Les questions parlementaires
Nouveaux élevages de chiens et méthodes non animales
expérimentation animale
Question écrite n° 73229, Assemblée nationale, 18 février 2002
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de l'agriculture de s'opposer à la création de nouveaux élevages d'animaux pour les laboratoires et de soutenir les méthodes non animales.
2 demandes : réponse partielle à 2.
Une prise de position ferme contre la création de nouveaux élevages d'animaux destinés aux laboratoires.
Réponse partielle La réponse défend sans répondre : elle rappelle que les laboratoires doivent se fournir dans des élevages spécialisés déclarés, et ne dit rien des nouveaux élevages.
Un soutien au développement des méthodes non animales, comme le prévoient les législations française et européenne.
Réponse partielle La réponse cite des recherches en cours, le financement de la Commission, l'ECVAM et la CNEA, sans engagement de la France.
La fiche
Thèmes : élevages et provenance des animaux, méthodes sans animaux, opinion et associations · Espèce : chiens
- Auteur
- M. André Aschieri (Radical, Citoyen et Vert, Alpes-Maritimes (9e circonscription))
- Ministère interrogé
- agriculture et pêche
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 18 février 2002
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 8 avril 2002
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 73229 de M. André Aschieri, Assemblée nationale, JO du 18 février 2002)
M. André Aschieri attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'impérieuse nécessité de promouvoir des méthodes substitutives à l'expérimentation animale. Selon un sondage de l'IFOP, 89 % des Français prônent leur développement. Ils sont également 87 % à s'opposer à l'implantation en France de nouveaux élevages de chiens destinés aux laboratoires. Il lui demande une prise de position ferme contre la création de nouveaux élevages d'animaux destinés aux laboratoires et un soutien au développement des méthodes substitutives à l'expérimentation animale comme le prévoient les législations française et européenne.
La réponse
(Réponse du ministère : agriculture et pêche, JO du 8 avril 2002)
La France s'est dotée depuis de nombreuses années d'un arsenal législatif et réglementaire spécifique en matière de protection animale, notamment sur le fondement de deux articles fondamentaux du code rural (loi du 10 juillet 1976) : l'article L. 214-1 qui considère l'animal comme un être sensible et l'article L. 214-3 qui prescrit l'interdiction des mauvais traitements envers les animaux domestiques ou sauvages, apprivoisés ou tenus en captivité. Le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 relatif aux expériences pratiquées sur les animaux prévoit que les expériences sur les animaux sont licites à condition, notamment, qu'elles revêtent un caractère de nécessité et que ne puissent utilement y être substituées d'autres méthodes expérimentales. Dans certains cas, le recours à l'expérimentation animale peut être une obligation légale, pour évaluer, par exemple, la toxicité ou l'innocuité d'un produit donné. Elle est alors une étape obligatoire dans le processus qui va conduire à autoriser la mise sur le marché de ce produit. Les établissements d'expérimentation animale sont tenus de se procurer les animaux dont la liste est fixée par l'arrêté du 19 avril 1988 dans les établissements d'élevage spécialisés déclarés auprès des services vétérinaires départementaux. Des recherches sont effectuées pour mettre au point des méthodes substitutives. Ces méthodes doivent avoir pour principal critère d'offrir un niveau de sécurité et de protection de la santé de l'homme au moins aussi élevé que la procédure d'expérience précédemment pratiquée sur les animaux. La Commission européenne finance des recherches pour le développement des méthodes de substitution, validées ensuite par le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives situé à Ispra en Italie. La Commission nationale de l'expérimentation animale a été instituée auprès du ministère chargé de l'agriculture et de la pêche et du ministère chargé de la recherche afin d'émettre des avis et des propositions sur la mise en place de méthodes expérimentales permettant d'éviter l'utilisation d'animaux vivants. L'ensemble de ces mesures contribue de façon importante à la protection des animaux de laboratoire.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Dans le code rural (loi du 10 juillet 1976), l'article L. 214-1 considère l'animal comme un être sensible et l'article L. 214-3 interdit de maltraiter les animaux domestiques ou sauvages apprivoisés ou captifs.
- Le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 tient les expériences pour licites à condition, notamment, qu'elles "revêtent un caractère de nécessité" et qu'aucune autre méthode ne puisse utilement s'y substituer.
- Les établissements d'expérimentation doivent se procurer les animaux dont l'arrêté du 19 avril 1988 fixe la liste dans des élevages spécialisés déclarés aux services vétérinaires départementaux.
- Le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra (Italie), valide les méthodes de substitution dont la Commission européenne finance la recherche.
- La Commission nationale de l'expérimentation animale donne des avis sur les méthodes évitant l'utilisation d'animaux vivants.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Code rural, articles L. 214-1 et L. 214-3 (loi du 10 juillet 1976) texte juridique
- Décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 texte juridique
- Arrêté du 19 avril 1988 texte juridique
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).