
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2024-04-04 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-833457)
200 000 souris sur cinq ans, soit environ 40 000 par an issues d’un millier de cages de croisement, vont être utilisées dans des procédures déclarées d’un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit une fois dans sa vie une identification, piqûre pour tatouage des phalanges, poinçon d’oreille ou pose d’une puce, et un prélèvement de bout de queue pour lire son génotype, à partir de sept jours de vie. Le porteur signale un stress de courte durée pour les souriceaux comme pour leurs parents, une douleur légère au point de prélèvement, et « dans de très rares cas » une perte de sang hémorragique. Les souris porteuses du génotype recherché partent vers d’autres projets de recherche, les autres et les anciens reproducteurs sont tués, cet élevage étant présenté comme « nécessaire » à des projets déjà autorisés.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’unité de service met, à disposition de la communauté scientifique, un ensemble de prestations liées à l’utilisation de modèles animaux à des fins scientifiques. Des modèles rongeurs sont générés, hébergés, développés et maintenus dans les locaux, pour les besoins de la communauté scientifique qui, pour réaliser sa recherche fondamentale et biomédicale, doit disposer de modèles précliniques permettant de comprendre diverses fonctions biologiques dans les pathologies humaines (maladies immunitaires, métaboliques, infectieuses inflammatoires, cancéreuses, etc). Tous les animaux en zone d’élevage, sont uniquement présents pour établir des animaux d’intérêts qui seront ensuite restitués aux unités utilisatrices pour entrer en phase expérimentale dans une animalerie d’expérimentation, dans un projet de recherche déposé par leur soin. L’utilisation de rongeurs génétiquement modifiés nécessite d’avoir recours à un génotypage et donc de réaliser une biopsie caudale. Aucun signe de rejet maternel ou d’absence de tétée n’a été observé, après réalisation de cette procédure sur les souriceaux.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les bénéfices de ce projet sont : *réaliser une identification permanente de qualité sur les souris afin de les distinguer en fonction de leur génotype *réaliser une biopsie de qualité permettant un génotypage sans contamination croisée entre deux individus *identifier et récupérer une biopsie sur les souris de manière à optimiser au maximum le bien-être animal *permettre aux utilisateurs des équipes de recherche de faire un suivi individuel des animaux en fonction de leur génotype. L’élevage de ces animaux est nécessaire dans le cadre de nombreux projets scientifiques préalablement validés qui permettront de répondre à des questions scientifiques précises et aux enjeux de santé/société.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Chaque animal sera soumis une seule fois dans sa vie à une identification individuelle (piqûre pour tatouage au niveau des phalanges ou poinçon d’oreille ou piqûre pour puçage) et à un prélèvement caudale pour génotypage. Ces actes ne durent que quelques secondes. Dans de rare cas, un reprélèvement à l’oreille pourra être réalisé et ne durera que quelques secondes. Dans de rares cas, un prélèvement sanguin sera réalisé (1 seul fois dans la vie de l’animal, acte de quelques secondes).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Lors de la contention, les animaux peuvent ressentir un stress de courte durée lors de leur manipulation ainsi que pour les parents. De la douleur légère de courte durée peut être ressentie lors des prélèvements pour génotypage (biopsie caudale et pavillon de l’oreille) et au point de prélèvement pour les prélèvements sanguin. Dans de très rares cas une perte de sang hémorragique peut être observée.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux avec un génotype d’intérêt seront utilisés dans un projet de recherche autorisé par le ministère. Les autres animaux du mauvais génotype qui n’auront pas pu être utilisés dans d’autres projets seront euthanasiés par une méthode réglementaire adaptée à l’âge des animaux ainsi que les anciens reproducteurs. Les animaux passant dans les projets de recherche autorisés seront alors en utilisation continue. Les accouplements sont réalisés pour produire au maximum des animaux d’intérêt.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Actuellement il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Un organisme vivant est donc nécessaire pour mener à bien les divers projets scientifiques autorisés au sein de l’établissement. La souris est le modèle le plus utilisé par les chercheurs pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies. L’agrément de l’animalerie d’élevage ne concerne que les souris.
2. Réduction
L’établissement d’élevage lance environ 1000 cages de croisements de lignées par an pour lesquelles l’identification individuelle et le génotypage sont nécessaires. En considérant que chaque accouplement donne en moyenne 5 portées de 8 souriceaux/an, notre établissement générera environ 40 000 animaux qui devront être identifiés et génotypés par an. Le projet comprend donc 200 000 animaux sur 5 ans. Tous les animaux en zone d’élevage, sont uniquement présents pour établir des animaux d’intérêts qui seront ensuite restitués aux unités utilisatrices pour entrer en phase expérimentale dans une animalerie d’expérimentation, dans un projet de recherche déposé par leur soin. Les demandes d’accouplements sont donnés par les équipes de recherche via un logiciel de gestion de lignées afin d’accoupler les animaux des génotypes d’intérêt pour leurs projets de recherche. Le nombre d’accouplements lancés est systématiquement revu en fonction du nombre d’animaux déclarés dans les projets de recherche. Les animaux sans génotype d’intérêt seront réutilisés en priorité (projets d’autres équipes de recherche ou projet de tutorat).
3. Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, batônnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Si un animal se retrouve isolé de manière imprévue, il bénéficiera de deux enrichissements. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et quotidienne des animaux. Pour respecter la règle des 3R et le bien-être des animaux, des points limites ont été déterminés.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est le modèle le plus utilisé par les chercheurs pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies. L’agrément de l’animalerie ne concerne que les souris. Tous les souriceaux, mâles et femelles, seront principalement identifiés et génotypés à partir de 7 jours de vie (plus l’animal est jeune, moins la nociception est développée). Pour certains projets de recherche, il est déconseillé d’utiliser de la pâte à tatouer/encre de Chine qui pourrait migrer dans différents tissus ou encore de toucher aux phalanges des animaux. Dans ces conditions, l’identification après 15 jours de vie sera privilégiée.