Recherche fondamentale

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 30
Souffrances
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Une canule est implantée à travers l'os du crâne, juste au-dessus des méninges, pour y déposer des substances inflammatoires douze fois en quatre semaines. 30 rats mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélever le cerveau et d'autres organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque injection est suivie de l'application de filaments de von Frey sur la face toutes les quarante-cinq minutes pendant trois heures, et les rats vivent seuls en cage pendant six semaines parce qu'ils s'arrachent mutuellement les canules. Le porteur qualifie cette douleur de modérée et souligne que l'animal peut se soustraire à la stimulation, quand le projet est lui-même déclaré en gravité sévère.

Objectifs

L’objectif du projet est de développer un nouveau modèle de migraine qui nous permettrait de tester sur plusieurs semaines différentes molécules pharmacologiques comme traitements de la migraine. Avant de pouvoir commencer une étude pharmacologique où de nouvelles molécules seront testées, nous devons être sûrs d’avoir un modèle stable à travers le temps. C’est pourquoi nous souhaitons réaliser une étude pilote qui nous permettra de tester le modèle et de s’assurer qu’il répond aux molécules couramment utilisées pour traiter la migraine, à savoir les triptans. Pour cela, nous souhaitons mimer la phase de « mal de tête » (céphalée), en injectant des substances inflammatoires à la surface des méninges. En effet, pendant cette phase, la douleur ne peut être déclenchée qu’au niveau des méninges puisqu’il n’existe pas de récepteurs à la douleur dans le cerveau. L’hypothèse actuelle est que cette douleur est la conséquence d’une inflammation provoquée par des molécules (histamine, bradykinine, sérotonine, prostaglandines…) libérées par les fibres nerveuses au niveau des méninges. Une fois cette phase réalisée, nous testerons l’efficacité des triptans dans ce modèle. Nous évaluerons les effets de cette molécule au niveau du comportement, mais également en utilisant des marqueurs d’activation neuronale chez le rat mâle.

Bénéfices attendus

Cette étude pilote nous permettra d’étudier à plus long terme (sur 5 semaines au total) l’effet des injections répétées des substances inflammatoires. Notre hypothèse est que nous aurons une allodynie stable suite à la première semaine d’injection que nous entretiendrons par 1à 2 injections de substances inflammatoires par semaine, ce qui nous permettra de tester des substances pharmacologiques qui pourraient apporter une nouvelle réponse thérapeutique aux patients migraineux. Dans cette première étude, nous validerons notre modèle par l’étude de l’efficacité des triptans (traitement de référence des crises de migraine) au cours du temps.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 intervention chirurgicale qui consiste à implanter une canule juste au-dessus des méninges en passant à travers l’os du crâne, pour appliquer à la surface des méninges des substances chimiques, ce qui permettra de mimer ce qui se passe pendant les crises de migraines. Les chirurgies sont réalisées chez les animaux anesthésiés. Chaque chirurgie dure environ 30 à 45 min. L’injection de ces molécules sur les méninges permet de mimer les crises de migraine: 12 injections sur 4 semaines (au maximum) ; l'injection se fait sous anesthésie brève et dure moins de 2 min ; réveil des animaux en 5 min. La mesure de la sensibilité cutanée se fait par l'application de filaments fins sur la peau de l'animal sur la face toutes les 45 min pendant 3 h après l'injection des molécules sur la dure-mère (chaque application dure 3 secondes). Les jours entre les injections, la mesure se fait une fois.

Impact sur les animaux

Nous réalisons une procédure chirurgicale (implantation de la canule). La douleur est prise en charge en post-opératoire. Par ailleurs, nous utilisons un modèle de migraine qui provoque une douleur modérée de l’animal. Cette douleur n’empêche pas les mouvements de l’animal. Enfin, les stimulations mécaniques avec les filaments fins induisent un retrait de la face signe d’une douleur modérée. L’animal peut échapper à cette stimulation puisqu’il n’est pas en contention. Cette stimulation dure 3 secondes maximum. Un dernier effet indésirable est l’obligation de séparer les animaux (un par cage) après la chirurgie pour la mise en place de la canule. En effet, si les animaux restent ensemble, ils arrachent les canules. Ils sont donc seuls dans une cage pendant 6 semaines.

Devenir

La procédure ne permet pas de réutiliser les animaux. En effet, elle se termine par des études immunohistochimiques qui nécessitent de prélever le cerveau ainsi que d'autres organes pouvant servir à d'autres études : les animaux seront donc mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. En effet il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique simultanément.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum. Huit animaux par groupe est le nombre d'animaux nécessaire pour permettre de mettre en évidence une différence statistique entre eux. Cependant, l’expérience montre qu'un certain nombre d'échecs est rencontré lors des études qui incluent une chirurgie (perforation des méninges, anesthésie, canules bouchées, échec de l'habituation) soit des échecs dans environ 20% des cas, ce qui nous amène à prendre 10 animaux par groupe. Pour réduire le nombre d’animaux, cette étude ne sera réalisée que chez les mâles puisque c’est une étude pilote pour valider le modèle. Par ailleurs des études antérieures nous ont montré que l’injection de ces substances induisaient le même effet chez les mâles et les femelles. Une fois les animaux mis à mort, un maximum d'organes sera prélevé et stocké afin d'être utilisés pour ce projet ou pour d'autres études. Cela évitera de mettre à mort de nouveaux animaux pour ces autres études.

Raffinement

Les nuisances identifiées sur le bien-être des animaux sont : la douleur engendrée par la chirurgie, la douleur engendrée dans le cadre du modèle, et la séparation des animaux après la mise en place de la canule sur les méninges. Afin de réduire la douleur de la chirurgie, un traitement avec un antalgique est donné pendant 3 jours. Pour éviter le dessèchement de la cornée pendant la chirurgie, la cornée est protégée par de la vaseline pendant toute cette étape. Concernant la douleur générée par l’application des filaments de Von Frey, nous limitons les stimulations en durée et en intensité au minimum et l’animal a la possibilité d’échapper à la stimulation puisqu’il est libre de ses mouvements. Pour améliorer le bien-être des animaux après la chirurgie, les cages sont enrichies à l'aide de rouleaux permettant aux animaux de se cacher avant la chirurgie. Après l’implantation de la canule, les animaux seront seuls dans une cage pour éviter de s’arracher les canules. Les rouleaux seront remplacés (risque d’arracher la canule) par des feuilles de sopalin blanc et des lanières de papier kraft pour permettre aux animaux de faire un nid.

Choix des espèces

La souche Sprague-Dawley est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années et dans les études précédentes sur le sujet dans d’autres laboratoires. C’est par ailleurs un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Les animaux seront âgés de 6-8 semaines pour la comparaison avec les autres données de la littérature : les rats sont considérés comme adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 500
Souffrances
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500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées au niveau de souffrance léger. Elles reçoivent trois injections sous anesthésie et subissent trois prélèvements de sang, le porteur signalant qu'elles peuvent développer des ulcérations de la peau ou du muscle au point d'injection, ainsi que des décolorations de l'œil et des lésions de la cornée avant la prise de sang. Leur sang doit fournir des anticorps dirigés contre des fragments de protéines communs au virus d'Epstein-Barr et au SARS-CoV-2, anticorps qui serviront ensuite d'outils de laboratoire. Le porteur indique que ces anticorps ne peuvent être produits qu'à partir d'animaux vivants, et justifie la mise à mort par le fait qu'il ignore leurs effets sur l'organisme des souris et le risque de souffrance supplémentaire.

Objectifs

L'objectif de ce projet repose sur la production d'anticorps contre des séquences spécifiques de virus humains tels que Epstein-Barr (virus de l’herpès) et le SARS-CoV-2 (COVID-19). Ces anticorps sont un outil important pour étudier les maladies auto-immunes causées par ces virus.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra aux chercheurs de mieux connaître les effets du SARS-CoV-2 et de l'infection par le virus d'Epstein-Barr sur l'homme et leur relation avec le développement de maladies du système immunitaires, les maladies auto-immunes

Procédures

Trois injections sont réalisées sur animal anesthésié. Trois prélèvements sanguins sont effectués sur animal vigile. Temps : injections : 1 minute/souris Prélèvement sanguin : 2-5 minutes/souris

Impact sur les animaux

Les souris peuvent développer des lésions cutanées ou des ulcérations au niveau de la peau ou du muscle après l'injection, ainsi que des décolorations de l'œil et des lésions cornéennes avant le prélèvement de sang.

Devenir

Une fois l'immunisation terminée et le sang recueilli pour l'extraction des anticorps, les animaux ne pourront plus être utilisés à d'autres fins. À ce jour, nous ne connaissons pas encore les effets possibles de ces anticorps sur l'organisme ni s'ils pourront induire des altérations du système immunitaire susceptibles de provoquer des maladies chez la souris et donc d'entraîner une souffrance supplémentaire.

Remplacement

Notre récente étude a déjà identifié un groupe de peptides présents dans le protéome humain et partageant des séquences avec les virus Epstein-Barr et SARS-CoV-2. L'objectif du projet actuel est à présent de produire des anticorps contre les peptides caractérisés et de pouvoir étudier leur effet sur un organisme vivant complexe. Cela nécessite d’induire des anticorps contre ces peptides, ce qui ne peut être généré que chez -ou à partir- d'animaux vivants et de prélèvements de tissus à la fin de la procédure.

Réduction

Le nombre d'animaux employés est basé sur les travaux rapportés dans la littérature. Il a été établi pour nous permettre d’obtenir des anticorps en quantité suffisante pour poursuivre nos travaux.

Raffinement

À leur arrivée dans l'établissement, les animaux seront répartis en groupes sociaux dans des cages contenant l'enrichissement approprié (matériel de nidification, tubes, bâton à ronger). Ils y resteront pendant 2 semaines pour favoriser un bon acclimatement. L'injection et le prélèvement de sang seront effectués sous anesthésie gazeuse. Une solution saline sera injectée pour prévenir la déshydratation, et une goutte d'anesthésique sera appliquée sur l'œil. En cas de douleur musculaire, un analgésique sera administré. Nous avons défini les points limites pour déterminer le degré de souffrance que l'animal peut rencontrer après la procédure, incluant : perte de poids, lésions cutanées, température, expressions faciales et lésions oculaires.

Choix des espèces

Les souris ont un génome très proche de celui de l'homme, et leur système physiologique mime les observations faites chez l'homme. Aujourd'hui, la souris représente le meilleur modèle pour induire des anticorps comme outils. Des souris âgées de 6 à 8 semaines seront incluses. À cet âge, les souris sont considérées comme des adultes et leur système immunitaire est pleinement développé.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 10000
Souffrances
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10 000 souris génétiquement modifiées vont être triées selon leur génotype, entre celles qui serviront aux protocoles ou à l'élevage et celles dont personne n'aura l'usage. À vingt et un jours, chacune se fait couper moins d'un millimètre du bout de l'oreille, sur animal vigile et sans anesthésie, dans une procédure classée au niveau de souffrance léger. Le porteur écrit qu'anesthésier les petits "ajouterait une nuisance non nécessaire", et que cette méthode restera en usage jusqu'à la validation d'un génotypage sur des poils. Les souris jugées non utiles sont mises à mort et proposées aux membres du laboratoire pour des prélèvements d'organes, le chiffre de 10 000 sur cinq ans n'étant rattaché à aucun besoin chiffré.

Objectifs

Ce projet vise à assurer la conservation des lignées de souris modifiées génétiquement présentes dans notre laboratoire et que nous utilisons dans nos différents projets de recherche. Avant de les utiliser pour des expériences ou pour créer de nouvelles générations, il est important de les caractériser précisément. Pour cela, nous devons identifier et prélever un échantillon sur chaque souris dans notre animalerie en utilisant une méthode qui nous permet de connaître très précisement les mutations dont ils sont porteurs.

Bénéfices attendus

La caractérisation génétique permet d’optimiser la gestion de l’élevage et de produire les animaux d’intérêt, c’est-à-dire nécessaire au maintien de la lignée et/ou aux protocoles expérimentaux.

Procédures

Pour chaque animal vigile (21 jours +/- 1 jour), 1 prélèvement de bout d’oreille inférieur à 1 mm sans anesthésie. Extrêmement rarement, pour vérifier des résultats ou en cas d'échec du génotypage, un prélèvement de bout d'oreille (

Impact sur les animaux

Le prélèvement d’un bout de l’oreille sur animal vigile est réalisé sur moins de 1mm et et par un personnel expérimenté pour limiter la douleur et le stress. En cas d’un deuxième prélèvement en dehors de l’âge limite (>21 jours +/- 1 jour) en cas d'échec du génotypage, l’individu est anesthésié profondément à l’isoflurane.

Devenir

Dés résultat de génotypage, les animaux non utiles seront mis à mort. Les animaux utiles pour les projets ou l'élevage seront maintenus en vie et seront en utilisation continue pour des expériences qui seront décrites dans des DAP spécifiques. Dans la mesure du possible, les animaux génotypés non utilisables sont proposés aux membres du laboratoire pour prélèvements d’organes.

Remplacement

Pas de remplacement possible sur le projet de prélèvement de tissus pour génotypage tant que la méthode de génotypage par prélèvement de poils n'est pas validée sur nos lignées. L’approche de remplacement est prise en charge dans chaque DAP expérimentale.

Réduction

La reproduction n’est utilisée que pour produire le nombre d’animaux prévue dans la DAP d’expérimentation considérée ou la DAP d’élevage nécessaire au maintien de la lignée. Les caractéristiques de reproduction propres à chaque lignée (nombre de petits par portée, nombre de modifications génétiques, ratio homozygote/hétérozygote…) sont prises en compte pour planifier la fréquence et le type de croisements.

Raffinement

Les gestes invasifs tel que la pose d’une bague et la biopsie sont réalisés par des personnels expérimentés, selon une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée, limitant stress, douleur et saignement. L'anesthésie n'est prévue que sur les animaux de plus de 21 jours. L'anesthésie chez les petits ajouterait une nuisance non nécessaire. Une surveillance et un suivi de la cicatrisation sont réalisés dans les jours suivant le prélèvement. Cette méthode de prélèvements de tissus sera utilisée jusqu’à validation des procédés de génotypage à partir de prélèvements de poils, procédure moins invasive.

Choix des espèces

Les lignées en élevage sont définies par les besoins des projets autorisés. Les animaux seront prélevés d’un bout d’oreille (

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 360
Souffrances
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Devenir
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Anesthésiées, tondues sur le flanc, injectées de cellules cancéreuses, 360 souris entrent dans un protocole de vingt à vingt-quatre jours classé au niveau de souffrance sévère. Dès que la tumeur atteint le volume fixé, 120 reçoivent une chimiothérapie au platine chaque jour pendant six jours, 240 une injection dans la tumeur tous les quatre jours, dont 120 les deux traitements à la suite. Toutes sont pesées deux fois par semaine et leurs tumeurs mesurées au pied à coulisse sur animal vigile, cinq minutes par mesure, le porteur écrivant qu'aucune analgésie n'est préconisée aux doses utilisées et que le développement tumoral ne devrait pas gêner leurs déplacements. Toutes sont tuées à la fin pour récupérer les échantillons qui permettront de juger de l'effet des traitements.

Objectifs

Le cancer du poumon (dont 85% sont des cancers bronchiques dits non à petites cellules ou NSCLC) reste la 1ère cause de mortalité par cancer dans les pays développés avec plus d’1 million de décès par an dans le monde. Le traitement de 1ère intention des NSCLC se fait par chirurgie mais un 1/3 des patients présente des stades trop avancés de la maladie rendant ainsi l’ablation de la tumeur impossible. La chimiothérapie (utilisation de sels de platine) représente une facette essentielle dans la prise en charge des patients atteints de cette pathologie. Même si ces agents anticancéreux éliminent une grande majorité des cellules tumorales pulmonaires, il est fréquent qu’une proportion d’entre elles résiste favorisant ainsi l’apparition de récidives et de métastases. Dans ce contexte, des analyses sur des cohortes de patients ont montré que dans de nombreuses tumeurs présentant une résistance à la chimiothérapie le gène codant une protéine particulière était surexprimé. Cette protéine, la mucine 1, est notamment impliquée dans la protection des cellules en contact avec le milieu extérieur contre toutes sortes d’agressions. Dans ce projet, nous nous intéresserons donc à la mucine 1. Dans le cancer du poumon, elle est surexprimée dans 60-80% des adénocarcinomes en comparaison avec un poumon sain. Les données de la littérature montrent que la surexpression de la mucine 1 est associée à la progression tumorale, aux phénomènes de chimiorésistance et la mise en place d’un microenvironnement immunosuppresseur (qui supprime la réponse immunitaire face à la tumeur). De ces observations, nous avons émis l’hypothèse que la mucine 1 pourrait être impliquée dans les phénomènes de chimiorésistance au cisplatine et interviendrait également sur les propriétés des cellules cancéreuses pulmonaires et sur le microenvironnement tumoral. Afin de valider cette hypothèse, nous étudierons le rôle de la mucine 1 sur les propriétés et le microenvironnement des cellules cancéreuses pulmonaires et nous évaluerons de nouvelles pistes thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester le bénéfice de nouvelles stratégies thérapeutiques associant des inhibiteurs oligonucléotidiques à des agents de chimiothérapie conventionnelle.

Procédures

Ce projet se déroulera en deux parties. Cependant, plusieurs étapes sont communes à l’ensemble des parties. L’ensemble des animaux (360) sera soumis à une anesthésie par injection (durée 20 min) afin, dans un premier temps de tondre une partie de leur pelage au niveau du flanc où ils recevront une injection de cellules cancéreuses (durée injection : 30 sec). Dès que le volume tumoral défini pour intervention sera atteint, une partie des animaux (120) recevront une injection d'un agent de chimiothérapie tous les jours pendant 6 jours (durée : 1 min). L'autre partie des animaux (240) recevront dans un premier temps une injection dans la tumeur de notre traitement d'intérêt à raison d'une injection tous les 4 jours jusqu'à la fin du protocole (durée : 1 min). En addition de ce traitement, 120 animaux seront en plus traités par la suite avec l'agent de chimiothérapie tous les jours pendant 6 jours (durée : 1 min). L'ensemble des animaux (360) seront pesés deux fois par semaine (durée : 2 min par animal) et la taille des tumeurs sera mesurée par l’utilisation d’un pied à coulisse (sur animaux vigiles, durée : 5min/intervention). De plus, pour 120 animaux, l'évolution de la tumeur sera également évaluée par imagerie. Pour cela les animaux seront anesthésiés par voie gazeuse et une molécule facilitant la lecture de l'imagerie sera injectée (durée anesthésie : 20-30 min, durée injection : 30 sec). La durée maximale des manipulations sera de 24 jours pour 240 animaux et de 20 jours pour 120 animaux et ce, dépendamment du type de cellules tumorales injectées.

Impact sur les animaux

Les procédures que nous prévoyons de réaliser pourraient être à l’origine d’un stress lié à la manipulation. L’injection des cellules et/ou de la luciférine pourrait entraîner un stress ou une douleur chez les animaux. Pour limiter le stress des animaux, ces derniers seront anesthésiés lors de ces étapes de la procédure. Aux sites où les cellules seront injectées, le développement des tumeurs ne devrait pas entraver la liberté de mouvement des souris, cependant si cette liberté était altérée, une mise à mort des animaux sera réalisée. Les doses d'agent de chimiothérapie et du traitement d'intérêt utilisés dans ce protocole ne sont pas décrits dans la littérature comme susceptibles d’induire des effets indésirables (toxicité) sur les animaux. De même, aucune analgésie encadrant leurs injections intra-tumorales n’est préconisée au vu des doses utilisées. Le suivi régulier des animaux permettra de pallier toute souffrance ou détresse ressenties par ces derniers.

Devenir

TDans ce projet, nous étudions l'effet d'une nouvelle combinaison de traitements sur des tumeurs établies. Afin de mieux comprendre l'impact de nos traitements sur l'organisme, nous devrons récupérer différents échantillons nécessitant la mise à mort des animaux.

Remplacement

Les modèles utilisés dans ce projet ne nécessitent pas de mises au point car elles utilisent des procédures couramment décrites dans la littérature. De plus, les sélections de Gapmers ont été réalisés sur des modèles in vitro de manière à remplacer la mise au point sur les animaux. Cependant, les processus étudiés dans ce projet mettent en jeu de nombreux types cellulaires (cellules tumorales et celles du microenvironnement dont celles du système immunitaire), leur étude en concomitance ne peut se concevoir que sur un organisme entier d’où ce recours à l’expérimentation animale.

Réduction

Pour la reproductibilité, les expériences seront répétées au moins 3 fois. Les courbes de survie seront établies grâce à un test statistique spécifique dont la fiabilité prévoit des échantillons d’une taille minimum de 30 animaux. Pour cela, des groupes de 10 animaux sont prévus. Les différences significatives entre les courbes de survie des animaux des groupes traités ou non seront analysées par un test statistique adapté aux données. Les différences significatives entre les courbes de survie des animaux des groupes traités ou non seront analysées par un test statistique adapté aux données.

Raffinement

Lors de l’expérimentation, les animaux seront anesthésiés avant toute procédure pouvant provoquer un stress, une angoisse ou une souffrance. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement de manière à pouvoir détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou d’angoisse. Les animaux sont hébergés dans des cages individuelles en groupes sociaux enrichies avec des cotons de nidification et dans des conditions classiques de stabulation. Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés de 7 à 10 jours dans leur salle d’hébergement. Des points limite de douleur ont été déterminés préalablement au projet. La mise à mort sera réalisée à distance des autres animaux.

Choix des espèces

Le choix de la souris comme espèce animale repose sur la grande disponibilité des outils moléculaires (anticorps spécifiques pour l’immunohistochimie, le western blot et la cytométrie en flux, souches animales adaptées, amorces et sondes spécifiques pour la RT-qPCR) permettant de mener à bien ce projet. De plus, cette espèce est l’une des mieux caractérisée au niveau immunologique. Nous pouvons également bénéficier de modèles immunodéficients largement décrits dans la littérature qui sont essentiels au bon déroulé de notre projet. En nous basant sur les données de la littérature concernant les modèles que nous souhaitons étudier, nous utiliserons des souris âgées de 4 à 8 semaines pour le premier modèle et de 6 à 10 semaines pour le second modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 324
Souffrances
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Rendues obèses par une suralimentation organisée dès après leur naissance, les souris de ce projet doivent développer un trouble du rythme cardiaque. 324 vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous anesthésie un capteur d'électrocardiogramme implanté par trois incisions, quatre injections intraveineuses de microvésicules, et passe deux séjours en cage individuelle que le porteur reconnaît stressants. Vient ensuite une exploration électrophysiologique par l'œsophage, dont il indique que l'animal n'est pas réveillé, et il affirme que ces altérations ne s'observent que dans un "organisme entier", aucun modèle cellulaire ou in silico ne pouvant répondre à la question posée.

Objectifs

La fibrillation atriale est une trouble du rythme cardiaque, qui fait battre le coeur de manière irrégulière, c’est-à-dire de façon arythmique. Son apparition est favorisée par l’obésité et l’altération des vaisseaux sanguins. Dans ce projet, notre hypothèse est qu’une protéine sécrétée par ces vaisseaux, nommée brain-derived neurotrophic factor, généralement appelée BDNF est impliquée dans cette dysfonction du coeur. A partir de souris en surpoids à cause d’une suralimentation postnatale, invalidées ou non pour le gène du BDNF, nous allons vérifier en mesurant leur électrocardiogramme si cette protéine est vraiment impliquée dans ce trouble électrique du coeur.

Bénéfices attendus

L'un des principaux résultats du projet sera d'aborder le rôle du BDNF dans la FA métabolique d'un point de vue translationnel, ce qui ouvre la voie à la découverte de nouveaux mécanismes, cibles et médicaments grâce à la genèse d'un large éventail de données innovantes. Par exemple, certains résultats obtenus sur nos modèles expérimentaux pourraient être pris en compte dans des études cliniques à grande échelle afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques pour traiter ou prévenir la FA. Ces résultats serviront à guider le volet clinique de ce projet. Ainsi, notre projet a des impacts scientifiques, socio-économiques et cliniques élevés. Les données obtenues dans ce projet seront régulièrement présentées à la communauté scientifique lors de conférences nationales et internationales. Les résultats seront publiés dans des revues d’audience internationale à comité de lecture.

Procédures

Les animaux des groupes ‘SAPN’ auront une prise de poids supérieure aux animaux non SAPN, conduisant ce groupe à un surpoids. Les animaux seront soumis sous anesthésie gazeuse et locale à une implantation chirurgicale d'un capteur permettant de mesurer l'électrocardiograme (durée 25 min). Les animaux seront soumis à une exploration électrophysiologique transoesophagienne sous anesthésie gazeuse (20 à 35 min). Les animaux auront 4 injections intraveineuses de microvésicules pour rétablir leur niveau circulant de BDNF sous anesthésie gazeuse. L’ensemble des animaux auront deux périodes d’hébergement individuel pouvant conduire à un stress.

Impact sur les animaux

Le projet repose sur une suralimentation conduisant à un surpoids des animaux. La caractérisation fonctionnelle repose d'une part sur l'enregistrement de l'électrocardiogramme par un système implanté qui envoie des données à distance par télémétrie. L'implantation du dispositif ECG est bien maitrisée et aucune nuisance supérieure à une sévérité légère n'est attendue par l'acte chirurgical en lui-même (implantation sous cutanée nécessitant 3 petites incisions de la peau). Ces animaux implantés devront être hébergés individuellement en cage unique à 2 reprises pour des raisons de suivi et techniques (post-implantation du capteur de télémétrie d’une durée supérieure à 24h et enregistrement de l’électrocardiogramme, durée égale à 24h). Cet hébergement individuel pouvant conduire à un stress sera pris en compte pour le suivi journalier de l'animal. L'exploration électrophysiologique transoesophagienne a été choisie car elle est réalisée sous anesthésie générale de l'animal et est non-invasive. L'animal n’est pas réveillé à la fin de la procédure. Pour l’ensemble des actes des procédures, cette DAP est classée comme sévérité modérée.

Devenir

L’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour effectuer des prélèvements de tissus.

Remplacement

La fibrillation atriale est l'arythmie cardiaque la plus fréquente et dont la prévalence chez l’humain augmente dans le monde. Cette arythmie est associée à des complications délétères majeures telles que les accidents vasculaires cérébraux, l'insuffisance cardiaque et la mortalité. L’ensemble de ces altérations sont observables chez l’animal uniquement dans un organisme entier et impliquent des interactions inter organes. Ainsi, les modèles cellulaires ne peuvent pas se substituer à un modèle animal impliquant des relations entre les organes et ne peuvent donc pas être utilisés dans ce projet. De même, auccun modèle in silico ne pourrait répondre à notre questionnement.

Réduction

Ne sera utilisé que le nombre d’animaux strictement nécessaire à la conduite du projet et à l’obtention de statistiques suffisantes afin d'en tirer des conclusions non biaisées. L'utilisation de plusieurs techniques sur le même animal permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les souris seront hébergées avec un enrichissement de leur milieu de vie (nid en cellulose et carré de cellulose, morceau de bois), dans une pièce calme et tempérée, avec régulation des cycles lumineux. Les animaux seront observés quotidiennement par du personnel qualifié et des soins per-opératoires et post-opératoires comprenant anesthésie générale et analgésie seront apportés tout au long de l’étude. Une grille d'évaluation clinique permettant l’établissement d’un score selon une échelle de douleur permettra leur suivi et le respect des points limites. Selon cette échelle, une décision sera prise dont, notamment, la mise à mort de l’animal si un point limite est atteint afin de prévenir ou arrêter les souffrances.

Choix des espèces

La souris nous permet d’envisager les effets de la suralimentation sur un modèle très étudié dans différents projets, au niveau national et international, et qui sert de témoin « sauvage » aux études sur animaux génétiquement modifiés. De surcroît, les mécanismes physiologiques du controle du rythme cardiaque et physiopathologiques conduisant à la genèse de la FA chez les souris sont semblables à ceux de l'Homme, ce qui nous permet de réaliser des études translationnelles. Les animaux seront âgés de 4, 6 et 12 mois afin de suivre l’évolution dans le temps des paramètres cardiaques des animaux en fonction du temps d'installation progressive des troubles métaboliques. Ces différents âges correspondent à la période jeune adulte à adulte vieillissant chez l’Homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 640
Souffrances
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Un ovule de la taille d'un grain de blé est introduit au pouce dans le vagin de souris maintenues par la base de la queue, pendant deux minutes trente, jusqu'à trois fois pour la même femelle. 640 souris vont être utilisées dans ces procédures, classées au niveau de souffrance léger, pour tester si une molécule odorante, le lyral, empêche la fécondation et pourrait fournir une contraception sans hormone. Le porteur écrit que l'expérimentateur exerce un massage doux pour "apporter du bien être à l'animal pendant ce geste" et que la souris ne montre aucun signe de douleur, tout en prévoyant de surveiller pendant deux à trois semaines l'apparition de dermatites et de conjonctivites dues au caractère allergisant du lyral. Les femelles retournent au pool des accouplements après chaque essai, et les souriceaux qui naissent sont mis à mort immédiatement, sans que leur nombre apparaisse.

Objectifs

La contraception bénéficie de nombreuses méthodes. La pilule à base d'hormones qui est l'une des méthodes les plus utilisées dans notre société souffre à tort ou à raison d'une suspicion quant aux effets négatifs que l'usage répété d'hormone pourrait engendrer. Les travaux de recherche sur les récepteurs olfactifs (OR) capables de reconnaître des molécules odorantes, ont montré qu'un certain nombre d'entre eux étaient présents à la surface des spermatozoïdes de plusieurs mammifères dont l'homme et la souris. Il a été montré qu’un odorant, le bourgeonal, modifiait in vitro le chimiotactisme des spermatozoïdes humains et que le lyral, un autre odorant, modifiait lui aussi in vitro le chimiotactisme des spermatozoïdes de souris. Suite à ces travaux, nous avons cherché à savoir si in vivo l'addition de lyral dans le vagin des souris modifierait leur chimiotactisme. Pour cela, nous avons émis l’hypothèse qu’une surcharge de lyral dans le vagin de souris serait de nature à perturber la reconnaissance d’un ligand naturel à découvrir et limiterait la fécondation de l'œuf. Dans une série d’expériences préliminaires nous avons de fait observé que l’introduction de lyral liquide dans le vagin de souris perturbait la procréation : Ainsi, la copulation de 31 couples de souris, n’a donné naissance qu’à 176 souriceaux (13 femelles n’ayant eu aucune progéniture) alors que tous les couples témoins (n=31) ont été productifs et amené à la naissance de 372 souriceaux (résultats non publiés). A partir de ces résultats, statistiquement significatif, nous avons émis l'hypothèse qu'une molécule odorante introduite dans le vagin par un ovule pourrait être la source du développement d'une nouvelle méthode contraceptive non hormonale. Le présent projet a pour but de tester cette possibilité, ainsi le mode de l'utilisation via un ovule.

Bénéfices attendus

Les conséquences et bénéfices attendus sont à deux niveaux le premier dans le cadre de la pratique médicale, le second sur le plan de la recherche fondamentale. 1) Si le lyral introduit dans le vagin à l’aide d’un ovule diminue nettement la procréation, comme observé précédemment chez les souris ayant reçu du lyral liquide il est prévu de faire des essais cliniques d'utilisation d'ovules chargés d'un odorant reconnu par les OR exprimés à la surface des spermatozoïdes humains, dans le but de développer une nouvelle méthode contraceptive sans hormone. 2) Sur le plan de la recherche fondamentale, une forte limitation de la taille des progénies confirmerait les résultats de nos expériences précédentes selon lesquels les OR exprimés à la surface des spermatozoïdes ont un rôle biologique dans la fécondation de l'oeuf, ce qui n’a jamais été démontré. Cela ouvrirait la voie à la recherche de ligand(s) particuliers impliqués dans le chimiotactisme naturel des spermatozoïdes et dans la reproduction. Cela conduirait aussi à la recherche des cellules émettrices de ce ligand et plus encore permettrait d’envisager de nouvelles explications et hypothèses de travail relatifs à la stérilité de certains couples.

Procédures

L'expérimentation se limite à l'introduction d'un ovule de la taille d'un petit grain de blé dans le vagin de souris avant leur mise en accouplement. L'introduction sera réalisée manuellement et délicatement la souris est maintenue, sans contrainte par la base de la queue afin de permettre à l'expérimentateur d'accéder à la région vulvaire. L'ovule est introduit délicatement avec le pouce. L'expérimentateur maintient une légère pression avec son pouce sur la région génitale afin d'éviter une sortie de l'ovule et exerce un massage doux de la zone pour faciliter l'introduction complète de l'ovule et apporter du bien être à l'animal pendant ce geste. Le temps d'introduction complète est d'environ 2m30s et l'animal ne montre aucun signe de douleur ou de stress (pas de morsure, de réaction de fuite...) Le geste sera répété à une semaine d'intervalle ou plus, en cas de non copulation. La même souris femelle pouvant être utilisée jusqu’à 3 fois, si nécessaire.

Impact sur les animaux

Les expériences préliminaires que nous avons faites et qui consistaient en l'introduction directe de lyral dans l'espace vaginal de souris n'ont pas mis en évidence d'effets indésirables à court ou moyen terme chez les souris. La même dose sera utilisée dans cette expérience. L’introduction de la molécule via un ovule sera également sans effet. Aussi toutes les souris recevant un ovule (placebo ou test) seront quotidiennement observées pour noter tout changement dans leur comportement ou l'apparition de quelques symptômes qu'ils soient. Etant donné le caractère allergisant du lyral, une attention particulière sera donnée à l’apparition de démangeaisons et de conjonctivites pendant 2 à 3 semaines après introduction des ovules. Les souris feront l’objet d’une surveillance quotidienne de leur comportement afin de détecter toute gêne éventuelle, ou phénomène de nature allergisant (dermatites, conjonctivites). Si de tels problèmes étaient observés, risquant d’entrainer une douleur chez l’animal, l’expérience sera stoppée et celui-ci sera euthanasié.

Devenir

Après chaque accouplement, les souris seront remises dans le pool et utilisées pour d'autres accouplements. Les souriceaux seront immédiatement mise à mort.

Remplacement

Il est impossible de remplacer ces expérimentations chez la souris, préliminaires à des essais cliniques chez l'homme, par des tests in vitro dans la mesure où la question posée est celle de savoir si un ovule libérant dans le vagin une molécule odorante se fixant à la surface des spermatozoïdes pourrait empêcher la procréation en perturbant leur chimiotactisme en direction de l'œuf. A l’évidence, des expériences reposant sur fécondation in vitro ne permettrait pas de tester cette hypothèse.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour réaliser des analyses statistiques pertinentes et scientifiquement irréprochables afin de valider les données obtenues.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans une structure agréée qui tient compte de l'éthique animale. Les accouplements seront hébergés dans une armoire ventilée afin d'éviter les conséquences olfactives de l'utilisation de la molécule odorante sur les autres animaux présents dans la pièce d'hébergement. Le reste du temps l'hébergement se fera en groupes sociaux et les animaux bénéficieront d’un environnement calme et d'une alimentation abondante. Une surveillance journalière des animaux sera réalisée pour s'assurer que les conditions de bien-être sont respectées. Si des souris présentaient une réaction de nature allergisante, elles seraient immédiatement retirées de l'expérience. Par ailleurs, rappelons que les ovules sont de qualité pharmaceutique, fabriqués par une société pharmaceutique avec des produits autorisés par la pharmacopée et ainsi sans danger par elles-mêmes.

Choix des espèces

La souris est la seule espèce animale pour laquelle on a clairement identifié les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes. Par ailleurs nous avons choisi la souris Swiss CD1 car elle est très prolifique. Les portées sont régulièrement supérieures à 10 souriceaux, ce qui facilite la recherche d'un effet négatif sur la procréation. Les souris mâles et femelles utilisées auront entre 8 à 48 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 2500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2100
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 2500

Toutes tuées à l'issue, sans réutilisation possible parce que leur corps contient la toxine, 2 500 souris vont être intoxiquées par une toxine végétale classée parmi les agents de bioterrorisme aux États-Unis. 2 100 sont soumises à des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 400 à un niveau sévère. Chaque animal reçoit sous anesthésie une injection de toxine puis d'anticorps, avec deux prélèvements de sang, les effets attendus allant de la perte de poids et de la mobilité réduite aux difficultés respiratoires et aux douleurs liées à la destruction des tissus, jusqu'à la mort. Aucun anti-inflammatoire n'est administré, le porteur indiquant qu'il perturberait la survie et l'effet des molécules testées, et le même projet revendique comme second objectif de démontrer la corrélation avec une technique in vitro afin de remplacer "dès que possible" ce test sur les souris.

Objectifs

La toxine d’origine végétale, cible de ce projet, est classée dans la liste des agents bioterroristes des CDC (Centers for Diseases Control and Prevention) aux Etats-Unis. Sa disponibilité dans la nature et sa facilité d’extraction font de cette toxine une arme de bioterrorisme, et de nombreuses tentatives ayant pour objectifs son utilisation à des fins malveillantes ont été répertoriées notamment en France à Paris en 2018 ainsi qu’en Allemagne à Cologne en 2023. A ce jour, aucun traitement n’est disponible commercialement. Une contre-mesure médicale a été développée et il est maintenant nécessaire d’utiliser un test de contrôle de qualité pour garantir que chaque lot de produit pharmaceutique fini possède les caractéristiques d’efficacité revendiquées. Le projet présente deux objectifs majeurs : 1) Contrôler l’efficacité de lots de produits pharmaceutiques administrés à la dose cible dans un modèle in vivo, à la suite d’une intoxication avec la toxine végétale. Ce premier objectif va permettre le contrôle qualité de l’efficacité et donc la libération de lots de produits pharmaceutiques selon les exigences réglementaires. 2) Le deuxième objectif est de répondre à la demande globale de remplacement des techniques de contrôle de qualité de l’efficacité in vivo (seule technique pertinente aujourd’hui pour la toxine) par une technique in vitro. Il est indispensable, pour sa recevabilité réglementaire, de démontrer que la technique in vitro est fortement corrélée avec la technique in vivo pour le contrôle de l’efficacité thérapeutique des lots de produit pharmaceutique. Le prérequis de cette démarche de remplacement est donc de disposer d’un nombre de données vivo/vitro suffisantes pour démontrer la corrélation des techniques nécessaire au dépôt du dossier d’enregistrement.

Bénéfices attendus

L’objectif premier du projet est de contrôler l’efficacité de différents lots de produit pharmaceutique d’une molécule thérapeutique en utilisant un modèle murin d’intoxication par une toxine végétale. Dans le contexte de la classification de cette toxine végétale comme agent de bioterrorisme et l’absence de traitement, le bénéfice attendu est la mise sur le marché d’un traitement contre les intoxications à cette toxine. Cette technique in vivo d’intoxication dans le modèle murin, seule technique fiable pour contrôler l’efficacité d’une molécule thérapeutique contre cette toxine, va permettre de répondre aux requis réglementaires de contrôle de l’efficacité du produit pharmaceutique dans le cadre de l’enregistrement de cette molécule thérapeutique et sa mise sur le marché. De plus, elle permettra la libération des lots de produits pharmaceutiques de cette molécule thérapeutique au cours des années. Le second objectif du projet est de démontrer la corrélation des techniques vivo/vitro pour la mesure de l’efficacité de lots de produits pharmaceutiques. Le bénéfice attendu de cet objectif est de pouvoir remplacer, dès que possible, la technique in vivo par une technique in vitro. Plusieurs techniques sont en cours d’évaluation et les mesures obtenues in vitro seront comparées, pour les mêmes échantillons, aux données obtenues par le modèle de référence in vivo. Si l’une des techniques in vitro démontre une corrélation suffisamment robuste avec les données de la technique in vivo, et si ce niveau de corrélation est accepté par les autorités réglementaires, elle sera alors utilisée en remplacement de la technique in vivo.

Procédures

Des prélèvements de sang et des injections (intoxication à la toxine et administration des anticorps) seront réalisés sur les animaux. Ces manipulations pouvant entrainer des perturbations du bien-être animal, elles seront réalisées sur des animaux anesthésiées. Les prélèvements sanguins seront au nombre de deux et seront réalisés rapidement (30 à 60 secondes). Le volume prélevé sera adapté au poids de l’animal et toujours réalisé sur animaux anesthésiés. L’intoxication et l’administration des anticorps ne sera réalisé qu’une seule fois et ce fera de manière rapide (30 à 60 secondes).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables (douleur et stress) liés aux gestes associés à la procédure (injections et/ou prélèvements) seront limités car réalisés sous anesthésie générale. Les effets indésirables associés à l’intoxication sont une perte de poids, une mobilité réduite, des difficultés respiratoires ainsi que des douleurs associées aux destructions tissulaires en lien avec les effets de la toxine pouvant entraîner la mort de l’animal. Ces effets indésirables sont pris en compte dans la définition des points limites. L’objectif premier de ce projet étant le contrôle qualité d’une contre-mesure médicale, à priori efficace. La majorité des souris seront traitées avec cette contre-mesure, limitant les effets de l’administration de la toxine.

Devenir

A la fin de cette procédure, l’ensemble des animaux seront euthanasiés. Les animaux ne peuvent être réutilisés dans une autre procédure étant donné la présence de la toxine.

Remplacement

A ce jour, aucun modèle in vitro ou in silico n’est capable de prédire à 100% l’efficacité des molécules thérapeutiques lors de l’intoxication par cette toxine végétale. En effet, il existe des disparités entre les résultats obtenus par les méthodes actuelles in vitro et ceux obtenus in vivo. Nous avons ainsi pu observer qu’une molécule apportant une très bonne neutralisation à l’échelle d’une lignée cellulaire dans le modèle in vitro avait une efficacité très modérée in vivo. Ainsi, les mécanismes d’action des molécules thérapeutiques contre cette toxine peuvent être multiples et un effet à l’échelle cellulaire ne reflète pas toujours un effet sur un organisme entier. A ce jour, il est donc nécessaire de passer par des modèles plus complexes pour contrôler l’efficacité de lots de produit pharmaceutique, prenant en compte la distribution de la toxine comme celle de la molécule thérapeutique, la réponse inflammatoire et immunitaire, comme c’est le cas avec des modèles murins. Le deuxième objectif de ce projet est de démontrer la corrélation entre la technique de contrôle de l’efficacité in vivo et de nouvelles techniques in vitro. Si la corrélation est suffisante aux requis réglementaires, la technique in vivo sera remplacée par une technique in vitro pour le contrôle de l’efficacité des lots de produit pharmaceutique.

Réduction

Objectif 1 : Le nombre d’animaux utilisés pour contrôler chaque lot de produit pharmaceutique doit correspondre au nombre permettant de conclure que l’échantillon contrôlé a bien une efficacité supérieure à la spécification et différente du groupe placébo. La détermination de ce nombre minimum d’animaux a fait l’objet d’une analyse biostatistique qui tient compte les différentes variables du modèle. Cette analyse a permis de déterminer le nombre minimal d’animaux par groupe nécessaire pour comparer les taux de survie obtenus lors d’un test in vivo à la spécification d’efficacité du produit avec un niveau de confiance minimal requis réglementairement. Objectif 2 : Le nombre d’animaux utilisés pour démontrer la corrélation entre les techniques vivo/vitro doit correspondre au nombre permettant de s’assurer que la technique in vitro est fiable et robuste pour contrôler l’efficacité des lots de produit pharmaceutique. La détermination de ce nombre minimum d’animaux a fait l’objet d’une analyse biostatistique qui tient compte les différentes variables du modèle. Cette analyse a permis de déterminer le nombre minimal d’animaux par groupe nécessaire pour réaliser les analyses de corrélations entre les techniques vivo/vitro avec un niveau de confiance minimal requis réglementairement. Objectif 1 & 2 : Les groupes placébo seront mutualisés. Un seul groupe placébo sera utilisé pour chaque phase expérimentale incluant des groupes répondant à l’objectif 1 (avec plusieurs lots de produit pharmaceutique) et des groupes répondant à l’objectif 2 (avec plusieurs lots de corrélation).

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage collective afin de favoriser les relations sociales. Une hutte en carton ainsi qu’une feuille de cellulose seront également ajoutées pour maximiser le bien-être des animaux et leur permettre de faire leur nid. Les animaux seront également observés quotidiennement durant toute la durée des essais, et lors de l’ensemble des procédures par du personnel qualifié. L’ensemble des procédures sera réalisé sur animaux anesthésiés. Les points limites déterminés pour ces essais (notamment les signes cliniques) nous serviront à nous assurer du bien-être des animaux, et nous permettront d’éviter une souffrance trop importante. Lors des essais avec la toxine, des aliments hydratés seront ajoutés dans la cage pour éviter la déshydratation des animaux. L’utilisation d’anti-inflammatoires est impossible, du fait de leurs effets potentiels sur la survie et sur l’effet thérapeutique des molécules testées.

Choix des espèces

Le modèle murin est majoritairement utilisé et a été amplement validé pour l’évaluation d’activité de différentes contre-mesures médicales contre ricinecette toxine. Les souris utilisées sont adultes car elles possèdent à cet âge-là un système immunitaire mature. La facilité d’élevage et de manipulation des souris font de ces animaux un modèle adéquat pour faire ces essais. Par ailleurs, la petite taille des souris fait utiliser une dose de toxine qui est très inférieure à la dose toxique chez l’homme, ce qui constitue un facteur de sécurité pour les opérateurs qui manipulent la toxine.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Équidés : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 3
 -
 -

Pour récupérer des spermatozoïdes épididymaires destinés à une étude sur la congélation du sperme, trois ânes mâles sont castrés sous anesthésie générale, dans une procédure impliquant un niveau de souffrance modéré. Réformés en raison de leur âge après avoir été utilisés comme reproducteurs dans l'élevage, ils reçoivent un cathéter jugulaire, puis des antibiotiques pendant trois jours, des anti-inflammatoires trois à cinq jours, des diurétiques en cas d'œdème et des morphiniques si des signes de douleur apparaissent. Le porteur retient l'infection du site opératoire et l'hémorragie comme complications classiques, et surveille la sudation, l'écartement des membres postérieurs et la contraction des muscles de la face. Ces trois ânes doivent être castrés parce que l'acheteur l'exige, l'étude scientifique se greffant sur une opération décidée pour permettre leur vente à des particuliers.

Objectifs

Notre unité expérimentale doit castrer ces 3 mâles pour permettre leur replacement ultérieur. Le scientifique responsable d'un projet relatif à la préservation de l'espèce asine s'est déclaré intéressé par la récupération des spermatozoïdes épididymaires.

Bénéfices attendus

Cette castration permettra au scientifique de compléter son étude de l'impact du plasma séminal sur la congélation.

Procédures

Une mise à jeun de moins de 16H, pose d'un cathéter jugulaire (2 minutes), anesthésie (15 minutes pour attendre d'estimer les effets de chaque produit injecté et éviter les surdosages), castration sous anesthésie générale (10 à 20 minutes selon la localisation du testicule, plus ou moins engagé dans le canal inguinal). Injections intramusculaires d'antibiotiques une fois par jour pendant 3 jours (

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent être stressés par la mise à jeun et par les manipulations préalables à l'anesthésie. La pose du cathéter à la veine jugulaire est légèrement douloureuse (piqure d'aiguille). Il peut être ressenti une douleur post-opératoire malgré les injections préventives (variabilité individuelle). Les complications classiques d'une castration sont l'infection du site opératoire ou l'hémorragie.

Devenir

Dès récupération post-opératoire, ces trois ânes seront vendus à des particuliers compétents pour assurer des bons soins.

Remplacement

Ces trois animaux doivent être castrés pour faciliter leur replacement (vente à des particuliers). L'unité a donc contacté le scientifique responsable d'un projet intéressé pour récupérer les testicules et épididymes.

Réduction

Ces trois mâles doivent être replacés et être cédés à des particuliers. Ils doivent donc être castrés tous les trois. Aucune étude statistique n'est envisagée.

Raffinement

Les animaux seront contrôlés lors d'un examen clinique préalable à l'intervention, ils seront manipulés dans le calme. Un cathéter jugulaire permettra d'optimiser les injections intraveineuses. Un congénère sera à proximité de l'animal hospitalisé lors des phases de mise à jeun et de réveil post-opératoire. L'analgésie sera assurée dès la prémédication et sera relayée en post-opératoire immédiat puis les 4 jours suivants l'intervention. Un anesthésique local sera injecté au niveau du site opératoire (il n'est pas possible de l'injecter dans les testicules car ceux-ci sont ensuite l'objet d'études histologiques). Le box de réveil sera paillé abondamment. Les animaux seront surveillés 3 fois par jour minimum les 3 jours suivant l'intervention. Du foin de qualité leur sera administré dès le réveil effectif. Ils retourneront dans leur aire d'élevage habituel dès que leur état clinique le permettra. La plaie sera surveillée pour détecter un éventuel oedème (traité par injection de diurétique), une hémorragie (hématome sous-cutané : en ce cas le traitement antibiotique sera prolongé) ou une infection (suture suintante, inflammée ; en ce cas, les antibiotiques seront prolongés). Les signes de douleur potentielle seront surveillés : sudation, posture (membres postérieurs écartés, éloignés de la ligne médiane), contraction des muscles de la face. En ce cas, l'injection d'analgésiques sera renforcée.

Choix des espèces

Ces trois ânes faisaient partie du troupeau des reproducteurs étudiés dans l'élevage (spermogramme, insémination artificielle). Ils doivent être réformés en raison de leur âge et nous souhaitons leur éviter l'euthanasie. Pour les replacer (ventes à des particuliers), il est demandé par l'acheteur de les castrer.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 2500
Souffrances
▲ -
▲ 2500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2500

Un bout de queue coupé sur animal vigile, en quelques secondes et sans anesthésie, parfois complété d'une biopsie d'oreille quand le premier génotypage échoue : 2 500 souris subissent ce prélèvement, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'opération sert à trier les souriceaux au sevrage selon qu'ils portent ou non l'invalidation du gène MLKL, dans deux lignées destinées à l'étude des hépatites. Le porteur qualifie la douleur de brève et d'intensité limitée, tout en signalant que son animalerie cherche activement d'autres méthodes de génotypage, à partir de poils, de salive ou de fèces. Aucune de ces 2 500 souris n'est tuée dans ce projet, 165 sont gardées comme reproductrices et 2 335 passent en "utilisation continue" vers d'autres protocoles expérimentaux.

Objectifs

L'objectif du projet est d'identifier en fonction de leur génotype les souris génétiquement altérées pour une cible (MLKL), protéine impliquée dans une voie de mort cellulaire programmée, la nécroptose. Deux lignées de souris seront exploitées. Au sein de l'une d'elles, la protéine MLKL ne s'exprime dans aucune cellule de tout leur organisme. Quant à la seconde lignée, seules les cellules principales du foie (hépatocytes et cholangiocytes) n'expriment pas la protéine MLKL. Ces souris seront générées pour d'une part maintenir les lignées et d'autre part pour être utilisées dans des projets scientifiques ayant pour but d'étudier l'implication de cette protéine exécutrice de la nécroptose dans des hépatites aigües ou chroniques.

Bénéfices attendus

Le projet permettra le génotypage de souris nécessaires au maintient des 2 lignées de souris et pour fournir des animaux pour différents projets scientifiques (utilisation continue vers des DAP d'expérimentation).

Procédures

Le projet permettra d'identifier par génotypage les animaux à partir d’un prélèvement unique d'une biopsie de queue, éventuellement complété d'un second prélèvement de biopsie d'oreille en cas d'échec exceptionnel du premier génotypage. La procédure de prélèvement s'effectue en quelques secondes sur animal vigile. Cela concerne 500 animaux par an.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont celles liées au prélèvement unique d'une biopsie de queue par individu, voir d'un éventuel second prélèvement au niveau de l'oreille. Ce type de prélèvement, qui s'effectue en quelques secondes seulement, n'induit qu'une douleur d'intensité limitée et est extrèmement brève. Elle peut entrainer une sensation d'inconfort, nuisance passagère qui n'entraîne pas de complications majeures.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie, non pas pour une réutilisation, mais pour utilisation continue pour les expérimentations (2335 animaux) ou pour maintien de la lignée (reproducteurs, 165 animaux).

Remplacement

Aucune alternative à un génotypage par PCR à partir d'un échantillon d'ADN isolé à partir d'un fragment de tissu de l'animal.

Réduction

Le nombre d'animaux subissant un prélèvement pour génotypage est réduit à son minimum: La production est lié au maintien des lignées et aux besoins des projets scientifiques. Les schémas d'accouplement sont optimisés pour ne produire que des animaux "utiles" porteurs de modifications génétiques d'intérêt.

Raffinement

Pour minimiser la douleur associée au prélèvement de l'extrémité de la queue des souris âgées de 3 semaines, l'équipe de l'animalerie travaille activement à l'exploration de nouvelles techniques de génotypage. Le prélèvement de tissu est réalisé par une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée de façon à limiter les effets indésirables (stress et douleur). Des approches alternatives, comme le prélèvement de poils, de salive ou de fèces, sont actuellement en cours d'étude.

Choix des espèces

Cette espèce (souris) permet de modéliser la pathogenèse humaine d'hépatites aigües ou chroniques sur des temps raccourcis à l’échelle de vie de cet animal. Par ailleurs, ce modèle murin permet de tester in vivo les conséquences de l’absence d’expression au sein de cellules d’une ou plusieurs protéines potentiellement impliquées dans ces pathologies. Les souris sont prélevées au moment de leur sevrage et identification par bague à l'oreille, 3 semaines après la naissance. La réalisation de l'identification et du prélèvement au même moment permet de limiter les effets indésirables du prélèvement (une seule manipulation). En cas de problème technique sur le prélèvement (défaut d'extraction de l'ADN par exemple), un deuxième prélèvement pourra être réalisé entre 5 et 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 206
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 206
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 206

206 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une biopsie de l'extrémité de la queue vers six à huit jours de vie pour le génotypage, puis un tatouage à l'encre. Le porteur crée deux lignées portant des mutations de facteurs de réparation de l'ADN, prévoit une létalité embryonnaire, et annonce des résultats susceptibles d'ouvrir des pistes thérapeutiques pour les patients dont le génome est instable. Si un phénotype dommageable apparaît avant le sevrage, les souris sont tuées immédiatement pour que leur système hématopoïétique soit analysé.

Objectifs

Des mutations dans des génes impliqués dans la stabilité du génome peuvent causer des défauts hématopoïétiques. Afin de déterminer quelles sont les conséquences de ces mutations in vivo, 2 modèles de souris portant ces mutations seront produits. Ces modèles permettront de déterminer les conséquences fonctionnelles de ces mutations en se focalisant sur le système hématopoïétique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'apporter de nombreuses informations originales et fondamentales sur les conséquences fonctionnelles de ces mutations et plus largement sur le rôle des facteurs analysés dans la stabilité du génome. Les résultats obtenus devraient permettre d'ouvrir des pistes à des approches thérapeutiques chez les patients présentant une instabilité du génome.

Procédures

Biopsie de la queue réalisée vers 6-8 jours de vie en vue du génotypage (une biopsie par animal). Une biopsie correspond à un prélèvement de l'extrémité de la queue par animal qui dure quelques secondes. Une létalité embryonnaire peut exister lors de la gestation.

Impact sur les animaux

Les animaux, du fait d'un défaut potentiel de la stabilité du génome peuvent présenter un défauthématopoïétique. Stress associé à la biopsie nécessaire pour le génotypage ainsi que le tatouage (marquage à l'encre). De plus, une létalité embryonnaire pourrait être observée.

Devenir

A la fin de chaque procédure les souris seront mis à mort selon la méthode règlementaire utilisée en fonction de l’âge des souris

Remplacement

Les questions scientifiques que nous posons ne peuvent être étudiées qu’in vivo ou ex vivo, sur des organes prélevés sur des souris. Il s’agit ici d’études sur le développement des cellules du sang qui ne peuvent être reproduites dans des systèmes autres que celui du mammifère. En effet, le développement des cellules sanguines des mammifères et leurs rôles sont de mieux en mieux caractérisés chez la souris et aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour toutes les étapes de ces processus dans leur complexité et la richesse des interactions des nombreux types cellulaires qui y prennent part. En revanche l'analyse de la réparation de l'ADN sera en grande partie réalisée dans des lignées cellulaires des différentes lignées de souris ce qui permettra d'utiliser un nombre limité d'animaux.

Réduction

En se basant sur des tests statistiques, nous réduiront au maximum le nombre de souris utilisées pour obtenir les résultats escomptés. Par ailleurs, de nombreux tests seront réalisés sur des lignées cellulaires obtenues de souris, permettant une étude in vitro de nombreux paramètres et ainsi réduisant le nombre de souris utilisées.

Raffinement

Les souris seront observées de façon hebdomadaire par le personnel compétent de l'animalerie. Les cages disposent par ailleurs de matériel d'enrichissement (bouts de coton, tunnels colorés, morceaux de bois). Le maintien des souris dans une zone sans pathogène devrait les préserver d'infections opportunistes et ainsi éviter un caractère dommageable. La mise à mort de la souris sera réalisée selon la méthode réglementaire en fonction de l'âge en cas d’atteinte d’un ou de plusieurs points limites observés lors du scoring hebdomadaire.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le développement des cellules sanguines, principalement en raison de la similarité des mécanismes fondamentaux du développement de ce système entre les souris et l’Homme. De plus, nous disposons d’outils adaptés à cette espèce pour la réalisation de ce projet tels que des anticorps pour les immuno-marquages. Le phénotype dommageable affectant la survie (au stade embryonnaire (E13) ainsi qu'après la naissance) sera déterminé au moment du sevrage (3 semaines), le phénotype du système hématopïétique sera réalisé à 8-10 semaines (période classique d’analyse pour laquelle le système immunitaire est pleinement fonctionnel). Si un phénotype dommageable est observé avant cette période, les souris seront immédiatement mise à mort et leur système hémaopoïétique sera analysé.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 322
Rats : 192
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 514
▲ -
Devenir
 -
 -
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 514

63 souris seront immobilisées trois heures par jour pendant vingt et un jours, et 192 rats subiront huit prélèvements de sang en six heures : 322 souris et 192 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souris reçoivent aussi des gavages pendant deux à trois semaines et des injections dans l'abdomen sur deux à huit semaines, dont des injections de LPS qui provoquent fièvre, fatigue, repli sur soi et perte de poids. Le porteur décrit ces réactions comme "temporaires, adaptatives et contrôlées", et qualifie le stress de contention de psychologique. Le projet mesure ce que des phytonutriments du régime méditerranéen apportent au "bien vieillir", avec des retombées annoncées sous forme de recommandations nutritionnelles et de produits naturels.

Objectifs

Avec l'allongement de l'espérance de vie, le vieillissement démographique représente un défi majeur pour la société, étant associé à une augmentation des maladies chroniques et des coûts de santé. Pour faire face à ces enjeux, il est impératif d'identifier des moyens de prévention pour favoriser le "bien vieillir" et réduire l'incidence des maladies liées à l'âge telles que les maladies neurodégénératives et cardiovasculaires. Parmi les facteurs de risque, une alimentation inadéquate a été identifiée comme contribuant à ces maladies. L'alimentation étant un comportement modifiable, elle offre une voie prometteuse pour mettre en place des stratégies préventives basées sur la nutrition. Dans ce contexte, le régime méditerranéen (Medi) se distingue comme l'un des régimes les plus sains, grâce à ses bénéfices sur la santé et la longévité. Ce projet vise donc à explorer le rôle protecteur des phytonutriments du Medi dans la prévention du vieillissement et des maladies chroniques associées. Notre objectif principal est de comprendre les mécanismes d'action des phytonutriments du Medi et d'évaluer leur efficacité potentielle dans la promotion du "bien vieillir", en utilisant des modèles animaux pertinents pour simuler les processus inflammatoires, les effets du vieillissement accéléré, et le stress chronique. Nous cherchons également à développer des méthodes d'analyse fiables permettant de mesurer les phytonutriments et leurs métabolites dans les tissus biologiques des animaux, afin d'évaluer leur biodisponibilité et dans le but d’établir des corrélations entre les niveaux de métabolites des phytonutriments et les effets biologiques associés au vieillissement, tels que l'inflammation, le stress oxydant, et les altérations épigénétiques. Cette étape cruciale nous permettra d'évaluer comment ces composés sont absorbés et métabolisés dans l'organisme, ouvrant ainsi la voie à une meilleure compréhension de leur efficacité potentielle. En utilisant des modèles animaux pertinents, nous évaluerons ensuite les effets protecteurs des supplémentations en phytonutriments du Medi contre l'inflammation, les altérations cognitives liées au vieillissement accéléré, et les effets délétères du stress chronique.

Bénéfices attendus

Le projet vise à approfondir la connaissance scientifique en nutrition et vieillissement, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour améliorer la santé humaine. En caractérisant les effets des phytonutriments du régime Medi sur le vieillissement et les maladies chroniques à l'aide de modèles animaux spécifiques, cette recherche contribuera à mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux bénéfices de ces composés sur la santé. Les résultats permettront d'identifier les phytonutriments clés et leurs combinaisons ayant un potentiel effet protecteur contre le vieillissement et les maladies associées, notamment en modulant l'inflammation, le stress oxydatif et d'autres processus biologiques liés au déclin cognitif et aux pathologies liées à l'âge. Cette caractérisation approfondie des mécanismes d'action des phytonutriments éclairera sur les stratégies nutritionnelles pour favoriser un vieillissement en bonne santé, ouvrant des perspectives pour le développement de produits naturels visant à promouvoir le "bien vieillir" et à réduire l'incidence des maladies chroniques liées à l’âge. En approfondissant notre compréhension des interactions entre les phytonutriments et processus biologiques, cette recherche pourrait conduire à des interventions précoces ou à des recommandations nutritionnelles personnalisées pour améliorer la santé des individus vieillissants. Les bénéfices dépassent la recherche fondamentale, avec des implications potentielles dans la santé publique. Les connaissances générées pourraient conduire à des recommandations nutritionnelles spécifiques pour promouvoir le "bien vieillir", contribuant ainsi à réduire l'incidence des maladies chroniques associées à l'âge et à améliorer la qualité de vie des individus vieillissants. Avec l'allongement de l'espérance de vie, les systèmes de santé et les économies nationales sont confrontés à des défis importants, notamment des problèmes de santé chroniques entraînant des surcoûts en matière de soins, incapacité et dépendance. En identifiant les phytonutriments favorisant un vieillissement en bonne santé, cette recherche pourrait atténuer les impacts économiques du vieillissement de la population. Ce projet revêt ainsi une importance économique dans le contexte du vieillissement démographique. Ce projet vise donc à combler les lacunes actuelles dans notre compréhension des liens entre nutrition, vieillissement et santé, avec des implications potentielles significatives pour la santé publique.

Procédures

Les 322 souris seront soumises à deux prélèvements sanguins à la veine sous maxillaire (maximum 200µL et minimum deux semaines d'intervalle entre les prélèvements). Elles seront également sourmises à une administration orale par gavage pendant 2 à 3 semaines (232 souris), et à des injections intrapéritonéales allant de 2 à 8 semaines (250 souris). 63 souris seront également soumises à un stress de contention quotidien de 3h/jour pendant 21 jours. Les 192 rats quant à eux seront soumis à une cinétique de prélèvements sanguins effectués à la veine caudale ou saphène, et consistant en un prélèvement de 200µL maximum espacés de 30mn minimum ; 0, 30, 60, 90, 120, 180, 240, et 360mn.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les interventions prévues peuvent entraîner diverses réponses physiologiques et comportementales chez les animaux utilisés. Par exemple, l'administration de substances, bien que rapides et non douloureuses lorsqu’effectuées par une personne expérimentée, peut induire un stress temporaire lié à la manipulation directe des animaux. Pour atténuer ce stress, les animaux seront préalablement habitués à ces procédures. Les injections intrapéritonéales de LPS induiront des réactions physiologiques telles qu'une réaction inflammatoire, de la fièvre, de la fatigue et des comportements anormaux tels que le repli sur soi, l'hypophagie et la perte de poids chez les souris. Ces réactions, appelées comportement de maladie, sont temporaires, adaptatives et contrôlées, favorisant la récupération en mobilisant les ressources de l'organisme pour combattre l'agent pathogène. Les prélèvements sanguins répétés chez les rats peuvent causer une légère gêne et une perte de volume sanguin, tandis que les injections répétées chez les souris peuvent entraîner une réaction locale temporaire. Pour minimiser ces effets, nous alternerons le côté d'injection et limiterons le volume prélevé selon les recommandations spécifiques à chaque espèce. Les interventions expérimentales peuvent induire un stress léger entraînant une restriction alimentaire et une légère perte de poids chez les animaux. Tout changement de poids sera surveillé de près et un animal présentant une perte de poids significative sera retiré des expériences pour assurer son bien-être. Concernant le stress de contention chronique, bien que non invasif sur le plan physique, ce modèle entraine un stress psychologique et un inconfort dû à la restriction de mouvement, sans toutefois altérer la mobilité une fois le stress terminé. Ces interventions respecteront les lignes directrices éthiques et les expérimentateurs s'engageront à minimiser les perturbations et les impacts négatifs sur le bien-être des animaux en utilisant des techniques adaptées et en surveillant étroitement leur santé et leur comportement tout au long de l'étude et en prenant en charge la douleur si nécessaire. Des mesures telles que l'enrichissement de leur environnement seront mises en place pour garantir leur bien-être et leur confort. En cas de symptômes persistants ou sévères, les animaux seront euthanasiés selon des critères éthiques stricts pour éviter toute souffrance inutile.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés dans le but de mener des investifations aux niveaux biologiques et neurobiologiques.

Remplacement

Il existe actuellement peu d'alternatives non animales capables de reproduire adéquatement les interactions complexes entre nutriments et processus biologiques observés chez les animaux vivants. Les modèles animaux restent essentiels pour étudier les effets physiologiques et comportementaux des nutriments dans un contexte biologique pertinent, comme dans notre projet visant à caractériser les effets des phytonutriments sur le vieillissement et les maladies chroniques. L'utilisation d'animaux est nécessaire pour comprendre les réponses systémiques et les impacts à long terme sur la santé. Les modèles animaux permettent d'observer les effets intégrés des composés nutritifs sur différents organes et systèmes biologiques, ce qui est essentiel pour une compréhension holistique des mécanismes sous-jacents. Cependant, lorsque l’objectif le permettra, des études seront faites en culture cellulaire afin d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires, ces modèles in vitro offrant des informations utiles sur les réponses cellulaires aux composés nutritifs, mais ne pouvant pas reproduire les interactions complexes et intégrées observées dans un organisme vivant. Par exemple, les cultures de cellules Caco-2 peuvent être utilisées pour étudier l'absorption intestinale des phytonutriments in vitro, évaluant ainsi leur biodisponibilité et leur potentiel effet systémique. Ainsi, ce type d’étude in vitro peut être utilisé pour mener un screening initial des phytonutriments d’intérêts pour notre projet. De même, des cultures cellulaires spécifiques pourront être employées pour évaluer les effets des composés sur divers aspects de la santé cellulaire, comme la modulation de l'inflammation ou du stress oxydatif. Ces études peuvent fournir des informations précieuses sur les mécanismes d'action potentiels des phytonutriments sans nécessiter l'utilisation d'animaux. Cependant, malgré ces avantages, les modèles cellulaires présentent certaines limites. Ils ne peuvent pas reproduire de manière exhaustive les interactions complexes entre différents organes et systèmes biologiques observées dans un organisme vivant entier. Par conséquent, les études sur les modèles animaux restent nécessaires et justifiées pour atteindre nos objectifs scientifiques en l'absence d'alternatives satisfaisantes. Nous nous engageons cependant à minimiser le nombre d'animaux utilisés, à réduire au maximum leur souffrance et à suivre des protocoles rigoureux conformément aux normes éthiques en vigueur.

Réduction

Plusieurs mesures ont été mises en œuvre dans ce projet afin de minimiser le nombre d'animaux utilisés tout en atteignant nos objectifs scientifiques. Tout d'abord, le nombre d'animaux prévus pour ce projet a été déterminé en tenant compte des besoins expérimentaux et des objectifs de recherche afin de garantir la robustesse de nos résultats, tout en minimisant autant que possible la taille de nos effectifs. En effet, il existe une grande variabilité interindividuelle et nos précédentes études ont montré que la métabolisation des nutriments chez les animaux est sensible à cette variabilité, ce qui nous impose d’avoir un nombre d’animaux nécessaire et suffisant pour répondre à notre problématique, tout en nous restreignant à des effectifs les plus faibles possibles. Le calcul du nombre d’animaux a donc été fait sur la base de 8 à 10 animaux par groupe en fonction du modèle, nombre minimal requis afin d’atteindre une puissance statistique suffisante. De plus, nous adoptons une approche de partage et de réutilisation des tissus animaux pour maximiser leur utilisation. Les foies des rats seront utilisés pour établir des microsomes afin de développer des modèles cellulaires, notamment dans le cadre du protocole INFOGEST. Les tissus non utilisés des souris seront également employés pour le développement de méthodes analytiques sur tissus, minimisant ainsi le besoin de nouveaux prélèvements. Pour optimiser l'utilisation des animaux, nous avons choisi d'utiliser le rat dans la phase d'études de biodisponibilité. Cette décision est motivée par la plus grande taille des rats, qui offre une plus grande disponibilité d'échantillons et permet de nous restreindre à des effectifs les plus faibles possibles comparés à ceux qui auraient été nécessaires avec de plus petits animaux comme la souris. En outre, nous avons adopté une approche expérimentale ciblée pour étudier l'effet des phytonutriments. Dans le modèle de stress inflammatoire induit par le LPS, nous évaluerons l'effet des phytonutriments dans des conditions basales et stimulées. En revanche, dans d'autres modèles, nous nous concentrerons uniquement sur l'effet des phytonutriments en conditions stimulées, ce qui permet de minimiser le nombre de groupes expérimentaux tout en respectant nos objectifs scientifiques. Ces différentes pratiques nous permettent donc de maximiser l'utilisation des ressources disponibles tout en respectant les normes éthiques et les objectifs scientifiques du projet.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, nous mettrons en œuvre des mesures rigoureuses afin à minimiser les nuisances sur le bien-être des animaux pendant les procédures expérimentales. Tout d'abord, une surveillance quotidienne des animaux sera assurée tout au long de l'étude pour évaluer leur santé et leur comportement, avec un renforcement accru en cas de symptômes de détresse ou de douleur, et des mesures immédiates seront prises pour administrer un traitement de confort afin de soulager la souffrance des animaux le cas échéant. Nous avons défini avec attention des points limites pour chaque procédure expérimentale, permettant d'identifier rapidement les signes de détresse et de prendre des mesures appropriées, y compris l'euthanasie si nécessaire pour éviter toute souffrance inutile. Nous prendrons aussi en compte le bien-être des animaux via l'enrichissement environnemental dans les cages avec l'ajout de carrés de coton, d'igloos en carton et de bâtons de bois. Ces enrichissements offrent aux animaux des possibilités d'exploration et de comportement naturel, réduisant ainsi le stress lié à la captivité. De plus, nous favorisons la stabulation en cages collectives ce qui permet aux animaux de bénéficier de contacts sociaux et de réduire l'isolement. Cette approche contribuera à maintenir le bien-être psychologique des animaux tout au long de l'étude. Nous avons intégré dans nos protocoles des procédures d'entraînement et d'habituation préalable pour familiariser les animaux aux manipulations expérimentales, réduisant ainsi le stress associé aux procédures telles que l'administration orale ou les prélèvements sanguins. Enfin, nous resterons attentifs aux avancées scientifiques et aux nouvelles techniques de raffinement pendant la durée de vie du projet, ce qui nous permettra d’intégrer ces avancées dès qu'elles sont disponibles pour améliorer le bien-être des animaux et optimiser nos pratiques expérimentales.

Choix des espèces

Le rat sera utilisé pour les études de biodisponibilité et le développement des méthodes d’analyses en raison de sa taille anatomique, facilitant les prélèvements sanguins et d'organes en quantité suffisante tout en limitant le nombre d'animaux utilisés et en conservant une facilité d’hébergement et de manipulation. Le rat est également préféré à la souris pour la réalisation de cinétiques de prélèvements en raison de son plus gros volume sanguin. La souris, dont la petite taille et la facilité de manipulation permet un hébergement optimal conforme aux règles éthiques, sera choisie pour l’étude des phytonutriments sur le vieillissement. En effet, les souris sont adaptées aux manipulations nutritionnelles et aux expériences comportementales et les modèles sélectionnés sont largement validés et utilisés dans la communauté scientifique sur cette espèce. Enfin, l’utilisation de souris représente un avantage économique, coutant moins cher que les autres rongeurs en terme d’hebergement et de régimes alimentaires. S’agissant d’étude sur le vieillissement, les animaux seront utilisés à l’âge adulte.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 4800
Souffrances
▲ -
▲ 4800
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 3600
 -
 1200

3 600 souris seront transférées vers des projets expérimentaux du laboratoire ou gardées pour maintenir les lignées, les 1 200 autres étant tuées parce qu'elles n'ont pas le génotype attendu ou qu'elles ne sont plus en âge d'être accouplées. 4 800 souris génétiquement modifiées vont ainsi être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Au sevrage, à trois semaines, chacune est immobilisée le temps de la pose d'une boucle à l'oreille et du prélèvement de l'extrémité de la queue pour le génotypage. Le porteur justifie le recours à cette espèce en affirmant que la souris partage 99 % de ses gènes avec l'humain.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de caractériser le génotype des souris génétiquement modifiées pour des gènes connus ou candidats pour leur implication dans le développement musculo-squelettique. Ces animaux sont générés pour être, par la suite, utilisés dans des projets de recherches expérimentaux autorisées.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'identifier les génotypes des animaux pour maintenir les différentes lignées de souris génétiquement modifiées nécessaires aux différents projets de recherche au sein du laboratoire et pour optimiser au mieux la gestion des élevages.

Procédures

Au moment du sevrage, les animaux vigiles seront pris en contention pour réaliser l'identification par pose de boucle à l'oreille et la biopsie caudale pour le génotypage. Ce geste ne dure que quelques secondes et n'est répété qu'une seule fois au cours de la vie de l'animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont liées au prélèvement de l'extrémité caudale de queue pour le génotypage pouvant entrainer une sensation d'inconfort et une douleur légère. Les animaux peuvent également ressentir un stress au moment de la contention de l'animal indispensable pour effectuer la pose de la boucle pour l'identification et le prélèvement pour le génotypage.

Devenir

Les animaux présentant le génotype souhaité seront utilisés pour le maintien des lignées ou intégreront les projets expérimentaux du laboratoire autorisés. Les animaux qui ne seront plus en âge d'être accouplés ou qui présenteront un génotype non souhaité seront euthanasiés selon la réglementation en vigueur.

Remplacement

Il n'est pas possible de modéliser in vitro la complexité d'un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Les gènes impliqués dans le développement musculaire peuvent également avoir un impact sur le développement osseux et le métabolisme lipidique en particulier. La souris est un bon modèle pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies liées au développement musculaire et retrouvées chez les mammifères.

Réduction

Le nombre d'animaux est calculé de manière à maintenir la lignée au sein de l'animalerie et de fournir les animaux nécessaires pour les différents projets d'étude au sein du laboratoire. Les schémas d'accouplement ont été optimisés pour ne produire que les animaux génétiquement modifiés nécessaires pour alimenter les projets de recherche. En fin d'expérimentation, une cryoconservation des lignées sera effectuée de manière systématique par congélation de sperme.

Raffinement

L'ensemble des procédures expérimentales sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux. Le prélèvement de l'extrémité caudale de la queue est réalisé par du personnel qualifié maitrisant ces gestes techniques au moment du sevrage. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et quotidienne des animaux. En cas d'apparition d'une souffrance inattendue, d'un changement comportement, les animaux seront mis à mort dans les 24 heures suivants l'apparition des signes. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès à volonté à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, batônnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Si un animal se retrouve isolé de manière imprévue, il bénéficiera de deux enrichissements. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix dans l'étude du développement musculaire du fait de la parenté génétique et d'un développement embryonnaire proche des mammifères dont l'homme. En effet, la souris possède 99% d’identité de gènes avec l’Homme (et forte identité également avec d’autres mammifères sujets de nos travaux de recherche). De plus, les mécanismes cellulaires et moléculaires mis en œuvre au cours du développement musculo-squelettique sont similaires entre la souris et l’Homme. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 6 semaine pour les femelles et de 8 semaines pour les mâles, âges auxquels les animaux sont sexuellement matures et jusqu’à ce que les animaux commencent à présenter des difficultés à se reproduire (20 à 24 mois). Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 3 semaines.