Recherche fondamentale

9815 contenus, page 217 sur 818
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 448
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 448
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 448

Une injection de virus dans la région de l'œil, sous anesthésie, ouvre le protocole pour 448 souris, dont la moitié porte des mutations reproduisant la maladie d'Alzheimer. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis tuées à sept mois pour prélever leur sang et leur cerveau. L'injection peut provoquer un saignement oculaire et une inflammation, avec œil fermé et écoulement. Le porteur annonce quatre tests comportementaux de 8 à 70 minutes portant sur l'exploration et la mémorisation, sans préciser lesquels.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer MA est une maladie neurodégénérative, au cours de laquelle les cellules du cerveau dégénèrent. Elle affecte environ 1 million de personnes en France et il n’existe aucun traitement efficace à ce jour. Notre activité de recherche est dédiée à l'étude des mécanismes cellulaires impliqués dans la MA. L’objectif est de comprendre le fonctionnement de cette maladie, afin de trouver des moyens d’action dans le système nerveux qui permettront de ralentir le développement de la MA.

Bénéfices attendus

L’objectif final est d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes par la MA. Les bénéfices à plus court terme, concernent d'une part la compréhension des mécanismes de fonctionnement de la MA et d'autre part de trouver des moyens d’action sur le système pour réduire le développement et l’agressivité de la MA.

Procédures

Les jeunes adultes de 3 mois recevront une injection unique (durée une minute) sous anesthésie gazeuse, d'un virus qui a pour effet de retarder l'apparition des symptômes de la MA. A l'âge de 6,5 mois, les animaux subiront 4 tests comportementaux dont la durée varie entre 8 minutes et 70 minutes. La finalité de ces tests consiste à étudier l'activité d'exploration et la mémorisation. A la fin de la procédure, tous les animaux seront anesthésiés en vue d'un prélèvement sanguin et d'une perfusion.

Impact sur les animaux

L'injection du virus est susceptible de provoquer un stress lié à la manipulation de l'animal, un saignement oculaire, une inflammation (oeil fermé, écoulement oculaire...). Les tests comportementaux peuvent être à l'origine de stress de courte durée qui s'atténuera avec la fréquence des séances d'habituation des animaux.

Devenir

A l’issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie générale profonde pour réaliser des prélèvements de sang et de tissus cérébral à des fins d'histologie. Ceci permettra de comprendre les mécanismes impliqués dans la maladie d'Alzheimer.

Remplacement

Bien que des progrès considérables aient été faits dans la modélisation des pathologies à l’aide de systèmes cellulaires et moléculaires innovants, ces modèles ne fournissent que des informations très partielles. Il est encore à ce jour indispensable d’utiliser des animaux pour mieux appréhender la complexité des interactions cellulaires et moléculaires et développer de nouvelles thérapies adéquates pour traiter des maladies neurodégénératives comme la MA. En ce sens, nous développons aussi des approches expérimentales in vitro dont les résultats doivent dans tous les cas être confortés in vivo. L’efficacité de futurs traitements originaux doit se traduire par une amélioration biologique/histologique et comportementale dans des modèles murins, notamment le modèle souris de la MA. Ces souris représentent un modèle de choix pour l’étude de la maladie car elles développent rapidement une MA expérimentale (dès 2 mois), laquelle est similaire à celle observée chez l’homme.

Réduction

Le nombre de lots expérimentaux et d'animaux au total : souris Contrôles (mâles+ femelles) n= 7 groupes x32 souris = 224 - souris modèle Alzheimer (mâles+ femelles) n= 7 groupes x32 souris = 224 Soit 448 animaux. Ce nombre d'animaux a été réduit à son minimum pour pouvoir être validé d’un point de vue statistique notamment pour les études comportementales, d'autant que nous travaillons sur des souris issues de plusieurs reproductions.

Raffinement

Les souris seront hébergées sous environnement contrôlé, dans des cages enrichies (dômes en papier, nids végétaux à base de fibres courtes de coton). Une observation quotidienne des animaux sera effectuée pour s’assurer de leur bien-être. Au cours de l'injection dans la région de l'oeil, chaque souris sera préalablement anesthésiée et recevra une goutte de collyre (anesthésie locale). Suite à l'injection, une attention particulière sera accordée aux yeux lors de l'observation quotidienne afin d'identifier de possibles effets indésirables (œil fermé, saignement, inflammation, écoulement oculaire…). Toutes les évaluations de l'état des animaux seront faites selon une grille d'évaluation adaptée. Préalablement aux tests comportementaux, les souris seront habituées à la préhension et à l'expérimentateur.

Choix des espèces

Les souris constituent des modèles de choix pour notre travail car elles sont couramment utilisées comme modèles de la MA, ainsi que comme modèle pré-clinique pour tester les effets in vivo de molécules thérapeutiques potentielles. Pour nos études, nous utiliserons des souris sauvages et des souris génétiquement modifiées modèle de la maladie d’Alzheimer. Les animaux seront utilisés à 4 stades : 1) Stade jeune adulte 3 mois, dans lequel une injection sera faite, permettant ainsi l’expression des variants de protéines d’intérêt dans les neurones. 2) Stade adulte 4 mois afin de tester des stades intermédiaires sans participer aux tests comportementaux. 3) Stade adulte à l’âge de 7 mois. Cet âge représente une phase de la maladie dans laquelle nous observons des marques évidentes de la pathologie, aussi bien au niveau comportemental que biochimique et histopathologique. Le comportement des animaux sera testé à partir de 6,5 mois, et ce pendant environ 15 jours. 4) Stade adulte à l'âge de 7 mois. A ce stade les animaux seront mis à mort.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 72
Souffrances
▲ -
▲ 72
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 72

Porteuses d'une modification génétique qui en fait un modèle de cancer du poumon, 72 souris reçoivent une instillation intranasale de virus sous anesthésie, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Trois injections d'immunisation sous la peau précèdent ce geste, dont le porteur signale qu'il accélère la respiration des animaux juste avant leur réveil. Le projet tient en une hypothèse, vacciner contre des protéines impliquées dans le cancer pour empêcher ou ralentir l'apparition d'une tumeur pulmonaire, et deux lignes suffisent au porteur pour énoncer les bénéfices attendus. Toutes les souris sont tuées, leurs poumons prélevés.

Objectifs

L'identification de protéines impliquées dans le processus d'apparition et/ou de développement du Cancer est un point important pour la compréhension de cette maladie. Ensuite il est important d'utiliser ces connaissances pour développer des stratégies thérapeutiques (prophylxique ou curative) contre le Cancer. C'est l'objet de ce projet qui souhaite mettre en évidence l'importance de la vaccination contre des protéines impliquées dans le Cancer afin d'avoir un effet prophylaxique (de prévention) qui empêcherait/ralentirait l'apparition et le développement du cancer du poumon.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à montrer l’impact de la vaccination contre l'apparition de cancer au niveau pulmonaire.

Procédures

Au cours de ce protocole, les animaux seront soumis à trois injections en sous-cutané. Chaque injection durera moins de vingt secondes. Les animaux recevront également une instillation intranasale de virus. Les animaux seront anesthésiés au préalable et recevront une seule instillation. Ce geste durera (anesthésie et instillation) moins de cinq minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress modéré lors de la manipulation (pesée hebdomadaire, observation), lors de l’initiation de l’anesthésie gazeuse et lors des injections d'immunisation en sous-cutané. Une accélération de la respiration pourra être observée après l'instillation intranasale sur un court laps de temps, juste avant le réveil des animaux.

Devenir

Tous les animaux inclus dans ce protocole seront mis à mort, afin de prélever les poumons.

Remplacement

Nos études visent à mettre en évidence des cibles potentielles pour lutter contre le Cancer. Malgré une forte expertise dans les méthodes de criblages cellulaires, d’analyse des bases de données afin d’identifier les gènes impliqués, et une forte connaissance des outils de modification cellulaire et de validation in vitro, la validation de potentielles cibles thérapeutiques chez l'Homme nécessite le passage par des modèles plus complexes comme les modèles murins. Toutefois tout est mis en place pour limiter au maximum le nombre d'animaux nécessaire pour nos études.

Réduction

Pour ce protocole un nombre minimal d’animaux sera utilisé.Un logiciel statistique permet de calculer le nombre exact d'animaux nécessaire pour que des statistiques puissent être validés et permettre ainsi de ne pas devoir répéter les expériences inutilement.

Raffinement

Dès leur arrivée dans l’animalerie, à l’âge de 6 semaines, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation aux expérimentateurs de 7 jours. Les animaux seront pesés une fois par semaine, et observés à la fois par le personnel animalier (une fois par semaine lors du change) et les expérimentateurs (une à trois fois par semaine, hors geste expérimental) dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Une liste précise permettant de scorer les signes éventuels de souffrance sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite qui entrainerait leur mise à mort. Les animaux seront hébergés en groupe de 3 à 5 souris. De l'enrichissement sous forme de batonnet en bois, de boules de coton sera placé dans chaque cage.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle classiquement utilisé dans les études de cancérologie, de par son homologie avec le génôme humain. De plus les modèles génétiquement modifiés sont primordiales pour répondre aux questions scientifiques. Les animaux seront utilisés à un stade jeune adulte car il est nécessaire d'avoir des animaux avec un système immunitaire et hormonal adultes. Des mâles et des femelles seront utilisées à part égale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

Un traumatisme crânien est provoqué chirurgicalement chez 500 souris, qui reçoivent ensuite une injection d'antidépresseur dans l'abdomen à l'état vigile, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées pour l'analyse post-mortem des processus oxydatifs et inflammatoires du cerveau. Le médicament testé est déjà autorisé chez l'être humain, et le porteur espère lui ouvrir une nouvelle indication pour les personnes victimes de traumatisme crânien. Comment le traumatisme est produit, avec quel appareil et à quelle énergie, n'apparaît nulle part, pas plus que les tests censés révéler les troubles de la mémoire et les signes d'anxiété annoncés chez les animaux.

Objectifs

Le traumatisme crânien (TC) est l'une des principales causes de mortalité et de handicap chez les jeunes, et malheureusement, à ce jour, aucun traitement efficace ne permet de limiter ces déficits. Les séquelles post-TC sont en partie liées à l’activation précoce de mécanismes de stress oxydant et d’inflammation, et de récentes études suggèrent que la modulation de différentes voies biologiques permet de limiter ces processus dans des modèles précliniques de TC. Les TC légers concernant le plus grand nombre d’individus en clinique, nous proposons d’évaluer si un médicament antidépresseur (ayant obtenu une autorisation d’utilisation chronique en clinique humaine) pourrait également exercer des effets bénéfiques en traitement ponctuel dans un modèle de TC léger chez la souris, notamment sur le stress oxydant et l’inflammation post-traumatiques, ce qui aboutirait in fine à une nouvelle indication en clinique pour ce médicament.

Bénéfices attendus

Etant donné que le médicament que nous évaluerons dans ce projet est d’ores et déjà autorisé en clinique humaine, s’il se révèle bénéfique dans notre modèle murin, son utilisation chez les patients victimes de traumatisme crânien pourra rapidement être proposé, ce qui constituera donc une nouvelle indication pour ce médicament.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale puis à une injection d’antidépresseur par voie intrapéritonéale en vigile.

Impact sur les animaux

Etant donné que le degré de traumatisme crânien visé est léger, et sur la base de notre expérience et des données de la littérature, la mortalité des animaux subissant l’intervention nécessaire au modèle est généralement nulle. Cependant, suite à l’anesthésie gazeuse, la mortalité peut survenir par non reprise d’une respiration spontanée, même si cet évènement reste très rare d’après notre expérience. Toujours d’après notre expérience, la modélisation du TC s’accompagnera d’une période de baisse de prise de nourriture mais sans conséquence significative sur les paramètres de suivi quotidien des animaux (poids, apparence, comportement spontané et lors de la manipulation). Le comportement des animaux exposés au TCL pourra être légèrement modifié : ils pourraient développer des problèmes de mémoire et montrer des signes mineurs d’anxiété.

Devenir

A la fin de la procédure, les souris seront mises à mort pour analyse post mortem, permettant d’évaluer si le traitement antidépresseur utilisé permet de réduire significativement ces processus post-traumatiques et donc d’améliorer la récupération après le TC.

Remplacement

Nos recherches portent sur l’intégrité du cerveau en contexte de traumatisme crânien, en s’intéressant plus particulièrement aux phénomènes oxydatifs et inflammatoires impliquant de nombreux acteurs cellulaires et moléculaires. Si certains de ces mécanismes peuvent être étudiés à l’aide de modèles in vitro, le recours à des modèles animaux reste indispensable pour appréhender les processus complexes propres aux animaux vivants. Le modèle murin est essentiel à cette étude visant à mieux comprendre ces mécanismes dans une perspective thérapeutique.

Réduction

Les études prévues nécessiteront l’utilisation 500 animaux au maximum. L’effectif nécessaire a été évalué de manière statistique, et dans le but de réduire au maximum l’utilisation d’animaux, tout en s’assurant d’atteindre les objectifs spécifiques fixés. L’étude pilote réalisée uniquement sur les animaux TC permettra d’identifier la dose optimale d’antidépresseur ; dans une deuxième étape du projet, l’étude sera poursuivie à la dose optimale d’antidépresseur et les groupes contrôles seront cette fois-ci inclus. Ainsi, l’étude pilote permettra de réduire le nombre total d’animaux utilisés pour notre projet. L’effectif prévu nous permettra d’évaluer si notre traitement diminue les processus oxydatifs/inflammatoires post-traumatiques chez le mâle et la femelle, tout en déterminant la dose optimale à utiliser.

Raffinement

Les procédures prévues ont été raffinées pour réduire au maximum le stress physique et physiologique, et toute forme de souffrance chez les animaux au-delà du phénomène traumatique que nous étudions. Les animaux seront habitués aux conditions d’hébergement de l’établissement utilisateur. Ils seront hébergés en groupes de 4-5 individus dans un environnement enrichi. Des aliments (croquettes) ainsi que de l’eau gélifiée seront déposés directement dans chaque cage à la suite de la procédure chirurgicale afin de favoriser à la fois la consommation de nourriture et l’hydratation des animaux. Une fiche de suivi sanitaire (annexe 1) permettra de suivre l’état général des animaux pendant les 48 heures post chirurgie (poids, apparence et comportement spontané et lors de la manipulation) et de s’assurer que les points limites ne soient pas atteints. L’ensemble du personnel en charge de la surveillance des animaux sera formé à l’utilisation de cette fiche de suivi sanitaire. Les animaux seront mis à mort de manière précoce par dislocation cervicale dans le cas où les points limites seraient atteints.

Choix des espèces

Le modèle murin est utilisé en raison de sa pertinence biologique, génétique et physiopathologique, permettant d'étudier de manière fiable les mécanismes impliqués dans le domaine des neurosciences et plus particulièrement du traumatisme crânien dans le respect des principes des 3R. Ce modèle est au cœur de notre recherche, car il permet de reproduire des lésions cérébrales et d’observer les mécanismes sous-jacents aux dysfonctionnements neurologiques. En outre, la souris est un modèle bien établi pour étudier les effets des traumatismes crâniens et le stress oxydatif, ce qui nous permet de situer nos résultats dans un cadre scientifique validé. Son utilisation permet également de tester plus facilement des stratégies thérapeutiques innovantes. Cette espèce animale constitue ainsi un outil essentiel au sein de notre équipe pour approfondir la compréhension des altérations cérébrales et des mécanismes sous-jacents aux lésions cérébrales dans le cadre de pathologies neurodégénératives. Les animaux arriveront dans l’animalerie de l’établissement à l’âge de 8 semaines. Ils auront 9-10 semaines au moment de la chirurgie, ce qui correspond au stade de jeune adulte, stade pertinent car c’est un âge particulièrement propice aux traumatismes crâniens en clinique humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 100
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Exposés chaque jour par leur alimentation à un herbicide et deux fongicides, seuls ou en mélange, à des concentrations dix fois supérieures à celles mesurées dans les fluides biologiques humains, 100 rats vont être utilisés quatre semaines pour les femelles et huit pour les mâles, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Les femelles subissent en plus un frottis vaginal quotidien pendant quinze jours, puis deux injections à trente-quatre heures d'intervalle pour hyperstimuler l'ovaire. Trois prises de sang sous anesthésie gazeuse ponctuent l'exposition, avant, pendant et après. La mise à mort est, selon les mots du porteur, le sort des 50 mâles et des 50 femelles, dont les organes sont prélevés pour des études ultérieures.

Objectifs

L’Homme utilise de nombreux produits de synthèse dans les domaines de l’agriculture. Ces produits et/ou leurs dérivés et métabolites ont contaminé ou contaminent encore notre environnement (eau, sol et air) et semblent avoir pour certains d’entre eux des conséquences néfastes sur la santé des populations sauvages et humaines. La question des effets de ces produits, seuls ou en combinaison, sur la santé humaine est une préoccupation sociétale majeure en France. Dans une étude récente de notre laboratoire, nous avons détecté trois pesticides majeurs dont deux fongicides et un herbicide dans les fluides biologiques humains. Un des deux fongicides n’est plus autorisé en Europe depuis plusieurs années mais il est encore retrouvé dans l’environnement. Plusieurs études in vivo ont déjà montré des effets néfastes de l’herbicide sur la fertilité de animaux, en revanche ses effets en association avec les deux fongicides restent à démontrer. Des études in vitro sur des cellules ovariennes actuellement en cours dans le laboratoire montrent des effets négatifs des deux fongicides sur la prolifération et la synthèse des stéroïdes. Cependant, il n’y a pas de données sur leurs effets sur la fertilité des animaux. Les objectifs de ce projet de recherche sont donc de tester l’effet d’une exposition alimentaire des trois pesticides, seul ou en mélange après sevrage jusqu’à l’accouplement chez les rats femelles et à l’âge adulte chez les mâles mais aussi chez les descendants. Les concentrations choisies de chaque substance sont 10 fois celles retrouvées dans les fluides biologiques chez l'Homme.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de connaître les effets de 3 pesticides retrouvés dans des fluides biologiques humains sur les paramètres reproducteurs des rongeurs. Il permettra aussi de répondre à une inquiétude sociétale sur l’exposition humaine aux polluants environnementaux. Il pourra être un support d’aide à la prise de décision politique et en santé publique en cas d’effets toxiques identifiés expérimentalement.

Procédures

Les rats femelle et mâle seront exposés quotidiennement à des pesticides seuls ou en mélange pendant 4 semaines chez les femelles et 8 semaines chez les mâles. Chez les femelles pendant 15jours, un suivi du cycle oestrien sera réalisé l’aide d’un frotti qui dure une dizaine de secondes. Chez les mâles comme chez les femelles, trois prélévements de sang de quelques secondes seront réalisés sous anesthesie gazeuse avant, milieu et apres exposition. Pour les femelles, à la fin de l’exposition, 2 injections à 34h d’intervalle seront réalisées afin d’hyperstimuler l’ovaire. L’euthanasie sera réalisée sous anesthesie gazeuse.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir du stress lié à la contention lors de la pesée, des prises de sang ainsi que des frottis vaginaux et des injections pour la stimulation ovarienne concernant les femelles. La prise de sang peut engendrer une légère douleur et un éventuel hématome au niveau du site de prélèvement, les injections peuvent également engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection et le gavage, si effectué, peut entrainer une irritation de l’œsophage voir des voies respiratoires supérieures.

Devenir

La mise à mort est le sort des 50 mâles et des 50 femelles. L’ensemble des animaux sera euthanasié et les organes seront prélevés pour des études ultérieures.

Remplacement

Des études in vitro sur des cellules ovariennes et hypophysaires actuellement en cours dans le laboratoire montrent des effets négatifs sur la prolifération et la synthèse des stéroïdes. Toutefois, l'étude des effets in vivo de ces polluants sur la reproduction, nécessite de recourir à un modèle animal complexe tel que le rat. En effet, ce modèle nous permettra d’évaluer les réponses physiologiques et la fonction de reproduction qui impliquent plusieurs organes interagissant finement entre eux et ne peuvent donc être analysés qu’au niveau de l’animal entier. Nous pourrons mesurer l’évolution du poids et l’engraissement des animaux exposés et leurs descendants et enfin la fertilité par des marqueurs des fonctions gonadiques.

Réduction

Nous avons un effectif total de 50 femelles et 50 mâles qui seront divisés en 5 groupes (contrôle, herbicide, fongicide 1, fongicide 2 et le mélange des 3 molécules) soit 10 animaux par groupe pour chaque sexe. Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Ainsi, il ressort que 10 animaux/groupe seront nécessaires. Les analyses statistiques seront réalisées à l’aide d’un test ANOVA one way.

Raffinement

Nous raffinerons nos expériences avec d’une part l’utilisation des deux sexes et d’autre part en soulageant l’inconfort ou le stress potentiel subi par les animaux tout au long du protocole expérimental. Nous logerons les rats par 2 dans une cage et les animaux disposeront de plusieurs enrichissements (frisotis et tubes en carton). Les rats seront manipulés avec précaution, la prise de sang sera réalisée sur un animal anesthésié sous isoflurane. L’acte dure moins de 5 min par animal et par prélèvement. Après le prélèvement, un point de pression sera alors effectué pour assurer l’hémostase et les animaux seront surveillés jusqu’à leur réveil. Enfin, nous assurerons une auto administration orale grâce à un substrat appétent, le lait concentré non sucré, qui évitera un gavage.

Choix des espèces

Les rats sont des mammifères dont la physiologie est très bien connue. De plus, ce sont des animaux qui présentent une cyclicité rapide (5jours) et peuvent ovuler plusieurs ovocytes, ce qui va limiter le temps d’exposition pour observer un effet. Des altérations ou amélioration de l’activité gonadique seront plus facilement analysables sur un temps court. D’autre part, nous souhaitons utiliser des rats et non des souris, puisque les effets de ces polluants seront testés en collaboration dans un deuxième temps sur un modèle de rate développant spontanément le syndrome des ovaires polykystiques. Pour les femelles, nous les exposerons aux pesticides après le sevrage et nous les étudierons au cours de la puberté et au stade adulte pour étudier la fertilité. Pour les mâles, ils seront exposés au stade adulte afin d’étudier les paramètres reproducteurs.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

Une douleur chronique est provoquée par injection intra-articulaire, associée à une maladie cardiovasculaire et à un régime hypercalorique, chez 200 souris dont une partie est privée d'un gène lié à la douleur, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune passe trois tests comportementaux étalés sur trois semaines, puis deux à trois heures d'anesthésie pour cinq séquences d'IRM, avant une chirurgie terminale de prélèvement. Le porteur écrit que cette douleur ne devrait pas affecter le bien-être quotidien des animaux, et précise deux phrases plus loin qu'elle ne pourra pas être soulagée, l'étude portant sur la douleur elle-même. Même chose pour les troubles cardiovasculaires induits et le risque d'accident vasculaire cérébral qui les accompagne, auxquels les souris ne seront pas soustraites, toutes étant tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes.

Objectifs

La douleur chronique est un problème de santé majeur, souvent lié à d’autres maladies comme les maladies cardiovasculaires (MCV). Ces liens suggèrent des mécanismes biologiques communs. Cette étude fait partie d’un projet visant à mieux comprendre ces interactions. Dans une première phase du projet, nous avons déjà étudié des souris avec des techniques d’imagerie cérébrale avancées (IRM) et des tests comportementaux. Nous avons découvert que la douleur chronique associée aux MCV pouvait entraîner des troubles de la mémoire et de l’anxiété, avec des différences entre mâles et femelles. Chez les mâles, les MCV semblaient modifier l’anatomie du cerveau, tandis que chez les femelles, les troubles étaient plus liés à des changements dans certaines connexions cérébrales. En parallèle de notre étude chez la souris, une grande étude génétique sur 29 000 personnes a montré que la perte d’un gène particulier était associée à un risque plus faible de développer une douleur associée à des comorbidités. Cela suggère que ce gène pourrait jouer un rôle dans ces maladies. Nous voulons donc tester cette hypothèse en étudiant des souris dépourvues de ce gène. L’objectif est de voir si ces souris sont ainsi protégées des effets négatifs de la douleur chronique et des MCV. Nos recherches ont trois objectifs : (i) comprendre l’effet de l’absence de ce gène sur des souris saines ; (ii) voir si l’absence de ce gène induit des modifications chez les souris exposées à la douleur chronique et aux MCV ; (iii) explorer si ce gène joue un rôle dans les différences observées précédemment entre les sexes. Grâce à l’imagerie cérébrale et aux tests comportementaux, nous chercherons donc à identifier des zones du cerveau spécifiquement touchées. Cette étude pourrait aider à mieux comprendre le rôle du gène cible et ouvrir la voie à de nouvelles pistes pour traiter la douleur et ses effets associés chez l’Humain.

Bénéfices attendus

Le bénéfice principal attendu de cette étude est l’obtention d’une meilleure compréhension l’implication d’un gène dans le développement de la douleur et des comorbidités, et des altérations comportementales et de connectivité cérébrale associées. Cette étude mettra en lumière les mécanismes en jeu lors de l’absence de ce gène, chez des animaux souffrants, non souffrants, mâles et femelles. De telles données seront porteuses de bénéfices en santé humaine car elles dévoileront des pistes et des preuves de concept pour la mise en place de stratégies thérapeutiques spécifiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 injections réalisées sous anesthésie d'une durée de 15 minutes puis 3 tests comportementaux d'une durée de 5 minutes à 30 minutes à raison de 1 test/jour pendant 3 semaines avec 3 à 7 jours de récupération ente chaque test. Les animaux seront imagés par 5 séquences IRMs au cours d’une seule acquisition, sous anesthésie d'une durée de 120 à 180 minutes, puis subiront une chirurgie terminale pour prélèvement sous anesthésie profonde complété par une analgésie. Pour l’apprentissage des gestes, les animaux seront soumis à des injections sous anesthésie d’une durée de 5 à 30 minutes. Les animaux seront soumis à ces injections un maximum de 3 fois avec un délai d’une semaine minimum entre deux sessions

Impact sur les animaux

Le développement de la douleur chez ces souris ne devrait pas affecter le bien-être quotidien des animaux, ni induire des changements de l’apparence générale. Néanmoins, cette douleur est considérée comme modéré et une gêne au niveau de la patte affectée peut être induites menant potentiellement à des perturbations du mouvement de la patte affectée type boiterie, ou un toilettage excessif. L’étude portant elle-même sur la douleur chronique, celle-ci ne pourra pas être soulagée ce qui peut constituer une nuisance. De la même manière, l’induction d’une maladie cardiovasculaire chez les souris doit pouvoir mener à des perturbations favorisant le risque d’accidents vasculaires cérébraux, cependant l’étude portant elle-même sur la pathologie, les animaux ne pourront être soustraits à cette nuisance. Les injections caudales et intra-articulaires constituent des procédures pouvant induire une douleur légère de courte durée. Enfin, le régime hypercalorique, constitutif de la modélisation des comorbidités, pourrait mener à du surpoids chez certaines souris et donc à d’éventuelles difficultés motrices et d’atteinte de l’eau et/ou de la nourriture.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort et des organes prélevés.

Remplacement

L'étude des animaux modèles de la douleur chronique et ses comorbidités est encore indispensable pour progresser dans la compréhension des mécanismes et caractéristiques génétiques qui les lient. Il n'est pas encore possible de nos jours de modéliser les processus complexes de la douleur chronique associés à l’anxiété, à la dépression et aux maladies cardiovasculaires de façon assez fiable et complète dans un modèle in silico. Il est donc nécessaire de recourir à des modèles animaux dont on analyse la relation entre les différentes pathologies et les altérations cérébrales à l’échelle macroscopique.

Réduction

Le nombre de souris est réduit au minimum d’animaux nécessaires afin d’assurer l’efficacité des tests statistiques et donner des résultats statistiquement fiables dans toutes les expériences réalisées. Pour l'imagerie, le nombre d'animaux a été déterminé sur la base de nos études IRM antérieures. Ainsi 15/groupe/sexe sont nécessaires et suffisants pour comparer les réseaux fonctionnels et évaluer les modifications de connectivité structurelle entre les groupes. Dans le cadre de cette étude, la même cohorte de souris sera utilisée pour tout les tests (comportement puis imagerie). C'est pourquoi, pour toutes nos analyses, nous utiliserons 15 animaux par groupe.

Raffinement

Les animaux bénéficieront de soins appropriés pour optimiser leur bien-être, tels que des éléments d’enrichissement (carrés de coton pour l’édification du nid, des morceaux de bois pour que les animaux usent leurs dents, et des tubes pour fournir un abri) et d’un suivi quotidien. De plus, ils seront maintenus en groupe sociaux. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience par du personnel formé, avec une observation détaillée. Durant l'examen IRM, le raffinement sera respecté par l'usage d'une anesthésie afin de réduire au maximum le stress de l'animal. La température et la respiration des animaux seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou de la respiration non gérable, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM. Il sera alors placé dans une cage mise sous une lumière chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. Une liste de points limites ont été établi pour chaque procédure expérimentale ainsi que pour l’hébergement afin de soustraire l’animal à la souffrance. Concernant la chirurgie terminale, les souris seront sous anesthésie générale, et la couverture analgésique sera renforcée avec une injection locale 5 minutes avant la chirurgie. Dans un objectif de raffinement une analgésie locale sera aussi effectuée en plus de l’anesthésie générale, 5 minutes avant les injections.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et la génétique sont bien connues. De plus, les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d’utiliser des transgéniques est liée à l’absence de tout mutant spontané dans une espèce de mammifères qui correspond à la maladie humaine. Pour ce projet nous utiliserons des âgées de 6 à 10 semaines étant l'équivalent de l'âge adulte chez l'Homme, puisque l’étude repose sur l’exploration de l’anatomie, fonctionnelle et structurelle du cerveau mature. C’est aussi l’âge où le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont présentes.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 4317
Souffrances
▲ -
▲ 4317
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4317

4 317 souris vont être utilisées dans ce projet, chaque femelle traitée recevant deux immunosuppresseurs deux fois par jour pendant soixante-dix jours, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Les micro-prélèvements de sang reviennent chaque semaine pendant dix semaines, avec douze prélèvements en douze heures pour dix-huit d'entre elles, et trois mesures de tension artérielle sous contention de dix à quinze minutes. Le porteur indique que des cultures de reins fœtaux humains, réalisées dans son laboratoire, ont déjà montré un effet négatif de ces médicaments sur le développement rénal, et affirme que ces cultures ne peuvent pas reproduire une exposition longue. Les mères et leurs premiers petits sont tués pour le prélèvement des organes, et les souris de la seconde génération, issues de grand-mères traitées, sont tuées à la naissance.

Objectifs

Depuis les années 1980, de nombreuses femmes porteuses de greffes d’organes ou sous immunosuppresseurs (IS) pour une maladie auto-immune, ont mené des grossesses à terme. De plus, des greffes d’utérus sont maintenant envisageables pour des femmes nées sans utérus, souhaitant mener une grossesse. Pendant et juste avant la grossesse, le traitement IS doit être optimisé pour contrôler le risque de rejet, protéger l’immunité anti-infectieuse, et préserver le fœtus de la toxicité des médicaments. Les IS fréquemment utilisés pendant la grossesse chez les femmes porteuses de greffes d’organe ou traitées pour une maladie auto-immune sont ceux que nous allons tester. Quelques études (données épidémiologiques et travaux ex vivo) ont déjà été menées pour suivre la toxicité des IS sur le rein et sur la fertilité. Les traitements aux IS, qui ne peuvent pas être interrompus pendant la grossesse, exposent le fœtus à une concentration potentiellement élevée de ces médicaments. Après la naissance, des études ont estimé que les concentrations sanguines de médicaments étaient faibles et sans conséquence pour le développement ultérieur de l'enfant. Néanmoins aucune étude n'a été effectuée pour suivre le développement de l'enfant jusqu'à l’âge adulte et pour contrôler ses fonctions rénales et reproductives. Pourtant, cette exposition in utero pourrait provoquer une maladie rénale chronique chez l’enfant, ainsi que de l'hypertension artérielle et des problèmes de fertilité, qui sont des pathologies pour lesquelles un dépistage précoce peut amener à une prise en charge adaptée. Ce projet vise à étudier, chez la souris, l’impact de deux immunosuppresseurs sur 1) la gestation, 2) la toxicité sur le rein, 3) la fonction de reproduction des descendants exposés in utero 4) la fonction rénale des descendants exposés in utero. Cette étude doit non seulement permettre de déterminer les effets possibles des IS sur les fonctions rénale et reproductive (étude de la fertilité) de la mère, mais également un suivi de la descendance sera effectué pour déterminer si son développement est normal et si les fonctions rénales et reproductives ne sont pas altérées. Le modèle choisi (souris) pour mener ces expériences présente l’avantage d’étudier les effets des IS sur la mère et sa descendance, sur un temps court, limitant les risques liés à l'immunosuppression.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, il n’existe pas de données épidémiologiques concernant le risque d’hypertension artérielle ou de maladie rénale chronique à long terme et en particulier à l’âge adulte après exposition in utero à ces médicaments, alors que la santé des enfants nés de femmes transplantées d’organe est une préoccupation majeure des parents et des praticiens qui les suivent. L’impact des IS in utero sur la fertilité de la descendance est quant à lui totalement inconnu et non étudié à ce jour. Ce projet se concentre sur deux IS et pourrait permettre de mettre en évidence l’existence d’une hypertension artérielle, d’anomalies de la fonction rénale ou de troubles de la fertilité chez les descendants et de caractériser les anomalies dans les reins, et les organes reproducteurs. A plus long terme, d’autres études sur l’impact de nouveaux IS pourront être menées ultérieurement par l’équipe pour étudier l’effet séparé ou en combinaison de ces différents traitements. Les résultats escomptés permettront d’améliorer le conseil prénatal des femmes qui envisagent une grossesse sous IS, de favoriser le dépistage et la prévention chez les enfants et les jeunes adultes qui ont été exposés in utero à ces traitements IS

Procédures

Administration douce (volontaire) de deux immunosuppresseurs, 1-2 minutes,deux fois par jour pendant 70 jours. Micro-prélèvements sanguins (30 secondes) 1 fois par semaine , pendant 10 semaines et pour un groupe de souris (n=18), 12 micro-prélèvements additionnels,sur 12 heures. Mesure de la tension artérielle, induisant une contention de 10 à 15 minutes, 3 fois par animal. Prélèvement d'urine par contention (10 secondes, 1 fois)

Impact sur les animaux

Effets des IS sur les mères traitées et sur leur descendance : 1- risque de néphrotoxicité : le dosage de la créatinine, mesuré par des micro prélèvements répétés de sang, permet de faire le dépistage de l'insuffisance rénale. Ces micro-prélèvements de sang répétés entraineront du stress, une douleur légère. Recueils d’urine : léger stress de la contention. 2-risque d'hypertensension artérielle : léger stress de la contention pendant la mesure de la pression artérielle.

Devenir

Tous les animaux traités et les premiers descendants sont euthanasiés pour prélèvement des organes nécessaires aux analyses. Les animaux de seconde génération, issus de grand-mères traitées, seront euthanasiés à la naissance.

Remplacement

Des études réalisées chez des femmes exposées aux IS suite à une transplantation rénale, ont estimé que les concentrations sanguines de médicament chez le nouveau-né était très faible et sans conséquence pour son développement ultérieur dans les premières années de vie. Par ailleurs, des études ex vivo de reins fœtaux humains exposés aux IS et réalisés au laboratoire, ont montré un effet négatif sur le développement rénal, après 7 jours d’exposition. Ces cultures ex vivo ne peuvent cependant pas mimer un temps long d’exposition aux IS. Pour connaitre l’impact des expositions in utero des IS, et mettre en évidence l’existence d’une hypertension artérielle, d’anomalies de la fonction rénale ou de troubles de la fertilité chez les descendants, le modèle souris présente l’avantage de pouvoir réaliser une exposition avant, pendant et après la gestation couvrant toute la période de l’allaitement, ce qui n’est pas possible sur le modèle ex vivo de la culture d'organes déjà réalisée. De plus il permet d’étudier sur un temps court les effets des IS sur la mère et sa descendance.

Réduction

Pour l’expérience pilote , le nombre de souris femelles utilisées est restreint au minimum soit 3 souris par traitement IS. Trois doses différentes par IS seront distribuées aux souris. Par conséquent, pour les deux IS testés, 18 souris femelles de 5 semaines seront utilisées. Pour l’expérience complète , le nombre de souris est ajusté en utilisant un test statistique et correspondant au nombre minimal d’animaux nécessaires pour des analyses statistiques valides. La procédure pliote permettra d’établir la dose à administrer dans la seconde procédure ce qui limitera à un seul groupe de traitement. Comme les deux IS seront repris dans le même mélange huile de tournesol/lait concentré, un seul groupe placebo pourra être exploité et utilisé comme contrôle pour les deux IS.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe. De l’enrichissement est ajouté : matériel de nidification et un objet pour se mettre à l’abri. Le suivi du poids et une observation clinique quotidienne des souris permettront de prévenir la survenue de problèmes potentiels. Une grille du suivi du bien-être des animaux est établie et inclue les critères de poids corporel, d’’apparence générale et de comportement. Le comportement maternel (allaitement, déplacement et toilettage des petits) sera également contrôlé. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques à chaque procédure seront appliqués, comme la perte de poids ou une altération de l'apparence et du comportement. Pour limiter le stress des animaux, l’administration des médicaments se fera par une nouvelle méthode volontaire, par voie orale, alternative douce à la technique du gavage ; Après 2 semaines d’entrainement, aucune contention n’étant nécessaire pour la prise du médicament, le stress est diminué. Le volume de sang nécessaire aux analyses nous permet de réaliser des micro prélèvements, peu invasifs ; le recueil des urines et la mesure de la tension artérielle nécessitent une légère contention de l’animal (avec isolement des animaux pendant 15 minutes comprenant la préparation de l’animal, son acclimatation à l’environnement et la mesure).

Choix des espèces

Le modèle choisi pour mener ces expériences est la souris car il présente l’avantage d’étudier sur un temps court les effets des IS sur la mère et sa descendance. Afin de conserver une variabilité inter-individus comme cela est observée chez l’Homme, nous utiliserons l’espèce non consanguine qui est couramment utilisée pour étudier l’effet de substances chimiques ou pharmacologiques. Cette lignée possède également d’autres avantages comme une taille de la portée au sevrage d'environ 12 souriceaux et une faible mortalité post-natale, ce qui augmente la puissance statistique. Des souris adultes et matures sexuellement (femelles traitées aux IS) et leur petits (mâles et femelles) sont suivies pour déterminer leur capacités reproductrices.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 920
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ 800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 920

120 souris sont tuées sous anesthésie, sans reprise de conscience, pour fournir les cellules souches du sang greffées à d'autres souris préalablement irradiées. Au total 920 souris vont être utilisées dans ce projet, toutes tuées à l'issue, 800 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les receveuses et les témoins, transportées entre deux établissements, reçoivent trois injections sur cinq jours pour déclencher une vascularite avec atteinte rénale, puis subissent deux mesures de fonction rénale avec un capteur fixé sur le dos pendant une heure et deux échographies cardiaques, avant d'être tuées douze ou trente jours plus tard. Le porteur affirme le recours aux souris "indispensable", cette maladie étant selon lui impossible à reproduire en laboratoire, et décrit sa recherche d'alternatives comme une veille bibliographique et une présence en congrès.

Objectifs

Récemment, la protéine CD99 a été identifié comme un marqueur urinaire qui aide à prédire la survenue d’une insuffisance rénale aigüe (IRA) chez les patients, ainsi qu’un facteur protecteur face à une agression des reins chez les souris. Cette protéine est présente à la surface à la fois des globules blancs et des vaisseaux. Il a été découvert (travaux non encore publiés) une localisation inconnue de cette protéine dans l’organisme : au niveau d’un type particulier de cellules rénales qui jouent un rôle central dans le déclenchement de maladies rénales sévères, comme la vascularite associées aux anticorps anti-cytoplasme des neutrophiles (ANCA). Cette maladie grave, pouvant affecter plusieurs organes (dont le rein, le poumon, le cœur et la peau), est responsable d’une défaillance rénale complète et définitive chez 20 % des patients dans les 5 ans suivant le diagnostic, et s’avère même mortelle chez près de 15 % des patients dans la première année de la maladie. Compte-tenu de ces découvertes récentes concernant CD99, il apparait pertinent de caractériser comment les deux « versions » de cette protéine (« globule blanc » et « vaisseau ») influencent le risque de vascularite à ANCA grave, avant de développer des traitements ciblant CD99. Ce projet aura lieu au sein de deux établissements utilisateurs : EU1/2 et EU2/2.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre les mécanismes de la vascularite à ANCA. Mieux comprendre le rôle de la protéine CD99 dans l’atteinte rénale par la vascularite à ANCA, dans l’objectif de développer des traitements de la vascularite à ANCA ciblant CD99.

Procédures

Dans un premier temps, au sein de l’établissement utilisateur n°1 (EU1/2), des animaux chimériques possédant la protéine CD99 soit à la surface de leurs globules blancs, soit à la surface des vaisseaux, seront produits. Pour se faire, des souris (« receveuses ») seront irradiées durant quelques minutes puis recevront une injection de cellules souches du sang par une injection au total de 10 secondes sous anesthésie générale gazeuse. Ces cellules souches proviennent d’autres souris préalablement euthanasiées (120 « donneuses » au total). Dans un second temps, les souris « receveuses » ainsi que des souris contrôles n'ayant pas été irradiées (représentant un total de 800 animaux) seront transportées vers l’établissement utilisateur n°2 (EU2/2) pour y développer une vascularite à ANCA avec atteinte rénale, à l’aide au total de trois injections (plusieurs anticorps et une molécule pro-inflammatoire) de 10 secondes chacune sous anesthésie générale gazeuse réparties sur 5 jours. Ces animaux seront soumis à des mesures de leur fonction rénale (2 mesures par animal) : sous anesthésie générale gazeuse, un capteur est fixé sur le dos de l’animal pendant 60 minutes maximum et une molécule est administrée par une seule injection de 10 secondes. Ces animaux seront aussi soumis à des mesures non-invasive de la fonction cardiaque par échographie (2 mesures par animal) pendant 10 minutes maximum, sous anesthésie générale gazeuse, sans injection nécessaire. Les prélèvements d’urine (maximum 5 répartis sur 8 semaines) auxquels tous les animaux seront soumis se feront de façon vigile mais indolore et non-invasive, puisqu’ils reposeront sur la collecte d’urine émise de façon réflexe par l’animal lors de sa préhension. Les animaux seront mis à mort 12 jours (modèle précoce) ou 30 jours (modèle tardif) après le début de l’induction de la vascularite, avec une injection de 10 secondes sous anesthésie générale gazeuse d’un agent léthal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles de l’irradiation sont une légère baisse de l'alimentation avec perte de poids minime durant les premiers jours post-irradiation. Les animaux peuvent ressentir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit au cours de la procédure. L'irradiation ne procure aucune douleur. Les prélèvements sanguins et les injections des agents provoquant la vascularite à ANCA peuvent provoquer du stress ou de la douleur. Le modèle de vascularite à ANCA provoque une altération attendue de la fonction rénale. Les effets indésirables possibles sont une baisse de l’alimentation avec perte de poids modérée mais stable, et des lésions cutanées de type dermites ou ulcères (néanmoins très rarement rapportés avec ce protocole) liées à la vascularite.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure en vue de l'analyse de leur sang, de leur urine et de leurs organes.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation sur des animaux est indispensable car la glomérulonéphrite liée à la vascularite à ANCA est impossible à reproduire en laboratoire. Une veille bibliographique est réalisée régulièrement par les responsables du projet pour prendre connaissance d’éventuelles nouvelles méthodes alternatives (plateforme de référencement des publications Pubmed, journaux de néphrologie comme Kidney International, participation à des congrès annuels internationaux de recherche de néphrologie comme l’European Renal Association, etc.).

Réduction

Notre équipe a noué une collaboration avec l’équipe ayant créé et publié cette version du modèle d’atteinte rénale par vascularite à ANCA, ainsi qu’une autre collaboration avec une équipe de recherche bordelaise utilisant ce protocole en routine depuis un an, ce qui nous permet de limiter certaines étapes de mise au point coûteuses en animaux. Le nombre d’animaux utilisé est calculé au plus juste d’après notre connaissance du modèle de sorte à obtenir des résultats statistiquement pertinents pour chaque paramètre principal et secondaire. De plus, nous valorisons l'ensemble de notre élevage de souris à l’EU1, puisque nous utilisons les deux sexes. Il est prévu de recourir à un maximum de 920 souris. Les résultats seront interprétés en utilisant des tests statistiques communément utilisés en biologie.

Raffinement

Les études sont optimisées d’après la littérature et les observations réalisées par nos collaborateurs ayant créé ou importé ce protocole de vascularite à ANCA. Les animaux seront hébergés dans des services de zootechnie agréés par le ministère, par groupes de 4 dans des cages comprenant des éléments d’enrichissement (papier, tunnels...), avec alimentation et eau à volonté. Ils seront observés scrupuleusement (apparence générale, comportement, absence de plaies...) afin de s’assurer de leur bien-être, et pesés deux fois par semaine. Pour les changes et les manipulations, les souris seront tenues dans la main de l’expérimentateur mais ne seront jamais suspendues par la queue. Les personnels intervenant dans ce projet sont formés à l’expérimentation animale. Les procédures sont optimisées de façon à limiter au maximum la souffrance des animaux (anesthésie, analgésie, suivi attentif des animaux tout au long des différentes procédures, euthanasie si signes de souffrance irrémédiables). Une échographie cardiaque permettra de dépister une atteinte du cœur de façon précoce. Concernant le transport (maximum 20 minutes) des animaux entre l'EU1/2 et l'EU2/2, il sera effectué sur des souris aptes à supporter le voyage et dans des conditions telles qu’elles ne puissent être blessées ou subir des souffrances inutiles. Le transport sera effectué suivant une procédure déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport), impliquant une société agréée qui effectue de manière régulière la navette entre l'EU1/2 et l'EU2/2.

Choix des espèces

L’espèce utilisée permet d’utiliser le moins d’animaux possible pour atteindre les objectifs du projet. Nous utilisons le plus souvent la souris car elle est à l’origine d’un grand nombre de données scientifiques et qu’il existe un nombre important de modèles de souris adaptés à l’étude de maladies affectant le rein. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 7 à 13 semaines au début du protocole expérimental. À cet âge, les reins sont pleinement développés, ce qui permet de modéliser au mieux les conditions cliniques adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Moutons : 15
Souffrances
▲ 15
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 15

Déterminer à quelle pression artérielle le cerveau cesse de réguler son propre débit sanguin, en poussant cette pression de 20 à 180 mmHg par paliers : 15 brebis vont être utilisées dans ce protocole, opérées sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Chacune reçoit une ouverture de quelques centimètres de la boîte crânienne pour laisser passer les ultrasons, des cathéters à ballonnet posés dans l'aorte et la veine cave par l'aine, et dix prélèvements de sang, pour une procédure d'environ six heures. Le porteur reconnaît ne pouvoir fonder l'effectif sur aucune estimation statistique, faute de données sur la survie des animaux et la qualité des acquisitions. Aucune brebis ne se réveille, la craniectomie et les variations extrêmes de pression les exposant à des lésions cérébrales que le porteur juge incompatibles avec leur bien-être.

Objectifs

L’autorégulation cérébrale est un phénomène physiologique de régulation du débit sanguin cérébral par variation du diamètre des vaisseaux cérébraux. Elle permet la protection du système nerveux central en assurant un transport stable et continu d’oxygène jusqu’aux neurones dans des conditions de pressions artérielles très variables. En effet, grâce à l’autorégulation cérébrale, le débit sanguin cérébral reste stable dans la zone comprise entre 50 mmHg et 150 mmHg de pression artérielle moyenne. Au-delà, les vaisseaux cérébraux se dilatent à l’excès ou se collabent arrêtant le flux sanguin cérébral. Dans différentes situations, l’autorégulation cérébrale peut-être perturbée ; anesthésie générale, chirurgie cardiaque sous circulation extra-corporelle, cardiopathie congénitale… Par ce modèle de variation de pression artérielle pulsatile non pharmacologique par ballon de pression intravasculaire, nous permettons d’approcher les phénomènes physiopathologiques rencontrés en pratique clinique en limitant les biais liés à l’expérimentation. Les techniques de surveillance du débit sanguin cérébral en routine tels que l’oxymétrie tissulaire cérébrale par spectrométrie proche infrarouge (NIRS), ou bien le Doppler transcrânien (DTC) n’ont une visualisation du débit sanguin cérébral qu’indirect et parcellaire. L’imagerie ultrasonore ultrarapide est une technique utilisée en recherche translationnelle en cours de développement, dont plusieurs études ont validé des données dans l’étude de la perfusion cérébrale. Cette technique permet de visualiser la perfusion cérébrale dans sa globalité, à haute résolution temporelle et spatiale. L’objectif du projet est de déterminer les pressions de perfusion cérébrale critiques dans un régime de pression artérielle pulsatile, au-delà desquelles les systèmes d’autorégulation cérébrale sont dépassés et où le débit sanguin cérébral n’est plus stable, grâce à l’imagerie par ultrasons ultrarapides. Cette imagerie nous renseignera sur des paramètres jusque-là jamais décrits à propos de l’autorégulation cérébrale, notamment les variations territoriales de cette autorégulation, l’importance et le rôle des territoires artériels et veineux.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette recherche permettront de comprendre les phénomènes physiologiques et les mécanismes de l’autorégulation cérébrale. Ils pourront ensuite être utilisés pour interpréter des situations physiopathologiques chez l’homme, et plus particulièrement chez l’enfant en période néonatale et périopératoire de chirurgie cardiaque congénitale.

Procédures

Les animaux seront hébergés en période pré-procédurale au sein de l’animalerie. Le jour de la procédure ils seront d’abord sédatés par voie intramusculaire, une fois sédatés ils seront emmenés jusqu’au bloc opératoire où ils seront perfusés. L’anesthésie générale est alors administrée par voie intra-veineuse et permet une sédation complète et un contrôle complet de la douleur. Une fois anesthésiés une assistance respiratoire est posée car l’anesthésie générale qui est un puissant dépresseur respiratoire. Sous anesthésie générale sera réalisée dans un premier temps une ouverture de quelques centimètres de la boite crânienne pour permettre l’apposition et la transmission des ondes ultrasonores au travers du système nerveux central, et ainsi pouvoir réaliser les mesures d’échographe ultrasonore ultrarapide. Ensuite, nous mettrons en place le modèle de variation tensionnelle non médicamenteuse pulsatile par technique mini-invasive d’occlusion de l’aorte et de la veine cave inférieure par des cathéters à ballonnet intra-vasculaires mis en place par abord mini-invasif à l’aine. Par variation du volume des ballons intra-vasculaires, nous ferons varier la pression artérielle moyenne entre 20 mmHg et 180 mmHg par paliers progressifs, lors desquels nous réaliserons des acquisitions par IUU échographie Doppler transcrânien standard et oxygénation tissulaire cérébrale par spectrométrie en proche-infrarouge (NIRS). Pour s’affranchir de la dérégulation cérébrale liée aux variations de concentration de CO2 contenu dans le sang artériel influencé par la circulation extracorporelle, une analyse sanguine sera régulièrement réalisée (2 ml par prélèvement, réalisé 10 fois au total par animal soit 20ml). Nous estimons la durée totale de procédure d’environ 6h par animal. A la fin de procédure, sous anesthésie générale, une euthanasie médicamenteuse par thiopental sera réalisée selon les recommandations en vigueur.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables potentiels incluent : le stress pré-procédural, le risque de saignement lié à la circulation extra corporelle et au retrait de la part d’os crânien, les troubles du rythme ou dysfonctions cardiaques.

Devenir

L’ensemble des animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale. En effet, la craniectomie ainsi que les variations extrêmes de pression artérielle exposeraient les animaux à un risque important de lésions cérébrales, compromettant significativement leur confort et leur bien-être.

Remplacement

Aucune méthode de modélisation sur ordinateur n’existe pour le moment par manque de connaissance sur les mécanismes d’autorégulation cérébrale étudiés par cette procédure. La brebis adulte par sa taille et son poids est un mammifère couramment utilisé pour modéliser la physiopathologie humaine, ses particularités cérébrales proche de l’homme permettent une bonne valeur prédictive des résultats qui seront retrouvés.

Réduction

Le nombre d’animaux a été estimé pour permettre de tenir compte du risque d’intolérance hémodynamique de l’animal, des risques liés à la craniotomie, et enfin au risque d’aléa d’acquisition technique des données ultrasonores sur un système de recherche, parfois de qualité insuffisante pour permettre leur interprétation. Ainsi 15 animaux au total sont prévus pour ce projet. Nous savons par le résultat d’étude cliniques par imagerie ultrarapide ultrasonore, que le taux d’acquisitions interprétables est de 90%. Cependant pour cette expérimentation nous n’avons pas de données concernant la survie des animaux et la fiabilité d’acquisitions d’imagerie, il n’est donc pas possible de réaliser une estimation statistique du nombre d’animaux nécessaires.

Raffinement

L’animal est place dans les conditions d’hébergement initial avec les méthodes de raffinement adéquat a son espèce : groupe social, pierre a sel et jouets Les animaux sont suivis quotidiennement par du personnel formé. Pour l’intervention, l’animal sera prémédiqué. Sous anesthésie générale, le niveau de sédation et d’anti-douleur sera adapté aux besoins de l’animal L’ensemble des gestes invasifs, douloureux ou pourvoyeur de stress seront réalisés ensuite sous anesthésie générale. A l’issue de la procédure, toujours sous anesthésie générale, les animaux seront euthanasiés. Si un des points limites est atteint et qu’aucune mesure ne permet un retour à l’état basal, le protocole sera interrompu et l’animal euthanasié.

Choix des espèces

Les brebis adultes ont été sélectionnées pour leur similitudes morphologiques et physiologiques en termes de poids taille et caractéristiques neurologiques avec l’homme.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2560
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2560
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2560

Greffées sous la peau du flanc d'une tumeur sous anesthésie, puis traitées par quatre injections dans l'abdomen à l'état vigile, 2 560 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées pour analyser les cellules immunitaires de leurs tumeurs, de leur rate et de leurs ganglions. Le projet cherche à savoir si l'absence d'une protéine dans certains globules blancs rendrait les traitements anticancéreux plus efficaces, question que le porteur juge hors de portée des expériences in vitro. Les 2 560 animaux ne sont justifiés que par une ligne, le nombre ayant "été déterminé par une méthodologiste", et la surveillance annoncée pour des souris porteuses de tumeurs se limite à trois passages par semaine.

Objectifs

Le cancer est un problème de santé majeur dans le monde. Il est donc important de comprendre comment cette maladie fonctionne afin de trouver des traitements les plus efficaces possibles. NLRP3 est une protéine largement décrite pour ses fonctions dans l’inflammation, dans des globules blancs appelés myéloïdes. Nos données préliminaires obtenues montrent que d’autres globules blancs appelés lymphocytes, possèdent également la protéine NLRP3. En l’absence de NLRP3, ces globules blancs ont une activité antitumorale marquée contre différents types de tumeurs. Ce projet a pour but d’évaluer si l’absence de NLRP3 dans ces globules blancs permettrait de rendre plus efficace les traitements anticancéreux

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont les suivants : - D’apporter des connaissances nouvelles sur le rôle de NLRP3 dans les globules blancs appelés lymphocytes - D’évaluer si NLRP3 pourrait être une cible thérapeutique ou un complément à l’immunothérapie

Procédures

Les animaux recevront une injection de cellules tumorales en sous cutanées sur le flanc sous anesthésie générale. Les différents traitements seront réalisés en intrapéritonéal sur souris vigiles (4 doses par souris, chaque injection dure quelques secondes).

Impact sur les animaux

Les tumeurs seront injectées en sous cutanées dans le flanc. De ce fait, une des nuisances pouvant être observée dans de très rares cas est la formation nécrose. De plus, la manipulation des souris et la contention de ses dernières peuvent engendrer un stress. L’injection des cellules tumorales en sous cutanées peut induire une légère douleur chez l’animal. Ces dernières se feront donc sous anesthésie à l’isofluorane. De même, l’injection des traitements en intrapéritonéal peuvent induire une légère douleur chez l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience car nous étudierons les cellules immunitaires présentes dans les tumeurs, rate et ganglions.

Remplacement

Nous avons déjà réalisé un certain nombre d’expériences in vitro pour caractériser les différences entre les cellules. Ceci nous a permis d’identifier des marqueurs d’intérêt et phénomènes à explorer in vivo. Malheureusement, le recrutement au site tumoral et l’implication dans la réponse immunitaire antitumorale ne peuvent pas être appréhendés in vitro à l’heure actuelle car ce sont des mécanismes trop complexes qui font intervenir plusieurs acteurs cellulaires et moléculaires. Une fois que nous aurons obtenus les résultats de cette étude chez la souris, le décryptage des mécanismes moléculaires mis en œuvre sera réalisé in vitro.

Réduction

Dans un souci de réduction, les expériences ne seront réalisées que deux fois et par des personnes parfaitement formées aux gestes permettant d’optimiser la reproductibilité. De plus, chaque expérience de croissance tumorale sera accompagnée d’une analyse de l’infiltrat immunitaire afin de récolter un maximum d’informations sur les mêmes souris sans avoir besoin de recommencer les expériences. Le nombre d'animaux a été déterminé par une méthodologiste.

Raffinement

Les animaux seront suivis 3 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (la fréquence de surveillance sera bien entendu augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux). Des critères d’interruption de l’étude ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance. Les injections sous cutanées se feront sous anesthésie gazeuse.

Choix des espèces

Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales transgéniques disponibles pour l’expérimentation. Enfin les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Des animaux de 6 à 8 semaines seront utilisés car leur système immunitaire est mature à cet âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 775
Souffrances
▲ 84
▲ 145
▲ 546
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 775

775 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 145 d'entre elles et modéré pour 546, les 84 dernières étant opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Une partie subit à sept à dix jours d'âge un prélèvement de l'extrémité de la queue sur animal vigile pour le génotypage, et un autre groupe une chirurgie de deux heures suivie, au moins dix jours plus tard, d'une seconde chirurgie sans réveil. Les souris porteuses des mutations Alzheimer sont tuées à six mois, avant l'apparition du phénotype dommageable, une perte de poids, que la lignée développe avec l'âge. Le bénéfice annoncé, une nouvelle stratégie thérapeutique pour les patients, est renvoyé au long terme et conditionné à des résultats concluants, alors que le porteur a déjà éprouvé ses hypothèses en culture cellulaire et sur un modèle biophysique de neurone.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative affectant 15 pourcents de la population après 80 ans. L’épilepsie, caractérisée par la présence de crises et d’activités épileptiformes visibles à l’aide d’électroencéphalogramme, est une comorbidité fréquente de cette maladie. Or, les patients atteints des deux pathologies voient leurs capacités cognitives se dégrader plus rapidement. Il a été décrit, qu’un canal protéique, responsable du passage d’ions potassium à travers la membrane cellulaire, est impliqué dans certains types d’épilepsie : les encéphalopathies épileptiques. Cependant le rôle de ce canal dans le contrôle de l’activité neuronale n’est que partiellement connu. Ce projet a pour objectif de vérifier si les modifications de l’expression, de localisation et de fonction de ce canal pourraient contribuer à la suractivité des neurones, observée précocement dans la maladie d'Alzheimer et dans l'épilepsie, participant ainsi à l'altération du tissu nerveux et des fonctions cérébrales.

Bénéfices attendus

Bien qu’il existe des traitements visant à réduire l’excès d’activité neuronale et les crises dans les encéphalopathies épileptiques, ces traitements n’améliorent pas véritablement les fonctions cognitives. De même, dans la maladie d’Alzheimer les traitements existants ont des résultats qui restent modestes. Notre projet vise à proposer une alternative thérapeutique ciblée sur la restauration de l’activité normale des neurones responsables de l’apprentissage et la mémoire. Ainsi à plus long terme, si les résultats s’avèrent concluants, ce projet pourrait participer à l’identification d’une nouvelle stratégie thérapeutique pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et donc améliorer leur prise en charge.

Procédures

Afin de connaitre leur patrimoine génétique une partie des souris aura un petit prélèvement de l’extrémité de la queue, réalisé sur l’animal vigile (une fois, moins d’une minute). Un groupe de souris sera ensuite euthanasié au cours d’une chirurgie sans réveil (durée inférieure à 15 minutes) sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Un autre groupe sera soumis à une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie adaptée (2 heures maximum, une fois). Au moins 10 jours après elles seront euthanasiées au cours d’une chirurgie sans réveil (durée inférieure à 15 minutes) sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Le prélèvement à l’extrémité de la queue pour connaitre le patrimoine génétique des animaux induit une brève douleur lors du prélèvement et un léger saignement est possible. Les manipulations et contentions nécessaires au cours des procédures pourront générer un stress chez les animaux. Les injections peuvent induire une légère douleur et un inconfort au point d’injection. Les anesthésies peuvent provoquer une détresse respiratoire, une sécheresse des yeux et une perte de chaleur de l’animal (hypothermie). Les chirurgies seront associées à un risque d’inconfort et de douleurs pendant quelques jours. Nous utilisons une lignée de souris génétiquement modifiées qui peuvent présenter un phénotype dommageable à partir de l’âge de 6 mois (perte de poids), cependant nous les euthanasierons avant son expression.

Devenir

A l’issue du projet, tous les animaux seront euthanasiés selon une méthode réglementaire soit pour réaliser les prélèvements d’intérêts pour répondre à notre question scientifique, soit parce qu’ils ne pourront pas être replacés ou réutilisés du fait de leur modification génétique spécifique.

Remplacement

Nous avons déjà étudié les effets de la surexpression du canal protéique de phénotype sauvage et muté dans des cultures cellulaires et nous avons également utilisé un modèle biophysique de neurone pour pourvoir prédire l’effet sur les phénomènes de plasticité (capacité du cerveau à se réparer et se restructurer). Cependant, le test de ces prédictions nécessite l’utilisation d’un modèle animal de la maladie d’Alzheimer ou une injection de virus permettant d’exprimer les mutants du canal protéique chez l’animal. En effet, il n’existe pas à notre connaissance de modèles autres que les souris transgéniques permettant d’atteindre les objectifs du projet. C’est-à-dire de caractériser le canal protéique dans un modèle se rapprochant le plus possible de la physiologie réelle d’un mammifère et permettant une bonne transposition des résultats obtenus à ce que l’on attendrait chez l’humain.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans les procédures expérimentales est réduit au maximum, la taille des groupes d’animaux étant définie pour obtenir une puissance statistique suffisante. Il sera en effet nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. Nous analyserons nos résultats avec les tests statistiques appropriés. Nous estimons devoir utiliser 775 animaux au total dans le cadre de ce projet. Nous élèverons les souris génétiquement modifiées mais ne produirons que le nombre strictement nécessaire d’animaux pour permettre de réaliser les procédures expérimentales.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes et disposeront dans chaque cage d’un enrichissement de nidification, d’un bâtonnet de bois à ronger. Avant le début de chaque procédure l’animal sera pesé et son état général contrôlé. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. Tout le long des procédures, nous assurerons une prise en charge anesthésique et analgésique adaptée. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Nous nous assurerons de maintenir la température tout au long de l’anesthésie. Un gel ophtalmique sera appliqué sur les yeux pour éviter tout dessèchement des cornées. Après les chirurgies, les souris seront surveillées et gardées au chaud pendant la phase de réveil avant d’être remises en groupes sociaux. L’observation des animaux est quotidienne afin de détecter des signes de souffrance et l’analgésie est maintenue sur 48h après l’opération. Nous évaluerons la possibilité de remplacer la chirurgie sans réveil par une procédure réalisée après une euthanasie médicamenteuse de l’animal. Dans le cas d’euthanasie médicamenteuse l’animal sera sédaté au préalable pour éviter tout stress. Concernant la lignée de souris modélisant la maladie d’Alzheimer, les animaux sont euthanasiés à 6 mois avant l’apparition d’un phénotype dommageable. Pour la partie élevage seuls les mâles seront susceptibles de développer un phénotype dommageable. Les animaux sont mis en accouplement en trio afin d’utiliser moins de mâles à phénotype dommageable. Le prélèvement de la queue pour génotypage est un geste rapide et maitrisé, fait chez l’animal très jeune pour limiter la douleur et favoriser une cicatrisation rapide. Sa taille est réduite au strict nécessaire. Le matériel utilisé est propre et désinfecté entre chaque animal pour éviter tout risque de contamination. Le geste est réalisé au calme dans une pièce dédiée. Une surveillance des animaux prélevés est assurée immédiatement après le geste, puis 30 minutes environ après.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix afin d’étudier le développement du cerveau ainsi que les connexions neuronales chez l’adulte. En effet il s’agit d’un modèle présentant des similarités du développement du système nerveux entre la souris et l’humain. De plus, l’organisation du cerveau chez l’adulte est très similaire chez la souris et l’humain. Nous disposons par ailleurs d’outils adaptés à cette espèce ainsi que d’une expertise sur ce modèle. Pour la partie du projet portant sur la maladie d’Alzheimer (MA), nous utiliserons comme modèle de la pathologie des souris transgéniques dans lesquelles des mutations responsables de la MA chez l’humain ont été insérées. C’est un modèle largement utilisé et validé pour la recherche fondamentale sur cette pathologie. Dans le cas du modèle transgénique de la MA, l’augmentation de l’expression de la protéine d’intérêt a été observé chez des jeunes souris d’un mois. Cependant, les conséquences de cette augmentation sur l’activité neuronale n’ont pas encore été explorées dans ce modèle. De plus, les études réalisées aux stades très précoces de la MA sont limitées. Nous avons donc choisi la fenêtre de 1 à 3 mois. Nous utiliserons les mêmes âges pour étudier les effets dus aux mutations de la protéine d’intérêt pour comparer les résultats entre eux. Les animaux sont prélevés pour connaitre leur patrimoine génétique à l’âge de 7 à 10 jours afin de bénéficier de la cicatrisation rapide observée chez les jeunes animaux et de connaitre leur génotype avant leur sevrage pour l’inclusion dans les procédures expérimentales.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1248
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1094
▲ 154
Devenir
 -
 -
 -
 1248

Irradiées trois fois au niveau du côlon sous anesthésie, à deux ou trois jours d'intervalle, puis traitées par jusqu'à vingt-cinq injections, 1 248 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 1 094 d'entre elles et sévère pour 154. Toutes sont tuées à l'issue pour le prélèvement des tissus coliques. Le projet porte sur les séquelles intestinales tardives des radiothérapies pelviennes et sur ce qu'y ajoute l'immunothérapie, en irradiant des tissus sains. Le porteur écrit qu'à cette dose les animaux ne perdent pas de poids, et indique quelques lignes plus loin qu'environ 20 % d'entre eux meurent avant la date prévue de mise à mort dans le protocole à douze semaines.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires au niveau du côlon qui sont responsables des séquelles tardives des irradiations de la zone pelvienne occasionnés par la radiothérapie et la combinaison de traitements d’immunothérapie et radiothérapie.

Bénéfices attendus

La radiothérapie externe est l’un des traitements incontournables dans la prise en charge des cancers (60% des patients en bénéficient). L’objectif est la recherche d’un compromis entre le contrôle du volume de la tumeur et les dommages aux tissus sains, situés autour de la tumeur. En effet, l’irradiation des tissus sains de la zone pelvienne entraîne de nombreux effets toxiques au niveau de certains organes tels que le côlon, le rectum ou l’intestin grêle dits « organes radiosensibles » du fait d’une forte capacité d’auto-renouvèlement des cellules et aussi d’une forte sensibilité aux rayonnements ionisants. La toxicité radio-induite du tissu intestinal peut entrainer chez certains patients des séquelles à long terme, altérer fortement la qualité de vie du patient voire même dans les cas les plus sévères engager son pronostic vital. L’ensemble et la complexité des séquelles induites suite à une radiothérapie pelvienne ont amené à la définition d’une nouvelle maladie, la « Pelvic Radiation Disease » ou PRD. Aujourd’hui, les traitements combinés, radiothérapie et immunothérapie, par l’utilisation d’inhibiteur de checkpoint, ont montré des bénéfices majeurs dans certains cas de cancers. Ce projet étudiera les conséquences de ces traitements sur le développement des lésions à court et long terme.

Procédures

Les animaux seront irradiés localement sous anesthésie : 3 irradiations de 7-8 min à deux ou trois jours d’intervalle (soit 10 min d’anesthésie au maximum). Pour chaque irradiation, les animaux sont transférés sur la plateforme (5 min aller, 5 min retour). Les souris recevront un traitement par injection (produit aqueux) 3 fois par semaine pour le protocole aigu (soit 6 injections maximum) et 2 fois par semaine pour le protocole tardif (soit 25 injections maximum).

Impact sur les animaux

Suite à l’irradiation locale du côlon en dose fractionnée, certaines souris vont présenter une dépilation au niveau de la zone d’irradiation et d’autres uniquement une décoloration des poils. A cette dose, les animaux ne perdent pas de poids. Pour le temps d’étude tardif (12 semaines) certains animaux peuvent décéder juste avant la date d’euthanasie. Les expériences précédentes montrent un taux de décès d’environ 20% selon les lots d’animaux. Les injections nécessitent une piqure pouvant entrainer une douleur légère et de courte durée. Ces actes seront réalisés dans le respect des bonnes pratiques. Il n’est pas attendu d’effet secondaire des produits administrés.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés afin de prélever des tissus pour des analyses histologiques, cellulaires ou moléculaires indispensables aux analyses ultérieures.

Remplacement

Le développement des séquelles coliques nécessite l’interaction entre différents compartiments tissulaires (vasculaire, stromal, inflammatoire et épithélial), conditions retrouvées chez le modèle animal intégré. A ce jour, il n’existe pas d’alternative au modèle animal pour étudier les processus physiopathologiques des séquelles des radiothérapies pelviennes. Ce projet in vivo chez l’animal sera complété par des analyses chez l’homme dans le cadre d’une étude clinique cognitive de ce projet financé et par des analyses in vitro sur des organoïdes issus de colon de souris.

Réduction

Les modèles d’expérimentation pour l’étude tardive des lésions radio-induites sont fortement influencés par la physiologie. Dans le but d’effectuer des tests statistiques paramétriques sur les analyses histologiques, cellulaires et moléculaires des groupes de 10 à 20 animaux sont nécessaires en fonction du modèle et des mesures réalisées. Des tests statistiques seront réalisés afin de comparer tous les groupes entre eux.

Raffinement

Différentes mesures spécifiques sont prises pour réduire au maximum l’impact sur le bien-être des animaux - Hébergement en petit groupe (3 animaux par cage) avec enrichissement (coton et igloo en carton) - Observation quotidienne des animaux suivi du comportement et de leur aspect physique (aspect du poil, mobilité, prostration, pesée) - Pesée hebdomadaire (voire plus fréquente aux temps tardifs) - Mise à disposition des animaux, si besoin, de poches d’eau gélifiée (avec ou sans vitamines) et/ou croquettes humides selon l’état général de l’animal - Mise en place d’une ceinture pour limiter les risques d’irradiation de zone radiosensible.

Choix des espèces

Les modèles d’irradiation chez la souris permettent de reproduire des lésions colorectales et similaires à celles que l’on peut observer chez des patients ayant des séquelles graves des radiothérapies pelviennes. De nombreux outils pour les études moléculaires sont disponibles chez la souris. Pour reproduire la pathologie humaine, des animaux au stade jeune adulte sont utilisés (12 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Tués à la fin de l'acquisition IRM parce que le manganèse qui leur a été injecté les exposerait à une dégradation rapide de leur état de santé, 60 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est hébergé seul, entraîné jusqu'à vingt sessions d'une heure à ouvrir une boîte munie de loquets, puis contenu pour recevoir l'injection de manganèse avant deux heures d'IRM sous anesthésie générale. Un rat qui montre des signes de douleur reçoit un antidouleur mais sort alors de l'expérience, l'analgésie faussant les résultats d'imagerie. L'effectif, lui, ne vient d'aucun calcul exposé ici, seulement d'études d'imagerie antérieures que le porteur ne cite pas.

Objectifs

De nombreuses espèces de mammifères, d’oiseaux, et même de poissons, possédant des cerveaux bien différents, présentent des capacités cognitives complexes comme la résolution de problème. Ces capacités sont apparues dans un petit nombre d’espèces de chaque groupe de façon indépendante au cours de l’évolution. Cette étude, utilisant le rat comme modèle mammifère, nous servira de point de comparaison avec les données chez les oiseaux et les poissons, et permettra ainsi de mieux comprendre comment les cerveaux de rongeurs, d’oiseaux et de poissons, bien différents morphologiquement, peuvent posséder des capacités cognitives similaires Notre projet consiste à identifier les régions du cerveau impliquées dans ces comportements. En parallèle d’un projet en cours visant à étudier la résolution de problèmes chez les oiseaux et les poissons téléostéens (un très grand groupe de poissons osseux), nous souhaitons étudier les bases neuroanatomiques de la résolution de problèmes chez les mammifères en utilisant le rat (Rattus norvegicus) comme modèle. En effet, ces rongeurs sont connus comme étant capables d’accéder à des sources de nourriture pourtant bien protégées, notamment en utilisant leur intelligence. Pour tester ces capacités, nous avons mis au point un test comportemental (ouverture de boite puzzle munie de plusieurs loquets pouvant être assemblés les uns aux autres pour augmenter la complexité de la tâche ; et nécessitant la manipulation fine de ces objets ainsi que la compréhension du lien logique entre chaque élément de la boite pour résoudre le problème). Nous voulons désormais identifier les régions cérébrales activées chez le rat lors de la résolution de plusieurs versions, plus ou moins complexes, de ce test, en utilisant l’IRM fonctionnelle comme modalité d’imagerie.

Bénéfices attendus

Les projets sur la neuroanatomie fonctionnelle de la résolution de problèmes chez les oiseaux et les poissons téléostéens montrent qu’il existe plusieurs organisations cérébrales différentes susceptibles de produire des comportements similaires. En élargissant notre étude à un modèle rongeur, le rat, nous complèterons les connaissances fondamentales sur l’évolution du cerveau et de la cognition chez les vertébrés, en identifiant les structures cérébrales impliquées dans la résolution de problèmes chez les mammifères. Cette étude sera à mettre en miroir avec des études similaires chez les primates (y compris l’Homme) pour identifier les potentielles différences entre les rongeurs et les primates.

Procédures

Entrainement à la tache de comportement : jusqu’à 20 sessions (1 heure par session, une session par jour). Contention puis injection de manganèse (moins de 5 minutes), indispensable pour l’acquisition d’images d’IRM fonctionnelle, test comportemental (une session d’1 heure) et, à la suite de la session de comportement, imagerie par résonance magnétique (IRM) sous anesthésie générale durant environ 2 heures. Chaque animal est soumis à la procédure une seule fois.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont le stress lié à l’hébergement individuel, de l’injection de manganèse et à l’anesthésie, ainsi qu’à la douleur potentielle liée à l’injection de manganèse

Devenir

Etant donné la toxicité potentielle à moyen terme du manganèse, les animaux sont euthanasiés à la fin de l’acquisition IRM. Leur réutilisation, adoption ou replacement n’est pas possible, le risque d’une dégradation rapide de l’état de santé de l’animal dans les semaines suivant la fin de la procédure étant très important.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet, l’usage d’animaux est essentiel, puisque nous étudions l’évolution du système nerveux et de la cognition. Le rat est un modèle rongeur adapté à notre question scientifique, étant donné ses capacités cognitives (capable de résoudre le test comportemental) et la possibilité de réaliser de l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique.

Réduction

Pour ces expérimentations, le nombre d’animaux utilisés sera limité aux stricts besoins de nos analyses statistiques. Des études IRM précédemment publiées chez les rongeurs nous ont permis de déterminer le nombre d’individus nécessaire et suffisant.

Raffinement

Dès leur arrivée, les animaux sont pris en charge et leur bien-être est évalué régulièrement par des zootechniciens compétents. La température de la pièce est surveillée. Aussi, la communication entre le personnel de zootechnie et les expérimentateurs est optimisée pour permettre un suivi adéquat des animaux. Pour cela nous utilisons une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles tels que la présence d’un pelage sale, de posture anormale ou de comportements susceptibles d’indiquer une douleur. En cas de douleur, une analgésie est appliquée (injection d’antidouleurs), mais l’animal devra être sorti de la procédure, l’analgésique pouvant impacter les résultats d’imagerie fonctionnelle Enfin, la présence de lésions visibles (plaies, fracture) sera également surveillée. De nombreux éléments permettant la construction de nids seront ajoutés à l'hébergement pour fournir de l'enrichissement. Les animaux étant isolés afin de suivre la performance individuelle de chaque rat (la boite puzzle ne doit être accessible qu’à un seul rat à la fois), les cages seront placées les unes à côté des autres pour permettre un contact visuel entre les animaux et réduire les effets du stress qu’un isolement serait susceptible de causer. De plus, il sera possible aux animaux d’entendre les vocalisations de leurs congénères, ainsi que de sentir leur odeur. Les IRMs, non invasives et indolores, seront réalisées sous anesthésie par un opérateur qualifié.

Choix des espèces

Nous utilisons des rats pour plusieurs raisons : d’une part, il s’agit d’une espèce connue pour son intelligence et la facilité avec laquelle elle peut être entrainée à réaliser une tâche comportementale. D’autre part, notre scanner IRM est adapté aux rongeurs et plusieurs articles précédemment publiés attestent de la possibilité d’utiliser ce type d’imagerie chez le rat. Enfin, des atlas et outils de traitement d’images IRM spécialement développés pour le rat nous permettent d’analyser nos résultats de façon optimale et de les comparer facilement aux données de la littérature. Nous travaillons sur des animaux adultes, car il nous est nécessaire d’étudier un cerveau pleinement développé.