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Souris : 1808
Souffrances
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Injectées jusqu'à vingt et une fois dans l'abdomen sur trois semaines, et pour certaines trois fois dans la cavité située derrière l'œil, 1 808 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Une arthrite ou une paralysie des membres postérieurs leur est induite, pour étudier le rôle des neurones de la douleur dans la polyarthrite rhumatoïde et la sclérose en plaques. Les pattes, la moelle épinière et les ganglions rachidiens sont prélevés après la mise à mort. Le porteur écrit que les expériences sont susceptibles de déclencher des douleurs et qu'aucun analgésique ne peut être administré sans compromettre les résultats, puisque le projet porte précisément sur les neurones de la perception de la douleur.

Objectifs

De nombreuses études suggèrent que les neurones impliqués dans la perception de la douleur jouent un rôle important dans le développement des maladies inflammatoires. Notre projet a pour objectif de déterminer le rôle de ces neurones sur l’évolution de deux maladies inflammatoires : la polyarthrite rhumatoïde, causant une inflammation des articulations et la sclérose en plaque, causant une inflammation de la moelle épinière. Un objectif secondaire de ce projet sera également d’étudier le potentiel thérapeutique d’une molécule aux propriétés anti-inflammatoires.

Bénéfices attendus

A ce jour, peu d’études décrivent comment les neurones impliqués dans la perception de la douleur influencent l’apparition et l’évolution des maladies inflammatoires. Notre projet permettra donc à la fois de mieux comprendre comment ces neurones influencent ces maladies inflammatoires et permettra également d’identifier de nouvelles approches thérapeutiques dans ces maladies chroniques, très invalidantes et nécessitantes de nouvelles thérapies.

Procédures

Les injections intra-veineuses retro-orbitales et sous-cutanées seront réalisées sous anesthésie légère au vétisoflurane gazeux et n'excèderont pas 10 secondes. Les injections intra-péritonéales seront réalisées sur animaux vigiles par du personnel expérimenté et n'excèderont pas 5 secondes. Les souris de la procédure 1 subiront 2 injections intra-péritonéales. Les souris de la procédure 2 subiront 2 injections intra-péritonéales et 3 injections intra-veineuses retro-orbitales. Les souris de la procédure 3 subiront 2 injections intra-péritonéales et 3 injections sous-cutanées. Les souris de la procédure 4 subiront 2 injections intra-péritonéales, 3 injections sous-cutanées et 3 injections intra-veineuses retro-orbitales. Les souris de la procédure 5 subiront de 2 à 21 injections intra-péritonéales (sur une période de 4 à 21 jours). Les souris de la procédure 6 subiront 21 injections intra-péritonéales (sur une période de 21 jours) et 3 injections intra-veineuses retro-orbitales. Les souris de la procédure 7 subiront 1 injection sous-cutanée et 2 injections intra-péritonéales. Les souris de la procédure 8 subiront 1 injection sous-cutanée et de 14 à 21 injections intra-péritonéales (sur une période de 14 à 21 jours).

Impact sur les animaux

Nos expériences sont susceptibles de déclencher des douleurs chez les animaux. Compte tenu de la nature même du projet qui propose d’explorer l’effet des neurones impliqués dans la perception de la douleur, aucun analgésique ne peut être utilisé sans compromettre les résultats expérimentaux. Notre modèle de sclérose en plaque induit une paralysie des membres inférieurs entrainant une difficulté à accéder aux croquettes. Une nourriture gélifiée sera ajoutée systématiquement lors pour prévenir la dénutrition des souris.

Devenir

Mise à mort des animaux à la fin des procédures pour prélèver différents organes (pattes, moelle épinière, ganglions rachidiens) afin d'analyser leur composition immunitaire, le score histologique afin de comprendre les mécanismes impliqués de ces pathologies.

Remplacement

Nous proposons que les neurones responsables du ressenti de la douleur joue un rôle dans le développement des maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde et sclérose en plaque. Seuls les modèles animaux mimant la complexité du système nerveux périphérique ainsi que de la réponse inflammatoire permettront de vérifier cette hypothèse. Ces interactions ne peuvent à ce jour pas être modélisées ni in vitro ni in silico. Cependant, pour la recherche du mécanisme de l’interaction neurone/cellule immunitaire nous veillerons à utiliser dès que possible des techniques de remplacement.

Réduction

Le plan de nos expériences sera construit de sorte à limiter le nombre de souris. Le modèle d’arthrite a été choisi et optimisé afin d’obtenir une incidence proche de 100% et une variabilité minimale, permettant ainsi de réduire au minimum le nombre de souris nécessaire. Le modèle de sclérose en plaque est quant à lui le seul modèle murin mimant la pathologie humaine. Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisé nous avons modélisé les tests statistiques en amont de nos expériences pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour répondre à chacune de nos hypothèses de travail.

Raffinement

Stratégie de réduction du stress : Pour réduire l’angoisse des animaux, un temps d’acclimatation d’au moins une semaine sera respecté avant toute procédure expérimentale. Les souris seront hébergées en cage standard avec toit filtrant au nombre de 5 par cage, avec de la sciure de bois utilisée comme litière, des lanières de papier kraft comme matériau de nidification et des maisons de souris en dôme de cellulose et fournies pour l'enrichissement environnemental. Les souris sont nourries et boivent ad libitum, et sont libres de leur déplacement. Stratégie de réduction du la souffrance : Une surveillance quotidienne est réalisée par des spécialistes animaliers permettant de subvenir aux besoins nécessaires au bien-être des animaux. Un soin particulier sera apporté pour éviter la souffrance des animaux par la surveillance de signes extérieurs de souffrance. L’atteinte d’un point limite entrainera la décision d’euthanasie de l’animal concerné. De la nourriture en gel sera déposée dans la cage des animaux souffrant de sclérose en plaque pour assurer une alimentation suffisante. Compte tenu de la nature même du projet qui propose d’explorer l’effet des neurones impliqués dans la perception de la douleur, aucun analgésique ne pourra être utilisé sans compromettre les résultats expérimentaux. Tous les monitorings (mesure de du diamètre des articulation à l’aide d’un calliper et mesure en Bio-imaging) seront réalisés sous anesthésie légère au vetisoflurane gazeux (4% pour l’induction et 2,5% pour la maintenance et 1,25 L/min air-vetisoflurane). Les injections intra-veineuses retro-orbitales et sous-cutanées seront réalisées sous anesthésie légère au vetisoflurane gazeux (4% pour l’induction et 2,5% pour la maintenance et 1,25 L/min air-vetisoflurane). Les injections intra-péritonéales seront réalisées sur animaux vigiles par du personnel expérimenté.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle idéal pour notre étude dû au haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, l’état des connaissances actuelles, les outils et structures disponibles pour sa manipulation et un temps de reproduction court. En particulier, la génération de souris génétiquement modifiées bien maitrisée dans notre laboratoire dans lesquelles les neurones sujets de notre étude peuvent être déplétés font de la souris un modèle non remplaçable. Des souris d’âge minimum de 6 semaines seront utilisées afin d’avoir un système immunitaire et sensitif mature. Pour les expériences utilisant une déplétion pharmacoloqique de ces neurones, nous utiliserons des souris âgées de 3-4 semaines. En effet, l’injection doit être effectuée le plus précocement possible lors du développement du système nerveux afin d’obtenir une déplétion optimale. La sclérose en plaque et l’arthrite seront ensuite induites à partir de 6 et 8 semaines, respectivement.

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Souris : 220
Souffrances
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Une chirurgie de cinq heures au maximum ouvre le crâne pour y implanter des électrodes, puis les souris sont enregistrées pendant leur sommeil 48 heures par mois, de l'âge de deux mois à quinze mois. Certaines parcourent un labyrinthe ou apprennent à associer un indice visuel à une action pour obtenir une récompense, sous contrôle alimentaire. D'autres reçoivent une injection dans l'abdomen chaque jour pendant trois mois. Le porteur présente le maintien des animaux pendant plus d'un an comme un moyen d'obtenir un maximum de données par animal. 220 souris transgéniques mimant la maladie d'Alzheimer vont ainsi être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau.

Objectifs

Les objectifs de cette étude sont 1- d’évaluer simultanément le décours temporel de l’apparition des altérations du sommeil d’une part et des altérations cognitives d’autre part dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer, 2- de tester si moduler l’activité des neurones du thalamus, une structure profonde du cerveau, en amont de l’apparition des symptômes cognitifs pourrait permettre de retarder l’apparition des symptômes cognitifs et de diminuer la charge d’Amyloïde Béta dans le cerveau des souris, 3- d’évaluer l’évolution de la connexion entre le thalamus et le cortex au cours du vieillissement, 4- d’évaluer le fonctionnement du thalamus et du cortex cours du vieillissement et en relation avec le sommeil, et enfin 5- de tester si activer les neurones du thalamus permet de réduire la charge en Amyloïde Béta chez les souris Alzheimer.

Bénéfices attendus

Ce projet est un projet de recherche fondamental dont l’impact pour les familles et les patients ne sera pas immédiat. Néanmoins, la recherche fondamentale est indispensable à l’identification de nouvelles pistes de traitement et ce projet pourrait donner des pistes thérapeutiques à relativement brève échéance pour deux raisons : Tout d’abord, ce projet vise à proposer le sommeil comme piste de réflexion dans la prise en charge des patients. Le sommeil est souvent très dégradé chez les patients âgés et ce sommeil est indispensable pour le bon fonctionnement de notre mémoire et pour notre récupération. Améliorer la qualité du sommeil des patients pourrait avoir des conséquences immédiates sur l’amélioration des capacités de consolidation de la mémoire et sur les capacités d’attention. Ceci pourrait être très rapidement mis en place car il existe déjà un arsenal thérapeutique pour le traitement des problèmes de sommeil. D’autre part, ce projet va permettre de chercher à comprendre si la stimulation du thalamus, un ensemble de noyaux profonds du cerveau, pourrait permettre d’améliorer les performances cognitives dans un modèle de souris transgéniques mimant les symptômes de la maladie d’Alzheimer. On sait que la stimulation de ces noyaux permet de diminuer les micro-réveils qui sont très communs chez les patients et qui contribuent à une mauvaise qualité de sommeil. Les neurones qui composent ces noyaux présentent des signatures biochimiques très particulières qui leur permet d’être ciblés par des molécules médicamenteuses. Si les résultats de cette étude sont positifs, il serait alors assez facile et rapide de lancer une étude clinique qui permettrait d’évaluer si les résultats obtenus chez la souris sont aussi prometteurs chez l’homme.

Procédures

Les animaux subiront des chirurgies invasives pour l'implantation des électrodes d'enregistrement intra-cranienne. Cette chirurgie dure un maximum de 5 heures. Ils seront ensuite enregistrés pendant leur sommeil 48h tous les mois de 2 à 15 mois dans des caissons d’enregistrements spécifiques. Certains animaux effectuerons aussi différentes tâches de comportement comme un labyrinthe et une tâche d’association où l’animal doit associer un indice visuel avec une action à effectuer pour obtenir une récompense. Enfin, certains animaux subiront des injections intra-péritonéales tous les jours pendant 3 mois.

Impact sur les animaux

Les souris utilisées sont un animal modèle transgénique de la maladie d’alzheimer. Ces animaux ont des troubles mnésiques qui se développent progressivement au cours du vieillissement mimant ainsi les troubles cognitifs des humains souffrant de la maladie d’Alzheimer. Toutes les procédures faites sur ces souris seront de degré́ de sévérité modéré du fait de la chirurgie nécessitant l’insertion d’électrodes dans le cerveau. Les douleurs péri- et post-opératoires sont minorées par l’administration d’antalgiques puissants. Les animaux effectueront des tests comportementaux qui impliquent une brève contention pour connecter l'implant au système d’enregistrement et un contrôle alimentaire, qui peuvent provoquer un stress chez l’animal. Ces paramètres sont minorés par une précautionneuse habituation des animaux à la manipulation par l’expérimentateur.

Devenir

Toutes les expériences seront terminées par la mise à mort des animaux pour prélèvement d’organes pour des études post mortem.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour ce projet. En effet, ce projet combine étude de plusieurs paramètres comportementaux chez la souris et enregistrement de plusieurs aires corticales simultanément pendant le sommeil. Il est à ce jour impossible de mimer un apprentissage mnésique dans aucun modèle vivant complexe tels que les organoïdes qui de plus ne sont pas encore assez aboutis pour reproduire les connections entre les différentes aires corticales.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit grâce à l’utilisation de tests statistiques avancés qui permettent de prendre en compte à la fois les mesures qui sont prises plusieurs fois sur le même animal et les mesures effectuées entre les animaux. Ces tests permettent d'inclure des animaux qui n’auraient pas faits toutes les étapes du protocole et de réduire le nombre d'animaux grâce aux mesures répétées. Enfin cette étude comporte deux procédures pendant lesquelles les animaux seront gardés pendant plus d’un an, permettant d’obtenir un maximum de données par animal et de pouvoir comparer l’évolution chez le même animal de différents paramètres.

Raffinement

Dans ce projet, les enregistrements électrophysiologiques seront combinés à des tâches comportementales ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux. Dans la grande majorité des études, les animaux implantés sont isolés. En effet, le stress induit par les contentions et les enregistrements conduit souvent les animaux à devenir agressif et à se battre. Néanmoins, l’isolement est également un stress majeur pour les souris, les étapes d’habituation et de contention ont donc été raffinées afin de limiter le stress des animaux, et ceci me permet de maintenir les animaux au minimum par deux. Les animaux implantés sont souvent isolés pour protéger les implants. Dans cette étude, les souris seront soit maintenues en groupe soit maintenues dans des cages spécifiques développées qui, grâce à une cloison avec des larges trous, permet aux animaux de se sentir et se côtoyer sans pour autant pouvoir ronger le connecteur de son compagnon de cage. La prise en charge de la douleur pendant la chirurgie et en post-chirurgie est optimisée pour que les animaux ne ressentent aucune douleur et une habituation lente et progressive est effectuée afin de réduire au maximum le stress de l’animal. Enfin, un arbre décisionnel d’évaluation du bien-être de chaque souris a été mis en place comportant différents points limites afin d’abréger les souffrances de l’animal en cas de complications post-opératoires et tout au cours du protocole expérimental.

Choix des espèces

Ce projet requiert l’utilisation de souris car nous comparerons ici l’évolution des performances cognitives et de la qualité du sommeil chez les individus sains et dans un modèle de souris transgénique de la maladie d’Alzheimer. D’autre part, les stratégies de transduction virale sont largement utilisées chez la souris ce qui nous permettra de comparer nos résultats avec ceux de la littérature. Il n’existe pas de méthode alternative pour étudier un phénomène physiologique aussi complexe que la synchronisation des oscillations cérébrales. Les souris possèdent une architecture du sommeil très similaire à celle de l’humain avec l’alternance de phases de sommeil profond et paradoxal. Pendant le sommeil profond, on observe des phases de haut niveau de synchronisation très proches de celles observées chez l’humain. Les animaux seront utilisés à partir de 6 semaines pour les injections et 8 semaines pour les implantations quand la boîte crânienne a atteint sa taille adulte. Les chirurgies seront effectuées à 8 et les enregistrements entre 9 et 60 semaines. En effet, ce projet vise à étudier l’évolution au cours du vieillissement des performances cognitives et de la qualité du sommeil chez des animaux sauvages et modèles murins de la maladie d’Alzheimer.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 490
Souffrances
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Devenir
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Les souris utilisées portent la forme humaine du récepteur plaquettaire visé par les deux agents testés, obtenue par mutation. 490 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 340 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie de 45 minutes, cinq à dix injections, quatre prélèvements de sang sur un mois et une IRM de vingt minutes, avec des saignements attendus au site d'incision et, au réveil, des signes de douleur et une atteinte du comportement, de la motricité et de l'alimentation. Les cerveaux sont prélevés après mise à mort pour mesurer le saignement cérébral, et le porteur indique que le modèle de purpura impose aussi de tuer les souris pour prélever une grande quantité de sang.

Objectifs

Les plaquettes sanguines ont un rôle primordial dans l’arrêt des saignements. Elles sont aussi impliquées dans la thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot, qui se développent dans une artère malade. La paroi de l’artère malade induit le recrutement de plaquettes et la formation du caillot, appelé thrombus. Ce phénomène peut aboutir à un accident vasculaire cérébral (AVC). Nous avons généré deux agents antiplaquettaires. Ils ont montré qu’ils empêchaient la formation de caillot dans un modèle in vitro. De plus, des modèles de saignement ont montré qu’ils augmentaient moins le saignement que les antiplaquettaires actuellement utilisés en clinique. Ces agents pourraient être utilisés dans le traitement des AVC. Les traitements antiplaquettaires actuels sont peu utilisés car ils présentent un risque de saignement trop important qui pourrait être fatal pour le patient. Les options thérapeutiques sont donc limitées. Les agents pourraient présenter moins de risque de saignement et donc être utilisés dans cette pathologie. Les agents pourraient également être utilisés dans le traitement du Purpura Thrombotique Thrombocytopénique (PTT). Les patients présentant cette pathologie ont des tout petits caillots dans les vaisseaux sanguins ainsi qu’une diminution des plaquettes due à leur consommation des plaquettes lors de la formation de ces caillots, conduisant à des saignements. Nos agents pourraient réduire les petits caillots sans augmenter les saignements chez les patients PTT. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer le risque de saignement des agents dans deux modèles de saignements cérébraux et leur potentiel anti-thrombotique dans un modèle de PTT. Les agents seront comparés à des traitements déjà utilisés en clinique. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet portent sur 2 aspects : - AVC : les agents pourraient présenter un risque de saignement plus faible que les traitements antiplaquettaires classiques et donc représenter un nouveau traitement pour les patients présentant un AVC. - PTT : les agents pourraient réduire la formation de petits caillots chez les patients PTT sans augmenter le saignement, ce qui représenterait un nouveau traitement pour les patients PTT. Ce projet pourrait permettre à long terme de mieux traiter les patients présentant un AVC ou un PTT.

Procédures

Dans les modèles de saignements cérébraux, les animaux seront soumis à une chirurgie (45 min, EU1), à des injections (5 à 10, EU1), à des prélèvements de sang (4 sur 1 mois, EU1) et à un IRM (20 min, EU2). Dans le modèle PTT, les souris seront soumises à des injections (4, EU1) et à des prélèvements de sang (2, EU2).

Impact sur les animaux

Une des nuisances attendues est un impact de l’anesthésie sur la respiration. Concernant les injections, on peut s’attendre à une douleur localisée. Le transport et les anesthésies pourront causer du stress. Le prélèvement de sang peut entrainer un saignement localisé de courte durée. On pourra observer des saignements au site d’incision lors de la chirurgie et, au réveil, on s'attend à un impact sur le comportement, l'apparence physique, la nutrition et la motricité ainsi qu’à des signes de douleur notamment au site chirurgical. Dans le modèle antigène – anticorps, on s’attend à des saignements en cas de blessure, à un impact sur le comportement et sur l’apparence physique.

Devenir

A l’issue de la procédure de saignement cérébraux et d’AVC, les animaux anesthésiés sont mis à mort afin de prélever les cerveaux pour quantifier le saignement cérébral. Dans la procédure de PTT, une grande quantité de sang est prélevée pour évaluer l’impact de nos agents sur le PTT, ce qui nécessite la mise à mort de l’animal.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet d’agents dans des modèles de saignements cérébraux et de PTT. Dans les deux cas, le processus étudié est complexe et relève du fonctionnement de l’organisme complet (vaisseaux, pression artérielle, circulation du sang…). Il n’est donc pas possible de remplacer le modèle animal par de l’in vitro du fait de la nécessité du métabolisme de la souris pour évaluer le processus. Cependant, l’effet anti-thrombotique de nos agents a déjà été confirmé in vitro dans un modèle de perfusion de sang utilisant du sang humain de donneur sain.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum, ce nombre étant fixé à 20 à 45 souris/groupe pour la mise au point des modèles et à 12 souris/groupe pour l’obtention de résultats lors des expérimentations.

Raffinement

Les animaux disposent de 14 jours d’acclimatation entre leur arrivée à l’animalerie et leur utilisation en procédure. Une habituation à la contention d’une durée de 5 jours est prévue. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux 3 jours avant l’expérimentation. Le changement d’hébergement en fonction des groupes n’est réalisé que si nécessaire. Aucun regroupement n’est réalisé afin d’éviter le risque de conflits, nous séparerons seulement les souris qui ne subiront pas l’expérimentation des souris qui la subiront. Ces cages seront munies de particules de bois et enrichies avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. • Par une anesthésie et analgésie de l’animal avant et pendant chaque opération. • Par utilisation de gel ophtalmique pour protéger les yeux de l’animal endormi • Par l’application d’une goutte d’anesthésique local sur l’œil après les injections au niveau de l’oeil • Par injection de sérum physiologique avant les procédures chirurgicales afin d’assurer l’hydratation de l’animal. • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée afin lutter contre l’hypothermie pendant les procédures. • Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont maitrisés et caractérisés. Les techniques de mutation ont permis de générer des souris exprimant la forme humaine du récepteur plaquettaire ciblé, permettant d’étudier l’effet des agents sur les saignements cérébraux et dans le traitement du PTT. Les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris adultes et ne présentant pas encore de vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1860
Souffrances
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Devenir
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Une paralysie progressive des membres postérieurs qui culmine quinze jours après l'induction de la maladie, diminue en partie puis devient chronique : 1 860 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 260 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Une encéphalomyélite auto-immune leur est induite par injection, pour étudier le rôle des peptides antimicrobiens dans la sclérose en plaques. Les procédures infligées tiennent en trois lignes, une biopsie de la pointe de la queue et trois injections, et le porteur fixe à quarante le nombre minimal d'animaux par groupe comparé. Il justifie le choix de la souris par ses similarités génétiques et physiologiques avec l'être humain et par la facilité avec laquelle son génome se manipule.

Objectifs

L'organisation mondiale de la santé considère aujourd’hui les maladies autoimmunes comme une priorité sanitaire. Parmi elles la sclérose en plaques, dont l'incidence a fortement augmenté durant ces dernières années. Malgré les différentes interventions thérapeutiques existantes, il n'existe pas de traitement définitif de la maladie. Il est donc nécessaire d'améliorer notre connaissance des mécanismes physiopathologiques à l'origine de la maladie. Dans la littérature dans le domaine de l'autoimmunité, le rôle des peptides antimicrobiens a récemment été décrit. Notre projet a pour but de mieux comprendre le rôle des peptides antimicrobiens dans le développement de la sclérose en plaques.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra de comprendre le rôle des peptides antimicrobiens en condition neuroinflammatoire (sclérose en plaque). Ce projet pourrait ainsi mettre à jour une nouvelle cible thérapeutique pour les maladies neuroinflammatoires.

Procédures

- Biopsie extrême pointe de la queue : douleur de quelques secondes, 1 fois par animal; -Injections intrapéritonéales: douleur de quelques secondes, 2 fois par animal; -injection sous-cutané: douleur de quelques secondes, 1 fois par animal.

Impact sur les animaux

-induction d'encéphalomyélite autoimmune expérimentale est caractérisée par une paralysie progressive des membres inférieurs qui culmine 15 jours après induction de la maladie et diminue partiellement pour ensuite devenir chronique.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux pour collecte des tissus post-mortem.

Remplacement

Pour évaluer le développement de la neuroinflammation avec une physiopathologie complexe, nous devons utiliser des modèles in vivo. Mise en place d’une veille bibliographique pour éviter toute répétition d’expérimentation bien menée sur les plans scientifiques et méthodologiques.

Réduction

L’étude sera arrêtée si les expérimentations initiales invalident l’hypothèse de travail. Des prélèvements auront lieu pour des analyses histologiques, de biologie cellulaire et moléculaire afin d’extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Un nombre minimal et homogène d’animaux par étude est utilisé afin d’exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et afin d’avoir un nombre d’animaux suffisant pour réaliser une analyse statistique. Pour la robustesse de l’analyse statistique des expériences, chaque groupe comparé deux à deux doit comporter un minimum de 40 animaux par expérence pour effectuer un test statistique valide. Les souris mâles et femelles seront utilisées.

Raffinement

Selon le plan d’action défini, par les expérimentateurs : Détermination de points limites précoces pour réduire la sévérité des procédures au maximum tout en préservant l’analyse scientifique. Concernant spécifiquement les souris atteintes d'encéphalomyélite auto-immune expérimentale: nourriture humide (gel nutritif) en fond de cage. Utilisation d'aiguilles adaptées pour les injections. Pesées tous les deux deux jours.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Les souris seront utilisées à un age minimum de 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 100
Souffrances
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Devenir
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Toutes tuées pour que leurs organes soient prélevés et analysés, 100 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Infectées par Helicobacter pylori, elles subissent un gavage par jour pendant trois jours puis deux par jour pendant sept jours, sur animal vigile. Le porteur annonce une possible perte de poids liée au stress du gavage et à l'infection, et ne décrit aucun autre effet. Il indique que l'activité antibactérienne du composé a déjà été montrée en culture, et juge les expériences chez la souris "indispensables" pour confirmer sa biodisponibilité dans la muqueuse gastrique.

Objectifs

Le cancer gastrique est actuellement la 4e cause de mortalité par cancer dans le monde. L’infection chronique par Helicobacter pylori est considérée comme étant responsable d'une grande majorité des cancers de l'estomac. L’objectif est de montrer l’efficacité anti bactérienne contre Helicobacter pylori du composé développé par notre collaborateur.

Bénéfices attendus

L’objectif à terme est de développer un nouveau médicament pour le traitement de l’infection à H. pylori.

Procédures

Gavage : animaux vigiles, 1 fois par jour pendant 3 jours puis 2 fois par jour pendant 7 jours. Le gavage dure moins d'une 1 minute.

Impact sur les animaux

Possible perte de poids liée au stress du gavage 2 fois par jour et à l’infection à H. pylori.

Devenir

Les souris seront euthanasiées afin que leurs organes soient prélevés et analysés.

Remplacement

L’effet antibactérien du composé sur Helicobacter pylori a été montré in vitro par nos collaborateurs. Des expérimentations chez la souris avec ce composé sont indispensables afin de confirmer sa biodisponibilité et son activité in vivo dans la muqueuse gastrique, éléments qui ne peuvent pas être modélisés in vitro.

Réduction

Le modèle d’infection à H. pylori est connu et maitrisé. Sur les échantillons prélevés nous prévoyons de réaliser des études statistiques ; pour cela, d’après les publications précédentes de l’équipe et d’après la littérature scientifique sur ces modèles murins d’infection par H. pylori qui présentent une certaine hétérogénéité de réponse entre animaux, des groupes de 10 animaux par condition expérimentale sont requis. Une application permettant de déterminer le nombre d’animaux optimal a été utilisé.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (nids de litière et maisonnettes en polycarbonate). Les souris seront suivies quotidiennement par le personnel de l’animalerie ainsi que par les expérimentateurs en suivant des critères bien définis. En cas de souffrance des mesures conservatoires seront mises en place pour soulager l'animal. Si l'état de l'animal ne s'améliore pas alors il sera mis à mort.

Choix des espèces

Le modèle d’infection à H. pylori a été mis au point chez la souris et est parfaitement maitrisé. Les souris seront utilisées à un âge de 6 semaines car c’est l'âge optimal pour permettre une infection à H. pylori. Après ce stade l’infection ne se met pas en place.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 546
Souffrances
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▲ 546
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Devenir
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 546

Pour vérifier si l'inhibition d'une protéine fait maigrir, 546 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent deux administrations par semaine pendant trois mois, par injection dans l'abdomen, par voie orale ou en application sur la peau du dos, cette dernière voie pouvant être poursuivie dix-huit mois, avec des prélèvements de sang répétés dans la veine de la joue et dans la queue, et pour une partie d'entre elles une nourriture riche en graisses pendant trois mois. Les tissus sont prélevés après la mise à mort pour comparer le vieillissement des souris privées de la protéine à celui des témoins. Le porteur indique que l'injection d'insuline peut provoquer une hypoglycémie et prévoit d'injecter du glucose aux souris qui atteignent le point limite de glycémie.

Objectifs

Nous avons récemment découvert un nouveau rôle d'une protéine dans le contrôle du stockage des graisses. Nous avons constaté que lorsque cette protéine n'est pas présente chez les souris, elles deviennent plus minces et affichent une diminution significative du tissu adipeux sans aucun autre effet délétère. Nous avons en outre identifié un inhibiteur de cette protéine par criblage "in vitro" qui, lorsqu'il est ajouté aux cellules, favorise une diminution spectaculaire du stockage des graisses dans les gouttelettes lipidiques. L'objectif principal de ce projet est de comprendre comment cette protéine contrôle le métabolisme des graisses et de vérifier si notre inhibiteur pourrait être un nouvel outil thérapeutique pour le traitement de l'obésité et le diabète.

Bénéfices attendus

L’obésité est le plus grave problème de santé publique des dernières décennies. Elle est associée à de multiples maladies, comme le diabète de type 2 ou l’infarctus du myocarde. Les options de traitement restent assez limitées. D’un côté, l’usage d’agents thérapeutiques avec une perte de poids très limitée et des effets secondaires importants comme incontinence fécale, un défaut d’absorption de vitamines, des maux de tête, des nausées, des vomissements, diarrhées, etc... De l’autre côté, les interventions chirurgicales avec de bons résultats de perte de poids, mais avec des complications importantes et irréversibles. Cependant, cette approche peut être exclusivement envisagée pour des adultes de plus de 18 ans. Avec 38 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde en 2019 en surpoids ou obèses, il y a un réel besoin de trouver des nouvelles thérapies médicamenteuses pouvant favoriser la perte de poids, qui ne présentent pas ou peu d’effets secondaires, et pouvant permettre d’aborder le traitement de l’obésité chez les adultes, mais aussi chez les enfants et les adolescents. Nous avons identifié une protéine comme un acteur majeur dans la perte de poids. Nous avons également identifié un inhibiteur de cette protéine. Notre objectif est de comprendre comment cette protéine régule le métabolisme de lipides "in vivo". Nous voulons également démontrer l’intérêt thérapeutique de cibler cette protéine pour le traitement de l’obésité et l’efficacité de notre inhibiteur à ce propos. Ce projet peut permettre d’identifier une nouvelle molécule avec un puissant effet amaigrissant associé à peu d’effets secondaires et devenir un atout majeur pour le traitement de l’obésité et des maladies associées.

Procédures

1-Injections intrapéritonéales deux fois par semaine pendant trois mois 2-Administration orale deux fois par semaine pendant trois mois 3-Administration topique sur la peau du dos deux fois par semaine pendant trois mois ou 18 mois 4- Prélèvements sanguins à 1 et 3 mois d'âge par la veine sous-maxillaire (durée du geste : 30 secondes) et par la veine caudal (durée du geste :10 secondes) et trois prélèvements sanguins par la veine sous-maxillaire (durée du geste : 30 secondes) à 1, 3, 6, 12 et 18 mois d'âge dépendant de la procédure 5-Nourriture riche en graisses pendant trois mois

Impact sur les animaux

1-Pour le test de glycémie, l'injection d'insuline pourrait induire un risque d’hypoglycémie, même si cet effet est rare. Les animaux seront donc suivis attentivement après chaque administration et si le point limite de glycémie est atteint, l’animal recevra immédiatement une injection intrapéritonéale d’une solution de glucose. 2-L’administration topique peut induire des irritations sur la peau des animaux qui seront traitées avec une application de vaseline.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure dans le but de prélever des échantillons des tissues. Cela permettra de charteriser les effets de l'élimination de notre protéine chez la souris et de déterminer les effets de notre drogue inhibitrice in vivo. Une étude histologique de tous les tissues sera également essentielle pour analyser et comparer le vieillissement dans les souris contrôles versus les souris dépourvues de la protéine.

Remplacement

La lignée de souris où notre protéine d'intérêt peut être conditionnellement éliminée est la seule permettant l'élimination totale de la protéine chez l'animal. Nous savons que cette protéine joue un rôle essentiel sur la prolifération cellulaire dans les cellules en culture, déterminer son vrai rôle chez l’animal reste difficile. L’analyse « in vivo » chez la souris, est le plus proche de ce qui se passe chez l’homme. Nous avons montré que « in vivo » l'élimination de cette protéine dans les tissus somatiques n'a pas d'impact sur la prolifération cellulaire, mais elle induit un ralentissement de la prise de poids corporel associée à une complète perte de tissu adipeux blanc et une diminution significative du tissu adipeux brun. L'objectif de ce projet est de réaliser des nouveaux tests pour déterminer si cette protéine pourrait être une cible intéressante pour le traitement de l’obésité et le diabète. Il est donc essentiel d’utiliser à nouveau les souris transgéniques modifiés pour le gène de cette protéine. Outre que l'analyse de l'effet de l'ablation de ce gène "in vivo", nous testerons aussi l'activité amaigrissante d'un inhibiteur identifié par criblage "in vitro" chez les souris contrôle obèses de la même souche que les souris transgéniques et nous comparerons les résultats. Nous avons donc également besoin des souris obèses. Finalement nous utiliserons les souris transgéniques pour étudier l’effet de la perte de cette protéine sur le vieillissement.

Réduction

Dans le but de diminuer au maximum le nombre de souris, nous avons calculé par un test de puissance le nombre minimal d’animaux nécessaire pour chaque procédure pour garder une puissance statistique et pour palier l’abandon de certaines souris dans l’expérimentation. Pour ce calcule nous avons utilisé les variables de différence de la moyenne et d’écart-type déjà connues par nos expériences précédentes ou obtenues par recherche bibliographique.

Raffinement

Pour réduire la douleur et soulager l’inconfort des animaux, ils seront observés quotidiennement et les signes de souffrance (perte excessive de poids, hyperactivité ou au contraire isolement, hérissement des poils, dos voûté) seront recherchés. Si les souris manifestent des signes de stress, de la nourriture gélifiée sera placée dans la cage pour faciliter la réhydratation et limiter la souffrance des animaux. Leur environnement sera enrichi par un mélange de copeaux et sciure et un fond sonore musical sera maintenu dans les pièces de stabulation afin de limiter les variations de bruit. Enfin, les animaliers s’occuperont toujours des mêmes souris qui seront changées selon un planning hebdomadaire strict afin d’éviter de les stresser.

Choix des espèces

La souris permet l’utilisation des approches de génétique pour étudier l’effet de la protéine d'intérêt au cours de processus fondamentaux tels que le développement embryonnaire, la prolifération cellulaire normale ou tumorale chez les mammifères. Nous disposons d'une lignée de souris où l'élimination du gène de notre protéine peut être induit. Cette lignée nous permettra de comprendre comment cette protéine régule le stockage de graisses et la prise de poids in vivo. Nous utiliserons des souris à 4 mois d'âge quand les réservoirs de graisses sont déjà remplis pour déterminer si, en plus d'un replanissement de la prise de poids, l'inhibition de l'activité de cette protéine induit également la perte de poids corporel.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 615
Souffrances
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▲ 30
▲ 585
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Devenir
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 615

Piquées jusqu'à vingt fois pour des prises de sang hebdomadaires, ou injectées dans une veine avec des cellules tumorales, 615 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour 30 d'entre elles et modéré pour les 585 autres. Une partie développe un lymphome dans la cage thoracique entre la 13e et la 34e semaine, avec gêne respiratoire, essoufflement et fatigue, une autre une leucémie qui peut provoquer une anémie. Des souris immunodéficientes sont produites dans une procédure du projet pour être utilisées dans une autre. Le porteur relève que ces signes cliniques sont les mêmes que chez les patients atteints de leucémie, et juge "nécessaire" de comprendre in vivo le rôle d'une protéine que l'arsenal thérapeutique anticancéreux cible déjà.

Objectifs

Le présent projet vise à caractériser le rôle d’une protéine cruciale de la cancérogenèse impliquée dans le développement de leucémies/lymphomes T. Ce type de pathologie est assez rare (125 nouveaux cas/an en France) mais possède une fréquence élevée chez les enfants de 2 à 5 ans. Ce qui explique qu’il est très difficile de travailler sur cette pathologie. Nous disposons d'un modèle murin qui développe un lymphome T et nous avons généré deux modèles à partir de celui-là où la protéine d’intérêt est modulée soit positivement soit négativement. Grâce à ces souris nous avons mis en évidence un rôle suppresseur de tumeur de cette protéine. Nous poursuivrons la caractérisation de nos souris. Nous étudions aussi la part du système immunitaire dans le contrôle de la maladie en comparant le développement du lymphome dans des souris avec ou sans système immunitaire fonctionnel.

Bénéfices attendus

Le ciblage de notre protéine d’intérêt fait aujourd’hui partie de l’arsenal thérapeutique anti-cancer, il est donc nécessaire de bien comprendre, in vivo, comment se développe le lymphome en présence ou non de cette protéine et si des modifications génétiques peuvent améliorer ou non le pronostic vital lorsque ce type de cancer est diagnostiqué. Enfin, au vue du dévéloppement croissant de l'immunothérapie, il est primordial de clarifier le rôle de cette protéine dans la manière dont les cellules tumorales se développent en évitant la réponse du système immunitaire de l’hôte.

Procédures

Certaine souris (120) subiront une prise de sang une fois par semaine afin d'effectuer un suivi précis du développement de la maladie soit sur la durée du protocole entre 8 et 20 prises de sang selon les souris. Le prélèvement dure environ une dizaine de secondes. 360 souris recevront une injection unique par voie intraveineuse de cellules tumorales, temps d'injection inférieur à 5 secondes

Impact sur les animaux

Une partie des souris génétiquement modifiées vont développer un lymphome entre la 13e et 34e semaine. Son évolution conduit à une gêne respiratoire des animaux due au développement de la tumeur dans la cage thoracique, essoufflement fatigue. Les mêmes signes cliniques se retrouvent chez les patients atteints de leucémie. Une autre partie des animaux recevront sous contention par voie intraveineuse des cellules tumorales et vont donc développer une leucémie qui pourra altérer à terme leur formule sanguine (anémie) et donc entrainer une fatigue et une altération de l'état général.

Devenir

Procédures 1-2-4-5. Les souris seront mise à mort à la fin de la procédure afin de collecter les cellules tumorales pour des anlyses in vitro et pour cryoconservation. Les souris produites en P3 seront utilisées en Procédure 4.

Remplacement

Les premières expériences sur ce projet ont été réalisées in vitro sur des lignées cellulaires. Ce sont ces résultats in vitro qui nous ont orientés vers un modèle murin qui restent indispensable à l’étude du développement de la pathologie car il permet de prendre en compte le système immunitaire mais aussi la complexicité du développment d'un cancer avec l'appartion séquentielle des défauts génétiques.

Réduction

Notre statégie de croisement est définie pour produire le nombre minimal d'animaux nécessaires. Nous utiliserons à la fois les mâles et les femelles, ce qui permet d’utiliser la totalité des animaux générés. Tous nos groupes d'expérimentation sont définis avec un logiciel de précision de statistiques.

Raffinement

Nous avons donc établi une grille de score avec des points limites précoces et adaptés pour détecter le lymphome suffisamment tôt pour réduire la souffrance animale au maximum tout en conservant une parfaite exploitation scientifique des résultats. Nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Les animaux sont hébergés dans un milieu enrichi en portoirs ventilés avec un suivi journalier.

Choix des espèces

La souris est une espèce animale relativement proche phylogénétiquement de l’homme, et est le modèle de choix utilisé par la communauté scientifique pour étudier les acteurs moléculaires et cellulaires impliqués dans le cancer notamment pour l'invalidation de gènes. De plus, la souris présente plusieurs avantages comme un cycle de vie relativement court, une natalité importante et un modèle facile à élever. Procédure 1. Nous utiliserons des souris de la naissance jusqu'à l'age de 34 semaines en fonction du développement du lymphome T. Procédure 3. Nous produirons des souris immunodéficientes utilisées en P4, donc de la naissance jusqu'à 8 mois. Procédures 2/4/5. Nous utiliserons des animaux receveurs âgés de 8 semaines, âge où la prise tumorale est optimale.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système respiratoire
Souris : 3880
Souffrances
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▲ 3880
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Devenir
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 3880

3 880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon leur groupe, elles reçoivent une injection de cellules tumorales dans une veine ou entre les côtes, avec dans ce dernier cas une plaie cutanée qui se forme nécessairement, ou onze injections hebdomadaires d'un agent cancérigène, puis jusqu'à quatorze injections de traitement sur quarante jours et deux séances d'imagerie par semaine sous anesthésie. Le porteur indique que les tumeurs en développement peuvent comprimer les tissus voisins et provoquer des douleurs et un inconfort important. Il affirme que les réponses immunitaires ne peuvent être comprises que dans un organisme vivant, et rappelle que 50 à 80 % des patients ne répondent pas de façon satisfaisante à l'immunothérapie actuelle.

Objectifs

Les cancers du poumon représentent la principale cause de décès par cancer chez les hommes en France, et leur origine complexe est influencée par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Cette interaction crée des variations dans la susceptibilité au cancer du poumon parmi les individus. Les traitements de première ligne contre ce type de cancer incluent la chirurgie, la radiothérapie et divers traitements médicamenteux tels que la chimiothérapie, les thérapies ciblées et l'immunothérapie, qui peuvent être utilisés seuls ou en combinaison. L'autophagie, un processus cellulaire essentiel pour l'élimination des composants endommagés et le recyclage des nutriments, joue un rôle clé dans la réponse au stress cellulaire. Des recherches récentes ont mis en évidence son influence sur l'immunité antitumorale, notamment dans le cadre de l'immunothérapie. Bien que le lien entre autophagie et immunothérapie ne soit pas encore totalement élucidé, des données croissantes suggèrent que l'autophagie pourrait moduler la réponse tumorale à ces traitements. Par conséquent, cibler l'autophagie et ses modulateurs au sein du microenvironnement tumoral est considéré comme une stratégie prometteuse pour améliorer les résultats de l'immunothérapie contre le cancer. Dans ce projet, nous visons à évaluer l'impact de la modulation de l'autophagie sur l'efficacité des traitements anticancéreux dans des modèles de cancer du poumon, en neutralisant une protéine clé impliquée dans ce processus. Nous cherchons également à comprendre comment cette neutralisation influence les réponses immunitaires et la formation de la mémoire immunitaire dans le contexte du cancer.

Bénéfices attendus

La recherche de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le cancer du poumon est d'une importance cruciale, tant en France qu'à l'échelle mondiale. Ce cancer, qui est l'un des plus courants en France, affecte un nombre croissant de personnes, incluant désormais de plus en plus de femmes. L'immunothérapie, explorée intensivement au cours des quinze dernières années, a montré des résultats prometteurs chez certains patients. Cependant, une grande proportion de patients, entre 50 et 80 pourcents ne répondent pas de manière satisfaisante à ces traitements. Il est donc essentiel de développer des options thérapeutiques supplémentaires, notamment des traitements administrés avant (néoadjuvants) ou après (adjuvants) la chirurgie, pour améliorer la prise en charge à long terme des patients. En résumé, l'élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques est impérative pour relever ce défi de santé publique et offrir un espoir tangible aux personnes touchées par cette maladie. Cette étude a pour objectif d'évaluer si la neutralisation d'une protéine impliquée dans le métabolisme cellulaire pourrait constituer une nouvelle approche thérapeutique contre le cancer du poumon. Il est également pertinent de noter que ce cancer touche environ 400 000 nouvelles personnes chaque année en Europe.

Procédures

Dans ce projet, les souris subiront diverses interventions en fonction de leur groupe expérimental : Pour les souris avec un fond génétique particulier, en plus des différentes interventions, elles recevront 5 injections consécutives d’un agent chimique pour induire la déplétion de la protéine. Chaque injection dure quelques secondes et sera administrée une fois par jour pendant 5 jours, 21 jours avant l’induction tumorale. Pour un groupe expérimental, les souris recevront d'abord une injection intraveineuse de cellules tumorales. Cette procédure prend quelques secondes à quelques minutes par souris, effectuée sous contention. Ensuite, elles recevront des injections intrapéritonéales pour les traitements, qui dureront quelques secondes chacune. Jusqu’à 14 injections seront administrées, à raison de 2 injections par semaine sur une période maximale de 40 jours. Certaines souris seront anesthésiées pour le suivi de la croissance tumorale par imagerie bioluminescente, chaque session durant environ 10 minutes et réalisée 2 fois par semaine pour suivre l’évolution des tumeurs. Pour un autre groupe, les souris recevront une injection intercostale de cellules tumorales, une procédure d'environ 15 minutes incluant l’analgésie, l'anesthésie, et le réveil. Ensuite, elles recevront des injections intrapéritonéales pour les traitements, qui dureront quelques secondes chacune, jusqu’à 14 injections réparties sur 40 jours. Un suivi par imagerie bioluminescente sera effectué, chaque session durant environ 10 minutes, 2 fois par semaine pour surveiller la progression tumorale. Pour un troisième groupe, les souris recevront des injections intrapéritonéales d’un un agent cancérigène, qui dureront quelques secondes chacune. Ces injections seront administrées une fois par semaine pendant 11 semaines pour induire des tumeurs. Par la suite, elles recevront des injections intrapéritonéales pour les traitements, jusqu’à 14 injections au total, réparties sur une période de 40 jours.

Impact sur les animaux

Certains animaux de ce projet recevront des injections de cellules tumorales par voie intraveineuse ou intercostale. Ces injections, qu'elles soient intraveineuses, intercostales ou sous-cutanées, peuvent provoquer une légère douleur temporaire au site d'injection. Dans le cas des injections intercostales, une plaie cutanée se forme nécessairement, ce qui peut entraîner une douleur et un risque accru d'infection. Les injections intraveineuses, quant à elles, peuvent également causer une irritation locale et un stress pour l'animal. L'administration d'un agent chimique pour induire un cancer peut provoquer des effets secondaires tels que perte de poids, diminution de l'appétit, et léthargie. Ces symptômes peuvent être plus prononcés juste après l'injection, bien qu'ils tendent à se dissiper en quelques minutes. Les tumeurs en développement peuvent exercer une pression sur les tissus environnants, provoquant des douleurs et un inconfort important. De plus, les tumeurs peuvent induire des perturbations physiologiques et métaboliques, telles que des inflammations, des désordres de la fonction organique, et une altération générale de l'état de santé des animaux. Les injections intrapéritonéales (au niveau de l'abdomen) peuvent induire un stress lié à la contention ainsi qu’une douleur immédiate et transitoire au point d'injection. L'anesthésie utilisée pour certaines procédures peut réduire la capacité de l'animal à réguler sa température corporelle et peut entraîner un risque cardio-respiratoire.

Devenir

Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever les différents organes pour analyses biochimiques, histologiques, métaboliques afin de répondre à la question scientifique.

Remplacement

L'impératif d'utiliser des animaux vivants découle de l'incapacité actuelle à reproduire in vitro ou ex vivo la complexité des effets des traitements anti-cancéreux sur la tumeur, les tissus environnants, les facteurs solubles et le système immunitaire. Les réponses immunitaires ne peuvent être pleinement comprises que dans le contexte d'un organisme vivant. Les modèles animaux reproduisent mieux la complexité du microenvironnement tumoral, y compris les interactions entre les cellules cancéreuses, les cellules immunitaires et les vaisseaux sanguins.

Réduction

Ce projet prévoit l’utilisation d’un maximum de 3880 souris. Les expérimentations seront regroupées au maximum afin de réduire le nombre d'animaux contrôles. L’étude sera arrêtée si la procédure initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposeront de nourriture et d’eau ad libitum ; le milieu sera enrichi à l’aide de coton de nidification). Une surveillance régulière permettra de détecter rapidement tout signe de mal-être, tels que les yeux mi-clos, ou des comportements anormaux, afin de permettre une intervention rapide pour traiter tout problème de bien-être. Des points limites précoces et adaptés à chaque type d'expérience seront établis pour garantir que la douleur et la souffrance des animaux soient minimisées autant que possible. Par exemple, la perte de poids, l'apparition de signes cliniques sévères (comme une altération de l'état général ou des difficultés respiratoires), ou une augmentation rapide de la taille des tumeurs au-delà d'un seuil défini entraîneront une intervention immédiate. La réaction au site d'injection sera régulièrement évaluée pour détecter tout signe d'inflammation ou d'infection, avec des interventions vétérinaires prêtes en cas de complication comme l’utilisation d’antiseptique. Les animaux présentant des signes de douleur recevront des analgésiques adaptés à leur état spécifique. En cas de problèmes empêchant les souris de se nourrir normalement, un gel alimentaire sera ajouté directement dans la cage. De plus, le personnel impliqué dans ce projet est qualifié sur le plan technique et formé en continu sur les pratiques d’expérimentation animale. Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (anesthésie/analgésie des animaux, utilisation de lampes chauffantes...). Les mâles qui montreront des signes d'agressivité seront placés en hébergement individuel pour prévenir les blessures et le stress causés par les combats. Des ajustements seront faits en temps réel pour améliorer les conditions de vie des animaux ou modifier les protocoles de traitement si nécessaire.

Choix des espèces

Le choix de la souris se justifie par des raisons d’ordres scientifiques : - La souris est l’animal de laboratoire le plus couramment utilisé, ce qui permet de bénéficier d'une vaste expertise en termes d’élevage, de techniques d’expérimentation animale, ainsi que du suivi microbiologique et vétérinaire. - Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé. Les différentes lignées utilisées dans cette procédure ne présenteront pas de phénotypes dommageables et seront immunocompétentes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 180
Souffrances
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▲ 180
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Devenir
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 180

Rasées sous anesthésie puis greffées sous la peau avec des cellules de cancer du pancréas, 180 souris subissent, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, treize à dix-sept injections de médicaments anticancéreux et d'anticorps, plus quatorze mesures de leur tumeur au pied à coulisse. Toutes sont tuées pour prélever tumeurs, rates et ganglions lymphatiques. L'objectif déclaré est de trouver la meilleure dose et la meilleure voie d'administration d'un composé, en vue d'un essai clinique chez des patients atteints d'un cancer du pancréas. Le RNT ne nomme ni ce composé, ni la protéine tumorale qu'il cible, ni l'immunothérapie à laquelle il est associé.

Objectifs

Le cancer du pancréas touche près de 500.000 personnes chaque année, et est la 4e cause de décès par cancer dans le monde. Récemment, une nouvelle catégorie de médicaments ciblant une protéine tumorale, a été mise au point. Nous souhaitons évaluer dans ce projet, les meilleures modalités d’administration (voie d’injection, dose et durée) d’un de ces composés, et son effet synergique avec une immunothérapie, dans un modèle de cancer du pancréas chez la souris.

Bénéfices attendus

Ces travaux pourraient permettre d’identifier la meilleure modalité d’administration d’un nouveau médicament anti-cancéreux et ainsi fournir un rationnel pour la mise en place d’un essai clinique chez les patients atteints de cancer du pancréas.

Procédures

- Rasage du flanc des souris sous anesthésie gazeuse (1x 2 minutes/souris) - Injection sous-cutanée dans le flanc, sous anesthésie gazeuse, de cellules tumorales (1x 2 minute/souris) – injections intrapéritonéales et sous-cutanées de médicaments anti-cancéreux et d’anticorps (13 à 17 x 5 secondes/souris) ; mesure des tumeurs au pied à coulisse (20 secondes souris x 14 mesures au maximum).

Impact sur les animaux

Les volumes tumoraux sont mesurés 2 fois par semaine, et le poids est évalué 3 fois pas semaine. Ceci nécessite une contention de quelques secondes, pouvant engendrer un stress léger. Les injections peuvent entraîner des douleurs courtes au site d'injection au niveau de l'abdomen pour l'administration des traitements, et sur le flanc pour l'injection des cellules tumorales. Possible douleur légère ou gène autour de la tumeur et autour des sites d’injection des médicaments.

Devenir

Afin d’effectuer des analyses sur les tumeurs, rates et ganglions lymphatiques, les souris seront mises à mort et ces tissus seront prélevés pour analyse. Ceci permettra de documenter l’effet des médicaments non seulement dans la croissance tumorale mais aussi dans la composition et distribution du microenvironnement immunitaire.

Remplacement

Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d'expériences in vitro confirmant l’effet anti-tumoral du médicament d’intérêt. Néanmoins, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal pour évaluer l’effet des divers protocoles d’injection sur la pousse tumorale, ainsi que la synergie entre ces traitements et l’immunothérapie. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et leur microenvironnement, ne peuvent actuellement pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.

Réduction

Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Notre analyse statistique a priori se base sur des données bien établies de la littérature.

Raffinement

Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. De plus un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs, et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, tunnel en carton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage. En cas d’altération du bien être ou de perte de poids limitée, de la nourriture liquide et de l’eau gélifiée pourront être utilisés. En cas de douleur détectable, un analgésique sera administré.

Choix des espèces

Le choix de l’expérimentation chez la souris est justifié par l’utilisation d’un modèle de cancer du pancréas, le plus utilisé dans la littérature car reflétant la pathologie humaine de façon fidèle, notamment concernant le rôle des cellules immunitaires. Les méthodes de scoring et les points limites sont également très bien établis. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, ce qui correspond à un état de maturité du système immunitaire. L’âge sera homogène dans chaque procédure.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 370
Souffrances
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▲ 370
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Devenir
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 370

370 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une greffe de cellules de glioblastome sous la peau, puis jusqu'à six injections de virus tueurs de tumeurs, certaines subissant avant chaque injection une irradiation par faisceau de protons, soit jusqu'à 82 minutes d'anesthésie cumulées sur quatre à quatorze semaines. Les tumeurs et les rates sont prélevées après la mise à mort pour analyser l'activation des cellules immunitaires. Le porteur indique que la greffe, le développement de la tumeur et l'imagerie n'induisent pas de douleur et conclut qu'une analgésie n'est donc pas "nécessaire", tout en prévoyant de mettre à mort les souris dont les tumeurs se nécrosent ou qui perdent plus de 20 % de leur poids.

Objectifs

L'objectif majeur de ce projet est d'étudier in vivo l'effet immunostimulant et anticancéreux contre le glioblastome, un cancer du cerveau actuellement incurable, de traitements associant dans une première phase, une radiothérapie (faisceau de protons) suivie d'une infection par un virus tueur de tumeurs (MVMp), puis par une deuxième phase, 2 jours plus tard, associant à nouveau une radiothérapie (faisceau de protons) suivie elle aussi d'une infection, mais cette fois, par un autre virus tueur de tumeurs à savoir une souche vaccinale du virus de la rougeole. Dans notre projet, l'irradiation ionisante est appliquée juste avant que les tumeurs soient infectées par un virus oncolytique (MVMp ou souche vaccinale du virus de la rougeole). Cette procédure est utilisée parce que nos résultats montrent que l'irradiation ionisante de cellules murines de glioblastome (GL261) avant leur infection par MVMp, permet d'augmenter la réplication lytique de de ce virus et qu'elle permet également, in vivo, d'augmenter l'action anticancéreuse de la souche vaccinale (Schwarz/Moraten) du virus de la rougeole, sans que l'on sache actuellement quels sont exactement les mécanismes impliqués dans ces phénomènes.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre de découvrir et valider une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement du glioblastome. La souche vaccinale du virus de la rougeole et le parvovirus de rat H-1PV (un cousin très proche en séquence et en comportement antitumoral, de MVMp) ont déjà fait l'objet de plusieurs études cliniques qui ont démontré le potentiel prometteur de ces deux agents contre certains cancers tel que le glioblastome. Elles ont toutefois également révélé que l'action immunostimulante et anticancéreuse de ces agents infectieux n'était pas encore assez puissante pour qu'ils puissent représenter une alternative crédible et efficace pour lutter contre des cancers tels que le glioblastome ou l'adénocarcinome pancréatique, dont le pronostic reste actuellement, malgré de nombreux progrès réalisés ces dernières années dans différents types de traitements, très sombre.

Procédures

Tous les les animaux seront soumis à 1 injection sous-cutanée de cellules tumorales (100 µl) ce qui correspond à une anesthésie de 5 min sous isoflurane 2%. Certains subiront en plus 6 injections de 2 min chacune d'une solution de 10 à 100 µl de PBS ou de virus oncolityque (MVMp ou Souche Schwarz/Moraten du virus de la rougeole). Ceci correspond à une anesthésie de 5 min/injection donc à 6 x 5 = 30 min d'anesthésie. Ainsi, chaque animal subira entre 5 et 35 min d'anesthésies sur une période allant de 4 à 14 semaines, en fonction de la procédure et des groupes considérés. Certains animaux subiront préalablement à chacune de leurs 6 injections, une irradiation par faisceau de protons d'une durée maximale de 3 min (6 Gy). Etant donné que l'irradiation de leur tumeur sera immédiatement suivie par une injection, nous proposons d'attribuer 12 min d'anesthésie à ce type de protocole. Ceci correspond donc pour ces animaux a un total de 6 x 12 min d'anesthésie= 72 min. Etant donné qu'une anesthésie sera également nécessaire pour les mettre tous à mort (5 min) et que certains subiront une deuxième greffe (injection) de cellules tumorales, nous pouvons affirmer que les animaux de notre étude subiront entre 10 et 82 min d'anesthésie sur une période allant de 4 à 14 semaines d'étude.

Impact sur les animaux

Nous suivrons par des mesures et observations réalisées 2 fois/semaine, le poids des animaux et analyserons leur comportement (toilette, mobilité, etc...) et l'évolution de la taille des tumeurs. Une baisse au-delà de 20% du poids de l'animal après soustraction du poids des tumeurs (1g/cm3) ou l'apparition de signes d'affaiblissement, de perte de mobilité avant atteinte du point limite, de nécrose des tumeurs, nous conduirons à chaque fois à mettre à mort, sous anesthésie à l'isoflurane 2 %, ces animaux. Il est à noter que les doses de radiation appliquées sur les tumeurs ne devraient pas induire d'effets indésirables sur la durée de l'étude.

Devenir

mise à mort car prélèvement post-mortem des tumeurs et des rates pour des études in vitro sur l'activation de cellules immunitaires.

Remplacement

Notre approche scientifique et les objectifs que nous nous sommes fixés ne nous permettent pas hélas de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, le recrutement sur une periode de plusieurs semaines de cellules immunitaires au sein d'un glioblastome par des traitements d'immunothérapie, basés sur l'utilisation d'une radiothérapie et/ou d'infections par des virus oncolytiques (MVMp et/ou souche vaccinale du virus de la rougeole), n'est envisageable que chez un animal vivant. Notre étude cherchant à caractériser au niveau immunitaire, l'impact de ces traitement sur une tumeur sous-cutanée, il nous est impossible de travailler dans un autre modèle que celui de l'animal vivant.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux à étudier, le projet sera réalisé étape par étape et les données obtenues à l'étape précédente conditionneront toujours la mise en oeuvre de l'étape suivante sur les animaux. Une approche statistique a permis de déterminer le nombre d'animaux necessaire pour réaliser l'étude.

Raffinement

En dehors des périodes d’examen les animaux sont manipulés régulièrement afin de minimiser le stress induit par la manipulation et la présence du personnel du laboratoire. Les animaux sont placés à plusieurs par cage et leur environnement est enrichi (tunnel en PVC, frisure, ouate de cellulose, bâtons de bois) afin de respecter les interactions sociales et une activité motrice. La frisure de papier kraft est un enrichissement qui diminue le stress de l’animal et facilite la thermorégulation de l’animal ; elle permet également de créer des nids simulant ainsi l’activité naturelle. Le protocole expérimental prend en compte un éventuel impact sur la souffrance animale. Les animaux sont observés quotidiennement, pesés 2 fois par semaine. Les injections de cellules et les séances d'imagerie sont réalisées sous anesthésie. L'injection de cellules en sous cutané, le développement de la tumeur et l'imagerie TEP n'induisent pas de douleur. De ce fait, une analgésie n'est donc pas nécessaire.Les données issues de ces observations ( perte de poids, apparence générale, comportement alimentaire, apparition de zones nécrotiques sur les tumeurs) sont reportées dans une grille de score afin de déceler tout signe précoce de mal être et de mettre en place une surveillance. Si l'état général atteint un point limite dont les critères ont été établis préalablement, celui-ci sera immédiatement mis à mort. En fin de protocole, tous les animaux sontmis à mort pour permettre un prélèvement des tumeurs et des anlyses ex vivo. Les doses d'irradiation ionisante délivrées lors des séances d'irradiation n'induisent normalement pas de douleur ni de rougeur cutanées. Toutefois, en raison des anesthésies répétées, les animaux seront observés quotidiennement notamment pour controler le poids et l'apparition de rougeur au niveau du site d'irradiation. En cas d'apparition de rougeur, de la biafine sera appliquée sur la zone.

Choix des espèces

Le modèle souris est utilisé depuis de nombreuses années dans le domaine de la recherche préclinique en cancérologie. Il est à noter également que les cellules GL261, un modèle de glioblastome, sont syngéniques des souris C57BL/6 et sont souvent employées in vivo comme modèle de glioblastome. Pour toutes ces raisons il nous parait impossible de réaliser de telles expériences sur des modèles in vitro ou ex-vivo. La souris C57BL/6 est de ce fait le modèle le plus adapté à notre projet. Les animaux seront greffés à un âge de 10 semaines, âge optimal pour la prise tumorale d'après notre expérience. C'est aussi un stade auquel le système immunitaire et les mécanismes physiologiques sont potentiellement matures.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 208
Souffrances
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▲ -
▲ 208
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Devenir
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 -
 -
 208

208 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un premier groupe subit une obstruction chirurgicale de l'uretère, un deuxième la même obstruction puis une reconnexion à la vessie deux jours plus tard, un troisième un pinçage de quinze minutes des vaisseaux qui alimentent le rein, avec douleur postopératoire et risque d'infection de la cicatrice. Les deux reins sont prélevés après la mise à mort pour suivre des fibroblastes rendus fluorescents, dans l'espoir de repérer les cellules qui déclenchent la maladie rénale chronique, les outils de diagnostic n'étant évoqués que pour le long terme. Le porteur conclut qu'il est "impossible" de reproduire cette pathologie sur des modèles qui ne soient pas des animaux, les modèles cellulaires ne rendant pas selon lui la complexité de la maladie.

Objectifs

La maladie rénale chronique est une maladie fréquente (10% de la population mondiale) et grave (elle est estimée devenir la 4ème cause de mortalité d’ici 2040). Les événements précoces dans le développement de la maladie rénale ne sont pas bien connus. Identifier des types de cellules qui participent à l’initiation des phénomènes de dégradation du rein est l’objectif de ce projet. En particulier, nous analyserons des animaux qui présentent des cellules fluorescentes, c'est à dire qui émettront une lumière vive lorsqu'observées avec un microscope particulier, permettant ainsi de les suivre durant le développement de la maladie rénale. Ces cellules sont appelées fibroblastes, et sont impliquées dans la maladie rénale chronique. Ce projet cherchera à évaluer leur rôle de manière très précoce

Bénéfices attendus

La meilleure compréhension de ces phénomènes précoces, et plus particulièrement l’identification d’un type de cellule impliquée dans le développement des lésions permettra, à terme, de développer des outils diagnostics et thérapeutiques de la maladie rénale chronique. En effet, à ce jour, les tests diagnostics identifient la maladie à un stade souvent avancé, et les thérapeutiques permettent d’éviter l’aggravation de la maladie mais ne permettent pas sa régression. Identifier puis traiter à un stade précoce permettrait de lutter contre le développement de cette pathologie

Procédures

Trois types de chirurgie sous anesthésie générale auront lieu. Un premier lot d’animaux subira une obstruction de l’uretère (conduit reliant le rein à la vessie), durée de l’acte 5 minutes. Un 2e lot subira aussi une chirurgie d’obstruction de l’uretère puis 2 jours plus tard, nous le reconnecterons à la vessie afin d’étudier les capacités de réparation du rein – durée de l’acte : 30min. Et enfin sur un 3e lot, on pincera pendant 15 mn les vaisseaux sanguins qui alimentent le rein pour ensuite observer les dommages causés après quelques jours ou semaines

Impact sur les animaux

Les chirurgies risquent d’induire des nuisances, en particulier une douleur post opératoire, une irritation ou une inflammation au niveau de la cicatrice, voire une infection du site opératoire (exceptionnel). Uniquement dans ces cas, une perte de poids et/ou une modification du comportement pourrait survenir.

Devenir

Tous les animaux du projets seront euthanasiés afin de prélever en post-mortem les 2 reins et ainsi étudier les tissus.

Remplacement

Les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la maladie rénale chronique. D’autre part, il est probable que le développement des lésions rénales soit la conséquence de multiples types de cellules présent dans le rein. Il est donc impossible de reproduire cette pathologie sur des modèles qui ne soient pas des animaux.

Réduction

Afin de respecter la règle des 3R, une réduction du nombre d'animaux utilisés est appliquée pour répondre aux différentes questions du projet scientifique. Une analyse statistique estime qu’un nombre total de 208 animaux est nécessaire. Ce nombre a été défini afin d’utiliser le minimum d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être (contrôle de la température et du taux d'humidité de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement (c'est à dire l'apport de structures permettant d'améliorer le bien-être animal, comme des petites maisons en plastique, du coton...) , change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux. Les souris seront surveillées quotidiennement par nos soins et ceux du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluation et points limites) sera strictement respecté, et effectué quotidiennement en concertation avec l'équipe de zootechnie. En cas d‘atteinte d’un point limite et selon le signe clinique observé, un antidouleur pourra être administré durant deux jours. Si aucune amélioration n’est observée, l’animal sera euthanasié

Choix des espèces

La souris est la seule espèce permettant à ce jour de suivre l’évolution des fibroblastes grâce à la présence de cellules fluorescentes, en particulier suite à une intervention permettant de reproduire la maladie observée chez l’homme. Les interventions seront réalisées chez des souris adultes, la maladie rénale chronique chez l'homme concernant principalement des adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 540
Souffrances
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▲ -
▲ 540
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Devenir
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 -
 540

Dépourvues de système immunitaire pour ne pas rejeter des greffons faits de cellules humaines, 540 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune subit sous anesthésie l'ablation d'un disque de peau de 12 millimètres sur toute son épaisseur, au milieu du dos, puis la suture d'un substitut cutané dans la plaie. Les pansements sont changés deux fois par semaine sous anesthésie, et les souris greffées vivent seules en cage quatre à cinq semaines pour qu'elles ne s'arrachent pas mutuellement les greffons. Elles sont tuées par groupes de six à 3, 7, 14, 30, 60 et 90 jours après la greffe, et celles qui perdent trop de poids ou dont la plaie s'infecte le sont avant ces termes.

Objectifs

L’objectif de notre projet est d’évaluer la fonctionnalité de différents substituts cutanés nouvellement développés afin de sélectionner celui ou ceux qui permettront de favoriser la régénération du tissu cutané et la revascularisation au cours du temps après réalisation d’une greffe cutanée. Ce projet est la suite d’un projet précédemment autorisé au cours duquel nous avons évalué 15 premiers substituts cutanés. Les substituts cutanés, préparés à partir de cellules humaines, seront greffés sur des souris dépourvues de système immunitaire afin d’éviter le rejet des greffes, après induction d’une plaie cutanée sur toute l’épaisseur de la peau. Les nouveaux substituts cutanés seront utilisés "jeunes" = dès la fin de leur préparation, "âgés" = 5 jours maximum après la fin de leur préparation, ou "cryoconservés" = après congélation et décongélation selon un mode opératoire défini en collaboration avec des chirurgiens plasticiens spécialisés en chirurgie reconstructrice de la peau. Le but est d’évaluer les différentes conditions opératoires qui seront suivies pour la réalisation des greffes cutanées chez l’Homme. Des prélèvements seront effectués à différents temps précoces et prolongés après réalisation des greffes de substituts cutanés afin d’étudier les interactions se mettant progressivement en place entre les substituts cutanés et l’environnement de l’hôte, le développement d’un réseau vasculaire et la régénération du tissu cutané à partir du greffon lors des phases précoces et tardives de la cicatrisation. Les substituts cutanés nouvellement développés vont en effet permettre d’accélérer le processus de cicatrisation grâce à l’ensemble de ces interactions complexes. Un ensemble d’analyses seront effectués sur les prélèvements cutanés collectés et permettront de caractériser in vivo au cours du temps la fonctionnalité des substituts cutanés nouvellement développés, d’appréhender les interactions se mettant progressivement en place au cours du temps entre les substituts cutanés et l’hôte, et de suivre l’évolution des substituts cutanés au cours du temps.

Bénéfices attendus

Les substituts cutanés sont des biomatériaux capables de remplacer une partie de la peau et constituent une alternative précieuse pour la gestion des plaies lorsque les thérapies standards sont un échec. Cependant, sélectionner le bon substitut n’est pas une décision thérapeutique aisée. Aujourd'hui, si les auto-transplantations (donneur et receveur sont la même personne) sont les greffes de première intention pour la couverture des plaies, elles se heurtent à l’écueil d’une disponibilité limité de peau, en particulier dans la prise en charge des grandes brûlures et les procédures restent invasives et douloureuses. Des greffes de tissu "étranger" peuvent pourvoir au remplacement temporaire de la peau, avant de laisser la place à une auto-transplantation. Subsiste évidemment les risques de rejet, douleurs et infection, et la formation de cicatrices. De nombreux substituts cutanés produits par biosynthèse sont aujourd’hui disponibles. Ils sont constitués de cellules humaines vivantes ensemencées sur une matrice et nourries de protéines et des facteurs de croissance nécessaires pour mieux se développer et se multiplier dans le tissu souhaité. Ils sont utilisés pour traiter les plaies chroniques qui ne cicatrisent pas, pour les greffes de tissus mous chez les patients présentant des brûlures à épaisseur partielle ou des plaies chirurgicales, les ulcères du pied diabétique…, et également les maladies génétiques de la peau. Il est donc important de tester de nouveaux substituts cutanés sur des modèles de plaies simples et chroniques représentatifs chez l’animal qui pourront être utilisés par la suite chez l’Homme et ainsi permettre d’améliorer la cicatrisation des plaies cutanées ou le remplacement de tissu cutané.

Procédures

Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’induction de la plaie cutanée et la réalisation d’une greffe de substitut cutané. Sous anesthésie générale, un prélèvement de peau circulaire de 12 mm de diamètre sur toute l’épaisseur de la peau sera effectué au milieu du dos et en arrière des omoplates sur l’ensemble des souris. Un substitut cutané sera placé dans le lit de la plaie cutanée et suturé en plusieurs points indépendants. Un traitement analgésique des souris sera administré avant la chirurgie puis après la fin de celle-ci. La chirurgie sera réalisée en 20 minutes environ et ne sera effectuée qu’une seule fois. Les greffes de substitut cutané seront protégées par des pansements et compresse changés 2 fois par semaine, sous anesthésie générale pendant 10 minutes environ, permettant d’effectuer des observations et de scorer différents paramètres au niveau des greffes cutanés. Un suivi quotidien de l’ensemble des souris sera réalisé pendant toute la durée des expérimentations, week-ends et jours fériés inclus. Un maintien des souris greffées en cage individuelle sera nécessaire pendant 4 à 5 semaines maximum après réalisation des greffes cutanées pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles les pansements et la compresse et surtout le greffon cutané. Après régénération tissulaire et cicatrisation complètes, 4 à 5 semaines maximum après réalisation des greffes cutanées, les souris seront replacées à 2 par cage jusqu’à la fin des expérimentations.

Impact sur les animaux

L’induction d’une plaie cutanée pour la réalisation de la greffe cutanée va engendrer une douleur modérée transitoire pendant quelques heures. L’hébergement en cage individuelle des souris greffées, nécessaire tout au long du processus cicatriciel et de régénération tissulaire, soit pendant 4 à 5 semaines maximum, pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le greffon cutané, et l’ensemble pansements, compresse et bandes de sparadrap, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes.

Devenir

Les 540 souris seront euthanasiées à différents temps après réalisation de la greffe cutanée, 3, 7, 14, 30, 60 et 90 jours après, avec 6 souris, 3 souris mâles et 3 souris femelles, par temps de prélèvement. Un prélèvement cutané sera réalisé au large de la région greffée pour réaliser un ensemble d’analyses permettant de caractériser sur des temps précoces et prolongés la fonctionnalité et l’évolution de substituts cutanés greffés, processus dépendants de mécanismes complexes (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, mise en place de la vascularisation…).

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant de caractériser sur un temps prolongé la fonctionnalité et l’évolution de substituts cutanés greffés, processus dépendants de mécanismes complexes (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, mise en place de la vascularisation …). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ainsi, 6 souris par temps de prélèvements, 3 souris mâles et 3 souris femelles, seront suffisants. Ce nombre a été déterminé sur la base des résultats des études précédentes obtenus sur ce modèle de greffe cutanée, suivant les mêmes conditions expérimentales et selon les recommandations en vigueur (5 animaux minimum par condition). La réalisation de l’ensemble des analyses envisagées sur un même prélèvement cutané permettra également de limiter le nombre d’échantillons et donc d’animaux nécessaires.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de la réalisation de la greffe cutanée (traitement pour supprimer la douleur avant la chirurgie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celle-ci (traitement pour supprimer la douleur après la chirurgie et observations régulières). Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré deux fois par semaine à chaque renouvellement de pansement, et si une perte de poids trop importante par rapport au poids maximal est observée ou si des signes d’infection de la plaie greffée ou des modifications du comportement des animaux sont observés, ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les animaux seront placés dans des conditions permettant d’observer leur comportement pendant leur phase d’activité et ainsi respecter leur horloge biologique (chronobiologie). Des bâtonnets de coton seront placés dans chaque cage comme dispositif d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet en raison de sa taille et de sa facilité de manipulation permettant d’induire une plaie représentative des plaies à traiter chez l’Homme, et la souche de souris utilisée est dépourvue de système immunitaire, permettant d’éviter les risques de rejet suite à une greffe de peau d’un organisme étranger. Son utilisation est largement décrite dans la littérature scientifique pour les études sur les greffes cutanées et pour le développement de substituts cutanés. Les animaux seront des souris âgées de 6-7 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 7-8 semaines pour le démarrage des expérimentations. Cela correspond à l’âge de souris décrit dans la littérature scientifique pour la réalisation d’études sur des greffes cutanées (généralement 6 à 8 semaines).