Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
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- Système immunitaire
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- Système respiratoire
- Système urogénital
Rôle du système immunitaire adaptatif dans la thrombose veineuse profonde
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
920 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance severe. 855 d'entre elles subissent une ligature de la veine cave inferieure et sont tuees entre deux et vingt-huit jours plus tard, les 50 autres une ablation de la rate, toutes mises a mort par dislocation cervicale pour prelever organes et sang. Le porteur indique que l'induction de la thrombose peut causer douleur, durcissement et sensation de chaleur, et decrit brievement des grilles d'evaluation de la douleur comme mesure de raffinement. Il affirme qu'aucun modele in vitro ne reproduit la thrombose veineuse, maladie qu'il presente comme multifactorielle.
Objectifs
Notre projet porte sur la compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires qui participent à la chronicité de la maladie veineuse thromboembolique. Notre hypothèse est que les lymphocytes B et les cellules sécrétant l’IFN-γ (lymphocytes T et NK) induisent la maladie veineuse thromboembolique. Les objectifs de notre projet de recherche sont les suivants : Objectif 1 : Déterminer quelles cellules, parmi les lymphocytes B, T et NK, sont modulées par la thrombose veineuse Objectif 2 : Déterminer comment les cellules immunitaires, parmi les lymphocytes B, T ou NK, modulent la thrombose veineuse.
Bénéfices attendus
Le traitement de la maladie veineuse thromboembolique repose sur les anticoagulants présentant un risque hémorragique important que les patients doivent le plus souvent prendre à vie. Le but de ce projet est de mettre en évidence de nouveaux mécanismes moléculaires qui permettront le développement de traitements adjuvants aux anticoagulants et donc une prise en charge plus personnalisée.
Procédures
Huit cent cinquante-cinq souris subiront la ligature de la veine cave inférieure et seront mises à mort entre 2 et 28 jours. Cinquante souris subiront la splénectomie et seront mises à mort entre 2 et 10 jours.
Impact sur les animaux
Les procédures d’induction de la thrombose peuvent être source d’inconfort pour les animaux (douleur, durcissement de la zone de chirurgie, sensation de chaleur). Afin de réduire au maximum ces dommages, nous avons conçu ce projet dans le respect des 3R. En effet, nous avons élaboré des grilles d’évaluation de la douleur et du site de suture afin de limiter la souffrance des animaux.
Devenir
Afin de réaliser des analyses histologiques et de cytométrie en flux, des prélèvements d’organes vitaux et de sang seront effectués sur les souris. C’est pourquoi, les animaux seront mis à mort par dislocation des vertèbres cervicales.
Remplacement
La maladie veineuse thromboembolique est une maladie multifactorielle impliquant le système vasculaire, les cellules circulantes (plaquettes, globules rouges et cellules immunitaires) et les organes lymphoïdes secondaires. L’étude des mécanismes qui provoquent ou contribuent à la thrombose veineuse nécessite la mise en place de protocoles in vivo pour que toutes les composantes nécessaires soient présentes. Il n’est aujourd’hui pas possible de reproduire la thrombose veineuse par l’utilisation de modèles in vitro.
Réduction
• Nous devrons faire des groupes de 12-15 animaux afin de se placer au plus près de la loi Normale (Test de Shapiro) et d'obtenir un p inférieur à 0,05. Les moyennes de 2 échantillons (souris d'intérêts et leurs contrôles) seront analysées avec un t-test et les moyennes de plus de 2 échantillons (comparaison des lots) seront analysées par un test Anova suivi d'un post-test de Tukey. • Nous constituerons des groupes de 15 animaux et nous ferons un point à n=12 animaux inclus dans l’expérience en réalisant une étude statistique avant de poursuivre ou non les inclusions d’animaux. • Nous avons optimisé nos tests de sorties afin qu’au terme de chaque procédure expérimentale, le sang et différents organes soient prélevés sur un même animal et puissent servir aux analyses. • L’utilisation de l’échographie-doppler permet de réduire le nombre d’animaux par groupe et de ne pas inclure dans nos procédures des animaux qui n’auraient pas développé de thrombose veineuse suite à la chirurgie.
Raffinement
La douleur et le site de suture des animaux seront jugés selon des grilles d’observation et chaque animal ayant atteint les points limites sera pris en charge.
Choix des espèces
L'utilisation de souris comme modèle d'étude de la maladie veineuse thromboembolique est pertinente car : - Le modèle de thrombose veineuse utilisé dans ce projet chez la souris est très bien caractérisé dans la littérature. - Nous maîtrisons la technique chirurgicale nécessaire à la mise en place de ce modèle. - Nous utiliserons les souris transgéniques µMT (B6.129S2-Ighmtm1Cgn/J) qui ont subi un knockout pour un gène codant la chaîne lourde de la fraction constante des immunoglobulines de type M et n’ont pas de lymphocyte B matures. Les souris témoins sont de la souche suivante : JAX™ C57BL/6J SOPF. La maladie veineuse thromboembolique touche les adultes, tous les animaux que nous utiliserons seront âgés de 8 à 12 semaines dont le poids variera entre 20-30g.
Caractérisation des effets de la mutation dup24 du gène ARX sur le développement du cerveau chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
210 souris femelles gestantes vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures classees legeres. Chacune recoit une injection de BrdU a un stade de gestation defini, puis est tuee par dislocation cervicale entre deux et quarante-huit heures plus tard, ses embryons etant extraits et decapites pour etudier le developpement des neurones. Le porteur qualifie le phenotype de ces souris de non dommageable et presente la seule injection comme indolore, la gravite tenant a la mise a mort des meres et des embryons. Il affirme qu'aucune etude in vitro n'est possible, le gene etudie n'etant exprime que dans le cerveau.
Objectifs
L’objectif de cette étude est la caractérisation de l’effet de la mutation dup24 du gène ARX dans le développement des neurones GABA afin de mieux comprendre le lien entre ce type de neurones et la déficience intellectuelle et les troubles de motricité fine observés chez les patients.
Bénéfices attendus
Ce projet vise non seulement à améliorer les connaissances au niveau fondamental sur le développement des neurones GABAergiques, mais également à mieux comprendre quel est le lien entre ces neurones et la motricité fine, dont l’altération conduit chez les patients ARX dup24 à des troubles du langage et de l’utilisation de la pince formée par le pouce et l’index. Quand et comment sont apparues ces compétences qui sont propres à l’homme, sont encore le sujet de débats mais ces questions devraient bénéficier de ce modèle d’étude unique qu’est la duplication de 24 pb d’ARX.
Procédures
Des femelles gestantes hétéozygotes (XmX) pour la mutation ARX dup24 seront soumises à une injection au BrdU à un stade particulier de la gestation (entre E13.5 et E16.5, c’est-à-dire 13.5 à 16.5 jours après accouplement). Ces souris seront ensuite euthanasiées de 2 à 48 heures plus tard pour récupérer les embryons qui seront également euthanasiés. Un maximum de 210 femelles gestantes (30 femelles/stade de gestation, voir en annexe) devrait être utilisé pendant la durée du projet.
Impact sur les animaux
Il n'y en a pas car le phénotype de ces souris est non dommageable. La seule expérimentation qui sera réalisée sur les animaux vivants est une procédure de classe légère, à savoir l’injection de BrdU en péritonéal qui, bien réalisée, n’est pas connue pour provoquer de stress ou de la souffrance chez l’animal.
Devenir
Toutes les femelles gestantes ayant reçu une injection au BrdU seront sacrifiées 2 à 48 heures après l'injection par dislocation cervicale et tous les embryons seront rapidement extraits du placenta et décapités
Remplacement
L’objectif de cette étude est la caractérisation de l’effet de la mutation dup24 du gène ARX dans le développement des interneurones GABA afin de mieux comprendre le lien entre ce type de neurones et la déficience intellectuelle et les troubles de motricité fine observés chez les patients. Ce type de projet ne peut pas être mené in vitro car il n’existe pas de type cellulaire neuronal exprimant ARX de manière endogène et ce gène n’est exprimé que dans le cerveau, ne permettant pas de prélèvements chez les patients.
Réduction
Concernant la réduction du nombre d'animaux utilisés dans cette étude, il sera adapté au plus juste afin de pouvoir garantir une interprétation scientifique et statistique des résultats tout en prenant en compte la variabilité individuelle. Pour les injections de BrdU, nous prévoyons d’utiliser maximum 30 portées pour chacun des stades (en fonction du nombre de coupes nécessaires à tester en histologie et en fonction du nombre d’embryons par portée). Ces chiffres peuvent paraitre élevés mais nous n’avons pas toujours la certitude de pouvoir avoir les 4 génotypes au sein d’une même portée et pour ce type d’expérience, il est très difficile de comparer des individus issus de portées différentes. Pour l’instant, nous prévoyons de tester différents stades embryonnaires (voir document en annexe) car nous ne savons pas exactement à quel stade nous pouvons nous attendre à voir des différences de nombre de progéniteurs neuronaux. Cependant, le nombre d’animaux utilisés dans cette étude sera adapté au plus juste en fonction des résultats obtenus au cours des 5 ans afin de pouvoir garantir une interprétation scientifique et statistique des résultats tout en prenant en compte la variabilité individuelle. Le test de Student sera réalisé pour tester la significativité des résultats obtenus. Au total, nous prévoyons donc d'utiliser un maximum de 210 animaux sur la durée totale du projet (5 ans).
Raffinement
Les souris seront hébergées en cages 1284L réglementaires, souvent avec leurs frères ou sœurs, avec de la cellulose et équipées d'igloos pour l'enrichissement au milieu. Ces souris portant la mutation c.429_452dup24 dans le gène ARX ont été générées à l'Institut Clinique de la Souris (Illkirch) qui leur a fait passer un grand nombre de tests de comportement. Les résultats obtenus (et publiés : Dubos et al., Human Molecular genetics, 2018) montrent que ces souris sont en bonne santé et que la mutation ARXdup24 n'entraîne pas de phénotype dommageable. La seule procédure qui sera réalisée sur les animaux vivants est une procédure de classe légère, à savoir l’injection de BrdU en péritonéal qui, bien réalisée, n’est pas connue pour provoquer de stress ou de la souffrance chez l’animal.
Choix des espèces
Nous travaillons ici sur un modèle de souris transgénique (knock-in) pour lequel un fragment de l'exon 2 du gène de souris a été remplacé par un fragment du gène ARX humain contenant la mutation c.429_452dup24. La souris est un modèle approprié à l’étude des mécanismes moléculaires contrôlant le développement du cerveau car le développement de ce dernier est proche de celui de l'humain, en particulier aux stades embryonnaires étudiés. De plus, dans le cas de l'étude de maladies génétiques rares comme c’est le cas des pathologies associées aux mutations du gène ARX, ce modèle permet d'étudier plus en détail les mécanismes physiopathologiques liés à des mutations particulières grâce à l’étude des phénotypes observés chez l'animal. La majorité des animaux utilisés sera au stade embryonnaire car c'est la période à laquelle est surtout exprimé le gène ARX. Cela nécessitera de sacrifier des femelles gestantes afin de pouvoir récupérer les embryons.
Etude de molécules pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux dans un modèle d’AVC hémorragique intracérébrale chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1848 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'a modere. Chaque animal subit une chirurgie de la tete qui provoque une hemorragie cerebrale par injection de collagenase, puis une IRM et deux semaines de tests moteurs, avant une thoracotomie terminale pour fixer et prelever le cerveau. Le porteur indique surveiller des signes de detresse post-chirurgicale comme l'inactivite ou la perte de poids, qui servent de points limites. Sur le remplacement, il se borne a affirmer que les procedures ne peuvent pas etre remplacees, et rattache le projet a des financements industriels.
Objectifs
L’effet de nos quatre stratégies thérapeutiques seront évalués en utilisant un modèle d’AVC hémorragique chez la souris par administration intraveineuse (i.v) ou en infusion sur 72h à l’aide de pompes osmotique placées en sous cutanée (Alzet-2001) pour chaque traitement. Nous chercherons également à comparer l’effet de ces stratégies thérapeutiques à 2 doses afin de déterminer laquelle permet d’obtenir une réduction du déficit sensorimoteur ainsi que du volume hémorragique. Ces doses seront fournies par l’industriel.
Bénéfices attendus
Ce projet fait l’objet de plusieurs financements industriels afin d'étudier de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant la réduction du déficit sensorimoteur ainsi que du volume hémorragique en cas d'AVC hémorragique.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie au niveau de la tête afin de pouvoir injecter de la collagénase, provoquant ainsi une hémorragie dans le striatum. A J+1, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale et suiveront une série de test comportementale s'étalant de J+1 à J+14 post ischémie. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au coeur. Un prélèvement de sang par ponction cardiaque sera réalisé avant perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. Les procédures douloureuse (chirurgie, persfusion transcardiaque) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture analgésique.
Impact sur les animaux
Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse post-chirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés.
Devenir
A la suite de la procédure 1, les animaux seront gardés en vie afin de réaliser le suivi de la récupération fonctionelle. A la suite de la procédure 2, les animaux seront gardés en vie afin de réaliser l'évaluation des hémorragies par IRM. A la suite de la procédure 3, les animaux seront gardés en vie afin de procéder au prélèvement du coeur post fixation. Enfin, les animaux seront mis à mort pour la procédure 4 permettant ainsi de prélever le cerveau préalablement fixé pour analyses immunohistochimies.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques.
Raffinement
Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier l’hémorragie intra crânienne. Les animaux utilisés seront âgés de 10 semaines soit un poids de 35g pour les SWISS et d’environ 25g pour les C57BL6J. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’hémorragie.
Effets d’une supplémentation orale en glutamine durant l’obésité : focus sur le contrôle glycémique et les troubles fonctionnels digestifs associés
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1344 souris femelles vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures dont la gravite declaree va de legere a severe. Le resume decrit surtout un test de glycemie par prelevement d'une goutte de sang a la queue, sans detailler l'induction de l'obesite ni du syndrome de l'intestin irritable qui justifient pourtant la severite annoncee. Le porteur prevoit une grille de score clinique, une injection de buprenorphine entre cinq et sept points et une mise a mort au-dela de sept points. Il affirme que ce projet de "physiologie integree" rend le recours aux modeles animaux "necessaire" pour tester l'effet d'une supplementation en glutamine.
Objectifs
Ce projet permettra à terme d'ouvrir des portes d'intervention nutritionnelle chez des patients obèses dotés du syndrome SII.
Bénéfices attendus
Les données récentes chez l'homme, comme chez l'animal, montre qu'une supplémentation orale en glutamine, pourrait limiter la résistane à l'insuline. Le but de cette étude est de mettre en évidence cette thèse.
Procédures
Les animaux aurant un test de glucémie, la mesure étant réalisée en effetuant un prélèvement d'une seule goutte de sang. examen pratiqué sur la queue de l'animal.
Impact sur les animaux
La mise en place, de point limite cruciaux, de surveillance quotidienne. notation de 0 à 2 des caratéristiques de l'animal dêpot nasal: évaluation de 0 à 2 dêpot orbital: évaluation de 0 à 3 oreille en arrière: évaluation de 0 à 2 joue enflée: évalauation de 0 à 2 mouvement des vibrisses : évaluation de 0 à 2: le score de chaque animal, étant l'addition de chaque caratéristique Il y aura deux cas de figures : (i)Lorsque la somme des scores de chaque critère sera compris entre 5 et 7, l’animal recevra une injection de buprénorphine à la dose de 0,05 mg/kg (Kalliokoski O et al. The Veterinary Journal 2011). L’animal sera retiré de la procédure, surveillé et remis dans sa cage avec ses congénères. (ii)Lorsque la somme des scores de chaque critère sera supérieure à 7, l’animal sera euthanasié au moyen d’une injection léthale d'Euthoxin.
Devenir
Tous les animaux seront mise à mort, après les différents mesures des procédures, selon une méthode, clairement défine.
Remplacement
Ce projet est un projet de recherche en physiologie intégrée mettant en jeu des relations inter-organes importantes, l'obésité et le syndrome de l'intestin irritable étant des pathologies multifactorielles. Ainsi des facteurs environnementaux d'origine alimentaire influençant le microbiote intestinal ou des évènements de stress influençant le système nerveux central et l'intestin co-existent. Le recours à des modèles animaux est donc nécessaire pour mieux comprendre (i) l'interaction entre ces pathologies, et (ii) l’influence bénéfique que pourrait avoir une supplémentation orale en glutamine sur ces pathologies.
Réduction
Nous avons réduit au maximun, le nombre d'animaux par groupe; afin que les tests statisitques soient correctset puissent se dérouler sans problèmes.
Raffinement
Pour raffiner ; les animaux sont hébergés aux normes requises et un enrichissement des cages est mis en place. Des points limites adaptés, une stratégie d’anesthésie et d'analgésie seront mise en place avec un suivi quotidien du bien- être animal. Nous allons dans ce projet utiliser que des souris femelles, ce qui diminuera les variations dans les réponses
Choix des espèces
La souris C57Bl/6 est communément utilisée dans les modèles soumis à un régime riche en lipides et dans les modèles SII-like. De plus, la souris C57Bl/6 a un taux de réponse élevé au régime riche en lipides par rapport à d'autres espèces animales voire d'autres souches. Le choix de la souris par rapport au rat se justifie par une meilleure réponse au régime riche en lipides et par le coût de l'alimentation riche en lipides. Pour comparer nos différents groupes et en particulier aux données obtenues chez les souris ob/ob, l'utilisation de cette souche apparait nécessaire, les souris ob/ob ayant le fond génétique C57Bl/6. Les souris seront livrées à l'animalerie centrale à leur sixième semaine. A ce stade, nos études antérieures montrent une bonne réponse des animaux au régime riche en lipides.
Evaluation de l’effet neuroprotecteur de la photobiomodulation sur des modèles murins de la maladie de Huntington.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Les souris atteintes de la maladie de Huntington sont mises à mort dès que leurs symptômes moteurs dépassent une "gêne modérée", et l'une des deux lignées ne vit que trois mois. 608 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leur cerveau. Deux fois par jour, les souris traitées sont immobilisées 90 secondes pour une illumination de la tête. Elles passent des tests de mouvement et de mémoire que le résumé ne nomme pas, des IRM sous anesthésie et une prise de sang tous les quinze jours, éveillées. Si les résultats sont concluants, l'équipe leur implante ensuite, lors d'une chirurgie de 90 minutes, une source de lumière dans le cerveau. Un éventuel essai clinique, "porteur d'espoir pour les patients" selon le porteur, viendrait après des études complémentaires.
Objectifs
Des études ont démontré que la lumière ralentie la maladie de Parkinson. La maladie de Huntington touche 6000 personnes en France. C’est une maladie génétique rare qui se traduit par la mort de neurones. Les symptômes handicapent grandement le quotidien des patients, et la maladie n’a pas à ce jour de traitement. La maladie de Huntington présente des similarités avec la maladie de Parkinson. Les objectifs de ce projet sont 1. d’évaluer sur des modèles souris de la maladie de Huntington si un traitement par la lumière permet de ralentir le développement de la maladie, au même titre que pour la maladie de Parkinson et 2. de préciser la région du cerveau la plus à même de recevoir le traitement.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet permettra d’évaluer si le traitement par la lumière protège les neurones, comme cela a été observé dans la maladie de Parkinson. Les travaux seront aussi valorisés au travers de publications scientifiques et présentations en congrès. La deuxième partie du projet permettra de préciser les régions du cerveau les plus appropriées pour recevoir le traitement par la lumière. Si l’effet de protection des neurones par la lumière est avéré, comme il l’a précédemment été pour la maladie de Parkinson, des études complémentaires pouvant conduire jusqu’à un essai clinique, porteur d’espoir pour les patients, seront envisagées.
Procédures
Dans la première procédure, les animaux subiront une contention bi-journalière de 90 secondes afin de permettre le traitement. Les animaux sont préalablement habitués à cette contention. Le traitement est indolore, et n’induit pas de gêne ou inconfort. Pour évaluer l’effet du traitement nous mesurerons les mouvements des animaux et leur mémoire (tests n’excédant pas 15 minutes) et feront des IRM réguliers (n’excédant pas 1 heure) : initialement puis pour les plus fréquents tous les mois (pour les animaux dont l’espérance de vie est de 3 mois), et tous les 3 mois pour les animaux avec une espérance de vie normale. Les IRM seront réalisées sous anesthésie générale. Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront effectués tous les 15 jours à raison de moins de 5 minutes par prélèvement. Les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale avec administration préalable d’antalgique dès que les symptômes moteurs de la maladie évolueront au delà d’une gêne modérée. Si l’efficacité du traitement est concluante, la deuxième partie du projet nécessitera une chirurgie (maximum 90 minutes) pour placer un implant délivrant de la lumière directement dans le cerveau, pour définir quelle région est la plus appropriée pour recevoir le traitement. Le traitement, permis par l’implant ne nécessitera plus de contention car la lumière sera contrôlé à distance. Les animaux seront évalués comme précédemment (même fréquence et durée pour les prélèvements sanguins, l’IRM et les tests comportementaux), et euthanasiés sous anesthésie générale avec administration préalable d’antalgique dès que les symptômes moteurs de la maladie évolueront au-delà d’une gêne modérée.
Impact sur les animaux
Certains modèles animaux Huntington utilisés conduisent naturellement à une perte progressive des possibilités de mouvement de l’animal ; l’animal se nourrit et boit moins facilement et perd du poids progressivement. Certains animaux ont une durée de vie plus courte que la normale, et ne peuvent plus se déplacer correctement en fin de vie. La contention pour illuminer la tête des animaux ainsi que la réalisation des tests comportementaux peut engendrer de façon temporaire, le temps que l’animal s’habitue à l’expérimentateur, à une peur légère. Le traitement en lui-même n’induit ni chaleur, ni douleur. La chirurgie induit de façon temporaire (24-48h) et maitrisée une douleur modérée du fait des points de suture. Par expérience, les animaux tolèrent ensuite bien le dispositif qui est adapté à leur morphologie.
Devenir
Les animaux subiront un traitement par la lumière pour évaluer si cela permet de limiter le développement de la maladie de Huntington. A l’issue de ces procédures, et en compléments des évaluations et de l’imagerie, les animaux seront euthanasiés pour récupérer leur cerveau pour évaluer si le traitement a protégé les neurones.
Remplacement
La littérature permet de savoir que le traitement par la lumière est efficace dans la maladie de Parkinson. C’est un élément très encourageant pour espérer obtenir des résultats positifs pour la maladie de Huntington, car ces 2 maladies ont de nombreux points communs. Les études des effets de la lumière sur des modèles cellulaires ont mis en évidence une difficulté de transposition des résultats obtenus sur les modèles physiologiques in vivo (absence d’effet, ou modalités d’illumination complètement différentes de celles effectives in vivo). Les effets du traitement par la lumière impliquent probablement un intermédiaire encore non identifié, et non présent dans les cultures de cellules, empêchant ainsi l’anticipation des effets de la lumière in vitro. L’évaluation des effets neuroprotecteurs du traitement dans le cadre de la maladie de Huntington nécessite donc une évaluation chez l’animal, d’autant plus pour mesurer l’impact sur les performances motrices et cognitives. Les modèles de souris étant bien décrits et facilement manipulables sont adaptés pour une première évaluation. Des souches de souris de même fond génétique sont utilisées pour les mises au point, car il n’est pas nécessaire d’utiliser une souche à phénotype dommageable pour mettre au point les différentes étapes de l’étude. La deuxième partie du projet permettra de limiter le nombre de gros mammifères qui seraient nécessaires dans une étude ultérieure.
Réduction
Les données seront analysées par des tests statistiques. Des animaux au phénotype non dommageable seront utilisés pour les mises au point afin d’optimiser l’utilisation des animaux Huntington. La phase de mise en place sera stoppée dès que toutes les procédures seront maitrisées et reproductibles sur 3 animaux consécutifs. L’évaluation des effets du traitement nécessite 2 souches complémentaires de souris Huntington, et des contrôles associés au phénotype non dommageable. On estime à 10% le nombre de souris qui seront euthanasiées précocement ne permettant pas de recueillir les données de façon adéquate. Deux types distincts et incompatibles d’analyse des pièces anatomiques sont nécessaires. La deuxième partie du projet ne sera réalisée que si les résultats de la première partie sont concluants. Elle reproduira la première étude en comparant 3 régions du cerveau pouvant recevoir le traitement (traitement localisé). Le total maximal de souris nécessaires pour ce projet sera de 608.
Raffinement
Les animaux seront surveillés de façon journalière. Le traitement, les tests et l’IRM ne sont pas douloureux ; une habituation préalable à la contention et aux expérimentateurs permettra de réduire le stress des animaux. Les IRM seront effectuées sous anesthésie générale. Les animaux réintègreront leurs groupes sociaux dès les tests effectués. Dans la deuxième partie du projet, les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et traitement antalgique. Une nourriture hypercalorique et de l’hydrogel sera mis dans la cage et les animaux pesés chaque semaine pour évaluer et limiter la perte de poids naturelle de ces souris (du fait de la maladie). Les euthanasies seront effectuées sous anesthésie générale et antalgie, dès que les points limites sont atteints permettant de limiter la durée pendant laquelle la souffrance due au phénotype dommageable atteint un stade sévère.
Choix des espèces
L’effet d’un traitement et son impact sur les mouvements, la mémoire et l’espérance de vie, ne peut s’évaluer que sur un organisme entier. Les souris sont des modèles bien connus, et une première évaluation ne nécessite pas d’organisme plus évolué. La littérature permet de bien connaitre les modèles d’étude, et d’adapter le protocole pour évaluer l’impact de notre traitement. Les animaux seront réceptionnés à l’âge de 3 semaines afin d’être sevrés, et de démarrer le traitement en phase précoce de développement de la maladie, l’espérance de vie étant assez courte (3 mois) pour l’une des souches, et les symptômes de la maladie apparaissant assez rapidement, comme c’est le cas dans la maladie humaine.
Effets de l’âge maternel sur la personnalité de la descendance chez la souris glaneuse
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
96 souris glaneuses vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Les jeunes sont separes de leur mere aux jours 9 et 12 pour enregistrer leurs cris de separation, puis testes en champ ouvert et face a un objet nouveau aux jours 35 et 50, avant d'etre tues au jour 55 pour peser leurs organes, dont les glandes surrenales comme marqueur de stress. Le porteur reconnait que la separation maternelle peut, dans de rares cas, conduire la mere a un infanticide et que les tests repetes imposent un stress. Il affirme qu'une etude du comportement individuel ne peut se passer d'animaux, l'objectif etant de mesurer l'effet de l'age de la mere sur la personnalite de la descendance.
Objectifs
Les effets de l'âge maternel sur le développement de la personnalité de la progéniture ont rarement été étudiés dans des modèles animaux. Dans notre étude, nous visons à examiner les différences potentielles de différences individuelles cohérentes dans le comportement (c'est-à-dire les différences de « personnalité ») entre la progéniture née de mères jeunes et âgées. Ceci sera fait par le phénotypage comportemental des jeunes. Tout d'abord, pendant la période de nidification, cela se fait par des tests répétés de vocalisation de séparation, libérant généralement des fréquences variables de cris de séparation ultrasoniques chez les petits. Plus tard, après le sevrage, nous effectuons deux tests combinés, qui sont également répétés, les tests en champ libre et directement après, un nouvel objet est introduit dans l'arèneet l'exploration de l'objet par l'animal est quantifiée. Ainsi, ces deux tests servent à quantifier des différences individuelles cohérentes (différences de personnalité) dans la tendance à l'exploration. Le premier type de test a été fréquemment utilisé pour phénotyper les différences individuelles chez les jeunes mammifères, y compris chez les souris. En outre, la tendance à l'exploration, quantifiée par des tests de champs libre et des tests du nouvel objet, est un trait de personnalité clé chez de nombreuses espèces de petits mammifères.
Bénéfices attendus
Nous pourrons mettre en évidence la contribution de l'âge de la mère dans la personnalité de la progéniture, ce qui est un aspect jusqu'à présent peu exploré des caractéristiques maternelles dans ce contexte. Deuxièmement, en associant les vocalisations ultrasoniques des petits en réponse à la séparation à leur tendance à l'exploration lors des tests effectués après le sevrage, nous serons en mesure de conclure dans quelle mesure les vocalisations au cours de la vie précoce sont prédictives des différences de personnalité au cours des étapes ultérieures de la vie.
Procédures
Seules des mesures comportementales seront effectuées. Les tests suivants sont effectués sur des animaux vigiles : (1) Une séparation maternelle est effectuée les jours postnatals 9 et 12 (5 minutes chacun), c'est-à-dire pendant la période de nidification. Au cours de ce test, on quantifie la fréquence des vocalisations non ultrasoniques des animaux lorsqu'ils sont séparés de leur mère et de leurs frères et sœurs (appel de séparation). (2) Les jours postnatals 35 et 50 (5 minutes chacun), les animaux sont introduits dans une nouvelle arène et leur exploration et leur activité locomotrice sont quantifiées. Directement après ces 5 minutes de test, un nouvel objet (une boîte métallique, par exemple) est introduit dans l'arène et les réponses de l'animal (pendant les 5 minutes suivantes) à ce nouveau stimulus sont quantifiées.--- Au total, chaque individu sera soumis à 6 tests comportementaux entre les jours postnatals 9 et 50, chaque test ayant une durée de 5 minutes. -- Une fois l'expérimentation terminée, les animaux sont euthanasiés au jour postnatal 55 et seront disséqués par la suite.
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux que nous utilisons peuvent être considérés comme peu ou modérément invasifs. De brèves séparations des petits de leur mère, comme cela a été fait lors du test de vocalisation de séparation aux jours 9 et 12, peuvent, dans de rares cas, conduire à un infanticide par la mère. En outre, les tests répétés aux jours 35 et 50 peuvent imposer un certain stress aux jeunes. Cependant, nous considérons que les effets négatifs d'un tel stress plutôt léger ou modéré n'affecteront pas notablement le bien-être.
Devenir
A la fin de la procédure, au jour postnatal 55, les 96 animaux expérimentaux seront euthanasiés. Ensuite, les animaux seront disséqués et nous allons mesurer et peser leurs organes. Sur la base de ces données, nous comparerons, par exemple, le poids des glandes surrénales (en tant que marqueur du stress chronique) entre les petits issus de mères âgées et de mères jeunes.
Remplacement
Les conséquences de l'âge maternel sur l'émergence de différences individuelles constantes de comportement ("différences de personnalité") ne peuvent être évaluées par d’autres moyens que ceux où l’utilisation d’animaux est requise. S’agissant d’une étude sur le comportement des individus il n’est pas possible de se passer des animaux.
Réduction
Selon notre hypothèse, la cause sous-jacente des différences potentielles de personnalité entre les descendants de mères jeunes et de mères âgées sont les effets de l'âge des mères, qui trouvent donc leur origine au niveau maternel. Ainsi, il est nécessaire de tester un nombre suffisamment élevé de mères, c'est-à-dire 12 portées de mères jeunes et 12 portées de mères âgées. Cependant, il est également nécessaire de tester plusieurs jeunes par portée afin de démêler les effets de facteurs tels que le sexe et la masse corporelle des jeunes, qui peuvent également influencer l'émergence de différences de personnalité. Ainsi, nous avons décidé de tester 4 jeunes par portée, de préférence 2 mâles et 2 femelles. Cette stratégie nous permettra également de garder les 4 frères et sœurs ensemble dans un groupe après le sevrage, ce qui est favorable du point de vue du bien-être animal. La taille d'échantillon (au total: N = 96 animaux expérimentaux) nécessaire pour obtenir des résultats fiables a été calculée par un test de puissance.
Raffinement
Des enrichissements environnementaux (matériaux de nidification, rondins à ronger) seront fournis aux animaux à tout moment, aux couples reproducteurs ainsi qu'aux jeunes après le sevrage. Après le sevrage, les animaux expérimentaux (N = 96) sont toujours gardés en groupe avec leurs frères et sœurs de la même portée, ce qui leur procure un environnement social stable. En outre, la présence de frères et sœurs apporte généralement un soutien social et contribueront ainsi à amortir les conséquences négatives du stress. Tous les transferts d'animaux d'une cage à une autre ou à un dispositif de test se feront sans manipulation directe mais par l'utilisation d'une petite boîte dans laquelle l'animal sera encouragé à entrer. Les différents tests auxquels les animaux sont soumis sont brefs (5 minutes chacun) et peu invasifs. Lorsque les jeunes sont séparés de leur mère lors des tests effectués pendant les jours postnatals 9 et 12, nous empêchons le refroidissement des jeunes par un sol chauffé à 30°C dans le cadre du test. En outre, pour éviter efficacement un éventuel infanticide de la mère lors du retour au nid, nous avons pris diverses mesures, par exemple : utilisation de gants portant uniquement l'odeur de la portée particulière, séparation courte seulement, la mère n'entendra pas les cris de séparation des petits pendant la procédure. Un point limite majeur de cette expérimentation est d'éviter l'utilisation de petits pour le test de vocalisation de séparation dont la température corporelle s'est déjà refroidie trop bas avant l'expérience. Il s'agit d'un processus réversible, qui peut se produire car certains petits, au cours de leur dynamique naturelle dans le nid, perdent parfois temporairement le contact avec leurs frères et sœurs de portée avant d'être récupérés au nid par la mère. Par conséquent, lorsque nous sortons les petits pour l'expérimentation, nous mesurons leur température de surface corporelle à l'aide d'un thermomètre infrarouge sans contact. Seuls les petits dont la température de surface corporelle est supérieure à 34°C sont utilisés. Si la température de surface corporelle du petit choisi est trop basse, il est ramené au nid et peut être testé après 1-2 heure, lorsqu'il s'est remis de son épisode de basse température. Les tests comportementaux aux jours postnataux 35 et 50 donnent généralement aux animaux la possibilité d'adopter une solution comportementale qui leur convient.
Choix des espèces
La souris glaneuse a, dans des conditions naturelles, une durée de vie très courte. Seuls les juvéniles nés pendant les mois d'été survivent à l'hiver. Pour cette raison, le schéma suivant se dessine : (1) Au printemps, toutes les femelles qui se reproduisent sont primipares mais sont les vieilles femelles (environ 7-8 mois) nées au cours de l'année précédente. (2) Plus tard au cours de la saison de reproduction, les mères sont principalement nées au cours de la même année (=des mères plus jeunes). Il existe des différences distinctes dans l'âge maternel au printemps et en été chez cette espèce. Notre projet utilise ce phénomène intéressant de l'histoire de vie de cette espèce, et explorera dans une étude en laboratoire si les différences d'âge maternel conduisent à des différences de personnalité chez la progéniture. Nous quantifierons la vocalisation des jeunes pendant la période de pré-sevrage, vers les jours 9 et 12. À cet âge, les petits émettent des cris de séparation ultrasoniques lorsqu'ils sont séparés de leur mère et de leurs frères et sœurs. Plus tard, à l'âge de 35 et 50 jours (stade juvénile, avant la maturité), nous testerons la tendance à l'exploration des animaux dans une arène ouverte et lorsqu'ils sont confrontés à un nouvel objet. Des études précédentes ont montré que tester les animaux à ces jours est approprié, car ils sont généralement très motivés pour explorer l'arène de test.
Régulation de l’évitement comportemental par les neurones dopaminergiques
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
718 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere a severe. Chaque animal subit des chirurgies cerebrales pour injecter des composes et implanter des fibres optiques, puis des tests d'evitement d'un lieu associe a un danger, avant d'etre tue pour prelever ses organes. Le porteur relie ce travail a l'evitement persistant observe dans le stress post-traumatique et signale que l'isolement des souris entraine un inconfort. Il affirme qu'il est impossible de remplacer l'animal vivant pour l'etude du comportement et presente la souris comme un "modele de choix".
Objectifs
Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce projet a pour objectif général d’identifier les circuits neuronaux impliqués dans l’évitement comportemental chez la souris. Ce projet se focalisera sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale, une région du cerveau qui jouent un rôle clef dans la les comportements de défense. Or, aucune étude à ce jour n’a cherché à comprendre comment l’aire tegmentale ventrale contrôle l’évitement de place chez la souris. Ce projet nécessitera ainsi l'utilisation de différentes lignées de souris transgéniques permettant la manipulation et enregistrement de l’activité au sein de cette région.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce phénomène, autrement appelé persistance d’évitement est couramment observé dans le syndrôme de stress post traumatique. Cet évitement comportemental et cognitif excessif limite l’efficacité de la thérapie comportementale. Comprendre son corrélat neuronal pourrait donc permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour le traitement de l’évitement persistant chez les patients atteints de stress post-traumatique.
Procédures
Les souris auront comme intervention : 1) des injections dans le péritoine (1 injection de quelques secondes) 2) des chirurgies pour injecter des composés dans le cerveau à des sites précis pour d’identifier des neurones spécifiques du cerveau (1 injection de 60 min), 3) des chirurgies pour implanter des fibres optiques dans le cerveau à des sites précis pour d’identifier des contrôler l’activité des neurones avec de la lumière rouge (1 implantation de 60 min), 4) des tests de comportement pour l’évitement (1 semaine) et 5) la mise à mort pour collecter les organes pour analyse ultérieure.
Impact sur les animaux
Le comportement d’évitement de place, les injections intrapéritonéales, les approches de chirurgie d’injection dans le cerveau, et la mise à mort engendrent des douleurs et stress modéré. L'isolement engendre de l'inconfort modéré.
Devenir
Notre étude nécessite de mettre à mort les animaux pour récupérer les organes que nous étudierons notamment par histologie
Remplacement
Il est impossible de remplacer l’animal vivant pour l’étude du comportement d’évitement. La souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés et dont la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser un maximum de 718 souris adultes (mâles et femelles) sur un période de 5 ans. Nous avons optimisé les protocoles afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. Les animaux mâles et femelles seront utilisés pour toutes les expériences. L'analyse des données se fera en tenant compte du sexe car dans de nombreux cas le niveau basal dans les tâches comportementales est différent. Ceci nous permettra d'utiliser toutes les souris générées. La détermination des effectifs et le traitement des données se feront en utilisant des outils statistiques adaptés.
Raffinement
Enfin, en vue du raffinement des procédures, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal. Le manque d’interactions sociales pour les expériences ou les souris sont stabulées individuellement est compensé par un enrichissement des cages avec des cylindres de coton permettant de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation. En outre, les cages, transparentes, sont proches les unes des autres afin que chaque animal puisse avoir un contact visuel avec ses congénères. Avant chaque procédure expérimentale, les animaux sont manipulés fréquemment afin de les habituer aux expérimentateurs et réduire ainsi leur stress. Enfin, pour les procédures impliquant une neurochirurgie, un protocole d’anesthésie et d’analgésie péri- opératoire est en place afin de garantir la bonne prise en charge de nos animaux. La santé des animaux sera surveillée tout au long de l'expérience et évaluée grâce à une grille codifiant le niveau de bien-être et des points limites adaptés. Cela nous permettra d'intervenir immédiatement et de manière appropriée si un premier signe de souffrance est détecté. Des analgésiques et anesthésiques adaptés sont utilisés pour les chirurgies et en cas d’identification d’un animal en souffrance
Choix des espèces
L’évitement est un comportement extrêmement important pour la survie et est donc conservé chez les mammifères. Par ailleurs, ce projet requiert l’étude fine de populations de neurones accessibles uniquement via des modèles murins transgéniques. Les souris se reproduisent rapidement (une portée par mois) et leur système nerveux atteint son développement adulte en 12 semaines. Ainsi, la souris adulte représente un modèle de choix pour étudier les mécanismes neuronaux qui contrôlent le comportement d’évitement.
Etude d’une molécule pharmacologique à visée thérapeutique (et de sa forme inactive) sur un modèle de souris de la Trisomie 21.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
80 souris modeles de la trisomie 21 vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal est gave quotidiennement pendant dix-sept jours avec une molecule a visee therapeutique ou sa forme inactive, subit un poincon d'oreille pour le genotypage, passe des tests de memoire spatiale et de reconnaissance d'objets, puis est tue pour doser l'effet du compose dans le cerveau. Le porteur indique que les gavages repetes peuvent devenir douloureux et espere une amelioration des performances cognitives du modele. Il affirme que l'etude de ces deficiences intellectuelles d'origine genetique passe par un organisme vivant proche de l'homme, sans autre methode possible.
Objectifs
Le Syndrome de Down (SD) aussi appelé Trisomie 21 (T21), est dû à la présence d’un chromosome 21 surnuméraire. Ce syndrome touche 1 nouveau-né pour 600-800 naissances et représente environ un tiers des déficiences intellectuelles chez les enfants d’âge scolaire. C’est la forme la plus fréquente de retard mental, qui est également associée à un large panel de dysmorphies ou malformations. Parmi les gènes candidats à l’apparition de ces symptômes, un gène présent sur le chromosome 21 humain et donc en 3 copies chez les sujets porteurs de la T21, est aujourd’hui une des cibles privilégiées pour le développement de traitements thérapeutiques. Les études de ce gène chez la souris ont démontré son implication dans le développement et la maturation du cerveau. En effet, les souris ayant une copie supplémentaire de ce gène présentent une altération des capacités d’apprentissage et un déficit de la mémoire similaires à celles observées dans la T21. Arriver à déplacer de quelques dizaines de points le quotient intellectuel des patients atteints de la T21 leur permettrait d’avoir une vie plus autonome et socialement intégrée et constituerait un progrès très important pour la qualité de vie des patients et de leur entourage. L’objectif de la recherche sur la T21 est donc de mettre au point un traitement améliorant les fonctions intellectuelles des patients. Des collaborateurs proposent de tester 1 nouveau composé (et 1 composé non fonctionnel, utilisé comme contrôle négatif) pour leur propriété à améliorer les capacités cognitives qui sont altérées dans cette pathologie en ciblant l’activité de notre protéine d’intérêt. Durant ce projet, nous souhaitons déterminer si ce composé sera efficace en terme de restauration des fonctions intellectuelles. En parallèle, le composé non fonctionnel devrait avoir aucun effet. Ces composés ont été synthétisés et testés pour l’ADME (Administration, Distribution, Métabolisation et Excrétion) pharmacologique, par nos collaborateurs. Ces composés seront ainsi administrés par notre équipe à des souris modèles de T21. Les souris traitées feront l’objet de différents tests comportementaux afin de détecter une amélioration de leurs performances cognitives.
Bénéfices attendus
Nous espérons obtenir une amélioration significative des performances cognitives (notamment dans 2 types de mémoires : mémoire de reconnaissance spatiale et mémoire explicite de reconnaissance d'objets) dans un modèle murin de trisomie 21, qui montre de faibles performances dans ces 2 tests. Cette amélioration sera caractérisée également par un dosage de l'activité de phosphorilation de Dyrk1a, activité qui devrait être diminuée par l'effet du composé testé. Les animaux traités avec la forme non active du composé devraient présenter les mêmes déficits que les individus contrôles sauvages non traités.
Procédures
Les animaux seront gavés quotidiennement avec des molécules à visée thérapeutique pour une durée maximale de 17 jours. Le temps du gavage est de 20 à 30 secondes maximum. Pour le genotypage des animaux, un poinçon d’oreille sera effectué, conjointement à la pose d'une bague d'identification . Ce geste est rapide et ne prend que quelques secondes
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont l'introduction d'une canule de gavage pour l'administration des molécules per os. Une douleur peut apparaitre à cause de la répétition des gavages, au maximum 17 jours au total, soit 1 par jour. Stress léger et rapide dû à la pose de bague et prélèvement d'une biopsie d'oreille.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issu des 17 jours de traitement. Les cerveaux seront prélevés pour réaliser un dosage de l'effet des molécules à visée thérapeutique.
Remplacement
L’utilisation de la souris dans cette étude est justifiée par le fait que les anomalies à observer (altération des capacités d’apprentissage et déficit de la mémoire) nécessitent un modèle vivant et suffisamment proche de l’homme pour pouvoir être transposé.
Réduction
Pour ce projet, des souris mâles et femelles seront utilisés à partir de 3 mois, âge équivalent au jeune adulte. Nous utiliserons et testerons le composé sur les deux sexes afin de vérifier qu’il n’y a pas de différence entre mâle et femelle. L'étude nécessitera 5 groupes de 16 animaux (8 femelles et 8 mâles), soit 80 souris au total. 13 animaux par groupe sont nécessaires pour avoir une puissance statistique suffisante. Comme les tests comportementaux sont sans contraintes, certains animaux ne répondront pas, c'est pourquoi nous testerons 3 animaux de plus dans chaque groupe.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d’un suivi quotidien à partir du début de leur traitement jusqu’à la fin de l’expérience. Et dans le cas où les animaux présenteraient des signes de souffrance, de mal-être, ou de douleur, ils seront exclus des analyses et soignés ou euthanasiés selon leur état. Pour la manipulation des animaux, et afin de limiter le stress, nous utiliserons des tubes de manipulation, ce qui évite de les prendre par la queue. Les tubes seront laissés dans les cages d'élevage comme enrichissement du milieu. Les animaux seront élevés par groupe de 2 animaux minimum pour éviter l'isolement.
Choix des espèces
La compréhension des mécanismes physiologiques et moléculaires ainsi que des origines développementales des pathologies génétiques associées à des retards mentaux requièrent l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthode autre que l’étude in vivo. La souris est une espèce physiologiquement et génétiquement proche de l’homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines. De plus, les études dans le modèle humain sont limitées tandis que le modèle murin permet d’accéder à tous les tissus et à toutes les étapes du développement. En outre, le génome de la souris étant manipulable, il permet donc de recréer les modifications génétiques qui sont à la base du syndrome de Down. Les souris seront étudiées à partir de l’âge adulte, c’est-à-dire 3 mois, car c’est l’âge auquel le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont présents.
Xénotransplantation de glioblastomes humains dans des souris et évaluation de l’efficacité de traitements avec de petites molécules en association à la radiothérapie.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
578 souris immunodeprimees vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal recoit une greffe de cellules de glioblastome humain dans le cerveau par ouverture du crane, puis des seances hebdomadaires d'imagerie sous anesthesie et des instillations nasales de candidats-medicaments, une moitie etant en plus irradiee, avant d'etre tuee pour analyser la progression tumorale. Le porteur decrit surtout le stress lie aux anesthesies repetees et prevoit une mise a mort des qu'un point limite de degradation est atteint. Il affirme qu'aucune alternative n'existe, les organoides cerebraux ne reproduisant pas selon lui la complexite du microenvironnement tumoral.
Objectifs
Avec plus de 3000 nouveaux cas par an en France, les récidives de gliomes de bas grade ainsi que les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales avec un mauvais pronostic et pour lesquelles les traitements sont lourds mais peu efficaces. Néanmoins, la chirurgie en association à la radiothérapie et la chimiothérapie permet de prolonger de quelques mois la survie. En effet, la survie des patients après diagnostic n’excède pas 2 ans y compris après un traitement. Dans des études in vitro, nous avons sélectionné de nouvelles molécules qui en association avec la radiothérapie réduisent la croissance des cellules tumorales. Nous proposons de tester ces nouvelles molécules dans un modèle préclinique. La transplantation intracérébrale de cellules issues de gliomes humains chez des souris est le modèle de choix pour tester l’efficacité d’approches pharmacologiques en combinaison avec la radiothérapie.
Bénéfices attendus
Cette étude préclinique permettra d’évaluer l’efficacité in vivo de molécules pour réduire la croissance de cellules de gliomes. Ce travail pourra servir de référence pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques du cancer du cerveau le plus fréquent chez l’Humain adulte.
Procédures
L’opération de xénogreffe comporte 4 étapes : injection d’un antalgique, une anesthésie, ouverture minime de la boîte crânienne et injection de cellules issues de gliomes humains dans le cerveau de l’animal, pour une durée totale de l’opération de moins de 20 min par souris. L’imagerie par bioluminescence sera réalisée de façon hebdomadaire durant 5-9 semaines. Cette mesure nécessite une anesthésie gazeuse de l’animal pour 15-20 min et l’administration intrapéritonéale d’un composé. Deux mois après la greffe, les candidats-médicaments seront administrés par instillation nasale sous anesthésie légère à raison de 5 fois par semaine et pour 1 ou 3 semaines selon la procédure. L’administration est réalisée sous anesthésie gazeuse et dure moins de 5 min. Les jours de mesure de bioluminescence, l’administration sera réalisée au cours de la même anesthésie. La moitié des animaux sera exposée à une radiothérapie sous anesthésie gazeuse pour une durée de 20-30 min.
Impact sur les animaux
La nuisance majeure attendue de cette expérimentation concerne le stress provoqué par les anesthésies gazeuses répétées (opération de transplantation, instillations nasales). L’opération de transplantation est un acte chirurgical qui représente des effets indésirables mais celui-ci est bien maîtrisé et les animaux se rétablissent rapidement après l’opération. L’instillation nasale d’un petit volume d’une solution saline est une méthode non-invasive permettant l’administration de petites molécules qui vont diffuser dans le cerveau. Le stress lié à cette approche réside dans les anesthésies répétées, la contention et l’obstruction momentanée d’une narine. La radiothérapie requiert une anesthésie générale afin d’immobiliser l’animal mais l’exposition à l’irradiation ne génère pas de souffrance et la dose utilisée n’engendre pas d’effets néfastes.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélever le cerveau afin de réaliser des analyses histologiques et d’évaluer l’effets des composés pharmacologiques sur la progression tumorale.
Remplacement
Il n’existe actuellement aucune alternative à l’utilisation d’animaux pour l’étude du glioblastome, particulièrement en raison du microenvironnement tumoral qui joue un rôle défavorable et ne peut être reproduit dans un système in vitro. Des cultures d’organoïdes cérébraux sont en cours de développement mais ce modèle expérimental, dépourvu de certains types cellulaires impliqués dans la croissance tumorale, ne représente pas à ce jour toute la complexité du modèle in vivo.
Réduction
Dans ce projet, deux candidats-médicament seront évalués dont l’un d’entre eux est connu pour ne pas présenter d’effet indésirable in vivo. Des essais de non-toxicité pour la deuxième molécule seront réalisés au préalable et en cas d’effets cliniques néfastes, son utilisation sera interrompue ; l’étude sera limitée à la première molécule. Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été défini en fonction de la littérature et notre expérience sur la variabilité des expériences de transplantation. Plusieurs types de cellules de glioblastomes représentant différentes caractéristiques des glioblastomes sont inclues dans cette étude. Les expérimentations seront réalisées indépendamment pour chacun des types de cellules de glioblastome et de façon séquentielle si bien qu’en cas d’évolution tumorale défavorable le protocole pourra être interrompu plus précocement et éviter l’utilisation de tous les groupes d’animaux.
Raffinement
Afin de protéger d’une éventuelle contamination par l’environnement, ces animaux immuno-déficients seront hébergés dans des conditions sanitaires strictes dans des cages avec un système de ventilation contrôlée. Mise en place d’un protocole d’anesthésie/analgésie. Mise en place d’un suivi clinique régulier avec l’aide d’une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance. Des critères de point limite ont été établis et leur expression justifiera l’interruption de l’expérience et la mise à mort de l’animal pour lui éviter toute souffrance.
Choix des espèces
La greffe de cellules humaines sera réalisée sur des animaux immunodéprimés pour éviter tout rejet. Dans ce projet, nous utiliserons un modèle de souris présentant un thymus rudimentaire, connu pour supporter la transplantation et la croissance de cellules de gliomes humains dans leur cerveau. Par ailleurs, ce modèle de souris présente une faible radiosensibilité et permet l’étude de la radiothérapie contrairement à d’autres modèles de souris immunodéficientes. Le gliome est une tumeur cérébrale fréquente chez l’adulte qui affecte sans distinction les mâles et les femelles. Nous utiliserons donc des animaux adultes mâles et femelles.
Caractérisation comportementale de souris exprimant une mutation du récepteur alpha1 de l’hormone thyroïdienne dans les neurones à parvalbumine
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
36 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal recoit une puce sous-cutanee sous anesthesie, passe des tests comportementaux (Live Mouse Tracker en arene, apprentissage sur ecran tactile) puis une injection d'un produit convulsivant qui provoque des myoclonies et quelques crises, avant d'etre tue par perfusion intracardiaque de fixateur pour prelever le cerveau. Le porteur fait l'hypothese d'alterations moderees du comportement, proches des troubles autistiques, et affirme qu'etudier le developpement du cerveau impose un "organisme entier". Les benefices avances relevent de la comprehension de maladies neurologiques dont l'autisme.
Objectifs
L’hormone thyroïdienne est essentielle pour le bon développement du cerveau chez les mammifères. Un défaut de celle-ci au cours du développement du cerveau induit des troubles neurologiques tels que retards mentaux, défauts de concentration, épilepsie, défauts de contrôle du mouvement. Les mécanismes par lesquels l’hormone thyroïdienne agit sur le cerveau sont mal compris. Il a été montré récemment qu'un récepteur de l’hormone thyroïdienne joue un rôle majeur, notamment dans les neurones dits inhibiteurs. Parmi ces neurones inhibiteurs, une sous-population particulièrement sensible a été identifiée : des neurones qui expriment une protéine appelée parvalbumine. Chez l’homme, des pathologies telles que l’autisme, l’épilepsie et la schizophrénie sont associés à un déficit de neurones à parvalbumine. De plus, chez la souris, l’invalidation du gène de la parvalbumine induit des altérations du comportement qui évoquent les troubles du spectre autistique. L’objectif de ce projet est d’évaluer si le blocage de l'hormone thyroïdienne uniquement dans les neurones à parvalbumine induit des modifications de comportement chez la souris. Nous faisons l’hypothèse que ces souris pourraient présenter des altérations modérées de leur comportement, potentiellement en lien avec les troubles autistiques.
Bénéfices attendus
L'étude du rôle de l’hormone thyroïdienne dans les neurones à parvalbumine permettra de mieux comprendre le développement du cerveau chez les mammifères. Plus précisément, les résultats de ce travail contribueront à mieux comprendre ce qui se passe chez les patients atteints de pathologies affectant cette hormone thyroïdienne. Plus largement, comme les neurones à parvalbumine jouent un rôle majeur de coordination de l’activité dans le cerveau, les résultats de cette étude devraient améliorer notre connaissance de l’origine de plusieurs maladies neurologiques, dont l’autisme.
Procédures
Une implantation sous-cutanée d'une puce constituera la seule intervention que subiront les animaux. Elle se fera sous anesthésie et avec une couverture antalgique durant une durée de 30 minutes maximum. Les animaux consommeront de l'eau acidifiée pendant le test Touch Screen (21 jours). Une injection d'un produit pro-convulsivant: durée moins d'une minute. Une injection de produits anesthésiques: durée moins d'une minute
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les animaux subiront une implantation d'une puce, permettant l'identification par radiofréquence, en sous-cutanée sous anesthésie gazeuse. Lors des périodes d'analyse du test Live Mouse Tracker, ils seront simplement transférés dans une arène de 50 cm de côté qui disposera de sciure, boisson et aliment qu'ils pourront explorer. Pour le test du Touchscreen, l'eau des biberons des cages d'élevage sera acidifiée pendant les jours de test (21 jours). Suite à l’injection d'un agent pro-convulsivant par voie intrapéritonéale, les animaux présenteront des myoclonies (contractions rapides et brutales des muscles) et peu de crises cloniques (spasmes rythmés) et toniques (augmentation accrue du tonus musculaire ou raideur). Enfin, les animaux seront anesthésiés avec un mélange d'anesthésiques avant d’être perfusés par voie intracardiaque avec une solution tampon et un fixateur de tissus afin de préléver leurs cerveaux pour réaliser des analyses histologiques.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort en fin d'expérience pour prélever les cerveaux afin de réaliser des analyses histologiques.
Remplacement
L'objectif de ce projet étant d'étudier le rôle de l'hormone thyroïdienne dans le dévelopement du cerveau, il est nécessaire de travailler sur un organisme entier, car il est actuellement impossible de reproduire in vitro le développement du cerveau. A cet égard la souris est un modèle pertinent, car elle présente une organisation du système nerveux proche de celle de l'Homme. Des études in vitro sont réalisées en parallèle, notamment pour aborder les aspects moléculaires de l'hormone thyroïdienne.
Réduction
D’après notre expérience, les paramètres comportementaux présentent en général une grande variabilité interindividuelle, il est nécessaire de prévoir 12 souris par groupe pour pouvoir conclure statistiquement. En fonction de la répartition des données nous utiliserons des tests paramétriques ou non paramétriques pour mettre en évidence des différences significatives dans les résultats des tests comportementaux entre les groupes expérimentaux (mutants vs contrôles). A l’issue de l’étude comportementale, nous avons prévu de prélever les cerveaux de 6 souris de chaque groupe, de façon à disposer de matériel biologique qui permettra de prolonger l’étude par une exploration histologique, si les tests comportementaux révèlent des différences entre souris exprimant la mutation et souris témoins. Cela évitera de générer une nouvelle cohorte de souris pour l’histologie, le cas échéant. Le nombre de 6 par groupe est suffisant pour conclure statistiquement sur les paramètres histologiques.
Raffinement
Afin de réduire l'inconfort et le stress des animaux, la durée minimale sera appliquée pour chaque test. Des phases de récupérations entre les différents tests seront prévues. De plus, afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (cages propres, nids d'enrichissement) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance des animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et auront un accès illimité à l'eau et à la nourriture. Ils subiront la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie et avec une couverture antalgique suite à laquelle une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la bonne cicatrisation. Nous utiliserons du gel ophtalmique hydratant durant les implantations pour éviter un dessèchement oculaire. Le réveil de l'animal se fera sur une couverture chauffante (37°C), qui permettra un retour progressif de la température corporelle de l'animal. Un antiseptique local par spray pourra être administré si besoin. Nous avons défini des points limites éthiques dans le cadre de la procédure expérimentale. Chaque animal sera ainsi suivi avant les expériences afin de détecter tout indicateur de souffrance et déterminer si besoin l’arrêt avant l’expérimentation voire l’euthanasie de l’animal.
Choix des espèces
La souris est un bon modèle pour étudier le rôle de l'hormone thyroïdienne dans l'organisme car elle joue un rôle similaire chez la souris et chez l'homme. De plus, c'est actuellement la seule espèce chez laquelle existent différentes lignées premettant de bloquer cette hormone dans un type cellulaire choisi. Cette étude comportementale sera réalisée sur des souris adultes, âgées de 16 à 20 semaines au début des tests, de façon à ce que le développement du cerveau soit terminé au début de l’étude.
Etude de molécules bioactives promouvant l’oligodendrogenese dans des modèles murins de lésion cérébrale néonataux et adultes
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
7983 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance leger a modere. Des adultes recoivent un gavage quotidien puis une chirurgie qui injecte une molecule demyelinisante dans le corps calleux ou la moelle epiniere, tandis que des souriceaux subissent une electroporation cerebrale sous anesthesie, avant que tous soient tues pour prelever le cerveau ou la moelle. Le porteur indique que le gavage peut irriter et que la chirurgie provoque des douleurs post-operatoires, et affirme qu'une approche in vivo chez le mammifere est "indispensable" avant tout essai clinique. Les retombees annoncees contre la sclerose en plaques et les lesions du grand premature restent renvoyees a de futurs essais.
Objectifs
Les oligodendrocytes sont des cellules essentielles du système nerveux central, puisque ce sont elles qui forment les gaines de myéline, permettant la propagation rapide de l’influx nerveux, ainsi qu’un support pour les neurones. Certaines maladies dites dysmyélinisantes ou démyélinisantes comme la pathologie du cerveau des grands prématurés ou la Sclérose en Plaques, respectivement, entrainent une perte de ces cellules. Une remyélinisation spontanée a lieu à partir des précurseurs d’oligodendrocyte présents dans l’ensemble du cerveau. Néanmoins, la remyélinisation reste incomplète, et les thérapies menant à une remyélinisation efficace sont inexistantes. En nous basant sur des approches de traitement des données (big data) par différents outils bioinformatiques (in silico), nous avons mis en évidence des molécules bioactives ayant la capacité d’activer des gènes clés impliqués dans la biologie des oligodendrocytes. Ces molécules, ayant donc un fort potentiel de régénération des oligodendrocytes et de (re)myélinisation, ont été testées et validées sur des modèles in vitro de culture cellulaire. Cette nouvelle étude a pour objectif de valider l’efficacité de ces molécules sur des modèles précliniques, de démyelinisation suivie de remyelinisation, in vivo chez la souris, et de comprendre leur mode d’action.
Bénéfices attendus
La Sclérose en plaques est une maladie inflammatoire auto-immune qui touche plus de 100 000 personnes en France. Des avancées ont été faites pour proposer des traitements visant à stopper les attaques immunitaires contre les oligodendrocytes. Cependant, il n’existe pas encore de traitements permettant une remyélinisation efficace. L’Organisation Mondial de la Santé (OMS) estime qu’au moins 15 millions d’enfants naissent prématurément par an dans le monde, représentant 1 naissance sur 10, avec un taux qui augmente de manière inexpliquée dans les pays développés. Presque 1 million de ces enfants ne survivent pas et une proportion importante des survivants développent des déficits neurologiques comme des paralysies cérébrales, des défauts sévères des fonctions cognitives et des maladies psychiatriques comme le trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH) ou le trouble du spectre autistique (TSA). Deux processus clés interviennent pendant les phases précoces de lésions cérébrales chez le prématuré : l’altération de la concentration en oxygène et la neuro-inflammation qui affectent dramatiquement la génération des oligodendrocytes et qui mènent à une hypomyélinisation. Dans ces deux pathologies, il est essentiel de développer des traitements favorisant la génération des oligodendrocytes. Nos études antérieures ont permis de mieux comprendre les mécanismes intervenant dans ce processus et nous ont permis d’acquérir des données sur les gènes impliqués. Grâce à l’analyse de ces données, nous avons établi une liste de molécules bioactives prometteuse. Des études in vitro sur cellules en culture nous ont permis de sélectionner 3 de ces molécules, comme ayant le plus grand potentiel à promouvoir la genèse des oligodendrocytes. Ces études précliniques permettront de valider l’efficacité de molécules bioactives sur la production des oligodendrocytes, dans des modèles de lésion cérébrales du grands-prématurés et de remyélinisation chez l’adulte. Elles seront la base pour commencer des essais cliniques pour promouvoir la réparation cérébrale chez des patients atteints de maladies démyélinisantes, comme la Sclérose en Plaques ou dysmyélinisante comme dans la pathologie du cerveau des grands prématurés.
Procédures
Pour ce projet, il est prévu de soumettre des souris adultes à 1 gavage de quelques secondes par jour pendant 5 jours, puis après quelques jours, une chirurgie sous anesthésie et analgésie sera pratiquée afin d’injecter une molécule démyélinisante dans le corps calleux ou la moelle épinière (geste rapide : 10min). Les molécules bioactives d’intérêt leur seront administrées dans l’eau de boisson tous les jours jusqu’au jour de l’euthanasie et une injection unique intrapéritonéale (durant quelques secondes) sur animal vigile d’un agent marquant l’ADN leur sera faite, 2 heures avant l’euthanasie pour prélèvement. Concernant les modèles chez les souriceaux, nous avons prévu réaliser une électroporation (injection dans un des ventricules du cerveau et application d’un courant électrique), sous anesthésie (geste rapide – 2min). Les molécules bioactives d’intérêt leur seront administrées par injection sous-cutanée (20 maximum - durant quelques secondes) sur animal vigile, chaque jour jusqu’au jour d’euthanasie puis une injection unique (durant quelques secondes) d’un agent marquant l’ADN leur sera faites, 2 heures avant l’euthanasie pour prélèvement. Nous avons par ailleurs prévu de réaliser une (ou 2 – à quelques jours d’intervalle) injection(s) (durant quelques secondes) sur souriceaux vigiles. Les molécules bioactives d’intérêt leur seront administrées par injection sous-cutanée (20 maximum - durant quelques secondes) sur animal vigile, chaque jour jusqu’au jour d’euthanasie puis une injection unique (durant quelques secondes) d’un agent marquant l’ADN leur sera faites, 2 heures avant l’euthanasie pour prélèvement.
Impact sur les animaux
Concernant l’étude sur la remyélinisation chez l’adulte, les animaux seront contraints à un gavage qui peut provoquer des irritations. Lors de l’injection, les animaux seront anesthésiés, ce qui entraine un potentiel risque pour l’animal et un risque hémorragique au niveau du site d’injection. Des douleurs post-opératoires sont aussi attendues. Concernant l’étude chez les souriceaux, l’électroporation doit se faire sous anesthésie ce qui entraine un potentiel risque pour l’animal. Les différentes injections réalisées peuvent entrainer une douleur passagère.
Devenir
Les analyses de ces expériences nécessiteront le prélèvement des tissus d’intérêt (cerveau ou moelle épinière) et donc l’euthanasie des animaux. Pour respecter le principe de raffinement, nous nous assurerons que les expériences seront réalisées dans des conditions optimales (bon timing, dose optimale) et contrôlées, afin d’obtenir des résultats interprétables et diminuer ainsi la variabilité donc le nombre d’animaux à analyser.
Remplacement
Notre projet vise à valider l’efficacité de molécules bioactives dans la production des oligodendrocytes, des cellules du cerveau, très importantes pour son fonctionnement. Suivant le principe de remplacement, des études in vitro sur cultures cellulaires ont été réalisées afin de sélectionner 3 molécules parmi les 12 que nous avions mises en évidence par des analyses in silico (analyses bioinformatiques) comme ayant le plus grand potentiel à promouvoir la production des oligodendrocytes. Avant d’envisager de faire passer ces molécules en essai clinique, il est indispensable, de passer par une approche in vivo chez le Mammifère afin de reproduire la complexité du cerveau. Nous utiliserons des modèles mimant les effets de pathologies comme la Sclérose en plaques chez l’adulte ou bien des défauts de production d’oligodendrocytes retrouvés lors du développement en cas naissance prématurée. Il nous sera ainsi possible de prendre en compte le contexte inflammatoire dû à l’attaque du système immunitaire sur le cerveau, par exemple. De plus, les outils génétiques disponibles chez la souris nous permettent de contrôler avec précision à quel moment ces défauts interviennent.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés (7923) sera limité au strict nécessaire pour obtenir des données statistiquement exploitables et sera calculé pour chaque type d’analyse. Toutes les quantifications se feront en aveugle. Nous travaillons en étroite collaboration avec des statisticiens présents dans notre unité pour définir toutes les tailles d'échantillons et les tests statistiques appropriés. Nous comptons observer de nombreux paramètres (stade différentiation des cellules selon le stade développement, morphologie des cellules, …) qui pourront être analysés sur les mêmes échantillons.
Raffinement
L’animalerie est agréée, les conditions d’hébergement et les conditions d’enrichissement de l’environnement (maison, papier craft, batonnet), d’alimentation et de soins quand nécessaires seront contrôlées. Une période d’acclimatation d’une semaine sera effectuée avant toute procédure expérimentale. Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. Tout au long de la vie des animaux, un suivi rigoureux sera réalisé pour s’assurer de leur bien-être en collaboration avec la structure chargée du bien-être animal et du vétérinaire (vérification quotidienne par l’équipe zootechnique et un suivi post-opératoire 1 fois par jour par les responsables de projets. En cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique et dans le cas où cette douleur persiste, les animaux seront euthanasiés pour éviter toute souffrance inutile. De la nourriture liquide sera mise à disposition des souris pendant la période de gavage afin de faciliter la prise alimentaire. Des soins seront apportés avant, pendant et après la chirurgie : injection d’analgésique avant l’anesthésie, ainsi qu’en post-opératoire. Un biberon d’analgésique sera aussi mis à disposition des animaux. Du gel ophtalmique sera appliqué pour assurer une bonne hydratation des yeux de l’animal. L’application de quelques gouttes d’analgésique local sur le site d’incision permettra de diminuer la douleur. Durant toute la période d’anesthésie, l’animal sera placé sur tapis chauffant afin de maintenir sa température. Un analgésique en crème sera appliquée sur les points d’appui des barres d’oreille afin de réduire l’inconfort. La peau de l’animal sera tondue et nettoyée. Les animaux seront placés dans une cage chauffée jusqu’au réveil. Les concentrations des produits injectés seront optimisées pour réduire le volume injecté. Des points limite sont mis en place : Si une perte de poids importante est constatée par rapport au poids avant procédure, l’animal sera euthanasié. Après la chirurgie, si une infection ou des signes de souffrances étaient constatés, nous procéderions à un nettoyage de la plaie (si infection) et injection d’analgésique, après consultation avec la structure chargée du bien-être animal et du vétérinaire. Si aucun signe d’amélioration n’est visible après 48h, l’animal sera euthanasié.
Choix des espèces
Après validation des molécules d’intérêt in vitro sur cellules en culture, et avant de les faire passer en essai clinique, il nous est indispensable de les valider sur modèle in vivo de cerveau de Mammifère. Nous avons fait le choix de la souris car les outils génétiques et moléculaires développés dans notre domaine de recherche ont été réalisés pour des travaux chez la souris. Les animaux génétiquement modifiés qui sont nécessaires à cette étude sont uniquement disponibles chez la souris. Notamment, les lignées Cre et Lox disponibles chez la souris nous permettent de contrôler avec précision l’inactivation de nos gènes d’intérêt. Les modèles de lésions focales de démyélinisation suivi de remyélinisation ont été parfaitement caractérisés et nous les maîtrisons. Les animaux utilisés pour le modèle de démyélinisation suivi de remyélinisation seront des adultes d’au moins 3 mois (myélinisation totale). L’électroporation se fera sur des souriceaux de 1 à 2 jours, permettant de cibler les cellules souches neurales dans leur période de différenciation. Les injections de tamoxifène se feront sur des souriceaux ayant entre 1 et 5 jours pour cibler la période avant la différentiation des cellules progénitrices en oligodendrocytes.
Apport de la neurostimulation ultrasonore dans le traitement des maladies psychiatriques : Mise au point et optimisation des paramètres ultrasonores chez le singe macaca fascicularis femelle anesthésié
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
16 macaques a longue queue femelles vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal enchaine IRM, scanner et imagerie TEP sous anesthesie generale, plusieurs seances de neurostimulation par ultrasons en chaise de contention, puis un test de memoire ou l'animal doit choisir entre deux gobelets pour obtenir une friandise, avant d'etre tue par surdosage d'anesthesique pour analyser son cerveau. Le porteur decrit un stress a l'induction de l'anesthesie, des douleurs aux sites d'injection et une gene liee a l'intubation et a la contention. Il affirme que les modeles in silico et in vitro ne reproduisent pas la physiologie cerebrale, juge l'usage du singe "indispensable" en vue d'une transposition a l'homme, et prevoit de reutiliser des femelles deja presentes dans l'etablissement.
Objectifs
Actuellement de nombreux protocoles thérapeutiques visant les troubles neuropsychiatriques (autisme, dépression, …) sont confrontés à l’apparition de pharmacorésistance chez de nombreux patients. Il semble essentiel de trouver des solutions innovantes pour parer à ces complications. Plusieurs techniques de neurostimulations sont proposées: la neurostimulation magnétique transcrânienne, utilisée en clinique, est non-invasive mais a une mauvaise discrimination spatiale, et la stimulation cérébrale profonde qui offre une meilleure résolution spatiale mais nécessite une chirurgie lourde. Nous proposons de pallier ces défauts et de garder ces points forts en utilisant la neurostimulation transcrânienne par ultrasons focalisés. La neurostimulation ultrasonore (US) se fera par application d’une sonde US sur le crâne, permettant la propagation intracrânienne d’ondes US focalisées et la stimulation précise de régions cérébrales. Nos résultats actuels ont montré que la stimulation US induit une activation neuronale, un mécanisme capital dans la thérapeutique des troubles neuropsychiatriques. Cette technique de neurostimulation offrirait une alternative ciblée et non-invasive pour les troubles neuropsychiatriques. Des études exploratoires chez les rongeurs ont démontré la faisabilité de cette technique. Cependant, leurs physiologies (épaisseur du crâne, orientation et forme du cerveau) freinent la transposition en clinique humaine. Des simulations numériques et expérimentales ont montré que les ultrasons pénètrent de façon similaire la boite crânienne chez l'homme et chez le primate. Des manipulations sur des singes cynomolgus sont en cours sans anesthésie pour la neurostimulation. Mais il y a des difficultés lors de la stimulation malgré l'habituation (tête non immobile). Dans la continuité de ce protocole, ce projet a pour but d’évaluer la faisabilité, l’efficacité et l’innocuité de la neurostimulation ultrasonore aigüe et chronique sur le primate non humain (PNH) anesthésié. Nous souhaitons tester les effets de la neurostimulation US aigüe (n=8) et la neurostimulation US chronique (n=8). Ce nombre est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. Tous les individus seront euthanasiés à la fin du projet par une méthode réglementaire et les cerveaux seront prélevés pour évaluer l’efficacité et l’innocuité de la neurostimulation US (neuroinflammation, neurotransmission, mort cellulaire, microhémorragies, ...).
Bénéfices attendus
Actuellement, les cas de dépression chez l’homme sont traités à l’aide de divers protocoles thérapeutiques tels que la psychothérapie, les antidépresseurs et autres molécules pharmacologiques. Dans de nombreux cas, les patients développent une pharmacorésistance aux traitements médicamenteux. Cette pharmacorésistance nécessite l’orientation des patients vers d’autres techniques thérapeutiques. Parmi ces techniques, nous pouvons relever la méthode de neurostimulation magnétique transcrânienne ou la stimulation cérébrale profonde (stimulation par implantation d’électrode dans le cerveau) mais la première ne cible pas correctement la zone cérébrale impliquée dans la dépression et la deuxième est trop invasive. Pour pallier ces défauts, nous souhaitons évaluer l’efficacité et l’innocuité d’une nouvelle méthode non invasive et ciblée : la neurostimulation ultrasonore chez le singe. Ce projet permettra ainsi de progresser dans la possibilité de traduire cette technique en clinique humaine. Nous aurons ainsi une avancée supplémentaire pour espérer avoir une alternative non-invasive et résolutive pour le traitement des troubles neuropsychiatriques. La perspective directe de ce projet est une transposition de cette technique pour un essai clinique chez l’Homme.
Procédures
Habituation – renforcement positif : 2 à 5 fois par semaine ; durée : entre 15 minutes et 1 heure par animal ; pendant au moins 1 mois et jusqu’à l’obtention d’une bonne coopération de l’animal vigile. Sont concernés tous les animaux (n=16) IRM cérébrale sous anesthésie générale: Sont concernés tous les animaux (n=16), 1 seule fois par animal ; injection d’anesthésique intramusculaire puis anesthésie gazeuse. Durée d’anesthésie : environ 60min. Scanner CT sous anesthésie générale: Sont concernés tous les animaux (n=16), 1 seule fois par animal ; injection d’anesthésique et de son antidote (voie intramusculaire), durée d’anesthésie : environ 10min. Adaptation du dispositif de neurostimulation : Sont concernés tous les animaux (n=16), jusqu’à 10 fois par animal ; injection d’anesthésique et de son antidote (voie intramusculaire), durée d’anesthésie : environ 30min – 1 mois minimum Imagerie TEP-CT sous anesthésie générale: Sont concernés tous les animaux (n=16). Cette imagerie sera réalisée 2 fois sur 8 animaux et 3 fois sur 8 autres animaux; injection d’anesthésique (intramusculaire); injection du produit radioactif (intraveineuse, par cathéter veine saphène ; durée d’anesthésie : environ 1h30 à 2h00. Neurostimulation ultrasonore sous anesthésie générale chimique: Sont concernés tous les animaux (n=16), 8 animaux avec 2 séances de stimulation et 8 animaux avec 10 séances de stimulation; application sur la tête du dispositif de neurostimulation ; injection d’anesthésique et de son antidote ; durée de contention dans une chaise de contention : environ 30min par stimulation. Test de comportement et de mémorisation : Sont concernés uniquement les animaux ayant une neurostimulation US chronique (n=8); pour la mémorisation, l'animal est placé dans un sas et devra choisir entre deux gobelets pour trouver une récompense (friandise). Euthanasie : Sont concernés tous les animaux (n=16), surdosage d’anesthésie.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sont les suivants : - Augmentation du stress lors des phases d’induction d’anesthésie (contention dans la cage). - Douleurs/gênes au niveau du site d’injection de l’anesthésie. - Douleurs/gênes oropharyngées liées aux intubations. - Augmentation du stress lors du transport entre les deux sites de manipulation. - Gênes suite à l’installation dans la chaise de contention. - Gênes au niveau du site d’apposition de la sonde ultrasonore. Concernant l’application des ondes ultrasonores lors de la neurostimulation et d’après nos précédentes manipulations sur rongeurs, la neurostimulation ne semble pas avoir d’effet indésirable. Les ondes ultrasonores auront une fréquence au-delà de celle de la gamme audible des primates, il n’y aura donc pas d’effets indésirable escomptés. Ceci a été validé chez les rongeurs dans nos études précédentes et dans la littérature.
Devenir
A l’issu des 2 procédures, tous les animaux seront euthanasiés pour effectuer des analyses histologiques des cerveaux.
Remplacement
Les modèles in silico, in vitro, (cellulaires) et/ou mathématiques ne permettent pas de reproduire la physiologie cérébrale et son environnement (vascularisation, perfusion, débit sanguin, etc…), l’utilisation d’animaux est donc indispensable. De plus, l’objectif final est de transposer cette technique en clinique humaine, en conséquence les études chez l’animal ne peuvent pas être substituées. Des études précédentes ont été menées sur les rongeurs (souris et rats). Les résultats obtenus sont encourageants mais ils ne permettent pas une transposition directe de la neurostimulation en clinique humaine, notamment à cause des différences physio-morphologiques des rongeurs avec l’homme. Pour pallier ces différences, nous proposons d’évaluer notre méthode sur un modèle animal plus proche de l’homme pour la morphologie cérébrale et crânienne, le singe cynomolgus.
Réduction
Les procédures expérimentales ont été élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible en permettant d’obtenir des résultats statistiquement exploitables. La réduction du nombre d’animaux se fera aussi par l’utilisation d’imagerie préclinique. Ainsi l’activité cérébrale d’un animal après neurostimulation sera comparée avec sa propre activité cérébrale avant neurostimulation, chaque animal sera donc son propre contrôle. Ces activités cérébrales seront statistiquement comparées. En considérant une modification de 10% de l’activité cérébrale par rapport à l’activité contrôle, un effectif de 8 animaux par groupe sera utilisé.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en volière disposant de plateformes surélevées avec les congénères et en présence d’objets d’enrichissement. L'alimentation couvrira les besoins journaliers et sera complétée par des friandises. Un programme d'enrichissement sera mis en place (recherche et diversité de l'alimentation, manipulation d'objets, échelle, musique, tv...) ceci donnant un environnement favorable aux procédures expérimentales. Pour limiter le stress, nous recourrons à l’habituation (renforcement positif). Elle sera effectuée par le personnel en charge de l’étude et en collaboration avec le personnel d’animalerie. Les animaux seront habitués à recevoir des récompenses (friandises) après réalisation de tâches simples (ex : toucher un objet) afin d’obtenir la coopération de l’animal et instaurer une relation de confiance. Pour les procédures sous anesthésie, les animaux seront manipulés sur un tapis chauffant et sous monitoring cardio-pulmonaire. Les animaux seront placés sous surveillance à leur réveil. Nous avons défini des points limites permettant d’apprécier la douleur et l’inconfort des animaux. Ces points limites seront des signes observables et évaluables par le personnel de zootechnie. Chaque jour, le personnel de zootechnie veillera à l’apparence des animaux. Les animaux seront pesés à réception puis à chaque manipulation nécessitant une sortie de cage. Des mesures préventives seront prises : médication en concertation avec le vétérinaire référent et/ou apports alimentaires alternatifs, notamment après le retrait des cathéters, l’animal pourra recevoir une injection d'un antidouleur au site de pose du cathéter. Nous aurons recours le plus possible à la réutilisation d’animaux inclus dans d’autres projets sous condition qu’ils n’aient subi aucun dommage cérébral, ni locomoteur.
Choix des espèces
Le choix de cette espèce se justifie par l’analogie des zones cérébrales et de la neurobiologie entre le singe et l’humain et par sa proximité phylogénétique avec l’espèce humaine. Des macaques femelles pubères seront utilisées pour cette étude. Les pathologies pouvant être soignées par la méthode de neurostimulation ultrasonore sont pour la plupart des pathologies de l’adulte. De ce fait, il s’avère nécessaire de travailler sur des animaux post-pubères. Pour cette étude, des macaques femelles seront utilisées. Actuellement des macaques femelles sont utilisées au sein de l’EU et seront disponibles à la réutilisation. Cela sera en accord avec les principes de réduction et de raffinement édictés par la règle des 3R. De plus, nos équipements d’imagerie actuels ne peuvent pas supporter la forte corpulence de macaques mâles adultes (poids et largeur d’épaule sont souvent trop importants pour le stade de développement souhaité).