Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
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- Système immunitaire
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Intégration des stimuli aversif et récompensant par le tegmentum dans un modèle de stress précoce
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 260 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Séparées de leur mère dès le premier jour après la naissance pour une partie d'entre elles, elles subissent à cinq semaines une chirurgie crânienne d'injection virale, puis l'implantation d'une fibre optique, avant des tests où l'animal doit obtenir une récompense tout en évitant des signaux de prédateur. Le projet cherche à comprendre comment un stress précoce altère durablement les circuits de la décision et favorise l'apparition de troubles psychiatriques. Le porteur écrit pourtant que les agents stressants employés "n'induisent pas de modifications de comportement délétères sur le long-terme".
Objectifs
Un stress précoce, notamment la négligence parentale ou la maltraitance, augmente considérablement l’apparition de troubles anxio-dépressifs et des addictions. Un trait commun à ces maladies mentales est l’incapacité de gérer des situations conflictuelles. Cette gestion repose sur un processus cérébral essentiel permettant d’évaluer finement le rapport risque/récompense de chaque action. Ces mécanismes sont contrôlés par des circuits cérébraux indispensables à la survie, car ils fournissent la motivation nécessaire à la réalisation d'actions permettant de préserver l'individu (se nourrir, se reproduire, etc.). Ainsi, la dissection des réseaux de neurones nécessaires au bon fonctionnement de ces systèmes est essentielle pour la compréhension et la recherche d’outils thérapeutiques pour les individus affectés par ces troubles du comportement. Le noyau latérodorsal du tegmentum (LDTg) est une région du cerveau classiquement associée au traitement et à la modulation des signaux récompensants. Notre équipe a récemment revisité ce dogme et démontré de profonds changements d’activité du LDTg en conditions de stress. Cependant, les mécanismes cellulaires ainsi que les circuits neuronaux impliqués dans ce processus restent peu connus. L’objectif principal de ce projet est de déterminer le rôle fonctionnel du LDTg lors de situations conflictuelles, et de comprendre comment l’exposition à un stress précoce altère ces circuits neuronaux favorisant ainsi l’apparition de troubles psychiatriques.
Bénéfices attendus
Les organismes vivants sont généralement confrontés à des situations conflictuelles. Une fonction de base du cerveau pour assurer la survie consiste à répéter des actions qui se sont avérées gratifiantes tout en évitant le danger. Par exemple, il est judicieux de revisiter un endroit où de la nourriture a été trouvée (récompense), mais pas si cet endroit est traqué par des prédateurs (aversion). En intégrant ces stimuli positifs et négatifs du monde extérieur, des mécanismes adaptatifs sont déclenchés afin d’assurer l'obtention de récompenses (nourriture, eau, sociales) tout en évitant les situations dangereuses. Dans ce projet, nous proposons de démêler les circuits cérébraux qui aident au processus de prise de décision. De plus, nous étudierons comment le stress au début de la vie peut induire des changements cellulaires dans ces circuits cérébraux. Nous lierons ces changements cellulaires à des défauts de comportement en enregistrant l’activité neuronale (grâce à la visualisation des flux de calcium) des souris performant un test comportemental où la souris peut obtenir une récompense tout en évitant les signaux de prédateurs. Enfin, nous évaluerons de nouvelles approches pour le traitement des troubles psychiatriques associés au stress impactant ces circuits.
Procédures
Chaque souris subira à 5 semaines une opération chirurgicale pour une injection et implantation d'un outil biologique permettant d'enregistrer l'activité des neurones. Certaines souris seront exposées à des agents stressants. Ces agents stressants n'induisent pas de modifications de comportement délétères sur le long-terme.
Impact sur les animaux
Les chirurgies provoquent des douleurs post opératoires minorées par des antalgiques. Les tests comportements vont induire un stress aigu, et la separation maternelle peut créer une anxiété.
Devenir
Pour chaque procédure, les souris seront mises à mort après le test comportemental, afin de récolter leur cerveau, pour une analyse histologique. Dans la procédure 2, 3 et 4, des cohorte de souris seront mises a mort et leur cerveau prélevé rapidement, dans le but de réaliser des enregistrement électrophysiologiques qui nous permettent de mesurer l'activité électrique des neurones.
Remplacement
Notre projet repose principalement sur des approches comportementales et virales ainsi qu'une approche d'enregistrement de l'activité neuronale. Actuellement, il n’y a pas de méthodes substitutives qui pourraient remplacer le recours à l’animal dans nos travaux. Il n’est pas non plus envisageable d’utiliser des modèles animaux moins sensibles. En effet, les structures étudiées dans ce projet chez la souris sont très similaires à ceux de l’Homme et leurs descriptions anatomiques bien détaillées. De plus, la souris est un modèle animal de choix de par les approches virales (AAV) et génétiques (lignées transgéniques) qui permettent une manipulation ciblée des structures cérébrales altérées par le stress.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire dans chaque procédure du projet est calculé par analyse de puissance afin de le réduire autant que possible, tout en conservant un significativité statistique fiable. Afin de limiter le nombre de souris utilisées, la moitié des souris de la tache 1 subiront les 3 types de stimuli récompensants et l’autre moitié les stimuli aversifs, du moins marqué au plus prononcé. . Toujours dans le but de réduire le nombre de souris, les enregistrements électrophysiologiques (mesure de l'activité électrique des neurones) de la procédure 2 et 3 seront réalisés sur les mêmes souris ayant subi les tests comportementaux.
Raffinement
Par défaut, les animaux font l'objet d'une vérification visuelle quotidienne. Une manipulation donnant lieu à une vérification plus poussée est effectuée une fois par semaine lors de la pesée. Nous observons l'apparence physique, le poids corporel et les comportements naturels (toilettage, mobilité de l'animal, interaction sociale etc...). Si observation d'un problème physique tel que défaut de toilettage prononcé (pelage hirsute, tâche d'urine ou de matières fécales, etc.), mise en place d'un renforcement du suivi quotidien et prise de mesures adaptées au problème (mise à disposition de nourriture hydratée, tapis chauffant si légère hypothermie, désinfection de la plaie si blessure). En cas de non amélioration de l'état de l'animal il sera mis à mort au plus tard 48h après la détection du problème. Pour les animaux ayant subi une chirurgie, nous mettons en place un suivi quotidien renforcé dans les 5 jours suivant la chirurgie. Des difficultés à atteindre la nourriture ou une infection de la plaie entraine la mise en place d'une pesée quotidienne, désinfection et administration d'anti-inflammatoires. Si l'état de l'animal ne s'améliore pas sous 48h, nous procèderons à sa mise à mort.
Choix des espèces
Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des souris sont largement documentées. La souris possède un éventail génétique vaste, une reproductibilité fiable et rapide, ce qui constitue un atout pour développer efficacement notre projet. La souris constitue un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des effets du stress, et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Nous disposons de techniques adaptées à cette espèce (enregistrement de l'activité électrique des neurones, comportement, chirurgie). Pour toutes ces raisons, ce choix d’espèce constitue un bon modèle pour notre étude. -Tâche 1 : souris utilisées à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ histologiques. -Tâche 2 : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. -Tâche 3 : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. -Tâche 4 : Optogénétique : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 4 semaines pour injection virale puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. DBS : souris utilisées à PND1(jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 7 semaines implantation de l’électrode puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ histologiques.
Étude de la régulation des divisions méiotiques de l’ovocyte de Xenopus laevis
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- Oncologie
- Système urogénital
Sorties de leur aquarium, anesthésiées, posées sur un champ glacé, 107 xénopes femelles subissent le prélèvement d'une partie d'un ovaire, opération de quatre à dix minutes répétée jusqu'à trois fois dans leur vie, à six mois d'intervalle au moins. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et le projet en prévoit 43 par an. Elles vivent ensuite un à trois ans dans l'animalerie, tant que leurs ovaires reconstituent leur stock d'ovocytes. Sur les 107 animaux, 72 seront tuées parce que leurs ovaires ne régénèrent plus, et 35 seront réutilisées.
Objectifs
Le projet vise à comprendre les divisions méiotiques de l'ovocyte. Tous les êtres vivants se développent grâce aux divisions de leurs cellules : la cellule duplique son génome puis en redistribue une copie dans chacune des deux cellules filles. La méiose est un mode de division spécialisé spécifique aux cellules reproductrices. Chez les femelles, dans les ovaires, les ovocytes sont bloqués en début de méiose. Cet arrêt permet à l’ovocyte d’accumuler les composants nécessaires au développement du futur embryon. Lors de l’ovulation, un signal hormonal lève le blocage et l’ovocyte réalise les divisions de méiose. Notre équipe s’intéresse aux mécanismes moléculaires déclenchés par l’hormone qui conduisent à la division. Ces mécanismes sont encore inconnus et leur étude est très importante pour comprendre la formation de la cellule reproductrice femelle, qui est à la base de la reproduction des individus. Notre étude renseigne aussi sur la division des cellules, qui assure le développement et le maintien de l’intégrité des organismes vivants. Chez l’amphibien Xénope qui est utilisé dans ce projet, la progestérone déclenche dans l’ovocyte l’activation en cascade de différentes protéines, ce qui aboutit à la reprise de la méiose. Sur le plan moléculaire, le blocage de l’ovocyte dépend d’une enzyme qui phosphoryle les protéines. La progestérone induit une diminution de son activité. Ceci provoque la synthèse de nouvelles protéines qui conduisent aux divisions de méiose. Le projet vise à identifier les cibles de l’enzyme et à élucider le mécanisme par lequel elles déclenchent la division. Ce projet a des retombées importantes dans deux domaines : celui du cancer, qui résulte d’une dérégulation de la prolifération cellulaire, et celui de l’infertilité humaine, qui repose en grande partie sur la dérégulation des divisions de l’ovocyte.
Bénéfices attendus
Notre projet est lié à trois domaines d’enjeux majeurs en santé : infertilité, anomalies fœtales, cancer. La fréquence de l’infertilité n’a cessé d’augmenter ces 20 dernières années. La compréhension de ses causes est l’un des axes prioritaires de la stratégie européenne de recherche. Chez la femme, elle est souvent associée à des défauts de formation de l’ovocyte. C’est pourquoi il est important de comprendre les étapes de formation de l’ovocyte, qui est l’objectif de ce projet. Il est impossible de mener des expériences sur les ovocytes humains. Le modèle murin est assez inadapté car le contrôle de la différenciation de l’ovocyte présente des différences importantes avec les autres vertébrés. Le projet utilise les ovocytes de l’amphibien Xénope, très utilisé pour sa ressemblance génétique avec l'homme. Il permettra d’identifier des gènes importants impliqués dans les infertilités. Ce projet permettra aussi l’identification des protéines de l’ovocyte qui assurent le bon développement de l’embryon. Leur connaissance contribue à comprendre les défauts de l’embryon qui sont à l'origine d'interruptions de grossesses ou d'anomalies congénitales. Enfin, le projet s’inscrit au cœur de la cancérologie. La méiose utilise en effet les mêmes gènes que ceux de la division cellulaire, et le génome du Xénope est très proche de celui de l'espèce humaine. Ces études révèlent donc de nouvelles protéines qui, quand elles sont dérégulées, entraînent la tumorigenèse. L’atout majeur de l’utilisation du Xénope dans ce domaine a d’ailleurs été à l’origine de l’attribution du Prix Nobel en 2001.
Procédures
Les interventions consistent en un prélèvement d’une partie d’un ovaire, effectué sur un animal anesthésié en conditions stériles et placé sur un champ froid qui supprime la douleur. L’opération dure 4 à 10 min. Seules les extrémités des ovaires sont prélevées pour éviter tout saignement. L’ouverture est suturée sans contraindre les tissus ce qui évite les risques d’hématomes et d’abcès. Le réveil s’effectue en 20 à 30 min, et l’animal est ensuite surveillé pour vérifier la bonne cicatrisation cutanée. Puis il regagne son aquarium. Le projet requiert 43 opérations par an. Chaque femelle est opérée au maximum 3 fois pendant sa vie, chaque opération étant espacée d'au moins 6 mois.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus en post-opératoire portent sur la douleur, le stress et des risques de complication dûs à l’opération. Le stress peut être provoqué par le prélèvement de l’animal dans l’aquarium et l’opération chirurgicale. À noter que le stress thermique potentiellement lié à l’anesthésie, le stress social qui serait engendré par l’isolement post-opératoire et le stress du jeûne pré-opératoire de 5 heures ne sont pas applicables : animal poïkilotherme « à sang froid », à vie solitaire, et nourri tous les 3 jours en conditions normales. La douleur peut être induite par la chirurgie. Les risques de complication sont de légers saignements temporaires de la cicatrice.
Devenir
Les animaux sont gardés en vie tant qu’ils régénèrent leurs ovocytes suite aux opérations (maximum de 3 opérations par animal, aucun animal n’est opéré plus de 3 fois). Ils demeurent en vie dans l’animalerie entre 1 et 3 années. Ils sont euthanasiés par une méthode réglementaire de façon à lui éviter toute douleur. L’euthanasie est justifiée quand, après une seconde ou une 3ème ovariectomie partielle, les ovaires ne régénèrent plus leur contenu. Le projet reposant intégralement sur l’étude des ovocytes, les animaux ne produisant plus d’ovocytes ne sont donc plus utilisables pour le projet. À l’issue des 5 années du projet, 72 des 107 animaux du projet auront été euthanasiés. 35 seront encore en vie, après avoir subi une ou deux opérations. Ils seront ré-utilisés.
Remplacement
Notre objet d'étude est l’ovocyte, la cellule reproductrice femelle. Cette cellule est extrêmement spécialisée. Son organisation interne très complexe lui permet de réaliser les divisions qui vont lui permettre d’être fécondé par un spermatozoïde. Ces divisions particulières sont également importantes pour les premières étapes de la vie de l’embryon qui sera issu de la fécondation. L’ovocyte n’est donc comparable à aucune autre cellule, et ne peut être reproduit ou « créé » artificiellement par synthèse ou par des cellules souches ou par une modélisation virtuelle. C’est pourquoi nous sommes dans l'obligation d'utiliser des ovocytes intacts issus d’animaux, dans notre cas les Xénopes (des amphibiens), pour les étudier ensuite en laboratoire. Le modèle Xénope lui-même s’inscrit dans une stratégie de remplacement. L’autre modèle utilisé dans les laboratoires pour l’étude du même sujet, la formation de l’ovocyte, est la souris (ou le rat). Les ovaires de Xénope contiennent chacun jusqu’à 6000 ovocytes (contre une vingtaine chez la souris) et ont la capacité de régénérer (ce qui n’existe pas chez la souris). Utiliser le Xénope au lieu de la souris permet donc de limiter énormément le nombre d’animaux utilisés en laboratoire. Enfin, en parallèle à l’utilisation expérimentale des ovocytes, nous utilisons des outils bioinformatiques très récents (moins de cinq ans), basés sur l'intelligence artificielle, en amont des expériences. Ils permettent de guider et cibler les expériences au lieu de travailler de manière exploratoire comme par le passé. Cela permet de limiter le nombre de cellules utilisées, et donc d'animaux.
Réduction
Les expériences de l’ensemble des membres de l’équipe sont planifiées, coordonnées et synchronisées de façon à n’opérer qu’un minimum d’animaux. Les besoins en ovocytes pour les expériences d’une semaine de travail sont précisément estimés, et oscillent entre 1000 et 2000 ovocytes. En conséquence, une seule femelle est opérée chaque semaine. Les 1000 à 2000 ovocytes requis correspondent à un à deux tiers du contenu d’un ovaire. Le contenu de l’ovaire n’est jamais vidé entièrement de façon à préserver les cellules souches qui vont assurer la régénération. En outre, les Xénopes ont la capacité de renouveler leur stock d’ovocytes au bout d’une période minimale de 6 mois : nos statistiques indiquent que 81 pour cent des animaux régénèrent après une opération, et 57 pour cent d’entre eux après une seconde. Ces capacités régénératives nous permettent de ré-utiliser une même femelle jusqu’à trois fois, limitant le nombre d’animaux utilisés. Le nombre total de femelles utilisées par le projet est de 107. Enfin, des outils statistiques et des modèles prédictifs sont utilisés en amont des expériences et permettent d’orienter les expériences nécessaires à réaliser, au lieu de travailler de manière exploratoire en multipliant les expériences comme par le passé. Ainsi, la propriété de régénération du Xénope, la synchronisation des demandes d’ovocytes de tous les membres de l’équipe et les nouveaux outils bioinformatiques disponibles réduisent considérablement le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux sont maintenus en aquarium de 25 L d’eau déchlorée, filtrée, oxygénée, à 20 degrés. Au-delà de 25 degrés, l’animal entre en léthargie. Des sondes surveillent en temps réel température, acidité et conductivité. Les aquariums sont enrichis par des tubes PVC où certains animaux aiment à se cacher, bien que le comportement préféré soit de rester allongé sur le fond de l’aquarium. La nourriture non consommée et les fèces sont éliminées quotidiennement. Un nettoyage des parois des aquariums avec une brosse ou une lingette est effectué tous les 15 jours. 6 à 12 animaux sont regroupés par aquarium. Dépasser 12 peut induire un stress. Aucun stress n’est relevé si le groupe est réduit ou l’individu isolé, car les individus sont solitaires chez cette espèce. À leur arrivée, les animaux sont mis en quarantaine pendant 4 semaines. Ils sont ensuite acclimatés en aquarium pendant au moins 2 semaines avant d’être intégrés à un protocole expérimental. Ils sont nourris à satiété 2 fois par semaine (vers de vase, cœur de bœuf et granulés de poisson). Ils sont prélevés à la main ou avec une épuisette, en évitant tout mouvement brusque afin de ne pas les stresser. Une grille de cotation répertorie toute anomalie et lui attribue un chiffre, de 1 à 3 : 1, surveillance attentive ; 2, surveillance accrue, isolement de l’animal pendant une semaine et soins éventuels, puis réévaluation de l’état de l’animal ; 3, point limite, euthanasie. À un niveau 2, des soins portant sur les affections cutanées peuvent être apportés. L’anesthésie, le prélèvement et l’euthanasie sont pratiqués dans une pièce isolée afin de ne pas stresser les autres animaux. La durée de la chirurgie est minimisée (4 à 10 min). Les opérations sont pratiquées sous anesthésie. L’animal est placé sur le dos sur un champ glacé, ce qui a un effet analgésique. Une surveillance post-opératoire est effectuée pendant 2 semaines.
Choix des espèces
L’ovocyte de Xénope (une espèce de crapaud) est un modèle très adapté pour l’étude de la division des cellules, en particulier les cellules reproductrices femelles (appelées ovocytes). Comprendre la formation de ces cellules est important pour trouver des thérapies soignant l’infertilité humaine et le cancer. Chaque ovaire de Xénope contient des milliers d’ovocytes de très grande taille et très riches en molécules. Ceci permet des approches au niveau des cellules mais aussi des molécules qui sont impossibles chez les espèces mammaliennes. Le Xénope est donc la seule espèce de laboratoire permettant d'étudier la cellule reproductrice femelle en combinant ces deux puissantes approches. Une autre originalité propre au Xénope est que ses ovaires sont capables de régénérer leur stock d'ovocytes, ce qui limite le nombre d'animaux utilisés. Enfin, l’ovocyte de Xénope est plus proche de l'ovocyte humain que ne l'est celui de la souris en ce qui concerne les mécanismes de la division, ce qui le rend incontournable pour la découverte de nouveaux gènes impliqués dans les défauts de fertilité chez la femme. Les animaux utilisés sont des femelles adultes parce qu’elles ont des ovaires pourvus en ovocytes, les cellules que nous étudions. Les embryons et les têtards en sont dépourvus. Les femelles achetées chez un fournisseur agréé ont entre 2 et 3 ans, âge de la maturité sexuelle chez le Xénope.
Evaluation d’anticorps therapeutiques dans un modèle de choc septique
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
210 souris reçoivent une injection de composant bactérien qui reproduit un choc septique, puis chacune est observée pendant trente heures, d'abord toutes les trente minutes. Les procédures impliquent un niveau de souffrance sévère et s'achèvent par une prise de sang sous anesthésie générale puis la mise à mort, les organes étant prélevés pendant trente minutes pour mesurer les dommages tissulaires. Le porteur annonce une altération de l'état général, un risque d'hypothermie et un risque d'insuffisance respiratoire, comparables à ce qu'endurent les patients en sepsis sévère. Le bénéfice espéré tient dans une preuve de concept, formulée au conditionnel, pour un anticorps qui a déjà montré ses propriétés en culture et dans d'autres modèles murins.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de faire la preuve de concept du bénéfice thérapeutique d’anticorps dirigés contre une protéine de la coagulation dans le traitement du sepsis sévère. Le sepsis est causé par une infection qui se repend dans le système vasculaire, entrainant une réponse inflammatoire généralisée et exacerbée. Il peut évoluer vers une forme grave, le sepsis sévère, caractérisée par des dysfonctions d’organes pouvant conduire au décès du patient (dans environ 30% des cas). Actuellement, les traitements disponibles sont surtout palliatifs (pour soulager les symptômes) et il n’existe aucun traitement curatif. Le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques du sepsis sévère est donc considéré comme un enjeux majeur. Les processus d’inflammation et de coagulation sont étroitement liés dans l’évolution du sepsis. L'activation de la coagulation, qui est provoquée par une réponse inflammatoire exacerbée, peut induire la formation de thrombus (caillots) qui obstruent la circulation sanguine, augmentant ainsi le risque de défaillance d’organe. De nombreuses études montrent un effet bénéfique de l’utilisation d’anticoagulants dans le traitement du sepsis, mais le risque hémorragique associé à de telles molécules reste un frein à leur utilisation. Notre équipe a récemment identifié un anticorps qui se lie à une protéine de la coagulation et qui présente des propriétés anticoagulantes, mais aussi anti-inflammatoires in-vitro. Nous avons montré, dans des modèles murins, que cet anticorps limite la formation de thrombose, sans augmenter le risque hémorragique. Ces propriétés font de cet anticorps un candidat médicament prometteur pour cette pathologie, ce que nous cherchons à démontrer avec ce projet.
Bénéfices attendus
Si ce projet permet de faire la preuve de concept d’un bénéfice thérapeutique de l’anticorps que nous avons identifié dans le traitement du sepsis sévère dans un modèle murin, cela ouvrirait de nouvelle perspectives toute à fait intéressantes pour le traitement de cette pathologie chez l’Homme.
Procédures
Dans ce projet les animaux seront traités avec un composant bactérien pour mimer les réponses immunitaires et inflammatoires observées chez l’homme lors d’un sepsis sévère. Ce composant bactérien sera administré pendant 1 minute une fois par voie intrapéritonéale à l'initiation du modèle. Puis certains animaux seront traités avec les anticorps à tester 30 minutes après l'injection du composant bactérien, administrés une fois par voie intraveineuse sous anesthésie . L’observation clinique des animaux durera 30 heures après induction du modèle. A l’issue de l’expérimentation, un prélèvement sanguin de 2 minutes sera réalisé sous anesthésie générale, puis les animaux seront euthanasiés, toujours sous anesthésie générale. Les organes seront alors prélevés pendant 30min pour procéder à une analyse des dommages tissulaires.
Impact sur les animaux
L’administration de composé bactérien permettant de mimer les réponses immunitaires et inflammatoires observées chez l’homme lors d’un sepsis sévère entrainera des effets cliniques comparables à ceux observés chez les patients atteints de sepsis sévère, avec notamment une altération de l’état général des animaux, un risque d’hypothermie et un risque d’insuffisance respiratoire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de l'expérimentation, soit 30 heures après l'induction du modèle. L’euthanasie des animaux est nécessaire pour le prélèvement du sang et des organes pour l'analyse biologique.
Remplacement
L'utilisation d'animaux, dans ce projet, est dictée par la complexité de la pathologie caractérisée par une réponse inflammatoire généralisée et une coagulation intravasculaire disséminée entrainant des défaillances d’organes. Les effets complexes provoqués par l'administration de composé bactérien et par les anticorps d’intérêts ne peuvent donc être considérés qu’à l’échelle d’un organisme.
Réduction
Le nombre de souris à utiliser pour obtenir des résultats robustes a été déterminé selon une analyse détaillée de la littérature scientifique, qui nous a ensuite permis de réaliser une analyse statistique pour assurer l'utilisation d'un nombre minimal de souris, sans compromettre la validité des résultats qui seront obtenus. L'analyse des résultats au fur et à mesure de l'avancée du projet ainsi qu'une stratégie décisionnelle ont été prévues pour minimiser le nombre d'animaux et essayer de ne pas utiliser tous les groupes préconisés.
Raffinement
Une attention particulière sera portée au bien-être animal à travers un suivi régulier des souris durant l’expérimentation afin de déceler tout excès de douleur. Un expérimentateur observera leur comportement/état toutes les 30 minutes durant les deux premières heures, puis toutes les heures entre 20 et 30 heures après l’induction du modèle. Pour limiter la souffrance des animaux, des points limites ont été établis selon une analyse de la littérature scientifique et seront strictement respectés. Les animaux représentatifs du modèle de sepsis sévère pouvant présenter une hypothermie, les souris seront placées dans une cage thermostatée, contenant un surplus de papier kraft, durant toute l’expérimentation. Elles auront accès à un gel hydrique spécialisé pour leur permettre de s’hydrater et de s’alimenter, même en cas d’affaiblissement général. Afin de limiter la douleur engendrée par les administrations/prélèvements, une anesthésie sera mise en place selon les procédures réalisées (anesthésie locale ou générale). Les rongeurs étant des animaux grégaires aucun animal ne sera laissé seul dans une cage.
Choix des espèces
Les modèles sepsis sévère chez la souris ont fait l'objet de nombreuses publications, facilitant la mise en perspective de nos résultats avec les données publiées. Ce modèle est connu pour être facile à mettre en place avec une bonne reproductibilité des effets cliniques et biologiques. Ce modèle réalisé chez la souris permet de reproduire les caractéristiques générales d’un sepsis sévère telles qu’elles sont observées chez l’homme, avec cependant une réponse inflammatoire accélérée par rapport à la pathologie humaine. Les souris utilisées seront âgées de 6 à 9 semaines, âge de la maturité sexuelle pour cette espèce. Cet âge permet de s’affranchir des problèmes à la fois prépubères et de vieillissement qui induiraient des paramètres supplémentaires à analyser pour la compréhension des mécanismes mis en jeu.
Implication des canaux TPC dans la fonction plaquettaire
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Anesthésiées profondément, 1 360 souris subissent une expérience de thrombose ou un prélèvement de sang par ponction du cœur, puis sont tuées par dislocation cervicale sans jamais se réveiller. Les procédures relèvent de la catégorie sans réveil, et le porteur en déduit que les effets indésirables resteront faibles, limités à la contention et aux injections d'anesthésie. L'effectif déclaré ne correspond pas au raisonnement exposé sur la réduction, qui annonce 1 088 souris si un effet du sexe apparaît et 564 dans le cas contraire. Il indique que les chirurgies pratiquées ne seraient pas compatibles avec un retour en cage, ce qui motive la mise à mort.
Objectifs
Ce projet s'inscrit dans la continuité d'une étude précédente qui a montré que l'absence d’une pompe à calcium, qui est responsable du stockage de calcium dans des réserves internes dans les plaquettes de souris, entraînait une réduction de l'activité plaquettaire. Nous avons démontré l’existence d’une nouvelle voie de signalisation liée à la libération de ce calcium dans les plaquettes permettant la mise en place d’un mécanisme d’activation plaquettaire même en présence d’un faible taux d’activateur. Ces travaux suggèrent l’existence de réserves de calcium spécifiquement activées par une substance appelée le NAADP. Cette substance active un certain type de canal présent dans les réserves internes des autres types cellulaires. L'objectif de ce projet est de montrer l’implication de ces canaux dans notre voie de signalisation plaquettaire. Le but de ce projet est de montrer l’implication de ces canaux dans notre voie de signalisation dans les plaquettes. En cas de réponse positive, ce projet permettra également d'étudier les effets de la modulation de l'activité de canaux sur la fonction plaquettaire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont importants : d'un point de vue scientifique, l’implication de canaux des réserves internes, déjà démontrée dans d’autres types cellulaires du système cardiovasculaire, suggère que la nouvelle voie de signalisation est partagée par plusieurs types cellulaires. D’un point de vue thérapeutique, l'identification du canal responsable de la mobilisation initiale du Ca2+ fournira une cible médicamenteuse potentielle pour réduire l'activation plaquettaire sans complètement l’inhiber. Cela permettrait d’avoir le moyen de réduire les risques thrombotiques sans provoquer de risques de saignement.
Procédures
Les animaux, sous anesthésie profonde, seront, soit utilisés pour des expériences de thrombose in vivo, (max de 30min), soit pour des prélèvements de sang intracardiaques (5 min).
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable n'a été observé chez les souris génétiquement modifiées où les protéines d'intérêt sont absentes. Concernant les procédures, les effets indésirables seront la contention et les injections d’anesthésie/analgésie, et ils resteront faibles, car les procédures sont sans réveil.
Devenir
Les souris sont euthanasiées à la fin des procédures, car celles-ci ne prévoient pas de réveil, en raison des chirurgies qui ne seraient pas compatibles avec un retour en cage.
Remplacement
Les plaquettes sont des éléments cellulaires très fragiles dont la conservation in vitro est très courte (quelques heures) et dont la production in vitro reste encore très limitée. Pour caractériser la fonction plaquettaire, il est nécessaire d'utiliser des plaquettes isolées du sang. Les mécanismes que nous étudions ont été observés dans les plaquettes de souris et semblent également présents dans les plaquettes humaines. Cependant, comme il n'existe pas de médicaments pharmacologiques validés pouvant inhiber ces protéines de manière vraiment spécifique, la possibilité d'avoir accès à des animaux génétiquement modifiés n'exprimant pas les PTC constitue la meilleure approche pour mener à bien ce projet.
Réduction
Pour ce projet, nous avons calculé le nombre d'animaux afin d'obtenir des résultats reproductibles et de prendre en compte la possibilité d'une différence de résultats entre les mâles et les femelles. Cette évaluation a été faite pour une puissance de 90%, un risque alpha de 5%, p
Raffinement
Pendant sa captivité dans l'animalerie, le bien-être de l'animal est contrôlé tous les jours. Pour les procédures, l'animal est totalement anesthésié avec une solution de kétamine et de xylasine. Pendant la procédure, l'animal anesthésié est surveillé (respiration, réflexes) afin de s'assurer qu'il est toujours en état d’endormissement et insensible à la douleur. Comme l'animal ne se réveille pas et qu'il est mis à mort à la fin de la procédure, il n'y a pas d’autres points limites à respecter pendant la procédure. Si l'animal montre le moindre signe de réveil ou de mouvement de la patte, une nouvelle dose d'anesthésique sera administrée immédiatement. À la fin de la procédure, les animaux seront tués par dislocation cervicale sans réveil.
Choix des espèces
L'espèce animale choisie pour ce projet est la souris, car nous venons d'identifier cette nouvelle voie de signalisation dans les plaquettes de souris. Cette voie de signalisation est abolie chez les souris déficientes en PTC et pourrait avoir un effet protecteur sur la fonction plaquettaire comme observé chez les souris déficientes en SERCA3. La disponibilité d'une lignée génétiquement modifiée est indispensable pour démontrer ces effets protecteurs et permettre le développement ultérieur d'une approche thérapeutique. Les souris seront utilisées à taille adulte, ce qui permetta de récupérer un volume de sang suffisant pour isoler un nombre important de plaquettes de bonne qualité.
Rôles des toxines urémiques dérivées du tryptophane et d’AhR dans la thrombose veineuse profonde liée à la maladie rénale chronique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Deux opérations sous anesthésie générale espacées de vingt-quatre heures, quatorze gavages quotidiens, cinq injections dans l'abdomen : 352 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leurs tissus. L'objectif déclaré est de savoir si des toxines urémiques dérivées du tryptophane favorisent la thrombose veineuse profonde, chez des souris rendues insuffisantes rénales par modification génétique. Le porteur attend une perte de poids, un poil hérissé, un dos courbé et une attitude prostrée, et annonce une grille de douleur qui peut conduire à l'analgésie ou à la mise à mort. Il justifie le recours à des animaux "génétiquement altérés à phénotype dommageable" par la recherche d'approches transposables à l'être humain.
Objectifs
La maladie rénale chronique (MRC) augmente le risque de complications thromboemboliques, notamment la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire. Par exemple, les patients atteints de MRC au stade 5 ont un risque doublé d’embolie pulmonaire. Les toxines urémiques sont des composés normalement épurés par le rein, qui s’accumulent en cas de MRC. L’indoxyl sulfate (IS) est une toxine urémique dérivée du tryptophane qui joue un rôle clef dans d’activation de la coagulation et de l’inflammation. Cette toxine active le récepteur AhR (Aryl hydrocarbon Receptor). L’objectif de notre projet est d’évaluer si le tryptophane, l’IS et l’activation d'AhR jouent un rôle déterminant dans la survenue de la thrombose veineuse profonde dans un modèle murin de MRC.
Bénéfices attendus
Cette recherche pourrait offrir des perspectives pour mieux gérer le risque thrombotique chez ces patients en maladie rénale chronique, en identifiant de nouvelles cibles thérapeutiques, contribuant ainsi à améliorer leur prise en charge.
Procédures
Dans la première procédure, les animaux seront soumis à 5 injections en intraperitonéal, une par jour pendant 5 jours. Chaque injection durera quelques secondes. Dans la procédures 3 les animaux seront soumis à des 2 interventions chirurgicales, sous anesthésie générale, espacées d'une semaine et chaque procédure chirurgicale durera 20 minutes. Dans la procédures 4, les animaux seront soumis à un gavage oral par jour pendant 14 jours et chaque gavage durera quelques secondes, soit 14 gavages. Tous les animaux des procédures 1 à 4 subiront 2 interventions chirurgicales sous anesthésie générale de 30 min, espacées de 24 heures.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont liées aux injections par voie intrapéritonéale (douleur), au gavage oral (stress, risque de blessure) et aux différentes procédures chirugicales (douleur et/ou risque infectueux) ainsi qu'à la détérioration de la fonction rénale à partir de 8 semaines dans le modèle génétique de maladie rénale chronique. Chez ces souris, nous nous attendons à observer une perte de poids et une apparition plus précoce des points limites par rapport à l’apparence physique (poils hérissés, dos courbé ou posture anormale), aux signes cliniques (augmentation de la fréquence respiratoire par exemple) et aux comportements non provoqués (attitude prostrée par exemple). Au moyen d'une grille d’évaluation de la douleur, nous déterminerons un score et agirons en conséquence (analgésie voire arrêt de l’expérimentation par euthanasie de l’animal).
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront seront mis à mort sous anesthésie générale pour réaliser des prélèvements de tissus.
Remplacement
Les animaux de ce projet ne peuvent pas être remplacés. Il n'existe pas de modèles in vitro suceptibles d'apporter le même niveau d'information sur le rôle des toxines urémiques dérivées du tryptophane dans la progression de la maladie rénale chronique ainsi que dans ses conséquences cardiovasulaires. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux génétiquement altérès à phénotype dommageable afin d'envisager des approches thérapeutiques transposables à l'homme.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est celui strictement nécessaire pour répondre à l’objectif scientifique. Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées, avec un nombre d’animal par groupe minimal pour permettre une analyse statistique appropriée, tout en palliant le problème de variabilité inter-individuelle.
Raffinement
Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, et angoisse que pourraient ressentir les animaux. Les animaux resteront sous surveillance journalière pendant la durée entière du projet. La douleur ou la détresse de l’animal sera évaluée sur les paramètres suivants : poids, apparence physique externe, signes cliniques, changement dans les comportements non provoqués, réponses comportementales aux stimuli externes. Des scores seront établis en fonction de ces observations, et des mesures seront prises en fonction de ces scores pour éviter tout inconfort de l’animal. Les animaux seront hébergés par groupes de 5 individus au maximum par cage et un enrichissement sera mis en place par l’ajout de dômes ou de matériaux de nidification de type « Nestlets ». Les quantités de nourriture et d'eau de boisson seront vérifiées quotidiennement. Concernant la chirurgie, l’utilisation de l’anesthésie gazeuse est établie comme permettant une induction rapide des animaux, un ajustement facile de l’anesthésie pendant les chirurgies en fonction de la fréquence respiratoire, et permettant un réveil plus rapide et plus facile pour les animaux. La température des animaux sera maintenue grace à un tapis chauffant pendant et après chirurgie et une analgésie avant et après les chirurgies sera mis en place pour permettre un rétablissement rapide. L’augmentation du nombre de visites après la chirurgie est prévue.
Choix des espèces
Les modèles animaux de maladie rénale chronique sont essentiels pour l’étude des évènements physiopathologiques permettant ainsi des études translationnelles dont le but est d’améliorer la prise en charge des patients présentant une maladie rénale chronique. L'espèce animale utilisée sera la souris car c’est le modèle le mieux maitrisé pour générer des amimaux génétiquement altérés. Les animaux utilisés pour notre projet seront utilisés à partir de 8 semaines car nous souhaitons que la période de la puberté (vers 4-6 semaines chez les mâles, 6-7 semaines chez la femelle) soit révolue. Toutes les expérimentations seront réalisées avec des souris au stade adulte. En effet, l’insuffisance rénale chronique est une pathologie qui touche principalement les sujets humains adultes. Il faut donc utiliser le modèle murin adulte pour ces protocoles. Par ailleurs, il est beaucoup plus aisé de réaliser la striction de la veine cave inférieure sur des souris de taille adulte et ainsi d’effectuer les bons gestes, ce qui justifie d'utiliser les souris au stade adulte.
Validation fonctionnelle du rôle de deux protéines dans la prévention ou traitement des neurofibromes cutanés et caractérisation de la peau saine dans la neurofibromatose de type 1
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
Deux incisions de six millimètres sont pratiquées dans la peau du dos de 164 souris pour déclencher la formation de neurofibromes, tandis que 196 puis 32 autres sont isolées quinze jours en cage individuelle, au sevrage ou à un an. L'effectif déclaré est pourtant de 188 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour que leur peau soit disséquée. Le porteur annonce une douleur aiguë et une baisse d'activité après les incisions, malgré la lidocaïne appliquée au préalable, ainsi qu'un stress lié à l'isolement. Il conclut néanmoins que les tumeurs développées par ces souris n'entraînent "pas de phénotype dommageable", au motif qu'elles restent invisibles à l'œil nu, quand les mêmes tumeurs chez les patients humains provoquent, selon son propre texte, démangeaisons et douleurs.
Objectifs
La neurofibromatose de type I est une maladie génétique qui touche environ 1 personne sur 3000. Elle se caractérise par l'apparition de nombreuses tumeurs bénignes appelées neurofibromes cutanés, qui se développent au niveau des terminaisons nerveuses de peau. Ces tumeurs, dont le nombre peut atteindre des milliers peuvent causer des démangeaisons et des douleurs et ont un impact majeur sur la qualité de vie du patient. Les mécanismes responsables de leur développement sont mal connus, et il n'existe pas de traitement efficace pour prévenir ou stopper leur développement. A l’aide d’un modèle murin de la Neurofibromatose de type 1 nous avons récemment montré que (i) le trauma de peau induit le développement de neurofibromes cutanés, (ii) le développement des neurofibromes cutanés est transitoire et suit 3 phases : initiation, progression et stabilisation, chacune caractérisée par des changements cellulaires et moléculaires. En caractérisant ces différentes phases, nous avons identifié deux protéines comme potentielles cibles thérapeutiques pour traiter les neurofibromes cutanés en phase de progression (croissance) et en phase de progression (croissance) ou de stabilisation (stade mature), respectivement. Le but de la première partie de ce projet est ainsi d’explorer le rôle et potentiel thérapeutique de ces deux protéines dans le développement des neurofibromes cutanés. Pour cela nous utiliserons le modèle murin de la Neurofibromatose de type 1 développant des neurofibromes cutanés en combinaison avec des outils génétiques ou pharmacologiques. De plus, nous avons observé que dans la peau saine de souris mutantes de la Neurofibromatose de type 1 sans trauma et sans neurofibromes cutanés, la densité de cellules de Schwann (cellules à l'origine des neurofibromes cutanés) était plus importante que dans la peau saine d’animaux sains (contrôles). La deuxième partie de ce projet vise ainsi à caractériser plus en détail la peau saine des souris mutantes pour la neurofibromatose de type 1 et la comparer à celle de souris saines (contrôles).
Bénéfices attendus
Les mécanismes responsables du développement des neurofibromes cutanés sont mal connus, et il n'existe pas de traitement efficace pour prévenir ou stopper leur développement. Les rôles de deux protéines: la Ténascine-C et la Périostine dans leur développement n’ont jamais été explorés et constituent de nouvelles pistes mécanistiques et thérapeutiques. La peau saine d’individus atteints de la Neurofibromatose de type 1 n’a jamais été caractérisée en détails bien que ce soit une question importante puisque à ce jour, l’hétérogénéité en nombre, taille et localisation des neurofibromes cutanés observée chez les patients reste inexpliquée.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale courte (de l’ordre de 10 min) correspondant à l'induction de deux petites lésions incisionnelles manuelles de 6 mm de longueur et moins de 1 mm de profondeur (l'incision est réalisée sur l'épaisseur totale de la peau de la souris qui est très fine, de l'ordre de moins d'1 mm). Cela concerne 164 animaux. Certains animaux seront isolés dans des cages individuelles dès le sevrage à 1 mois, pendant 15 jours avant d’être mis à mort, cela concerne 196 animaux. Finalement 32 animaux seront isolés dans des cages individuelles à partir de l'âge d'un an, pendant 15 jours avant d'être mis à mort.
Impact sur les animaux
Les neurofibromes cutanés développés par les souris mutantes NF1 sont des tumeurs qui restent superficielles et se développent en région dorsale à partir de 2 mois. Elles sont plates et peuvent atteindre un diamètre de quelques millimètres mais leur épaisseur demeure très fine (de l’ordre de 1 mm maximum), ce qui les rends non détectables à l’oeil nu sans utilisation d’une loupe à épifluorescence. Leur volume est donc négligeable par rapport à celui de la souris. Leur nombre peut être d’une quinzaine par souris. Aucun effet nuisible ou indésirable lié à l’absence de Ténascine-C ou à l’inhibition de Périostine n'est attendu en prenant en compte des travaux similaires récemment publiés. Des nuisances sont cependant à prévoir suite à l'induction de lésions manuelles (douleur aigüe, diminution des mouvements et de l’activité normale due à l’inconfort), bien que de la lidocaïne soit appliquée préalablement pour en atténuer les effets. Des nuisances liées au stress des manipulations, à la contention des souris, à l’anesthésie générale et aux gestes techniques d’injections sont également à prévoir. Enfin, lorsque les souris seront gardées seules dans des cages isolées, du stress est à prévoir.
Devenir
A la fin de chaque procédure tous les animaux seront mis à mort pour que leur peau puisse être disséquée et analysée.
Remplacement
Pour le Remplacement ; à notre connaissance, il n’existe aucun autre modèle animal, ni système in vitro, récapitulant le développement des neurofibromes cutanés et permettant d’évaluer le rôle de ces deux protéines dans ce processus. De plus, il n’existe pas d’inhibiteur pharmacologique pour inhiber l’activité de la Tenascine-C, il est donc nécessaire d’utiliser les animaux mutants pour inactiver la Ténascine-C de façon génétique et évaluer son rôle dans le développement des neurofibrmes cutanés. Enfin, l’hébergement des souris en isolation est le seul moyen de prévenir les morsures et donc les lésions de peau induisant le développement des neurofibromes cutanés.
Réduction
Pour la réduction du nombre d'animaux dans ces procédures expérimentales, nous nous sommes basés sur des expériences similaires déjà documentées dans la littérature. En effet, la connaissance approfondie du modèle de souris NF1, le traitement à la cilengitide, l'inactivation génétique de la Tenascin-C, ainsi que la réalisation de lésions cutanées nous permet d’utiliser des modèles maîtrisés. Cela évite les mises au point préalables, réduisant ainsi le nombre d'animaux nécessaires. De plus, en se basant sur une analyse statistique, le nombre d'animaux est optimisé pour garantir des résultats statistiquement significatifs avec le minimum d'animaux nécessaires. Cela inclut l'utilisation de techniques comme l'analyse de puissance pour déterminer le nombre d'animaux requis.
Raffinement
Pour le Raffinement ; de la lidocaïne sera appliquée sur la peau du dos des souris avant la réalisation des lésions afin de limiter la douleur liée à cette procédure. À la suite des lésions, l’état des souris sera évalué une fois par jour pendant une semaine puis deux fois par semaine pour le reste de la durée du suivi (1 mois). Lors de ces visites le poids, l’activité, d’éventuels signes d’inflammation au niveau des points d’injection, une éventuelle paralysie, l’état de stress et de douleur des souris (poils hérissés) seront évalués. En présence de tels signes persistants (plus de 24h), les souris seront mises à mort via une anesthésie générale par dislocation cervicale. Le personnel de l’animalerie nous informe également régulièrement (lors des changements de cages notamment) de l’état de santé des souris. Pendant toute la durée de l’expérimentation les animaux seront hébergés dans des cages contenant du coton ainsi que des maisons et rouleaux en carton. Contrairement aux patients atteints de la Neurofibromatose de type 1, les souris mutantes pour la Neurofibromatose de type 1 développent des neurofibromes cutanés dont la taille est limitée (les tumeurs ne sont pas visibles à l’oeil nu sans utilisation d’une loupe à épifluorescence) n’entrainant donc pas de phénotype dommageable. Au cours de l’anesthésie générale, pour éviter l’hypothermie, les souris seront maintenues sur un tapis chauffant. Leurs yeux seront également enduits d’un onguent ophtalmique dès la perte de conscience afin de prévenir un dessèchement de la cornée. Les souris gardées seules dans des cages isolées seront hébergées dans un environnement enrichi contenant du coton ainsi que des maisons et rouleaux en carton. Ces animaux sont également gardés dans des cages transparentes permettant le contact visuel avec les animaux des cages voisines. De plus, les expériences seront réalisées rapidement après isolation, ce qui limitera le temps passé en isolation.
Choix des espèces
Nous avons récemment concu un modèle de souris génétiquement modifiées qui récapitule fidèlement le développement des neurofibromes cutanés et qui sera utilisé dans ce projet. A notre connaissance, il n’existe aucun autre modèle animal, ni système in vitro, permettant d’étudier les NFc et le rôle de la Ténascine-C et de la Périostine dans leur développement, ou d'étudier la peau saine mutante NF1. Des animaux adultes âgés de 6 semaines seront utilisés pour qu'ils n'aient pas encore développé de neurofibromes cutanés. Des animaux adultes âgés de 1 an seront également utilisés afin qu'ils aient développé des neurofibromes cutanés matures.
TRAGICO-Smet : Un TRaitement par un ARM permet-t-il de limiter une aGgravation de l’Insuffisance Cardiaque diastolique suite à l’Ovariectomie de souris en Syndrome Métabolique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
180 souris femelles vont être utilisées pendant vingt-huit semaines, chacune soumise à un régime gras, 72 d'entre elles subissant en plus l'ablation des ovaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le protocole enchaîne échographies cardiaques et IRM sous anesthésie, cathétérisme invasif pour 150 souris, tests d'effort sur tapis de course, mesures de pression à la queue et 72 heures en cage métabolique individuelle, posées sur une grille destinée à recueillir les urines. Toutes sont tuées à l'âge de 37 semaines pour prélever leurs organes. Le bénéfice annoncé se limite à des données précliniques en faveur d'un médicament bloquant l'action de l'aldostérone.
Objectifs
Nos souhaitons déterminer, chez des souris femelles obèses et atteintes d’insuffisance cardiaque suite à l’administration pendant 12 semaines d’un régime riche en graisse, si la suppression définitive des ovaires (ovariectomie), mimant la ménopause, provoque une accélération de l’aggravation progressive de leur insuffisance cardiaque. En effet, la ménopause est responsable d’un effondrement des taux d’œstrogènes, susceptible d’aggraver les conséquences de l’obésité et de l’insuffisance cardiaque. De plus, nous déterminerons si un médicament permettant de bloquer les récepteurs (et donc l’action) d’une hormone nommée aldostérone, permet d’empêcher ou de freiner cette aggravation de l’insuffisance cardiaque. Nous étudierons donc la fonction cardiaque des souris (par échographie et cathétérisme), la fonction des artères coronaires qui perfusent le cœur (par IRM), et leur pression artérielle. Nous étudierons également le métabolisme des souris obèses (mesure du glucose dans le sang après ingestion d’un excès de glucose ou après administration d’insuline) et le risque d’insuffisance rénale (via des mesures dans les urines). Nous étudierons également la possible aggravation par l’ovariectomie et l’action espérée du médicament sur le confort de vie des animaux, en mesurant leur activité spontanée (mesure des déplacements libres), leur capacité d’exercice (sur tapis de course) et leur anxiété (comportement lors de l’exploration d’un espace inconnu). Enfin, des analyses post-mortem du remodelage du cœur et des vaisseaux, et des mesures de l’expression cardiaque de nombreux gènes et protéines impliquées dans la maladie et/ou cibles de l’action du médicament, seront réalisées pour compléter et apporter des explications aux études réalisées chez les souris.
Bénéfices attendus
Acquisition de données précliniques en faveur d'un traitement pharmacologique par ARM pour améliorer l'Insuffisance cardiaque à fraction d'éjection préservé chez femelles en conditions ou non de post-ménopause et atteintes d'un Syndrome métabolique et, en particulier l'amélioration de paramètres fonctionnels cardiaques, vasuclaires et possiblement métaboliques. Une insuffisance cardiaque correspond à l’incapacité du cœur à répondre aux besoins de perfusion sanguine pour les différentes fonctions d’organes. La fraction d’éjection est la quantité de sang éjectée à chaque battement cardiaque par rapport au volume de remplissage du cœur (en particulier pour le ventricule gauche qui éjecte le sang oxygéné pour tout l’organisme sauf les poumons). Quand la fraction d’éjection est préservée à l’état de base, les malades en activité basale ne se rendent pas compte de leur maladie, qui ne se révèle, par une douleur et un essoufflement, que lors d’un exercice intense, d’une période de grosse fatigue ou d’un stress aigüe (la fraction d’éjection se réduisant dans ces conditions).
Procédures
Des souris femelles de 9 semaines seront placées sous régime gras induisant une obésité (durée du protocole : 28 semaines). Un groupe de souris contrôles sera maintenu sous régime standard. Après 16 semaines de régime gras, les souris seront ou non ovariectomisées, puis mises ou non sous traitement pharmacologique pendant 12 semaines pour limiter la progression de l’Insuffisance cardiaque liée à l’obésité. Les souris seront suivies par échocardiographie sous anesthésie au gaz. Les mesures seront réalisées après 16 semaines de régime gras puis 6 semaines après ovariectomie et après 12 semaines de traitement. Les animaux subiront différentes techniques : chirurgie ovariectomie chez l'animal anesthésié durée 20 minutes/animal (Nombre : 72 souris) , Échographie cardiaque chez l'animal anesthésié durée 30 minutes/ animal ( Nombre : 180 souris), Test de glucose tolérance par prélèvement sanguin sur les animaux vigiles durée 5 minutes/animal (Nombre: 90 souris), IRM chez l'animal anesthésié durée 30 minutes/animal (Nombre : 30 souris), Hémodynamique invasive (évaluation de la fonction systolique et diastolique) chez animal anesthésié durée de 30 minutes/animal (Nombre: 150 souris ), Pléthysmographie (pression a la queue) sur animaux vigile durée 20 minutes / animal (Nombre : 90 souris), test a l'effort sur animaux vigile durée 30 minutes/animal (Nombre: 90 souris), activité spontané chez animaux vigile durée 72 heure (Nombre: 90 souris) (Une fois) , Openfield (test expérimental utilisé pour évaluer les niveaux généraux d'activité locomotrice , l'anxiété et la volonté d'explorer) animaux vigile durée 15 minutes / animal (Nombre : 90 souris) et cage metabolique (Récuperation dans feces et urines) animaux vigile sur une durée de 12 heures (Nombre : 60 souris). Toutes les interventions serons réalisé une seule fois chez chaque animal.
Impact sur les animaux
Douleur post-opératoire après l’ovariectomie. Tapis de course le teste a l'effort peut entraine un stress. Mais aussi Stress lié à la contention lors de la mesure de la pression artérielle. Stress et inconfort liés à la mise en cage à métabolisme individuelle pendant une nuit (12h00), les souris étant posées sur une grille permettant de collecter les urines au travers. Inconfort ou douleur lors des phases de réveil après anesthésie générale. Ces anesthésies générales suivies d’une phase de réveil concernent les opérations d’ovariectomie, échographie cardiaque et les examens par IRM.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever différents organes qui seront analysés par différentes approches
Remplacement
Les expériences réalisées in vivo ne peuvent être remplacées par des études in vitro en raison de la complexité de la pathologie d'Insuffisance cardiaque à fraction d'éjection nécessitant des analyses fonctionnelles et physiopathologiques complexes, en particulier dans le contexte intégratif de comorbidités telles qu’un diabète de type 2, une dysfonction endothéliale, une dysfonction du tissu adipeux, le risque d’une insuffisance rénale ou hépatique, et en présence de remodelages tissulaires et d’une inflammation chronique. Dès lors, l'utilisation d'animaux ne saurait à ce jour être remplacée par des méthodes alternatives aboutissant à laprécision requise quant à la qualité et à la précision attendues des mesures expérimentales, et quant à l'hypothèse d'une amélioration de la santé des animaux placés sous traitement pharmacologique .
Réduction
L'ensemble du protocole a été conçu pour minimiser le nombre d'animaux, en tenant compte de l’exigence et des contraintes des tests statistiques utilisés. Notre habitude des actes expérimentaux envisagés nous permet de connaître le nombre d’animaux requis pour atteindre la puissance statistique nécessaire à mettre en évidence une différence entre les groupes. Le nombre d'animaux demandé pour tout le protocole (deux séries de souris avec n=90 souris incluant 5 groupes avec n=18/groupe) correspond également à une volonté de ne pas soumettre les animaux à une fréquence trop élevée d'actes expérimentaux qui génèrerait un excès de stress expérimental et un risque accru de souffrance.
Raffinement
Pour s'assurer de bonnes conditions de vie des souris, une observation rigoureuse est indispensable. Les souris sont hébergées dans une animalerie conventionnelle à 5 souris/cage, en portoirs ventilés avec accès ad-libitum à la nourriture et à l’eau de boisson, plus un enrichissement du milieu (plaque de cellulose, tunnel cartonné). Pour le maintien des conditions d'hygiène, le change est réalisé une fois par semaine. Un suivi des animaux est réalisé quotidiennement par les soigneurs et au moins de manière hebdomadaire par le responsable du protocole et/ou ses collaborateurs, pour déceler le moindre signe de souffrance. Le protocole est initié une semaine après l’arrivée des animaux à l’animalerie pour respecter un temps d’adaptation suite au transport. La procédure de réveil, dans un espace dédié, répond aux mêmes exigences, sous observation de l'expérimentateur pour pouvoir procéder à une analgésie en cas d'observation de signes de souffrance. Les conditions de soin sont destinées réduire autant que possible la douleur ou l’angoisse que pourraient ressentir les animaux. Pour les procédures réalisées avec des souris vigiles, des phases d'habituation progressive au dispositif expérimental sans mesure sont réalisées afin de minimiser le stress des animaux. Les point limite sont mise en place our évalué la douleur de l'animal et cette grille de score sera appliqué a chaque animal.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce animale (souris ) se justifie par une longue expérience du laboratoire concernant les modèles d’insuffisance cardiaque chez la souris, notamment l’l'Insuffisance cardiaque à fraction d'éjection après administration d’un régime riche en graisse. De plus, nous disposons d’une animalerie moderne avec des portoirs ventilés facilitant l’hébergement et favorisant le confort et la sécurité sanitaire des souris. Enfin, nous disposons d’une excellente expérience des évaluations fonctionnelles et structurelles cardiaques et vasculaires, in vivo et ex vivo, chez la souris. Les souris utilisées seront des souris matures âgées de 9 semaines au moment de l'inclusion dans le protocole et âgées de 37 semaines au moment de la mise à mort. La durée du protocole implique 16 semaines sous régime alimentaire pour obtenir une Insuffisance cardiaque à fraction d'éjection , préalablement à l'ovariectomie et à l'observation de ses potentiels effets agravants, qui seront suivis au cours des 12 semaines suivant la chirurgie, de même que seront observés au cours de cette période les effets préventifs espérés d'un traitement.
rôle de la matrice extracellulaire dans l’origine des tumeurs pulmonaires en utilisant un modèle murin de cancer pulmonaire
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
1 188 souris vont être utilisées dans ce projet, toutes amputées d'un morceau d'oreille pour le génotypage, et 594 d'entre elles recevront chacune quarante-quatre injections dans l'abdomen. Les 594 autres reçoivent une injection sous la peau et une instillation dans la trachée. Le niveau de souffrance déclaré est sévère pour la moitié des animaux, léger pour l'autre, et toutes sont tuées pour prélever leurs poumons, organe vital dont le prélèvement impose la mise à mort selon le porteur. Les souris développent un cancer pulmonaire avec les difficultés respiratoires, la prostration et la perte de poids qui l'accompagnent, quand la culture de cellules respiratoires mise au point au laboratoire est écartée comme "encore très expérimentale".
Objectifs
Les cancers pulmonaires sont le résultat de la transformation d’une cellule saine en cellule cancéreuse. Ces transformations sont liées à l’apparition de mutations génétiques. Cependant, les mutations, seules, ne sont pas suffisantes pour induire la formation de tumeur. Nous étudions le rôle de l’environnement des cellules dans leur transformation de cellules saines à cellules cancéreuses. Nous utilisons des souris pour étudier ces mécanismes, dans l’espoir de développer des traitements plus adaptés et efficaces pour combattre ces cancers.
Bénéfices attendus
Comprendre comment l'environnement tumoral impacte les tumeurs permettrait de mieux comprendre la complexicité tumorale. En élucidant les mécanismes qui régissent le comportement des cellules et leur transformation, nous pouvons ouvrir la voie à des interventions thérapeutiques plus ciblées et efficaces pour traiter ces cancers.
Procédures
Ce projet est basé sur un total de 1188 souris qui subiront toutes une biopsie d'oreille (1x 30 secondes). 594 souris seront injectées 44x en injection intrapéritonéale . Durée de l’intervention : 1minute par souris par injection. 594 souris recevront une injection en sous-cutanée (durée de l’intervention 1 min), et une instillation intratrachéale 1x, durée de l’intervention 5 min.
Impact sur les animaux
Les animaux vont développer un cancer avec les nuisances associées qui sont une difficulté́ respiratoire (respiration lente, saccadée ou très rapide), une prostration et une perte de poids. Les injections peuvent entrainer des plaies au niveau des sites d’injection. La nuisance liée au prélèvement auriculaire se manifeste parfois par un léger saignement de l’oreille.
Devenir
Cette étude vise à comprendre les mécanismes de tumorigenèse pulmonaire pour mieux appréhender les cancers pulmonaires humains . Afin de valider nos hypothèses, nous devons collecter le matériel biologique, c'est à dire le poumon. Le poumon étant un organe vital, nous devons mettre à mort les animaux.
Remplacement
Les cultures primaires de cellules bronchiolaires et alvéolaires murines et humaines en culture interface air-liquide (ALI) sont établies au laboratoire. La culture ALI est une méthode de culture cellulaire utilisée pour étudier les cellules épithéliales respiratoires. Cette technique reproduit de manière plus réaliste les conditions in vivo en maintenant une interface entre un environnement liquide et une exposition directe à l'air. Les cellules sont cultivées sur une membrane poreuse intégrée à un insert de culture. La membrane sépare un compartiment apical exposé à l'air et un compartiment basal immergé dans un milieu de culture liquide.Cependant, ces cultures sont encore très expérimentales et à ce jour, ne recapitulent pas l’hétérogénéité cellulaire de l’épithélium pulmonaire, c’est pourquoi, nous avons besoin de valider nos résultats in vivo en ayant recours à des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été choisi afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs avec le nombre de souris minimum selon la méthode statistique prédictive en tenant compte de l’hétérogénéité des modèles. En fonction des resultats obtenus, toutes les conditions ne seront pas realisées.
Raffinement
Les animaux sont observés 1x par jour et pesés 1x par semaine tout au long des expériences. Des points limites adaptes à la procédure et généraux, prédictifs seront appliqués. De plus, pour le prélèvement auriculaire pour génotypage, actuellement nos zootechniciens et moi-même, sommes formés au prélèvement buccal (en remplacement de la biopsie d'oreille). Tant que cette technique n'est pas maitrisée et les résultats validés, nous continuerons le prélèvement à l’oreille ; puis, quand nous la maitriserons, elle deviendra la méthode standard de prélèvement.
Choix des espèces
Le modèle murin utilisé dans cette procédure est un modèle de référence pour l'étude du cancer pulmonaire et nous permettra de comparer nos résultats avec ceux de la communauté scientifique. Les animaux seront âgés d’au moins 8 semaines (adultes) pour ne pas interférer avec le développement pulmonaire embryonnaire qui continue jusqu’à trente jours après la naissance. Pour cette procédure, nous utiliserons des mâles et des femelles.
Décryptage de l’activité neuronale et astrocytaire induite par l’ocytocine dans le cortex préfrontal
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour comprendre comment deux types de cellules du cortex préfrontal permettent à une souris de reconnaître ses congénères, 3 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la moitié, modéré pour l'autre. Chacune peut subir deux chirurgies d'une heure trente, pour injecter un virus dans le cerveau et y implanter des canules, avec un risque d'inflammation, d'infection au niveau des sutures et de perte de poids. Un test d'interaction sociale de vingt minutes suit une injection réalisée sur animal vigile, avant une chirurgie terminale. Les nouveau-nés sont amputés d'un bout de queue pour le génotypage, et ceux dont le profil génétique ne présente pas d'intérêt pour le projet sont tués.
Objectifs
Comprendre la reconnaissance de ses congénères constitue une compétence fondamentale dans les interactions sociales quotidiennes. Les altérations des interactions sociales représentent une caractéristique centrale à la fois dans les troubles du spectre autistique (TSA) et dans la schizophrénie. L'étude des mécanismes neuronaux sousjacents à la reconnaissance sociale pourrait permettre de fournir des informations précieuses pour le développement d'interventions médicales visant à traiter les TSA. Le cortex préfrontal est connu pour être impliqué dans le processus de reconnaissance des congénères. Notamment, les patients ayant subi des traumatismes crâniens localisé au niveau du cortex préfrontal présentent des altérations dans la reconnaissance sociale. Au sein du cortex préfrontal, certaines populations neuronales semblent responsables de la capacité à reconnaitre les congénères. D’autre part, d’autres cellules, les astrocytes, semblent impliquer dans le processus de reconnaissance sociale. Ces observations suggèrent l’existence d’une interaction entre ces astrocytes et les neurones somatostatines du cortex préfrontal qui contrôleraient la reconnaissance sociale, cependant ce terrain reste largement inexploré. En conséquence, ce projet vise à élucider l'interaction réciproque entre les astrocytes et les neurones somatostatines au sein du cortex préfrontal concernant le domaine de la reconnaissance sociale.
Bénéfices attendus
L'objectif principal de ce projet est d'acquérir une compréhension complète des mécanismes complexes régissant les fonctions de reconnaissance sociale au sein de la circuiterie du cortex préfrontal médian (mPFC). Plus précisément, ce projet de recherche vise à clarifier le rôle crucial joué par les interactions entre les neurones et les astrocytes dans la régulation de la reconnaissance sociale. La réussite de ce projet promet de fournir de nouvelles perspectives sur les bases neurobiologiques des fonctions de reconnaissance sociale. De plus, les résultats seront susceptibles de stimuler le développement de stratégies de traitement innovantes visant à relever les défis associés au trouble du spectre autistique (TSA).
Procédures
Les animaux seront soumis à 5 principales intervention : 1. Biopsie pour déterminer le profil génétique des souris. 2. Deux chirurgies d'une durée de 1h30 maximum réalisée sous anesthésie générale et analgésie. 3. Injections sur animal vigile d'une durée de 1 minute réalisées 30 minutes avant les tests comportementaux 4. Un test comportemental d’interaction sociale de 20 minutes. 5. Une chirurgie terminale sous anesthésie générale et analgésie profonde.
Impact sur les animaux
Les chirurgies visant à l’injection de virus et l’implantation de canules intracérébrales induisent des douleurs modérées. Elles peuvent induire des inflammations, des infections notamment au niveau des points de suture mais aussi une perte de masse de l’animal. Les injections intra-péritonéales et les biopsies induisent une douleur légère de courte durée. Les gestes de contention peuvent induire un stress transitoire aigu. Le test d’interaction social libre peut induire un stress.
Devenir
Les animaux seront systématiquement mis a mort en fin de procédure afin de réaliser une biopsie du cerveau et analyse ex vivo. Les animaux caractérisés génétiquement qui seront de mais sans intérêt pour le projet seront mis à mort.
Remplacement
Pour étudier l'aspect complexe des interactions sociales et les mécanismes des circuits cérébraux sous-jacents, l'utilisation d'animaux dotés d'un cortex développé et de l’intégrité des circuits neuronaux impliqués dans la régulation des aspects cités ci-dessus en objet est inévitable. Il n'est donc pas possible d'utiliser des modèles in vitro tels que la culture cellulaire ou un modèle mathématique complet.
Réduction
Le nombre d'animaux sera limité au minimum selon les règles statistiques de façon à garantir des enregistrements fiables exploitables statistiquement. Les résultats seront comparés avec des tests statistiques appropriés permettant de mettre en évidence le rôle du réseau astro-neuronale du cortex pré-frontal dans les interactions sociales chez la souris.
Raffinement
Pour répondre aux besoins comportementaux des animaux, ils seront hébergés en cages collectives (groupes sociaux) enrichies (bâtons, frisure, tunnel en carton) permettant ainsi aux animaux d’exprimer leur comportement naturel. Les animaux seront préalablement acclimatés à leur environnement (2 semaines avant l’expérimentation) et habitués à la présence de l’expérimentateur, aux différents tests le cas échéant, et à la contention. Les approches invasives seront réalisées sous anesthésie analgésie. La température corporelle de l’animal sera garantie par des tapis chauffant thermostaté et le dessèchement de la cornée sera prévenu par application d’un gel oculaire hydratant. Pour faciliter la récupération post-opératoire de l’animal un traitement analgésique sera mis en place et de la nourriture gélifiée appétante sera ajoutée sur le sol de la cage. L’état de santé des animaux sera évalué à l’aide d’une grille de score et des points limites précoces permettant d’interrompre les procédures et de mettre fin à la souffrance animal ont été définis. Concernant la procédure de biopsie invasive,le cannibalisme maternel après caudectomie est très rare. Pour limiter ce comportement lorsque les nouveaux-nés doivent être prélevés avant 6 jours chez la souris , l’opérateur frottera ses mains dans la litière de la cage afin de limiter le dépôt d’odeurs étrangères sur les petits.
Choix des espèces
Le modèle expérimental chez le souris est un standard pour ce type d’expériences et comporte une série de symptôme superposable avec la pathologie humaine (syndrome de Pradder-Willy, Troubles du Spectre Autistique, …). De nombreuses études sont réalisées concernant les réseaux astro-neuronaux chez les souris : les outils sont donc bien validés sur cette espèce, ce qui concourt à assurer la fiabilité des résultats obtenus, leur interprétation ainsi que leur comparaison avec la littérature. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, ce qui correspond à environ 8 semaines. En effet, nous nous intéressons ici à un mécanisme qui n'est pas développemental et pour cette raison nous souhaitons utiliser des animaux matures.
Etude des propriétés immunitaires des antigènes dérivés du génome non-codant.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Quatre protocoles différents, dont l'injection d'un produit cancérogène, l'application de cellules tumorales sur une peau abrasée et une irradiation suivie d'une greffe de moelle osseuse : 6 516 souris vont être utilisées dans ce projet. Le niveau de souffrance déclaré est modéré pour 6 396 d'entre elles, léger pour 120, et toutes sont tuées à l'issue pour des analyses post mortem. Leurs tumeurs sont mesurées au pied à coulisse deux fois par semaine, et le porteur signale après irradiation des diarrhées, une prostration et une altération de l'état général pendant trois semaines. L'effectif ne repose sur aucun calcul présenté, mais, écrit-il, sur des expériences similaires menées au laboratoire et sur la littérature.
Objectifs
L’essor récent des approches d’immunothérapie a révolutionné la prise en charge de cancers préalablement incurables. Cependant, ces approches ne sont pas efficaces pour les patients et ne s’appliquent pas à tous les cancers. Pour élargir leur champ d’application, il est essentiel d’identifier des stratégies visant à combiner les médicaments d’immunothérapie déjà utilisés avec d’autres molécules ou approches qui augmenteront l’efficacité des traitements. Une piste privilégiée est le développement de vaccins anti-tumoraux. L’objectif de tels vaccins seraient d’induire le développement de cellules immunitaires capables de reconnaître les cellules tumorales. Une étape essentielle est d’identifier les molécules exprimées par les cellules cancéreuses (antigènes) et pas par les cellules saines. Cela est possible car pendant la tumorigénèse, les cellules cancéreuses divergent petit à petit des cellules normales par l’accumulation d’anomalies génétiques ou épigénétiques. On sait depuis longtemps que le système immunitaire peut détecter les anomalies génétiques associées aux cancers. Ces dernières années, de nombreuses équipes ont montré qu’il peut détecter la plupart des anomalies épigénétiques acquises pendant la tumorigénèse. Cependant, il est nécessaire de tester si les cibles dérivant de ces anomalies épigénétiques sont adéquates pour une vaccination anti-tumorale, en déterminant notamment la stabilité de leur expression au cours du temps, leur capacité à induire une réponse immunitaire robuste, etc… L’objectif de ce projet est de fournir une description approfondie des réponses immunitaires contre les anomalies épigénétiques associées aux cancers, pour accélérer le développement de vaccins anti-tumoraux.
Bénéfices attendus
Le développement de l’immunothérapie a révolutionné la prise en charge de nombreux cancers. Cependant, ces protocoles ne sont pas efficaces pour tous les patients et ne s’appliquent pas à toutes les pathologies. Améliorer leur efficacité est un enjeu central en cancérologie. Le développement de vaccins anti-tumoraux thérapeutiques est une piste prometteuse pour améliorer le champ d’application de l’immunothérapie. Ces dernières années, de nombreuses équipes ont identifié de nouvelles sources de molécules exprimées par les cellules tumorales qui peuvent être détectées pour le système immunitaire. Cependant, il est nécessaire de mieux décrire les réponses immunitaires contre ces nouvelles molécules si on veut s’appuyer sur cette découverte pour améliorer la prise en charge clinique des patients. Le projet proposé ici apportera une compréhension approfondie des réponses immunitaires contre les cancers et consolidera les approches visant au développement de vaccins anti-tumoraux.
Procédures
Dans un premier lot d’animaux, une molécule carcinogène (induisant la formation des tumeurs) sera injectée à des souris anesthésiées (1 fois au cours de l’expérience, durée de l’anesthésie inf à 5 min). Dès que les tumeurs seront palpables (5-7 jours post-injection), elles seront mesurées deux fois par semaine sur animaux vigiles à l’aide d’un point à coulisse pendant toute la durée de la procédure. Dans un deuxième lot d’animaux, des cellules tumorales seront injectées aux animaux vigiles (1 fois au cours de l'expérience – durée du geste inf à 10 sec). Dès que les tumeurs seront palpables (5-7 jours post-injection), elles seront mesurées deux fois par semaine sur animaux vigiles à l’aide d’un point à coulisse et les animaux seront traités 2 fois par semaine par injection pendant toute la durée de la procédure. La mesure de la tumeur et l’injection pour le traitement sont réalisées en même temps (une seule contention inf à 2 min). Dans un troisième lot d’animaux, des cellules tumorales seront appliquées aux animaux anesthésiés après abrasion douce de la peau (1 fois au cours de l’expérience – durée de l’anesthésie env 20 min). Dès que les tumeurs seront palpables (5-7 jours post-injection), elles seront mesurées deux fois par semaine sur animaux vigiles à l’aide d’un point à coulisse pendant toute la durée de la procédure. Dans un quatrième lot d’animaux, les animaux seront irradiés pour éliminer les cellules immunitaires. 4h après irradiation, des cellules de moelle osseuse d’intérêt seront injectées par voie intraveineuse sur animaux vigiles (1 fois au cours de l'expérience – durée du geste inf à 10 sec) pour reconstituer le système immunitaire. 6-8 semaines après injection, un prélèvement de sang sera réalisé sur animaux vigiles (1 fois au cours de l'expérience – durée du geste inf à 10 sec) pour évaluer la reconstitution.
Impact sur les animaux
Les animaux greffés avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée ou soumis à une procédure de carcinogenèse chimique développeront des tumeurs qui seront mesurées régulièrement. Pour les expériences d’injections de carcinogènes, de cellules ou des traitements, il est attendu une douleur directe associée à l’utilisation d’une aiguille. Pour le prélèvement de sang, il est également attendu une douleur légère liée à la piqûre elle-même (gène de courte durée ). Suite aux irradiations, certains animaux peuvent présenter des problèmes de diarrhée, prostration, altération de l’état général pendant les 3 premières semaines suivant l’irradiation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Nous avons réalisé des expériences in vitro ainsi que de nombreuses analyses bioinformatiques qui nous ont permis d’identifier des peptides dérivant de gènes, de mutations ou du génome silencieux exprimés par plusieurs lignées tumorales. Cependant, pour analyser si leur expression peut être affectée lors d’une réponse immunitaire efficace, il nous est essentiel de réaliser certaines expériences en utilisant des modèles de souris. En effet, il n’existe pas à l’heure actuelle de système d’activation in vitro permettant de récapituler la complexité des interactions entre cellules tumorales et système immunitaire lors du développement d’un cancer. Par conséquent, pour décrire les propriétés immunologiques des antigènes dérivés du génome non-codant, il nous est essentiel d’avoir recours à un modèle animal. Le modèle murin est particulièrement adapté du fait de la proximité des systèmes immunitaires entre hommes et souris.
Réduction
Nous avons réalisé des approches expérimentales et bioinformatiques en profondeur pour caractériser au mieux l’expression de différents types d’antigènes par nos cellules tumorales d’intérêt et ajuster les expériences à faire in vivo. Cela permet de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet. Néanmoins, il est nécessaire de valider ces observations dans le contexte d'un organisme entier où les interactions complexes entre cellules tumorales et système immunitaire seront reproduites. D’autre part, nous utiliserons systématiquement des approches dites de « multiplexage », qui permettront de suivre dans la même souris le comportement d’au moins 20 peptides différents. Ces approches complexes ont déjà été mises en place au laboratoire, ce qui permet de minimiser le nombre d’animaux utilisés dans ce projet . Les nombres d’animaux dans les différentes procédures ont été déterminés sur la base d’expériences similaires au laboratoire et sur la base des données de la littérature
Raffinement
Les animaux seront suivis régulièrement afin d’assurer leur bien-être et pour surveiller les éventuels signes de souffrance ou de stress. Une grille de score a été établie afin d’évaluer la souffrance, et des points limites ont été définis. Les animaux seront mis à mort à l’atteinte des points limites. Dans le cas des greffes de tumeurs, les animaux sont surveillés 2 à 3 fois par semaines pour leur état général et pour mesurer la taille de la tumeur afin d'appliquer les points limites décrits dans la grille de score. Les gestes invasifs seront réalisés sous anesthésie générale avec recours aux analgésiques.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix en immunologie du fait de la forte similitude des systèmes immunitaires humains et murins. D’autre part, la connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris immunodéficientes. Il y a également de nombreux modèles de tumeurs transplantables disponibles, bien décrits et reproductibles, qui permettront de répondre rapidement aux questions posées dans ce projet. Les souris seront utilisées à l'âge adulte afin qu’elles aient fini leur croissance et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux. De plus, cet âge est adapté pour générer des modèles de tumeurs par la greffe de lignées de cellules tumorales. Enfin, l'âge adulte permet d'étudier un système immunitaire mature.
Evaluation préclinique d’anticorps en vue de développer de nouveaux traitements des Lymphomes T cutanés
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
880 souris privées de système immunitaire vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous la peau une greffe de cellules de lymphome humain, puis neuf injections de traitement en trois semaines, et des prises de sang au sinus rétro-orbitaire deux fois par mois puis une fois par semaine. À un stade avancé, la tumeur peut se nécroser, le porteur rangeant cette nécrose parmi les nuisances possibles. Le projet est mené avec une entreprise pharmaceutique et des hôpitaux, et vise à amener au moins un des traitements testés jusqu'à un essai clinique de phase 1.
Objectifs
Les lymphomes T cutanés (LTC) sont des cancers relativement rares avec une incidence d’environ 650 nouveaux cas/an en France, qui surviennent chez les personnes plutôt âgées. Aussi, au regard du vieillissement de la population, on peut s’attendre à une augmentation du nombre de cas diagnostiqués par an dans les prochaines années. Dans les formes les plus agressives de la maladie, la survie des patients est faible (entre 20%-30% à 5 ans) car il n’existe pas de thérapie curative excepté la greffe de moelle osseuse mais qui s’adresse à des patients de moins de 60 ans. Afin de proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques nous avons pour objectif de tester de nouvelles molécules qui pourront ensuite faire l’objet d’un essai clinique de phase I.
Bénéfices attendus
Ce projet est un projet translationnel en collaboration avec une entreprise pharmaceutique et des hôpitaux dans le cadre d’un projet collaboratif qui permettra d’aboutir à un essai clinique de phase 1 pour au moins un des traitements testés. Notre lien avec nos collaborateurs cliniciens et industriels, nous permettrait d’envisager de proposer au moins 2 nouvelles thérapies seules ou en combinaison.
Procédures
Récapitulatif synthétique des interventions : - 1 injection de cellules tumorales sur souris anesthésiées en début d’expérimentation (2min). - Des prélèvements de sang 2 fois par mois puis une fois par semaine(2min). -9 injections avec les traitements sont réalisées sous la peau ou dans la cavité péritonéale tous les 2 jours sur 3 semaines.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent : - La prise de sang 2x/mois puis 1x/semaine au niveau du sinus rétro-orbital - L’inoculation sous-cutanée des cellules tumorales - Les injections des traitements+/-cellules effectrices tous les 2 jours pendant 3 semaines - Le stress dû à la contention/préhension des animaux- A un stade avancé du développement tumoral, une nuisance possible est l’apparition de nécrose de la tumeur.
Devenir
A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort par du personnel expérimenté. La mort des animaux sera confirmée par l’absence de réflexes, de signes respiratoires et cardiaques.
Remplacement
Dans notre démarche d’établissement de nouveaux modèles d’études des LTC, nous développons en parallèle dans l’équipe de nouvelles approches de culture tridimensionnelles que nous comparons à ceux in vivo afin de les valider. Ce projet financé est en cours de finalisation et permettrait à terme de remplacer en partie l’utilisation d’animaux et de tester des molécules thérapeutiques in vitro. Néanmoins, l’oncogenèse est un processus intégré qui fait intervenir un grand nombre de mécanismes physiologiques et de tissus avoisinants qui ne peuvent être modélisés in vitro. Nous devons donc avoir recours à un modèle physiologique complet et fonctionnel pour compléter nos études.
Réduction
Nous combinerons nos lots témoins dans le but de restreindre le nombre d’animaux. La croissance tumorale sera suivie tout au long de l’expérience notamment grâce la détection des cellules dans le sang des animaux ce qui nous permet d’utiliser moins d’animaux. Le nombre d’animaux nécessaires par lot ainsi que le nombre d’itérations expérimentales a été déterminé pour pouvoir réaliser des tests statistiques robustes.
Raffinement
Le bien-être de nos animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort. Les animaux seront hébergés en groupe, recevront une surveillance quotidienne et des soins adaptés (administration d’analgésiques et anesthésiques en pré et/ou postopératoire, mesure hebdomadaire du poids des souris, définition de points limites suffisamment précoces et mise en place de critères d’arrêt).
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris non immunocompétentes qui vont permettre la greffe de cellules humaines. Les souris seront utilisées à partir de 8 semaines car à ce stade elles présentent un système hématopoïétique mature (fin puberté) pour permettre un suivi sur au moins 4 semaines post-injection dans de bonnes conditions d’âge de l’animal.
Etude du rôle du récepteur HCAR2 sur les troubles psychiatriques liés à la neuroinflammation
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
Soumises à des contentions répétées destinées à produire un état de stress, puis à l'injection d'une substance inflammatoire, 2 400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles développent une perte d'appétit, une chute de température et un retrait social, que le porteur nomme "comportement de maladie" et présente comme contribuant à leur rétablissement. Il écrit par ailleurs que la contention laisse l'état général des souris stable, sans perte de poids ni changement d'activité, tout en s'en servant comme modèle de stress. Toutes sont tuées pour prélever leurs tissus, et la rubrique consacrée au remplacement décrit un travail sur les oméga-3 et les régimes alimentaires, quand l'objectif annoncé porte sur un récepteur de la neuroinflammation.
Objectifs
Les maladies psychiatriques sont un problème majeur de santé publique. A l’heure actuelle, la prise en charge de ces pathologies demeure incomplète puisqu’entre 30 et 50 % des patients souffrant de dépression sont résistants aux traitements existants. Dès lors, la recherche de nouvelle piste thérapeutique est essentielle et urgente. La neuroinflammation est une composante essentielle des pathologies psychiatriques. Notamment l’activation des cellules microgliales, unique cellule immunitaire du cerveau, a été observé dans des pathologies comme la dépression. Notre projet a débuté par une partie clinique qui a permis d’identifier différents composés biologiques d’intérêt dans la circulation sanguine chez des sujets atteints de troubles psychiatriques. Notre objectif est donc de tester si l’administration de ces molécules bioactives a des effets sur le fonctionnement cérébral, la neuroinflammation et le comportement. L’objectif final du projet sera de mettre en évidence les mécanismes par lesquels ces composés influencent le cerveau afin de pouvoir proposer de nouvelles stratégies dans la prise en charge des pathologies psychiatriques.
Bénéfices attendus
Une meilleure compréhension des mécanismes neuroinflammatoires impliqués dans les troubles psychiatriques, notamment via le rôle du récepteur HCAR2 dans les cellules immunitaires du cerveau et de la périphérie.
Procédures
Pour désactiver le gène spécifique HCAR2 dans certaines cellules immunitaires du cerveau (positives pour le gène CX3CR1), les souris recevront une injection par jour pendant cinq jours. Trois semaines plus tard, un groupe de souris modifiées et un groupe témoin recevront une substance inflammatoire pour observer leur réaction. Leur état sera suivi pendant les 48 heures suivantes. À la fin de l’expérience, les souris seront endormies sans douleur grâce à un anesthésiant, suivi d’une injection pour mettre fin à leur vie. Chaque injection ne prend que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues dans ce projet sont limitées et soigneusement contrôlées grâce à des protocoles rigoureux et des mesures adaptées. La contention répétée est une méthode utilisée pour modéliser un état de stress. Bien qu’elle puisse entraîner un inconfort temporaire, l’état général des souris reste stable, sans perte de poids ni altération de leur activité habituelle, selon notre expérience et les données disponibles. L’injection d’une substance inflammatoire entraîne une activation temporaire du système immunitaire, provoquant un malaise passager caractérisé par des modifications de la température corporelle, du métabolisme énergétique, une perte d’appétit et un comportement de retrait social. Ce phénomène, appelé « comportement de maladie », contribue au rétablissement des animaux et disparaît en 48 heures. Les évaluations comportementales sont conçues pour minimiser l’impact sur le bien-être des souris, avec des durées d’exposition réduites et des manipulations adaptées. De plus, les lignées utilisées sont bien caractérisées, et un suivi rigoureux permet de détecter rapidement tout effet inattendu. Pour garantir le bien-être des animaux, des mesures spécifiques sont mises en place : une surveillance quotidienne par l’expérimentateur et bihebdomadaire par les animaliers, ainsi qu’une évaluation systématique de la douleur après chaque manipulation, avec administration d’analgésiques si nécessaire. L’enrichissement de l’environnement, des manipulations douces et une attention constante visent à réduire au maximum les effets indésirables tout en assurant des conditions optimales pour les expériences.
Devenir
A la fin de chaque procédure expérimentale ou si les points limites sont atteints au cours de l'une d'entre elle, les souris seront euthanasiés afin de préléver les tissus nécéssaires aux analyses.
Remplacement
L’étude des régimes alimentaires nécessite l’utilisation d’animaux vivants. De même, les comportements ne peuvent être étudiés que sur des animaux vivants et vigiles. L’objectif général du projet vise à étudier les mécanismes neurobiologiques et rôle des acides gras polyinsaturés oméga-3 dans la prévention des altérations cognitives et émotionnelles suite à un stress chronique. Pour se faire, nous utilisons des tests in vivo, et dans ce contexte, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés aux études in vivo reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles, et qu’aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié. Les expériences ne peuvent pas être effectuées sur des cultures cellulaires ou dans des modèles computationnels ou encore chez l’homme, car aucune de ces approches ne permet de réaliser toutes ces expériences chez un même sujet. Le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés à l’étude des troubles de l’humeur reste une nécessité expérimentale majeure.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés pour ces expériences, les animaux qui passeront les tests comportementaux serviront également pour récupérer les cellules ou structures centrales nécessaires pour les études de lipidomiques et/ou moléculaires et protéomiques, évitant donc de générer une nouvelle cohorte pour ces analyses biochimiques et moléculaires. Les femelles sont également étudiées, ce qui nous permet d'utiliser tous les animaux générés durant cette étude et de ne pas euthanasier des animaux pour rien. De plus grâce à des études menées précédemment dans notre laboratoire montrent que pour avoir une puissance statistique suffisante, nous avons montré que 15 souris sont nécessaire par groupe afin de permettre une robustesse des données.
Raffinement
Les expérimentateurs formés porteront une attention particulière au raffinement des procédures afin de limiter la douleur, la soulager si elle ne peut être évitée par l’utilisation d’antalgiques les plus adaptés à chaque procédure, optimiser les procédures, soulager le stress des animaux et leur fournir les meilleures conditions de vie tout au long du projet. Pour leur bien-être, les animaux vivent en groupe sociaux le plus longtemps possible. Ils auront à leur disposition des éléments d’enrichissement de leur milieu. L’ensemble des animaux est surveillé quotidiennement avec une surveillance renforcée après les différentes expérimentations. Des points limites suffisamment précoces seront définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement ainsi que des traitements vétérinaires si nécessaire. Enfin, nous avons déjà inscrit ce projet dans un consortium de travail international visant à partager les données afin de limiter les doublons expérimentaux et de conduire à un raffinement des approches de recherche dans la communauté scientique.En fin d'expérimentation, les animaux seront mis a mort par une anesthésie sans reveil avec au préalable une analgésie pour limiter la douleur pendant la procédure.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser des souris en raison de leur petite taille, qui permet de les héberger facilement dans des conditions d’élevage optimales en animalerie. Nous privilégions la souris plutôt que le rat, car de nombreuses lignées transgéniques sont déjà disponibles dans notre laboratoire, contrairement aux rats. Ce choix s’inscrit également dans une démarche de réduction du nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, les cellules immunitaires de la souris et de l’homme partagent de nombreux gènes en commun, ce qui facilite la transposition des résultats obtenus chez l’animal à l’humain. Les différentes lignées transgéniques générées arriveront dans notre animalerie à l’âge de 6 semaines et bénéficieront d’une période d’acclimatation de 2 semaines avant de commencer les protocoles de stress. Les tests comportementaux débuteront sur des animaux âgés de 12 semaines au maximum.