en sous-cutané à J-1 La mise en place de la puce est réalisée à l’aide d’une seringue prévue à cet effet et ne dure pas plus de 3 secondes. Aucune contention particulière n’est requise et d’après notre expérience aucune gêne n’est ressentie par l’animal lors de la pose ni après la mise en de la puce. - 3 injections du candidat vaccin (0.5mL) par voie intramusculaire à J0, J12 et J28 (en alternant la cuisse droite et la cuisse gauche) Le candidat vaccin ainsi que l’adjuvant ont déjà été testé chez la sourie et n’ont montré aucun signe de toxicité. - 3 prélèvements sanguins à l’oreille à J0, J7 et J21 (en alternant l’oreille droite et l’oreille gauche) sur animal vigile en cage de contention : Les animaux seront familiarisés à la cage de contention au cours de 3 séances d’habituation réalisés avant le début de l’expérience. - 1 anesthésie générale par injection intramusculaire d’un mélange de kétamine et xylazine directement suivit d’une ponction intracardiaque de 30mL de sang qui (si elle n’a pas entrainé la mort de l’animal) se terminera par une injection intracardiaque d’euthasol pour la mise à mort. La ponction intracardiaque étant réalisée sous anesthésie générale, elle ne sera associée à aucune douleur particulière
Devenir
Les 6 animaux du projet seront mis à mort à l’issue des 42 jours d’expérience ou plus précocement s’ils montrent des signes de souffrance. Afin de récupérer un quantité suffisante d’anticorps, il est nécessaire d’exsanguiner les animaux et donc de les euthanasier.
Remplacement
La production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. La première étape indispensable à cette production est l’immunisation chez l’animal. Il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour la production d’anticorps.
Réduction
Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. Seuls deux groupes seront comparés et ces groupes ne contiendront que 3 animaux chacun. Ces 3 animaux par groupe seront suffisants pour permettre une première évaluation de la différence interindividuelle de réponse au candidat vaccin et permettre également de récupérer suffisamment d’anticorps pour de futures expériences d’immunisation passive.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Ils seront suivis 2 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude. Un suivi accru sera réalisé durant les 6h suivant les administrations du candidat vaccin et la fréquence de surveillance sera augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux. Le suivi de la température sera effectué grâce à une puce placée en sous cutané ce qui évitera l’utilisation d’un thermomètre rectal souvent stressante pour l’animal. L’administration du candidat vaccin n’est pas censée entrainer d’effet indésirable. Cependant des critères d’interruption de l’étude supportés par une grille de score de douleur ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance.
Choix des espèces
La lapine est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps que pour la souris par exemple. Les lapines de cette étude seront âgées de 3 mois de façon à avoir une maturité immunitaire suffisante, capable de produire une réponse IgG.
Production de THYMOGLOBULINE (médicament à usage humain) à partir de sérum de lapin
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles immunitaires
- Tests réglementaires
78 960 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit deux injections d'une suspension de cellules pour l'immuniser, puis subit deux ponctions d'environ soixante millilitres de sang à l'artère de l'oreille à deux jours d'intervalle, avant une ponction cardiaque terminale qui le tue. Ce prélèvement en série produit un médicament anti-rejet de greffe commercialisé, que le porteur présente comme un "life saving drug". Il affirme qu'aucune méthode ne permet de produire ce sérum in vitro et que le lapin est la seule espèce autorisée.
Objectifs
Le projet est la production d'un médicament à usage humain, la THYMOGLOBULINE, visant à lutter contre le risque de rejet de greffe et à améliorer la prise en charge des affections sanguines.
Bénéfices attendus
La production d'un médicament humain, commercialisé dans plus de 80 pays à travers le monde et considéré comme un "life saving drug", c'est-à-dire un médicament vital pour de nombreux patients. Ce médicament est en effet un immunosuppresseur sélectif utilisé pour lutter contre les rejets de greffe chez l'Homme en période pré et post-opératoire, ainsi que pour traiter l'aplasie médullaire.
Procédures
La procédure se résume à une phase d'immunisation comprenant deux injections et une phase de prélèvement comprenant trois opérations. Les immunisations et les prélèvements à l'oreille sont réalisés sur animal vigile, seul le dernier prélèvement est effectué sous anesthésie générale. L'immunisation à J0 consiste en l'injection par voie sous-cutanée de suspension cellulaire avec du sérum physiologique utilisé comme adjuvant. Elle se fait au niveau de 4 points d'injection : 2 lombaires et 2 scapulaires (0,5 mL à chaque point d'injection). L'immunisation à J14 consiste en l'injection par voie intraveineuse au niveau de la veine marginale de l'oreille de 3 mL de suspension cellulaire avec du sérum physiologique utilisé comme adjuvant. Le premier prélèvement sanguin est réalisé 20 jours±1 après la première immunisation, et consiste en la ponction de 60mL de sang environ au niveau de l'artère médiane de l'oreille du lapin. Le second prélèvement, identique au premier, se fait deux jours plus tard sur l'autre oreille du lapin, soit à J22±1. Le dernier prélèvement est réalisé 2 à 4 jours après le second prélèvement à l'oreille (à J25±1). Il est réalisé en intracardiaque et prend fin à la mort de l'animal.
Impact sur les animaux
Le protocole comprend différentes étapes pouvant impacter les animaux inclus dans le projet ; tout d'abord une phase d'immunisation : injection d'une suspension de cellules thymocytaires par voie sous-cutanée puis intraveineuse sur animal vigile puis une phase de prélèvements : deux prélèvements successifs à l'artère médiane de l'oreille sur animal vigile et un prélèvement terminal en intracardiaque sous anesthésie générale.
Devenir
Les animaux élevés dans la procédure n°2 sont destinés à être inclus dans le protocole expérimental de la procédure n°1, et un petit nombre de lapins servira au renouvellement du cheptel de reproducteurs. Les animaux intégrés à la procédure n°1 sont mis à mort à la fin du protocole lors du prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous anesthésie générale.
Remplacement
A l'heure actuelle des connaissances scientifiques, il n'existe pas de modèle alternatif au lapin pour la production d'anticorps polyclonaux tels qu'inclus dans la composition du médicament final THYMOGLOBULINE. La diversité et la quantité d'anticorps produits par l'animal permettent une compatibilité sans équivalent avec un nombre très élevé de patients receveurs de greffes dans les différents pays du monde.
Réduction
La procédure expérimentale appliquée a été définie afin d'obtenir la plus grande quantité possible de sérum par animal utilisé (sérum contenant la concentration requise en anticorps polyclonaux). De plus, un travail de sélection génétique mené sur les animaux reproducteurs de l'élevage a permis d'optimiser la quantité totale de sérum prélevée sur chaque lapin en prélèvement intracardiaque, et d'améliorer la concentration en immunoglobulines du sérum produit. Il est donc possible de fabriquer une plus grande quantité de médicament avec un nombre équivalent d'animaux utilisés. Enfin, les lapins mâles et femelles sont utilisés dans le cadre du protocole, ce qui permet d'inclure dans la procédure tous les lapins élevés au sein de l'établissement.
Raffinement
Les lapins sont hébergés dans des cages conformes aux exigences de la règlementation et de respect du Bien-Etre Animal, ils disposent d'un enrichissement adapté (diffusion de radio, mise à disposition de bûchettes de bois à ronger). Le suivi quotidien des animaux est assuré par des personnes expérimentées et formées régulièrement. Une prise en compte et une évaluation de la souffrance animale en référence à une grille établie est réalisée chaque jour. La grille permet également de fixer les points limites et de cesser immédiatement l'expérimentation sur tout lapin présentant des signes de souffrance dépassée. Une prise en charge spécifique de la douleur par l'application d'un protocole d'anesthésie générale validé est appliquée lors du dernier prélèvement de sang. Enfin, l'utilisation de colle chirurgicale en remplacement de pansement papier lors de chaque injection intraveineuse ou prélèvement de sang assure un meilleur confort à l'animal.
Choix des espèces
A l'heure actuelle des connaissances scientifiques, il n'existe aucune méthode alternative permettant de produire la THYMOGLOBULINE in vitro. De plus, le médicament est sous autorisation de mise sur le marché avec utilisation exclusive du lapin, espèce qui fait référence dans la production d'anticorps polyclonaux pour l'usage pharmaceutique. Les lapins ne sont inclus dans la procédure d'expérimentation animale qu'à partir de l'âge de 14 semaines et pour un poids minimum de 2,8Kg. C'est en effet à partir de cet âge que leur système immunitaire est capable de produire les anticorps nécessaires à la fabrication de la THYMOGLOBULINE, en quantité et concentration suffisantes. Les animaux sont également aptes à supporter les différentes phases de la procédure (prélèvements répétés notamment).
Telomeres marqueurs de stress chez le lapin
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
418 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés en vie ensuite. La plupart subissent une seule prise de sang à l'oreille, une centaine étant suivie deux ans avec jusqu'à six prélèvements, accompagnés de tests comportementaux (test d'approche, réactivité à un objet nouveau, réactivité à l'humain). Presque tous sont réutilisés dans d'autres projets de recherche agronomique, les vieux reproducteurs étant proposés à l'adoption et les jeunes non retenus réintégrant le circuit commercial du lapin de chair. Le porteur présente le projet comme visant à améliorer le "bien-être des animaux non-humains" en élevage, en développant un marqueur du stress.
Objectifs
Contexte : Les pressions environnementales (effondrement de la biodiversité, pollution, réchauffement climatique) et les nouvelles attentes de la société (acceptabilité de l’élevage) nous amènent à repenser les systèmes d’élevage dans une perspective de transition agroécologique qui inclut une meilleure prise en compte du bien-être animal. En France l’élevage de lapins est réalisé en grande majorité en conditions intensives. Les animaux sont conduits en bâtiment garantissant un niveau d’hygiène élevé car la santé des lapins est réputée très fragile. Mais les lapins logés en cages grillagées et à forte densité sont dans l’impossibilité d’exprimer les comportements propres à leur espèce : ronger, bondir, se dresser, brouter… L’initiative citoyenne européenne « end of cage » a été prise en compte par la commission européenne ce qui devrait déboucher vers une interdiction de l’élevage en cage d’ici 2027. Il est donc urgent de concevoir de nouvelles façons d’élever les lapins pour permettre aux animaux d’accéder à un meilleur bien-être tout en gardant une santé satisfaisante.
Bénéfices attendus
Les lapins font partie des espèces d'élevage élevées en totale claustration. Il y a donc une nécessité à faire évoluer leurs conditions d'élevage pour améliorer leur bien-être. L'évaluation de l'impact de ces conditions de vie sur le stress des lapins est importante pour permettre d'améliorer le bien-être animal. Le projet vise à développer un biomarqueur du stress. Pour les chercheurs, il y a un enjeu fort à disposer d’indicateurs pertinents pour évaluer le bien-être animal dans différents environnements, différentes conditions de vie et pour différentes populations. Les connaissances générées par le projet contribueront à guider l'évoluation des conditions d'élevage des lapins.
Procédures
L’expérience prévoit de réaliser des prises de sang pour chaque animal. Ces échantillons nous permettront de récupérer les globules blancs pour réaliser des extractions d'ADN. Des observations de comportement non invasives seront également prévues pour évaluer le stress : notation des répertoires d’expression d’émotions positives (curiosité, calme, approche et contact avec l’homme) et négatives (prostration, inhibition, déplacements brusques ou circulaires, agressivité envers l’homme). Nous réaliserons également divers tests de comportement : test d’approche, réactivité à un objet nouveau, réactivité à l’homme… La plupart des animaux subiront une unique prise de sang. Mais une centaine d'animaux fera l'objet d'un suivi au cours de leur vie (pendant 2 ans). Ces lapins subiront au maximum 6 prises de sang à des âges clés: sevrage, prépuberté, puberté, mise à la reproduction, etc.
Impact sur les animaux
La plupart des animaux subiront une unique prise de sang. Mais une centaine d'animaux fera l'objet d'un suivi au cours de leur vie (pendant 2 ans). Ces lapins subiront au maximum 6 prises de sang à des âges clés: sevrage, prépuberté, puberté, mise à la reproduction, etc. La prise de sang sera réalisée à l'oreille avec des aiguilles très fines et en prélevant au maximum 1 ml de sang/animal. La contention sera douce. Compte-tenu de la quantité de sang prélevée et de l'espacement de plusieurs semaines entre les prises de sang, les atteintes seront minimes. Les animaux réutilisés sont engagés dans des projets de recherche agronomique (sélection génétique, conception de systèmes d'élevage innovantes) et subissent essentiellement des mesures zootechniques (pesées, quantité d'aliment consommée, nombre de petits). Il n'y a pas d' effet cumulatif négatif attendu.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la suite de leur prise de sang et poursuivent leur élevage et leur expérimentation. Un programme de replacement des animaux concernera les vieux animaux reproducteurs. Les animaux de 70j qui ne seraient pas retenus pour la reproduction réintègreraient le circuit commercial de l'élevage du lapin de chair.
Remplacement
Le projet vise à développer un biomarqueur du stress pour améliorer les conditions d'élevage des lapins. Les lapins font partie des espèces d'élevage élevées en totale claustration. L'évaluation de l'impact de ces conditions de vie sur le stress des lapins est importante pour permettre d'améliorer le bien-être animal. L'élevage des lapins bénéficiera de ces connaissances dans le futur. Le biomarqueur étudié est complexe et ne peut pas être investigué par des méthodes alternatives n'utilisant pas d'animaux. Il est donc important de pouvoir mettre au point cet indicateur et de réaliser des mesures sur les lapins (espèce de destination).
Réduction
L'étude prévoit de réaliser des prises de sang sur un maximum de 418 lapins. La quasi-totalité des animaux seront réutilisés d'autres projets déjà autorisés et en cours. Ces animaux sont engagés dans différents projets de recherche agronomique : mesure d'ingestion d'aliment, étude de génétique, résistance aux maladies, conditions d'élevage différentes (cages ou accès au pâturage). Le présent projet s'appuie donc sur l'opportunité de la présence de plusieurs dispositifs expérimentaux en cours et peu invasifs pour échantillonner différents animaux reflétant la population de lapins d'élevage, sans mobiliser de nouveaux animaux expérimentaux. Par ailleurs, le projet est organisé en plusieurs étapes dont la validation successive conditionne la poursuite du projet. La mise au point de la méthode nécessitera de prélever une dizaine de lapins. Une fois cette étape validée, nous établirons la cinétique de raccourcissement des télomères en suivant une centaine de lapins au cours de leur vie. Puis, nous définirons la variabilité de ce biomarqueur dans différentes races. Nous validerons ensuite la pertinence de l'indicateur pour évaluer le stress en mesurant la longueur des télomères chez une cinquantaine de lapereaux exposés à un sevrage précoce (dans le cadre d'un programme d'étude de la résistance aux maladies). Enfin, nous mesurerons cet indicateur chez des lapins élevés dans des conditions de vie différentes (au maximum 240 lapins).
Raffinement
Tous les lapins feront l’objet d’un suivi approfondi de leur état corporel (pesées périodiques), et de leur santé (examens cliniques réguliers pour détecter les troubles digestifs, pododermatites, pasteurelloses...). Les animaux seront tous vaccinés dès le sevrage contre la myxomatose et la maladie virale hémorragique du lapin (VHD). Les observations de comportement nous donneront également des informations sur l'état émotionnel des lapins dont nous tiendrons compte dans nos interactions avec les animaux. Les manipulations seront faites avec douceur en réalisant une contention sécure évitant des blessures aux animaux. Les animaux seront placés dans une petite boîte à rebords bas pour leur éviter d'avancer, ou déposés sur une table munie d'une surface antidérapante (serviette éponge pliée) pour leur éviter de glisser. Ils seront calmés et rassurés par des caresses douces. La prise de sang sera réalisée à l'oreille avec des aiguilles très fines et en prélevant au maximum 1 ml de sang/animal. La plupart des animaux subiront une unique prise de sang. Mais une centaine d'animaux fera l'objet d'un suivi au cours de leur vie (pendant 2 ans). Ces lapins subiront au maximum 6 prises de sang à des âges clés: sevrage, pré-puberté, puberté, mise à la reproduction, etc.
Choix des espèces
Les lapins sont majoritairement élevés en cage et subissent des restrictions fortes à leur bien-être. Il y a donc un intérêt fort à déployer des recherches visant à améliorer leurs conditions de vie. L'objectivation de leur bien-être ou de leur stress est nécessaire. L'analyse de la longueur des télomères chez cette espèce permettrait d'évaluer le stress et de guider l'évolution des systèmes d'élevage de lapins. Les animaux sont utilisés tout au long de leur vie, à tous les stades physiologiques, du sevrage à la réforme ou la mort afin de voir l'évolution de la longueur des télomères au cours de leur vie. Ils seront représentatifs des populations de lapins d'élevage.
Etude des effets pharmacologiques de nouveaux candidats médicament sur le temps de saignement.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
30 lapins vont etre utilises, tous tues a l'issue, dans des procedures classees legeres. Chaque animal, anesthesie, sert a mesurer le temps de saignement apres administration d'un candidat-medicament, dans le cadre d'un dossier d'autorisation de mise sur le marche. Le porteur classe le test comme leger au motif que l'acte le plus douloureux reste l'induction de l'anesthesie, et prevoit une mise a mort des animaux moribonds si une dose se revele toxique. Il affirme qu'aucune methode alternative ne fournit les memes donnees et que les lapins, non reutilisables, sont tues en fin d'etude.
Objectifs
Les études des effets pharmacologiques de candidats médicament sur le temps de saignement sont réalisées dans le cadre des études de recherche et développement nécessaires à la constitution du dossier de demande d’AMM d’un nouveau médicament. Ces études sont réalisées dans le cadre de la mise en évidence de l’efficacité d’un candidat médicament (études de preuve de concept, pharmacologie d’activité) ou dans le cadre de la détection d’effets secondaires (pharmacologie de sécurité) avant des essais cliniques chez l’Homme.
Bénéfices attendus
Ces études sont réalisées chez l’animal pour prédire l’efficacité ou les effets secondaires de nouveaux candidats médicament. Ces études permettent d’éviter de lancer des essais cliniques en général réalisés sur des centaines de patients qui révéleraient la même information que celle obtenue sur de petits échantillons d’animaux. Le bénéfice de ces études est à destination des patients incorporés dans les essais cliniques. En effet, ces études permettent d’augmenter les chances de tester cliniquement un candidat médicament efficace et dépourvu d’effets secondaires.
Procédures
Les études des effets pharmacologiques de candidat médicament sur le temps de saignement sont réalisées sur l’animal anesthésié.
Impact sur les animaux
Les études des effets pharmacologiques de candidat médicament sur le temps de saignement sont réalisées sur l’animal anesthésié. Lorsque le candidat médicament est administré avant le test, les doses testées sont non toxiques et donc non susceptibles d’entrainer, la mort ou des signes d’intolérance. Dans les cas contraires, les animaux moribonds seront mis à mort en concertation avec le vétérinaire du centre et le responsable du projet. Dans le cas de traitement réitérés avant l'évaluation du temps de saignement, les points limites pour ce projet sont : Un amaigrissement marqué >20%, une baisse de la température corporelle (
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de l'étude. Les animaux ne peuvent être pas réutilisés pour plusieurs études successives.
Remplacement
Actuellement, il n'existe pas de méthodes alternatives permettant d'obtenir toutes les informations collectées grâce à ces études, à savoir des données relatives à l’efficacité ou aux effets secondaires de candidats médicaments en relation avec les niveaux d’exposition à ces mêmes candidats médicaments.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est réduit au minimum (traitement en cross-over avec un animal qui est son propre témoin) pour permettre la détection des effets recherchés par des approches statistiques optimisées. Les tests statistiques employés sont basés soit sur des tests d’analyse de variance (Test de Dunnett) si le paramètre suit une loi normale, soit sur un test non paramétrique (Test de Mann-Whitney) si le paramètre ne suit pas une loi normale.
Raffinement
Les animaux bénéficient d'un enrichissement de leur milieu d'hébergement (jouets, objets à ronger, incitation au fouissement ...). Le temps de saignement est classé avec un degré de sévérité légère car l'acte susceptible de générer le niveau de douleur/stress le plus élevé est constitué par l'induction de l'anesthésie et/ou par l'administration du candidat médiacament. Une anesthésie gazeuse sous isoflurane (induction rapide) sera donc réalisée pour ce test et lorsque le candidat médicament est administré avant le test, les doses testées sont non toxiques et donc non susceptibles d’entrainer, la mort ou des signes d’intolérance. Dans les cas contraires, les animaux moribonds seront mis à mort en concertation avec le vétérinaire du centre et le responsable du projet. Dans le cas de traitement réitérés avant l'évaluation du temps de saignement, les points limites pour ce projet sont : Un amaigrissement marqué >20%, une baisse de la température corporelle (
Choix des espèces
Les études expérimentales sur le temps de saignement publiées dans la littérature sont parfois réalisées chez le lapin. Les études des effets pharmacologiques de candidats médicament sur le temps de saignement sont réalisées sur des animaux adultes car les essais cliniques pour lesquels ces études précliniques sont réalisées sont effectués chez des patients adultes.
Modulation du réflexe de toux par les anticholinergiques, au repos et à l’exercice, chez le lapin
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
16 lapins vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Après une inhalation du médicament sur animal éveillé, chaque lapin est anesthésié plus de deux heures, intubé par la trachée, et sa toux est déclenchée par un cathéter, l'exercice étant simulé par électrostimulation des muscles des cuisses. Le porteur maintient volontairement une anesthésie moyenne pour préserver le réflexe de toux, ce qui pourrait laisser subsister une douleur qu'il déclare couvrir par des antidouleurs. Il retient le lapin parce qu'il tousse, à la différence des rongeurs, pour tester un médicament de l'asthme sur la toux chronique.
Objectifs
L’objectif est d’analyser l’effet d’un médicament par voie inhalée, sur le réflexe de toux, au repos et à l’exercice – ce médicament est connu depuis longtemps dans le traitement de l’asthme et de la bronchopathie chronique obstructive mais n’a jamais été testé sur le réflexe de toux – la toux chronique est considérée seulement depuis quelques années comme une maladie en soit, jusque-là, la toux a toujours été considérée comme un symptôme d’une autre maladie.
Bénéfices attendus
Si notre hypothèse d’une diminution du réflexe de la toux au repos et sa disparation à l’exercice est vérifiée, alors ce médicament pourrait avoir un effet bénéfique dans le traitement de la toux chronique, voire la prévention de la toux à l’exercice.
Procédures
-inhalation du médicament ou de liquide physiologique pendant 3 min chez lapin vigil, -45 min, injection d’antidouleurs et anesthésie générale, maintenue pendant 2h30 – la profondeur de l'anesthésie est vérifiée et ajustée toutes les 5 min -chez lapin anesthésié : intubation par la trachée ; mesure en continu de la température corporelle, de l’activité cardiaque, des paramètres respiratoires, de l’activité des muscles abdominaux -chez lapin anesthésié : avec et sans exercice physique (l'exercice est simulé par stimulation de quelques secondes des muscles des cuisses par des électrodes) : induction de la toux par stimulation trachéale par un cathéter introduit dans la trachée
Impact sur les animaux
Toutes les expériences seront conduites sous anesthésie générale : la profondeur d'anesthésie est moyenne pour préserver le réflexe de toux - il pourrait donc exister un risque de douleur mais celui-ci sera couvert par l’administration préalable et systématique des médicaments anti-douleur et sera vérifiée toutes les 5 minutes
Devenir
il s'agit d'une procédure sans réveil, les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérimentation
Remplacement
Le réflexe de toux ne peut s’étudier que sur un organisme entier, pourvu de réflexes – donc il n'existe aucune alternative à l'expérimentation animale si l'on souhaite analyser aussi précisément le réflexe de toux à l'exercice pendant le cycle respiratoire.
Réduction
16 lapins répartis en 2 groupes (médicament ou contrôle) seront nécessaires pour mener à bien ce projet et constituent l’effectif minimum requis pour une interprétation statistique pertinente. Ce nombre a été calculé en nous basant sur des données expérimentales issues des études précédentes, et en utilisant un logiciel de prévision statistique.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans l'animalerie où toutes les règles de confort pour limiter au maximum l’anxiété et le stress sont appliquées : hébergement en groupe sociaux, au sol, présence d’enrichissements nombreux (balles de foin, jouets, plateformes pour se cacher ou grimper ; eau, nourriture à volonté L'anesthésie utilisée lors de l'expérimentation animale est conforme aux procédures validées par les services vétérinaires et le niveau de douleur est vérifié tout le long de l'expérimentation.
Choix des espèces
Le lapin de type Néo-zélandais a été choisi car c’est un animal qui présente un réflexe de toux, contrairement aux rongeurs. Des lapins de 3 mois seront utilisés car cet âge est optimal pour un bon fonctionnement des voies respiratoires avec des réflexes de toux présents.
Apprentissage de gestes techniques de base de zootechnie par des étudiants
- Formation professionnelle
Rats : 600
Lapins : 50
1250 animaux non-humains vont être utilisés, 600 souris, 600 rats et 50 lapins, dont 1190 tués à l'issue et 60 adoptés. Chaque souris ou rat sert de support à une vingtaine d'actes, injections, gavages, prélèvements de sang, tests comportementaux, chaque lapin jusqu'à cinquante, pour former des élèves techniciens animaliers, la mise à mort faisant elle-même partie des gestes enseignés et les corps servant ensuite aux dissections. Le porteur reconnaît que des élèves peu familiers des techniques peuvent provoquer hématomes, fausses routes ou perforations du tube digestif. Il indique commencer chaque séance par des méthodes de remplacement, cartons, fausses peaux, vidéos, mannequins, mais juge "impossible" de se passer totalement d'animaux vivants pour former du personnel.
Objectifs
Ce projet décrit les séances de travaux pratiques d'un programme d'enseignement secondaire destiné à la formation diplomante de techniciens animaliers. Le recours à l'animal vivant n'a lieu que dans le cadre global d'une progression pédagogique qui inclut bien d'autres moyens d'enseignement. Les élèves de notre formation doivent devenir des techniciens animaliers de laboratoire en 3 an avec une progression des apprentissages pratiques. Chacune de nos 3 classes sont divisées en 2 groupes d'élèves dont la progression est suivie par un enseignant. Les animaux utilisés changent entre chaque groupe de TP pour respecter des temps de repos définis. Les élèves réalisent les travaux pratiques en binomes, et ils sont noté individuellement dans l'acquisition de la théorie, de la connaissance de la technique et la réussite dans la réalisation de la technique. Quelle que soit l'espèce, chaque séance d'apprentissage se déroule de la même manière, une première partie est consacrée à l'explication des objectifs et des conditions de réalisations illustré par des vidéos ou des essais sur mannequins. Cette phase est nécessaire pour l'acquisition des automatismes. Elle permet également d'espacer les passages sur animaux vivants facilitant les encadrements. A terme, ainsi, nos élèves peuvent être embauchés dans les laboratoires de recherche animale, avec une dextérité suffisante, et une bonne connaissances des règles éthiques, pour réaliser les protocoles expérimentaux qui leurs sont demandés dans les meilleures conditions. Cette progression pédagogique bénéficie à la fois à la qualité des résultats pédagogiques et à l'amélioration du sort des animaux utilisés en recherche.
Bénéfices attendus
Lors de ce projet, les apprentissages permettent d'aborder et de réaliser différentes procédures expérimentales. Il a pour but de raffiner les procédures de prélèvement et d'injection afin d’éviter la souffrance des animaux, de réduire le nombre d’animaux. Les bénéfices sont multiples : le premier concerne l'objectif pédagogique puisqu'il s'agit de former des personnes compétentes et habilitées à travailler avec des animaux de laboratoire : les élèves formés deviennent des professionnels des techniques enseignées et donc peuvent réaliser les procédures dans des conditions normalisées pour le respect de l’animal. Le deuxieme bénéfice est d'inculquer la culture du soin qui est de faire prendre conscience aux jeunes que l'on travaille avec du vivant et que l'on doit tout mettre en œuvre pour favoriser son bienêtre et pour respecter totalement l'animal. Cette culture du soin tient également compte du manipulateur car un personnel à l'aise et en confiance car bien formé sera d'autant plus respectueux de l'animal.
Procédures
Le projet est prévu pour 5 ans avec un renouvellement total des animaux à chaque année scolaire. Les animaux sont donc utilisés entre septembre et juin en n+1. Durant cette période, ils participent au programme de formation des jeunes. Pour les 120 souris par année scolaire, chacune va participer au maximum à 20 interventions parmi la liste suivantes injection sous cutanée, intra péritonéale,intra musculaire, intra veineuse, gavage, prélèvement sanguin (Saphène, submaxillaire, sinus rétro orbitaire, caudale, cardiaque) et tests comportementaux Pour les 120 rats par année scolaire, chacun va participer au maximum à 20 interventions parmi la liste suivantes injection sous cutanée, intra péritonéale,intra musculaire, intra veineuse, gavage, prélèvement sanguin (Saphène, jugulaire, caudale, cardiaque) et tests comportementaux. Pour les 12 lapins par année scolaire, chacun va participer au maximum à 50 interventions parmi la liste suivantes injection sous cutanée,intra musculaire, intra veineuse, gavage, prélèvement sanguin (Saphène, auriculaire, cardiaque). L’ordre des actes peut varier en fonction des années et surtout de l’habilité des jeunes en vue de pratiquer les actes les plus simples en premier pour un meilleur respect de l’animal. Quelque soit l'animal, un délai minimum de 7 jours est respecté avant son utilisation lors d'une autre scéance de TP. Les séances de TP durent 1 h, et chaque animal est utilisé pendant quelques minutes, avec un nombre limité de tentatives pour chaque étudiant. Si l'élève échoue, l'a nimal est laissé tranquille.
Impact sur les animaux
Le maximum de précautions sont prises pour que les animaux ne subissent pas d’effets indésirables. Néanmoins, les élèves n'étant pas familiers des techniques enseignées, peuvent provoquer des nuisances sur les animaux. Elles peuvent être de différentes natures : stress du à des appréhensions des élèves , contention trop lache ou trop ferme, ou erreurs de manipulations pouvant conduire à des blessures (hématome, fausse route ou perforation du tube digestif) ou des douleurs (intramusculaire, intradermique) . Une autre source de stress peut provenir de la succession des actes invasifs même si des délais entre chaque acte sont respectés. D'autres nuisances peuvent également survenir, il s'agit des blessures infligés par des congénères Vu que les animaux sont surveillés et observés chaque jour, la détection d’un effet indésirable sur un animal conduit immédiatement à la mise en place d’une procédure adaptée : information au responsable, recherche de la cause de cet effet, avis vétérinaire si besoin, et si cela est possible : soulagement de l’animal sinon mise à mort pour éviter les souffrances inutiles.
Devenir
Chaque procédure correspond à une espèce, elles sont donc totalement indépendantes l'une des autres. Les animaux à l'issue de chacue des procédures ont le même sort quelque soit l'espèce. La plupart des animaux sont mis à mort pour différentes raisons. Les élèves doivent être formés sur les techniques de mises à mort. Les animaux morts sont réutilisés l'année suivante pour les dissections et les entrainements à la réalisation de points de suture. Un vide sanitaire de l'animalerie est ainsi possible pendant la période sans animaux permettant de maintenir un statut sanitaire propre. Une faible partie des animaux sont adoptés par les élèves car ceux qui sont en seconde et première doivent faire encore des stages en laboratoires animaliers. Il se pose donc des problème de logistique du à la quarantaine du personnel pour rentrer en zone.
Remplacement
Plusieurs méthodes sont utilisées pour éviter d’avoir recours aux animaux : La première consiste à travailler sur des supports inertes tels que des cartons, fausses peaux... qui permettent de s’entrainer à la manipulation des seringues et aiguilles pour trouver les bons angles, pour apprécier la force de pénétration de l’aiguille et pour rester fixe pendant la manipulation du piston. La deuxième méthode permet de visualiser la procédure grâce à la diffusion de vidéos réalisées en interne en précisant les difficultés et solutions. La troisième permet pour certaines manipulations de la réaliser plusieurs fois sur mannequins avant de passer sur animaux vivants. Quelle que soit la séance de TP, elle débute toujours par au moins une des méthodes de remplacement, mais il est impossible de remplacer totalement les animaux car l'apprentissage des gestes techniques pour former des personnes compétentes et habilitées nécessite de se confronter à des situations réelles où l'animal interagit. La vidéo est utilisée en amont mais également en aval de la manipulation. Cette dernière permet de pointer du doigt les difficultés de chaque apprenant pour qu'il prenne conscience de ses erreurs et qu'il les corrige pour les prochaines scéances.
Réduction
Comme chaque année de formation ne travaille pas sur la même espèce chaque semaine, nous pouvons considérer que nous formons 28 élèves par semaine les souris sont utilisées en actes invasifs pendant 20 TP nécessitant donc 120 souris par année scolaire Il en est de même pour les rats. Pour les lapins, le nombre de TP avec actes invasifs est de 15, les élèves travillent par binome et ou trinome permettant de réduire les animaux à 12 car entre chaque TP, au minimum, une semaine de repos est possible, le plus souvent, ce delai de repos est de 15 jours. De plus, le nombre d'actes invasifs est limité à 3 par TP et par animal. La rotation des espèces entre les années de formations et le suivi individuel des animaux permet de réduire au maximum le nombre d'animaux de chaque espèce.
Raffinement
Le raffinement peut être évalué grâce à plusieurs points par un suivi journalier avec sensibilisation à la détection des comportements des animaux et vérification des résultats des procédures précédentes par la mise en place d’un tableau de suivi individuel de chaque procédure réalisée sur l’animal, ce suivi individuel évite également l'utilisation des mêmes animaux car les apprenants prennent l'habitude de vérifier ceux qu'ils peuvent utiliser. Par un apprentissage progressif des techniques en commençant par les plus simples (identification, injection, prélèvement) ; par la prévention de la douleur pour des actes Par le recours à l’anesthésie pour des prélèvements sanguins difficiles (sinus rétro orbitaire, sub mandibulaire, jugulaire) Par le recours à des prélèvements sanguins tels que l’intra cardiaque sans réveil de l’animal Par une alternance des manipulations au cours des semaines Par un encadrement précis (14 élèves par tp) : surveillance rapprochée de l’enseignant pour des nouvelles procédures avec arrêt de la manipulation de l’élève si danger, aide à la réalisation dans les premiers temps (l'encadrant divisent le groupe en 2 pour pouvoir surveiller les actes de chaque apprenant) Par le travail en binôme pour une entraide et par la mise en place de tutorat entre élève lorsque l’enseignant a validé les compétences des élèves tuteurs Par la participation des élèves à la cellule de Bien être animal pour le développement de la culture du soin Par un suivi vétérinaire Par le respect de l’hébergement en groupe unisexe, les paramètres physicochimiques sont contrôlés et surveillés chaque jour. Si après une session de pratique, un animal présente des signes de douleurs ou présente des différences par rapport à son comportement avant la séance, il sera intégré dans un processus de suivi pour verifier régulièrement l'évolution des signes et prendre les mesures approrpiées (description des signes, chronologie de la surveillance avec délai entre chaque observation, avis vétérinaire..). Par le respect de points limite définis (nombre maximal d'utilisation avec acte invasif, delai entre les utilisation, perte de poids, changement morphologique du corps, masse, blessure, examination physique des yeux orifices, grille de score, …). En fonction du type de point limite atteint, trois possibilités de soulagement sont possibles : arret des actes invasifs, analgésie et soins pour soulager l'animal ou mise à mort immédiate en cas d'impossibilité de soulagement.
Choix des espèces
La souris, le Rat et le Lapin sont les mammifères les plus couramment utilisés en laboratoire de recherche. Nous formons nos élèves à l'utilisation de ces animaux, et pour cela que nous les utilisons. Nous recevons des animaux jeunes adultes, qui sont soit utilisés en travaux pratiques, soit mis à la reproduction. Par la suite, nous utilisons en général des animaux jeunes adultes parce que ce sont qui sont le plus couramment inclus dans des protocooles.