Recherche fondamentale

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    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 450
Autres poissons : 330
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ 540
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Devenir
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 60
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 720

Anesthésiés cinq minutes, munis d'une puce d'identification implantée, mesurés, puis enfermés en cage trois semaines ou placés soixante-douze heures en respiromètre. 780 bars européens et soles communes juvéniles vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, 420 bars et 270 soles tués pour prélèvement d'organes, 30 bars et 30 soles relâchés après leur passage en respiromètre. Certains sont transportés moins de quatre heures hors de l'établissement pour être placés près d'une éolienne en mer, d'autres subissent deux mises à jeun de douze puis soixante-douze heures et six jours cumulés de bruit, l'enjeu étant de documenter les effets du bruit des parcs éoliens sur le comportement et la physiologie des poissons. Sur la réduction, le porteur écrit seulement que les effectifs tiennent compte de la variabilité individuelle, sans justifier le nombre retenu.

Objectifs

La France montre des ambitions importantes en matière d’éolien en mer, et souhaite développer massivement cette énergie. Face aux enjeux environnementaux, une meilleure compréhension des mécanismes d’impacts est essentielle pour améliorer la prise en compte du milieu marin dans le développement de cette activité. Aujourd’hui, on ne connaît pas encore très bien tous les effets du bruit sur les poissons. On sait que des bruits de très fortes amplitudes peuvent leur causer des problèmes de santé, comme des pertes d’audition ou des blessures. Mais avant de provoquer de blessures, le bruit peut déjà déranger les poissons : il peut les empêcher de bien communiquer, les stresser ou les forcer à changer de comportement. Par exemple, un poisson peut fuir une zone où il trouve habituellement de la nourriture ou où il se reproduit. Ces effets peuvent ensuite avoir des conséquences plus larges sur la santé et la reproduction de ces animaux. Il faut donc s'intéresser non seulement aux blessures visibles, mais aussi à ces effets indirects. Il est aussi possible que certains poissons s’habituent au bruit avec le temps, mais cela reste à étudier. Ce projet de recherche veut mieux comprendre les effets des éoliennes en mer sur les poissons, en étudiant deux espèces présentes dans les zones côtières où les éoliennes se développent beaucoup : le bar européen (Dicentrarchus labrax) et la sole commune (Solea solea). Le réchauffement climatique ajoute un autre problème : la température de l’eau augmente. Or, chez les poissons, la température environnementale influence leur température corporelle, et donc l’ensemble des processus physiologiques y compris leur fonction auditive. Plusieurs études suggèrent ainsi que la sensibilité auditive pourrait augmenter avec la température, mais cela reste encore peu étudié, surtout chez les espèces marines. C’est pourquoi ce projet va aussi s’intéresser à l’effet de la température sur l’audition du bar.

Bénéfices attendus

Les résultats à courts termes permettront de mieux évaluer les impacts de l'environnement sonore émanant de l'activité de l'éolien offshore sur la faune marine. Ces impacts sont généralement établis au travers des lésions physiologiques qu'ils génèrent sur la fonction auditive. Or, d'autres types d'effets qualifiés d'indirects, comme des modifications du comportement, des déséquilibres cellulaires en lien avec une situation de stress, ..., peuvent aussi être déclenchés. C'est sur ce type d'impacts que le présent projet est centré, en s’intéressant à deux espèces: le bar et la sole. Les résultats permettront d'établir à moyens termes des mesures de type 'Eviter, Réduire, Compenser' afin de réduire les effets néfastes sur les écosystèmes marins et la biodiversité.

Procédures

1/ 60 soles et 60 bars seront anesthésiés 1 fois pendant 5 minutes pour implantation d'une puce d'identification active et pour des mesures biométriques (poids, taille). Parmi eux, 30 soles et 30 bars seront ensuite exposés, de manière vigile et pendant 12 jours, à des enregistrements sonores (bruits éoliens). 2/ 240 soles et 240 bars seront anesthésiés 1 fois pendant 5 minutes pour implantation d'une marque d'identification active et pour des mesures biométriques (poids, taille). Les 480 poissons seront mis en cage 3 semaines (dont une semaine d'acclimatation), et parmi eux, 120 soles et 120 bars seront mis à proximité d'une éolienne offshore 2 semaines (donc exposés à du bruit). Transport de ces 480 poissons, en condition vigile, durée inférieure à 4 heures, une fois. 3/ 30 soles et 30 bars seront placés, en condition vigile, dans un respiromètre pendant 72 heures une fois. Ils seront soumis à 2 mises à jeun, l'une de 12 heures et l'autre de 72 heures et exposés à du bruit pendant 24 heures. Chaque individu sera anesthésié 1 fois pendant 5 minutes pour des mesures biométriques (poids, taille). 4/ 120 bars auront une mise à jeun de 12 heures une fois puis seront placés, en condition vigile, dans des arènes pendant 9 jours. Parmi eux, 60 seront, en plus, exposés à 6 jours cumulés de bruit en alternance avec 48 heures cumulées de silence pendant 8 jours consécutifs. Chaque individu sera anesthésié 1 fois pendant 5 minutes pour des mesures biométriques (poids, taille).

Impact sur les animaux

Un stress de très faible intensité et de très courte durée (moins de 5 minutes) pourrait être déclenchés par les manipulations associées aux biométries. Une angoisse de faible intensité (moins de quelques minutes) pourrait avoir lieu lors du réveil suite aux évènements d’anesthésie. Un stress modéré, une douleur et un prurit localisé de faible intensité durant les deux premiers jours pourraient être provoqués par l’injection des puces d'identification. Un stress de faible intensité et un risque faible de blessures mineures pourraient être provoqués lors de la manipulation et du déplacement des animaux hors de l'établissement utilisateur (durée d’environ 4 heures). Un stress de faible intensité lié à une limitation modérée de la mobilité des animaux lors de leur placement en respiromètre (72 heures) pourrait être observé. Une sensation de faim de faible intensité pourrait être induite par la mise à jeun des animaux pendant 84 heures, soit 12 heures avant transfert plus 72 heures en respiromètre. Un stress et une angoisse de faible intensité, voire une faible baisse d’appétit pourrait être induite en présence de bruit représentatif de l’environnement sonore produit par une éolienne en fonctionnement sur la durée de l’exposition (d’une durée variant entre 1 et 15 jours), ou de manière temporaire en cas de phénomène d’habituation.

Devenir

420 bars et 270 soles seront mis à mort pour effectuer le prélèvement de différents organes en vue d’une étude moléculaire complémentaire des paramètres de comportement mesurés sur les poissons vigiles exposés au bruit. 30 bars et 30 soles seront relâchés après le passage dans le respiromètre. Ce replacement sera effectué en accord avec le vétérinaire référent de l'établissement.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact de l’environnement sonore produit par l’activité de l’éolien offshore en conditions thermiques stables ou variables au travers d’analyses écophysiologiques et comportementales chez le bar et la sole. Aux vues des phénomènes biologiques étudiés (comportement) et de l’approche visée (écophysiologie intégrative) le projet requiert l’utilisation d’animaux vivants. Le recours à d’autres stratégies d’expérimentation telles que des études in vitro ne s’avère pas pertinent. Il n'existe pas encore de modèle in vitro ou in silico permettant d'évaluer l'impact sonore sur le développement des poissons

Réduction

Le nombre d’animaux par condition expérimentale a été évaluée de façon à prendre en compte la variabilité individuelle.

Raffinement

Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance régulière des animaux selon une grille de score qui aide dans le suivi des points limites stricts et précis et des critères d’intervention et d’arrêt suffisamment précoces. Un animal atteignant un des points limites définis nécessitant une intervention est pris en charge sans délai. Pour les anesthésies, l’utilisation d’un linge humide permettra de limiter la dessication et maintenir le poisson au calme et immobile. Un suivi sera effectué au réveil avec vérification de la reprise de la fréquence operculaire. Les volumes des diverses structures d’hébergement (bassins, claires, arènes, respiromètres) sont adaptés à la morphologie et à taille des individus ce qui leur permet de s’y mouvoir. Les biomasses sont largement inférieures à celle des milieux d’élevage dont sont issus les animaux. Ce sera également le cas pour les bidons utilisés pour le transport des animaux. L’oxygénation de l’eau pendant ces phases de transport sera assurée par un aérateur sur batterie. La teneur en oxygène sera vérifiée toutes les 2 heures. Les amplitudes sonores auxquelles seront exposés les animaux sont en deçà des seuils sonores connus pour engendrer des désordres physiologiques chez le bar et la sole.

Choix des espèces

Le bar européen a été ciblé du fait de son importance écologique et économique, et de sa dépendance vis à vis des habitats littoraux au vu de son cycle de vie qui en dépend en totalité ou en partie. Dans le souci d’une meilleure compréhension des effets, et d’une approche intégrée encore plus avancée, une espèce benthique (c'est à dire vivant sur le fond plutôt que dans la colonne d'eau) sera également considérée sur certaines des procédures, afin de transposer et de valider les approches et les effets qui auront pu être mis en évidence sur le bar. Il s’agira de la sole Solea solea. En effet, au vu de son écologie et sa tolérance au stress différentes, des stratégies de réponses variées et complémentaires sont attendues chez cette espèce benthique en comparaison des observations qui pourraient être faites chez le bar européen. C’est le stade juvénile qui sera ciblé. C’est à ce stade que ces 2 espèces se distribuent principalement dans les zones côtières, terrain d’installation privilégié des champs d’éoliennes.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Rats : 32
Lapins : 220
Cochons : 84
Souffrances
▲ 134
▲ 32
▲ 83
▲ 87
Devenir
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 336

Une chirurgie sous anesthésie de quarante-cinq minutes à une heure trente, puis cinq à huit administrations de produit de contraste, puis quatre à neuf séances d'imagerie de deux heures trente chacune. 336 rats, lapins et porcs vont être utilisés dans ces protocoles, dans des procédures allant du sans réveil au niveau de souffrance sévère. Deux des modèles se déroulent entièrement sous anesthésie sur quatre heures, sans reprise de conscience, pour mettre au point l'imagerie couleur K-edge de l'embolie et de la fibrose pulmonaires, le porteur indiquant que la création de ces modèles pathologiques se fait sans ajout d'animaux. Tous sont tués pour que leurs organes passent en microscopie et en histologie.

Objectifs

Certaines maladies pulmonaires, comme l'embolie pulmonaire et la fibrose pulmonaire, altèrent la respiration et peuvent mettre en danger la vie des patients. Pour mieux comprendre ces maladies et améliorer leur diagnostic, ce projet utilise un scanner médical avancé capable d’analyser la composition des tissus pulmonaires avec une grande précision. Cette nouvelle technologie nécessite la mise au point de nouveaux agents de contraste innovants. Pour cela, des études seront menées sur des modèles animaux dont l’anatomie pulmonaire est proche de celle des humains. La création des modèles animaux de pathologies pulmonaires nécessite une modification du projet initial sans ajout d’animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les techniques d’imagerie médicale pour mieux détecter certaines maladies pulmonaires. Grâce à l’utilisation de nouveaux produits de contraste, il pourrait permettre d’identifier plus précisément les zones touchées et d’obtenir des informations plus détaillées sur l’évolution de ces maladies. En apportant une meilleure visibilité des atteintes pulmonaires, cette avancée pourrait améliorer le diagnostic et le suivi des patients à l’avenir.

Procédures

Rats : 32 animaux ont subi 1 administration de produit sous anesthésie et 9 séances d’imagerie sous anesthésie (MODIFICATION 1h à J0 et 15 minutes à J1 et J7 ). Lapin : Modèle 1 (4h sans réveil) 101 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (durée 1h30), 5 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 7 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Modèle 2 J0 (3h) 119 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes), 5 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 6 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Modèle 2 J21 (3h) : 119 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes) 8 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 5 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Porcs : Modèle (MODIFICATION 4h sans réveil) 33 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (durée 1h30) 5 administrations de produit sous anesthésie, et 7 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). (MODIFICATION) Modèle 2 J0 (3h) 51 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes), 8 administrations de produit sous anesthésie, et 5 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). (MODIFICATION) Modèle 2 J21 (3h) : 51 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes) 5 administrations de produit sous anesthésie, et 4 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30).

Impact sur les animaux

Certaines étapes du projet peuvent entraîner un inconfort temporaire pour les animaux. Les injections et prises de sang peuvent provoquer une légère douleur passagère. La préparation de la peau pour la tonte peut générer un stress léger de courte durée. L’anesthésie et la chirurgie peuvent causer un stress modéré, parfois accompagné d’effets secondaires légers, comme une gêne respiratoire passagère. L'administration de certains traitements peut aussi entraîner une fatigue ou une diminution temporaire de l’appétit. 5.7. Quelles espèces est-il prévu d’utiliser? Quels sont le degré

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés car des organes doivent être prélevés pour analyse en microscopie, histologie.

Remplacement

Le projet se fonde sur l'imagerie du poumon grâce à de nouveaux agents de contraste. La faisabilité de ces agents de contraste à interagir avec l'organisme in vivo ainsi que de marquer les processus recherchés du projet (ventilation, perfusion, inflammation) est à ce jour inconnue. Avant d'utiliser des animaux vivants, des tests sont faits sur des poumons provenant de l'industrie alimentaire (lapins, cochons). Cela permet d'améliorer la précision des tests sur les animaux vivants et de réduire leur nombre nécessaire pour l’étude.

Réduction

Ce projet implique l'utilisation de 336 animaux dont une phase pilote sur la biodistribution et la biotolérances de 8 agents de contraste chez les rats. Pour les lapins, le nombre d'animaux a été calculé pour s'assurer qu'on puisse détecter des différences significatives dans les images, comme celles entre un animal malade et un animal en bonne santé. Cela permet de garantir que les résultats soient fiables. Pour les porcs un effort de réduction est entrepris puisque un certain nombre seront utilisés pour les 4 agents de contrastes et les 2 voies d’administration. Le nombre d’animaux a été déterminé en tenant compte de deux contraintes : la quantité d’agent de contraste nécessaire et les différences naturelles entre chaque individu observées dans les études précédentes. Les techniques d’imagerie non invasive, permettent de suivre les mêmes animaux dans le temps, réduisant le besoin de grands effectifs pour des études distinctes.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en collectivité, au sol dans des boxes (lapins et porcs) et des cages (rats) dédiés avec alimentation et eau ad libitum. Les animaux seront suivis de manière quotidienne, manipulés par le personnel de zootechnie pour réduire toute forme de stress. Ils seront pesés pour un suivi de gain de poids qui permettra le bon calcul des doses à administrées le jour de l’expérimentation. Les paramètres environnementaux de la pièce seront également relevés quotidiennement. Le raffinement est appliqué, par l’utilisation de boxes/cages enrichis : foin, abris, bâton et bloc de cellulose à ronger pour les lapins. Foin et jouets de différentes textures pour les cochons. Tunnel, abri, nid et bloc de bois à ronger pour les rats. Ceux-ci leur permettent d’exprimer au mieux leur comportement naturel. La règle de raffinement est aussi mise en place au cours de la procédure via des traitements analgésiques, anti-inflammatoires et une grille de suivi adaptés.

Choix des espèces

• Rat : stade adultes, 300 à 450 g, Choisi dans un premier temps pour les tests initiaux de faisabilité et pour sa taille qui est adaptée à la résolution du scanner. Ils permettent d’obtenir des données préliminaires avant de passer à des espèces plus proches de l'Homme. • Lapin : stade jeunes adultes, d’environ 3 à 6 mois, de 3-4 kg Choisi pour sa physiologie pulmonaire proche de celle de l'Homme, ce qui permet de simuler des conditions humaines avec des volumes respiratoires et sanguins comparables à ceux d'un enfant de 4kg. • Porc : stade jeunes adultes, d’environ 3 mois, ayant un poids entre 30 et 40 kg. Le porc est un modèle adapté pour la recherche clinique, car sa taille, son poids et son anatomie, notamment le système respiratoire, sont proches de ceux de l’Homme. C’est une espèce clé pour les tests précliniques qui visent à transposer les résultats chez l'Homme.

Développement d’anticorps chez le rat

(NTS-FR-821362v1 – 04/09/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Rats : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

La production d'anticorps destinés à des partenaires de recherche passe ici par l'immunisation de rats sur une période de 88 à 365 jours. 60 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tués en fin de projet par exsanguination sous anesthésie pour obtenir le maximum de sérum et prélever des organes. Chaque animal peut recevoir jusqu'à 12, 15 puis 10 injections selon les voies et subir jusqu'à 20 prélèvements sanguins, avec des boules inflammatoires sous-cutanées de moins de six millimètres dans une partie des cas. Le porteur présente ces anticorps comme des outils "essentiels" pour la recherche et le développement, et met en avant les centaines de publications de ses partenaires qu'ils ont alimentées.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de générer des anticorps à partir de rat. L’immunisation des rate est réalisées par voie sous-cutanée, intra-veineuse ou par intra-musculaire sur une période de 88 à 365 jours. Cette immunisation va nous permettre de générer des anticorps spécifiques de l’antigène d’intérêt. Ces nouveaux anticorps ainsi produit sont des outils essentiels pour le monde de la recherche et développement. Les résultats obtenus grâce aux anticorps générés que nous avons générés ont participé à l’avancée des connaissances scientifiques à travers plusieurs centaines de publications de nos partenaires.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la création de nouveaux anticorps monoclonaux et polyclonaux. Les anticorps jouent un rôle crucial dans la recherche scientifique et les applications thérapeutiques. Recherche Scientifique 1- Détection des protéines : Les anticorps permettent d’identifier et de mesurer certaines protéines dans des échantillons biologiques. 2- Analyse des cellules : Grâce à un marquage, les anticorps aident à reconnaître et à trier différents types de cellules. 3- Observation au microscope : Ils sont utilisés pour repérer des structures cellulaires. 4- Purification des protéines : Les anticorps permettent d’isoler des protéines d’intérêt à partir d’un mélange complexe. Applications Thérapeutiques 1- Traitements avec des anticorps monoclonaux : Utilisés contre le cancer, les maladies auto-immunes et certaines infections. 2- Thérapies ciblées : Les anticorps peuvent transporter des médicaments directement vers les cellules malades. 3- Neutralisation des micro-organisme : Ils peuvent bloquer l’action de virus ou de toxines bactériennes pour protéger l’organisme. 4- Stimulation du système immunitaire : Les anticorps peuvent renforcer ou réguler la défense immunitaire pour traiter certaines maladies, notamment le cancer. 5- Outils de diagnostic : Présents dans de nombreux tests médicaux, ils permettent la détection de différentes maladies. 1. . Les anticorps sont des outils puissants en recherche et en thérapeutique en raison de leur spécificité et de leur capacité à se lier à des cibles moléculaires précises. Leur utilisation continue de se développer, ouvrant la voie à de nouvelles approches pour la recherche fondamentale et pour le traitement de maladies.

Procédures

- Prélèvements sanguins sur animaux anesthésiés, environ 5 min, maximum 20 prélèvements. - Injection sur animaux anesthésiés, environ 1 minutes, maximum 12 injections. - Injection sur animaux anesthésiés, environ 1 minutes, maximum 15 injections. - Injection sur animaux anesthésiés, environ 20 seconde, maximum 10 injections. Exsanguination sous anesthésie, sans réveil.

Impact sur les animaux

Il existe plusieurs effets indésirables pouvant toucher les rats au cours de ces programmes de recherche : La préhension de l’animal lors des prélèvements et des injections pouvant entraîner un léger stress. Les injections sous-cutanées peuvent entrainer l’apparition d’une petite boule inflammatoire dont le diamètre ne dépasse pas 6 mm au maximum dans moins de 50% des cas l’apparition Pour les injections intra-musculaires, une très légère douleur pourrait avoir lieu lors de l’injection avec un adjuvant, une analgésie sera mise en place dans ce cas

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de projet afin d’obtenir le maximum de sérum et de pouvoir prélever des organes.

Remplacement

À ce jour, il n'est pas envisageable de remplacer le modèle in vivo chez le rat pour la génération des anticorps. En effet, la réponse immunitaire est un phénomène complexe qui implique la coopération de multiples types cellulaires, pour lequel il n'existe pas d'équivalent in vitro. Bien que des méthodes alternatives émergent, elles ne permettent pas d'obtenir des anticorps de qualité équivalente (propriétés et fonctions). Ces technologies de développement d'anticorps in vitro ne sont pas encore matures. Elles nécessitent un équipement spécifique et des réactifs adaptés et les chances de succès sont limitées, comme le démontre le faible nombre d'anticorps cliniques généré par ces approches alternatives.

Réduction

Le nombre de rat utilisé pour chaque expérimentation est réduit à un minimum de 2 animaux. Pour les anticorps polyclonaux, la purification des anticorps requiert une quantité conséquente de sérum, c'est pourquoi nous utilisons généralement 2 rats par immunogène. Pour les anticorps monoclonaux, nous immunisons 2 rats par immunogène. La réponse immunitaire variant d'une rat à l'autre et selon la nature des immunogènes, plusieurs rats sont nécessaires pour générer des anticorps monoclonaux de qualité.

Raffinement

Les rats sont logés dans des cages standard, en groupe (2 par cage). Ils bénéficient d'un enrichissement sous forme de tunnels pour améliorer leur environnement. Les animaux sont habitués au personnel pour réduire le stress. Le personnel est formé et sensibilisé à une manipulation douce des rats pour limiter le stress au maximum. De plus, ils sont anesthésiés à l'isoflurane 3% lors de chaque intervention pour minimiser la douleur et le stress.

Choix des espèces

Le rat montre une très bonne réponse immunitaire basée sur les anticorps. De plus de nombreux outils existent déjà pour l’utilisation des anticorps générés dans la recherche et le diagnostic. Nous utilisons des jeunes adultes (environ 7-8 semaines) car c'est à cet âge que la réponse immunitaire est optimale.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 67
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 31
▲ 36
Devenir
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 -
 67

Aucun acte n'est prévu sur ces souris avant leur mise à mort, la souffrance venant du cancer que leur génome modifié doit produire. 67 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, avec des douleurs attendues entre la seizième et la vingt-quatrième semaine, liées au développement du corticosurrénalome et de ses métastases. Il s'agit de créer une lignée invalidée pour une protéine dans les surrénales afin d'évaluer son rôle dans l'agressivité de ce cancer, les animaux des trois premières générations étant tués faute de porter le génotype recherché. Le porteur retient la souris parce que son génome et l'expression de ses gènes sont bien connus, et parce qu'il dispose déjà d'un modèle reposant sur l'invalidation surrénalienne de deux gènes suppresseurs de tumeurs.

Objectifs

Le corticosurrénalome est un cancer agressif avec environ 35 % des patients présentant des métastases au diagnostic. Le mauvais pronostic de ce cancer peut être attribué au manque de thérapies efficaces. En effet, un traitement curatif n'existe que pour les patients porteurs d’un corticosurrénalome de faible agressivité qui subissent une résection chirurgicale complète. Malgré des traitements lourds, les patients présentant une récidive ou une maladie métastatique, pour lesquels la chirurgie n’est pas une option, ont de faibles chances de survie à long terme. Des analyses préliminaires ont permis de mettre en évidence qu’une protéine est surexprimée dans les corticosurrénalomes de patients et que cette surexpression est associée à une diminution de la survie globale. Ainsi, l’objectif de ce projet est d’analyser l’implication de cette protéine dans la survenue et la progression métastatique des corticosurrénalomes. Pour répondre à cette question nous créerons une nouvelle lignée de souris présentant une invalidation de cette protéine dans les surrénales de notre modèle préclinique murin de corticosurrénalome métastatique et évaluerons l’impact sur le bien-être animal, le développement de tumeurs et de métastases.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet nous permettra de développer une lignée unique d’animaux génétiquement modifiés et cliniquement pertinente afin d’évaluer l’implication d’une protéine dans la survenue et la progression métastatique des corticosurrénalomes. Ainsi les résultats pourraient permettre de développer à terme des approches thérapeutiques ciblées et améliorer le traitement et la survie des patients.

Procédures

Aucune intervention n’est prévue sur les animaux avant leur mise à mort.

Impact sur les animaux

Des analyses préliminaires ont permis de mettre en évidence que la protéine d’intérêt est surexprimée dans les tumeurs avancées du modèle de souris étudié précédemment. Notre hypothèse de travail étant que la protéine joue un rôle dans l’agressivité et la progression tumorale nous attendons dans les souris de cette étude un phénotype dommageable moindre que celui du modèle précédent. Les nuisances suivantes sont à envisager entre 16 et 24 semaines : Douleurs liées au développement tumoral associé à des métastases. Tous les animaux seront étroitement surveillés par du personnel qualifié et sortis de l’expérience lorsqu’un point limite sera atteint.

Devenir

Les animaux des générations 1 à 3 permettant l’établissement de la lignée ne possèdent pas de génotype d’intérêt pour notre étude. Ils seront donc mis à mort à la fin de la procédure et différents organes prélevés pour faire des mises au point de techniques utilisées par la suite. Tous les animaux avec un génotype d'intérêt seront mis à mort à la fin de l’expérience pour la réalisation de différentes analyses histologiques et biochimiques permettant d’évaluer le rôle de la surexpression d’une protéine dans le développement du corticosurrénalome.

Remplacement

Afin d’éviter la douleur et l’inconfort à l’animal, nous souhaitons remplacer autant que possible les manipulations in vivo par des expériences de culture in vitro. Ainsi, le rôle de la protéine d’intérêt dans la prolifération et la survie des cellules tumorales sera évalué in vitro sur une lignée cellulaire de corticosurrénalome invalidé ou non pour la protéine. Cependant, le développement et la progression du cancer vers des stades avancés sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire (vascularisation, facteurs de croissance, système immunitaire périphérique…), et ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ainsi, la nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie in fine par le fait que le développement tumoral est un processus complexe impliquant de nombreux types cellulaires dont les interactions sont cruciales pour favoriser la progression de la tumeur. Pour ces raisons, des méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants n’apportent pas le même niveau d’information.

Réduction

Dans l’optique de réduire le nombre d’individus, les croisements pour générer les souris génétiquement modifiées déletées pour la protéine d’intérêt dans notre modèle murin de corticosurrénalome seront optimisés. De plus, les individus utilisés pour l’évaluation du bien-être animal seront réutilisés. Enfin pour chaque expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses simultanées, de sorte que les deux glandes surrénales de chaque individu soient utilisées. De même, le sang des animaux sacrifiés sera systématiquement recueilli afin de réaliser les analyses hormonales. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés, sur la base d’arguments statistiques valides.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi. Durant la procédure, nous veillerons au bien-être des animaux par l’ajout de plaques de papier à ronger et de maisons en carton ou polycarbonate, de tunnels en plastique ou de billes en inox. Le choix de l’enrichissement sera réalisé en fonction de l’état général de l’animal, par exemple en cas de développement d’une tumeur importante l’ajout de plaques de papier à ronger ou de bâtons en bois sera choisi à la place de tunnels qui pourraient blesser l’animal. De plus, du coton sera ajouté dans les cages pour faciliter le maintien de la température corporelle. Les animaux seront hébergés par groupes de 4 individus pour permettre le maintien d’un bien-être social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié, des points limites précis seront établis et les expériences seront arrêtées en conséquence.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines, y compris dans le domaine de l’oncologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins tumoraux mimant les cancers humains, incluant les corticosurrénalomes. La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris, ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. La lignée murine utilisée pour générer notre lignée déficiente pour la protéine d’intérêt dans la surrénale est un modèle préclinique murin pertinent de corticosurrénalome métastatique reposant sur l’invalidation surrénalienne de deux gènes suppresseurs de tumeurs mutés chez les patients portant les corticosurrénalomes les plus agressifs. Nous réaliserons nos analyses aux 3 stades de développement tumoral identifiés dans le modèle de corticosurrénalome métastatique. Un stade d’hyperplasie à 2 mois, un stade de corticosurrénalome agressif à 4 mois et un stade de corticosurrénalome métastatique à 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1282
Souffrances
▲ -
▲ 754
▲ -
▲ 528
Devenir
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 -
 -
 1282

Génétiquement modifiées, les souris de ce projet ne peuvent pas être placées ailleurs selon le porteur, qui prévoit leur mise à mort tout en indiquant que les génotypes en excès pourront servir à maintenir la colonie ou passer dans d'autres projets. Elles sont 1 282, dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère, une partie tuée par perfusion intracardiaque sous anesthésie terminale. Toutes subissent une biopsie de la queue pour génotypage, décrite dans le RNT comme provoquant une douleur aiguë et un stress de contention. Le porteur annonce quatre tests d'exploration des fonctions comportementales par animal, étalés sur plusieurs semaines et qualifiés de non invasifs et non douloureux, sans préciser lesquels.

Objectifs

Les troubles du neurodéveloppement (TND) concernent près d’une naissance sur 10 dans les pays développés. Ils constituent un groupe hétérogène d’atteintes du développement du système nerveux qui regroupe des maladies souvent invalidantes et avec peu de perspectives thérapeutiques, tels que des syndromes de retard mental, ou des déficits musculo-squelettiques. Ce projet a pour finalité l’étude en parallèle de trois gènes impliqués dans les TNDs. Notre objectif est 1) d'étudier les déficits comportementaux dans une lignée de souris porteuse d'une mutation inactivant un de ces gènes, pour mimer la pathologie humaine, et 2) de réaliser une cartographie de l’activité cérébrale dans les souris modèles pour ces trois gènes, au moyen de marquages histologiques validés lors d'une étude préalable. Cela nous permettra d’identifier les convergences de mécanismes pathologiques dans trois modèles de TND et donc de mieux comprendre la pathologie.

Bénéfices attendus

Les résultats de ces travaux permettront dans un premier temps de mieux comprendre les fonctions des gènes de notre étude, ce qui renforcera la connaissance des liens entre des perturbations au niveau cellulaire et les altérations comportementales chez la souris. En particulier, ce projet sera la première étude visant à étudier en profondeur les altérations cérébrales liées à un nouveau gène associé aux troubles du neurodéveloppement, imitant ce qui se passe chez les patients atteints d'un syndrome de déficience intellectuelle et autisme. Cette étude permettra également de mieux comprendre les troubles du neurodéveloppement et d'améliorer le conseil génétique aux familles.

Procédures

Les animaux subiront une biopsie avant le sevrage pour le génotypage (une seule fois, durée 1 minute environ). Les animaux seront soumis à des tests d’exploration des fonctions comportementales, non invasifs, et non douloureux, mais qui nécessiteront de manipuler régulièrement les animaux (4 tests prévus par animal, chaque test dure quelques minutes, les tests sont étalés sur plusieurs semaines). Ces procédures peuvent entraîner un stress léger. Certains animaux subiront une procédure sans réveil, sous anesthésie générale, d’une durée de 5 minutes environ.

Impact sur les animaux

Tous les animaux subiront une biopsie à la queue qui entraine une douleur aiguë et un stress au moment de la contention. Certains animaux reproducteurs pourront être isolés pour éviter les bagarres, entraînant un stress d’isolement social. Certains animaux seront soumis à des tests de comportement non invasifs mais qui entraînent un stress lié à la contention et la manipulation répétée. Certaines souris subiront une mise-à-mort par perfusion intra-cardiaque. Cette procédure est faite sous anesthésie gazeuse terminale, et est sans réveil.

Devenir

Les animaux sont des souris génétiquement modifiées, nous ne pouvons donc pas les replacer à l’issue de ce projet. Par conséquent les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Ce projet a pour objectif de mieux caractériser les altérations comportementales dans des modèles animaux mimant un trouble du neurodéveloppement d'origine génétique, et d’identifier des égions différentes du cerveau qui répondent de façon anormale à la stimulation. En préalable à ce projet, nous avons réalisé des expériences in vitro validant notre hypothèse sur les gènes impliqués ce qui permet de nous assurer que l’étude est pertinente. L’approche in vivo est une nécessité afin d’aborder des troubles complexes de la cognition et du comportement. Nos modèles permettent de réaliser des expériences qui ne peuvent pas être reproduites in vitro telles que des tests des fonctions cognitives ou du comportement social.

Réduction

Les accouplements seront optimisés afin de produire strictement le nombre nécessaire d’animaux et dans la mesure du possible pour que tous les génotypes puissent être utilisés dans les études ultérieures, soit dans le groupe expérimental, soit dans le groupe contrôle. Il y a toujours une possibilité que certains génotypes soient retrouvés en excès, dans ce cas les animaux pourront être utilisés pour maintenir la colonie ou pour d’autres projets avec les mêmes lignées. Nous pourrons utiliser certains animaux qui ont subi uniquement des tests de comportement non invasifs pour réaliser une autre procédure, complémentaire, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux utilisés dans les procédures est limité au minimum nécessaire pour déterminer la significativité statistique des résultats, et a été choisi par un test de puissance statistique sur la base de notre expérience préalable. Pour le test de sociabilité, utilisant en plus des congénères étrangers, nous aurons recours si possible à des animaux déjà présents dans l’animalerie, dans le but de ne pas utiliser d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Pour l'ensemble des procédures, nous avons défini des points limites prédictifs et précoces afin de prédire au mieux et le plus tôt possible des manifestations conduisant à la mise en place de traitements ou à l’arrêt de la procédure. Les animaux sujets aux tests de comportement seront acclimatés à la salle de test au préalable afin de réduire le stress causé par un nouvel environnement. Les différents tests seront réalisés avec un temps de pause suffisant entre chaque test pour limiter un stress éventuel des animaux. A noter que les tests de comportement ne sont pas invasifs et ne portent pas atteinte à l’intégrité de l’animal.

Choix des espèces

Le cerveau de la souris est très proche du cerveau humain dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin est un modèle animal reconnu dans le cadre des études des pathologies neurodéveloppementales tels l’autisme et/ou les déficiences mentales. Les tests seront réalisés chez des animaux jeunes adultes, idéalement entre 60 et 90 jours mais cet âge peut différer légèrement selon la disponibilité des animaux et la composition des cohortes. En effet, cet âge correspond à l’âge auquel nous avons préalablement identifié des altérations du comportement des souris dans d'autres lignées.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 154
Souffrances
▲ -
▲ 154
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▲ -
Devenir
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 154

Trois chimiothérapies du cancer du sein, administrées ensemble, vont être testées sur les ovaires de 154 souris femelles de six semaines, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Toutes seront tuées à des délais échelonnés pour compter les cellules reproductives de leurs ovaires. L'acte infligé tient en une injection unique de moins de cinq secondes, saline chez les témoins, et le porteur indique que la combinaison des trois molécules pourrait induire une toxicité cardiaque ou intestinale jamais évaluée. Sur le remplacement, il décrit des cultures d'ovaires entiers testées lors d'études préliminaires et jugées inexploitables, tout en précisant que ces données n'ont jamais été publiées.

Objectifs

Le dépistage précoce des cancers et les progrès de leurs traitements ont considérablement augmenté les taux de survie des jeunes patientes. Cependant la fertilité après la guérison est souvent très affectée. La préservation de la fertilité est donc un enjeu majeur dans la prise en charge de ces patientes. Dans l’ovaire de la femme, le stock des cellules de la reproduction est fixé tôt au cours de la vie et ne cesse de décroître jusqu’à la ménopause. Les effets de la chimiothérapie conduisent à une réduction drastique de ce stock, ce qui se traduit par une infertilité. Dans le cadre du cancer du sein, les patientes reçoivent habituellement une combinaison de plusieurs chimiothérapies. Les médicaments les plus couramment utilisés dans le cadre du cancer du sein sont au nombre de trois et sont administrés en même temps chez les femmes. Chaque médicament exerce, en plus de son action anti-cancéreuse, un effet néfaste sur les ovaires. Ces effets ont été étudiés, pour chaque médicament de manière indépendante, dans des modèles de souris mais l’effet toxique sur les ovaires de la combinaison de ces 3 médicaments, n’a jamais été étudié. Ce projet vise à explorer l’effet de cette association de trois chimiothérapies sur l’ovaire de souris. Nous utiliserons la souris comme modèle d’étude car l’expérimentation est impossible chez la femme. L’impact sur le stock de cellules de la reproduction sera étudié ainsi que les mécanismes par lesquels ces médicaments agissent pour le détruire. Les animaux recevront une seule injection soit d’une solution saline en guise de contrôle, soit d’un volume égal contenant la combinaison des trois médicaments. Les souris seront euthanasiées différents temps après le traitement et l’impact de la chimiothérapie combinée sur les ovaires sera évalué. L'exécution du projet ayant pris du retard, il est nécessaire d’en prolonger l’autorisation. Le nombre d’animaux reste inchangé.

Bénéfices attendus

L’amélioration de la compréhension des mécanismes impliqués dans la gonadotoxicité de la chimiothérapie permettra l’identification de molécules limitant l’impact négatif de ce traitement sur les ovaires. Les résultats de ce travail sont une étape essentielle avant de tester des traitements spécifiques pour prévenir la gonadotoxicité des chimiothérapies combinées habituellement utilisées dans le cancer du sein.

Procédures

Une injection de moins de 5 secondes

Impact sur les animaux

Les différentes drogues ont été testées individuellement sur des souris et n'ont pas provoqué d'effet indésirable notable. Bien que cela n’ait jamais été évalué, il est possible que la chimiothérapie combinée (Epi/Cy/5-FU) induise une certaine toxicité cardiaque et/ou intestinale chez les animaux.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés

Remplacement

L’ovaire est un système complexe composé de cellules de la reproduction et d’autres cellules qui communiquent entre elles. L’étude de l’effet de l’administration d’une combinaison de chimiothérapies sur les cellules de la reproduction ne peut être réalisée que sur un organisme vivant. Il n’existe pas de modèle cellulaire qui permettent de reproduire ce qui se passe dans l’ovaire. Des modèles de culture d’ovaire entier ont été testés lors d’études préliminaires, mais le tissu ovarien après culture ne permet pas d’évaluer le nombre de cellules de la reproduction ni leur croissance. Ces données n'ont jamais été publiées. Il n’existe donc pas de modèle in vitro reproduisant la structure et la physiologie ovarienne permettant de récapituler les mécanismes induits par la chimiothérapie. L’objectif final de ce projet est de trouver une nouvelle thérapie pour limiter l'impact de la chimiothérapie sur les ovaires chez la femme atteinte de cancer. Pour cela, nous devons tout d’abord déterminer le mécanisme de toxicité de la combinaison de chimiothérapie sur l’ovaire ce qui nécessite de réaliser des expériences in vivo chez la souris.

Réduction

Nous limiterons le nombre d’expériences et de souris. Il est essentiel d'utiliser le plus petit nombre d'animaux possible sans nuire à la fiabilité des résultats. Une réflexion biostatistique a été intégrée à la construction du projet

Raffinement

Les souris sont hébergées dans une pièce avec un cycle 12 h jour/12 h nuit en présence d'enrichissement dans la cage. La température est maintenue à 22°C, l'accès à la nourriture et à l'eau est libre. Chaque jour, l'état des animaux est contrôlé par les personnes en charge de l’étude et/ou le personnel de l'animalerie. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

La souris est un animal dont les étapes de la physiologie ovarienne sont bien établies. Les souris femelles seront utilisées à 6 semaines juste après la puberté pour avoir une réserve ovarienne importante et des follicules en croissance.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Souris : 984
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 864
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 984

Une chirurgie d'amincissement du crâne ouvre la voie à l'imagerie du cerveau au microscope biphotonique à travers l'os, pendant quatre-vingt-dix à cent quatre-vingts minutes. 984 souris vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées ensuite pour prélever leur cerveau. Il s'agit de suivre les contacts entre astrocytes et vaisseaux sanguins corticaux à cinq stades, de 7 à 60 jours après la naissance, une des lignées présentant un retard de développement pouvant aller jusqu'à des calcifications cérébrales et des troubles moteurs. Le RNT chiffre à 864 les souriceaux d'un ou quatre jours recevant une injection sous-cutanée et à 864 les souris subissant l'amincissement du crâne, pour un effectif total déclaré de 984.

Objectifs

Le système nerveux central, dont fait partie le cerveau, est composé de plusieurs types cellulaires : les neurones, mais également les cellules gliales dont les astrocytes. Ces derniers sont reconnus comme des acteurs essentiels à la physiologie cérébrale et impactés dans de nombreuses pathologies. Ils interagissent notamment avec les vaisseaux sanguins où ils participent à la régulation des fonctions vasculaires, comme l’intégrité de la barrière hématoencéphalique (BHE). Ils forment ainsi avec les vaisseaux l’unité gliovasculaire (UGV), qui est perturbée dans l’ensemble des maladies touchant le cerveau. Parmi les déficits actuels en santé publique, les pathologies liées au développement du cerveau et à l’établissement de ses capacités plastiques, comme les troubles du spectre autistiques, les maladies neurodéveloppementales ou psychiatriques, ont une place importante. Cependant les étiologies de ces maladies sont encore largement méconnues. En particulier, un possible rôle des astrocytes reste à démontrer. Une des raisons pour cela est le manque de connaissance sur les dynamiques de l’unité gliovasculaire au cours de la vie et les interactions entre les astrocytes et le système vasculaire cérébral. Cette étude permettra de caractériser les mécanismes de plasticité des contacts astrocytaires sur les vaisseaux sanguins corticaux dans de multiples conditions de développement physiologiques et pathologiques à l’aide d’analyses histologiques et d’enregistrements dynamiques en temps réel par vidéomicroscopie. Cela permettra une meilleure compréhension des dynamiques de l’unité gliovasculaire et du rôle des astrocytes au cours de la vie. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs. Cette étude nécessite l’utilisation de 984animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre d'apporter un éclairage nouveau sur les dynamiques et les fonctions de l’unité gliovasculaire, dont les défauts sont un facteur important des pathologies neurodéveloppementales et neuropsychiatriques.

Procédures

2 types d’interventions sont prévues dans ce projet : 1. Injection en stade périnatal : un réactif est injecté en voie sous-cutanée chez des souriceaux nouveau-nés de 1 ou 4 jours. Cette intervention n’est réalisée qu’une seule fois. Elle est sans douleur et ne nécessite pas d’anesthésie. Elle est effectuée dans l'EU1.Nombre d’animaux concernés : 864 (durée : 1min). 2. Procédure d’amincissement du crâne et imagerie in vivo au microscope biphotonique : Les souris subiront une intervention chirurgicale d’amincissement du crâne pour permettre l’enregistrement du signal fluorescent par microscopie biphotonique à travers l’os. L’intégralité de la procédure est faite sous anesthésie et analgésie. Elle est effectuée dans l'EU2. Nombre d’animaux concernés : 864. (durée : 90 à 180 min).

Impact sur les animaux

Une des lignées de souris présente des caractéristiques dommageables pouvant entrainer des nuisances, notamment un léger retard de développement pouvant aboutir sur des altérations du système visuel et cardiovasculaire ainsi que l’apparition de calcifications cérébrales pouvant engendrer des problèmes moteurs chez certains individus. Certains lots de souris subiront des interventions chirurgicales qui peuvent entrainer des effets modérés (douleurs post-opératoires) qui seront minorées par l'administration d'analgésiques.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés après chaque procédure afin de récupérer leur cerveaux pour faire les analyses.

Remplacement

L’expérimentation animale sur un système murin est essentielle, car nous ne pouvons le remplacer par un système in vitro où il est impossible de recréer les multiples interactions cellulaires d’un système complexe en développement. Il n’existe pas non plus d’autres modèles à l’heure actuelle permettant de répondre à nos questions biologiques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Nous ne possédons pas assez de données pour réaliser une analyse de puissance. Ainsi, le nombre d’animaux utilisés dans ce projet (nombre d’animaux par expérimentation : 5) a été évalué au regard de nos données antérieures et de la littérature disponible.

Raffinement

Les élevages sont effectués en groupe avec enrichissement de l’environnement et toutes les précautions sont assurées afin de respecter au mieux le bien-être animal. Les nouveau-nés subissant une injection feront l'objet d'une surveillance accrue pendant la procédure et les jours suivants . Dans le cas des pups remis en cage avec leur mère, les manipulations des animaux seront limitées autant que possible afin d’éviter leur rejet par la mère. Pour chaque intervention pouvant générer de l’inconfort ou de la souffrance, une procédure avec des points limites gradés a été mise en place. En particulier, des points limites intermédiaires permettant la mise en place de soin aux animaux sera mise en place évitant la mise à mort des animaux. Pour tout protocole nécessitant une anesthésie, des analgésiques seront coadministrés pour limiter toute souffrance chez l’animal. Le personnel est formé sur l’ensemble de la prise en charge des animaux (gestion optimale de l’élevage, actes de chirurgie ou d’injection intrapéritonéale, gestion de l’anesthésie/analgésie, analyse des points limites).

Choix des espèces

La souris partage 98% de son génome et permet ainsi dans la majorité des cas de pouvoir mimer une pathologie humaine via des modèles génétiquement modifiés. De plus cette espèce de petite taille présente une courte durée de gestation et génère un grand nombre de petits dans ses portées, ce qui en fait un modèle mammifère idéal. Les différentes étapes du développement cérébral et sa plasticité chez la souris étant bien décrites et similaires à l’humain, ce modèle est approprié à la recherche neurodéveloppementale. Les animaux seront utilisés à 5 stades développementaux postnataux : 7, 15, 21, 30 et 60 jours après la naissance. Ces stades correspondent à des moment clés du développement cérébral et en particulier des astrocytes et de leurs interactions avec les vaisseaux sanguins.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 132
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 132
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 132

Faire pousser un mélanome sous la peau de souris pour mesurer le rôle d'une protéine dans la réponse aux immunothérapies : 132 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée, toutes tuées à l'issue. Chaque souris reçoit sous anesthésie gazeuse une injection de cellules tumorales dans le flanc, une injection de lymphocytes dans une veine, puis trois injections d'un médicament dans l'abdomen. Sa tumeur est mesurée trois fois par semaine, avec une contention que le porteur décrit comme un stress léger, et une gêne possible autour de la tumeur. Les points limites sont annoncés comme précoces et prédictifs sans être précisés, et les tumeurs, rates et ganglions sont prélevés après la mise à mort.

Objectifs

Le mélanome, cancer de la peau le plus agressif, reste une maladie de mauvais pronostic malgré l’avancée révolutionnaire que constituent les immunothérapies du cancer. Notre projet vise à comprendre le rôle d’une protéine exprimée par les cellules immunitaires, dans la réponse à ces traitements. Pour ce faire, nous utiliserons des souris porteuses d’une ablation ou d’une sur-expression de notre protéine d’intérêt, afin de déterminer l’impact de ces modifications sur la progression du mélanome.

Bénéfices attendus

Nos travaux pourraient mettre en évidence un biomarqueur de réponse aux immunothérapies du cancer ainsi qu’une possible cible thérapeutique.

Procédures

Injection sous-cutanée dans le flanc, sous anesthésie gazeuse, de cellules tumorales (1x 2 minutes/souris) – Injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse, de lymphocytes (1x 2 minutes/souris) – Injection intrapéritonéale de médicament (3x 30 secondes/souris)

Impact sur les animaux

Les volumes tumoraux sont évalués trois fois par semaine et nécessitent une contention de quelques secondes, pouvant engendrer un stress léger. Les injections peuvent entraîner des douleurs courtes au site d'injection. Possible douleur légère ou gêne autour de la tumeur.

Devenir

Afin d’effectuer des analyses sur les tumeurs, rates et ganglions lymphatiques, les souris seront mises à mort et ces tissus seront prélevés pour analyse. Ceci permettra de documenter la fonction de la molécule d’intérêt non seulement dans la croissance tumorale mais aussi dans la composition et distribution du microenvironnement immunitaire.

Remplacement

Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d'expériences in vitro et in silico qui suggèrent un rôle de notre protéine d’intérêt dans l’activité anti-tumorale des cellules immunitaires. Néanmoins à notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les cellules tumorales, immunitaires et leur microenvironnement, ne peuvent actuellement pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.

Réduction

Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Notre analyse statistique a priori se base sur des données bien établies de la littérature.

Raffinement

Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. De plus un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs (3 fois par semaine), et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris, via notamment l’anesthésie gazeuse et un anesthésique local. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, tunnel en carton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage. En cas d’altération du bien être ou de perte de poids limitée, de la nourriture liquide et de l’eau gélifiée pourront être utilisées. En cas de douleur détectable, un analgésique sera administré.

Choix des espèces

Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence de différents modèles de mélanomes , de souris transgéniques, et de protocoles bien établis dans la littérature, nous permettant de mesurer le rôle de la molécule d’intérêt dans l’efficacité des immunothérapies.. Les méthodes de scoring et les points limites sont également très bien établis. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, ce qui correspond à un état de maturité du système immunitaire. L’âge sera homogène dans chaque procédure.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 166
Souffrances
▲ -
▲ 52
▲ 114
▲ -
Devenir
 -
 -
 76
 90

76 souris seront transférées vers un autre projet, le porteur estimant le stress subi ici négligeable, et les autres seront tuées pour analyse de leurs tissus. 166 souris vont être utilisées au total, 52 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 114 dans des procédures modérées. Certaines sont opérées pendant deux heures à deux heures trente puis reçoivent trois injections, d'autres tiennent le rôle de souris stimulus et restent enfermées sous une coupelle pendant quatre séances de dix minutes, immobilisées, pendant qu'une congénère est observée. L'objet déclaré est de comprendre les bases neurobiologiques des difficultés sociales dans un modèle murin d'autisme, un travail que le porteur relie à l'inclusion des personnes neurodivergentes dans la société.

Objectifs

L’autisme est une condition neurodéveloppementale qui touche environ 3 % des enfants. Les déficits de la cognition sociale en constituent l’une des caractéristiques fondamentales et incluent, par exemple, une difficulté à accorder une importance appropriée aux signaux sociaux. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les bases neurobiologiques de ces altérations, afin de favoriser une compréhension approfondie de ces troubles et de proposer des approches thérapeutiques susceptibles d’améliorer la cognition sociale ainsi que l’intégration des personnes autistes dans la société.

Bénéfices attendus

L’autisme touche environ un enfant sur 31. Il s’agit d’une condition permanente ayant un impact significatif sur l’intégration sociale, professionnelle et éducative tout au long de la vie des personnes concernées. Une meilleure compréhension des modifications neurobiologiques à l’origine des difficultés spécifiques rencontrées par les personnes autistes pourrait conduire à de nouvelles approches thérapeutiques visant à atténuer les symptômes ou à en améliorer la prise en charge. Ces interventions pourraient avoir un effet positif sur la qualité de vie des personnes autistes ainsi que sur celle de leurs familles. Ce projet s’intéresse aux déficits en communication sociale, qui constituent l’une des caractéristiques diagnostiques principales de cette condition. Il offre ainsi l’opportunité de mieux comprendre l’autisme et de contribuer à l’enrichissement des connaissances sur la manière dont notre société peut devenir plus inclusive et accueillante envers les personnes neurodivergentes.

Procédures

Les animaux seront soumis à un test comportemental d’une durée de 22 minutes. Certains d’entre eux subiront une intervention chirurgicale d’une durée comprise entre 2 heures et 2 h 30, ainsi que des injections répétées (trois injections d’environ 20 secondes chacune). Par ailleurs, certains animaux seront confinés dans une coupelle pendant le test, pour un maximum de quatre séances de 10 minutes chacune, soit un temps total maximal de 40 minutes.

Impact sur les animaux

Certains animaux subiront une intervention chirurgicale susceptible d’entraîner une altération temporaire du bien-être dans les heures ou les jours suivant l’opération. Les effets indésirables potentiels incluent un inconfort, une fatigue, une douleur transitoire, un risque d’infection et une perte de poids. Ces animaux recevront également trois injections, chacune impliquant une contention de courte durée (20 secondes). Cette contention peut induire un stress modéré. Par ailleurs, certains animaux seront utilisés comme souris stimuli dans le cadre du test de préférence sociale. Cela implique leur confinement dans une zone restreinte à l’intérieur d’une coupelle pendant toute la durée de chaque session (10 minutes). Ce confinement limite leur capacité à se déplacer librement, ce qui peut également constituer un facteur de stress modéré.

Devenir

Certains animaux seront réutilisés dans le cadre d’un autre projet, le niveau de stress engendré par la procédure étant considéré comme négligeable. D’autres seront mis à mort, et leurs tissus seront utilisés pour des analyses anatomiques.

Remplacement

Notre projet porte sur les altérations des circuits neuronaux affectant la communication sociale dans un modèle de maladie neuropsychiatrique. Pour cela, nous avons besoin d’un organisme intact, capable de riches échanges sociaux tels qu’on les observe chez les espèces mammifères. Nous avons également besoin de circuits neuronaux fonctionnels et d’une organisation cérébrale comparable à celle des sujets humains. Pour ces raisons, nous ne pouvons pas réaliser ces expériences sur des organoïdes ou des cellules isolées. Il n’est pas non plus possible de mener ces études chez une population clinique, en raison de la nécessité d’approches invasives. Les rongeurs sont évolutivement proches des humains, et les souris, en particulier, sont largement utilisées en neurosciences car elles sont sensibles aux modifications génétiques. De plus, il existe des paradigmes comportementaux bien établis qui nous permettent de comparer notre travail à celui d’autres laboratoires. Nous ne pouvons pas non plus utiliser des animaux d’une sensibilité moindre (comme les mouches), car ils ne possèdent pas la complexité des réponses comportementales sociales requises pour explorer cette problématique.

Réduction

La conception expérimentale rigoureuse de notre projet permettra de réduire au minimum le nombre d’animaux nécessaires à l’exploitation statistique des résultats. Pour estimer ce nombre de manière précise, nous avons sollicité l’avis d’experts et consulté la littérature scientifique dans le domaine. Par ailleurs, nous avons intégré des études pilotes dans notre plan expérimental, afin d’évaluer la faisabilité technique de certains aspects du projet.

Raffinement

i) Surveillance quotidienne. ii) Vérification de l’état de l’animal avant et après chaque expérience ou manipulation. iii) Perfectionnement des procédures chirurgicales afin de réduire les risques de douleur ou de souffrance : utilisation d’un gel oculaire pour prévenir le dessèchement des yeux, et d’un tapis chauffant pour maintenir la température corporelle. Utilisation systématique d’anesthésiques et d’analgésiques lors de chaque intervention chirurgicale. iv) Mise en place de soins préventifs en post-opératoire : administration de sérum physiologique, distribution de nourriture humide déposée au sol de la cage. v) Habituation préalable à la salle de comportement. vi) Hébergement en groupe avec mise à disposition de matériel de nidification. vii) Définition de points limites spécifiques et de mesures conservatoires pour chaque phase de la procédure. viii) Intégration continue des techniques de raffinement : formation régulière des expérimentateurs, consultation de ressources pédagogiques en bien-être animal, et sollicitation d’experts du domaine.

Choix des espèces

Notre projet porte sur les altérations des circuits neuronaux affectant la communication sociale. Pour cela, nous avons besoin d’une espèce capable de riches échanges sociaux, tels qu’on les observe chez les mammifères. Nous avons également besoin d’une espèce présentant une organisation cérébrale similaire à celle des sujets humains. Les rongeurs sont évolutivement proches des humains, et les souris, en particulier, sont largement utilisées en neurosciences car elles sont sensibles aux modifications génétiques. De plus, il existe des paradigmes comportementaux bien établis qui nous permettent de comparer notre travail à celui d’autres laboratoires. Âge des animaux utilisés : Pour le test de préférence sociale : des animaux adultes (8 à 10 semaines) seront utilisés. Cet âge a été choisi afin d’assurer la cohérence avec les études antérieures, et parce que les circuits neuronaux sont matures à ce stade. Pour les interventions chirurgicales : les animaux seront opérés entre 5 et 7 semaines, afin de permettre une récupération complète avant les tests comportementaux, et pour des raisons techniques liées à la manipulation des circuits neuronaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 775
Souffrances
▲ -
▲ 320
▲ 245
▲ 210
Devenir
 -
 -
 -
 775

Issues de l'élevage du laboratoire pour les lignées génétiquement modifiées, achetées à un fournisseur pour les témoins, 775 souris vont être utilisées et toutes tuées pour analyse. 320 subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger, 245 un niveau modéré et 210 un niveau sévère. 210 souris reçoivent une injection ou subissent une chirurgie destinée à provoquer un choc septique qui dure jusqu'à cinq jours et peut les tuer, 245 autres sont opérées pour un test de coagulation sous anesthésie sans jamais se réveiller, et le génotypage se fait sur des souriceaux d'une semaine. Sur le remplacement, le porteur affirme que les études in silico ou in vitro ne peuvent répondre aux questions posées et que le recours au modèle animal reste "indispensable".

Objectifs

La vasorine (Vasn) est une protéine impliquée dans diverses signalisations cellulaires. Une forme circulante peut se retrouver dans la circulation sanguine. La Vasn pourrait être impliquée dans des syndromes rénaux, des troubles osseux ou plus généralement des maladies cardiovasculaires. Récemment, l’utilisation de deux modèles de souris génétiquement altérés pour la vasorine a permis de mieux comprendre le rôle de la Vasn sur la fonction et la structure vasculaire. L’un des modèles permet l’extinction de l’expression de la Vasn dans l’ensemble des tissus et l’autre modèle uniquement au niveau des cellules musculaires lisses vasculaires. En complément, nous renforcerons notre étude par la mise en place d'un 3e modèle Vasn dans les cellules endothéliales afin d’étudier son rôle dans la dysfonction endothéliale. Il est important de continuer à caractériser le rôle de la Vasn et sa fonction physiologique dans le système cardiovasculaire. D’autre part, des analyses sur l'expression de l'ensemble des gènes, l'expression de l'ensemble des protéines de nos modèles ainsi que l’analyse de sérum de patient en choc septique nous indiquent que la Vasn pourrait être impliquée dans le maintien de la fonction vasculaire, de la coagulation et d’empêcher ainsi la dysfonction d’autres organes au cours du sepsis. Brièvement, nous avions observé dans nos modèles des signes assimilables au syndrôme vasoplégique (baisse de la pression artérielle, de la vasoréactivité), une implication de la Vasn dans les processus de coagulation et le maintien du métabolisme . Ces divers éléments sont rencontrés dans le choc septique et nous ont conduit parallèlement à créer une cohorte clinique dont les premiers résultats semblent indiquer une modulation de synthèse de la Vasn circulante au cours de ce dernier. Nous souhaiterions étudier quels mécanismes seraient en jeu au cours de ces phénomènes dans des modèles murins de sepsis exprimant ou non la Vasn. Nos objectifs sont donc : 1-continuer d’étudier plus profondément l’impact de la délétion de la Vasn dans la physiologie cardiovasculaire; 2-d’étudier le rôle de la Vasn dans l’hémostase; 3- appliquer un choc septique aux souris afin d’y évaluer l’implication de la Vasn et le potentiel thérapeutique que pourrait représenter l’injection de la Vasn soluble après induction du sepsis.

Bénéfices attendus

Nos espérances pour ce projet sont multiples. En effet, nous souhaitons confirmer et approfondir des résultats générés à l’aide des autorisations précédentes. Nos précédents résultats ont donné plusieurs pistes qui sont désormais à l’étude (stress oxydatif, métabolisme, troubles de l’hémostase…) qui donneront à plus long terme des solutions potentielles à mettre en place en clinique humaine, dans le sepsis notamment, afin d’améliorer la survie des patients.

Procédures

Toutes les souris génétiquement altérées (402) auront une injection quotidienne d'une molécule pendant 3 jours afin d'induire la délétion de la Vasn (arrêt de la production naturelle). 80 souris auront une injection de Vasn (60 contrôles, 20 animaux génétiquement altérés) et seront euthanasiées pour prélèvement. 245 souris subiront un test de coagulation sous anesthésie générale gazeuse sans réveil (115 contrôles, 130 animaux génétiquement altérés). Pour l'induction du choc septique, 105 souris auront une injection de molécules induisant un sepsis et 105 autres souris subiront une chirurgie. Le choc septique sera d'une durée maximum de 5 jours. En dehors des souris insérées dans les volets d'étude concernant la coagulation et le sepsis, les autres souris pourraient être évaluées en échographie sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Le génotypage peut engendrer du stress et une douleur le temps du geste (quelques secondes). Il est fait sur des souriceaux d'une semaine pour limiter la douleur. La mesure de pression artérielle contraint l'animal dans un tube de contention pour une durée d'environ 15 minutes. La mise en place de l'anesthésie gazeuse (pour l'échographie, l'injection de tamoxifène et l'induction du sepsis) peut générer du stress chez l'animal. Toutes les injections (tamoxifène, LPS, vasorine, anesthésiques et analgésiques) peuvent provoquer une douleur transitoire. Dans cette étude, les nuisances principales concernent les animaux dont on va provoquer le choc septique (chirurgie ou injection). Ces animaux vont développer une réponse immunitaire aigüe qui pourra conduire à une douleur et au décès de l’animal. Néanmoins, les souffrances générées par ces procédures seront contenues dans un temps restreint (maximum 5 jours).

Devenir

Tous les animaux entrés en procédure seront euthanasiés pour analyse post-mortem.

Remplacement

La sévérité et la complexité des désordres cardiovasculaires causés par la délétion de la Vasn ne sont pas encore totalement décrits et les mécanismes à la base de ces désordres ne sont pas encore clairement élucidés. La vasorine ayant un rôle très complexe et étant exprimée dans de nombreux tissus et organes, les répercussions de sa délétion sont nombreuses et restent à étudier. En conséquence, les études in silico ou in vitro ne peuvent à l’heure actuelle répondre aux questions fondamentales et l’utilisation de modèles animaux reste indispensable.

Réduction

Le nombre d’animaux alloués dans chaque protocole a été calculé sur la base de la variabilité interindividuelle observée dans diverses études publiées par notre équipe. Un effectif minimum de 10 à 15 animaux par groupe est nécessaire afin de rendre les données statistiquement exploitables. Nos tests statistiques comparent les différences générées entre tous les groupes d'une expérience, une sous-analyse groupe à groupe est réalisée grâce au test non paramétrique. Cependant, le design de l’étude permet dans les protocoles envisagés de cumuler plusieurs types d’évaluation sur les mêmes animaux. Pour l'étape 1, mesures de pression non-invasive, échocardiographies réalisées à divers temps après induction de la délétion de la Vasn des animaux et suite à la mise à mort en fin de protocole, une banque de sérum et de tissus sera constituée afin de pouvoir développer des projets annexes sans nécessité supplémentaire de générer de nouveaux animaux. L’incorporation des animaux selon la reproduction et le génotypage permettra de générer analyses statistiques régulières afin de limiter le nombre d’animaux par groupe lorsque la significativité sera atteinte. Pour les étapes 2 et 3, des analyses statistiques intermédiaires, lorsque les groupes auront cumulé 5 animaux chacun, permettront si les statistiques sont significatives de stopper l’inclusion de nouveaux animaux et de réduire ainsi par 2 les animaux nécessaires à ces études. De même, de nombreuses expérimentations seront réalisées sur les mêmes animaux, limitant ainsi le recours à des animaux supplémentaires. En fin d'étapes 2 et 3, le plasma et les organes de ces animaux nourriront la banque de prélèvements biologiques de cette étude.

Raffinement

Les animaux génétiquement altérés proviendront de notre élevage et seront incorporés dans les procédures au fil des portées. Selon les besoins, des souris contrôles proviendront d’un fournisseur. Dès lors, une période d'acclimatation de 7 jours sera mise en place à l'arrivée des souris, avant leur entrée dans le protocole. Les conditions d'élevages seront optimisées afin d'offrir aux animaux un maximum d'éléments environnementaux leur permettant de reproduire la majorité de leurs comportements naturels qu'ils soient hébergés en groupe (enrichissement du milieu de stabulation avec des frisettes pour la confection de nids, des cylindres en cartons pour se cacher, et des bûchettes) ou seuls (cas envisagé uniquement s’il est impossible de réintroduire l'individu dans un autre groupe). Les chirurgies seront réalisées sur des souris anesthésiées par injection anesthésiante et analgésiante. L'analgésie sera maintenue suite à l’induction du sepsis par chirurgie et pourra être renouvelé quotidiennement si l'état de l'animal le nécessite. L’état général des souris est surveillé jusqu'au sacrifice (5ème jour après l'injection) par une pesée quotidienne et la recherche de signes de souffrance (observation visuelle, de signe de fuite ou de défense à la manipulation, automutilation, posture inhabituelle). Toute perte de poids supérieure aux limites fixées entraîne le sacrifice de l’animal. Des nids végétaux seront placés pour permettre à l'animal de s'isoler s'il le désire. Les animaux montrant des signes de souffrance recevront des soins adaptés. Les animaux ayant atteint les points limites définis dans les procédures seront euthanasiés.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur un modèle de souris car c’est le modèle le plus utilisé, le plus accessible et reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique pour la génération d’animaux génétiquement alterés. La délétion de la Vasn sera induite avec des animaux au stade adulte (dès 8 semaines) comme lors de nos études ayant obtenues les autorisations précédentes. L’objectif est de poursuivre ces études et de les mettre en lien. L'induction de la délétion pourra être faite jusqu'à 1 an de vie.

Le rôle des astrocytes dans le sommeil

(NTS-FR-172168v1 – 04/09/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 630
Souffrances
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▲ 480
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Devenir
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 630

Une partie des souris utilisées est immunodéprimée pour accepter la greffe d'astrocytes humains, et le porteur indique que 15 % d'entre elles développent spontanément un lymphome du thymus, avec compression des voies respiratoires ou de l'œsophage, amaigrissement, anémie et hypoactivité. 630 souris vont être utilisées, 480 dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée et 150 dans des procédures sévères. Entre 25 et 30 jours de vie, 600 d'entre elles reçoivent une injection dans une région profonde du cerveau sous anesthésie pendant 30 à 45 minutes, quinze se voient implanter des électrodes, trente subissent six injections d'un agent bloquant la division cellulaire, et une partie est privée de sommeil pendant quatre heures. Toutes sont tuées une fois les mesures de sommeil terminées, pour prélever leur cerveau.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'élucider le rôle fonctionnel des astrocytes, cellules gliales non neuronales, dans la régulation du sommeil. Une meilleure compréhension de ces mécanismes est essentielle pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et permettre à terme le développement de nouveaux traitements visant à améliorer le sommeil sur le plan qualitatif et quantitatif. Environ une personne sur trois souffre de troubles du sommeil, pour lesquels il n’existe encore aucun traitement ciblé et efficace sur le long terme. Le noyau préoptique ventrolatéral (VLPO) est une région du cerveau qui joue un rôle central dans l’induction et le maintien du sommeil. Cette région contient des neurones, qui inhibent les centres de l’éveil, et d’autres cellules, des astrocytes, en forme d’étoiles, qui régulent la transmission de l’information entre les neurones. Récemment, nous avons observé que ces astrocytes grandissent au cours du sommeil et se rétrécissent au cours de l’éveil. Leurs changements de forme modifient leurs contacts avec les neurones et leurs synapses et ainsi participent à la régulation de leur activité et donc du sommeil. Chez l’humain, les astrocytes sont beaucoup plus grands et complexes que chez les rongeurs. Ainsi, ils réalisent jusqu’à dix fois plus de contacts synaptiques, ce qui les rend plus efficaces. Récemment, il a été montré qu’une greffe d’astrocytes humains dans un cerveau murin accélère la maturation corticale et améliore ses performances d’apprentissage. Nous avons donc émis l'hypothèse qu’en modifiant le nombre d’astrocytes, ou leurs propriétés dans le VLPO, nous pourrions impacter le sommeil pour l’altérer ou le renforcer. Pour tester cette hypothèse, nous réaliserons soit une réduction du nombre d’astrocytes, par des approches virales ou pharmacologiques, ou alors nous en augmenterons le nombre, en réalisant des greffes d’astrocytes de souris, ou nous augmenterons leur efficacité, en réalisant des greffes d’astrocytes humains. Cette approche permettra d’étudier l’impact fonctionnel de l'augmentation du nombre ou de la complexité des astrocytes sur l’activité neuronale, la dynamique des réseaux et le sommeil.

Bénéfices attendus

La mise en œuvre de ce projet permettra de mieux comprendre le rôle fonctionnel des astrocytes dans la régulation du sommeil. De plus, il permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, ce qui permettra le développement de nouveaux traitements pour améliorer le sommeil, dont les troubles affectent une personne sur trois. Plus largement, ce projet permettra de mieux comprendre comment les interactions entre astrocytes et les neurones, ce qui pourrait permettre de mieux comprendre d’autres comportements que le sommeil.

Procédures

Au cours du projet, chaque animal sera exposé à un maximum de deux actes sous anesthésie : (i) une injection spécifique et contrôlée dans le noyau préoptique ventrolatéral (greffe de cellules ou vecteur viral) d’une durée moyenne de 30–45 minutes (600 souris concernées) ; (ii) pour un sous-groupe restreint destiné aux enregistrements polysomnographiques, l’implantation d’électrodes, réalisée une seule fois et durant environ 60 minutes (~ 15 souris concernées). Un lot de 30 souris recevra en outre six injections systémiques d’un agent bloquant la division des cellules < 1 minute chacune) réparties sur deux semaines. Les autres interventions sont non invasives : enregistrements du sommeil (10 jours au total) et une session unique de privation douce de sommeil de 4 heures, suivie d’un rebond de 2 heures.

Impact sur les animaux

1. douleur ou inconfort post-opératoire 2. risques liés à l'anesthésie 3. réactions immunitaires et rejet de la greffe 4. altération du comportement et stress 6. altération négative du sommeil. 6. Il est possible que les souris immunodéprimée développe spontanément un lymphome thymique (dans 15 % des cas) dû à l’absence de système immunitaire. Cela peut induire des nuisances à l’échelle locale, telles que la compression des voies respiratoires, du péricarde ou de la veine cave, ainsi que la compression de l’œsophage. À l’échelle systémique, cela peut se manifester par un amaigrissement progressif, de l’anémie, de la fatigue, de l’hypoactivité et de l’hypercalcémie.

Devenir

À la fin de chaque étape, les animaux sont traités de façon adaptée à la fois aux besoins scientifiques et à leur bien-être. Les souris qui reçoivent une injection cérébrale locale, un traitement médicamenteux ou une greffe ne subissent qu’une seule intervention majeure ; une fois les mesures de sommeil terminées, une mise à mort est effectuée pour prélèvement du cerveau pour des études post-mortem. Ainsi, chaque souris contribue pleinement à nos objectifs scientifiques tout en étant protégée d’un stress ou d’une douleur superflue. Ces procédures sont essentielles car elles représentent la seule façon d’obtenir une meilleure compréhension du fonctionnement du sommeil, étape essentielle au développement de nouveaux traitements pour l’améliorer.

Remplacement

À ce jour, aucun modèle in vitro ou in silico ne permet d’étudier la dynamique du sommeil, en particulier les interactions fonctionnelles entre astrocytes et neurones au sein du VLPO, une région clé dans l’initiation du sommeil. Le recours à l’animal est donc indispensable. Le modèle murin a été choisi, car il constitue un modèle de choix pour les études de sommeil. En effet, la souris présente du sommeil lent et du sommeil paradoxal, comme chez l’humain. De plus, cette région est très profondément enfouie dans le cerveau, et est donc plus accessible chez la souris. Enfin, ce modèle permet l’utilisation de lignées transgéniques essentielle à la mise en œuvre de notre projet pour la réalisation de greffes cellulaires, dans un environnement immunodéprimé, et offre des outils génétiques spécifiques permettant l’identification précise des circuits neuronaux impliqués dans le sommeil lent. Notre objectif est d’explorer le rôle des astrocytes dans la modulation du sommeil. Cette approche expérimentale ne peut pas être abordée par d’autres méthodes disponibles à ce jour.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés sera minimisé autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Nous utiliserons les mêmes souris pour les expériences de polysomnographie que pour les analyses de morphologies afin de réduire le plus possible le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Nous avons mis en place des opérations aussi courtes et douces que possible, combinées à une anesthésie et des antidouleurs efficaces ; chaque souris est vérifiée tous les jours, logée dans une cage confortable avec nid et jouets, et protégée par des critères d’arrêt très stricts.

Choix des espèces

Nous travaillons chez la souris, un modèle de référence pour l’étude du sommeil, car elle possède, comme l’humain, des phases de sommeil profond et de sommeil paradoxal. Elle offre aussi une grande palette de lignées spécialisées : des souris fluorescentes pour localiser la région d’intérêt, des souris immunodéficientes qui ne provoquent pas de rejet de greffes, et des souris ayant un fond génétique permettant des techniques spécifiques et ciblées. De plus, la petite taille des souris limite les volumes de produit injecter, ces animaux se reproduisent rapidement et en nombre. Toutes les manipulations intracérébrales sont réalisées sur des jeunes animaux âgés de 25 à 30 jours. À cet âge, le cerveau a déjà atteint sa structure définitive, mais il reste suffisamment plastique pour que les cellules greffées s’y intègrent efficacement ; la fenêtre est donc idéale pour tester nos hypothèses. Enfin, travailler sur un âge unique réduit le nombre total d’animaux requis.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 876
Souffrances
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▲ 876
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Devenir
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 876

Dix ponctions sanguines mensuelles dans la veine temporale, de un mois à dix mois de vie : une partie des 876 souris de ce projet subira ce suivi, dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée. Toutes seront tuées, la majorité des analyses se faisant après la mort. Le porteur veut comprendre comment la baisse d'une protéine de recyclage des cellules sanguines, observée avec l'âge, favorise les maladies du sang. Les souris sont gardées jusqu'à 24 mois pour suivre ce vieillissement, et toute anomalie au point de ponction, abcès, gonflement ou perte de poils, entraîne une mise à mort immédiate.

Objectifs

Ce projet a pour objectifs d'étudier l'importance d’une protéine impliquée dans la dégradation et le système de recyclage des cellules sanguines. Ce recyclage est très important pour la fabrication des cellules du sang. Lors du vieillissement cette protéine diminue, et nous savons que les cellules du sang sont moins efficaces et moins bien renouvelées. C’est aussi au cours du vieillissement qu’apparaissent certains maladies du sang. Le but de ce projet est de mieux comprendre l’importance de la dégradation et du recyclage dans l’apparition des maladies du sang.

Bénéfices attendus

Les bénéfices sont une meilleure compréhension des processus de fabrication des cellules sanguines au cours du vieillissement. Les connaissances acquises grâce à ces modèles de souris nous permettront à moyen terme une meilleure prise en charge des patients du diagnostic jusqu’au choix du traitement de la maladie sanguine.

Procédures

Une partie des animaux subit un prélèvement sanguin mensuel, de l’âge d’un mois à dix mois. Ce geste, réalisé avec une aiguille très fine, dure environ deux minutes, contention comprise, et permet de prélever un petit volume de sang. Une légère pression est appliquée sur le point de ponction pour arrêter le saignement.

Impact sur les animaux

La suppression de notre protéine d’intérêt dans les cellules du sang mime la perte d’expression de la protéine au cours du vieillissement chez l’Homme. Nous nous attendons à reproduire chez ces souris des désordres dans la composition du sang, telle que la diminution des globules rouges. Ces désordres se présentent chez les personnes âgées comme des maladies sans signes cliniques et/ou souffrance particulières. Le diagnostic se fait la plupart du temps au regard d’une prise de sang caractérisée par une diminution de certains types de cellules. De fait durant une grande partie de la vie des souris les effets indésirables attendus concernent 1. l'état des souris vieillissantes (aspect général, mobilité, qualité du poil). 2. Les prélèvements sanguins pour les souris en suivi ; avec une douleur brève et de faible intensité. 3.la fragilisation possible des souris pouvant favoriser l’apparition d’infections.

Devenir

La majorité des expériences seront réalisées sur les animaux après les avoir euthanasiés. Seule une faible partie de ces souris seront suivies pendant 10 mois grâce à des pesées, et des prélèvements pour l’analyse de leur sang.

Remplacement

C’est dans la moelle osseuse que se déroule la fabrication de l’ensemble des cellules composant le sang. C’est un processus très complexe impliquant divers types de cellules. La moelle osseuse constitue un environnement riche dans lequel ont lieu des interactions très complexes qu’il est aujourd’hui encore impossible de reproduire in vitro. Afin de démontrer que la diminution de notre protéine d’intérêt induit des désordres au niveau du sang, nous avons besoin d'avoir recours à des animaux. Grâce à ces animaux nous avons une chance de mimer le plus justement possible les désordres observés chez l’homme, et donc plus de chances de trouver de nouvelles alternatives thérapeutiques.

Réduction

Les analyses statistiques ont pour but de déterminer le nombre d'animaux minimum nécessaires à l'observation de l'effet que nous voulons démontrer dans le sang. Il est important de noter que les suivis sanguins mensuels sont menés sur les mêmes animaux prévues pour les expérimentations post-mortem (après la mort) de manière à utiliser le moins d’animaux possible dans le cadre de ce projet.

Raffinement

Concernant les souris en suivi, seul un nombre limité de souris seront manipulées mensuellement, nous permettant de suivre l'évolution du poids de l'aspect et de la numération sanguine au cours des 10 premiers mois de vie. Ce suivi nous permettra de mettre en évidence des modifications précoces de paramètres sanguins susceptibles de varier au cours de l'apparition des désordres hématologiques induits par l'invalidation de notre protéine d'intérêt. L'objectif à terme étant d'adapter les points limites de nos modèles murins pour garantir un suivi exhaustif, prédictif et donc d'améliorer le bien-être des souris. Pour limiter le stress lors du suivi, et notamment lors du prélèvement ; la ponction s'effectue au niveau de la veine temporale, c'est un geste rapide ne nécessitant qu'une simple contention. Chaque mois avant le prélèvement la vérification de l’aspect du point de ponction est vérifié (absence d’abcès, de gonflement, perte de poils…), si la moindre anomalie est notée la souris sera automatiquement euthanasiée. Lorsqu'elles sont manipulées les souris sont soulevées à l'aide d'un support (igloo présent dans la cage) pour pallier aux blessures engendrées lors de leur manipulation par la queue uniquement. En termes d'élevage, les cages de plusieurs males seront régulièrement enrichies par des bâtonnets de bois pour diminuer l'agressivité.

Choix des espèces

Nous utilisons des souris d'une souche largement employée en recherche biomédicale pour sa génétique bien caractérisée, sa grande homogénéité et sa disponibilité commerciale. Leur cycle de reproduction court et leur facilité d’élevage permettent de constituer rapidement des cohortes importantes et standardisées. Cette souche est bien documentée dans la littérature, ce qui facilite la comparaison avec d’autres études. Les animaux étudiés ont entre 3 et 24 mois, ce qui permet de suivre l’évolution du phénotype en lien avec le vieillissement. L’inclusion de souris âgées jusqu’à 24 mois est essentielle pour étudier les processus physiologiques et pathologiques associés à l’âge. Le gène d’intérêt étant localisé sur le chromosome X, les deux sexes sont inclus dans les protocoles.