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Souris : 144
Rats : 216
Souffrances
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Tués entre 5 et 90 minutes après une injection unique dans l'abdomen, 144 souris et 216 rats âgés de 3 à 30 jours vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les portées entières y passent, à des âges échelonnés, pour mesurer la vitesse à laquelle des molécules franchissent les barrières entre le sang et le cerveau en développement. Le porteur signale une douleur possible à l'injection et une mise à mort immédiate en cas d'hémorragie au point de piqûre. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire propre à ces stades n'existe et que la combinaison du métabolisme, du flux sanguin et des mouvements liquidiens du cerveau n'est pas "appréhendable in vitro".

Objectifs

Les interfaces sang-cerveau protègent le système nerveux central (SNC) mais empêchent également certains médicaments d’atteindre leurs cibles cérébrales. Les mécanismes neuroprotecteurs associés à ces barrières au stade périnatal sont mal définis. Ces barrières sont altérées au cours des pathologies périnatales. La pharmacocinétique cérébrale de nombreux médicaments du SNC n’est pas connue chez le nouveau-né ou l’enfant. L’objectif du projet est de mesurer le degré de perméabilité de ces interfaces à différents stades de développements, afin d’identifier des stratégies pharmacologiques visant à restaurer ou renforcer la neuroprotection assurée par ces interfaces, et de connaître la perméabilité sang-cerveau de xénobiotiques tels les molécules pharmaceutiques au stade périnatal pour améliorer les données disponibles sur l’usage des xénobiotiques et les risques encourus par exposition à ces molécules au sein de la population pédiatrique.

Bénéfices attendus

Ce projet couvre les activités d’une plateforme qui teste la permeabilité des interfaces sang-cerveau à divers composés, traceurs inertes (pour tester l'intégrité de ces interfaces), et xénobiotiques auxquels l'homme est exposé , tels les médicaments. Ces données de pharmacocinétique cérébrale sont indispensables à la compréhention des facteurs qui régissent la susceptibilité du cerveau des nouveau-nés et des enfants aux médicaments et pour identifier des médicaments susceptibles d'améliorer la neuroprotection au niveau des interfaces sang-cerveau.

Procédures

Les animaux sont soumis à une seule intervention : injection intrapéritonéale d'une molécule d'intérêt sous anesthésie gazeuse, puis euthanasiés entre 5 et 90 minutes suivant l'injection, pour prélèvement de tissus, après anesthésie létale, pour analyse de la distribution du traceur. Durée maximale de l’intervention : 95 minutes.

Impact sur les animaux

L'injection intrapéritoneale peut induire une douleur, qui sera limitée par le choix du véhicule utilisé et le contrôle de son pH.

Devenir

Tous les animaux des portées ayant subi la procédure sont mis à mort à différents temps post-natals afin de collecter les tissus pour analyses.

Remplacement

Il n’existe pas de modèles cellulaires des interfaces sang-cerveau qui soient spécifiques de différents stades de développement. Il n’est donc actuellement pas possible de modéliser ces interfaces aux stades périnatal et postnatal in vitro ou in silico. La concentration intracérébrale d’un médicament dépend des caractéristiques des interfaces sang-cerveau mais aussi du métabolisme (rénal, hépatique, cérébral) du médicament, du flux sanguin et des mouvements liquidiens dans le cerveau. La résultante de ces facteurs n’est pas appréhendable in vitro.

Réduction

Nous limiterons le nombre d’animaux en réalisant les expérimentations sur des animaux issus d’une même portée lors de la mesure des concentrations sanguines au cours du temps afin de limiter les variations interindividuelles .Le nombre d’animaux nécessaire par analyse a été déterminé par une approche statistique.

Raffinement

Toutes les mesures de perméabilité cérébrale seront suivies d’une euthanasie terminale. Si une molécule pharmacologique est susceptible d’avoir un impact douloureux sur l’animal, celui-ci sera maintenu sous anesthésie gazeuse (isoflurane) jusqu’à sa mise à mort. Si le point limite défini par une hémorragie au point d’injection est atteint, l’animal est mis à mort immédiatement.

Choix des espèces

- La perméabilité sang-cerveau dépend principalement du type de jonctions serrées, des transporteurs d’efflux, et du métabolisme enzymatique présent au niveau des interfaces sang-cerveau. Des études préalables ont montré qu’il existait une corrélation au niveau de ces mécanismes entre les rongeurs aux stades post-natals et l’homme au stade périnatal - Les rats ou souris ont des portées de 10-12 petits en moyenne : il est possible de réaliser plusieurs expérimentations sur une même portée pour réduire la variabilité interindividuelle. - Le rat et la souris sont actuellement des espèces utilisées dans les études précliniques. Nous disposons de beaucoup d’informations concernant les interfaces sang-cerveau chez ces espèces, évitant ainsi des étapes de mise au point de ces expérimentations. Le choix de l’espèce (rat, souris) sera également défini en fonction des données pharmacologiques et pharmacocinétiques déjà collectées par le laboratoire demandeur sur la molécule à tester. - Les animaux seront utilisés entre 3 et 30 jours après la naissance, puisque le but de la procédure est de mesurer la perméabilité des interfaces sang-cerveau à des stades de développement spécifiques. 30 jours après la naissance correspond à la fermeture de la fenêtre de plasticité cérébrale.

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Cochons : 12
Souffrances
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Les points limites décrits ne concernent que la conduite de l'anesthésie, dont les débits sont réajustés si un signe de réveil ou de douleur apparaît. 12 porcelets de 20 à 25 kg vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Rendus paraplégiques par une contusion de la moelle épinière au niveau thoracique, ils reçoivent dans la moelle des cellules extraites de leur propre graisse ou un sérum inactif, l'intervention durant trois à quatre heures, puis passent 21 jours seuls en box, aidés d'un chariot roulant pour se déplacer et s'alimenter. Ils sont tués à l'issue pour prélever le segment de moelle traumatisé, le porteur visant un essai clinique rapide chez des personnes blessées médullaires.

Objectifs

Les dommages ou traumatismes de la moelle épinière entraînent, selon la gravité de la lésion, une diminution ou une perte de la sensibilité et/ou de la motricité, des dysfonctionnements du système nerveux végétatif. Pourront venir s’ajouter des douleurs dites « neuropathiques » (douleurs vives, sensations de brûlures,…) , une spasticité musculaire et un risque d’infection. Selon le type de lésion (contusion, compression, ou section), le niveau d’atteinte (cervical, thoracique ou lombo-sacré) et le caractère complet ou incomplet de la lésion, les déficits fonctionnels seront plus ou moins sévères. Chez l’animal, de nombreuses stratégies de réparation de la moelle épinière ont été proposée afin 1) de protéger le tissu médullaire endommagé en réduisant l’extension de la lésion secondaire et 2) de promouvoir la repousse de fibres nerveuses centrales qui dans des conditions normales ne repoussent pas. Ainsi, il a été montré que la modification de l’environnement du tissu nerveux permettait la régénérescence des fibres nerveuses endommagées. Ces stratégies font appel à des greffes de neurones (embryonnaires ou adultes), de cellules entourant les fibres nerveuses (cellules de Schwann, cellules olfactives engainantes, …) génétiquement modifiées ou encore de cellules souches. De nombreuses autres stratégies ont été explorées (anticorps, champs électriques, rayons X, molécules modulant l’immunité). Toutefois, malgré plus d’un demi-siècle de recherche intensive et de nombreux essais cliniques, les différentes stratégies de réparation n'ont pas démontré d'efficacité significative. L’approche thérapeutique envisagée est une une thérapie cellulaire basée sur l’administration de cellules pluripotentes extraites de la propre graisse du sujet. Ce mélange de cellule est dénommé la fraction vasculaire stromale (FVS). Après prélèvement de la graisse la FVS en est isolée par méthode mécanique et administrée dans les quatre heures suivant une contusion médullaire par injection intradurale/intramédullaire. Cette approche est basée sur des premiers résultats obtenus chez le rat et publiés en début d'année (preuve de principe validée).

Bénéfices attendus

Si les résultats s’avéraient concluants, un essai clinique pourrait rapidement être envisagé chez des patients blessés médullaires de bons pronostics. Ce projet étant proposé par des chercheurs et des cliniciens, il a été élaboré de manière à ce qu’il soit transposable à l’Homme. En effet, ce projet est basé sur la réalisation d’une autogreffe dans un délai très bref après le traumatisme médullaire. Le fait de pouvoir purifier la FVS à partir de la graisse du blessé et de pouvoir l’injecter dans les 4 h rend ce projet réalisable et applicable à l’échelle humaine par la suite, le protocole s’intégrant naturellement dans la prise en charge actuelle hospitalière des blessés médullaires.

Procédures

Les animaux seront rendus paraplégiques suite à une contusion médullaire réalisée sous anesthésie générale au niveau du rachis thoracique. Toujours sous anesthésie générale, un prélèvement de graisse sous-cutanée est réalisé au niveau de la région cervicale. Un processus de purification de la graisse prélevée, permet l’extraction de la Fraction Vasculaire Stromale (FVS), substance active qui sera étudiée dans le protocole (durée : une heure). La FVS (ou un sérum physiologique inactif pour les sujets témoin) est ensuite injectée directement au niveau médullaire (durée : cinq minutes). La procédure complète prend environ trois à quatre heures. Les animaux sont ensuite hébergés dans un box individuel pendant toute la durée de l'expérimentation (21 jours). Les mouvements des animaux sont étudiés et enregistrés deux jours avant la procédure (afin d'être habitués), puis à J2 et à J14 dans leur box et dans un couloir de marche avec enregistrement vidéo. La procédure est totalement indolore. Chaque enregistrement prend une vingtaine de minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront rendus paraplégiques suite à la contusion médullaire au niveau thoracique T10 lors d'une intervention chirurgicale sous anesthésie générale. Les animaux auront des difficultés à se déplacer. Un soin tout particulier sera donc effectué par nos équipes d’animaliers afin maintenir les animaux dans un environnement le plus propre possible et de les aider à les déplacer (prise d’alimentation) raison pour laquelle nous avons entre autre choisi de réaliser ces expérimentations sur des porcelets de 20-25 kg. Un chariot roulant dédié aux membres inférieurs sera utilisé

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de pouvoir prélever le segment de moelle épinière traumatisé aux fins d’analyse histologique, macroscopique et microscopique.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets protecteurs voire réparateurs d’une autogreffe des cellules autologues de la FVS à la suite d’une contusion thoracique en T10 chez des porcelets. Il s’agit d’une étude pré-clinique non-humaine qui ne peut être substituée en raison des effets moteurs attendus notamment.

Réduction

Le calcul des groupes expérimentaux a été effectué afin de réduire au maximum les effectifs. Ainsi on aura recours à deux groupes de six animaux (total n = 12). Le nombre d’animaux requis (Réduire) a été estimé à la suite d’expérimentations précliniques similaires réalisées chez le rat et à l’aide d’un test statistique approprié. Une analyse multi-échelle et multi-modale sera effectuée afin de déterminer objectivement et efficacement l’efficacité thérapeutique de la FVS. La faisabilité de l’expérimentation a été étudiée à partir des travaux précliniques réalisés chez le rongeur. Ainsi, nous avons pu déterminer une taille d’échantillon statistiquement suffisante (deux groupes de six animaux). En fin d’expérimentation des tests statistiques seront utilisés pour vérifier la normalité de la population des échantillons.

Raffinement

Il s'agit d'un protocole pour lequel le bien-être des animaux sera une priorité à toutes les étapes et la souffrance animale réduite au maximum. Les animaux seront reçus et stabulés en groupe au moins cinq jours en amont de la première procédure, dans un milieu enrichi comme exigé par la règlementation animale (balle, cordes, jouets non dangereux notamment du risque d'inhalation et/ou d'ingestion...). Cela permettra l’habituation de l’animal à son environnement et au contact avec le personnel en charge des soins. Afin de diagnostiquer les points limites, l'anesthésie générale est monitorée pour dépister les éventuels signes de réveil et/ou de douleurs liées à une insuffisance d'analgésie afin d'adapter les doses d'anesthésie et/ou d'analgésie administrées en seringues électriques. Ce monitorage comprend : une surveillance constante de la fréquence cardiaque et de la saturation sanguine en oxygène par moniteur dédié, la présence permanente d'un personnel dédié qui observe d'éventuels signes de réveil. L’atteinte d’un point limite conduira à réadapter les débits IV de l'anesthésique Lors des procédures sans réveil une anesthésie profonde et une analgésie maximale sont utilisées.

Choix des espèces

Le porc est un mammifère dont les mécanismes neurobiologiques mis en œuvre après une lésion médullaire sont proches de celui de l’humain. Ces mécanismes ne peuvent être étudiés sur des cultures cellulaires, in silico ou sur des espèces non-mammifères, chez ces derniers les mécanismes mis en œuvre après une lésion du système nerveux sont très proches de l’Homme. C'est la raison pour laquelle nous envisageons d'avoir recours à des porcelets dont notre équipe à l’expérience et est équipée de tous les dispositifs expérimentaux (plateforme d’analyse du mouvement, d’enregistrement électrophysiologique...) permettant de les étudier. Porcelets de 20-25 kg (deux à trois mois de vie). Cette taille est suffisante pour les procédures envisagées Elle permet des manipulation et un transport faciles ce qui est crucial notamment pour l'aide au quotidien de ces animaux qui auront des difficultés à se déplacer

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    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 4840
Souffrances
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4 840 souris vont être utilisées, toutes tuées pour analyse de leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur sous la peau, jusqu'à trois gavages de matières fécales, un traitement antibiotique, jusqu'à quatre injections d'immunothérapie et sept injections bloquant des voies immunitaires, certaines subissant en plus une chirurgie. Les tumeurs peuvent limiter leur mobilité, les antibiotiques provoquer des diarrhées et le tout des pertes de poids. Le porteur affirme que seul un animal "vivant, entier" permet d'étudier ces interactions, les organoïdes ne reproduisant pas selon lui le dialogue entre immunité intestinale et tumeur.

Objectifs

De plus en plus de preuves indiquent que le microbiote intestinal influence fortement l'immunité antitumorale et les réponses cliniques aux immunothérapies dans le traitement du cancer. Notre laboratoire a montré que la dysbiose, une composition altérée du microbiote intestinal, peut réduire l'efficacité des immunothérapies et contribuer à la résistance au traitement contre le cancer. Alors que les interventions microbiennes telles que la transplantation de microbiote fécal (TMF) peuvent restaurer les communautés bactériennes intestinales bénéfiques et améliorer les réponses aux traitements, les mécanismes expliquant l'efficacité des TMF sont encore à étudier. Parmis ceux potentiels, la modulation du métabolisme et de l'immunité post-TMF seront étudiés dans ce projet. Dans ce projet, nous testerons un métabolite mis en évidence dans d'anciens projets, associé à une meilleure efficacité des traitements par immunothérapies post-TMF. Nous étudierons plus en détails les effets immunomodulateurs de ce métabolites, sur sa voie d'action (locale ou systémique) et ses effets sur le thymus.

Bénéfices attendus

En effet, nous avons mis en évidence un métabolite associé à la réponse aux immunothérapies chez les patients, et nous étudierons son effet dans ce projet, en association aux TMF et au traitement par immunothérapie. De plus les modulations immunitaires seront étudiées, et notamment le rôle du thymus. En évaluant la modulation de la réponse immunitaire et du métabolisme de manière microbiote-dépendante, ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes de résistance ou la réponse aux immunothérapies chez les patients atteints de cancer. Cette compréhension permettrait aussi de montrer que le métabolite étudié pourrait constituer un biomarqueur de la réponse aux TMF + immunothérapies. De plus, cela pourrait aider à comprendre la réussite ou l’échec de la transplantation de microbiote fécal à contourner la résistance aux ICI, et de pouvoir sélectionner des donneurs. Enfin, cela permettrait d’optimiser l’utilisation des immunothérapies, et d’éclairer les interactions entre l’immunité et le microbiote intestinal, pouvant au final influencer les décisions cliniques.

Procédures

Les interventions prévues seront l'implantation d'une tumeur par injection sous cutanée (une fois, d'une durée de moins d'1 minute), l'administration orale de matières fécales avec une sonde de gavage oral (1 à 3 fois, durée 1 minute), l'administration de traitements d'immunothérapie par injection intrapéritonéale (4 fois maximum, durée 1 minute), l'administration de traitements bloquant certaines voies immunitaires par injection intrapéritonéale (7 fois maximum, durée 1 minute). Dans les procédures 4 et 5, une chirurgie seral réalisée, sous anesthésie générale et les souris seront traités par un anti-douleur (une fois, durée 15-20 minutes). Enfin, des prélèvements de sang seront réalisés, une fois par semaine si 100uL sont prélevés (durée 2-3 minutes). Toutes les injections seront réalisées sous anesthésie locale, par lidocaïne.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront subir un stress léger et transitoire lié aux manipulations. Les gavages oraux pourront provoquer un inconfort léger et transitoire pour la souris. Il y a un risque de diarrhée car les souris recevront un traitement antibiotique de courte durée, induisant une déshydratation légère et de courte durée. Il y a aussi un risque de perte de poids modéré post-transplantation de microbiote, post traitement par antibiotique ou post injection de tumeur sous-cutanée. Les injectionspeuvent provoquer des douleurs légères et transitoires et seront faites sous anesthésie locale. Les tumeurs peuvent provoquer une limitation modérée de l'activité et de la mobilité des souris. Les chirurgies comportent un risque de douleur post-opératoire modérée.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées afin d’analyser les organes post-mortem.

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l’utilisation d’animaux vivants est indispensable car seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité, l’immunité antitumorale, intestinale et périphérique et l’effet de la transplantation de microbiote fécal sur l'immunité et la réponse antitumorale, avec toutes les interactions nécessaires, impossibles à reproduire in vitro ou ex vivo. En effet, l'utilisation d'organoïdes n'est pas possible car les organoïdes reproduisent un tissu ou organe mais ne peuvent reproduire l’interaction du système immunitaire intestinal avec l’environnement tumoral après stimulation par le microbiote. Dans ce projet, nous voulons observer l'effet d'une transplantation de microbiote fécal sur différentes composantes de l'immunité. Seul un organisme entier permet d’étudier cela, avec un système immunitaire et une génétique proche de l'Homme comme la souris.

Réduction

Pour la réalisation de cette étude, nous chercherons à regrouper les expérimentations dans le but de réduire le nombre d’animaux contrôles. Le nombre d’animaux est rigoureusement contrôlé pour optimiser les ressources tout en garantissant des résultats fiables. D'après nos études antérieures et des analyses statistiques, nous avons besoin de 8 animaux par groupe pour obtenir des différences significatives.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect de leur bien-être avec un régime alimentaire normal et de l’eau ad libitum, ainsi qu’un enrichissement adapté. Les animaux seront acclimatés pendant une semaine avant le début de l’expérimentation. La surveillance régulière permettra le suivi du comportement de la souris et l’éventuelle mise en place de mesure d'analgésie si les animaux présentent une souffrance, voire d'euthanasie si les animaux atteignent les points limites. Toutes les injections sous-cutanées, intraveineuses et intrapéritonéales (i.p.) seront faites sous anesthésie locale. Toutes les souris auront un examen clinique quotidien et des pesées régulières (au moins une fois/semaine). Les points limites seront strictement appliqués et des soins seront prodigués en cas de besoin en accord avec le vétérinaire.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation de ce projet se justifie par des raisons d’ordres scientifiques, pratiques et éthiques. La génétique est proche de celle de l’Homme et bien connue. La souris est l’animal de laboratoire le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques, la plus susceptible d’apporter les résultats satisfaisants pour nous au vu des objectifs du projet. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’immunité, l’effet des traitements sur la réponse antitumorale dans leur globalité et les effets des antibiotiques ou bactéries associées à ces antibiotiques sur le microbiote et l’immunité intestinales. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à partir de 6-7 semaines de développement, les cancers cibles touchant l’adulte. De plus, à cet âge-là, les animaux sont matures du point de vue immunologique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 960
Souffrances
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Pour relier la stéatose du foie aux troubles cardiaques, 960 souris sont rendues obèses et diabétiques par un régime suivi pendant 16 à 24 semaines. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes tuées pour prélever leur foie, leur cœur et leur tissu adipeux. S'y ajoutent une injection quotidienne pendant 12 à 24 semaines, deux injections par jour deux fois par semaine pour induire une fibrose du foie, des mises à jeun, des gavages avec risque de lésion de l'œsophage, six prises de sang en deux heures et des explorations cardiaques sous anesthésie. Le porteur indique qu'un traitement agissant sur la voie étudiée est déjà commercialisé contre des maladies auto-immunes et pourrait voir son indication étendue.

Objectifs

La prévalence des maladies métaboliques du foie (MASLD) est en constante augmentation et touche environ un tiers de la population mondiale. Les études de cohortes chez l’Homme ont révélé son lien complexe avec les maladies cardiovasculaires. La MASLD a été associée à un risque accru de cardiopathie métabolique (CM) incluant arythmie, cardiopathie ischémique et insuffisance cardiaque. L'impact de la MASLD sur la CM va au-delà des facteurs de risque traditionnels et prédit de manière indépendante le risque de mortalité cardiovasculaire. Ces observations soulignent la nécessité d'étudier les liens entre la MASLD et la CM pour comprendre comment les troubles métaboliques hépatiques peuvent influencer la pathogénèse de la cardiopathie métabolique.

Bénéfices attendus

Les stéatopathies métaboliques (MASLD) sont en pleine expansion car elles sont très associées au développement de l’obésité et du diabète de type 2. Elles affectent environ 40 pourcent de la population mondiale. La morbi-mortalité cardiovasculaire représente la première cause de décès chez ces patients atteints de MASLD. Ce projet a pour but de comprendre le rôle d'un lipide particulier d’origine hépatique et de ses récepteurs cardiaques dans la physiopathologie de la cardiopathie métabolique. En effet, cet axe pourrait être une cible thérapeutique dans le traitement de ces maladies étant donné que des agonistes de cette voie existent actuellement sur le marché et sont utilisés dans le cadre de maladies auto-immunes et inflammatoire. Ce traitement déjà sur le marché pourrait avoir une extension de son indication pour les patients avec MASLD présentant une cardiopathie métabolique.

Procédures

Les animaux sont soumis à une injection pour l'administration d'un agent viral (sous anesthésie, une fois, quelques minutes) et seront nourris avec des régimes spéciaux (régime induisant une obésité, un foie gras, une inflammation hépatique (animal vigil, en continu pendant 16 à 24 semaines ) ou un traitement injectable pour induire une fibrose hépatique (animal vigil, 2 fois par semaine pendant 12 semaines, 1 minute). Pour les animaux recevant le traitement ou un placebo, une injection par jour sera réalisée pendant 12 à 24 semaines sur animal vigil, 1 min. Pour les souris sous traitement induisant une fibrose hépatique, le nombre d'injections est porté à 2 par jour 2 fois par semaine. Des explorations métaboliques seront réalisées pour explorer la sévérité du diabète (animal vigil, 2 fois car un pour le test de tolérance à l'insuline et un pour le test de tolérance au glucose), 6 prélèvements de sang de faible volume au total sur une période de 2h) ainsi que des analyses cardiaques (sous anesthésie, 2 fois car un pour l'enregistrement du rythme cardiaque à l'électrocardiogramme et un pour l'échographie cardiaque), 10 minutes). En fin de projet, un dernier prélèvement sanguin sera réalisé (animal anesthésié, 1 fois, 1 minute).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables notoires seront 1) dans de rares cas, une détresse cardiorespiratoire à l’anesthésie (électrocardiogramme, échocardiographie) 2) les conséquences de la maladie hépatique (insulinorésistance, diabète, obésité) et les conséquences sur le coeur (arythmie, insuffisance cardiaque) 3) le stress et la douleur légère lié à la manipulation et la contention durant les tests métaboliques (tests de tolérance à l'insuline et test de tolérance au glucose), mise à jeun avec la sensation de faim, risque de lésion/irritation oesophagienne lors du gavage 4) le stress et la douleur légère de courte durée liée au prélévement de sang lors des tests métaboliques 5) la douleur ponctuelle liée à l'injection 6) risque de saignement ou d'hématome lors des injections.

Devenir

Une fois les explorations cardiaques réalisées au terme du régime et du traitement, les souris seront euthanasiées par une méthode réglementaire afin de prélever les tissus d’intérêt (tissus adipeux, foie et coeur) en vue d’analyses.

Remplacement

Le projet a pour but de comprendre l’influence du métabolisme hépatique en cas de MASLD sur l’activité cardiaque. Comme nous travaillons sur les modifications à l’échelle de l’organisme, il est nécessaire d’utiliser un modèle expérimental proche de la pathologie ciblée dans notre étude. Toutefois, des biopsies de tissu provenant d'études antérieures seront utilisées pour ne pas reproduire les expériences

Réduction

Le nombre total d’animaux sera de 960 souris. Ce nombre a été calculé grace à un test de puissance afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables. Nous chercherons à regrouper les expérimentations dans le but de réduire le nombre d’animaux contrôles. L’étude sera arrêtée si les expériences initiales ne confortent pas l’hypothèse de travail.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau (Changement de la litière, jusqu'à deux fois par semaine si nécessaire, en cas de souillure par les urines liée à l'apparition d'un diabète induit par les différents régimes/traitement Nourriture hydratée en fond de cage pour les animaux obèses ou qui perdent du poids). Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. La douleur et le stress sont limités en apportant des soins adaptés (anesthésie) ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces. Les souris sous régime ou traitement fibrotique seront surveillées quotidiennement. La prise de poids est effectuée de manière hebdomadaire. Les points limites sont évalués par un personnel compétent. Lors des anesthésies, application d'un gel olphtalmique pour la protection oculaire, utilisation tapis chauffant (37 degrés celcius) pour limiter l’hypothermie durant l'anesthésie

Choix des espèces

Le modèle murin est utilisé dans ce projet car les modèles génétiques d’obésité et de diabète ont été validés chez la souris. Sa physiologie est connue et il est bien décrit qu'un régime obésogène et ou diabétogène est capable d'induire une insulinorésistance quelques semaines après le régime. Les animaux seront étudiés à partir de 6-8 semaines de vie car atteinte de la maturité sexuelle et les souris sont métaboliquement stables (arrêt de la croissance), et pour la reproductibilité et standardisation des résultats internationaux (les études déjà publiées travaillant sur l'obésité et le diabète utilisent ces souris à partir de ces âges)

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1200
Souffrances
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1 200 souris vont être utilisées, aucune maintenue en vie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une plaie chirurgicale de la peau sous anesthésie, avec une douleur estimée modérée pendant environ quatre heures, et certaines sont réanesthésiées deux fois par semaine pendant trois semaines pour changer le pansement, jusqu'à sept anesthésies. Le porteur attend de ce modèle de cicatrisation l'identification de nouveaux acteurs moléculaires, les applications contre les plaies chroniques ou la fibrose restant présentées comme des hypothèses pour de futurs projets. Il indique 12 souris par condition, calculées par un logiciel statistique, sans détailler ce qui conduit au total de 1 200.

Objectifs

Une meilleure compréhension des mécanismes permettant la réparation de la peau est un enjeu de santé publique. L'avancée de nos connaissances dans ce domaine pourrait permettre l’amélioration du traitement d’épisodes cliniques aiguës (brûlure, choc mécanique …) et chroniques (eczéma, psoriasis…) qui touchent une grande partie de la population. Malgré l’importance de ces processus, les mécanismes moléculaires impliqués dans la réparation tissulaire sont encore mal connus. Des données de la littérature montrent que certaines cellules de l’immunité produisent des molécules bénéfiques pour la cicatrisation. En étudiant ces cellules en culture dans le laboratoire, nous avons identifié un mécanisme qui pourrait contrôler la production des molécules bénéfiques pour la cicatrisation. Nous faisons l'hypothèse qu'à travers une étude plus poussée de ce mécanisme, nous pourrons faire progresser significativement notre compréhension globale des mécanismes de la réparation tissulaire et potentiellement identifier des cibles thérapeutiques. Le projet comporte deux objectifs : 1- déterminer si les résultats obtenus en culture sont valides dans une situation de réparation tissulaire physiologique dans l'animal, 2- identifier de nouveaux acteurs moléculaires de la cicatrisation. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire d’utiliser un modèle de cicatrisation cutanée dans un animal modèle (la souris). Ce modèle reproduit les étapes de cicatrisation tissulaire observée chez l’Homme, et nous permet d'étudier les cellules et molécules d'intérêt dans un environnement complexe plus représentatif d’une situation physiologique. Nous comparerons des souris normales et des souris dans lesquelles les mécanismes étudiés ont été inactivés dans les cellules immunitaires. Ce projet permettra d’identifier de nouveaux acteurs moléculaires impliqués dans le processus de réparation tissulaire.

Bénéfices attendus

Grâce à ce projet, nous pourrons faire avancer de manière conséquente notre connaissance des mécanismes moléculaires qui régissent la réparation des tissues après une lésion. Les nouvelles molécules identifiées pourront être étudiées plus en détails dans de futurs projets, contribuant à l’avancée des connaissances scientifiques. De plus, il est établi que les cellules immunitaires jouent un rôle central dans les pathologies inflammatoires quand leur fonction réparatrice est altérée, par exemple dans les ulcères, les plaies chroniques des patients diabétiques, et les fibroses. De plus, cette fonction réparatrice est également diminuée chez les sujets âgés, sans que l’on en comprenne les mécanismes. Mieux connaître les acteurs moléculaires impliqués dans la réparation tissulaire dans les cellules immunitaires permettra ainsi de formuler de nouvelles hypothèses sur les causes de leur dysfonctionnement dans des conditions pathologiques. Les nouvelles molécules identifiées dans ce projet pourront ainsi représenter de nouveaux candidats pour des approches thérapeutiques afin d’améliorer la régénération tissulaire et d’empêcher la fibrose dans les pathologies inflammatoires chroniques.

Procédures

Chaque animal subira une chirurgie de la peau (une seule fois, 10 min). Chaque animal sera anesthésié le temps de la chirurgie (10 min). Certains animaux seront anesthésiés à nouveau afin d'observer la cicatrisation et de changer le pansement (3 min à chaque fois, 2 fois par semaine, pour une durée maximale de 3 semaines), le nombre maximal d'anesthésie gazeuse sera de 7 fois pour ces animaux.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une chirurgie de la peau (une seule fois), avec une douleur modérée d'une durée moyenne. Les nuisances attendues sont : stress de l'anesthésie (légère et rapide, 10 min), risque d'hypothermie (légère et rapide, 10 min) et douleur liée à une blessure cutanée (modérée et de moyenne durée, environ 4 heures). Pour les animaux qui seront suivis au cours du temps, le pansement sera changé sous anesthésie 2 fois par semaine, les nuisances attendues sont : stress de l'anesthésie (légère et rapide, 3 min), risque d'hypothermie (légère et rapide, 3 min).

Devenir

Aucun animal maintenu en vie. Les animaux sont mis à mort à la fin du suivi ou pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Des données de la littérature montrent que les macrophages, chez l’Homme comme chez la souris, produisent des molécules bénéfiques pour la réparation tissulaire. Des expériences pilotes in vitro ont identifié des mécanismes moléculaires pouvant contrôler la production de ces molécules bénéfiques. Il est nécessaire de confirmer ces résultats dans un modèle in vivo. Il n’existe pas de méthode alternative pour réaliser ce travail qui nécessite l’analyse de tissus entiers. La peau est un tissu complexe qui comporte de nombreuses cellules qui interagissent afin de maintenir un équilibre. La dynamique du tissu cutané, des cellules immunitaires qu’il abrite ainsi que les interactions et le recrutement potentiel de cellules d’autres organes sont des conditions qui ne peuvent pas être adéquatement reproduites in vitro. De plus, le système immunitaire est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein de l’organisme selon des flux très précis. Enfin, certaines populations cellulaires du système immunitaire se spécialisent particulièrement en fonction de leur localisation, en particulier les macrophages. Ainsi, les macrophages de la peau ont certainement des propriétés différentes de celles de tout autre organe. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire cela, ceci nous oblige donc à utiliser des animaux afin de comprendre les interactions cellulaires nécessaires pour la cicatrisation cutanée. Des expériences in vivo sont donc nécessaires pour compléter les découvertes obtenues in vitro. De plus, l’utilisation de modèle animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d’application de nos découvertes en clinique.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé à l’aide d'un logiciel statistique, pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats. Le nombre de souris par condition est de 12 afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Pour analyser le rôle de nos molécules d'intérêt dans la cicatrisation in vivo, nous analyserons dans un premier temps la cicatrisation de la plaie au cours du temps. Si nous mettons en évidence une différence significative entre souris déficientes et contrôles, nous poursuivrons les analyses. Dans le cas contraire, le projet s'arrêtera.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Dans le cadre de ce modèle de blessure cutanée, les animaux sont anesthésiés par un agent anesthésiant inhalable et un analgésique est administré aux animaux lors de la chirurgie. Les animaux sont placés sur un tapis chauffant pendant la chirurgie et le réveil afin d'éviter l'hypothermie. Des pansements adaptés sont utilisés (compresse stérile, pansement semi-occlusif et bandage de contention). Les animaux sont surveillés tous les jours pour l’état général, afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des soins post-opératoires spécifiques seront mis en place si nécessaire, tels que l'injection de solution réhydratante en cas de déshydratation ou traitement par antispetiques en cas d'infection de la plaie. Les animaux seront pesés et évalués deux fois par semaine grâce à une grille de score pour mesurer de façon objective la souffrance des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l’homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle particulièrement adapté pour étudier les cellules immunitaires. La connaissance complète du génome murin permet d’utiliser de nombreux outils bien caractérisés (telles que des souris déficientes pour les molécules d’intérêt ou des techniques d’analyse d’expression de gènes), ce qui sera particulièrement pertinent dans le cadre de ce projet. Les souris seront utilisées à l'âge adulte (de 8 à 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 512
Souffrances
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Devenir
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 512

Isolées en cage individuelle pendant deux semaines à l'adolescence, soumises à un stress aigu de six minutes, à des injections dans l'abdomen et à des incisions de la queue pour prélever du sang, 512 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées pour prélever leur cerveau. Certaines subissent deux chirurgies crâniennes, une à quatre semaines de vie et une cinq semaines plus tard, d'environ 35 et 40 minutes, pour implanter des dispositifs d'enregistrement neuronal. L'objectif est de savoir si l'isolement social pendant l'adolescence prédispose à l'anxiété à l'âge adulte, et le porteur écrit que les trois tests comportementaux, qu'il ne nomme pas, reposent sur des comportements innés et sont donc "sans effet indésirable attendu".

Objectifs

Il a été suggéré que l'isolement social durant la période adolescente constitue un facteur de risque au développement de troubles anxieux à l'âge adulte. Néanmoins la compréhension des mécanismes impliqués reste très parcellaire en raison de la nature observatoire et corrélationelle des études épidémiologiques disponibles à ce jour. Sur la base de ces observations, notre projet a pour objectif de mettre en place un modèle murin d'isolement social durant l'adolescence, d'en analyser les conséquences comportementales à long-terme en se concentrant sur le profil émotionnel, et de relier les potentiels dysfonctionnements comportementaux à une altération du développement de l'hippocampe, une structure clé pour le contrôle des états émotionnels. La réalisation de ce projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs (EU).

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de comprendre les déficits comportementaux associés à la privation sociale durant l'adolescence, et d'en aborder certains mécanismes. La compréhension de ces mécanismes devrait nous permettre à moyen terme de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant spécifiquement ces mécanismes, mais aussi de développer des interventions préventives visant à réduire les effects néfastes de l'isolement sur la santé mentale.

Procédures

1) Hébergement individuel: il sera d'une durée de 2 semaines et sera réalisé dans l'Etablissement utilisateur 1 (EU1). 2) Injections intrapéritonéales: elles sont au nombre de 3 à l'âge de 4 semaines et 5 à l'âge de 10 semaines. La durée moyenne d'une injection, préhension de la souris inclue est de 30-40 secondes. Les injections seront réalisées dans l'EU1. 3) Stress aigu d'une durée de 6 min ou hébergement individuel d'une durée de 24 h. Ces interventions sont réalisées dans l'EU1 et concernent des animaux différents. 4) Tests comportementaux: ils sont au nombre de 3, et durent de 5 à 10 min chacun. Ils sont réalisés dans l'EU1 ou l'EU2. 5) Prélèvements sanguins: ils sont au nombre de 4 , et durent moins de 3 min, préhension de l'animal inclue. Ils sont réalisés dans l'EU1 sur des animaux n'ayant subi aucun test au préalable. 6) Chirurgie: sur animal adulte une chirurgie de 60 min environ est pratiquée; sur animal adolescent 2 chirurgies sont pratiquées, une à 4 semaines d'une durée moyenne de 35 min et une au moins 5 semaines plus tard d'une durée de 40 min environ. Les chirurgies sont réalisées dans l'EU1.

Impact sur les animaux

1) L'hebergement individuel peut induire un état de stress de degré modéré puisque de courte durée. 2) Les injections intrapéritonéales peuvent engendrer un léger inconfort. 3) Le stress aigu sera à l'origine d'un incomfort passager, sans conséquences à long terme. 4) Les tests comportementaux sont basés sur les comportements innés des animaux et sont donc sans effet indésirable attendu. 5) Les prélèvements sanguins nécessitent une légère incision de la queue, ce qui peut entrainer une gêne et une légère douleur très locale et de très courte durée avec un risque très faible d'une hypovolémie / anémie en cas de saignement non maitrisé, ce que nous n'avons jamais observé par le passé. De plus, un saignement non maitrisé pourrait entrainer une hypovolémie / anémie, ce que nous n'avons jamais observé par le passé. 6) Les procédures chirurgicales, comme l'implantation de dispositifs pour l'enregistrement neuronal, comportent un risque de complications telles que des infections ou des réactions inflammatoires. Elles peuvent également générer de la détresse et du stress ainsi que de la douleur postopératoire d’un degré de gravité modéré, qui sera minoré par les antalgiques administrés.

Devenir

Les souris sont toutes euthanasiées en vue de prélever le cerveau pour analyse.

Remplacement

L’étude de comportements, notamment sociaux et relatifs aux emotions, ne peut être réalisée que sur animaux vivants ce qui rend impossible leur remplacement par des modèles in vitro ou in silico.

Réduction

Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes. Pour les études comportementales, afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, nous effectuerons lorsque cela est possible sans biaiser les résultats de l'experience plusieurs test sur les mêmes animaux.

Raffinement

Pour réduire la souffrance imposée par le protocole, les règles suivantes seront appliquées pour le bien-être des animaux: 1- En amont des tests comportementaux, toutes les souris seront habituées à l'expérimentateur par des pesées hebdomadaires. Elles seront acclimatées aux pièces de test pendant une durée d'au moins 45 min avant le démarrage des tests, et surveillées pendant au moins 30 min à l'issue des tests afin de détecter l'apparition d'une anomalie comportementale (stéréotypie, prostration, grooming excessif…). 2- Avant les chirurgies, un analgésique sera administré en sous-cutané, à titre préventif afin d’éviter la souffrance post-opératoire. 3- Les chirurgies se feront sous anesthésie générale. Durant la chirurgie, la température de l’animal sera contrôlée par une sonde durant la chirurgie, et maintenue grâce à un tapis chauffant. Un gel ophtalmique sera appliqué sur les yeux pour prévenir la déshydratation oculaire. Un analgésique sera injecté avant la chirurgie ainsi que 24h après. 4- Après la chirurgie, de la nourriture humidifiée sera mise à disposition au sol de la cage. L’état de l’animal et la bonne cicatrisation de l’incision dans la peau de la tête seront contrôlés quotidiennement pendant la semaine suivant la chirurgie. Des points limites ont été établis pour chaque critère avec un arbre de décision. Si l’animal perd du poids, de la nourriture enrichie humide sera fournie. Si la plaie ne cicatrise pas correctement, elle sera désinfectée et surveillée. Si la souris est en souffrance, un analgésique sera injecté. Si les anomalies persistent, le vétérinaire sera contacté afin de prendre les mesures les plus adaptées pour le bien-être de l’animal.

Choix des espèces

La neurogenèse dans le cerveau adulte, qui est notre candidat mécanistique pour expliquer les effets de l'isolement social, a été largement étudiée chez les rongeurs, lesquels représentent un modèle pertinent en raison de la similitude de leurs réponses physiologiques au stress avec celles des humains. Ils permettent ainsi une exploration intégrée des effets comportementaux, neurobiologiques et génétiques du stress. Par conséquent, la souris a été choisie comme modèle principal dans ce projet car 1) il est en continuité avec les études publiées sur des modèles équivalents , et 2) il permet l'utilisation d'outils transgeniques pour valider les hypothèses que nous pourrons formuler à l'issue des études. Les animaux seront utilisés à partir du sevrage puisque notre modèle a pour objectif d'étudier l'impact de l'isolement social à l'adolescence (P21-P35) sur la vulnérabilité / résilience à développer des troubles anxieux à l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 72
Souffrances
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▲ 72
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Devenir
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 72

Des prises de sang toutes les six minutes pendant deux heures, deux séances d'IRM de deux heures et deux semaines d'isolement en cage individuelle après la pose chirurgicale d'une pompe sous la peau : 72 souris de 12 à 14 mois vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyser leur cerveau. Ces souris portent des mutations qui reproduisent des traits de la maladie d'Alzheimer et perdent progressivement leurs capacités cognitives. Le projet évalue si une hormone de la reproduction délivrée en continu restaure leurs connexions cérébrales, piste ouverte par des résultats obtenus chez des personnes porteuses d'une trisomie 21. Le porteur affirme qu'aucune alternative non animale ne permet de mesurer en même temps performances cognitives, connectivité cérébrale et effets secondaires.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer (MA) est la démence la plus fréquente chez les personnes âgées. Sa prévalence augmente exponentiellement après 65 ans et elle touche 23% de la population après 80 ans. Compte tenu du vieillissement démographique, le nombre de personnes touchées pourrait doubler d’ici à 2050. Les mécanismes de neurodégénérescence évolutive de la MA ne sont pas encore clairement compris, néanmoins on sait que les phénomènes d’agrégation de protéines caractéristiques de la maladie sont responsables de modifications/pertes de connectivité entre différentes structures du cerveau avec des conséquences fonctionnelles. Il parait donc essentiel de comprendre et tenter de rétablir les connexions cérébrales dans cette maladie. Dans un modèle de souris mimant la MA, des troubles de la mémoire caractéristiques de la maladie évoluent progressivement entre 3 et 12 mois de vie. Une étude récente en Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) a révélé que, dès 5 mois, ces souris présentent des modifications de la structure et de la fonction du cerveau. Par ailleurs, une diminution de la sécrétion d’une hormone, l’hormone principale de la reproduction (gonadotropin-releasing hormone) a été observée à l’âge de 12 mois chez ces animaux, période où les déficits cognitifs sont bien marqués. Récemment, il a été démontré que chez des patients atteints de trisomie 21, rétablir la libération pulsatile de GnRH à l’aide de pompe, améliore les connexions cérébrales ainsi que la cognition. Dans notre modèle de souris, ce traitement a permis de restaurer la mémoire à un niveau similaire à celui des animaux sains. L’objectif de ce projet est d’étudier par IRM l’effet d’un traitement hormonal de GnRH sur la structure et le fonctionnement du cerveau d’un modèle de souris génétiquement modifiée mimant la maladie d’Alzheimer. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU) différents EU1 et EU2. Plus précisément, nous chercherons à : • caractériser les modifications cérébrales de ces souris en lien avec la maladie d’Alzheimer, afin d’avoir une référence pour évaluer les effets du traitement ; • étudier l’impact du traitement sur la structure et le fonctionnement du cerveau, pour vérifier s’il améliore ces paramètres. Pour cela, nous réaliserons des images cérébrales par IRM avant et après le traitement hormonal afin d’observer d’éventuels changements dans l’anatomie et les connexions du cerveau.

Bénéfices attendus

Près de 70 millions de personnes dans le monde sont atteintes de la maladie d'Alzheimer, et aucun traitement réellement efficace n'existe à ce jour. Les thérapies actuelles, notamment celles visant à éliminer certaines protéines impliquées dans la maladie, n'ont montré que des effets limités. Face à cette situation, les professionnels de santé disposent de peu d’options pour soulager les patients, tandis que leurs proches doivent faire face à une évolution inexorable de la maladie. Un traitement hormonal, déjà testé avec succès dans une autre maladie neurologique (la trisomie 21), pourrait offrir une nouvelle piste. En étudiant son effet sur un modèle de souris, nous espérons mieux comprendre son impact sur le cerveau et ouvrir la voie à un essai clinique chez l’humain. L’objectif est de développer une approche qui améliore la qualité de vie des patients et offre un nouvel espoir aux familles concernées.

Procédures

Afin d’évaluer la perte cognitive (anxiété/locomotion), la mémoire spatiale à court terme et la discrimination d’odeurs, des tests comportementaux (maximum trois tests, espacés d’au moins deux jours) seront réalisés dans l’EU2 chez les souris, tous les deux mois à partir de l’âge de 4 mois. La durée maximale d’un test est de 15 minutes. À l’âge de 12 à 14 mois, les souris seront transférées sur le site de l’EU1. Les interventions ci-dessous se dérouleront dans l’EU1. Les animaux seront soumis à une chirurgie courte sous anesthésie générale de 25 minutes pour implanter une petite pompe pour délivrer le traitement . Après la chirurgie les animaux seront placés dans des cages individuelles pendant deux semaines . Les souris subiront deux sessions d’IRM, espacées de 15 jours : une avant et une après le traitement. Le passage en IRM est prévu pour une durée moyenne de deux heures, sous anesthésie. Entre les deux sessions d’IRM, les animaux seront soumis à des tests comportementaux visant à évaluer différentes fonctions cognitives et motrices. Ces tests seront réalisés dans un environnement calme, après une période d’habituation de 30 minutes pour limiter le stress. Chaque souris passera 2 tests, espacés d’au moins deux jours pour éviter toute surcharge.. Afin de s’assurer de l’efficacité du traitement, les animaux subiront 4 jours après le début du traitement, des prélèvements de sang toutes les 6 minutes pendant 2h Les surfaces et équipements seront nettoyés entre chaque passage pour éviter toute influence extérieure. Deux prélèvements vaginaux seront effectués après la première et la deuxième IRM. La durée du prélèvement vaginal est de 3 secondes.

Impact sur les animaux

La chirurgie nécessaire à l’implantation de la pompe sous la peau pour délivrer le traitement peut générer de la douleur chez l’animal. Les lavements vaginaux sont non douloureux mais peuvent être inconfortables pour la souris. Les prises de sang peuvent générer une douleur ponctuelle au moment de la piqure. L’hébergement en cage individuelle peut provoquer un stress. Les tests de comportement consistant à déterminer l’activité locomotrice, l’anxiété et le stress des souris ou les performances cognitives peuvent entraîner une augmentation temporaire du stress. Une légère réduction de l’activité spontanée peut être observée après certaines manipulations, mais celle-ci reste transitoire. Les sessions d’IRM, bien que réalisées sous anesthésie pour éviter tout inconfort, nécessitent une récupération progressive de l’animal après l’examen. Toute manipulation des animaux peut provoquer du stress, de la fatigue et de l’inconfort. Notre modèle de souris mime la maladie d’Alzheimer avec une perte des fonctions cognitives progressives, à partir de 3 mois et maximale à 12 mois.

Devenir

À l’issue du protocole, toutes les souris seront mises à mort afin de procéder à des analyses anatomiques et histologiques. Ces analyses sont indispensables pour compléter les données d’imagerie et vérifier les effets du traitement à un niveau cellulaire et tissulaire. L’examen des structures cérébrales permettra d’évaluer d’éventuelles modifications induites par le traitement, telles que des changements dans l’intégrité des tissus ou la connectivité entre différentes régions du cerveau. De plus, des analyses histologiques permettront d’étudier des marqueurs spécifiques impliqués dans la maladie, afin de mieux comprendre les mécanismes d’action du traitement et d’évaluer son potentiel pour une application clinique future.

Remplacement

Nous étudions les effets d’un traitement sur la structure et le fonctionnement du cerveau chez un modèle préclinique de souris afin d’évaluer son efficacité et sa sécurité avant d’envisager des études cliniques chez l’humain. À ce jour, il n’existe pas d’alternatives non animales permettant de mesurer simultanément les performances cognitives, la connectivité cérébrale et d’éventuels effets secondaires du traitement. Les approches in silico ou in vitro, bien qu’utiles pour certaines analyses moléculaires et cellulaires, ne permettent pas d’étudier l’effet global du traitement sur un organisme vivant. L’utilisation d’un modèle animal est donc nécessaire pour évaluer l’impact du traitement sur les fonctions cérébrales, identifier d’éventuels effets indésirables et déterminer les conditions optimales d’administration. Ces données sont essentielles pour mieux comprendre les mécanismes d’action du traitement et appuyer son éventuelle application clinique.

Réduction

Notre recherche vise à explorer des processus physiologiques et physiopathologiques de l’anatomie cérébrale et de sa fonctionnalité en réponse à l’administration du traitement hormonal. Nous avons déterminé le nombre d’animaux nécessaire et suffisant en fonction des nécessités expérimentales pour réaliser des statistiques significatives. Nous avons choisi une méthode permettant de faire un suivi au cours du temps. Ainsi, les mêmes souris sont utilisées pour la première IRM, pour le traitement et pour l’observation des effets du traitement après la seconde IRM. De plus, l’IRM est une méthode qui permet de regarder de nombreux paramètres sur un même animal : la structure et le fonctionnement du cerveau et tous les paramètres cérébraux qui pourraient être modulés avec le traitement. Cela permet de réduire considérablement le nombre d’animaux et le nombre d’expériences à réaliser pour obtenir ces informations si nous n’avions pas recours à l’IRM.

Raffinement

Les animaux seront habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés par le même chercheur qui ne changera pas au cours du protocole. Ils seront manipulés par cette personne pour s’habituer à lui et à son odeur. Cela permet de limiter le stress de la souris lorsqu’elle commence le protocole. Les souris devront être transportées entre deux animalerie où le projet se réalise. Un raffinement sera apporté lors du transport. Un temps de 15 jours sera laissé pour leur permettre de s’habituer à la nouvelle animalerie et se remettre du stress généré par le transport. Les animaux seront hébergés dans une animalerie agréée conventionnelle, en groupe jusqu’à la chirurgie puis placés dans des cages individuelles. Les animaux seront de nouveau manipulés par le chercheur pour se réhabituer à lui dans la nouvelle animalerie. Une première IRM sera réalisée par une personne qualifiée et spécialiste de la pratique de cet examen chez la souris. L’IRM n’est ni invasive, ni douloureuse et se déroulera sous simple anesthésie générale. Les souris subiront ensuite une chirurgie courte pour implanter les pompes sous cutanées permettant de délivrer le traitement. La chirurgie se fera sous anesthésie générale avec application d’un antiseptique sur la plaie pour éviter tout risque d’infection. Pour la prise en charge de la douleur, une analgésie sera assurée 30 minutes avant la procédure. Une ré-administration pourra être effectuée si nécessaire, selon l’évaluation clinique des animaux. Si des signes de douleurs persistants se manifestent, l’animal sera sorti du protocole. Mise en place de points limites précoces. La seconde IRM se pratiquera dans les mêmes conditions que la première. La mise à mort sera effectuée par un chercheur habitué à réaliser cette intervention et après injection d’un analgésique et sous anesthésie

Choix des espèces

Le protocole d’étude du traitement hormonal (GnRH) a été mis au point chez la souris, nous gardons cette espèce pour obtenir une répétabilité du protocole dans des conditions identiques. Le traitement est étudié chez un modèle génétiquement modifié qui permet d’obtenir un phénotype mimant des traits pathologiques de la maladie d’Alzheimer (MA), pathologie pour laquelle nous étudions le traitement. L’utilisation de souris génétiquement modifiées est donc indispensable à l’étude du traitement en phase pré-clinique. Les animaux utilisés sont des adultes de 3 à 15 mois ; en effet l’étude de l’hormone GnRH dans ce modèle de souris nécessite d’utiliser des animaux adultes qui commencent à développer des altérations cognitives marquées autour de l’âge de 12 mois et ces troubles persistent jusqu’à la fin de la vie de l’animal. Nous avons déjà des données préliminaires dans cette tranche d’âge et pour pouvoir comparer les données il est nécessaire de respecter cette limite d’âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 960
Souffrances
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Devenir
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Chacune des 960 souris de ce projet finit le crâne incisé sous anesthésie profonde, sans réveil, pour une observation au microscope pouvant durer trois heures. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance modéré et aucune souris ne reste en vie. Avant cette chirurgie terminale, certaines reçoivent chaque semaine pendant trois semaines un agent qui provoque une fibrose de la moelle osseuse, ou une chimiothérapie, ou dix injections quotidiennes destinées à inactiver un gène. Le porteur situe le bénéfice immédiat du côté de la connaissance de ces vaisseaux et renvoie les retombées pour les patients, meilleure prise de greffe ou freinage des métastases, à un horizon lointain.

Objectifs

Nous nous intéressons à la barrière sang-moelle osseuse formée par les vaisseaux sanguins dans la moelle osseuse. Ces vaisseaux sont le site unique d’entrée dans la circulation de toutes les cellules sanguines et le site d'entrée dans la moelle lors des greffes de cellules souches. Comment les cellules de ces vaisseaux maintiennent leur fonction de barrière tout en étant perpétuellement sujettes aux cellules qui les traversent est peu étudié. Il est particulièrement important d’entreprendre ces études car différentes maladies modifient les propriétés de la moelle et sont susceptibles de modifier la fonction de barrière de ces vaisseaux. Nous avons déjà mis en évidence que dans des modèles de maladies de moelle osseuse, mimant les cancers de la moelle (myélofibrose) ou la chimiothérapie, ces vaisseaux sont modifiés, avec modifications de l’expression de différentes protéines. Les objectifs globaux du projet sont d’évaluer si et comment ces conditions pathologiques que l'on retrouve chez l'homme (myélofibrose, chimiothérapie) impactent la fonction de perméabilité des vaisseaux aux molécules et aux cellules. Nous étudierons cet aspect chez la souris à l’état de base et après avoir induit la myélofibrose ou la chimiothérapie. La perméabilité aux molécules sera évaluée par la mise en place de modèles d’injection de colorant puis observation par microscopie intravitale . Pour étudier le rôle des protéines d'intérêt, nous disposons de souris génétiquement modifiées pour ces protéines et chercherons à évaluer la perméabilité de leurs vaisseaux par comparaison avec les souris contrôles appropriées.

Bénéfices attendus

A l’heure actuelle, très peu de choses sont connues sur la biologie des vaisseaux de moelle osseuse, du fait de leur rareté et de la difficulté de les isoler et de les cultiver. Ce projet permettra de mettre en lumière le comportement de ces vaisseaux, comprendre comment ils tolèrent le passage incessant des cellules sanguines matures dans la circulation tout en maintenant leur rôle de barrière sanguine. Les bénéfices à court terme sont de comprendre les mécanismes qui régulent cette barrière. Les bénéfices à long terme visent 1) les patients développant une myélofibrose ou traités par chimiothérapie, avec la possibilité de pouvoir favoriser ou freiner l'entrée des cellules sanguines dans la circulation; 2) l’extravasation de cellules dans la moelle: en comprenant le comportement de cette barrière, on pourra envisager de la moduler pour par ex. accélérer/améliorer la prise de greffe de cellules souches hématopoiétiques, ou à l’inverse freiner l’entrée de cellules tumorales circulantes qui provoquent des métastases dans la moelle osseuse.

Procédures

Induction de la myélofibrose: injections d'un agent stimulant la production de plaquette, 1 fois par semaine pendant 3 semaines, sur animaux vigiles (3 secondes). Traitement chimiothérapeutique: injection unique sur souris vigile (3 secondes). Inactivation d'un gène: injections sur souris vigile (temps d'injection 5 secondes), une fois par jour pendant 10 jours consécutifs. Anesthésie profonde pour chirurgie terminale et observation de la fluorescence : analgésique: injection unique sur souris vigile (sc 3 secondes), anesthésiant: injection unique sur souris vigile ( 3 secondes), pas de réveil jusqu'à la fin de la procédure chirurgicale et de l'observation. La chirurgie par elle-même dure 15 minutes. L'observation par microscopie se fait en température thermostatée à 37°C, pendant 3h au maximum.

Impact sur les animaux

Injection des médicaments sur souris vigile: nécessite la contention de l'animal, ce qui entraine un stress et une douleur légère de courte durée au point d'injection. Chirurgie: déshydratation liée à l'anesthésie

Devenir

L'imagerie intravitale nécessite une chirurgie et l'incision de la peau du crâne, ainsi que l'injection systémique de colorants et marqueurs vasculaires. Nous optons pour une procédure terminale 1) pour éviter toute souffrance au réveil liée à la suture des tissus; 2) les souris ne sont pas réutilisables dans d'autres expériences du fait de possibles interférences/artéfacts liés aux injections des produits.

Remplacement

Ce projet repose sur un mécanisme complexe faisant intervenir non seulement les cellules endothéliales en tant que telles mais également le contexte physiologique ou pathologique (propriétés biochimiques et mécaniques du tissu médullaire, flux sanguin , réseau microvasculaire extrêmement dense, myélofibrose, myélosuppression,…), et sur animal vivant. De ce fait, ces expériences sont irremplaçables, il n'existe pas encore de modèle au point permettant de recréer toutes cette complexité. En outre, nous utilisons des modèles de souris inactivées pour des gènes ou mimant une mutation humaine.

Réduction

Les méthodes pour visualiser la perméabilité vasculaire sont bien décrites dans la littérature et nous nous y réfèrerons concernant les doses à injecter, donc nous ne prévoyons pas d'étude pilote. Le nombre d’animaux sera réduit au minimum par l’emploi de méthodes statistiques adaptées et d'après notre expérience passée utilisant cette technique, et par la possibilité de pouvoir observer sous le microscopes différents champs pour une même souris.

Raffinement

Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet sont pris en compte et sera minimisé : - Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes sociaux. Ces cages seront munies de particules de bois et enrichies avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Les animaux sont entre 2 et 3 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. Après chaque injection, on leur apportera à leur réveil de la nourriture apétente en gel, comme forme de "récompense". - - Par l'utilisation de dispositifs de contention non stressant pour l'animal. -Par une anesthésie et une analgésie de l’animal avant l’injection de certains traitements. - Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée à 38°C afin lutter contre l’hypothermie pendant tous les gestes sur animaux anesthésiés. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites, s'ils sont atteints, permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance.

Choix des espèces

La moelle osseuse de la souris reproduit la complexité de celle de l'homme. L'os du crâne de la souris est très fin et donc translucide, ce qui nous permet de visualiser les vaisseaux sanguins de la moelle par fluorescence directement à travers l'os intact, sans avoir recours à une chirurgie lourde. Nous disposons de souris génétiquement modifiées pour nos gènes d'intérêt. Les souris seront observée au stade jeune adulte (8-18 semaines) car la vascularisation de la moelle se modifie avec le vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 96
Souffrances
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Devenir
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 96

Une vingtaine de prises de sang à la queue, des injections dans le sinus situé derrière l'œil, un gavage de glucose et trois injections dans l'abdomen attendent chacune des 96 souris de ce protocole. Génétiquement modifiées pour accumuler le cholestérol, elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes tuées. Le porteur qualifie ce phénotype de "silencieux, sans altération du bien-être de l'animal" et précise que les plaques restent stables chez la souris, sans infarctus ni accident vasculaire cérébral, ce qui ne l'empêche pas de présenter le projet comme une étude des conséquences cardiovasculaires. Les aortes sont prélevées après la mise à mort, l'échographie ne donnant rien chez la souris.

Objectifs

Notre projet évaluera l'importance d'un gène du foie (PGS1) sur le développement de l'athérosclérose et des maladies cardiovasculaires chez la souris.

Bénéfices attendus

Sur la base des données génétiques humaines ainsi qu’aux connaissances préliminaires générées, le projet fera la lumière sur les effets de Pgs1 sur les lipides sanguins et les conséquences métaboliques (athérosclérose et maladies cardiovasculaires). Le projet permettra de faire avancer les connaissances scientifiques sur l’implication de Pgs1 dans la régulation de mécanismes physiologiques impliqués. De plus, si, comme nous le prévoyons, l'inhibition de Pgs1 conduit à des bénéfices globaux sur maladies cardiovasculaires, ce travail représentera une pierre angulaire dans la valeur de PGS1 en tant que candidat prioritaire pour l'intervention pharmaceutique chez les patients ayant des besoins médicaux non satisfaits contre les maladies cardiovasculaires liées aux lipides.

Procédures

Au maximum, une vingtaine de prélèvements de sang d'une durée inférieure à 30 secondes (sur animaux vigiles après anesthésie cutanée locale) seront au maximum réalisé par souris sur la durée du protocole. Les souris subiront au cours du protocole également une injection intraveineuse (10 secondes par injection IV), un gavage oral (5 secondes par gavage) et trois injections intrapéritonéales (5 secondes par injection IP).

Impact sur les animaux

Les procédures de ce protocole sont de classe modérée. Les souris Ldlr-/-sont hypercholestérolémiques et prédisposées à l’athérosclérose mais ce phénotype est silencieux, sans altération du bien-être de l’animal. De plus contrairement à l’homme, les plaques d’athérosclérose sont stables chez la souris et n’entrainent pas de maladies cardiovasculaires telles que l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral ou l’artérite du membre inférieur (postérieur). De plus, les expériences précédemment réalisées n’ont pas identifié d’effets indésirables suite à l’inhibition hépatique de PGS1. Les principaux effets indésirables prévus pour les animaux, concernent le stress et les douleurs induits par les prélèvements sanguins à la queue, les injections ainsi que l’administration d’un bolus de glucose par gavage. Les injections seront réalisées par une personne expérimentée dans le sinus rétro-orbital (seringue à insuline) sous anesthésie (isoflurane). Cette zone d’injection est préférée aux autres (veine péniennes ou caudale) pour des raisons de comparaisons intersexe ainsi qu’une meilleure expérience sur la distribution des virus. Afin de limiter la souffrance liée à la répétition des injections, nous utiliserons des seringues microfines, ferons varier variation les points d’injection et les volumes injectés (d’insuline et de tyloxapol) seront faibles.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issu du protocole. L’objectif principal est de mesurer les conséquences de notre traitement sur le développement de la plaque d’athérosclérose au niveau de l’aorte. Les méthodes non invasives type échographie n’étant pas applicable avec succès sur le modèle murin, il nous est nécessaire de collecter chirurgicalement les aortes pour mesurer l’étendue des lésions par explorations histologiques.

Remplacement

Les données déjà obtenues par analyse génétique semblent valider notre hypothèse sur l’effet fonctionnel de PGS1 et nous pousse à explorer son action dans un système complexe. En effet, les pathologies cardiométaboliques résultent de processus intégrés et de communications inter-organes, impossibles à modéliser in-vitro avec les méthodes actuelles. Ainsi, l’utilisation de modèles animaux intégrés reste indispensable.

Réduction

Ce projet a été construit avec la volonté de mettre en place et de respecter « la règle des 3 R ». Seules les expériences absolument indispensables au succès du projet seront mises en oeuvre. Le nombre d’animaux nécessaires pour chaque expérimentation a été défini en fonction de notre expérience passée. Nous avons pris soin d’optimiser au mieux nos expérimentations en choisissant les lignées murines les plus adaptées à l’étude.

Raffinement

Nous avons pris en compte le bien-être animal, une visite quotidienne des animaux par les zootechniciens formés permettra de prévenir les risques de stress et de souffrance. De plus un examen clinique hebdomadaire sera réalisé par les responsables du protocole de recherche. Nous avons intégré la gestion de la souffrance animale en utilisant des procédures adaptées, notamment anesthésiques pour les injections virales et avant la mise à mort des animaux et analgésiques pour les prélèvements sanguins. Des signes cliniques définissant les points limites, au-delà desquels l’expérimentation serait arrêtée et l’animal mis à mort, ont été fixés et résumés en Annexe. Nous utilisons des cages avec litières et des enrichissements (frisottis et un igloo ou un tube tunnel, en polycarbonate) et les animaux sont hébergés et maintenus en groupes sociaux.

Choix des espèces

Le modèle intégré animal est nécessaire pour tester les effets systémiques cardiovasculaires de l’inhibition de Pgs1. De plus, le modèle murin Ldlr-/- est un modèle de choix d’athérosclérose disponible au sein de l’équipe de recherche. En effet, le métabolisme lipidique murin protège les souris sauvages de l’accumulation de cholestérol dans le système vasculaire ne permettant pas l’observation de plaque d’athérosclérose. Les animaux débuteront le protocole de recherche à 8 semaines d’âge de façon à travailler sur des animaux adultes. Le but de ce travail n’étant pas de déterminer l’effet de l’inhibition de Pgs1 au cours du développement.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Cochons : 100
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Tous tués en fin d'expérience pour prélever leurs tissus digestifs et des zones ciblées de leur cerveau, 100 porcelets Yucatan sont séparés de leur mère à deux jours de vie et nourris avec des préparations pour nourrissons. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger, la séparation maternelle et le changement d'aliment pouvant entraîner une baisse d'appétit et une perte de poids. Deux prélèvements de fèces sont réalisés, par stimulation manuelle au thermomètre si la défécation naturelle ne suffit pas, le reste des mesures étant automatisé. La finalité est industrielle, rapprocher les préparations pour nourrissons du lait humain, et le porteur retient le miniporc pour sa proximité digestive et microbienne avec le nourrisson.

Objectifs

L'objectif du projet est d'étudier l'impact de la supplémentation des préparations pour nourrisson en composés bioactifs sur la physiologie, le métabolisme et le comportement (alimentaire et social) chez le nouveau-né. En complément des investigations in vitro sur modèles cellulaires, des investigations sur modèles animaux sont nécessaires pour une évaluation globale des effets des préparations pour nourrisson sur la santé des jeunes individus, en intégrant notamment les interactions entre les organes et tissus et la composante microbienne, non reproductibles dans leur complexité in vitro, ainsi que les comportements alimentaires. Les préparations pour nourrisson différeront par leur composition en composés bioactifs; ces composés bioactifs sont des molécules identifiées dans le lait de femme. La mesure de la consommation alimentaire, du poids corporel, des comportements et du microbiote fécal chez les animaux vigiles et l'analyse des tissus post-mortem permettront de mieux comprendre le rôle des composés bioactifs du lait humain afin de pourvoir optimiser la composition des préparations pour nourrissons à destination des enfants qui ne sont pas allaités.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’évaluer l'impact de mélanges de composés bioactifs présents dans le lait de femme sur la santé du nouveau-né. Ce projet participera à l’amélioration des propriétés fonctionnelles des préparations pour nourrisson en vue de rapprocher leur bénéfice santé de celui du lait maternel.

Procédures

Deux prélèvements de fèces seront réalisés au moment de la défécation naturelle des animaux dans la mesure du possible ou par stimulation manuelle à l'aide d'un thermomètre si nécessaire. La durée du prélèvement n'excèdera pas 1 min. Les autres paramètres seront mesurés automatiquement sans manipulation des animaux : consommation alimentaire, poids et comportement social des porcelets. Tous les animaux concernés par la procédure (n = 100) seront euthanasiés à la fin de l’expérience pour réaliser des prélèvements post-mortem de tissus et contenus digestifs et de zones cérébrales ciblées.

Impact sur les animaux

La séparation de la mère et l'adaptation au nouvel aliment (une préparation pour nourrisson) peuvent entrainer une baisse d'appétit transitoire induisant ponctuellement une perte de poids modérée.

Devenir

Afin de caractériser l'effet biologique des traitements alimentaires, nous devons collecter en fin d'expérimentation des tissus et contenus digestifs et des zones cérébrales. Pour cela, tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l’expérience. L'analyse moléculaire et histologique des tissus intestinaux et cérébraux et l'étude de la composition du microbiote dans différents segments de l'intestin est indispensable pour évaluer l'effet des traitements alimentaires testés.

Remplacement

Des expériences in vitro seront menées au préalable pour étudier la fonctionnalité des composés testés. Cependant, le projet s’intéressant à l’impact de l’alimentation sur les fonctions physiologiques du nourrisson, l’utilisation d’un modèle animal vivant reste indispensable pour une évaluation globale de l’effet des composés bioactifs du lait de femmes. Le porcelet a été choisi pour sa proximité physiologique avec le nourrisson.

Réduction

Les effectifs ont été calculés pour permettre une évaluation statistiquement significative des effets attendus (réponses physiologiques). Le calcul du nombre d'animaux tient compte de la variabilité des paramètres analysés. Un calcul de puissance a été réalisé pour évaluer ce nombre en s'appuyant sur les données préliminaires disponibles.

Raffinement

L’alimentation sera adaptée aux besoins nutritionnels des porcelets. Les compétences et l’expérience des expérimentateurs garantissent le respect du bien-être animal. Des points limites ont été établis, entraînant la sortie de protocole ou l’euthanasie anticipée de l’animal en cas de nécessité. Les animaux seront élevés en groupes, favorisant le bien-être et les interactions sociales. Des enrichissements de nature variable seront apportés dans leur case et seront régulièrement changés pour favoriser la motivation des animaux à s’intéresser à de nouveaux objets.

Choix des espèces

Le modèle miniporc Yucatan est un modèle qui a une grande proximité physiologique avec l’homme, notamment au niveau de sa taille, de son système digestif et de son microbiote intestinal. Il s’agit d’un animal omnivore monogastrique, ce qui en fait un modèle très recherché pour les recherches en nutrition humaine. S’intéressant à l’alimentation infantile, les porcelets inclus dans le protocole seront des nouveau-nés de 2 jours d’âge. La taille et la maturité des porcelets à la naissance sont compatibles avec un allaitement avec des préparations pour nourrisson dès les premiers jours de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Furets : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 50
Devenir
 -
 -
 10
 40

Opérés du cerveau quelques jours après leur naissance, sous une anesthésie d'une heure, 50 furetons subissent une déformation mécanique de leur cortex, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur décrit une étude pilote dont les complications sont "peu connues" et anticipe des douleurs post-opératoires, des risques infectieux et des troubles locomoteurs ou sensoriels. Aucune analyse statistique n'est prévue, tous les furetons des cinq portées sont manipulés et deux portées servent à ajuster le protocole. Si l'effet recherché apparaît et que les animaux restent viables, 10 femelles partiront vers un autre projet pour des tests cognitifs, les autres étant tués pour prélever leur cerveau.

Objectifs

Les objectifs de ce projet portent sur la compréhension des mécanismes par lesquels les forces mécaniques influencent le développement cortical et l’organisation fonctionnelle du cerveau. Ces phénomènes dépendent d’interactions complexes entre la croissance tissulaire, la morphogenèse, la connectivité neuronale et la dynamique cellulaire en conditions physiologiques. À ce jour, aucune alternative in vitro ou in silico ne permet de reproduire avec une fidélité suffisante l’ensemble de ces processus dans un environnement cohérent et évolutif. Le recours à un modèle animal non-humain est donc indispensable pour être en position de perturber de manière contrôlée le repliement cortical. Nous visons ainsi à générer des motifs alternatifs qui permettront d’évaluer l'impact des forces mécaniques sur l'organisation cérébrale. Ce modèle est indispensable pour comprendre comment des modifications géométriques locales influencent les voies de connexion neuronale et l’émergence de zones cytoarchitectoniques, des éléments qui jouent un rôle potentiel dans les fonctions cognitives et sensorielles.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter des bénéfices significatifs pour l’ensemble des maladies neurodéveloppementales, en fournissant des connaissances essentielles sur les mécanismes mécaniques impliqués dans le développement du néocortex. Comprendre comment les forces mécaniques influencent la formation des structures corticales, tels que les plis corticaux, pourrait transformer notre approche de plusieurs troubles neurologiques associés à un développement anormal du cerveau. Parmi ces troubles, la lissencéphalie et la polymicrogyrie sont particulièrement pertinentes : ces pathologies, caractérisées par un cortex lisse ou anormalement plissé, sont souvent associées à des déficits cognitifs et moteurs graves. La lissencéphalie et la polymicrogyrie sont des troubles rares mais graves, touchant environ 1 naissance sur 50 000 pour la lissencéphalie et 1 sur 10 000 pour la polymicrogyrie. Ces pathologies sont associées à de lourdes conséquences sur le développement cognitif et moteur, entraînant une dépendance à vie et des coûts de soins très élevés pour les familles et les systèmes de santé. Les connaissances acquises grâce à ce projet pourraient ainsi non seulement améliorer la compréhension des mécanismes fondamentaux du développement cérébral, mais également orienter des stratégies thérapeutiques innovantes pour de nombreuses maladies neurodéveloppementales. En ciblant les processus de morphogenèse mécanique, il serait possible de développer des interventions visant à corriger ou à compenser les anomalies structurales dès les premières étapes du développement, ouvrant des perspectives pour des traitements plus précoces et potentiellement plus efficaces pour ces pathologies.

Procédures

Les furetons seront soumis à une procédure chirurgicale effectuée quelques jours après la naissance afin d’induire une déformation mécanique au niveau cérébrale. La chirurgie d’une durée d’une heure sera effectuée sous anesthésie générale et maintien de la température et de l’oxygénation avec prise en charge analgésique et antibiotique en pré et post-opératoire. À la fin de la période de maintien, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire en vue des différents prélèvements des tissus pour analyses.

Impact sur les animaux

Ce projet constitue une étude pilote visant à déterminer si une déformation mécanique appliquée dans les premières étapes de développement modifie la configuration (forme et positionnement) des plis corticaux, et, le cas échéant, si cela influence la viabilité des animaux. Comme il s’agit d’une première exploration dans ce domaine, les nuisances/complications liées à la chirurgie sont peu connues et pourront être variables. Nous anticipons les nuisances potentielles suivantes : (i) Douleurs post-opératoires (ii) Risques infectieux (iii) Troubles locomoteurs ou sensoriels en fonction des effets de la déformation corticale (iv) Possibilité de stress.

Devenir

Nous procéderons à une euthanasie afin de prélever le cerveau et de visualiser si la manipulation mécanique a eu un effet sur la formation des plis corticaux. Si un effet est observé et que les animaux sont viables et non nécessaires pour analyse histologique, nous poursuivrons par une analyse cognitive avec une partie des animaux (10 femelles) dans une utilisation continue qui se fera par un transfert dans un autre projet éthique.

Remplacement

Pour cette étude, le modèle animal du furet est particulièrement adapté en raison de son cortex plissé, permettant d’étudier les processus mécaniques impliqués dans la formation des gyri et des sulci, processus qui ne peuvent être observés chez les rongeurs classiques au cortex lisse. De plus, le fait que le plissement cortical du furet se déroule ex-utero en fait un animal clé pour ce projet, car cela permet un accès unique aux étapes précoces de ce processus. En perturbant de manière contrôlée le repliement cortical, nous visons à générer des motifs alternatifs qui permettront d’évaluer l'impact des forces mécaniques sur l'organisation cérébrale. Ce modèle est indispensable pour comprendre comment des modifications géométriques locales influencent les voies de connexion neuronale et l’émergence de zones cytoarchitectoniques, des éléments qui jouent un rôle potentiel dans les fonctions cognitives et sensorielles.

Réduction

Ce projet étant une étude pilote, nous limiterons le nombre d’animaux utilisés pour répondre aux objectifs de recherche tout en garantissant la robustesse des résultats. Cinq femelles gestantes seront utilisées : deux portées pour développer et ajuster le protocole expérimental, et trois portées pour tester l’hypothèse de travail, soit un total de 50 furetons (environ 10 furetons par portée chez une mère première gestante). Les effets de la manipulation seront quantifiés par des analyses histologiques. La nature de ce projet ne permet d’analyses statistiques ; nous souhaitons tester si notre manipulation produit l’effet attendu, à savoir un changement dans le type de pli. Or il n’est pas possible de quantifier avec une taille d’effet un changement de type de pli. Enfin, nous manipulons tous les furetons obtenus car nous disposons d’un atlas de référence pour la croissance corticale chez le furet, ce qui nous permet de ne pas avoir à utiliser d’animaux supplémentaires comme contrôle.

Raffinement

Les furetons naissent sur place, et les mères gestantes arrivent environ deux semaines avant la naissance afin de s'acclimater aux conditions d’hébergement. Les animaux (mères et furetons) sont hébergés dans des cages enrichies avec divers jouets, tunnels et tapis à furets pour stimuler leur bien-être. De plus, les soigneurs et soigneuses interagissent avec les furetons deux à trois fois par jour en intégrant des jeux dans leur environnement et en les acclimatant à la manipulation. Une aire de jeu est également accessible pour favoriser la stimulation sociale. L’état général des animaux est contrôlé quotidiennement en étroite collaboration avec un vétérinaire. Les marqueurs de bien-être, tels que le poids, l’état général et le comportement, sont suivis avec rigueur. La gestion de la douleur est assurée par l’administration d'analgésiques en pré et post-opératoire pour assurer un soulagement optimal. La surveillance post-opératoire inclut un contrôle biquotidien des constantes vitales afin d’assurer le rétablissement des animaux dans les meilleures conditions. Le protocole chirurgical inclut l'administration d'anti-inflammatoires et d'analgésiques en pré- et post-opératoire, minimisant ainsi l'inconfort. La chirurgie se fait en milieu stérile, avec suivi de la température (maintien par tapis chauffant), de l’oxymétrie, des rythmes cardiaque et respiratoire.

Choix des espèces

Le furet est spécifiquement choisi pour ce projet en raison de caractéristiques uniques qui le rendent particulièrement adapté à l’étude des processus mécaniques impliqués dans le développement cortical. Contrairement aux rongeurs à cortex lisse, le furet présente un cortex plissé, permettant d'observer directement la formation des plis corticaux et de mieux comprendre comment les forces mécaniques influencent le développement du cerveau. Le processus de plissement cortical du furet se déroulant ex-utero, ce modèle offre un accès unique aux étapes précoces de cette organisation cérébrale, ce qui en fait un modèle clé pour ce projet. Les animaux seront utilisés principalement à partir de quatre jours après la naissance, un moment crucial où les processus de développement cortical sont encore en cours. Ce stade précoce permet d'intervenir au moment où le cortex est encore plastique, rendant possible l’étude des effets d’une perturbation mécanique sur la formation des plis corticaux. En intervenant à ce stade, nous maximisons les chances d’observer des impacts directs sur la morphogenèse corticale, car les forces mécaniques jouent un rôle majeur dans l’organisation des structures corticales durant cette période critique. Des étapes de suivi sont prévues tout au long du développement postnatal afin d’évaluer l’évolution et la viabilité des effets induits par la manipulation. Cette approche permet d'assurer un suivi longitudinal pour mieux comprendre comment ces perturbations précoces influencent l'organisation cérébrale et le développement des circuits neuronaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 920
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ 800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 920

120 souris sont tuées sous anesthésie pour prélever leurs cellules souches sanguines, injectées ensuite à des congénères irradiées afin de fabriquer des animaux portant la protéine CD99 soit sur leurs globules blancs, soit sur leurs vaisseaux. 920 souris au total vont être utilisées, aucune ne restant en vie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour les 800 receveuses et témoins. Trois injections réparties sur cinq jours déclenchent chez elles une vascularite avec atteinte rénale, suivie de mesures de la fonction rénale, un capteur restant fixé sur leur dos jusqu'à une heure, d'échographies cardiaques et de recueils d'urine, avec perte de poids modérée et parfois des ulcères cutanés. Les souris sont tuées 12 ou 30 jours après le déclenchement de la maladie pour analyser leur sang, leur urine et leurs organes.

Objectifs

Récemment, la protéine CD99 a été identifié comme un marqueur urinaire qui aide à prédire la survenue d’une insuffisance rénale aigüe (IRA) chez les patients, ainsi qu’un facteur protecteur face à une agression des reins chez les souris. Cette protéine est présente à la surface à la fois des globules blancs et des vaisseaux. Il a été découvert (travaux non encore publiés) une localisation inconnue de cette protéine dans l’organisme : au niveau d’un type particulier de cellules rénales qui jouent un rôle central dans le déclenchement de maladies rénales sévères, comme la vascularite associées aux anticorps anti-cytoplasme des neutrophiles (ANCA). Cette maladie grave, pouvant affecter plusieurs organes (dont le rein, le poumon, le cœur et la peau), est responsable d’une défaillance rénale complète et définitive chez 20 % des patients dans les 5 ans suivant le diagnostic, et s’avère même mortelle chez près de 15 % des patients dans la première année de la maladie. Compte-tenu de ces découvertes récentes concernant CD99, il apparait pertinent de caractériser comment les deux « versions » de cette protéine (« globule blanc » et « vaisseau ») influencent le risque de vascularite à ANCA grave, avant de développer des traitements ciblant CD99. Ce projet aura lieu au sein de deux établissements utilisateurs : EU1/2 et EU2/2.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre les mécanismes de la vascularite à ANCA. Mieux comprendre le rôle de la protéine CD99 dans l’atteinte rénale par la vascularite à ANCA, dans l’objectif de développer des traitements de la vascularite à ANCA ciblant CD99.

Procédures

Dans un premier temps, au sein de l’établissement utilisateur n°1 (EU1/2), des animaux chimériques possédant la protéine CD99 soit à la surface de leurs globules blancs, soit à la surface des vaisseaux, seront produits. Pour se faire, des souris (« receveuses ») seront irradiées durant quelques minutes puis recevront une injection de cellules souches du sang par une injection au total de 10 secondes sous anesthésie générale gazeuse. Ces cellules souches proviennent d’autres souris préalablement euthanasiées (120 « donneuses » au total). Dans un second temps, les souris « receveuses » ainsi que des souris contrôles n'ayant pas été irradiées (représentant un total de 800 animaux) seront transportées vers l’établissement utilisateur n°2 (EU2/2) pour y développer une vascularite à ANCA avec atteinte rénale, à l’aide au total de trois injections (plusieurs anticorps et une molécule pro-inflammatoire) de 10 secondes chacune sous anesthésie générale gazeuse réparties sur 5 jours. Ces animaux seront soumis à des mesures de leur fonction rénale (2 mesures par animal) : sous anesthésie générale gazeuse, un capteur est fixé sur le dos de l’animal pendant 60 minutes maximum et une molécule est administrée par une seule injection de 10 secondes. Ces animaux seront aussi soumis à des mesures non-invasive de la fonction cardiaque par échographie (2 mesures par animal) pendant 10 minutes maximum, sous anesthésie générale gazeuse, sans injection nécessaire. Les prélèvements d’urine (maximum 5 répartis sur 8 semaines) auxquels tous les animaux seront soumis se feront de façon vigile mais indolore et non-invasive, puisqu’ils reposeront sur la collecte d’urine émise de façon réflexe par l’animal lors de sa préhension. Les animaux seront mis à mort 12 jours (modèle précoce) ou 30 jours (modèle tardif) après le début de l’induction de la vascularite, avec une injection de 10 secondes sous anesthésie générale gazeuse d’un agent léthal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles de l’irradiation sont une légère baisse de l'alimentation avec perte de poids minime durant les premiers jours post-irradiation. Les animaux peuvent ressentir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit au cours de la procédure. L'irradiation ne procure aucune douleur. Les prélèvements sanguins et les injections des agents provoquant la vascularite à ANCA peuvent provoquer du stress ou de la douleur. Le modèle de vascularite à ANCA provoque une altération attendue de la fonction rénale. Les effets indésirables possibles sont une baisse de l’alimentation avec perte de poids modérée mais stable, et des lésions cutanées de type dermites ou ulcères (néanmoins très rarement rapportés avec ce protocole) liées à la vascularite.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure en vue de l'analyse de leur sang, de leur urine et de leurs organes.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation sur des animaux est indispensable car la glomérulonéphrite liée à la vascularite à ANCA est impossible à reproduire en laboratoire. Une veille bibliographique est réalisée régulièrement par les responsables du projet pour prendre connaissance d’éventuelles nouvelles méthodes alternatives (plateforme de référencement des publications Pubmed, journaux de néphrologie comme Kidney International, participation à des congrès annuels internationaux de recherche de néphrologie comme l’European Renal Association, etc.).

Réduction

Notre équipe a noué une collaboration avec l’équipe ayant créé et publié cette version du modèle d’atteinte rénale par vascularite à ANCA, ainsi qu’une autre collaboration avec une équipe de recherche bordelaise utilisant ce protocole en routine depuis un an, ce qui nous permet de limiter certaines étapes de mise au point coûteuses en animaux. Le nombre d’animaux utilisé est calculé au plus juste d’après notre connaissance du modèle de sorte à obtenir des résultats statistiquement pertinents pour chaque paramètre principal et secondaire. De plus, nous valorisons l'ensemble de notre élevage de souris à l’EU1, puisque nous utilisons les deux sexes. Il est prévu de recourir à un maximum de 920 souris. Les résultats seront interprétés en utilisant des tests statistiques communément utilisés en biologie.

Raffinement

Les études sont optimisées d’après la littérature et les observations réalisées par nos collaborateurs ayant créé ou importé ce protocole de vascularite à ANCA. Les animaux seront hébergés dans des services de zootechnie agréés par le ministère, par groupes de 4 dans des cages comprenant des éléments d’enrichissement (papier, tunnels...), avec alimentation et eau à volonté. Ils seront observés scrupuleusement (apparence générale, comportement, absence de plaies...) afin de s’assurer de leur bien-être, et pesés deux fois par semaine. Pour les changes et les manipulations, les souris seront tenues dans la main de l’expérimentateur mais ne seront jamais suspendues par la queue. Les personnels intervenant dans ce projet sont formés à l’expérimentation animale. Les procédures sont optimisées de façon à limiter au maximum la souffrance des animaux (anesthésie, analgésie, suivi attentif des animaux tout au long des différentes procédures, euthanasie si signes de souffrance irrémédiables). Une échographie cardiaque permettra de dépister une atteinte du cœur de façon précoce. Concernant le transport (maximum 20 minutes) des animaux entre l'EU1/2 et l'EU2/2, il sera effectué sur des souris aptes à supporter le voyage et dans des conditions telles qu’elles ne puissent être blessées ou subir des souffrances inutiles. Le transport sera effectué suivant une procédure déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport), impliquant une société agréée qui effectue de manière régulière la navette entre l'EU1/2 et l'EU2/2.

Choix des espèces

L’espèce utilisée permet d’utiliser le moins d’animaux possible pour atteindre les objectifs du projet. Nous utilisons le plus souvent la souris car elle est à l’origine d’un grand nombre de données scientifiques et qu’il existe un nombre important de modèles de souris adaptés à l’étude de maladies affectant le rein. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 7 à 13 semaines au début du protocole expérimental. À cet âge, les reins sont pleinement développés, ce qui permet de modéliser au mieux les conditions cliniques adultes.