Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
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Rôle des cellules tuft dans la réponse antivirale précoce – étude pilote
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
240 souris vont être utilisées dans une étude pilote, réparties en cohortes de quinze par génotype et par condition de traitement, toutes tuées dans un délai allant de quelques heures à cinq jours après le traitement. Chacune reçoit une substance parmi huit, par injection intrapéritonéale ou par gavage gastrique, avant autopsie des organes digestifs. Le niveau de souffrance déclaré est léger, les lignées utilisées ne présentant pas, selon le porteur, de phénotype dommageable à l'état de base. Les bénéfices annoncés, comprendre pourquoi certains individus répondent mieux que d'autres à une infection virale, sont formulés au conditionnel, alors que le porteur reconnaît n'avoir aucune donnée préliminaire permettant de préjuger des effets attendus.
Objectifs
L’objectif de ce projet est simple, et consiste à réévaluer les séquences des évènements de la réponse immune précoce à la suite d’une infection virale. Nos données, obtenues dans un modèle cellulaire, indiquent que l’absence de certaines cellules épithéliales impactent de manière drastique la synthèse de molécules antivirales de type interférons, molécules sans lesquelles la réponse d’un hôte infecté est compromise. Ces données, inédites et encourageantes, méritent d’être approfondies le plus rapidement possible dans un modèle intégré, afin de mesurer le réel impact de ce défaut d’initiation de réponse antivirale. Notre stratégie expérimentale consiste à utiliser des analogues chimiques, disponibles commercialement, validés dans la littérature, capables d’activer et de mimer chaque étape de la réponse antivirale. De manière synthétique, les souris seront traitées avec les molécules ad hoc, avant d’être analysés dans un laps de temps n’excédant pas 5 jours, pour analyses histologiques et moléculaires. Nous comparerons ainsi la mise en place de la réponse immune précoce (d’où les temps de cinétique court) entre des individus contrôles et des individus dans lesquels certaines cellules intestinales sont absentes. Cette stratégie nous permettra de répondre à des questions simples : (1) quels sont les types cellulaires impliqués dans la mise en place de la réponse immune suite à une infection virale et (2), l’absence de certains type cellulaire compromet-elle l’efficacité de la réponse de l’hôte suite à une infection ?
Bénéfices attendus
La balance bénéfice/risque associée à ce projet est clairement favorable. Nos données préliminaires indiquent en effet que les expériences associées à cette étude peuvent aboutir à la découverte de nouveaux mécanismes associés à l’immunité antivirale précoce. Les retombées attendues en termes de connaissances fondamentales sont importantes, et pourraient avoir des répercussions en termes de santé publique, dans le contexte de pandémie que nous connaissons. A titre d’exemple, comprendre selon quelles modalités une réponse antivirale efficace doit se mettre en place est une question d’actualité, permettant virtuellement d’expliquer les raisons pour lesquelles certains individus réagissent favorablement à une infection virale (réponse interféron adéquate), alors que d’autres développent des formes graves (réponse inflammatoire prédominante). Notre stratégie expérimentale simple, nos données obtenues ex-vivo, le tout conjugué à la rapidité avec lesquelles nous devrions obtenir des réponses, font de ce projet une question importance majeure.
Procédures
Les souris se verront administrer 1 substance parmi les 8 testées au total, par voie intrapéritonéale ou gavage gastrique, à l'aide de seringue et de canules adaptées, via le personnel habilité de notre équipe zootechnique. Suite aux traitements, les animaux seront progressivement euthanasiés dans un laps de temps allant de quelques heures à 5 jours tout au plus, se focalisant sur les conséquences précoces de traitements initiés.
Impact sur les animaux
Les lignées utilisées dans ce projet ne présentent, à l’état de base, pas de phénotype dommageable. Les nuisances seront celles liées à l'administration des substances aux individus: injection intrapéritonéale et gavage gastrique.
Devenir
Les animaux devront être euthanasiés, puisqu’autopsiés afin de récupérer les organes digestifs
Remplacement
Ce projet doit être abordé de façon intégrée et ne peut être intégralement mené in vitro puisqu’il a comme objet principal l’étude des interactions entre les cellules épithéliales intestinales, les cellules immunitaires et certains virus. Nous ne disposons pas de méthode alternative à ce jour pour traiter ces questions. Nous avons, jusqu’à présent, pu valider notre hypothèse avec le modèle de culture d’organoïdes, légitimant cette demande d’expérimentation in vivo, et réduisant la probabilité d’échec de ce projet. Le système de culture d’organoides sera réutilisé en complément des données obtenues in vivo, dès que possible.
Réduction
A ce jour, nous n’avons aucune expérience préliminaire ni donnée nous permettant de pouvoir préjuger des effets attendus entre nos deux groupes d’animaux, faisant de cette étude une étude pilote. Cependant, étant donné l’absence de synthèse d’interféron dans les individus mutés, nous anticipons des différences drastiques entre nos groupes d’individus. Cette saisine intégrera donc des cohortes de 15 animaux par génotypes et par conditions de traitements, incluant tous les controles. Les conclusions seront obtenues via des analyses de comparaison de moyenne des paramètres mesurés. Lorsque possible, les analyses seront complétées en modèle ex-vivo (organoïdes intestinaux). La réduction de nombre d’animaux se fera aussi via l’utilisation de la majorité des animaux produits pour chaque lignée (études menées sur les mâles et femelles, la plupart des génotypes produits seront utilisés).
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie. Afin de réduire au maximum les hypothétiques risques de douleur et d’angoisse chez les individus du groupe mutant, un suivi individuel des individus sera réalisé selon les paramètres de masse corporelle et d’activité. Une perte de poids supérieure à 20% du poids initial, ou l’apparition de signe de prostration seront considérés comme des points limites. En cas de signes de détresse ou de douleur, d’atteinte d’un point limite, en accord avec le personnel qualifié, le protocole sera immédiatement stoppé pour ces animaux qui seront euthanasiés et autopsiés.
Choix des espèces
Le système digestif de la souris présente de nombreuses similitudes avec celui de l’homme. De plus, nous disposons du modèle idéal (souris mutées pour un gène essentiel pour la différenciation de certaines cellules intestinales impliquées dans l'immunité). La comparaison de la mise en place d'une réponse entre des souris contrôles et les souris mutées pour ce gène nous permettra donc de définir les types cellulaires impliqués dans la réponse antivirale. Les individus seront utilisés à partir de 8 semaines d’âge, lorsque le système digestif est mature
Modèle de développement et du maintien de la gaine de myéline périphérique et centrale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
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- Oncologie
- Système nerveux
8 650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souriceaux subissent un tatouage des coussinets et une biopsie de la queue pour le génotypage, puis les jeunes de quatre à cinq semaines reçoivent des injections intrapéritonéales et sous-cutanées pendant un à quinze jours consécutifs selon le composé testé. Il s'agit de croiser deux lignées mutantes avec trois autres et de tester cinq molécules sur la formation de la gaine de myéline, les animaux atteints présentant des tremblements et une prostration qui les empêchent de se nourrir. Le porteur qualifie le recours au modèle animal d'"indispensable" pour comprendre le développement des cellules myélinisantes, et renvoie les retombées thérapeutiques annoncées à un terme qu'il ne précise pas.
Objectifs
Nous cherchons à déterminer le rôle d'un mécanisme moléculaire qui touche l'ARN pendant la formation et le maintien de la gaine de myéline qui entoure les nerfs chez la souris. Pour cela, nous avons généré deux modèles de souris. Le premier modèle permet d’étudier le rôle de ce mécanisme au cours du développement. Le deuxième permet une analyse chez les souris adultes. Nous souhaitons croiser ces 2 modèles avec 3 souris mutantes ou administrer par injection ou grâce à une alimentation modifiée 5 molécules différentes pour déterminer si cela permet de corriger les défauts observés. A terme, ces études permettront de proposer de nouvelles approches thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu est de déterminer si les traitements de deux modèles souris à l’aide de différentes molécules impliquées dans les voies de signalisation du stress peuvent corriger les anomalies de myélinisation périphériques et centrales. A terme, ces études permettront d'améliorer la prise en charge des patients en proposant de nouvelles approches thérapeutiques.
Procédures
Les souriceaux des lignées subiront un tatouage des coussinets des phalanges et une biopsie à la queue qui engendrent un stress et une douleur de courte durée. Les mutants et les contrôles (issus de la même portée) de 4 à 5 semaines (poids >15g) subiront une injection intrapéritonéale et sous-cutanée d'une durée d'environ 15 secondes sur 1 à 15 jours consécutifs en fonction du composé.
Impact sur les animaux
Les étapes d’anesthésie, d’injection et contention peuvent également provoquer un stress chez l’animal. Les atteintes périphériques et centrales attendues se traduisent par des tremblements et des animaux prostrés qui se nourrissent mal, des nuisances qui seront également prises en compte dès apparition.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de la procédure pour prélèvement d'organes et analyses phénotypiques et génétiques.
Remplacement
Le recours à l’utilisation d’un modèle animal est indispensable afin de comprendre comment les mutations d’intérêts impactent le développement et le maintien des cellules myélinisantes du système nerveux central et périphérique. L’étude des anomalies du développement de ces cellules et celle des mécanismes impliqués dans le maintien de la myéline ne peuvent pas être réalisées uniquement in vitro car elles nécessitent des interactions entre les différents types cellulaires.
Réduction
Pour chaque tissu et à chaque stade, nous anticipons que 5 animaux pour le lot mutant et le même nombre pour le lot contrôle doivent permettre d'obtenir des résultats significatifs. Les effectifs ont été déterminés pour une puissance de 80% et une p-value
Raffinement
Les femelles et leurs petits seront maintenus dans des cages contenant des enrichissements. Les nouveaux nés mutants seront surveillés quotidiennement. L'identification du phénotype délétère sera réalisée le plus tôt possible au cours du développement de l'animal et les animaux seront mis à mort dès qu'une souffrance sera détectée (prostration, tremblements...). Des points limites et une grille de score ont été définis. Points limites généraux : Souris adultes : observation quotidienne par le personnel de l’animalerie et par l’expérimentateur de l’apparence des animaux et de leur comportement ; pesée une fois par semaine. Nouveaux nés : observation quotidienne par le personnel de l’animalerie et l’expérimentateur : absence de vitalité, isolement et absence de poche de lait. En cas d’observation de l’un de ces critères : mise à mort. Des souris de 4 semaines ou plus recevront un analgésique pré-opératoire et une dose d’anesthésique et antalgique et seront mises à mort.
Choix des espèces
Les mécanismes impliqués dans le développement des cellules myélinisées du système nerveux central et périphérique sont très conservés entre l'homme et la souris. En particulier, les phénotypes observés après délétion d’un grand nombre de gènes sont très similaires dans les deux espèces. Le modèle animal permet donc d'étudier la fonction de chacun des gènes d'intérêt au cours du développement et dans des organes de choix (nerf sciatique ou cerveau). De plus, il existe un ensemble d’outils (anticorps, culture organotypique, utilisation de lignées transgéniques permettant de tracer exclusivement le devenir des cellules de choix...) qui ont été développés quasiment exclusivement chez la souris. Nous étudierons des embryons à E18.5 mais aussi des nouveaux nés (P0, P4) et des animaux entre P30 et 4-10 semaines. Ces stades correspondent à des phases précises de développement des cellules d’intérêt que nous souhaitons étudier (E14.5/E18.5 correspond à la phase de développement des cellules d’intérêt ; P0/P4 correspond au début des processus de myélinisation périphérique ; Les analyses à P30-10 semaines et plus permettront de déterminer le rôle du gène d’intérêt sur le maintien de la myéline périphérique qui est mature à ces stades).
Effets phénotypiques de la déficience et de la supplémentation en acides aminés indispensables : Identification et validation des biomarqueurs chez le rat en croissance (multisites 2/2)
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
Comparer la qualité des sources de protéines végétales et animales passe ici par la privation alimentaire, et 720 rats en croissance vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat est isolé en cage individuelle pendant toute la période expérimentale, placé deux fois vingt-quatre heures en cage métabolique et deux fois trois jours en cage de calorimétrie, radiographié deux fois sous anesthésie gazeuse et soumis à deux prélèvements sanguins de 500 microlitres à la queue. Une injection de valine marquée précède la mise à mort de trente minutes, le temps de mesurer la synthèse protéique. Le porteur affirme que la mesure des effets d'un régime pauvre en acides aminés sur la croissance "empêche le remplacement" par des modèles cellulaires, et présente l'isolement comme atténué par le fait que les rats entendent et sentent leurs congénères.
Objectifs
La qualité de l’apport alimentaire en protéines des régimes alimentaires dépend de leur capacité à satisfaire les besoins en acides aminés (AA) indispensables (AAI) tout au long des cycles de vie. C’est une question majeure de sécurité nutritionnelle, principalement dans les pays en voie de développement, où l’apport protéique total est modéré, voire bas. Plus généralement, la connaissance de la qualité de l’apport alimentaire en protéine est primordiale pour comparer les différentes sources de protéines, notamment dans le cadre des discussions sur le rééquilibrage des sources alimentaires végétales et animales, et la recherche de sources alternatives de protéines. La composition en AAI est variable selon les sources protéiques. En effet, les protéines d'origines animales ont un profil homogène et équilibré en AAI, alors que les protéines de céréales et les protéines de légumineuses (comme le gluten) sont déficientes en certains AAI. Les profils de référence de besoin en AAI, utilisés pour l’évaluation de la qualité protéique, initialement déterminés à partir de données de bilan azoté, ont été révisés à la hausse (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)/Organisation mondiale de la santé (OMS),2007) sur la base de nouvelles méthodes, rendant plus sélectifs les critères de qualité des protéines. Cependant, ces valeurs révisées restent discutées. Ainsi, lors de son rapport sur le besoin en protéines et AA en nutrition humaine, le comité (FAO/OMS) a conclu qu’aucune méthode actuelle d’estimation du besoin en AAI n’est entièrement fiable et qu'iI est donc primordial de proposer de nouvelles approches complémentaires pour préciser les valeurs des besoins et d’évaluer le statut nutritionnel protéique des différentes populations. Pour cela, la FAO a recommandé le recours à l’usage d’outils tels que la métabolomique (ensemble des métabolites), qui a notamment été appliquée avec succès pour estimer le besoin en d’autres micronutriments. L’objectif de ce projet est d’identifier les variations des profils du métabolome urinaire et plasmatique comme biomarqueurs spécifiques de la déficience en AAI et à évaluer l’efficacité de la supplémentation pour valider les biomarqueurs identifiés. Ce projet fait suite à deux projets précédents pour lesquels nous avons identifié et validé des biomarqueurs urinaires pour trois des neuf AAI. Ce projet se déroulera sur 2 sites, dont une plateforme pour évaluer leur dépense énergétique et la composition corporelle.
Bénéfices attendus
L’identification et la validation de biomarqueurs du statut en AAI permettra, à terme, de mieux définir les besoins en acides aminés indispensables. Cela servira à affiner les politiques nutritionnelles et à mieux évaluer la qualité des sources protéiques. De plus, cette étude nous renseignera sur les effets d’une supplémentation en ces acides aminés indispensables après une phase de déficience. Ces effets n’étant que peu rapportés dans la littérature, ces informations seront très utiles, notamment pour l’étude de la sous-nutrition chez l’enfant avec retard de croissance.
Procédures
Durant la période expérimentale , les animaux seront placés en cage individuelle pour permettre la mesure précise de leur prise alimentaire. Les animaux seront placés deux fois pendant la période expérimentale en cages métaboliques pendant 24h pour collecter les féces et les urines, et deux fois en cage de calorimétrie pendant 3 jours pour la mesure de dépense énergétique. La densité minérale osseuse et la longueur du tibia seront analysés par radiographie deux fois au cours de l'expérience après anesthésie gazeuse (anesthésie à l'isoflurane 2% pendant 10-15min). Deux prélèvements sanguins seront effectués au niveau de la veine de la queue de 500μl chacun .A la fin de l'expérimentation, les animaux seront mis à mort et une injection de valine 13C sera réalisée 30 minutes avant l’euthanasie (150μmol/100g poids corporel), dans le but de mesurer la synthèse protéique.
Impact sur les animaux
Durant la période expérimentale, les animaux seront placés en cage individuelle pour permettre la mesure précise de leur prise alimentaire et de leur dépense énergétique (cages de calorimétrie indirecte), ainsi que la collecte des urines et fécès (cages métaboliques), ce qui peut engendre un stress modéré dû à l’isolement des animaux. Les animaux seront transportés à la plateforme 3 jours avant d'effectuer les mesures, afin d’évaluer leur dépense énergétique par calorimétrie indirecte et leur composition corporelle. La plateforme se situe à plusieurs km de l’unité de rechercheset le transport des animaux sera réalisée en voiture ce qui peut engendrer un stress modéré. Aussi, les prélèvements sanguins lors de la procédure 2 sont susceptibles d’induire de la douleur et un stress modéré. Une injection sera réalisée 30 minutes avant la mise à mort, dans la veine caudale, sous anesthésie gazeuse dans le but de mesurer la synthèse protéique. L’anesthésie gazeuse permettra de réduire la douleur engendrée par l’injection.
Devenir
Tous les rats seront euthanasiés en fin de procédure pour réaliser des analyses sur différents tissus cibles.
Remplacement
La nécessité de mesurer les conséquences de l'ingestion d’un régime à faible teneur en AAI sur le comportement alimentaire et les paramètres de la croissance (gain de poids et composition corporelle) empêche le remplacement de l'expérimentation animale par des modèles cellulaires ou moléculaires. Les résultats de ce projet permettront de mettre en place une étude clinique chez l’enfant dénutri. Ainsi, les objectifs de ce projet ne peuvent être atteints sans avoir recours à l’animal, le rat étant un modèle pour l'humain, en particulier pour la nutrition.
Réduction
A partir des données issues d’une étude précédente, nous avons déterminé qu’un effectif de 10 rats par groupe est le nombre minimal d’animaux nécessaires pour garder une puissance statistique satisfaisante. Cette étude inclue 6 lots, correspondant à chaque AAI à étudier. L’expérimentation comprendra 80 animaux pour chaque AAI étudié.
Raffinement
Le projet impose l'hébergement des rats en cages individuelles (répondant aux normes en vigueur) pour la mesure précise de la consommation alimentaire. Les rats demeurent dans la même pièce que leurs congénères, avec lesquels ils continuent à échanger par vocalises, et ils les voient et les sentent, ce qui modère l’impact de l’isolement. De plus, les cages seront enrichies au moyen de différents objets (tunnel, d’une tasse renversée, …) . De plus, un enrichissement social est prévu : les animaux seront placés en cages collective tous les jours pendant 2 h (durant les mesures de poids corporel et de gaspillage alimentaire). Les prises de sang sont réalisées par un expérimentateur expérimenté pour cet acte technique. Des aiguilles spécifiques permettant un écoulement plus efficace du sang en sortie d’aiguille sont utilisées, ce qui permet de limiter la durée et le stress engendré par les prises de sang. Les animaux seront transportés à la plateforme en voiture pour réduire la durée du stress provoqué par le transport. De plus, un enrichissement social est prévu pour le transport : Les animaux seront regroupés en fonction des régimes en cages collectives de transport avec de l’eau en gelée et de la nourriture à disposition. La manipulation régulière des animaux par les mêmes expérimentateurs pour les mesures du poids et de la prise alimentaire permet de suivre de manière rapprochée l’état de santé des animaux et de détecter des modifications éventuelles de leur état physique ou de leur comportement. Enfin, des points limites seront appliqués, au-delà desquels les animaux seront temporairement ou définitivement sortis des procédures.
Choix des espèces
Comme l’humain, le rat a un régime alimentaire très diversifié, il est omnivore. De plus, l’anatomie et la physiologie de son système digestif présentent des similarités suffisamment importantes avec ceux de l’être humain pour qu’une extrapolation des résultats obtenus soit envisagée. A tel point que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Food and Agriculture Organization of the United Nations, FAO) recommande les études chez l’homme, le porc ou le rat pour étudier la qualité des protéines. Notre projet s’inscrit complètement dans ce cadre. Nous utiliserons ainsi des rats en croissance comme modèle de l'enfant en croissance.
Comparaison de plusieurs méthodes de préservation des greffons cardiaques après explantation chez un modèle porcin, avec ou sans pré-traitement à la colchicine.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Aucun porc n'est réveillé, le protocole exigeant le prélèvement du cœur. 42 porcs de trois mois vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie profonde, tués par l'injection d'une solution froide et riche en potassium qui ralentit puis arrête leur cœur, après ouverture du thorax. Le cœur prélevé est ensuite conservé soit au froid statique à 4 °C, soit sous machine de perfusion oxygénée, avec ou sans prétraitement à la colchicine, pour comparer les lésions inflammatoires de la microcirculation. Le porteur écrit qu'en dehors du stress de la prémédication aucune nuisance supplémentaire n'est prévue, et annonce que la technique pourra être utilisée en médecine humaine si la démonstration aboutit.
Objectifs
La transplantation cardiaque reste la méthode de référence du traitement de l’insuffisance cardiaque avancée mais souffre de pénurie de greffons. Les méthodes de conservation des greffons au moment de l’explantation sont primordiales pour éviter le développement de lésions inflammatoires au niveau de la microcirculation. En effet, ces lésions sont en partie responsables de la défaillance primaire du greffon cardiaque transplanté, responsable d’une mortalité non négligeable en clinique humaine. Dans le cadre de notre projet sur un modèle de gros animal, nous avons deux objectifs : 1) comparer plusieurs méthodes et montrer que la conservation du greffon cardiaque sous machine de perfusion oxygénée induit moins de phénomènes inflammatoires que le coeur explanté et conservé comme classiquement au froid statique à 4°C ; 2) confirmer que la colchicine, qui possède un effet cardioprotecteur après un évènement coronarien aigu, atténue ces lésions dans les deux modèles de conservation du greffon.
Bénéfices attendus
Pour soigner l'insuffisance cadiaque, les patients nécessitent de greffons préservés le plus longtemps et dans les meilleurs conditions possibles pour éviter des complications pouvant aller jusqu'à la mort. Grâce à ce projet, si nous démontrons d'une part que la préservation du greffon par machine de perfusion ex vivo donne de meilleurs résultats que la conservation froide statique sur les paramètres inflammatoires, et d'autre part que la qualité de préservation se maintient au moins 6 heures, dépassant largement les temps limités d'ischémie froide, alors cette technique pourra être utilisée en médecine humaine. De plus, si nous montrons que la colchicine a un effet protecteur sur les lésions avec les deux méthodes de conservation, alors elle sera un outil supplémentaire pour améliorer la qualité des transplantations.
Procédures
L'animal sera anesthésié profondément avant la réalisation de la chirurgie permettant l'accès au coeur et l'injection d'une solution de cardioplégie destinée à ralentir puis arrêter les battements cardiaques. Dès que le coeur sera arrêté, il sera prélevé et conditionné selon les techniques choisies.
Impact sur les animaux
Le protocole prévoit la mise à mort de l'animal par ralentissement puis arrêt cardiaque par l'injection d'une solution froide et riche en potassium (solution de cardioplégie) nécessitant l'ouverture du thorax. En dehors des contraintes liées à la préparation de l'animal (stress au moment de la prémédication), aucune nuisance supplémentaire n'est prévue puisqu'il s'agit d'une procédure sans réveil, au cours de laquelle la gestion de la douleur et de l'anesthésie seront rigoureusement surveillées.
Devenir
Aucun animal ne sera réveillé, le protocole nécessitant le prélèvement du coeur.
Remplacement
Il n'existe pas à ce jour de modèles alternatifs au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en conditions physiologiques. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique, ni à partir d'un modèle mathématique. De même, la perfusion d'organes ex vivo reposent sur l'utilisation d'un organe et non d'un tissu ou d'une culture cellulaire (pas d'alternative in silico ou in vitro) ; il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un coeur prélevé sur un système vivant et battant. Par ailleurs, seul un modèle sur le gros animal permet d'extrapoler facilement les résultats à l'homme dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan physiologique et métabolique.
Réduction
Le nombre d'animaux a été calculé afin de pouvoir réaliser les tests de comparaisons statistiques entre les groupes. Nous utiliserons des modèles d'analyse de la variance pour nos analyses statistiques. Au total 42 animaux seront utilisés pour cette étude afin de mettre en évidence une diminution significative entre les groupes. L'analyse statistique sera réalisée avec un logiciel spécialisé.
Raffinement
Une seule procédure expérimentale sans réveil est prévue dans ce protocole. Au delà des conditions règlementaires et habituelles d'hébergement et de respect du bien-être des animaux, la maîtrise des conditions de préparation et d'anesthésie des animaux évitera toute nuisance supplémentaire. La douleur au cours de la procédure sera contrôlée et prévenue par un morphinique avant l'ouverture du thorax. Par la suite, l'injection d'une solution visant à arrêter le coeur (cardioplégie) entraînera la mise à mort sans souffrance de l'animal.
Choix des espèces
Le porc présente une physiologie circulatoire proche de celle de l'Homme (fréquence et débit cardiaque identiques). La modélisation chirurgicale est facilitée par l'usage du gros animal. Cette convergence permet une adaptation optimale de l'espèce aux expérimentations et limitera au minimum le nombre d'animaux testés (moins d'échec technique). Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 3 mois, pour des raisons techniques d'une part (poids entre 35-40 kg) et pour des raisons de coût d'autre part. En effet, à ce stade de développement les diamètres de vaisseaux correspondent à ceux de l’humain et permettent donc de réaliser l'étude dans de bonnes conditions, et de prélèver des quantités suffisantes d'échantillons ex-vivo.
Projet pilote : Evaluation de régimes optimums pour le développement des comorbidités associées à un syndrome métabolique dans un modèle murin.
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
840 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune maintenue sept, huit, seize ou vingt-quatre semaines sous un régime enrichi en graisse, en cholestérol ou en fructose destiné à lui faire développer une obésité, une résistance à l'insuline, une stéatose du foie et une athérosclérose. Les femelles gestantes sont isolées cinq jours avant la mise bas et soumises au même régime, ce qui expose aussi les fœtus. Après une mise à jeun et deux tests métaboliques, les souris sont anesthésiées puis tuées pour le prélèvement de sang et d'organes. Ce projet pilote sert à choisir la lignée et le régime des études à venir, et le porteur annonce qu'il réduira le nombre d'animaux, sans qu'aucun calcul d'effectif ne soit donné pour ces 840 souris.
Objectifs
Ce projet est une étude pilote qui a pour objectifs de : 1) Déterminer le modèle murin génétiquement modifié le plus adapté dans le cadre de projets de recherche étudiant l’impact de l’altération du métabolisme des lipides dans les maladies cardio-métaboliques associées à l’obésité : athérosclérose, troubles du rythme cardiaque, maladies du foie non alcoolique (stéatose, stéatohépatite et fibrose hépatique), résistance à l’insuline et diabète. En effet, les souris non génétiquement modifiées soumises à un régime riche en graisse ou en cholestérol ne développent pas l’ensemble du spectre des maladies observées chez l’Homme de manière spontanée. Pour cela il est nécessaire d’utiliser des souris dont le métabolisme des lipoprotéines, les transporteurs circulants de lipides, a été modifié pour se rapprocher de celui trouvé chez l’Homme. Cette étude pilote a pour but de valider quelle serait la meilleure lignée à utiliser pour permettre de répondre aux questions scientifiques du projet. 2) Déterminer le régime optimum qui permettrait d’étudier les différents aspects des maladies cardio-métaboliques associées à l’obésité pour ces modèles. Ceci permettra de valider le choix de la lignée à utiliser, mais également de faciliter les échanges de données et donc de diminuer le nombre total d’animaux requis pour les différents aspects du projet..
Bénéfices attendus
Ce projet pilote permettra de sélectionner l’association régime/ génotype la plus adaptée pour répondre à différents objectifs scientifiques. Il permettra d’harmoniser les régimes et le modèle murin et de réduire le nombre d’animaux in fine. A plus long terme, le projet d’étude qui pourra être lancé permettra d’étudier les mécanismes associés à l’émergence de l’athérosclérose liés aux troubles métaboliques. De plus, ce projet permettra également de conforter l’hypothèse d’une programmation périnatale du développement de l’athérosclérose à l’âge adulte. L’ensemble de ces données permettra d’identifier et de stratifier des populations humaines potentiellement à risque et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Tous les animaux impliqués dans ce projet (cohorte adulte et cohorte « développement » avec femelles gestantes et allaitantes) seront mis sous un régime riche en graisse et ou en fructose, et ou en cholestérol pour des durées variables (7, 8, 16 ou 24 semaines). La cohorte de souris adulte sera soumise à un prélèvement faible de sang sous anesthésie (moins de 10 min) avant la mise sous régime riche. Après le régime riche en graisse, les souris seront mises à jeun et rapidement évaluées sur le plan métabolique (moins de 2 h), incluant un faible prélèvement de sang afin de mesurer le sucre dans le sang suite à une administration de glucose ou d’insuline. Les souris seront ensuite anesthésiées avant une euthanasie, afin de permettre les prélèvements de sang et d’organes nécessaires pour réaliser les analyses poussées requises pour ce projet.
Impact sur les animaux
Les femelles gestantes de la cohorte « développement » seront en hébergement individuel pendant 5 jours avant la mise-bas afin de préparer leur nid et assurer une alimentation comparable de leurs souriceaux, ce qui diminuera leurs interactions sociales pendant cette période. Elles seront exposées à un régime riche en graisse plus ou moins cholestérol plus ou moins fructose, ce qui pourrait générer un inconfort pour elles et le développement des fœtus. A partir de 8 semaines, les souris de la cohorte adulte seront exposées à des régimes riches en graisse plus ou moins cholestérol et plus ou moins fructose ou saccharose pendant 8,16 ou 24 semaines afin d’induire une obésité et les désordres métaboliques associés : altération du métabolisme lipidique, insulino-résistance, etc. Ceci pourrait induire un inconfort. De plus, les souris seront soumises à deux tests d’évaluation du métabolisme qui inclus une mise à jeun et de très petits volumes de prélèvement de sang.
Devenir
Les souris impliquées dans les expériences seront euthanasiées à la fin de la période de maintien prévue et les tissus récupérés. L’euthanasie est en effet requise afin de réaliser les dosages moléculaires et anatomiques fins, sans induire plus d’inconforts aux animaux.
Remplacement
Le dialogue inter-organes (cœur-foie, foie-vaisseaux sanguins, foie-tissus adipeux …) impliqué dans les maladies cardio-métaboliques, et entre les différents types cellulaires (macrophages/hépatocytes ou adipocytes) au sein d’un organe, est particulièrement complexe et ne permet pas leurs études in vitro dans des cultures cellulaires ou organotypiques. Ainsi l’impact global d’un stress lipidique induit par un régime peut être différent en fonction du tissu ou des cellules observées. D’autre part, il faut prendre en considération le concept que l’altération d’une fonction cellulaire (par exemple des macrophages) dans un environnement tissulaire spécifique peut avoir un écho profond dans des tissus/organes plus distants. La réalisation du projet ne peut donc s’envisager qu’à l’échelle de l’organisme entier afin d’avoir une approche globale et intégrée des mécanismes impliqués.
Réduction
Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Les études bibliographiques préalables ont permis de réduire le nombre de lignées potentiellement intéressantes pour le projet à 2 lignées qui seront testées en séquentielle, la seconde n’étant produite qu’en cas d’échec avec la 1ère. De même, le choix préalable des régimes a pu être réduit au maximum afin d’induire les altérations cardio-métaboliques souhaitées tout en évitant les biais. La sensibilité à l’émergence des maladies métaboliques présente une différence sexuelle importante. Il convient donc de caractériser finement les animaux des deux sexes ainsi que les mécanismes impliqués, en accord avec les recommandations des sociétés savantes internationales et des comités éditoriaux des journaux scientifiques .
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les animaux seront manipulés avec douceur, par du personnel formés et compétents, qui sera vigilant en cas de réaction comportementale excessive, ou de mal-être. Les animaux sont hébergés dans des conditions conformes à la réglementation. L’enrichissement des cages sera renforcé pour les femelles gestantes et allaitantes qui seront en hébergement individuel avec leurs petits, avec minimum de la frisure de papier kraft et un bâton à ronger.
Choix des espèces
L’objectif de ce projet est de valider les conditions nutritionnelles qui permettent de programmer le développement d’une athérosclérose suite à une exposition périnatale. L’étude chez l’adulte permettra de d’associer le développement de maladies cardiovasculaires au régime alimentaire périnatale, mais sans éliminer l’impact du vieillissement. L’étude chez les souriceaux âgés de 10 jours quand ceux-ci sont strictement nourris au lait maternel permettra d’estimer si ce lien existe dès ce stade précoce, et ainsi de valider l’hypothèse d’une transmission maternelle. Ceci a également une importance pour la santé humaine car des hausses sensibles de la pression artérielle ont été observées chez des pré-adolescents avec un historique fœtal (retard de croissance, prématurité).
Étude de la cognition et du comportement du babouin (Papio papio) à l’aide de protocoles de test en libre accès via l’implantation de puces RFID.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
40 babouins de Guinée vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés vivants et destinés à être réutilisés dans un projet similaire. Chaque animal est capturé et anesthésié vingt minutes une fois par an, dès l'âge de huit mois, pour l'implantation ou le remplacement de puces RFID sous la peau des avant-bras, soit jusqu'à cinq anesthésies au cours du projet. Ils accèdent librement à des cabines à écran tactile qui distribuent des récompenses, pour des tests d'attention, de mémoire, de catégorisation et de cognition sociale. Le porteur décrit une expérimentation reposant sur le "volontariat", "sans capture et contention de l'animal", et détaille par ailleurs les captures annuelles et les anesthésies qu'exige la pose des puces.
Objectifs
L’objet de l’étude consiste à décrire et identifier les mécanismes de perception, d’attention, de mémorisation, de catégorisation, de raisonnement et de formation de concepts chez le babouin de Guinée. Le protocole de recherche consiste à permettre à un deux groupes sociaux de babouins de se tester librement dans des tâches cognitives à l'aide de stations de conditionnement opérant équipées d'écrans tactiles et de distributeurs de récompenses. Les babouins, qui vivent dans des groupes sociaux de tailles différentes , peuvent, à tout moment et sans contrainte, quitter momentanément leur enclos ou leur volière pour interagir avec les écrans tactiles. L'expérimentation repose donc sur un principe de volontariat, sans capture et contention de l'animal. Les groupes d'animaux sont maintenus dans des enclos ou dans des volières de grandes tailles enrichies permettant des comportements riches et variés. L’objectif du projet est de réaliser des expériences de psychologie cognitive de manière à mieux comprendre les mécanismes mentaux des babouins et par comparaison aux résultats chez l'Homme, à nous informer sur notre histoire évolutive. Les expériences qui vont être réalisées auront de nombreux thèmes, notamment : - Une meilleure compréhension des mécanismes cognitifs individuels (attention, mémoire, catégorisation…) - L’étude de la cognition sociale (théorie de l’esprit, attention conjointe, influence sociale, imitation…) - L’étude de la socialité des groupes (réseaux sociaux, hiérarchie de dominance)
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sur la base des résultats obtenus précédemment sont l’apport de nouvelles informations issues d’études longitudinales, permettant d’enrichir les connaissances sur le développement et sur le vieillissement, et la possibilité de d’étudier de manière comparer de nombreux processus cognitifs.
Procédures
Chaque année, à partir de l'âge de 8 mois les animaux seront soumis à une anesthésie de 20 minutes pour leur contrôle sanitaire annuel, au cours duquel des puces électroniques seront placées en sous-cutané dans les avants bras (ou remplacées si elles ne sont plus fonctionnels). Au total chaque animal sera donc anesthésié maximum 5 fois au cours du projet pour ces contrôles sanitaires et pose/vérification de transpondeurs.
Impact sur les animaux
Stress lors des captures. Anesthésie pour la pose de puces électroniques.
Devenir
A l’issue du projet, les sujets seront maintenus en vie car les procédures de collectes de données ne sont ni invasives ni douloureuses, et le projet à pour objectif de perdurer à long terme. Les sujets sont donc destinés à être reutilisé dans un projet similaire en prenant en compte l'effet cumulatif.
Remplacement
Le recours à l’animal est indispensable dans ce cas, car l’animal est – de fait – l’objet de notre l’étude. Ici le singe n’est pas pris comme modèle, mais est étudié pour lui-même. Ce modèle permet également les recherches comparées à l’Homme
Réduction
Le nombre d'individus se justifie notamment par notre besoin de pouvoir constituer des classes d’âge relativement homogènes, pour pouvoir les comparer et mieux comprendre le développement et le maintien des capacités cognitives au cours du temps.
Raffinement
Ces animaux sont tous maintenus dans des enclos enrichis et en groupe social : Le dispositif permet de récolter des données cognitives dans un environnement rassurant pour l’animal, qu’il peut quitter à tout moment. Les données récoltées le sont au moment où l’animal est lui-même motivé et dans les meilleures dispositions pour être testé. Plusieurs années de recul avec cette approche, et publications de notre laboratoire, ont montré que l'utilisation des systèmes de test en libre accès atténue le stress de l'animal en expérimentation. Ce protocole constitue donc un raffinement (règle des 3Rs) favorable au bien-être de l'animal en expérimentation. Nous réduisons au maximum le nombre de capture/anesthésie nécessaire à la pose des puces électroniques RFID en profitant du contrôle sanitaire annuel des sujets pour réaliser cette procédure. En cas de nécessité vétérinaire, l'animal sera sorti de son groupe pour permettre des soins en infirmerie. Il est remis en protocole à l’issue de ces soins, dès que son état le permet. En cas d’arrêt de l’expérimentation (ex : fermeture pour congés), l’absence de renforcement est compensée par un complément de croquettes.
Choix des espèces
Le babouin est un animal actif et manipulateur, son système visuel est proche de celui de l’Homme et nos recherchent antérieures ont montré qu’il se prête volontiers à l’expérimentation comportementale de ce type. Il s’agit donc du sujet idéal pour ce type de recherche. De plus, le babouin vit en situation naturelle dans des groupes d’une trentaine d’individus (ou plus). A ce niveau d’échelle, nous pouvons donc maintenir des individus dans un contexte social proche du contexte social naturel. Le groupe de babouins est composés d'individus de tous âges pour étudier le développement des fonctions cognitives ainsi que l’impact du vieillissement sur ces mêmes fonctions
Apport de la thérapie génique pour soigner le syndrome d’Usher de type 1C
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Deux nouvelles lignées de souris sont créées pour porter une mutation humaine responsable du syndrome d'Usher de type 1C, avec une surdité permanente et des troubles de l'équilibre annoncés comme phénotype attendu. 2 950 souris vont être utilisées, dans des procédures allant de l'intervention sous anesthésie sans réveil à un niveau de souffrance modéré, une partie opérée puis tuée avant tout réveil pour la formation à la chirurgie et pour vérifier au microscope la réussite de l'injection. Les autres reçoivent une injection unique dans l'oreille interne, dès l'âge d'un jour, ou sous la rétine à trente jours, puis passent des tests auditifs sous anesthésie, un test d'équilibre de trente et une minutes, deux tests d'orientation de quinze secondes, un test de nage de trente secondes et des enregistrements de la rétine après trois heures d'obscurité. Toutes sont tuées, celles qui n'ont pas le bon génotype comme les géniteurs remplacés avant quinze mois, et les autres entre six jours et onze mois après l'injection pour l'analyse de leurs vestibules, cochlées et rétines.
Objectifs
Le syndrome d’Usher de type 1 est la première cause de surdicécité héréditaire chez l’enfant. Il n’existe à ce jour aucun traitement pour prévenir et/ou corriger les déficits sensoriels responsables de ces atteintes auditives et visuelles. Depuis peu, la thérapie génique est l’une des pistes explorées pour soigner ces déficits. Notre objectif est d’évaluer l’effet d’une telle approche dans des modèles murins du syndrome d’Usher de type 1C (USH1C). Nous testerons deux stratégies de thérapie génique (via des vecteurs viraux ou via des liposomes) dans des souris génétiquement modifiées (à créer, mâles et femelles, nouveau-nés et adultes).
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes responsables des pertes visuelles et auditives décrites dans le syndrome d’Usher de type 1C et de développer des stratégies thérapeutiques capables de prévenir et/ou retarder la maladie. A court terme : - L’utilisation d’une souris porteuse de la mutation humaine nous permettra de mieux comprendre les mécanismes responsables de la maladie dans les cellules sensorielles de la rétine et de l’oreille interne. - Nous identifierons les méthodes les plus efficaces pour exprimer la protéine non mutée ou réparer la protéine mutée et déterminerons l’efficacité de ces deux stratégies pour corriger les troubles auditifs, vestibulaires et visuels chez nos souris déficientes. A long terme : Nous espérons avec ce travail développer des outils utilisables dans des essais pré-cliniques et cliniques afin de prévenir ou retarder la cécité et la surdité chez les patients atteints du syndrome d’Usher de type 1C. Ceci inclut : - la mise en évidence d’approches nouvelles pour le transfert de gène non viral, - la mise en évidence de l’efficacité in vivo de l’édition de gène pour la correction de mutations spécifiques.
Procédures
Evaluation d’un phénotype dommageable sur 2 nouvelles lignées de souris par pesées et onbservations. Chirurgie : Les animaux seront soumis à des injections sous anesthésie gazeuse et analgésie, elles seront uniques et ne dureront pas plus de 10 minutes. Tests auditifs : Les souris injectés au niveau de l’oreille interne seront soumises à des tests auditifs dès l’âge de 3 semaines. Ces tests pourront être répétés à 1, 2 et 3 mois. Les souris seront anesthésiées puis exposées à de brefs stimuli sonores d’intensité et de fréquence croissantes. Des mesures seront enregistrées à l’aide d’électrodes sous la peau ou à l’entrée du conduit auditif. L’ensemble de ces enregistrements ne durera pas plus de 30 minutes par session. Tests d’équilibre : Les souris injectées au niveau de l’oreille interne seront également soumises à des tests comportementaux. Leurs déplacements seront analysés à l’aide d’un système vidéo (2 minutes). Leur capacité d’équilibre sera quantifiée par 2 tests (l’un durant 31 minutes, l’autre 2 minutes). Leur capacité d’orientation dans l’espace sera évaluée grâce à deux autre tests (15 secondes chacun). Un test de nage sera finalement réalisé (30 secondes) avant le retour en cage d’hébergement. Tests Visuels : Les souris injectées au niveau de la rétine seront soumises à des tests entre 2 et 11 mois post-injection. Elles seront placées à l’obscurité 3 heures avant leur anesthésie, puis exposées à de brefs flashes lumineux d’intensité croissante. Les réponses électriques générées seront enregistrées à l’aide d’électrodes placées sous les paupières. Des mesures seront également réalisés entre 0 et 60 minutes après désensibilisation à la lumière (exposition lumineuse intense de 3 minutes).
Impact sur les animaux
Les souris déficientes en protéine appelée Harmonine sont atteintes de surdités et présentent des troubles de l’équilibre. Les déficits visuels sont peu marqués et ne provoquent aucun changement comportemental. Les deux nouvelles lignées de souris que nous souhaitons créer pourraient présenter des phénotypes similaires. Aucune aggravation de phénotype n’est attendue pour ces lignées. Les injections dans l’oreille interne et dans la rétine seront réalisées sous anesthésie gazeuse et analgésie, en conditions optimales d’asepsie et avec un contrôle rigoureux des animaux en pré- et post-opératoire. Aucune dégradation de l’état des animaux n’est attendue, hormis un risque limité de cataracte. Bien au contraire, nous espérons que le remplacement ou la correction du gène muté contribuera à rétablir les fonctions d’équilibre voire l’audition des souris injectées. En découle la liste ci-dessous des interventions après raffinement, et de leurs éventuels effets indésirables supérieurs ou égal à une piqûre d’aiguille : 1) POUR la création de deux lignées de souris transgéniques déficientes en Harmonine, élevées dans un milieu fortement enrichi -> surdité permanente et troubles d’équilibre 2) POUR les injections intracochléaires ou sous-rétiniennes sous anesthésie gazeuse et analgésie, avec soins pré- et post-opératoires -> pas de nuisance attendue du fait des injections réalisées sous contrôle stricte pré et post-opératoire.
Devenir
Les animaux utilisés lors de cette procédure et destinés à la formation à certaines chirurgies seront mis à mort. La réussite de l’injection sera visible immédiatement après l’injection (après dissection post-mortem), il s’agira donc d’une procédure sans réveil. Certains animaux seront utilisés pour l’établissement de nouvelles lignées de souris. Les animaux ne possédant pas le génotype approprié seront mis à mort. Les géniteurs au génotype favorable seront mis à mort avant l’âge de 15 mois et remplacés. Certains animaux appartiennent à de nouvelles lignées. Ils seront caractérisés puis mis à mort afin d’analyser par microscopie les vestibules, cochlées et rétines. Des tests seront réalisés sur certains animaux afin d’évaluer l’efficacité du traitement. Ils seront ensuite mis à mort afin d’analyser les tissus injectés en microscopie.
Remplacement
Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative in vitro ou in silico pour appréhender les mécanismes complexes impliqués dans le fonctionnement de la rétine ou de l‘oreille interne que sont : 1) la perception du stimulus visuel ou mécanique par certains récepteurs ou cellules sensorielles ; 2) la transduction de ce stimulus en un signal électrique ; 3) la transmission de ce signal électrique à la rétine ou à certains neurones de la cochlée ; 4) le transfert via ces neurones et leurs relais de l’information jusqu’au cerveau. De fait, nous aurons recours à la souris dans notre projet pour étudier les cascades physiopathologiques impliquées dans la cécité ou la surdité et pour tester l’efficacité thérapeutique de traitements préventifs ou curatifs.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’individus par groupe expérimental, nous avons retraité les données issues de souris normales et mutantes avec un outil statistique. Nous avons déterminé qu'il nous faudrait un minimum de 5 individus par groupe. Afin d’éviter un éventuel « effet cage », les souris d’une même cage seront subdivisées pour recevoir au moins 2 traitements différents. Nos données quantifiées seront analysées grâce à un logiciel. Nous choisirons les tests statistiques selon la taille et la distribution des échantillons.
Raffinement
Notre projet prévoit la création de deux nouvelles lignées de souris transgéniques. Dans la mesure où toute création d’une nouvelle lignée de souris implique de surveiller la survenue d’un phénotype dommageable, nous suivrons la « fiche d'évaluation de phénotype suite à une création de lignée » proposée par notre SBEA. Les animaux atteignant les points limites définis seront mis à mort immédiatement. Des enrichissements d’environnement supplémentaires seront fournis aux souris et adaptés aux besoins. L’emploi d’analgésiques sera systématique tout comme l’application d’un gel ophtalmique lors des anesthésies. Les animaux opérés seront régulièrement inspectés pour détecter et traiter les éventuels signes d’inconfort tels que décrits dans la grille d’évaluation fournie par notre SBEA.
Choix des espèces
Les cellules et les molécules impliquées dans le fonctionnement de l’œil et de l’oreille interne sont comparables chez l’homme et la souris. Les pathologies qui nous intéressent ont déjà des modèles murins. Afin de nous rapprocher de la pathologie humaine, nous souhaitons nous focaliser sur une région du génome pour lequel un variant pathologique a été décrit. Il n’existe pas à ce jour de modèles murins impliquant précisément cette région, raison pour laquelle nous souhaitons créer deux nouveaux modèles de souris mutées pour cette région. Ces deux modèles vont nous permettre d’explorer les preuves de concept thérapeutique que nous pourrons transposer, du moins conceptuellement, chez l’homme. Les injections sous-rétiniennes se feront sur des animaux âgés de 30 jours, soit à un stade où l’espace sous-rétinien est bien formé. L’essentiel des injections intracochléaires se feront sur des souris âgées de 1 jour, soit à un stade immature où les cellules sensorielles ne sont pas encore trop affectées. Des stades plus tardifs seront également testés (7, 10, 14 et 21 jours post-nataux) de façon à déterminer la fenêtre de temps thérapeutique de nos injections intracochléaires. La mise à mort se fera entre 6 jours et 11 mois post-injection pour évaluer les effets à court, moyen et long termes d’une correction génique.
Étude de l’altération des réponses immunitaires innées lors de l’infection à Leptospira interrogans en phase de colonisation rénale chronique chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Infectées par injection d'une solution de leptospires, puis laissées porter la bactérie dans leurs reins pendant un à trois mois, 432 souris reçoivent ensuite dans l'urètre, sous trente minutes d'anesthésie, une seconde bactérie, Escherichia coli. Certaines reçoivent avant l'infection une injection destinée à supprimer un composant de leur système immunitaire. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, avec perte de poids, poil hérissé et mobilité réduite attendus, et toutes sont tuées pour le prélèvement de leurs reins et de leur vessie. Le porteur décrit la colonisation rénale comme légère et asymptomatique, et annonce découper chaque paire de reins en quatre morceaux pour "rationaliser au mieux chaque individu".
Objectifs
La leptospirose est une zoonose ré-émergente causée par des bactéries du genre Leptospira avec Leptospira interrogans (L. interrogans), la principale espèce pathogène. Les leptospires sont transmis par différents mammifères dont certains rongeurs comme les rats et les souris (principal réservoir connu) qui les hébergent de manière asymptomatique dans leurs reins et les excrètent via leurs urines dans l’environnement. Cette maladie affecte tous les mammifères incluant l’Homme chez qui elle se manifeste diversement, allant de symptômes pseudo-grippaux à des formes sévères, le plus souvent fatales. De mauvaises conditions sanitaires dans les pays en développement, les inondations liées au réchauffement climatique sont des facteurs favorisant la transmission de L. interrogans. Il n’existe à ce jour aucun vaccin universel capable de conférer une protection durable et croisée pour les 350 types de leptospires identifiés. Les antibiotiques ne sont efficaces que s’ils sont administrés précocement, sinon ils s’avèrent incapables d’éradiquer l’infection dès lors que les leptospires s’installent et persistent dans les reins de l’hôte. Trop souvent négligée, la leptospirose est une maladie généralement diagnostiquée tardivement et se caractérise par une infection rénale chronique cause de morbidité dans les élevages de rente et suspectée chez l’homme. Des études sérologiques récentes suggèrent que certaines maladies rénales chroniques pourraient être associées à une infection antérieure asymptomatique par les leptospires. L’objectif de notre projet est d’étudier, grâce au modèle murin infecté par la leptospirose, les conséquences de l’infection chronique rénale induite par les leptospires et de son impact sur le système immunitaire inné, encore mal compris. Afin de mener à bien notre projet, nous souhaitons étudier la réactivité de l’hôte infecté chroniquement par les leptospires à une co-infection par les Eschetrichia coli pathogène urinaires (UPEC). A l’aide de ces modèles, nos travaux devraient permettre de caractériser les conséquences, pour l’instant inconnues, de l’infection rénale chronique induite par l’infection aux leptospires et de son impact sur le système immunitaire inné lors d’une infection du système urinaire.
Bénéfices attendus
L’infection aux leptospires se caractérise dans un premier temps par une phase de dissémination sanguine, puis par une réapparition dans les reins de l’hôte où ils établissent une colonisation stable et pérenne. Malgré une légère fibrose rénale, aucune détérioration de la fonction rénale, ni perte de poids n’ont été observées. Cependant, nous ignorons si ce portage chronique altère ou non la réponse immunitaire innée de l’hôte. L’idée, ici est de proposer une étude complète sur le système immunitaire innée en contexte de leptospirose chronique, afin de caractériser et définir les acteurs de la réponse immunitaire innée face à une seconde infection (ici Escherichia coli). Ces éléments pourraient apporter des éléments probants montrant que la colonisation rénale chronique des leptospires détériore le système immunitaire inné, rendant l’hôte plus sensible lors d’une co-infection.
Procédures
Au maximum, les souris seront soumises à 1 injection de solution saline ou bactéries (durée 1 minutes/souris), puis 1 à 3 mois post-infection à une injection d’un cocktail d’anesthésiques afin de procéder à 1 administration dans l’urètre d’une solution saline ou de bactéries sur animal anesthésié (durée du geste 3 minutes/souris, durée totale de l’anesthésie 30 minutes/souris). De plus les animaux pourront recevoir 1 injection avant l’infection aux bactéries, afin de supprimer un composant du système immunitaire ; toutes les injections sont réalisées sur animaux vigiles sous contention (1 minute/souris) sauf l’intraveineuse dans la veine de l’œil qui sera réalisée sous anesthésie gazeuse (2 minutes/souris).
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à des injections intra-péritonéales, réalisées par une piqure d’aiguille entraînent une douleur légère, et un inconfort de courte durée. Les agents infectieux administrés pourront provoquer des signes cliniques infectieux : perte de poids, poil hérissé, mobilité réduite.
Devenir
Mise à mort des animaux pour prélèvements de tissus biologiques voués à l’étude scientifique
Remplacement
L’étude des réponses immunitaires de l’hôte ne peut pas être réalisée sans expérimentation animale. En effet, les études in vitro ne tiennent pas compte de la complexité des coopérations cellulaires et de l’environnement biologique (interaction cellulaire, recrutements cellulaires, …). Cependant, nous investiguerons au maximum possible la mise en place d’étude in vitro complémentaire.
Réduction
Le plan expérimental (nombre d’animaux par lot, nombre de lots expérimentaux, répétition des expérimentations) a été établi de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de l’exploitabilité et de la significativité des résultats. Dans notre analyse, nous avons souhaité introduire l’étude des deux sexes, c’est pourquoi chaque groupe expérimental sera constitué de 6 animaux, composé de 3 mâles et 3 femelles. Ce nombre a été défini d’après notre expérience, et avec l’aide d’un biostatisticien. Des tests statistiques appropriés seront appliqués pour déterminer la significativité des données. De plus, seules les expériences donnant des résultats intéressants seront répétées. L’étude de l’immunité innée en condition de co-infection (Leptospira interrogans et Escherichia coli) s’effectue sur deux compartiments différents, le rein et la vessie. Afin de réduire le nombre d’animaux inclus dans l’expérimentation les différents organes prélevés sur un même animal, pourront servir pour 4 types d’analyses. En effet, le rein, principale cible d’étude, est un organe pair. Chaque rein pourra être coupé en 2 permettant l’obtention de 4 morceaux distincts, cependant homogènes sur le plan histologique, pour 4 types d’analyses indépendantes. La vessie, elle, sera prélevée en totalité pour l’analyse de charge en Escherichia coli.
Raffinement
L’administration dans l’urétre sera pratiquée sous anesthésie générale de l’animal permettant une administration sans gêne ni douleur. La dose de leptospires utilisée dans notre projet, pour induire une colonisation rénale, ne provoque qu’une infection légère, asymptomatique. La surveillance des souris et des points limites sont définis et spécifiques de la maladie, ils permettent d’anticiper de façon fiable toute souffrance animale inutile. L’infection dans l’urétre sous anesthésie de la bactérie Escherichia coli n’entraîne pas de septicémie et les souris se rétablissent et éliminent complétement les bactéries en moins d’une semaine. Dans notre étude, l’infection sera de courte durée chez l’animal (24h). Cependant, dans les heures suivant l’infection les souris seront attentivement observées pour tout signe de souffrance animale (poil hirsute, attitude prostrée, signes faciaux de souffrance, mobilité altérée) et le cas échéant, mises à mort. Au terme de chaque expérience, les souris seront mises à mort selon les règles établies et leurs organes prélevés pour rationaliser au mieux chaque individu.
Choix des espèces
Dans la présente demande, l’étude de la leptospirose implique un hôte et les bactéries qui l’infectent. La complexité des mécanismes d’induction des réponses immunitaires et de l’interaction hôte-pathogène ne peut pas être appréhendée dans sa globalité in vitro. La souris, hôte naturel asymptomatique, est idéale pour pouvoir mieux comprendre la leptospirose. Par ailleurs, la souris est un mammifère avec une physiologie et un système immunitaire très proches de ceux de l’Homme. Ainsi, les résultats expérimentaux et la compréhension des mécanismes immunitaires mis en place lors de l’infection par les leptospires seront très probablement transférables à l’Homme. Ce projet sera réalisé avec des souris adultes (entre 6 et 12 semaines), défini comme matures en termes de système immunitaire.
Formation à la pose de cathéter central par technique échoguidée pour la réalisation d’études pharmacocinétiques chez le porc
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Le premier des trois porcs reste sous anesthésie générale jusqu'à quatre heures, le temps que quatre opérateurs s'exercent à poser des cathéters dans une à trois veines ou artères chacun. Ces 3 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Le projet se présente comme un progrès de raffinement au sens de la directive 2010/63/UE, avec une anesthésie plus courte et un risque infectieux réduit, et le porteur décrit la pose échoguidée comme "très peu invasive" et les prélèvements suivants comme "totalement indolores". Le premier porc est tué à la fin de l'intervention parce que de nombreux vaisseaux y ont été cathétérisés, que l'opération a duré et que l'asepsie n'y est pas complètement maîtrisée, les deux autres au terme de trois semaines, leurs muscles, foie et reins pouvant être récoltés.
Objectifs
Dans le cadre de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, retranscrit en droit français par le décret no 2013-118 du 1er février 2013, le raffinement des techniques utilisées en expérimentation animale est souligné. Le but de ce projet est d'améliorer la technique de pose de cathéter veineux central ainsi que d'autres voies d'accès sanguines sur 3 porcs, grâce à un appareil d'échographie, pour réaliser par la suite des études de cinétique tout en minimisant au maximum la souffrance pour les animaux. De plus ce projet permettra de former des opérateurs à cette nouvelle technique (4 opérateurs) La 2e partie de ce projet permettra de vérifier le bon maintien des cathéters et de réutiliser deux animaux pour réaliser une cinétique plasmatique comprenant une association d'antibiotiques classiquement utilisée en médecine vétérinaire, notamment dans la filière porcine, pour traiter certaines infections. Cependant les posologies actuelles ne sont pas optimales pour avoir un traitement le plus efficace possible. Cette 2e procédure permettra ainsi de compléter les données déjà obtenues lors d'une précédente saisine afin d’améliorer l’analyse des résultats. Cette 2e procédure permet donc d'optimiser l'usage de 2 de ces 3 porcs, suite à la formation sur la pose des cathéters, par la mise en place d'une cinétique de prélèvement sanguin. La répétition de ces prélèvements confirmera la fonctionnalité des cathéters et le bon maintien des bandages grâce à une évaluation à moyen et long terme.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de la mise en place de cette nouvelle technique de cathéter central sont multiples : - réduction de la durée d'anesthésie des animaux (environ 30-45min contre plus de 2h avec la technique chirurgicale) - diminution du risque infectieux car il n'y a pas d'ouverture chirurgicale, le seul geste étant le passage de l'aiguille et du cathéter au niveau du cou. Celui-ci n'étant pas fixé au vaisseau comme lors de la technique précédente, il peut être retiré facilement en cas d'infection. Amélioration globale du bien-être des animaux grâce aux points précédents. Concernant les prélèvements sanguins de l'association d'antibiotique, les données récoltées permettront par la suite de proposer une posologie plus adaptée lorsque le recours à cette association d’antibiotique est nécessaire en élevage agricole.
Procédures
Pour le premier porc, une anesthésie générale sera effectuée afin d'effectuer l'ensemble des poses de cathéter sur chaque site recherché. La durée dépendra du temps d'apprentissage de chaque intervenant en fonction de leur maitrise et de leur expérience mais ne dépassera pas 4 heures. Les 2 porcs restant ayant reçu une pose de cathéter central au niveau de la veine jugulaire externe auront une anesthésie générale d'une durée moyenne de 30-45 min. Le placement du cathéter central de façon écho-guidée, permet de réduire la durée de l'anesthésie et de minimiser le risque infectieux. Cette procédure peut être source de stress et de douleur mais une contention maitrisée suivi d’une anesthésie/analgésie adaptée permettra de réduire au maximum ces désagréments. Une fois le cathéter posé, les prélèvements de sang seront totalement indolores et sans contention particulière, et auront lieu sur une période de 56h. Puis les porcs seront gardés au maximum 2 semaines afin d'évaluer quotidiennement la fonctionnalité des cathéters. Chaque manipulation de contention+gavage ne dure pas plus de quelques minutes. Les animaux seront hébergés durant les deux semaines de prélèvement dans une salle commune avec box individuel disposant de séparation ouverte favorisant les relations sensorielles (contact visuel, contact olfactif et tactile groin à groin) entre chaque animal tout en évitant d’abimer ou détériorer les cathéters.
Impact sur les animaux
La procédure de pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie générale et avec des conditions d'asepsie stricte. Une fois le cathéter posé les prélèvements de sang et l'entretien des cathéters seront totalement indolores et donc non générateurs de stress. Il n'est pas attendu d'effet indésirable sauf un éventuel risque d'infection en cas d'erreur d'asepsie et/ou de mauvais entretien des cathéters (risque très faible). Pour éviter tout problèmes respiratoires durant l'anesthésie générale, un contrôle permanent sera effectué par un assistant expérimenté et complété par un monitoring respiratoire. Un tapis chauffant est associé durant l'ensemble des actes chirurgicaux afin de maintenir la température corporelle de l'animal. L'association d'antibiotique utilisée sera une spécialité vétérinaire disponible sur le marché et la dose sera conforme à ce qui est indiquée dans la notice de ce médicament, donc sans effet toxique attendu.
Devenir
Le premier porc sera mis à mort lors de la fin de l'intervention chirurgicale, car beaucoup de vaisseaux sanguins ont été cathétérisé, que l’intervention a été longue, sans une complète maitrise de l’asepsie. Les deux autres porcs seront mis à mort à l’issue des 3 semaines d’expérimentation dans des conditions éthiques, et des tissus d’intérêt (muscle, foie reins) pourront être récoltés.
Remplacement
Un entrainement et une formation avec un expérimentateur aguerri à la technique avec échographe a déjà été effectué pour 2 opérateurs, et d'autres entrainements sur des mannequins/fantômes sont prévus pour maintenir le geste de l'échographe lors de la pose de cathéter. Cependant, il est nécessaire de pratiquer cette technique in vivo sur un faible nombre d'animaux afin d'asseoir les gestes techniques et évaluer l'efficacité de cette méthode tout en maintenant et maitrisant les règles sur poste chirurgicale : asepsie, anesthésie et d'analgésie. De plus la maitrise des bandages ne peut se réaliser que sur animaux vivant. Ce contrôle nécessite une supervision des fixations du bandage sans en gêner l'ensemble de ses mouvements à court terme puis long terme par l'augmentation de la masse corporelle de l'animal. La durabilité de l'ensemble de ces gestes doit être contrôler et évaluer à moyen et long terme. La réalisation de ces contrôles servira à la réalisation d'une cinétique plasmatique d'une combinaison d'antibiotique, procédure qui ne peut pas être remplacée par des méthodes in vitro.
Réduction
Le nombre minimal d'animaux (3 porcs) a été défini pour permettre une manipulation de l'ensemble des opérateurs (4 opérateurs, entre une et 3 veines et ou artères par opérateur). Concernant la cinétique plasmatique, le nombre d'animaux est faible mais complète des données déjà générées. De plus après administration intraveineuse, la variabilité inter-animale est bien moindre que par voie extravasculaire et un nombre suffisant de prélèvements dans le temps seront réalisés. Il n'y aura pas de statistiques réalisées les cinétiques étant descriptives.
Raffinement
Les animaux recevront une pré-anesthésie en intramusculaire puis anesthésie gazeuse initiée avec un masque puis relayée par intubation intratrachéale. Utilisation d'un anesthésique local au niveau du point d'insertion cutané des cathéters. La pose de cathéter sous échographie est très peu invasive et l'ensemble des anesthésiants ont un effet analgésique suffisant pour ce type de procédure. Un anti-inflammatoire sera utilisé en cas de manifestation de douleur de l'animal après la pose des cathéters. Les porcs seront hébergés ensemble lors de la phase d'acclimatation (5-7 jours) puis seront seuls par case (sur caillebotis) après la pose du cathéter afin de limiter les risques d'arrachement. Cependant, les barrières entre cases permettent un contact visuel, olfactif et tactile (groin à groin) entre porc voisin. Des jouets seront mis à disposition : jouets à mâcher en caoutchouc et jouets à mâcher suspendus (de type disque en caoutchouc, chaine) sur support amovible. Les cathéters seront protégés avec un bandage adéquat qui sera vérifié régulièrement et changé s'il est trop souillé. Un suivi-post anesthésie individuel des animaux sera effectué. Les injections et prises de sang seront indolores grâce à la pose des cathéters. Des sessions d’interactions positives sont régulièrement effectuées lors des prélèvements sanguins par des caresses et grattages, ce qui permet d’améliorer le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible utilisée au laboratoire pour les études de cinétique plasmatique. Les porcs auront un stade de 60 jours correspondant à un poid de 20kg à leur arrivée. Les porcs de ce poids sont généralement utilisé dans nos projets de cinétiques. De plus à ce stade, les animaux sont plus facilement manipulables, permettant d’assurer la sécurité des animaux et des opérateurs.
Effet d’un agoniste synthétique des récepteurs de l’acide rétinoïque dans l’insuffisance rénale chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles endocriniens
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
Une perte de poids trop importante, une paralysie des membres postérieurs, un saignement de nez, la prostration ou une surinfection de la plaie déclenchent la mise à mort. 400 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes. Une partie subit une interruption de la circulation dans les deux reins pendant vingt-deux minutes, une autre une ischémie du rein gauche de vingt-cinq minutes doublée de l'ablation du rein droit, puis toutes reçoivent un gavage quotidien pendant cinq ou dix jours et des mesures répétées de la fonction rénale sous deux anesthésies séparées de deux heures. Le porteur écrit que l'induction d'une insuffisance rénale est "absolument indispensable" au projet, et n'utilise que des mâles parce que le rein des femelles résiste mieux, ce qui obligerait à recaler tout le protocole pour obtenir des lésions équivalentes.
Objectifs
Environ un patient sur trois admis dans une unité de soins intensifs va développer une insuffisance rénale aigüe définie par une diminution brutale de la fonction rénale. Il est désormais bien établi que même un épisode peu sévère d’ insuffisance rénale aigüe augmente le risque de décès, indépendamment de toute comorbidité . En outre, il est aussi démontré que l'insuffisance rénale aigüe, y compris chez les enfants, est un facteur de risque majeur pour le développement d'une insuffisance rénale chronique en l'espace de quelques semaines ou de quelques mois. Malheureusement, il n'existe actuellement aucun traitement médical pour traiter l'insuffisance rénale chronique. Le traitement de l’insuffisance rénale aigüe constitue donc un objectif majeur de santé publique. Nous espérons ici démontrer le rôle bénéfique d'un dérivé de la vitamine A dans la récupération rénale après l’ insuffisance rénale aigüe et la transition vers l'insuffisance rénale chronique. Le traitement proposé est déja utilisé en médecine humaine pour traiter certains cancers. Ce projet est une première étape qui pourrait déboucher sur un essai thérapeutique chez des patients sévères admis en unité de soins intensifs et souffrant d'insuffisance rénale aiguë. Pour tester l'effet potentiellement bénéfique de ce traitement sur la fonction rénale au cours de l'insuffisance rénale aigüe, notre projet a plusieurs objectifs : 1) Effet du traitement sur la fonction rénale dans des conditions normales chez la souris. 2) Effet du traitement sur la préservation de la fonction rénale dans les conditions d'insuffisance rénale aigüe et d'insuffisance rénale chronique (modèle préventif) 3) Effet du traitement sur la récupération de la fonction rénale dans les conditions d'insuffisance rénale aigüe et d'insuffisance rénale chronique (modèle curatif).
Bénéfices attendus
L'insuffisance rénale chronique est un problème majeur de santé publique, non seulement en raison du risque accru de dialyse et de transplantation, mais aussi parce que l' insuffisance rénale chronique est associée à une morbidité et une mortalité très élevées, même avant le stade de l'insuffisance rénale terminale. En effet, le déclin de la fonction rénale est associée à des augmentations majeures de la mortalité cardiovasculaire.L'insuffisance rénale aiguë constitue un véritable défi dans les unités de soins intensifs, car il s'agit d'une affection très courante, associée à une importante mortalité et pour laquelle il n'existe actuellement aucun traitement spécifique. Nous avons pu identifier une association, chez l’homme, entre l’expression du récepteur d'un dérivé de la vitamine A et la récupération de la fonction rénale. Ce projet vise tout d’abord à rechercher une relation de causalité et nous dira si la stimulation de ce récepteur, par un médicament déjà disponible dans la pharmacopée, peut améliorer la récupération rénale. Ce projet, en cas de résultats encourageants, pourraient déboucher sur un essai clinique chez l’homme, en particulier chez des patients sévères admis en unité de soins intensifs et souffrant d'insuffisance rénale aiguë. Il est donc d’une importance cruciale.
Procédures
(1) Une partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine les deux reins pendant 22 minutes. Elle s'accompagne d'injections pour l'analgésie et l'anesthésie. Ce protocole a une durée de 40 minutes. (2) Une autre partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale qui consiste à priver de la circulation sanguine le rein gauche pendant 25 min (durée totale 30 min) et à exciser le rein droit (durée totale de 10 min). Cette chirurgie se fait en deux temps. Elle s'accompagne d'injections pour l'analgésie et l'anesthésie. (3) Toutes les souris du projet seront soumises à la mesure de leur fonction rénale par une nouvelle technique qui nécessite une anesthésie gazeuse pour injecter par voie intra-veineuse le traceur fluorescent et installer sur le dos de l'animal un capteur de fluorescence miniaturisé. Cette partie de la procédure dure 5 minutes. Une deuxième anesthésie est nécessaire 2h plus tard pour retirer le capteur. Cette partie de la procédure ne dure que 2 minutes. La mesure sera répétée plusieurs fois sur chaque souris à des jours différents selon la procédure (4) Tous les animaux recevront un traitement ou un placebo par gavage à l’aide d’une canule adaptée à la morphologie des animaux. Cette étape est très rapide, environ 30 secondes par animal. Le gavage sera limité à une administration quotidienne pour une durée totale de 5 ou 10 jours (5) Prélèvement du sang sous anesthésie (30 secondes environ), sur un plateau thermostaté ; suivi de l'euthanasie par une méthode règlementaire en vue des différents prélèvements et analyses nécessaires.
Impact sur les animaux
La chirurgie et l'induction d'une insuffisance rénale aigue provoquent une douleur, une altération de l'état général et un stress de l'animal : (1) douleur provoquée par la procédure chirurgicale nécessaire pour la néphrectomie et la pose des clamps vasculaires (injections analgésie et anesthésie, ouverture des plans cutané et musculaire, sutures); (2) complications liées à l'anesthésie chimique pour la chirurgie et gazeuse pour la mesure de la fonction rénale (détresse respiratoire, arrêt cardio respiratoire , stress thermique) (3)altération de l'état général : perte de poids, déshydratation ; (4) stress induit par les manipulations quotidiennes et en particulier lors du gavage par voie orale. (5) Douleurs modérées induites par les injections intraveineuses (Mesure de la fonction rénale). (6) Le gavage oral peut être source d’inconfort et d'irritation de la gorge pour la souris. Le profil de sécurité du traitement utilisé dans ce projet est largement favorable et déjà utilisé en pratique clinique. Les effets secondaires décrits chez l’homme sont retrouvés pour des durées de traitements (de 10 à 800 jours) largement supérieures à celle utilisée dans ce protocole (10 jours maximum) Ces nuisances ne peuvent pas être complètement évitées car l'induction d'une insuffisance rénale est absolument indispensable pour le projet.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale et analgésie par une personne expérimentée afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires pour les analyses.
Remplacement
En raison notamment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organoïdes, l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l’évolution de défaillance chronique progressive d’organes. De plus, l'un des critères majeurs de la caractérisation de l'effet thérapeutique du médicament utilisé dans ce projet est l'amélioration de la fonction rénale.
Réduction
Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité inter-individuelle du phénotype étudié dans nos deux modèles expérimentaux. Des lots de 10 animaux sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Le nombre total d'animaux pour ce projet est de 400 souris. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Les nuisances seront réduites au maximum grâce à l'utilisation de mesures de raffinement appropriées : Les animaux sont acclimatés dans l'animalerie au moins une semaine avant le début de la procédure. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce concernée. La surveillance des animaux par du personnel qualifié est quotidienne. Le bien- être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes (matière compacte initialement, décompactée par les animaux), de morceaux de bois à ronger et d'un dôme refuge en cellulose dans toutes les cages. Pour assurer le bien-être des animaux pendant et après la chirurgie, les actes chirurgicaux s'accompagneront d'une prise en charge péri-opératoire de la douleur et d'une anesthésie appropriée. Les souris seront placées dans une couveuse pour faciliter la phase de réveil dans leurs cages initiales. Durant toute la procédure, de la nourriture humidifiée est mise à disposition des animaux directement dans la cage, en plus des croquettes habituelles. En dehors d'une courte période d'isolement limité à deux heures, les souris restent dans leur cage initiale dans les mêmes groupes. Le bien-être des animaux sera également assuré par une surveillance quotidienne de l’aspect et de la motricité ainsi que d'une pesée quasiment quotidienne pendant toute la durée du protocole. Des points limites ont été définis, tels qu'une perte de poids trop importante, une paralysie des membres postérieurs, un saignement de nez, la prostration, l'hérissement du pelage, une surinfection liée à la chirurgie. Il existe aussi un risque de saignement causé par les injections. Il peut survenir aussi des complications liées à l'anesthésie (détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, stress thermique).
Choix des espèces
Concernant le stade de développement : Tous les animaux sont des souris mâles fournis par un éleveur agréé. Ils sont livrés à l'âge de 8 semaines. Une période d'acclimatation de 1 semaine est respectée avant le début des procédures. Les animaux sont donc soumis aux procédures à l'âge de 9 semaines. Des animaux jeunes sont utilisés pour éviter l'accumulation de tissu adipeux autour du pédicule vasculaire rénal, qui peut gêner l'interruption de la circulation. Concernant le choix de l’espèce : Les modèles expérimentaux du projet sont bien maîtrisés dans cette espèce par le personnel du laboratoire et sont bien documentés dans la littérature scientifique. Si les résultats de cette étude s’avèrent positifs, il sera intéressant de tester l’implication de cette voie de signalisation dans des modèles de souris génétiquement modifiées et de tester l'efficacité du traitement chez des femelles dans des modèles expérimentaux plus adaptés. En effet, le rein des femelles est plus résistant que le rein des mâles au modèle expérimental choisi et cela impliquerait de refaire toutes les mises au point pour avoir des lésions équivalentes.
Etude de nouveaux médicaments dans le traitement des infections par des bactéries résistantes aux antibiotiques
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Une partie des souris utilisées est génétiquement déficiente pour une réponse immunitaire, ce qui permet de mesurer l'action des molécules testées sur un organisme privé de cette défense. 8 455 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes, aucune ne pouvant être réutilisée après avoir reçu des bactéries ou des molécules. Jusqu'à 3 370 d'entre elles subissent une instillation dans chaque narine sous anesthésie générale, avec un risque d'arrêt cardiaque si le liquide atteint les poumons, ou un gavage pouvant blesser l'œsophage, 2 240 reçoivent jusqu'à trois injections en vingt-quatre heures et 1 040 un prélèvement de fèces quotidien pendant quatorze jours. Le porteur écrit que la souris présente une "remarquable similitude (99%)" avec le génome humain, et que le modèle insecte, sur lequel ces molécules ont déjà été testées, ne suffit pas pour une validation préclinique.
Objectifs
Les bactéries résistantes aux antibiotiques représentent l'une des plus grandes menaces de ce siècle. Il est impératif d’une part de protéger les antibiotiques actuels et d’autre part d’accélérer la découverte de nouveaux antibiotiques. Notre projet vise à caractériser de nouveaux antimicrobiens ciblant un nouveau mécanisme d’action, par une approche multidisciplinaire alliant recherche fondamentale et translationnelle. Notre laboratoire a identifié et caractérisé une protéine bactérienne comme une nouvelle cible thérapeutique dans la lutte contre les infections bactériennes. L’objectif du projet est de caractériser de nouveaux antimicrobiens en utilisant cette protéine comme cible moléculaire. Cette approche constitue une nouvelle voie thérapeutique puisque contrairement à la plupart des antibiotiques actuels, nous avons identifié des molécules capables de cibler des protéines importantes spécifiquement pour les bactéries pathogènes au cours d’une infection. Cette approche devrait permettre de préserver la grande majorité des bactéries non pathogènes présentes normalement au niveau de notre intestin, et ainsi de perturber le moins possible l’équilibre de notre microbiote. Un criblage ciblé de 5 millions de composés chimiques a permis la sélection de 105 inhibiteurs potentiels ciblant spécifiquement la fonction de notre protéine bactérienne ciblée. Des études préliminaires ont été menées pour déterminer l'efficacité et la toxicité de ces inhibiteurs sur des modèles in vitro, sur cellules eucaryotes et dans des modèles d’infection chez l’insecte et la souris. Toutes ces étapes ont permis d’identifier un candidat médicament prometteur. Ce candidat a été ensuite modifié chimiquement pour obtenir 5 molécules optimisées plus solubles et correspondant à des critères chimiques plus adaptés pour effectuer des tests physiologiques. Ces 5 molécules améliorées doivent désormais être testés in vivo chez la souris pour valider leur efficacité contre des bactéries pathogènes présentant un intérêt thérapeutique élevé. À la fin du projet, nous visons à obtenir au moins une molécule candidate préclinique avec un potentiel thérapeutique élevé. Ce projet répond donc à un besoin médical et sociétal et devrait permettre de trouver des alternatives aux antibiotiques actuels pour lutter contre les phénomènes d’antibiorésistance.
Bénéfices attendus
Nous proposons d'utiliser un modèle mammifère pour valider l'efficacité et la toxicité des candidats médicaments que nous avons préalablement identifiés. Sur la base de nos résultats préliminaires très prometteurs, notre objectif est de tester l'efficacité de ces inhibiteurs sur des bactéries pathogènes présentant un intérêt thérapeutique élevé et de valider l'innocuité des molécules vis-à-vis de l'hôte. Nous visons à obtenir des résultats robustes qui aboutiront à au moins une molécule candidate préclinique avec un potentiel thérapeutique élevé. Ce projet répond à un besoin médical et sociétal et devrait permettre de trouver des alternatives aux antibiotiques actuels pour lutter contre les phénomènes d'antibiorésistance.
Procédures
Interventions : Prélèvement de fécès : 1 fois par jour sur 14 jours, durée des prélèvements : 5 min (1040 souris). Instillation nasale dans chaque narine après anesthésie générale, durée de l'intervention 10 à 20 min (Nombre total de souris peut varier selon si cette méthode d’infection est conservée, nombre maximum : 3370 souris). Injection en vigile (3 injections maximum sur 24h), durée de l'intervention 1 à 5 min (nombre maximum : 2240 souris). Imagerie in vivo sous anesthésie générale, durée de l’intervention 20 à 30 min (274 souris). Gavage : contention de l’animal pendant 1 à 2 minutes (Nombre total de souris peut varier selon si cette méthode d’administration est conservée, nombre maximum : 3370 souris). Les méthodes d’anesthésies sont identiques pour chaque procédure et voie d’administration. Pour l’anesthésie par inhalation d’isoflurane, cela nécessite une contention de l’animal pendant 1 à 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les infections bactériennes sont sublétales et peuvent entrainer des effets indésirables sur les souris, tels que perte transitoire de poids, tremblements ou défaut de locomotion pendant tout le temps de la procédure. La toxicité des nouveaux candidats médicaments sera étudiée dans la procédure 1 du projet, il est possible qu’ils aient un impact sur la santé de la souris tels que perte transitoire de poids, tremblements ou défaut de locomotion pendant tout le temps de la procédure. Aucun effet n’est attendu sur la texture des selles (diarrhée…). Les voies d’administration des molécules seront par instillation intranasale, par gavage (per os), par injection intrapéritonéale et intraveineuse dans le sinus rétro-orbitaire. Les injections peuvent engendrer une douleur liée à la piqûre et un stress. Les animaux pourront subir un stress transitoire pour la contention pour les injections IP et le gavage bien que le geste ne dure que quelques secondes car maitrisé. Les injections à l'œil peuvent engendrer une douleur liée à la piqûre et un stress. Les instillations nasales peuvent éventuellement présenter un risque d’arrêt cardiaque si le liquide arrive dans les poumons. Le gavage peut entrainer un risque de traumatisme de l’œsophage ou une fausse route. Pour les prélèvements de fèces et les pesées, les animaux pourront subir un stress transitoire de quelques minutes dans le pot ou sur la balance. Pour la prise de température les animaux pourront subir un stress transitoire de quelques secondes pour la contention et la gêne due au thermomètre rectal.
Devenir
Les souris ayant reçu des bactéries ou des molécules ne peuvent pas être réutilisées et seront euthanasiées à la fin de chaque protocole pour prélèvement d'organes.
Remplacement
Notre projet se base sur de nombreux résultats préliminaires qui ont permis de valider l'innocuité des molécules et leur efficacité sur des modèles in vitro et sur un modèle in vivo d'insectes. Toutes ces étapes préalables permettent de réduire le nombre de souris nécessaires pour valider l'efficacité et la toxicité des médicaments candidats les plus prometteurs. Ce projet vise à obtenir de nouveaux médicaments qui pourraient être utilisés pour des études précliniques. En raison de son application en thérapeutique humaine, les données doivent obligatoirement être validées dans un modèle mammifère d'infection.
Réduction
En plus de nos résultats préliminaires in vitro et in vivo chez l’insecte, une étude précédente a déjà permis de déterminer les bactéries d’intérêt et les paramètres optimums d’inoculation des bactéries chez l’animal. Ils ont permis d’identifier 1 candidat médicament. Des analogues de ce candidat médicament ont été synthétisés chimiquement ce qui a permis d’obtenir une famille de ce candidat médicament dont 5 dérivés ont été retenus pour être testés dans la présente DAP. Les conditions optimales déterminées à partir de l’étude précédente sont exploitées dans cette présente étude pour analyser l’effet antimicrobien des 5 nouveaux candidats pendant l’infection pour l’efficacité simple ou combinée des molécules contre 3 pathogènes d’intérêt médical. Le meilleur candidat sera testé pour sa spécificité. Le nombre d’animaux a été calculé grâce à une estimation de taille d’échantillon adaptée au plus juste pour permettre une évaluation de l’innocuité des molécules et leur efficacité. Le nombre total de souris nécessaires à cette étude est de 8455.
Raffinement
Le protocole expérimental préconise l’anesthésie des animaux pour limiter la douleur. D’autre part, l'état de santé des souris sera contrôlé quotidiennement pendant toute la durée de la procédure à l'aide d'une grille de score. Cela permettra de décider d’une euthanasie prématurée en cas de comportements anormaux des animaux suite à l’infection traduisant un mal être. Les marqueurs classiques de la santé animale seront surveillés, tels que le poids, le comportement général, la récupération et des signes de détresse (animal prostré, poil hirsute…). Les animaux seront hébergés dans les conditions standard d’habitat avec enrichissement comprenant des maisons en carton, des nids composés de lanières de papier ou des carrés de cotons, des bâtons de bois et des hamacs surtout pour les cages de mâles où il y a plus de compétitivité et un besoin d’isolement plus important. Les animaux seront regroupés à plusieurs par cage pour respecter le caractère social des souris.
Choix des espèces
La souris, avec sa remarquable similitude (99%) avec le génome humain, est une espèce de référence et un modèle largement utilisé dans le domaine de la Recherche et Développement pharmaceutique. Les souris développent naturellement des pathologies qui imitent les maladies humaines. Dans ce projet la seule utilisation du modèle insecte in vivo n’est pas suffisante pour la sélection de molécules et pour une validation préclinique de cibles. D’une part, tous les pathogènes ne peuvent pas être testés chez l’insecte, d’autre part, ce modèle est limité de par son immunité (uniquement innée), et enfin, pour toute validation de molécules d’intérêt biomédical, un modèle mammifère est nécessaire. L’utilisation du modèle souris est nécessaire pour notre projet et le plus opportun car les données préliminaires menant à ce projet ont été validées à l'aide de modèles murins. L’utilisation d’animaux déficients pour la réponse immunitaire de stress nitrique (iNOS synthase) permet d’étudier la spécificité des candidats médicaments vis-à-vis du système immunitaire de l’hôte. Cette étude est indispensable pour connaitre et, éventuellement, pouvoir limiter les effets non spécifiques des médicaments et permettre un traitement ciblé au site d’infection. Des souris âgées de 6-8 semaines sont utilisées pour le projet. L’âge des souris, après le sevrage, assurera la présence d’un microbiote et d’une immunité développée.
Etude de différentes molécules et stratégies de traitement sur des modèles d’insuffisance cardiaque chez le rongeur
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Rats : 3600
Soumis à une chirurgie cardiaque de vingt à cinquante minutes, ou à seize semaines de nourriture riche en graisse et d'eau sucrée, 3 600 souris et 3 600 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, tous tués à l'issue pour le prélèvement de leurs organes. Après l'induction de l'insuffisance cardiaque viennent jusqu'à dix séances d'imagerie sous anesthésie, un prélèvement sanguin par semaine pendant seize semaines, des administrations quotidiennes pendant douze semaines, la pose de micropompes et une prise de pression sans réveil. Le porteur annonce des arrêts cardiaques possibles pendant les chirurgies, un risque de péritonite après les injections répétées dans l'abdomen et une irritation de l'œsophage après les administrations orales répétées. Le choix des espèces tient à leur commodité, la souris pour l'homogénéité des résultats et la fiabilité de la transgénèse, le rat parce que son épicarde se réactive et fournit une quantité de cellules jugée pertinente.
Objectifs
L’insuffisance cardiaque (IC) reste à l’heure actuelle l’une des causes principales d’atteinte de la fonction cardiaque et représente une problématique de santé publique majeure. En effet, l’IC touche environ 64.3 millions de personnes dans le monde et sa prévalence est amenée à augmenter dans les années à venir. Malgré l’amélioration de la prise en charge clinique, la mortalité à 5 ans reste élevée (environ 50pourcents). L’IC se caractérise par la mise en place progressive d’un panel de phénomènes cellulaires et moléculaires altérant la fonction et la structure du cœur. L’IC peut trouver sa source d’une multitude de contextes pathologiques tels que l’infarctus du myocarde (obstruction de l’irrigation coronarienne, provoquant une ischémie du myocarde), l’hypertension artérielle ou de maladies métaboliques (obésité et diabète par exemple). L’ensemble de ces pathologies associées sont-elles aussi en progression dans la population, avec pour exemple la prévalence de l’obésité et du diabète de type II, qui atteindra plus d’1.5 milliard de personnes en 2025. Dans ce contexte, il est alors nécessaire d’accélérer la recherche autour de l’identification du potentiel thérapeutique de candidats médicaments. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer les effets protecteurs de divers composés pharmacologiques et stratégies thérapeutiques associées sur la mise en place de modèles précliniques d’IC chez la souris et le rat, mimant les formes observées chez l’Homme dans un contexte d’infarctus du myocarde, d’hypertension artérielle et de maladies métaboliques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’impact de différentes stratégies thérapeutiques avec des candidats médicaments sur la mise en place de diverses formes d’insuffisance cardiaque et de leurs conséquences structuro-fonctionnelles sur le cœur. L’issue de ce projet sera donc l’identification précliniques de nouveaux actifs thérapeutiques.
Procédures
Les animaux pourront être soumis aux interventions suivantes : -chirurgie cardiaque sur animal anesthésié et analgésié (1xanimal, durée : 20 à 50minutes) OU alimentation riche en gras ou eau glucosée via eau de boisson sur animal vigil (au maximum : en continu pendant 16 semaines). Après l'induction des modèles par les techniques précédemment listées, tous les animaux peuvent être soumis aux explorations suivantes : -administration de traitement par différentes voies (orale, intrapéritonéale) sur animal vigil (au maximum : 1xjour pendant 12 semaines, durée : 1minute) OU administration de traitement par voie intraveineuse sur animal anesthésié (1xanimal, durée : 1minute) OU -microchirurgie pour installation de micropompes sous anesthésie et analgésie (1xanimal, durée : 5minutes) -imagerie du coeur sur animal anesthésié (au maximum : 10xanimal, durée 20minutes) -challenge métabolique qui nécessite une administration par voie orale, une injection intrapéritonéale puis des prélèvements sanguins de faible volume sur animal vigil (au maximum : 1xmois pendant 4 mois, durée : 2h) -prélèvements sanguins sur animal vigil (au maximum : 1xsemaine pendant 16 semaines, durée : 1minute) -test d'effort cardiaque par une injection en intraveineuse et un suivi par imagerie du coeur sur animal anesthésié (1xanimal, durée : 20minutes) -prise de pression sur animal analgésié et anesthésié (1x animal, durée : 10minutes, sans réveil).
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés peuvent présenter un phénotype dommageable : ces phénotypes peuvent être associés à un diabète de type II, une obésite, de la stéatose hépatique et de l'hypertension systémique conduisant à des problèmes cardiovasculaires. Les régimes alimentaires spéciaux pourront entraîner une prise de poids pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. Les chirurgies peuvent induire des difficultés post-opératoire comme des douleurs, une mauvaise cicatrisation mais aussi des arrêts cardiaques. Les anesthésies pourront engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardiorespiratoire. Les injections pourront induire un stress et une douleur de courte durée aux animaux. Les injections répétées en intrapéritonéales peuvent induire un risque de péritonite. Les administrations répétées par voie per os peuvent induire une irritation de l'oesophage. Les injections intraveineuses pourront induire une irritation à la zone d'injection. Les challenges métaboliques induisent un stress et une douleur de courte durée en raison des administrations et des quelques prélèvements d’une goutte de sang ainsi que des effets physiologiques tels qu’une hypo- ou une hyperglycémie durant quelques heures. Les prélèvements sanguins pourront induire une douleur de courte durée aux animaux ainsi qu’un risque d’hématome ou d’hémorragie.
Devenir
Afin de compléter toutes les données scientifiques récoltées lors de ce projet, des analyses devront être réalisées sur les organes prélevés. C'est pourquoi tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure.
Remplacement
Le but du projet est d'étudier différentes molécules et stratégies de traitement sur des modèles d’insuffisance cardiaque. Ce projet doit être réalisé à l'échelle de l'organisme, il est donc nécessaire d'utiliser des modèles expérimentaux proches de la pathologie ciblée. les modèles rats et souris présentés dans ce projet, permettent de reproduire des insuffisances cardiaques dans les différentes conditions retrouvées en santé humaine. C'est pourquoi les modèles rongeurs sont pertinents pour ce projet et ne peuvent pas être remplacés.
Réduction
7200 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Les molécules qui seront inclues dans ce projet auront déjà été testées in silico (simulation par ordinateur) et in vitro (milieu artificiel : test en tube à essai ou plaque de culture) afin de tester leur efficacité, la concentration optimale et leur toxicité dans ces modèles. Ces tests en amont, permettent de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress en apportant des soins adaptés. Tout sera mis en oeuvre pour limiter au maximum les nuisances. Pour les injections, les volumes injectés seront réduits au minimum. Quand l'acte technique le nécessite, les animaux seront sous anesthésie. Les chirurgies sont réalisées par des spécialistes sous anesthésie et analgésie pour garantir le bien être des animaux. L'analgésie est poursuivie en post-opératoire et des croquettes humidifiées seront disposées au fond de la cage pendant 1 semaine. Les animaux sont manipulés par du personnel formé et compétent dans des pièces dédiées à chaque type d'intervention. La surveillance attentive quotidienne sera accompagnée de points limites définis.
Choix des espèces
La souris est l’animal le plus approprié ce projet. La souris permet de garantir l’homogénéité des résultats et la possibilité de surveiller le développement des complications cardiaques dans un espace de temps raisonnable. De plus, la souris est l'espèce pour laquelle la technologie de transgénèse est la plus fiable et la mieux établie ce permet d'avoir des modèles fiables. Le rat est utilisé dans le projet de l'insuffisance cardiaque, il a été montré dans des études antérieures que l'épicarde se réactive dans ce modèle fournissant une quantité de cellules pertinente. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte. A partir de 7 semaines chez le rat et de 8 semaines chez la souris et jusqu'à 6 mois maximum. Ces âges permettent de pouvoir réaliser les chirurgies sur les animaux ou d'avoir le phénotype en place.