Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
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- Organes sensoriels
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- Système immunitaire
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Evaluation de la susceptibilité à la fibrillation atriale dans un modèle de rongeur de vieillissement cardiaque accéléré
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
195 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections quotidiennes pendant huit semaines pour induire un vieillissement cardiaque accéléré, un médicament ou un placebo par gavage, un suivi par IRM, puis une étude électrophysiologique de deux heures sous anesthésie sans réveil avant le prélèvement des organes. Le porteur indique un stress lié aux injections sur animal vigile et au gavage, et n'attend pas d'effet indésirable des médicaments. Il affirme que l'étude du remodelage lié à la sénescence exige l'"organisme entier" et écarte le remplacement, présentant comme "nécessaire" d'investiguer un vieillissement de la population.
Objectifs
L’âge reste le premier facteur de risque de la fibrillation atriale. Cette maladie cardiaque est due au trouble du rythme cardiaque et peut engendrer des palpitations, douleurs à la poitrine, essoufflement, fatigue... ainsi que le décès de la personne. L’incidence augmente dans la population de plus de 70 ans (17/1000) et cela est particulièrement frappant sachant que l’incidence chez les personnes de moins de 50 ans est estimée à 0.9/1000. En considérant le taux de vieillissement prévu de la population (le nombre de personnes de plus de 65 ans doublera d’ici à 2040), il est nécessaire d’investiguer les causes reliant le processus complexe du vieillissement à la vulnérabilité à développer la fibrillation atriale, afin de développer la prévention et/ou d’améliorer les thérapies existantes. Actuellement, les facteurs qui déterminent la corrélation entre le vieillissement cardiaque et la susceptibilité à développer la fibrillation atriale ne sont pas bien connus. Dans ce projet nous souhaitons mettre en place un modèle de vieillissement chez le rongeur (rat) déjà validé par la communauté scientifique afin de pouvoir étudier les facteurs liés vieillissement influençant l’installation de la fibrillation atriale. Le projet vise à décrire la différence entre un groupe d’animaux possédant un vieillissement accéléré et des groupes contrôles, 195 rats maximum seraient inclus dans le projet pour répondre aux objectifs de recherche . Le point de comparaison sera la sensibilité des animaux à développer de la fibrillation atriale par stimulation cardiaque. L’objectif sera d’essayer de corréler la susceptibilité à la fibrillation atriale avec les modifications tissulaires afin de faire émerger de nouveaux mécanismes qui pourront être testés ultérieurement dans le cadre du développement de nouvelles orientations thérapeutiques pour la prise en charge et le traitement de la fibrillation atriale chez l'Homme.
Bénéfices attendus
Le modèle de rat avec vieillissement accéléré permettra d’évaluer le lien direct entre l’installation de la sénescence, qui est un processus physiologique qui entraîne une lente dégradation des fonctions de la cellule à l'origine du vieillissement des organismes, qui fait partie des processus du vieillissement, et la sensibilité aux arythmies atriales, notamment la fibrillation atriale. L’induction de la sénescence chez de jeunes animaux permettra de corréler directement ce processus aux arythmies atriales en comparaison avec des animaux âgés. L’utilisation de médicaments qui agissent en tuant les cellules sénescentes (dégradées), permettra d’évaluer les bénéfices potentiels de ces médicaments pour prévenir ou traiter la fibrillation atriale.
Procédures
Les rats auront des injections journalières de dix secondes maximales sur une période de huit semaines. Ensuite, les animaux auront une administration journalière de médicament ou de placebo par voie orale pendant cinq jours. Le suivi des animaux se fera par imagerie non invasive (IRM - Imagerie par résonance magnétique). En fin de projet, ces derniers subiront une étude électrophysiologique pour une durée de deux heures sous anesthésie générale et couverture analgésique adaptée.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont liés aux actes réalisés, notamment lors des injections quotidiennes, celles-ci seront effectuées sur les animaux vigiles ce qui peut induire un stress lors de la manipulation ainsi qu'une faible douleur au site de l'injection. La prise par voie orale pendant 5 jours se fera par gavage, ce geste engendrera également un stress le temps de la manipulation. Les médicaments utilisés ne devraient pas avoir d'effets indésirables sur les animaux. La procédure d’imagerie, ainsi que la procédure de stimulation cardiaque, n'engendreront pas d'effets indésirables, les animaux étant sous anesthésie générale et couverture analgésique adaptée, et la dernière expérimentation étant sans réveil de l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie et couverture analgésique adaptée, pour permettre le prélèvement des organes afin de caractériser les marqueurs de senescence ainsi que les changements structurels et métaboliques des tissus et des cellules.
Remplacement
Le remplacement des animaux est impossible pour ce type d’étude car l’hypothèse nécessite de pouvoir étudier les réponses physiologiques et le remodelage induit par la senescence et le vieillissement précoce sur l’organisme entier. Cependant, les résultats des études ex vivo permettront la mise en évidence des mécanismes impliqués dans la vulnérabilité des tissus sénescents à la fibrillation auriculaire. Cela nous permettra de dessiner de nouvelles études in vitro sur des cellules de patients avec ou sans FA et/ou sur des lignées cellulaires cardiaques.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet est calculé sur la base du test statistique de contingence concernant l’objectif primaire (quantifier et comparer la susceptibilité à la fibrillation atriale entre les groupes). Nous recalculerons régulièrement la taille des échantillons nécessaire permettant de discerner les différences statistiques avec l’intervalle de confiance souhaité, et éventuellement réduire le nombre d’animaux utilisé dans le projet. L’utilisation des tissus explantés pour la réalisation de multiples analyses enrichira le contenu d’information scientifique disponible pour chaque animal.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les conditions adaptées en groupes sociaux, disposeront de l'espace nécessaire et de stimulation avec la mise à disposition d'un enrichissement environnemental régulièrement changé. Les animaux seront suivis quotidiennement par le personnel de l'animalerie, formé et soucieux du bien-être des animaux. Lors de l'opération, les animax seront sous anesthésie générale avec une couverture analgésique adaptée et une surveillance constante des paramêtres vitaux.
Choix des espèces
Le modèle de vieillissement accéléré chez le rat induit est décrit dans la littérature scientifique. Le modèle de rat permet une évaluation fiable de la vulnérabilité de la fibrillation atriale secondairement à la stimulation cardiaque. Des rats adultes seront inclus au projet afin d’avoir des animaux dont la croissance est achevée. Plusieurs stades de vieillisement seront étudiés : 10 semaines (jeune adultes), 19 semaines (adultes), 18/24 mois (âgés), permettant ainsi de comparer les différents groupes et l'impact du vieillissement sur l'apparition de la fibrillation atriale.
Etude de la formation des plaquettes sanguines : Passage des mégacaryocytes dans la circulation sanguine de la moelle osseuse murine
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- Oncologie
- Système cardiaque
270 souris vont être utilisées, toutes tuées avant leur réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des prélèvements à la queue et des injections rétro-orbitaires sous anesthésie générale, pour observer comment les mégacaryocytes de la moelle osseuse libèrent les plaquettes sanguines. Le porteur mentionne des risques d'inflammation, d'infection et d'hypothermie, et prévoit de surveiller l'automutilation au niveau de la queue. Il affirme que ce passage des cellules dans la circulation ne peut être étudié qu'in vivo, les retombées cliniques éventuelles restant renvoyées au long terme.
Objectifs
Les plaquettes sanguines jouent un rôle vital dans l’arrêt des saignements. Elles sont produites dans la moelle osseuse à partir des mégacaryocytes, des cellules remarquables par leurs grandes tailles et leur noyau multilobé. Chaque mégacaryocyte libère plusieurs milliers de plaquettes dans la circulation sanguine. A ce jour, la manière dont les mégacaryocytes interagissent avec les microvaisseaux médullaires, les traversent et libèrent les plaquettes dans le sang est incomprise. Dans ce projet, nous allons aborder les questions suivantes : 1) Comment les mégacaryocytes interagissent-ils physiquement avec les microvaisseaux, 2) Quelles sont les mécanismes moléculaires de ces interactions ? Pour cela nous utiliserons des modèles de souris et des traitements pharmacologies connus pour cibler les mécanismes d’intérêt qui seront analysés par une combinaison d’approches d’imageries. La réalisation de ce travail permettra de faire progresser nos connaissances sur la formation des plaquettes en vue d’améliorer la production des plaquettes in vitro à partir des cellules souches
Bénéfices attendus
Ce projet aura pour but de mieux comprendre comment se forme les plaquettes, ainsi que le rôle joué par le microenvironnement médullaire, en particulier les protéines de la matrice extracellulaires et les macrophages dans ce procédé. Il permettra d’explorer différentes approches afin de trouver un traitement pour restaurer efficacement la numération plaquettaire observée dans des souris déficientes et à plus long terme chez les patients
Procédures
Tous les gestes invasifs (prélèvements à la queue, injections) sont effectués sous anesthésie générale. La durée de l'anesthésie est au maximum de 7 minutes pendant les opérations de prélèvements - injections par animal. Les différents animaux transgéniques (81) et traités (189) seront tous soumis à deux prélèvements à la queue un au début du traitement et l'autre en fin d'expérimentation. Les souris traitées seront par ailleurs injectées en rétro orbitaire une fois ou deux selon le produit à injecter, toujours sous anésthésie générale.
Impact sur les animaux
Les différentes molécules envisagées : GM6001, le romiplostim et les liposomes, ne devraient pas engendrer de dommage ou douleur majeurs aux souris. Cependant les risques habituellement liés à l'intervention demeurent : risque d'inflammation et d'infection aux zones d'injection et de prélèvement, hypothérmie due à l'anesthésie. En particulier, nous prévoyons la surveillance d’automutilation au niveau de la queue.
Devenir
Toutes les souris sont mises à mort pour prélèvement avant leur réveil à la fin du protocole expérimental.
Remplacement
Les mécanismes conduisant au passage des MKs dans la circulation sanguine ne peuvent pas être étudiés chez l’homme. Des animaux sont nécessaires afin de pouvoir prélever les tibias et les fémurs contenant la moelle osseuse pour étudier les processus menant à la formation des plaquettes sanguines. Ces processus mettent en œuvre simultanément des interactions entre MK, les vaisseaux et la circulation sanguine. Ces évènements sont intégrés et, vue l’imprévisibilité de l’évènement et sa rareté, ne peuvent être étudiés qu’in vivo dans des conditions ou la mégacaryopoièse est stimulée. Enfin, nous disposons de lignées de souris transgéniques thrombocytémiques (Souris Yall) qui contiennent 2 fois plus de MKs dans la moelle osseuse qui nous permettrons de cibler plus facilement des évènements intérêt qui sont rares dans une souris contrôle.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum afin d’obtenir des données statistiquement fiables et robustes.
Raffinement
Les expériences seront raffinées afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés aux procédures expérimentales. Les moyens de raffinement des expérimentations sont les suivants : Pendant l’hébergement, un environnement calme et non stressant est privilégié avec un minimum de manipulation. Les expériences ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées, maintenues au chaud tout au long de l’expérience pour éviter une hypothermie due à l’anesthésie, les yeux protégés par du gel hydratant oculaire.
Choix des espèces
La souris est largement utilisée pour étudier et modéliser la biologie et la physiologie humaine. De nombreux outils ont été développés pour suivre chez cet animal la production des plaquettes sanguines à partir de leur précurseurs MKs (ex : anticorps, souris génétiquement modifiées pour augmenter la production plaquettaire). La connaissance de la souris et l’existence de modèles transgéniques adaptés à cette problématique conduisent à choisir cet animal pour l’étude . Ce projet ne requière pas un stade de développement spécifique de l'animal. Les animaux sont utilisés au stade adulte, pubère âgé de 8 à 12 semaines
Etude de l’exposition chronique périnatale aux pesticides dans un modèle murin d’allergie et de marche atopique
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 290 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les femelles reproductrices et leur descendance reçoivent un cocktail de pesticides, puis subissent l'induction d'une allergie alimentaire par gavage pendant cinq semaines et d'une allergie respiratoire par dépôt intra-nasal sous anesthésie pendant six semaines, avant la mise à mort pour prélever les tissus. Le porteur indique attendre une baisse de température corporelle au déclenchement de l'allergie alimentaire et une gêne respiratoire chez certaines souris. Les retombées annoncées, mieux comprendre l'influence des pesticides sur les allergies humaines, restent des espoirs de connaissance, et le porteur affirme qu'il est "impossible" de reproduire le système immunitaire in vitro ou in silico.
Objectifs
Les allergies sont très répandues et ont été classées comme quatrième pathologie en termes de morbidité par l’OMS et leur prévalence est en constante augmentation. Elles constituent un vrai problème de santé publique. Les mécanismes en œuvre dans le développement des allergies et les causes spécifiques de l’augmentation de leur prévalence ne sont pas totalement connus. L’exposition aux composés chimiques dans l’environnement est une source de sensibilisation allergique et de sévérité des réactions. En effet, les composés chimiques incluant les pesticides sont considérés comme une véritable menace pour la santé affectant le système immunitaire humain et contribuant à l’augmentation des maladies allergiques. Le concept du DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease) suggère que l’embryon, le fœtus et l’enfant (les 1000 premiers jours) sont sous l’influence constante de l’environnement. Les polluants peuvent passer de la mère à l’enfant au cours de la période périnatale, créant une « empreinte développementale ». En France, la prévalence des allergies est estimée à 25-30% chez les enfants et est plus élevée en raison de l’immaturité de leur système immunitaire, leur microbiote et leur barrière intestinale. Cette immaturité au est une cible pour les composés toxiques. De plus, les allergies les plus communément trouvées chez l’enfant sont les allergies alimentaires (8%), l’eczéma (10%) et l’asthme (10%) et elles coexistent souvent. Il est maintenant bien établi qu’une allergie alimentaire dans l’enfance augmente le risque de développer un asthme plus tard et la progression en séquence de cette maladie est appelée la marche atopique. L’objectif de ce projet est donc de déterminer si une exposition périnatale à un mélange de pesticides à faible dose (dose journalière tolérable) peut impacter la progression de la marche atopique. Ce travail nous permettra de déterminer l’effet sur le métabolisme d’un mélange de pesticides, composé de boscalid, captan, chlorpyrifos, thiofanate, thiacloprid et ziram. Nous voulons déterminer si un mélange de pesticides à un effet sur la sensibilisation et/ou la sévérité de l’allergie alimentaire et de l’asthme et ainsi déchiffrer les facteurs et le mécanisme à l’oeuvre notamment au cours de la période périnatale. La recherche dans ce domaine implique l’utilisation de modèles animaux d’allergie alimentaire et respiratoire. Ainsi l’utilisation de souris est nécessaire pour étudier de façon optimale la réaction in vivo.
Bénéfices attendus
Nous espérons obtenir des résultats nous permettant de comprendre et d’identifier l’influence d’un cocktail de pesticides aux doses journalières tolérables (DJT) dans la mise en place ainsi que dans la sévérité des allergies alimentaires, respiratoires mais aussi dans la marche atopique. Les résultats que nous espérons obtenir nous permettrons de décrire de façon détailler l’immunologie et la physiologie des allergies chez la descendance dans le cadre d’une exposition chronique aux pesticides.
Procédures
Accouplement sur 5 jours une fois. Pesée 1 fois par semaine tout au long du protocole pour les parents reproducteurs et les souriceaux (environ 1 minute par animal). Pesée tous les 2 à 3 jours pour les femelles après accouplement pour évaluer le nombre de femelles gestantes pendant les 21 jours suivant la reproduction (environ 1 minute par animal). Gavage tous les 7 jours pour l’induction de l’allergie alimentaire pendant 5 semaines (1minute par animal). Anesthésie tous les 7 jours pour l’induction de l’allergie respiratoire pendant 6 semaines (durée jusqu'au réveil complet de l'animal 2 heures environ). Lors de la récupération des fèces, les souris sont placées dans une cage individuelle le temps de récupérer un nombre suffisant de fèces pour les analyses (durée dépendante du temps de transit entre 5 à 15 minutes maximum).
Impact sur les animaux
Lors du déclenchement de l’allergie alimentaire (challenge) par gavage oral, une baisse de température corporelle des animaux est généralement observée. Lors du déclenchement de l’allergie respiratoire (challenge) par dépôt intra-nasal, certaines souris peuvent ressentir une gêne respiratoire suite au deuxième dépôt intra nasal.
Devenir
Mise à mort des animaux afin de récupérer les différents tissus nécessaires à l’étude physiologique, immunologique et du microbiote de l’influence d’un cocktail de pesticide sur la survenue et la sévérité des allergies.
Remplacement
Impossible de prendre des mesures de remplacement. Il est impossible de reproduire efficacement les systèmes biologiques très complexes et en particulier le système immunitaire in vitro ou in silico et ce notamment dans le cadre d’interaction complexe comme ici avec un cocktail de pesticides et son influence au cours de la période périnatale.
Réduction
Nombre d’animaux réduis au minimum pour être statistiquement relevant c’est-à-dire au moins 10 individus par groupes pour faire des analyses statistiques robustes. De plus, trois protocoles indépendants seront nécessaires pour valider les différentes études et leurs résultats ce qui fait un total de 30 souris par groupes.
Raffinement
Seul le personnel expérimenté et qualifié effectuera les expérimentations animales. Ces exigences visent à s’assurer que les procédures nécessaires à l’élevage et à l'expérimentation sont exécutées efficacement, avec les soins appropriés afin de minimiser la souffrance des animaux.L’évaluation des points limites est basée sur la présence de signes cliniques notables et sévères. Si un animal est repéré comme étant en souffrance, le responsable SBEA et le responsable de l’étude observeront l’animal. En présence signes cliniques sévères et ou notables, le responsable SBEA et le responsable de l’étude prendront la décision, en accord avec la cellule bien-être animal, d’agir. En cas de trop grande souffrance l’étude sera stoppée pour l’animal, Sinon ils prendront la décision de laisser l’animal dans le protocole sous surveillance en appliquant des mesures correctrices. Le suivi quotidien des animaux et des signes généraux mais aussi la mise en place lors des procédures expérimentales d'analgésie et d'anesthésie permet de minimiser l'inconfort et la douleur. Le cycle jour/nuit de 12h des animaux sera respecté. Les souris seront stabulées dans les cages d’un portoir ventilé avec un cycle jour/nuit de 12h (température, humidité). Les souris seront hébergées à 4 ou 5 par cage selon les groupes dans un environnement avec au moins 2 enrichissements (dôme, tube, coton) pour limiter l’angoisse et s’adapter à nos expériences pour des raisons pratiques de logistique. Lors de la mise en reproduction et de la gestation les femelles seront réparties à 2 souris par cage.
Choix des espèces
Au cours de cette étude seront utilisées des souris femelles et males de souche Balb/C. Ces souris constituent un modèle de choix, reconnu, dans le cadre d’étude du système immunitaire du fait de la caractérisation approfondie de ces souches. Il n’existe aujourd’hui pas de méthodes alternatives pour analyser efficacement et dans son ensemble la réaction allergique. De plus, l’allergie est caractérisée par des symptômes que seuls des modèles animaux peuvent adéquatement reproduire. Ainsi, l'expérimentation animale est un élément vital de ce projet afin de modéliser efficacement la réponse physiologique globale du système. Néanmoins, chaque fois que possible, les études sur les animaux seront remplacées par des systèmes in vitro. Des analyses phénotypiques des populations lymphocytaires seront réalisées. L’utilisation de souris nous donne accès à de nombreux outils immunologiques, notamment les anticorps nécessaires aux marquages. Les femelles et les mâles reproducteurs seront mis en reproduction à 8 semaines de vie (après une semaine d’acclimatation). Pour le protocole d’induction des allergies chez les souriceaux : des souris Balb/cj âgées de 4 semaines ce qui correspond à des souris sevrées et adultes ayant un système immunitaire mature
Etude du rôle des cellules satellites gliales dans l’ataxie de Friedreich
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
733 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré modéré pour 583 d'entre elles et sévère pour 150. Elles subissent une chirurgie sur un ganglion de la colonne vertébrale pour implanter une fibre optique ou infuser un virus, puis des tests moteurs et sensoriels, avant une perfusion intracardiaque ou une décapitation sous anesthésie. Un modèle génétique développe une ataxie progressive avec tremblements, marche saccadée et perte musculaire. Le porteur affirme qu'aucune culture cellulaire ni modèle in silico ne reproduit ces interactions et juge le recours à l'animal sans alternative "satisfaisante".
Objectifs
L’ataxie de Friedreich (AF) est une maladie neurodégénérative d’origine génétique. Elle est causée par une mutation du gène de la frataxine (FXN) conduisant à une expression réduite de la protéine frataxine. Le dysfonctionnement des cellules neuronales débute dans les neurones proprioceptifs des ganglions de la racine dorsale (GRD) présents le long de la colonne vertébrale. Ces neurones proprioceptifs sont recouverts d’une monocouche de cellules satellites gliales (CSG) qui contribuent au maintien de l’homéostasie du microenvironnement neuronal. Cependant les rôles et les mécanismes d’action des cellules satellites gliales dans le développement de la maladie sont inconnus. L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle respectif des propriocepteurs et des cellules satellites gliales dans le développement de l’ataxie de Friedreich. Pour cela, nous utiliserons trois modèles génétiquement modifiés afin d’induire la baisse d’expression de la frataxine uniquement soit dans les propriocepteurs, soit dans les cellules satellites gliales. Le premier modèle est appelé Pv-cKO-FXN::GCaMP6, le second modèle est appelé AAV-GFAP-cKO-FXN et le troisième modèle est appelé AAV-GFAP-cKO-FXN::GCaMP6. Nous déterminerons sur ces modèle les conséquences de l’extinction de l’expression de frataxine sur les capacités sensorimotrices, sensorielles, mécaniques et proprioceptives des animaux, mais aussi les altérations physiologiques, cellulaires et moléculaires des propriocepteurs et cellules satellites gliales.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de comprendre le rôle respectif des propriocepteurs et des cellules satellites gliales dans le développement de l’ataxie de Friedreich et de déterminer si les cellules satellites gliales peuvent constituer des cibles thérapeutiques potentielles.
Procédures
■Les Procédures #1-2 permet de faire le lien entre les capacités sensorimotrices des animaux et l’activité des propriocepteurs n’exprimant plus la frataxine. Cette procédure comprend des tests comportementaux puis une chirurgie sur un ganglion rachidien dorsal unique (L5) afin d’implanter une fibre optique et un électromyogramme qui auront lieu sous anesthésie pour une durée de 2h heures, puis un enregistrement en champs ouvert et enfin une perfusion intracardiaque sous anesthésie. ■Les Procédures #3-5 comprennent également une chirurgie sur un ganglion rachidien dorsal unique afin d’infuser des virus adéno-associés sous anesthésie pour une durée de 1h30, permettant d’éteindre l’expression de la frataxine spécifiquement dans les cellules satellites gliales. Cette intervention sera suivie de différents tests comportementaux ou d’enregistrement d’électromyogramme, répétés aux stades 5,5, 10,5, 13,5 et 17,5 semaines post-injections, visant à caractériser les capacités sensorimotrices et sensorielles ainsi que de la conduction proprioceptive des animaux et enfin une perfusion intracardiaque sous anesthésie. ■Les Procédures #6-7 comprennent également une chirurgie sur un ganglion rachidien dorsal unique afin d’infuser des virus adéno-associés sous anesthésie pour une durée de 1h30, permettant d’éteindre l’expression de la frataxine spécifiquement dans les cellules satellites gliales, puis à différents stades post-injections, les animaux seront mis à morts afin d’extraire leurs ganglions rachidiens dorsaux et de réaliser des expériences de biologie moléculaire ou d’imagerie calcique bi-photonique.
Impact sur les animaux
Trois modèles animaux seront produits : ■PROCEDURES 1-2 : Le premier modèle animal développe un phénotype ataxique (troubles de la marche et des réflexes). Les parents de ce modèle n’expriment pas la maladie. Leurs portées seront réparties en 2 groupes : 1 témoin qui ne développera pas de maladie et 1 expérimental qui développera ces troubles et nécessitera un suivi particulier. Ces souris présenteront à : 7,5 semaines des tremblements ; 10,5 semaines une marche saccadée, des erreurs de positionnements des pattes ; 13,5 semaines une perte musculaire ; 15,5 semaines une aggravation des tremblements, difficultés à la marche. ■PROCEDURES 3-7 : Les deuxième et troisième modèles animaux résultent de l’injection de virus adéno-associés dans un ganglion rachidien dorsal de souris. Trois groupes seront produits 2 groupes de témoins et 1 groupe expérimental dans lequel la frataxine est éteinte dans les cellules satellites gliales. Nous n’anticipons pas de troubles pour les 2 groupes témoins. Cependant pour le groupe expérimental nous ne le savons pas encore. En effet ces modèles seront créés pour déterminer si l’extinction de la frataxine dans les cellules satellites gliales est suffisante pour induire un dysfonctionnement des neurones proprioceptifs et une ataxie résultante. Nous avons prévu de tester les animaux à 4 stades (5,5, 10,5, 13,5 et 17,5 semaines) après l’injection du virus afin de déterminer si des troubles de la marche et des réflexes sont détectables au niveau comportemental (procédures 3 et 5), physiologique (procédure 4), cellulaire et moléculaire (procédure 6). Les chirurgies consistent en une incision localisée de la peau et des muscles dorsaux et la réalisation d’un petit trou sur une vertèbre, n’impactant pas leur mobilité. Les tests comportementaux nécessitent une coordination motrice et des réflexes intacts, et deviennent plus difficiles à réaliser pour les animaux présentant un phénotype ataxique.
Devenir
A l'issue de la procédure 1 les animaux sont gardés en vie afin d'être inclus dans la procédure 2. En effet, la procédure 1 permet de produire les animaux utilisés dans la procédure 2. A l'issue des procédures 2, 3, 4, 5, 6 et 7 les animaux seront mis à mort soit par perfusion intracardiaque précédé d’une anesthésie/analgésie chimique (procédures 2, 3, 4, 5) soit par décapitation précédée d’une anesthésie/analgésie gazeuse afin de prélever les ganglions rachidiens dorsaux et d’étudier au niveau cellulaire et moléculaire ces ganglions.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. L’utilisation de cultures de CSG ou de co-cultures neurones-CSG ne permet pas une étude physiopathologique des interactions propriocepteurs-CSG : les cultures induisent des altérations morphologiques et physiologiques (électrophysiologiques, calciques et biochimiques) majeures des propriocepteurs et des CSG ne reproduisant pas les mécanismes physiopathologiques existant in vivo. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences ex vivo et in vivo sur l’animal). Par ailleurs, aucun modèle in silico n'existe pour étudier les CSG, encore trop peu connues.
Réduction
Notre projet nécessite l’emploi de plusieurs techniques expérimentales. Compte tenu de la littérature et de notre expérience, nous utiliserons les tests statistiques [t-test, test ANOVA, sur mesures répétées ou non] pour analyser nos données. Les t-tests seront utilisés pour évaluer si deux groupes diffèrent l’un de l’autre (t-test à deux échantillons indépendants). Les tests ANOVA seront utilisés pour réaliser des comparaisons multiples entre les différents groupes expérimentaux (plus de 2 groupes) : le but étant de vérifier si les paramètres correspondant aux différentes modalités d'un facteur sont significativement différents ou non (et au cours du temps ou non). Ces tests nécessitent d’avoir un nombre minimum d’animaux pour atteindre les seuils statistiques de significativité en fonction des expériences réalisées. Ce nombre minimum a été déterminé à partir des résultats que nous avons déjà obtenus sur d’autres lignées d’animaux et en accord avec les données de notre collaboratrice (experte de l’ataxie) utilisant les mêmes tests que nous. De plus, les croisements et les lots seront optimisés selon les génotypes et les sexes afin d’avoir le plus d’animaux expérimentaux avec le bon génotype et avec une représentation homogène des sexes. Certains organes (moëlle épinière et cerveau) autres que les GRD seront prélevés en cas de demande des rapporteurs de nos articles de vérifier une possible atteinte de ces tissus.
Raffinement
Dès l’apparition des symptômes sensorimoteurs, même mineurs, les animaux seront nourris avec de la nourriture humide au sol pour faciliter leurs apports en nutriments et en eau. Une surveillance quotidienne des points-limites (apparence, comportement, signes cliniques) et un suivi du poids hebdomadaire sera mis en place. Après les procédures chirurgicales, les animaux feront également l’objet une surveillance accrue (poids, apparence, comportement, signes cliniques, cicatrisation). La nourriture humide au sol sera mise en place afin de faciliter leurs apports nutritionnels. Nous appliquerons des critères d’arrêt des souffrances et de prise en charge de la douleur durant les procédures. Nous appliquerons un arbre décisionnel basé sur les points limites. Pour la PROCEDURE 1, les points limites suivants seront évalués : 1. Apparence de l’animal : 0=normale ; 1=manque de toilettage ; 2=poil ébouriffé, dos voûté, prostration ; 2. Comportement (tenant compte des symptômes attendus): 0=normal ; 1=fort tremblement, hypolocomotion; 2=manque d’alimentation/déshydratation ; 3. Poids : 0= perte de poids comprise entre 0 et 5% ; 1=perte de poids comprise entre 5 et 10% ; 2=perte de poids de plus de 10%. Si un animal atteint le score de 2 pour un des paramètres ou si le score total est supérieur à 3, l’animal sera mis à mort. Pour les PROCEDURES 2-7, les points limites suivants seront évalués : 1. Poids de l’animal : 0= normal ; 1= perte de poids entre 10-20% ; 2= perte de poids >20% ; 2. Apparence de l’animal : 0= normale ; 1=manque de toilettage ; 2=poil ébouriffé, dos voûté ; 3. Comportement : 0= normal ; 1=hypolocomotion ; 2=hypolocomotion, manque d’alimentation, déshydratation ; 4. Signes cliniques : 0=normal ; 1=plaie irritée ; 2=plaie ouverte et infectée. Tout animal obtenant un score de 1 sera monitoré plus régulièrement et traité jusqu’à rétablissement complet. Si un animal atteint le score de 2 pour un des paramètres ou si le score total est supérieur à 4, l’animal sera mis à mort par dislocation cervicale.
Choix des espèces
La souris est le modèle standard pour l'étude des fonctions et dysfonctions du système nerveux des mammifères. L'anatomie, la morphologie cellulaire, la biochimie et la physiologie du système nerveux de la souris sont bien caractérisés. Il existe une vaste littérature sur le comportement sensorimoteur et sensoriel de la souris. De plus, la possibilité d’utiliser des souris génétiquement modifiées (transgéniques, «knockout» ou «knockin») est un grand avantage pour les études physiologiques car les gènes codant certaines protéines peuvent être manipulés (activés, inactivités, surexprimés) ou des transgènes exprimés chez ces animaux afin d’aider à mieux comprendre certains mécanismes cellulaires et moléculaires Des souris adolescentes, jeunes adultes allant de 3,5 à 24 semaines seront utilisées afin de suivre l’évolution de la pathologie.
Les nano anticorps, des outils potentiels pour soigner la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
432 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris génétiquement modifiées pour développer la maladie d'Alzheimer reçoivent une injection hebdomadaire de nano anticorps pendant six mois, puis des tests d'apprentissage et de mémoire à 9 et 12 mois, avant d'être tuées. Le porteur affirme que les déficits cognitifs "n'affectent pas le bien-être des souris" et n'attend aucune douleur liée au traitement. Il indique que le partenaire a validé les effets sur cultures cellulaires, mais juge le modèle animal "nécessaire" pour évaluer la mémoire.
Objectifs
La maladie d'Alzheimer affecte environ un million de personnes en France, et plus de 14 millions en Europe, c'est la 1ere cause de démence. De nombreux essais thérapeutiques ce sont révélés infructueux, jusqu'à très récemment où un traitement basé sur des anticorps a été autorisé d'abord aux Etats-Unis, malgrè les controverses dues à des effets secondaires fréquents et importants chez les patients. Il a été récemment autorisé en France en septembre 2022, à titre expérimental. Le laboratoire avec qui nous collaborons a développé une nouvelle génération d'anticorps innovants, appelés nano anticorps qui sont des anticorps de petite taille présentant moins d'effets secondaires. L’objectif de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique de ces nano anticorps dans un modèle de souris génétiquement modifié représentatif de la maladie d’Alzheimer. Cette étude analysera les effets de ces nano anticorps sur trois récepteurs différents dont le fonctionnement est altéré dans la maladie d'Alzheimer.
Bénéfices attendus
A l'issue du projet, nous pensons pouvoir identifier des nano anticorps ayant un effet pharmacologique sur les marqueurs de la maladie d'Alzheimer, comme la réduction de la toxicité, de l'aggrégation des protéines dans le cerveau, et la neuroinflammation. La réduction de ces marqueurs devraient être associée à une amélioration des performances d'apprentissage et de mémoire chez les animaux. Nous pensons egalement, identifier des co-traitements pour augmenter les effets bénéfiques de ces outils.
Procédures
A partie de 6 mois d'âge, les souris seront administrées avec 1 dose de nano anticorps 1 fois/semaine par voie intra-péritonéale. Le traitement sera effectué pour une durée de 6 mois. A l'âge de 9 et 12 mois, les animaux auront deux tests comportementaux non invasifs afin d'évaluer leur capacité d'apprentissage et de mémorisation. L'objectif étant de voir si le traitemtent aux nano anticorps améliore les déficits de mémoire et d'apprentissage. Lorsque les animaux seront agés de 12 mois, ils seront euthanasiés.
Impact sur les animaux
Selon la littérature scientifique disponible, l'injection de nano anticorps ne provoque pas de réactions inflammatoires contrairement à l'injection d'anticorps traditionnels. L'utilisation de nano anticorps spécifiques d'un seul récepteur permet d'augmenter la spécificité de la cible et donc de limiter les effets indésirables (effets secondaires) décrits lors des études réalisées avec des composés non-sélectifs de ces récepteurs, comme des molécules chimiques. Tous ces éléments suggèrent que peu d'effets indésirables sont attendus avec les traitements par les nano anticorps. Concernant les souris génétiquement modifiées, elles vont développer des déficits d'apprentissage et de mémoire entre 9 et 12 mois d'âge. Ces déficicits cognitifs n'affectent pas le bien-être des souris. Ce modèle lent est représentatif de la maladie d'Alzheimer.
Devenir
A l'issue de la procédure de traitement des animaux par les nano anticorps, tous les animaux (432) seront euthanasiés et les tissus prélevés.
Remplacement
Notre partenaire, avec qui nous collaborons, a déjà validé sur des cultures cellulaires les effets pharmacologiques des nano anticorps sur les récepteurs d'intérêt. Ces nano anticorps sont capables d'activer, ou d'inhiber l'activité de ces récepteurs, impliqués dans la maladie d'Alzheimer. Toutefois, pour évaluer le potentiel des nano anticorps à restaurer les déficits d'apprentissage et de mémoire, critère qui n'est pas possible d'évaluer sur des modèles de cultures cellulaires, l'utilisation d'un modèle animal génétiquement modifié et représentatif de la maladie d'Alzheimer est nécessaire.
Réduction
L'étude sera réalisée sur des souris génétiquement modifiées, modèle progressif de la maladie d'Alzheimer, ainsi que des animaux contrôles non modifiés génétiquement. Les nano anticorps les plus aptes à diminuer la pathologie Alzheimer dans les cellules, seront alors testés dans le modèle de souris, soit seul ou en co-traitement pour cibler plusieurs récepteurs d'intérêts. Pour ce projet nous envisageons d'utiliser 432 souris sur la durée du projet, réparties en plusieurs groupes avec 1 seule procédure. Nous procéderons par étapes, avec des études pilotes avant de générer l'ensemble des expériences prévues. Le nombre d'animaux adéquat a été calculé grâce à un logiciel permettant d'avoir des analyses robustes. Nous avons également tenu compte de notre expertise de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en en gardant un nombre suffisant d'animaux pour ne pas compromettre la validité statistique des expériences qui seront menées. Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées.
Raffinement
Les données préliminaires obtenues au laboratoire de notre collaborateur et présentes dans la littérature scientifique n’indiquent pas de toxicité liée à l’injection des nano anticorps. Il n’est donc pas attendu de souffrance chez les animaux qui seront traités. Les animaux utilisés seront sous surveillance régulière. Si les points limites sont atteints lors de l’expérimentation (perte de poids de plus de 20%, blessures, prostration, léthargie, décubitus latéral, ou autres signes), les souris seront euthanasiées. Pour évaluer les effets de l'injection des nano anticorps, différents paramètres seront observés: les processus neuro-inflammatoires, suivi de paramètres comportementaux généraux (prostration, léthargie, activité,...). Pour évaluer l'effet thérapeutique des nano anticorps sur l'apprentissage et la mémoire, des tests comportementaux adaptés, non invasifs et sans douleur, seront réalisés. Au vu des données disponibles dans la littérature scientifique, aucun symptôme de douleur n’est attendu pour ces modèles. Les souris seront hébergées dans un milieu enrichi (copeaux et maisonnettes), avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum.
Choix des espèces
Le modèle choisi pour nos études, est un modèle murin génétiquement modifié, récapitulant la maladie d’Alzheimer à évolution lente, bien caractérisé au niveau des symptômes, tels que les déficits d'apprentissage et de mémoire. Ce modèle peut donc être utilisé pour évaluer une modification des marqueurs de la maladie d'Alzheimer lors des traitements avec les nano anticorps. L’utilisation de ce modèle génétiquement modifié justifie l’utilisation de souris contrôles, non modifiées génétiquement qui sont issues des mêmes portées et de même fond génétique. Les traitements seront effectués de 6 à 12 mois dans le modèle de souris génétiquement modifié, car c'est un modèle d'évolution lente de la pathologie Alzheimer, et nous souhaitons traiter les animaux à l'apparition des marqueurs de la maladie soit vers 6 mois. Les nano anticorps seront administrés à la dose de 10 mg/kg, à raison de 1 fois par semaine.
Validation de l’effet neuroprotecteur d’un traitement combiné DOX et ATT dans un modèle lésionnel murin de la maladie de Parkinson
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré modéré pour 24 d'entre eux et sévère pour 24. Ils reçoivent une injection intracérébrale de toxine reproduisant la maladie de Parkinson sous anesthésie, subissent un test locomoteur cinq fois après injection d'apomorphine, et 24 d'entre eux un gavage deux fois par jour pendant 19 jours. Le porteur teste une association d'un antibiotique et d'un anti-oxydant censée protéger les neurones, après des résultats obtenus in vitro. Il affirme que la validation dans un modèle animal est "indispensable" pour un passage en clinique.
Objectifs
La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente chez l’homme après la maladie d’Alzheimer. Elle est causée par la dégénérescente progressive des neurones dopaminergiques (qui synthétisent la dopamine) dans une structure cérébale (substance noire pars compacta). Cette perte de neurones dopaminergiques a pour effet de réduire considérablement la quantité de dopamine dans une autre structure du cerveau (striatum). Cette absence de dopamine est à l’origine de l’apparition des symptômes moteurs. Le traitement de la maladie de Parkinson a pour objectif de rétablir la quantité de dopamine dans le cerveau et dans la majorité des cas permettent de corriger les symptômes. Toutefois, l’efficacité des traitements est limitée dans le temps et de nombreux effets indésirables apparaissent rapidement. Ces traitements n’ont d’effets que sur les symptômes et ne corrigent pas les causes de la maladie et sa progression. La possibilité de protéger les neurones de la dégénérescence constitue une des pistes prometteuses pour le développement de nouveau traitements de la maladie de Parkinson. Dans ce projet, nous testerons la capacité d’une combinaison de 2 molécules : antibiotique et anti-oxydant pour protéger les neurones dopaminergiques de la dégénérescence dans un modèle lésionnel de la maladie de Parkinson. Cette étude fait suite à une étude in vitro démontrant en culture les effets protecteurs de cette combinaison de molécules. La validation in vivo dans un modèle animal de la maladie est indispensable pour développer cette approche de protection en clinique chez l’homme.
Bénéfices attendus
Le but de ce projet est de valider l’efficacité thérapeutique de l’administration combinée de la molécule anti-oxydante par gavage avec un antibiotique dans l’eau de boisson, en utilisant un mode d’administration le moins invasif possible, afin de pouvoir l’appliquer chez les patients atteints de maladies neurodégénératives.
Procédures
Le projet inclut les interventions suivantes : l'injection intracérébrale d’une toxine permettant de reproduire un modèle de maladie de Parkinson pratiqué sur 48 rats une seule fois par animal, sous anesthésie générale de 30 minutes, avec prise en charge de la douleur par administration d'analgésique avant, après la chirurgie et un suivi pendant 48 heures après le jour de la chirurgie. Le test comportemental (test locomoteur) pratiqué sur 48 animaux 5 fois par rat sur animaux vigiles pour une durée de 30 minutes par session précédé d’une injection apomorphine en sous cutanée (moins d’une minute par animal). Le gavage 2 fois par jour (moins d’une minute par animal) pratiqué sur 24 animaux pendant 19 jours sur animal vigile. Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure.
Impact sur les animaux
Pour la partie comportementale : un stress peut être mis en évidence lors du test locomoteur et une douleur peut survenir au point d’injection intrapéritonéale d’apomorphine. Pour la partie chirugie : une douleur peut être provoquée par la mise en barre d’oreille des animaux, un risque de saignement au moment de la craniotomie, un traumatisme mecanique locale relativement faible au moment de l’insertion de l’aiguille au site d’injection, un risque d’hypothermie et anesthésique pouvant entrainer des séquelles chez l’animal. Une perte de poids suite à la chirurgie peut être observée.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par méthode autorisée afin de pouvoir prélever leurs tissus cérébraux et d’analyser les neurones dopaminergiques.
Remplacement
La combinaison du traitement anti-oxydant associé à un antibiotique de la famille des tétracycline a déjà montré son efficacité de neuroprotection in vitro dans des cultures primaires de neurones dopaminergiques de souris. Dans cette démonstration l’effet de la combinaison est largement supérieur à l’effet observé pour chaque molécule individuellement. L’étape suivante est de réaliser in vivo cette étude dans un modèle lésionnel de rat de la maladie de Parkinson.
Réduction
La conception des procédures permet de réduire le nombre d’animaux utilisés, à 48 au total, en effectuant un suivi longitudinal plutôt que l’établissement d’une nouvelle cohorte pour chaque temps post-lésion étudié. En effet, des études précédentes sur la réalisation de la lésion dopaminergique ont montré une grande efficacité à réaliser le modèle Parkinsionien et des données publiées sur le traitement antibiotique nous permet de connaitre les procédures expérimentales à utiliser afin d’étudier notre combinaison de molécules dans ce projet. Finalement, le nombre d’animaux inclus dans les procédures expérimentales pour chaque condition, 12 animaux par condition, a été établi sur la base de calcul de puissance statistique. Il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques en fin d'expérimentation pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Les rats seront hébergés par 2 en portoir ventilé, dans un environnement à température contrôlée, avec cycle diurne-nocturne de 12h (8h - 20h). L’eau et la nourriture seront fournies ad libitum. Un environnement enrichi par un tunnel et du kraft sera fourni aux animaux. Une période d’acclimatation d’une semaine est prévue avant toute manipulation des animaux lors de leur arrivée. Une surveillance accrue sera mise en place en cas d’approche d’un point limite, en particulier en cas de perte de poids corporel constatée lors du suivi hebdomadaire. Lors des injections intracérébrales, les rats âgés de deux mois seront anesthésiés par inhalation de gaz anesthésiant et recevront une injection d'analgésie avant, après l’injection intracérébrale ainsi qu'un suivi pendant 48 heures post-chirurgie. La température corporelle des animaux sera maintenue avec un tapis retrocontrolé via la sonde rectale. Des larmes artificielles seront placées sur les yeux pour éviter tout dessèchement. Une crème analgésique sera également appliquée au niveau des points de contact entre les oreilles et le cadre stéréotaxique.
Choix des espèces
Le modèle lésionnel chez le rat est le modèle de référence pour la maladie de Parkinson car il permet de reproduire de nombreux aspects de la maladie de Parkinson Tous les animaux utilisés auront deux mois au début des procédures correspondant au début de l’âge adulte, idéal pour l’injection du neurotoxique et pour la réalisation du test comportemental
Cibler les récepteurs à l’histamine pour traiter les cancers associés à EBV chez la souris.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
354 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger pour 90 d'entre elles et modéré pour 264. Elles reçoivent une série d'injections, dont un virus EBV et des cellules humaines, pour développer un lymphome, puis un ligand testé contre les cancers liés au virus, avant d'être tuées par dislocation cervicale. Le suivi de la tumeur va jusqu'à un volume de 2 000 mm³ ou l'apparition de signes de douleur. Le porteur mentionne des organoïdes en développement mais affirme que seul le modèle murin permet de tester les deux phases du traitement.
Objectifs
Le virus Epstein-Barr (EBV) est associé à plusieurs cancers d’origine épithéliale ou lymphoïde. Ce virus infecte plus de 90% des humains et la mononucléose infectieuse est la manifestation commune de l’infection primaire. EBV établit ensuite une infection chronique dormante c'est à dire qui passe inaperçue, durant laquelle son potentiel oncogénique peut s’activer et conduire notamment à des cancers comme des carcinomes nasopharyngés et des lymphomes. La réplication du virus EBV entraine la lyse des cellules infectées (cycle lytique). La réactivation du virus dormant dans les cellules épithéliales et les lymphocytes B est par conséquent une piste explorée pour éliminer le réservoir viral et les cellules infectées prolifératives, avant ou après leur transformation en cellules cancéreuses. Si des progrès importants ont été réalisés dans la découverte d’inducteurs du cycle lytique, des molécules sures et spécifiques sont toujours attendues. Un récepteur cellulaire a été identifié comme étant une cible majeure impliquée dans la réactivation du cycle lytique d'EBV, et donc une cible pour développer des molécules antivirales contre EBV. S’appuyant sur de solides résultats, le projet qui sera developpé ici vise à tester des ligands de ces récepteurs cellulaires ayant les meilleures structures chimiques autorisant un transfert vers la clinique. Pour cela, des modèles murins précliniques permettant de reconstituer des lymphoproliférations humaines EBV positives à partir de souris immunodéficientes seront développés et permettront de tester l'efficacité de ces ligands in vivo.
Bénéfices attendus
Ce projet qui vise à tester de nouvelles molécules dans des modèles précliniques de tumeurs EBV+ devrait avoir un impact en santé humaine à moyen terme. En effet, si les molécules testées s'avèrent avoir un effet dans ces modèles précliniques, un essai clinique de phase I voire II pourrait être mis en place afin de tester ces molécules chez l'homme.
Procédures
1. Injection unique de Bulsulfan en intrapéritonéale (durée de quelques secondes). 2. Injection unique du virus EBV en intrapéritonéale (durée de quelques secondes). 3. Injection unique de cellules CD34+ humaines (durée de quelques secondes) en intraveineux après anesthésie gazeuse. 4. Injection répétée (1 fois par jour pendant 5 jours jusqu'au développement du lymphome) d'anticorps anti-CD3 humain (durée quelques secondes) en intraveineux après anesthésie gazeuse. 5. Injection répétée (toutes les 12h, pendant 2 semaines) du ligand du récepteur à l'histamine JNJ7777120 en intrapéritonéal (durée quelques secondes). 6. Prélèvement de sang par ponction submandibulaire, 1 fois par semaine jusqu'à reconstitution d'un système hématopoiétique humain, à l'aide d'une lancette (durée de quelques secondes). 7. Injection unique en sous-cutanée des cellules Daudi dans 100µl de Matrigel (durée de quelques secondes) après anesthésie gazeuse. 8. Injection en sous-cutanée d'un fragment de 1 à 2 mm3 de PDX T1 ou T2 dans100µl de PBS qui seront mélangés à 100µl de Matrigel (durée de quelques secondes).
Impact sur les animaux
1. Nuisances légères attendues liées aux injections en intrapéritonéale, durer que quelques secondes, temps requis pour effectuer l'injection. 2. Nuisances modérées attendues liées aux injections en intraveineux. Afin de limiter les nuisances de ces injections, les souris seront préalablement anesthésiées. 3. Nuisances modérées attendues liées aux prélèvementx de sang par ponction submandibulaire (limités à 2 gouttes soit 50µl). 4. Nuisances légères attendues suite à l'injection unique en sous-cutanée des cellules Daudi ou d'un fragment de PDX. Afin de limiter les nuisances de ces injections, les souris seront préalablement anesthésiées. 5. Nuisances modérées attendues liées au développement du lymphome. Afin de limiter au minimum les effets indésirables associés au développement du lymphome, les animaux seront observés 3 jours par semaine afin de mettre en évidence tous signes évoquant une éventuelle douleur (gonflement de l'abdomen, réduction de l’activité (prostration), poil hérissé et dos vouté). Si un de ces signes cliniques est observé, les souris seront mises à mort par dislocation cervicale. Pour les lymphomes greffés en sous-cutané le suivi sera réalisé par mesure de la tumeur à l'aide d'un pied à coulisse et les souris seront mises à mort dès que la tumeur atteinsra un volume de 2000 mm3.
Devenir
A l’issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale afin de réaliser les prélèvements nécessaires pour analyser l'impact des molécules thérapeutiques sur le développement des tumeurs associées à EBV.
Remplacement
Des modèles d'organoïdes de tumeurs sont actuellement en cours de développement qui pourraient à terme remplacer une partie des expériences actuellement réalisées chez la souris. Il n'existe cependant pas de modèle de ce type permettant d'analyser à la fois l'effet des molécules testées dans ce projet directement sur les tumeurs et leur impact indirecte sur la réactivation du système immunitaire pour aider à détruire ces tumeurs. Seuls ces modèles murins précliniques permettent de tester les 2 phases potentielles de l'activité de ces traitements qui visent à réactiver le cycle lytique d'EBV.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à l’expérimentation nous allons : - mutualiser au sein de l’équipe les ressources cellulaires post-mortem afin qu’un même échantillon puisse être exploité pour différents projets et ainsi éviter l'utilisation itérative de souris. - effectuer une étude statistique descriptive (Test t) qui déterminera les différences qualitatives et quantitatives entre les groupes des souris. Cela permettra d’éviter la répétition de l’expérience et de réduire au minimum l’utilisation des animaux - optimiser le matériel issu des tumeurs pour production multiple (cellules des différents organes congelés en DMSO, extraction des acides nucléiques (ADN, ARN), et inclusion des organes pour histologie) et éviter ainsi la répétition de l’expérience. - quantifier la viabilité cellulaire des échantillons humains avant toute injection ou greffe pour limiter les échecs.
Raffinement
Les souris seront laissées en acclimatation en zone expérimentale pendant une semaine. Dans la procédure 2, les souris seront observées de façon journalière afin de mettre en évidence les points limites définis dans la procédure. Dans la procédure 3, avant injection des cellules en sous-cutanée, les souris seront anesthésiées. Lors du suivi des animaux, la prise tumorale sera évaluée par palpation jusqu'à apparition des signes cliniques. Dans la procédure 4, lors de l'humanisation des souris, celles-ci seront observées 2 fois par semaine jusqu'à reconstitution à hauteur de 40% de cellules humaines dans le sang des souris. A partir de l'infection par EBV, les animaux seront alors surveillés 3 fois par semaine afin de mettre en évidence le développement de lymphome qui se caractérisera par la mise en évidence des signes suivant : gonflement de l'abdomen, réduction de l’activité (prostration), poil hérissé et dos vouté. Si un de ces signes cliniques est observé, les souris seront mises à mort par dislocation cervicale. Dans la procédure 5, les tumeurs qui se développeront en sous-cutanée seront mesurées 2 fois par semaine jusqu'à obtenir un point limite de 2000mm3 maximum, la souris sera également mise à mort si la tumeur nécrose ou si elle empêche un déplacement normal de la souris. Si l'un de ces points limites est atteint, la souris sera mise à mort par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Chez la souris, des modèles très immunodéficients tels que les souris NSG sont accessibles à la communauté scientifique. Ces souris représentent donc un modèle de choix pour reconstituer soit un système immunitaire proche de l'homme soit des pathologies humaines telles que des lymphomes. Les souris seront utilisées à partir de 8 semaines qui correspond à l'âge adulte de ces animaux.
Mise au point d’une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour le meilleur suivi d’un modèle préclinique de greffes de cellules tumorales dans l’hypophyse de souris (2/2)
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
22 souris vont être utilisées et toutes tuées, 8 opérées puis tuées sans réveil et 14 exposées à un niveau de souffrance sévère. Les 14 souris greffées reçoivent une injection de cellules tumorales dans l'hypophyse par chirurgie, puis un suivi par IRM sous anesthésie avec injection d'un produit de contraste. Le porteur présente une étude pilote de faisabilité, sans répétition ni test statistique, pour vérifier qu'une IRM peut mesurer le volume tumoral. Il reconnaît que la greffe sous la peau est "peu représentative" mais affirme ne pas pouvoir remplacer le modèle murin par des approches in vitro.
Objectifs
Les tumeurs hypophysaires humaines ont une incidence élevée (1/1500). Bien que bénignes, elles provoquent des maux de tête, des troubles visuels et peuvent être invasives et agressives. Elles répondent mal aux traitements thérapeutiques classiques et il est indispensable de trouver de nouvelles molécules pouvant limiter leur développement. Il existe peu d’outils d’étude pour caractériser leur comportement, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et tester de nouveaux traitements. Leur étude est donc tributaire de modèles précliniques qui soient représentatifs des tumeurs hypophysaires humaines. Bien que le nombre de lignées tumorales soit limité et la mise en culture de cellules dérivées de tumeur soit délicate, la greffe de ces différents modèles sous la peau des souris constitue actuellement la seule possibilité de modèle préclinique pour mettre au point et valider de nouveaux traitements thérapeutiques. Les greffes sous-cutanées sont toutefois peu représentatives du contexte intracrânien dans lequel se développent et évoluent ces lésions tumorales chez l’Homme. Notre projet vise à approfondir le développement d’un modèle expérimental de greffe de cellules tumorales dans l’hypophyse de souris pour disposer de modèles précliniques qui permettront : i) d’étudier le comportement et la biologie de différentes lignées et cellules tumorales dans leur environnement naturel de développement et ii) de valider de nouveaux modèles précliniques pour évaluer l’effet de drogues thérapeutiques. La mise en place et la validation de ce nouveau modèle de greffes intra-hypophysaires a déjà été réalisé par le biais d’une micro-injection automatisée dans l’hypophyse de souris sur des animaux profondément endormis. Notre projet vise à réaliser une étude pilote qui confirmera la faisabilité de mettre en place un suivi par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) et de quantifier le volume tumoral de cellules greffées à un stade précoce de développement tumoral.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à tester la faisabilité de réaliser des imageries IRM de l’hypophyse et développer de nouveaux modèles précliniques pour l’étude d’outils thérapeutiques dédiés aux atteintes tumorales de la glande hypophysaire. Le modèle qui sera mis en place permettra d'obtenir des résultats plus fiables que ceux obtenus sur tumeurs qui ont poussées sous la peau. L'imagerie IRM permet de tirer beaucoup d'informations et permet de reconstruire la tumeur en 3D. Il devrait enfin améliorer le suivi des animaux expérimentaux en prévenant mieux le développement de lésions tumorales et limitant ainsi leur exposition à de possibles gênes ou souffrances inutiles.
Procédures
Lors de l’injection des cellules tumorales dans leur hypophyse, les animaux subiront une chirurgie de 30 minutes maximum sous anesthésie générale et sous analgésie. Cet acte n’aura lieu qu’une fois. Les animaux subiront une anesthésie gazeuse d’une heure maximum lors de la procédure d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Une injection de produit de contraste dans la cavité abdominale sera réalisé durant l’imagerie pour permettre de mieux visualiser les tumeurs.
Impact sur les animaux
Un acte chirurgical sera réalisé sous anesthésie pour injecter les cellules dans l’hypophyse. La chirurgie (incision de 0.5 cm) va entrainer de la démangeaison pendant la cicatrisation. La greffe de cellules tumorales dans l’hypophyse entrainera le développement de lésions tumorales intracrânienne. Ces lésions pourront comme chez l’homme entrainer une compression intracrânienne, conduisant à des maux de tête et une pression sur les nerfs optiques altérant la vision. Les souris ne devraient toutefois jamais atteindre ces stades tumoraux avancés qui sont fréquemment retrouvés chez l’homme et sont déclencheurs d’une chirurgie. La procédure d’imagerie sera intégralement réalisée sous anesthésie gazeuse tout comme l’injection d’un produit de contraste pour mieux visualiser les tumeurs.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales réalisées. Nous procéderons également à de nombreuses analyses sur les tumeurs collectées post-mortem, Des analyses histologiques permettront d’exploiter au mieux nos résultats et compléter les analyses d’image réalisées par IRM.
Remplacement
Les modèles de greffes tumorales orthotopiques (injection de cellules tumorales dans les tissus où se développent naturellement les tumeurs greffées) représentent actuellement les modèles précliniques les plus convaincants, car ils permettent d’étudier le comportement des cellules tumorales (pousse tumorale, remodelage du microenvironnement, réponse à certains traitements, …) dans leur environnement cellulaire natif. En raison de la nature complexe de la recherche proposée, qui vise à évaluer la prise de greffe et l’impact de l’environnement hypophysaire sain sur la progression tumorale de cellules injectées, nous ne pouvons malheureusement pas remplacer l’utilisation de modèles murins par des outils cellulaires ou des approches in vitro.
Réduction
Afin de nous conformer à la règle de réduction, le nombre de souris nécessaire à nos travaux a été réduit au minimum sans compromettre le taux de succès de nos greffes et l’obtention d’un nombre suffisant de tumeurs que nous pourrons étudier par imagerie. Dans le cadre des travaux proposés, 22 souris devraient nous permettre d’aboutir à la démonstration ou non de la faisabilité de développer des outils d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permettant de raffiner nos analyses, identifier plus rapidement l’apparition de lésions et espérer suivre l’effet de nouveaux composés thérapeutiques. Nous ne réaliserons pas de répétition expérimentale ni de test statistique, notre procédure se limitant à la mise au point d’une IRM sur un nouveau modèle préclinique. L’utilisation de 8 souris non-greffées et la greffe de 14 souris au maximum sur 1 an nous permettra de confirmer la faisabilité de réaliser des imageries IRM et quantifier la taille des tumeurs étudiées.
Raffinement
L’imagerie de type IRM que nous souhaitons mettre en place vise par définition à raffiner le suivi et le bien-être du modèle préclinique de greffe intra-hypophysaire que nous développons. En parallèle de l’utilisation de cet outil, nous mettrons en place une surveillance adaptée et individuelle des animaux afin d’assurer que les animaux expérimentaux ne subissent aucune souffrance inutile. Ce suivi individuel permettra d’identifier l’apparition de signes évocateurs de mal-être ou de souffrance (prostration, comportement erratique). L’identification de ces signes entrainerait alors une fin d’expérimentation immédiate et une mise à mort des animaux concernés. Les analyses post-mortem que nous réaliserons sur le matériel biologique collecté nous permettrons de valider la faisabilité mais aussi la sensibilité de l’imagerie par IRM que nous souhaitons mettre en place pour un meilleur suivi éthique de nos modèles expérimentaux. Les examens d'imagerie et d'injection stéréotaxique se feront sous anesthésie gazeuse Isoflurane ; pour les injections stéréotaxiques l'analgésie sera assurée par l'utilisation de Buprenorphine et d'un anti-inflammatoire Metacam.
Choix des espèces
Le modèle de souris choisi possède un système immunitaire appauvri. Il s’agit d’un modèle indispensable pour greffer du tissu humain ou des lignées rongeurs de fonds génétiques mixtes afin qu'il n'y ait pas de rejet du greffon. Il est réceptif aux lignées choisies et aux tumeurs humaines hypophysaires. Il est donc idéal pour les greffes dans l’hypophyse et permettra également l’étude du microenvironnement et de l’interaction entre la tumeur et son environnement. Les protocoles d’injection seront réalisés sur des souris âgées de 12 à 16 semaines. Ce sont à ces âges que nous avons validé nos 70% d’efficacité d’injection avec les coordonnées définies.
AVC : Développement de nouvelles stratégies thrombolytiques chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit trois chirurgies, dont la pose d'une prothèse crânienne et une craniotomie, puis une induction d'accident vasculaire cérébral sur animal éveillé, avec habituation à la contention et imagerie par IRM. Le porteur justifie ce modèle sur animal éveillé par la volonté de supprimer l'anesthésie, qu'il juge en partie responsable de l'échec des traitements testés chez l'humain. Il précise qu'aucun animal n'est gardé vivant, invoquant le risque d'infection et l'isolement en cage individuelle, et applique un point limite de perte de poids de 20 %.
Objectifs
L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte, posant un problème majeur tant dans le domaine de la santé publique que sur le plan humain. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (
Bénéfices attendus
L'objectif du projet étant de proposer un protocole de modélisation de l'ischémie plus pertinent et au plus près des conditions cliniques (patient éveillé lors de la survenue de l'AVC, de l'imagerie et du traitement), les bénéfices seraient de pouvoir progressivement remplacer les protocoles existants chez l'animal anesthésié par des protocoles chez l'animal vigile, ce qui augmenterait les chances de translation des résultats précliniques vers la clinique, sans pour autant déroger au respect de l'éthique de l'animal utilisé à des fins expérimentales. Le but ici est de proposer un protocole solide et reproductible, permettant d'obtenir des résultats fiables tant sur une stratégie de traitement fibrinolytique, ou neuroprotecteur. En supprimant l'anesthésie générale des prochaines études dont l'objectif serait de tester un traitement prometteur, il sera alors possible de tester les effets du traitement seul, et non plus du traitement couplé aux anesthésiques. Cela permettrait en cas d'échec chez le petit animal d'éviter de poursuivre ces études chez le gros animal ou chez le primate non humain (où l'anesthésie est de même utilisée contrairement à la clinique), dans un soucis de Réduction du nombre d'animaux. Le bénéfice attendu concernant la deuxième partie du projet serait d'exploiter ce modèle d'ischémie vigile pour caractériser et étudier les évènements vasculaires de manière très précoce, et ainsi comprendre les mécanismes physiopathologiques entrant en jeu selon la composition du caillot et des collatérales différentes. Le fait de mieux comprendre les évènements survenant lors d'un AVC et ce le plus tôt possible pourrait ensuite orienter les futures stratégies de prise en charge et/ou de traitement de l'AVC.
Procédures
Les animaux seront soumis : A 3 chirurgies : Une chirurgie de pose de prothèse crânienne sous anesthésie générale et couverture analgésique d'une durée de 20 minutes. Une chirurgie permettant une pose de cathéter caudal et l'accès à l'artère cérébrale moyenne par craniotomie sous anesthésie générale et couverture analgésique d'une durée de 30 à 45 minutes. Une chirurgie d'induction de l'ischémie sans anesthésie générale, sous couverture analgésique et sous anesthésie locale. A 2 protocoles comportementaux : Un protocole d'habituation à la contention et à l'IRM vigiles par jour pendant 5 jours consécutifs, avec des cessions augmentant progressivement de 15 min jusqu'à 1h30 au total. Un protocole de récupération fonctionnelle sur 5 jours, avec des sessions durant moins de 5 minutes par souris au total. A 3 protocoles d'imagerie vigile : Une à 3 acquisitions à l'imagerie ultrasonore, où chaque acquisition dure 5 minutes avec une injection de produit de contraste lors de chaque acquisition. Une à 2 acquisitions à l'IRM où chaque acquisition dure 30 minutes. Une acquisition en microscopie biphotonique durant 10 minutes avec injection de produit de contraste.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d'appraître chez les animaux seraient : Des douleurs post opératoires après la pose de prothèse, un ennui ou un stress dus à la solitude des animaux (placés 1 par cage afin d'éviter les arrachements de prothèse) , un stress lors des premières sessions d'habituation à la contention, une perte de masse corporelle après les anesthésies et l'induction de l'AVC,des douleurs post opératoires après la chirurgie d'accès à l'ACM, un stress dû à la survenue de l'AVC chez la souris éveillée, des déficits fonctionnels à la suite de l'AVC.
Devenir
Tous les animaux utilisés au cours de ce projet (540) seront mis à mort. Il a été décidé de ne garder aucun animal en vie car il n'est pas concevable pour leur bien-être de réhabiliter ou réutiliser des souris ayant subit une procédure sévère telle qu'une ischémie. De plus, le risque d'infection au niveau de la prothèse crânienne et de la craniotomie sont trop importants pour garder les souris en vie. Enfin, ces souris vivent dans des cages individuelles, et il n'est pas souhaitable pour leur bien-être au quotidien de rester trop longtemps solitaires.
Remplacement
Dans ce projet, il n’est pas possible de remplacer le modèle animal, il s’agit d’étudier un modèle in vivo avec tous les mécanismes vasculaires physiopathologiques associés, survenant lors d'un l'AVC. Les effets de molécules pharmacologiques sur le développement des lésions cérébrales ainsi que la récupération fonctionnelle ne peuvent être investigués autrement que via un modèle in vivo.
Réduction
Le nombre d'animaux a été determiné en reprenant les données d'études antérieures testant des molécules pharmacologiques sur le devenir des lésions ischémiques à la suite d'un AVC chez la souris, et ayant montré des résultats significatifs en réduisant le plus possible les effectifs. Au cours de ce projet, chaque animal faisant l'objet d'un suivi longitudinal est son propre contrôle, grâce à l'utilisation de l'imagerie. Cela permet de ne pas faire de groupes supplémentaires pour chaque étape du projet où il est nécessaire de caractériser l'ischémie cérébrale, en plus de renforcer la validité des résultats. Conformément à la règle des 3R, le nombre d'animaux nécessaires au projet à été réduit au maximum, en se basant sur les études déjà réalisées au sein du laboratoire et dans la littérature, ainsi que sur un calcul de puissance statistique, permettant d'avoir des résultats significatifs avec un minimum d'animaux. D'après les premières données obtenues sur l'ischémie vigile chez la souris, on observe une moyenne du volume de lésion lié à l'ischémie de 14 mm3 (+/- 9 mm3) dans le groupe contrôle, et de 5 mm3 dans le groupe traité. Pour un seuil de significativité à 95 % et une puissance de 80 % (beta = 20%), 16 animaux seraient nécessaires dans chaque groupe. Cependant, il peut arriver d'avoir de la mortalité ou des exclusions durant les nombreuses étapes de l'étude (arrachements de prothèse, perte de poids, stress trop intense lors des premières habituations ...). Le nombre d'animaux a donc été augmenté à 20 par groupe, sachant qu'il sera réduit à 16 si aucun incident ne survient au cours du protocole.
Raffinement
Les souris sont surveillées quotidiennement par du personnel qualifié. Une attention particulière est accordée à l'état général, à l'évolution de la masse corporelle, ainsi qu'au comportement de chaque animal. Les animaux auront le temps de s'acclimater à la nouvelle animalerie après leur réception auprès du fournisseur pendant une semaine, puis seront habitués à la manipulation chaque jour pendant une semaine avant le début du protocole, afin de limiter le stress lié à l'expérimentateur, et apprendre aux souris à coopérer. Pour la partie nécessitant la pose d'une prothèse crânienne, les souris seront placées dans des cages individuelles afin de limiter les risques d'arrachement de la prothèse. Afin de palier au mieux à la solitude induite par la séparation, les cages seront enrichies (coton en quantité pour la fabrication d'un nid, ainsi que paillettes). Une période de récupération de 3 jours et prévue après la pose de la prothèse crânienne, durant laquelle les souris bénéficieront de croquettes humides dans une coupelle au sol afin de favoriser la prise de nourriture et l'hydratation. Le protocole d'habituation progressif à la contention permet de réduire le stress des souris lors de l'induction de l'AVC et de l'imagerie vigiles. Durant l'induction de l'AVC, les souris sont sous analgésie (buprénorphine, injection sous cutanée avec une aiguille de 25 G, minimum 20 min avant le début de la chirurgie afin d'atteindre le pic d'activité), et sous anesthésie locale au niveau de l'ACM à la Xylocaine (nébuliseur). Les yeux de la souris sont couverts afin de ne pas l'éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire, et des bouchons d'oreilles sont prévus pour l'IRM vigile, réduisant le bruit ambiant de 27 dB (selon les informations du fabricant). Après la chirurgie d'induction de l'AVC, les souris disposent de croquettes humides dans une coupelle au sol pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation. Concernant l'application des point limites, les animaux seront mis à mort (anesthésie profonde à l'Isoflurane suivie d'une dislocation cervicale) dans les 24 heures dans l'une des situations suivantes : - signes de douleur extérieure indexés sur le grimace-scale souris (NC3Rs) (Score >5 plus de 48h) ; - absence de réaction ; - animal inactif dans sa cage ; - complications chirurgicales inattendues (hémorragie impossible à stoper, détresse cadiorespiratoire, échec) ; - perte de poids >20%. - décollement de la prothèse crânienne
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences, et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier l’influence de l’anesthésie sur le devenir des lésions induites par un AVC ischémique. L'étude se déroulera sur deux souches de souris (Swiss et C57/BL6) présentant des profils de collatérales différentes, et des réponses physiologiques à l'ischémie différentes, comme observé chez l'humain. De plus, ces deux souches sont régulièrement utilisées pour la recherche, d'où l'intérêt de valider ce modèle sur ces dernières. Les souris utilisées seront de jeunes adultes, entre 6 et 10 semaines (6 semaines lors du début du protocole, et 10 semaines arrivées à la fin du protocole). Le projet est réalisé avec des jeunes adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.
Etude du rôle d’une protéine (serine/thréonine kinase) dans le développement des lymphocytes T in vivo
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
117 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger pour 81 d'entre elles et modéré pour 36. Elles sont irradiées puis reçoivent une greffe de cellules immunitaires par voie intraveineuse, suivie de prélèvements sanguins et d'injections intrapéritonéales répétées. Le projet étudie une protéine kinase dont l'inactivation provoque chez la souris un syndrome proche du lupus. Le porteur indique tuer les animaux pour analyses ou parce qu'ils ne portent pas le génotype recherché, et affirme que le modèle souris reste "indispensable" après une étape in vitro.
Objectifs
La réponse immunitaire résulte de l’action combinée des cellules de l’immunité innée comme les cellules dendritiques dont la mission est de patrouiller dans l’organisme à la recherche de cellules infectées ou tumorales, et des cellules de l’immunité adaptative comme les lymphocytes B et T qui reconnaissent de manière spécifique les pathogènes. L’interaction entre toutes les cellules de l'immunité est indispensable pour permettre une réponse immunitaire efficace et l’éradication des pathogènes. S’il doit nous protéger contre les agressions extérieures, le système immunitaire doit aussi apprendre à tolérer ses propres constituants, c’est-à-dire le « soi ». Cependant dans certains cas, une sur-activation des lymphocytes T et/ou un défaut de la régulation de la réponse immunitaire peuvent provoquer l’apparition de maladies auto-immunes. Dans ce cas, des lymphocytes T auto-réactifs vont s’attaquer spécifiquement à des tissus ou organes au lieu de les protéger comme dans le cas du syndrome du Lupus. Ce projet va porter sur l’étude du rôle d’une protéine importante pour l’activation du lymphocyte T et dont nous étudions le rôle in vitro et in vivo.
Bénéfices attendus
Une dérégulation du système immunitaire peut entrainer l’apparition de maladies auto-immunes chez l’homme. Nous avons identifié une protéine dont l’inactivation dans les lymphocytes T chez la souris entraine le développement d’un syndrome auto-immun ayant des caractéristiques du syndrome lupique chez l’homme. Caractériser les mécanismes cellulaires et moléculaires de cette molécule dans l’apparition des symptômes lupiques et plus généralement dans l’apparition de maladie auto-immune pourrait donc de la considérer comme une éventuelle cible thérapeutique de maladies auto-immunes.
Procédures
Dans une première procédure des souris vigiles seront irradiées. Quatre heures après l’irradiation, les animaux anesthésiés seront injectés par voie intraveineuse (durée de l’anesthésie < 5 minutes). Six semaines après l’injection, un prélèvement sanguin sera réalisé sur les animaux vigiles (durée du geste 10 secondes). Un second prélèvement sanguin pourra être réalisé sur certains animaux, deux semaines après le premier prélèvement (durée du geste 10 sec). Dans une seconde procédure, un prélèvement sanguin sur animal anesthésié (anesthésie
Impact sur les animaux
Intervention subie : Irradiation et greffe. L’irradiation des animaux entrainera une éradication des cellules de la moelle osseuse des animaux. L’irradiation et l’aplasie qui en découlent ne sont pas douloureux pour les animaux. Les animaux recevront 4 heures après l’irradiation, une injection intraveineuse de cellules immunitaires (=greffe) pour reconstituer leur système immunitaire. Les nuisances attendues suite à cette administration seront celles liées à l’injection d’un produit non douloureux par voie intraveineuse. Néanmoins dans le cas, où la greffe ne prendrait pas (cas rare), les animaux pourraient présenter une altération de l’état général (perte de poids/prostration) qui conduirait à la mise à mort des animaux concernés. Les nuisances attendues lors de l’administration des traitements dans l’abdomen seront celles liées à l’injection de produits non douloureux et non toxiques en intrapéritonéale.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem ou parce qu'ils ne présentent pas le génotype d'intérêt.
Remplacement
Après des premières étapes d’analyse et de validation dans des lignées cellulaires in vitro, le projet a pour but maintenant d’étudier le rôle de notre molécule d’intérêt dans le système immunitaire d’un organisme vivant et intégré comme la souris. Aussi, malgré le développement de méthodes alternatives auxquelles le laboratoire a eu recours, l’utilisation du modèle souris reste indispensable pour le présent projet.
Réduction
Le nombre de souris par groupe est réduit au maximum afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Le nombre d'animaux a été calculé à l'aide d'un outil statistique De plus les croisements des lignées de souris ont été optimisés afin d’obtenir le maximum d’animaux avec un phénotype utilisable dans nos expériences.
Raffinement
Les souris sont manipulées par des personnes entrainées aux injections. Les injections intraveineuses seront effectuées sous anesthésie gazeuse afin d’éviter tout stress et douleur chez la souris. L’état général des souris ayant été irradiées sera suivi quotidiennement pendant les 2 premières semaines afin de détecter le mal être dû à une éventuelle non-reconstitution. Des antibiotiques pourront le cas échéant être mis dans l’eau de boisson afin de prévenir les risques d’infection. Les animaux seront suivis quotidiennement grâce à une grille de score qui permettra d’évaluer de manière objective l’état des animaux.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en immunologie, car la physiologie de la souris est proche de celle de l’homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle de choix pour étudier les mécanismes de tolérance et le développement d’auto-immunité. Enfin, la connaissance complète du génome murin permet de disposer de souches murines parfaitement définies et de modèles génétiquement modifiés. Les souris utilisées seront âgées de 8 à 12 semaines afin que leur système immunitaire soit mature.
Étude de la locomotion, de la force musculaire et de la susceptibilité à l’épilepsie de souris modèle pour des maladies neurodégénératives et neuromusculaires à inclusions intranucléaires
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Pour étudier l'effet de mutations responsables de maladies neuromusculaires et neurodégénératives à inclusions intranucléaires, elles reçoivent des vecteurs viraux AAV dans le muscle ou derrière l'œil, puis passent chaque mois, pendant 18 mois, une batterie de rotarod, grip test, marche sur planche à trous et open field, ainsi qu'une mesure de force musculaire sous anesthésie. Le suivi s'achève par une injection de pentylènetétrazole, un agent pro-convulsivant qui peut déclencher des crises myocloniques, cloniques ou toniques, et toute souris dont la crise dépasse dix secondes est mise à mort. Le porteur classe pourtant tout le projet au niveau léger, et juge "indispensable" de disposer de souris pour identifier l'effet de ces mutations "à l'échelle de l'organisme entier".
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier le phénotype locomoteur, la force musculaire et la survenue de crises d'épilepsie dans des souris modèles de maladies humaines neurodégénératives et neuromusculaires. Ces maladies sont dues à des anomalies de l’ADN qui entrainent une perturbation du fonctionnement des neurones et des muscles squelettiques des patients, conduisant à des altérations de leur locomotion et de leur mouvements (perte d’équilibre, tremblements, faiblesse musculaire, etc.), ainsi qu’à des crises d‘épilepsies. Nous souhaitons donc générer des modèles de souris pour ces maladies pour ainsi étudier leur phénotype locomoteur, leur force musculaire ainsi que leur susceptibilité à l’épilepsie. Pour cela nous effectueront une batterie de test non invasif de leur locomotion et de leur force musculaire, ainsi qu’un test de susceptibilité à l’épilepsie par injection d’une dose modérée de l’agent pro-convulsivant pentylènetétrazole (PTZ). La compréhension de l’effet de ces mutations sur le fonctionnement du cerveau et des muscles squelettiques nous permettra ainsi de mieux comprendre ce type de maladie chez l’homme et ainsi espérer découvrir des pistes thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Nous avons besoin de modèles animaux pour reproduire et étudier les maladies à inclusion intranucléaire car il n’existe pas de modèle in vitro ou de système cellulaire pour étudier les symptômes neurodégénératifs, la faiblesse musculaire et les altérations de la locomotion caractéristiques de ces pathologies. De plus, des études précédentes ont démontré que la souris est un modèle animal de choix pour étudier des altérations de la locomotion, de la force musculaire et des troubles neurodégénératifs (ataxie, tremblements, épilepsies, etc.). Enfin, l’expression de mutation humaine et la création de modèle de maladie est très bien maitrisée chez la souris. Nous souhaitons donc analyser l’altération de la locomotion et de la force musculaire et l’apparition de troubles neurodégénératifs, notamment d’épilepsie par un test de sensibilité à l’agent pro-convulsivant pentylènetétrazole (PTZ), dans des souris porteuses des mutations responsables de pathologies neuromusculaires et/ou neurodégénératives : les maladies à inclusions intranucléaires. En conclusion, le développement et l’analyse de ces nouveaux modèles murins nous permettront de mieux comprendre les mécanismes pathologiques de ces mutations. De plus, à l’avenir ces modèles animaux seront essentiels pour tester la pertinence de pistes thérapeutique pour le traitement de ces patients.
Procédures
1 – L’injection de produits anesthésiques (xylazine/kétamine) en intrapéritonéale requiert moins d'une minute. 2 – Les injections intramusculaires ou rétro-orbitaires de constructions adénovirales (AAV) requièrent entre 30 secondes et 1 minute par animal. 3 – L’analyse de la locomotion se fait par une batterie de tests non invasifs réalisés chaque mois et ceci sur une période de 18 mois. Ces tests s’étalent sur une durée de 2 semaines selon un protocole classique : pour le rotarod, 3 tests de 5 min sont réalisés par souris ; le grip test et la marche en équilibre sur planche à trou sont aussi réalisés trois fois (environ 5 min) par souris et l’open field est un test de 30 minutes par animal. 4 – La mesure de la force musculaire est réalisée en 4 à 8 minutes sous anesthésie gazeuse par inhalation d’isoflurane (0,5 à 1,5% mélangé à de l’oxygène). Cette mesure est répétée chaque mois (mais en décalage de 15 jours avec les tests locomoteurs) et ceci sur une période de 18 mois. 5 – L’injection du pentylenetetrazole (PTZ) en intrapéritonéale requiert moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Nous souhaitons étudier des maladies neurodégénératives et neuromusculaires touchant les adultes, et ceci en utilisant un modèle animal, nous nous attendons donc à l’éventuelle apparition d’altérations locomotrices, de faiblesse musculaire et/ ou de signes neurodégénératifs (épilepsie, tremblements, etc.) chez ces souris. Toutefois, afin de limiter la douleur induite par les symptômes, nous n’étudierons que les premières étapes de l’apparition de ces symptômes et les animaux seront euthanasiés avant que la phase terminale de la maladie n’apparaisse. De plus, les tests locomoteurs que nous utiliserons pour évaluer l’apparition de ces altérations sont classiques, non invasifs et sans douleur. De même, il est à noter que la mesure de la force musculaire se fait tous sous anesthésie. Enfin, concernant le test de susceptibilité à l’épilepsie, suite à l’injection d’une dose modérée de pentylènetétrazole (PTZ), des crises myocloniques, myocloniques (contractions rapides et brutales des muscles), cloniques (spasmes rythmés) ou toniques (augmentation accrue du tonus musculaire ou raideur) peuvent éventuellement survenir. Toutefois, si une crise durait exceptionnellement plus de 10 secondes, l’animal serait immédiatement mis à mort pour éviter toute souffrance.
Devenir
Les souris seront euthanasiées à l'issue de la procédure afin d’étudier leurs tissus (muscle, cerveaux, etc.) pour des analyses histopathologiques et moléculaires.
Remplacement
Cette étude a pour but l'étude de maladies neuromusculaires et/ou neurodégénératives causées par des mutations génétiques. Nous souhaitons comprendre les mécanismes biologiques qui découlent de ces mutations et notamment leurs effets sur la locomotion, la force musculaire et l’apparition de troubles neurodégénératifs (ataxie, tremblements, etc.) avec notamment l’apparition d’éventuelles crises épileptiques typiques de ces maladies. Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un modèle animal pour identifier l’effet de ces mutations à l’échelle de l’organisme entier ; des modèles cellulaires ou un in vitro ne peuvent pas reproduire ces troubles de la locomotion, de la force musculaire et/ou des crises épileptiques et apporter un même niveau d’information. De plus, nous avons établi précédemment que le modèle souris est un bon modèle animal d'étude de ces maladies.
Réduction
L’objectif est de réduire au maximum le nombre de souris pour l’étude tout en s’assurant d’une analyse statistique fiable et reproductible. Des travaux précédents nous ont permis d’établir les doses de virus à injecter, les temps d'analyses et que l’étude de groupes de 10 animaux chacun permettait d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le facteur de comparaison sera la présence de la mutation (comparaison des souris exprimant la mutation génétique versus des souris contrôles). Compte tenu de notre projet d’analyser les conséquences de mutations responsables de plusieurs maladies à inclusions intranucléaires à la fois sur les muscles squelettiques et les neurones du système nerveux central, nous estimons que l’étude d’environ 200 animaux sur 5 ans est nécessaire.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress. De plus, afin de limiter d’éventuelles douleur induite par l’apparition de symptômes locomoteurs, nous n’étudierons que les premières étapes de l’apparition de ces symptômes et les animaux seront euthanasiés avant que la phase terminale de la maladie n’apparaisse. Toutefois, si des signes de douleur apparaissaient (réduction de l’appétit, diminution de la mobilité et du comportement exploratoire, tendance à l’isolement, poil terne et hérissé, dos voûté), nous ferons alors un traitement analgésique et anti-inflammatoire. De plus, de la nourriture gélifiée sera de plus mise à disposition de l'animal dans la cage dès les premiers signes de problème moteur pour palier tout risque de réduction de prise de nourriture. Enfin, en cas de douleur forte (isolement, immobilité, automutilation, cachexie, etc.) et/ou d’échec des traitements précèdent ; les animaux seront euthanasiés rapidement pour éviter toute souffrance et l’expérience stoppée.
Choix des espèces
La souris est l'animal de choix pour l'études de mutations génétiques responsables de pathologies à l’échelle de l’organisme entier. Notre objectif est d'étudier l’importance de mutations responsables de maladies neuromusculaires et/ou neurodégénératives et plus précisément sur l’apparition d’altérations locomotrices, d’une faiblesse musculaire et/ou de crises d'épilepsies. Aucun modèle d’expérimentation in vitro ou cellulaire ne peut mimer ou refléter toute la complexité de ces mécanismes biologiques. Nous allons étudier le comportement locomoteur et la force musculaire chez des souris adultes, en effet les mutations que nous étudions s’expriment vers l’âge de deux mois, donc des souris sevrée et adultes. Enfin, nous suivrons le comportement locomoteur et la force musculaire de ces animaux sur une période de 18 mois suivie par un test de sensibilité au pentylènetétrazole (PTZ). Ce protocole a été choisi d’après l’étude de la littérature et afin de reproduire l’aspect progressif et neurodégénératif des maladies étudiées.
CABRIOLAIT : Pratiques alternatives à l’allaitement artificiel en élevage caprin : conséquence sur le comportement, le microbiote, la santé et la qualité du lait
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Dans l'élevage caprin laitier, les chevrettes sont séparées de leur mère à la naissance et nourries au lait artificiel, et ce projet compare cette pratique à l'allaitement maternel et à la présence de chèvres adultes non allaitantes, pour conseiller les éleveurs. 71 chèvres, chevrettes de race Alpine, mères et "marraines", vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque chevrette subit 14 prises de sang, 135 ml au total, et 10 prélèvements de fèces par sac ou palpation rectale, et le porteur annonce des tests de comportement avec un isolement social de deux minutes qui "engendreront sans doute une détresse". Aucune mise à mort n'est prévue : les chevrettes rejoignent le troupeau de renouvellement pour produire du lait, les mères restent traites, et les deux marraines doivent être adoptées pour de l'éco-pâturage "si c'est possible, sinon elles seront réformées selon les pratiques standards".
Objectifs
En élevage caprin laitier, les jeunes sont séparées de leur mère à la naissance et nourries au lait artificiel. Les raisons sont d’ordre sanitaire afin d’éviter la transmission de maladies infectieuses (arthrite encéphalite virale caprine - CAEV, paratuberculose et mycoplasme), et d’agents pathogènes zoonotiques (Escherichia coli diarrhéiques). Les E. coli productrices de shigatoxines peuvent contaminer les produits laitiers et infecter les consommateurs. C’est le cas de la filière « lait cru » productrice de fromages AOP. Il n’en reste pas moins que les animaux élevés en allaitement artificiel présentent une certaine fragilité. C’est ce que révèlent les travaux chez les ovins alors que chez les caprins les données sont manquantes. Cependant, des changements sont observés en filière BIO où certains éleveurs font le choix de traire les mères tout en les laissant allaiter leurs petits. Pour autant, les apports de l’allaitement naturel sur le bien-être et la santé des jeunes, leur réactivité vis-à-vis de l’éleveur, ainsi que les risques sanitaires encourus, notamment la contamination du lait si leur mère est porteuse de pathogènes, restent mal connus. Réaliser des travaux sur des systèmes d’élevage alternatifs permettra d’identifier les bénéfices et les inconvénients de trois situations que nous désirons comparer : l’allaitement artificiel (sans mère), l’allaitement maternel, et l’allaitement artificiel en présence de chèvres non allaitantes (appelées « marraines »). Les bénéfices de l’enrichissement social (et du lait maternel pour certains d’entre eux) se mesureront chez les jeunes en termes de comportement général, d’adaptation aux transitions alimentaires par imitation des adultes, de construction du microbiote, de santé, et de croissance. Les risques liés à la transmission de pathogènes maternels aux jeunes seront évalués de la naissance jusqu’à l’âge de 2.5 ans et en suivant les indices de production du lait des chevrettes une fois devenues adultes. Le comportement, l’état de santé, et la qualité du lait des mères allaitantes sera également évalué et comparé à des mères non allaitantes en ce qui concerne la qualité du lait (NB. Elles seront également traites quotidiennement). L’objectif de ce projet est d’atteindre un optimum dans une équation prenant en compte le respect du bien-être animal, celui des règles sanitaires incontournables, et les contraintes de travail engendrées par le choix d’un système d’élevage alternatif.
Bénéfices attendus
Ce projet aura deux retombées importantes. Sur le plan académique d’abord, il apportera des connaissances nouvelles chez les caprins sur des questions de développement du jeune en relation avec l’expérience sociale vécue en période précoce. L’approche multidisciplinaire qui fait l’originalité de notre travail, permettra d’aborder les aspects de comportement, de santé, de microbiote, de zootechnie et ainsi d’avoir ainsi une vision intégrative du bien-être animal. Sur le plan appliqué, les connaissances obtenues permettront d’apporter des conseils aux éleveurs sur le maintien de l’allaitement artificiel ou l’adoption d’un changement de pratique, tout en ayant un regard prudent
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang pour les chevrettes 14 prises de sang soit 135 ml à différentes périodes de la vie de l’animal. Concernant les maraines et les mères; elles seront soumis à 4 prises de sang soit 40 ml (Minimum 5ml maximum 10 ml par prise de sang).La prise de sang dure moins d'une demi-minute. Pour les prélèvement de fèces, les chevrettes seront soumis à 10 prélèvements et 1 pour les marraines.
Impact sur les animaux
Une douleur supportable de courte durée sera induite au moment de la prise de sang (elle sera réalisée par le personnel compétent). Toutefois, le fait que les chèvres développent une grande familiarité à l’égard des humains avec qui les contacts sont toujours positifs, et qu’elles seront familiarisées à cette procédure, la rendra aisée à réaliser. Les tests comportementaux standardisés présentent une phase d’isolement social et engendreront sans doute une détresse. Cependant l’isolement sera de courte durée (2 min), il aura lieu dans leur bâtiment d’élevage familier et toujours sous le regard vigilant d’un.e expérimentateur.rice familier.ère. Il sera toujours suivi d’un contexte social positif : réunion avec un congénère ou un humain. La collecte des fèces nécessitera la capture des animaux dans leur enclos afin de poser les sacs plastiques ou d’assurer la palpation rectale. La perturbation sera minime car la procédure est de courte durée (quelques minutes), et les animaux seront familiarisés à la présence des soigneurs. Cette étude ne modifiera pas la conduite habituelle d’élevage des animaux que ce soit pour les chevrettes ou les adultes, sauf pour ce qui est de l’enrichissement social prévu. La mixité sociale avec des marraines ou les mères ne présente aucun risque immédiat pour les chevrettes car ces pratiques s’observent dans certains élevages. Pour les adultes, les groupes seront constitués d’animaux qui se connaissent afin de ne pas déclencher une instabilité sociale. Nous devrons toutefois accorder une attention particulière aux marraines et aux mères lorsqu’elles rejoindront un troupeau d’adultes après le sevrage des chevrettes car il n’est pas exclu d’induire une perturbation sociale passagère avec quelques interactions agonistiques dues à une remise en cause de la hiérarchie. Il s’agit toutefois d’une pratique d’élevage classique tout à fait gérable. Sur le long terme, nous suivrons la transmission potentielle d’agents pathogènes de la mère à ses jeunes, comme dans toute exploitation caprine de ce genre.
Devenir
Il n'est prévu aucune mise à mort pour les deux procédures. Toutes les chevrettes constitueront le troupeau de renouvellement et seront utilisées pour la production de lait. Les chèvres laitières continueront à être traites après sevrage jusqu’à leur mise à la reproduction ultérieure. Il s’agit de pratiques d’élevage standard. Pour les deux marraines il est prévu qu'elles soient adoptées pour un projet d'éco-pâturage si c'est possible, sinon elles seront réformées selon les pratiques standards.
Remplacement
L’objectif du projet porte sur l’évaluation du bien-être en élevage des chevrettes de race laitière (i) selon les méthodes conventionnelles c’est-à-dire en allaitement artificiel après séparation de leur mère à la naissance ou (ii) avec en présence de marraines, ou (iii) au contraire en remplaçant l’allaitement artificiel par l’allaitement maternel. La finalité de notre travail est d’identifier les bénéfices et les inconvénients de deux situations alternatives qui permettent aux jeunes chevrettes d’interagir avec des adultes dont l’une (l’allaitement maternel) se développe en élevage BIO. Il n’y a donc pas d’option autre que de travailler sur l’animal.
Réduction
Les chèvres étant des animaux grégaires il est indispensable de les laisser en groupe dès le plus jeune âge. Les effectifs ont été choisis en fonction des variables collectées et des contraintes liées à l’analyse statistique. Dans l’expérience 1, nous avons limité l’échantillon à N=12. Cela permet de prendre en compte la variabilité des données récoltées qui est assez importante dans le jeune âge (comportement, physiologie, santé, croissance). D’autre part, cet échantillon respecte la règlementation sur l’hébergement des animaux (au minimum 3m2 pour une chèvre de plus de 60kg, et 1m2 pour les chevrettes) compatibles avec la taille des enclos de la nurserie. Il est évidemment inconcevable de ne mettre qu’une seule marraine ce qui s’apparenterait à un isolement social, mais inclure plus de deux adultes ne semble pas nécessaire (ce que montrent nos travaux chez les ovins). Nous choisirons deux individus qui se connaissent et ont des relations d’affinité. Pour ce qui est du lot pré-expérimental de chèvres allaitantes, nous avons estimé qu’un ensemble de 12 chèvres et de 12 chevrettes serait suffisant pour avoir une idée des contraintes de travail induite par ce changement de pratique qui sera transposé l’année suivante à une quinzaine d’individus, sans avoir besoin d’atteindre les effectifs plus importants de l’expérience 2. Ces animaux seront logés dans un enclos bien plus grand (en accord avec l’arrêté du 1er février 2013 : 3 m2 pour les chèvres, 1m2 pour les chevrettes) hors de la nurserie et adapté à accueillir un tel effectif. Dans l’expérience 2, nous avons choisi d’avoir N=15 chevrettes par groupe expérimental. Ce nombre a été choisi du fait que nous suivrons la production laitière des chevrettes une fois qu’elles seront devenues adultes. Or, les données montrent que seules 60-70% des chevrettes mises en reproduction deviennent gestantes. Cela signifie que sur les 15 chevrettes obtenues à la naissance, 10 d’entre elles probablement seront en lactation l’année suivante. Le nombre de chevrettes a été homogénéisé dans les 2 groupes expérimentaux pour des raisons statistiques.
Raffinement
Les chèvres adultes vivent en groupes stables, entretiennent des relations harmonieuses avec leurs congénères, sont logées sur sol paillé, et disposent d’un enrichissement physique (objets, brosses rotatives) et social (excellente relation avec les soigneurs). Les chevrettes disposent d’objets suspendus qu’elles peuvent mâchonner et d’une plateforme sur laquelle elles peuvent grimper. Pour toute intervention humaine nécessitant une capture (prises de sang, collecte de fèces, tests comportementaux), un apprentissage préalable permettra de favoriser les interactions Homme-Animal, familiariser les animaux au lieu, et faciliter les manipulations qui en résultent. De plus dans le cas des collectes de sang, un décongestionnant sera appliqué sur le sillon jugulaire en cas d’hématome pour prévenir les phlébites.
Choix des espèces
L'objectif est d’étudier différents modes de conduite qui concernent l’élevage des chèvres de race laitière en France. L’espèce modèle (ainsi que la race Alpine) est celle des éleveurs concernés. Nos travaux présentant des alternatives à l’allaitement artificiel conventionnel, ils sont susceptibles d’être une aide à la prise de décision sur l’acceptation d’un changement de pratiques ou pas. Les chevrettes seront suivies de leur naissance jusqu’à l’âge de 6 mois. Les deux premiers mois (alimentation lactée) permettront d’identifier les effets immédiats des traitements sur le comportement juvénile, la croissance, l’état de santé global, et la réaction des animaux (chevrettes, marraines, mères). A moyen terme (à 3-5 mois), les effets sur la santé (réponse immunitaire à la vaccination contre la fièvre Q) et la réactivité comportementale des chevrettes seront évalués. On estime que celles élevées avec leurs mères seront moins dociles du fait des contacts moins fréquents.